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(Economie de troc : un bien s’échange contre n’importe quel autre bien).

(La liquidité de la monnaie : la disponibilité de la monnaie pour le règlement).

(La balance des paiements : la balance des paiements d’un pays est un état statistique enregistrant sous forme comptable l’ensemble des flux d’actifs réels, financiers et monétaires, entre les résidents d’une économie et les non résidents au cours d’une période déterminée). « Résidents : personnes physiques qui ont une activité dans une économie depuis plus d’un an ».

L’inflation :

L’inflation : un phénomène monétaire qui se mesure par l’indice des prix à la consommation, c’est une augmentation générale, durable et auto-entretenue des prix.

(Type d’inflation : inflation rampante « 4-5% », ouverte « 6 à 30% », galopante « 30 à 1000% »).

Explications monétaire de l’inflation :

Théorie quantitative : Fisher montre dans quelles conditions et comment une offre de monnaie supplémentaire est de nature à entrainer l’inflation. Marshall montre que la demande de monnaie pour elle-même, représentée par un coefficient, est variable à CT.

Théorie monétariste : selon Friedman, c’est l’Etat qui est la responsable de l’inflation car c’est lui qui contrôle la création monétaire.

Théorie classico-keynésienne : an analysant la droite LM sur le marché de la monnaie, on remarque que l’augmentation du revenue d’équilibre est due à la variation positive de la demande globale.

Causes de l’inflation :

Inflation par la demande : à partir du moment que le plein emploi est atteint c-à-d lorsque l’ajustement par la quantité n’est plus possible.

Inflation par l’offre (par les coûts) : les prix sont constitués du bénéfice et du coût de production, toute élévation de ce dernier et dans l’hypothèse que les profits ne diminuent pas, entraine une augmentation des prix.

Inflation par la monnaie : une création excessive de la monnaie, sous forme de crédits accordés aux agents, se traduit par des dépenses supplémentaires, qui peuvent être cause d’inflation si l’offre ne suit pas.

Effets de l’inflation :

Au niveau de la consommation : la fuite devant la monnaie

Au niveau de l’investissement et de la croissance : l’inflation apparait comme un facteur de blocage de la croissance à LT.

Au niveau de la répartition des revenus : l’inflation engendre un déséquilibre dans la répartition du revenu.

Au niveau du commerce extérieur : l’augmentation des prix au Maroc rend la production nationale moins compétitive à l’exportation et aboutit à la détérioration de la balance des paiements.

Chapitre1 : fonctions et forme monétaires

Introduction :

Le financement de toutes les activités économique se fait de 2 manières :

Si on s’intéresse à étudier l’origine du financement de l’économie dans ce cas en fait la distinction entre 2 origines :

Création de la monnaie (financement monétaire).

L’Etat (l’épargne).

Si on cherche à étudier le circuit du financement de l’économie :

Financement directe : se fait sur un marché de capitaux, et donc permet la

rencontre entre les Agents à Besoin de Financement (ABF) et les Agents à Capacité de Financement (ACF).

Financement indirecte : le mécanisme par lequel un agent économique

obtient de la monnaie en s’adressant aux institutions financières. Le système bancaire joue alors un rôle d’intermédiaire : on parle d’intermédiation bancaire (fonction principale de la banque). La banque collecte des dépôts auprès des épargnants pour financer les agents a besoin de financement en distribuant les crédits, dans ce cas c’est la Bq qui fixe la condition de la collecte des dépôts et la distribution des crédits tout en estimant à

un ensemble de risque, ceci se fait en effectuant 3 types de transformation.

La transformation des volumes : en collectant les petits montants pour financer les grands projets.

La transformation du temps : la Bq collecte les dépôts en contre partie d’un taux d’intérêts créditeurs.

La transformation du taux d’intérêts : pour distribuer les crédits avec un taux débiteur.

Définition de la monnaie :

La monnaie est un bien neutre selon la théorie classique, néo-classique et monétariste.

La monnaie est un bien actif selon la théorie keynésienne et néo-keynésienne.

Les fonctions de la monnaie :

1. Instrument de mesure de la valeur des B et S :

1 er cas : la mesure de la valeur dans une économie de troc : dans ce cas nous n’avons pas de monnaie.

Les B et S s’échangent contre d’autres Bien afin d’effectuer cet échange on doit mesurer la valeur d’un bien par rapport à un autre bien, dans ce cas on obtient ce qu’on appelle un prix relatif.

Avant la mesure l’opération d’échange est conditionnée par :

1 ere condition : le besoin d’échange.

2 éme condition : la rencontre.

3 éme condition : accepter la valeur déterminée par les 2.

Avec le développement de la production, l’échange dans un système de troc devient de plus en plus difficile, et pour faire face à ce problème d’échange, on a introduit la monnaie dans l’échange.

2 éme cas : l’échange dans une économie monétaire : dans ce cas la valeur de tout les B et S est mesurés par rapport à un seul bien appelé la monnaie. (La monnaie est appelé étalon de mesure).

Dans ce cas l’échange direct se transforme en un échange indirect le tout contre la monnaie, le prix relatif se transforme en prix absolue (c’est la quantité d’unités monétaire nécessaire pour acquérir un bien ou service.

Dans l’économie monétaire, la monnaie est considérée comme un instrument de liberté de choix de bien à acquérir dans le temps dans l’espace, c’est pourquoi on peut définir la monnaie comme un bien qui reste absolue dans le temps dans l’espace et même dans la personne auprès de laquelle on effectue l’échange.

2. Instrument d’échange/moyen de paiement :

La monnaie est généralement considéré comme un moyen d’échange et de paiement, mais parfois on trouve seulement l’une des fonctions sans l’autre, généralement la monnaie remplie les 2 fonctions à a fois.

Pour être moyen de paiement la monnaie doit avoir un pouvoir libératoire (bien qui a le pouvoir de libérer les débiteur de leur dettes), limité ou total qui est fondé sur la valeur et la liquidité :

Valeur intrinsèque : valeur propre et commerciale de la monnaie.

Valeur facial ou nominal : le chiffre inscrit sur la face des pièces et sur les billets de Bq (cas de M. fiduciaire) cette Valeur est appelée le cours légale accordé et garanti par les autorités monétaire.

Valeur réel : c’est le pouvoir d’achat, la quantité des biens et services qu’on peut acquérir par une unité monétaire.

Valeur externe : taux de change de la monnaie national.

La liquidité : la monnaie est l’actif le plus liquide qui permet de réaliser des transactions sans coûts et sans perte du capital.

La monnaie permet une utilisation ultérieur afin de sauvegardé sa valeur réel, selon Keynes la monnaie peut être conservé pour elle-même pour 3 raison :

Pour effectuer des transactions dans le futur,

Pour se prémunir contre les imprévus socioéconomiques,( la sécurité)

Pour spéculer sur les différents marchés.

Fonction de la détention de monnaie :

La stabilité du pouvoir d’achat de ce qui est conservé en réserve,

Le maintien de la valeur nominale ou faciale, c-à-d sa stabilité dans le temps.

4. Instrument de la politique économique : ensemble de mesure prise par les pouvoirs publics pour atteindre des objectifs macro-économique, ex : (la croissance, création d’emploi, maitrise de l’inflation, maitrise du déficit budgétaire). La politique économique peut être conjoncturelle (court terme), ou structurelle (long terme). La monnaie peut être utilisé soit pour relancer l’économie (améliorer la liquidité et en baisse les taux d’intérêts), soit pour la stabiliser(en cas de risque d’inflation, hausse du taux d’intérêt maitrise la liquidité).

Formes de la monnaie :

La monnaie à évolué d’une forme matérielle à une forme totalement dématérialisée.

La monnaie métallique : constituée essentiellement par la circulation des métaux précieux (or, argent) sous forme de pièces. La valeur nominale de la monnaie métallique correspondait à leur valeur intrinsèque.

La monnaie fiduciaire : monnaie nationale, elle doit avoir un pouvoir libératoire total, mais la monnaie divisionnaire a un pouvoir libératoire limité. La monnaie fiduciaire est utilisée pour les règlements de faible valeur, elle représente 30% de la M3. (MF=M divisionnaire + billets de Bq).

Monnaie divisionnaire : ensemble de pièces de monnaie qui ont une valeur nominale mais sans valeur intrinsèque.

Billets de Bq : certificats de dépôts qui garantissaient le dépôt d’une monnaie métallique auprès d’une Bq.

La monnaie scripturale : ou monnaie écriture, matérialisée par des écritures dans les comptes des agents non bancaires auprès des agents bancaires. La monnaie scripturale est constituée par les sommes inscrites sur les dépôts à vue (cpts chèque, cpts courants).

Compte chèque : ouvert par des gents physiques pour leur utilisation personnelle, mais le taux d’intérêt est nul (il ne peut pas être débiteur).

Compte courant : ouvert pour les personnes morales (entreprise) et les professionnels, il n’est pas rémunérée (il peut être débiteur), ce compte doit faire l’objet d’un contrat pour fixer le montant de l’avance, le taux d’intérêt et la garantie.

Compte sur carnet bancaire : ouvert pour les personnes physiques, il ne donne pas droit à un chéquier mais à une rémunération et il est destiné à la mobilisation (plafonné à 300 000 DHS)

Compte sur livret auprès de la caisse d’épargne nationale : compte à vue qui peut être ouvert aussi bien aux personnes physiques qu’aux personnes morales, ces dépôts sont plafonnés à 300 000 dhs, ce compte ne peut être débiteur.

Les instruments de circulation de la monnaie scripturale :

Chèque bancaire : ordre écrit, pour le paiement d’une certaine somme d’argent.

Virement : ordre donnant lieu à la circulation de la monnaie.

Carte monétique bancaire : carte délivrée par les Bq à leur clts, sont de 3 types :

(les cartes de retrait, les cartes de crédits nationales, les cartes de crédits internationales).

Ordre de prélèvement.

Chapitre 2 : agrégats et contreparties de la masse monétaire :

Section 1 : les composantes de la M3 :

Les agrégats monétaires sont des indicateurs statistiques d’ensemble qui permettent aux autorités monétaires de mesurer la quantité de moyens de paiements et de placement en circulation dans l’économie à un moment donné.

Ils servent d’instruments pour l’analyse des comportements monétaires et financiers des différents agents économiques, les résultats de cette analyse sont utilisés dans le but d’élaborer une politique monétaire adéquate qui permettra le financement de l’économie dans les meilleures conditions pour avoir de la croissance et la création d’emploi tout en maitrisant l’inflation et le déséquilibre externe.

Les types d’agrégats monétaires sont classés par ordre de liquidité décroissant (M1, M2, M3)

I. Les agrégats de monnaie :

Constitué des instruments de paiements les plus liquides, utilisés dans les transactions immédiates.

L’agrégat M1 : englobe les moyens de paiement directement utilisables dans le règlement des transactions, il s’agit de la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale mobilisables par chèques (M1=MF+MS)

L’agrégat M2 : il comprend en plus de M1, les placements à vue (PAV), il s’agit de la monnaie scripturale non mobilisable par chèque, « les comptes sur carnet auprès des Bq et l’augmentation de la caisse d’épargne nationale »,(M2=M1+PAV).

L’agrégat M3 : la masse monétaire, qui est l’agrégat de monnaie le plus large, il est moins liquide et plus risqué (M3=M2+placement à terme) Ces placement à terme (autres actifs monétaires/placements actifs) sont constitués de :

Comptes (dépôts) à terme : reçoivent des dépôts qui doivent rester bloqué jusqu'à l’échéance fixée au moment de l’ouverture de compte.

Les bons de caisse : des titres de créance émis par la Bq en cas de besoin de liquidité, ils ne sont remboursables qu’a l’échéance.

Les certificats de dépôts : titres de créance négociables(TCN) qui peuvent être acheté et vendus même avant l’échéance sur le marché monétaire, ils sont remboursable à l’échéance. (en plus des TCN on ajoute les titres émis par les OPCVM contractuels), les OPCVM « organismes de placement collectifs en valeurs mobilières » sont spécialisés dans le placement, et la gestion du portefeuille.

II. Les agrégats de placement liquides :

Ce sont des actifs qui peuvent être transformé en moyen de paiement en cas de besoin, ils sont classés par ordre de liquidité décroissante et par ordre de risque croissant, ils sont de 3 types :

PL1 : constitué des titres financiers gérer par les organismes autres que les Bqs, il est composé des bons à 6 mois et des TCN autres que les certificats de dépôts.

PL2 : constitué des autres produits monétaires qui ont un terme inférieur à une année, (constitué par les titres émis par les OPCVM monétaires).

PL3 : constitué des titres émis par les organismes de placement collectifs en valeur mobilières(OPCVM) obligations.

Pour la forme juridique on distingue 2 types d’OPCVM :

Les SICAV : société d’investissement à capital variable(le capital varie en permanence en fonction des entrées et sortie des investisseurs).

Les fonds communs de placement : n’a pas de personnalité morale.

III. La liquidité de l’économie :

Constitué de l’ensemble de la masse monétaire et des agrégats de placements liquide :

L=M3+PL1+PL2+PL3

Le degré de liquidité de l’économie peut être analysé en étudiant un ensemble de ratios dont le choix se fait en fonction des objectifs de la Bq centrale, ces ratios reflètent l’importance de la liquidité par rapport au PIB, le taux de liquidité peut être mesuré par : L/PIB ; M3/PIB ; M1/PIB.

IV. La vitesse de la circulation de la monnaie et le coefficient de rotation des moyens de paiement :

Coef de rotation des placements liquides :

Le rapport entre le total des conversions d’épargne liquide ou à court terme en MI, ce coefficient varie d’une année à l’autre selon les comportements de dépenses et de gestion de patrimoine des agents économiques.

La vitesse de la circulation de la monnaie(VCM) :

Un rapport qui mesure l’intensité de l’utilisation de la M3 pendant une période, 2 méthode dont utilisés pour mesurer cette vitesse :

La vitesse transactions(VT) : mesure le NB de paiements qu’effectue la M3 pendant une période donnée (MV=QP, V=QP/M).

La vitesse-revenu (VY) : mesure le NB de fois, pendant une période donnée, ou la monnaie entre dans le patrimoine d’un agent économique en tant que revenu pour servir de moyens de paiements (PIB/M3, RND/M3, DNB/M3).

Section 2 : les mécanismes de la création monétaire :

La création de la monnaie est une opération qui a comme effet l’augmentation de la masse monétaire.

La création monétaire se fait par les agents bancaires au profit des agents non bancaires et sous forme scriptural et en cas de besoin une partie de cette monnaie scripturale peut être transformé en monnaie fiduciaire.

Les contreparties de la création monétaire(les origines) :

Définie comme des créances des agents bancaires sur les agents non bancaires, constitué en 2 composants (contreparties externe et interne)

Les contreparties externes : regroupent les ressources externes de la création de la monnaie nationale, représentent le solde des créances et des engagements du système bancaire vis-à-vis de l’extérieur.

Les Contreparties internes : constituées des opérations internes qui donnent lieu à la création de la monnaie nationale à l’intérieur des frontières, se composent de deux éléments :

Les créances sur l’économie : ensemble des crédits monétaires accordés par les banques aux agents non bancaires.

Les créances sur l’état : la création monétaire due au financement du trésor public par les banques, il peut se faire sous deux formes :

1)- les crédits accordés à l’état par les banques et la banque centrale.

2)- les acquisitions des titres publics par les banques et par la banque centrale.

A ces deux formes on ajoute les dépôts des banques auprès du trésor public et auprès des centres de chèques postaux.

Les Organismes créateurs de la monnaie :

La monnaie peut être créée par trois types d’organismes bancaires : banque commerciale, le trésor public et la banque centrale.

La création de la monnaie se fait sous forme scripturale et indépendamment de la quantité de monnaie fiduciaire, elle se fait essentiellement par les banques alors que la banque centrale et le trésor public n’ont qu’un rôle secondaire dans ce domaine.

La création de la monnaie par les Bqs :

Les banques ne sont pas seulement des intermédiaires financiers (collecter les dépôts pour en faire des crédits), mais ils ont aussi le pouvoir d’accorder de crédit sans qu’elles disposent d’encaisses (en créant leur propre monnaie sous forme scripturale).

Le rôle monétaire du trésor public : le trésor est un organisme qui a un double statut, (agent non bancaire et agent bancaire)

Les créances sur le trésor public (trésor public agent non-bancaire) :

Il est considéré comme agent non bancaire : considéré comme l’agent comptable de l’Etat (collecte les recettes et ordonne les dépenses).

Constitués des crédits monétaires accordés par les banques au trésor public.

Ce financement se fait en contrepartie d’acquisition de bons de trésor (titres de créances) sur le marché monétaire.

Se fait aussi pour faire face aux dépenses publiques.

Ce financement dépend de l’importance du déficit budgétaire, peut donner lieu à l’inflation.

L’importance de ce financement :

La contrainte de ce financement c’est l’effet d’éviction. (Augmentation des taux d’intérêt suite à l’absorption de la liquidité par le trésor public).

Le déficit budgétaire est bien maitrisé suite aux réformes de finance publique, (opération de privatisation).

Augmentation de recettes fiscales, maitrise des dépenses publiques.

Trésor public : (agent bancaire) :

Il est considéré comme agent bancaire : il peut crée sa propre monnaie pour financer les dépenses publiques.

Son circuit est constitué des centres de chèques postaux et des services de la trésorerie générale.

La création de la monnaie par la Bq centrale :

La Bq centrale est un organisme public qui est considéré comme la Bq de l’Etat et la banque des autres Bqs, elle peut créer de la monnaie dans les cas suivants :

Lorsqu’elle procède au refinancement des autres Bqs en monnaie fiduciaire sur le marché monétaire.

Pour financer le trésor public.

Au moment de la conversion des devises en monnaie nationale.

Le refinancement des Bqs par la Bq centrale sur le marché monétaire :

Ensemble des opérations par lesquelles une Bq commerciale obtient de la monnaie centrale nécessaire à son activité.

Le financement du trésor public par la Bq centrale : (direct ou indirectes)

Le financement direct :

La Bq centrale gère le compte courant du trésor public. Elle peut aussi lui faire des avances directes (sous forme d’avances statutaires ou d’avances conventionnelles).

Les avances statutaires :

Constituées des facilités de caisse fournies par la Bq centrale au trésor public sous forme de crédits gratuit.

Les avances extraordinaires :

Des avances conventionnelles accordées par la Bq centrale au trésor public.

Le financement indirect :

La Bq centrale achète ou prend en pension les titres et les effets publics, notamment les titres possédés par les Bqs commerciales.

Les créances nettes des agents bancaires sur le reste du monde.

Ces créances reflètent l’importance des relations entre résidents et non résidents constitués des avoirs extérieurs nets (les engagements des agents bancaires sur le reste du monde).

Ses avoirs sont influencés des facteurs suivants : la situation de la balance commerciale, l’importance de la situation conjoncturelle du secteur touristique, transfert des MRE, l’importance des investissements directe à l’étranger, l’importance de la dette externe.

Tous ces facteurs sont influencés par l’importance de la stabilité socio économique et politique.

Les limites de la création monétaire :

La transformation d’une partie de la monnaie scripturale créée par les B.C en M.F.

La transformation d’une partie de la MS créée par une banque donnée en une autre forme de MS (d’une autre banque).

La demande monétaire doit être solvable.

L’inflation même si c’est une limite Macro.

Chapitre 3 : le système bancaire marocain :

Le système bancaire constitue le noyau de toutes les activités économiques. Les Bqs sont les véritables créateurs de la monnaie et mobilisateurs de l’épargne, elles jouent un rôle primordial dans le financement de l’économie et dans la gestion de l’épargne.

L’instauration de la nouvelle loi avait pour but de dynamiser et renouveler le système bancaire marocain en répandant aux besoins des agents économique et en permettant de s’adapter au nouveau contexte de la libéralisation et l’ouverture de l’économie marocaine.

Section 1 : les établissements de crédit :

les importants apports de la réforme bancaire :

La réforme de la réglementation bancaire à était fonder sur :

L’unification du cadre juridique, et son extension sur l’ensemble des composantes du système.

Le renforcement du contrôle exercé par les autorités monétaires, notamment la Bq centrale.

Renforcer la concurrence et la compétitivité des Bqs.

1-l’unicité du cadre juridique :

La nouvelle réglementation a mis en place un cadre juridique unique pour l’ensemble des activités bancaire applicable à tous les établissements de crédit, elle distingue 2 catégorie des établissements de crédit :

Les Bq qui sont seules habilités à collecter les dépôts à vue ou d’un terme égal ou inférieur à deux ans.

Les sociétés de financement qui ne sont pas autorisée à collecter les dépôts à vue ou d’un terme inférieur à deux ans.

2-l’universalité :

L’universalité est reconnue pour les établissements de crédits ; les établissements de crédit disposent de toute liberté pour choisir leurs activités.

La spécialisation n’est plus imposée par les autorités monétaires mais choisit par l’établissement lui- même.

3-la concertation :

Assurer une information complète et permanente de toutes les parties et de les associer à la participation et à l’adoption de nouvelle mesure.

4-la protection de la clientèle :

Protection des intérêts des déposants et des emprunteurs.

Les établissements de crédit :

1-définition :

Toutes personnes morales qui exercent leur activité au Maroc, quels que soient le lieu de leur siège social, la nationalité des apporteurs de leur capital social ou de leur dotation ou celle de leur dirigeants et qui effectuent au moins l’une des opérations suivantes :

-la réception de fonds du public.

-la distribution de crédits.

-La mise à la disposition de la clientèle des moyens de paiement ou leur gestion.

La loi bancaire distingue 2 types d’établissements de crédit :

Les banques, et les sociétés de financement.

2-les banques :

Sont des établissements à vocation universelle, (recevoir les fonds du public à vue ou à terme inférieur ou égal à 2 ans).

Le systéme bancaire marocain est constitué de 16 Bq (privée et semi-public), qui sont toutes ouvertes sur l’extérieur.

On constate une certaine concurrence dans l’offre des services, et dans la recherche de la clientèle.

Les Banques marocaines sont concentrées dans les grandes villes pour développer la bancarisation de la population.

3-les sociétés de financement :

Sont des établissements de crédit spécialisé dans la distribution des crédits, qui ne peuvent effectuer que des opérations précisées dans les décisions d’agrément.

Elles ne peuvent recevoir des fonds du public à vue ou à terme inférieur ou égal à 2 ans.

Les sociétés de financement peuvent être regroupées en fonction de la nature de leurs opérations :

-Les sociétés de crédit à la consommation : sont spécialisées dans le financement des achats à crédit de bien de consommation durable ou de bien d’équipement.

-les sociétés de crédit-bail : effectuent des opérations de location de bien d’équipement, matériel ou outillage, ou de biens immobiliers à usage professionnel.

-les sociétés de crédit immobilier : spécialisées dans le financement des activités immobilières, financent l’acquisition de terrains et de logements.