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Séquence 6

Nourrir l’humanité

Sommaire

1. Les écosystèmes, des structures en équilibre

2. Les agrosystèmes détournent une grande partie de la production végétale pour l’homme ou les animaux d’élevage

3. Perspectives à l’échelle de la planète

Synthèse de la séquence 6

Glossaire

Exercices de la séquence 6

Séquence 6 – SN12

Synthèse de la séquence 6 Glossaire Exercices de la séquence 6 Séquence 6 – SN12 1

1

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1 Les écosystèmes, des structures en équilibre

Pour s’interroger

E L’agriculture, une invention qui remonte à 10000 ans. Le maïs répond au nom scientifique de Zea mays. Les botanistes clas- sent cette plante dans la famille des poacées = graminées. Dans cette famille on trouve également le blé, l’orge, le seigle, le sorgho, le mil, le riz. Ces plantes cultivées sont désignées par un terme agricole : céréales. Toutes les poacées ne sont cependant pas des céréales. On peut citer le bambou, la canne à sucre ou encore l’essentiel des plantes constituant les prairies, les alpages, les savanes ou votre gazon.

Document 1

Composition d’un grain de blé et d’un grain de maïs

Composition d’un grain de blé

• Eau : 12 à 18%

• Amidon : 64 à 74 %

• Protéines (gluten) : 8 à12%

• Lipides : 1,5 à 2%

• Cellulose : 2,5 à 3%

• Matières minérales : 1,5 à 2%

Composition d’un grain de maïs

• Eau : 5,5%

• Amidon : 72%

• Protéines : 12%

• Lipides : 5,1%

• Cellulose : 2,8 %

• Matières minérales : 2,6 %

Aujourd’hui, la production mondiale de maïs grains atteint 600 millions de tonnes et couvre une superficie de 140 millions d’hectares et fait du maïs la céréale la plus produite au monde devant le blé et le riz.

En Amérique du sud, en Amérique Centrale, en Asie ou en Afrique le maïs est essentiellement une culture vivrière.

Dans les pays dit développés, la plus grande partie de la production est destinée à l’alimentation animale (aviculture, élevage de porcs). A l’échelle mondiale, c’est 70 % de la production qui rejoint la filière animale.

A noter que le maïs est également utilisé comme fourrage pour l’alimen- tation des bovins au cours de la période hivernale.

Enfin le maïs trouve aussi une utilisation dans le domaine industriel (di- verses utilisations de l’amidon) et dans la production d’agrocarburants.

Séquence 6 – SN12

de l’amidon) et dans la production d’agrocarburants. Séquence 6 – SN12 3 © Cned – Académie

3

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Le succès du maïs trouve son origine dans les multiples usages que l’on peut en faire comme on vient de le voir mais également dans les éton- nantes capacités d’adaptation de cette plante.

Ainsi, on le cultive sous des climats très variés (climat semi-aride, cli-

mat humide

jusqu’à une latitude sud de 40° en Argentine et au Chili et à des altitudes pouvant dépasser les 3000 mètres dans la Cordillère des Andes.

Cela suppose une plante douée de grandes capacités d’adaptation phy- siologique mais aussi d’une forte variabilité morphologique permettant à telle variété de produire beaucoup d’amidon, à telle autre de produire une grosse quantité de fourrage etc.

L’origine de cette plante est située en Amérique centrale, plus précisé- ment au Mexique et son histoire est totalement liée à celle des hommes depuis maintenant plus de 6000 ans.

Plusieurs hypothèses ont été posées concernant son origine. Aujourd’hui on admet que le maïs a été domestiqué à partir d’une plante sauvage, la Téosinthe que l’on peut toujours rencontrer à l’état sauvage au Mexique. Cette hypothèse à longtemps été controversée ; il faut dire que les deux plantes présentent de nombreuses différences…

allant d’une latitude nord de 58° au Canada et en Russie

)

Document 2

Comparaison d’un plant de maïs et d’un plant de téosinte

d’un plant de maïs et d’un plant de téosinte Epi de teosinte Epi de maïs Quelques
d’un plant de maïs et d’un plant de téosinte Epi de teosinte Epi de maïs Quelques

Epi de teosinte

plant de maïs et d’un plant de téosinte Epi de teosinte Epi de maïs Quelques caractéristiques

Epi de maïs

Quelques caractéristiques des épis de maïs.

Les épis de maïs peuvent porter plusieurs centaines de grains. Les grains sont nus et rattachés à un axe central rigide. Par ailleurs, les grains sont comme emballés dans des ‘’feuilles’’, les spathes.

Quelques caractéristiques des épis de téosinte :

Les plantes de Téosinte portent de nombreux petits épis. Chacun de ces épis portent une dizaine de grains en moyenne distribués sur deux rangées. L’axe central qui porte ces grains est souple et se désarticule à maturité. Chaque grain est solidaire d’une enveloppe rigide.

maturité. Chaque grain est solidaire d’une enveloppe rigide. 4 Séquence 6 – SN12 © Cned –

4 Séquence 6 – SN12

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Questions

Questions Le seuil minimum nécessaire par personne et par jour est estimé à 2500 kcal 1

Le seuil minimum nécessaire par personne et par jour est estimé à 2500 kcal

1 Quelle particularité des céréales en font des plantes essentielles à l’alimentation humaine et animale ?

2 Définir le mot suivant : vivrière.

3 Rechercher des arguments montrant que sans intervention humaine le maïs ne pourrait pas germer et donc exister.

4 Esquisser un scénario possible de domestication du maïs à partir de son ancêtre sauvage, la téosinte.

L’apparition de l’agriculture est un phénomène relativement récent à l’échelle de l’humanité. Des vestiges archéologiques datant de 10000 ans pour les plus anciens, attestent son apparition, de façon indépen- dante, dans plusieurs régions du monde.

Les foyers principaux se situeraient en Amérique centrale, en Asie et au Proche-Orient. De ces foyers, à la faveur des échanges et des migrations, l’agriculture se serait ensuite répandue dans le monde entier modifiant les sociétés humaines et les écosystèmes.

Les plantes cultivées et les animaux d’élevage ont pour origine des indi- vidus sauvages que l’homme a progressivement domestiqués.

Ainsi la domestication du blé a été réalisée à partir d’espèces sauvages du proche orient, celle du maïs à partir de la téosinte du Mexique.

Un développement fulgurant au cours des 60 dernières années.

Entre 1960 et 2010, la population humaine est multipliée par 2,5 pas- sant de 2,5 milliards à 6 milliards. Pendant le même temps, on est passé d’une consommation moyenne de 2400 kilocalories (kcal) par jour et par personne à 3000 kilocalories.

Alors qu’en 1960 il était consommé 6.10 12 kilocalories par jour, en 2010

il en est consommé 1,8.10 13 soit 3 fois plus.

Bien entendu, ces chiffres masquent des disparités importantes à l’échelle de la planète, d’une région du monde ou d’un pays.

En Afrique subsaharienne, la consommation moyenne est de 2200 kcal par jour et par personne alors qu’elle atteint 3800 kcal dans les pays industrialisés.

On compte toujours plus de 800 millions de personne malnutris dans le monde. En 2008, des émeutes de la faim éclatent en Afrique, en Indoné- sie ou bien encore à Haïti.

A noter que le problème de l’alimentation ne se résume pas à celui de la

production mais pose également la question de l’accessibilité des res- sources.

Malgré tout, on peut affirmer qu’au cours de ces 60 dernières années, ce qui est très peu au regard des 10 000 ans écoulés depuis son origine, l’agriculture a connu un développement fulgurant.

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son origine, l’agriculture a connu un développement fulgurant. Séquence 6 – SN12 5 © Cned –

5

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Développement, il est vrai, surtout manifeste en Europe en Amérique du Nord ou en Asie. Par les conséquences de son développement, l’agriculture est au- jourd’hui placée au cœur des questions de notre époque.

E

Comment ce développement a-t-il été rendu possible ?

E

Quelles sont les conséquences de ce développement ?

E

Quelles sont les perspectives à l’échelle de la planète ?

Pour répondre à ces questions, il est nécessaire dans un premier temps de comprendre quelques notions fondamentales régissant le fonction- nement des écosystèmes.

A
A

Activité 1

Document 3

Le fonctionnement des écosystèmes repose sur l’existence des producteurs primaires

Les végétaux chlorophylliens fabriquent de la matière organique

Mobiliser ses acquis

Les végétaux chlorophylliens réalisent des échanges avec leur environnement

réalisent des échanges avec leur environnement Les végétaux sauf exception ne peuvent pas utiliser pour
réalisent des échanges avec leur environnement Les végétaux sauf exception ne peuvent pas utiliser pour

Les végétaux sauf exception ne peuvent pas utiliser pour leur croissance le diazote atmosphérique. Ils utilisent l’azote sous forme d’ions nitrates (N0 3 - ) ou ammonium (NH 4 + ) qu’ils prélèvent dans la solution du sol.

(NH 4 + ) qu’ils prélèvent dans la solution du sol. 6 Séquence 6 – SN12

6 Séquence 6 – SN12

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Questions

Questions 1 Nommer le phénomène au cours duquel est fabriquée la matière végétale. 2 Sur le

1 Nommer le phénomène au cours duquel est fabriquée la matière végétale.

2 Sur le document 3, indiquer les termes suivants : Sol/sous-sol/hori- zons /atmosphère.

3 Représenter, sur le document 3, les échanges réalisés par un végétal chlorophyllien avec l’atmosphère d’une part, avec le sol d’autre part. Nommer les phénomènes représentés.

4 Ecrire la réaction chimique matérialisant le bilan des transformations aboutissant à la production de matière organique par un végétal chlo- rophyllien.

à retenir

organique par un végétal chlo - rophyllien. à retenir E Nous savons que les végétaux chlorophylliens

E Nous savons que les végétaux chlorophylliens fabriquent de la matière organique. Cette matière organique contient de l’énergie.

E Que devient la matière organique (et l’énergie qu’elle contient) fabriquée par les végétaux chlorophylliens au sein des écosystèmes ?

Les écosystèmes sont traversés par un flux de matière et d’énergieles végétaux chlorophylliens au sein des écosystèmes ? 1. Un flux de matière ➠ Ecosystème :

1. Un flux de matière

Ecosystème : Tout écosystème est un ensemble fonctionnel consti- tué de deux éléments en interaction permanente : le biotope c'est- à-dire le lieu de vie caractérisé par des paramètres physiques et chimiques et l’ensemble des êtres vivants que l’on nomme biocé- nose. Des relations d’interdépendance entre les êtres vivants exis- tent au sein de tout écosystème en particulier des relations alimen- taires ou trophiques.

Séquence 6 – SN12

en particulier des relations alimen - taires ou trophiques. Séquence 6 – SN12 7 © Cned

7

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Activité 2

Document 4

Les relations trophiques dans un écosystème

Recenser, extraire et organiser des informations

Un exemple d’écosystème : la hêtraie – sapinière

Un exemple d’écosystème : la hêtraie – sapinière Etres vivants Régime alimentaire Campagnol

Etres vivants

Régime alimentaire

Campagnol

Racines, bulbes

Chevreuil

Herbe, feuilles d’arbustes

Chouette

Campagnols, oiseaux, insectes

Écureuil

Graines (dans les cônes), bourgeons de conifères

Épervier

Petits oiseaux, petits rongeurs

Hérisson

Lombrics, insectes, baies

Lombric

Feuilles mortes, débris végétaux

Martre

Écureuils, petits oiseaux, petits rongeurs, baies

Mésange noire

Insectes, faînes (fruits du hêtre), graines de conifères

Pic noir

Insectes, baies, graines de conifères

Renard

Petits rongeurs, baies, lapins, oiseaux

Scolyte (insecte)

Bois des troncs d’arbres

1 En utilisant les données du tableau concernant les régimes alimen- taires des différentes espèces vivant dans la hêtraie-sapinière, construire sur le document 4, le réseau trophique de cet écosystème. La flèche signifie « est mangé par »

2 Pourquoi parle-t-on de réseau trophique ?

3 En vous appuyant sur quelques-unes des chaînes alimentaires éta- blies à la question précédente, indiquer quel type d’organisme vivant se trouve au début de la chaîne. Proposer une explication en utilisant

le vocabulaire scientifique adapté : autotrophe, hétérotrophe, matière organique.

adapté : autotrophe, hétérotrophe, matière organique. 8 Séquence 6 – SN12 © Cned – Académie en

8 Séquence 6 – SN12

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Activité 3

Réaliser et interpréter une pyramide des biomasses

Document 5

Recenser, extraire et organiser des informations

On a estimé la productivité en g.m 2 .an 1 dans une prairie naturelle.

Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Productivité en g.m 2 .an 1 dans une prairie naturelle

êtres vivants

Régime alimentaire

Biomasse en g.m 2 .an 1

Biomasse en g.m – 2 .an – 1
Biomasse en g.m – 2 .an – 1
Biomasse en g.m – 2 .an – 1

Niveau trophique (1)

Poacées = graminées

 

3000

 

Brassicacéées =crucifères

 

1000

 

Autres végétaux chloro- phylliens

 

700

 

Insectes

Phytophage

0,1

 

Mammifères

Phytophage

0,2

 

Oiseaux

Phytophage

0,4

 

Araignées

Zoophage

0,01

 

Oiseaux.

Zoophage

0,03

 

Mammifères

Zoophage

0,04

 

Insectes

Zoophage

0,03

 

Définition

  Insectes Zoophage 0,03   Définition Questions 1 Compléter la colonne de droite en utilisant

Questions

Insectes Zoophage 0,03   Définition Questions 1 Compléter la colonne de droite en utilisant les

1 Compléter la colonne de droite en utilisant les chiffres suivants : I, II ou III.

(1)Le niveau trophique désigne la place occupée par un être vivant dans une chaîne alimentaire. Ainsi les végétaux chlorophylliens qui produisent la matière organique occupent le premier niveau (I), les organismes qui se nourris- sent de végétaux occuperont le second niveau trophique (II) et ainsi de suite. A noter qu’un même organisme peut occuper un niveau trophique différent suivant la chaine alimentaire considérée.

Séquence 6 – SN12

trophique différent suivant la chaine alimentaire considérée. Séquence 6 – SN12 9 © Cned – Académie

9

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2 On souhaite représenter le transfert de matière au sein de l’écosys- tème « prairie » par un graphique pyramidal. Dans cette représentation que l’on nomme pyramide des biomasses, chaque niveau trophique est représenté par un rectangle dont la surface est proportionnelle à la biomasse de ce niveau trophique.

– En supposant que 1000 g.m 2 .an -1 soit représenté par 5 cm 2 , calculer la surface qui représentera chaque niveau trophique.

Schématiser la pyramide des biomasses en tenant compte de chaque niveau trophique

3 Effectuer le rapport mathématique entre chaque niveau trophique (vé- gétaux/phytophages et phytophages/zoophages). Formuler un constat. Proposer une explication.

Activité 4

Document 6

Le flux de matière dans un écosystème forestier

Recenser, extraire et organiser des informations

Le transfert des éléments chimiques dans un écosystème forestier

Au sein d’un écosystème comme une forêt par exemple, le transfert des éléments chimiques nécessaires à la croissance des végétaux peut être décrit de la manière suivante :

Les éléments chimiques présents dans la solution du sol sont absorbés par les racines et entrent dans la composition de la matière du végétal produite chaque année. A l’automne, sous nos climats, les arbres perdent leurs feuilles. Sous l’action des détritivores, des champignons et des bactéries cette ma- tière organique est minéralisée. A la minéralisation des feuilles mortes, s’ajoute celle du bois mort et des cadavres d’animaux. A ce cycle biologique des éléments nutritifs, s’ajoute des impor- tations d’éléments minéraux par le biais des phénomènes atmos- phériques et la décomposition de la roche mère. Des phénomènes comme le lessivage par exemple exportent annuellement des élé- ments minéraux. Ces éléments minéraux ne sont donc pas dispo- nibles pour la croissance des végétaux.

E Quelques données sur une forêt de chênes

 

Chute de feuilles en t.ha -1 .an -1 .

Chute de feuilles en t.ha - 1 .an - 1 .

Bois mort et racines mortes en t.ha -1 . an -1 .

Bois mort et racines mortes en t.ha - 1 . an - 1 .
Bois mort et racines mortes en t.ha - 1 . an - 1 .

Matière organique morte sur le sol en t.ha -1

Matière organique morte sur le sol en t.ha - 1

Forêt de chênes

4

2,5

15

10 Séquence 6 – SN12

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Biomasse moyenne en t.ha -1

Biomasse moyenne en t.ha - 1
Biomasse moyenne en t.ha - 1
Biomasse moyenne en t.ha - 1

Production primaire nette en g.m -2 .an -1

Production primaire nette en g.m - 2 .an - 1
Production primaire nette en g.m - 2 .an - 1
Production primaire nette en g.m - 2 .an - 1

Forêt de chêne

300

1200

1 Après lecture du document 6, compléter le document 7 en utilisant

des flèches et les mots suivants : absorption, restitution, stockage, importation, exportation.

Document 7

Cycle des éléments chimique dans un écosystème forestier

Cycle des éléments chimique dans un écosystème forestier Bois mort Litière Roche-mère 2 On a mesuré
Cycle des éléments chimique dans un écosystème forestier Bois mort Litière Roche-mère 2 On a mesuré
Cycle des éléments chimique dans un écosystème forestier Bois mort Litière Roche-mère 2 On a mesuré
Cycle des éléments chimique dans un écosystème forestier Bois mort Litière Roche-mère 2 On a mesuré

Bois mort

Litière

Roche-mère

2 On a mesuré les stocks et les flux annuels d’azote (N), de potassium (K) et de calcium (Ca) dans une forêt de chêne.

Les résultats sont présentés sur le document 8.

En utilisant l’exemple de l’azote, montrer que le sol d’un écosystème naturel est équilibré.

Séquence 6 – SN12

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Document 8

Stock et flux de K, Ca et N dans un écosystème forestier en kg.ha -1 .an -1

N dans un écosystème forestier en kg.ha - 1 .an - 1 Précipitations N : 10
Précipitations N : 10 K : 3 Ca : 9
Précipitations
N
: 10
K
: 3
Ca : 9
Stockage dans la biomasse N : 1500 K : 550 Ca : 1900
Stockage
dans la
biomasse
N : 1500
K : 550
Ca : 1900
9 Stockage dans la biomasse N : 1500 K : 550 Ca : 1900 Litière bois
Litière bois mort annuel N : 70 K : 51 Ca : 70
Litière
bois mort
annuel
N : 70
K : 51
Ca : 70
Litière des années précédentes N : 147 K : 46 Ca : 110
Litière
des années
précédentes
N : 147
K : 46
Ca : 110
Lessivage N : 4 K : 3 Ca : 12
Lessivage
N
: 4
K
: 3
Ca : 12
Absorption N : 85 K : 57 Ca : 90
Absorption
N : 85
K : 57
Ca : 90
Réserve minérale du sol N : 6000 K : 1000 Ca : 3700
Réserve
minérale
du sol
N
: 6000
K
: 1000
Ca : 3700

3 Quel serait l’effet de la disparition des décomposeurs du sol ? Cela aurait –il une influence sur le développement végétal ? Argumenter votre réponse.

Activité 5

Questions

? Argumenter votre réponse. Activité 5 Questions Comprendre la circulation des atomes d’azote dans un

Comprendre la circulation des atomes d’azote dans un écosystème

Recenser, extraire et organiser des informations

1 Compléter par des flèches, le document 9a, afin de mettre en évidence les relations trophiques existantes entre les différents organismes re- présentés.

2 En vous appuyant sur les documents 9a, 9b, 9c et 9d, expliquer com- ment les atomes d’azote initialement présents dans le sol peuvent à nouveau s’y retrouver quelques temps plus tard.

12 Séquence 6 – SN12

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Document 9a

Une chaîne trophique

Document 9a Une chaîne trophique Document 9b Schéma simplifié du cycle de l’azote Croissance Protéines animales

Document 9b

Schéma simplifié du cycle de l’azote

Croissance Protéines animales et végétales Excréments Décomposition Molécules organiques azotées NH 4 +
Croissance
Protéines animales
et végétales
Excréments
Décomposition
Molécules organiques
azotées
NH 4 +
Bactéries
Bactéries
NO 2 —
Nitrates (NO 3 — )
Minéralisation

Document 9c

Composition chimique d’un végétal et d’un animal en % de la masse totale

 
C
C

H

O

N
N
P
P
S
S

Animal

19,4

5,6

62,8

9,3

0,63

3,64

Végétal

11,6

0 ,8

77,6

8,7

0,7

0,2

Séquence 6 – SN12

13

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Document 9d

Composition de l’urine de mammifère

Composition de l’urine

E eau

E

E

Substances minérales : Na, Cl…

Substances organiques : • Urée (NH 2 -CO-NH 2 ) produit de la dégradation des protéines.

• L’allantoïne, C 4 H 6 N 4 O 3 , produit du métabolisme des purines. Les purines sont des molécules que l’on trouve dans l’ADN (Adénine et guanine)

à retenir Dans quasiment tous les écosystèmes, les êtres vivants qui sont à la base
à retenir
Dans quasiment tous les écosystèmes, les êtres vivants qui sont à la base de chaque chaîne
alimentaire sont des végétaux chlorophylliens ; le premier niveau trophique est constitué d’or-
ganismes autotrophes, c’est-à-dire capables de produire leur matière organique à partir de
matières exclusivement minérales.
Cette capacité ne peut se réaliser qu’en présence de lumière : on qualifie ces organismes de
photoautotrophes.
Dans un réseau trophique, les organismes photoautotrophes constituent les producteurs pri-
maires. Les plantes vertes en milieu terrestre et le phytoplancton en milieu marin sont les prin-
cipaux producteurs primaires.
Les autres niveaux trophiques sont occupés par des êtres vivants consommant de la matière
organique pour produire leur propre matière organique (ils transforment la matière organique
synthétisée par les autotrophes) : ce sont des organismes hétérotrophes. Ils constituent les
producteurs secondaires des chaînes alimentaires.
Les producteurs secondaires sont représentés par :
– les animaux consommant la matière organique produite par les producteurs primaires : ils
sont phytophages et constituent les consommateurs primaires ;
– les organismes zoophages qui constituent les consommateurs secondaires (il peut y avoir
plusieurs niveaux d’animaux zoophages) ;
– les organismes consommant la matière organique morte : les décomposeurs. Ils assurent le
recyclage de la matière organique en matière minérale.
P C1
C2
C3
Décomposeurs
Minéralisation
Transfert de la matière organique.
P
Producteurs primaires.
C
Consommateurs = producteurs secondaires.
14 Séquence 6 – SN12

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2. Un flux d’énergie

Nous venons de voir que de la matière passe d’un niveau trophique à l’autre. Mais qu’y a-t-il de commun entre l’herbe mangée par un lapin et le lapin mangé par le renard ? Cette analyse qualitative ne permet pas de mesure car un kilo de lapin est difficilement comparable avec un kilo de salade. Afin de mieux percevoir les limites de cet aspect qualita- tif nous allons prendre l’exemple d’un autre herbivore, la vache, animal intermédiaire entre deux êtres vivants : l’herbe de son pré, le produc- teur primaire et l’humain le consommateur II qui mange sa viande et boit son lait.

Activité 6

Document 10

La mesure de l’énergie est un moyen possible de comparaison des différents processus de transformation de la matière

Recenser, extraire et organiser des informations

« Entrées » et « sorties » chez un herbivore : la vache

« Entrées » et « sorties » chez un herbivore : la vache Questions 1 Au

Questions

» et « sorties » chez un herbivore : la vache Questions 1 Au bout de

1 Au bout de flèches arrivant ou partant de la vache, placer les mots bouse, CO2, herbe, lait, viande, producteur primaire, consommateur I, consommateur II de façon à compléter le document 10.

2 Dans un tableau à deux colonnes, rassembler d’une part ce qui entre dans la vache et d’autre part ce qu’elle en fait.

Nous voyons que ce que la vache produit est très hétérogène : dioxyde de carbone, viande lait et bouse sont difficilement comparables. La mesure de l’énergie est un moyen possible de comparaison de ces différents processus de transformation de la matière. Nous savons que les molé- cules organiques fabriquées par les végétaux chlorophylliens au cours de la photosynthèse contiennent de l’énergie chimique. Notons que ces molécules ont été fabriquées à partir de « matériaux » dépourvus d’éner- gie : C0 2 et H 2 O ; c’est donc l’énergie lumineuse qui a été convertie en énergie chimique.

Séquence 6 – SN12

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Ainsi le glucose, C 6 H 12 O 6 est une molécule organique (glucide) qui contient de l’énergie potentielle.

On a déterminé que l’oxydation d’une mole de glucose au cours de la respiration libère 2 815 kJ.

Il en est de même avec la matière animale : s’il y a de l’énergie dans l’herbe, il y en a aussi dans la viande, dans le lait…

Nous allons essayer de transformer des flux de matière en flux d’énergie dans un écosystème et nous aurons ainsi une idée des échanges quan- titatifs dans l’écosystème.

Activité 7

Questions

- titatifs dans l’écosystème. Activité 7 Questions Calculer les rendements énergétiques dans un écosystème

Calculer les rendements énergétiques dans un écosystème

Recenser, extraire et organiser des informations

1 Ecrire la réaction chimique matérialisant l’oxydation d’une molécule de glucose au cours de la respiration.

2 Nommer l’autre phénomène permettant d’extraire l’énergie contenue dans la matière organique.

3 Nous savons que l’énergie solaire reçue par la Terre varie selon la la- titude.

Sous notre latitude, l’énergie solaire reçue est estimée à 3081640 kJ.m -

2. an -1

Remarque

Un hectare de forêt sous climat tempéré (chênaie-hêtraie par exemple) produit en moyenne par an 8 tonnes de bois, 3 tonnes de feuilles, 1 tonne de fruit, 1 tonne de racines.

L’énergie accumulée dans la biomasse est estimée à :

E 18,8 kJ.g -1 pour les racines, les fruits et le bois

E 19,2 kJ.g -1 pour les feuilles

1 hectare = 10000 m 2

E Avec quel rendement la forêt réalise-t-elle la conversion de l’énergie solaire en énergie chimique ?

Discuter le résultat obtenu.

4 Nous avons vu que de la matière passe d’un niveau à un autre d’un écosystème. Nous avons vu aussi qu’une façon simple d’évaluer les quantités de matière passant d’un niveau à un autre consiste à trouver leur équivalent énergétique.

Le schéma ci-dessous représente, de manière simplifiée, la répartition d’énergie lorsque l’on passe d’un niveau trophique à l’autre.

16 Séquence 6 – SN12

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Document 11

Flux d’énergie dans un organisme

R A P NA
R
A
P
NA

I

I : Energie ingérée

A : Energie assimilée

NA : Energie non assimilée

R : Energie perdue par respiration

P : Energie fixée dans la production

a) En reprenant l’exemple de la vache vu précédemment, préciser ce que peut-être I, NA, P et R.

b) En utilisant vos connaissances de seconde, précisez ce qu’est A.

c) Comparer cette représentation schématique et le tableau que vous avez rempli (question 2, activité 6) et montrer l’intérêt de cette façon de représenter les transferts d’énergie.

Remarque

Questions

représenter les transferts d’énergie. Remarque Questions 5 Des chercheurs se sont intéressés au transfert

5 Des chercheurs se sont intéressés au transfert d’énergie le long d’une chaîne alimentaire dans une prairie naturelle. Le végétal chlorophyllien à la base de cette chaine alimentaire est une graminée (herbe) nommée Poa compressa. Les campagnols (Microtus agrestis) présents dans cet écosystème n’in- gèrent que 2% de la nourriture disponible. Ils sont en concurrence avec de nombreux insectes (punaises, sauterelles…) La population de ron- geurs n’utilise que 2 % de la quantité ingérée pour sa propre croissance. Les pertes respiratoires s’élèvent à 68% Les belettes (Mustella nivelis) ingèrent 30% de la nourriture disponible. 2,5 % de cette quantité ingérée est utilisée par le mustélidé pour sa pro- duction secondaire. Les pertes respiratoires s’élèvent à 93%.

les campagnols mangent les graminées et les campagnols sont la proie des belettes.

E Expliquer l’expression écrite en couleur.

E En vous aidant du document 11, calculer les rendements d’assimila- tion et de production pour le campagnol et la belette. Discuter les ré- sultats obtenus.

6 Avec l’exemple de la belette mangeant des campagnols qui mangent de l’herbe, on a pu voir que la matière et donc l’énergie d’un niveau trophique sert de matériau de construction au niveau suivant. On peut appliquer le schéma de répartition des énergies vu précédemment (document 11), non plus pour un individu mais pour les individus se mangeant successivement les uns les autres (document 12).

Séquence 6 – SN12

17

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Document 12

Flux d’énergie dans un écosystème

Végétaux chlorophylliens. Exemple : Consomateurs I. Consomateurs II. Exemple : Exemple : graminée campagnol
Végétaux chlorophylliens.
Exemple :
Consomateurs I.
Consomateurs II.
Exemple :
Exemple :
graminée
campagnol
belette
R
R
I A
I A
NC
NA
NC
NA
Décomposeurs
Flux d’énergie
NA : Energie non assimilée

Question

Flux d’énergie NA : Energie non assimilée Question Activité 8 Question Producteurs primaires Producteurs

Activité 8

Question

NA : Energie non assimilée Question Activité 8 Question Producteurs primaires Producteurs secondaires A : Energie

Producteurs primairesNA : Energie non assimilée Question Activité 8 Question Producteurs secondaires A : Energie assimilée NC

Producteurs secondairesQuestion Activité 8 Question Producteurs primaires A : Energie assimilée NC : Energie non consommée R

A : Energie assimilée

NC : Energie non consommée

R : Energie perdue par respiration

I : Energie ingérée

La succession herbe-campagnol-belette est une chaîne alimentaire que l’on peut trouver dans une prairie par exemple.

Dans tous les écosystèmes on peut trouver de telles successions de mangeurs qui sont mangés, par exemple :

Dans l’océan :

Phytoplancton-zooplancton-larves de crustacés-hareng-oiseaux

Dans le sol d’un bois :

Litière-vers-merles-rapace

Dans un chêne :

Feuille d’arbre-chenille-mésange-rapace

E A la lumière de ce que l’on vient de voir, expliquer pourquoi ces chaînes trophiques ont-elles toujours un nombre limité de maillons ?

Représenter sur un schéma les flux de matière et d’énergie dans un écosystème

Communiquer dans un langage scientifique approprié

Représenter sur le schéma ci-dessous le transfert de matière et d’énergie au sein d’un écosystème.

18 Séquence 6 – SN12

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Document 13

Schéma simplifié du flux de matière et d’énergie dans un écosystème

O 2 Plantes vertes CO 2 C1 Matière organique morte : cadavres, feuilles mortes C2
O
2
Plantes
vertes
CO 2
C1
Matière organique
morte : cadavres,
feuilles mortes
C2
C3
Détrivores
Sels
minéraux
Décomposeurs

Circulation de la matière minéralemortes C2 C3 Détrivores Sels minéraux Décomposeurs Flux d’énergie Circulation de la matière organique.

Flux d’énergieDécomposeurs Circulation de la matière minérale Circulation de la matière organique. Activité 9 Question

Circulation de la matière organique.Circulation de la matière minérale Flux d’énergie Activité 9 Question Rédiger une synthèse Communiquer dans

Activité 9

Question

Circulation de la matière organique. Activité 9 Question Rédiger une synthèse Communiquer dans un langage

Rédiger une synthèse

Communiquer dans un langage scientifique approprié

Rédiger un texte organisé (10 lignes environ) répondant au problème posé au début du chapitre.

Rappel du problème : « Nous savons que les végétaux chlorophylliens fabriquent de la matière organique. Cette matière organique contient de l’énergie.

Que devient la matière organique (et l’énergie qu’elle contient) fabriquée par les végétaux chlorophylliens au sein des écosystèmes ?

Séquence 6 – SN12

19

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Bilan

Dans un écosystème la matière organique produite par les végétaux chlorophylliens assure l’existence d’un réseau trophique complexe.

En effet, les organismes hétérotrophes dépendent directement ou indi- rectement des végétaux chlorophylliens. C’est en utilisant des matières organiques déjà existantes qu’ils trouvent les matériaux et l’énergie qui leur sont nécessaires. La matière organique produite par les organismes autotrophes est donc transformée le long des chaînes alimentaires.

Le passage de la matière organique d’un niveau trophique à un autre se fait avec des pertes considérables d’énergie. Une partie de la matière organique ingérée n’est pas assimilée et une partie est perdue par res- piration.

La minéralisation de cette matière par les organismes décomposeurs permettra de fournir aux autotrophes les éléments minéraux dont ils ont besoin. Il existe donc un cycle de la matière.

20 Séquence 6 – SN12

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2 Les agrosystèmes détournent une grande partie de la production végétale pour l’homme ou les animaux d’élevage

Pour s'interroger

1 Souligner dans la liste ci-dessous, en utilisant deux couleurs diffé- rentes, les surfaces que l’on peut ranger dans la catégorie « agrosys- tème » et celles que l’on peut ranger dans la catégorie « écosystème ». E Prairie naturelle, champ de tournesol, forêt, champ de maïs, prairie d’alpage, lande, lac, pâturage, vigne, élevage de porc, riziculture, ba- naneraie.

Document 1

Aide

élevage de porc, riziculture, ba- naneraie. Document 1 Aide Document 2 Rendement du blé, maïs, colza

Document 2

Rendement du blé, maïs, colza entre 1955 et 2008 en quintaux .ha -1 en France

Rendement en 100 quintaux/ha –1 Maïs 80 Blé 60 40 Colza 20 0 1950 1960
Rendement en
100
quintaux/ha –1
Maïs
80
Blé
60
40
Colza
20
0
1950
1960
1970
1980
1990
2000
2010
Années

Evolution de la masse d’un plant de maïs au cours de sa phase végéta- tive (du semis à la récolte)

350

300

250

200

150

100

50

0

Masse sèche en g Masse sèche totale Grains Tiges et feuilles Racines 0 50 100
Masse sèche
en g
Masse sèche
totale
Grains
Tiges et feuilles
Racines
0
50
100
150
200

Temps en jours

Séquence 6 – SN12

21

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2 Quand un agriculteur indique que le rendement de son maïs est de 70 quintaux.h -1 il signifie que sa culture a produit 70 quintaux de grains de maïs par hectare Le rendement peut-il être confondu avec la production primaire. Justi- fier votre réponse en utilisant le document 2.

3 Décrire l’évolution des rendements de 1960 à 2010. Calculer la surface nécessaire pour produire 100 tonnes de blé en 1960, en 2000. Proposer plusieurs hypothèses pour expliquer ce constat.

à retenir

Au cours des 50 dernières années, les rendements et donc la production primaire ont augmenté
Au cours des 50 dernières années, les rendements et donc la production
primaire ont augmenté de façon spectaculaire.

E Comment ce développement a-t-il été rendu possible ?

E Quelles sont les conséquences de ce développement ?

A
A

Activité 1

Document 3

L’homme, acteur majeur des agro- systèmes

Comprendre le rôle joué par l’homme dans les agrosystèmes

Pratiquer une démarche scientifique : raisonner avec rigueur Recenser, extraire et organiser des informations

Deux agrosystèmes (champ de maïs et pâturage) à deux moments de l’année

Le maïs peut être utilisé sous forme d’ensilage pour l’alimentation des bovins ou sous forme de grains utilisés pour l’alimentation hu- maine et animale. Dans le premier cas, l’ensemble de l’appareil végétatif aérien est récolté ; dans le second on ne garde que les grains des épis.

22 Séquence 6 – SN12

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E Document page suivante

Questions

Questions 1 En vous appuyant sur les connaissances du chapitre1, comparer dans un tableau à double
Questions 1 En vous appuyant sur les connaissances du chapitre1, comparer dans un tableau à double
Questions 1 En vous appuyant sur les connaissances du chapitre1, comparer dans un tableau à double
Questions 1 En vous appuyant sur les connaissances du chapitre1, comparer dans un tableau à double
Questions 1 En vous appuyant sur les connaissances du chapitre1, comparer dans un tableau à double

1 En vous appuyant sur les connaissances du chapitre1,comparer dans un tableau à double entrée ce que devient la production primaire dans un écosystème forestier et dans les deux agrosystèmes représentés sur le document 3.

2 Le devenir de la production primaire est différent dans un agrosys- tème ou dans un écosystème. En utilisant vos connaissances, indiquer quelle conséquence cela peut avoir sur la quantité d’éléments minéraux disponible dans le sol des agrosystèmes.

3 Le fichier open-Calc disponible sur académie en ligne recense les don- nées relatives à trois éléments chimiques, N, P et k dans un agrosys- tème. Ces éléments minéraux sont nécessaires à la croissance des végétaux.

Montrer, en utilisant l’exemple de l’azote (N) que l’intervention de l’homme est nécessaire dans un agrosystème.

Aide

de l’homme est nécessaire dans un agrosystème. Aide Séquence 6 – SN12 2 3 © Cned

Séquence 6 – SN12

23

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Document 4a

Culture de blé dans deux situations différentes (avec ou sans adventices)

dans deux situations différentes (avec ou sans adventices) Document 4b Poids des betteraves en fonction du

Document 4b

Poids des betteraves en fonction du nombre d’adventices

 

10

Poids betterave en kg.m -2

Poids betterave en kg.m -2

Poids betterave en kg.m -2
 

5

0

0
 

20

40

Total adventices.m -2

4 Rechercher le sens du mot adventice.

 

5 En utilisant vos connaissances et les documents 4a et 4b, expliquer pourquoi les agriculteurs cherchent par des moyens mécaniques ou chimiques à éliminer les adventices.

6 Formuler les conséquences de l’élimination des adventices sur la bio- diversité et les réseaux trophiques des agrosystèmes.

Document 5a

L’eau, élément clé de la production végétale

 

95 % de l’eau absorbée par un végétal est restituée à l’atmosphère par transpiration. Cette perte d’eau au niveau des feuilles aspire la sève brute (eau + ions minéraux) par un méca- nisme de succion assurant ainsi l’approvisionnement des cellules en éléments minéraux. Un arbre, au printemps, peut rejeter jusqu’à 400 litres d’eau par jour dans l’atmosphère. L’eau disponible dans le sol est donc un facteur important dans le cycle de vie d’un végétal.

Quand cette réserve est épuisée, il y’ a stress hydrique ce qui se traduit par une fermeture de structures particulières situées au niveau des feuilles, les stomates. Cela permet de réduire la perte d’eau par le végétal. Or c’est également par ces stomates que pénètre le dioxyde de carbone …

24 Séquence 6 – SN12

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Document 5b

Les feuilles, « usines » des végétaux chlorophylliens

Document 5c

Les stomates, lieu d’échange des gaz (dioxyde de carbone, oxygène et eau) entre le végétal et le milieu extérieur.

Epiderme supérieur de la feuille

et le milieu extérieur. Epiderme supérieur de la feuille Vaisseau transportant la sève Epiderme inférieur de

Vaisseau transportant la sève

Epiderme inférieur de la feuille

Stomates

Rendements obtenus pour 4 cultures en 2003 comparés aux rendements des années précédentes

L’année 2003 fut, sur le plan climatique, une année particulière par l’in- tensité et la durée de la sécheresse.

Rendement 100 (quintaux.ha –1 ) 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0
Rendement
100
(quintaux.ha –1 )
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Colza
Blé
Maïs
Soja
Moyenne des année 2000,2001 et 2002.
2003.

7 Expliquer, en mettant en relation les documents 5a, 5b et 5c et en utili- sant vos connaissances, les chutes de rendement observés en 2003.

Aide

les chutes de rendement observés en 2003. Aide 8 Rédiger une synthèse (10 lignes maxi) expliquant

8 Rédiger une synthèse (10 lignes maxi) expliquant pourquoi les agro- systèmes doivent être entretenus par l’homme.

Séquence 6 – SN12

25

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à retenir

à retenir   Ecosystème Agrosystème Nombre d’espèces     animales Elevé Faible
 

Ecosystème

Agrosystème

Nombre d’espèces

   

animales

Elevé

Faible

Nombre d’espèces

   

végétales

Elevé

Faible

 

Réseau trophique

Réseau trophique simpli- fié formé d’un producteur, la plante cultivée et d’un nombre limité de consom- mateurs (homme, animaux d’élevage)

Relations trophiques

complexe

Biomasse pérenne

Elevée

Faible

Devenir de la produc- tion primaire

Alimente l’écosys-

 

tème

Exportée

26 Séquence 6 – SN12

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B
B

L’utilisation des intrants doit être raisonnée

Nous avons constaté que les agrosystèmes nécessitent une intervention permanente de l’homme afin d’équilibrer le sol, de lutter contres les ad- ventices, ou assurer un apport régulier en eau.

Ces interventions humaines sécurisent les rendements.

Ces réponses ne sont cependant pas sans conséquence que ce soit sur la qualité des eaux, la biodiversité, la dégradation des sols, le cout éner- gétique, ou bien encore le rejet de gaz à effet de serre.

Certains de ces aspects seront abordés dans le chapitre 3.

Les agronomes travaillent aujourd’hui à la mise en place de nouvelles pratiques culturales conciliant la nécessaire production et la gestion du- rable de l’environnement.

1. Maîtriser la fertilisation, un enjeu essentiel

Activité 2

Comprendre

l’impact

sur

l’environnement

d’une

fertilisation

excessive

La fertilisation des agrosystèmes est nécessaire afin de maintenir la richesse du sol en éléments nutritifs. Cependant, depuis quelques an- nées, on observe notamment en Bretagne un phénomène connu sous le nom de nom de marées vertes. Ce phénomène est décrit dans le docu- ment 6.

Document 6

Les marées vertes en Bretagne.

Depuis plusieurs années, on assiste à une prolifération d’algues dans les rivières de Bretagne et dans les baies où la configuration ne permet pas un effet de brassage suffisant: l’eau verdit et sa transparence diminue, c’est l’eutrophisation.

Ces végétaux, en mourant, vont constituer un apport nutritif pour les bactéries qui se multiplient et consomment le dioxygène dissous dans l’eau, conduisant à l’asphyxie de nombreux animaux aquatiques qui finissent par disparaître. En outre, les eaux de surface, rivières et lacs, fournissent au moins 80 % de l’eau potable pour les Bretons.

D’aucuns pensent que l’agriculture intensive très répandue en Bretagne est à l’origine de ce phénomène.

Qu’en est-il exactement ?

Séquence 6 – SN12

27

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Question

Question 1 Exploiter les documents ci-dessous (7a à 7f) afin de montrer, dans un texte organisé

1 Exploiter les documents ci-dessous (7a à 7f) afin de montrer, dans un texte organisé, comment l’utilisation intensive d’engrais (minéraux et/ou organiques) contribue à une dégradation de la qualité des eaux.

Aide

contribue à une dégradation de la qualité des eaux. Aide Remarque 50 mg.L - 1 est

Remarque

50 mg.L -1 est la quantité maximale de nitrates au-delà de laquelle l’eau n’est plus considéré comme potable.

Document 7a

Bref historique de la fertilisation

La fertilisation existe depuis que les populations sédentaires cultivent le sol. Jusqu’à la fin du 18ème siècle, les pratiques agricoles étaient basés sur la rotation : alternance entre année de culture et de jachères.

Les seules sources de fertilisants étaient les

insuffisante. Ce n’est qu’au milieu du 19ème siècle, avec les progrès de la chimie, qu’apparaissent les premiers engrais minéraux et que les rendements progressent tout en demeurant très infé- rieurs aux rendements actuels. On distingue deux types d’engrais : les engrais minéraux et les engrais organiques. Les éléments nutritifs des engrais organiques sont d’origine animale ou végétale. Ainsi le mélange des excréments et des urines des animaux d’élevage constitue le lisier qui est riche en matière organique azotées. Le lisier collecté est répandu par les agriculteurs sur les sols destinés à implanter des cultures. Les engrais minéraux sont produits à partir des minerais du sous-sol (phosphate, potasse) ou à partir du diazote de l’air. Les engrais minéraux peuvent ne contenir qu’un seul élément chimique : engrais azotés(N) , engrais phosphaté (P) ou potassique (K) ou sont composés de plusieurs éléments chimiques : engrais NPK. Il faut bien distinguer les engrais des amendements. Les premiers ont pour objectif d’aug- menter la teneur du sol en éléments nutritifs et favoriser la croissance des végétaux cultivés alors que les seconds ont pour but d’améliorer la structure du sol que ce soit sur le plan physique, chimique ou microbiologique.

déjections animales mais en quantité trop

28 Séquence 6 – SN12

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Document 7b

Schéma simplifié de l’agriculture en France

Document 7c

Schéma simplifié de l’agriculture en France Document 7c Elevage intensif Culture de céréales Elevage extensif

Elevage intensif Culture de céréales Elevage extensif Prairie permanente Vigne, culturesSchéma simplifié de l’agriculture en France Document 7c maraichères et fruitières Grandes cultures céréalières Schéma simplifié de l’agriculture en France Document 7c maraichères et fruitières Grandes cultures céréalières

maraichères et fruitièresElevage extensif Prairie permanente Vigne, cultures Grandes cultures céréalières Teneur en nitrates dans les

Grandes cultures permanente Vigne, cultures maraichères et fruitières céréalières Teneur en nitrates dans les eaux souterraines

céréalières

Teneur en nitrates dans les eaux souterraines de 3 régions françaises :

Bretagne, Corse et Beauce

Bretagne

3 régions françaises : Bretagne, Corse et Beauce Bretagne Teneur en nitrates en mg.L –1 >

Teneur en nitrates en mg.L –1

Corse et Beauce Bretagne Teneur en nitrates en mg.L –1 > à 50 mg 30 20

Corse et Beauce Bretagne Teneur en nitrates en mg.L –1 > à 50 mg 30 20

Corse et Beauce Bretagne Teneur en nitrates en mg.L –1 > à 50 mg 30 20

> à 50 mg

30

20

à 50 mg à 30 mg

en mg.L –1 > à 50 mg 30 20 à 50 mg à 30 mg 10

en mg.L –1 > à 50 mg 30 20 à 50 mg à 30 mg 10

10 à 20 mg < à 10 mg

Corse Beauce
Corse
Beauce
1985 1990 2000 2008 Teneur en nitrates > à 50 mg.L –1 < à 50
1985
1990 2000
2008 Teneur en nitrates
> à 50 mg.L –1
< à 50 mg.L –1

Document 7d

Fertilisation de deux agrosystèmes au cours d’une année

Novembre 2010 Sol Sous-sol Culture de blé Pâturage Rivière Epandage engrais Epandage lisier Février 2011
Novembre
2010
Sol
Sous-sol
Culture de blé
Pâturage
Rivière
Epandage engrais
Epandage lisier
Février
2011
Mars 2011 Mai 2011
Mars
2011
Mai
2011

Séquence 6 – SN12

29

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Document 7e

Document 7f

Cycle de l’azote

Document 7e Document 7f Cycle de l’azote Légumineuses N 2 azote Fourrage Bouses Cadavres NH 4
Document 7e Document 7f Cycle de l’azote Légumineuses N 2 azote Fourrage Bouses Cadavres NH 4
Légumineuses
Légumineuses

N 2

azote

Fourrage Bouses Cadavres NH 4 + ion ammonium Dénitrification
Fourrage
Bouses
Cadavres
NH 4 +
ion ammonium
Dénitrification

Cours d’eau

Nappes phréatiques

atmosphérique Usine d’engrais Epandage Litière d’engrais
atmosphérique
Usine d’engrais
Epandage
Litière
d’engrais
Bactéries du sol
Bactéries
du sol
Lessivage
Lessivage

NO 3 ion nitrate

Les végétaux et l’azote

Les végétaux sauf exception ne peuvent pas utiliser pour leur crois- sance le diazote atmosphérique. Ils utilisent l’azote sous forme d’ions nitrates (N03-) ou ammonium (NH4+) qu’ils prélèvent dans la solution du sol. Les ions N03- sont solubles et donc facilement lessivables s’ils ne sont pas absorbés par les végétaux. Les ions NH4+sont moins facilement lessivés car ils se fixent sur les col- loïdes du sol.

2 L’agriculture intensive peut-elle être à l’origine des marées vertes ? Proposer une explication.

3 On a mesuré, pour une parcelle donnée, les rendements obtenus en fonction de la quantité d’azote apportée à la culture.

Les résultats sont présentés dans le document 8.

Représenter graphiquement avec open-Calc la variation des rende- ments obtenus en fonction de la quantité d’azote utilisée.

Utiliser ces résultats afin de proposer un début de réponse au pro- blème posé sur l’environnement par la fertilisation.

30 Séquence 6 – SN12

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Document 8

Rendements obtenus en fonction de la quantité d’azote utilisée

Masse d’azote

Rendements (quintaux.ha 1 )

Rendements (quintaux.ha – 1 )

(kg.ha-1)

0

44

10

47,5

20

53,3

30

56,7

40

59,6

50

62,5

60

64,0

70

66,7

80

68,6

90

70,2

100

71,9

110

73,7

120

75,4

130

77,2

140

78,9

150

80,3

160

81,4

170

82,8

180

83,3

190

84,4

200

84,0

210

81,7

220

77,2

230

74,2

à retenir

Tout fertilisant en excès ou épandu à des périodes inappropriées est perdu par ruissellement et
Tout fertilisant en excès ou épandu à des périodes inappropriées est perdu par ruissellement et
lessivage en période de fortes pluies ou réorganisé dans le sol.
La préservation des eaux souterraines ou superficielles est une nécessité qui passe par une
gestion de la fertilisation azotée.

E Comment concilier la nécessaire production et la gestion durable de l’environnement ?

Activité 3

Comprendre le principe de la fertilisation raisonnée

Une des orientations de la directive nitrates est « La fertilisation azotée doit suivre le principe de la fertilisation équilibrée ou raisonnée »

L’objectif de la fertilisation raisonnée est d’équilibrer les apports en azote de la culture avec les fournitures d’azote du sol et l’engrais apporté en compléments. La couverture des besoins doit être apportée tout au

Séquence 6 – SN12

31

© Cned – Académie en ligne

Le problème

à résoudre

long du cycle de la culture et plus particulièrement aux périodes clés ou tout manque d’azote se traduit par une baisse du rendement.

A la sortie de l’hiver, il est nécessaire d’apporter de l’azote aux cultures

de blé implantées à l’automne.

En se fondant sur ses pratiques habituelles, un agriculteur estime qu’il doit apporter, à sa culture de blé, 180 kg.ha -1 . L’itinéraire technique de la culture est décrit dans le document 8.

A partir des données 1 à 8 fournies par les agronomes, déterminer si la

quantité d’azote définie par l’agriculteur est adaptée ou pas ? Ces données sont recensées sur un fichier Open-Calc disponible sur l’académie en ligne.

Aide

Open-Calc disponible sur l’académie en ligne. Aide Document 8 Itinéraire technique de la culture de blé
Document 8 Itinéraire technique de la culture de blé Remarque chaque petit carré correspond à
Document 8
Itinéraire technique de la culture de blé
Remarque
chaque petit carré correspond à un mois de l’année.
Quelle quantité
2010 2011
apporter?
D
I
F
Temps
Prairie
Culture de blé
en mois
Destruction de la prairie
I
Implantation du blé

Activité 4

Le problème

à résoudre

Fertilisationdu blé Activité 4 ➥ Le problème à résoudre Comprendre que le choix d’une pratique culturale

Comprendre que le choix d’une pratique culturale peut limiter l’impact sur l’environnement

Pratiquer une démarche scientifique : raisonner avec rigueur Recenser, extraire et organiser des informations

On peut lire sur un arrêté préfectoral les précisions suivantes

« Pendant la période d’interculture, chaque exploitation agricole

devra maintenir un taux de couverture végétale équivalent à 70% de sa SAU (surface agricole utile) en zone vulnérable en 2009 puis augmentant de 10% /an pour atteindre 100% en 2012 ».

32 Séquence 6 – SN12

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Document 9

Cet arrêté préfectoral est-il justifier scientifiquement ?

Utiliser les résultats des recherches effectuées (document 9 et 10) afin de répondre au problème posé.

Votre réponse devra prendre la forme d’un texte organisé.

E Les modalités des itinéraires techniques sont présentées dans le do- cument 9. La moutarde appartient à la famille des Brassicacées (famille dans la- quelle on retrouve le colza, choux…) Elle sera détruite avant l’implan- tation du maïs.

E On mesure l’azote minéral dans le sol (de 0 à 90cm) en Août 2010, en Octobre 2010 et en Février 2011. Les résultats sont présentés dans le document 10.

Itinéraire technique dans deux parcelles voisines Parcelle 1 2010 2011 Blé Sol nu Maïs
Itinéraire technique dans deux parcelles voisines
Parcelle 1
2010 2011
Blé
Sol nu
Maïs
Implantation Récolte Implantation Récolte du blé du maïs Culture Interculture Culture Parcelle 2 2010 2011
Implantation
Récolte
Implantation
Récolte
du blé
du maïs
Culture
Interculture
Culture
Parcelle 2
2010
2011
Blé
Moutarde
Maïs
Implantation
Récolte
Implantation
Récolte
du blé
du maïs
Culture
Interculture
Culture
Fortes pluies
Fertilisation
F
M
A
Chaque petit rectangle correspond à un mois de l’année

Séquence 6 – SN12

33

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Document 10

Quantité d’azote minéral dans le sol (de 0 à 90cm) en Août 2010, en Octobre 2010 et en Février 2011 avec ou sans culture de moutarde

Août Octobre Février

Azote (kg.ha –1 ) 180 180 160 160 140 140 120 120 100 100 80
Azote
(kg.ha –1 )
180
180
160
160
140
140
120
120
100
100
80
80
60
60
40
40
20
20
0
0
Août Octobre Février

Lorsque le sol reste nu

Azote (kg.ha 1 )

Février Lorsque le sol reste nu Azote (kg.ha – 1 ) Lorsque le sol reçoit une

Lorsque le sol reçoit une culture de moutarde

à retenir

L’utilisation d’engrais est indispensable afin de compenser les exporta- tions d’éléments minéraux au moment des
L’utilisation d’engrais est indispensable afin de compenser les exporta-
tions d’éléments minéraux au moment des récoltes
Ajuster les apports aux besoins, ne pas laisser le sol nu durant la période
d’interculture permet de limiter la perte d’éléments minéraux par lessivage
et ruissellement.

34 Séquence 6 – SN12

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Activité 5

2. Les problèmes posés par l’utilisation des pesticides

Identifier les problèmes posés par l’utilisation des pesticides

Définition

posés par l’utilisation des pesticides Définition Document 11 Itinéraire technique d’une culture de blé
Document 11 Itinéraire technique d’une culture de blé S O N D J F M
Document 11
Itinéraire technique d’une culture de blé
S
O
N
D
J
F
M
A
M
J
J
A
Semis
Fertilisation
Insecticides
Herbicides
Fongicides
Régulateur de
croissance
Récolte
Remarque
Questions
Les cases grisées correspondent à une action : semis, application d’un
herbicide…
1 Rechercher quel est le rôle exercé par chacune des substances chimiques
dont le nom est écrit en caractères gras dans le tableau ci-dessus.

Document 12

Utilisation de pesticide dans un champ de blé

Document 12 Utilisation de pesticide dans un champ de blé 4 1 2 3 Sous-sol Culture
4 1 2 3 Sous-sol Culture de blé Poisson herbivore Sol Elodée (végétal aquatique) Héron
4
1
2
3
Sous-sol
Culture de blé
Poisson herbivore
Sol
Elodée (végétal aquatique)
Héron

Séquence 6 – SN12

35

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2 Sur le document ci-dessus, indiquer par des flèches le trajet possible des pesticides.

En déduire les conséquences possibles pour l’environnement, pour l’homme.

à retenir

possibles pour l’environnement, pour l’homme. à retenir 3 6 Séquence 6 – SN12 © Cned –

36 Séquence 6 – SN12

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Activité 6

Le problème à résoudre

Document 13

Document 14

Document 15

3. Des besoins en eau qui augmentent.

Equilibrer les apports et les besoins en eau

Un agriculteur souhaite implanter une culture de maïs dans le centre de la France. Il se demande si les disponibilités en eau seront suffisantes.

Sur la base des données ci-dessous, établir une conclusion.

Aide

base des données ci-dessous, établir une conclusion. Aide Un paramètre important : l’eau fournit par le

Un paramètre important : l’eau fournit par le sol

L’eau disponible dans le sol peut être exprimée en réserve utile du sol (RU) et en réserve facilement utilisable (RFU).

La réserve utile du sol est la quantité d’eau maximale utilisable par la plante stockée par le sol. Celle-ci dépend des caractéristiques pédolo- giques du sol.

Toute cette eau n’est pas facilement disponible pour les plantes. C’est pourquoi les agronomes introduisent un second paramètre : la réserve facilement utilisable du sol (RFU).

En tenant compte des caractéristiques du sol, les agronomes estiment que la réserve utile du sol (RU) est ici de 86 mm. Ils en déduisent une valeur de la réserve facilement utilisable (RFU) égale ici à 54 mm.

Précipitations au cours de la période végétative (avril à septembre 2010) dans la région concernée

Toutes les précipitations ne sont pas disponibles pour la végétation. Une partie est « perdue » par ruissellement notamment. On estime ici les pertes à 20%.

Septembre

Mois

Avril

Mai

Juin

Juillet

Aout

76,8

75,8

81

30,6

49,4

Précipitations

en mm

56,2

Besoins en eau permettant un rendement optimal du maïs

Les agronomes peuvent calculer les besoins en eau permettant le déve- loppement optimal d’une culture donné.

Pour le maïs, les besoins en eau sont estimés à 5800 m 3 .ha -1 .

Séquence 6 – SN12

37

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Les besoins en eau évoluent au cours du cycle du végétal. Les besoins en eau du maïs de mai à août sont donnés sur la courbe ci-dessous.

6

5

4

3

2

1

0

Besoins en eau (mm.j –1 ) Mai Juin Juillet Août
Besoins en eau
(mm.j –1 )
Mai
Juin
Juillet
Août

à retenir

Les aléas de la pluviométrie dans certaines régions nécessitent de recourir à l’irrigation afin d’assurer
Les aléas de la pluviométrie dans certaines régions nécessitent de recourir à l’irrigation afin
d’assurer la production et sécuriser les rendements.
Des bilans hydriques permettent d’ajuster de façon précise le supplément d’eau qui doit être
apporté par l’irrigation.

38 Séquence 6 – SN12

© Cned – Académie en ligne

C
C

La production animale

La consommation moyenne de viande par personne et par an en France est de 96,5 kg. A titre de comparaison, cette consommation atteint 4kg par personne et par an en Inde.

Dans les pays d’Europe du nord, sur les 3800 kilocalories consommés quotidiennement, 1200 sont d’origine animale alors qu’en Afrique sub- saharienne, la contribution des calories animales à la ration alimentaire (2200 kilocalories) est de 135 kilocalories.

Les produits d’origine animale sont riches en protéines et/ou lipides.

Il en découle que la consommation de protéines et lipides est très va- riable d’un endroit à l’autre de la planète.

Ces constats posent plusieurs questions :

E Quel sont les impacts écologiques d’une alimentation carnée ?

E La planète pourrait-elle « supporter » une même alimentation pour tous ?

Activité 7

Document 16

1. L’impact écologique d’une alimentation riche en viande

Les pyramides des énergies et l’alimentation humaine

Raisonner

Le calcul des flux d’énergie traversant les agrosystèmes permet d’esti- mer l’impact écologique de son alimentation.

Flux d’énergie (en kJ.ha 1 .an 1 ) dans deux agrosystèmes

Agrosystèmes

Energie solaire

Producteurs

Consommateurs de

Consommateurs de

incidente

primaires

premier ordre

second ordre

Champ de blé en Hollande

5,4.10 9

47,9.10 6 (grain de blé)

32,5.10 4

 

(tissu humain)

aucun

Prairie en France

41,6.10 9

163,4.10 6

11,10. 6 (tissu de bœuf)

8,4.10 4

(herbe)

(tissu humain)

Document 17

Pour le champ de blé : La productivité en grains utilisables par l’Homme est de 47,9 millions de kJ.ha 1 .an 1 . Les grains sont digestibles à 80%. Pour la prairie pâturée : La productivité secondaire (viande + lait) est de 21,7 millions de kJ.ha 1 .an 1 . Après nourrissage des veaux avec le lait, il reste 11,1 millions de kJ.ha 1 .an 1 , digestibles à 90%.

Séquence 6 – SN12

39

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Document 18

Quantité d’eau nécessaire pour produire 1 kg de matière (en litres)

Questions

pour produire 1 kg de matière (en litres) Questions Blé 1100 Riz pluvial 1400 Soja 2700

Blé

1100

Riz pluvial

1400

Soja

2700

Bœuf

13500

Porc

4600

Volaille

4100

Lait

3000

Fromage

5000

œufs

2700

1 Construire les deux chaines alimentaires évoquées dans les docu- ments, et justifier les niveaux trophiques différents occupés par l’Homme.

2 Rappeler en vous appuyant sur les connaissances acquises dans le chapitre précédent, quelles sont les causes des pertes énergétiques constatées entre chaque niveau.

3 Calculer pour chaque production ce qui reste pour l’alimentation hu- maine.

Remarque

4 En considérant qu’il faut 4,1 millions de KJ (pour nourrir un Homme pendant un an), calculer le nombre d’humains qui pourront être nour- ris par 1 hectare de blé et un hectare de prairie.

1 calorie =4,18 joule

5 Que peut-on en déduire quand à l’impact écologique d’une alimenta- tion carnée ?

Activité 8

Mesurer l’impact d’une alimentation riche en viande à l’échelle de la planète

Il faut 7 Kg de céréales pour produire 1 Kg de bœuf, 4 kg de céréales pour produire 1 kg de porc et 2 Kg pour produire 1 Kg de poulet.

Actuellement la consommation moyenne d’un français est de 96,5 kg de viande par an que l’on peut, en simplifiant, répartir de la manière suivante :

E

Viande bovine : 29,2 kg.

E

Porc : 38,7 kg.

E

Volaille : 28,6 kg.

En Inde, la consommation moyenne est de 4 kg par an et par personne.

40 Séquence 6 – SN12

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Question

Question Calculer (nous faisons abstraction des différences culturelles) la quanti - té de céréales que devrait

Calculer (nous faisons abstraction des différences culturelles) la quanti- té de céréales que devrait produire l’Inde si chaque indien se nourrissait comme un français.

Quelle(s) conclusion(s) pouvez-vous établir ? E Quelques données relatives à l’Inde Population indienne : 1,2.10 9 habitants. Production de céréales en 2010 : 212.10 6 tonnes Surface cultivable en inde : 1695000 km 2 Surface cultivée en Inde : 1420000 km 2 . Surface totale en Inde : 3287590 km 2

à retenir

Les réseaux trophiques montrent qu’il existe toujours des pertes de biomasse et d’énergie lorsqu’on passe
Les réseaux trophiques montrent qu’il existe toujours des pertes de biomasse et d’énergie
lorsqu’on passe d’un niveau trophique à l’autre. Plus la chaine est courte, moins il y a de pertes.
En privilégiant une alimentation végétale, l’Homme réduit les pertes de matière et d’énergie.

2. De nouvelles sources de protéines…

E Que peut-on faire à notre niveau ? Manger moins de viande ?

Depuis quelques temps, des voix s’élèvent pour affirmer qu’il faudra que les consommateurs des pays développés réduisent de manière dras- tique leur consommation de viande, si l’on veut répartir les ressources. Alors, que mettre demain dans nos assiettes ?

Activité 9

Document 19

Des pistes pour les protéines du futur : Demain, manger autre chose ?

Recenser, extraire et organiser des informations

Que mettre demain dans nos assiettes ? Le kangourou :

La viande de kangourou présente des intérêts importants : c’est une viande maigre, davantage que les blancs de poulet (1,3g de lipides pour 100g de viande, 1,6g dans le poulet et 6,3g dans le bœuf), elle est très économe en CO2 avec seulement 0,003 tonnes émises par an, contre 0,14t pour les moutons et 1,67t pour les bovins. De plus, le kangourou pullule dans le bush australien, alors que les australiens n’en mangent pratiquement pas (une étude récente montre qu’à peine 15% des austra- liens consomment de la viande de kangourou au moins quatre fois/an). Alors, pourquoi ne pas se lancer dans l’élevage des kangourous ? Cela est en réalité très difficile, ces animaux ne supportent pas bien le stress lié à la captivité et le manque d’espace. Sous l’effet de l’adrénaline qu’ils sécrètent en cas de stress, ils développent une myopathie de capture, un syndrome qui dégrade les muscles et certains organes, et au final rend la viande inconsommable…

Séquence 6 – SN12

41

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Les insectes :

Ils ont beau ne pas encore faire partie du panier de la ménagère française, les insectes tiennent encore une place de choix dans l’alimentation de certains peuplés. Au Mexique par exemple, les insectes sont appréciés pour leur richesse en protéines, en minéraux, en acides gras saturés, en acides aminés essentiels, en vitamines, et tout cela pour un apport calorique limité ! D’autant qu’ils cumulent les avantages écologiques et économiques. Les espèces comestibles sont présentes sur toute la pla- nète, leur élevage peut facilement être industrialisé, ils n’ont pas besoin de compléments alimentaires, leur viande ne demande pas de réfrigéra- tion….et ils se reproduisent encore plus vite que les lapins : une femelle criquet pond 1500 œufs par mois, une termitière produit 30000 œufs par jour et certaines fourmilières jusqu’à 300000 œufs quotidiens. Alors, les insectes sont-ils la viande de l’avenir ? Pas sur. Les insectes, qui arrivent souvent en bout de chaine alimentaire et subissent de plein fouet la diffusion des intrants agricoles dans l’environnement, accumulent dans leur organisme des métaux lourds et des molécules neurotoxiques. C’est déjà le cas au Mexique où les niveaux de plomb détectés dans la chair de certaines sauterelles étaient 100 fois supérieurs à la dose maximale recommandée pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Si l’on veut pouvoir demain se régaler d’insectes, il va falloir s’attaquer aujourd’hui au problème, et adopter pour leur élevage des normes envi- ronnementales strictes qui garantissent une viande saine.

La viande synthétique :

Produire de la viande dans des boites de Pétri, c’est déjà possible. La viande de laboratoire, ce sont des cellules animales cultivées in vitro, en tube. Une technologie développée en autre pas la NASA, qui y a vu moyen de fournir de la viande à ses astronautes paris pour de longues missions.

A priori on peut cultiver n’importe quelle viande en laboratoire, à condi-

tion de disposer d’un échantillon de tissu musculaire et d’un système de perfusion qui apporte les nutriments nécessaires à la croissance cellu- laire (oxygène, acides aminés…) et qui évacue les déchets produits par

les cellules. Pour avoir une bonne texture et ressembler à de la viande,

le muscle doit aussi être entrainé régulièrement, c’est à dire contracté.

Cette viande, élaborée loin des prés et des étables, ne demande pas d’antibiotiques ni de terrain, n’émet quasiment pas de CO2, ne produit pas d’effluents, ne pollue pas les nappes phréatiques et évite l’abattage.

Mais par ailleurs, certains s’opposent fermement à ces steaks in vitro, qui voient dans ces solutions une nouvelle menace pour les petits éle- veurs familiaux. D’aucuns avancent aussi que cette viande « désincar- née » mettrait une distance plus grande encore entre le consommateur et le produit qu’il consomme.

Reste le principal obstacle : le prix. Pour l’heure, cette viande est encore extrêmement chère : un million de dollars les 250g ! Le passage à l’in- dustrialisation n’est pas encore pour demain !

42 Séquence 6 – SN12

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Questions

Questions Compléter un tableau sur le modèle suivant : Avantages Inconvénients Viande de Kangourou Viande

Compléter un tableau sur le modèle suivant :

Avantages

Inconvénients

Viande de Kangourou

Viande d’insectes

Viande synthétique

Bilan du chapitre

Une meilleure connaissance des besoins des cultures en éléments mi- néraux, le développement des engrais chimiques, le développement des herbicides (après la seconde guerre mondiale) supprimant la concur- rence trophique des adventices, des insecticides s’affranchissant des dégâts réalisés par les insectes et des fongicides protégeant les plantes contre diverses maladies ont permis une augmentation spectaculaire de la production végétale au cours de ces 50 dernières années assurant ainsi une relative sécurité alimentaire dans les pays dit développés. Par ailleurs, l’irrigation permet de s’affranchir des contraintes du climat Après 50 ans d’une logique intensive privilégiant des objectifs de pro- duction, on mesure aujourd’hui l’impact négatif sur l’environnement voire sur la santé humaine posé par l’utilisation massive d’engrais et pesticides notamment. A l’agriculture intensive qui à couvert la seconde partie du 20 e siècle doit succéder une agriculture qui permette de concilier les logiques environ- nementales et les exigences de rendement afin de satisfaire les besoins alimentaires tout en étant viable d’un point de vue économique. Un défi technique qui implique une modification des pratiques culturales. Un peu partout en France, des agriculteurs se sont lancés dans des conduites de culture permettant de réduire les intrants (eau , engrais, pesticides) en ajustant les apports et les besoins. Cela suppose de pouvoir définir de manière précise ces besoins. Si ces pratiques raisonnées permettent de limiter l’impact sur environ- nement, il sera certainement nécessaire, dans le cadre d’une agriculture durable, de réduire davantage la part des intrants utilisés. Les agronomes travaillent à la définition de nouvelles pratiques culturales fondées sur le fonctionnement des écosystèmes : la production intégrée. En privilégiant une alimentation végétale, l’Homme réduit les pertes de matière et d’énergie et donc l’impact écologique.

Séquence 6 – SN12

43

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3
3

Perspectives à l’échelle de la planète

Au cours du chapitre précédent, nous avons vu que la logique intensive,

qui avait permis un développement fulgurant de l’agriculture au cours de

la seconde partie du 20 e siècle atteignait ses limites en terme de rende-

ments obtenus, d’impacts sur l’environnement.

Les démographes prévoient qu’en 2050, la population sera de 9 mil- liards d’habitants.

Pour répondre à cette croissance de la population il sera nécessaire d’augmenter la production agricole.

Document 1

évolution de la population mondiale en 2050

Population (millions)

2010

2050

Afrique

984

1800

Proche-Orient

445

750

Amérique centrale + Amérique du sud

553

722

Asie

4150

5222

Canada et Etats-Unis

332

448

Europe

383

370

Total

6847

9312

A l’échelle de la planète, les pratiques culturales sont très variées (en relation avec le climat , les sols, l’économie…)

L’agriculture telle qu’on peut la voir en France n’est pas représentative de ce qui existe dans le monde ou plus d’un milliard de paysans ne pos- sèdent aucune de nos techniques modernes

Quand un agriculteur français cultive en moyenne 80 hectares en obte- nant des rendements de 75 quintaux de céréales par hectare, son homo- logue africain cultive un hectare et ses rendements dépassent rarement les 20 quintaux par hectare .

44 Séquence 6 – SN12

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Document 2

Les agricultures dans le monde

Elevage extensif
Elevage extensif

Agriculture vivrière (rendements peu élevés)

Elevage (rendements très faibles)extensif Agriculture vivrière (rendements peu élevés) Riziculture vivrière (rendements très élevés) Cultures

Riziculture vivrière (rendements très élevés)peu élevés) Elevage (rendements très faibles) Cultures intensives (céréales, élevages, fruits

Cultures intensives (céréales, élevages, fruitsfaibles) Riziculture vivrière (rendements très élevés) Plantations tropicales (culture intensive) Agriculture non

Plantations tropicales Cultures intensives (céréales, élevages, fruits (culture intensive) Agriculture non possible )

(culture intensive)

Agriculture non possibleélevages, fruits Plantations tropicales (culture intensive) ) L’agriculture du 21 e siècle devra donc relever le

)

L’agriculture du 21 e siècle devra donc relever le défi de produire plus tout en préservant l’environnement. On devrait dire « les agricultures » car les réponses adoptées en Europe ne seront pas celles qui convien- dront en Afrique sub-saharienne ou en Asie. Quelques soient les réponses adoptées, elles devront cependant assu- rer une gestion durable du sol et de l’eau.

A
A

Les défis posés à l’agriculture du 21 e siècle

1. Les limites physiques de la planète

Deux facteurs permettent d’augmenter la production agricole à l’échelle de la planète : accroitre les surfaces cultivées et/ou améliorer les rendements.

Séquence 6 – SN12

45

© Cned – Académie en ligne

La production agricole nécessite des sols et pose donc la question des surfaces cultivables à l’échelle de la planète.

E Quelles sont les surfaces pouvant être mises en culture à l’échelle de la planète ? Près de 70% des ressources disponibles en eau sont utilisés pour l’agri- culture. Une augmentation de la population impliquera une augmentation des besoins en eau et pose la question de sa disponibilité.

E Quelles sont les ressources en eau à l’échelle de la planète ?

a) Les surfaces cultivables

Activité 1

Les surfaces cultivables sont limitées

Exprimer et exploiter des résultats à l’écrit en utilisant les technologies de l’information et de la communication

Définition

de l’information et de la communication Définition E Télécharger sur l’académie en ligne, le fichier

E

Télécharger sur l’académie en ligne, le fichier kmz nommé « eau et sol »

E

Ouvrir le fichier avec le logiciel Google Earth.

E

Dans données géographiques, assurez vous que la case « frontière et légende » est bien cochée.

E

Dans « lieux temporaires » cocher « Terres cultivables » puis dérouler le menu.

» cocher « Terres cultivables » puis dérouler le menu. 4 6 Séquence 6 – SN12

46 Séquence 6 – SN12

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Questions

Questions 1 Compléter le tableau ci-dessous. Pays Superficie totale en km 2 Superficie cultivable en km

1 Compléter le tableau ci-dessous.

Pays

Superficie totale en km 2

Superficie totale en km 2

Superficie cultivable en km 2

Superficie cultivable en km 2

Superficie culti- vable en % de la superficie totale

Superficie culti- vable en % de la superficie totale
Superficie culti- vable en % de la superficie totale

Pop. (10 6 hab.)

Pop. (10 6 hab.)

Surface cultivable en ha par habitant

Surface cultivable en ha par habitant
Surface cultivable en ha par habitant

France

547030

   

64

 

Kenya

582650

   

40

 

Yemen

528 970

   

24

 

Tchad

1284000

   

11

 

Niger

1267000

   

16

 

Etats unis

9631420

   

310

 

Inde

3287590

   

1170

 

Mexique

1970550

   

112

 

Chine

9598093

   

1330

 

Australie

7741220

   

21

 

2 Le % de surface cultivable varie d’un pays à l’autre. Comment expliquez-vous ces différences ?

3 100 kg de blé permet de fabriquer 75 kg de pain. La consommation

moyenne de pain en France est d’environ 130 grammes par personne et par jour. Rendement en France : 75 quintaux.ha -1 . Rendement au Tchad : 20 quintaux.ha -1 . E Calculer le nombre de personne que peut nourrir en pain pendant une année un hectare de blé en France. E En supposant une consommation de pain identique, calculer le nombre de personnes que peut nourrir en pain, pendant une année, un hectare de blé au Tchad. E Utiliser ces résultats pour nuancer les indications apportées par la der- nière colonne du tableau.

à retenir

apportées par la der - nière colonne du tableau. à retenir Séquence 6 – SN12 4

Séquence 6 – SN12

47

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Activité 2

b) Des sols dégradés L’impact de l’agriculture sur les sols

Exprimer et exploiter des résultats à l’écrit en utilisant les technologies d e l’information et de la communication

E

Télécharger sur l’académie en ligne, le fichier kmz nommé « dégrada- tion des sols «

E

Ouvrir le fichier avec le logiciel Google Earth.

E

Dans données géographiques, assurez vous que la case « frontière et légende » est bien cochée.

E

Dans Affichage, cochez grille.

E

Dans données temporaires, cliquez sur :

grille. E Dans données temporaires, cliquez sur : E A l’écran apparait le menu suivant :

E A l’écran apparait le menu suivant :

cliquez sur : E A l’écran apparait le menu suivant : E Cocher « dégradation du

E Cocher « dégradation du sol »

apparait le menu suivant : E Cocher « dégradation du sol » 4 8 Séquence 6

48 Séquence 6 – SN12

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Questions

Questions Remarque 1 Compléter le tableau suivant : Afin de faciliter le repérage des différentes régions,

Remarque

1 Compléter le tableau suivant :

Afin de faciliter le repérage des différentes régions, les coordonnées géo- graphiques vous sont fournies.

Région du monde

Etat

des sols

Type

de

dégradation

Origine

de la

dégradation

Extensif

ou intensif

Extensif ou intensif

Australie de l’ouest 27°S 119°E

       

Soudan (Afrique sub-saha- rienne) 15°N 28°E

       

Rondônia (Etat du brésil) 9°S 62°W

       

Chine (Nord-est de Pékin)

       

41°18’N

117°45’E

Bretagne

       

Beauce

       

2 Rédiger une synthèse de quelques lignes.

Activité 3

Document 3

L’érosion des sols en Manchourie

Recenser, extraire et organiser des informations

Des inquiétudes planent sur le grenier à céréales de la Chine

Le Nord est de la Chine est le grenier à céréales de la Chine. Cette région, la Mandchourie, qui s’étend sur plus d’un million de km 2 tient sa richesse de la qualité de son sol que l’on nomme terre noire. 400 ans sont nécessaires pour former 1 cm de ce sol. On constate cependant depuis quelques années une importante dégradation des sols. Les experts estiment que 100 à 200 millions de mètres cubes de terres noires sont perdus chaque année. La vitesse annuelle d’érosion est estimée à 1 cm.an 1 . La perte d’éléments nutritifs (éléments azotés, phosphatés, et potassés) représente- rait l’équivalent de 5 millions de tonne d’engrais classique. Un autre facteur inquiète les spécialistes. Depuis le défrichement (Entre 1960 et les an- nées2000, lasurfacedeszonesforestièresadiminuédeprèsde5millionsd’hectares)qui a précédé la mise en culture de cessols, la teneur en humusde ces solsa diminué de 60%. Pourtant, dans certaines régions de Manchourie, les rendements en céréales en 2010 ont été excellents.

Séquence 6 – SN12

49

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Questions

Questions 1 Comparer la durée nécessaire pour fabriquer un mètre de sol et la du -

1 Comparer la durée nécessaire pour fabriquer un mètre de sol et la du- rée nécessaire pour que ce sol disparaisse par érosion.

2 L’article précise qu’en 2010, les rendements ont été excellents. Cette information est-elle en contradiction avec le reste de l’article. Argu- menter votre réponse. Proposer une explication.

3 Expliquer la présence d’humus dans ces sols. Pourquoi la disparition de l’humus est-il un facteur inquiétant ?

à retenir

De nouvelles surfaces sont mises en culture chaque année. Parallèlement, chaque année plusieurs millions d’hectares
De nouvelles surfaces sont mises en culture chaque année.
Parallèlement, chaque année plusieurs millions d’hectares de terres arables disparais-
sent. C’est la partie superficielle du sol la plus importante qui disparait c’est-à-dire la
couche du sol ou se trouvent les éléments minéraux et la matière organique qui assurent
la fertilité des sols.

Activité 4

c) L’eau, une ressource renouvelable inégalement répartie

L’eau, une ressource renouvelable mais inégalement répartie

Exprimer et exploiter des résultats à l’écrit en utilisant les technologies d e l’information et de la communication

Le stock d’eau douce sur la terre est estimé à 35.10 6 km 3 . Mais ce stock ne peut pas être considéré comme ressource disponible pour l’humanité.

En effet, une grande partie de cette eau est immobilisée sous forme de glace et une autre partie constitue des réserves souterraines inaccessibles.

Document 4

Répartition de l’eau douce

 

Volume d’eau (millions de km3)

Calottes glaciaires-glaciers

24,3

Eaux souterraines

10,5

Lacs d’eau douce

0,09

Humidité du sol

0,016

Vapeur d’eau atmosphérique

0,012

Marais

0,011

Cours d’eau

0,021

Biosphère

0,011

Total

34,96

50 Séquence 6 – SN12

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Questions

Questions L’eau douce utilisable provient pour l’essentiel des précipitations tom- bées sur les continents au cours

L’eau douce utilisable provient pour l’essentiel des précipitations tom- bées sur les continents au cours du cycle de l’eau.

Une grande partie de ces précipitations s’évapore dans l’atmosphère tandis que le reste s’écoule dans les lacs et cours d’eau ou réapprovi- sionne les nappes souterraines

1 Définir le terme suivant : ressource en eau renouvelable

2 Ouvrir le fichier kmz « eau et sol » et compléter le tableau ci-dessous.

Surface cultivées (1 000 ha) 2 Surface irriguées (1 000 ha) 2 Terres irriguées en
Surface
cultivées
(1 000 ha) 2
Surface
irriguées
(1 000 ha) 2
Terres
irriguées en
% des terres
cultivées
Prélèvements
en eau pour l’agri-
culture (km 3. an -1 )
Total des res-
sources en eau
renouvelables
(km 3. an -1 )
Prélèvement en eau
pour l’agriculture en %
du total des ressources
renouvelables

Arabie

     

Saoudite

1620

1620

15,42

Brésil

65200

2870

36,1

Chine

135365

52878

414,76

France

19517

2000

3,56

Inde

169650

57000

556

Israël

440

199

1,28

Madagascar

3108

1090

14,31

Maroc

9976

1291

11,36

Mexique

27300

6500

60,34

Pakistan

21970

18000

161,84

Soudan

16900

1950

36,07

Viet Nam

7250

3000

48,62

3 En utilisant les exemples de votre choix, montrer les enjeux posés par l’eau.

à retenir

votre choix, montrer les enjeux posés par l’eau. à retenir Séquence 6 – SN12 5 1

Séquence 6 – SN12

51

© Cned – Académie en ligne

Activité 5

Révolution verte et ressource en eau

Recenser, extraire et organiser des informations

Dans les années 60, l’agriculture indienne ne parvenait pas à satisfaire les besoins de la population. L’utilisation de variétés de céréales à fort rendement mis au point par des généticiens ainsi que le recours à l’ir- rigation et aux engrais chimiques a permis quelques années plus tard de tripler la production de céréales. Cette révolution spectaculaire a été nommée révolution verte

Mais aujourd’hui on constate que cette révolution verte à un coût. Ainsi, dans la région du Pendjab, les nappes phréatiques ont baissé de 1 à 3 mètres sur plus de 75% du territoire.

Document 5

Production céréalière (riz) et apport en eau

 
 

7000

Production céréalière en (kg.ha –1 )
Production céréalière
en (kg.ha –1 )
Production céréalière en (kg.ha –1 )

6000

5000

4000

3000

2000

1000

0

1000

2000

3000

4000

5000

6000

 

Eau utilisée

(m

3 .ha –1 )

 

Culture pluviale

 
 

Variétés traditionnelle, niveau d’intrants élevé.

 

Variétés traditionnelle, faible niveau d’intrants.

 

Culture irriguée

 
 

Variétés à haut rendement, niveau d’intrants élevé.

 

Variétés à haut rendement, faible niveau d’intrants.