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«ALLAH» ANNONCE PAR MOHAMMED - Ahmed Hulusi

PREFACE (de la traduction anglaise)

Mon ami,

Ce n'est pas par hasard que se trouve maintenant dans vos mains, un livre unique expliquant
la signification du nom d'ALLAH et de la véritable existence de l'homme, d'une façon telle que vous
n'en avez jamais été informés, en réel accord avec les enseignements deMohammed (paix et
bénédictions sur lui), et basés sur les versets du Saint Coran.

Avant tout, je voudrais dire que ma seule intention, en préparant cette traduction, a été d'atteindre
cette véritable science de Mohammed (paix et bénédictions sur lui), cette vraie compréhension
d'ALLAH, afin de la communiquer à ceux qui me le demandèrent, qu'ils se définissent eux-mêmes
comme croyants ou incroyants; donc d'être la plume dans la main du Maître Ahmed Hulûsi, à son
service.

ALLAH annoncé par MOHAMMED est un recueil d'essais transcrits des discours d'Ahmed Hulûsi,
rassemblés à l'origine dans un livre qu'il écrivit en langue turque en 1989. Comme vous allez vous-
mêmes le découvrir, l'objectif principal de ce livre est d'expliquer qu'aucunDIEU n'a jamais existé et que
les préjugés au sujet d'un DIEU, ancrés dans l'esprit des gens ou discutés dans les cercles religieux ne
correspondent en aucun cas à la compréhension d'ALLAH annoncé par Mohammed. En effet, la
véritable compréhension d'Allah révisera le regard de chacun sur la vie, sur l'organisation s'y rattachant,
sur sa propre existence également, et plus avant, sur sa façon de voir l'existence. Ainsi, l'approche
traditionnelle de la religion comme institution isolée du reste de la vie, apparaîtra sans fondement dès
qu'on verra ce qu'offre cette véritable compréhension.

Quelques mots doivent être dits au sujet de la traduction (anglaise).

Bien que j'ai essayé de rester aussi fidèle que possible au texte original en entreprenant cette première
traduction des ouvrages du Maître, il convient de noter que certaines expressions que j'ai utilisées
pourraient ne pas rendre le sens exact dans sa totalité, du fait des spécifités structurelles des deux
différentes langues.

J'ai ajouté en bas de page de courtes notes explicatives à l'intention des néophytes du sujet, et d'autres
informations complémentaires lorsque cela était nécessaire. J'ai indiqué en italique quelques versets du
Saint Coran et sentences de Soufis transcrits en arabe, à l'intention de ceux qui sont familiers avec la
littérature islamique. Les numéros de chapitre de chaque verset du Saint Coran sont indiqués de la façon
suivante «(57:3)», laquelle signifie le 3ème verset du chapitre 57.

Veuillez également noter que toute référence à «l'homme» signifie également «femme» sauf autrement
indiqué.

Je voudrais par la même occasion présenter mes sincères remerciements à tous les amis qui ont donné
de leur temps pour aider à la révision et à l'édition de cette traduction.
Nous invitons quiconque, indépendamment de ce qu'il est, à nous rejoindre pour un voyage afin de
connaître «ALLAH» et ainsi connaîtreNOTRE PROPRE VERITE. Rejoignez ce voyage de
compréhension de l'état réel de CELUI qui est infini et sans limites d'aucune sorte, afin de réaliser la
conscience universelle de votre propre existence et de découvrir ALLAH, votre créateur dans votre
propreESSENCE, et non ailleurs.

Purifiez votre coeur de la recherche ou de la négation d'un dieu situé quelque part dans l'espace, loin de
vous, ce qui est complètement illusoire; sachez qu'ALLAH n'est pas un dieu imaginaire, Il n'est pas un
dieu, Il est l'unique UN Qui ait jamais existé, c'est-à-dire existant par Lui-même et par conséquent Qui
existe en ce que vous appelez «votre propre existence». Voyez la Vérité et faites-en un moyen de
pénétrer les mystères de certains propos tels que :

«Quiconque se connaît, connaît son Seigneur».

Ou comme le disait Ali :

«Vous vous imaginez à part, petit; tandis qu'en vous il y a un Univers, le plus grand».

Ou encore comme le disait Muhyiddin Ibn 'Arabi:

«Ceux qui voient leur aimé aujourd'hui

Sont ceux qui verront demain

Que sauront-ils de l'aimé là-bas,

Ceux qui sont aveugles ici ?»

Je pense que cela est un début de présentation de la science d'Ahmed Hulûsi, aux gens en dehors de
Turquie, à travers le monde, et je suis sûr que personne ne pourra s'empêcher d'inviter un autre à
partager une aussi proche portion de vérité expliquant l'histoire complète du genre humain.

Enfin, je dois insister sur le fait que ni le Maître Ahmed Hulûsi, ni moi-même, ne demanderons jamais
aucun droit de reproduction ou de transmission pour ce travail. Tous ceux qui le souhaitent, peuvent
reproduire et transmettre cette science, de quelque façon que ce soit, et publier le livre, à condition que
sa forme originale demeure inchangée. Aucune récompense ne sera demandée en retour pour la
science d'ALLAH.

Puisse ALLAH nous accorder Sa lumière de connaissance.

Ahmed BÄKI
27 Septembre 1992
Bahçelievler/Istanbul
INTRODUCTION

Notre livre que voici est intitulé Allah annoncé par Mohammed (s.a.w.) Pour la plupart d'entre nous,
c'est peut-être un titre intéressant. On pourrait par exemple se demander pourquoi ne pas l'avoir
simplement intitulé «Allah».

Dans ce livre, nous allons essayer d'expliquer du mieux que nous pourrons qu'Allah n'est pas un dieu ni
aucune des versions de dieu construites dans nos esprits basées sur des informations erronées, et
qu'aucun de nos préjugés n'est en accord avec Allah que le Prophète Mohammed - que la paix soit sur
lui (s.a.w.) - nous a présenté.

Il y a une version de dieu dans l'esprit de chacun, de presque tous les hommes depuis les plus primitifs
jusqu'aux plus civilisés. C'est un dieu tel que nous l'aimons par moments, et envers qui nous sommes en
colère en d'autres moments. Il y a même des fois où nous le jugeons, nous l'accusons de mauvaises
actions et d'erreurs. A dire vrai, souvent nous l'imaginons presque comme un grand-père doux et gentil,
ou comme un sultan enragé, courroucé qui siège sur une étoile bien au-dessus de nous, ou en
quelqu'autre lieu de l'espace.

Il y a aussi ceux qui ayant un esprit étroit soutiennent qu'il ne peut y avoir réellement de dieu, comme les
gens se l'imaginent, et affirment «ne pas croire en Dieu». Ces gens sont donc appelés athées, ou
athéistes.

Cependant, en fait, ni les athées qui ne reconnaissent pas de dieu, ni ceux qui ont une version de dieu
conforme à ce qu'on leur a raconté, ne sont au fait de ce qu'est Allah annoncé par Mohammed.

Qu'entend t-on par «Allah annoncé par Mohammed» ?

Ce livre a été écrit en réponse à cette question. Dans les pages suivantes, nous essaierons d'expliquer
Allah tel qu'il a été défini, expliqué et transmis par Mohammed, comme il a tenté de nous le faire
comprendre, autant que nous le pourrons.

Le chapitre de l'Unité, autrement dit sourate de l'Unité (sûrat al-ikhlâs) dans le Coran est notre point de
départ. La plupart d'entre nous, musulmans, sommes familiers avec cette sourate qui commence par
«qul Huwa Allahu Ahad...», cependant nous sommes presque tous ignorants quant à sa compréhension
profonde et véritable. C'est cette sourate très courte qui a été considérée comme l'équivalent du tiers du
Coran; comme l'ont rapporté de nombreux compagnons du Prophète.

Disons clairement qu'est ignorant celui qui ne sait pas, stupide celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas, idiot,
celui qui ne comprend pas qu'il ne comprend pas !

Une attention extrême a été accordée à l'esprit et au raisonnement dans le Coran; c'est toujours à
l'homme doué de compréhension que s'adresse le Coran. Ceux qui ont été incapables d'utiliser leurs
cerveaux ont été sévèrement critiqués, et l'homme a été instamment prié de comprendre les faits en se
servant de son intelligence.

Certaines personnes qui se considèrent comme des intellectuels, malgré leur incapacité de se servir de
leur esprit et à penser correctement, qui sont incontestablement instruites, tentent de trouver une
explication pour appuyer leur athéisme, en avançant la thèse du caractère primitif du dieu du Coran, et
ce dans des écrits qui ne révèlent rien d'autre que les limites de leurs cerveaux.
S'ils continuent de persister dans leur négation imaginaire basée sur une mauvaise information, ils
seront finalement les seuls à souffrir des résultats de leur recherches.

Il faut déplorer que nous n'avons jamais compris comme il se doit ce que Mohammed qui commença son
entrée dans la religion phénoménale en mettant l'accent sur le fait qu'aucun dieu à adorer n'a jamais
existé; et que seul Allah peut être pensé, - voulait signifier exactement.

En supposant Allah comme un degré supérieur du dieu avec lequel il était familier depuis la nuit des
temps, le monde occidental a entrepris une approche du problème d'un point de vue complètement
erroné et s'est égaré très loin dans sa course.

Je regrette de dire que le monde islamique, de façon générale, a ignoré Allah annoncé par Mohammed
et se trouve en ce moment dans la croyance en une espèce de dieu qui réside quelque part dans le ciel.

Alors que les disputes innombrables et infinies suivent leurs cours sur des aspects formels, le principe
essentiel de la religion, la croyance en Allah et les questions définies dans le credo (âmantu), ne sont
plus discutées, du tout. C'est pourquoi d'innombrables conceptions erronées sont considérées comme
des faits prouvés, et les bases de développement de nouvelles idées. Le concept d'Allah fournit le
fondement de l'Islam. Il n'y a pas de dieu à adorer, il y a seulement Allah.

Cette affirmation révèle aussi qu'Allah n'est pas un dieu.

Qu'est donc Allah ?

En réponse à cette question, Mohammed a demandé à l'humanité de n'adorer aucun dieu, et l'a mise en
garde de mettre son avenir en danger en entretenant de faux espoirs dans un dieu imaginaire.

Mohammed qui a transmis le Coran, nous a déclaré que jamais un dieu n'a existé, et qu'il y a seulement
Allah, qu'il y a un système dans la vie et que ceux qui n'agissent pas conformément à ce système
souffriront gravement en conséquence de leur comportement.

Si nous croyons dans la vie après la mort, il est d'une importance particulière de comprendre Allah, et de
se préparer à une telle vie en comprenant ce qu'elle est exactement. Il faut nous rappeler constamment
que le temps passé ne sera jamais rattrapé.

Après cette brève introduction, commençons notre méditation au sujet d'Allah annoncé par Mohammed,
et voyons comment le Prophète nous Le fait connaître.
DES IMAGES DE DIEU A LA COMPREHENSION D'ALLAH

Durant des siècles et des siècles, à cause de son incapacité et de sa faiblesse à surmonter les
innombrables phénomènes inexpliqués qui l'entouraient, l'humanité a toujours connu un penchant
profond pour adorer quelque chose, à la mesure de son entendement sous l'influence de ses
inclinations, comme espérer de l'aide ou chercher refuge dans quelque objet ou lieu.

De pareilles inclinations comme l'adoration, espérer un secours et demander le succès ou la réussite ont
finalement conduit l'homme à se pencher vers certains êtres dans l'espoir imaginaire de voir ses voeux
se réaliser.

Sous l'influence de telles inclinations, les gens ont commencé à définir certains objets extérieurs comme
des divinités, auxquelles ils ont attribué le pouvoir et la capacité d'exaucer leurs voeux et leurs
espérances. Ainsi, l'humanité était-elle entrée dans une ère «d'adoration des dieux». En définissant ses
dieux comme les premiers êtres dignes d'adoration, parmi toutes les choses sur terre, l'homme a été
amené à adorer soit des minéraux, soit des végétaux ou des animaux.

Bien plus tard dans ce processus, l'homme a compris que ces êtres sur terre étaient aussi mortels que
lui-même, et qu'ils ne pouvaient pas être des dieux du tout. C'étaient les Prophètes qui les ont conduits à
cette compréhension, en leur enseignant que ces êtres vivant sur terre ne pourraient jamais être des
dieux.

L'humanité a alors cessé d'adorer ses divinités millénaires. Mais malheureusement, les hommes ont
alors tourné leurs regards vers le ciel en quête d'autres êtres dignes d'être acceptés comme des dieux,
et ont commencé à adorer différentes étoiles.

Tout phénomène survenant dans la vie de l'homme et qu'il ne pouvait s'expliquer ni se représenter, ou
dont il ne pouvait connaître la nature du mystère, qu'il ne pouvait expliquer ou surmonter, demeurait
comme le produit d'une autorité inconnue de lui, par conséquent une image de dieu était créée et
reconnue comme l'autorité inconnue.

Parallèlement, un concept semblable contredisant la réalité scientifique est rejetée par le Coran dans la
déclaration suivante :«Il n'y a pas de divinité» qui est connue comme la parole de l'unicité divine (kalimat
at-tawhid).

A force d'adorer le feu et les étoiles, depuis les temps les plus reculés, l'humanité s'est emprisonnée
dans le cocon de ses conceptions hypothétiques de la divinité. des siècles durant, et a passé sa vie
dépendante de son environnement avec de tels préjugés en l'absence d'analyse et de remise en
question. Jour après jour, ce cocon devenait plus épais et plus dur, difficile à rompre pour en sortir,
l'homme devint en fin de compte un esclave des dieux qu'il a créés, et eut alors à se rassurer lui-même.

Lorsque Mohammed (s.a.w.) proclama à la Mecque qu'il était le Messager d'Allah (Rasûl Allâh), il y avait
360 idoles uniquement à la Kaaba, chacune représentant une divinité. Les hommes tentaient de se
rassurer en adorant ces 360 idoles qui représentaient 360 dieux, et ils rendaient à chacun un culte
spécifique.

Ils étaient incapables de comprendre un concept comme l'inexistence d'un dieu qui ne soit ni sur la terre
ni dans le ciel, car ils n'avaient alors aucune idée des dimensions réelles de l'univers.
Un tel dieu était un être qui demeurait sur terre ou dans le ciel, régnait sur le monde et sur ses habitants.
Des fois, il interférait dans leurs affaires, et parfois les laissait à eux-mêmes, afin de suivre et de tester
leurs comportements d'en haut, afin de les connaître et de les distinguer véritablement. Ainsi, il pourrait
récompenser ceux qui accompliraient les désirs de son coeur avec son Paradis et punir ceux qui
refusent ses ordres avec le feu de son Enfer.

Avec des préoccupations pareilles, l'humanité ne pouvait s'abstenir d'aucune des affaires absurdes dans
le but de recevoir le secours ou les faveurs aux yeux de son dieu, qu'il soit sur terre ou dans le ciel.

Comme le rapporte Omar, le second calife après la mort du Prophète, il y avait même des païens qui
avaient l'habitude de préparer des idoles de pâtisserie représentant leurs divinités, auxquelles ils
rendaient un culte avant de les avaler.

Bien plus, dans l'espoir de quelque faveur de leurs hypothétiques dieux qu'ils croyaient exister
réellement, les hommes de cette époque avaient l'habitude de sacrifier leurs filles de huit ans en les
enterrant vives .

Le mot «dieu» signifie «un être à adorer», un être à glorifier, exalter et honorer dans l'espoir d'obtenir en
contrepartie secours et bénédiction. Cette sorte d'être est un dieu qui vous donnera un certain nombres
d'ordres, et si vous lui obéissez en toute fidélité, à cette condition seulement, il vous laissera entrer dans
son Paradis et vous gratifiera avec une quantité innombrable de beautés (biens) du monde.

Cependant si vous le rejetez, lui et ses ordres, en toute liberté, cela vous conduira seulement à soulever
son hostilité et sa revanche qui consistera en des tortures infinies que vous auriez à supporter.

C'est durant cette époque d'adoration de divinités avec des croyances si insensées, absurdes, et
primitives que Mohammed proclama qu'il était le Messager d'Allah (Rasul Allâh) comme résultat de la
Révélation (wahy), et commença à prévenir les hommes de l'adoration des divinités. La mission de
Mohammed commença en suggérant aux hommes le message de la parole de l'unité (kalimat l-
tawhîd) :" Il n'y a pas de dieu, il y a seulement Allâh"

Que signifiait exactement cette formule de la parole de l'unité?

LE SENS DE LA PAROLE DE L'UNITE

Le sens des mots de «lâ ilâha illa Allâh» constitue la base de l'Islam.

«Lâ ilâha illâ ALLAH» peut être traduite simplement par : «il n'y a pas de dieu, il y a uniquement Allah».

Si nous analysons le sens de chaque mot :

Lâ ilâha : lâ signifie «il n'y a pas»; «ilâh» signifie dieu, «un être à adorer». Par conséquent, «lâ
ilâha» signifie «il n'y a pas d'être à adorer».

A présent, portons notre attention sur ce point: la parole de l'unité commence par «lâ ilâha», et ainsi
l'accent est mis dès le début sur un degré défini :«il n'y pas d'être à adorer» (lâ ilâha).
Puis iIla-Allah suit comme une explication. Illa signifie «seulement», Allah, il ne dit même pas «il y a
Allâh», il dit simplement «Allah seulement».

Il y a un point très significatif à considérer ici pour la compréhension de ce passage. Certaines


personnes qui ont examiné la religion par la voie de l'acceptation aveugle loin de toute pensée efficace,
tombent facilement dans une grave erreur, et cela indépendamment de leur culture ou du degré de leur
savoir. En traduisant le message «lâ ilâha illallâh» dans les autres langues, et en utilisant les méthodes
habituelles de la traduction de la langue arabe, ils aboutissent à une grave faute d'interprétation telle que
: si la phrase à traduire était par exemple «lâ rajula illa Ali» elle pourrait être traduite comme «il n'y a pas
d'homme excepté Ali», ou bien «il n'y a pas d'homme comme Ali», ou encore «il n'y a pas un homme
comme Ali pour être un homme», Illa suggérant une comparaison entre Ali et un existant à côté de Ali.
Cependant, quand on l'utilise en association avec le mot «Allah», illa ne peut jamais être traduit comme
«il n'y a pas un dieu comme Allah», ce qui suggérerait un être à coté de Dieu qui soit comparable à Lui,
comme s'il y avait un autre dieu - ilâh -mais qui ne serait pas à la hauteur d'Allah.

En outre, de même que le verbe kâna en arabe, qui signifie était, perd son sens premier quand il est
associé au mot «Allah» pour signifier «est», dans la forme du présent de l'indicatif, de même le mot
«illa» sort de sa signification habituelle, et doit être compris dans le sens de «seulement».

Donnons un exemple à propos du verbe kâna. Comme le concept d'Allah est libre de toute limitation de
temps, on ne traduira jamais la phrase coranique «kâna Allah Ghafûr Rahîm» par Allah était pardonneur
et miséricordieux. De la même façon, la particule illa, dans «illa Allah» doit être traduite uniquement par
«seulement», mais non par «autre» ou «sauf». Parce que le concept d'Allah, non seulement refuse
l'acceptation d'une existence hors de Lui, mais aussi à côté de lui.

Pour toutes ces raisons, si des mots comme illa , kâna et autres semblables qui impliquent un concept
de temps ou d'espace devaient être associés au nom «Allâh», ils devraient être compris en accord avec
le sens que dénote le nom «Allâh», et toute erreur d'interprétation avec l'usage coutumier devra être
évitée. Faute par nous d'accorder une attention sérieuse pour éviter de telles erreurs d'interprétation, le
concept traduit viendra à signifier un dieu quelque part, un ilâh bien au-delà de nous- mêmes, de
l'homme et même de l'univers.

En prenant ce fait en considération pour saisir pleinement le message donné dans la Parole de l'Unité,
nous verrons qu'«il n'y a pas de dieu à adorer, seulement Allah»

C'est ce que révèle cette déclaration au premier degré de signification : «il n'y a pas de dieu à adorer».

Après avoir clairement défini qu'il n'y a pas de dieu quelque part ailleurs à adorer, illa Allah suit. Comme
nous l'avons déjà expliqué précédemment, le mot illa doit être compris dans le sens de «seulement» ou
«seul» dans l'emploi qui en est fait ici.

Comme illa est utilisé en association avec le nom Allah, il doit être compris comme «seulement» parce
qu'il n'y pas d'autre être auquel Allah peut être comparé ou par rapport auquel il peut être défini ou
encore avec lequel il serait sur le même pied d'égalité.

Ce thème sera largement discuté dans notre prochain ouvrage intitulé «Ce que Mohammed a révélé».

Il est clair à présent que lorsque le mot illa est mis en connexion avec le nom Allah, il devra toujours être
traduit par «seulement». Par conséquent, la traduction de la Parole de l'Unité en français ne doit
pas être «il n'y a pas de dieu qu'Allah», mais «il n'y a pas de dieu, seulement Allah». Ce n'est qu'après
cela, que le concept de wahdat (unicité), qui est le principe fondamental de la pensée et de la croyance
de la religion islamique sera fidèlement compris.
Cette déclaration nous informe que seul existe Allah, et qu'Allah n'est pas un dieu à adorer, car il été dit
clairement au début que lâ ilâha, «il n'y a pas dieu à adorer».

Par conséquent Allah n'est pas un dieu à adorer hors de l'homme, très loin de lui, ni hors de lui, très loin
de toutes les choses qui existent dans notre perception !

Mais dans ce cas, la question qui s'impose est: qu'est-ce que l'adoration, et qu'est la servitude ?

ADORATION ET SERVITUDE

A présent nous devons porter notre attention sur la signification de ces deux mots «adoration» et
«servitude».

Le mot adoration implique une relation avec un dieu. L'acte d'adoration est basé sur une existence
double, celle d'un adorateur et celle d'un adoré. Vous et aussi votre dieu êtes en question. En d'autres
mots vous avez un dieu. Et par conséquent vous l'adorez.

Par conséquent, l'adoration est un acte qui survient entre deux êtres séparés. L'adoration, dans ce cas,
est le nom donné à un certain nombre d'actions d'une personne qui croit dans une sorte de dieu qui
existe peut-être sur la terre ou au-dessus.

Quant à la signification de la servitude ('abdiyat), ce mot implique «l'accomplissement des actes par des
êtres individuels conformément à la disposition et à la raison pour lesquelles ils ont été créés», c'est-à-
dire «le fait pour une personne d'opérer en accord avec la disposition et le but pour lesquels elle a été
créée».

Les versets suivants nous aideront à comprendre ce fait comme cela est mis en relief par certains
chapitres du Coran, tel le chapitre 51 (Sourate al-dhâriyât, verset 56):

«J'ai créé les hommes et les djinns afin qu'ils M'adorent»

Examinons aussi la signification du verset suivant :

«Il n'est point de créature sur la terre qu'il ne tienne par le front» (11:56)

De même, dans le chapitre premier du Coran : «C'est Toi que nous servons». Ce verset signifie
clairement ce sens que «nous accomplissons notre fonction (nos devoirs) conformément au programme
et à la raison pour laquelle Tu nous a créés», seulement en accomplissant ce qui doit être fait en toute
conformité.

Examinons aussi le verset «dis : chacun agit conformément à sa propre disposition» (17:84), c'est-à-dire,
agit en accord avec la façon à laquelle il a été préparé.
L'accomplissement des actions par les êtres individuels, qui est le résultat de la formation de ces
individus par l'Un Lui-même, par l'intermédiaire de l'expression adéquate de Ses propres qualités
conformément à Sa volonté dans leur existence est appelée leurabdiyya ( fait d'être serviteur de).

Essentiellement, compte non tenu de la différence entre les types de service que ce soit
l'obéissance (ta'ât) ou la désobéissance(ma'siyya), tout le comportement des individus résulte de leur
servitude constitutive (fitri).

Obéissance et désobéissance sont les définitions attributives énoncées par les hommes suivant leur
compréhension, que tout n'est rien d'autre que le service (abdiyya) comme nous l'avons expliqué plus
haut.

«Les sept cieux, la terre et tous ceux qui y vivent, et il n'y a pas une seule chose qui ne fasse
gloire de Lui; toutes les créatures célèbrent Sa louange. Mais vous ne pouvez pas comprendre
comment ils font leur louange» (17:44)

Ce verset déclare clairement que toutes les choses de l'existence réalisent leur servitude de la manière
expliquée. En d'autres mots, ce que l'on appelle «obéissance» est la servitude qui consiste dans
l'accomplissement des tâches et des actes d'une personne qui vise à réaliser son être originel et
essentiel. Alors que la «désobéissance» est la définition donnée à la servitude qui concerne les affaires
d'une personne qui le rendent inconscient et le privent de ses qualités enfouies dans son tréfonds, dans
son être essentiel, ce qui en fin de compte sera cause de son repentir. En bref, 'abdiyya est
l'accomplissement du comportement conformément à la raison pour laquelle un être a été amené à
l'existence. Cependant, l'adoration est l'attribution des louanges à un dieu que l'adorateur pense exister,
en se tournant vers lui pendant une période de son temps et en toute liberté, dans l'espoir d'obtenir de lui
quelque chose en retour.

Pour conclure, nous dirons que «dieu» est en relation avec l'adoration, mais «Allah» est en relation
avec 'abdiyya ? Donc, dieu est adoré, alors qu'Allah est objet de servitude.

Mais comment et pourquoi Allah est-Il objet de servitude ? Pour comprendre ceci, nous devons vraiment
saisir le sens de ce concept clé «Allah est Ahad», en premier. Si précisément, nous comprenons que
«Allah est Ahad» , nous verrons alors raisonnablement qu'il n'y a pas une dualité d'un Allah et d'un
univers séparé, tout à côté. Ce qui veut dire, il n'en est pas comme d'un Allah et aussi d'univers qui
existent indépendamment. En d'autres termes, c'est un non-sens absolu de penser un univers, le monde
dans lequel nous vivons et un Dieu-hors-des-choses, tout à fait à l'autre côté.

Allah annoncé par Mohammed n'est pas un dieu. Pas de dieu, Allah annoncé par Mohammed est Ahad.

Possédant des qualités infinies, Allah annoncé par Mohammed est dans un état tel qu'Il les contemple à
chaque instant. La sphère de cette contemplation est connue comme l'univers des actions ('âlam al-
af'âl). Par rapport à Son Essence (dhât), Il est Wâhid al-Ahad, Un de par son fait d'être Unique, et en
considération de ses qualités: Vivant, Sachant, Voulant, Puissant, Audient, Voyant, Parlant. Quant aux
qualités qui se trouvent en Lui, Il embrasse des significations infinies, les principales ayant été définies
par Mohammed comme les plus beaux noms (asmâ- ul- Husnâ). L'univers des actes est la dimension
des univers où les anges, les djinns et les hommes résident. Cet univers vient à l'être par la capacité des
sens, par les organes de perception des hommes, des djinns et des anges.

Cependant, ils sont tous des images de la conscience existant en présence de, à la vue, par
connaissance d'Allah. En d'autres termes, tout ce qui existe est image de la conscience.

Aucun de tous ces êtres objets de la connaissance n'a de corps particulier ou d'être séparé dans le sens
vrai. En bref, toute chose qui appartient à l'univers dans lequel nous vivons existe seulement dans la
connaissance d'Allah, sans jamais avoir de substance individuelle ou d'être individuel. Réduite au niveau
de notre compréhension, toute l'existence est une illusion.

Quel que soit le siècle dans lequel elle vit, ou encore quelle que soit la connaissance qu'elle a déjà
acquise, l'humanité ne pourra jamais comprendre l'Etre originel, la Réalité de l'univers aussi longtemps
qu'elle dépendra strictement des données acquises par les cinq sens.

La science que pourvoient les cinq sens conduit l'homme très loin dans des innombrables espaces et
dans des univers énormes dans le macrocosme et dans le microcosme!

Vous êtes transportés d'étoiles en galaxies, et de galaxies aux trous noirs, des trous noirs aux trous
blancs et à l'intérieur des trous blancs à d'autres états de l'univers et puis, quand vous êtes égarés dans
le désert des sens, et que vous êtes occupés par des idées du genre de démons, de djinns et
d'extraterrestres, vous perdrez toute votre vie dans la pensée dualiste, et dans une fausse croyance,
comme celle d'un dieu bien loin du monde, à quelque distance de vous.

Quand nous avons discuté des différentes méthodes que les soi-disant extra-terrestres d'aujourd'hui ou
les djinns des anciens utilisent pour tromper et égarer les humains, dans notre livre intitulé «Esprit,
homme et Djinn», nous avons noté que l'une de leurs méthodes est de garder les gens aussi loin que
possible d'Allah, en leur fournissant un certain nombre de types d'idées "religieuses» ou de «vérités» et
de visions. Ces êtres appelés aliens, channels, extraterrestres ou OVNIS, qui ont le même rôle que les
djinns dans la littérature islamique, sont incapables de deux points de compréhension. Par conséquent,
ils s'efforcent de maintenir les gens auxquels ils sont toujours associés loin de ces deux points. Je parle
de la conception qu'Allah est Ahad et du point de la destinée. En fait le phénomène du destin résulte
absolument de l'affirmation qu'Allah est Ahad.

Le principe du tawhid en Islam qui est le système de la croyance enseigné par Mohammed à savoir
qu'«il n'y a pas de dieu à adorer, seulement Allah» qui est Ahad, et que par conséquent jamais un dieu
n'a existé", est basé sur le fait que tout homme sera responsable du résultat de ses actions qui seront
issues de lui tout au long de sa vie. En conséquence, les versets suivants du Coran mettent l'accent sur
ce fait que toute personne recevra directement la contrepartie de ses oeuvres.

«Et que l'homme ne recevra que ce pour quoi il se sera efforcé» ( 53:39)

«On ne vous rétribuera que pour ce vous avez fait» (37:39)

«Vous n'êtes récompensés que selon vos actes» (36:54)

«Et pour tous, il y a des degrés de ce qu'ils auront fait, pour qu'Il les rétribue pour leurs actes et
ils ne seront pas lésés» (46:19)

«Très certainement, vous goûterez le châtiment douloureux, vous ne recevrez rien d'autre que ce
vous avez fait» (37:39)

Comme on le voit ci-dessus chaque être humain recevra seulement la contrepartie de ce qu'il ou elle
aura fait; la première chose à faire de toute urgence est de comprendre ce qu'est la vie après la mort, et
ce qu'Allah signifie. Car la religion est principalement basée sur le concept d'Allah.
Avant toute chose, nous devons préciser qu'il n'est certainement pas possible de connaître et d'apprécier
le contenu originel de l'existence dans sa vraie valeur, à moins de comprendre auparavant le sens du
nom Allah. On ne comprendra, dans son essence, la nature de l'homme ou celle de l'univers qu'après
avoir compris ce qu'est Allah. Autrement, nous aurons toujours tendance à nous laisser distraire par des
évaluations ponctuelles, et à perdre de vue l'essentiel.

Donc, considérant ce fait, portons notre attention sur la signification des mots de la sourate de l'Unicité
qui explique Allah, chacun représentant un code qui ouvre les portes à notre compréhension.

LE MESSAGE DE LA SOURATE DE L'UNITE

Quand Mohammed fut interrogé au sujet d'Allah, la réponse fut directement donnée par Allah, dans la
sourate de l'unité dans le Coran (sourate 112)

«Dis : Allah est Ahad


Allah est Samad
lamyalid et lamyulad
et lam yakun lahu kufuan Ahad»

Essayons d'abord de comprendre la riche et profonde signification des ces phrases de la sourate qui
informent de ce qu'est Allah annoncé par Mohammed, puis nous commencerons notre méditation sur ce
qu'impliquent leurs significations.

«Allah est Ahad» : cela veut dire Allah est l'Un infini et sans limite qui n'est pas divisé et rompu en
particules et fragments.

Voyons maintenant comment on pourrait comprendre ces données de façon adéquate.

Toute personne vivant dans des conditions normales sur la planète terre détermine la réalité physique, le
niveau de notre existence, au moyen de ses cinq sens. Donc, le critère de la mesure et de la
comparaison pour chacun de nous consiste dans la détermination par les cinq sens. Comme
conséquence, nous sommes induits à penser que nous vivons dans un univers existant dans des
dimensions de largeur, de longueur et de hauteur ! De même, même si, selon notre considération, le
dieu est omniprésent et «existe partout», il est en pratique, un «dieu» situé dans une dimension
particulière et un lieu particulier.

Pourtant, le «Allah», tel qu'il nous est présenté est l'infini, le sans-limite qui est indivisible, qui ne se
rompt pas en fragments ou parties, et comme cela a été mis en évidence au début, il est «bi kulli shay'in
muhît», c'est à dire qu'il cerne toute chose comme s'il était la réalité même de la chose»

J'aimerais mettre encore en lumière un autre point. Bien que nous ayons déjà discuté de la chose dans
notre ouvrage intitulé «Ce que Mohammed a révélé», je vais encore une fois insister sur cela.
Un information pareille est fournie à propos de la lettre initiale B dans la formule bismillah dans le
commentaire du Coran le plus précis intitulé «Hak dini Kuran dili», composé en turc par Hamdi Yazir
d'Elmali, volume 1, pages 42 et 43.

«Comme cela a été enseigné par les grands commentateurs, «B» qui figure au début de la formule
bismillah implique la proximité (munâsabat), une connexion (musâhaba) et un soutien (isti'âna).

Conformément à cela, l'interprétation de bismillah, qui commence par la lettre B est «au nom d'Allah qui
est Rahmân et Rahîm» et dans ce cas B implique une similitude (mulâbasa)... qui résulte de la
reconnaissance d'un mandat.

Entreprendre une chose, en disant «au nom de» signifie «je fais ceci en rapport avec lui, en tant que son
agent, son représentant, en tant que son instrument, que mon acte n'est nullement de moi, ni de
quelqu'un d'autre, mais simplement de lui... ce qui est l'état de fanâ fi-llah(extinction en Allah) qui résulte
de l'expérience de la wahdat al-wujûd (unicité de l'être)».

Le regretté mystique Ahmed Avni Konuk dit ceci à propos de la lettre B, dans son commentaire
des «Fusûs al-hikam» :

«B» dans la parole bi 'abdihi implique une amphibolie (mulâbasa). Par conséquent Allâh dhu l-
jalâl devient apparent en prenant l'image de Son serviteur en se revêtant du vêtement de la
détermination (kiswat al-ta'ayyun).

Nous espérons que le mystère de la lettre «B» est à présent dévoilé. Poursuivons donc notre réflexion
sur la définition !

Le Ahad qui est l'Un inséparable, insécable, non divisé en partie est ou bien limité et fini, et dans ce cas,
il réside quelque part dans l'univers, ou bien est sans limite, infini, formant une unité tout un tout
insécable qui n'est que son Essence propre (own self), si, et je le répète tout et tout Lui, seul Lui-même
existe. En raisonnant et en comprenant, il est inconcevable de proclamer l'existence d'aucune autre
chose qu'Allah, qui est Ahad.

Considérons un instant ceci : s'il y a quelque chose d'autre qu'Allah à côté d'Allah, où serait la frontière
entre cet être et Allah ? Où comptez-vous tracer une ligne de démarcation ? Ou bien il y a un Tout, un
Etre infini et illimité et alors, il n'y a pas de seconde existence séparée; ou bien, il y a un dieu quelque
part à l'intérieur de l'univers, qui serait limité et fini ou un dieu localisé quelque part hors de l'univers!

Le point le plus important à comprendre à présent est le concept «illimité-infini». Essayons donc
d'expliquer ce que nous voulons dire par le fait d'être infini et sans limite, non pas en termes de largeur,
de longueur et de hauteur, mais plutôt de dimension.
LES LIMITES DES CINQ SENS

Pour nous les êtres humains dotés de cinq sens, il y a un univers dans lequel nous vivons et il y a aussi
des univers plus petits et plus grands... Pourtant, on ne doit pas perdre de vue que toutes ces
déterminations sont relatives aux données acquises au moyen de nos cinq sens.

Supposons, un instant que l'on enlève le plafond de la chambre dans laquelle nous nous trouvons en ce
moment, et qu'on la place sous la lunette d'un microscope électronique géant capable de la grossir de
6O millions de fois. Que pourrions-nous voir dans un tel microscope ?

On ne serait plus à même de distinguer un quelconque des objets familiers, une fois qu'ils auront été
grossis d'un million de fois, mais on observerait en revanche leur structure atomique. Imaginez à présent
ce que l'on verrait si la capacité du microscope était portée à 60 milliards de fois. Tous les objets, tables,
bureaux et les personnes disparaîtraient de notre perception, de même que les idées que l'on s'en faisait
auparavant. Et c'est alors que malgré nous, notre étonnement nous fera dire les paroles suivantes :

«Mais, il n'y a rien ici, il n'y a que des atomes avec des noyaux et des électrons tournant autour d'eux !...
Que sont devenus les personnes et les objets?».

Le cerveau qui était parvenu à la vue précédente n'est rien d'autre que le cerveau qui témoignait de la
présence des gens et des personnes juste une minute auparavant, avant de se mettre derrière la lunette
du microscope. Les choses n'ont pas changé, pas plus que le cerveau; mais une nouvelle dimension a
été ajoutée pour changer la capacité de l'instrument de perception, afin que les dimensions de la
perception soient transformées. C'est que l'évaluation par le cerveau de son environnement diffère
quand les capacités de ses moyens sensoriels se transforment.

Le discernement du cerveau sera transformé en un degré nouveau chaque fois que la portée sensorielle
sera augmentée ou variée. Ici, la détermination du cerveau conforme à la condition de ses moyens
sensoriels normaux, à savoir qu'il y avait un certain nombre de choses et de personnes, s'est altérée en
un autre discernement après le changement : il n'y a rien d'autre que des atomes, un nombre
incalculable d'électrons tournant autour de noyaux.

Qu'adviendrait-il si nous devions vivre avec une telle série de puissantes loupes comme celles d'un
microscope électronique, de notre naissance jusqu'à notre mort ? Si nous devions percevoir le monde,
durant toute notre vie, derrière un tel microscope, comme dans l'exemple précédent, que serait le réel
pour nous ? Serions-nous toujours capables d'affirmer l'existence de ces choses que nous déterminons
en ce moment ? Ou, bien défendrions-nous l'idée que toute chose autour de nous, le monde, l'espace et
toute chose que nous percevons ne sont rien d'autre qu'un tout, une substance absolue composée
d'atomes ?

En plus, si nos cerveaux pouvaient observer l'univers à travers un microscope électronique d'une
puissance de 10 milliards de milliards au lieu de celles de 60 milliards, serions-nous toujours en mesure
de parler de «choses» et de personnes ? Ou bien comprendrions-nous l'existence d'un Un infini,
indivisible, insécable, illimité , éternel, qui est Ahad ?

Espérons pouvoir nous exprimer clairement pour vous !

Ce que j'essaie d'expliquer au point où nous sommes arrivés est le suivant: le seul Un qui existe dans la
Réalité Absolue est l'Un infini et éternel qui est un Tout indivisé, insécable, L'Ahad ! Allah est Ahad, car
il n'y a rien d'autre qu'Allah, ni sur le plan macroscopique ni sur le plan microscopique, et il n'y a rien qui
soit son homologue, son semblable, ni son rival.

Pourtant, à cause de notre dépendance à l'égard de nos moyens sensoriels, nous sommes induits à
penser par erreur l'existence entière Une comme composée de plusieurs parties ou fragments séparés
les uns des autres. On devrait comprendre que la détermination de notre cerveau se fait suivant la
condition de ses moyens sensoriels, c'est à dire que le mode ordinaire de fragmenter le monde en
parties résulte de la capacité de nos instruments de perception.

Cependant, si seulement le cerveau n'était pas limité à cette très étroite dimension de sa capacité
perceptive, si seulement, il pouvait comprendre et interpréter tous les phénomènes perceptifs qui se
donnent à ses cinq sens comme des signes et des échantillonsparmi les incalculables expériences qui
se produisent dans le cosmos... Si seulement, après cela, il pouvait plonger dans une pensée profonde
et découvrir ce qu'il y a d'autre au-delà de ces échantillons... Si alors il pouvait naviguer dans un voyage
dimensionnel dans la profondeur constitutionnelle de ces phénomènes innombrables et encore
inconnus... Et alors il rencontrerait le soi cosmique, l'Essence cosmique, et réaliserait alors la non-
existence de son propre soi, sous tous les rapports... ceci est le point le plus significatif de ce thème.

Quant au second point...

Allah annoncé par Mohammed est Ahad, ce qui signifie l'un infini, illimité, non-fragmenté en parties. Et
ces états sont valables pour tous les aspects et dans toutes les dimensions. Dans ce cas, où, en quelle
dimension et à quel point de départ un être hypothétique, à coté de Son propre être, pourrait-il limiter
Allah, et se ferait une place pour lui-même ? Où est la place pour un second être, pour un dieu, qui serait
supposé être en plus d'Allah qui est Ahad ? serait-il à l'intérieur ou à l'extérieur d'Allah ?

ALLAH EST DEPOURVU DE CENTRE

Nous avons déjà dit qu'Allah est sans-limite et infini. Puisque Allah est ainsi, il s'ensuit qu'il est
impossible de le considérer comme ayant un centre ou une origine.

Pour définir un centre, une chose devrait avoir des frontières afin que le point où se rencontrent ses
diamètres soit déterminé comme son centre. Mais Allah n'a pas de limites. Quand une chose ne se
donne pas à mesurer ou délimiter, elle ne peut pas avoir de centre. Et si quelque chose n'a pas de
centre, elle n'a pas de coeur, ni d'intérieur, ni un d'extérieur.

Conformément à notre perception du monde au moyen de nos cinq sens et notre détermination des
choses concètes par ces mêmes moyens, nous assignons à chaque objet sa partie intérieure et sa partie
extérieure, son intérieur et son extérieur. Mais il n'est pas raisonnable de penser les intérieurs et les
extérieurs, les contenus, les volumes et les surfaces d'une chose n'ayant pas de centre. Le même sens
est exprimé avec force , comme dans le verset suivant:

«Il est le Premier et le Dernier, le Manifeste, et l'Occulte» (57:3)

Ceci signifie : tout ce que l'on connaît comme visible et invisible, comme premier et comme dernier n'est
rien d'autre que Lui! Tous ces mots signifient en fait une seule et même chose. C'est à dire que la
distinction entre le visible et l'invisible n'existe pas en réalité; les deux choses ne sont pas séparées.
Appelons-Le le Manifeste, ou l'Invisible, le Premier ou le Dernier, mais encore, tout cela n'est rien d'autre
que Lui, quel que soit le mot que vous employez pour le désigner. Quelque soit le mot que vous
utiliserez, ce ne sera que Lui qui en sera qualifié ou signifié. La distinction entre le visible et l'invisible (
entre le monde physique et le monde non physique) est créée par vos cinq sens. Vous appelez visible
toute chose que vous êtes capables de voir, et occulte ou intérieur ce qui échappe à vos regards.
Cependant, si vous aviez plus de sens, par exemple, six, sept, ou douze organes des sens, votre
détermination de tout ce qui est visible et de tout ce qui est invisible serait entièrement transformée. Et
vraisemblablement vous auriez appelé visible tout ce qu'en ce moment vous qualifiez d'invisible, et aussi
inversement.

Puisqu'Allah est l'Un infini et illimité, il échappe à des concepts comme ceux d'intérieur et d'extérieur.
Pouvez-vous supposer ou concevoir le commencement d'un second être au-delà des limites d'un être
qui n'a ni intérieur, ni extérieur, ni apparence, ni partie cachée, ni commencement, ni fin, et qui est
dépourvu de tous ces concepts ? Bien évidemment, vous ne pourriez pas.

Ainsi donc, nous réalisons qu'en tout point perçu ou imaginé, tout point considéré, seul Allah,
le Ahad existe. Seule est présente son Essence, et cela dans tous ces attributs et qualités. Si quelqu'un
soutient la présence d'un second être autre qu'Allah, hors d'Allah, il est alors dans un état d'erreur
résultant d'une incapacité à penser normalement. Cet état est appelé «polythéisme» (shirk) dans la
terminologie religieuse.

IL N'Y A PAS DE REVELATION POUR ALLAH

Un autre point important à mentionner ici est le fait qu'une révélation pour Allah est impensable,
principalement parce que sur tout point qui se donne ou ne se donne pas comme objet de pensée, seul
son propre Soi est présent avec toutes Ses Qualités.

La Révélation ou la Manifestation sont des mots qui sont employés pour désigner un acte d'être révélé,
en train de donner à voir, de se montrer. Mais dans toutes ces affirmations, il est question de deux êtres
séparés. Or nous savons que l'Un est tout ce qu'il y a, et tout ce qui se produit en son sein. Il est donc
impossible de penser sa révélation ou sa manifestation dans ce cas.

Le mot révélation a été employé seulement par commodité, parce qu'il n'y a pas d'autre
moyen d'expression. Il n'y a pas de mot équivalent pour transmettre le concept dans son vrai sens.

En fait, pour qu'une révélation se produise, il faut d'abord que soient présents un centre, un noyau, ou un
coeur, et de là un contenu sera transmis jusqu'à un point récepteur de la révélation. Tout comme la
transmission des ondes lumineuses dans l'espace à partir du noyau du soleil. Cela veut dire que s'il y
avait un centre en Allah, on pourrait imaginer la révélation des significations de ce centre là vers
l'extérieur. Mais cela est impensable.

Allah n'est pas défini par un noyau ou par un lieu, et il n' y a donc pas de point de révélation à partir
duquel Il se révélerait. Un centre de transmission est nécessaire pour que se produise une révélation. S'il
n'y a pas de point de référence, le mot même de révélation perd son sens.
Le mot révélation a été employé comme expression par beaucoup de gens dans le passé. Même l'un de
nos ouvrages est intitulé Les Révélations, et a été publié en Turquie en 1967. Cependant, ce mot a été
employé non pas parce qu'il rendait exactement le sens que nous voulions, mais parce qu'il n'y avait pas
de mot équivalent au concept visé. C'est un mot qui peut être considéré comme utile pour aider les
lecteurs qui ont l'aptitude à saisir le sens voulu.

Après cette mise au point, poursuivons notre étude.

Allah doit-Il être adoré ? Qui devra adorer Allah ? A propos, voyons la réponse donnée par Mohammed à
une question au sujet d'Allah :

«Allah était alors que rien n'était avec Lui»

Ayant entendu cette tradition, les gens se rendirent auprès de `Alî que le Prophète avait qualifié de
«Porte de la cité de la Science», lui firent part de ce qu'ils avaient entendu, et lui demandèrent une
explication. Le commentaire de `Ali fut simple et bref :

«Huwa al-ân kamâ kân», ce qui signifie «Il est en ce moment comme Il était». En d'autres termes,
qu'Allah était ainsi en ce moment-là et qu'Il demeure encore le même, puisque rien n'a changé
jusqu'a présent et que le temps n'a rien changé. Comme nous sommes maintenant familiers avec le
thème, nous allons l'interpréter comme suit:

En arabe «al» est l'article défini, comme en français l'article le. On l'emploie devant le nom pour désigner
des choses qui sont connues par le locuteur, mais il ne s'emploie pas pour des choses indéterminées.
Quand vous dites un livre, il peut s'agir de n'importe quel livre. Mais si vous dites le livre, vous signifiez
un livre en particulier qui est connu de vous et de ceux qui vous entendent. Dans le cas qui nous occupe
le mot al-ân signifie le moment déterminé où l'on parle. La traduction de la parole d'Ali sera: «Le moment
où nous sommes est le moment même que celui mentionné». Cela veut dire que «le moment» que nous
vivons maintenant est «le moment absolului-même pendant lequel Allah était et rien d'autre n'était avec
Lui».

Un autre point essentiel devra être éclairci. Tout concept de temps est évident pour les êtres créés, qui
sont venus à l'être, ici-bas. Pour eux, il y a un commencement, une fin, un passé, un présent, un futur.
Mais Allah est indépendant du temps.

Par conséquent, on ne peut assigner à Allah un état dans le passé dans lequel Il ne serait plus dans le
présent. Allah est éternellement dans la même perfection.

Donc, bien que l'affirmation soit énoncée à l'imparfait «était» pour expliquer le fait, on ne devra jamais la
comprendre comme impliquant un état passé. On devra plutôt comprendre qu'Il est pour toujours dans le
même état, libre de toute contrainte de temps.

Ayant compris ce point, on verra que Le moment dans lequel nous nous trouvons maintenant est le
moment où Allah était et où rien d'autre n'était avec Lui. Rien n'est venu à l'être hors d'Allah. Mais
comment pouvons-nous démontrer cela.

Certes, cette confirmation est réellement présente dans la sourate de l'Unité. Poursuivons-en notre
interprétation !
Puisqu'Allah est Ahad, il ne peut être question d'un autre être que Lui. En outre, il ne peut être envisagé
de dimension de temps, où Il serait considéré dans des sections de temps. Cela est hors de question,
aussi parce qu'un seul moment absolu est valable pour l'Un qui est Ahad. Ce moment-là est signifié par
le mot dahr.

«Je suis le Dahr»

Dahr est le nom qui désigne le moment où Ahad se trouve.

Le deuxième signe dans la sourate de l'Unité est «Allah est Samad».

Si nous étudions sérieusement les sens profonds qui se dégagent de la définition du mot Samad, ce sont
les suivants : «ce mot désigne ce qui n'a pas de creux, qui est parfait, en parfaite condition, sans cavités,
imperméable; ce qui n'admet rien en lui, rien hors de lui; solide et complet; en d'autres termes, simple,
pure, absolu !

Abdullah ibn Burayd, compagnon du Prophète, a rapporté ce qui suit :

as-Samad, alladhî lâ jawfa lah" (le mot as-samad désigne ce qui n'a pas de creux, de ventre).

Comme on le voit, toutes ces paroles éclairent et contribuent à rendre plus explicite le contenu du
nom Ahad.

L'UN qui n'a pas de cavité, qui est complet, parfait, sans trous ni encoches, qui est imperméable, pur,
absolu, total, au-dessus de l'état d'être à même de recevoir quelque chose en son sein ou hors de lui,
qui est infini, illimité, indivisible non fragmenté, qui n'est pas composé de parties ou morceaux, et qui
est Ahad

Nous devons essayer de comprendre véritablement Allah tel qu'il est qualifié par ces propositions.
Autrement, nous ne pourrons jamais éviter d'adorer un dieu imaginaire, que nous avons construit avec
nos esprits et de faire partie de ceux qui sont visés par le verset suivant:

«Ils n'ont pas compris Allah avec la compréhension qui lui est due» (22:74)

Samad signifie aussi ce qui est libre de toute idée de besoin. Ce qui veut dire qu'Allah ne dépend
d'aucune sorte de conception du besoin.

Naturellement, on ne peut pas penser de Lui qu'il soit dans le besoin de quelque chose parce que rien
n'existe hors de lui-même dont Il aurait besoin.

Si nous avons compris ce point, occupons-nous alors des autres questions..

Où Allâh annoncé par Mohammed, qui est Ahad est-Il venu à l'être. Comment cet univers ou ces formes
infinies de vie sont-elles venues à l'être, à partir d'Allâh annoncé par Mohammed ? Les a-t-Il
engendrées ?

La réponse à ces questions nous est indiquée également dans la sourate de l'Unité : lam yalid wa lam
yûlad.
ALLAH N'ENGENDRE PAS

Il est très difficile de comprendre les conséquences et les implications de cette affirmation: lam yalid qui
signifie simplement «Il n'enfante pas» ou «Il n'engendre pas »

Nous pouvons être nombreux à penser avoir parfaitement compris sa signification. Mais comprendre une
chose implique une compétence à concevoir toutes les conséquences du sens. Qu'Allah nous préserve
de prétendre avoir compris ce qu'en fait nous n'avons pas compris.

Essayons à présent d'expliquer cette phrase autant que le permet notre entendement.

En décrivant ce qu'est Allah, dans la sourate de l'Unité, Allah Lui-même nous informe qu'Il n'a pas
engendré, en tant que l'une de ses principales qualités.

S'agit-il ici du phénomène habituel de l'enfantement qui est ici signifié, dans le sens que nous en faisons
d'ordinaire ?

Engendrer signifie donner l'existence à un second être possédant les mêmes qualités que soi-même.
Une chose qui enfante donne naissance à un être similaire à elle-même.

Mais nous sommes informés qu'«Allah n'a pas enfanté». S'il en est ainsi, comment comprendre alors
cette parole d'Allah. Dans le premier sens : Allah n'a jamais donné naissance à un second être issu de
Lui. En d'autres termes, il n'y a pas de second être procédant de l'existence d'Allah.

Car Il est l'Ahad, l'Un entier indivisible, non-partitif, non réductible à des fragments ou à des particules ou
éléments.

1 - Il est infini et illimité. On ne peut donc attendre de lui qu'Il donne naissance à un second être, ni en
Lui ni hors de Lui.

2 - Puisqu'il est impossible de distinguer en Lui des parties ou des atomes à cause de son être-Un, il ne
peut y avoir de seconde chose pouvant sortir de Lui.

Il est par conséquent déraisonnable de poser la présence d'un second être procédant d'Allah, engendré
par Lui, même ayant les qualités similaires.

ALLAH N'A PAS ETE ENGENDRE

Abordons maintenant le commentaire de Lam yûlad qui signifie tout simplement Il n'a pas été engendré.

A ce point de notre exposé nous avons à comprendre qu'Allah n'est pas venu à l'être à partir d'un autre
être.
Peut-on penser qu'Allah a été conçu à partir d'une autre existence ? Allah est Ahad, l'Un unique, l'infini,
l'illimité, le non-fragmenté qui ne se prête à une aucune division.

Pour pouvoir penser un être capable de L'enfanter, il faut concevoir Allah comme un être définissable à
l'intérieur de limites, comme une direction donnée ou une dimension donnée, de façon qu'au-delà de ces
limites puisse se trouver une second être qui lui aurait donné naissance. Ce n'est que dans ces
conditions qu'un second être pourrait enfanter Allah.

Mais Allah est Ahad, et être Allah signifie illimité, infini, insécable, etc...

Par conséquent, le commencement d'une autre existence au-delà d'un point où l'existence d'Allah serait
parvenue à sa limite, ne peut être pensé. Donc un second être capable d'enfanter, de fabriquer Allah, ne
peut être envisagé; une telle pensée est une impossibilité.

C'est ce qui de prime abord est signifié par lam yulad, à en juger d'après le sens obvie.

Pour conclure, Allah n'a pas été enfanté par un autre être, pas plus qu'Il n'a enfanté un être qui serait
issu de lui et séparé de Lui.

Nous sommes arrivés à la déclaration finale dans cette description : lam yakun lahu kufuan Ahad. Il n'y a
pas d'existence d'un autre être auprès de Lui. Il est sans pareil, sans semblable et il est Ahad.

A ce propos nous noterons le verset suivant : laysa kamithlihi shay' (sourate 42:11), qui signifie Il n'y a
rien ni dans le microcosme ni dans le macrocosme qui soit comparable à Lui.

LA DESCRIPTION D'ALLAH DANS LE CORAN

Résumons à présent la signification d'Allah tel que le fait connaître le Prophète Mohammed, tel qu'il nous
est donné à connaître dans la sourate de l'Unité, et voyons si les idées préconçues d'un Dieu dans notre
esprit correspondent jamais à Allah tel qu'il s'entend dans le Coran.

Allah est au-dessus d'un saisie fragmentaire, et ne se donne pas à connaître en parties différentes les
unes des autres. Il est illimité et infini, parce qu'il est Ahad.

Allah possède une totalité telle qu'il ne peut être envisagé comme quelque chose qui se peut ajouter ou
soustraire à un autre être séparé existant indépendamment de Lui. Allah est ce qui transcende la
situation de ce qui est considéré dans le besoin de quelque chose, pour la raison qu'il ne peut y avoir
quelque chose d'absent ou de perdu pour Lui. Parce qu'Allah est Samad. Il n'est pas question qu'Il soit
dans le besoin de quelque chose, car Il n'a besoin de rien.

Comme Allah est lamyalid, l'existence d'un autre être séparé et engendré par Lui, ne peut être admise.

Comme Allah est lam yûlad, on ne peut penser un quelconque autre être séparé pour l'engendrer, que
ce soit un dieu, ou une aucune autre chose.
Comme Allah est lam yakun lahu kufuan Ahad, Il est une volonté totale illimitée, infinie, indivisible, et un
pouvoir illimité, infini et indivisible. Il n'y a ni intérieur ni extérieur pour lui. L'existence d'un second être
séparé qui soit autre que Son propre être ne peut être envisagée, et Il est au-dessus d'être considéré
comme ayant un centre ou un noyau. Bref, Il est Ahad, l'Un !

La réponse à la question : «qu'est-ce qu'Allah ?» constitue la base de toute discussion en religion et


théologie. Cependant, ceux qui répondent à cette question sont de deux catégories: ou bien ils parlent
d'un «dieu» illusoire, ou bien ils expliquent, commentent et orientent leur pensée en se conformant à
Allah annoncé par Mohammed.

Comme nous avons essayé jusqu'ici de traiter de la question et de donner des réponses suivant l'idée
d'Allah annoncé par Mohammed, nous allons poursuivre notre investigation dans la même orientation, et
tenter de comprendre Allah à travers les explications données à son sujet par le Prophète Mohammed.
Ce n'est qu'après cela que nous insisterons pour affirmer que le sens d'Allah n'a aucune ressemblance
avec aucune version de Dieu connue jusqu'ici, dans le passé et de nos jours.

Mohammed nous informe aussi au sujet du fait qu'Allah étant Un, comme nous l'avons exposé ci-
dessus, est en même temps le Seul à posséder les qualités auxquelles se référent les noms suivants :

Allah est Hayy, Alîm, Murîd, Qadîr, Samî', Basîr, et 'Alîm.

Allah est Hayy, signifie qu'Il est le Vivant illimité, infini, éternel, indivisible, etc..

Allah est 'alîm, signifie qu'Il est le Sachant, ou le Conscient illimité, infini, éternel, indivisible, etc...

Allah est Murîd, signifie qu'Il est le Voulant illimité, infini, éternel, indivisible, etc...

Allah est Qadîr signifie qu'Il est le Puissant illimité, infini, éternel, indivisible, etc...

Allah est Samî', signifie qu'Il l'Audient illimité, infini, éternel, indivisible, etc...

Allah est Basîr signifie qu'Il est le Voyant illimité, infini, éternel, indivisible ,etc..

Allah est Mutakkalim signifie qu'Il est la Parole illimitée, infinie, éternelle, indivisible, etc...

En essayant de comprendre ces affirmations, nous devons prêter attention au fait qu'il s'agit toujours du
même Un, Allah représenté par tous les noms, dans toutes leurs compositions possibles,
comme Ahad et Hayy, 'Alîm et Murîd, Hayy et Qadîr..., c'est-à-dire qu'un seul contenu est visé par toutes
ces expressions. Chacun de ces noms représente une qualité différente de la même Essence Une.

Une Essence Une telle qu'Il ne peut être conçu, comme premier ou dernier. Il est sans limite, infini, il est
impossible de le considérer en parties, fragments ou éléments. Il a des expressions infinies. Il est une
volonté totale illimitée, infinie, indivisible, et un pouvoir total, illimité, infini, indivisible. Il n'y a ni intérieur,
ni extérieur pour Lui. On ne peut faire cas de l'existence d'un second être autre que Lui. Il ne peut être
situé ni au centre ni au noyau. Bref, Allah est Un !

Tel est Allah tel qu'Il s'est fait connaître par Mohammed.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue un point important si l'on veut éviter la faute d'interprétation que
commettent facilement ceux qui ne sont pas familiers avec le thème .
En certains endroits du Coran, des expressions telles que «notre dieu» ou «votre dieu» apparaissent
parfois. Mais chacune d'elles est suivie par une phrase qui indique que dieu est Allah. Peut-on alors
soutenir qu'Allah est un dieu (ilâh) ?

Non, Allah n'est jamais un dieu!

Ces sortes d'expressions sont des explications données aux «adorateurs» d'un dieu". Il leur est rappelé
que tout ce qu'ils pensent être une divinité, tout ce qu'ils appellent dieu n'existe pas du tout, et que le
seul être existant est Allah. Leur dieu et le nôtre est le même et unique. En outre, il est toujours Allah et
rien d'autre qu'Allah.

De telles propositions visent à convaincre les hommes d'effacer les images de leurs dieux supposés et
se tourner vers la compréhension d'Allah.

Si l'on étudie avec attention le Coran, on remarquera que de tels versets s'adressent aux incroyants, à
savoir à ceux qui adorent un dieu. Ce n'est qu'alors que leur acceptation d'un dieu pourra se transformer
en compréhension d'Allah.

ALLAH N'EST PAS UN DIEU

Réfléchissons à présent avec honnêteté et mesure !

Pouvons-nous affirmer qu'Allah annoncé par Mohammed tel qu'il nous a été présenté ici est le même
que le Dieu auquel on a cru ou l'on n'a pas cru mais que nous désignons par Allâh de toute façon ?
Pouvons-nous employer le nom de Dieu à la place de celui d'Allâh, Le mot Dieu signifie-t-il Allah
annoncé par Mohammed, et peut-on soutenir une conception de la divinité ? cela est-il raisonnable ?

«Ils n'ont pas compris Allâh avec la compréhension qui lui est due» (22:74)

En présence d'Allâh et de Sa science, Dieu est exactement comme un serviteur, parce que ce sont tous
les deux seulement des images de la conscience dans la science d'Allâh.

Par conséquent du point de vue d'Allâh, et en Sa présence, toute chose est dans un état de non-
existence parce qu'elle est périssable. Et ce qui demeure éternellement (Bâqî) est seulement la face
d'Allâh. Cette idée est impliquée par le verset :

«Toute chose est périssable excepté Sa face» (28:88).

Elle est confirmée par le verset suivant :

«Et demeure la Face de ton Seigneur, plein de majesté et de bonté» (55:27)

Le premier verset signifie «Rien n'a une entité propre et le seul être éternel est la face d'Allah». Le
deuxième peut être interprété comme suit: «La Face de ton Seigneur est le seul existant éternellement
dans toute Sa majesté et Sa gloire».

De même le verset suivant implique plus ouvertement cette idée :


«De quelque côté que vous vous tourniez, là est la Face d'Allâh» (2:115).

Le mot wajh, employé ici pour Face, se réfère dans le Coran pour désigner un sens particulier mérite
d'être étudié de plus près. Si Allah le veut, nous lui consacrerons notre prochain ouvrage. Mais nous
allons quand même en dire quelques mots ici.

La déclaration «toute chose périra excepté Son Wajh» ne doit pas être comprise dans un sens futur,
comme cela nous est suggéré par la traduction française. On ne doit donc pas comprendre qu'un jour
viendra où toutes les choses périront. Bien sûr, au jour absolu du Jugement, un tel événement est
certainement évident, dans un sens. Mais nous devons comprendre l'effet présent impliqué par cette
affirmation.

Périr tel qu'il est visé dans ce verset est en fait quelque chose qui s'applique pour toujours, pour le
temps présent, à chaque instant, pour toujours et est constamment testé par les gens doués de
perspicacité et qui ont atteint les états désignés par les termes de kâshif ou de fâtih, c'est à dire
respectivement ceux à qui les mystères ont été révélés, et ceux devant qui les portes du mystère ont été
ouvertes. Cela est clairement exprimé dans le verset suivant :

«De quelque côté que vous vous tourniez, là est la Face d'Allah» (2:115)

Le mystère qui est ici destiné à se révéler est le suivant :

Puisque la vision des hommes est voilée, la juste compréhension des formes existantes, la Face d'Allâh
ne peut être perçue. Cependant, et en réalité de quelque côté que vous tournez votre regard, vous
contemplerez toujours la Face d'Allah, puisqu'elle est éternelle (Bâqî). Cela veut dire que le vrai être qui
a toujours existé dans le passé, qui existe dans le présent, et qui existera dans le futur et pour toujours,
est seulement la Face d'Allah qui est éternel (Bâqî).

La seule chose capable de voiler sa Face est le nom donné à une chose, en ce sens que ce nom est un
voile placé sur la signification. Mais l'être originel qui se trouve derrière ce voile et les significations qui
constituent toute chose prennent leur origine dans les noms d'Allâh.

LE PECHE CONTRE SOI-MEME

Que l'on sache donc que quoi que nous mentionnons et sous quelque nom que ce soit, ce n'est jamais
rien d'autre qu'un être qui appartient à Allah.

Allâh est tel que c'est une impossibilité de penser à propos d'une chose qu'elle existe hors de Lui. Aussi
bien par ses qualités essentielles ou les significations qu'Il a exprimées que par les actions qui naissent
de l'expression de ces significations, c'est uniquement Lui qui est perçu par les pensées, et c'est
uniquement de Lui que l'on parle, à tout moment, et toujours.

Et à chaque fois que l'on pensera à une chose ou qu'on parlera d'une chose que l'on suppose exister
hors d'Allâh, séparée de Lui, cela impliquera que vous assignez une seconde existence à côté d'Allah.
Le terme qui désigne un tel état est polythéisme (shirk). Le verset suivant met en garde contre une telle
situation
«N'établissez pas un dieu à côté d'Allah» (28:88)

car,

«Très certainement le polythéisme est un grave péché» (31:13)

Pourquoi est-il un péché, une injustice, qui est victime de cette injustice?

C'est une injustice contre vous-même, un péché contre vous-même.

Ayant été inconscient de votre propre vérité, de votre propre essence, de votre être originel, que vous
maintenez voilé, vous adorez un dieu se trouvant quelque part hors de vous, qui réside en haut, bien au-
delà de vous-même, vous tombez dans un polythéisme contre Allah, et vous Lui assignez un partenaire.
Finalement, un tel polythéisme vous prive des qualités innombrables qui sont toutes à votre portée,
en présence de votre propre âme. En fait, c'est la pire des oppressions que vous pouvez exercer contre
vous-même, contre votre propre âme.

En fait, la pire oppression contre soi-même est de se priver de sa propre réalité, de cette réalité que
l'on exprime par le mot «Je», à savoir son propre soi, sa propre âme, et cela en étant soi-même l'auteur
de cette oppression, pour n'avoir pas accompli son devoir sur Sa voie.

La règle selon laquelle «celui qui ne se connaît pas soi-même ne peut pas connaître son Seigneur» se
déduit de l'affirmation que «Celui qui se connaît, connaît son seigneur». Donc encore, connaître et être
un ârif, un gnostique, un connaissant d'Allah n'est possible qu'après avoir compris Allah. Un telle
connaissance ne peut être atteinte que si l'on comprend ce qu'est Allah annoncé par Mohammed.

Ici, nous retombons à nouveau directement sur la question du «Je», du soi.

Puisqu'il n'existe aucun autre être à côté d'Allah, quelle chose ou quelle personne est exprimée par le
mot «Je» ? Comment vient-il à l'être ? Avons-nous quelques indices qui nous permettent de clarifier ce
point ?

Nous devons noter que pour avoir une réponse à ces questions, il ne doit pas y avoir une contradiction
au sujet de la signification du mot Allah, comme nous avons essayé de le montrer jusqu'ici. Autrement, si
notre explication était en contradiction avec l'un ou l'autre des thèmes développés ici, alors nous serons
complètement induits dans une erreur et tomberons fatalement dans le dualisme de «l'homme et de son
dieu».

Le Coran nous informe au sujet du but de la création de l'homme dans le verset suivant:

«Certes, J'établirai un homme sur terre comme calife» (2:30)

Le Livre saint nous informe aussi comment l'homme est devenu un calife sur la terre de la façon suivante
:

«Nous lui avons enseigné tous les noms» (2:31)

Ce que nous remarquons ici en premier, c'est que l'homme est calife «sur terre».
La seconde chose à examiner est la raison pour laquelle l'homme est un «calife». Quelles sont les
qualités qui font de l'homme un calife. La réponse à la question nous est donnée par le verset précédent
: «Nous lui avons enseigné tous les noms».

Le sens impliqué ici est que l'homme a été amené dans l'existence doté d'une capacité et d'une aptitude
telle qu'il peut révéler autant de noms infinis d'Allah qu'Allah a voulus. Que l'homme possède une telle
capacité et une telle aptitude est impliqué par le fait que tous les noms divins lui ont été enseignés.

Comment donc cet être nommé Homme qui a été conçu avec une capacité de porter les qualités divines,
auxquelles se réfèrent les noms d'Allah est-il venu dans l'existence ? et comment l'univers ou les univers
dans lesquels il vit sont venus à l'existence ?

Puisqu'il n'y pas de révélation pour Allah, et puisqu'il n'est rien qui soit venu à l'être hors d'Allah, alors
comment et d'où proviennent toutes ces choses que nous percevons avec nos cinq sens, ainsi que
toutes ces choses mentionnées dans le Coran comme les anges, les djinns, l'Enfer et le Paradis, les
univers et toutes ces innombrables autres choses que nous ignorons, et comment pourrait-on le prouver
?

LE CERVEAU HUMAIN ET SES FONCTIONS

Nos cerveaux qui nous servent de mécanismes d'évaluation de toute chose sont de composition
chimique quant à leurs constituants.

Ces compositions chimiques permettent une variété de fonctions à travers une activité bioélectrique,
produisant ainsi tous les phénomènes de notre être.

La structure moléculaire qui constitue la composition chimique, et particulièrement les séries d'ADN et
d'ARN, est d'une part en constante interaction bioélectrique avec la biochimie cellulaire, et d'autre part,
elle est affectée par les rayons cosmiques qui sont les formes de vie de dimensions subatomiques.

Rappelons à titre d'exemple, la radiation cosmique émise durant la fusion solaire. Ces rayons cosmiques
traversent la distance Soleil - Terre en huit minutes, passent à travers chaque partie de notre corps,
chaque cellule et ses plus petits composants, créant en nous des effets spécifiques à chaque centième
de seconde. Après leur passage à travers la terre, ils continuent leur voyage dans l'espace. Et chaque
moment de notre vie, nous sommes exposés à une telle radiation cosmique continuelle et à l'effet de
diverses étoiles et constellations de l'univers. En atteignant la Terre, cette radiation cosmique passe à
travers le corps de tous ses habitants, créant ainsi des effets particuliers en eux.

Malheureusement, la recherche scientifique de l'homme est encore à un niveau trop élémentaire pour
pouvoir déchiffrer et comprendre un tel effet!

Excités par les ondes de lumière du monde extérieur, que cela se fasse à travers nos sens de la vue, de
l'ouïe, du toucher, de l'odorat et du goût, ou alors à travers d'autres moyens de perception indéterminés,
nos cerveaux distinguent ces sensations dans leurs zones spéciales et en font un commentaire pour
chacune d'elles afin de les évaluer.
Un cerveau est préparé pour la première fois à sa programmation de base, durant son séjour dans
l'utérus de la mère. Il y a même une pré-programmation dans l'ovule et le sperme, un fait que la plupart
des gens ignorent, produite par les fonctions des cerveaux mâle et femelle durant l'interaction sexuelle
antérieure à la grossesse. Nous ne nous étendrons pas longtemps là dessus, étant donné que ce n'est
pas l'objet de notre présente étude. Cependant ceux qui désirent en savoir plus sur la programmation
des cerveaux peuvent se référer à notre ouvrage intitulé «LES MYSTERES DE L'HOMME».

Le cerveau en tant que tout est un mécanisme d'évaluation. Il n'existe évidemment aucune image, aucun
son à l'intérieur du cerveau. Il ressemble en quelque sorte à un appareil de TV ou à un écran
d'ordinateur où il n'y a ni image, ni son.

L'électricité reçue de l'extérieur fournit de l'énergie à l'appareil de télévision juste comme l'aliment donne
de l'énergie à l'homme. Les transistors, les diodes, les circuits intégrés, les puces, à l'intérieur d'une
télévision, interprètent et convertissent l'information, «les ondes radio - les fréquences
électromagnétiques» reçues par l'antenne ou un câble transmetteur, en sons et images et les
réfléchissent sur l'écran.

Tandis que le cerveau humain obtient l'énergie nécessaire à son activité sous forme de glucose et
d'oxygène grâce aux aliments, il est nourri et développé par l'«AME», l'énergie de vie émise par le soleil.

Pendant ce temps, toutes les activités qui ont lieu dans le cerveau sont enregistrées dans une sorte
d'hologramme de fréquences que nous désignons couramment par le terme «ESPRIT».

Tel que nous l'avons déjà expliqué dans un de nos ouvrages intitulé «LES MYSTERES DE L'HOMME»,
l'ESPRIT humain individuel, avec une personnalité, commence à être formé dans l'utérus de la mère à
partir du 120ème jour. C'est pour cela que c'est un péché abominable de se faire avorter après le
120ème jour de grossesse.

Le tout premier «ESPRIT» qui constitue l'univers angélique (`alam-i malakût) et notre univers physique,
est ce qu'on désigne par «Esprit Suprême» (ruh-u a`dzam) dans le soufisme. C'est l'esprit qui a existé
avant l'univers et il est également le premier à être existencié ! C'est aussi l'Intellect absolu (`aqli-l
awwal) par rapport à la connaissance qu'il possède, et la «réalité mohammédienne» (haqiqat
Mohammed) par rapport à son ipséité (huwwiyat).

Nous n'irons pas plus loin que ce que nous avons déjà dit sur l'Esprit dans nos autres livres, parce que
malheureusement ce sujet n'est pas facilement compris. D'ailleurs, certains, plongés dans les ténèbres
de l'ignorance osent même nous accuser, arguant que nous ne devons jamais parler d'Esprit qui était
inconnu même de Mohammed (s.a.w.) !

Et pourtant le verset : «Bien dérisoire est en fait la connaissance que vous avez de l'Esprit», dans le
Coran, n'était pas adressé à Mohammed (s.a.w.), ni aux gnostiques islamiques (awliya), mais aux
savants juifs.

Tel que l'affirme l'Imam Ghazali, un saint et gnostique musulman (`arif), à propos de l'Esprit (ruh), dans
le premier volume de son ouvrage intitulé «La revivification des Sciences Religieuses» (ihya-u `ulumid
din), section (Rûbu l `ibadat) :

Jamais nous ne devrions penser que le Prophète ignorait la vérité de l'Esprit (Ame). A présent celui qui
ne connaît pas son Esprit ne connaît pas son moi et comment peut-on alors connaître son Seigneur
sans connaître son moi ? Non seulement les Prophètes connaissent la réalité de l'Esprit, mais beaucoup
de saints et de savants pouvaient le connaître également !».
Après ces quelques éclaircissements sur l'Esprit, retournons à présent à notre cerveau et ses fonctions.

Nous avons déjà mentionné plus haut que, pendant que les cellules effectuaient des fonctions variées
sous l'effet d'impulsions bioélectriques, elles étaient également continuellement exposées à un flot de
radiation cosmique générant des activités variées résultant de telles influences énergétiques.

Le cerveau humain consiste approximativement en 120 millions de cellules nerveuses, chacune étant en
connexion avec 16 mille cellules voisines et capables d'exercer la fonction des autres. Cependant un
être humain moyen utilise 7 à 12 pour cent de cette fascinante capacité, tel que le rapportent les
données scientifiques de nos jours !

Tandis que nous employons cette moyenne de 7 à 12 pour cent de la capacité totale du cerveau,
beaucoup de choses que nous suggérons par les mots, ne se passent pas en fait dans le cerveau. Par
exemple, nous disons «Je vois», et cependant nous n'avons aucune image à l'intérieur de notre cerveau
pendant que nous voyons. Il n'y a pas d'image visuelle dans quelque cerveau que ce soit au moment où
l'on voit. Ce qu'il y a dans le cerveau, ce sont juste les impulsions bioélectriques affluant et se répandant
parmi les neurones du cerveau.

Une affirmation telle que «Je vois» est en fait un commentaire du cerveau suite à la programmation à
laquelle il a été exposée depuis l'enfance et aux influences cosmiques. «Je vois» représente le
«discernement de nos cerveaux» ! En d'autres termes, par «Je vois» nous voulons dire «Je perçois», et
en vérité c'est celle là, la véritable expression.

Comme la capacité visuelle change, il en est de même pour la «perception» et par conséquent la
détermination apportée par cette perception. Nos cerveaux sont en quelque sorte des mécanismes
d'évaluation qui interprètent des fréquences et des ondes variées, des rayons cosmiques selon leur
programmation.

Durant le processus d'évaluation, le cerveau emmagasine d'une part toutes les informations dans une
sorte d'hologramme de fréquences, et de l'autre, tout comme un poste émetteur, il transmet ces
informations à l'extérieur relativement à sa puissance. Cette masse de fréquences représente l'«Esprit».

Ces ondes émises se rassemblent dans l'atmosphère sous forme de pages de livres, chacun d'eux
correspondant au code du cerveau d'une personne. Si un système pouvait être développé qui serait en
mesure de décoder ces signaux, il serait alors possible d'observer toute notre vie sur un écran.

En fait, les sources religieuses attestant que «les livres contenant toutes les oeuvres d'une personne
voleront çà et là, ensuite chacun prendra possession du sien le jour du Jugement Dernier», a pour but
d'attirer notre attention à cette caractéristique de l'Esprit à décoder ces ondes.

Il y a deux façons de rendre nos aptitudes - dont nous tirons avantage à des niveaux plus bas - plus
performantes :

Soit en développant des techniques nouvelles pour améliorer la capacité de perception de notre
cerveau, soit en mettant en action des circuits de perception dans le cerveau au moyen de certaines
pratiques parmi lesquelles le Dhikr (Méditation en Islam) vient en première place.

C'est le dhikr qui nous permettra de développer notre vue au-delà de ce que nous voyons et par là, nous
donnera l'occasion d'atteindre un maximum de capacité de perception.

Il y a un point important qui doit être compris clairement.


Les rayons cosmiques de fréquences variables sont reçus de l'extérieur par notre cerveau et sont
interprétés selon le programme de chacun... Cependant, chaque cerveau peut seulement évaluer les
informations en association avec sa programmation principale, car il ne peut pas faire d'interprétation
pour les signaux qui sont en dehors de sa programmation générale, même si elles sont à la portée de sa
perception. En outre, il y a d'innombrables fréquences que la plupart des cerveaux ne peuvent pas
interpréter tout simplement parce que les zones requises pour l'association dans le cerveau ne sont pas
mises en action afin d'être sensibilisées à de telles informations.

Cependant, les rayons de chaque fréquence dans l'univers assaillissent continuellement nos cerveaux,
chacun d'eux portant un sens particulier.

Hélas ! il ne nous est pas toujours possible de décoder ces messages et d'entrer en communication avec
de telles énergies significatives ! Si seulement nous pouvions expliquer cela !...

L'univers entier poursuit son cours comme un être en vie, conscient, dans chaque particule... Heureux
est celui qui peut percevoir cela !

L'univers ou les univers dans l'univers, qui sont composés d'innombrables fréquences, rayons, quanta,
forment un tout, une substance Unique. Si seulement l'on pouvait entreprendre l'expérience d'une
correspondance avec une telle dimension !

Ce que nous appelons «imagination» provient en fait de la structure lumineuse (fréquence) ! De plus, en
réalité nous sommes même des êtres de lumière. Mais étant donné que les systèmes de nos sens sont
limités par nos cinq moyens sensoriels, nous sommes malheureusement loin de réaliser cela dans les
circonstances présentes.

La structure principale est une substance Entière et Une, et tous les atomes sont interconnectés l'un à
l'autre. Ainsi toute concentration ou toute activité exerce une influence sur les autres points à
d'inimaginables distances, provoquant même leur mouvement ... c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'êtres
séparés, distincts ou indépendants, coupés du reste, comme il n'existe par conséquent ni de moi
individuel libre (âme), ni de volonté libre, (ni de mouvement indépendant) !

C'est là où le fait appelé «Destin» (Qadar) a son origine.

Alors, comment Mohammed (s.a.w.) a t-il défini et expliqué le «Destin» ? Comment le destin est-il
expliqué dans les sources islamiques ?

FAITS CONCERNANT LE DESTIN

En réalité, il y a beaucoup de versets, dans le Coran, et beaucoup de hadiths (paroles) du Prophète,


explicitant que tout ce qui arrive à l'homme, que ce soit dans le passé ou le présent était prédestiné.

Nous avons développé ce thème dans un sens plus large et plus réaliste, dans notre livre intitulé «Les
Mystères de l'Homme».Cependant, ici, nous mentionnerons brièvement quelques versets coraniques et
quelques hadiths du Prophète illustrant ce fait.
«Mais vous ne saurez vouloir votre salut qu'autant qu'Allah le veuille» (76:30).

«C'est Allah qui vous a créés, vous, et ce que vous faites» (37:96).

«Nous avons créé toute chose, en vérité, selon de justes proportions» (54:49).

«Il n'est point de créature qui ne doive subir sa loi» (11:56).

«Il n'est point de calamité frappant la terre ou vous affligeant vous-mêmes qu'un livre n'en est fait
mention avant que nous l'ayons produite». «Ainsi ne regrettez pas un bien qui vous échappe, ni
ne vous réjouissez à l'excès de celui qui vous échoit».(57:22-23).

Après la traduction des versets ci-dessus, nous donnerons comme exemples deux des hadiths de
Mohammed (s.a.w.) :

«ALLAH a arrêté le Destin de la création cinquante mille ans avant de créer les cieux et la terre !».

Tawus raconta : «J'ai côtoyé beaucoup d'hommes parmi les compagnons de Rasulullah (le Messager
d'Allah, s.a.w.). Ils avaient souvent mentionné que «Toute chose est fonction de son destin». De même
que j'ai entendu de Ibn Omar que Rasulullah un jour déclara :

«Toute chose est liée à son destin ! même l'incapacité, l'intelligence et l'habileté !».

Comme nous pouvons le voir à travers les paroles de Mohammed Mustapha (s.a.w.), ci-dessus, toute
chose et tout phénomène qui a lieu jusqu'à la perpétuité future, tout est décrété au moment même
absolu où l'univers vint à exister. Rien et personne ne peut changer ni s'opposer à son destin !

De plus, le fait qu'Allah soit Ahad, entraîne forcément et clairement ce phénomène .

La compréhension incomplète du fait qu'«Allah est l'Un, qu'Il est l'Absolu, qu'il n'existe rien d'autre» a
soulevé beaucoup de questions relatives au DESTIN, de même qu'elle a conduit à une multitude de
conceptions erronées. Pourtant, plusieurs fois l'accent a été mis de façon claire et décisive sur la vraie
compréhension du «destin», dans les versets communiqués par Mohammed (s.a.w) de même que dans
ses propres paroles.

Un des savants musulmans (`ulama) qui fit remarquer que tout ce qui arrive à l'homme s'est passé de
façon tout à fait ordinaire sous le décret du «destin» est l'Imam Ghazalî. Il donne l'explication suivante
dans son livre «La Revivification des Sciences Religieuses»(Ihya-û Ulûmid Din), section deux,
deuxième volume, sous le titre «Vérité et Lois» (Haqiqat et Shariat) :

« ...Parce que nous confirmons que tout le mal, la rébellion, l'adultère et même l'infidélité existent
seulement par le décret, la volonté et le désir d'Allah, et ils sont de fait purement vrais...».
LE MONDE DE L'IMAGINATION (Khayal)

Au sens exact, toute l'Essence UNIQUE exprime Ses innombrables qualités, à chaque moment d'une
nouvelle manière, dans Son propre programme de ce que nous appelons «l'univers». Cette lumière
primordiale (fréquence) dont l'univers est l'expression, est comparable à une «IMAGINATION» par
rapport à notre monde physique et à notre appréciation de nous-mêmes en tant qu'êtres physiques.

De la même manière, le Prophète Mohammed (s.a.w.), en affirmant que ce monde matériel est une
«réalitérelative» et que la source originelle n'est «rien d'autre qu'un rayonnement !», il laissait entendre
que la vie, dans cette dimension physique est comparable à l'état de «sommeil» et d'ajouter :

«Les hommes sont endormis mais dès qu'ils meurent ils se réveillent aux états du monde subtil! ».

Ces paroles impliquent en premier, que lorsque les humains passent à l'autre dimension de la vie (basée
sur la fréquence), au-delà de la dimension physique, de l'état de vie présent dans lequel ils vivent avec
un corps physique, dans les limites de leurs cinq sens, ils se formeront en état d'éveil. Ainsi tout ce qu'ils
ont éprouvé dans ce monde leur semblera être un «Rêve». De plus leur entrée dans la nouvelle
dimension de la vie, basée sur la fréquence, devient leur actuel monde de la réalité ... celui qui durera
jusqu'au Jugement Dernier. Le jour de la résurrection, ils revivront («baath») dans un nouveau corps,
pour la troisième fois, et ce sera leur corps permanent pour toujours.

Dans un second sens, cela indique, comme dans le hadith «Mourez avant que la mort ne vienne à
vous», que l'homme doit être préparé à la vie d'après la mort, en cessant de s'assumer comme corps
physique avant que la mort ne vienne à lui, c'est-à-dire avant de quitter son corps et son cerveau, afin de
découvrir qu'il est un être spirituel et transcendant ! car l'état posthume de l'être humain est conditionné
par le niveau de connaissance qu'il aura engrangé avant sa mort ordinaire !

Un troisième sens peut également être donné et qui est le suivant : Mourez de manière à comprendre
qu'en réalité, ce que vous désignez par votre «moi», c'est-à-dire ce que vous appelez «mon moi
personnel» n'a pas d'existence autonome, afin que vous puissiez atteindre la résurrection dans le «Moi
Suprême» qui a créé votre existence ! Car «LE SOI» ne relève que du mérite d'ALLAH !

Le seul, l'unique être à signifier «Moi» est «Allah», et aucun autre «moi» que Lui-même n'existe ! Sans
quoi on tomberait dans l'associationnisme ! Mais rappelons tout de suite l'Unicité d'ALLAH : Il n'y a pas
de dieu, mais seulement Allah.

«ALLAH» qui n'existe que par Lui-même, sans rien d'autre, pour ainsi dire, «pensa» simplement à toutes
les images existant dans sa «CONNAISSANCE», ou pour être plus clair, pour ainsi dire, il «imagina !».
Nous devrions avoir conscience qu'en réalité, il ne convient pas d'utiliser des verbes tels que «pensa «
ou «imagina» parce qu'ils ne reflètent pas la vérité, mais plutôt limitent la divinité (uluhiyyat) d'ALLAH.
Cependant, nous avons dû recourir à de tels termes pour expliquer la question et permettre au lecteur
d'aborder facilement le sujet.

L'univers et tout ce qui y existait a pris forme de telle façon que les plus hauts saints musulmans
(awliyaullah), les proches de Dieu, s'accordèrent pour dire que «tous les univers sont des images à
l'origine».
Un de ces saints, Abdulkerim al-Jili explique de façon détaillée dans son livre «l'HOMME
UNIVERSEL» (El Insân-el kâmil) que «tous les univers sont des images à l'origine»; il y étudie «Allah»
de même que les dimensions de la vie sur la base de solides connaissances.

S'il en est ainsi, qu'est alors une image ? Quelle est la signification du mot «images» ? Comment cette
réalité relative (khayâl) a t-elle pris forme ? et comment se fait-il que nous prenions une telle illusion pour
une réalité ?

La réponse à quelques-unes de ces questions a déjà été donnée plus haut; donnons à présent une
explication aux autres.

A ce point, il est essentiel de revenir en arrière afin de rappeler quelques noms et qualités d'ALLAH.

Le «HAYY», le vivant et le vivifiant, c'est-à-dire la «VIE». Lui-même doué de qualités


telles que la vivacité, la vitalité, a connaissance de Ses innombrables qualités à travers Sa
«Conscience» tel que l'indique le nom «`ALIM». En termes plus simples et plus clairs, nous pouvons dire
qu'Il a connaissance de Ses innombrables qualités, c'est-à-dire qu'« ALLAH» connaît les qualités
indéfinies, perpétuelles, suprêmes, en Lui-même.

Le «`ALIM» - qui comprend et contient sous tous les rapports de telles qualités indéfinies, perpétuelles,
suprêmes - possède le pouvoir de désirer et de créer tout ce qu'Il veut puisqu'Il est MURID, c'est-à-dire
«VOLONTE». Par conséquent Il désire observer ces attributs en Lui-même.

Et comme le nom «QADIR» l'indique, à travers son «POUVOIR», il réalise ces attributs en Lui-même.
«Qudrat» indique le pouvoir à contempler ces attributs en Lui-même.

A l'état de conscience, Il connaît tous les attributs qu'Il possède ! En utilisant Sa «volonté» exprimée par
le nom «MURID», Il manifeste Ses innombrables attributs dans un état de contemplation à travers Son
«POUVOIR» exprimée par le nom «QADIR». Au moment absolu où Il commence la réalisation, Il se met
à regarder d'innombrables objets, que sont les mots et choses, lequel état renvoie au nom «KALIM».

Si l'eau de sept mers se transformait en encre avec laquelle on écrirait les paroles d'ALLAH, les mers se
tariraient avant que Ses paroles ne le soient, et ce, même si nous les remplissions à nouveau !
Pourraient-on arriver à une fin ? L'infini! Que représentent sept océans, sept galaxies ou soixante dix
sept univers à côté de «L'INFINI» ?

Peu importe combien, tout ce qui est indiqué par un chiffre ne représente toujours rien à côté de
«l'infini».

Il «a connaissance» de ces «mots», des expressions, dans son observance, essentiellement en tant que
Son moi personnel, tel que l'indique le nom «SAMI`». C'est Lui qui réalise les attributs en Lui-même, et
naturellement, Il en «A CONNAISSANCE».

Il est aussi «BASIR». Il perçoit, Il évalue ! Comment se peut-il qu'Il ne le soit pas ? alors que Lui-même
accomplit tout !

Alors, où tout cela se passe t-il ? Tout cela a lieu dans la connaissance, dans la conscience d'«ALLAH» !

Bien que les mots n'arrivent pas à transmettre le sens de façon précise, cependant, il n'y a pas d'autre
moyen d'expliquer, pour ainsi dire, que tous ces éternels événements ont lieu dans la
«CONNAISSANCE» d'ALLAH, c'est-à-dire, dans Son «imagination» ! Si cela était nettement compris
jusque là, alors une question certainement suivrait : Qui suis-«je» ? Qu'est la terre et qu'est l'au-delà ?
Qu'est-ce que le «Paradis» ? Qu'est-ce que «l'Enfer» ? Que sont le Jugement, le Livre, le châtiment de
la tombe ... ? Qui propose, à qui propose t-on ? et qu'est-ce que la proposition ?

Oui, cherchons à présent les réponses à ces questions !

Mais avant tout, notons les célèbres vers d'un très honorable personnage, connaissant de la Vérité,
Muhyiddin Ibn Arabî. Pour témoigner son enthousiasme à l'Unicité il écrit :

«Le Serviteur est la Vérité, ainsi est le Seigneur !

Si seulement je savais qui est soumis à l'obligation ?

Si c'est le serviteur; il est mort de toute façon!

Si c'est le Seigneur, comment le Seigneur peut-il être obligé ?»

Un autre célèbre savant musulman, mutaçawwif (mystique), l'Imam Ghazalî, qui a vécu bien avant
Muhyiddin Ibn Arabî, écrit également à propos de l'Unicité :

«A partir de là les gnostiques s'élèvent depuis le bas de leur être métaphorique jusqu'au sommet de
l'Etre Vrai; ils accomplissent leurMiraj et voient alors par la contemplation de visu qu'il n'y a dans
l'existence qu'«ALLAH». Cette connaissance est «ALLAH» qui estAHAD, qui n'a pas de compagnon !
Toutes les autres lumières sont des êtres métaphoriques à travers Lui ! Le véritable être c'est seulement
Sa lumière. Tout ce qui existe l'est à travers Sa lumière. TOUT est LUI ! Il est ce qui existe. L'existence
des autres n'est qu'illusions.

«Il n'y a de réalité que Lui» est l'expression de l'unité absolue ... et son témoin est véhiculé vers
l'UNIQUE, vers la pure UNITE !FARDANIYAT est la destination finale à travers le Miraj (ascension)
depuis la Création. Car il n'y a pas d'autre ascension plus élevée que celle là. Parce que, la hauteur est
une considération dans la multiplicité. Aussitôt que la multiplicité ( kathrat) est intégrée, l'Unité est
réalisée. A partir de ce moment, il n'y a plus de haut, ni de bas. L'avancement n'a pas de sens et
l'élévation (urûj) disparaît. Il ne reste plus de hauteur au-delà de A`la (Le Suprême). Il n'y a plus de
dualité, il n'y a plus que l'UNITE (wahdat) !

Dès que la multiplicité est dépassée, l'élévation alors disparaît !

Ceux qui comprennent , connaissent cela, ceux qui ne comprennent pas, le nient ... C'est une
connaissance particulièrement mystérieuse, qui ne procure satisfaction qu'aux connaissants d'«ALLAH».
S'ils révèlent un jour cette vérité, personne n'osera la nier hormis les vaniteux vis à vis d'«ALLAH».

Dans le même ordre d'idée de réalité expliquée jusque là, nous savons que le seul être qui existe est
«ALLAH» ! Donc, il n'y a rien hormis Lui-même.

Alors, dans ce cas, que demande t-on, qu'exige t-on et à qui s'adresse la question, qui est responsable
?

C'est une réalité telle la chaleur de ce soleil de la Vérité qui ne provoque pas une goutte d'eau dans un
univers d'êtres fait de glace !

Outre la réalité de l'Unicité, nous ne devrions ignorer aucune des paroles de Mohammed (Que la paix
soit sur lui), concernant le futur de l'homme.
Car, autant l'Unicité est une réalité absolue, autant sont les conséquences que l'homme subira par suite
de ses propres oeuvres.

Oui, aux yeux d'«ALLAH», par rapport à «ALLAH», nous sommes tous des «images de la conscience»
(des formes bien connues) existant dans Sa «Science» ! Cependant par rapport à nous-mêmes, nous
sommes des êtres vivants d'un certain univers solide, solitaire, clair. Mais en réalité, nous ne sommes
rien d'autre qu'une «connaissance» dans Sa connaissance ! alors que l'univers que nous percevons et
où nous vivons, est pour nous un environnement de vie bien déterminé, absolu, solide, multilatéral.

Ici, nous ne devrions pas omettre des points très sensibles.

SI «HU» DEVIENT «HE»

Dans ce chapitre, j'aimerais attirer votre attention sur une grande erreur que l'on retrouve aussi bien
dans les traductions anglaises du Coran que celles d'ouvrages traitant de questions religieuses.

Comme vous le savez, le mot «HU» dans le Coran al-Karim est traduit par «O» en Turc. Le pronom «O»,
est une référence à un tiers, en ce sens qu'il n'y a aucune différence entre le genre masculin, féminin ou
neutre. Cette forme est donc employée afin d'éviter d'attribuer à ce tiers une quelconque nature.

Cependant, il y a trois façons de traduire en Anglais ce mot turc «O»: «He» pour désigner un homme,
«She» pour désigner une femme et «It» pour désigner tout le reste.

Nous utilisons également à tort une expression «God-father !», héritée du Christianisme et qui désigne
un dieu, loin dans le ciel, un mâle, père de Isa (Jésus) aleyhessalâm. Nous avons ainsi essayé
d'expliquer dans d'autres chapitres que ce que désignait le nom «ALLAH» n'était guère un «père-mâle là
dehors!».

Réfléchissons à présent et essayons de réaliser à quelle essence nous faisons allusion lorsque nous
disons «JE».

Etudions à fond la question en descendant graduellement toutes les dimensions, jusqu'aux molécules,
atomes, neutrons, quanta. Essayons ensuite d'imaginer la réalité sous la dimension onde-particule. Cette
dimension est celle que nous connaissons en tant que «miraj».

En Arabe, Le mot «HU», désigne une dimension affranchi de quantité et de qualité!

Considérons à présent le sens que nous avons donné à propos du mot «HU» et comparons le avec le
mot «HE» qui désigne la troisième personne masculine, dans la langue anglaise. Considérons ensuite la
confusion de concepts causés par la traduction de ce qu'implique le mot «HU» par ce que les gens ont
l'habitude de comprendre par «HE».

Comment peut-on avoir une approche correcte de la vérité si «HU» est compris comme étant un dieu
mâle alors qu'il est censé traduire «le point d'unité des dimensions universelles?».
Comment peut-on concevoir la compatibilité d'un «dieu mâle» avec ce qui est en réalité indescriptible de
par les attributions mêmes de «sans limites» et «d'infini» qui lui sont inhérentes.

Nous devrions en outre comprendre que...

L'univers qui selon nous est infini est un aspectseulement «< » fait d'un «point» en un «instant»! C'est un
aspect fait seulement d'un «point» au plan de l'infini.

Tout ce qui est impliqué par le mot «univers» ou les «univers dans l'univers» relève de cet aspect - «<» -
seulement.

Nous sommes juste dans un des «univers dans l'univers» issu d'un «point» en seulement un «instant»,
dans d'innombrables «points» d'innombrables «instants».

Ce que l'on désigne par «insân-el kâmil» (l'Homme Universel) ou par «haqiqat-i Mohammed» est un
être fait d'un tel «point»!

«POINT», n'est cependant envisagé que du point de vue de l'esprit.

«HU» étant d'une part «esprit» par rapport aux points, et d'autre part Créateur (Khâliq) d'innombrables
«points»!

«HU», faisant tout ce que Hu a créé dans Sa science à partir d'un «point» est compris de façon tout à fait
erronée !

Voici la vérité que dénote le nom «HU» et que les musulmans devraient réaliser.

L'idée d'un dieu-mâle est malheureusement retrouvée dans les traductions du Coran, dans lesquelles le
sens du nom «HU» est rendu par «HE».

Il est extrêmement difficile aux gens de comprendre le Dîn al Islam à travers les interprétations du Coran
qui se refèrent à un dieu éloigné.

Si nous désirons comprendre le Dîn al Islam fermement et consciencieusement, nous devons avant tout,
saisir les significations que renferment de tels mots.

LE SYSTEME DE VIE

La réalité de ce système où nous vivons, prouve l'impossibilité d'un DIEU gérant le monde d'en haut ! Il
n'y a pas d'ilah ! Ni un astre, ni une planète, ni une galaxie, ni une constellation n'est un DIEU, et ils ne
pourront jamais l'être, non plus! Une telle croyance est une immense illusion !

Nous sommes ici dans la dimension de notre propre vie pour manifester notre principale servitude, en
accomplissant ce que l'expression des noms d'ALLAH à travers nous-mêmes exige.

Le système de la dimension de notre vie se présente ainsi :


Le système solaire avec la terre et ses habitants, les peuples, sont tous les êtres créés et formés par
«ALLAH» avec Ses propres qualités, comme Il le désirait ! «ALLAH» a façonné l'homme avec Ses
propres qualités, selon Sa volonté, de manière à ce que son cerveau puisse les révéler.

Quelqu'un qui s'assume en tant que corps de chair et d'os et vit sous de telles conditions, subira
d'innombrables afflictions et tourments par suite de son style de vie, dans le cas où il mènera toute sa vie
de cette façon.

L'homme qui croit en celui qui a réalisé les qualités suprêmes en lui-même finira par atteindre un
environnement où il vivra des beautés infinies; il vivra tel un individu paré de qualités et propriétés
divines, à condition qu'il accomplisse le travail convenablement et ceci dans le but de découvrir et
d'exprimer ces qualités en lui-même.

Soit un éternel environnement de tourments vous attendra, par suite de votre propre considération en
tant que corps physique de chair et d'os qui en fin de compte pourrira; soit un éternel environnement de
paix et de plaisir vous attendra, et dans lequel vous vivrez les beaux fruits de votre compréhension et
expression des qualités et propriétés divines en vous-mêmes.

Ainsi, en disant ce qui suit, le Prophète Mohammed (s.a.w.) semble être en face de nous :

«Vous étiez fait pour être le khalife d'ALLAH. Vous étiez façonné avec les noms d'ALLAH. Maintenant
que vous vous trouvez dans ce monde physique, vous ne devriez pas penser que vous êtes un corps
physique qui pourrira de toute façon. «N'opprimez pas votre propre âme» à cause d'une telle illusion !
Evitez de «perdre» les forces essentielles en vous-mêmes et évitez de détruire votre propre supériorité
pour des choses que vous allez quitter dans ce monde, à cause de votre attachement aux choses
matérielles de ce monde. Accordez de l'importance aux mises en garde de ces versets coraniques :

«Sachez que la vie d'ici-bas n'est que jeu frivole, divertissement, apparat, vaines rivalités entre
les hommes, course fiévreuse aux biens et aux enfants... Elle est jouissance précaire et
illusoire». (57:20).

« Ce jour là, pour se racheter de sa peine, un coupable livrerait volontiers ses propres enfants, sa
femme, ses frères, son clan près duquel il cherchait asile, tout le genre humain s'il le peut, pour
être enfin sauvé». (70:11-15).

Les hommes sont endormis mais ils seront réveillés par la mort ! Par conséquent, la vie de ce monde
vous paraîtra comme un rêve lorsque vous serez en état de conscience dans le prochain univers où
vous rentrerez. Donc, vous devriez mourir avant que la mort ne vienne à vous afin que vous puissiez
être réveillés de ce sommeil pendant que vous êtes dans ce monde ! Réalisez les faits et organisez vous
en conséquence !

Evitez de tomber dans le repentir à cause de votre énergie perdue pour des choses que vous quitterez
dans ce monde et qui ne vous seront d'aucune utilité dans l'autre monde, et à cause de votre
intempérance qui ne sera jamais compensée plus tard. Cela ne vous apportera que déception de
considérer que vous êtes un simple corps physique et de vivre juste pour sa satisfaction. Lorsque vous
passerez à l'autre monde et que vous serez confrontés avec les réalités, vous direz: «Si seulement je
pouvais retourner au monde et avoir une autre chance de faire ce que je n'ai pu faire à temps !». Mais ce
ne sera jamais possible ! Le Coran met l'accent sur ce fait :

«Ce jour là sera amené l'Enfer; ce jour là aussi l'impie se souviendra, mais ce sera en vain. Il dira
: «Malheureux que je suis ! Si seulement j'avais su oeuvrer pour ma vie éternelle !» (89:23-24).

«En vérité nous vous mettons en garde contre un châtiment imminent. Ce jour là l'homme sera
confronté avec ses oeuvres et le mécréant épouvanté s'écriera : «Ah ! que n'eus-je été poussière
!» (78:40).

Comme vous êtes qualifiés par les qualités d'«ALLAH», et que vous portez en vous-mêmes Ses
attributs, vous devriez abandonner votre «être conjectural», et libérer votre conscience de votre «moi»
que vous pensez avoir possédé afin que vous puissiez atteindre le «MOI» universel. Si vous quittez
votre égoïsme - que vous assumez à cause de vos préconceptions - à travers un niveau de
connaissances, et si vous pouvez vous libérer du voile de «l'égoïsme», vous pourrez alors atteindre
votre «MOI» réel !

Parallèlement à la mise en garde de Mohammed (s.a.w.) ci-dessus, les saints l'ont formulée ainsi :

«Dépassez votre égocentrisme individuel et réalisez la Vérité divine !»

Cet énoncé n'est en fait rien d'autre qu'une explication du hadith : «Celui qui se connaît, connaît son
Seigneur !».

Revenons à présent au système dans lequel nous vivons et nos relations avec lui ...

Tout ce que nous percevons dans ce monde physique est lié à la force magnétique de la terre. Les êtres
humains, également sont liés à l'attraction de la terre depuis qu'ils existent dans ce monde physique.
Comme il est mentionné dans le Coran que «Nous avons créé toute chose à partir de l'eau» (H2o) et
comme chaque forme de vie sur terre est indissociable de l'élément eau, il en est de même pour
l'homme !

Etant donné que l'homme vit sur cette terre et qu'il est lié à son attraction, sa masse de fréquences, ou
son «esprit» comme on le dit dans le langage courant, que son cerveau produit, est liée à l'attraction de
la terre !

Cependant, il existe une telle qualité dans le cerveau humain qui, si elle est mise en service, sauvera
l'homme de l'attraction de la terre et par conséquent de celle du Soleil ; et seulement alors il pourra
atteindre les innombrables étoiles dans l'espace, c'est-à-dire «atteindre le Paradis dans le ciel» avec un
corps approprié à cet environnement.

Si le circuit pour produire une telle énergie anti-magnétique devient actif dans le cerveau de l'être, ce
dernier acquiert alors une masse de fréquences éclairée de «LUMIERE», et ainsi il est mis en liberté à
une vitesse relative à sa «lumière», à savoir la puissance, «l'énergie» dans son «esprit».

Si le cerveau d'une personne est non qualifié pour produire et emmagasiner cette sorte d'énergie anti-
magnétique dans son esprit, il n'aura pas alors la puissance potentielle pour s'éloigner de l'attraction de
la terre et par conséquent de celle de l'Enfer, car sa lumière sera insuffisante. Il sera donc emprisonné
dans le Soleil pour toujours !

Dans les phases suivantes, le Soleil aura déjà absorbé cinq des planètes du système solaire jusqu'à
Mars, dans leur orbite, avant de se transformer en astre à neutrons. Ensuite, il ne sera jamais possible
d'en sortir une fois tombé dedans. De plus amples détails à ce sujet sont disponibles dans notre livre
«LES MYSTERES DE L'HOMME».

Quant aux formes de vie dans le Soleil - qui a été présenté avec ses qualités de «Feu de l'Enfer» - on
distingue «les démons de l'enfer» (zabani) comme ils sont appelés dans la terminologie religieuse à
cause de leur caractéristique propre à rendre misérables ceux qu'ils tiennent, les tourmentant, les
damnant, les rendant ainsi sans secours, faibles (zabun).
Outre l'homme vivant sur terre, et les djinns dans l'espace, il y a des formes de vie de chaque planète et
chaque astre ! Le soleil lui aussi a ses propres habitants dans leur nature radiante spécifique. Ceux-ci
sont nommés démons (zabani) dans le Coran. Un tel nom leur a été donné ! Juste comme nous,
habitants de la terre, nous faisons ce que nous voulons aux êtres plus faibles que nous, les habitants du
Soleil, «les démons de l'Enfer» feront tout ce qu'ils voudront à leur manière là bas. Tous leurs actes
représenteront des tortures pour les hommes.

Durant son séjour dans le Soleil, ou comme on l'appelle «le Feu de l'Enfer», «l'âme humaine» se
déforme, se courbe, se rétrécit se brûle sous l'effet de la radiation; cependant elle n'est pas
complètement perdue. Elle ressemble à un corps dans un rêve qui est écrasé brisé, blessé et coupé en
morceaux, mais qui se maintient toujours en vie de la même manière qu'avant.

Durant sa vie au Soleil ou «le Feu de l'Enfer», le corps de fréquences n'est pas sitôt détruit, écrasé,
tendu, agrandi, aplati, épuisé, brûlé qu'il revient à sa forme initiale immédiatement et ceci se répète et se
répète.

«Lorsque leur peau consumée se détachera en lambeaux, une autre intacte viendra prendre sa
place» (4:56).

Ce verset coranique confirme les explications ci-dessus.

Il y a un important point qu'il convient de très bien comprendre.

Le soleil est un «enfer» en fonction de sa dimension subatomique !

Comme nous avons une masse de fréquences au niveau subatomique associée à notre corps physico-
biologique au niveau de notre vie quotidienne de niveau atomique plus élevé, le Soleil également
présente ce double aspect de fréquences au niveau subatomique. C'est une telle dimension qui lui
procure sa caractéristique à devenir un «ENFER». Pour cette même raison, nous ne pouvons pas
déterminer le «Feu de l'Enfer» à travers nos moyens sensoriels, dans notre vie quotidienne, de même
que nous ne pouvons pas percevoir les esprits humains, les anges et les djinns, qui sont des formes de
vie de dimension subatomique.

En outre, les gens, en passant du monde corporel au monde intermédiaire, peuvent non seulement voir
le monde spirituel là comme leur propre environnement, mais aussi les djinns le partageant avec eux de
même que les anges de même niveau. De plus, ils voient l'enfer et ses formes de vie comme si tout se
passait juste à côté d'eux. Car, dans la perception des esprits, le concept de distance cesse d'exister.
C'est ainsi qu'il arrive que les gens se trouvant dans l'autre dimension, celle de l'après-vie, ont une vision
de l'Enfer dans leurs tombes.

Vous trouverez plus de détails sur ce sujet dans la nouvelle édition de notre livre «LES MYSTERES DE
L'HOMME».

Parallèlement à cela, les étoiles de la galaxie représentent les Paradis non pas en fonction de leur
aspect physique, mais en fonction de «leurs fréquences» (ondes) qui forment la dimension subatomique
de leur substance physique.

Cependant, de la même manière que notre environnement quotidien perçu au moyen des sens de notre
corps physique, constitue notre monde présent, notre environnement dans l'après-vie apparaîtra
également comme notre monde matériel, même si nous le décrivons maintenant comme une «dimension
de fréquences» à notre état actuel de perception.
En contraste avec ceux-là, les masses de fréquence (esprits humains) élus pour aller vers
d'innombrables planètes appelées «cieux», grâce au pouvoir supérieur en eux-mêmes, auront la chance
de rencontrer, communiquer et établir des relations entre eux, aux mêmes stations. Ils auront même la
chance de posséder et de disposer.

Chacun sera en quelque sorte un dieu (!) des planètes qu'il aura atteintes ! Et ce, parce qu'il est venu au
monde pour être le khalife d'«ALLAH» sur terre et il a été pourvu, paré d'innombrables puissances
divines, alors que les êtres particuliers de ces planètes manquent d'un tel pouvoir là bas.

Ainsi, les résidents du «Paradis» atteindront de telles récompenses qu'aucun oeil n'ait jamais vues,
qu'aucune oreille n'ait entendues et qu'aucune langue n'ait prononcées auparavant. Toutes nos
estimations à leurs propos resteront insuffisantes. Ceux qui résideront au Paradis seront libérés de la
conception de l'âge. Il n'y aura plus de conceptions telles que grand-père, grand-mère, mère, père, frère,
soeur, fils, fille ou enfants. Tout le monde là bas a le même âge. Ceux qui ont les mêmes puissances et
qui ont le même niveau de connaissance seront ensemble à partager leur environnement. Cependant,
ceux qui ont moins de connaissance et moins d'énergie, résideront dans d'autres environnement
appropriés. Peut-être que votre meilleur ami ou quelqu'un qui était intimement lié à vous dans ce monde
demeurera loin de vous là bas.

Considérez le sens de vos épreuves pour le lendemain, ou même pour seulement quelques heures plus
tard; peu importe le genre d'épreuves que vous avez eues dans votre rêve durant votre sommeil la nuit !
Hier reste dans la journée précédente, la nuit dernière dans la nuit passée ! Si vous souffrez en prison,
même vos plus beaux rêves de la nuit ne voudront rien dire pour vous quelque temps après votre réveil
dans le même environnement !

Imaginez que dès que vous fermez les yeux à ce monde physique, votre conscience soit ouverte à une
scène tout à fait nouvelle, et que la vie que vous meniez il y avait à peine un moment ne
représente qu'un rêve, qu'une illusion pour vous. Juste comme, lorsqu'en vous réveillant un matin, votre
vie entière dans ce monde ne sera plus d'aucune valeur là bas. De plus vous serez tout seul, entouré de
nouvelles circonstances dans un nouvel environnement !

Dans ce cas, votre problème majeur doit être celui de faire des oeuvres, pas seulement pour obtenir les
choses que vous allez laisser dans ce monde de toute façon, mais surtout des oeuvres dont vous
bénéficierez dans la vie à venir, et ce autant que vous le pouvez. Dans la vie de l'au-delà, chacun de
nous récoltera seulement le fruit de ses propres oeuvres dans ce monde !

Si quelqu'un peut atteindre les qualités divines qui étaient à sa portée, qui lui étaient assignées dans son
cerveau et qu'il n'a pas pu en tirer profit durant sa vie dans ce monde, il n'y aura pas d'autre chance pour
lui, plus tard, une fois qu'il aura goûté à la mort. Plusieurs versets coraniques ont mis l'accent à maintes
reprises sur ce fait :

«Lorsque la mort se présente à l'un d'eux, il s'écrie : «Seigneur, que l'on me donne de revenir sur
terre, afin que j'y pratique de bonnes oeuvres et me rachète d'une vie dissolue». «Non point,
s'entendra t-il objecter : ce ne sont que vains mots». Car par derrière eux et jusqu'au jour où ils
seront rappelés, se dresse une barrière». (23:99-100).

«Si tu pouvais les voir debout aux abords des flammes, tu les entendrais gémir : «Ah ! Si nous
pouvions revivre sur terre ! Plus jamais nous ne traiterions de mensonges les Signes d'Allah;
nous serions du nombre des croyants».

«C'est qu'ils ont vu alors, étalé au grand jour, le fond de leur pensée; s'ils revenaient au monde,
ils referaient ce qui leur était reproché. Aussi bien n'auront-ils fait que mentir».
«Il n'y a pas d'autre vie affirment-ils, que celle d'ici-bas; nous ne serons pas ressuscités».

«Si tu pouvais les voir comparaissant devant le Seigneur ! «Eh bien leur dira t-Il ceci n'est-il pas
vrai ?» Ils répondront : «Que oui, par notre Seigneur !» (6:27-30).

Comme nous avons déjà touché au sujet de la MORT, ici, essayons à présent de l'expliquer aussi bien
que nous le pouvons, car elle est absolument mal comprise par les gens.

QU'Y A T-IL AU-DELA DE LA MORT ?


LA REALITE DE LA MORT

Il est malheureux que la MORT n'ait pas été comprise convenablement dans son vrai sens, et qu'elle ait
été considérée comme «une fin». Alors que sans être une fin, la MORT n'est rien d'autre qu'une forme
de transition d'un monde physique à un monde au-delà du matériel. Juste après la séparation d'une
personne de son corps physique à travers la MORT, sa vie continue dans un esprit (masse de
fréquences), que ce soit dans une tombe ou en dehors. C'est-à-dire que la MORT est une continuation
de la vie, commençant avec un corps spirituel après la fin de la vie avec un corps physique.

Le Coran qui nous enseigne les fondements de l'Islam explique la mort comme suit :

«Chaque âme goûtera à la MORT !».

Ce qu'on appelle la «MORT» est un transfert vers une vie dans un univers de fréquences, dans un corps
spirituel, après la séparation du corps biologique. Dès que le cerveau cesse de fonctionner, l'énergie
bioélectrique en circulation dans notre corps, est coupée et il en est de même de la force
électromagnétique entre le corps et l'esprit, qui normalement garde l'esprit lié au corps. Ainsi, L'ESPRIT
humain est délivré vers une nouvelle vie indépendante du corps physique. C'est un tel événement qui est
désigné par le mot «MORT». Toutes les activités correspondant à chaque action d'une personne dans
son cerveau, durant sa vie, sont stockées dans son esprit, c'est-à-dire la masse de fréquences, comme
des ondes de son et de vision. Par conséquent on accède directement à la dimension spirituelle sans
qu'aucun changement ne soit remarqué à la mort. Le décédé continue sa vie sous forme d'ESPRIT, de
la même manière que dans un corps physique ! Avec une différence cependant ! Bien qu'il soit
complètement en vie et conscient comme avant, il n'est plus capable de conduire son corps physique à
présent. Il est similaire à quelqu'un en état de paralysie qui est en vie et conscient ! Il peut voir tout se
poursuivre à l'extérieur, il peut entendre et sentir tout, mais il n'est plus capable d'envoyer un message
au monde extérieur.

Ce qui suit est un hadith de Mohammed (s.a.w.) à propos de la mort tel qu'il a été rapporté par un grand
savant Ibrahim Hakki Erzurumî dans son livre «Marifetname» (Livre de Gnose) :

«Le décédé (qui a goûté à la mort) connaît ceux qui ont lavé son corps, ceux qui ont enseveli le cadavre,
ceux qui ont accompli pour lui le service funéraire, qui ont participé à son cortège funèbre, qui ont
descendu son cadavre dans la tombe et qui ont l'ont appelé sur sa tombe !»
«Ne pleurez pas tout en frappant sur vos joues et en déchirant vos habits devant le décédé car il est
torturé par vos lamentations !».

Ceci prouve que le décédé verra, sentira et sera chagriné par les situations des autres. Je veux attirer
votre attention sur ces paroles du Prophète qui nous feront clairement comprendre que même si celui qui
est dans la tombe, qui est décédé, a perdu son lien avec son corps physique, il demeurera en vie, saura
et aura conscience dans son «esprit» et de plus il entendra ce qu'on lui dira de l'extérieur.

Talha rapporta :

«Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (Que la paix soit sur lui) ordonna que les 24 cadavres de la
tribu des Qoraïches fussent rassemblés. Ils furent ensuite jetés dans une fosse parmi les fossés
de Badr.

Lorsqu'une victoire était gagnée, le Messager d'«ALLAH» (Rasulullah) avait l'habitude d'occuper
temporairement des quartiers gagnés dans les champs des tribus ennemies, chaque fois, durant trois
jours. Comme c'était le troisième jour de la bataille de Badr, Mohammed ordonna qu'on ramenât son
chameau et qu'on le chargeât d'aliments nécessaires pour la route. Dès que Rasulullah se mit en route,
ses amis le suivirent. Pendant ce temps, ils se mirent à se dire que Rasulullah allait probablement vers
un but. A la fin le Prophète s'arrêta près du fossé où les cadavres avaient été jetés, et les appela ensuite
par le nom de leurs pères :

«Oh un tel ! Oh Aba Jahl Ibn Hisham : Oh Utbe Ibn Rabia ! ... n'auriez vous pas été heureux maintenant
si vous aviez cru et obéi à «ALLAH» et à son Messager ? Nous avons en effet trouvé la victoire que
notre Seigneur nous avait promise. Avez vous, vous aussi trouvé la victoire que votre Seigneur vous
avait promise ?»

En l'entendant parler, Omar demanda :

«Oh Rasulullah ! Comment vous adressez vous à des gens qui sont déjà des cadavres ?».

Le Prophète répondit :

«Je jure par Celui dans les mains Duquel se trouve l'âme de Mohammed que vous n'entendez pas
mieux qu'eux ce que je dis !»

Dans cet événement raconté dans Boukhari, le Prophète a, par cette occasion, corrigé une grande
conception erronée.

Celui-ci a été le meilleur hadith pour corriger l'idée absolument fausse que «les hommes reposent dans
leurs tombes en morts et reviendront à la vie plus tard, le jour de la Résurrection».

En fait, quand les hommes sont mis dans la tombe, ils le savent et en ont conscience; ils sont en état
d'éveil et ils entendent celui qui s'adresse à eux de l'extérieur aussi facilement que s'ils étaient dehors.

Othman Bin Afwan, qui est le troisième khalife après le Prophète, avait l'habitude de verser des larmes
jusqu'à ce que sa barbe se mouille, lorsqu'il se tenait à proximité d'une tombe. On lui a demandé un jour
:

«Vous ne pleurez pas quand vous vous rappelez le Paradis et l'Enfer, mais pourquoi versez vous des
larmes, est-ce la tombe qui vous effraie ?».

Othman répondit :
«Tel que je l'ai entendu du Prophète, la tombe est certainement la première des stations dans le monde
prochain ! Si une personne est libérée de là, il lui sera plus facile d'être libérée des autres à venir. Dans
le cas contraire, les autres à venir seront encore plus dures !». Othman continua ensuite :Le Prophète a
dit : «Je n'ai jamais vu de spectacle plus épouvantable que celui d'une tombe !»

Se tenant près de la tombe de Sadd bin Muâz qui était un important personnage islamique et un martyr
pour la cause de l'Islam (shahid), le Prophète a dit un jour :

«Il était un serviteur si distingué que le ciel a tremblé, que ses portes se sont ouvertes pour lui et des
milliers d'anges sont venus sur terre. Même lui, s'est senti si serré dans la tombe que ses os ont failli
craquer ! S'il était possible d'échapper au châtiment de la tombe et des afflictions après la mort, cela
aurait été accordé en premier à Sadd ! Il fut immédiatement délivré de telles afflictions grâce à l'état qu'il
avait atteint, c'est tout !».

Prenez une minute pour considérer cela ! Si les hommes n'étaient pas en état d'éveil, c'est-à-dire
conscients, dans leur tombes, est-ce qu'un tel châtiment pourrait jamais être pensable ?

On a demandé un jour au Prophète :

Oh Rasulullah ! Qui sait le plus et qui est le plus conscient des croyants ?». Il répondit :

«Ceux qui se souviennent le plus de ce qui arrive à l'homme à sa mort et qui se préparent à faire de leur
mieux pour une telle vie après la mort. Ceux-là sont les plus conscients et ceux qui savent le plus».

Ailleurs, Il affirme que :

«Le plus conscient et qui voit le plus loin, est celui qui se soumet (son âme) aux ordres divins et qui
s'occupe d'oeuvres dont il bénéficiera après la mort. Faible est celui qui reste dépendant de ses propres
désirs (égoïste) et puis attend une faveur d'ALLAH!».

Ibn Masud, qui était parmi les amis du Prophète a rapporté ses paroles à propos du châtiment de la
tombe :

«Les pécheurs seront sûrement exposés au châtiment de la tombe; les bêtes ont même un sens qui leur
permet d'entendre leurs cris».

Abu Saïd El Khudri raconta : Le Prophète a dit :

«Le non croyant est obsédé par quatre vingt dix neuf monstres dans la tombe, chacun d'eux le
mordant, le piquant jusqu'au Jugement Dernier. Si jamais quiconque parmi eux respirait par dessus
terre, aucune herbe ne pourrait jamais plus pousser alors !».

Ibn Omar raconta : Le Messager d'Allah a dit:

«Quand l'un de vous meurt, on lui montre matin et soir la place qu'il occupera : s'il est destiné au
Paradis, alors parmi les gens du Paradis; s'il est destiné au Feu, alors parmi ceux du Feu, Puis on lui dit :
«Voici ta place jusqu'au jour de la Résurrection (Baath) !».

A présent, accordons un intérêt particulier à un autre point qui est une phrase que nous récitons
dans Amantu : «Wal baathu bad'al-mawt» signifiant «et de revivre après la MORT».
Examinez cela très attentivement ! Nous ne disons pas : «Wal baathu bad'al-Qiyâmat (Le jour du
Jugement)». C'est cela, l'événement impliqué par le mot «baath» n'est pas celui après Le Jugement
Dernier, mais celui après avoir goûté à la mort !

Dans ce monde, l'homme vit avec son corps physique connu et le corps spirituel construit par son
cerveau physique.

En effet, un grand savant islamique et mutaçawwif, l'Imam Ghazali dit ce qui suit, à propos du nom al-
baath, dans son livre intitulé«L'interprétation des Asma' Al-Husna» :

«La plupart des gens s'engagent dans de fausses conjectures à cet égard, et s'imaginent alors que la
mort est une simple absence, la non existence, ou alors que le «baath» entraîne quelque chose de
nouveau à la suite de cette absence, comme dans la première création ... Avant tout, leur présomption
que la mort est la non existence est une erreur, de même que leur croyance que leur deuxième vie est
semblable à la première. En ce qui concerne la présomption que la mort est la non existence, elle est
sans fondement. A vrai dire, la tombe est soit une des fosses des feux de l'Enfer, soit un jardin parmi les
jardins du Paradis ... La vision intérieure a guidé les maîtres de perception intellectuelle au fait que
l'homme a été créé pour l'éternité et qu'il n'y a aucun moyen pour lui de devenir non existant...
Evidemment, il y a des moments où son lien est coupé avec son cadavre, quand on dit qu'«il est mort»;
ou des moments où son lien peut revenir, et où l'on dit «il est revenu à la vie». Quant à leur croyance
que la résurrection est quelque chose de semblable à la première existence, ils sont dans l'erreur, car la
résurrection se réfère à une autre sorte de création sans aucune relation avec la première... En vérité,
les êtres humains subissent un certain nombre de retours à la vie, pas seulement deux».

En goûtant à la mort, l'esprit humain est libéré du corps physique, et la vie se poursuit dans l'esprit, dans
la tombe, jusqu'au Jugement Dernier. Bien plus tard, il revient à la vie une fois de plus (baath) avec ses
caractéristiques présentes (d'aujourd'hui), durant le terme où la terre est corrompue dans la chaleur du
Soleil; ce qui correspond au «Jugement Dernier» ! Et à la fin tous les corps sont formés parbaath pour la
dernière fois en conformité avec l'environnement qu'ils atteignent.

Allons nous donc avoir conscience de notre existence, allons nous avoir notre mécanisme actuel de
perception et de compréhension dans notre tombe également ?

Abdullah bin Omar dit à propos de cela : Durant une discussion avec le Prophète, concernant deux
anges connus en tant que Munker etNakir qui passent en examen les gens dans la tombe, j'ai demandé :
«Oh Rasulullah allons nous être éveillés dans la tombe ?»

«Oui. De la même manière que vous l'êtes maintenant !».

Qu'arrive t-il à la personne qui a goûté à la mort, qui est lucide, consciente mais dont le corps ne
fonctionne plus ? Apprendrons nous cela de Enes ?

Le Prophète répondit :

«Lorsqu'un croyant est posé dans sa tombe et que ses compagnons s'éloignent et retournent chez eux,
et alors qu'il entend encore le craquement de leurs pas, deux anges se rendent auprès de lui, le font
mettre sur son séant et lui posent la question suivante :

«Que disais-tu de cet homme appelé Mohammed (s.a.w.) ?».

S'il est un croyant plein de foi, il répondra :


«J'ai attesté, que Mohammed est le serviteur d'ALLAH et Son Messager». A sa réponse, on lui dira :

«Regarde la place que tu aurais occupée dans le Feu de l'Enfer et celle qu'ALLAH t'a donnée en
échange dans le Paradis». Le Prophète ajouta : «Il verra ensuite ces deux places en même temps, celle
du Paradis et celle de l'Enfer».

Quant au mécréant et à l'hypocrite (un musulman de nom), il répondra :

«Je ne sais pas ... je répétais ce que tout le monde disait !». On lui dira alors :

«Tu n'as rien su, tu n'as donc rien lu (du Coran) !».

Ensuite il sera battu avec un maillet et poussera un tel cri que tout le voisinage l'entendra sauf les
hommes et les djinns !» (Bukhari).

Nous noterons enfin le hadith suivant pour conclure le sujet :

«Le décédé - celui qui a goûté à la mort - est torturé par les lamentations de ses parents à son égard».

Beaucoup plus de hadiths de Rasulullah concernant cette question sont disponibles dans des recueils de
traditions musulmanes où ils peuvent être étudiés davantage.

En conclusion brève de tout cela :

Les êtres humains NE MEURENT JAMAIS, MAIS GOÛTENT A LA MORT !

En goûtant à la mort, la personne perd son lien avec son corps physique et poursuit sa vie dans sa
masse de fréquences, c'est-à-dire son esprit. Par conséquent, tout le monde est éveillé dans sa tombe.
Chacun continue à vivre là bas tout en ayant connaissance et en ayant conscience, jusqu'au jour de la
Résurrection, lorsque chaque personne est remplacée par un nouveau corps en conformité aux
conditions de ce terme.

Nous mentionnerons brièvement à présent ce que l'on subit encore après la mort.

Une fois que la personne est morte, sa perception du monde extérieur continue encore pendant quelque
temps. Juste comme s'il avait vécu dans son corps biologique, il suit ce qui ce passe autour de lui, il
entend les conversations des gens, leurs lamentations. Durant cette période, il se sent comme quelqu'un
en état de paralysie. Tous les événements sont perçus de l'extérieur mais, cependant, aucun message
ne peut être envoyé. Puis, le moment de laver le cadavre arrive. Quel en est le but ?

La sagesse, en lavant le mort, autant que nous puissions le comprendre, est de fournir au corps dont la
vie cellulaire continue, un renforcement bioelectrique au moyen d'osmose, afin que la personne puisse
maintenir son contact, bien qu'il soit unilatéral, pendant un peu plus de temps, avec le monde où il avait
l'habitude de se mouvoir dans son corps physique, il y avait un moment.

La dimension de la vie qui commence au moment où la MORT est GOÛTEE et continue jusqu'au jour de
la Résurrection est connue en tant qu'univers du BARZAKH (Isthmus).
La vie commençant par la mort a trois phases:

1. La vie dans la tombe.

2. La vie dans le monde des tombes.

3. La vie dans le Isthmus (Barzakh).

1. «La vie dans la tombe» : C'est la phase qui dure aussi longtemps que la vie du mort dans sa tombe
continue, tout en percevant son environnement physique après avoir goûté à la mort et subi baath dans
son hologramme de fréquences - son esprit. Durant cette phase, il continue à percevoir les événements
qui se passent autour de lui avant et après son enterrement. Cette étape transitoire ressemble à la
période qui s'écoule entre notre réveil et notre sommeil dans nos lits que nous vivons tous chaque jour.
Avant de sombrer dans le sommeil nous nous allongeons dans notre lit, conscients et éveillés, tout en
ayant connaissance de ce qui se passe aux alentours, la douceur ou la dureté du lit sur lequel nous
sommes étendus. Pareillement à l'homme qui est sur le point de dormir, celui qui est dans la tombe,
dans cette première étape, perçoit tout aux environs et à l'intérieur de la tombe comme s'il était encore
en vie. Juste comme l'homme qui est conscient de cet environnement et qui sombre dans le sommeil
dans un monde de rêves, celui qui est dans la tombe perçoit les événements à l'intérieur de sa tombe
physique de même que ceux de l'extérieur. En attendant, il est sur le point de commencer son voyage
dans SON PROPRE MONDE DE LA TOMBE.

Puis, deux anges, comme indiqué en Islam, apparaissent et posent trois questions : «Qui est ton
Seigneur ?», «Qui est ton Prophète ?» et «Quel est ton Livre ?».

FAITES ATTENTION ! Il n'y a aucune question dans la tombe concernant la secte, ni l'ordre (tariqat) ou
le culte (madzhab) de qui que ce soit ! Jamais un imam de quelque culte qu'il soit ou de quelque secte
n'est questionné à ce propos ! CEUX QUI PENSENT QUE CE GENRE DE QUESTIONS SERA POSE
DANS LA TOMBE NE SONT PAS FAMILIARISES AVEC LA RELIGION. Ni dans le Coran, ni dans
aucun hadith de Mohammed, n'est mentionné quoi que ce soit faisant allusion à une question relative au
culte ou une secte ! Les sectes et les autres organisations ont été établies longtemps après la transition
du Prophète dans l'univers du Barzakh !

A la suite de cet examen, c'est la transition d'une personne dans, soit son monde des tombes, soit son
univers du Barzakh.

Nous ferons par la suite la différence entre le monde des tombes et l'univers du Barzakh.

2. «La vie dans le monde des tombes». A ce stade, celui qui est dans la tombe ressemble à celui qui est
complètement endormi dans le monde des rêves, qui n'a pas connaissance de son entrée dans le
monde des rêves et qui continue à vivre, percevoir, éprouver comme s'il était éveillé.

Juste comme nous, la personne qui entame sa vie dans le monde des tombes expérimente cette
nouvelle dimension de la vie de la même manière que si elle était sa seule vie là bas. Dans la phase
suivante, soit il vit les rêves agréables d'un Paradis en se divertissant paisiblement, et qui est connu en
tant que «Paradis dans la tombe», soit il vit un cauchemar de rêves effroyables d'Enfer au milieu de
tortures et de tourments terribles, et qui correspond au «Feu de l'Enfer dans la tombe». Cette phase se
poursuit de la même manière jusqu'au Jugement Dernier.

Ainsi se présente la vie d'une personne dans le monde de tombes durant son séjour dans la tombe.
Le hadith-i-sharif suivant de notre Prophète nous instruit sur ce fait :

«La tombe d'un humain est soit un jardin parmi les jardins du Paradis, soit un trou parmi les trous de
l'Enfer».

Outre cela, il y a une vie dans l'univers du Barzakh.

3. «Le monde de la vie du Barzakh». C'est une dimension de la vie qui est expérimentée par les martyrs
qui sont morts sur le sentier d'«ALLAH», les Prophètes et les Gnostiques (awliyaullah) , ceux qui sont
morts avant que la mort ne vienne réellement à eux. Là bas, ils se déplacent librement dans leurs «corps
spirituels» comme s'ils étaient libérés des limites de leur vie de tombe.

Dans la vie du BARZAKH, les Martyrs, les Gnostiques d'ALLAH (awliyaullah) et les Prophètes peuvent
se déplacer, voyager et communiquer librement entre eux, selon leur statut. De plus, il y a dans la vie
du Barzakh, une hiérarchie et des chefs au sein de cette hiérarchie. Vous trouverez de plus amples
informations dans notre livre intitulé «LES MYSTERES DE L'HOMME», sous le titre «Rijal-ighaïb» (Les
hommes de l'Inconnu).

Parmi ceux qui sont dans la vie du Barzakh, un groupe d'awliya qui ont atteint l'état de «fatih» durant
leurs vies dans ce monde peuvent communiquer avec ceux de ce monde. Cependant les awliyaullah qui
ont atteint l'état de «Kashif» mais qui n'ont pas atteint «fatih» ne peuvent pas entrer en communication
directe avec ceux du monde bien qu'ils soient complètement libres dans leur univers. Nous avons donné
de plus amples détails à propos des états de «Kashif» et «fatih» dans notre livre intitulé
«DUA ET DHIKR» (PRIERE ET MEDITATION EN ISLAM).

Chaque personne continue sa vie après avoir goûté à la mort soit dans son propre monde de tombes,
soit dans le Barzakh, selon son état.

Une telle vie attend chacun de nous ! Quiconque peut vérifier ces renseignements et voir la véracité de
nos explications dans les sources en rapport, s'il le désire.

PRATIQUEZ POUR VOTRE PROPRE BENEFICE

Si ces explications sont toutes vraies... Comment êtes vous alors préparé à une telle réalité future de
votre vie ? Donnez, voulez-vous, une réponse à cette question !

Eh bien, êtes-vous satisfait de votre réponse ?

Si vous l'avez trouvée non satisfaisante, vous avez clarifié dans ce cas que vous n'êtes pas préparé pour
la vie d'après la mort comme il est demandé ! S'il en est ainsi, vous avez besoin de commencer les
préparations d'une façon ou d'une autre. En termes religieux, vous faites face à la nécessité de
consacrer une partie de votre temps pour les tâches connues telles les prières et dévotions (`ibadat).
Nous avons déjà parlé de la relation complète des tâches comme les prières avec la nature bioélectrique
et biochimique du cerveau humain.
Certaines prières sont pratiquées dans le but de fournir une énergie bioélectrique dont le corps a besoin.
Lorsque cette énergie est évaluée par le cerveau, elle est stockée dans la masse de fréquences sous
forme de science et puissance. C'est pourquoi on ne demande plus de travail au cerveau, dans la vie
d'après la mort, quand il a cessé de fonctionner. C'est pourquoi aussi les questions de la shariat (les
règles canoniques) ne sont plus valides dans la vie d'après la mort ! Car, ces questions concernent ce
monde visible et tout a été prévu selon la nature bioélectrique et biochimique du cerveau humain.

Nous devrions tenir pour certain, que l'Islam est venu avant tout afin que l'homme fasse de son mieux
pour comprendre «ALLAH» autant que possible, outre les prières qu'il effectue qui sont les oeuvres de la
préparation pour la vie d'après la mort. Le Prophète a recommandé à l'humanité de vivre selon les règles
prescrites par l'Islam et a insisté sur le fait que l'homme subira une souffrance proportionnelle à son
ignorance en cas de désobéissance à ces règles.

Cependant, il n'y a pas de loi signifiant que l'homme sera interrogé en raison du régime politique sous
lequel il vivait.

La croyance de personne, en Islam, ne dépend du régime politique de cet Etat ! S'il devait en être ainsi,
alors personne n'aurait été considéré comme musulman étant donné qu'il n'y a pas de régime islamique
dans le monde d'aujourd'hui.

Nous devons bien prendre en considération le hadith que «le califat après moi durera 30 ans». En outre,
nous devons garder en mémoire que la religion s'applique aux personnes et qu'il ne reste aucun Etat
après la mort, mais seulement des individus.

Chacun a besoin de comprendre l'Islam, de le pratiquer et de le communiquer tout en l'expliquant aux


gens autant qu'il le peut.

Il faut savoir que chacun souffrira les conséquences de ses propres actions. Comme il faut savoir que
les tâches connues en tant que «prières» sont des pratiques entièrement et simplement faites en vue de
fournir la substance nécessaire pour la vie future de la personne, après la mort, dans une structure de
fréquences, l'esprit.

Voyons rapidement ces sortes de pratiques (les prières) :

A - Certaines pratiques sont prévues en vue d'empêcher la personne de s'assumer en tant que corps
physique et de mener une vie basée sur la simple gratification physique.

B - Certaines pratiques sont prévues en vue de fournir l'énergie bioélectrique au cerveau de la meilleure
façon possible.

C - Certaines pratiques sont basées sur des actes propres à convertir l'énergie bioélectrique en micro
ondes en vue de la stocker dans l'hologramme de fréquences, l'esprit humain.

D - Certaines pratiques sont basées sur la réalisation de l'unité de la personne avec sa conscience
cosmique, c'est-à-dire en termes soufis «atteindre ALLAH», ou bien en termes métaphoriques «être
moralisé avec la moralité d'ALLAH».
Comme nous le voyons, toutes ces oeuvres, «prières» que nous avons essayé de résumer en quatre
points principaux, sont en rapport absolu avec le CERVEAU HUMAIN. Après avoir reçu l'énergie
bioélectrique nécessaire, le cerveau la convertit sous forme de fréquences avant de la stocker dans
l'esprit. Au même moment, ces ondes énergétiques sont transmises à travers le monde par chaque
cerveau selon l'importance de sa puissance, sous forme de messages particuliers.

Dans le cas où un circuit spécifique à l'intérieur du cerveau est ouvert de naissance, alors en plus de
l'énergie en fréquences que le cerveau a produite, il stocke une énergie anti-magnétique dans l'esprit.
Ces masses de fréquences qui maintiennent cette énergie anti-attractive seront capables de se libérer
de la force attractive magnétique de la terre et par conséquent du Soleil durant la période du Jugement
Dernier. A partir de ce moment, chacun pourra atteindre les nombreuses étoiles de la galaxie.

Dans le cas où le cerveau ne réussit pas à produire et à stocker une telle énergie anti-attractive dans sa
masse de fréquences - son ESPRIT - alors il est incapable d'échapper de la force attractive magnétique
de la terre. Il restera lié à la terre dans le Soleil où sa vie continuera pour toujours.

«Tu ne trouveras, en vérité, ni changement ni déviation dans les lois immuables d'Allah» (35:43).

Ce verset indique clairement qu'un tel système est valide pour tous les êtres humains. Dans ce cas,
nous devons certainement prendre en considération que :

C'est un système qui a été établi il y a des billions d'années ! dans ces circonstances deux options
s'offrent à l'homme : Soit il veillera à l'application des règles du système et ainsi appréciera sa vie dans
le monde à travers des oeuvres bénéfiques pour son futur. Soit il passera sa vie dans ce monde juste en
gratifiant son corps et en ignorant son futur et l'application des règles du système !

Ceux qui n'ont pas été capables de définir le mystère «d'un tel système de préparation pour la vie
d'après la mort», qui est la «RELIGION» dans le langage courant, ont associé ce phénomène aux
«règles sociales». Ceci donc a mené jusqu'au point d'associer la question aux régimes politiques ! Nous
voulons tout de même répéter que tous les devoirs à observer dans la religion ne concernent pas les
régimes du monde mais toutes les nécessités de la vie de l'homme après la mort.

Voici les points que le Prophète Mohammed (s.a.w.) a expliqués clairement, durant toute sa vie.

A - «ALLAH» n'est pas un dieu à adorer, et agir pour ADORER «ALLAH» est impossible !

B - Tous les devoirs que les gens ont accomplis jusque là et qu'ils accompliront dorénavant sont la
réalisation de leur «servitude», et non «l'adoration». Donc elles sont essentielles.

C - Aucune des pratiques (`ibadat) d'une personne ne se fait pour plaire à un dieu imaginé en haut dans
le ciel, mais plutôt en vue de se pourvoir d'avantages pour son futur, sa vie éternelle.

D - Chaque homme a besoin de «mourir avant que la mort ne vienne à lui» afin de comprendre
qu'«ALLAH» est sa propre essence, son origine, son CREATEUR, en se purifiant de son être imaginé
qu'il croyait exister. Autrement, il passera au royaume au-delà du physique, dans un «état voilé» et où il
ne pourra jamais se débarrasser de «son voile» par la suite, à cause des raisons mentionnées ci-
dessus. De même que pour nos autres livres, nous avons essayé de donner une explication à ces quatre
principaux points cités plus haut sous différents aspects.
Nous devons comprendre clairement ou croire sérieusement que l'«Allah annoncé par Mohammed» et la
Religion de l'ISLAM qu'il a expliquée et communiquée sont bien au-delà de la compréhension de la
«religion» qui est discutée parmi les gens et dans les cercles religieux, et qui est racontée de nos jours
sous forme de légendes mélangées de superstitions. Cette vraie compréhension d'«ALLAH ne sera bien
sûr mieux appréciée que par les générations futures.

Cependant, une brève étude dans les sources en rapport, et un système d'analyse, de même qu'une
réflexion profonde d'une étude pareille vous permettra de découvrir la véracité de nos écrits !

LA PLUS IMPORTANTE PRATIQUE LE «DHIKR»

La Religion n'est pas venue pour établir la souveraineté sur la terre mais pour établir la souveraineté sur
la vie d'après la mort, et comme l'a dit le Prophète AISSA (Jésus) (A.S.) «pour atteindre le Royaume du
Paradis». Et ceci n'est possible que si la personne vient à y rentrer dans sa propre réalité.

Comment peut-on atteindre une telle conscience ?

Certainement à travers le cerveau ! Notre acquisition dépend de notre appréciation de la capacité avec
laquelle nous pouvons employer nos cerveaux pour nos avantages ! A ce degré, nous pourrons réfléchir
longuement, atteindre un objectif, renforcer notre pouvoir spirituel et atteindre une plus large capacité à
connaître «ALLAH». Mais comment serons nous capables d'améliorer la capacité de notre cerveau ?

Comme nous avons déjà discuté largement dans notre livre intitulé «DU`A ET DHIKR (PRIERE ET
MEDITATION EN ISLAM)», cela peut être accompli à travers la pratique connue en tant que «DHIKR» !
La seule clef pour une personne pour atteindre tout cela est le «DHIKR», et une large discussion de son
mécanisme est déjà disponible dans notre livre que nous venons de mentionner. Donc, maintenant nous
allons en donner seulement un bref résumé.

Nous pouvons comprendre le «dhikr» simplement comme une répétition de noms particuliers d'«ALLAH»
ou comme une récitation de certaines prières. Dans un second sens, le «dhikr» se réfère au souvenir, à
la mention et à la méditation. Dans une dimension supérieure le «dhikr» est une persistance, l'insistance
sur un sujet jusqu'à sa compréhension complète et sa méditation.

Les versets coraniques suivants mettent l'accent sur l'importance du dhikr :

«O vous croyants ! Que le souci de vos enfants, de vos richesses, ne vous distraie point de la
pensée d'Allah ! Ceux qui s'en laisseront détacher auront tout perdu». (63:9).

«Mais n'as-Tu pas fait jouir par trop longtemps ces hommes et leurs pères au point qu'ayant
oublié Tes enseignements (dhikr), ils ne sont plus qu'un peuple perdu !» (25:18).

«A quiconque se laisse distraire du souvenir d'Allah (dhikr), nous susciterons un démon qui sera
désormais son compagnon».

«Et certes, leurs démons ne cessent de les détourner du droit chemin, mais eux, se figurent
suivre le droit chemin» (43:36-37).
«Satan, les subjuguant, leur a fait perdre le souvenir d'Allah. Ils se sont rangés sous sa bannière.
Les partisans de Satan seront perdus à jamais» (58:19).

Une de nos grandes négligences, c'est le fait que la plupart d'entre nous ne pratiquent pas du tout
le dhikr. Les cerveaux qui manquent de la puissance du dhikr sont en fait facilement influencés par les
djinns. C'est-à-dire, le phénomène connu en tant qu'obsession de Satan est un problème de plus grande
importance que nous ne le croyons, dans les zones.

Le Coran note que la MAJORITE des êtres humains sont sous la domination des djinns comme l'indique
le verset suivant :

«Peuple démoniaque, vous n'avez que trop abusé des humains !» (6:128).

Le dhikr est l'unique arme de défense humaine contre les influences des djinns qui se présentent tels
des «étrangers» ou des extraterrestres» ! Le Coran nous enseigne la prière à réciter contre eux :

«Rabbi inni massaniyyash shaytânu binuçbin wa `adhâb, Rabbi a`ûdhu bika min hamazâtish
shayâtîni Wa a`udhu bika Rabbi an yahdzurûn. Wa hifdzan-min kulli shaytânin mârid».

(Sad:41, Muminun:97-98, Saffat:7).

Le dhikr et la récitation de prières sont les armes uniques d'autodéfense contre les djinns qui se tiennent
toujours près des fumeurs puisque la fumée de CIGARETTE est l'un de leurs principaux aliments.
Cependant, si quelqu'un produit une zone de défense magnétique autour de lui-même, à travers son
cerveau, au moyen de récitation de prières et de dhikr, il peut en partie affaiblir les impulsions envoyées
par les djinns et même les éviter totalement. Car, l'un des avantages de la pratique du dhikr, c'est qu'il se
forme une zone de protection autour de la personne au travail, à travers la transmission de son cerveau
en relation avec le contenu des mots dudhikr qu'il médite.

Le but principal de tout être humain devrait être celui de se connaître soi-même de même que son
environnement en améliorant les aptitudes de son cerveau et sa capacité, au moyen du dhikr. Car il y a
des forces dans nos cerveaux que nous ne pouvons pas imaginer. Si seulement, nous pouvions en tirer
profit !

Nous ne pouvons comprendre la nature de l'humain et de l'existence, leur système de fonctionnement et


nous ne pouvons découvrir les qualités en nous-mêmes et savoir les apprécier qu'au moyen de la
CONNAISSANCE et du DHIKR. Et tout cela ne peut être atteint qu'après accomplissement des
pratiques complémentaires du dhikr.
NOS PRECONCEPTIONS COUVRENT NOTRE COMPREHENSION

Il est essentiel d'avoir conscience du fait, que ce sont nos préconceptions et nos HABITUDES qui nous
empêchent d'atteindre tous nos buts et font que nous vivons dans un état «voilé». Elles font même de
nous des personnes qui passent toute leur vie à chercher leurs lunettes alors qu'elles les portent !

Chacun doit clairement savoir qu'il ne sera jamais capable de comprendre «ALLAH» à moins qu'il se
libère de ses habitudes (préconceptions habituelles, préoccupations, conduite préconditionnée), ses
opinions basées sur ces préconceptions et les émotions engendrées par ces perspectives. Il ne pourra
donc comprendre «ALLAH», qu'à condition de se purifier de tout cela !

Tant qu'il n'a pas réalisé cela, il ne sera ni capable d'atteindre la réalité de son propre «moi», ni
comprendre ALLAH tel qu'il est présenté par MOHAMMED; sa propre vérité restera un mystère pour lui !
Pensant qu'il sait, il dira «ALLAH» à chaque souffle, mais il gaspillera sa vie à donner ce nom à un DIEU
imaginé dans son esprit à cause de ses préconceptions ! A moins que l'ALLAH annoncé par
MOHAMMED soit convenablement compris, il n'y a aucun avantage à appeler un dieu par le nom
«Allah» que l'on imagine, crée dans son propre esprit, selon ses penchants ou sous l'influence de ses
préconceptions. Car, comme il est dit dans le Coran :

«Nul doute, le polythéisme (shirk) est la plus pénible cruauté».

Il n'est pas possible à qui que ce soit de connaître et d'atteindre la dimension de la conscience cosmique
- qui est l'origine de sa propre conscience - ni de découvrir et d'apprécier l'univers dans sa vraie valeur
jusqu'à ce qu'il ait complètement compris ALLAH annoncé par MOHAMMED ! Car l'illusion du DIEU qu'il
a créé dans son esprit ne lui permettra jamais de sortir de son cocon pour apprendre cette vérité ! Le
seul moyen pour l'homme de sortir du cocon tissé par ses préconceptions est que la connaissance de la
vérité (haqiqat) l'atteigne, qu'il médite et qu'il vive en conséquence ! Cependant, nous savons tous que
les gens ont, d'une façon générale, reçu une éducation basée sur la mémorisation de sorte que les
talents tels que l'analyse et la profonde réflexion ne sont pas du tout développés. Par conséquent, les
gens ne pensent pas, en général, aux questions exigeant une interrogation et une profonde
compréhension, comme d'ailleurs ils n'aiment pas du tout penser.

Pour cette raison, les gens agissent en fonction de la conduite des autres, c'est-à-dire de «tout le
monde» dans leur environnement.

Chacun imite tout ce que les «AUTRES» ont fait ! Cela mène à un tel degré qu'en fin de compte il
devient presque un païen (adorateur) de «l'Idole AUTRES» !

Depuis les premières années de l'enfance, avant d'avoir aucune chance d'interroger, chaque individu
adopte la conduite des autres et acquiert leurs habitudes en les imitant car il est conditionné par l'idée
que les aînés connaissent toujours la bonne chose et font toujours mieux; ainsi il commence à agir à leur
image et durant le processus d'imitation, il acquiert leurs perspectives, leurs opinions en tant que faits
absolus !

Toutes ces conclusions et cette conduite acquises progressivement par habitude pousse l'individu à une
HYPOTHESE totalement opposée à la VERITE. Finalement la personne est emprisonnée dans un cocon
qui a été tissé avec le fil de ses HYPOTHESES et ensuite elle commence à se lamenter de cette façon :

«Pourquoi devrai-je passer toute ma vie à adorer DIEU ! D'une façon ou d'une autre je ferai quelque
chose de bien à la fin pour m'en sortir et atteindre Sa faveur !».
Ce ne sont là que des SUPPOSITIONS (CONJECTURES) qui n'ont aucune base de vérité et elles sont
toutes dues à de faux renseignements acquis par habitude. Cependant le Coran avertit qu'une vie
construite sur la base de telles préconceptions et fausses suppositions engendrera de pénibles
conséquences. Voici quelques versets en rapport :

«Ils s'en tiennent à des conjectures et ne font que suivre leur passion; la bonne direction,
cependant, leur est venue de leur Maître!» (53:23).

«Ils n'en possèdent nulle science, mais suivent uniquement des conjectures, et certes la
conjecture ne saurait tenir lieu de vérité !» (53:28).

«Quelle illusion était la vôtre au sujet de votre Seigneur ! Illusion qui vous a perdus et rangés
parmi les damnés !» (41:23).

C'est pour cela que rien ne peut nous causer plus de mal que nos préconceptions et nos habitudes !
Simplement parce que nous nous considérons comme des êtres matériels visibles, formés de chair et
d'os tel que cela nous est imposé par notre entourage; de même que nous croyons qu'il y a un DIEU, là
dehors, résidant au-dessus du monde, dans le ciel, puis nous nous mettons à adorer un tel dieu avec les
caractéristiques de nos propres corps physiques ! Nous boudons UN TEL DIEU, nous jugeons UN TEL
DIEU, nous critiquons et nous accusons UN TEL DIEU de ses actions inopportunes ! Nous ne réalisons
jamais qu'un tel DIEU ne pouvait jamais exister. Nous ne prêtons jamais attention à la mise en garde de
Mohammed qu'il n'y a pas de tel DIEU dans le ciel ! Ainsi nous continuons à faire d'énormes fautes et
d'autres encore plus tard.

Nous devrions prendre en considération ce moindre fait : Quelle taille peut prendre un homme dans tout
le monde ? Imaginez qu'il n'y a qu'un seul homme sur la terre et essayez d'imaginer la taille qu'il prend.
Puis pensez qu'il y a un DIEU aussi grand que cette planète; que représenterait alors l'homme à côté
d'un tel DIEU ?

Continuez et pensez ensuite au Soleil qui est une masse de 1.313.000 fois plus grande que la terre. Que
représente la terre à côté d'une telle masse ? De plus, essayez d'imaginer la position et la taille d'une
personne à côté d'une aussi immense masse qui est 1.313.000 fois plus grande que la terre ? Cela
semble correspondre à un seul chromosome d'une cellule en comparaison avec le corps humain !

Pensez encore à la position du Soleil dans une galaxie faite de 400 billions d'étoiles comme le Soleil lui-
même ? et demandez-vous si une telle galaxie comprenant 400 billions de soleils - que personne ne
peut comprendre - se trouve qu'elle est un DIEU, comment alors le Soleil serait-il comparé à une telle
magnificence ! Et essayons à présent de comprendre ce que cela représenterait si le soleil adorait,
glorifiait et exaltait un tel dieu, ou s'il le niait, résistait et le maudissait ! Alors que peut l'homme faire à
côté d'un tel DIEU aussi grand qu'une galaxie ? considérez cela sérieusement de façon réaliste !

Si nous pouvons saisir ce point, nous réaliserons simplement que les tâches que nous devons accomplir
à travers «les prières» ne sont pas prévues pour adorer ou pour faire plaisir à un DIEU là bas au loin !
Vous avez dû aussi entendre de vos aînés qu'«ALLAH» n'a pas besoin de vos prières, mais que vous
avez besoin de les faire pour votre propre bien, pour votre futur !

Vous avez besoin de «prières», c'est vous qui en avez besoin, non pas «ALLAH» ! Si vous ne leur
accordez pas l'importance qui leur est due, vous aurez opprimé votre propre âme, car vous n'aurez pas
gagné les innombrables qualités et forces que votre âme mérite naturellement. Ce sont seulement vos
pratiques qui vous permettront de comprendre la vérité de votre moi, qui vous permettront de trouver les
innombrables propriétés que vous possédez en vous-même et qui, par conséquent, vous permettront
d'arriver à une vie de Paradis !
Vous devez accomplir ces tâches pour vous-même, pour votre propre avantage. Si vous ne les
accomplissez pas, alors vous serez le seul à subir les pertes ! Car, il n'y a pas de DIEU à une certaine
distance, ni loin de vous ! Par conséquent, vous n'accomplissez pas ces pratiques pour faire plaisir à un
DIEU.

Cela doit être clairement compris maintenant, que si vous abandonnez toutes vos actions après avoir
réalisé qu'il n'y a pas de DIEU, là bas dehors, du côté plus loin, cette fois vous allez endurer une grande
privation ! Car, ces pratiques que vous aviez l'habitude de faire tout en pensant que vous «adoriez» sont
d'une grande importance pour votre futur, en fait. On ne doit jamais l'ignorer ! Cependant, vous aviez mal
compris le sens : Vous SUPPOSIEZ que ces tâches que vous accomplissiez et qui sont les «prières»,
étaient pour plaire à un tel DIEU, alors que toutes ces pratiques ne sont pas pour un DIEU à une
certaine distance au-dessus de vous-même, mais directement pour votre propre futur, votre futur
personnel !

LES ACTIONS REFLETENT LA PERSONNE

Nous devrions parfaitement comprendre que ni «ALLAH» n'a besoin de la prière de quiconque, et que ni
le Prophète n'a besoin de la croyance de quiconque ! Nous allons clarifier ceci à l'aide d'une anecdote :

Supposez que vous faites un voyage par bateau et qu'entre temps une grande amitié vous lie au
capitaine de bord. Mais en heurtant un iceberg en cours de route, le bateau est menacé de sombrer.
Vous entendez ensuite l'annonce du capitaine : «Le bateau est en train de sombrer ! tous les passagers
devraient enfiler un gilet de sauvetage immédiatement !».

Certains passagers tiennent compte de ce conseil et se saisissent d'un gilet de sauvetage sur-le-champ,
mais vous, vous dites :

«Bien, je crois au capitaine ! je l'aime bien !» et vous ne vous saisissez pas d'un gilet de sauvetage, ni ne
faites un pas.

Le bateau finit par sombrer et tout le monde se retrouve dans l'eau ! se noyant, flottant, sombrant, et
vous commencez à supplier la mer :

«Oh mer, je t'en prie ne me laisse pas me noyer ! j'avais l'habitude de croire au capitaine et je l'aimais
bien !»

Dans son langage muet, la réponse de la mer sera ainsi :

«Si vous croyiez au capitaine, vous seriez équipé d'un gilet de sauvetage maintenant et vous ne vous
seriez pas retrouvé dans une situation pareille ! Ce n'est pas le fait de croire au capitaine, mais plutôt
celui de suivre son conseil qui est utile à présent, à cet endroit. Votre croyance au capitaine vous était
utile tant que vous étiez à bord. Celle-ci par contre est l'endroit où vos actions seront récompensées. Par
conséquent, votre croyance ou non croyance au capitaine est inopportune ici ! Si vous aviez réellement
cru au capitaine et que vous l'aviez aimé, vous auriez tenu compte de ses conseils à bord, et vous ne
vous seriez pas retrouvé dans cette situation maintenant !».
Beaucoup de gens prétendront, dans l'ignorance, qu'ils croient en Allah et au Prophète sans pour autant
accomplir aucune des tâches essentielles ! Ils ne se donnent même pas la peine de s'instruire sur le
sujet. En effet, on ne leur demande pas de répéter les mots «je crois !».

Ni «ALLAH, ni le Prophète n'ont besoin d'être crus ! Mais c'est plutôt l'homme qui a clairement besoin
d'accomplir des tâches particulières en vue d'atteindre la capacité et la force nécessaires qui lui
permettront de se protéger des tourments et afflictions de l'environnement avec lequel il se trouvera face
à face !

Si vous croyez au Prophète et que vous accomplissez les tâches selon la manière dont il les a
prescrites, et si vous pouvez manifester une telle force en vous même, vous pourrez alors vous épargner
l'environnement connu en tant que «Feu de l'Enfer».

Cependant, peu importe le nombre de fois que vous avez réclamé «votre croyance»; car au cas ou vous
ne suivez pas la voie telle qu'elle a été tracée par le Prophète, vous n'aurez pas les propriétés et la force
nécessaires, et par conséquent vous vous retrouverez dans «le Feu de l'Enfer! ».

«A chacun sera donné un rang en rapport avec ses actes. Allah rétribuera leurs oeuvres en toute
justice : nul ne sera frustré de son dû» (46:19).

«Cela en prix de vos oeuvres passées» leur sera t-il précisé. Allah ne sévit pas injustement
contre les hommes !» (22:10).

S'il en est ainsi, cherchez alors à comprendre davantage et «n'opprimez pas votre propre âme» en
gaspillant l'énergie de votre cerveau pour des choses temporaires que vous allez abandonner dans ce
monde, après la mort, et pour des choses qui ne vous seront d'aucune utilité dans la vie à venir !

«Certes Allah n'aime pas les intempérants» (7:31).

Dans ce verset, par le mot «intempérants» on entend non pas le gaspilleur matériel, mais «celui qui est
intempérant vis à vis de sa propre âme», «qui la gaspille». Le verset dit «ne gaspillez pas» les qualités
divines dont vous aviez été investis en ne leur accordant pas leur juste valeur, puisque ce sont ces
vertus qui vous habilitent à la qualité de califat !

De même, dans plusieurs sections du Coran, on retrouve de façon répétée à travers un certain nombre
de Prophètes la formule «j'ai fait du tort à mon âme» pour signifier que «je me suis fait du tort car je n'ai
pas apprécié à leur juste valeur les qualités qui existent en mon âme».

Quelle serait la différence si vous perdiez quelque chose, plus tôt, ici, avant de l'abandonner ici de toutes
façons, ou plus tard ? Par contre, si vous perdez une chose dont vous aurez besoin pour toujours et que
vous ne pourrez jamais récupérer, dans ce cas, vous vous serez fait un si grand tort qu'il est impossible
d'exprimer la douleur de votre repentir ! Juste parce que vous n'avez pas apprécié correctement votre
propre âme qui vous aurait donné une telle force divine nécessaire pour la vie dans le monde à venir,
vous serez abandonné dans une éternelle déception.

La réalité du monde prochain est totalement différente de celle de ce monde-ci ! Nous allons illustrer ce
changement par un exemple, en fonction de notre conception du temps. Le Soleil termine une de ses
rotations sur son orbite autour d'un centre en 255 millions d'années ! Pouvez vous deviner ce que cela
signifie ? Le Coran indique que la période d'une seule journée dans la dimension de la vie, après la mort,
équivaut à un millier d'années de nos mesures actuelles :
«D'ailleurs, un seul jour du Seigneur équivaut certes à mille ans selon votre manière de
compter» (22:47).

«Ils se diront alors tout bas les uns aux autres : «Mais vous n'êtes restés tout au plus que dix
jours sous terre !» (20:103).

Cependant, votre vie dans la tombe durera peut-être des millions et des millions d'années.

Le Prophète a dit : «Le passage par le Sirat prendra aux gens 3000 années. Trois mille ans durant
lesquels chaque jour correspond à 1000 années terre ! Une aussi longue période s'écoulera durant le
passage des âmes par le Sirat en vue d'échapper au Soleil, le jour du Jugement Dernier et d'atteindre le
Paradis par la suite ! C'est une période de 3000 ans dans la dimension de l'autre monde, lorsque notre
évaluation actuelle du temps ne sera plus valable.

Combien d'autres années nous faudra t-il encore jusqu'au Jugement Dernier ? Combien de millions
d'années durera la vie des morts en état d'éveil dans leur tombe ? Combien de billions d'années faudra t-
il avant que la terre ne soit fondue sous la chaleur de l'Enfer et se transforme en un plateau plat ?
Combien de centaines de millions d'années faudra t-il aux âmes pour sortir de là et passer par le Sirat ?
Et encore, combien de billions et de billions d'années comptera notre vie éternelle ?

Rappelez vous que chacun de nous subira toutes ces phases. Vous resterez emprisonné dans une
tombe, éveillé et conscient, pendant des billions d'années et vous observerez les animaux mordant votre
cadavre là. De plus, vous endurerez la douleur de la perte de tout ce que vous possédiez dans ce
monde ! Un tel tourment durera jusqu'au Jugement Dernier ! Et par-dessus tout, pendant ce temps là,
vous serez témoin de ce qui vous arrivera le jour du Jugement Dernier !

Ce sont là les étapes concernant votre vie dans la tombe. Nous ne parlerons pas des étapes suivantes.
Vous pouvez vous renseigner davantage à ce propos dans nombre de livres de hadiths, si vous êtes
intéressés.

Ainsi, toute action accomplie par l'homme, dans ce monde aujourd'hui, sera retrouvée par lui-même,
dans l'autre monde, demain !

Soit, nous apprécierons la vie de ce monde consciemment, en tenant compte de tous ces faits, en
adaptant notre système de conception à ces faits et en guidant notre vie en fonction de tout cela, soit
nous mettrons tout de côté et nous passerons nos vies ici, avec les joies et les peines temporelles de ce
monde, parce que l'unique raison qui nous a incité à cela est la mauvaise compréhension d'ALLAH
annoncé par Mohammed.

Si nous avons sérieusement l'intention de préparer notre vie, après la mort, nous devons avant toute
chose, commencer par «ALLAH» et apprendre ce que le concept «ALLAH» signifie réellement !

Toutes nos mauvaises actions sont au fond causées par le fait d'appeler «ALLAH» un DIEU imaginé.

«Ne vois-tu pas celui a fait son dieu de ses propres passions ?» (25:43).

Comme notre mauvaise compréhension de la religion est, d'une façon générale, basée sur notre
croyance, par imitation, en une image de DIEU, nous tombons souvent dans le refus et la révolte qui
nous mènent finalement à une situation où nous ne tenons plus compte de quoi que ce soit.
Cependant, si seulement nous pouvions comprendre que AHAD est «ALLAH», concevoir qu'il n'y a pas
de DIEU là haut dans le ciel, comprendre que chacun de nous sera récompensé PAR SES PROPRES
OEUVRES seulement, alors notre vie changerait complètement !

Nous voudrions cependant mentionner brièvement un autre point, avant de conclure ce livre, dans lequel
nous avons essayé d'expliquer que «AHAD» est «ALLAH» de même que les conséquences inhérentes à
une vraie compréhension.

LE NOM «ALLAH» ET LE «POINT»

Le mot «Allah» est un nom; un Nom qui a une connotation infinie. C'est «Allah», non pas «Dieu» ! Ce
n'est pas non plus un nom de dieu ! Par ce nom, il nous est demandé de tourner notre attention vers un
point. Il nous est demandé de méditer sur la signification du Nom et de réaliser certains faits.

Réfléchissons un instant... Disons que l'on vous demande : Connaissez-vous Hulûsi ?». Vous avez
certainement lu quelques uns de ses livres, ou vous avez peut-être aperçu une de ses photos quelque
part... Dans quelle mesure votre réponse peut-elle être vraie si vous dites : Oui, je connais Hulûsi !».

Dans quelle mesure quelques livres peuvent-ils refléter certaines idées de Hulûsi qu'il a eues durant une
très courte période de sa vie, et comment une de ses photographies peut-elle vous le faire connaître ?
Considérez le fait que des gens n'arrivent pas à se connaître même après vingt ou trente ans de vie
commune !

Ce que vous pouvez savoir de lui, se limite à ce que vous apprennent ses livres, à savoir que c'est un
penseur, que c'est un Soufi, en plus de son apparence physique.

Combien un tableau de peinture peut-il vous renseigner à propos de son auteur ? La peinture est la
réflexion sur un tableau de l'imagination ou de la vision que son auteur a eue dans une courte période de
temps. C'est tout ! Quel genre de personne est l'auteur d'une telle peinture ? On l'ignore totalement !

Le nom Hulûsi désigne tout simplement la personne dont vous avez lu les livres. Il est néanmoins
impossible de le connaître à travers ce nom... Pareillement, le nom «Allah» ne permet jamais de
connaître l'Être qu'il désigne !

Si vous avez déjà compris que le mot «Allah» est seulement un nom et qu'il est employé pour nous faire
prendre conscience d'une réalité, il est temps à présent de comprendre le point qu'il nous est demandé
de réaliser à travers un tel nom...

Considérez la «Parole de l'Unité» (Kalimat-it tawhîd), qui est «la ilaha ill-Allah», et remarquez l'insistance
dans la première partie sur la non-existence de quelque concept que ce soit d'un dieu; ensuite la
deuxième partie explicite qu'il n'existe qu'un seul être que le nom Allah désigne.

Par conséquent nous en tirons la conclusion suivante :


Toute chose perçue par l'homme et qu'il croit ne pas percevoir, c'est-à-dire tous les univers, qu'ils soit
relatifs ou absolus, n'est que l'accomplissement d'un instant par rapport à Celui que le nom «Allah»
désigne. En d'autres termes, tout est Sa manifestation en seulement un «instant» parmi Ses
innombrables «instants».

Toute chose, qu'elle soit perçue par les êtres créés, ou non, qu'elle soit observée ou non, tout ce dont on
peut avoir une idée ou imaginer, n'est rien d'autre que l'exécution d'un «instant» par l'Etre que le Nom
Allah dénote.

Un tel «instant» n'est qu'un «point» par rapport à Allah ! Mais par rapport à nous cependant, c'est un
point de départ !

Tout ce que nous définissons par humain, jinn, ange, tous les innombrables univers dans l'univers
(accessibles à ceux qui sont capables de les percevoir) dérivent de ce «point» !

Considérez ce qu'est un «point» dans l'infinité...

Nous désignons le premier être créé, symbolisé par ce point en tant que «`aqli-l awwal» (l'Intellect
Absolu) par rapport à Sa «connaissance» (`ilm), en tant que «rûh-u a`dzam» par rapport à Sa vie
(hayatiyya), en tant que «haqîqat muhammad» (réalité mohammedienne) par rapport à Son ipséité
(huwiyya), et en tant que «insân-el kâmil» (l'Homme Universel) par rapport à Sa personnalité.

Cependant... une telle essence est par rapport à nous-mêmes une image de la conscience de ce que le
nom «Allah» dénote. Son existence «wudjûd» se trouve en fait dans Ses Noms «asmâ'». Par
conséquent il lui est impossible d'avoir une existence indépendante ou d'être autre que le «point» !

Les qualités «çifât» et les noms «asmâ'» perçus d'une telle existence symbolisée par un point, et les
actions «af`âl» observées, dérivent du principe qu'«Il est à chaque instant d'une nouvelle manière» !

Si nous considérons «insân-el kâmil» qui n'est qu'un des innombrables «instants» ou autrement dit, un
des innombrables «points», sous le rapport de l'Un désigné par le nom «Allah», insân-el kâmil est libéré
de l'état de conscience désigné par «nafs mardziyya».

Même les concepts «d'illimité et d'infini» sont considérés en rapport avec les Qualités «çifât» et les
Noms «asma'» révélés à travers «insân-el kâmil». Ils ne sont pas considérés hors du «point» !

Il n'y a pas d'existence humaine au sein du «point» même si elle se trouve en ce «point» !

Réfléchissons donc à la signification du nom «Allah» dans notre vie quotidienne, qui en fait dénote au-
delà du «point» et qui a été employé pour nous faire réaliser les innombrables «points» par rapport à
l'AU-DELA !...
UNITE DE «L'EXISTENCE» UNITE de la «contemplation»
«Wahdat-i Wudjud» «Wahdat-i Shuhud»

Les questions relatives aux «Wahdat-i Wudjud» (l'Unité de l'Existence) et «Wahdat-i Shuhud» (l'Unité
de la contemplation) sont celles qui ont parfois donné naissance à de grands débats parmi les
gnostiques islamiques (Awliyya`) dans le passé.

Tous les gnostiques sont entièrement d'accord sur l'UNITE d'«ALLAH».

UBEYDULLAH AKHRAR a fait savoir que le but du taçawwuf (Soufisme) était seulement de concevoir
l'UNITE d'«ALLAH» et qu'il tournait autour de l'idée de l'existence (Wudjud).

L'hypothèse qu'il y avait deux moyens de comprendre l'unicité a malheureusement divisé les gens en
deux groupes, et chaque saint a apporté une explication en fonction de son état et de sa position.

La toute première connaissance de AHADIYYAT - la qualité d'être AHAD - a été notée par Mohammed
(s.aw.); elle a été ensuite transmise chez tous les saints, étape par étape, par l'intermédiaire de Ali et
Abu Bakr, puis elle a été finalement systématisée par l'Imam GHAZALI et Muhyeddin Ibn Arabi, en
termes de «Wahdat-i Wudjud» (UNITE DE L'EXISTENCE).

Cependant, à travers les années, des malentendus ont donné naissance à des commentaires erronés
de l'AHADIYYAT, la définissant incorrectement par «Allah est tout ce qui existe (mawdjudat); Allah est
composé de tout ce que vous voyez» ! Sur quoi, la question a été reprise par Ahmed Faruk Sarhandi,
1000 ans après l'Hégire du Prophète à Medina, pour la soustraire à cette classification matérialiste qu'est
«Allah est tout ce qui existe» et la redéfinir par «l'existence c'est seulement ALLAH, tout n'est rien d'autre
que Son ombre», rien ne possède une entité particulière qui lui soit propre.

En termes plus clairs : Selon «Wahdat-i Wudjud», qui est basée sur le Coran et de nombreux hadiths,
tout ce qui existe n'est en fait rien d'autre que le wudjud de l'UNIQUE Vérité ! En réalité, il n'y a qu'une
existence unique ! Cependant, cette unique existence est dans un nouvel état de gloire et expose ses
qualités variées, d'une nouvelle manière, à chaque moment. Dans l'existence de l'univers, il y a
seulement une connaissance unique, une volonté unique, une puissance unique et un corps unique dont
les règles seulement fonctionnent.

Il n'y a pas de chose telle que l'existence simultanée d'un ALLAH et d'un univers ! La raison d'une telle
pensée dualiste, c'est que les êtres intelligents sont dans un état voilé ! S'il n'y avait pas un tel voile au
travers de leur vue, alors tous les êtres intelligents seraient conscients de leur propre vérité, de leurs
valeurs originelles. Dans ce cas, il n'y aurait pas de multiplicité ou quelque forme d'événement impliqué
dans la multiplicité.

Après l'accent mis par wahdat-i wudjud sur cette réalité, durant des années, Ahmed Faruq Sarhandi qui
était également connu en tant qu'Imam-i Rabbani donna des clarifications sur la question durant la
première période des années 1000 après l'Hégire.

Wudjud est Un ! Cependant ... Cette existence connue et vue est une ombre (dzill), tout est «ombre».

En fait ce que Sarhandi voulait dire ici, par le mot «ombre», c'est que wudjud est une ombre, ou une
«illusion» quand elle est comparée à l'ESSENCE (DHAT).

L'ESSENCE est libre et purifiée de l'existence !


Tel que nous l'avons expliqué dans l'interprétation du chapitre de l'Unité, dans ce livre, ALLAH
est AHAD quant à son ESSENCE, et il est donc un non-sens de spéculer sur cette question ! Ainsi, les
gens spécialisés en la matière ont été avertis par Mohammed (Que la paix soit sur lui) :

«Ne spéculez pas sur l'ESSENCE (Dhat) d'ALLAH» !

Nous devrions comprendre correctement le sens de l'énoncé ci-dessus ! Il ne veut pas dire que vous
pourriez y réfléchir mais que vous ne devriez plutôt pas ! Il veut dire que c'est une impossibilité d'avoir
une telle réflexion ! Toute tentative aboutira absolument à une confusion et vous tomberez alors dans
l'erreur ! Par conséquent, évitez de perdre votre temps vainement en essayant de vous engager dans
une affaire pareille! C'est ce qui est impliqué. Voici un exemple pour expliquer pourquoi cela ne peut pas
se faire.

Vous possédez un certain nombre de qualités, chacune étant représentée par un nom particulier ! Si
quelqu'un demande «A qui appartiennent toutes ces qualités ?», la réponse sera «certainement à vous
!».Bien, mais «Qui êtes-vous ?» : vous êtes quelqu'un qui est en vie, conscient, qui pense, qui veut et
agit et qui peut réaliser ses voeux. Très bien ! Qui est le possesseur de ces qualités ? «Moi», direz-vous.
Qu'est-ce-que vous appelez «Moi ?».

A ce point, vous avez besoin de revenir en arrière, bon gré mal gré. Vous avez besoin de revenir aux
qualités de ce «MOI» pour le décrire tout comme un objet lié à un fil élastique qui peut aller aussi loin
que l'élasticité du fil le permet et qui rebondit en arrière ensuite.

Parce qu'à chaque fois que vous voulez identifier votre essence à laquelle se réfère le mot «MOI», vous
allez de nouveau être certainement obligé de prendre en considération quelques unes de vos qualités et
particularités. Or cet état est celui par lequel on «arrive à la station des qualités par la station de
l'Essence» dans la terminologie mystique. Donc, il est impossible de penser àl'ESSENCE d'ALLAH !

C'est là qu'ALLAH qui est AHAD est témoin de Lui-même qu'«il n'y a rien d'autre en dehors de Lui-
même» :

«Allah est témoin et avec lui les Anges et les initiés parmi les hommes qu'il n'y a d'Allah que
Lui» (3:18).

(«Shahida llahu annahu lâ ilâha illa huwawal malâ-ikatu wa ûlu l`ilmi »).

Il y a un point très significatif qui doit retenir notre attention à présent ! C'est une immense illusion
d'essayer de comprendre toutes les choses qui existent, en commençant par l'univers et les espaces,
puis «ALLAH» par la suite !

La voie définie dans le passé qui est «d'aller vers l'effet par la trace» est extrêmement longue,
hasardeuse et ressemble à un labyrinthe d'où l'on ne peut plus sortir une fois qu'on y est entré.

Il n'y a pas de fin aux noms d'«ALLAH» ! Il n'y a pas de fin aux sens que dénotent les noms d'«ALLAH» !
Et autant sont infinis les «états des êtres» autant le sont les univers ! L'idée d'une fin des univers est
attributive et elle établit une comparaison avec l'ESSENCE !

La Science exotérique basée sur les cinq sens (`ilm-i dzâhir, y compris `ilm-i djifir) et la Science
ésotérique, au-delà des cinq sens (`ilm-i bâtin, y compris kashif) sont insuffisantes pour comprendre la
VERITE et connaître «ALLAH».
Il est possible d'atteindre la vérité seulement à travers «`ilm-i ladun» (Connaissance par «la présence»
d'ALLAH, par «la vision» d'ALLAH). Car la réalisation des qualités divines n'est possible qu'au moyen
du `ilm-i ladun.

En termes soufis, le but principal, c'est d'être capable de se connaître soi-même dans la dimension des
Noms (Asma') , dans la dimension des Qualités (çifat) et dans la dimension de l'Essence (Dhat). Et ceci
ne peut être réalisé que si le but à atteindre est bien compris et le travail pour y parvenir bien accompli.

L'objectif premier pour parvenir au but doit être celui d'apprendre et de comprendre ce qu'est «ALLAH» !

Si le voyage commence par «ALLAH» et atteint «ALLAH» avec «ALLAH», il sera alors le plus court !

Notons, en conséquence, que notre but et objectif doit être celui d'apprendre à connaître les univers par
la compréhension d'«ALLAH», et non pas d'essayer d'atteindre «ALLAH» par la compréhension des
univers ! Sinon toutes nos vies se perdront dans les univers, et n'étant pas capables de nous
débarrasser des «voiles», nous arriverons au terme de nos vies dans ce monde et passerons à l'Autre
dans un état «voilé».

Qu'«ALLAH» fasse que nous vivions dans un état de pensée intérieure constante, libre de toutes
suppositions, que nous puissions atteindre la vérité et arriver à refléter les qualités divines que nous
portons déjà en nous-mêmes.