Vous êtes sur la page 1sur 101
MODULE MODULE D4.62 D4.62 EXPLOITATIONEXPLOITATION DESDES SYSTEMESSYSTEMES DD’’ ASSAINISSEMENTASSAINISSEMENT

MODULEMODULE D4.62D4.62 EXPLOITATIONEXPLOITATION DESDES SYSTEMESSYSTEMES DD’’ASSAINISSEMENTASSAINISSEMENT

ChapitreChapitre VV :: Dimensionnement et Fonctionnement des Procédés de Traitement des Eaux Résiduaires PartiePartie 11

MmeMme BAYRAKTARBAYRAKTAR

1

V.I. V.I. OBJECTIFS OBJECTIFS DE DE TRAITEMENT TRAITEMENT Article n°1 de la loi du 16

V.I.V.I. OBJECTIFSOBJECTIFS DEDE TRAITEMENTTRAITEMENT

Article n°1 de la loi du 16 décembre 1964

La lutte contre la pollution est de satisfaire les exigences :

• de l'alimentation en eau potable des populations et de la santé publique;

• de l'agriculture, de l'industrie, des transports et de toutes autres activités humaines d'intérêt général;

• de la vie biologique du milieu récepteur, et spécialement de la faune piscicole, ainsi que des loisirs, des sports nautiques et de la protection des sites.

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT Depuis la loi de 1964 jusqu'aux dernières directives (directive «cadre eau»

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT

Depuis la loi de 1964 jusqu'aux dernières directives (directive «cadre eau» n° 2000/60/CE du 23 octobre 2000

Obligation de moyens imposant la dépollution

Obligation de résultats, définissant avec précision les états à obtenir sur les milieux.

A l'échéance 2015, l'objectif :

atteindre pour les eaux de surface correspond à un «bon état écologique », c'est-à-dire peu éloigné des conditions non perturbées, et à un «bon état chimique », qui respecte toutes les normes environnementales.

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT A l'échéance 2015, l'objectif : les eaux de surface correspondront à

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT

A l'échéance 2015, l'objectif :

les eaux de surface correspondront

à un «bon état écologique » (peu éloigné des conditions non perturbées),

et

à

un

«bon

état

chimique

»,

environnementales.

qui

respecte toutes les normes

D D é é termination termination de de la la qualit qualit é é de

DDééterminationtermination dede lala qualitqualitéé dede lleaueau Paramètres quantifiant une pollution

- les matières organiques et oxydables, regroupant notamment l'oxygène dissous, le taux de saturation en oxygène, le DCO, le DBO 5 , NH 4 + et NTK ;

- les matières azotées, regroupant NH 4 + , NTK et NO 2 - ;

- les nitrates;

- les matières phosphorées (Pt et/ou PO 4 3- ) ;

- les particules en suspension, regroupant MES, turbidité, transparence;

- la couleur;

- la température;

- la minéralisation;

- l'acidification;

- les micro-organismes;

- la quantification du phytoplancton;

- les micro-polluants minéraux (métaux lourds et cyanures) ;

- les métaux accumulés dans les tissus des mousses aquatiques;

- les pesticides, regroupant notamment l'atrazine, le lindane

- les autres micro-polluants organiques, regroupant notamment les hydrocarbures, les solvants, les

;

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT 5 classes de qualité à l'aptitude à satis faire les fonctions

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT

5 classes de qualité à l'aptitude à satisfaire les fonctions et usages :

«bleue »

- très bonne qualité

« vert»

- bonne

«jaune»

- passable

«orange»

- mauvaise

«rouge »

- très mauvaise

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT Tableau 1 - Classes d'aptitude à la fo nction « potentialités

V.1. OBJECTIFS DE TRAITEMENT

Tableau 1 - Classes d'aptitude à la fonction « potentialités biologiques »

Paramètres (unité)

Bleu

Vert

Jaune

Orange

Rouge

Oxygène dissous (mg O 2 /l)

 

> 8

> 6

> 4

> 3

-

Taux de saturation en O 2 par %

> 90

> 70

> 50

> 30

-

DCO (mg O 2 /l)

<

20

<

30

< 40

< 80

-

DB05 (mg O 2 /l)

 

<

3

<

6

< 10

< 25

-

NH 4 + (mg/l)

< 0,5

< 1,5

< 4

<

8

-

NTK (mg N/l)

 

< 1

<

2

< 4

< 10

-

NO 3 - (mg/l)

 

< 2

<

10

<

25

< 50

-

Pt (mg/l)

<

0,05

< 0,20

< 0,50

<

1

-

MES (mg/l)

<

25

<

80

< 100

< 150

-

Température (°C)

<

21,5

 

-

<

25

<

28

-

pH (mini-maxi)

6,5-8,2

6-8,5

5,5-9

4,5-10

--

Qualit Qualit é é des des eaux eaux us us é é es es Paramètres

QualitQualitéé desdes eauxeaux ususééeses Paramètres physico - chimiques

Les matières en suspension (MES)

1 EH = 90 g MES (arrêté du 9 décembre 2004). Production à la source : 20 à 40 g/jour/hab. Mesure en réseau séparatif : 60 à 80 g/jour/hab. ; en réseau unitaire: 70 à 80 g/jour/hab. Teneurs mesurées en période diurne : 100 à 400 mg/l.

Qualité des eaux usées Paramètres physico - chimiques La demande biochimique en oxygène (DBO5) 1

Qualité des eaux usées

Paramètres physico - chimiques

La demande biochimique en oxygène (DBO5)

1 EH = 60 g DBO5 (directive CEE du 21 mai 1991) ; Production à la source: 30 à 45 g/jour/hab. Mesure en réseau séparatif : 50 à 70 g/jour/hab. ; en réseau unitaire: 70 à 90 g/jour/hab. Teneurs mesurées en période diurne: 250 à 500 mg d'O 2 /l .

.

DB0 5 ad2:

DB0 5 mesurée sur le surnageant d'un échantillon laissé au repos pendant deux heures

Qualité des eaux usées Paramètres physico - chimiques La demande chimique en oxygène (DCO) Pas

Qualité des eaux usées

Paramètres physico - chimiques

La demande chimique en oxygène (DCO)

Pas d'équivalent-habitant défini réglementairement. Production à la source: 45 à 85 g/jour/hab. Mesure en réseau: de 100 à 130 g/jour/hab. Teneurs mesurées en période diurne: 600 à 1 000 mg d'O 2 /l .

.

matières organiques, mais aussi de certains sels (notamment chlorures)

la présence de graisses (1 g de graisse équivaut à environ 2,4 g de DCO).

1010

Qualité des eaux usées Paramètres physico - chimiques Les matières oxydables (MO) Un seul chiffre

Qualité des eaux usées

Paramètres physico - chimiques

Les matières oxydables (MO)

Un seul chiffre pour caractériser la pollution carbonée, en particulier pour fixer les taux de redevance aux agences de l'eau

MO =

2. DBO

5 ad 2

+ DCO

ad 2

3

1 EH = 57 g MO (arrêté du 9 décembre 2004)

1111

Qualité des eaux usées La conductivité Paramètres physico - chimiques Une mesure de concentration dépendant,

Qualité des eaux usées

La conductivité

Paramètres physico - chimiques

Une mesure de concentration dépendant, en plus de la pollution, de la qualité de l'eau potable, déjà chargée en sels dissous.

Assez bonne relation entre la DCO ad2 et la conductivité.

L’ammonium NH 4 +

Pas d'équivalent-habitant défini réglementairement. Teneurs mesurées en période diurne: 45 à 90 mg NH 4 + /l.

1212

Qualité des eaux usées Paramètres physico - chimiques L'azote total Kjeldahl (NTK) 1 EH =

Qualité des eaux usées

Paramètres physico - chimiques

L'azote total Kjeldahl (NTK)

1 EH = 15 g NTK (arrêté du 9 décembre 2004). Production à la source: de 8 à 12 g NTK/jour/hab. Teneurs mesurées en période diurne: 50 à 110 mg NTK /l. Production mesurée à l'aval d'un bourg rural: 8 g NTK/jour/hab.

Le phosphore

1 EH = 4 g Pt (phosphore total) (arrêté du 9 décembre 2004). Production à la source : 2 à 4 g Pt/jour/hab. répartis à parts égales entre le phosphore métabolique et le phosphore des produits détergents. Teneurs mesurées en période diurne: 15 à 30 mg Pt/l.

1313

Qualité des eaux usées Les matières azotées (MA) Paramètres physico - chimiques Cette valeur représente

Qualité des eaux usées

Les matières azotées (MA)

Paramètres physico - chimiques

Cette valeur représente l'ensemble de l'azote organique. Elle peut être plus ou moins assimilée à l'azote réduit (NTK).

.

Les matières grasses

Pas d'équivalent-habitant défini réglementairement. Production à la source : environ 16 à 18 g MEH/hab. jour, soit 15 à 20 g de lipides/hab./jour. Teneurs mesurées: entre 80 et 150 mg de lipides/litre.

1414

Qualité des eaux usées Paramètres physico - chimiques Les matières indésirables 1 EH = 0,2

Qualité des eaux usées

Paramètres physico - chimiques

Les matières indésirables

1

EH = 0,2 équitox de matières inhibitrices

1

EH = 0,23 métox

1

EH = 0,05 g d'AOX

.

1515

Qualité des eaux usées Paramètres microbiologiques Escherichia coli, 7,5.104 à 2,4.106/100 ml Streptocoques fécaux

Qualité des eaux usées

Paramètres microbiologiques

Escherichia coli, 7,5.104 à 2,4.106/100 ml Streptocoques fécaux (D), 2,4.105 à 1,1.106/100 ml Coliformes totaux, 7,7.105 à 2.108/100 ml

1616

V.II. V.II. COMPOSANTS COMPOSANTS DU DU TRAITEMENT TRAITEMENT Une installation de traitement centralisée des eaux

V.II.V.II. COMPOSANTSCOMPOSANTS DUDU TRAITEMENTTRAITEMENT

Une

installation

de

traitement

centralisée

des

eaux

résiduaires

comporte classiquement la succession de traitements suivants :

- Prétraitements

- Traitements physico – chimiques (traitement primaire)

- Traitements biologiques

- Traitement des boues résiduaires

1717

1-Dégrillage 2-Dessablage, déshuilage 3-Décantation primaire 4-Traitement biologique pour la pollution carbonée

1-Dégrillage

2-Dessablage, déshuilage 3-Décantation primaire 4-Traitement biologique pour la pollution carbonée 5-Clarification (+ dépollution de phosphate) 6-Traitement de l’azote 7-Epaississement des boues de traitement biologique

8-Digestion anaérobie

9-Epaississement

10-Conditionnement thermique

11-Déshydratation

12-Stockage ; 12a : épandage agricole (bou conformes) ; 12b : centre d’enfouissement technique CET (boues non conforme)

13-Stockage du biogaz

1818

Dégrillage V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Les matières volumineuses (flottants etc. )

Dégrillage

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Les matières volumineuses (flottants etc.) sont retenues à travers de grilles.

Effectuée, si possible avant la station de relevage pour protéger les pompes ou vis d’Archimède, et de ne pas gêner le fonctionnement des étapes ultérieur du traitement.

-prédégrillage : les barreaux des grilles sont espacés de 30 à 100 mm ;

-dégrillage moyen : les barreaux sont espacés de 10 à 30 mm ;

-dégrillage fin : les barreaux sont espacés de moins de 10 mm; le dispositif est généralement précédé d'un prédégrillage de protection.

1919

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

Verticales ou inclinés de 60 ° 0 80 °

Vitesse moyen admise de passage = 0,6 à 1,4 m/s

TYPES DES GRILLES

moyen admise de passage = 0,6 à 1,4 m/s TYPES DES GRILLES G r i l

Grilles manuelles

DES GRILLES G r i l l e s m a n u e l l

Grilles mécaniques

Petites installations d’épuration. Le nettoyage s’effectue manuellement. Sur coût d’exploitation.

Fonctionnement automatique par horloge électrique, parfois seul la base d'une élévation de la hauteur d'eau à l'amont.

2020

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

Grilles mécaniques

1) Les grilles mécaniques à nettoyage par l'amont :

Le mécanisme de nettoyage se trouve placé à l'amont du champ de grille.

-les grilles courbes adaptés pour les petites et moyennes station d’épuration profondeurs relativement réduites de canal (de 0,50 m à 1,80 m). Le débit à traiter varie de 10 à 5000 m3/h. Le nettoyage est assuré par des peignes

(de 0,50 m à 1,80 m). Le débit à traiter varie de 10 à 5000 m3/h.

2121

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

-les grilles droites, fortement relevées sur l'horizontale, même verticales, pour une gamme de débits de 100 à 40 000 m 3 /h.

Le nettoyage est effectué par un dispositif alternatif ou continu (grappins, râteaux, racleurs, brosses),

Le système de nettoyage est commandé par crémaillère, par câble ou par chaîne sans fin.

2222

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

2) Les grilles mécaniques à nettoyage par l‘avant :

Le mécanisme de nettoyage se trouve placé à l'aval du champ de grille.

Présentent des risques de rechute d'une fraction des résidus récupérés en aval. Le débit à traiter varie de 500 à 30 000 m 3 /h. Les grilles sont équipées de râteaux-peignes montés sur des chaînes sans fin.

2323

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

En cas de colmatage accidentel ou de mise hors service de la grille mécanique, ou de panne électrique

?

Il faut prévoir un canal de sécurité en by-pass de la grille mécanique, équipé d'une grille manuelle de secours

2424

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

Pour les eaux résiduaires urbaines, le volume de résidus retenus, (V) exprimé en litres par habitant et par an varie en fonction de l’écartement des barreaux.

V =

120

à

150

e

e = écartement en millimètre

2525

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements D é g r i l l

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégrillage

Caractéristiques des résidus retenus ?

matières plus ou moins fermentescibles (papiers, chiffons, débris végétaux etc.) ou non fermentescibles (pierres, métaux).

Finalité des résidus retenus ?

Incorporés aux ordures ménagères et envoyés en décharge. Ou incinérées après séchage.

2626

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Tamisage Pour les effluents industriels chargés en

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Tamisage

Pour les effluents industriels chargés en matières en suspension (abattoirs, conserveries, etc.) avant leur traitement ou leur rejet dans le réseau

Trois principales fonctions :

-la récupération de déchets utilisables ; -la protection de canalisations ou de pompes (évitant l’obstruction) ; -la limitation des risques de dépôts et fermentations.

2727

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements -microtamissage : maille entre 30 et 150

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

-microtamissage : maille entre 30 et 150 µm

-macrotamissage : maille supérieure à 250- 300 µm

Elimination de la DBO5 peut atteindre 30 % avec une maille suffisamment fine (microtamisage).

On distingue plusieurs types de tamis :

tamis fixes, tamis rotatifs tamis filtrants (panneaux amovibles) tamis vibrants

2828

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Dessablage Principales fonctions : - éviter les

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dessablage

Principales fonctions :

- éviter les dépôts dans les canalisations induisant leur bouchage ;

- protéger les pompes et autres organes mécaniques contre l'abrasion ;

- éviter de perturber les autres stades de traitement, en particulier le réacteur biologique ;

- réduire la production des boues.

Le dessablage concerne les particules minérales de granulométrie supérieure à 100 µm.

2929

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Dessablage Les vitesses de sédimentation des partic

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dessablage

Les vitesses de sédimentation des particules sphériques sont calculées par les lois de Stockes et de Newton. Un facteur de correction doit être apporté pour des particules non sphériques.

De quoi dépend cette vitesse de sédimentation ?

la turbulence du milieu, la vitesse du courant et la température de l'effluent par l'intermédiaire de sa viscosité.

3030

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Dessablage Dessableurs à canaux gravitaires Charge hydraulique

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dessablage

Dessableurs à canaux gravitaires

Charge hydraulique = Q/Sh

Q : débit traversier Sh : Surface horizontale

3131

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Dégraissage Dégraissage avant la mise en réseau

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégraissage

Dégraissage avant la mise en réseau se fait dans de boite de dégraissage.

Dans une station d’épuration ?

effectué en combinaison avec le dessablage

Principe de fonctionnement :

-Les sables se déposent dans le fond de bassin d’où ils sont extraits par raclage. Grace à une fine aération les graisses remontent à la surface pour être récupérées.

-L’évacuation des graisses s’effectue à l’aide d’un système de raclage poussant les flottants dans une trémie. Les graisses sont ainsi envoyées vers les bacs à graisse ou vers le réacteur de traitement biologique des graisses.

3232

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Dégraissage Dégraisseurs combinés avec le s dessableurs

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Dégraissage

Dégraisseurs combinés avec les dessableurs sont multiples :

-dessableur-dégraisseur circulaire (diamètre = 3 à 8 m, profondeur liquide 3 à 5 m équipé d’un aérateur mélangeur immergé)

-dessableur-dégraisseur rectangulaire (largeur = 4 à 8 m, profondeur = jusqu’à 4 m, longueur = jusqu’à 30 m avec deux systèmes associés de brassage et d’aération)

3333

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Traitement biologique des graisses Les graisses extraites

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Traitement biologique des graisses

Les graisses extraites sont utilisées comme substrats organiques (substrat carboné) par les bactéries aérobies. Elles sont donc dégradées en présence d’oxygène.

La boue activée crée est envoyée en amont de la filière biologique.

PrincipePrincipe dede fonctionnementfonctionnement

2 phases successives de dégradation :

- l’hydrolyse des graisses en acide gras et glycérol

- l’oxydation des acides gras en H 2 0 et CO 2 .

3434

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Conditions pour une efficacité des bactéries optimale

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Conditions pour une efficacité des bactéries optimale :

un pH correct ~7 (si non ajout de la chaux)

un substrat équilibré (si non ajout de substrats phosphorés et azotés )

Les proportions des nutriments :

DCO/N/P = 100/5/1

3535

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Exemple de dimensionnement d’un dégrillage automatique Une

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Exemple de dimensionnement d’un dégrillage automatique

Une commune envisage l’extension de sa station d’épuration pour une capacité de traitement de 16 000 EH et d’un volume de 2 275 m 3 /jour. La station d’épuration existante est équipée d’un dégrilleur automatique avec espacement des barreaux de 10 mm, ayant les caractéristiques suivantes :

Largeur de la grille (l) = 0,6 m Hauteur du canal (h) = 1,2 m Vitesse de passage admise (v) = 0,8 m/s Coefficient de colmatage (c) = 0,5

Le débit maximal à traiter par la station d’épuration est de 520 m 3 /h.

Vérifier les caractéristiques dimensionnelles du canal existant pour cette nouvelle capacité.

Pour la hauteur d’accumulation au débit maximal on a :

h =

Qmax

c

× l ×

v

Calculer le volume de résidus retenus par jour en sachant que pour 1 mm d’écartement des grilles V = 150 L/an/habitant.

3636

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Corrigé = Q m a x =

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Corrigé =

Q max = 520/3600 = 0,145 m 3 /s

h =

0,145

0,5

×

0,6

×

0,8

=

0,6 m

<

1,20 m

La hauteur d’eau pour le débit maximal est inférieur à la hauteur du canal, nous pouvons donc conserver le canal de dégrillage existant.

Volume de résidus :

Capacité est pour 16 000 EH et e = 10 mm

Donc V = (0,150/365)x16000x10 = 65,75 m 3 /j

3737

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Exemple de dimensionnement d’un dégraisseur-dessableur Le débit

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Exemple de dimensionnement d’un dégraisseur-dessableur

Le débit maximal à traiter par la station d’épuration est de 320 m 3 /h. Nous admettons les hypothèses de calcul suivantes :

- une charge superficielle de 50 m 3 /m 2 /h (pour le dimensionner les dessableurs)

- une vitesse ascensionnelle de 15 m/h (pour le dimensionner les dégraisseurs)

- un temps de séjour hydraulique sur le débit de pointe de 10 minutes.

Les deux opérations sont réalisées simultanément dans un ouvrage combiné de forme circulaire.

Calculer la surface et le volume de cette ouvrage.

3838

V.II.1 V.II.1 Pr Pr é é traitements traitements Corrigé = On p eut calculer la

V.II.1V.II.1 PrPréétraitementstraitements

Corrigé =

On peut calculer la surface de 2 méthodes

On peut calculer la surface de 2 méthodes

1- Charge hydraulique = Débit/surface

On a donc

Surface = 350/50 = 6,4 m 2

2- Surface = débit max/vitesse ascensionnelle

On a donc

Surface 320/15 = 21,33 m 2

On retient la surface la plus importante des deux opérations.

Volume = Débit x temps de séjour = 320 x 10/60 = 53,33 m 3

3939

Traitements Traitements physico physico – – chimiques chimiques (traitement (traitement primaire) primaire) -

TraitementsTraitements physicophysico chimiqueschimiques (traitement(traitement primaire)primaire)

- Prétraitements

- Traitements physico – chimiques (traitement primaire)

- Traitements biologiques

- Traitement des boues résiduaires

Les procédés de traitement primaire sont physiques, comme la décantation plus ou moins poussée, éventuellement physico-chimiques.

Les déchets ainsi recueillis constituent ce qu'on appelle les «boues primaires ».

4040

D D é é cantation cantation physique physique : : La base de ces procédés

DDéécantationcantation physiquephysique ::

La base de ces procédés de séparation solide-liquide est la pesanteur.

Terminologie :

Décantation pour obtenir la clarification d'une eau brute.

Sédimentation pour obtenir une boue concentrée.

4141

Décantation physique : Élimination de la pollution par décantation physique (vitesse ascensionnelle ≤ 2,5 m/h)

Décantation physique :

Décantation physique : Élimination de la pollution par décantation physique (vitesse ascensionnelle ≤ 2,5 m/h) 4242

Élimination de la pollution par décantation physique (vitesse ascensionnelle 2,5 m/h)

4242

Décantation physique : Technologie : 1) D é canteurs longitudinaux 2) D é canteurs circulaires

Décantation physique :

Technologie :

1) Décanteurs longitudinaux 2) Décanteurs circulaires 3) Décanteurs lamellaires

4343

Décantation physique : 1) D é canteurs longitudinaux Longueur : 40 à 80 m Profondeur

Décantation physique :

1) Décanteurs longitudinaux

Longueur : 40 à 80 m Profondeur : 1,5 à 2 m Écoulement laminaire

Peu répandus en France Pas économiques

La forme correspondant à la meilleure hydraulique donne un rapport de Largeur/Longueur = 1/6

Durée moyen de traversée : 1 à 2 h Si > 3 heures ???????

moyen de traversée : 1 à 2 h Si > 3 heures ??????? Risques de fermentation

Risques de fermentation

1 à 2 h Si > 3 heures ??????? Risques de fermentation Formation des bulles gazeuses

Formation des bulles gazeuses 1 à 2 h Si > 3 heures ??????? Risques de fermentation Remontée des boues déposées

Remontée des boues déposées

Donc mauvaise décantation

4444

Décantation physique : 2) D é canteurs circulaires Diamètre : 50 à 60 m L’arrivée

Décantation physique :

2) Décanteurs circulaires

Diamètre : 50 à 60 m L’arrivée de l’effluent se fait par le centre et reparti par les masques (limiteur de débit)

La forme circulaire est sensible aux effets du vent

Leur construction est relativement économique

du vent Leur construction est relativement économique 1 Arrivée d'eau brute 2 Sortie d'eau décantée 3

1 Arrivée d'eau brute

2 Sortie d'eau décantée

3 Câble électrique

4 Bras racleur de boues

5 Soutirage des boues

6 Bras racleur d'écumes

7 Trémie à écumes

8 Passerelle fixe

4545

Décantation physique : 3) D é canteurs lamellaires Plaques inclinées à 60 ° •L’encombrement est

Décantation physique :

3) Décanteurs lamellaires

Plaques inclinées à 60 °

•L’encombrement est réduit •Le temps de passage est 6 à 20 fois plus court

Il faut :

• assurer une bonne répartition des effluents dans le décanteur

• un tamisage fin en amont

Utilisée dans le traitement tertiaire du phosphore, qui nécessite une étape de coagulation-floculation, afin de réaliser la précipitation du phosphore et l'épaississement des boues.

4646

Décantation physique : Exemple d ’ application Paramètres physico-chimiques de l'efflue nt avant et après

Décantation physique :

Exemple dapplication

Paramètres physico-chimiques de l'effluent avant et après décantation lamellaire°

Paramètres

Concentration (mg/L)

Abattement

   

Effluent

 

Effluent brut

décanté

(%)

DCO

500

274

45,3

DBO 5

250

141

43,6

MEST

234

53

73,S

NTK

59

49

17,2

N-NH+

39

39

0

Pt

11

10

7.4

Cet ouvrage nest pas conçu pour éliminer l'azote et le phosphore.

4747

D D é é cantation cantation physico physico - - chimique chimique : : Lorsque

DDéécantationcantation physicophysico--chimiquechimique ::

Lorsque la vitesse de décantation naturelle est trop lente pour obtenir une clarification efficace ????

Les processus de coagulation et floculation sont employés

L'efficacité est améliorée jusqu'à 10 %

Coagulants :

chlorure ferrique sulfate d’alumine 6 < pH < 7,5

Avantages :

• mise en route rapide

• insensible aux variations de débit et de qualité des eaux brutes

• pas de perturbation par la présence de substances toxiques

4848

V.II.3 V.II.3 Traitement Traitement des des eaux eaux de de pluie pluie En réseau séparatif

V.II.3V.II.3 TraitementTraitement desdes eauxeaux dede pluiepluie

En réseau séparatif :

Traitement par décantation avant le rejet des eaux de pluies à la sortie des collecteurs.

En réseau unitaire :

"bassins d'orage" limitent le déversement dans le milieu naturel, et stockent une partie des eaux durant les précipitations.

On peut ensuite, par temps sec, progressivement déstocker ces eaux et les acheminer vers la station d'épuration pour les traiter.

4949

V.III V.III Traitement Traitement biologiques biologiques Une culture bactérienne est déve loppée (aérobie et

V.IIIV.III TraitementTraitement biologiquesbiologiques

Une culture bactérienne est développée (aérobie et anaérobie).

Cette culture pour croître assimile la pollution soluble organique et la transforme en suspension

Ce développement s’effectue dans des bassins parfaitement mélangés et oxygénés ou non (pour l’étape anaérobie) dans les quels les eaux usées peuvent séjourner de 4 à 24 heures.

Les cultures bactériennes parfaitement isolées dans la suspension, seront séparées de l’eau épurée par décantation

seront séparées de l’eau épurée par décantation Elles forment dans les fonds des bassins des boues

Elles forment dans les fonds des bassins des boues biologiques.

50

Cette phase de traitement biologique permet l’élimination : de la matière organique (composés carbonés) des

Cette phase de traitement biologique permet l’élimination :

de la matière organique (composés carbonés) des composés azotés (par nitrification – dénitrification) et des composés phosphorés

Les phénomènes dans des bassins bi ologiques de traitements des eaux Aérobie Culture bactérienne +

Les phénomènes dans des bassins biologiques de traitements des eaux

Aérobie

Culture

bactérienne

+

Air

1 ère zone

Anaérobie

2 ème zone

Anaérobie

3 ème zone

2 è m e zone Anaérobie 3 è m e zone Traitements secondaires Élimination de la

Traitements secondaires Élimination de la pollution carbonée (DCO et DBO 5 ) de 70 à 80 %

bactéries

C + O 2

C + O 2 CO 2

CO 2

Élimination de l’azote par :

1. Nitrification microorganismes aérobies

- oxydation de l’azote organique ou ammoniacal en nitrites

-

par bactéries nitrosantes NH +

4

NO

2

– oxydation des nitrites en nitrates par bactéries

nitrifiantes NO 2 - NO 3

-

2. Dénitrification au milieu anoxie

– réduction des nitrates en azote gazeux par microorganismes anaérobies

NO 3 -

NO 2 -

N 2

Élimination du phosphore : Oxygène étant fini, les

Traitements bactéries absorbent tertiaires 30 % du phosphore

Pour compléter l’élimination du phosphore on ajoute FeCl 3 (catalyseur) donc tout le phosphore est éliminé.

Élimination de la pollution carbonée le processus biologique utilisé lors des traitements biologique : FERMENTATION

Élimination de la pollution carbonée

le processus biologique utilisé lors des traitements biologique :FERMENTATION

Dégradation de certaines substances organiques, souvent accompagnée de dégagements gazeux sous l’action d’enzymes secrétés par les micro-organismes.

La voie aérobie si l’oxygène est associé aux réactions. Le carbone organique se retrouve sous forme de CO 2 et de biomasse

La voie anaérobie, si les réactions s’effectuent à l’abri de l’air, en milieu réducteur. Le carbone organique, après dégradation, se retrouve sous forme de CO 2 , CH 4 et biomasse.

Élimination de la pollution carbonée Oxydation directe de la DBO5 Cette étape s’agit de :

Élimination de la pollution carbonée

Oxydation directe de la DBO5

de la pollution carbonée Oxydation directe de la DBO5 Cette étape s’agit de : - minéralisation

Cette étape s’agit de :

- minéralisation de la matière organique (oxydation du glucose en CO 2 et H 2 O)

- assimilation d'une fraction de l'azote de Kjeldahl (à hauteur de 5 % de la

valeur de la DBO5 assimilée)

-production de biomasse (C 5 H 7 NO 2 ).

Élimination de la pollution carbonée Minéralisation de biomasse produite (Oxydation indirecte de la DBO 5

Élimination de la pollution carbonée

Minéralisation de biomasse produite (Oxydation indirecte de la DBO 5)

de biomasse produite (Oxydation indirecte de la DBO 5 ) respiration endogène (auto-oxydation) - minéralisation de

respiration endogène (auto-oxydation)

- minéralisation de la matière organique (oxydation du glucose en CO 2 et H 2 O)

- assimilation d'une fraction de l'azote de Kjeldahl (à hauteur de 5 % de la

valeur de la DBO5 assimilée)

-production de biomasse (C 5 H 7 NO 2 ).

Élimination de l’azote La pollution azotée : Azote Kjeldahl (NTK) Forme organique N-Organique Forme ammoniacale

Élimination de l’azote

La pollution azotée :

Azote Kjeldahl (NTK)

de l’azote La pollution azotée : Azote Kjeldahl (NTK) Forme organique N-Organique Forme ammoniacale N-NH 4

Forme organique N-Organique

Forme ammoniacale N-NH 4

+

Forme azote nitreux N-NO 2 - (nitrite)

Forme azote nitrique N-NO 3 - (nitrate)

Formes

réduites

Formes

oxydées

2 - (nitrite) Forme azote nitrique N-NO 3 - (nitrate) Formes réduites Formes oxydées Azote global

Azote global (NGL)

Élimination de l’azote L'élimination biologique de l'azote fa it intervenir 4 réactions principales : a)

Élimination de l’azote

L'élimination biologique de l'azote fait intervenir 4 réactions principales :

a)

Ammonification C’est la transformation de l’azote organique en azote ammoniacal. La vitesse d’ammonification dépend essentiellement de la concentration en azote ammoniacal.

essentiellement de la concentration en azote ammoniacal. b) Assimilation C’est l’utilisation d’une partie de

b)

Assimilation C’est l’utilisation d’une partie de l’azote ammoniacal et éventuellement organique pour la synthèse bactérienne.

Élimination de l’azote c) Nitrification ( par microorganismes aérobies ) C’est l’oxydation de l’azote

Élimination de l’azote

c)

Nitrification (par microorganismes aérobies) C’est l’oxydation de l’azote ammoniacal en nitrite puis en nitrate

oxydation de NH 4 + en NO 2 - par bactéries nitrosantes (Nitrosomonas)

oxydation de NO 2 - en NO 3 - par bactéries nitrifiantes

La réaction globale simplifiée : NH 4 + + 2O 2 NO 3 - +

2H +

+

H 2 O

d) Dénitrification (par microorganismes anoxies) C’est le processus par lequel certaines bactéries réduisent l’azote nitrique à un état plus faible d’oxydation

NO 3 -

NO 2 - NO

N 2 O

N 2

Pour la dénitrification les bactéries ont besoin d'un environnement très pauvre en oxygène. L'arrêt des aérateurs ne permet pas à lui seul d'atteindre cet objectif, c'est en fait la surconsommation d'oxygène par les bactéries présentes dans le milieu qui engendre un environnement presque totalement anoxie.

Élimination de l’azote: représentation schématique

Élimination de l’azote: représentation schématique

Nitrification

de l’azote: représentation schématique Nitrification N- NH 4 + NO 2 - NO 3 - Ammonification
N- NH 4 + NO 2 - NO 3 - Ammonification N- Organique Assimilation
N- NH 4 +
NO 2 -
NO 3 -
Ammonification
N- Organique
Assimilation

Dénitrification

NO 2 - N 2
NO 2 -
N 2

Azote partant dans les boues (synthèse bactérienne)

Cette élimination conjointe de l'azote nécessite SOIT la conception de deux bassins séparés dans lesquels
Cette élimination conjointe de l'azote nécessite SOIT la conception de deux
bassins séparés dans lesquels sont générées les conditions optimales de
chacun :
SOIT la conception de deux bassins séparés dans lesquels sont générées les conditions optimales de chacun
SOIT une l'alternance de phases aérobie/anoxie.
SOIT une l'alternance de phases aérobie/anoxie.

Les phases d'aération sont régulées par deux paramètres dans le bassin d'aération :

le potentiel redox la teneur en oxygène

Lors de l'arrêt des aérateurs, le temps de consommation de l'oxygène dissous est d'environ 20 minutes, cette période ne fait donc pas partie de la phase d'anaérobie totale.

Caractérisation des boues activées d’un bassin d’aération en fonction de potentiel redox (mV/H 2 )

Caractérisation des boues activées d’un bassin d’aération en fonction de potentiel redox (mV/H 2 )

> 400

Nitrification totale

> 350

Élimination totale du carbone Nitrification importante

< 250

Dénitrification

100

Dénitrification terminée Début de l’anérobiose (interdit pour un bassin d’aération)

< 50

Anaérobiose grave

AEROBIE

AEROBIE « avec oxygène » 1 mg/l , > 300 mV

« avec oxygène »

1 mg/l , >

300 mV

ANOXIE

ANOXIE « en apnée » 0 mg/l , > 100 mV absence d’oxygène libre (O 2

« en apnée » 0 mg/l , > 100 mV absence d’oxygène libre (O 2 ) présence d’oxygène lié (NO 3 - ) respiration sur nitrates

ANAEROBIE

ANAEROBIE « asphyxie » 0 mg/l , < 100 mV absence d’oxygène libre (O 2 )

« asphyxie » 0 mg/l , < 100 mV absence d’oxygène libre (O 2 ) présence d’oxygène lié (NO 3 - )

Elimination biologique du phosphore biologique Principe Le principe de la déphosphoration biologique consiste en une

Elimination biologique du phosphore biologique Principe

Le principe de la déphosphoration biologique consiste en une

accumulation de phosphore dans une biomasse.

Deux phases

- phase anaérobie : des germes aérobies stricts qui, sous l'action du stress anaérobie, libèrent du phosphore dans le milieu

-phase aérobie : les mêmes germes aérobies strict réabsorbent le phosphore libéré plus celui présent dans l'eau usée :

on parle d'assimilation pléthorique.

La déphosphoration physico-chimique simultanée La déphosphoration physico-chimique peut avoir lieu soit avec FeCl 3

La déphosphoration physico-chimique simultanée

La déphosphoration physico-chimique peut avoir lieu

soit avec FeCl 3 ou Al 2 (SO 4 ) 3 ,

soit avec de la chaux (Ca(OH) 2

La précipitation par la chaux nécessite l'ajout d'un floculant, elle est réalisée à des pH élevés (pH>9); la précipitation par le fer ou l'aluminium entraîne la formation d'un hydroxyde, elle est réalisée à des pH de l'ordre de 5 ou 6.

V.IV V.IV Technologies Technologies de de traitements traitements biologiques biologiques Technologies de traitements

V.IVV.IV TechnologiesTechnologies dede traitementstraitements biologiquesbiologiques

Technologies de traitements biologiques

biologiques Technologies de traitements biologiques Culture bactérienne libre -Bassins à boues activées

Culture bactérienne libre

-Bassins à boues activées -Lagunage

bactérienne libre -Bassins à boues activées -Lagunage Culture bactérienne fixée -Lits bactériennes -Lits

Culture bactérienne fixée

-Lits bactériennes -Lits granulaires -Disques biologiques

V.IV.1 V.IV.1 Traitement Traitement par par les les boues boues activ activ é é es

V.IV.1V.IV.1 TraitementTraitement parpar lesles bouesboues activactivééeses

par par les les boues boues activ activ é é es es Stations de traitement par
par par les les boues boues activ activ é é es es Stations de traitement par

Stations de traitement par boues activées comprennent:

•Bassin d’aération – l’eau à épurer mise en contact avec la masse bactérienne •Dispositif de brassage- pour assurer bon contact entre bactéries et nourriture, éviter les dépôts, favoriser la diffusion de l’oxygène

•Puits de dégazage - avec le clarificateur.

permet d'évacuer l'air de la canalisation de liaison

•Clarificateur - séparation d’eau épurée et la culture bactérienne.

•Dispositif de recirculation et Dispositif d’extraction –une conc. en m.o. est nécessaire pour un niveau d’épuration recherché

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Charge volumique : C V (en kg DBO5/m 3 /j) C’est le

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

Charge volumique : C V (en kg DBO5/m 3 /j)

C’est le rapport entre la masse de nourriture (exprimée généralement en terme de DBO 5 ) entrant journellement dans le réacteur et le volume du réacteur.

masse de pollution entrant par jour ( DBO 5 )/volume du réacteur

Q [ DBO 5 ] quantité de DBO (en kg / jour) 5 = =
Q
[
DBO
5 ]
quantité de DBO (en kg / jour)
5
=
=
C v
3
V
volumedu bas sin d'aération (en m )
b
CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Charge massique : C m (ou facteur de charge) : C’est le

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

Charge massique : C m (ou facteur de charge) :

C’est le rapport entre la masse de nourriture (exprimée généralement en terme de DBO 5 ) entrant journellement dans le réacteur et la masse de boue contenue dans ce réacteur.

masse pollution entrant par jour (en DBO 5 )/masse boue dans le réacteur (MVS)

C

m (en kg DBO5/j/kg MVS) =

[

Q DBO

5 ]

quantité de DBO (en kg / jour)

5

=

V

b

[

MVS

]

masse des matièresorganiques (en kgMVS)

Q : débit d’eau brute journalier en m 3 /j [DBO 5 ] : conc. de l’effluent brut en kg/m 3

V b : Volume du bassin en m 3

[MVS] b : concentration des boues dans le bassin d’aération en kg/m 3

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Age des boues (temps de séjour des bactéries) : La biomasse a

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

Age des boues (temps de séjour des bactéries) :

La biomasse a tendance à croître

séjour des bactéries) : La biomasse a tendance à croître Pour la maintenir constante Extraction continue

Pour la maintenir constante

biomasse a tendance à croître Pour la maintenir constante Extraction continue d’un certain pourcentage des boues

Extraction continue d’un certain pourcentage des boues

Extraction continue d’un certain pourcentage des boues La biomasse est totalement renouvelée au bout d’un

La biomasse est totalement renouvelée au bout d’un certain nombre de jours appelé :

«âge des boues» ou θ S (temps de séjour des cellules)

quantité de boues en aération/quantités des boues extraites par jour

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT C’est le rapport entre la masse de boues présentes dans le réacteur

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

C’est le rapport entre la masse de boues présentes dans le réacteur et la masse journalière de boues extraites de la station.

A

=

.

BV

M

t

B : concentration des boues

V : volume de l’installation (y compris la partie du décanteur secondaire contenant des boues) M : biomasse totale en place

[ MS ] . V b b A = [ MS ] . Q ext
[ MS
]
.
V
b
b
A
=
[
MS
]
.
Q
ext
ext
CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Temps de séjour : Temps de contact : θ S = V

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

Temps de séjour :

Temps de contact :

θ

S =

V

b

Q EB

θ

V

b

=

C Q

EB

+ Q

R

S = V b Q EB θ V b = C Q EB + Q R

Bassin d’aération

Temps de séjour :

θ

S =

V

cl

Q

EB

+ Q

R

Temps de séjour : θ S = V cl Q EB + Q R Clarificateur V

Clarificateur

V b : volume du bassin d’aération V cl : volume du clarificateur (décanteur) Q EB : débit des eaux brutes Q R : débit du recyclage

CLARIFICATEUR Le taux de recirculation (Tr) Exprimé en % , il permet de contrôler que

CLARIFICATEUR

Le taux de recirculation (Tr)

Exprimé en % , il permet de contrôler que la recirculation est correctement

réglée, c'est à dire que la recirculation de la biomasse est suffisante (pour

éviter le lessivage) ou pas trop importante (surcharge au niveau du

clarificateur). Il s'agit de maintenir une concentration constante en

biomasse dans le bassin. On détermine un taux de recirculation théorique (fonction des MS dans le bassin d'aération et dans le recirculation) :

dans le bassin d'aération et dans le recirculation) : Puis on détermine le taux de recirculation

Puis on détermine le taux de recirculation appliqué (fonction du débit d'entrée et du débit de recirculation) :

: Puis on détermine le taux de recirculation appliqué (fonction du débit d'entrée et du débit
CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT
CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT
CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Besoins en oxygène : Besoins en O 2 en kg/J = a’L

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

Besoins en oxygène :

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Besoins en oxygène : Besoins en O 2 en kg/J = a’L e

Besoins en O 2 en kg/J = a’L e + b’S v + 4,3N N – 2,85c’N DN

Synthèse de la matière vivante (reproduction par division cellulaire des micro- organismes)

par division cellulaire des micro- organismes) Auto-oxydation de moléculaire leur masse O 2
par division cellulaire des micro- organismes) Auto-oxydation de moléculaire leur masse O 2
par division cellulaire des micro- organismes) Auto-oxydation de moléculaire leur masse O 2

Auto-oxydation

de

moléculaire

leur

masse

O 2 consommée lors de la nitrification

O 2 récupéré lors de la dénitrification

a’ : quantité d’oxygène nécessaire à l’oxydation de 1 kg de DBO 5 L e : quantité de DBO 5 à éliminer en kg/J b’ : quantité d’oxygène à la respiration endogène de 1 kg de MVS de boues par jour S v : masse de biomasse dans le bassin d’aération en kg de MVS 4,3 : taux de conversion de l’azote réduit en azote nitrique N N : flux dazote à nitrifier 2,85 : taux de conversion de l’azote nitrique en azote gazeux c’ : fraction de l’oxygène des NO 3 - récupérée par dénitrification, soit entre 60 et 70% N DN : flux d’azote à dénitrifier

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT Production spécifique des boues : La production des boues se quantifie par

CARACTERISTIQUES DU FONCTIONNEMENT

Production spécifique des boues :

La production des boues se quantifie par

P (kg MS/j) = 0,8xfluxMES + 0,2fluxDCO s + 0,2fluxN N

DCO s 0,4.DCO T

Avec DCO s : DCO soluble DCO T : DCO totale

REGIMES DE FONCTIONNEMENT Les valeurs de ces paramètres définissent le type de charge des usines

REGIMES DE FONCTIONNEMENT

Les valeurs de ces paramètres définissent le type de charge des usines de dépollution:

Paramètres

Aération

Faible charge

Moyenne

Forte charge

prolongée

charge

C m (kg DBO 5 /kg MVS/j)

< 0,1

0,1 à 0,2

0,2 à 0,5

> 1

C v (kg DBO 5 /m 3 /j)

< 0,35

0,35 à 0,5

0,5 à 2

> 2

MVS (kg/m 3 )

4 - 6

3 - 4

3

- 4

2

- 3

Rendement épuratoire en DBO 5 (%)

> 95

90 - 97

80 - 90

70 -80

Age des boues (j)

> 15

> 10

2

- 8

 

1

Temps de séjour des effluents (h)

24

8 - 24

2

- 8

1

- 2

Une installation présentant un faible volume de bassin et recevant beaucoup de pollution est une station à forte charge.

Elle est à faible charge dans le cas contraire.

Aération prolongée ou faible charge : REGIMES DE FONCTIONNEMENT Si la charge d’une station es

Aération prolongée ou faible charge :

REGIMES DE FONCTIONNEMENT

Si la charge d’une station est faible, le volume du bassin est grand et les temps de séjour et de contact sont importants. En conséquence, les phénomènes d’adsorption, d’assimilation et de dégradation de la pollution sont très développés. La charge volumique est indispensable pour dimensionner le bassin d’aération.

L’âge des boues élevé permet une nitrification (les bactéries de la nitrification se développent lentement) et une minéralisation des boues presque complète. Ce processus, fréquemment utilisé dans les stations de petite taille, permet donc d'éliminer une grande partie de l'azote, et de minéraliser suffisamment les boues pour éviter une étape de déshydratation.

Moyenne ou forte charge : REGIMES DE FONCTIONNEMENT Dans le cas d’installations à forte charge,

Moyenne ou forte charge :

REGIMES DE FONCTIONNEMENT

Dans le cas d’installations à forte charge, il y a peu de biomasse épuratrice par rapport à la pollution entrante car le volume du bassin est faible. Cette pollution est seulement collée aux quelques bactéries isolées et est très peu dégradée, car le temps de séjour est faible.

Les premières Step étaient à forte et moyenne charge car l’élimination de la seule pollution carbonée était prioritaire. Les nouvelles exigences épuratoires requièrent des performances accrues vis à vis de l’azote et du phosphore. En conséquence, les stations actuellement construites sont à faible charge ou à aération prolongée.

REGIMES DE FONCTIONNEMENT QUALITE DES BOUES pour deux types de fonctionnement

REGIMES DE FONCTIONNEMENT

QUALITE DES BOUES pour deux types de fonctionnement

REGIMES DE FONCTIONNEMENT QUALITE DES BOUES pour deux types de fonctionnement
Application 1: La capacité d’une usine de dépollution est de 20000 EH. 1°) Calculez le

Application 1:

La capacité d’une usine de dépollution est de 20000 EH. 1°) Calculez le volume du bassin d’aération et le temps de séjour en supposant que la station fonctionne en forte charge. 2°) Même question pour une station fonctionnant en faible charge.

Données : On prendra pour les calculs : 1 EH = 200 L/Hab.j

Application 2:

et 60 g DBO5/j

Une station reçoit une charge à traiter égale à 10 000 Kg DBO 5 /j et un débit journalier de 37 500 m 3 /j. 1°) Évaluer la charge équivalente (la concentration en DBO 5 ) journalière reçu par la station 2°) La station fonctionne en aération prolongée et possède deux bassins d’aération identiques fonctionnant en parallèle. Calculer le diamètre d’un bassin d’aération sachant que la hauteur utile du mur d’enceinte est de 3 m. 3°) Calculer la masse de boues biologiques présentent dans les deux bassins. (Cm = 0,07) 4°) Déterminer le temps de séjour dans le bassin d’aération.

Application 1: Débit d’eau brute : 1 EH 200 L/j     20000 EH ?

Application 1:

Débit d’eau brute :

1

EH

200 L/j

   

20000

EH

?

4000 m 3 /j

soit 167 m 3 /h

1

EH

60 g DBO 5 /j ?

 

20000

EH

1200 kg DBO 5 /j

Forte charge 1,5 kg DBO 5 /j 1200 kg DBO 5 /j

Cv = 1,5 kg DBO 5 /j.m 3

1 m3 de bassin ?

TS = V BA /Q = 800/167 = 4,8 h soit 4h47 min

Faible charge

Cv = 0,3 kg DBO 5 /j.m 3

V BA = 800 m 3

TS = 1 jour

V BA = 800 m 3

81

Application 2: 1°) 10000/37500 = 0,267 kg DBO 5 /m 3 2°) Aération prolongée Cv

Application 2:

1°) 10000/37500 = 0,267 kg DBO 5 /m 3

2°) Aération prolongée

Cv = 0,25 kg DBO 5 /j.m 3

V BA total = 10000/0,25 = 40000 m 3

Donc volume d’un bassin = 20000 m 3 Donc

= 40000 m 3 Donc volume d’un bassin = 20000 m 3 Donc 3°) D’où 4°)
= 40000 m 3 Donc volume d’un bassin = 20000 m 3 Donc 3°) D’où 4°)
= 40000 m 3 Donc volume d’un bassin = 20000 m 3 Donc 3°) D’où 4°)

3°)

D’où

m 3 Donc volume d’un bassin = 20000 m 3 Donc 3°) D’où 4°) T S
m 3 Donc volume d’un bassin = 20000 m 3 Donc 3°) D’où 4°) T S

4°) T S = VBA/Q = 40000/(37500/24) = 25h36 min

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION Trois facteurs essentiels conditionnent le bon fonctionnement

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

Trois facteurs essentiels conditionnent le bon fonctionnement de l'épuration par cultures libres:

• l'oxygène dissous

• la concentration

• la qualité des boues

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION 1. L'oxygène dissous (0 2 ) Dans un bassin

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

1. L'oxygène dissous (0 2 )

Dans un bassin d'aération, le taux d'oxygène dissous doit être compris entre 0 < [0 2 ] < 2 mg/l

Interprétation des mesures :

- - teneur teneur d'oxygène d'oxygène trop trop élevée élevée : : dégagement dégagement gazeux gazeux (oxydes (oxydes d’azote) d’azote) Efficacité d’épuration réduite Consommation d’énergie excessive

?

- - teneur teneur nulle nulle trop trop long long temps temps : :

la mort de microorganismes aérobies

Odeurs Efficacité d’épuration réduite

?

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION Réglage du taux d'oxygène dissous On doit tenir en

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

Réglage du taux d'oxygène dissous On doit tenir en compte

Des variations de charges Des variations de climat De la quantité de boues présentes dans le bassin Des périodes tarifaires EDF

présentes dans le bassin Des périodes tarifaires EDF Exemples de réglages satisfaisants : temps de d’arrêts

Exemples de réglages satisfaisants : temps de d’arrêts journaliers courts

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION 2. Concentration des boues - Les matières sèches (MS)

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

2. Concentration des boues

- Les matières sèches (MS)

- Les matières volatiles en suspension (MVS)

- Indice des boues

Ces mesures aident à évaluer l’efficacité de l’épuration et la capacité des boues activée à décanter en clarification

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION MS maximale 7 g/l (aération prolongée) 3 g/l (moyenne

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION MS maximale 7 g/l (aération prolongée) 3 g/l (moyenne

MS maximale 7 g/l (aération prolongée) 3 g/l (moyenne charge

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION MVS correspondent aux matières organi ques (mortes ou

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION MVS correspondent aux matières organi ques (mortes ou

MVS correspondent aux matières organiques (mortes ou vivantes) des boues

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION
OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION
OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION
OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION Interprétation des résultats :

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

Interprétation des résultats :
Interprétation des résultats :
OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION la présence de vorticelles est en général caractéristique

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION la présence de vorticelles est en général caractéristique

la présence de vorticelles est en général caractéristique de boues "matures" et bien oxygénées.

l'observation de nombreux filaments est une explication du phénomène de "bulking" et d'une mauvaise décantation.

IB>200 OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION Mauvais état de la boue pouvant évol uer

IB>200

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

Mauvais état de la boue pouvant évoluer vers un « bulking » (foisonnement filamenteux) = croissance importante de micro-organismes filamenteux

les boues floconneuses, légères et inaptes à la décantation.

boues floconneuses, légères et inaptes à la décantation. Dans un environnement aéré comportant une forte teneur

Dans un environnement aéré comportant une forte teneur en carbone assimilable les bactéries floculantes ont une vitesse de croissance nettement plus élevée que les bactéries filamenteuses. On peut donc faire une sélection d'un type de bactérie par :

L'injection de chlore lors de la recirculation

car les bactéries filamenteuses sont donc plus sensibles aux oxydants

92

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS BASSINS D’AERATION
OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS Principaux dysfonctionnement s dans un clarificateur • Une

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS

Principaux dysfonctionnements dans un clarificateur

• Une recirculation déficiente

• Une diminution de la limpidité de l'effluent dans le clarificateur

• Un défaut de raclage du fond

• Les mesures du taux d'ammoniaque et de nitrates dans l'eau clarifiée

1. Réglage de la recirculation OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS Q recyclé ≥ Q entré

1. Réglage de la recirculation

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS

Q recyclé

Q entré

Recirculation insuffisante

* fermentations et la formation de gaz qui entraîne la remontée de boues

* diminution de la limpidité de l'effluent

de boues * diminution de la limpidité de l'effluent Que faire -Contrôler le débit de la

Que faire

-Contrôler le débit de la pompe remettre au nominal s'il a diminué (usure, bouchage ) -Si le débit n'a pas varié, augmenter le temps de fonctionnement de la pompe

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS 2. Contrôle de la limpidité de l'eau Limpidité met en

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS

2. Contrôle de la limpidité de l'eau Limpidité met en évidence de nombreux dysfonctionnements

dysfonctionnements du clarificateur :

l'eau est limpide en décantation, mais des particules de boues sont entraînées avec les eaux traitées.

Les causes peuvent être :

- Une surcharge hydraulique du décanteur ; - Une recirculation insuffisante ; - Un mauvais fonctionnement de la pompe de recirculation ; - Une concentration en boues trop forte dans le bassin d'aération

fonctionnement de la pompe de recirculation ; - Une concentration en boues trop forte dans le
OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS dysfonctionnements du bassin d’aération : l'eau est trouble

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS

dysfonctionnements du bassin d’aération :

l'eau est trouble et

la séparation entre les boues et l'eau traitée n'est pas facilement identifiable.

Les causes peuvent être :

- Une surcharge polluante ;

- Une toxicité des effluents ;

- Un défaut d'aération du bassin d'aération;

- Un "foisonnement" des boues.

Disque de Secchi Objectif : Déterminer la transparence de l'eau. Principe : Le disque de

Disque de Secchi

Objectif : Déterminer la transparence de l'eau. Principe : Le disque de Secchi est une mesure classique de la transparence de l'eau à la lumière visible. La transparence dépend de la coloration de l'eau et des quantités de matières en suspension provenant du lessivage des sols et de l'activité biologique. Un disque comportant des quadrants blancs et noirs alternés est plongé dans le cours d'eau et on mesure la profondeur à laquelle le disque n'est plus visible. Fabrication d'un disque de Secchi :

Peindre les marques sur le disque selon la figure ci-dessous. Le disque peut être fait de différents matériaux, y compris de bois puisqu'il est lesté. Fixer un lest sous le disque. Fixer une cordelette de quelques mètres au centre du disque.

est lesté. • Fixer un lest sous le disque. • Fixer une cordelette de quelque s

98

Utilisation : • Laisser descendre lentement le disque dans l'eau juste de façon à ce

Utilisation :

Laisser descendre lentement le disque dans l'eau juste de façon à ce qu'il ne soit plus visible. Marquer le point correspondant sur la corde (avec un trombone par exemple). Relever lentement le disque jusqu'à ce qu'il redevienne juste visible. Marquer ce second point (proche du premier). Mesurer la profondeur de transparence correspondante en cm à partir de la moyenne des deux points. On considère qu’une profondeur de transparence de 70 cm est une valeur correcte. Les valeurs inférieures montrent un dysfonctionnement.

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS 3. Défaut de raclage (clarificateur raclé) Conséquence :

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS

3. Défaut de raclage (clarificateur raclé)

Conséquence :

Remontée des boues sous forme de paquets noirâtres

Que faire

* Régler la hauteur du racleur ; Si le phénomène persiste, vidanger le clarificateur et changer la lame de caoutchouc; * Contrôler périodiquement l'état de la roue et du motoréducteur (usure rapide en période froide sur chemin de roulement gelé).

Si décanteur non raclé

* Racler manuellement les parois

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS 4. Ammoniaque (NH 4 + ) et nitrate (NO 3

OBSERVATIONS, MESURES ET INTERVENTIONS CLARIFICATEURS

4. Ammoniaque (NH 4 + ) et nitrate (NO 3 - ) dans l’eau rejetée

Raison :

?

Mauvaise gestion

de aération/non aération

Réglage d’aération se fait en fonction des tests d’ammoniaque et nitrates

se fait en foncti on des tests d’ammoniaque et nitrates -Zone 1, le NH 4 +

-Zone 1, le NH 4 + n'est pas traité

dégagement de mauvaises odeurs. -Zone 2 correspond à l'optimum de fonctionnement. - Zone 3, sur-oxygénation donc gaspillage d'énergie

(car sous-oxygénation)

et risque de dysfonctionnements.