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Revista Vox Philosophiae

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Dossier pédagogique
à l`usage de ceux qui enseignent Rousseau en classe
Deux analyses de texte

Florenţa Cătălina Netcu

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Analyse textuelle I

,,Quand le soir approchait je descendais des cimes de l’île et j’allais volontiers


m’asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile cache;là le bruit des vagues et l’agitation de
l’eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie
délicieuse où la nuit me surprenait souvent sans que je m’en fusse aperçu.Le flux de cette eau son
bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux,supléaient
aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me fait sentir avec
plaisir mon existence sans prendre la peine de penser.De temps à autre naissait quelque faible et
courte réflexion sur l’instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m’offrait
l’image:mais bientôt ces impressions légères s’effaçaient dans l’uniformité du mouvement continu
qui me berçait,et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m’ attacher au point
qu’appelé par l’heure et par le signal convenu je ne pouvais m’arracher de là sans effort.’’1
En apparence il s’agit d’un texte simple,mais on peut découvrir un tas de choses en analysant ce
texte plus en détail.
Le texte choisi fait partie de la cinquième promenade des Rêveries du promeneur
solitaire.Pourquoi ,,Rêveries’’, pourquoi ,,promeneur’’, pourquoi ,,solitaire’’?
La ,,rêverie’’ est un état d’âme special,la rêverie est une absorption où ,,l’on est réduit au pur sens
de l’existence’’, ce que Rousseau veut et tente c’est de se laisser bercé par un état de bonheur simple
et parfait.Le ,,promeneur’’ est celui qui erre,qui ne trouve pas son ,,assiette stable’’.Cette instabilité,
que le auteurs du 18e siècle se plaisent à reconnaître,est entretenue par la vie errante de Rousseau,
par ses voyages choisis ou forcés, par son extrême susceptibilité qui le rend vulnerable et versatile.Il
est toujours en quête de son moi instable. Et il se replie sur soi-même, il recherche la solitude. Le
repliement de Rousseau sur lui-même est donc total dans les dernières années de sa vie:il vit
désormais dans le culte de ses souvenirs, enfermé dans ses ,,chimères’’, ne trouvant de communion
qu’avec le silence et la beauté de la nature.Ainsi s’explique le terme ,,solitaire’’.
Pour sensibiliser les élèves avec ce texte des Rêveries du promeneur solitaire, il faut leur parler un
peu de l’esprit rousseauiste, errant et mécontent, cherchant toujours la solitude, fuyant le contact des
humains.
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J.J.Rousseau, Les reveries du promeneur solitaire,Cinquème promenade, Ed. Galimard, Paris,1965, p.95.

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Dans ce livre il se débarrasse de son obsession d’apologie personnelle, il se livre tout entier au
plaisir d’écrire pour soi-même,de saisir et de formuler les contours d’une intimité. Les dix
promenades des Rêverie du promeneur solitaire (1776-1778) ont renoncé à l’autobiographie
explicative, axée vers la démonstration et la persuasion.Le bonheur du passé remémoré se confond
avec l’émotion de l’instant présent. Les limites entre la réalité et l’imagination s’estompent. Le style
lui-même imite ces modulations de la mémoire et de la sensation :il va au rythme de la
promenade,du clapotis des eaux, il vibre à l’unisson du coeur extasié ou ému, il suit les variations
harmonieuses du paysage changeant. La prose poétique des Rêveries du promeneur solitaire traduit
la sensation et les élans de la sensibilité. Car Rousseau introduit dans la littérature française cette
sensibilité poétique qui donne un aspect de nouveauté dans le paysage littéraire (ce qui est à préciser
pour les élèves).
L’auteur se console dans ce texte de sa dérive en se laissant voluptueusement glisser dans le rêve
et dans la ,, confusion délicieuse’’ sans ,,aucun objet bien détérminé ni constant’’.
Certes,les promenades s’organisent autour de thèmes rousseauistes où la philosophie n’est pas
totalement oubliée :la solitude et l’incommunicabilité, la morale et la foi, la philantropie, le
mensonge et la vérité, la charité et la sociabilité, etc. Mais ces débats sont enfouis dans une vaste
mélancolie, dans une poésie du temps ou le lyrisme et le pittoresque ont définitivement occulté
toute rhétorique.
Rousseau crée dans ce fragment choisi une image littéraire admirable. Ce sont des paysages,
comme il y a dans ce texte de la cinquième promenade des Rêveries du promeneur solitaire, ou ce
sont des sentiments d’amour dans La Nouvelle Héloïse. Il s’agit d’un texte descriptif. Pour éclaircir
aux élèves les problèmes que pose le texte descriptif on doit préciser :
1.les fonctions de ce texte
2.les caractéristiques d’organisation
3.les caractéristiques lexicales :
repères spatiaux
repères temporels
champs lexicaux
réseaux lexicaux
4.les caractéristiques grammaticales.
Lorsqu’un écrivain s’efforce d’évoquer un lieu, un objet, un personnage que son lecteur ne voit pas,
il a recours au texte descriptif : quelles sont les fonctions et les caractéristiques d’écriture de ce type

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de texte ?
1. Fonctions du texte descriptif.
Dans un récit de fonction,le texte descriptif peut :
-créer une atmosphère ou une impression ; dans le texte de Rousseau je découvre l’atmosphère
de la solitude, de l’isolement que l’auteur cherche sans cesse ; il fuit la compagnie des humains et il
va s’asseoir ,, au bord du lac sur la grève dans quelques asile caché’’. L’auteur, le descripteur
cherche quelque chose, un lieu, un „ asile caché ” qui se traduirait par ,,adăpost ascuns”. En se
cachant il cherche un espace protecteur ; c’est à quoi rêve toujours Rousseau : il aime se cacher, être
protégé, trouver un espace sécurisant dans sa vie il a profondément ressenti le manque de la
protection de sa mère, Rousseau étant orphelin. D’ailleurs je vais découvrir plus bas un autre terme
ayant liaison avec la protection maternelle ; c’est le terme ,,berçait’’, mais je vais expliquer cela
plus tard, dans mon analyse.
L’atmosphère perçue est donc celle de solitude, d’isolement ce qui mène à un état intérieur de ,,
rêverie délicieuse ’’.
Revenons aux fonctions du texte descriptif.
Dans un récit de fiction le texte descriptif peut aussi :
-donner au texte une valeur poétique, esthétique,
-développer le symbolisme : les éléments de la description sont aussi choisis parce-qu’ils
signifient quelque chose au-delà de l’objet décrit .
Dans notre texte, par exemple, le symbolysme est développé par l’image et le bruit produit par
l’eau. En regardant la surface de l’eau et en écoutant le bruit des vagues et l’agitation de l’eau,
Rousseau arrive à une comparaison, à une métaphore : la surface de l’eau est comme l’instabilité
des choses de l’univers ; l’eau change à chaque instant comme l’univers modifie son rythme à
chaque moment. Cette comparaison crée une image poétique admirable :l’agitation de l’eau est
comme l’agitation du monde, comme ,,l’instabilité des choses de ce monde’’ dont ,,la surface des
eaux’’ offre l’image à Rousseau.
2. Caractéristiques d’organisation.
Un texte descriptif doit être fortement structuré pour que le lecteur puisse se représenter ce qu’il ne
voit pas.Plusieurs organisations sont possibles,et un même texte en conjugue souvent deux ou trois.
• L’organisation selon un point de vue. Le texte est systématiquement structuré en fonction de
celui qui voit. Il respecte alors :
-un cadre spatial ; dans le texte ce cadre est esquissé sous la forme d’une descente ,, des

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cimes de l’île ’’ pour s’asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque ,,asile caché’’.
-un cadre temporel (quand l’observateur se deplace et il fait une découverte progressive ; le
cadre temporel est ,,quand le soir approchait’’. L’action se passe vers le soir. Le soir
prédispose à un état d’équilibre intérieur et de bonheur. Rousseau s’abandonne, quand le soir
approche,au plaisir de vivre au sein de la nature, au plaisir de plonger dans ,,une rêverie
délicieuse’’. On peut remarquer dans ce texte une jouissance du descripteur de s’abandonner
tout entier à la beauté magique de la nature. Il semble établir avec elle des relations intimes
et profondes.
• L’organisation thématique. Le texte décrit un tout , le thème, mais celui-ci est divisé en
parties décrites successivement, les sous-thèmes.
Le thème dans le texte analysé est la nature (le sentiment que provoque celle-ci) ; les sous-
thèmes sont le lac, la solitude, la rêverie etc.
• La constance de choix stylistiques. Dans une description la métaphore, les champs et
réseaux lexicaux sont facteurs de cohésion. Je précise encore que Rousseau arrive dans ce
texte à une métaphore : la surface de l’eau est comme l’instabilité des choses de l’univers ;
l’eau change à chaque instant comme l’univers modifie son rythme à chaque moment. Les
réseaux lexicaux sont ici ,,l’île’’, ,, le lac’’, ,,la grève’’, ,,le bruit des vagues’’ , ,,l’agitation de
l’eau’’. Pour ce qui est des caractéristiques lexicales j’ observe les choses théoriques
suivantes et des exemples.
3. Caractéristiques lexicales.
Ici j’ analyse les :
-repères spatiaux
-repères temporels
-champs lexicaux des cinq sens.
• Repères spatiaux : même s’il s’agit d’un texte descriptif, il y a quand même une action
comme dans une séquence narrative ; Rousseau présente un paysage de montagne avec un
lac, mais le sujet descripteur cherche quelque chose. Je peux proposer aux élèves comme
exercice de préciser que cherche l’écrivain. Et l’explication est la suivante :il cherche ,,un
asile caché’’, un espace protecteur, il cherche un lieu isolé. Pourquoi? Pour rêver, pour se
laisser bercer par la beauté de la nature, pour se vider de toute pensée, de toute réflexion.
Les indices spatiaux sont les substantifs cimes de l’île, le bord du lac, l’asile caché, et
l’adverbe ,,de là’’.

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• Repères temporels : les indications de temps apparaissent aussi dans ce texte ; l’action se
passe ,, Quand le soir approchait ’’ . J’ai un adverbe de temps et plus bas un autre adverbe
,,de temps à autre’’, ce-dernier prouvant que, même s’il s’agit d’un état de rêverie tranquille
il se passe quand même quelque chose. L’eau change, s’agite en évacuant toute pensée de
l’esprit de celui qui décrit ; l’eau frappe sans cesse les sens du descripteur, en annulant toute
réflexion. Il faut préciser ici que la pensée est pour Rousseau une chose difficile, fatiguante ;
à la place de la pensée s’installe le sentiment, la sensation de l’existence qui sort du temps.
• Champs lexicaux des cinq sens : La vue est le sens le plus constamment sollicité. Mais ce
qui est décrit peut être rendu plus présent, plus concret par l’intervention des notations et des
remarques liées aux autres sens. Dans le texte de Rousseau j’ai affaire plutôt à des
sensations auditives ; Il y a le bruit des vagues et l’agitation de l’eau.Il dit même :
,, Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant
sans relâche mon oreille et mes yeux suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait
en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de
penser’’.
Le bruit est ,, renflé ’’ (mai puternic) et (bate fără încetare) . L’écrivain devient attentif aux
sensations auditives et puis visuelles.Je dois expliquer ce mécanisme où l’écrivain se laisse vidé et
réduit à un état d’immobilité. Le sujet devient opaque, devient passif. Il entend le bruit de l’eau, il
voit le mouvement de cette eau. Il ne voit pas un paysage, mais il ressent ce paysage. Rousseau
emploie même le verbe ,, sentir ’’ qui s’oppose au verbe ,, penser ’’. L’agent actif est la nature, l’eau
(qui est l’élément prédilect chez Rousseau) ; l’état induit par ces sensations est l’état de rêverie
délicieuse’’.
Au point de vue didactique, il faut expliquer aux élèves le mécanisme par lequel l’écrivain, le
descripteur, se vide de la notion du temps et il perd tout contact avec la réalité.
Quand il dit „ cette eau ” (où il utilise le demonstratif ,, cette ”), il fait voir devant les yeux des
lecteurs ,, cette eau’’. Le lecteur (l’élève) commence à s’imaginer le bruit et le mouvement des
vagues ; il commence à entendre et à percevoir les sensations ressenties par le descripteur. Il faut
discuter avec les élèves cette opposition des verbes ,, sentir ” et ,,penser’’. ,, Sentir ’’ s’oppose à ,,
penser ’’. La pensée a été évacuée ; ce qui reste est quelque chose de palpable : l’écrivain se sent
vivant, il se sent vivre. La pensée est une chose fatiguante, difficile (et les élèves comprennent cela
du texte analysé). Au lieu de la pensée s’installe le sentiment de l’existence qui sort du temps. Le
sujet devient objet. Le pronom ,, je ’’ du début devient objet indirect (,, je descendait des cimes ’’,

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devient objet ; ,,dont la surface des eaux m’offrait l’image’’). Rousseau communique par ces
sensations un état intérieur de bien.
En quoi consiste le mécanisme littéraire ?
Et par quoi, est-il intéressant au point de vue de la didactique ?
Ici, au point où le sujet devient objet, je vais expliquer aux élèves comment apparaît dans le texte
une image poétique et comment cette image remplace la pensée. Les élèves doivent comprendre que
,,l’eau’’ n’est plus un objet contemplé, mais le lieu qui donne de temps à autre une image poétique.
L’eau devient elle même une image poétique, une métaphore ; sa surface est comme l’instabilité des
choses.
La poésie apparaît comme primordiale et la pensée sous la forme d’une métaphore. Le poète se
trouve dans un état de transe ; il reçoit de l’extérieur des sensations et se laisse à la portée de
l’action de la nature. Il y a aussi des pensées,mais faibles.
On peut discuter le terme ,,berçait ‘’(legăna). Il s’agit d’une perception de tout le corps, un
mouvement rythmique où la mère tient son enfant dans les bras.
Les élèves doivent comprendre que Rousseau cherche cet état de protection en retrouvant le plaisir
de l’enfance qu’il n’a pas eu (Rousseau était orphelin).
Tout à fait intéressant est le mécanisme par lequel Rousseau s’arrête d’être un sujet actif. Le
paysage devient un ,,paysage état d’âme’’. Comment s’explique cela? Il s’agit d’une relation où l’on
passe de l’état de sujet à l’état d’objet. Rousseau laisse à côté la pensée, la réflexion, la raison ; il a
un sentiment de l’éternité, un état intérieur de bien absolu qui lui procure la joie, le bonheur donné
par la nature, par l’isolement. L’homme se laisse intégré dans la nature.
La descente de la montagne, l’eau et son bruit, sa surface et ses vagues, proposent au descripteur
un contact perceptif. La nature lui propose une image littéraire : l’image de l’instabilité du monde.
Rousseau propose au premier plan le plaisir que moi comme lecteur, je ressens à lire un texte de
cette facture. Rousseau nous propose, par l’intermédiaire de ce plaisir sa valeur de connaissance.
Mais, la partie de la réflexion reste secondaire ; principale est l’image poétique. Rousseau offre le
mécanisme par lequel le lecteur a la plénitude du sentiment d’éxister. Voilà comment un texte en
apparence simple, peut offrir un plaisir incomparable de la lecture.
La description expressive est l’équivalent du ,, paysage état d’âme ’’. Cette description est une
expression particulière ,,selon l’âme du poète’’, reflétant la vision d’un individu peu commun ( ,, un
esprit particulier ’’ ).
La description est expressive parce-qu’elle se présente comme la dépositaire d’un point de vue, qui

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est celui de l’auteur ou celui du personnage, qui surdétermine la description.


Les descriptions de paysages ne représentent pas un état littéraire chaotique sans début et sans fin.
Elles doivent être analysées d’une certaine manière au sein du texte littéraire. De même la
description expressive.
Textuellement, je remarque la présence d’isotopies euphoriques ou dysphoriques, selon ,, l’état
d’âme’’ du descripteur. Je perçois aussi les marqueurs de subjectivité (verbes propositionnels,
modalisateurs, axiologiques).
Où apparaissent les descriptions expressives ?
Jean-Michel Adam éclaire cette question : elle apparaissent dans des structures narratives ayant
certaines propriétés organisatrices ; par exemple, dans des romans à la prèmière personne, dans des
romans qui jouent sur une structuration temporelle.
Donc, à l’intérieur de ces récits fleurissent les descriptions expressives
,, mnémoniques ”, procédé (...) dont on peut ainsi résumer le fonctionnement :
,, a) Le paysage se présente comme le reflet de « l’état d’âme » du personnage, il sert de méditation
expressive entre le personnage et ses sentiments (...).
b)Le même paysage et présenté plusieurs fois mais avec des tonalités différentes. Variations qui
révèlent le changement des dispotions intérieures du personnage et qui sont l’occasion pour
l’auteur-narrateur d’introduire des réflexions « philosophiques » sur le temps, sur les sentiments’’2 .

4. Les caractéristiques grammaticales.


Pour ceux qui est des caractéristiques grammaticales on va analyser les temps utilisés. Le temps
dominant de la description est l’imparfait :
– ,, le soir approchait ’’
– ,, je descendais ’’
– ,, j’allais ’’
– ,, la plongeaient ’’
– ,, suppléaient ’’
– ,, la rêverie étagnait ’’
– ,, suffisaient ’’
– ,, naissait ’’
– ,, m’offrait ’’

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J. M. Adam, Le texte descriptif, p.19, Nathan, Paris, 1996.

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– ,, je ne pouvais ’’ , etc.
Ala fin, je vais proposer aux élèves quelques thèmes de reflexion qu’ils peuvent développer eux-
seuls.
Exercices pour la compréhension de la lecture de l’oeuvre de Rousseau :
Exercice 1
-La promenade
a)En quoi peut-elle satisfaire les goûts de Rousseau ?
b)Distinguez les divers plans du paysage
c)Montrez qu’il est évoqué par le rythme
Exercice 2
-La rêverie
a) Expliquez comment s’opère le passage de l’état conscient à la rêverie.
b) Définissez ,, l’état de rêverie ’’ et analysez les raisons du plaisirr qu’elle procure à Rousseau.
c) Comment a-t-il suggéré l’évasion profonde que la rêverie lui apporte ?
Exercice 3
-Commentaire composé – Sources diverses du bonheur : suggestions et poème en prose.
Exercice 4
Repérez les indices spatiaux dans ce texte descriptif :
,, au bord du lac ’’ ,
,, la grève ’’ , etc.
Exercice 5
Repérez les indices temporels ; que suggére le soir ?
,, Quand le soir ’’, de temps à autre’’.
Exercice 6
Précisez à quel temps et écrit le fragment annalysé ; ex : l’imparfait.
Exercice 7
Expliquez ce que vous inspirent les termes :
,, asile caché ’’ ,
,, renflé ’’ ,
,, frappant ’’ ,
Utilisez le dictionnaire et imaginez ce que vous inspirent ces termes.
Exercice 8

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A partir de ce texte descriptif, imaginez, dans l’esprit de Rousseau, une rédaction de 20 lignes avec
le titre ,, Au bord du lac ’’. Utilisez dans votre rédaction les termes suivants : au bord du lac, la
grève, les vagues, frapper, sans relâche, la rêverie délicieuse.
Exercice 9
En exploitant ce texte descriptif, entamez une courte rédaction avec le titre : ,, Le bonheur que la
nature inspire ’’ .
Exercice 10
Expliquez, en vous aidant de ce texte descriptif, le mécanisme par lequel le descripteur Rousseau
se vide de toute pensée et fait lieu à l’image poétique.
Exercice 11
L’apparition du paysage dans la sensibilité littéraire :la description et le pittoresque cèdent le pas à
l’impression. Montrez que cet endroit, cet espace décrit par Rousseau devient un lieu presque
mythique, un éden.
Exercice12
Comment passe-t-on de la promenade ou du paysage à l’état de réverie? Relevez en particulier le
rôle de l’eau. Pourquoi cet élément joue-t-il si fortement sur la sensibilité rêveuse ?
Exercice 13
Les ressources poétiques de la prose de Rousseau : rythmes, sonorités, liquidité et fluidité,
suspension, etc. Etudiez l’art de Rousseau. Comment suggére-t-il aussi l’émotion présente que son
évocation fait renaître ?
Exercice 14
Etudiez le langage utilisé par Rousseau dans ce texte descriptif. Faites attention à l’image poétique
que l’eau inspire ; l’eau devient métaphore pour l’instabilité des choses.
Exercice 15
La culte de la nature chez Rousseau. Développez cette idée.
Exercice 16
Analysez l’influence du paysage sur le lecteur :comment est suggéré l’état d’âme ?
Exercice 17
Rédaction : ,, Le sentiment de la nature et l’exaltation du moi chez Rousseau ” .
Exercice 18
Quels moyens (vocabulaire, présence constante de l’auteur sous forme d’objet, cadence,
musicalité...) font apparaître ce texte comme un poème en prose visant à l’analyse d’un état d’âme

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ineffable, c’est-à-dire qui n’est ni intellectuel, ni clairement exprimable ?


Exercice 19
La présence de l’eau, symbole de la quiétude et de la sécurité retrouvées après un retour très
fugitif à la conscience de l’instabilité des choses.
Exercice 20
Composition française
Nul de ceux qui ont lu Les Rêveries deRousseau ou Les Méditations de Lamartine ne peut oublier
lelac de Bienne ou celui du Bourget. Le pouvoir de l’écriture donne même parfois existence à des
lieux qui n’existent que dans et par les livres. A partir d’exemples de votre choix, vous montrerez
quels rôles un lieu imaginaire ou réel (paysage, édifice, monument, décor urbain, etc.) peut jouer
dans les oeuvres littéraires.

Notte de l`auteur : En ce qui concerne les themes developpees dans cet article, je dois preciser que
je me suis inspiree de certains recueils de commentaires (Lagarde et Michard,Xavier Darcos,
Bernard Tartayre XVIII siecle).

Analyse textuelle II

Quand je propose le texte suivant, je dois expliquer aux élèves que Rousseau
est sa propre source :des idées obsédantes, des souvenirs, des motifs et des thèmes se répètent dans
toute son oeuvre, parfois littéralement.
Dans Les Confessions, (livre IV), Rousseau raconte une nuit passée à la belle étoile. Nous y
trouvons l’amour de la nature et l’extase de la rêverie :
,, Il avait fait très chaud ce jour-là, la soirée était charmante ; la rosée humectait l’herbe flétrie ;
point de vent, une nuit tranquille ; l’air était frais, sans être froid ; le soleil, après son coucher, avait
laissé dans le ciel des vapeurs rouges dont le réflexion rendait l’eau couleur de rose ; les arbres des
terrasses étaient chargés de rossignols qui se répondaient de l’un à l’autre. Je me promenais dans
une sorte d’extase, livrant mes sens et mon coeur à la jouissance de tout cela (...) . Absorbé dans ma
douce rêverie,je prolongeai fort avant dans la nuit ma promenade, sans m’apercevoir que j’étais las.
Je me couchai volupteusement (...) ; le ciel de mon lit était formé par les têtes des arbres, un
rossignol était précisément au-dessus de moi ; je m’endormis à son chant :mon sommeil fut doux,

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mon rêveil le fut davantage. Il était grand jour :mes yeux, en s’ouvrant, virent l’eau, la verdure, un
paysage admirable. ’’
Comme méthode et technique d’approche de ce texte je propose le même schéma utilisé dans les
chapitres antérieurs :
1)Fonctions du texte descriptif :
-créer une atmosphère ou une impression
Il faut expliquer aux élèves et découvrir avec eux l’impression dominante du texte : il s’agit d’une
atmosphère agreable, vers le soir, quand l’écrivain se promène dans une sorte d’extase et se laisse
envahir par des sensations perceptives qui envirent ses sens et qui lui font perdre sa conscience, sa
réflexion.
Partout dans ses descriptions de paysage (et les élèves doivent comprendre très bien cela) ,
Rousseau est un agent passif et la nature un agent actif. L’écrivain devient attentif aux sensations. Il
se laisse vidé et réduit à un état d’immobilité. Il ne voit pas un paysage, mais il le ressent. La poésie
apparaît comme primordiale et la pensée sous la forme d’une image poétique. L’écrivain se trouve
dans un état de transe où il reçoit de l’extérieur des sensations et se laisse à la portée de l’action de
la nature.
L’impression de solitude au milieu de la nature, où le sujet descripteur peut rêver à l’aise.
Les élèves peuvent remarquer facilement l’atmosphère dominante de cette description et peuvent
même la décrire de nouveau avec les mêmes mots que l’auteur : il fait chaud, c’est la soirée, la
rosée humecte, l’herbe flétrie ; point de vent, une nuit tranquille ; l’air est frais, sans être froid, le
soleil laisse dans le ciel des vapeurs rouges, les arbres sont chargés de rossignols, l’écrivain se
promène dans une sorte d’extase.Il prolonge dans une douce rêverie sa promenade. Il s’endort et
quand il se réveille il voit l’eau, la verdure, un paysage admirable.
-développer le symbolisme
Les élèves doivent comprendre que le symbolisme est ici développé par le choix des sensations
perceptives de toute sorte : auditives, visuelles, olfactives. Les couleurs, les sons, les odeurs se
répondent comme dans le poème.
Correspondances de Baudelaire
On peut développer avec les élèves un débat à partir de cette proposition : ,,Les couleurs, les
odeurs et les sons se répondent’’, en faisant des correspondances avec le poème de Baudelaire.
2)Caractéristiques d’organisation
Le texte respecte alors :

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• un cadre spatial
Dans notre texte ce cadre est précisé à la fin du texte ;il paraît que l’action se déroule au bord de
l’eau où il y a beaucoup de verdure qui produit l’impression d’un paysage admirable.
• un cadre temporel
Pour ce qui est du temps les élèves peuvent découvrir plusieurs marques ; l’action se passe comme
dans la majorité des descriptions de Rousseau, vers le soir. On peut demander aux élèves à quoi
prédispose le cadre temporel? Bien sûr le soir prédispose à un état de bonheur et d’équilibre
intérieur.
Je peux conclure que l’écrivain s’abandonne, quand le soir approche au plaisir de vivre au sein de
la nature, au plaisir de s’abandonner dans une ,, sorte d’extase ’’ .Il est à remarquer la jouissance de
l’auteur de s’abandonner tout entier à la beauté magique de la nature et d’établir avec elle des
relations intimes et profondes.
• l’organisation thématique
Les élèves doivent ici préciser les thèmes et les sous–thèmes du texte.
Le thème, comme d’habitude et la nature.
Les sous–thèmes sont : la nuit, l’eau, les rossignols, le soleil.
• la constance de choix stylistiques
Je vais discuter les marques stylistiques, le choix des noms et des adjectifs qui aident beaucoup à
refaire le paysage décrit. Le texte débute par un adjectif renforcé par l’adverbe ,, très ’’ ce qui fait
penser les élèves à la chaleur étouffante de la journée, en opposition avec l’air frais, sans être froid
de la soirée.
Le choix des adjectifs est propre à une atmosphère agréable.
-la soirée charmante (seară încântătoare)
-une nuit tranquille (noapte liniştită)
-l’air frais, sans être froid (aerul proaspăt,fără a fi rece)
-arbres chargés de rossignols (copaci încărcaţi de privighetori)
-un paysage admirable (un peisaj admirabil)
Le choix stylistique mène à la description d’un paysage agréable, beau, paisible, propice aux états
d’extase et de rêverie. On peut discuter avec avec les élèves le fragment du texte où Rousseau décrit
son état d’âme, car ce paysage a la fonction d’un paysage état d’âme ; Rousseau dit ainsi :
,, Je me promenais dans une sorte d’extase, livrant mes sens et mon coeur à la jouissance de tout
cela (...) . Absorbé dans ma douce rêverie, je prolongeai fort avant dans la nuit ma promenade, sans

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m’aperçevoir que j’étais las.’’


Rousseau propose au premier plan le plaisir que nous, comme lecteurs, nous ressentons à lire un
texte de cette facture. La partie de la reflexion reste secondaire ; principale est l’image poétique.
Rousseau ne fournit pas des paysages de nature,mais il offre le mécanisme par lequel le lecteur a la
plénitude du sentiment d’exister. Un texte, en apparence simple peut offrir aux élèves le plaisir de
lire une prose de qualité. Rousseau offre par ces descriptions des images littéraires admirables.
3)Caractéristiques lexicales,
-repères spatiaux
-repères temporels
-champs lexicaux des cinq sens
-réseaux lexicaux
 Repères spatiaux
Même s’il s’agit d’un texte descriptif, il y a quand même une action comme dans une séquence
narrative ; l’écrivain présente un paysage agréable, mais le sujet descripteur fais quelques actions :
il se promène dans une sorte d’extase, il prolonge fort avant la nuit sa promenade, il se couche
voluptueusement, il s’endort, il se rêveille, ses yeux s’ouvrent et voient l’eau, la verdure, un
paysage admirable.
Les élèves peuvent découvrir quelques adverbes de lieu :
,, dans le ciel ’’
,, au-dessus de moi ’’
Ces adverbes ont la fonction de préciser qu’il s’agit d’un espace ouvert qui est balayé tout entier
par le regard du descripteur.
Même les noms accompagnés d’adjectifs peuvent caractériser cet espace admirable :
–l’air frais, sans être froid, des vapeurs rouges
–le ciel, un rossignol était précisément au-dessus de moi, l’eau, la verdure, un paysage admirable.
 Repères temporels
Ici, les élèves remarquent un tas de marques temporelles. Le fragment débute par l’adverbe ,, ce
jour-là ’’ ce qui fait penser à une évocation. Rousseau continue, par ,, la soirée ’’ , ,, après son
coucher ’’(il s’agit du soleil), ,, fort avant dans la nuit ’’ , il était grand jour ’’ .
Ici le cadre temporel est très précisément établi.Je sais quand, à quel moment précis de la journée
la description se déroule.Mais le descripteur est absorbé dans sa douce rêverie et même il ne
s’aperçoit pas qu’il est là, ce qui veut dire qu’il perd un peu plus la notion du temps et le contact

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avec réalité.
 Champs lexicaux des cinq sens
Rousseau utilise dans ce texte descriptif presque tous le sens ; il développe ainsi des images
visuelles, tactiles, auditives.
La description commence par une sensation tactile :
,, Il avait fait très chaud ce jour-là.’’
Et continue : ,, la rosée humectait l’herbe flétrie ’’, ,, l’air était frais,sans être froid ’’.
Rousseau passe ensuite aux sensations visuelles :
,, (...) le soleil, après son coucher, avait laissé dans le ciel des vapeurs rouges dont la réflexion
rendait l’eau couleur de rose.’’
Il faut préciser aux élèves que Rousseau utilise très rarement les couleurs dans les descriptions du
paysage. Ici il y a une exception. Il poursuit de la même façon : ,, les arbres des terrasses étaient
chargés de rossignols (...) ’’, ,, Il était grand jour :mes yeux, en s’ouvrant, virent l’eau, la verdure,
un paysage admirable ’’.
Je découvre même des sensations auditives :
,, les arbres des terrasses étaient chargés de rossignols qui se répondaient de l’un à l’autre ’’ .
Toutes les sensations s’entrecroisent d’une façon sublime qui fait penser à Baudelaire :
,, La nature est un temple, où de vivant piliers ’’.
4) Les caractéristiques grammaticales
Pour ce qui est de ces caractéristiques j’analyserai le choix des temps verbaux. Même s’il s’agit
d’un discours (l’écrivain raconte ce qu’il voit et ce qu’il ressent), j’ai quand même les temps du
récit. Pourquoi cela ? Les élèves doivent comprendre que même s’il y a une description, dans ce
texte se passe quelque chose où le descripteur fait des actions :
-il se promène
-il est absorbé dans sa douce rêverie
-il ne s’aperçoit qu’il est las
-il se couche voluptueusement
-il s’endort
-ses yeux s’ouvrent
-il voit l’eau,la verdure,le paysage admirable.
Rousseau emploie l’imparfait,temps par excellence de la description :
-la soirée était charmante

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-la rosée humectait l’herbe flétrie


-la réflexion rendait l’eau couleur de rose
-je me promenais
-il était grand jour
Mais je peux découvrir aussi le plus que parfait, ça et là :
-il avait fait très chaud
-le soleil (...) avait laissé dans le ciel des vapeurs rouges
-le ciel de mon lit était formé par les têtes des arbres
Il utilise même le passé simple :
-je prolongeai
-je me couchai
-je m’endormis
-mon someil fut doux, mon rêveil de fut davantage
-mes yeux (...) virent
–L’expansion nominale
Les noms et leurs adjectifs sont bien choisis par l’écrivain pour créer un espace propice à la rêverie,
un espace idéal qui,en réalité, n’existe pas peut-être.
-soirée charmante
-l’herbe flétrie
-nuit tranquille
-vapeurs rouges
-l’eau couleur de rose
-douce rêverie
Encore un fois, je peux faire comprendre aux élèves que les descriptions de paysages ne
représentent pas un état littéraire chaotique sans début et sans fin. Elles doivent être analysées d’une
certaine manière au sein du texte littéraire.
C’est une description expressive qu’il est l’équivalent du paysage état d’âme.Cette description est
une expression particulière ,,selon l’âme du poète’’ , reflétant la vision d’un individu peu commun
( ,, un esprit particulier ’’ ) . Et Rousseau l’est davantage.

Exercices pour la compréhension de la lecture de l’oeuvre de Rousseau


Exercice 1 : Lecture d’une image littéraire(description de paysage).

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Etapes de travail pour les élèves


1)Décrivez l’image de cette description en vous aidant des mots de l’auteur (les élèves doivent :
décrire de nouveau avec les mêmes mots que l’auteur en utilisant les verbes au présent ).
Exemple : Il fait chaud, c’est la soirée, la rosée humecte, l’herbe flétrie ; point de vent,une nuit
tranquille ; l’air est frais, sans être froid, le soleil laisse dans le ciel des vapeurs rouges, les arbres
sont chargés de rossignols, l’écrivain se promène dans une sorte d’extase ; il prolonge dans une
douce rêverie sa promenade, il s’endort et quand il se rêveille il voit l’eau, la verdure, un paysage
admirable.
2)Imaginez à quelle occasion a été faite cette description ; exemple : à l’occasion d’une promenade.
3)Quel atmosphère ou sentiment exprime cette description ?
Exemple : de grandeur, agréable, paissible.
4)Les bruits inspirés par cette description ; exemple : le chant des rossignols, etc.
5)Les odeurs inspirés par la description ; exemple : l’odeur de la nuit, l’air frais, etc.
6)Faites une liste lexicale avec les termes utilisés par l’auteur dans la description.

Adjectifs :
charmante, flétrie, frais, rouges, extase, douce, doux, admirable.

Noms :
de jour, la soirée, la rosée, l’herbe, le vent, la nuit, l’air, le ciel, les vapeurs, les rossignols, la
jouissance, la rêverie, ma promenade, le chant, mon someil, mon rêveil, l’eau, la verdure, un
paysage.

Verbes :
était, avait laissé, rendait, se répondaient, je me promenais, livrant, je prolongeai, absorbé, j’étais
las, je me conchai, je m’endormais, s’ouvrant.

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