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Fanny Smith

Une année après sa grave blessure, la jeune Vaudoise caracole en tête de la Coupe du monde de skicross. Rencontre lors d’une pause à Villars-sur-Ollon, avant qu’elle ne reprenne la route.
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Les courses, c’est son affaire
Rencontre
C’est à Villars-sur-ollon que nous retrouvons Fanny smith, victorieuse de trois épreuves en Coupe du monde de skicross cette saison. La championne vaudoise s’octroie un break durant les Fêtes. «Je fais un stop neige complet durant deux semaines. Je m’astreins à l’entraînement physique et je profite de skier avec des amis. de la détente, mais rien de plus.» Avec une vue imprenable sur les dentsdu-midi, le chalet est des plus coquets. «Ce chalet est mis à ma disposition par des amis. ici, rien ne m’appartient vraiment.»

«J’ai découvert le skicross à 14 ans. J’ai tout de suite su que c’était ce que je recherchais»

Etats-Unis
«mon père a vécu aux etats-unis jusqu’à l’âge de 15 ans. Chaque été, avec mon frère, on allait passer des vacances chez ma grand-mère à Boston. mes parents nous mettaient dans l’avion et ma grand-mère nous réceptionnait. elle n’est plus là aujourd’hui, mais nous avons gardé des amis aux etats-unis.» Fanny smith ne voudrait cependant pas y vivre. «Je ne pourrais pas. on a un si beau pays ici! petite, je lui trouvais toutes sortes de défauts et je voulais vivre ailleurs. maintenant que je voyage beaucoup, je me rends compte qu’on est super chanceux de pouvoir vivre ici.» La saison a plus que bien démarré pour la sportive, qui affiche un beau sourire.

Portrait
Parcours. Fanny smith est née le 20 mai 1992 à Aigle (Vd). «J’ai arrêté l’école à 16 ans. Avec mes parents, on a décidé que j’allais à 100% dans ce que j’aime.» Entraîneur. «J’ai mon propre entraîneur. Guillaume nantermod est un ancien champion du monde de boardercross. Quand j’ai choisi le skicross, il n’y avait aucune structure en place.» Parents. «ma mère est enseignante. mon père, moniteur de ski et moniteur de parapente. il avait monté l’école de Genève, qu’il a vendue pour nous voir grandir ici.»

Coopération
n° 3 du 15 janvier 2013

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Enfance
deuxième d’une famille de trois enfants, la skieuse est née à Aigle. elle a grandi entre Gryon et Villars-surollon. «mon enfance a été très marquée par le sport. A deux ans et demi, j’ai fait ma première expérience à ski.» elle a très vite participé aux épreuves organisées par le ski-club Villars. «Le ski alpin me convenait bien, mais j’adorais surtout aller au snow park avec mon frère. J’aimais les sauts. A 14 ans, j’ai pris le départ de ma première épreuve de skicross. J’ai tout de suite su que c’était ce que je recherchais.»

«Dyslexique, je ne suis pas une grande lectrice. Je choisis des ouvrages liés au monde du sport.»

Vacances. «on partait en famille, toujours un peu à l’arraché. il ne nous fallait pas plus d’un jour pour choisir le lieu de nos vacances et partir. on louait une voiture et place à l’aventure!»

Nationalités. «Côté paternel, mon grand-père est Américain et ma grand-mère Française. Côté maternel, mon grand-père est Belge et ma grand-mère Anglaise...»

Parapente. «Je devrais passer mon brevet de parapente, mais ce n’est pas ma tasse de thé. moi, j’aime bien avoir les pieds sur la terre ferme.»

Sponsors. «J’aime bien le côté recherche de sponsors. J’espère pouvoir bientôt vivre sans dépendre de mes mécènes qui sont des amis.»

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En course avec Fanny Smith:
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Accident
Comme de nombreux sportifs, Fanny smith a connu l’accident. C’était en décembre 2011 en italie. «L’été dernier, ça a été difficile. J’ai dû réapprendre à marcher. Le temps m’a semblé terriblement long.» une fois remise sur pied, elle a passé à l’entraînement. «Avec mon entraîneur Guillaume nantermod, nous avons traversé la suisse à vélo, de Villars-sur-ollon à saint-Gall. on fait chaque été un gros entraînement physique pour se retrouver un peu. une année, ça a été la traversée de la Corse à pied, une autre, les cols du Tour de France.»

Dans la minicuisine du chalet prêté par des amis.

Cuisine
«La cuisine n’est pas trop mon truc, mais je fais à manger quand il le faut. Comme j’aime beaucoup la cuisine thaïe, j’opte pour une cuisine au wok quand je suis seule. C’est bon et c’est sain. ici, mes amis m’invitent très souvent à manger. sans parler de ma maman et de ma grand-mère maternelle qui font toutes deux de bons petits plats.» Côté courses, elle s’approvisionne chez Coop en suivant l’enseignement de sa mère. «Je fais attention à la proximité, à la saison et au bio. Tout dépend des produits. Le poulet, par exemple, c’est toujours bio.»

Amitié
«Je revois mes amis chaque fois que je reviens. Je suis quelqu’un qui a besoin d’avoir beaucoup de contacts»
«Je suis quelqu’un qui a besoin d’avoir beaucoup de contacts. mes meilleurs amis, je les revois à chaque fois que je reviens. on a l’habitude de ne pas se voir pendant de longs moments, puis de se retrouver pour partager du temps ensemble. C’est une situation normale pour eux.» et dans le monde du skicross? «on est quand même concurrentes. Quand on est dans les portes, c’est sûr que seule la compétition compte. en dehors des courses, on est vraiment amies. moi, je m’entraîne souvent avec la Française ophélie david. on se marre bien.»

A l’heure du thé.

Actualité
La Vaudoise a commencé sa saison 2012-2013 en fanfare, avec des victoires lors des épreuves Coupe du monde de nakiska (Canada), Telluride (etats-unis) et Val Thorens (France). «pour moi, c’était déjà incroyable d’avoir gagné la première course. en gagner deux encore à la suite a été quelque chose de dingue...» des moments d’appréhension? «Je n’y pense pas trop. Je veux plutôt oublier les mauvaises passes. Je pense que c’est une qualité. depuis le premier jour où j’ai repris la compétition, j’ai fait mes courses sans me poser de questions. J’étais prête physiquement et je voulais retrouver le plaisir que j’avais.»

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