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Sans Concession M. Urbain Cairat C.P. 1528 CH-1820 Montreux Suisse sansconcession@gmx.fr

Sans Concession

M. Urbain Cairat C.P. 1528 CH-1820 Montreux Suisse

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Couverture : © Joseph Martin

Notreseulemission

Alors qu’il était en prison, une sympathisante écrivit à Vincent Reynouard une lettre assez sèche. Elle lui enjoi- gnait de cesser le combat, de mettre ses écrits en sécurité et d’adopter un mode de vie « normal ». « Le temps travaille pour vous, arguait-elle, et vos œuvres ressortiront au moment propice ». Vincent lui répondit que le temps était une pure abstraction, une simple aiguille qui trottait sur un cadran, donc qu’il ne pouvait rien faire

à lui tout seul. Lorsqu’il travaille pour une cause, c’est parce qu’en réalité, une situation sociale évolue de façon

à devenir propice aux idées défendues par les partisans de cette cause. Mais encore faut-il que, le jour venu,

ces partisans soient au rendez-vous. Car un livre n’est pas un être vivant qui pourrait agir de lui-même. S’il dort sur une étagère, oublié de tous, il ne ressortira pas par miracle au moment propice ; il restera sur son étagère et l’occasionpasserasans êtresaisie. Croire que, le temps passant, les gens voudront oublier le prétendu « Holocauste » comme on a oublié la Saint- Barthélemy, les massacres de 1792 ou la « semaine sanglante » de 1871 (répression de la Commune) est une naïveté. Car c’est oublier que les enjeux de la Mémoire sont avant tout « civiques », donc atemporels. Le livret qu’accompagne un DVD pédagogique sur Auschwitz indique que le contenu doit « permettre aux élèves de »(voy. Auschwitz- Birkenau dans le processus génocidaire, diff. CRDP de Rennes, 2011, p. 14). Signalons aussi l’enquête réalisée en 2005 pour The American Jewish Commitee sur la « Mémoire de l’Holocauste » : elle révèle qu’en France, seuls 17 % des citoyens estiment qu’ « ». 81 % des sondés pensent qu’aucontraire, « - venir » (voy. , éd. du Seuil, 2006, p. 288). Preuve que cet état d’esprit se traduit en actes :

aussi les techniques les plus modernes sont mis à contribution. Dernière innovation : le « guide virtuel » au camp de Mauthausen, qui permet d’effectuer une visite du camp avec son iPod touch. Oui, vraiment, seuls les naïfs peuvent croire que la Mémoire s’effacera avec le temps. résidedans unecrisegénéralequi contraindrales masses àrejeter les mensonges fondant le nouvel ordre mondial, un ordre bâti en 1945 sur les ruines physiques du III e Reich et sur la condamnation morale, à travers le national-socialisme, de toutes les idéologies d’ordre. Tant que cette crise ne surviendra pas, un Front national, même rénové par Marine Le Pen, ne pourra obtenir autre chose que des succès ponctuels et de surface. Car le spectre de l’ « Holocauste » permettra de le paralyser. Lorsque, le 8 juin dernier, Libération titra en première page : « », ce quotidien utilisait une nouvelle fois cette propagande qui, le 13 juin espérer aussi longtemps que le révisionnisme n’aura pas triomphé. Hélas, tant que les masses auront du pain et des jeux, elles rejetteront le révisionnisme. D’où la nécessité d’une crise majeure pour briser le cercle vicieux. Quand les militants cessent le combat pour attendre des jours meilleurs, leur cause s’étiole et meurt, même si le temps a travaillé pour eux. Si les révisionnistes disparaissent en reprenant une « vie normale », la vérité sur mission de Sans Concession. Merci à toutes celles et tous ceux qui nous soutiennent.

MariePererou

Sommaire

S a n S

C o n C e S S ion

n °76

/

J uin

-

J uillet

2012

S a n S C o n C e S S ion n °76 / J
S a n S C o n C e S S ion n °76 / J

Fanatiques de la mémoire

P

4

> Mensonge & Hypocrisie

P

5

> Vers la déification de la Shoah

P

6

> Quand le Passé est plus que jamais Présent

 

>

Un exemple de national-masochisme

P

8

> L’embrigadement des jeunes : une

spécialité républicaine

> Hitler : nouvelle allégorie du Mal

Recherches

P 10

> Pourquoi soigner les déportés ?

Réfutation

P 12

> Bensoussan : truand !

Actualité

P 19

> Oradour : vers une mémoire cadenassée

d ossier P 20 Les « témoins » ne sauvent pas la thèse officielle P
d ossier P 20 Les « témoins » ne sauvent pas la thèse officielle P

dossier

P 20 Les « témoins » ne sauvent pas la thèse officielle

P 22

P

32

24

P

P

P

P

P

38

42

52

55

Entretien

- Introduction

- Le défi lancé aux révisionnistes

- L’argument dirimant : une ventilation impossible

- Une pièce vide ? Critique de la réponse des exterminationnistes

- La teneur en acide cyanhydrique à la fin d’un gazage

- Les leçons d’un gazage homicide américain

- Conclusion

P 56

> Face à ses détracteurs, Vincent Reynouard s’explique

Opinions

P

P

80

82

> Lettre de David Veysseyre

> Annexes

4

fanatiques de la mémoire

Mensonge et hypocrisie

D epuis octobre dernier, le Centre régio- nal de documentation pédagogique de l’académie de Rennes diffuse un dévédérom intitulé : Auschwitz-Birke-

nau dans le processus génocidaire. Le livret d’ac- compagnement nous apprend que les auteurs, Gaëlle Allaert-Grall et Jean-Christophe Deshayes, deux professeurs d’histoire-géographie, se sont

« formés auprès des meilleurs spécialistes de la Shoah » (p. 12). Autant dire que le dévédérom délivre un message historiquement correct à

Parmi les capacités que ce support cherche à don-

ner, on lit, pour les élèves de Troisième : « Le croi-

sement des sources souvent inédites donnera aux les interprétations qui leur sont présentées dans leurs manuels, par leurs enseignants ou par les médias » (id.). Je rappelle que pour être authen- toutes les sources, ce qui impose une liberté d’accès à l’information. Or, ces élèves seront appelés à correct, qu’il soit donné par l’Éducation natio- nale ou par les médias, en utilisant un dévédérom conçu par… l’Éducation nationale et dont l’un des principaux objectifs est d’éviter « des postures de négationnisme […] chez certains adolescents ». Nous nageons en pleine hypocrisie.

« L’apport de chercheurs est essentiel pour placer

sinon archéologiques et mémorielles (lieux et non-lieux de mémoire), de la Shoah. » (p. 15). Au- trement dit : les élèves qui feront de l’histoire à l’université doivent déjà apprendre à pallier l’ab- sence de preuves documentaires par le recours

aux « clichés », aux « témoins », aux « dessins » et autres « images de synthèse »… C’est grâce à ces éléments qu’ils pourront faire parler les ruines (ces « traces archéologiques ») visibles sur les « lieux de mémoire » et les « traces mémorielles » trouvables sur les… « non-lieux de mémoire ».

que la lecture du livret d’accompagnement. Ses auteurs parlent d’une « information pédagogique bien menée » dont on espère qu’elle évitera « des postures de négationnisme et de provocation chez

certains adolescents » (p. 16). Tout est donc très clair… Il est d’ailleurs intéressant de souligner que le dévédérom va chercher à formater les élèves pour que l’absence de preuves documentaires ne suscite pas de questions gênantes. On lit :

les lycéens dans une démarche universitaire qu’ils commencent à construire. L’utilisation de témoi- gnages avérés, de dessins, de photographies et d’images de synthèse avec des interventions de chercheurs viennent pallier l’absence de traces,

de synthèse avec des interventions de chercheurs viennent pallier l’absence de traces, Sans Concession N° 76

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fanatiques de la mémoire

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de la Shoah

fanatiques de la mémoire 5 de la Shoah N° 76 Sans Concession

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Société

Le PASSÉ

6 S ociété L e P A S S É plus que L es trois tableaux

plus que

L es trois tableaux ci-contre ont été publiés dans l’ouvrage intitulé : L’état de l’opinion 2006 (éd. du Seuil, 2006). Ils sont issus d’une enquête TNS Sofres réalisée en mars

2005 pour le compte de The American Jewish Committee. Le premier pourra réjouir les optimistes. Excepté en Suède, moins de la moitié des gens interrogés sont capables de citer le chiffre de « 6 millions ». Ils en tireront la conclusion que la connaissance de l’ « Holocauste » se dégrade, donc que la Mé- moire s’efface, laissant espérer une victoire du révisionnisme à moyen terme. Les deux autres tableaux se chargeront toutefois que, dans son immense majorité, le peuple a inté- gré la propagande orchestrée autour de l’ « Holo- causte ». Certes, les foules ignorent les détails les noms des « camps d’extermination », etc.), mais ils savent en gros que l’ « Holocauste » a eu lieu et qu’en tant que tragédie riche d’enseigne- ments moraux, il faut en entretenir le souvenir ad vitam aeternam. L’oubli n’est donc pas pour demain…(1)

FRÉDÉRIC MORIN

H enri Sturges, Alle- mand né en 1926, témoigne dans les écoles de son histoire

et plus particulièrement de son expérience du III e Reich. Poli- tiquement correct, il déclare :

« Nous avions voué notre vie à

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Un exemple de

Hitler, il nous a trompés et abu- sés et ne nous a jamais appris la tendresse et le don de soi. » (voy. CCAS Infos, décembre 2005). Le don de soi ignoré sous Hit- ler ? Mensonge ! Parmi les très nombreux contre-exemples, je

avec Maria Holst et Rudolf Fors- ter : L’Appel impératif (Der ge- bieterische Ruf). Sorti en juillet

1944, il racontait l’histoire d’un grand chirurgien qui, à la veille d’une opération, apprend que son patient est l’amant de son

Société

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jamais

PRÉSENT

S ociété 7 j a m a i s PRÉSENT (1) Tous les tableaux appuyant cet

(1) Tous les tableaux appuyant cet article sont issus de l’enquête TNS Sofres entreprise du 22 mars au 17 avril 2005 sur « Memory of the Holo- caust Survey » réalisée par The Americn Jewish Commitee.

caust Survey » réalisée par The Americn Jewish Commitee. national-masochisme l’avait déjà quitté, lui repro-

national-masochisme

l’avait déjà quitté, lui repro- chant de consacrer sa vie aux autres. Tandis que celle-ci avait été son assistante, il croyait son bonheur assuré. Troublé au- delà de tout, il ne se sent plus la force de mener à bien cette opération. Mais après une nuit

d’angoisse, sa conscience pro- fessionnelle reprend le dessus. Il sauve son patient et, formé par une longue vie d’altruisme, plus soucieux du bonheur de celle qu’il aime que du sien propre, lui rend sa liberté pour qu’elle vive son grand amour.

dans son métier pour y trouver consolation. Comme bien d’autres Alle- mands, Henri Sturges est passé du national-socialisme au na- tional-masochisme.

F. M.

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Fanatiques de la mémoire

8 F anatiques de la mémoire La lauréate du XVIII e prix de la mémoire et

La lauréate du XVIII e prix de la mémoire et du civisme André ��aa��inotinot ��catécaté��orieorie ll��céescées dd��enseiensei-- �nement �énéral) s�appelle Pauline de Werbier. Elle a été récompensée pour son texte intitulé :

« Sur les traces de la Shoah » �vo�. La Charte, jan- vier-février 2012, pp. 32-33). Après avoir visité Auschwitz, elle et ses cama- rades se sont rendus au mémorial de Treblinka. En bonne dévote de la contre-reli�ion de la Shoah, elle écrit : « Nous avons le devoir de faire perdu- rer cette mémoire, premièrement en souvenir des victimes, par hommage, mais aussi pour ne pas oublier, pour transmettre aux générations fu- tures. C’est à nous d’accélérer le développement de l’humanité et ce devoir de mémoire en fait partie. […] je pense qu’il est vraiment important d’aller voir ces camps, de faire son “devoir de mémoire” qui est essentiellement une question d’écoute, de respect et de structure de jugement. Tout le monde devrait se sentir responsable de ce qui s’est passé. […] Chaque homme qui se veut citoyen doit deve- nir de plus en plus conscient de la gravité de ces actes […]. Ces crimes ne doivent pas être oubliés, ils doivent continuer à se transmettre de généra- tion en génération ». Oui, vraiment, l�oubli n�est pas pour demain. Autre aspect intéressant du texte, la cro�ance reli�ieuse qui consiste à croire sans avoir vu. Pau- line de Werbier raconte ainsi sa visite du mémo- rial de Treblinka : « Un lieu avec une atmosphère très étrange […] La visite de ce camp a vraiment

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été un moment fort et pour tous je pense. Là-bas, contrairement à Auschwitz, il ne reste rien, et pourtant c’est comme si tout était encore là, les rails, les fosses, l’horreur est toujours présente dans ce camp. Nous nous sommes regroupés au- tour du mémorial qui est maintenant à la place où se trouvaient les chambres à gaz et nous avons rendu hommage à ces victimes. A côté de ce mémo- rial, un message est inscrit “Plus jamais ça”. Dans cet endroit j’ai vraiment pu me rendre compte de ce qui s’était passé, quelque chose m’a fait prendre conscience de ce génocide. » Plus loin, elle insiste :

« C’est seulement à Treblinka que je suis vraiment “rendu compte” ». Qu�a-t-elle vu à Treblinka ? Rien, elle le dit d�ail- leurs elle-même. Sur place, il ne reste rien. �ême les traverses de la voie ferrée sont une reconsti- tution. Et pourtant, c�est là que Pauline de Wer- bier se serait « rend[ue] compte de ce qui s’était passé ». Ubuesque ! Dernière remarque. La demoiselle raconte : « C’est seulement quand je suis rentrée dans une chambre à gaz, dans Auschwitz I, que j’ai commencé à me rendre compte, et ceci s’est renforcé lorsque j’ai vu les vitrines des cheveux. Ça m’a vraiment boulever- sée ». La pauvre, elle a été deux fois trompée : la prétendue « chambre à �az » visible à Auschwitz I est une supercherie soviétique d�après-�uerre ; quant aux cheveux, leur présence n�est pas la preuve d�un meurtre collectif, puisque, pour des raisons d�h��iène et de prévention, les déportés

étaient automatiquement tondus à leur arrivée. En avril dernier, un inspecteur �énéral hono- raire de l�Éducation nationale, Robert James, a cosi�né un article intitulé : « Former l�esprit critique ». On lisait : « Loin de se confondre avec l’esprit de critique, l’esprit — c’est-à-dire la vigilance face aux raisonnements douteux, aux pressions idéologiques, aux matraquages et aux informations vraies ou fausses qui circulent dans les médias, et notamment sur Internet — est en effet la clé de l’émancipation intellectuelle et de la responsabilité civique. » �vo�. L’Humanité, 23 avril 2012, p. 22). Quand on sait combien les jeunes sont manipulés lors des vo�a�es dits « pé- da�o�iques » à Auschwitz ou ailleurs, on mesure toute l�h�pocrisie d�un tel texte.

Fanatiques de la mémoire

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Hitler : nouvelle allégorie du Mal

Du 4 novembre 2011 au 22 janvier 2012 eut lieu au musée Gu��enheim de New York une rétrospec- tive de l�artiste italien �aurizio Cattelan. Parmi « Him » �Lui). En �uise d�explication, on pouvait lire : « C’est la représentation du mal. » « C’est la ». Dans les sociétés chrétiennes, le �al était repré- senté par le Diable. Dans nos sociétés modernes où la contre-reli�ion de l� « Holocauste » s�im- plante, le �al est représenté par Hitler. Lo�ique.

LAURENT FLEURY

Maurizio Cattelan
Maurizio
Cattelan

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Reche R ches

Pourquoi SOIGNER les déportés ?

L e document que nous publions ci-dessous en français – document NO-2367 – reste très

peu connu. Il a été produit par l’Accusation lors du « procès des médecins nazis ». Parmi les

prévenus figurait son auteur, l’ancien médecin du camp de Buchenwald Waldemar Hoven.

Paradoxalement, cette pièce confirme qu’à partir de 1941, les Allemands avaient un grand

besoin des déportés pour travailler. En conséquence, ils n’avaient intérêt ni à les affaiblir sous les coups ou par manque de soins, ni à les tuer aux premiers signes de faiblesse. Bien au contraire, ils déployaient tous leurs efforts pour les soigner le mieux possible, en veillant tout d’abord à ce que chacun ait son lit, et pour les utiliser à des travaux en rapport avec leur état de santé — reprisage de chaussettes, par exemple.

Traduction du document NO-2367

Rapport du médecin du camp de Bu- chenwald, 15 juillet 1941, sur l’état de san- té des prisonniers transférés

Camp de concentration de Buchenwald « Le médecin du camp »

Weimar, Buchenwald, le 15 juillet 1941

Au commandant du camp Camp de concentration de Buchenwald

Sujet : Les nouvelles admissions au camp de concentration de Dachau. [ ]

Les deux livraisons des 5 et 12 juillet prove- nant de Dachau représentent non seulement une charge considérable pour l’hôpital du camp, mais aussi pour le camp tout entier. Dans les cas graves, 343 prisonniers de Da- chau au total ont dû être admis comme ma- lades hospitalisés. Ce sont principalement des cas qui nécessitent une intervention chirur- gicale ; tous exigent un traitement long. Les blessures étaient dans un état défiant toute description. Il y avait principalement des ul- cères fétides, de la taille d’une paume de main,

couverts d’une couche d’un dépôt visqueux ver- dâtre (conséquence de phlegmons sévères). En outre, il y avait des brûlures au deuxième et troisième degré à l’arrière des pieds, avec de graves œdèmes (coup de soleil). Avant l’arrivée de la livraison de Dachau, le nombre total de prisonniers traités comme malades hospitalisés s’élevait à 170, pour une population moyenne de 6 500 prisonniers. Afin de faire de la place pour les cas les plus sérieux de Dachau, un certain nombre de ces patients ont dû quitter l’hôpital. Le 15 juillet 1941, le nombre de ces patients atteignit 413. A cause du manque de lits, il n’y avait bien souvent que deux lits pour trois prisonniers. En outre, 414 malades devaient être traités et hospitalisés dans leurs baraques. Ces derniers souffrent principalement de graves œdèmes aux extrémités inférieures. Après l’arrivée des deux livraisons venant de Dachau, le nombre de patients en consulta- tion externe chirurgicale, qui s’élevait au total à 518 prisonniers le 5 juillet 1941, est passé à 1094 le 14 juillet 1941 ; dans le même temps, les consultations journalières dans le départe- ment des consultations externes chirurgicales est passé de 397 à 832.

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Pourquoi soigner les condamnés à mort par épuisement ?

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Pourquoi soigner les condamnés à mort par épuisement ? 11 Infirmerie du camp de Buchenwald prise

Infirmerie du camp de Buchenwald prise clandestinement en 1944. Contrairement aux allégations de la thèse officielle, les déportés paraissent bien soignés. (Source : Mémoire des camps, ed. Marval, 2001)

Dans le département des consultations in- ternes chirurgicales, le nombre s’est accru pro- portionnellement de 196 à 468 tous les jours. Jusqu’ici, seuls 32 prisonniers issus des deux livraisons ont été isolés à cause d’une tuber- culose déclarée. Parmi eux, cinq sont morts entre-temps. Cet échantillon pris au hasard rend probable le fait que le nombre de prison- niers atteints de tuberculose augmentera de 200 à 300. Jusqu’alors, seuls les cas les plus apparents ont été pris en charge car nos ins- tallations ne sont pas adaptées pour des exa- mens en masse. En tout, 138 cas de gale, 6 cas de poux sur le corps et 117 cas d’impétigo étendu ont été dia- gnostiqués. Il faut souligner que, jusqu’à l’arrivée des pri- sonniers de Dachau, le camp était exempt de vermines et que si les nombreux cas de gales constituent un danger pour le camp tout en- tier, le transfert dans ce camp des prisonniers de Dachau atteints de tuberculose déclarée sera une source bien plus dangereuse de conta- mination. Non seulement le danger de conta- mination pour le camp doit être rappelé, mais aussi le grave danger pour [ceux] qui entrent en contact direct avec les internés.

Chez un prisonnier, des selles typiques, san- glantes et gluantes ont été retrouvées, ce qui rend son isolation nécessaire pour cause de dysenterie suspectée. Jusqu’au 15 juillet 1941, 24 prisonniers de Dachau sont morts, dont 5 de tuberculose. En conclusion, nous pouvons affirmer que, du fait de l’état de santé des prisonniers de Dachau, aucun d’entre eux n’est totalement apte à travailler. Ajoutons que dans un futur proche, seul un tout petit pourcentage le sera. Il serait peut-être dans l’intérêt du camp tout entier, y compris et surtout dans celui des équipes administratives, de maintenir pour le moment les prisonniers de Dachau isolés. Le médecin du camp effectuera un contrôle heb- domadaire et fera un rapport sur l’aptitude au travail. Les chiffres précédents n’incluent pas les pri- sonniers qui, à cause de leur santé déficiente, ne pourront effectuer à l’avenir que de menus travaux (repriser des chaussettes, etc.). Le médecin du camp, le camp de concentra- tion de Buchenwald, [Signé : Waldemar] HOVEN SS Obersturmfuehrer de Réserve Copie certifiée conforme.

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Réfutation

VINCENT REYNOUARD

La 196 ème livraison de la Revue d’histoire de la Shoah ne compte pas moins de 738 pages. Parue en mars 2012, elle est consacrée à l’ « Aktion Reinhardt. La destruction des Juifs de Pologne, 1942-1943 ». Le rédacteur en chef de cet organe exterminationniste s’appelle Georges Bensoussan. Historien au Mémorial de la Shoah (Paris), il a participé à la confection du DVD diffusé depuis octobre 2011 par le Centre régional de documen- tation pédagogique de l’académie de Rennes et intitulé : « Auschwitz-Birkenau dans le processus génocidaire ».

Le discours embrouillé de Bensoussan

Dans ce documentaire, il appa- raît à de nombreuses reprises. Une de ses interventions a pour titre : « Que peut faire l’ensei- gnant face aux discours néga- tionnistes ? ». En un peu plus de 5 minutes, Georges Bensoussan explique comment… esquiver le débat central. Nos lecteurs trouveront ci-dessous le texte intégral de son intervention ; ils

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pourront déjà mesurer à quel point sa pensée est embrouillée, si embrouillée qu’à un moment, notre historien se trompe et dit le contraire de ce qu’il voulait dire sans que personne ne semble l’avoir remarqué, ce qui est très révélateur ! Mes commentaires viendront juste après :

Georges Bensoussan. — Je crois que face au discours extrémiste — et ici on est dans le domaine des hypothèses, il n’y a aucune certitude l’important n’est pas

de lui répondre pied à pied, parce que c’est entrer sur le terrain sur lequel il veut vous amener. L’im- portant c’est de démonter le dis- cours extrémiste, et de montrer, comme on démonte une machine, de montrer les rouages qu’il y a derrière, et de montrer ce que l’extrémiste lui-même ne voit pas, c’est vers ce… ce vers quoi il va et même ce qu’il défend à son corps défendant, quasiment de façon inconsciente. Je vais prendre un exemple simple, mais… — et

outrancier en même temps — c’est le discours négationniste. Le discours négationniste qui est rarissime, hein… Le discours négationniste — qui consiste à dire : les chambres à gaz n’ont pas existé, tout ça c’est une invention des juifs — l’erreur… serait… d’y répondre… sur le même terrain en disant : vous vous trompez, les chambres à gaz ont existé… voici les preuves, voici l’immense littérature historique sur le sujet, et nous allons vous démontrer qu’elles ont existé. Ça ne sert strictement à rien parce que celui qui tient ce discours est convaincu du bien-fondé de sa thèse. Parfois même il est convaincu en son for intérieur que les chambres à gaz n’ont pas existé, et plus on cher- chera à le persuader qu’elles ont existé, plus on le convaincra qu’il existe un complot juif qui vise à le convaincre qu’elles n’ont pas existé [sic ! Bensoussan voulait dire : « qu’elles ont existé »]. Au- trement dit, s’il croit à la théorie du complot — parce qu’il croit à la théorie du complot ; à savoir qu’il y a un complot juif mondial qui vise à faire croire qu’il y a eu une gigantesque Shoah pour telle ou telle ou telle raison — eh bien si on cherche à le convaincre du contraire, on le renforce dans sa théorie du complot. Donc… l’essentiel… c’est de ne pas ré- pondre sur ce terrain-là, mais de répondre sur le terrain des méca- nismes de la pensée négation- niste, en lui montrant que par son négationnisme, ce qu’il cherche dans le fond, c’est à évacuer le

Bensoussan : truand !

13

Génocide parce qu’il est l’empê- cheur d’être antisémite normale- ment, de permettre, en évacuant le Génocide et en démontrant qu’il n’a pas eu lieu, de pouvoir être antisémite à nouveau. D’où le paradoxe : le Génocide n’a pas eu lieu, et parce qu’il n’a pas eu lieu, je me permets moi désormais d’être antisémite, et même mieux encore — et c’est là où le paradoxe que le Génocide n’a pas eu lieu, je me permets de dire qu’il devrait avoir lieu, pourquoi ? Parce qu’un peuple qui est capable d’inven- ter un tel mensonge et une telle supercherie mondiale est assez pervers pour être assassiné en réalité. C’est le raisonnement d’Ahmadinejad en Iran qui nous

dit : « le Génocide n’a pas eu lieu »

et qui promet systématiquement à

Israël la destruction… de son État c’est-à-dire en fait un nouveau génocide. Dans une même phrase vous avez les deux éléments qui apparemment s’annulent et qui,

en réalité, forment… un ensemble

totalement cohérent. Je crois que

la meilleure… le meilleur exemple

de la réponse à apporter à une pensée idéologique qui est par

négationnisme en France a fait son apparition heu… sur la scène des années 70, un survivant de la Shoah, Georges Wellers, qui a joué un très grand rôle au Mé- morial de la Shoah à Paris avant qu’il ne s’appelle Mémorial de la Shoah, Georges Wellers a publié deux ans après la première appa-

« L’erreur serait de répondre aux négationnistes sur le même terrain en disant : vous vous trompez, les chambres à gaz ont existé : voici les preuves.»

Georges Bensoussan

rition de Faurisson sur la scène publique un livre très émouvant qui s’intitulait : Les chambres à gaz ont existé [éd. Gallimard, 1981]. Wellers, dans sa candeur, dans sa naïveté, prétendait ré- pondre à Faurisson qui savait

très bien qu’elles avaient existé… Parce que Faurisson a travaillé au Mémorial de la Shoah… Il connaît

les preuves. Seulement Faurisson,

elle-même, sur laquelle la raison a peu de prise — et c’est vrai d’une pensée antisémite, paranoïaque, d’une pensée complotiste — c’est de démonter les rouages, et je crois que le meilleur exemple en

a été donné vis-à-vis du néga-

tionnisme par les travaux de Georges Wellers et de Nadine Fresco. Je m’explique. Quand le

lui est animé par un délire idéo- logique antisémite qui a besoin d’annuler la Shoah pour pouvoir être antisémite en toute bonne conscience. Tant que la Shoah a lieu, a eu lieu, tant qu’on a la

preuve qu’elle a eu lieu, on ne peut pas être antisémite normale- ment. Et c’est ce qui explique que… on est passé jadis, du cri de guerre

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Réfutation

14 R éfutation laquelle les juifs sont à l’origine de ce mensonge. Ce fait apparaît nettement

laquelle les juifs sont à l’origine de ce mensonge. Ce fait apparaît nettement lorsqu’il déclare que

« celui qui tient ce discours [révi-

sionniste] est convaincu du bien- fondé de sa thèse. Parfois même il est convaincu en son for intérieur que les chambres à gaz n’ont pas existé ». Notre historien dissocie donc nettement la « thèse »

révisionniste ��auquelauquel lele «« néganéga-- tionniste » croît) de l’existence des « chambres à gaz » �dont la plupart des « négationnistes » — à commencer par Robert Faurisson lui-même — sont conscients). 3°)

« chambres à gaz » sont une

« invention des juifs »,, lesles néga-néga- génocide : « Parce qu’un peuple qui est capable d’inventer un tel mensonge et une telle superche- rie mondiale est assez pervers pour être assassiné en réalité. » ;

les chambres à gaz ont existé. Vingt ans se passent. Nadine Fresco publie il y a quelques an- nées un ouvrage intitulé : Fabri- cation d’un antisémite [éd. du Seuil, 1999]. Elle ne s’intéresse pas à Faurisson, elle s’intéresse à son prédécesseur : Rassinier, Paul Rassinier, que l’on peut considé- rer comme le père du négation- nisme à la française. Eh bien dans le fond je crois qu’entre le titre de Wellers et le titre de Fresco, on a fait — il y a vingt ans d’historio-

- juifs. J’insiste tout particulière- à la théorie du complot ; à savoir

à gaz sont une invention des

il des chambres à gaz, « parce que

celui qui tient ce discours […] croit

répondre auau discoursdiscours négationnégation-- niste sur le terrain de l’existence

Mettons un peu d’ordre de ce fatras de considérations. La démonstration de Georges Ben- soussan est la suivante :

« on est passé jadis, du cri de

guerre des antisémites : “Mort aux juifs !” au nouveau cri de guerre des antisémites qui est :

Les juifs ne sont pas morts”. Extraordinaire mutation mais qui dit exactement la même chose. » 4°) Conclusion : il ne sert à rien de

Ma réponse à Bensoussan

des antisémites : « Mort aux juifs ! » au nouveau cri de guerre des antisémites qui est : « Les juifs ne sont pas morts ». Extraordi- naire mutation mais qui dit exac- tement la même chose. Bon. Donc Wellers, dans sa grande candeur, et dans sa grande honnêteté aus- si, prétend répondre à Faurisson :

trompez, je vais vous montrer que vous vous trompez, les chambres à gaz ont existé », mais : « dans le fond, qui êtes-vous, que cher- chez-vous, comment raisonnez- vous et dans le fond quelles sont vos motivations profondes ? » Autrement dit : « comment se fabrique un homme comme vous, Paul Rassinier, antisémite convaincu ? » [coupure]. On ne peut pas étudier la Shoah… et les crimes génocidaires et les vio- lences de masse sans toucher aux éléments psychanalytiques qui nous font comme sujet humain et sujet parlant. Sur le fond… heu… je crois que l’histoire des géno- cides et pas seulement du géno- cide des juifs touche à plusieurs disciplines.

1°) Les révisionnistes sont des antisémites. Mais ils savent que depuis le massacre de six mil- lions de juifs par les Allemands, on ne peut plus être « antisémite normalement ». Donc ils veulent « annuler la Shoah ». 2°) Pour « évacuer la Shoah »,

litique qui nous montrent… d’une certaine façon Nadine Fresco montre la voie de la véritable réponse à opposer au discours délirant. Non pas : « vous vous

ment sur ce point. Pour Georges Bensoussan, l’inexistence des « chambre à gaz » n’est pas le cœur du discours révisionniste ; le cœur, c’est l’accusation selon

qu’il y a un complot juif mondial qui vise à faire croire qu’il y a eu une gigantesque Shoah pour telle

ou telle ou telle raison ». Dès lors,

« si on cherche à le convaincre du

Sans Concession

N° 76

contraire, on le renforce dans sa théorie du complot. Donc… l’es- sentiel… c’est ne de pas répondre sur ce terrain-là ». Ma réponse à Georges Bensous- san tiendra en quelques lignes :

1°) Si, comme il le prétend, la plu- part des révisionnistes — à com- mencer par Robert Faurisson —

Aucun « complot » n’est nécessaire pour faire croire en quelque chose qui a existé

savent que les chambres à gaz sont une réalité, alors ils savent aussi que la Shoah est une réalité historique. 2°) Or, aucun « complot » n’est nécessaire pour faire croire en quelque chose qui a existé, qui a été publiquement révélé et qui est d’une gravité incomparable. La vérité, dans ce cas, s’impose d’elle-même. Les révisionnistes ont donc conscience que la croyance quasi universelle en l’ « Holocauste » a une raison toute simple : la réalité objective et la gravité unique du massacre de 6 millions de juifs. 3°) Par là même, les révision- nistes n’ont aucune raison de croire « à la théorie du complot ; à savoir qu’il y a un complot juif mondial qui vise à faire croire qu’il y a eu une gigantesque Shoah pour telle ou telle ou telle raison ».

4°) En conséquence, il n’y a pas à redouter de les renforcer dans leur « théorie du complot ». L’argument central développé par Georges Bensoussan se dé- truit donc lui-même et s’effondre comme un vulgaire château de cartes. L’ineptie de sa démons- tration est d’autant plus grande que, si l’on s’en tient à la France, ni le professeur Faurisson ni moi ne croyons à la thèse du complot juif. Le professeur s’est claire- ment expliqué sur cette question et on peut l’écouter sur Youtube [1]. De mon côté, j’ai posté sur notre site PHDNM un article très clair que l’on peut lire en cliquant sur le lien : « Les juifs n’ont pas comploté pour imposer le mythe de l’ “Holocauste” » [2]. Tout est donc très clair et très connu.

Bensoussan n’a pas lu les révisionnistes

Mais pour le savoir, l’historien au Mémorial de la Shoah de- vrait commencer par écouter et par lirelire sérieusementsérieusement lesles révi-révi- sionnistes. Ce n’est pas le cas. J’en veux pour autre preuve la dernière livraison de sa revue. Le sujet étant l’ « Aktion Rein- hardt », on y parle naturelle- ment du camp de Belzec et de… Kurt Gerstein. Certes, je n’étais pas naïf au point de croire que Georges Bensoussan et ses col- laborateurs mentionneraient la fameuse thèse soutenue en 1985 par Henri Roques et publiée en 1988 par les éditions Polémiques. Mais je note que dans cette thèse,

Bensoussan : truand !

15

l’auteur avait mentionné une grave tricherie de l’extermina- tionniste Léon Poliakov : Kurt les « chambres à gaz » de Belzec, 700 à 800 personnes étaient entassées sur 25 m², ce qui repré- sentait un total physiquement impossible de 25 à 32 personnes par mètre carré, Poliakov avait arbitrairement — et sans pré- venir son lecteur —remplacé la surface par « 93 m² » [3]. Cette tricherie ayant été publiquement dévoilée, j’espérais au moins ne pas la retrouver dans la der- nière livraison de la Revue d’his- toire de la Shoah. Je me trompai. Aux pages 379-395, on trouve la reproduction in extenso en fac- similé d’un article publié par Léon Poliakov en 1964 et inti- tulé : « Le dossier Kurt Gerstein ». question : « Dans les chambres, les SS pressent les hommes : “Bien remplir”, a ordonné Wirth, 700- 800 sur 93 m2 ! - cation ne l’accompagne. Pas une note de bas de page. Rien. Les acquis même les plus aisément - sionnistes, Georges Bensoussan les ignore �voir annexe 0.1). Car tout comme son collègue Joël Guedj, il ne les a pas lus.

l’argument central développé par Georges Bensoussan se détruit donc lui-même.

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Sans Concession

16

Réfutation

> Bensoussan fait des farces

> Bensoussan fait des farces Kurt Gerstein Bensoussan écrit : «dès lors qu’il s’éloigne de son

Kurt Gerstein

Bensoussan écrit : «dès lors qu’il s’éloigne de son expérience et se met à extrapoler, Gerstein fait erreur.» �Revue d’Histoire de la Shoah, jan. 2012, p.6) Dès 1989 pourtant, Léon Poliakov avait déclaré que Gerstein « n’avait vu un camp d’exterminztion qu’une seul fois et d’un peu loin, c’était le camp polonais de Belzec. » �L’envers du destin, 1989, p.114). On en déduit que Kurt Gerstein a toujours été éloigné de son expérience, que ce soit dans le temps ou dans l’espace. Quel crédit apporter à un tel «témoin» ?

Le sempiternel discours des escrocs intellectuels

Son pitoyable discours alambi- qué me fait penser à celui que les phrénologues développaient voilà près de deux siècles pour tenter de sauver leur système déjà condamné �un système qui prétendait déduire des formes locales du crâne la personna- lité morale et intellectuelle des individus). Face aux attaques des médecins, ils multipliaient les pirouettes destinées à contour- ner les incohérences auxquelles menaient leurs hypothèses. Le crâne du petit Vito Mangiamele — un berger de Syracuse âgé d’une dizaine d’années, pro- dige en calcul mathématique — comportait-il une dépression marquée au niveau de l’organe de la « numération », ce qui aurait dû en faire un nul en calcul ? Les phrénologues s’empressaient de direre queque lele jeunejeune gargar��onon efef-- fectuait les opérations avec les organes de l’ « abstraction », de la « généralisation » et du « rai- sonnement », donc qu’il n’avait pas besoin du gros organe de la « numération ». Critiquant leurs discours, Louis Peisse avait écrit :

les phénologistes avouent-ils que l’organe de la Numération n’est pas à sa place ordinaire sur la tête de Vito ? non, certes, ils ne

l’avouent pas, et ils ne l’avoueront jamais, ni dans ce cas-ci, ni dans aucun autre. Quoique assez mau- vais logiciens, ils savent qu’en général un système ne doit jamais reculer positivement ; dans les oc-

des gens brûlés non enregistrés s’élève à plusieurs millions » �p. 321). Plus loin, il précise qu’en deux ans, dans un seul Komman- do : « pas moins de deux millions de personnes avaient été brûlées » �p. 326). DeDe sonson côté,côté, SzlamaSzlama Dra-Dra- gon déclare : « J’estime le nombre

de gazés dans les deux Bunkers

et dans les quatre fours à plus de 4 millions » �p. 268). Quant à Henryk Tauber, il pense que « le nombre de gazés à Auschwitz s’élève à environ quatre millions » �p. 303). L’ennui est que depuis 1990, l’his- 1,1 million de personnes assas- sinées dans ce camp. Dans son introduction, donc, Georges Ben- soussan écrit :

Au sortir de la guerre, le chiffre de quatre millions de victimes avait été avancé par plusieurs survivants. Longtemps tenu pour

pourtant qu’une estimation de

casions périlleuses, comme celle- ci, ils esquivent le point principal, et s’étendent longuement sur les points accessoires [4]. Georges Bensoussan nous offre

rescapés et ne reposait sur aucun de l’étude historique des créma- toires de Birkenau et du complexe concentrationnaire d’Auschwitz qu’on est parvenu au chiffre de 1,1 million de personnes assassi- nées. La terreur constitue la toile de fond de Birkenau. C’est d’elle que parlent tous les manuscrits re-

trouvés, c’est elle qui rend compte

« lieu d’extermination de mil- lions d’hommes » �p. 174). Zalmen Gradowski évoque « des millions d’êtres assassinés » �p. 99). Alter

Le nombre sidionale [folie de la personne

du silence qui baigne ce monde à l’envers où le meurtre est devenu la norme et l’impératif moral d’un peuple saisi d’angoisse ob-

d’agissement. C’est dans son in- troduction du livre intitulé : Des voix sous la cendre. Manuscrits des Sonderkommandos d’Aus- chwitz-Birkenau �éd. Mémorial de la Shoah, Calmann-Lévy, 2005). A de nombreuses reprises, dans cet ouvrage, les membres des Sonderkommandos parlent de « millions » d’assassinés à Auschwitz. Zalmen Lewental

qui se croit persécutée �NdVR)]. C’est elle qui explique ces scènes démentes où il arrive, la nuit venue, que Sonderkommandos et Allemands chantent ensemble comme au cours d’une soirée amicale. Tel est l’envers de cette folie. L’endroit se lit en chiffres :

sur les 1 000 membres qui com-

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Bensoussan : truand !

dû être très proche de la réalité. Comment expliquer qu’il n’en ait rien été ? Dans cette affaire, qui a menti ? Et pourquoi ? Que doit-

par mois, avec un nombre total de

5 121 000 pour la période entière

Georges Bensoussan passe rapi- dement sur le point principal �les « 4 millions ») pour développer immédiatement après l’habituel pathos dans lequel les historiens

Puisque les Allemands ont égale- ment brûlé un très grand nombre de corps sur des bûchers, la capa- cité réelle des installations pré-

- vahisseurs fascistes allemands vues pour l’extermination des et leurs complices des atrocités êtres humains à Auschwitz doit

être considérée comme bien meil- leure que ne le suggère ce nombre. Mais même quand on considère que les crématoires n’ont pas pu fonctionner à plein rendement,

« », elle ou qu’ils ont pu être éteints une

était au contraire le résultat d’un calcul qui se voulait technique. On lisait :

Dans les cinq crématoires seule-

citoyens de l’U.R.S.S., de Pologne,

- Allemands ont pu exterminer les de France, de Yougoslavie, de

ciels ? Que vaut la sincérité de témoins qui ont tous donné des évaluations exagérées ? 2. Le 27 juin 1945, Szlama Dragon Le secrétaire de notre Kommando, Zalmen Gradowski, de Grodno, inscrivait le nombre de gazés et de brûlés dans chacun des crématoires d’après les indi- cations fournies par les prison- niers qui travaillaient dans l’en- semble des crématoires et notait les impressions des prisonniers eux-mêmes » �ibid., p. 268). S’il en

avait été ainsi, s’ils avaient vrai-

- pour le crématoire 2 : 19 mois,

90 000 corps par mois, total :

présenté par l’Accusation sovié-

A Nuremberg, ce document fut

216 000 pendant toute la durée

tence du camp d’Auschwitz [TMI,

nombres de prisonniers suivants, depuis leur installation :

Dans le crématoire 1, qui fonc- tionna pendant 24 mois,

9 000 corps pouvaient être brûlés mensuellement, soit un total de

Tchécoslovaquie, de Roumanie, de Hongrie, de Bulgarie, de Hol- lande, de Belgique, et d’autres pays durant la période d’exis-

partie du temps pour réparation, la commission technique a établi que les bourreaux allemands ont tué pas moins de 4 000 000 de

données par les « survivants » posent de nombreuses ques- tions :

gure dans le rapport de la «« Com-Com-Com- mission d’État extraordinaire pour la recherche et l’examen des exactions commises par les en-

- pour le crématoire 5, 18 mois, 45 000 corps par mois. La capacité totale des cinq cré- matoires était de 279 000 corps

posaient le Sonderkommando en septembre 1944, il en reste 90 le 18 janvier 1945, le jour de l’éva- cuation du camp [5]. On reconnaît ici la stratégie dé- noncée en 1851 par Louis Peisse :

ces « témoins » ?

- de son existence.

et des crimes monstrueux du Gouvernement allemand à Aus- chwitz ». Loin d’être présentée comme provenant de rescapés, donc comme ne reposant sur

1. Comment expliquer que les témoins connus aient tous hon- teusement surévalué le nombre de victimes ? Comment expli- quer qu’un Szlama Dragon et qu’un Henryk Tauber aient don- né la même fausse estimation, si lointaine de celle acceptée

XXXIX, p. 261 ; voir annexe 0.2].

tique sous le numéro URSS-008. C’était le 18 février 1946. Il fut

accepté par le Tribunal comme

« preuve authentique » en vertu

de l’article 21 du Statut du TMI.

Voilà pourquoi, dès 1945, le

nombre de « 4 millions » fut

de son existence.

Les estimations correspondantes sont :

1 710 000 corps ;

- pour le crématoire 3 : 18 mois,

90 000 corps par mois, total :

1 620 000 corps ;

« ».

17

de première main, alors l’esti-

-

pour le crématoire 4 : 17 mois,

Georges Bensoussan omet de

mation de 4 millions avancée par

45

000 corps par mois, total :

le

préciser pour une raison très

le témoin et son compère aurait

765

000 corps ;

simple : si cette estimation « ne

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18

Réfutation

Ce que Georges Bensoussan présente comme la seule voie pour répondre aux « négationnistes » est en vérité une voie de garage. Les exterminationnistes y végètent désormais. Tant pis, l’Histoire, la vraie, se fera sans eux.

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reposait sur aucun calcul scien- », alors que valait le reste du document URSS-008 ? Et que valaient tous les autres docu- ments du même acabit présentés crédibilité accorder à un Tribu- nal qui avait admis ce rapport — et bien d’autres semblables — comme « preuve authentique » ? 4. Le 15 avril 1946 à Nuremberg, l’ancien commandant d’Aus- chwitz, Rudolf Höss, comparut comme témoin. Contre-inter- rogé par l’Accusation, celle-ci produisit un extrait de sa décla- ration sous serment qu’il avait signée dix jours plus tôt, le 5 avril 1946 « à la demande du Ministère public », et qui portait le numéro PS-3868 �TMI, XI, 425). Rudolf Je diri- geai Auschwitz [du 1 er mai 1940] jusqu’au 1 er décembre 1943 et estime que au moins 2 500 000 victimes y furent exécutées et exterminées par le gaz et le feu, et que, au moins un autre demi-

million succomba à la faim et à la maladie, ce qui fait un total d’environ 3 000 000 de morts » �ibid., p. 426).426).426). CommentCommentComment expliexpli-expli-- quer que Rudolf Höss ait menti de la sorte ? De plus, comment expliquer que son mensonge ait, comme par hasard, corroboré l’estimation de la propagande soviétique �car avec 3 millions de morts en un peu plus de trois ans, on arrivait aux « 4 millions »

fondes ?” » Ces propos doivent être analysés comme un aveu :

l’aveu que la tentative de ré- pondre aux révisionnistes sur le terrain technique s’est soldée par un lamentable échec. En réalité, il a fallu moins de vingt ans aux exterminationnistes pour l’ad- mettre. Après le premier échec de Georges Wellers dont le livre Les chambres à gaz ont existé ne dé- montrait rien du tout, la capitu- lation de Jean-Claude Pressac en

En cas de débat contradictoire, Georges Bensoussan ne pour- rait plus esquiver le sujet central pour s’étendre sur des points accessoires. Nous lui poserions ces questions en lui demandant des réponses aussi claires que concises. Il le sait. Voilà pour- quoi, à la suite de Pierre Vidal- Naquet, de Georges Wellers et de Nadine Fresco, il refuse la confrontation directe et loyale. Mais nous l’avons vu, l’argument

- et dans l’attaque ad hominem.

fus se détruit lui-même. Georges Bensoussan en est réduit aux plus misérables expédients pour tenter de sauver la thèse qu’il défend. Mais il ne faut pas s’y tromper. A mon tour, je vais dé- monter son discours. Il déclare :

juin 1995 a sonné le glas de leurs espoirs d’une réponse technique. Il a donc fallu attendre quatorze ans. A partir de ce moment, les exterminationnistes fran�ais ont pour se réfugier dans la Mémoire

Que valait donc ce témoin qui ve- nait si opportunément étayer les accusations du Ministère public ? �voir annexe 0.3)

Conclusion

D’où l’ouvrage de Nadine Fresco, Fabrication d’un antisémite, paru en 1999. Ce que Georges Ben- soussan présente comme la seule voie pour répondre aux « néga- tionnistes » est en vérité une voie de garage. Les extermina- tionnistes y végètent désormais. Tant pis, l’Histoire, la vraie, se fera sans eux.

Tant pis, l’Histoire, la vraie, se fera sans eux. [1] : Aller à : http://www.youtube.

[1] : Aller à : http://www.youtube. com/watch?v=XcOVhWgrR_k. [2] : Source : http://www.phdnm.

org/uploads/3/0/0/1/3001973/ad_

index.htm. [3] : Voy. André Chelain, La thèse de Nantes et l’affaire Roques �éd. Polémiques, 1988), p. 311. [4] : Voy. Louis Peisse, La médecine et les médecins �éd. J.B. Baillière et Fils, 1857), tome II, p. 103. [5] : Voy. Des voix sous la cendre…, déjà cité, p. 9.

« dans le fond je crois qu’entre le titre de Wellers et le titre de Fresco, on a fait — il y a vingt ans d’historiographie, vingt ans montrent… d’une certaine façon Nadine Fresco montre la voie de la véritable réponse à opposer au discours délirant. Non pas : “vous vous trompez, je vais vous mon- trer que vous vous trompez, les

chambres à gaz ont existé”, mais :

“dans le fond, qui êtes-vous,

en déduire qu’il avait été ferme-

ment invité à déposer dans le sens voulu par les vainqueurs ?

que cherchez-vous, comment raisonnez-vous et dans le fond quelles sont vos motivations pro-

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Oradour :

vers une mémoire cadenassée

- cielle œuvrent pour que le souvenir demeure éternellement. Devant des Alsaciens venus se recueillir dans les ruines, le maire du vil- lage a souligné la nécessité de « s’imprégner de la mémoire et [de] la faire revivre » (voy. Alsace, 9 mars 2012). Les jeunes du L.E.P. Jean-Rostand de Nevers ont déjà répondu à l’appel. Une de leur ca- marade, Élodie Roche, a gagné le prix de la mémoire et du civisme André Maginot �caté- gorie : lycées d’enseignement professionnel). Son texte s’intitule : « Oradour-sur-Glane. “L’éveil de ma mémoire” ». Il se termine ainsi :

« A vous tous, Martyrs du vieux village d’Ora- dour-sur-Glane, jamais je ne laisserai votre histoire s’effacer » (voy. La Charte, janvier 2012, p. 31). L’article ci-contre est extrait du Populaire du Centre �5 février 2012, p. 8). On y apprend qu’en deux ans, l’État à débloqué 825 000 € pour l’entretien de la Mémoire. Parallèle- ment, les gardiens du souvenir œuvrent pour que le drame d’Oradour soit reconnu « comme crime contre l’humanité ». Pourquoi ? Parce

qu’une fois reconnu comme tel, sa contestation

sera interdite en vertu de la loi Gayssot. Une mémoire cadenassée, c’est toujours plus prudent…

Bensoussan : truand !

19

la loi Gayssot. Une mémoire cadenassée, c’est toujours plus prudent… Bensoussan : truand ! 19 N°

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Sans Concession N°76 L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe

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Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

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LES « TÉMOINS » NE SAUVENT PAS LA THÈSE OFFICIELLE

Par Fabrice Nouyrigat

Par Fabrice Nouyrigat

21 LES « TÉMOINS » NE SAUVENT PAS LA THÈSE OFFICIELLE Par Fabrice Nouyrigat N°76 Sans
21 LES « TÉMOINS » NE SAUVENT PAS LA THÈSE OFFICIELLE Par Fabrice Nouyrigat N°76 Sans

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L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe Sans Concession N°76

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe Sans Concession N°76

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Introduction :

Des « témoignages » ?

Dans sa lettre publiée le 21 février 1979, l’antirévisionniste Georges Wellers écrivait :

Rassinier et ses imitateurs appliquent des règles de travail très simples et très pratiques. La première consiste à écarter tous les témoignages plus ou moins gênants, sous deux prétextes : si les témoignages sont concordants, ils sont déclarés sans valeur, soit parce que provenant de connivences nées des intérêts communs des témoins, soit parce qu’ils ont été obtenus sous la torture ou grâce à des promesses. Si les témoignages sont contradic- toires, leurs auteurs sont de toute évidence des menteurs (voy. Le Monde, 21 février 1979, p. 23).

Depuis plus de trente ans, cette accusation est fréquemment répétée. Voilà pourquoi avec Fabrice Nouyrigat, nous avons choisi de rédiger une étude sans rien rejeter : ni les « témoignages » ou les « aveux » qu’on nous ressort le plus souvent, ni même les explications données par les histo- Nos lecteurs pourront découvrir que même avec cette façon d’agir, une - cielle. L’outil mathématique ayant été beaucoup utilisé, les calculs trop longs ou susceptibles de ne pas être compris du profane ont été mis en annexe.

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L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe LE DÉFI LANCÉ AUX

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe LE DÉFI LANCÉ AUX RÉVISIONNISTES

LE DÉFI LANCÉ AUX RÉVISIONNISTES

Les exterminationnistes ont toujours refusé de débattre face à face avec les révisionnistes. Mais en une occasion, ils leur ont publiquement lancé

Sans Concession

en compagnie de témoins objectivement choisis en commun accord, nous suivrons l’évolution de l’opération. De deux choses l’une, soit les tenants de la vérité iront jusqu’au bout de leur démarche, malgré

les risques encourus, soit ils appelleront à l’aide. Dans ce cas, nous nous engageons, contrairement

rendue publique, il écrivit :

état une chambre à gaz. Pour que l’expertise soit valable, il faudrait que des volontaires s’y prêtent. Convaincus de l’impossibilité qu’il y avait de gazer les Juifs et d’aérer rapidement les chambres à gaz pour faire de la place aux convois qui se succé- daient, Robert Faurisson et ses adeptes accepte- ront sans doute de se soumettre à cette expérience. Pour notre part, nous fournirons le Zyklon B, qui doit encore être disponible chez ses fabricants et,

E n avril 1991, celui qui était alors le président de l’Amicale des déportés juifs de France, Henry Bulawko (mort en 2011), proposa aux révisionnistes de se soumettre à l’expérience d’un gazage homicide. Dans une lettre

la terrible agonie, à les dégager à temps. Nous déclarons que, pour cette expertise, nous veillerons à respecter les méthodes décrites par les témoins (S.S. ou membres du « Sonder-Kom- mando »), celles-là même que Robert Faurisson conteste et dont il pourra ainsi constater si elles furent praticables ou si elles ne sont qu’un mythe né de fantasmes ou de calculs sordides [1]. » Robert Faurisson y répondit dans une lettre en-

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25 voyée au journal Le Monde — lettre que ce quoti- dien refusa de reproduire —

voyée au journal Le Monde — lettre que ce quoti- dien refusa de reproduire — puis dans un article publié par la Revue d’Histoire Révisionniste :

Prenons une vraie chambre à gaz, soit de désinfec- tion, soit pour la mise à mort d’animaux, soit, com- me aux États-Unis, pour l’exécution de condamnés à mort, le gaz utilisé étant du Zyklon B, c’est-à-dire du gaz cyanhydrique. M. Bulawko réaliserait la prouesse que, dans ses étonnantes confessions, le SS Rudolf Höss attribuait aux membres du Sonderkommando : juste après l’opération, sans masque à gaz, il pénétrerait dans la chambre « en mangeant et en fumant » ; il affronterait ce gaz aux effets foudroyants, qui est explosible et qui imprègne et pénètre tout au point qu’on ne sau- rait pas plus manipuler le cadavre d’un homme qui vient tout juste d’être tué par des vapeurs de ce gaz que le corps d’un électrocuté où passe encore le courant (Revue d’Histoire Révisionniste, n° 5, novembre 1991, pp. 173-6).

Le 28 avril dernier, un adversaire avec lequel Vin- cent Reynouard bataillait par le biais de courriers électroniques écrivit à son tour :

Quand j’entends des gens qui contestent que le Zyklon B puisse tuer dans les conditions rappor- tées par les historiens, je leur proposerais bien volontiers de se réunir avec leurs enfants dans une salle hermétique qui en serait arrosée pendant une demi-heure. Seriez-vous prêt à tenter l’expé- rience ?

Et plus loin : « Si vous dîtes que c’est impossible, vous êtes prêt à faire le test avec votre famille ? » Le même jour, Vincent Reynouard répondit :

Vous me demandez si j’accepterais l’expérience d’un gazage homicide avec mes enfants. Déjà, Siegfried Verbeke. Il a même demandé à la fon- dation « James Randi » d’organiser l’expérience. Celle-ci a refusé, allant même jusqu’à changer - sonnellement, je suis prêt à accepter, mais à deux conditions :

1°) Que les historiens choisissent d’abord un « témoignage » décrivant un gazage homicide et que le processus suivi soit celui indiqué par le « té- moin » (y compris dans le nombre de « victimes »). Le « témoignage » devra comporter les informa- tions suivantes :

- samment connu pour pouvoir être reproduit à

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L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe que vous mettez n’est

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

que vous mettez n’est pas destiné à faire en sorte qu’elle n’ait pas lieu. Outré par une telle mauvaise foi, Vincent Rey- nouard rétorqua sans attendre :

J’ai accepté en posant les conditions minimales pas ma proposition, c’était la vôtre. J’ai accepté. Je pensais qu’avec les dizaines de témoignages à votre disposition et avec les juifs ravis de démon- trer, par une expérience « grandeur nature », que leurs histoires tiennent debout, vous vous seriez comme un péteux. Dans cette affaire, c’est vous qui êtes de mauvaise foi.

servi à des exécutions massives (les « chambres à

gaz » des Krema II ou III de Birkenau me semblent désignées ),

- le nombre de personnes mises dans la « chambre à gaz »,

- la quantité de Zyklon B utilisée,

- le temps attendu avant d’ouvrir les portes et de retirer les cadavres,

- la mise en marche ou non d’un appareil de ven- tilation,

- le nombre de gens chargés de sortir les cadavres de la pièce,

- le port ou non, par les membres du Sonderkom-

- la rapidité de l’enlèvement des corps (fallait-il courir ou disposait-on de plusieurs heures

Disons-le tout de suite, si son contradicteur - moignages » censé se passer dans la prétendue « chambre à gaz » du crématoire 2 ou du créma- toire 3, Vincent Reynouard lui aurait tout d’abord demandé de démontrer l’existence des prétendus

- par lesquels les SS auraient déversé le Zyklon B.

tionné le témoignage participiez à l’enlevage de nos corps dans les conditions décrites par le « té- moin ». Un enlevage qui devra avoir lieu jusqu’au bout. Cette dernière exigence n’a rien d’exorbitant. Puisque vous semblez penser que les Allemands ont facilement pu tuer des centaines de milliers de gens avec du Zyklon B, vous devez penser qu’ils ont pu faire retirer les corps sans plus de problème, sans quoi le processus de destruction se serait grippé. Donc vous devez faire comme moi et ac- cepter d’entrer dans une « chambre à gaz » comme Rudolf Höss ou un quelconque autre « témoin » a pu le décrire. » Le 30 avril, son correspondant éluda en tentant d’inverser les responsabilités :

-

mando, d’un masque à gaz (si possible le type de masque porté),

En mars 2010, il a publié une étude qui démontre l’absence totale de preuves de l’existence de ces prétendus « dispositifs d’introduction » [3]. De- puis novembre dernier, son analyse est disponible sur Internet [4] et aucun adversaire n’a tenté de la réfuter… Par conséquent, la fameuse formule du professeur Faurisson « No holes, no Holocaust » (pas de trous, pas d’Holocauste) reste valable.

L’affaire aurait donc pu s’arrêter là. J’ai cependant - hissent, chez leurs auteurs, une confusion regret- table. - quement impossibles » les gazages décrits par la littérature exterminationniste, cela ne signi-

« Votre proposition de participer à l’expérience avec votre famille est intéressante. Mais on peut se demander si le grand nombre de conditions

ans Concession

N°76

un grand sourire, nous répondent : « Il ne s’est rien passé. Il n’y avait pas de juifs pendant la guerre. Il n’y a pas eu d’exécutions. Il n’y a jamais eu de fosses communes. » Lorsque nous avançons, nous voyons toutes ces personnes rester dans la rue, nous regardant aller chez leurs

âgées

appuyées

leur

extrêmement violente. L’homme nous raconte aussi que sa femme a été vio- lée. Il l’exhibe en nous répétant qu’on l’a violée. Elle reste silencieuse, seule et triste, hochant la tête. Nous quit- tons le village, harassés, dégoûtés. Je n’oublierai jamais ce petit village où

des gens ont vu des familles, réfugiées,

pour une nuit, se faire asphyxier, com-

Il existe un mode d’asphyxie, sans dan- ger pour autrui, qui aurait été utilisé en Ukraine, « complétant le processus

le

d’extermination

mis

en

par

personnes

sur

place

Reich ». Dans ce cas, l’asphyxie était

dans un local serait une impossibilité physique.

bâton se tiennent dehors dans la rue.

-

plétant le processus d’extermination

L’ambiance est étrange, chacun épiant

Bien au contraire : un peu partout, de multiples

mis en place par le Reich.

victimes

invitées

locaux existent — garages, hangars, caves… — qui

pendant

la

(des

juifs

réfugiés)

étaient

Nous

sommes bien loin de la centralisation

l’autre pour savoir s’il va parler. Nous

est apporté par le sang pour fabriquer de l’éner-

par

La

Shoah

étouffement.

gie. C’est ce que l’on appelle la « respiration cel-

à

se

reposer,

et

nuit un homme les étouffait avec des

gens, d’y déverser des pastilles de Zyklon B puis

-

lulaire ». Dans ce processus de fabrication, l’oxy-

coussins. Leurs corps étaient ensuite

de s’éloigner rapidement. L’acide cyanhydrique

n’y a plus d’asphalte, uniquement une

2

) est transformé en eau (H

triel, de sa modernité. En Ukraine, il

2

O) grâce à

dissimulés dans une carrière. Nos lec-

est si toxique qu’une concentration de 2,6 g par

s’agit d’un carnage. On peut fusiller

l’intervention de différentes molécules appelées

teurs trouveront ci-dessous le texte du

m

3

d’air dans un local entraîne la mort de la moi-

forêt verte et dense. Devant, un vieux

« cytochromes ». L’un d’entre eux, le cytochrome

des gens sur un marché, au bord d’une

père Desbois qui raconte comment il

a

Shoah

tié des personnes présentes en trois minutes [5].

découvert

hasard

monsieur, plutôt bien habillé, semble

oxydase (du complexe IV), contient du Fer sous

falaise comme à Yalta, les emmurer

2 avec un forme d’ions Fe

par

cette

++

me guetter. Je m’approche. Comme aux

et Fe +++ . Sans lui, une étape du

comme à Sataniv ou bien les étouffer

inconnue :

plafond haut de 2,5 m, 15 cl d’acide cyanhydrique

autres, je demande s’il était là pendant

processus se bloque et la respiration cellulaire

avec des coussins la nuit.

(l’équivalent d’une coupe de champagne) passés

la guerre. Il nous répond qu’il n’a que

s’arrête. Or, qu’il soit transporté par le sang, in-

(Extrait du livre de Patrick Desbois,

Dans le village de Bertniki [Bortnyky],

sées le long d’une rue qui fait deux

dispo-

sous forme de vapeur vont provoquer la mort de

les

maisons

soixante ans. Il repart sans dire un mot,

referme le portail et rentre chez lui. In-

2007], pp. 304-7).

-

Porteur de mémoires [éd. Michel Lafon,

la moitié des occupants en trois minutes.

sont

toutes

-

terloqué, je dis tement tout haut sur : les « C’est ions la Fer plus pour donner des ferro- et

-

tion de Juifs. Il n’y en a aucune trace,

ni

ni

dans

dans

L’asphyxie « banale »

les

les

archives

archives

allemandes,

jeune des personnes âgées que j’aie ja-

des ferricyanures (FeCN

2 et FeCN 3 ). Il stoppe donc

On notera que le père Desbois tire une

mais rencontrées. » Je comprends que

le processus respiratoire interne, perturbant tout

nous sommes en présence de tous les

le bon fonctionnement de l’organisme, en pre-

Cette toxicité est due au fait que l’asphyxie causée

soviétiques.

Nous

mier lieu celui du cerveau (atteinte des cellules

- ne quitterai pas neuronales) ce village [7]. sans D’où savoir les crampes, un homme les vertiges, pouvait-il, les seul, étouffer

une famille entière ? La moindre des

son.

choses aurait été d’alerter les autorités

sur carbone un banc. (CO). Une femme, habillée de

roger tous les gens du côté gauche et d’organiser des fouilles dans la car-

de celle causée par un gaz comme le monoxyde de

Deux

personnes

sont

Nous

assises

ce qui s’est passé.

faisons

convulsions, les dyspnées (mouvements respira-

toires anormaux), etc., que l’on constate chez les

pour

victimes d’intoxication sérieuse à l’acide cyan-

demi-tour

inter-

Le mécanisme de l’asphyxie au CO est relative-

homme, avec sa veste marron, assez

ment simple. Rappelons que dans le corps, l’oxy-

-

hydrique, le plus grave de ces symptômes étant

classique

gène est véhiculé par l’hémoglobine, une protéine

anciennes

répu-

dans

les

vant chaque maison du côté droit, se

l’arrêt cardiaque.

Désolé, mais je ne marche pas.

bliques socialistes, s’agite lorsque sa

femme

mence à dire : « Voici comment ça s’est

passé

l’hémoglobine

» Mais lui crie : « Tais-toi ! Ne

cède

l’oxygène

et

se

parle pas aux étrangers. Tais-toi! » Au

la cour : « Mais si, il faut parler ! » La

femme

obéissant à l’injonction de son mari.

du sang. C’est sur elle que, dans les alvéoles pul-

veut

nous

parler.

Elle

com-

tiennent toujours immobiles ceux que

nous avons interrogés à l’aller. Tous

nous

du

regard

silence.

Personne ne veut parler. Apres avoir

charge

frappé en vain à toutes les portes, nous

en

en présence d’une
en présence d’une

- L’acide cyanhydrique est un poison cellulaire

suivent

tribué aux différents tissus. Arrivé aux cellules,

Ces explications démontrent que malgré l’utili-

en

sation du même terme, asphyxie, l’acide cyanhy-

dioxyde de carbone qui sera ensuite rejeté lors de

l’atmosphère, tout se dérègle. Car une fois inspiré,

drique et le monoxyde de carbone sont deux poi-

l’expiration. Mais en cas de présence de CO dans

de la maison et avance vers eux, dans

sons radicalement différents. Avec le monoxyde

traîne sa femme par le bras devant

de

carbone,

nous

sommes

asphyxie banale, connue, c’est-à-dire un manque

rassied,

dire

la

vérité.

Là-bas,

la

nous et se met à crier : « Nous allons

maison à gauche, la maison moderne.

plus facilement que l’oxygène. Cette liaison abou-

se

muette,

murée,

vous

voyez

tit à la formation d’un composé, la carboxyhé-

Nous savons que lorsqu’il y a refus de

moglobine (HbCO) : « c’est un corps très stable et

Eh bien là-bas il cachait des juifsuifs penpen--

1 000 ppm) tue en une heure [8]. Connaissant

parole c’est qu’il y a eu quelque chose

de grave. Alors nous décidons de frap-

per à chaque porte de la rue. Chaque

d’hémoglobine

du

sang

passe

donc

fois, une personne âgée sort jusqu’à

bâton.

Elles sont toutes plus vieilles les unes

son

que les autres, et invariablement, avec

Comment l’acide cyanhydrique tue

incapable de céder si peu que ce soit d’oxygène

Et

chaque

dant la guerre. Il en a caché beaucoup.

bien ce genre d’asphyxie, le grand public s’ima-

fois,

il

les

tuait

pendant

aux tissus vivants ; à chaque respiration, un peu

cette

gine qu’il en allait de même dans les « chambres

la nuit. Il les étouffait avec des édre-

sous

dons. Quand ils étaient morts, il les

à gaz » avec l’acide cyanhydrique. Mais il n’en est

forme inutilisable et bientôt la mort survient par

portail,

appuyée

sur

un

rien. Le HCN est un poison cellulaire bien plus

dépouillait et transportait leurs corps

dans la carrière sur pour l’hémoglobine les faire dispa- et circuler dans le sang, mais

raître. »

les cellules ne peuvent plus l’utiliser. Preuve de

27

N°76

Sans Concession

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe
Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

ans Concession

l’atmosphère, tout se dérègle. Car une fois inspiré,

plus facilement que l’oxygène. Cette liaison abou- tit à la formation d’un composé, la carboxyhé-

moglobine (HbCO) : « c’est un corps très stable et

gens, d’y déverser des pastilles de Zyklon B puis de s’éloigner rapidement. L’acide cyanhydrique est si toxique qu’une concentration de 2,6 g par m 3 d’air dans un local entraîne la mort de la moi- tié des personnes présentes en trois minutes [5]. 2 avec un plafond haut de 2,5 m, 15 cl d’acide cyanhydrique (l’équivalent d’une coupe de champagne) passés sous forme de vapeur vont provoquer la mort de la moitié des occupants en trois minutes.

dans un local serait une impossibilité physique. Bien au contraire : un peu partout, de multiples locaux existent — garages, hangars, caves… — qui

incapable de céder si peu que ce soit d’oxygène aux tissus vivants ; à chaque respiration, un peu d’hémoglobine du sang passe donc sous cette forme inutilisable et bientôt la mort survient par

Comment l’acide cyanhydrique tue - est apporté par le sang pour fabriquer de l’éner-

gie. C’est ce que l’on appelle la « respiration cel- lulaire ». Dans ce processus de fabrication, l’oxy- 2 ) est transformé en eau (H 2 O) grâce à l’intervention de différentes molécules appelées

« cytochromes ». L’un d’entre eux, le cytochrome

de celle causée par un gaz comme le monoxyde de carbone (CO). Le mécanisme de l’asphyxie au CO est relative- ment simple. Rappelons que dans le corps, l’oxy- gène est véhiculé par l’hémoglobine, une protéine du sang. C’est sur elle que, dans les alvéoles pul-

- tement sur les ions Fer pour donner des ferro- et

des ferricyanures (FeCN 2 et FeCN 3 ). Il stoppe donc le processus respiratoire interne, perturbant tout

le bon fonctionnement de l’organisme, en pre- mier lieu celui du cerveau (atteinte des cellules

L’asphyxie « banale »

Cette toxicité est due au fait que l’asphyxie causée

oxydase (du complexe IV), contient du Fer sous forme d’ions Fe ++ et Fe +++ . Sans lui, une étape du processus se bloque et la respiration cellulaire s’arrête. Or, qu’il soit transporté par le sang, in- - -

tribué aux différents tissus. Arrivé aux cellules, l’hémoglobine cède l’oxygène et se charge en dioxyde de carbone qui sera ensuite rejeté lors de l’expiration. Mais en cas de présence de CO dans

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29 N°76 Sans Concession

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Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe
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31

31 neuronales) [7]. D’où les crampes, les vertiges, les convulsions, les dyspnées (mouvements respira- toires

neuronales) [7]. D’où les crampes, les vertiges, les convulsions, les dyspnées (mouvements respira- toires anormaux), etc., que l’on constate chez les victimes d’intoxication sérieuse à l’acide cyan- hydrique, le plus grave de ces symptômes étant l’arrêt cardiaque.

les cellules ne peuvent plus l’utiliser. Preuve de la plus grande toxicité de l’acide cyanhydrique comparée à celle du monoxyde de carbone :

alors qu’une concentration de 1 000 ppm de CO entraîne la mort en une heure, 180 ppm de HCN

Conclusion avec de l’acide cyanhydrique est relativement aisé. Un local clos (cave, garage), un masque un gaz, des boîtes de Zyklon B, l’outil pour les ouvrir, peut être commis. Il n’y a là rien de physiquement

impossible. Mais les dangers surviennent si, par

la suite, on veut retirer les corps. Car il va alors

1 000 ppm) tue en une heure [8]. Connaissant bien ce genre d’asphyxie, le grand public s’ima- gine qu’il en allait de même dans les « chambres à gaz » avec l’acide cyanhydrique. Mais il n’en est rien. Le HCN est un poison cellulaire bien plus

jouera un rôle capital. sur l’hémoglobine et circuler dans le sang, mais

falloir pénétrer dans les lieux et manipuler des objets ayant été au contact de ce poison cellu- du HCN cessera d’être une alliée pour devenir une ennemie. En conséquence, la ventilation du local

L’acide cyanhydrique est un poison cellulaire Ces explications démontrent que malgré l’utili- sation du même terme, asphyxie, l’acide cyanhy- drique et le monoxyde de carbone sont deux poi- sons radicalement différents. Avec le monoxyde de carbone, nous sommes en présence d’une asphyxie banale, connue, c’est-à-dire un manque

d’une asphyxie banale, connue, c’est-à-dire un manque [1] : Cité par la Revue d’Histoire Révisionniste ,

[1] : Cité par la Revue d’Histoire Révisionniste, n° 5, no- vembre 1991, pp. 173-4. L’article est disponible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.stormfront.org/forum/

t848587/.

[2] : Sur cette affaire, voy. Monsieur Randi, ne trichez plus, gazez Verbeke ! (éd. VHO, 2005). Voy.Voy. aussiaussi lala corresponcorrespon-- dance entre S. Verbeke et l’association Randi à l’adresse sui- vante : http://www.adelaideinstitute.org/Dissenters1/Ver- : http://en.wikipedia. org/wiki/Siegfried_Verbeke. [3] : Voy. Sans Concession, n° 58-60, mars 2010, pp. 105 à

150.

[4] : http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/

reponse.htm#_Toc309983551.

[5] : - nal de l’Environnement Industriel et des Risques (INERIS) et intitulé : « Seuils de toxicité aigüe. Acide cyanhydrique (HCN) ». Les données épidémiologiques sont exposées au § 3.2. [6] : Voy. Marcel Peschard, Physique et chimie (Librairie Hatier, sd), p. 470. [7] : Voy. : http://pharmatox.voila.net/cours/toxicologiedes- les pages 40 à 44. [8] : Voy : http://www.nano-sense.com/articles/co.htm.

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Sans Concession

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe L’ARGUMENT DIRIMANT : LA

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe L’ARGUMENT DIRIMANT : LA VENTILATION

L’ARGUMENT DIRIMANT :

LA VENTILATION

Sans Concession

Peu habitué à manipuler des substances toxiques et nullement au fait des réalités physico-chi-

par d’autres atomes (ou groupement d’atomes)

qui, à la surface des parois, se comportent eux

il croit donc qu’une fenêtre ou qu’une porte ou-

plique l’adhérence plus ou moins forte de certains

local des vapeurs toxiques. On le surprendrait en rappelant qu’une partie non négligeable d’un gaz

son « moment dipolaire » (unité : le Debye). La plupart des gaz connus du grand public, tels l’oxy- -

bone) ou le propane, ont un moment dipolaire nul

- lation. L’eau, en revanche, est considérée comme comme la capillarité, le haut point d’ébullition, le ménisque sur le bord du verre d’eau (l’eau semble adhérer à la surface au point de remonter un peu

Quant à l’acide cyanhydrique,

le long du verre)

le long des parois ou des surfaces diverses.

-

portent comme des aimants, avec un pôle positif

gaz. La polarisation d’une substance est mesurée par

- l’éventuelle présence de vapeur d’eau condensée

sur les parois. Si le gaz est soluble dans l’eau (ce

qui est le cas de l’acide cyanhydrique), il va se dis-

- l’« adhérence » naturelle du gaz, qui est due à des forces importantes existant à l’échelle molécu- laire — les forces de London / van der Waals. Elles ont pour cause la polarisation des molécules [1]. Pour prendre une image simple, on peut dire que par polarisation, les molécules d’un gaz se com-

- ment polaire, avec un moment proche de 3 D. Il en résulte cette forte adhérence et cette solubilité dans l’eau qui sont la cause d’une ventabilité « dif- » [2].

N°76

33

33 le SS Pery Broad avait ainsi décrit la prétendue extermination des juifs hongrois à Birkenau

le SS Pery Broad avait ainsi décrit la prétendue extermination des juifs hongrois à Birkenau en 1944 :

A peine le dernier gémissement eût-il expiré qu’on ouvrait les chambres à gaz pour les ventiler. Les

camps, se serait répétée quotidiennement dans

les mêmes locaux (les « chambres à gaz »). Les déportés chargés de retirer les corps auraient formé les Sonderkommandos (commandos spé-

fébrilement en vidant sans arrêt les chambres à

Rudolf Höss, ils auraient effectué cette besogne sans prendre la moindre précaution :

Sonderkommando - saient leur horrible besogne avec une apathie

on déshabillait déjà les nouvelles victimes [voir la

plus vite possible avec leur travail pour gagner une des gazés et y trouver quelque chose à manger et à fumer. Quoi qu’ils fussent bien nourris et pour- vus d’abondantes rations supplémentaires, on les voyait souvent traîner un cadavre d’une main et tenir dans l’autre quelque chose à manger et le mâcher [voir la reproduction de ce passage en annexe B.1] [4]. Dans une déclaration écrite le 14 décembre 1945,

- Edith P. raconte une extermination qui n’aurait jamais cessé, même la nuit : « Le soir, quand on

rues du camp étaient encombrées de colonnes interminables des nouvelles victimes. On avait renforcé les Sonderkommandos qui travaillaient

Les derniers corps à peine retirés des chambres à gaz, on les traînait dans l’arrière-cour du créma- toire, jonchée de cadavres, pour les jeter dans les fosses. En même temps dans les salles d’attente,

reproduction de ce passage en annexe B.2] [5].

description : on y voit une foule entrant dans le crématoire alors que les victimes du dernier « ga- zage » étaient encore en train de brûler. D’autres anciens déportés à Auschwitz peuvent également être cités :

N°76

Sans Concession

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe
Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

HCN d’une valeur létale (nous verrons plus loin

qu’elle devait être supérieure à 1 000 ppm) à une

valeur inférieure à 10 ppm. En 1979, dans son entretien à la Storia Illustrata, Robert Faurisson lança : « Quel est ce ventilateur surpuissant ca- pable de faire disparaître instantanément tant de

» [8].

enfants attendaient en rang ! Ils étaient en rang — tous les jours, il y avait des rangées de gens,

« un local qui avait été gazé n’était accessible sans

colonnes, qui attendaient d’aller au four créma- toire » (ibid., p. 204). On en déduit que les membres des Sonderkom- mandos auraient travaillé dans la presse et sans masque à gaz (puisqu’ils pouvaient manger). Plu-

- causte », l’Institute for Historical Review (I.H.R.)

crématoires c’était catastrophique ! La puan-

teur de chair humaine, nous ne savions pas ce que c’était. » [6] - Helen K. déclare : « Chaque fois que je me réveil- lais le matin, ces queues étaient incroyables. Les

« documents techniques afférents au Zyklon B et à son emploi »,

masque à gaz qu’au bout d’un minimum de vingt et une heures » (ibid., p. 176). Cet argument capital fut ensuite repris par les révisionnistes américains. Dans son dépliant intitulé : « 66 questions & réponses sur l’Holo-

écrivit :

- tiler complètement un local qui a été désinfecté par fumigation au moyen du Zyklon B ?

de procéder est extrêmement compliquée et tech-

respiratoire si la concentration dans le milieu de

ment cette absence de port de masque à gaz. Or, la toxicité de l’acide cyanhydrique est telle que le Service du répertoire toxicologique indique clairement : « Porter un appareil de protection

ou 11 mg/m³) » [7]. Il faudrait donc croire que la ventilation des « chambres à gaz » permettait de faire passer quasi instantanément la teneur en

ans Concession

N°76

nique. On doit avoir recours à des masques à gaz et uniquement à l’intervention de techniciens bien entraînés [9].

35

Une demi-heure après l’envoi du gaz, on ouvrait la porte et on mettait en marche l’appareil d’aéra- tion. On commençait immédiatement à mettre dehors les cadavres [voir la reproduction des do- cuments en annexe B.3] [12]. La différence entre les deux passages apparaît nettement. Chez Rudolf Höss, l’ouverture de la porte, la mise en marche de l’appareil d’aération et l’entrée des membres du Sonderkommando dans la « chambre à gaz » pour en retirer les corps

sont trois événements qui se passent immédiate-

que, sur la question de la ventilation, les « aveux » de Rudolf Höss rendaient leur position bien fra- gile.

- ments du professeur Faurisson de « prétentieux bavardage d’un spécialiste de la critique des textes littéraires qui se prend pour un expert en meurtres collectifs » [10], les antirévisionnistes savaient

le gaz mortel ait eu le temps d’être évacué. C’est tellement stupide que Franciszek Piper a préféré substituer à ce passage un récit de son cru, récit

en 1986 en Pologne et publié sous la direction de l’historien Jozef Buszko : Auschwitz. Camp hitlé- rien d’extermination. Le chapitre sur l’ « extermi- nation » est signé Franciszek Piper, un historien polonais spécialiste du camp. L’auteur s’est large- ment appuyé sur les « Mémoires » de Rudolf Höss. Il écrit :

Le commandant du camp, Rudolf Höss, faisait partie des rares personnes qui, en dehors des mé- decins SS et du personnel qui desservaient le cré- matoire, étaient témoins de la mise à mort dans

les chambres à gaz. Voici ce qu’il écrivit à ce sujet :

« Par le judas de la porte on pouvait voir comment lancement tombaient mortes immédiatement. Les autres commençaient à se bousculer, à crier et à aspirer l’air. Mais bientôt le cri tournait en râle et au bout de quelques minutes tous gisaient.

peurs toxiques du local avant d’en ouvrir la porte

dans lequel l’équipe attend l’évacuation des va-

et de pénétrer à l’intérieur (« Une fois les ventila-

personne ne bougeait plus. » [Note : « Les Mé- moires de Rudolf Höss, p. 209. ».]. Une fois les ventilateurs branchés et le gaz éliminé de la chambre, on ouvrait la porte, on en retirait

les cadavres que l’on transportait par un monte- charge électrique dans le bâtiment du crématoire qui se trouvait à la surface [11]. Pourquoi Franciszek Piper a-t-il brutalement interrompu la citation pour continuer avec une explication de son cru alors que dans ses « Mé-

moires », Rudolf Höss décrit également la ventila-

développa une nouvelle argumentation que son

le savoir, ouvrons lesdites « Mémoires ». On lit :

homologue français P.H.D.N. (Pratique de l’His-

- titution donnait tout de même l’impression d’une ventilation rapide. Or, les révisionnistes parlaient d’une attente de 20 heures. Pour tenter d’en sor- tir, le site antirévisionniste américain Nizkor

teurs branchés et le gaz éliminé de la chambre, on ouvrait la porte, on en retirait les cadavres »).

N°76

Sans Concession

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe Peut-être que le prochain

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

Peut-être que le prochain argument des négateurs de la Shoah sera que les Allemands n’auraient

jamais pu abattre les avions alliés, puisqu’il est impossible de manipuler convenablement une

batterie de DCA lorsqu’on a mis une ceinture de

un certain nombre de raisons. En premier lieu, ce chiffre concerne une utilisation dans des bâtiments ordinaires, commerciaux ou privés, non ventilés. On ne doit pas pénétrer dans des pièces ordinaires pendant cette durée, parce qu’il n’y a pas, ou peu, de ventilation forcée. De plus des éléments comme les tapis, les draps, les meubles, etc. allongent la durée nécessaire pour disposer à nouveau d’air pur dans la pièce. Les chambres à gaz nazies, au contraire, étaient des

mando était d’incinérer les corps des membres de

l’unité précédente.

toire et Dévoiements Négationnistes) reprit. La

rubrique s’intitule : « 66 Questions et Réponses négationnistes réfutées par Nizkor ». Pour la question 30, P.H.D.N. écrit :

sécurité Sonderkommandos, des prisonniers-esclaves, qui retiraient les corps

des chambres à gaz pour les amener aux créma- toires et les y brûler. Il va sans dire que les SS ne se préoccupaient guère de savoir si les Sonderkom- mandos pouvaient souffrir des résidus de gaz. De toute façon, ces derniers travaillaient sous le coup d’une sentence de mort ; la première chose que faisaient les nouveaux membres d’un Sonderkom-

que l’air y soit recyclé (cf. Gutman, Anatomy of the Auschwitz Death Camp, 1994, p. 232). Certaines chambres à gaz n’étaient pas dotées de système de ventilation forcée. Dans celles-là, les gens qui sortaient les corps portaient des masques à gaz.

exécutés [13]

prévu une marge de sécurité énorme. Les marges de sécurité ne s’appliquaient pas en temps de guerre, surtout lorsque le but était de tuer des mil- liers de gens aussi rapidement que possible. Les Allemands avaient une grande expérience avec les gaz en général, avec le Zyklon B en particulier, puisqu’ils l’utilisaient si souvent pour l’épouillage.

était obligatoire, cela voudrait également dire que les corps des condamnés à mort exécutés par gaz cyanhydrique aux États-Unis devraient rester at-

Pour le lecteur peu curieux, les arguments tech- niques apportés dans cette réponse paraîtront Franciszek Piper : on y parle de ventilation for- masques à gaz, des chambres à gaz américaines…

ans Concession

[1] : Sur les forces de London, voy. Peter Atkins, Chimie géné- rale (InterEditions, 1992), pp. 284-7. [2] : Voy. le document NI-9098, cité notamment par Robert Faurisson dans Mémoire en défense (éd. La Vieille Taupe, 1980), pp. 161-2. [3] : Voy. sa lettre publiée par Le Monde, 16 janvier 1979, p. 13. Cette lettre est reproduite dans Mémoire en défense, déjà cité, pp. 83-8.

[4] : Voy. les « Mémoires » de Rudolf Höss parues dans Aus- chwitz vu par les SS (éd. Interpress, Varsovie, 1991), pp. 97-8. [5] : Voy. la « Déclaration » de Pery Broad parue dans Aus- chwitz vu par les SS, déjà cité, pp. 137-8. [6] : Voy. Témoigner. Paroles de la Shoah (éd. Flammarion, 2000), p. 156.

html. produit=554&nom=ACIDE+PRUSSIQUE&incr=0#1. Voy. le

paragraphe intitulé : « Prévention ». [8] : Voy. Sergion Thion, Vérité historique ou vérité politique (éd. La Vieille Taupe, 1980), p. 175. [9] : Dépliant en possession de l’auteur. Le texte n’est plus disponible sur le site de l’I.H.R., mais on peut le trouver à l’adresse suivante : http://www.zundelsite.org/english/

advanced_articles/incorrect.004.html.

[10] : Voy. Le Monde, 29 décembre 1978, p. 8. Texte dispo- nible dans , déjà cité, p. 81. [11] : Voy. Auschwitz. Camp d’extermination hitlérien (éd. Interpress, Varsovie, 1986), pp. 124-5. [12] : Voy. les « Mémoires » de Rudolf Höss parues dans Aus-

chwitz vu par les SS (éd. Interpress, Varsovie, 1991), pp. 97-8. [13] : Voy. http://www.phdn.org/negation/66QER/qer30.

N°76

Directrice de recherche au Centre (C.N.R.S.), Annette Wieviorka est une historienne spécialiste de la Shoah. En 2005, elle a publié aux éditions Robert Laffont un livre de 297 pages intitulé :

. Le lecteur naïf croira que, dans ce livre, l’auteur apporte les preuves de l’existence des « chambres à gaz » à Birkenau. Il se trompe. Annette Wievi-

orka l’écrit nettement : « L’idée qu’il y

a à “prouver” quoi que ce soit demeure

pour moi une idée étrange. » (p. 113).

« Qu’il y eut des chambres à gaz à Bir-

matérialité du gazage et de la créma- tion ne pouvait faire l’objet d’aucun doute, fût-il méthodique. Imagine-t-on un historien se posant la question de la violence de la guerre en 1914-1918 et commençant son travail en se deman- dant si cette guerre a bien existé et si elle a bien fait des morts au combat ? La « technicité » de ces installations n’intéressait personne. Chacun connaissait l’existence des plans qui Soviétiques, mais nul ne s’y intéressait. Ce n’était pas une question d’histoire. » (pp. 112-114). Notre historienne oublie cependant une évidence : si un historien avait l’idée — saugrenue j’en conviens — de s’interroger sur l’existence de la pre- une montagne de documents irré- futables attestant que le feu fut mis aux poudres le 28 juin 1914 et que les armes se turent le 11 novembre 1918. Rien de tel avec le prétendu « Holo- causte » : les historiens ne peuvent produire ni l’ordre qui aurait déclen- ché le début des tueries, ni l’ordre de Himmler de cesser les gazages homicides. De la même façon, un historien de la décrire avec précision les armes qui Leurs caractéristiques techniques, connues grâce aux plans de con- struction— des plans clairs et précis, peuvent être facilement expliquées au grand public. Les livres d’histoire regorgent de photos, de plans et de croquis qui présentent ces armes, du simple fusil à l’avion en passant par les gros canons et les masques à gaz. - bres à gaz » allemandes, et plus par- été aménagées dans les crématoires 2 et 3 de Birkenau, les plans que l’on

kenau, qu’elles servirent à assassiner les enfants, les femmes, les hommes juifs, qui avaient été transportés pré- cisément pour y être assassinés, était

pour tous une évidence. Et elle le reste. Que seraient devenus les centaines de milliers de Juifs acheminés vers les camps d’Auschwitz et dont la trace se

« Les témoignages sont si nombreux,

si concordants, d’origine si diffé-

rente que le récit polyphonique qu’ils écrivent ne peut être que globalement conforme à la vérité, même si dans tel témoignage une ouverture par laquelle arrive le cyclon B dans la chambre à gaz est mal placée, si dans un autre un boulon manque à un four crématoire, même si les chiffres donnés par les témoins sont, avec une régularité de métronome, erronés. Quand, lors d’une manifestation, les chiffres donnés par les organisateurs et ceux donnés par la police diffèrent, nul ne s’avise d’en conclure qu’il n’y a pas eu de manifes- tation.

« que ce soit demeure pour moi une idée

37

tation. « que ce soit demeure pour moi une idée 37 nous montre sont ceux de

nous montre sont ceux de « morgues » (Leichenkeller d’introduction du Zyklon B » qui… n’apparaissent pas. historienne invoque les témoignages en prenant bien soin de gommer leurs contradictions sur les chiffres et de minimiser leurs faiblesses tech- niques : qu’importe une ouverture mal placée ou un boulon qui manque… Le récit polyphonique sonne vrai. Finalement, le message d’Annette Wieviorka est le suivant : « Jusqu’en 1970, personne ne s’est intéressé à l’aspect technique des gazages homicides sous Hitler parce qu’ils rel- evaient de l’évidence historique. Tout le monde y croyait, un point c’est tout. Aujourd’hui, cela reste une évidence, car une myriade de témoignages existe qui disent grosso modo la pourquoi il y aurait quelque chose à prouver ». L’ennui est que même si on prend le parti de les accepter, ces témoignages membres du Sonderkommando n’auraient pu extraire les corps des prétendues « chambres à gaz » sans être foudroyés par les résidus de gaz qui n’auraient pu être ventilés.

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Sans Concession

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe P .H.D.N. écrit :

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

P .H.D.N. écrit : « Certaines chambres à gaz n’étaient pas dotées de système de ventilation forcée. Dans celles-là, les gens qui sortaient les corps portaient des masques à gaz. » Les animateurs du site ignorent visiblement tout des

masques à gaz. En effet, l’effort respiratoire in-

tense provoqué par le transport de dizaines (voire de centaines) de corps de gazés aurait rendu les

- d’air et Belüftung

Entlüftungskanal

sionnistes nient l’existence) est clairement visible :

Le plan de la chambre à gaz du Krema II à Aus- chwitz. Le système d’extraction d’air (dont les révi-

« - sez rudimentaire avec évacuation de l’air vicié vers le bas » [2]. On mesure donc toute l’impudence de P.H.D.N. qui, à propos d’un plan en coupe de cette morgue, écrit (je souligne) :

Sans Concession

caces. L’équipe de Sans Concession a déjà publié une étude sur le sujet et je n’y reviendrai pas. [1].

du système d’extraction d’air sont encore visibles dans les ruines [voir les documents reproduits en annexe B.4] [3].

Cependant, soyons beaux joueurs. Les révision-

extermination des juifs se trouve dans les cré- matoires 2 et 3 du camp de Birkenau. C’est là en

effet que les Allemands auraient aménagé deux grandes « chambres à gaz » homicides de plus de

- minationniste :

- je présumerai recevables les « aveux » des an-

forcée (voir annexe B4). Notons en passant que les révisionnistes n’ont jamais nié l’existence de cette ventilation mécanique. Commentant, en 1986, la maquette du Krema II exposée au musée d’Auschwitz, Robert Faurisson expliquait que la « morgue 1 » (la prétendue « chambre à gaz ») :

- j’admettrai les explications techniques données

- au moment de calculer, j’adopterai toujours les

Quoi qu’il en soit, ne cherchons querelle à P.H.D.N. ni pour ce mensonge, ni sur les locaux non venti- ventilées. Dans ma démarche, je partirai toujours -

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39

- Yakov Gabbay précise : « J’ai vu des corps, l’un

Kogon, Hermann Langbein et Adalbert Rückerl

- cadavres » (ibid., p. 378).

tion du Zyklon B sur le toit des « chambres à gaz » des crématoires 2 et 3. Parbleu ! Ces trois auteurs s’appuient sur deux témoins (Henryk Tauber et Michal Kula) et sur une photographie aérienne du 27 août 1944 pour démontrer leur existence [4]. Seule la mauvaise foi « négationniste » peut per- mettre de contester…

sur l’autre. Il y avait environ deux mille cinq cent

La maquette visible au musée d’Auschwitz et le - cessus de gazage. La foule qui apparaît sur la ma- quette, avec des morts et des gens dans diverses positions, semble haute de 1,2 m (voir cliché page cadavres sur une hauteur de 1,5 m environ, mais devant la porte. Je prendrai donc pour référence la maquette. Sachant que la surface disponible de la « chambre à gaz » était d’environ 200 m², la hauteur d’un tas haut de 1,2 m remplit dans 3 [8]. Cinq corps entassés occupant un volume d’environ 0,5 m 3 (voir le dessin p.92), un tas de 240 m 3 représente 2 400 corps [9]. Conclusion : la maquette s’ac- corde avec l’estimation tirée des « témoignages ». est à l’origine d’une contradiction insurmon- table : avec les 2 500 victimes qui l’encombraient, - ceptible d’être ventilée en 5 minutes.

Cela dit, reprenons les explications trouvées sur le site P.H.D.N. On lit : « Les chambres à gaz - ». Cette explication est inepte pour une raison évi- dente : lors d’un gazage, les « chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau » n’étaient pas vides, elles étaient au contraire remplies de corps. Dans ses « Mémoires », Rudolf Höss écrit :

au sous-sol, de chambres de déshabillage et chambres à gaz pouvaient contenir chacune atteints, car les convois étaient toujours inférieurs en nombre [ibid., p. 87.].

- On comprend donc pourquoi un autre site exter-

role aux « témoins » :

préféré abandonner cet argument pour invoquer uniquement la ventilation forcée. Sous le titre « Zyklon B », on lit :

- Miklos Nyiszli parle de « 3 000 corps entassés »

- Clément C… raconte : « Alors les SS se ruaient

sur leurs victimes et à coups de poing, à coups de

-

cun sens lorsqu’il s’agit des chambres à gaz, parce

minutes étaient assez pour remplacer l’air [10]. Voilà donc la durée d’aération multipliée par trois, ce qui est conforme à l’estimation donnée en 1989 par Jean-Claude Pressac [11].

les autres »

- Zalmen Gradowski déclare : « 2

de leurs grands ennemis, qui les freinent dans leur combat pour la patrie, pour leur peuple, gisent

désormais raides mortes

Si l’on désinfecte un bâtiment servant à un usage commercial ordinaire, il restera inaccessible pen-

minationniste (www.jewishvirtuallibrary.org) a

fameuses chambres, serrés, écrasés les uns contre

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Sans Concession

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe Sans Concession N°76

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe Sans Concession N°76

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41 pour deux raisons principales : 1°) Les centaines de corps entassés auraient iné- - blement

pour deux raisons principales :

1°) Les centaines de corps entassés auraient iné- - blement gêné — voire empêché — toute aération mécanique. Voilà d’ailleurs pourquoi les auteurs de la maquette du musée d’Auschwitz ont bien

- à gaz » des crématoires 2 et 3, l’air aurait pu être

recyclé en cinq minutes ou même en un quart

on ne voit pas pourquoi les victimes entassées à

d’heure. Car même à supposer que, par chance,

Les exterminationnistes se moquent donc du monde quand ils déclarent que dans la « chambre

heures de pointe) seraient tombées partout sauf là. Il y a des années, Jean-Claude Pressac avait déjà élevé cette critique, tant elle est évidente. Mais il y a plus grave encore.

- ou par dissolution dans l’eau condensée), l’acide

cyanhydrique piégé entre les cadavres serait

cielle, l’acide cyanhydrique serait resté prison-

membres du Sonderkommando auraient com-

les corps entassés de façon désordonnée, ce qui

mencé à manipuler les gazés, foudroyant tout le

complet de l’air.

- taient au-dessus des corps. Sans même parler du

monde [12].

au-dessus des corps. Sans même parler du monde [12]. [1] : Voy. Un spécialiste des gaz

[1] : Voy. Un spécialiste des gaz de combat juge les déclara- tions d’anciens déportés sur les « gazages homicides » (éd. VHO, 2006), pp. 50 et suivantes. La brochure est disponible contre 5 € (port compris). Le texte est également disponible sur notre site à l’adresse suivante : http://www.phdnm.

org/uploads/3/0/0/1/3001973/sonderkommandos.htm#_

Toc309033226.

[2] : Voy. Wilhelm Stäglich, Le mythe d’Auschwitz (éd. La Vieille Taupe, 1986), p. 493. [3] : Voy. http://www.phdn.org/histgen/schmitz/plan01. html. [4] : Voy. Eugen Kogon, Hermann Langbein et Adalbert Rüc- kerl, Les chambres à gaz, secret d’État (éd. de Minuit, 1984 [réédition de 2007]), pp. 208-9. [5] : Voy. M. Nyiszli, Auschwitz : A Doctor’s Eyewitness Ac- count (Paperback, 1993), p. 114. [6] : Voy. L’Humanité, 24 avril 1945, article intitulé : « Le camp nazi de Birkenau… ». [7] : Voy. Zalmen Gradowski in Des voix sous la cendre. Ma- nuscrits des Sonderkommandos d’Auschwitz-Birkenau (éd.

Calmann-Levy / Mémorial de la Shoah, 2005), pp. 209-10. [8] : Le volume d’un tas droit est égal au produit de sa surface au sol par sa hauteur. Ici : 200 x 1,2 = 240 m 3 . [9] : Le calcul est le suivant : 240 m 3 représentent 480 fois 0,5 m 3 . Or, 0,5 m 3 représente un corps. Donc 240 m 3 repré- sentent 480 fois cinq corps, ce qui est égal à 2 400 corps. [10] : « If one disinfects a building in ordinary commercial however, has no meaning in relation to the extermination chambers, because they were forcibly ventilated. Fifteen minutes were enough to replace the air » (source : http://

www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Holocaust/aus-

chwitz_faq_06.html).

[11] : Voy. J.-C. Pressac, Auschwitz. Technique and Operation of the Gas Chambers (Beate Klarsfeld Foundation, 1989), p. 16, col. B. [12] : Voy. , déjà cité, pp. 45-8. Passage dispo- nible sur Internet à l’adresse suivante : http://www.phdnm.

org/uploads/3/0/0/1/3001973/sonderkommandos.htm#_

Toc309033216.

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Sans Concession

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe
Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

LA TENEUR EN ACIDE CYANHYDRIQUE À LA FIN DU « GAZAGE »

ans Concession

la « chambre à gaz » occupent donc un volume

de (2500 x 0,05 =) 125 m 3 . Or, nous avons déjà vu - chwitz, les victimes occupaient un volume de 240 m 3 . La différence entre ces deux valeurs vient des espaces entre les corps, puisque l’entassement - donné. Cela représente (240 – 125 =) 115 m 3 , soit

115 m 3

laissé des « résidus de gaz ».

des résidus de gaz. ». On nous invite donc à croire

- zkor / P.H.D.N. expliquent que « les SS utilisaient des Sonderkommandos, des prisonniers-esclaves, qui retiraient les corps des chambres à gaz pour les amener aux crématoires et les y brûler. Il va sans dire que les SS ne se préoccupaient guère de savoir si les Sonderkommandos pouvaient souffrir

membres du Sonderkommando vont manipuler les corps. Parler de « résidus » est par conséquent

des centaines de personnes avaient été gazées ensemble, il aurait été impossible de retirer les fondement des témoignages.

corps ait pu être recyclé, il faut tenir compte de tout ce qui restait entre les cadavres. Combien répondre.

Supposons que les corps des « gazés » aient pesé Certains pourront nous répondre que lors du

gazage, les victimes avaient absorbé l’immense

moyen de 50 L, soit 0,05 m 3 . 2 500 victimes dans

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43

majorité de l’acide cyanhydrique déversé. Ils en déduiront que les 115 m 3 d’air vicié ne renfer- maient aucun danger.

L’argumentation de Georges Wellers Les chambres

à gaz ont existé, Georges Wellers expliquait :

Dans une chambre à gaz emplie d’hommes, cette rapidement baisser par suite de l’absorption des vapeurs par les poumons des suppliciés. Or, l’acide cyanhydrique traverse les surfaces d’absorption du corps humain poumons, muqueuse buccale et nasale avec une facilité exceptionnelle, ce qui explique l’effet foudroyant de ce poison. Mais, une fois les surfaces d’absorption traversées, il pénètre dans les tissus, et il y reste. De sorte qu’à chaque inspiration d’air, une certaine quantité d’acide cyanhydrique passe dans le sang et diminue donc sa concentration dans l’atmosphère du local. Or, le volume inspiré à chaque mouvement d’une respi- ration d’un adulte normal (seize mouvements res- piratoires par minute) est de l’ordre de deux litres. Ce volume augmente considérablement lors d’une respiration accélérée et profonde, comme devait l’être celle des suppliciés. Il est donc certain que la concentration des vapeurs de l’acide cyanhydrique baissait rapidement au fur et à mesure que le sup- plice se déroulait. Il serait hasardeux de chercher

à calculer quelle pouvait devenir cette concentra-

derkommando, on n’imagine guère les SS, à com- mencer par [1]. On constate qu’en trente ans, l’argumentaire Georges Wellers et ses continuateurs : tentons de connaître la teneur moyenne d’acide cyanhy- cette teneur se retrouvera dans les 115 m 3 d’air non renouvelé.

« Aveux » et « témoignages » - cielle fondée sur les « aveux » de Rudolf Höss :

Après s’être déshabillés, les juifs entraient dans la Ensuite, on fermait rapidement la porte et on la vissait, et les désinfecteurs qui attendaient jetaient le cyclon par les lucarnes à travers le plafond dans les tuyères par lesquelles il arrivait jusqu’à terre. Grâce à cela le gaz se répandait im- médiatement. Par le judas de la porte on pouvait voir que ceux qui se trouvaient le plus près de la tuyère d’arrivée tombaient raides morts. On peut était immédiate. Les autres s’entassaient, se met- taient à crier, cherchaient l’air. Mais leurs cris se transformaient bientôt en gémissements et en quelques minutes tous étaient couchés par terre. Au bout de vingt minutes au maximum, personne

ne bougeait plus.

Cyklon B était jeté dans la chambre à gaz. On peut

penser que le « désinfecteur » de service, fort d’une certaine expérience, savait éviter de « gaspiller » l’arme du crime. Autrement dit, il ne paraît pas du tout absurde de penser qu’une fois la mort constatée, la mise en marche d’un ventilateur pouvait entraîner, dès les premiers instants, la totalité ou presque des va- peurs qui restaient dans l’air chaud de la chambre

ment »,

pour permettre, sans grand risque d’empoisonne-

médiate »,

des cas de malaise chez tel ou tel membre du Son-

bout de quelques minutes, selon la distance qui les séparaient de la tuyère d’arrivée du gaz. Ceux qui criaient, les vieux, les faibles et les enfants tombaient plus vite que les gens bien portants et jeunes [2]. Trois éléments doivent être soulignés :

- à peine versé, « le gaz se répandait immédiate-

- « pour un tiers des enfermés, la mort était im-

- l’asphyxie durait de « cinq à dix minutes » et au

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L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe vait s’évaporer « immédiatement

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

vait s’évaporer « immédiatement ». Bien qu’ils ne répondent pas directement à cette question, les historiens peuvent s’appuyer sur le « témoi- gnage » de Rudolf Vrba et de Fred Wetzler selon lesquels, une fois toutes les victimes enfermées dans le local de mort : « On probablement pour faire monter la température à l’intérieur de la chambre jusqu’à un certain ni- veau » [6].

- Miklos Nyiszli déclare : « affaire, les deux bourreaux à gaz attendent encore

d’évacuer les gaz. Les portent s’ouvrent […] » [voir le document reproduit en annexe B.5] [3]. Une fois que le gaz était versé, cela durait entre dix et douze minutes,

Explications exterminationnistes En 1982, lors du colloque sur « l’Allemagne nazie

et le génocide juif », l’universitaire allemand Uwe

Dietrich Adam s’appuya (directement ou non) sur

les « aveux » de Rudolf Höss et sur les « témoins » Wetzler et Vrba pour expliquer :

Dans les chambres à gaz, les victimes, serrées les unes contre les autres, dégageaient toujours la chaleur nécessaire pour atteindre le point d’ébul- gaz se trouvaient tout près des bouches d’arrivée du Zyklon B mouraient presque aussitôt, les autres, au bout de 5 mn tout au plus [7]. Un an auparavant, Georges Wellers avait écrit :

Dans un local fermé hermétiquement et aussi rempli d’êtres humains, la température devait monter rapidement. Or, la température d’ébul-

le moindre doute, dans ces conditions, l’acide

tout le monde était bien mort, il ouvrait la porte aussitôt après avoir mis la ventilation en marche. Pendant vingt minutes, on entendait un vrombis-

dépassaient la température d’ébullition de l’acide

» [voir le document reproduit en annexe B.6]

[4].

- matoire 5) : « Les doubles portes en chêne massif se ferment. Pendant deux interminables minutes, on entend des coups contre les murs, des cris qui minutes après, on ouvre les portes » [voir le docu- ment reproduit en annexe B.7] [5]. On pourra se demander comment le gaz présent à l’état liquide dans les granulés de Zyklon B pou-

cyanhydrique [voir le document reproduit en an- nexe B.8] [8].

passait à l’état gazeux, et les différentes surfaces les murs, le plafond, mais aussi les surfaces des corps des suppliciés, les cheveux atteignaient ou

bout de « vingt minutes au maximum », tout le monde était mort. Ce dernier point, notons-le en

« Dans les chambres à gaz, les victimes, errées les unes contre les autres, dégageaient oujours la chaleur nécessaire pour atteindre ransformait en gaz. »

Georges Wellers

Attention aux explications simplistes Il y a quelques années, un lecteur de Sans Conces- sion rédigea une étude qui prétendait démontrer qu’en cinq minutes, 2 500 personnes entassées dans la « chambre à gaz » des crématoires 2 ou 3 auraient pu faire monter la température am- biante de 0,1 °C seulement. Il s’appuyait pour cela sur la capacité thermique du béton, de la brique et

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45 25 20 15 0 15 30 45 de l’air ainsi que sur le fait qu’une

de l’air ainsi que sur le fait qu’une personne perd chaque seconde une énergie de 100 Joules. En réponse, Vincent Reynouard le mit en garde contre ces raisonnements trop théoriques (ni- échanges extérieurs permet par exemple de dé- montrer qu’un glaçon plongé dans un verre fond

et fait baisser la température de l’eau d’environ

3 °C. Mais il est faux de prétendre que la fusion

du glaçon et, par conséquent, la baisse de la tem- pérature de l’eau seraient instantanées. Tout le monde a pu au contraire s’apercevoir qu’un gla- çon plongé dans de l’eau à température ambiante met « un certain temps » (dixit Fernand Raynaud)

à fondre. La plupart des échanges thermiques

la vitesse de diffusion de la chaleur. Cette vitesse

dépend du matériau utilisé et du différentiel de température en son sein. La chaleur se diffusant plus vite dans l’air que dans le béton ou dans la brique, tout laisse penser qu’en présence d’une foule, la température ambiante d’un sous-sol augmenterait fortement dans un premier temps, puisque l’inertie thermique des parois les empê- cherait de jouer leur rôle d’absorbeur. Cette hausse permettrait-elle d’atteindre la tem-

menée dans une classe pourrait le faire croire . En Quantité de Zyklon B introduite par les SS

Comme promis, toutefois, j’accepterai les expli-

Sachant que dans une « chambre à gaz », les vic- times étaient dix fois plus entassées, on pourrait en déduire qu’en dix minutes, la température du

local aurait augmenté de (7 x 10 x 10/45 =) 15,5 °C.

A supposer que la température initiale ait été

admettons qu’il en ait été ainsi.

cyanhydrique en ébullition.

Jean-Claude Pressac prétend que les bourreaux

versaient du Zyklon B jusqu’à atteindre la concen-

tration de 12 g/m 3 dans le local de mort [10].

Ailleurs, il prétend que 1,5 kg de Zyklon B était

-

(id.). Or, du fait de l’entassement des corps dans la

duction : « il fallait obligatoirement que quatre SS

versent ensemble le contenu d’une boîte de 1,5 kg

sont extrêmement réduits. Voilà pourquoi les

cations données plus haut par deux extermi- court (quelques dizaines de secondes), tout l’acide cyanhydrique contenu dans les pastilles de Zyklon B s’échappait et

gens qui se serrent les uns contre les autres ont - rieur. En conséquence, la température ambiante augmentera moins. Ajoutons à cela qu’une salle de classe correctement isolée et chauffée à 18 °C offre peu de points communs avec un sous-sol en béton. - ration sont si nombreux et les données si impré- cises — voire inconnues — qu’il est impossible de prétendre calculer, même approximative- ment, l’augmentation de la température dans les « chambres à gaz » des crématoires 2 et 3 lorsque la foule y séjournait.

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L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe ans Concession deux effets

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

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deux effets s’équilibrent et retiendrai le volume trouvé : 270 m 3 d’air inspiré pendant toute la du- rée du gazage.

qu’on « Si le volume d’air dans la prétendue « chambre

à gaz » avait été inférieur à cette estimation, on

pourrait certes prétendre qu’une énorme partie

publié en 2005 par l’Institut national de l’envi-

ronnement industriel et des risques (INERIS) et intitulé : « Seuils de toxicité aigüe. Acide cyanhy- drique (HCN) ». Les données épidémiologiques

disponible égale à 200 m² et d’une hauteur attei-

ou de stress intense, le débit respiratoire moyen d’une personne atteint 25 litres par minute et que dans cette situation, une concentration d’acide

- volume inspiré par les 2 500 victimes. On en dé-

sents en trois minutes (c’est ce que l’on appelle le « temps létal 50 », LT 50 ) [voir le document repro- duit en annexe B.9]. Sachant que Georges Wellers évoque le souci d’économie éprouvé par les SS, il me semble raisonnable de penser que ceux-ci cherchaient à atteindre cette concentration pour leurs gazages, ce qui aurait eu pour effet de tuer

- portante : au sein des alvéoles pulmonaires, les

échanges gazeux sont incomplets. En consé- quence, une certaine proportion de l’acide cyan-

hydrique inspiré va être tout de suite rejetée lors

le « pourcentage de rétention pulmonaire ». Pour l’acide cyanhydrique, la littérature donne des - commencée, on peut parler de respiration « for- cée ». Par prudence, cependant, et pour rester en accord avec le Service du répertoire de toxicolo- de l’expiration suivante [14]. J’en déduis que dans les 270 m 3 d’air respiré par les victimes, la teneur en HCN n’était pas tombée à zéro (ce qui aurait

qui aurait permis d’atteindre 800 g pour 355 m 3 disponibles, soit 2,25 g d’acide cyanhydrique par

gnant 2,4 m, son volume était de 480 m 3 . Si l’on retire le volume occupé par les victimes (125 m 3 ), il restait (480 – 125 =) 355 m 3 . C’est cet espace

de l’acide cyanhydrique introduite dans le local

» [12].

de Zyklon B dans chacune des quatre cheminées pour que la mort fût foudroyante » [11]. De son côté, l’historien polonais Franciszek Piper écrit

avait été absorbé. Mais ce n’est pas le cas. Sachant que la prétendue chambre à gaz était un parallé-

3 d’air n’avait pas été respiré, soit environ un quart du volume total.

Le pourcentage de rétention pulmonaire

prendrai cette concentration pour mes calculs, ce qui me placera bien au-dessous des teneurs invo-

Volume d’air respiré par les victimes avant leur mort Un calcul différentiel démontre qu’avant de mou- rir, les 2 500 victimes auraient eu le temps de respirer 270 m 3 d’air environ [voir annexe B.10]. Considérant que des enfants auraient été pré- sents et que le même air peut être inspiré plu- sieurs fois, ce volume pourrait paraître trop élevé. Mais il faut également savoir que l’intoxi- cation aigüe à l’acide cyanhydrique est souvent accompagnée d’une accélération du rythme res- piratoire (polypnée). J’admettrai donc que les

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valeur initiale. Quant aux 85 m 3 d’air restant, la teneur en HCN était inchangée. Un simple calcul gazage, la teneur moyenne en gaz dans tout le lo- de convection et les mouvements des victimes victimes auraient absorbé la plus grande partie

Une objection On pourra ici me reprocher d’avoir négligé :

- times, allait se condenser sur les parois de la cyanhydrique. de provoquer un abaissement sensible de la concentration du gaz poison dans l’air du local, puisque du gaz va se retrouver « collé » sur les pa- rois ou dissous dans l’eau de condensation. Mais je vais maintenant démontrer que, quel que soit - taines données manquant (le taux de recouvre- ment des murs par l’eau, la pression partielle de à prendre en compte étant trop nombreux, mon raisonnement sera davantage qualitatif que quantitatif.

Pour l’adhérence du gaz aux surfaces, je me réfé- rerai au diagramme publié par Germar Rudolf dans son « Rapport » (graphique 16, p. 67) . On s’aperçoit que dans une chambre vide, la concen- tration en acide cyanhydrique introduit diminue alors que, dans le cas idéal, elle devrait rester constante. J’admettrai que cette baisse est en- - ment aux murs (ce qui est exagéré). On constate

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que cette baisse est en- - ment aux murs (ce qui est exagéré). On constate 47

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L es « témoins » ne sauvent pas La thèse officieLLe (1,2 x 355 =)

Les «témoins» ne sauvent pas La thèse officieLLe

(1,2 x 355 =) 426 kg. d’eau dans le local atteignait (17.1/426 =) 0,040 kg d’eau/kg d’air. Un diagramme psychrométrique montre qu’avec un tel taux, le « point de rosée », c’est-à-dire la température en dessous de laquelle de l’eau se condensera sur les parois, est proche de 36 °C

qu’entre 5 et 9 heures, le taux de HCN passe de

(Annexe B14). Cette température était-elle at- - ger :

Cas n° 1 les « différentes surfaces — les murs, le plafond, mais aussi les surfaces des corps des suppliciés, les cheveux — atteignaient ou dépassaient la tem- pérature d’ébullition de l’acide cyanhydrique », je pourrais le prendre au mot et prétendre qu’avec des murs portés à plus de 26 °C, la température - sairement à plus de 36 °C, donc qu’il n’y avait ni condensation sur les murs, ni a fortiori dissolu- tion de l’acide cyanhydrique, ce qui supprime tout simplement l’objection.

- Considérant que dans un mouvement de foule

murs, il faut savoir qu’une personne dégage envi- ron 50 g d’eau par heure [16].

Le HCN dissous dans l’eau Au sujet de l’éventuelle condensation sur les

Un gazage durant 30 minutes, la baisse de la concentration en acide due à l’adhérence aux sur- 3 , on passe- 3 .

[15].

optimal, 200 personnes peuvent passer par une simple porte en 125 s [17], je suppose que dans le même temps, 500 personnes franchissaient la double-porte de la « chambre à gaz ». Le rem- plissage du local prenait donc un peu plus de dix minutes.

Pour ne pas être accusé de dérobade, je supposerai que la température montait sen- siblement mais qu’elle atteignait « seulement » 28 °C. Pour que cette température soit un

point de rosée, il faut un taux de vapeur d’eau

foule [voir annexe B.12]. La porte restant ouverte,

l’air. Sachant que les victimes en avaient expiré

13,4 kg, on en déduit que (17,1 – 10,2 =) 6,9 kg

s’étaient condensés sur les parois, les corps, etc. est un acide faible [18]), le taux d’acide cyanhy- drique dissous dans l’eau était grosso modo pro- portionnel au taux d’acide dans l’air. Sachant que et que la constante de Henry (facteur de propor- tionnalité) pour l’acide cyanhydrique est com-

le « gazage », 9 kg d’eau supplémentaires étaient

- Un autre calcul différentiel établit que pendant

(10,8 x 0,75 =) 8,1 kg environ.

(0,024 x 426 =) 10,2 kg de vapeur d’eau dans

- Un calcul différentiel établit que dans cette pre-

produits. Le tout se monte à (8,1 + 9 =) 17,1 kg [voir annexe B.13].

- Sachant que la salle contenait 355 m 3 d’air rela-

tivement sec (car les murs, le sol et le toit de la

« chambre à gaz » étaient pourvus d’une couche isolante de goudron) et que, aux températures

prise entre 7,5 et 12 [19], j’en déduis que le taux

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