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Projet de Fin d’Etudes 2011: Démarche de certification HQE d’un bâtiment d’enseignement INSA de Strasbourg-
Projet de Fin d’Etudes 2011: Démarche de certification HQE d’un bâtiment d’enseignement INSA de Strasbourg-

Projet de Fin d’Etudes 2011:

Démarche de certification HQE d’un bâtiment d’enseignement

de certification HQE d’un bâtiment d’enseignement INSA de Strasbourg- Spécialité Génie Civil Malek MARZOUK

INSA de Strasbourg- Spécialité Génie Civil Malek MARZOUK - élève ingénieur 5eme année

Projet de Fin d’Etudes

2011

SOMMAIRE

 

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TABLE DES FIGURES

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INTRODUCTION

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REMERCIMENTS

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I. PRESENTATION DE L’ENTREPRISE

 

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1. Description de l’entreprise

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2. CBC et son implication dans le respect de l’environnement

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II. DESCRIPTION DU PROJET

 

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1. Déroulement des travaux de la phase 1

 

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2. Déroulement des travaux de la phase 2

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3. Déroulement des travaux de la phase 3

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III. DEMANDE DE CERTIFICATION HQE D’UN BATIMENT D'ENSEIGNEMENT

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1. IDENTIFICATION DES OUVRAGES CIBLES PAR LA CERTIFICATION

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2. CONTROLE DE LA REALISATION DES OUVRAGES DU SECOND ŒUVRE CIBLES PAR LA CERTIFICATION

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2.1.Coix integré des procédés et produits de construction 2.2.Réception de support 2.3. Test d’humidité résiduelle 2.4. Avantages et inconvéniants du plancher chauffant

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3. DEMARCHE HQE PENDANT LA DUREE DES TRAVAUX

 

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3.1.Gestion des déchets du chantier 3.2.Sensibilisation des équipes(1/4h environnement) 3.3.Les contrôles environnementals 3.4.Limiter les nuisances inhérents au chantier

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4. FACTEUR LUMIERE JOUR

 

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4.1.Définition du facteur lumière jourr 4.2.Objectif de l’étude

 

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5. LES BRISES SOLEIL

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6. LES DOSSIERS DES OUVRAGES EXECUTES (DOE)

 

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7. OPR : OPERATIONS PREALABLES A LA RECEPTION

 

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CONCLUSION

 

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Table des figures :

FIG 1 - Répartition du Chiffre d’affaire 2009 par secteur : 285 M€………………………………………………… FIG 2 - Répartition de l’Effectif de l’Entreprise 2009……………………………………………………………………… 8 FIG 3- Plan d’accès de l’école Montesquieu……………………………………………………………………………………10 FIG 4 –Ecole Montesquieu Phase 1 (Mars 2011)…………………………………………………………………………… 12 FIG 5 –Ecole Montesquieu Phase 1 (Mai 2011)……………………………………………………………………………….12 FIG 6 –Plan de Phasage de l’Ecole Montesquieu Phase 1……………………………………………………………… 14

FIG 7–Profil minimum de l’engagement des cibles HQE………………………………………………………………

FIG 8- Indicateurs de performance environnementales………………………………………………………………….17 FIG 9 - Présentation des cibles visées par la certification……………………………………………………………… 18 FIG 10- Le phasage de la démarche HQE…………………………………………………………………………………………19 FIG 11 –Résistance thermique……………………………………………………………………………………………………… 20 FIG 12–Pose du plancher chauffant……………………………………………………………………………………………… 23 FIG 13- Pression au collecteur supérieur à bars………………………………………………………………………………24 FIG 14- Fiche de contrôle du Plancher chauffant…………………………………………………………………………….25 FIG 15- Humidité résiduelle en fonction de l’épaisseur de la chape……………………………………………… 26 FIG 16- Flacon à pression + manomètre………………………………………………………………………………………….28 FIG 17- Mise en œuvre du test de la bombe au carbure………………………………………………………………….28 FIG 18- Fiche de contrôle du test de la bombe au carbure………………………………………………………………29 FIG 19- Courbe de chauffe idéale……………………………………………………………………………………………………30

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FIG 20- Schéma de principe…………………………………………………………………………………………………………….31 FIG 21- Schéma d’installation du plancher chauffant………………………………………………………………………33 FIG 22- Collecteurs H*D………………………………………………………………………………………………………………….33 FIG 23- Comparatif des différents émetteurs de chaleur…………………………………………………………………34

FIG 24- Comparaison entre les radiateurs et le chauffage au sol…………………………………………………….35 FIG 25- Test d’humidité résiduelle effectué dans une salle de classe R+1……………………………………….35 FIG 26- Test de la bombe au carbure………………………………………………………………………………………………36 FIG 27- Ponçage de la Salle à manger RDC…………………………………………………………………………………….37 FIG 28- Ponçage de la circulation du R+1……………………………………………………………………………………… 37 FIG 29- Ragréage de la salle de classe R+1………………………………………………………………………………………38 FIG 30- Prix d’installation pour un radiateur traditionnel……………………………………………………………….38 FIG 31- Prix d’installation pour un plancher chauffant……………………………………………………………………39 FIG 32- Plan de repérage……………………………………………………………………………………………………………… 39 FIG 33- Cible 3 : objectifs et actions……………………………………………………………………………………………… 41

FIG 34- Rapport d’activité pour le chantier VINCI CBC Ecole Montesquieu……………………………………

FIG 35- Ratio prix au m3……………………………………………………………………………………………………………… 43 FIG 36- Répartition des tonnes par matière……………………………………………………………………………………43 FIG 37- Classification des déchets sur chantier……………………………………………………………………………….44 FIG 38- Affiches accrochées dans les cantonnements…………………………………………………………………… 47 FIG 39- Suivi de la consommation des ressources………………………………………………………………………… 47 FIG 40- Exemple de fiche environnement (concernant la circulation devant le chantier)……………… 49 FIG 41- Localisation de la salle de classe…………………………………………………………………………………………50 FIG 42- Type de ciel normalisé…………………………………………………………………………………………………… …51

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FIG 43- Définition du FLJ…………………………………………………………………………………………………………………52 FIG 44- Brises soleil façade sud R+1……………………………………………………………………………………………… 53 FIG 45- Variante brise soleil 30°…………………………………………………………………………………………………… 54 FIG 46- Variante sans brise soleil ……………………………………………………………………………………………………55 FIG 47- Tableau de suivi des dossiers D.O.E…………………………………………………………………………………….57 FIG 48- Exemple de liste de réserves pour le lot Menuiserie Extérieure …………………………………………58 FIG 49- Liste de tâches pour le corps d’état Menuiserie extérieure PARALU……………………………………59

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Introduction

Dans le cadre de ma formation au sein de l’Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg, il m’a été demandé de réaliser un Projet de Fin d’Etudes (PFE) d’une durée de 20 semaines. Ce projet vient clôturer mon cursus au sein de la filière Génie Civil. Ainsi, j’ai décidé d’effectuer ce stage chez Campenon Bernard Construction (CBC), un groupe de VINCI Construction en Ile-de-France qui est une entreprise générale de construction.

Mon affectation fût sur le chantier de l’école élémentaire de Montesquieu (dont la surface totale est de 4388 m²) située à Vitry-sur-seine et qui prévoit la réhabilitation du bâtiment existant et de deux extensions. Ce projet se déroule en 3 phases. Ainsi, la durée de mon stage coïncide avec la première phase qui s’étend de février 2010 jusqu’à mai 2011. J’assisterai ainsi à la réception d’une partie du bâtiment. Le sujet de mon PFE est la démarche de la certification HQE d’un bâtiment d’enseignement. En effet, les travaux doivent contractuellement s’effectuer selon des critères bien précis répondant à une démarche de Haute Qualité Environnementale (HQE). Ce projet concerne plus précisément deux points essentiels de cette démarche : un chantier propre à faible nuisances, c'est-à- dire qui impose des mesures limitant les nuisances environnementales du chantier, la traçabilité des déchets mais aussi une certification HQE qui impose le respect de cibles HQE définies. En effet, pour inscrire le bâtiment dans une logique environnementale, certains professionnels du secteur ont initié, depuis quelques années, une démarche de haute qualité environnementale (HQE) qui concerne la conception, la construction, la gestion et l’usage du bâtiment. Les deux premières semaines du stage étaient consacrées à mon intégration au sein de l’équipe présente sur chantier et de prendre connaissance de tous les corps d’état ainsi que tous les responsables afin que je puisse remplir les missions qui m’ont été confiées dans les bonnes conditions. Depuis le commencement du stage (le 24/01/2011), ma principale mission était d’identifier les principaux ouvrages ciblés par la certification et de contrôler la réalisation des ouvrages du second œuvre ciblés par celle-ci tout en se référent aux cibles prédéfinies. Je suis sous la responsabilité directe du conducteur de travaux principal Mr Vincent NETTELET ainsi que le chef de projet Mr Frank MAIZEROI. Mon tuteur de stage est Mr Jean- Bernard POULET.

Dans ce rapport intermédiaire, je vais commencer par faire une présentation générale de l’entreprise ensuite je présenterai le chantier de l’école de Montesquieu. Enfin, je détaillerai mon rôle dans l’entreprise ainsi que l’avancement du projet et le planning prévu pour les mois à venir.

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Remerciements

Je souhaite tout d’abord remercier l’entreprise Campenon Bernard Construction, qui a bien voulu m’accueillir au sein de leur équipe. Je souhaite aussi remercier tous mes supérieurs hiérarchiques notamment Mr V.NETTELET, Mr F.MAIZEROI, Mr V.PELINI et Mr M.BODIN. Ensuite, je voudrais remercier la direction de l’entreprise et particulièrement le service des ressources humaines avec qui, il y a eu une bonne collaboration avec afin de me faciliter les démarches administratives. Enfin, mes remerciements s’adressent à tous les chefs de chantier, les ouvriers et les conducteurs de travaux de toutes les entreprises avec qui j’ai collaboré durant ce stage.

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I) Présentation de l’entreprise

Cette partie est consacrée à la présentation générale de l'entreprise. Pour cela je vais évoquer un bref historique de l'entreprise, les différents domaines d'activité et quelques statistiques concernant l'affaire de l'entreprise.

1)

Description de l'entreprise:

Campenon Bernard Construction est une filiale de VINCI CONSTRUCTION France, elle-même intégrée au Groupe VINCI et qui représente l’une des principales entreprises de bâtiment en Ile-de-France. Elle réalise un chiffre d’affaire de l’ordre de 300 millions d’euros, en Ile de France.

11% 23% 21% 18% Habitat Ouvrages Fonctionnels CBC service CBC Grands Travaux Réhabilitation Santé 22%
11%
23%
21%
18%
Habitat
Ouvrages Fonctionnels
CBC service
CBC Grands Travaux
Réhabilitation
Santé
22%
5%

FIG 1 - Répartition du Chiffre d’affaire 2009 par secteur : 285 M€

Son activité consiste à exécuter, en entreprise générale, corps d’états séparés, conception construction, groupement ou sociétés en participation, des opérations de taille très diversifiée (plusieurs dizaines de millions d’euros jusqu’à quelques milliers de million d’euros). Voici un tableau qui résume le nombre de chantiers par tranches d’activité annuelle.

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< 2 M€

2 à 5 €

5 à

15 M€

>à 15 M€

TOTAL

Au 01/01/2008

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Au 01/01/2009

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Au 01/01/2010

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Son domaine d’activité couvre aussi bien le neuf que la réhabilitation, le logement collectif et apparenté (hôtels, résidences pour personnes âgées…) comme les ouvrages fonctionnels. Par ailleurs, Campenon Bernard Construction comprend la Parisienne du bâtiment et des travaux publics (LBBTP), dont le métier est la rénovation d’immeubles pour des contrats de taille moyenne. Elle est organisée en Directions opérationnelles. Une direction ressources humaines, administrative et financière, une direction technique et une direction Qualité, Sécurité, Environnement complètent l’organisation.

Chaque direction opérationnelle possède un domaine d’activité bien spécifique :

Le logement, hôtels et résidences en neuf et réhabilitation

La réhabilitation d’ouvrages fonctionnels (bureaux, scolaires…)

La réhabilitation de petites opérations pour CBC SERVICE, notamment en site occupé.

Les opérations de très grande importance pour CBC GRANDS TRAVAUX.

Les ouvrages hospitaliers ou paramédicaux pour CBC SANTE.

Concernant l’effectif de l’entreprise, il est de l’ordre de 590 collaborateurs, se repartit en 45% compagnons, 20% ETAM et 35% Cadres. Chaque direction opérationnelle est dirigée par un directeur, membre du comité de direction de l’entreprise.

18% Compagnons 47% Etam Cadres 35% FIG 2 - Répartition de l’Effectif de l’Entreprise 2009
18%
Compagnons
47%
Etam
Cadres
35%
FIG 2 - Répartition de l’Effectif de l’Entreprise 2009
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Les clients de CBC sont de deux catégories à savoir :

Publics : les maîtres d’ouvrage publics, les municipalités, les conseils généraux, la région.

Privé : ce sont principalement des promoteurs immobiliers, investisseurs et industriels.

2)

CBC et son implication dans le respect de l’environnement :

Le secteur du bâtiment consomme 50% des ressources naturelles, 40% de l’énergie, 16% de l’eau et produit plus de 50% des déchets. Les bâtiments résidentiels et tertiaires génèrent 25% des émissions de CO2. La politique environnementale de Campenon Bernard Construction traduit sa volonté de prendre en compte l’impact de son activité et d’en déduire les nuisances. Pour ce faire, l’entreprise met en place un ensemble de mesures applicables directement sur les chantiers comme par exemple :

La gestion des déchets de chantier à travers de contrats cadre avec les concessionnaires (Veolia dans le cas du chantier de mon stage). L’élaboration d’une analyse et d’une évaluation permettant d’identifier les moyens à mettre en œuvre pour en limiter les effets.

Il y a un peu plus de 15 ans, Campenon Bernard Construction choisissait le référentiel ISO 9001 pour accompagner sa démarche qualité. Sa structure et son potentiel d’amélioration correspondaient à l’état d’esprit de l’entreprise. Ainsi, CBC devenait, en 1994, la première entreprise générale certifiée ISO 9001. En 2003, la direction générale a décidé d’organiser le Management de la Sécurité suivant les mêmes principes que la qualité et a complété le manuel pour respecter les principes énoncés dans l’OHSAS 18001. En 2005, afin d’améliorer les performances de l’entreprise vis-à-vis du respect de l’environnement, la direction générale a voulu compléter le système de Management en s’appropriant les directives de la norme ISO 14001. En 2008, pour évaluer l’implication de l’entreprise concernant le développement durable, la direction générale a choisi d’évaluer l’entreprise selon le modèle AFAQ 1000NR. Le résultat de cette évaluation a situé l’entreprise au niveau maturité et a engendré un plan d’actions développement durable. En ce qui concerne l’environnement, l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail, le responsable des travaux est le garant de la maîtrise des exigences légales. Ainsi, afin de tenir cet engagement, la direction générale s’appuie sur une direction QSE qui s’assure de l’état d’avancement des actions planifiées. Cela se fait aussi par une sensibilisation des cadres, compagnons à travers des réunions d’information, des ¼ d’heure sécurité et des visites ou elle communique directement avec l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise.

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II) Présentation et description du projet

Le groupe scolaire Montesquieu se situe à Vitry-sur-seine entre la rue Charles Fourier et l’avenue Anatole France sur une parcelle rectangulaire. Le bâtiment a été réalisé en plusieurs phases dont les principales sont les suivantes :

Phase 1 : Construction en 1890 de l’aile de bâtiment sur l’avenue A.FRANCE et d’une partie de l’aile sur la rue Fourier. Phase 2 : Construction en 1902 de l’autre partie di bâtiment y compris la salle des fêtes. Phase 3 : Création des coursives extérieures coté cour pour évacuer les salles de classe du 1 e étage en 1973. Phase 4 : Création des cages d’escalier dans la cour en 1982.

4 : Création des cages d’escalier dans la cour en 1982. FIG 3- Plan d’accès de

FIG 3- Plan d’accès de l’école Montesquieu

Cet ancien bâtiment comporte deux étages (RDC et R+1) avec un 2eme niveau limité à la zone centrale de l’aile dur la rue ch. Fourier, ainsi qu’un sous-sol accueillant caves, locaux techniques et chaufferie. L’ensemble de l’établissement comprend environ 50 classes. Le projet de l’école Montesquieu prévoit

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la réhabilitation du bâtiment existant et deux extensions. La première donnant sur la placette Ch. Fourier comprend le bâtiment d’entrée avec l’administration et le centre de loisir au rez de chaussée, les nouvelles salles de classe au premier étage et le logement du gardien au deuxième étage. La seconde, sur l’autre extrémité de la parcelle, à l’intérieur de la cour est constituée d’un nouveau restaurant muni d’une grande salle à manger et d’un self. Le projet de réhabilitation et de reconstruction à neuf requiert 44 mois de chantier prévus de février 2010 à mai 2013. L’ensemble des opérations sera exécuté en 3 phases. Les caractéristiques du projet sont les suivantes : - Surface de la parcelle : 4388 m²

- SHON existantes 3378 m²

- SHON démolies ou transformée en SHOB 1295 m²

- SHON totale du projet 3927 m²

Les principaux intervenants dans ce projet sont :

Maître d’ouvrage : Ville de Vitry-sur-seine

Assistant maître d’ouvrage environnement : S’pace Architecture et environnement

Maître d’œuvre : Valero Gadan

Bureau de contrôle : SOCOTEC

Entreprise Générale : Campenon Bernard Construction

Agence de travaux : Direction opérationnelle de M.BODIN Direction d’exploitation de M.PELINI

L’organisation du chantier s’est faite sur 3 phases pour la principale raison du respect de l’environnement de l’école pendant la durée des travaux. En effet, ce phasage permet à l’école de continuer son fonctionnement normal tout en réalisant les travaux d’extension et de réhabilitation. Par exemple, le bâtiment existant est restructuré en 2 phases (première et troisième) pour assurer un fonctionnement optimum de l’école. Néanmoins, les travaux importants qui nécéssitent l’arrêt de l’école, se feront pendant les vaccances scolaires. Ainsi les travaux de VRD pour l’installation di bassin de rétension dans la cour se feront pendant les vaccances d’Avril 2011.

1)

Déroulement des travaux de la phase 1 :

Cette phase comprend la restructuration du bâtiment existant donnant sur l’Avenue Anatole France et de l’aile donnant sur la rue Charles Fourier (Voir plan de phasage ci-dessous). Comme je l’ai indiqué précedemment, mon projet de fin d’études concerne cette phase qui a débuté en fevrier 2010 et dont la réception est prévue pour mai 2011. Le transfert dans les locaux neufs et restructurés se fera pendant les vaccances d’été (avant la renrée de septembre 2011).

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 4 –Ecole Montesquieu Phase 1 (Mars 2011) FIG 5 –Ecole

FIG 4 –Ecole Montesquieu Phase 1 (Mars 2011)

de Fin d’Etudes 2011 FIG 4 –Ecole Montesquieu Phase 1 (Mars 2011) FIG 5 –Ecole Montesquieu

FIG 5 –Ecole Montesquieu Phase 1 (Mai 2011)

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Les grands travaux de restructuration et d’extension sont les suivants :

Désamiantage et déplombage

Démolition et évacuation pour reconstruction

Création de la salle à manger adulte

Création de la salle polyvalente

Restructuration de 6 salles de classe à l’étage et création d’une bibliothèque

Comble technique pour les CTA de la restauration

Ravalement des façades

Construction neuve d’une grande salle à manger avec self

Reprise de la charpente donnant sur la cour

2)

Déroulement des travaux de la phase2 : De juin 2011 à mai 2012

Cette phase concerne la réalisation d’un bâtiment en BA R+2 au droit du parvis, comprenant l’entrée principale de l’école, l’administration, le centre de loisirs au rez-de-chaussée, le logement du gardien et 5 nouvelles classes au niveau R+1. L’aménagement dans ces locaux se fera pendant les vaccances d’été 2012.

3)

Déroulement des travaux de la phase 3 : De juin 2012 à mai 2013

Les travaux de réhabilitation se poursuivent et concernent le bâtiment existant : réhabilitation de 7 salles de classes

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 6 –Plan de Phasage de l’Ecole Montesquieu Phase 1 14

FIG 6 –Plan de Phasage de l’Ecole Montesquieu Phase 1

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III) Démarche de certification HQE d’un établissement d’enseignement

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Identification des ouvrages ciblés par la certification:

Campenon Bernard Construction exprime son engagement dans l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments et pour la qualité environnementale des constructions au travers d’actions concrètes et mesurables. Ainsi, le projet de l’école de Montesquieu est réalisé dans le cadre d'une démarche haute qualité environnementale (HQE). En effet, la démarche de certification « Démarche HQE » a pour objectif d’améliorer la qualité environnementale des bâtiments en garantissant le confort des occupants. Mais en plus, les impacts de ces bâtiments sur l’environnement ont été considérablement minimisés. L’évaluation du niveau de performance atteint par l’opération est basée sur les dispositions du référentiel de certification HQE- Bâtiments tertiaires 2006.

Il faut savoir qu’afin d’appliquer le règlement de sécurité, les établissements recevant du public sont classés en deux groupes qui sont :

Le premier groupe qui comprend les établissements des 1ere, 2e, 3 e , 4 e catégories.

Le second groupe qui comprend les établissements de la 5 e catégorie.

En prenant en compte aussi l’effectif des personnes admises suivant le type d’établissement et qui peut être :

L’effectif des personnes constituant le public L’effectif des autres personnes se trouvant à titre quelconque dans les locaux accessibles ou non au public.

Le classement de l’établissement Montesquieu est donc le suivant : Bâtiment ERP (dispositions applicables à tous les établissements recevant du public) de 3 ème catégorie. En effet, le bâtiment se trouve classé en 3 ème catégorie de type R avec activité de type N et L et soumis aux dispositions des arrêtés du 25 juin 1980 et du 4 juin 1982 modifiés. En effet, le type R concerne les établissements

d’éveil, d’enseignement, de formation, et de centres de loisirs sans hébergement. Les activités de type N et L concernent les restaurants, les salles d’audition, de conférences et de réunions. Pour qu'un bâtiment soit de haute qualité environnementale, il faut que les 14 cibles qui sont imposées par la certification soient assurées. Parmi ces cibles on retrouve :

Niveau «très performant » pour 3 cibles au moins

Niveau « performant » pour 4 cibles au moins

Niveau « de base » pour 7 cibles au plus

En acceptant le marché, l’entreprise CBC s’engage ainsi à respecter et appliquer les objectifs de ces cibles au près du maître d’ouvrage.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 7–Profil minimum de l’engagement des cibles HQE Ce qu’il faut

FIG 7–Profil minimum de l’engagement des cibles HQE

Ce qu’il faut savoir c’est que :

Si le niveau de la cible est base : toutes les sous cibles de la cible doivent satisfaire les critères affectés d’un niveau base Si le niveau de la cible est performant : toutes les préoccupations affectées du niveau base et du niveau performant doivent être respectées Si le niveau de la cible est très performant : toutes les préoccupations affectées du niveau base et du niveau performant doivent être satisfaites. Prenons à titre d’exemple la cible 4 :

être satisfaites. Prenons à titre d’exemple la cible 4 : Une performance en point est attribuée

Une performance en point est attribuée par critère, un choix des critères très performant est donc à opérer en fonction du nombre de points à obtenir au total sur la cible. Dès le début du stage, j’ai donc étudié l’évaluation faite de la qualité environnementale du bâtiment. Ainsi, j’ai pris connaissance de toutes les cibles visées à travers la certification. Le respect de ces cibles permet la validation de la démarche HQE. Le premier concerné par la démarche HQE est le maître d’ouvrage : la ville de Vitry. En effet, le MO définit les cibles visées en matière de qualité environnementale et s’intéresse au processus opérationnel pour atteindre ces objectifs. Pour ce faire, l’assistant au maître d’ouvrage environnement : S’pace environnement contrôle le respect de l’engagement pris par l’entreprise CBC vis-à-vis de cette démarche HQE. Cela se fait par des

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visites régulières sur chantier, des audits, et des comptes rendus concernant les fiches techniques des matériaux utilisés. Par ailleurs, il existe des indicateurs de performance environnementale. Actuellement, ces indicateurs sont au nombre de 4 (définis dans le tableau ci-dessous).

Indicateur

Contenu de l’indicateur

Indicateur de consommation de ressources énergétiques non renouvelables en kWh/m².an

Impact du contributeur "produits de construction". Impact du contributeur "consommation d’énergie" Ce calcul englobe les consommations des postes réglementaires (chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage, climatisation) en énergie primaire.

Indicateur changement climatique en kg CO2eq/m².an

Impact du contributeur "produits de construction". Impact du contributeur "consommation d’énergie" Ce calcul englobe les consommations des postes réglementaires (chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage, climatisation).

Indicateur consommation d’eau en m3/m².an

Impact du contributeur "consommation d’eau » Ce calcul englobe les consommations d’eau en usage du bâtiment.

Indicateur production de Déchets. en kg /m².an

Impact du contributeur "produits de construction"

Prise en compte des différents types de déchets :

 

- déchets inertes

- déchets radioactifs

- déchets dangereux

- déchets non dangereux

Impact du contributeur "consommation d’énergie" Prise en compte uniquement des déchets radioactifs pour les consommations des postes réglementaires (chauffage, eau chaude, ventilation, éclairage, climatisation).

FIG 8- Indicateurs de performance environnementales

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Le tableau ci-dessous présente les 4 cibles, sous cibles et les performances atteintes pour chacune.

sous cibles et les performances atteintes pour chacune. FIG 9 - Présentation des cibles visées par

FIG 9 - Présentation des cibles visées par la certification

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Un tableau (Voir ANNEXE1) résume les objectifs de chacune de ces cibles et les niveaux des sous- cibles qui s’en déduisent suivant le référentiel de certification HQE. Ainsi, nous pouvons considérer que le respect de la démarche HQE peut se faire à plusieurs niveaux et pendant différentes phases du projet. En effet, les objectifs ciblés par la démarche concernent aussi bien la durée de la conception du projet, la durée des travaux mais aussi l’utilisation de l’ouvrage.

Construction de l'ouvrage (tri des déchets, limiter les nuisances acoustiques, limiter la consommation des ressources…)

acoustiques, limiter la consommation des ressources…) Conception de l'ouvrage (choix des

Conception de l'ouvrage (choix des procédés,matériaux, étude thermique, acoustique…)

des procédés,matériaux, étude thermique, acoustique…) Utilisation de l'ouvrage (gestion de l'eau, de

Utilisation de l'ouvrage (gestion de l'eau, de l'énergie, confort acoustique, qualité sanitaire de l'espace…)

confort acoustique, qualité sanitaire de l'espace…) Démolition de l'ouvrage (respect du voisinage, respect

Démolition de l'ouvrage (respect du voisinage, respect de l’environnement existant)

du voisinage, respect de l’environnement existant) FIG 10- Le phasage de la démarche HQE 2) Contrôle

FIG 10- Le phasage de la démarche HQE

2)

Contrôle de la réalisation des ouvrages de second œuvre ciblés par la certification:

Après avoir identifié les ouvrages ciblés par la certification et après avoir pris connaissance de toutes les cibles visées afin d’améliorer la qualité environnementale des bâtiments, ma principale mission durant cette période de stage était de contrôler les travaux qui sont en lien direct avec le respect de ces cibles. Pour ce faire, mon tuteur de stage, Mr NETTELET, m’a confié des missions qui sont, d’une part en rapport direct avec mon projet de fin d’études et d’autre part concernant la conduite et l’organisation du chantier. L’objectif de ce travail est de contrôler la qualité des travaux, le respect des normes et de la sécurité pendant le déroulement de ces travaux. Ainsi, la première mission qui m’a été confié était le suivi de la réalisation d’un plancher chauffant dans la grande salle à manger, dans les sanitaires et dans les coursives. Ces travaux rentraient dans le cadre de la démarche HQE d’un établissement d’enseignement.

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Le profil environnemental visé pour cette opération se présente sous 2 cibles (voir tableau des cibles) à respecter :

Cible 2 : Choix intégré des procédés et produits de construction : P

Cible 4 : Gestion de l’énergie : TP

Mon travail consistait alors à analyser cette opération par rapport aux définitions de ces deux cibles. Tout d’abord, j’ai pris connaissance de la procédure exacte de la pose du plancher chauffant. Cela m’a permis par la suite d’organiser sur chantier les zones destinées à ce type de chauffage et de communiquer avec les sous traitants qui étaient en lien direct avec cette opération (plomberie, électricité, finition gros ouvre). La solution du plancher chauffant a été choisis afin de réaliser un zonage thermique avec une programmation du chauffage zone par zone en fonction de la fréquentation des locaux et en suivant les zones d’orientation similaire. Ce plancher chauffant améliore l’aptitude du bâtiment à réduire les besoins énergétiques en été comme en hiver.

2.1 Choix intégré des procédés et produits de construction:

2.1.1 Choix constructifs afin d’assurer la durabilité de l’ouvrage :

La mise en œuvre d’un système par le sol de chauffage à eau chaude doit intervenir après l’installation au préalable de toutes les autres canalisations, électriques et sanitaires entre autres. Avant toute intervention, le bâtiment sera hors d’eau. Le support de plancher doit être élaboré conformément aux normes de vigueur. Toutes les canalisations doivent être fixées et enrobés pour constituer un support sur lequel l’isolation thermique et acoustique (qui est en polystyrène dans notre cas) est mise en place avant la pose des serpentins chauffants. Dans le cas du plancher chauffant que nous avons installé, les tubes de distribution sont à l’intérieur de la couche d’isolation, ces tubes doivent être protégés des variations de température.

Chaque circuit doit comporter deux vannes d'arrêt et un organe d'équilibrage. Les fonctions d'équilibrage et d'arrêt doivent être indépendantes. Afin de permettre le contrôle automatique ou manuel de la température un circuit, au moins, doit être installé par pièce.

La résistance de la couche d’isolation du système de chauffage est spécifiée dans le tableau suivant.

couche d’isolation du système de chauffage est spécifiée dans le tableau suivant. FIG 11 –Résistance thermique

FIG 11 –Résistance thermique

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Avant la réalisation de la dalle, une bande isolante périphérique doit être fermement fixée le long des murs et autres parties de bâtiments pénétrants dans la dalle comme par exemple les huisseries de porte, piliers et colonnes montantes. Cette bande doit aller du support jusqu’à la hauteur de sol fini et permettre un mouvement de la dalle d’au moins 5 mm. Les tubes et leurs systèmes d’attache doivent être fixés de manière à ce qu’ils conservent leur position verticale et horizontale prévue. L’écart vertical des tubes après coulage de la Chappe ne doit pas dépasser les 5 mm. L’écart horizontal des tubes dans le circuit ne doit pas dépasser 10 mm. Ces exigences ne sont pas applicables dans la zone des courbures et des déformations. Le système choisi pour la couche de diffusion est de type A qui utilise une couche de béton. L’épaisseur de la dalle est calculée conformément à la norme correspondante en prenant en compte les charges d’exploitation et la classe de résistance à la flexion. L’épaisseur nominale au- dessus des éléments chauffants doit être au moins de 3 fois la granularité maximale du matériau de chargement, avec un minimum de 30 mm.

du matériau de chargement, avec un minimum de 30 mm. La température maximale autour des éléments

La température maximale autour des éléments chauffants à l’intérieur de la dalle ne doit pas dépasser 55 C° En ce qui concerne les joints, Pour les dalles destinées à recevoir un revêtement de carrelage, les surfaces entre joints ne doivent pas dépasser 40 m 2 avec un maximum de 8 m pour la plus grande longueur. Dans le cas de pièces rectangulaires, les surfaces peuvent dépasser ces dimensions mais avec un rapport maximum de 2 sur 1 sur la longueur. Dans le cas de dalle de type A, les joints de dilatation et les bandes périphériques peuvent être traversés uniquement par des tubes de raccordement (tubes aller et retour du circuit) et sur un seul niveau. Dans ce cas, les tubes de raccordement doivent être protégés par un manchon isolant souple d'environ 0,3 m de longueur. Autant que possible, il convient que les joints partent des angles, par exemple de piliers et les cheminées, c'est à dire des endroits où ont lieu des élargissements ou des rétrécissements de la dalle. Des joints de dilatations ou de fractionnement doivent être placés au niveau des passages de portes et dans les couloirs.

2.1.2 Choix des produits :

Le choix des produits et des procédés utilisés afin de réaliser ce plancher chauffant doit être vérifié afin de correspondre aux caractéristiques. Pour cela, il faut utiliser les matériaux certifiés ou disposant d’un avis technique. La chape anhydrite du plancher chauffant fait partie des produits limitant les contributions aux impacts environnementaux de l’ouvrage.

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En effet, cette chape présente les caractéristiques suivantes :

Mortier fluide à base de sulfate de calcium préparé en centrale à béton et livré sur le chantier en camion toupie. Respect de la plage d’étalement donnée dans l’avis technique correspondant. Mortier destiné à la réalisation des chapes désolidarisées ou flottantes (sur isolant thermique et acoustique) Résistance mécanique :- compression > 20 MPa -Flexion : >4 MPa

Planéité et aspect de surface répondant aux exigences des sols collés : revêtements plastiques, carrelages et parquets Très bonne conductivité thermique Long maintien de rhéologie : environ 3h.

Retrait faible

Les avantages que présente cette chape sont :

Rapidité exceptionnelle de mise en œuvre Epaisseur de chape réduite Parfait enrobage des tuyaux Faible inertie et bonne conductivité thermique Fonctionnement tous les 300 m² Pas de treillis soudé Circulation piétonne possible 24h à 48h après le coulage La procédure de mise en chauffe décrite dans les Avis Techniques peut débuter 7 jours après le coulage.

les Avis Techniques peut débuter 7 jours après le coulage. Les dalles d’anhydrite doivent être protégées

Les dalles d’anhydrite doivent être protégées contre la migration sur le long terme des moisissures des autres couches. Il ne faut donc pas laisser prendre les enrobages en béton avant l’application des autres couches.

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2.2 Réception de support:

Comme je l’ai indiqué précédemment, avant la pose du plancher chauffant, je devais réceptionner toutes les zones concernées. Pour ce faire, il fallait effectuer un certain nombre de vérifications par rapport aux normes concernant la pose du plancher mais aussi organiser les zones de stockage. Ce travail faisait ainsi partie de la conduite de travaux : coordination entre les différents sous traitants, vérification de la conformité des travaux déjà effectués et de ceux qui sont en cours et superviser les zones d’exécution afin d’appliquer les plans qualité. Pour ce faire, il faut acquérir une certaine compréhension des méthodes utilisées à travers les fiches techniques fournis par les sous traitants mais aussi à travers le Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP). D’un autre coté, l’entreprise Campenon Bernard Construction accorde une importance particulière aux règles de l’art et au respect de la qualité. Ainsi, des opérations de contrôle de qualité sont à effectuer régulièrement. La première que j’ai du à effectuer est celle du plancher chauffant. Ce travail consiste à réceptionner le support de la zone destinée au plancher chauffant et à en contrôler la qualité des travaux effectués :

Contrôle des zones destinées au plancher chauffant. Contrôle des arrêts de coulage Contrôle des zones
Contrôle des zones destinées au plancher chauffant.
Contrôle des arrêts de coulage
Contrôle des zones hors d’eau
Bande isolante
périphérique
Isolant
thermique
polystyrène
Tubes
chauffant

FIG 12–Pose du plancher chauffant

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Contrôle des pressions des collecteurs : toutes les pressions mesurées au niveau des collecteurs doivent être supérieures à 6 bars suivant les normes. En effet, Avant le coulage de la dalle d’enrobage, l’étanchéité des circuits de chauffage doit être vérifiée par une pression d’épreuve. La pression d’épreuve est de 6 bars.

Dans le cas de dalles d'asphalte, durant la réalisation de la dalle, les tubes doivent être dépressurisés

de la dalle, les tubes doivent être dépressurisés FIG 13- Pression au collecteur supérieur à bars

FIG 13- Pression au collecteur supérieur à bars

Lors du coulage de la Chappe, la température de la pièce ne doit pas descendre au-dessous de 5 C°. Cette valeur doit être maintenue durant 3 jours au moins. De plus, la dalle d’enrobage doit être protégée contre le dessèchement durant 3 jours et contre les effets néfastes tels que la chaleur ou les courants d’air afin de conserver un faible taux de retrait. Après avoir coulé la chape, l’installateur du chauffage doit procéder à la première mise en température avant la mise en œuvre des revêtements de sol. Ainsi, cette mise en chauffe s’est faite d’une façon progressive 7 jours après l’exécution de la chape. La première mise en chauffe a commencé avec un fluide à une température comprise entre 20 C° et 25 C° qui doit être maintenue pendant au moins 3 jours. Ensuite, la température maximale de service doit être maintenue pendant 4 jours supplémentaires.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 14- Fiche de contrôle du Plancher chauffant 25

FIG 14- Fiche de contrôle du Plancher chauffant

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2.3 Test d’humidité résiduelle:

Ce qui était intéressant pour moi dans cette partie du stage, c’est l’étude de l’humidité de la chape avant la pose du revêtement de sol. Cette opération consiste à vérifier si l’état de surface est compatible avec la pose du revêtement prévu. Ce qui était important à faire, c’était la coordination avec les deux corps d’état concernés qui sont : le revêtement de sol dur (carrelage) : Entreprise MCI et le revêtement de sol souple (Lino et caoutchouc) : Entreprise OLIVAR. En effet, il fallait, organiser l’intervention de ces deux corps d’état par rapport aux résultats des tests d’humidité de notre chape.

Pour effectuer les tests d’humidité avant la pose du revêtement de sol, on peut estimer la durée de séchage de la chape en fonction de l’épaisseur de celle-ci comme l’indique le tableau ci-dessous.

de celle-ci comme l’indique le tableau ci-dessous. FIG 15- Humidité résiduelle en fonction de l’épaisseur

FIG 15- Humidité résiduelle en fonction de l’épaisseur de la chape

L’humidité résiduelle de la chape doit être mesurée par la méthode de la bombe au carbure. Cette vérification s’effectue dans le cadre de la reconnaissance de la chape. Elle a été réalisée sous la responsabilité de l’entreprise CBC et de l’entreprise de pose du revêtement de sol. Nous avons ainsi contacté l’entreprise GINGER CEBTP afin d’effectuer ces tests. Une équipe s’est donc rendue sur notre chantier le 24 février afin de faire des premiers essais de bombe à carbure sur la chape anhydrite. Ces tests permettent de connaître le taux d’humidité d’un mortier ou d’un béton par réaction chimique entre le carbure de calcium introduit dans un flacon à pression et l’eau contenue dans l’échantillon du mortier ou du béton à analyser. La réaction dégage de l’acétylène gazeux qui représente la quantité d’eau présente dans le mortier. On mesure ainsi la différence de pression générée par le dégagement d’acétylène à l’aide d’un manomètre qui nous donne le taux d’humidité à 2% près. Les étapes des tests de bombe à carbure sont les suivantes :

Destruction de la chape à analyser par un perforateur. La taille du trou sera de l’ordre de 7 cm

de diamètre. Les résidus de la chape sont broyés dans un mortier

20 g de résidus dont pesés avec une balance

Ces 20 g sont introduits dans un flacon à pression avec une ampoule carbure et 4 billes d’acier

Le flacon à pression est fermé par le couvercle composé d’un manomètre

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L’intégralité du flacon est agitée 20 à 30 min pour une complète réaction de l’eau avec le carbure de calcium.

Lors d’une telle intervention, l’équipe effectue 3 prélèvements dans différents locaux inférieurs à 100 m². Le montant du programme d’essai est de 500 € HT. Le tableau ci-dessous résume les valeurs d’humidité enregistrées lors des 4 interventions effectuées par l’entreprise GINGER sur quelques locaux. (Voir plans ANNEXE 2).

Date du test

Taux d’humidité de la chape (%)

30/03/2011

3.62

19/04/2011

2.85

27/04/2011

1.99

09/05/2011

2.9

Sanitaire Rez-de-chaussée

Date du test

Taux d’humidité de la chape (%)

19/04/2011

2.75

27/04/2011

2.25

09/05/2011

2.2

Allée de circulation Rez-de-chaussée

Date du test

Taux d’humidité de la chape (%)

19/04/2011

1.70

27/04/2011

Pas mesuré

09/05/2011

1.6

Allée de circulation R+1

Date du test

Taux d’humidité de la chape (%)

19/04/2011

2.62

m27/04/2011

1.48

09/05/2011

0.9

Salle à manger Rez-de-chaussée

Par la suite, en comparant ces valeurs d’humidité mesurées à la valeur maximale théorique (dans le tableau FIG10), nous pourrons savoir si la chape est assez sèche pour la pose du revêtement de sol. En se référant aussi au DTU, nous constatons que pour un revêtement de sol dur (carrelage), l’humidité résiduelle admise pour une chape anhydrite est de 0.5% alors qu’elle est de 1% pour le revêtement de sol souple (lino et caoutchouc). Ainsi, les résultats que nous avons obtenus étaient assez éloignés des valeurs théoriques imposées. C’est pour cette raison que nous avons multiplié les tests sur des intervalles de deux semaines. Ces valeurs élevées d’humidité résiduelle sont dues au fait que les locaux ou nous avons effectué les tests (surtout les sanitaires) n’étaient pas assez ventilés et que le temps de séchage de la chape anhydrite est beaucoup plus lent qu’une chape normale. Par conséquent, nous étions dans l’obligation de trouver des moyens rapides et efficaces afin d’accélérer

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le processus de séchage puisqu’il fallait en même temps respecter le planning de pose du revêtement de sol. Pour ce faire, nous avons utilisé des déshumidificateurs et des soufflants que nous avons installé pendant la période de séchage dans les sanitaires. Ainsi, nous avons posé, au fur et à mesure de l’état de séchage de la chape, le carrelage ainsi que le lino. Enfin, nous pouvons considérer que cette étape de la procédure du plancher chauffant a posé de réels problèmes quant à l’avancement des travaux. De nature liquide, la chape anhydrite élimine très lentement son eau. Elle peut paraitre sèche en surface et conserver à cœur un taux d’humidité résiduelle supérieur à la valeur maximale autorisée par l’avis technique de la chape (en occurrence 1% pour un revêtement en carrelage et 0.5% pour un revêtement en PVC). Le respect d’un délai de séchage indicatif ne suffit pas à déterminer le taux d’humidité résiduelle. Plusieurs facteurs comme la ventilation du local, la température ambiante ou la présence d’un système de chauffage influent sur le séchage de la chape.

système de chauffage influent sur le séchage de la chape. FIG 16- Flacon à pression +

FIG 16- Flacon à pression + manomètre

le séchage de la chape. FIG 16- Flacon à pression + manomètre FIG 17- Mise en

FIG 17- Mise en œuvre du test de la bombe au carbure

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 18- Fiche de contrôle du test de la bombe au

FIG 18- Fiche de contrôle du test de la bombe au carbure

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2.4 Avantages et inconvénients du plancher chauffant:

2.4.1. Avantages du plancher chauffant :

Le confort : Le plancher chauffant utilise des techniques de fabrication récentes : des tubes en matériaux de synthèse et un niveau d’isolation réglementaire. Ces procédés offrent de nouvelles possibilités de chauffage par le sol. La courbe de température obtenue par ce genre de procédé et la plus proche de la courbe de chauffage idéale. On peut aussi parler de phénomène de conduction. En effet, la perte de chaleur par conduction se manifeste si notre corps est en contact avec un autre corps qui se trouve à une température inférieure au notre. C’est pour cette raison que nous constatons un grand degré de disconfort en marchant sur des sols froids. Ainsi, le fait que le plancher chauffant produit une chaleur homogène, cela empêche la formation de zones de froid dans l’habitation.

empêche la formation de zones de froid dans l’habitation. FIG 19- Courbe de chauffe idéale Esthétique

FIG 19- Courbe de chauffe idéale

Esthétique : le chauffage au sol présente l’avantage qu’il n’y ait aucune emprise au sol et par conséquent plus de surface à vivre. L’absence de corps de chauffe sur les murs permet d’utiliser une plus grande surface de plancher estimée à environ 5 %. Ce système permet d’agencer les pièces comme l’utilisateur le souhaite. Finalement l’effet radiatif évite les traces noires sur les murs.

Economie : Le système du plancher chauffant permet une température ambiante inférieure de 2 à 3 C° par rapport à un émetteur de chaleur traditionnel. En effet la température du fluide chauffant (30 à 40C°) diminue de manière significative les pertes en ligne. Tous ces éléments font que le coût d’utilisation d’un plancher chauffant est nettement inférieur aux systèmes de chauffage traditionnels. Ceci diminue considérablement l’impact de la consommation d’énergie sur l’environnement.

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chauffage-

rafraichissement qui procure le confort d’un chauffage basse température en hiver et l’efficacité d’un rafraichissement agréable en été.

Réversibilité :

Si

l’utilisateur

le

souhaite,

il

existe

des

systèmes

mixtes

de

le souhaite, il existe des systèmes mixtes de Plancher chauffant : température superficielle du sol
le souhaite, il existe des systèmes mixtes de Plancher chauffant : température superficielle du sol

Plancher chauffant : température superficielle du sol Supérieure à la température ambiante : émetteur de Chaleur

Plancher rafraichissant : température au sol inférieure à la température ambiante : absorbeur de chaleur

: température au sol inférieure à la température ambiante : absorbeur de chaleur FIG 20- Schéma

FIG 20- Schéma de principe

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Thermostat d’ambiance : contrôle la température ambiante de chaque pièce en agissant sur la

tête thermostatique au niveau du collecteur. 2) Tête thermostatique : autorise ou non la circulation de l’eau dans le circuit en fonction des informations reçues par le thermostat

1)

3)

Sonde de condensation : contrôle le taux d’humidité dans l’air

4)

Sonde extérieure : contrôle la température de l’air extérieure

5) Vannes d’aiguillage : permettent de sélectionner le système de production en fonction du

mode chauffant/rafraichissant 6) Vanne mélangeuse 3 voies : mélange le fluide de départ à celui du retour pour obtenir la température d’eau déterminée par la centrale

7)

Sonde de départ : contrôle la température d’eau de départ

8)

Circulateur et pompe de charge : font circuler l’eau dans les différents circuits de l’installation

9)

Sonde de sécurité : stabilise l’installation si la température excède les 65 C°

10) Centrale de régulation : Régule la température de l’eau idéale nécessaire au plancher en

agissant sur la vanne mélangeuse en fonction des informations collectées par l’ensemble des sondes.

Rapidité de mise en œuvre : Comme on l’a vu précédemment, il existe plusieurs types d’installations du plancher chauffant. Dans le cas de mon projet, le système « Europlot » est la solution la plus simple et la plus rapide à mettre en œuvre dans les locaux de formes simples. Aucun outil n’est nécessaire à la mise en place du tube qui se fait par simple pression du pied. L’alignement des dalles et donc des plots est assuré par un simple système de rainurage. Les caractéristiques de la dalle sont les suivantes :

donc des plots est assuré par un simple système de rainurage. Les caractéristiques de la dalle
donc des plots est assuré par un simple système de rainurage. Les caractéristiques de la dalle
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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 21- Schéma d’installation du plancher chauffant Ces dalles en polystyrènes

FIG 21- Schéma d’installation du plancher chauffant

Ces dalles en polystyrènes isolantes assurent l’isolation thermique du plancher sans pont thermique. D’un format de 1200*800 elles respectent les exigences de la réglementation thermique 2005 (RT2005). Ce système est reconnu pour l’application résidentielle mais aussi pour les gymnases, logement collectif…

mais aussi pour les gymnases, logement collectif… FIG 22- Collecteurs H*D Il existe plusieurs types de

FIG 22- Collecteurs H*D

Il existe plusieurs types de collecteurs. Le modèle représenté ci-dessus est celui utilisé pour le plancher chauffant de l’école Montesquieu. C’est un collecteur de distribution avec débitmètre comprenant les organes suivants : purgeur d’air, vanne de vidange, thermomètre, support double et vannes entrée/sortie. Ce type de collecteur permet de réguler la température du plancher chauffant.

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Le distributeur-collecteur des circuits doit être placé de telle manière à obtenir des longueurs de distributions les plus courtes possibles. Dans le cas contraire, les longueurs de distributions pourraient interférer sur la gestion de la température de la pièce.

2.4.2. Comparaison entre le plancher chauffant et le radiateur traditionnel :

2.4.2.1 Comparaison théorique :

Le plancher chauffant se démarque du radiateur traditionnel par le fait qu’il fonctionne par rayonnement et ne produit presque pas de circulation d’air et de ce fait diminue la poussière. Par ailleurs, la température idéale respectée par le corps est respectée par ce système. En effet, à l’instar du radiateur rayonnant, la chaleur est d’abord transmise aux objets proches qui à leur tour transmettent la chaleur au reste de la pièce. Le plancher chauffant diffuse une chaleur bien répartie qui couvre l’ensemble de la pièce de plancher au plafond. D’un point de vue esthétique, le plancher chauffant remplace avantageusement un chauffage par radiateur dans la mesure où les murs ne sont pas encombrés. D’un autre coté, le plancher chauffant dépend du type de revêtement posé sur le plancher car tous ne sont pas compatibles (par exemple la moquette qui se décolle sous l’effet de la chaleur). Aussi, l’un des inconvénients du plancher chauffant est que ce système basse température chauffe plus progressivement, c'est-à-dire qu’il faut compter une demi journée de chauffe.

qu’il faut compter une demi journée de chauffe. FIG 23- Comparatif des différents émetteurs de chaleur

FIG 23- Comparatif des différents émetteurs de chaleur

Ce nouveau système de plancher chauffant fonctionne à basse température. C'est-à-dire que l’ensemble du système tourne avec un liquide de chauffage à 40 C° maximums au lieu des 50 à 70 C° pour les radiateurs. Une importante économie d’énergie est ainsi réalisée d’emblée. Le tableau ci-dessous présente une comparaison que l’on peut qualifier de théorique entre le radiateur traditionnel et le plancher chauffant.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 24- Comparaison entre les radiateurs et le chauffage au sol

FIG 24- Comparaison entre les radiateurs et le chauffage au sol

2.4.2.2 Comparaison pratique :

Le fait d’avoir participé à l’installation du plancher chauffant me permet de voir l’étude comparative entre le sol chauffant et le radiateur d’une autre manière. En effet, ayant assisté à toutes les contraintes que l’on a pu avoir suite à la pose de ce plancher chauffant, on peut tirer des conclusions quant au choix de ce procédé. Tout d’abord, et comme on l’a vu précédemment (dans la partie 2.3), on été obligé d’effectuer des tests d’humidité avant toute pose de revêtement de sol sur la chape anhydrite du plancher chauffant Ces tests de la bombe au carbure étaient primordiaux afin de respecter les normes imposées par le DTU se référant au plancher chauffant. Finalement, nous avons effectué 4 test d’humidité. En sachant que l’intervention de l’entreprise spécialisée pour effectuer ce genre de test coûte 500 € HT, l’opération des tests d’humidité a coûté 2000 € HT. En plus des tests de la bombe au carbure, et afin de s’assurer des résultats obtenus, nous avons effectué aussi des tests d’humidité en accrochant sur le sol 1 m² de film polyane pendant 48h. En effet ce test nous permet de savoir au bout de cette période si le taux d’humidité est encore important dans la chape et ce grâce à la trace laissée par le polyane sur le sol.

et ce grâce à la trace laissée par le polyane sur le sol. FIG 25- Test

FIG 25- Test d’humidité résiduelle effectué dans une salle de classe R+1

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La FIG 19 ci-dessus nous montre bien la trace d’humidité existante sur le sol qui prouve bien que la chape n’est pas encore totalement sèche. Ainsi, ce test est aussi efficace que le test de la bombe au carbure. Cependant, contrérement au test de la bombe au carbure, il ne nous donne pas de mesures concraites qui mous permetterait de connaître l’état d’avancement du séchage de la chape.

connaître l’état d’avancement du séchage de la chape. Flacon à pression agité par le technicien Chape
connaître l’état d’avancement du séchage de la chape. Flacon à pression agité par le technicien Chape
connaître l’état d’avancement du séchage de la chape. Flacon à pression agité par le technicien Chape

Flacon à pression agité par le technicien

Chape anhydrite broyée dans le mortier

Trou dans la chape de 7 cm de diamètre

FIG 26- Test de la bombe au carbure

Ensuite, afin d’avoir une finition parfaite, il est indispensable de bien préparer le support. Pour cela, le ponçage est une étape importante et la ponceuse électrique que nous avons utilisée (voir la photo ci- dessous) un outil efficace. Une laitance apparaît systématiquement à la surface des chapes anhydrites. Cette couche superficielle est pulvérulente, peu résistante et empêche le bon accrochage mécanique de la colle à carrelage. Elle doit être éliminée par ponçage. En sachant que le ponçage coûte 1€/m², l’opération totale du ponçage de la chape a couté :

1€ * 900 m² = 900 €

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 27- Ponçage de la Salle à manger RDC FIG 28-

FIG 27- Ponçage de la Salle à manger RDC

2011 FIG 27- Ponçage de la Salle à manger RDC FIG 28- Ponçage de la circulation

FIG 28- Ponçage de la circulation du R+1

Nous avons aussi effectué un ragréage avant la pose du revêtement de sol. Cette opération consiste à répandre un produit auto lissant sur le sol afin de lui donner une meilleure planéité, de rattraper les imperfections et de faciliter la pose du revêtement (voir la photo ci-dessous). Nous avons ainsi utilisé le produit « weber.floor 4190 » puisqu’il peut constituer la forme d’enrobage des systèmes de planchers chauffants basse température. Avant tout ragréage, il faut préparer le support, c'est-à-dire :

Eteindre le chauffage au sol 48h avant les travaux et le remettre en service 48h après les travaux. Eliminer la laitance de surface par ponçage Dépoussiérer soigneusement Etaler à la brosse le primaire (weber.floor 4716) en 2 phases en laissant sécher 3 à 12h.

Le temps de séchage avant collage d’un revêtement est de 24h pour le carrelage et de 48h pour le revêtement en PVC. Cependant, cette étape de ragréage est prévu dans tous les cas de chape coulée (avec ou sans plancher chauffant), c’est pour cela qu’elle n’intervient pas dans le comparatif des coûts d’installation entre radiateur et plancher chauffant.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 29- Ragréage de la salle de classe R+1 Afin que

FIG 29- Ragréage de la salle de classe R+1

Afin que la comparaison entre le radiateur traditionnel et le plancher chauffant soit plus intéressante, j’ai comparé les prix d’installation de chacun des procèdes en me référant au devis des équipements délivré par l’entreprise de plomberie DECHAMPS LATHUS. Pour ce faire, j’ai choisis 2 locaux ayant à peu près la même surface et dont on a installé dans l’un un radiateur traditionnel et dans l’autre un plancher chauffant.

Dans les sanitaires RDC : 2 radiateurs traditionnels couvrant 20.80 ml Dans la Salle à manger adulte : un sol chauffant couvrant 23.50 ml

 

 

Unité

Qu

Quantité

Prix unitaire

Prix total (€)

(€)

Tube acier noir

ml

20.80

 

33.54

697.6

DN20

 

Radiateur panneau en acier

   

2

204.85

409.7

Equipement des radiateurs comprenant : té de réglage, robinet thermosthatique, purge, vidange et raccordement

   

2

55.80

111.6

Total

       

1218.9

 

FIG 30- Prix d’installation pour un radiateur traditionnel

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38

Projet de Fin d’Etudes

2011

 

Unité

Qu

Prix Unitaire(€)

Prix Total(€)

Tube acier noir DN 20

Ml

23.50

33.54

788.2

Réalisation

39

31.00

1209

plancher

 

chauffant y

compris :

-Tubes et rails à clips -Distribution -Isolation -Régulation -Chape

Total

     

1997.2

 

FIG 31- Prix d’installation pour un plancher chauffant

    1997.2   FIG 31- Prix d’installation pour un plancher chauffant FIG 32- Plan de

FIG 32- Plan de repérage

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En comparant les deux tableaux précédents, on peut conclure, qu’à l’installation, le plancher chauffant est 1.5* plus cher qu’un radiateur traditionnel, en plus des frais des tests d’humidité et du ponçage que l’on a du payer. Cependant, le plancher chauffant devient plus intéressant à long terme puisqu’on a vu en théorie que l’ensemble du système tourne avec un liquide de chauffage à 40 C° maximums au lieu des 50 à 70 C° pour les radiateurs, ce qui fait une importante économie d’énergie. Malheureusement, je ne peux pas faire la comparaison au niveau de la consommation entre ces deux procédés à long terme.

3)

La démarche HQE pendant la durée des travaux :

Comme on l’a indiqué précédemment, cette démarche peut concerner plusieurs phases de la vie du projet. Ainsi, une des phases les plus importantes est celle pendant la durée des travaux sur chantier. Pour ce faire, la certification a consacré la cible 3 : chantier à faible impact environnemental. Cette cible est exclusivement applicable au chantier et concerne directement l’Entreprise (Compenon Bernard Construction concernant mon projet). Cette cible est donc mise en œuvre afin de limiter les nuisances acoustiques, visuelles, liées au trafic, à la poussière, ainsi qu’à limiter les pollutions et consommations de ressources sur le chantier. Ainsi, les exigences doivent être prises en compte dès les études afin d’intégrer les coûts. Ces exigences correspondent à un chantier Attitude Environnement et ISO 14001. Tout au long de mon stage, j’ai pu participer à atteindre les objectifs de cette cible. Le tableau ci-dessous propose des actions afin d’appliquer la cible 3 et atteindre les objectifs visés.

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Objectifs

 

Les sous objectifs

Action proposées

Optimisation de la gestion des déchets de chantier

-Optimiser la collecte, le tri et le regroupement des déchets -Valoriser au mieux les déchets -Réduire les déchets à la source

-Réalisation d’un schéma

d’organisation et de suivi de l’élimination des déchets.

 

-Identification

de

 

l’emplacement des bennes sur chantier -Signalétique des bennes -Traçabilité : bordereau de suivi des déchets -Sensibilisation des équipes (1/4 h environnement).

Limitation

des

nuisances

sur

-Limiter les nuisances acoustiques -Limiter les nuisances visuelles -Limiter les nuisances dues au trafic -Limiter les nuisances dues à la poussière

-Mise en place des bonnes

chantier

pratiques : horaires de travail adaptés au quartier -Mesures acoustiques :

sonomètre -Nettoyage régulier du chantier -Entretien des chaussées et trottoirs publiques -Signalisation et fléchage provisoire -Création d’une voirie provisoire pour faciliter la circulation -Intégration des cantonnements dans le paysage -Arrosage du terrain par temps sec

Limitation des pollutions et consommations de ressources sur chantier

-Limiter la pollution des eaux et du sol -Limiter la pollution de l’air -Limiter les consommations des ressources

-Mise à disposition des FDES -Bac de rétention pour le stockage des déchets dangereux -Suivi des consommations -Bungalows performant -Sensibilisation des usagers

FIG 33- Cible 3 : objectifs et actions

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3.1 Gestion des déchets de chantier:

La gestion des déchets sur chantier est une tâche assez délicate surtout que le chantier ou j’ai effectué mon stage était situé en ville dans une rue assez étroite. Ainsi, le Schéma d’Organisation de la Gestion des Déchets (SOGED) se fait pendant la période de l'installation du chantier. Ce schéma traite les points suivants :

La quantité par type de déchets produits sur le chantier.

La définition du nombre, de la nature et de la localisation des conteneurs / bennes pour la

collecte des déchets, en tenant compte de l’évolution du chantier et des flux de déchets

générés dans le temps et l’espace.

Les moyens de contrôles, de suivi et de traçabilité qui seront mis en œuvre durant les travaux.

Les centres de tri, de valorisation et de recyclage vers lesquels les déchets seront acheminés.

L’installation du chantier comprenait évidemment les bennes qui étaient au nombre de 4 : 2 bennes

Le nombre de bennes et le

type de déchets collectés évoluent selon les phases du chantier. Une zone spécifique au stockage des déchets est aménagée. L’entreprise Compenon Bernard Construction a signé un contrat avec le concessionnaire VEOLIA durant toute la durée du chantier pour la gestion des bennes. En effet, à chaque fois que les bennes étaient remplies, je devais contacter VEOLIA pour l’échange et conserver les bordereaux de suivi des déchets (voir un exemple ANNEXE 3). Pour les déchets dangereux : ces derniers seront évacués conformément aux dispositions réglementaires avec émanation d’un bordereau de suivi des déchets dangereux (BSDD). A mon arrivé sur chantier, mon tuteur de stage m’avais expliqué l’importance du tri des déchets sur chantier vis-à-vis de l’environnement mais aussi du coût. En effet, les bennes triées coûtent beaucoup moins cher que les bennes non triées (type DIB). Ainsi j’ai pris l’initiative de marquer sur les bennes le

DIB (déchets industriels banals) et 2 bennes pour les déchets

type de déchets consacré à celle-ci (par exemple « tuile » pour les couvreurs qui déposaient les tuiles de la toiture). Cependant, j’ai vite remarqué que les gens qui travaillaient sur chantier ne respectaient pas vraiment ce tri imposé par l’entreprise. Il est donc encore difficile de faire respecter le tri des déchets sur chantier même si tous les moyens sont mis pour atteindre cet objectif.

Chaque fin de mois, VEOLIA nous envoie un dossier récapitulatif des mouvements de suivi de déchets effectués pendant le mois. Ce dossier est sous forme de tableau et de graphe :

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 34- Rapport d’activité pour le chantier VINCI CBC Ecole Montesquieu

FIG 34- Rapport d’activité pour le chantier VINCI CBC Ecole Montesquieu

d’activité pour le chantier VINCI CBC Ecole Montesquieu FIG 35- Ratio prix au m3 DIB Embalage

FIG 35- Ratio prix au m3

DIB Embalage carton papier Gravats Matière valo issu du GIM
DIB
Embalage carton papier
Gravats
Matière valo issu du GIM

FIG 36- Répartition des tonnes par matière

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La figure ci-dessous nous présente les différents types de déchets que l’on trouve sur un chantier.

les différents types de déchets que l’on trouve sur un chantier. FIG 37- Classification des déchets
les différents types de déchets que l’on trouve sur un chantier. FIG 37- Classification des déchets

FIG 37- Classification des déchets sur chantier

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3.2 Sensibilisation des équipes (1/4 h environnement):

La formation et la sensibilisation du personnel sont des éléments nécessaires afin de gérer durablement et efficacement les nuisances sur le chantier. Les objectifs étant de :

Prendre conscience des enjeux de la préservation de l'environnement

Connaître les obligations règlementaires applicables sur un chantier

S'approprier les bonnes pratiques

Savoir réaliser une Analyse Environnementale

Ainsi la formation du personnel s’inscrit dans le cadre de notre certification ISO 14001. Elle peut être sous forme de :

3.2.1 Les 1/4 h environnement/Sécurité:

Ces 1/4 h environnement font parti de la politique de CBC afin de sensibiliser les compagnons sur chantier. C'est aussi un moment privilégié pour sensibiliser les sous-traitants présents aux bonnes pratiques environnementales et sécuritaires. Ces fiches sont rédigées par le responsable du chantier. On peut citer comme exemples de thèmes traités en ¼ h environnement/sécurité :

Comment réagir en cas de pollution accidentelle

La gestion de la circulation autour du chantier (livraison, heures de pointe…)

Eviter les accidents sur chantier en respectant les normes de sécurité (voir

Le tri des déchets

ANNEXE4).

3.2.2 Le livret d’accueil :

Le Livret d’accueil est un outil de communication distribué à chaque ouvrier lors de leur accueil sur le chantier. Ce document est élaboré en phase préparation de chantier et remis au maître d’ouvrage ainsi qu'au maître d'œuvre pour approbation. On peut trouver les informations suivantes :

L’organisation spatiale du chantier (emplacement des bennes à déchets, des

Le projet, sa localisation et les équipements présents dans l’environnement immédiat.

cantonnements …).

Les actions mises en place sur le chantier et les consignes particulières qui en découlent

(chantier faibles nuisances, gestion des déchets, bonnes pratiques du chantier…).

La signification de la signalétique mise en place.

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3.3 Les contrôles environnement :

Les contrôles environnement sont de plus en plus fréquents sur les chantiers. Les responsables ont aussi mis en pratique plusieurs techniques pour le suivi quotidien sur chantier (suivi de la consommation de l’eau et de l’électricité, contrôle des niveaux sonores…). Ainsi, il existe deux types de contrôle.

3.3.1 Contrôle interne :

Il est assuré sur le chantier par les équipes sous l’autorité du chef de chantier. L’encadrement de chantier a l’obligation et le devoir de saisir immédiatement l’animateur environnement et le directeur de travaux en cas de problème important. Ces derniers, après information auprès du directeur de Filiale, peuvent décider de l’arrêt de tout ou partie du chantier.

3.3.2 Contrôle externe :

Le contrôle externe est assuré par l’animateur environnement, rattaché à la direction de l’entreprise et indépendant de la direction du chantier. Il est chargé :

d’attirer l’attention de l’encadrement de chantier sur des points critiques pour la rédaction du

de vérifier sur le chantier la bonne application des mesures de prévention prévues,

plan d’action environnemental et des procédures d’exécution,

d’être force de proposition pour le choix de mesures spécifiques,

d’effectuer des audits chantier.

3.4 Limiter les nuisances inhérentes au chantier :

Comme je l’ai évoqué au début du rapport, le chantier de l’école Montesquieu se déroule en 3 phases. Ainsi, pendant la première phase, les élèves de l’école continuaient à avoir cours dans quelques salles de classe et des bungalows installés à cet effet. Pour ces raisons, il était très important de limiter les nuisances liées au chantier afin que les cours se passent dans les meilleures conditions possibles. Pour ce faire, l’entreprise CBC a mis en place des techniques efficaces afin de limiter au maximum les nuisances sur chantier. Ces techniques consistent à créer ce que l’on appelle des « fiches environnement ». Ces fiches sont rédigées par le responsable du chantier (notamment moi-même pendant le stage) à chaque fois que l’on observe un cas de non respect de l’environnement sur chantier (voir un exemple dans le paragraphe circulation). Ainsi, ces fiches sont alors envoyées aux responsables QSE (Qualité Sécurité Environnement) de l’entreprise afin de procéder aux conclusions et statistiques possibles qui serviront dans l’avenir à sensibiliser les compagnons sur chantier. En effet, cette sensibilisation se fait grâce aux affiches que l’on accroche tous les mois dans les réfectoires des cantonnements selon les sujets différents (nombre d’accidents sur chantier, réduction de la consommation des ressources, développement durable…).

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 38- Affiches accrochées dans les cantonnements Nuisances acoustiques et vibratoires
Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 38- Affiches accrochées dans les cantonnements Nuisances acoustiques et vibratoires

FIG 38- Affiches accrochées dans les cantonnements

Nuisances acoustiques et vibratoires : Le bruit est source de nuisance pour les riverains mais également pour les élèves et enseignants de l’école. Cette situation était donc plus difficile à gérer. En effet, le plus dur était de pouvoir limiter au maximum le bruit sans pour autant empêcher l’avancement des travaux en sachant que ces travaux comprenaient aussi du gros œuvre et cela implique naturellement l’utilisation du marteau piqueur, vibreurs…Ainsi, il arrivait parfois que le directeur de l’école nous demande l’arrêt immédiat des travaux induisant du bruit et empêchant le bon déroulement des cours. C’est pour ces raison que la certification HQE a prévu des solutions afin de limiter les nuisances acoustiques dues au chantier :

Choix de méthodes moins bruyantes

La préfabrication limite les bruits de choc dus au coffrage et décoffrage.

La prévision des réservations dans la préparation de chantier limite le recours au

marteau piqueur.

L’utilisation de Stabox permet d’éviter la récupération des aciers au marteau piqueur.

Pour les chantiers de réhabilitation, le sciage avant démolition des dalles reposant sur

des murs mitoyens permet de limiter la transmission du bruit.

Le béton auto plaçant permet d’éliminer le bruit de l’aiguille vibrante.

Utilisation de matériel moins bruyant

Matériel insonorisé.

Matériel électrique plutôt que du matériel pneumatique.

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Entretien régulier des engins.

Utilisation de banches équipées d’entretoises se serrant à la clé pour éviter les coups

de marteaux.

Nuisances visuelles :

Les nuisances visuelles d’un chantier sont généralement liées à la dégradation des abords (salissures sur la voirie, mobilier urbain dégradé, arbres cassés, …), à l’absence ou au mauvais entretien des clôtures, à la dispersion de déchets qui volent à l’intérieur et à l’extérieur du chantier. C’est pour ces raisons que l’entreprise CBC à mis en œuvre les mesures suivantes :

Les palissades et les installations seront entretenues régulièrement (on a même enlevé les tagues sur las palissades à l’aide d’un produit spécial) Un nettoyage hebdomadaire du chantier et de ses abords sera réalisé (cantonnements, voies de circulation, aires de stockage et de livraison…)

La circulation :

La gestion de la circulation et du trafic lié au chantier est un point très important. En effet, le plus contraignant est de pouvoir gérer les horaires de livraison en fonction de l’environnement du chantier. La circulation de camions ou engins de chantier et l’augmentation ponctuelle du trafic constitue une gêne pour les riverains. Les nuisances générées sont liées au bruit, à l’encombrement, au stationnement et à la sécurité surtout en site urbain et aux heures d’affluence. L’entreprise CBC a donc mis au point quelques règles à respecter notamment :

Respect des règlementations locales en ce qui concerne les horaires et la circulation

des véhicules (livraisons, camions, engins de chantier) ;

Gestion des livraisons et des enlèvements (horaires, accès) ;

Organisation du stationnement à proximité du chantier pour les véhicules particuliers

du personnel ;

Information des riverains.

Limiter la consommation des ressources :

L’entreprise CBC met en œuvre des dispositifs d’économie d’eau et d’électricité afin de limiter au maximum la consommation des ressources pendant la phase chantier. En effet, ces mesures concernent le chantier mais aussi les bungalows. Par exemple, l’électricité dans les cantonnements est coupée automatiquement tous les soirs à partir de 20h jusqu’à 6h45. Par conséquent, cela réduit considérablement la consommation d’électricité pendant les travaux. Aussi, nous avons réduit les points de distribution d’eau à une seule source sur le chantier afin d’éviter le gaspillage et les fuites d’eau à répétition. Il existe aussi le tableau de bord HQE dont le rôle est le suivi de la consommation d’eau et d’électricité chaque fin de mois. Ainsi, ces mesures prises par l’entreprise et qui rentrent dans le cadre de la certification HQE, permettent de réduire l’impact environnemental du chantier et d’offrir de

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meilleures conditions de vie. Par conséquent, on peut obtenir jusqu’à 50 à 60% de réduction de la consommation d’un chantier grâce à l’ensemble des mesures apportées durant les travaux. Le tableau suivant montre les différentes mesures prises depuis Novembre 2010 :

MOIS

EAU

ELECTRICITE

nov-10

120,2

41575

Kw/h

déc-10

135,2

50473

Kw/h

janv-11

143,5

56463

Kw/h

févr-11

154,2

58000Kw/h

mars-11

173,6

Remise à 0 (changement de compteur) 2111 KW h

avr-11

197,8m3

4305,8Kw/h

mai-11

220,9m3

5848,1Kw/h

FIG 39- Suivi de la consommation des ressources

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 40- Exemple de fiche environnement (concernant la circulation devant le

FIG 40- Exemple de fiche environnement (concernant la circulation devant le chantier)

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4)

Facteur lumière jour (FLJ) :

Le calcul du facteur lumière jour fait partie de l’étude de la certification HQE du bâtiment. En effet, cette étude représente un des objectifs visé de la cible 10 HQE : le confort visuel. Plus précisément, la sous-cible 10.1 : L’assurance d’un éclairement naturel optimal tout en évitant les inconvénients (éblouissements). Pour ce faire, l’étude a été exécutée par le bureau d’étude S’pace Environnement Ainsi, l’objet de cette mission est d’analyser les performances en éclairage naturel afin d’obtenir la certification HQE. Cette cible qui est de niveau Base, est quand même assez importante puisque la lumière naturelle est primordiale pour la mise en place d’un environnement de qualité et l’amélioration des performances des usagers. Il faut tout de même rappeler la différence entre l’éclairement et le facteur lumière jour. En effet, l’éclairement est la quantité de flux lumineux reçu par une surface en lux, cette valeur est définie pour une date et heure donnée. D’un autre côté, le facteur lumière jour représente le rapport de l’éclairement intérieur sur l’éclairement extérieur en %, cette valeur est fixée sur l’année. L’étude sera donc portée sur le facteur lumière jour des salles de classe.

portée sur le facteur lumière jour des salles de classe. FIG 41- Localisation de la salle

FIG 41- Localisation de la salle de classe

4.1 Définition du facteur lumière jour:

Le confort visuel visé par la certification HQE est satisfait par le facteur lumière jour (FLJ). Ce rapport entre l’éclairement intérieur et extérieur doit se faire sous un ciel normé, type ciel couvert CIE (Norme ISO 15469). Ce ciel produit au sol un éclairement de 10 000 lux.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 42- Type de ciel normalisé Il faut savoir que le

FIG 42- Type de ciel normalisé

Il faut savoir que le FLJ est calculé dans une zone dite « zone de premier rang ». Cette zone est délimitée par la façade extérieure et étendue sur une profondeur égale à deux fois la distance entre le plan de travail et le niveau du plafond.

Ainsi, comme les calculs se font par rapport à une salle de classe donc la zone de premier rang est de :

(2.80m-0.80m)*2 = 4 m

Niveau du

plafond

rang est de : (2.80m-0.80m)*2 = 4 m Niveau du plafond Façade extérieure Plan de travail
Façade extérieure
Façade
extérieure

Plan de travail

4 m Niveau du plafond Façade extérieure Plan de travail FIG43- Définition du FLJ 4.2 Objectif

FIG43- Définition du FLJ

4.2 Objectif de l’étude:

Le bureau d’étude S’pace Environnement a utilisé le logiciel DIAlux afin d’effectuer les calculs. Ce logiciel est le plus utilisé dans le monde pour déterminer la valeur du Facteur Lumière Jour. Le niveau d’exigence établit par le bureau d’étude et qui est visé dans la cible 10.1 est de disposer d’un éclairement naturel minimal dans les zones d’occupation qui est de : FLJ>1.5 pour 80% des locaux et FLJ>1.0 pour les autres locaux.

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Pour calculer le FLJ, il faut avoir les coefficients de réflexion des matériaux de la salle de classe. Ce coefficient est calculé pour une surface et représente la quantité d’énergie lumineuse réfléchie par cette surface par rapport à celle reçue par celle-ci. Le coefficient de réflexion dépend du revêtement da la surface concernée (cloison, plafond, sol).

Surface

Coefficient de réflexion

Plancher

0.59

Plafond

0.86

Mur salle de classe

0.86

Mur séparatif coursive/salle de classe

0.86

La modélisation sur le logiciel ainsi que les simulations ont montré que l’exigence FLJ >1.5 sur 80% de la zone d’étude est satisfaite puisque les calculs ont aboutis à une valeur de 91.7%. Par ailleurs, et dans le même but d’offrir un confort thermique au sein de l’établissement, le maître d’ouvrage a opté pour l’installation de brises soleil le long de la façade sud de la coursive au niveau

R+1.

5)

Les brises soleil :

Le principal but de ces brises soleil est de réduire au maximum les apports solaires traversant le vitrage.

soleil est de réduire au maximum les apports solaires traversant le vitrage. FIG 44- Brises soleil
soleil est de réduire au maximum les apports solaires traversant le vitrage. FIG 44- Brises soleil

FIG 44- Brises soleil façade sud R+1

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Ainsi, toute une étude et une simulation thermique a été menée par le bureau d’étude S’pace Environnement afin de choisir la meilleure solution. En effet les brises soleils dépendent de certaines caractéristiques qui sont les suivantes :

Détermination de l’angle le plus efficace des brises soleil verticaux fixes. Détermination de la température atteinte dans la coursive sud pendant les périodes les plus défavorables au fonctionnement de l’école : à priori du mois de juin jusqu’au mois de septembre.

Il faut aussi savoir que les brises soleil verticaux ne sont pas efficaces à 100%. En effet, ils ne protègent pas le bâtiment le matin. Par conséquent, le bâtiment se charge de chaleur. Ensuite, à midi solaire, moins de 50% de la surface de vitrage est protégée. On continu alors à chauffer et à emmagasiner de la chaleur. L'après-midi, quand les brise-soleil commencent à être plus efficaces, le bâtiment est déjà chargé à "bloc" et continu à dériver avec des apports réduits.

Les caractéristiques du bâtiment sont les suivantes :

Occupation

25 élèves par classe

Consigne du thermostat

19°C tout le temps

Ventilation

Renouvellement d’ai de 500m3/h par classe

Puissance dissipée par les équipements électriques

8w/m²

Ainsi l’objet de la simulation thermique était de faire l’étude pour des brises soleil avec, à chaque fois un angle d’orientation différent 30°,45°,60° et 90° (par rapport à la perpendiculaire) et de faire la comparaison avec une variante sans brise soleil dans le but de mesurer la variation de température. Cette comparaison permettra ainsi de choisir la meilleure solution technique.

Cette comparaison permettra ainsi de choisir la meilleure solution technique. FIG 45- Variante brise soleil 30°

FIG 45- Variante brise soleil 30°

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 46- Variante sans brise soleil En comparant les deux courbes,

FIG 46- Variante sans brise soleil

En comparant les deux courbes, on voit que la température est moins importante avec la variante protégée par les brises soleil (26°C au lieu de 27°C). Par ailleurs, il faut prendre en compte le facteur solaire des vitrages de la coursive qui a pour conséquence de réduire significativement les apports de lumière dans la coursive. Ce facteur solaire est de 0.25, c'est-à-dire que le vitrage bloque 75% des apports solaires. Cette comparaison s’est faite pendant la période d’été (de juin à septembre) puisque l’on considère que c’est la période la plus défavorable. En effet, les températures atteintes dans les salles de classe pendant cette période d’occupation présentent un maximum de 27°C qui est dépassé seulement pendant 2h. Cette étude permet de renforcer l’idée que les brises soleil jouent un rôle important dans la lutte contre l’inconfort thermique. A cela s’ajoute aussi le fait que le vitrage de la façade sud présente un facteur solaire très faible (FS=0.25). Tous ces dispositifs sont donc mis en œuvre pour le respect de la certification HQE et confirme les moyens mis par l’entreprise afin de réaliser un bâtiment satisfaisant aux normes environnementales requises.

6)

DOE : Dossier des ouvrages exécutés :

Le plus intéressant dans ce stage est le fait que mes responsables m’ont confié d’autres missions indépendantes du sujet de mon projet de fin d’études. Cela me permettait ainsi d’apprendre plusieurs choses pendant différentes phases du chantier. En effet, comme la fin de mon stage coïncidait avec la réception d’une partie de l’école (première phase), la mission qui m’a été confiée consistait à constituer le dossier des ouvrages exécutés (D.O.E.). L’élaboration du dossier des ouvrages exécutés est à la charge de l’entreprise CBC. Chaque sous traitant doit en effet fournir à l’entreprise tous les documents nécessaires et établies dans le CCTP et cela dans un délai d’un mois après la réception prévue pour le 31 mai pour l’école Montesquieu. Le DOE comprend :

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Les spécifications instrumentations

Les spécifications techniques

Les spécifications de matériel

Les nomenclatures, les notices de fonctionnement, les notes de calcul

Les plans Equipement

Cordonnées des fournisseurs et fabriquant

Fiches d’entretien des matériels

Les autocontrôles

Le dossier HQE

Remarque : Le dossier HQE du dossier des ouvrages exécutés comprend essentiellement les fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES). Cette collecte des FDES relatives aux produits utilisés est visée dans la cible 2 de la certification HQE : choix intégré des produits, systèmes et procèdes d’exécution.

Ainsi, afin d’élaborer ce dossier, j’ai du tout d’abord envoyer un courrier collectif à tous les sous traitants en précisant les détails du dossier, la forme du dossier final mais surtout les délais de réception. Ce qu’il faut savoir, c’est que dès que l’on reçoit tous les documents de la part de chaque sous-traitant, on envoie le dossier final complet au maître d’œuvre afin qu’il puisse valider ce dossier. Lorsque ce dernier est validé, on redemande aux sous traitants de nous envoyer 6 exemplaires et un cd rom comprenant le DOE (suivant le CCTP). Afin de s’assurer que tous les sous-traitants fournissent tous les documents en date et en heure, j’avais réalisé un tableau de suivi du DOE. Cependant, ce n’était pas facile de pouvoir avoir tous les documents avant la date de réception. Ainsi, j’ai du relancer tous les sous-traitants par téléphone, par fax, par mail et finalement envoyé un deuxième courrier avertissant les retardataires que l’entreprise appliquerai des pénalités en cas de non respect des délais d’envoi du dossier.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 47- Tableau de suivi des dossiers D.O.E 7) OPR /

FIG 47- Tableau de suivi des dossiers D.O.E

7)

OPR / Opérations Préalables à la Réception :

Cette mission m’a aussi été confiée à la fin de mon stage puisqu’elle concerne aussi la réception du bâtiment. En effet, les opérations préalables à la réception se font entre l’entreprise CBC et le maître d’œuvre (notamment le cabinet d’architecture BVFG) dès que le bâtiment ou une partie est près à être réceptionné. Par conséquent, on a commencé les OPR le 10/05/2011 dès lors que les 6 salles de classe du R+1 étaient prêtes à être réceptionnées. La procédure est simple : l’entreprise fait le tour des locaux achevés avec le responsable de la maîtrise d’œuvre et on marque toutes les réserves qu’il faudra reprendre après la réception du bâtiment. Ces réserves sont les travaux inachevés ou mal fait et qui concerne tous les lots présents sur chantier. Pour ce faire, on a crée des tableaux pour chaque sous traitant afin de faciliter la tâche. Ces tableaux contiennent la date de l’opération, la réserve concernée et la date de levée de la réserve accompagné d’un plan de repérage (voir ANNEXE 5) avec les numéros afin de pouvoir localiser les réserves plus rapidement. Ensuite, au fur et à mesure que les sous traitants lèvent les réserves, je fais le contrôle sur place et je valide la levée de réserves sur le tableau mis à jour quotidiennement.

C'est-à-dire mon rôle consistait à :

Organiser les opérations préalables à la réception des travaux (OPR) et la réception et y participer.

Proposer les réserves et veiller à l’inscription de toutes les réserves sur les procès- verbaux d’OPR et de réception.

Assurer le suivi des réserves formulées lors de la réception des travaux jusqu’à leur levée.

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Projet de Fin d’Etudes 2011 FIG 48- Exemple de liste de réserves pour le lot Menuiserie

FIG 48- Exemple de liste de réserves pour le lot Menuiserie Extérieure

L’objectif principal de l’entreprise CBC est d’avoir au final le moins de réserves possibles. Afin, d’atteindre cet objectif, il fallait donc s’assurer que les zones qui allaient être réceptionnées le 10/05, notamment les salles de classe au niveau R+1 soient achevées et qu’aucun sous-traitant n’aie encore des travaux à finir dans ces zones. Or, pour pouvoir atteindre ce but, j’ai du fournir un travail quotidien au préalable et qui consiste à :

Faire un suivi quotidien des effectifs sur chantier en précisant les tâches exécutées par chaque sous-traitant pendant la semaine. Ces tâches sont définies entre le conducteur de travaux du corps d’état concerné et moi-même afin de suivre un sens logique d’avancement. (Voir ANNEXE6)

En tenant compte de l’effectif présent sur chantier, contacter les sous-traitants qui sont absents ou dont l’effectif ne représente pas l’importance des travaux à exécuter (je pense par exemple à la phase pré-OPR ou il fallait renforcer les effectifs afin d’être dans les temps de la réception). Prenons à titre d’exemple l’entreprise de peinture SERBE. En faisant le point avec le chef d’équipe des ouvriers sur tous les travaux qui restaient à faire, je me suis aperçu, que sans renforcement d’effectif d’au moins 2 personnes en plus, l’entreprise n’arrivera jamais à être à temps pour la phase des OPR. Il fallait donc prendre contact avec le conducteur travaux de l’entreprise concerné en vue de lui expliquer l’état d’avancement des travaux et de lui suggérer les solutions possibles.

Afin de réaliser la tâche évoquée dans le point précédent, j’ai organisé toutes les tâches concernant tous les sous-traitants sous forme d’un tableau de suivi des tâches. Chaque début de semaine, et après avoir fait le point avec Mr NETTELET, conducteur principal

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sur chantier, j’envoyais cette liste de tâche à chaque responsable des différents lots afin qu’ils puissent organiser leur effectif et fournir le matériel nécessaire à la réalisation des travaux sur chantier.

Tout ce travail facilitait ainsi les opérations préalables à la réception. Puisque, plus les zones à réceptionner sont achevées, plus la liste des réserves est courte. Ceci présentait un avantage quant à l’avancement général des travaux. En effet, le maître d’ouvrage accorde un mois à l’entreprise pour la levée des réserves et ce à compter de la date contractuelle de réception du bâtiment.

compter de la date contractuelle de réception du bâtiment. FIG 49- Liste de tâches pour le

FIG 49- Liste de tâches pour le corps d’état Menuiserie extérieure PARALU

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Conclusion

Ce stage, qui s’inscrit dans le cadre de ma formation d’ingénieur, est le dernier dans mon cursus à l’école de l’INSA de Strasbourg. Ce projet de fin d’études est un moyen intermédiaire entre l’école et l’insertion dans la vie professionnelle. En effet, ce stage est primordial dans la formation d’ingénieur que l’on reçoit puisqu’il permet d’appliquer les connaissances théoriques à un projet réel et d’apprendre la méthodologie du travail dans une entreprise. Pour les différents stages que j’ai effectué pendant mon cursus, j’ai fais le choix de varier les domaines (bureau d’étude en Maîtrise d’œuvre, conduite de travaux) afin de pouvoir choisir, sur de bonnes bases, le domaine professionnel que je voudrais intégrer plus tard. J’estime que ce stage s’est finalisé avec succès puisqu’il m’a aidé, pour l’instant, dans mon choix de vouloir entamer une carrière de conducteur de travaux.

Le travail en équipe, la flexibilité, l’investissement et l’autonomie d’un ingénieur constituent des atouts indispensables pour exercer ce type de métier. Ce stage a eu comme résultat le renforcement de ces qualités essentielles. J’ai compris qu’être ingénieur nécessite une prise de responsabilité et un grand savoir faire pour pouvoir gérer un groupe et cela a une conséquence directe sur l’efficacité du rendement. En effet, lorsque j’avais du travail sur chantier, j’ai toujours essayé de motiver les ouvriers et être à leur écoute tout en sachant garder une certaine distance pour pouvoir se faire respecter. Sur un plan humain, je pense que le contact avec les gens faisait partie de l’enrichissement de mon stage. En effet, j’ai eu la chance de faire la connaissance de nombreuses personnes (ouvriers, conducteurs de travaux, architectes…) issues de nationalités différentes. Il s’est révélé qu’il est d’un énorme avantage de maîtriser plusieurs langues non seulement pour dialoguer mais également pour faire passer les informations. Aussi, j'ai pu développer mon indépendance et travailler en toute autonomie, tout en apprenant à apprécier l'importance d'un bon travail d'équipe. Néanmoins, la plus grande difficulté rencontrée lors de ce stage a été parfois la confrontation avec les chefs de chantier expérimentés qui connaissent leur travail sur le bout des doigts. En effet, en tant que conducteur de travaux assistant âgé de 24 ans seulement, s’affirmer, transmettre un message et expliquer l’objectif à atteindre n’est pas toujours chose facile. Ainsi, le plus dur pour moi était d’adapter mon discours et apprendre à choisir les mots pour obtenir le nécessaire. D’un autre coté, je pense que le fait que ce stage ait duré six mois le rend beaucoup plus aboutissant que les précédents. En effet, en une plus longue durée, on a plus le temps de trouver ses marques, de s’adapter et ainsi d’aboutir à des résultats plus intéressants. Ainsi, ce stage était très enrichissant puisque j’ai pu découvrir toutes les facettes d’un conducteur de travaux. C'est-à-dire être disponible sur terrain à tout moment afin de coordonner entre les corps d’état et gérer les aléas du chantier et en même temps répondre aux besoins du maître d’ouvrage en faisant les études nécessaires pour réussir à les concrétiser sur chantier.

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Enfin, à force de motivation et d’investissement durant ces six mois, ce stage a aboutit à une offre d’embauche. En effet, l’entreprise m’a proposé un contrat de durée indéterminée qui me permettra ainsi de poursuivre ce projet en entamant la deuxième phase qui commencera au mois de juillet 2011. Enfin, je remercie de nouveau l’équipe de Compenon Bernard Construction de pour m’avoir accueilli parmi ses membres.

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