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MA TANTE!

LE CUR DIT PLUS QUUNE SIMPLE PARENTE

Elle na jamais eu denfants, vous la voyez pourtant Entoure des ntres, et avec eux, nous les grands Do vient alors, cette chaleur, complicit, cet panouissement ? Le secret rside dans sa gnrosit sans bornes. Elle ne cesse de donner,-se dbarrassant de son voile morneAmour, enseignement, protection, enfin maturit Pour que chacun vive sereinement et dans la paix. Son tableau de jeunesse connotait la perscution On prtextait la bonne ducation sous le coup de la pression Elle a grandi en famille mais sans ses piliers Vu ses origines, on la considrait des leurs Vu du comportement, on manquait presque de piti : Soustraite au travail domestique ,attisait sa douleur Son mariage, un sacrifice plutt quune dlivrance Un rle des plus nobles jouer, et rebonjour la souffrance ! Ses privations, elle en a fait sa force dexister Ctait une mre , maintenant une grand- maman apprcie Cette grande dame est lexception qui confirme la rgle Loiseau inoffensif mtamorphos en redoutable aigle. Protgeant ses nouveaux petits, sa consolation, sa raison dtre Mais, cette endurance finit par lpuiser, il faut le reconnatre. Tout le temps, elle a fougueusement combattu Mission accomplie aussi bien quelle a pu. Elle continue nanmoins de partager, conseiller, unir Sans renoncer son droit de rprimander, redresser, avertir Puisse le trs haut lui procurer longue vie Tant quelle pourra en profiter, lui pargnant la maladie.

Ouafaa JAMARI Janvier 2013