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TRICP

TRaitement Informatisé des Créances Privées

CAHIER DES CHARGES

Version 1.6 du 11/05/2009

TRICP Cahier des charges 2009 v1.6

1.

PRESENTATION DU DISPOSITIF TRICP

4

1.1. OBJECTIF ET FONCTIONNEMENT DU DISPOSITIF

4

1.2. CHAMP D’APPLICATION DU DISPOSITIF

5

1.2.1. Les débiteurs éligibles

5

1.2.2. Les créances éligibles au refinancement Banque Centrale

6

2. CONTRÔLE D’ELIGIBILITE DES CREANCES PRIVEES

7

2.1.

MESURE GENERALE D’APPRECIATION DU RISQUE DE CREDIT DU DEBITEUR OU

DU GARANT DE LA CREANCE

7

2.1.1. Cadre général d’appréciation du risque de crédit du débiteur ou du garant de la créance

7

2.1.2. Cadre opérationnel d’appréciation du risque de crédit du débiteur ou du garant de la créance

11

2.1.3. Les contrôles ex post sur la qualité des sources d’appréciation du risque de crédit

13

2.2. AUTRES CONTROLES APPLIQUES AUX CREANCES

14

2.2.1. Contrôle des liens étroits entre la contrepartie et l’émetteur/débiteur/garant

14

2.2.2. Vérification de l’existence des créances privées

14

2.2.3. Seuil de cession et maturité des créances cédées

15

3. LES MODALITES DE CESSION DES CREANCES PRIVEES VIA LE DISPOSITIF TRICP

3.1. ENSEMBLE DES DEMARCHES PREALABLES

15

15

3.1.1. Accréditation des établissements

15

3.1.2. Présentation des modes de remises de fichiers

18

3.1.3. Sécurisation des échanges de données

19

3.1.4. Conservation des fichiers de remise

19

3.1.5. Acte de cession de créances financières

19

3.2. CARACTERISTIQUES DES FICHIERS DE REMISE

20

3.2.1. Fichier physique et fichiers logiques

20

3.2.2. Format du fichier de remise

21

3.2.3. Fréquence des remises

21

3.2.4. Validité de la cession

21

3.2.5. Règles de codages de champs spécifiques

21

3.2.6. Contrôle des remises de fichiers de créances

24

3.3. PARTICULARITES DES CESSIONS PAR TELETRANSMISSION

25

3.3.1. Initialisation de la procédure de remise

25

3.3.2. Guichet de remise

25

3.3.3. Lieu, jours et horaires de dépôt

26

3.3.4. Protocole et paramètres de connexion

26

3.3.5. Caractéristiques des fichiers télétransmis

26

3.3.6. Passage en secours du guichet

27

3.4. PARTICULARITES DES CESSIONS PAR CASSETTE

27

3.4.1. Initialisation de la procédure de remise

27

3.4.2. Lieu, jours et horaires de dépôt

27

3.4.3. Caractéristiques du fichier de remise

27

3.4.4. Caractéristiques des supports

28

3.4.5. Procédure de secours

28

3.5. COMPTE RENDU DE TRAITEMENT

28

3.5.1. Présentation

28

3.5.2. Mode de transmission

29

3.5.3. Format et contenu du fichier de compte rendu de traitement

29

4. MODALITES D’UTILISATION DES CREANCES PRIVEES

4.1. Mode d’évaluation des stocks de créances disponibles par établissement

32

32

4.1.1. Assiette des encours mobilisables

32

4.1.2. Mise à jour périodique des cotations

32

4.1.3. Gestion des créances privées selon un échéancier

33

4.1.4.

Période d’utilisation des créances

33

4.2. Utilisation des créances privées : refinancement en monnaie centrale et prêt intra journalier

33

4.2.1. La mobilisation domestique

33

4.2.2. La mobilisation transfrontière

34

5.

4.3. Cas de défaillance d’un établissement contrepartie

34

ANNEXES

35

5.1. Annexe 1 : Formulaire de déclaration de choix de source

36

5.2. Annexe 2 : Modèle de garantie et format de déclaration des créances garanties

37

5.3. Annexe 3 : Formulaire de vérification des procédures

39

5.4. Annexe 4 : Formulaire d'adhésion au service TRICP

41

5.5. Annexe 5 : Accréditation d'un déclarant par cassette

42

5.5.1. Validation de l'identification du remettant et du support

42

5.5.2. Validation de la remise

42

5.5.3. Démarrage de l'alimentation

42

5.5.4. Documents

42

5.6. Annexe 6 : Format du fichier de déclaration

44

5.7. Annexe 7 : Méthode d’attribution de la clé de contrôle

50

5.8. Annexe 8 : Contrôles appliqués au fichier de déclaration

51

5.8.1. Contrôles de la structure et des enregistrements remettant

51

5.8.2. Contrôle des enregistrements de détail du fichier déclarant

52

5.9.

Annexe 9 : Télétransmission en protocole PESIT HORS SIT

56

5.10. Annexe 10 : Format de compte-rendu de collecte

60

5.11. Annexe 11 : Grille de décote relative à la nature du taux d’intérêt de la créance

67

5.12. Annexe 12 : Présentation de l’échéancier des créances disponibles sur le poste Trésorier POBI

 

68

5.13. Annexe 13 : Liste des codes erreurs dans le traitement des fichiers de remise

69

5.14. Annexe 14 : modèles de bordereaux de cession

73

Introduction

L’intégration des actifs non négociables de l’ensemble des pays de la zone euro dans la liste unique de garanties éligibles a été définie par une décision du Conseil des gouverneurs le 18 février 2005. Depuis le 1er janvier 2007, des critères communs d’éligibilité s’appliquent aux prêts bancaires éligibles en garantie des opérations de crédit de l’Eurosystème dans tous les pays de la zone euro et un dispositif d’évaluation du crédit de l’Eurosystème (Eurosystem Credit Assessment Framework – ECAF) est entré en vigueur.

Pour les banques françaises, ce nouveau cadre définit d’une part les critères d’évaluation du débiteur d’une créance, et d’autre part les critères d’éligibilité des créances privées acceptées en garantie des refinancements

de la Banque de France.

Ainsi depuis le 1er janvier 2007 :

Les prêts bancaires libellés en euro, dont le contrat de prêt est régi par la législation d’un pays membre de la zone euro, et détenus sur des débiteurs éligibles sont acceptés, à l’exception des découverts bancaires, des lignes de crédit non utilisées, et des prêts subordonnées ; sont notamment éligibles les prêts syndiqués et crédits bancaires amortissables.

Les sociétés non financières et les administrations publiques établis dans un pays membre de la zone euro sont des débiteurs éligibles, les garants et les garanties éligibles étant assujettis au même régime que celui applicable aux titres de créances négociables

Pour être éligibles, les débiteurs doivent être financièrement solides, la solidité étant évaluée à partir du dispositif d’évaluation du crédit de l’Eurosystème. Ce dispositif, qui définit les requis Eurosystème en matière de qualité de signature des garanties éligibles, se fonde sur quatre sources d’appréciation d’un débiteur : les organismes externes d’évaluation du crédit, les systèmes internes d’évaluation du crédit des banques centrales nationales, les modèles de notation interne des établissements de crédit, et les outils de notation de fournisseurs extérieurs gérés par des opérateurs agréés.

Le présent Cahier des Charges vise à présenter les caractéristiques règlementaires et organisationnelles du dispositif TRICP de cession et de mobilisation de créances privées par les établissements de crédit.

A ce titre, il constitue la base technique et organisationnelle sur laquelle reposent tous les échanges de

données entre les établissements de crédit et la Banque de France. Il est destiné aux seuls établissements établis sur le territoire français et traite essentiellement des aspects liés à la procédure de cession de créances à travers le dispositif TRICP.

1. PRESENTATION DU DISPOSITIF TRICP

1.1. OBJECTIF ET FONCTIONNEMENT DU DISPOSITIF

Le dispositif TRICP consiste en une procédure automatisée et sécurisée de transfert des créances détenues sur des débiteurs répondant aux critères définis par l’Eurosystème en terme de qualité financière, et utilisées comme garantie dans le cadre des opérations de refinancement de l’Eurosystème. Le dispositif TRICP est en conformité avec la loi Dailly n°81-1 du 2 janvier 1981, section 2, et satisfait aux critères d’harmonisation qui s’imposent à toutes les BCN depuis janvier 2007.

Le dispositif TRICP gère la base de données constituée des créances transmises par les établissements de

crédit. Les établissements cèdent leurs créances 2 fois par semaine, selon un mode informatisé. Les plages de remises sont les suivantes :

du samedi au lundi avec prise d’effet le mardi

du mercredi au jeudi avec prise d’effet le vendredi

Un calendrier des plages de remise et d'utilisation est fourni chaque année aux établissements.

Les encours de créances mobilisables sont inscrits au nom de chaque établissement mobilisateur dans cette base de données et révisés quotidiennement entre deux remises de fichiers en fonction des tombées des échéances et des modifications de notations des débiteurs des créances cédées mobilisables.

Les établissements de crédit cèdent en propriété et à titre de garantie à la Banque de France la totalité des créances inscrites dans cette base de données. Comptablement, cette cession, apparentée à une opération de financement (prêt/emprunt) doit faire l'objet d'une écriture au hors bilan du coté des établissements de crédit, étant entendu que les créances sont maintenues à l'actif du bilan du cédant. Les créances cédées sont affectées à la Banque de France à titre de garantie des opérations de refinancement suivantes :

opérations de politique monétaire telles que décrites dans la décision du Comité Monétaire y compris les opérations de fin de journée,

opérations de crédit intra journalier dans le système de règlement brut de gros montants T2 telles que décrites dans la décision du Comité Monétaire. En cas de défaillance d'un établissement, la Banque de France peut procéder, après notification aux débiteurs cédés, au recouvrement des créances mobilisées.

1.2. CHAMP D’APPLICATION DU DISPOSITIF

1.2.1. Les débiteurs éligibles

Les établissements de crédit susceptibles d'avoir recours au dispositif TRICP sont les établissements qui disposent d’un portefeuille de créances détenues sur leurs débiteurs qui peuvent être des entités publiques ou des entreprises privées.

Sont cessibles par TRICP les créances détenues sur les débiteurs domestiques. Les créances sur les débiteurs étrangers éligibles, doivent en principe être cédées ou transférées auprès de la BCN correspondante et mobilisées via le CCBM. Toutefois, les créances détenues sur des débiteurs allemands peuvent faire l’objet d’une cession Dailly via le dispositif TRICP à condition que le nombre total de législations différentes s’appliquant (a) à la contrepartie, (b) au créancier, (c) au débiteur, (d) au garant le cas échéant, (e) au contrat de la créance privée et (f) au contrat de mobilisation ne soit pas supérieur à deux.

Pour la définition du périmètre des débiteurs de créances éligibles, la décision du Conseil des Gouverneurs du 22 juillet 2005 renvoie à la ventilation EUROSTAT du système européen des comptes 1995 et énumère les catégories d’emprunteurs suivantes :

les administrations centrales,

les administrations régionales et locales,

les sociétés non financières,

les institutions supranationales et internationales.

Pour définir le périmètre de débiteurs éligibles « corporate » (hors secteur public), l’Eurosystème s’appuie sur la catégorisation des entreprises non financières EUROSTAT du système européen des comptes 1995 (ESA 95). Selon la définition EUROSTAT, on entend par « société non financière » les entités dont l’activité principale est dédiée à la production de biens et de services non financiers.

Pour la France, cette définition englobe :

les entreprises publiques et privées dotées de la personnalité morale et spécialisées dans la production de biens et de services non financiers ;

les GIE et coopératives dont l’activité est principalement orientée vers la production de biens et de services non financiers ;

les associations à but non lucratif au service d’entreprises non financières et dont l’activité est principalement orientée vers la production de biens et de services non financiers ;

les entreprises unipersonnelles type EURL et EARL.

1.2.2. Les créances éligibles au refinancement Banque Centrale

Les créances admises en garantie du refinancement en monnaie centrale sont définies de façon réglementaire comme :

1) les crédits en euros détenus sur des établissements publics ou des entreprises privées à l'exception :

.

des découverts en comptes et des crédits à court terme assimilables à des découverts en comptes,

.

des prêts subordonnés ;

2) les créances de loyer de crédit-bail mobilier et immobilier libellées en euros et les créances en euros relatives aux opérations de location assorties d'une option d'achat, seule la part de ces créances correspondant à l'amortissement financier des biens donnés en location est retenue au titre de la fraction mobilisable des dites créances ;

3) les créances d'affacturage en euros, selon les modalités suivantes :

L'établissement d'affacturage ayant acquis les factures auprès de son client-adhérent et étant subrogé dans les droits de celui-ci à l'égard du débiteur final devant régler la facture, le risque de non paiement de l'opération porte sur le débiteur final, et non sur le client adhérent de l'établissement. En conséquence, c'est à partir de la cotation des débiteurs finaux que doit s'effectuer le recensement des créances d'affacturage dans la base TRICP.

La Banque de France n'accepte la cession que des seules créances d'affacturage ayant fait l'objet d'un financement de la part de l'établissement d'affacturage avec mise à disposition des fonds correspondant à la valeur de la créance sur un compte ouvert au nom du client. Il convient donc de déduire de l'encours des créances à déclarer dans la base TRICP les montants correspondant aux fonds de garantie, aux sommes inscrites sur un compte indisponible, à la valeur des billets à ordre que l'établissement d'affacturage a souscrits et remis à son client.

En termes de comptabilité bancaire, ces créances sont recensées dans les lignes 141 et 151 du modèle 4028 BAFI et comprennent des extraits des comptes suivants :

2011 "créances commerciales" ;

2021 "crédits à l'exportation" ;

2031 "crédits de trésorerie" ;

2041 "crédits à l'équipement" ;

2051 "crédits investisseurs"

2052 "crédits promoteurs" ;

2061 "autres crédits à la clientèle" ;

0221 "affacturage" ;

0001 "crédit-bail" (code générique attribué aux créances de crédit-bail qui n'apparaissent pas formellement dans les bilans établis sur base sociale).

Les créances privées font partie de la liste harmonisée des garanties éligibles dans l’ensemble de la

zone euro (dite « Liste Unique ») et doivent répondre, comme les autres actifs éligibles, à l’exigence d’un degré élevé de qualité de signature.

Dans cette optique, l’Eurosystème a mis en place un dispositif d’évaluation du crédit ou Eurosystem Credit Assessment Framework –ECAF. Celui-ci comprend les procédures et les règles qui définissent l’exigence de l’Eurosystème en matière de qualité de signature pour tous les actifs éligibles à la Liste Unique de garanties, de manière à assurer la cohérence, la précision et la comparabilité des sources d’évaluation du crédit utilisées. Ce dispositif est entré en vigueur le 1 er janvier 2007.

2. CONTRÔLE D’ELIGIBILITE DES CREANCES PRIVEES

2.1. MESURE GENERALE D’APPRECIATION DU RISQUE DE CREDIT DU DEBITEUR OU DU GARANT DE LA CREANCE

2.1.1. Cadre général d’appréciation du risque de crédit du débiteur ou du garant de la créance

2.1.1.1. Niveau de risque accepté

Le niveau de risque maximum accepté par l’Eurosystème a été revu le 15 octobre 2008. Il correspond désormais à la notation à long terme de BBB- ou Baa3 des 3 agences internationales de notation (BBB- pour les agences Fitch et Standard and Poors et Baa3 pour l’agence Moody’s).

Ce niveau de risque maximum acceptable est exprimé dans le dispositif ECAF sous la forme d’une probabilité de défaut à un an. Une probabilité de défaut à un an de 0.40 % a été considérée par le Conseil comme constituant une bonne équivalence de la notation BBB- ou Baa3.

La modification du seuil de risque maximum acceptable est assortie d’une décote supplémentaire de 5% si la probabilité de défaut est supérieure à 0.1%

Les contreparties peuvent ainsi remettre en garantie des titres de créances détenus :

soit sur des débiteurs notés au moins BBB- ou Baa3 ;

soit sur des débiteurs dont la probabilité de défaut sur un horizon de 1 an est au plus égale à 0.40 %.

La probabilité de défaut à prendre en compte pour la sélection des débiteurs correspond :

soit à la PD individuelle du débiteur lorsque le système d’évaluation du risque de crédit utilisé par la contrepartie génère une PD individuelle par débiteur ;

soit à la probabilité moyenne de la classe de risque à laquelle appartient le débiteur lorsque le système utilisé par la contrepartie n’attribue pas de probabilité individuelle aux débiteurs mais affecte ces derniers à une classe de risques.

Le respect de ce seuil de probabilité de défaut fera l’objet d’un contrôle ex post. (cf. § 2.1.3)

2.1.1.2. Les différentes sources d’évaluation du risque de crédit et leur homologation

Le dispositif d’évaluation du crédit de l’Eurosystème permet aux établissements de crédit d’utiliser quatre types de sources pour apprécier la qualité de signature de leurs débiteurs :

o

Les External Credit Assessment Institutions (ECAI) ou Organismes Externes d’Évaluation du crédit (OEEC)

Ce sont en particulier les agences de notation internationales. Plus généralement, il s’agit des organismes agréés par les superviseurs nationaux 1 dont les évaluations du risque de crédit peuvent être utilisées pour déterminer les exigences en fonds propres selon la Directive 2000/12/EC modifiée (Annexe VII http://www.europa.eu.int/comm/internal_market/bank/regcapital/ index_en.htm), qui transpose dans l’Espace Économique Européen l’Accord de Bâle II.

1 Ou toute autre autorité nationale compétente aux termes de la Directive portant refonte de la de la Directive 2000/12/EC concernant l’accès à l’activité d’établissement de crédit et son exercice (Annexe VII).

Pour pouvoir être utilisées dans le cadre de la politique monétaire, les ECAI doivent être reconnues par une autorité de supervision compétente de l’Union Européenne dans le cadre de la Directive précitée.

S’agissant des ECAI autres que les 3 grandes agences de notation (Moody’s, Standard&Poors et Fitch) leur utilisation dans le cadre d’ECAF sera également subordonnée au respect de conditions opérationnelles indispensables au fonctionnement d’ECAF (notamment la disponibilité des évaluations du crédit individuelles, et des informations nécessaires au « mapping » de ces évaluations avec le benchmark de l’Eurosystème et au contrôle de la performance des évaluations de crédit)

o

Les In-house Credit Assessment System (ICAS)

Ce sont les dispositifs de cotation des entreprises gérés par les Banques centrales nationales de 5 pays : Autriche, Allemagne, Espagne, Irlande et France (pour cette dernière : le système FIBEN). Ces dispositifs font l’objet d’une procédure d’acceptation par l’Eurosystème.

o

Les systèmes IRB

Ce sont les systèmes de notations internes des établissements de crédit, qui auront été acceptés par les superviseurs pour la détermination des exigences en fonds propres dans le cadre du dispositif "Bâle II" tel que transposé par la Directive 2000/12/EC modifiée (Annexe VII). Pour que l’utilisation d’IRB comme source d’évaluation de la qualité de signature des débiteurs soit possible, la décision d’homologation de l’IRB par les superviseurs doit être communiquée à la Banque de France

En pratique, pour les banques IRB, la solution consisterait à retenir la probabilité de défaut (PD) moyenne de l’«obligor grade» ou échelon de débiteur tel que défini dans la Directive portant refonte de la Directive 2000/12/EC concernant l’accès à l’activité d’établissement de crédit et son exercice (Annexe VII). Toutefois, l’Eurosystème préconise que les banques IRB déclarent la méthode d’estimation des PD à 1 an utilisée dans leur approche IRB. Si cette méthode repose sur l’estimation de PD individuelles pour chaque débiteur, c’est cette probabilité de défaut individuelle qui doit être utilisée pour la sélection des débiteurs éligibles. A défaut, c’est la probabilité de défaut moyenne de l’échelon de débiteurs auquel le débiteur est affecté qui doit être utilisée.

o

Les Ratings Tools (RT)

Ce sont les outils d'évaluation du risque de crédit mis au point par des fournisseurs d'information et de services, typiquement les agences de notation.

Seuls les RT respectant un certain nombre de requis définis par l’Eurosystème pourront être utilisés. Ces requis seront comparables à ceux régissant la reconnaissance des autres types de source, en particulier celle des ECAI et des systèmes IRB par les superviseurs.

Il appartient aux contreparties souhaitant utiliser un rating tool de transmettre à la Banque de France une demande pour vérifier que le rating tool concerné répond aux requis Eurosystème. La recevabilité des demandes est subordonnée à une intention manifeste de l’établissement d’utiliser le rating tool de manière significative aux fins de politique monétaire.

Les débiteurs doivent être évalués sur la base de comptes audités. Les fournisseurs des outils feront les évaluations ; les contreparties fourniront les données financières nécessaires. Les contreparties utilisant ce type de source doivent également transmettre à la Banque de France la liste des débiteurs éligibles évalués par le RT. Les contrôles d’éligibilité des débiteurs cédés se font sur la base de cette liste qui intègre à la fois les éléments d’identification du débiteur (SIREN pour les débiteurs domestiques), la probabilité de défaut moyenne ou individuelle attribuée par le RT, et la date d’attribution de la notation. Les données relatives aux débiteurs et aux évaluations du risque de crédit de ces derniers sont strictement confidentielles.

Durée de validité de la probabilité de défaut attribuée par les systèmes

Pour l’ensemble de ces sources l’Eurosystème recommande que :

1) le risque de crédit d’un débiteur de crédit soit apprécié au moins une fois par année calendaire ; 2) l’appréciation du risque soit menée sur la base des informations les plus récentes, notamment les informations financières qui ne peuvent être utilisées au-delà des 12 mois qui suivent la clôture de l’exercice du débiteur.

Le respect de ces règles est vérifié pour chaque système utilisé.

Concernant les ECAI et les systèmes IRB, le respect de ces règles est d’ores et déjà intégré dans les exigences des superviseurs. En effet la Directive 2000/12/EC modifiée qui dans son annexe VII transpose dans l’Espace Économique Européen l’Accord de Bâle II dispose que les établissements de crédits doivent revoir leur appréciation du risque sur un rythme au moins annuel. De surcroît une révision de la notation est demandée en cas de survenance d’un évènement de nature à modifier la qualité du débiteur.

Concernant les RT, les deux conditions seront vérifiées lors de la phase d’homologation du système.

2.1.1.3. Le cas des entités publiques

Pour les entités publiques faisant l’objet d’une notation, l’éligibilité découle directement de leur évaluation par les agences de notation et/ou le cas échéant des autres sources d’évaluation.

Pour les établissements publics non notés, la méthode PSE a été retenue pour déterminer les conditions selon lesquelles ceux-ci peuvent se conformer aux exigences de l’Eurosystème en termes de qualité de signature.

La méthode PSE

Cette méthode s’appuie sur le traitement des PSE pour la détermination des exigences de fonds propres en application de la méthode standard définie par la Directive 2000/12/EC modifiée sur les exigences fonds propres (Annexe VII).

Pour cette méthode standard, les superviseurs nationaux publient soit des critères soit des listes de noms permettant d’identifier 2 catégories d’entités publiques :

- les gouvernements régionaux et autorités locales ou bien les PSE pour lesquels les risques peuvent recevoir le même traitement prudentiel que les risques sur l’État (c'est-à-dire, être pondérés à 0 %) ;

- les gouvernements régionaux et autorités locales ou bien les PSE pour lesquels les risques peuvent recevoir le même traitement prudentiel préférentiel que celui des banques (c’est-à-dire être pondérés à 20 % ou 50 %)

Dans le cadre d’ECAF, l’Eurosystème s’appuie sur les critères et listes définis par les superviseurs.

Les PSE sont donc réparties pour l’évaluation du risque de crédit selon les 3 catégories suivantes:

o

Catégorie 1 : les PSE, gouvernements régionaux ou autorités locales qui peuvent être traités comme l’État (engagements pondérés à 0 %) pour la détermination des exigences en fonds propres. Ces entités publiques seront réputées avoir la même notation par les agences de notation que celle attribuée au gouvernement central ;

o

Catégorie 2 : les PSE, gouvernements régionaux et autorités locales qui peuvent recevoir le même traitement préférentiel que les établissements de crédit pour la détermination des exigences en fonds propres (engagements pondérés à 20 ou 50 %). Ces entités publiques sont réputées avoir une notation inférieure d’un cran à celle de l’administration centrale du pays concerné (ils sont par exemple appréciés A si l’administration centrale est notée AA).

o Catégorie 3 : les autres entités publiques qui sont traitées comme des émetteurs ou des débiteurs privés (engagements pondérés à 100 %) dans le cadre de la Directive le sont aussi dans le cadre d’ECAF.

Les listes définies par les superviseurs sont accessibles sur le site de la Banque de France

http://www.banque-france.fr/acp/bale-2/2011-modalites-de-calcul-du-ratio-de-solvabilite.pdf

-L’annexe B1 contient la liste des organismes français assimilés à des administrations centrales -L’annexe B2 contient la liste des organismes divers d’administrations locales françaises pondérés à 20%

Trois cas se présentent en France :

Certaines entités du secteur public français (PSE) sont assimilées à l'État : ce sont les mêmes que dans le ratio Cooke actuel et les expositions sur ces entités relèvent de la catégorie « souverain », recevant donc une pondération à 0 % comme s'il s'agissait de la France. (Voir annexe 10 de la notice Cooke intitulée « Notice relative aux modalités de calcul du ratio international de solvabilité »; actualisation au 01/01/2006.

Les PSE non traitées comme des souverains mais actuellement pondérées à 20 % reçoivent un traitement analogue à celui des banques, c'est à dire dans le cas de PSE françaises, la notation du pays dégradée d'un cran (cf. Annexe 12 de la même notice Cooke).

Certaines entreprises du secteur public continuent à relever de la catégorie « entreprises » : ce sont celles actuellement pondérées à 100 % comme par exemple les établissements publics à caractère industriel et commercial en France.

Aucune liste exhaustive des PSE n’est établie par l’Eurosystème mais les établissements de crédit sont en principe en mesure d’identifier ces PSE puisque ces dernières doivent également être identifiées pour la détermination des charges en capital (sachant que les banques utilisant un modèle IRB pour ECAF et dont le modèle IRB couvre le secteur des PSE doivent utiliser ce modèle IRB tant pour les exigences en capital que pour ECAF).

2.1.1.4.

Le choix de la source d’évaluation du risque de crédit par les établissements de crédit

Le choix devrait en principe être effectué de la manière suivante :

Évaluation du risque de crédit

Source ou Système?

émanant de:

ECAI

Source

ICAS

Système

IRB

Système

RT

Système

Chaque source est composée de plusieurs systèmes (ex : la source ICAS comprend 5 systèmes émanant de 5 banques centrales nationales différentes,) Les contreparties doivent choisir un modèle principal pour l’évaluation de la qualité de signature de ses débiteurs ou garants. La contrepartie est censée porter son choix sur la source/système lui permettant de couvrir la proportion la plus large de son portefeuille de débiteurs.

Le modèle principal peut être complété par un ou des système(s) secondaires si la contrepartie en démontre le fondement. L’utilisation de sources secondaires peut en particulier être admise lorsque la couverture du portefeuille de débiteurs de la contrepartie par la source principale est insuffisante. En toute logique, l’Eurosystème s’attend à ce que le nombre de débiteurs couverts par les systèmes secondaires soit inférieur à la couverture assurée par le modèle principal.

Particularités :

1/ Le choix d’ECAI est un choix dit de source c’est à dire permettant d’utiliser des notations émanant indifféremment d’une ECAI ou d’une autre. Au cas où plusieurs notations différentes existent simultanément, la notation la plus favorable est retenue.

2/ Pour les débiteurs ou garants qui sont des entités du secteur public (PSE), et qui ne sont notés ni par les organismes externes d’évaluation du crédit (ECAI), ni par le système d’évaluation choisi par la contrepartie, cette dernière aura recours de fait à la méthode PSE.

2.1.2. Cadre opérationnel d’appréciation du risque de crédit du débiteur ou du garant de la créance

2.1.2.1. La déclaration du choix de source et/ou du système

Les établissements de crédit doivent indiquer par courrier à la Banque de France la source/le système principal(e) qu’ils sélectionnent ainsi que les demandes éventuelles de sources secondaires. Un formulaire de déclaration de choix de source est présenté en annexe 1. Les établissements qui sélectionnent un IRB ou un RT doivent également indiquer le type de probabilité de défaut attribué par leur système (probabilité de défaut individuelle ou classe de risques).

Le système sélectionné est valable pour une durée minimale de un an. Au bout d’un an, il y a soit reconduction tacite, soit changement de source, sur demande justifiée ; il n’est pas possible en principe de modifier la source choisie en cours d’année. Toutefois une souplesse reste naturellement possible en particulier pour les établissements qui souhaitent en cours d’année tirer parti de l’homologation de leur IRB pour l’utiliser comme système d’évaluation du risque.

2.1.2.2.

Les contrôles appliqués pour vérifier l’éligibilité d’un débiteur

Dans la mesure où elle existe, la notation prise en compte pour savoir si une créance privée est éligible est celle déterminé par le système d’évaluation de crédit sélectionné par la contrepartie et déclarée à la Banque de France.

Les fichiers de remise doivent indiquer pour chaque débiteur le système d’évaluation utilisé. La Banque de France vérifie que les systèmes utilisés sont conformes au choix de la contrepartie. Un second contrôle porte sur la conformité de la note du débiteur avec le benchmark de l’Eurosystème.

L’éligibilité d’un débiteur se vérifie de la manière suivante :

Les débiteurs éligibles en raison de leur notation par un ECAI le sont a priori pour tous les établissements de crédit ayant choisi cette source.

L'éligibilité acquise en raison d'une cotation ICAS favorable est applicable pour tous les établissements de crédit qui ont choisi cette source.

L’éligibilité issue d'une analyse par un système IRB ou un RT ne s'applique que pour l'établissement de crédit qui a choisi cette source et présente une créance : il ne s'agit plus d'une caractéristique propre du débiteur, mais du couple débiteur – établissement de crédit.

Pour les établissements qui auront choisi d’apprécier le risque de crédit de leurs débiteurs en utilisant un RT, la perte d’éligibilité d’un débiteur doit être communiquée sans délai à la Banque de France afin que le pool de débiteurs éligibles soit mis à jour.

Pour les débiteurs du secteur public ou PSE :

Si la PSE est évaluée par le système d’évaluation choisi par la contrepartie : le débiteur est accepté si l’évaluation de crédit est conforme au benchmark, rejetée dans le cas contraire ;

Si la PSE n’est pas notée par ce système mais est noté par un ECAI : le débiteur est accepté si la notation ECAI est conforme au benchmark et rejeté si elle n’est pas conforme,

Si la PSE n’est évaluée ni par le système choisi par la contrepartie, ni par un OEEC (ECAI) : la méthode PSE décrite ci-dessus s’applique.

2.1.2.3. Le cas des créances garanties

Le principe :

Lorsque l’éligibilité d’une créance dépend de l’existence d’une garantie, une confirmation juridique visant à attester la validité, l’effet contraignant et l’opposabilité de la garantie doit être adressée indifféremment par la contrepartie, le débiteur ou le garant à la Banque de France. Un modèle de confirmation à première demande se trouve dans l’annexe 8 de l’avis N° 2006-02 disponible sur le site de la Banque de France (www. Banque-France.fr / Politique monétaire et marché/ Réglementation et mise en œuvre de la politique monétaire / Avis aux établissements de crédit). Il est utilisable pour un garant établi en France et une garantie soumise au droit français. Si le garant est établi dans un autre pays de l’Union Européenne ou si la garantie est soumise à un droit de la zone euro autre que le droit français, ou encore si la garantie ne correspond pas au modèle proposé, la contrepartie / le débiteur / le garant soumet à la Banque de France son propre modèle de confirmation juridique, établi conformément aux critères fixés par l’article 2.4.1.2 de la Décision du CPM. Les organismes publics habilités à collecter des impôts sont dispensés de l’obligation de fournir une confirmation juridique.

Sur le plan opérationnel, les contreparties qui détiennent des créances privées assorties d’une garantie et souhaitent les céder à la Banque de France doivent préalablement à leur remise dans TRICP les déclarer à la DPMA selon la procédure exposée en annexe 2 de ce document.

2.1.3. Les contrôles ex post sur la qualité des sources d’appréciation du risque de crédit

La procédure de suivi des performances de l’ECAF a pour but de garantir que les résultats des évaluations du crédit sont comparables entre les différents systèmes choisis par les établissements de crédit pour évaluer leurs débiteurs. La procédure de suivi consiste en une comparaison, au terme d’une période de 12 mois, entre

le taux de défaut des débiteurs éligibles observé par chaque système d’évaluation et le seuil de qualité du

crédit de l’Eurosystème (probabilité de défaut de 0,40 % maximum).

A cet effet, tous les fournisseurs de systèmes d’évaluation du crédit élaborent une base de débiteurs/garants

publics et privés éligibles qui respectent à un instant t le seuil minimum de qualité du crédit : cette liste est appelée le « gisement de débiteurs éligibles » (« static pool »). A la fin d’une période de 12 mois, le fournisseur de système communique à la BCE (pour les ECAI et ICAS) ou à la Banque de France (pour les IRB et RT) d’une part le taux de défaut réalisé pour l’ensemble des débiteurs du « gisement » défini 12 mois plus tôt et d’autre part le nombre actualisé de débiteurs/garants éligibles que le système est capable de noter (mise à jour de la taille du gisement).

L’écart entre le taux de défaut observé des débiteurs éligibles et le seuil de qualité du crédit de l’Eurosystème est analysé d’une part sur une période annuelle, d’autre part sur une période pluriannuelle :

1/ sur une période annuelle : deux seuils variables selon le nombre de débiteurs/garants notés par le système

sont appliqués (cf. tableau ci-dessous) :

- un seuil de mise sous surveillance (zone jaune), si l’écart entre le taux de défaut observé et le seuil

minimum de qualité de crédit est significatif mais ne constitue pas une entrave à la performance du système de notation ;

- un seuil de déclenchement de mesures correctives (zone rouge) si l’écart met en danger la performance du système de notation. Ces seuils sont revus à une fréquence régulière.

Nombre de débiteurs/garants notés par le système d’évaluation du crédit (taille du static pool)

Seuils de suivi de performance

Seuil de mise sous surveillance

Seuil de déclenchement de mesures correctrices

< 500

0,20 %

1,00 %

500 – 1000

0,20 %

0,60 %

1000 - 5000

0,18 %

0,34 %

> 5000

0,16 %

0,28 %

Taux de défaut réalisé entre le seuil de mise sous surveillance et le seuil de déclenchement de mesures correctives

Taux de défaut réalisé > seuil de déclenchement de mesures correctives

Taux de défaut réalisé < seuil de mise sous surveillance

Actions à mener

Zone verte : OK

Zone jaune : demande d’information auprès du fournisseur du système d’évaluation

Zone rouge :

mécanisme de

correction

2/ sur une période pluriannuelle : un système d’évaluation de crédit ne doit pas se trouver plus d’une fois

dans la zone jaune en 5 ans.

Les mesures correctives :

Si un système d’évaluation du crédit se trouve une année dans la zone rouge et/ou 2 fois ou plus en 5 ans

dans la zone jaune, la sanction consiste en une diminution de la probabilité de défaut acceptée pour les débiteurs notés par le système mis en cause, cette diminution étant proportionnelle à l’écart moyen avec le seuil de qualité minimum de l’Eurosystème constaté. Lors du suivi de performance au cours des années

suivant le déclenchement de ces mesures correctives, si le taux de défaut constaté des débiteurs/garants notés par le système demeure dans la zone jaune ou rouge, le mécanisme de durcissement du seuil de probabilité de défaut accepté se poursuit jusqu’à un certain point, entraînant de facto l’exclusion du système d’évaluation de l’ECAF ; si le taux de défaut observé revient dans la zone verte, le seuil minimum de qualité

de crédit fixé par l’Eurosystème s’applique de nouveau.

2.2. AUTRES CONTROLES APPLIQUES AUX CREANCES

2.2.1. Contrôle des liens étroits entre la contrepartie et l’émetteur/débiteur/garant

Les actifs émis ou garantis par toute entité avec laquelle l’établissement mobilisateur entretient des liens étroits sont exclus de la liste des actifs éligibles susceptibles d’être mis en garantie par ledit établissement, à l’exception des liens étroits existant entre la contrepartie et les autorités publiques des pays de l’espace économique européen.

Par « liens étroits », on entend une situation dans laquelle l’établissement mobilisateur et le débiteur ou le garant des créances privées cédées à la Banque de France sont liés par :

- Soit une participation « descendante » : la détention de 20 % ou plus du capital du débiteur par la contrepartie ou bien par une ou plusieurs entreprises, dont la contrepartie détient la majorité du capital, ou bien par la contrepartie conjointement avec une ou plusieurs entreprises dont la contrepartie détient la majorité du capital,

- Soit une participation « ascendante » : la détention de 20 % ou plus du capital de la contrepartie par le débiteur ou bien par une ou plusieurs entreprises, dont le débiteur détient la majorité du capital, ou bien par le débiteur conjointement avec une ou plusieurs entreprises dont le débiteur détient la majorité du capital,

- Soit une participation par un tiers : la détention par un tiers à la fois de la majorité du capital de la contrepartie et de la majorité du capital du débiteur soit directement, soit indirectement par le biais d’une ou plusieurs entreprises dont le tiers détient la majorité du capital.

2.2.2. Vérification de l’existence des créances privées

Conformément à l’article 2.4.2.1 de la Décision du Conseil de la Politique Monétaire n° 2006-02, l’existence des créances privées doit être vérifiée.

A cet effet, plusieurs types de vérification sont menés en France auprès des contreparties qui mobilisent des

créances privées :

o L’auto certification

Les contreparties garantissent, lors de la signature de la convention de mobilisation de créances auprès de la

Banque de France, que :

• Les créances privées remises en garantie sont conformes aux critères d’éligibilité détaillés dans la Décision du Conseil de la Politique Monétaire à l’article 2.3

• Aucune créance privée mobilisée n’est utilisée simultanément en garantie au profit d’un tiers

• Tout événement de crédit en particulier les remboursements anticipés, partiels ou intégraux, toute modification importante des conditions de la créance privée doit être notifié à la Banque de France par la contrepartie dès qu’elle en a connaissance ou intégré dans la remise suivante de fichiers de créances, et les actifs concernés doivent être, le cas échéant, retirés ou remplacés.

o Le questionnaire sur les procédures

Les contreparties qui mobilisent des créances privées auprès de la Banque de France doivent remplir un questionnaire portant sur les procédures mises en place afin de communiquer à la Banque de France tous les éléments nécessaires à la vérification de l’existence des créances privées cédées. Le questionnaire est présenté en annexe 3. La qualité et la justesse de l’auto certification et les procédures au moyen desquelles les contreparties transmettent les informations concernant l’existence des créances privées font l’objet de contrôles sur place par la Banque de France.

2.2.3. Seuil de cession et maturité des créances cédées

Seuil de cession : Jusqu’en 2012, les créances privées domestiques de tout montant sont éligibles auprès de la Banque de France. Un montant unitaire minimum de 500 000 euros ne s’applique qu’aux créances cédées en transfrontière. A compter de 2012, ce seuil unitaire de 500 000 euros s’appliquera pour toutes les créances. Seuil de maturité : aucune limite de maturité résiduelle des créances privées mobilisables n’est imposée.

3. LES MODALITES DE CESSION DES CREANCES PRIVEES VIA LE DISPOSITIF TRICP

3.1. ENSEMBLE DES DEMARCHES PREALABLES

3.1.1. Accréditation des établissements

3.1.1.1. Terminologie des participants au système TRICP

Il faut distinguer trois notions, celles de remettant, de déclarant et de mobilisateur.

Le remettant est l'entité (établissement de crédit, GIE, prestataire externe, etc.) qui adresse physiquement la remise de déclaration à la base TRICP, que ce soit par télétransmission, ou par les autres moyens prévus en secours (cassette). Il est l'interlocuteur technique de la Banque de France au niveau du transfert de données. Le remettant peut être remettant pour son propre compte et pour celui d'autres établissements qui seront regroupés dans sa remise. La structure du fichier de remise permet d'identifier le remettant et d'associer à chaque déclarant les données qui lui sont propres, sans risque de confusion (se reporter au § 3.2).

Le déclarant est l'entité qui détient les créances dans son portefeuille et les cède soit directement soit par le truchement d’un établissement tiers au profit de la Banque de France. Ainsi la mobilisation des créances cédées peut être effectuée par un établissement distinct du déclarant sous réserve d'une procédure juridique adaptée.

Le mobilisateur est l'établissement qui mobilise les créances contre octroi de liquidité par la Banque de France. Le mobilisateur peut être :

- le déclarant lui-même

- ou un établissement tiers mobilisant les créances cédées par un ou plusieurs déclarants. Dans ce cas, il est appelé Organisme Centralisateur Mobilisateur (OCM).

Chaque déclarant qui souhaite faire parvenir des fichiers par l'intermédiaire d'un remettant déjà autorisé, doit être obligatoirement accrédité auprès de la Banque de France. L'absence d'accréditation du remettant entraîne le rejet total de la remise, celle d'un déclarant le rejet de sa cession. Le mobilisateur est également accrédité par le service gestionnaire de TRICP

Attention : Si le déclarant n'est pas son propre remettant, le remettant qu'il a désigné est seul habilité à faire ses remises. Toute tentative de remise directe par le déclarant sera rejetée.

3.1.1.2. Procédure d'accréditation des participants au système TRICP

La procédure d’accréditation se décompose en plusieurs étapes :

1- contact :

1157-UT@Banque-France.fr

Tél : 01 42 92 27 16

2- Demande d'accréditation :

L'établissement déclarant doit renvoyer au service gestionnaire de TRICP :

- le formulaire d’adhésion présenté en annexe 4 - le formulaire présenté en annexe 9 pour des renseignements relatifs à la télétransmission

3- Validation du mode de cession :

A réception des documents, la Banque de France contacte le postulant pour valider le mode de cession. Elle

lui fournira également les indications nécessaires concernant la mise en place de la sécurisation par SECURBDF, conformément au choix exprimé dans sa demande d'adhésion. Attention : l'accréditation n'est valable que pour le mode de cession pour lequel elle a été donnée. Le passage au mode secours sur support magnétique et le retour à la télétransmission se font en concertation avec le BOPM.

4- Tests de validation technique de la remise:

Un contact technique à l'initiative de la Banque de France s'établit alors avec le postulant pour la planification et la mise en œuvre des tests de validation technique.

Ces tests sont de trois types :

Test du support technique de cession : ligne de télétransmission ou supports magnétiques (cassette). Pour plus de précisions se reporter aux annexes 9 ou 5 selon le mode de déclaration utilisé.

Test de la sécurisation SECURBDF

Tests du contenu de la remise, conduits par le service gestionnaire et le service d'exploitation.

La Banque de France a mis en place un environnement de tests parallèle à la production qui supporte à la fois des échanges sécurisés et non sécurisés. Il permet aux établissements remettants de valider fonctionnellement

le contenu de leurs remises. Les fichiers peuvent être adressés depuis un environnement choisi librement

par les remettants, avec ou sans la couche de sécurisation.

Par conséquent, les remettants adressent des fichiers de production uniquement : la zone de l'en-tête du fichier de remise située à la fin du 1 er enregistrement du fichier en position 42 est systématiquement renseignée à "P" y compris pour les fichiers de tests.

Cet environnement de tests est présenté dans le schéma ci-après :

Remettants

Mobilisateurs

Banque de France

Liens pour l'échange des "fichiers" de test avec Securbdf

l'échange des "fichiers" de test avec Securbdf Liens pour l'échange des "fichiers" de test

Liens pour l'échange des "fichiers" de test sans Securbdf

l'échange des "fichiers" de test sans Securbdf TRICP Pacific + Securbdf Pacific Environnement

TRICP

Pacific +

Securbdf

Pacific

Environnement

d'homologation

Avant de commencer les phases de tests proprement dites, les remettants devront obligatoirement réaliser un test de connectivité entre leur environnement utilisé pour les tests et l'environnement d'homologation de la Banque de France. A cet effet, ils doivent prendre contact avec le SAREVA-GUICHET au 01 42 92 46 37 (cf. demande d'abonnement TRANSPAC en annexe 9). Les participants devront également prendre contact avec le gestionnaire TRICP à la Banque de France afin que des clés de tests spécifiques leur soient livrées pour la sécurisation de leurs fichiers de test.

Les fichiers de test doivent faire figurer tous les déclarants accrédités pour le remettant, même si il n’y a pas de remise pour certains des déclarants. Cela permet de valider le fichier de remise de test dans sa globalité. En tout état de cause, le gestionnaire TRICP doit être informé des modifications d’accréditation des déclarants pour chacun des remettants, afin que le référentiel de la Banque de France soit concordant, ce qui évitera les rejets des remises pour cause de déclarant incorrect. Si un déclarant, déjà accrédité en production, devait changer de remettant, il faut alors faire un test technique avec son nouveau remettant. La mise en place de ce test ne peut se faire qu’en accord avec le service gestionnaire de TRICP qui donnera alors les instructions nécessaires à cette opération.

5- La signature du formulaire sur les choix de source

L’établissement de crédit désigne à travers ce formulaire une ou plusieurs sources d’évaluation du crédit pour les débiteurs et pour les émetteurs non notés par les agences internationales de notation. La signature et la remise de ce document à la Banque de France sont nécessaires pour permettre l’appréciation de la qualité des débiteurs de créances cédées par l’établissement. Le formulaire de choix de la source est présenté en annexe 1. Il doit être obligatoirement retourné à l’adresse suivante :

Banque de France Direction des Opérations Post-Marché 21-1157 BOPM - questionnaire choix de source 39 rue Croix des Petits Champs 75049 Paris cedex 1

Le formulaire sous format électronique, strictement identique, doit également être adressé à l’adresse suivante : 1157-ut@banque-france.fr

Un formulaire doit être retourné pour chaque déclarant.

6- La réponse au questionnaire sur les procédures et la signature de la convention de mobilisation

Ce questionnaire est présenté en annexe 3. Il doit permettre à la Banque de France de contrôler les procédures au moyen desquelles un établissement de crédit extrait lors des cessions TRICP les informations concernant les créances privées et leur existence. Il doit obligatoirement être retourné à l’adresse suivante :

Banque de France Direction Générale des Opérations 37-1332 MOPM - questionnaire procédures 39 rue Croix des Petits Champs 75049 Paris cedex 1

La réponse au questionnaire sous format électronique, strictement identique, doit également être adressée à l’adresse suivante : mopm.liquidite@banque-france.fr

7- La signature des conventions de mobilisation

L'accréditation juridique est indispensable à la mise en place du processus de cession en production. Dès lors, l'accréditation officielle n'est donnée que lorsque l'établissement adhérant a signé la convention de mobilisation des créances privées. Les modèles de conventions de mobilisation sont disponibles sur le site de la Banque de France :

http://www.banque-france.fr/fr/poli_mone/telechar/regle_poli/CONVENTION3G.pdf

La convention de mobilisation doit être complétée et retournée signée à l’adresse suivante :

Banque de France 37-1332 MOPM Pôle Juridique Conventions de Politique Monétaire 39, rue Croix des Petits Champs 75049 Paris cedex 1

3.1.2. Présentation des modes de remises de fichiers

Les remises, constituées sous forme de fichiers, sont effectuées par le remettant à la Banque de France au moyen de la télétransmission. Les supports magnétiques (cassette) sont réservés au mode secours, sur accord du service gestionnaire de TRICP. Ils permettent à un remettant qui est confronté à un dysfonctionnement temporaire de télétransmission, de pouvoir procéder aux remises de créances privées, le temps nécessaire au dépannage. Le remettant doit obligatoirement indiquer quel est le type de support qu'il utilisera en secours. Ce moyen doit être testé et validé.

L'établissement remettant ne peut utiliser que le mode de déclaration pour lequel il a été accrédité.

Tout changement de mode devra se faire en concertation avec le service gestionnaire de TRICP. C'est le cas, en particulier :

- lors du passage d'un mode de cession temporaire au mode de cession définitif

- lors du recours au mode secours sur panne grave de la télétransmission.

Si après accréditation, le remettant est amené à devoir modifier le contexte technique de la procédure de télétransmission (changement de logiciel, de ligne de télétransmission, etc.), il doit en informer le service gestionnaire TRICP qui le met en relation avec les services techniques de la Banque de France qui pourront valider la nouvelle configuration.

Étant donné les volumes de cessions effectués par les établissements de crédit, le mode de télétransmission convient pour tous les remettants. La limite supérieure de 2 Go de données non compactées par remise, qui interdirait l'utilisation de ce mode de cession, ne devrait pas être atteinte. Si, malgré tout, les possibilités offertes par le compactage ne permettaient pas de respecter cette contrainte, la Banque de France examinerait les cas particuliers, se réservant le droit de demander au remettant concerné d'abandonner la télétransmission au profit de la cassette.

ATTENTION :

- le volume maximum d’un fichier réceptionné via PACIFIC est de 4 Gigas ce qui représente 10 millions d’enregistrements (400 caractères par enregistrement).

- Le volume maximum de stockage sur 1 cassette pour les formats traités à la BDF est de 1 Giga sans compression.

En utilisation temporaire ou en mode secours, pour la remise cassette, il faut se conformer aux indications du tableau ci-dessous :

Mode de remise

Limites d'utilisation

CASSETTE

Volume de créances tenant sur un seul support :

1 Go pour 36 pistes 500 Mo pour 18 pistes

jusqu'à environ 2 500 000 créances jusqu'à environ 1 250 000 créances

3.1.3. Sécurisation des échanges de données

Quel que soit le mode de remise utilisé, télétransmission ou cassette, l'échange de fichiers se fait de façon sécurisée par scellement sous SECURBDF.

Le scellement garantit :

- l'identification de l'émetteur ;

- l'authentification des interlocuteurs ;

- l'intégrité des données échangées.

Le scellement est une opération qui intervient après la création du fichier de remise. Il précède la transmission ou la mise sur cassette. Il suppose que l'émetteur dispose sur son site du logiciel SECURBDF.

La compression est une opération qui permet de réduire le volume du fichier de remise. Après une telle opération les données ne sont plus lisibles à l’œil nu (certains fichiers sont compressés en production).

L'établissement ne disposant pas encore de SECURBDF, peut l'acquérir au moyen de la procédure d'abonnement Après passage par SECURBDF, le fichier sécurisé a une volumétrie légèrement supérieure à celle du fichier issu de l'application. Il comporte un préfixe et un suffixe supplémentaires. Ces deux enregistrements, appelés délimiteurs, contiennent les paramètres de sécurité caractéristiques du fichier de remise qu'ils encadrent. De plus la longueur initiale de chaque enregistrement du fichier de remise est augmentée d'un compteur de 2 octets placé en tête pour identifier la taille de l'enregistrement sécurisé.

3.1.4. Conservation des fichiers de remise

Le remettant s'engage à conserver la copie du fichier transmis jusqu'à réception du compte rendu satisfaisant correspondant au traitement de la remise pleine suivante. L'exploitation du compte rendu par le déclarant n'est possible que par référence au fichier transmis.

Si la télétransmission se révèle infructueuse ou sur demande spécifique de la Banque de France, le remettant doit être en mesure de la réémettre. De même, si la cassette fournie est inexploitable, il doit pouvoir en livrer rapidement une copie.

3.1.5. Acte de cession de créances financières

L'Acte de cession de créances financières (« bordereau Dailly ») est établi par l'établissement déclarant sur la base de la remise effectuée et conformément au type de convention de mobilisation de créances privées choisi.

En effet, la procédure varie selon la nature des liens régissant l'établissement contrepartie et l'établissement détenteur des créances :

Lorsque l'établissement est à la fois déclarant et mobilisateur dans le cadre d'une convention de mobilisation bi partite passée avec la BDF, il remplit et signe le bordereau de cession Dailly qu'il remet à la Banque de France à chaque remise de fichier de créances.

Lorsque l'établissement dépend d'un groupe bancaire ou lorsqu'il s'agit d'établissements sans liens capitalistiques ou institutionnels entre eux, une convention tripartite est établie entre la Banque de France, l'établissement mobilisateur, et l’établissements déclarant, et un acte de cession de créances financières, établi par l’établissement déclarant et endossé par le mobilisateur est remis à la Banque de France à l'occasion de chaque remise de fichier.

Lorsque l'établissement appartient à un réseau tel que défini par la réglementation bancaire, une convention multipartite est établie entre l'organe central ou l'entité qui assure la centralisation de la trésorerie du réseau, les établissements affiliés au réseau et la Banque de France. L’acte de cession de créances financières, qui, dans ce cas, globalise l'ensemble des créances des établissements affiliés, est produit et signé par l'établissement mobilisateur tête de réseau pour le compte des établissements affiliés au réseau, et remis à la Banque de France à chaque remise de fichier de créances.

Les modèles de bordereaux de cession correspondant à ces 3 cas de figure sont présentés en annexe 14

Le bordereau de cession Dailly doit parvenir au service gestionnaire de TRICP au plus tard, le dernier jour de la plage de remise des fichiers, à 16h. Il peut être envoyé par courrier ou déposé au BOPM à la DPMA ou, à défaut, à un guichet d'une succursale de la Banque de France.

La date de cession apposée sur le bordereau est celle du premier jour de validité de la cession. Elle est systématiquement fixée au mardi ou au vendredi.

Le nombre de créances cédées et le montant total de la remise apposés sur le bordereau de cession de créances financières doivent correspondre à la totalisation du détail des créances inscrites dans le fichier de remise.

Chaque bordereau Dailly reçu doit donc être signé ou endossé dans le cas des cessions indirectes par un mandataire dûment accrédité. Les dirigeants ayant la qualité de délégants (représentants légaux, et personnes habilitées comme délégant et disposant de tous les pouvoirs types au même titre que les représentants légaux) et les mandataires investis de pouvoirs normalisés de type III sont habilités à signer ou endosser les actes de cession de créances financières au profit de la Banque de France. Une seule signature suffit si le signataire bénéficie d'une délégation de pouvoir individuelle (signataire "A"), tandis que deux signatures sont nécessaires si les signataires sont habilités à signer conjointement (signataire "B"). Toute information sur les modalités d’accréditation d’un mandataire peut être obtenue par courrier électronique à l’adresse suivante :

seri.dossiers@banque-france.fr

En tout état de cause, la cession ne peut pas être validée si le service gestionnaire de TRICP n'a pas reçu et validé le bordereau Dailly.

3.2. CARACTERISTIQUES DES FICHIERS DE REMISE

3.2.1. Fichier physique et fichiers logiques

Une remise est toujours constituée d'un seul fichier physique, même lorsqu'elle contient des données de plusieurs déclarants. Ce fichier physique, identifié aux coordonnées du remettant, comporte des ruptures internes par déclarant qui sont constituées en fichiers logiques.

La remise par cassette doit être mono support. La contrainte de volume du fichier physique ne se pose pas dans le cas d'utilisation de la cassette puisque celle-ci a une capacité (1Go ou 500 Mo) qui dépasse largement la taille du plus gros des fichiers physiques de remise.

3.2.2.

Format du fichier de remise

Quelque soit le mode de remise utilisé, télétransmission ou support magnétique, la structure du fichier physique de remise est la même. Elle est constituée d’un enregistrement d'en-tête remettant et d’un enregistrement de fin remettant qui servent à identifier la remise, son contenu et le nombre de déclarants qu'elle comporte.

Entre les enregistrements d'en-tête et de fin remettant, on trouve une structure de fichier logique, répétée autant fois qu'il y a de déclarants, de la forme suivante :

- 1 enregistrement d'en-tête déclarant (Identification du déclarant),

- N enregistrements de détail (identification d'une créance cédée), sauf si le fichier logique est vide.

- 1 enregistrement de fin de fichier déclarant (Données techniques de contrôle). Le format détaillé du fichier de déclaration est présenté en annexe.

3.2.3. Fréquence des remises

La fréquence de remise obligatoire est bi hebdomadaire. Qu'il ait ou non des créances à céder, pour lui- même ou pour les déclarants qui lui sont associés, le remettant doit faire parvenir 2 fois par semaine un fichier de remise, dans la plage fixée pour la cession dont le calendrier annuel lui est fourni en début d'année. Le remettant qui omet de faire sa remise (même si elle est vide) pénalise les déclarants qui lui sont associés.

Face à l'obligation de remise, le remettant peut se trouver dans l'un des cas suivants :

- Le remettant a des créances à transmettre pour le ou les déclarants pour lesquels il opère. Le contenu de la remise suit le format standard décrit en annexe.

- Le remettant n'a pas de données à transmettre ou en a pour certains de ses déclarants et pas pour d'autres. Tous les déclarants apparaissent quand même dans la remise. Le fichier logique du déclarant ayant des créances à céder est rempli normalement, celui du déclarant n'ayant rien à fournir n'a pas d'enregistrement de détail déclarant; il ne comporte que les enregistrements d'en- tête et de fin déclarant, mais il apparaît quand même sous cette forme dans la remise.

Le remettant est responsable du respect de cette règle. Si tous les déclarants ne sont pas présents dans la remise, celle-ci est complètement rejetée. Sauf demande motivée et accord explicite du gestionnaire TRICP, le remettant ne peut faire qu'une seule remise par plage.

3.2.4. Validité de la cession

Tous les déclarants doivent effectuer une cession par remise de fichier dans le respect du rythme de cession bi hebdomadaire. Au bout de 2 remises vides pour un déclarant, les créances détenues dans la base TRICP pour ce déclarant sont invalidées. En d'autres termes, il n’y a plus de gisement des créances disponible pour le cédant, ce jusqu'à la validation d’une nouvelle cession.

Les créances cédées par un déclarant lors d'une remise annulent et remplacent l'ensemble des créances détenues pour cet établissement dans la base TRICP dans les conditions prévues par la convention de mobilisation et sous condition de l'acceptation de la nouvelle cession par la Banque de France. Chaque remise pleine est donc constituée de l'ensemble des créances que l’établissement déclarant détient dans son portefeuille et cède à la Banque de France sur la période de cession qui prend effet à l’issue de la plage de remise.

3.2.5. Règles de codages de champs spécifiques

Principes Les zones numériques sont cadrées à droite avec des zéros à gauche. Elles sont présentées en format étendu et ne sont pas signées. Les zones alphabétiques ou alphanumériques sont cadrées à gauche avec des blancs à droite.

Une zone non renseignée contient des zéros si elle est numérique et des blancs si elle est alphabétique ou alphanumérique.

Les montants en euros

Dans la remise, les montants relatifs à une créance individuelle (c'est-à-dire tous les montants de l'enregistrement de détail déclarant) sont toujours fournis dans la devise d'origine dans laquelle la créance a été libellée (euros ou autres devises de la zone "in"). Ces montants se présentent sous la forme d'un entier exprimé dans la plus petite division de la devise considérée (selon la norme ISO 4217), voir l'exemple donné dans l'enregistrement de détail déclarant en annexe 6. L'euro est exclusivement utilisé pour les zones de totalisation de la remise (montants des enregistrements de fin déclarant et de fin remettant) et les montants liés à la mobilisation (échéancier figurant dans le compte rendu de traitement de la remise, échéanciers cumulés des OCM). En matière d’expression des montants, il faut suivre strictement les indications ci-dessous, car les contrôles TRICP seront faits selon ces mêmes règles et les écarts entraîneront le rejet de la remise.

Dans le respect des règles de conversion unitaire définies, TRICP applique la méthode de conversion suivante que la remise soit mono ou multi devises (devises in) :

1/ conversion créance par créance, quelle que soit sa devise d'origine, 2/ totalisation au fur et à mesure des montants en euros obtenus, en arrondissant à deux décimales (selon le principe de l’arrondi commercial : on augmente la deuxième décimale de une unité si la troisième était égale ou supérieure à cinq).

Identifiant normalisé de la créance

Le mode de cession de créances au profit de la Banque de France repose sur une identification unique des créances. Elle repose sur 3 identifiants :

- Un identifiant sous format libre de 50 caractères, identification laissée à la main des établissements de crédit.

- Un second identifiant destiné à permettre au débiteur final d’identifier la créance en cas de notification ex post, identification laissée à la main des établissements de crédit.

- Un identifiant normalisé au niveau de l'Eurosystème afin de garantir une uniformisation des références de créances mobilisées lors des échanges entre BCN de refinancement et BCN correspondante effectués dans

le cadre de la mobilisation transfrontalière ; cet identifiant est systématiquement repris pour identifier une même créance lors de sa mobilisation transfrontière. La normalisation se fait de la manière suivante :

- 2 caractères réservés au code pays,

- 12 caractères réservés à l’identifiant de la créance,

- 1 caractère réservé à la clé de contrôle.

La méthode de calcul de la clé de contrôle est présentée en annexe 7. Ainsi, une créance cédée dans un cadre strictement domestique ne doit pas nécessairement être identifiée sur les 15 caractères normalisés. Cette zone est donc soit correctement renseignée, soit laissée à blanc.

Identifiant normalisé des débiteurs et des garants

Le mode de cession de créances au profit de la Banque de France repose également sur une identification unique des débiteurs et éventuellement des garants dans le cas des créances garanties.

L’identifiant du débiteur est renseigné sur 15 caractères et comprend :

- 2 caractères réservés au code pays,

- 12 caractères réservés à l’identifiant du débiteur,

- 1 caractère réservé à la clé de contrôle.

Pour les débiteurs français, l’identifiant est le SIREN. Il est cadré à gauche sur 9 caractères numériques et est complété à droite par 3 caractères à « blanc ».

Les identifiants SIREN sont impérativement renseignés sur 9 caractères. Les SIREN composés de moins de 9 caractères significatifs sont complétés à gauche par autant de zéros que nécessaire. Exemple :

Pour les SIREN avec 8 caractères significatifs, le débiteur est renseigné ainsi :012345678bbb

L’identifiant du garant est structurée de la même manière

Constitution des clefs de contrôle

Les identifiants normalisés des débiteurs, des garants et des créances sont complétés d’une clef de contrôle, définie sur 1 caractère. L’attribution de cette clef de contrôle repose sur un algorithme présenté en annexe (/// annexe 7). Dans l’application de cet algorithme :

- La clef de contrôle se calcule sur le code pays + l’identifiant du débiteur.

- Un blanc équivaut à un zéro et compte pour 0

Les choix de source et/ou système d’appréciation du risque de crédit

Les fichiers de remise doivent indiquer sur chaque enregistrement de créance le système d’évaluation utilisé de chaque débiteur y compris dans le cas où la créance est garantie.

Pour les débiteurs, les valeurs à renseigner sont les suivantes :

- 2 caractères pour le code pays débiteur :

FR pour France ou le code ISO du pays d’origine de la source/système utilisée

- 4 caractères pour le code source d’appréciation du risque du débiteur :

«ECAI», «ICAS», «RT », «IRB », «PSE »

- 4 caractères pour le code du système d’appréciation du risque du débiteur dans la source :

Si source = ECAI :

«MY » pour Moody’s, «IA » pour Fitch, «SP » pour Standard and Poor’s,

Si source = ICAS :

«FIBE» pour Fiben, …

Si source = RT :

«xxxx» 4 premières lettres du nom du système pour les Rating Tools

Si source = PSE :

«bbbb» : 4 blancs

Remarque : dans ce cas, le champ « Indicateur PSE + Catégorie du débiteur » sera renseigné avec les valeurs «P1» ou «P2» (selon la catégorie de PSE).

Il est possible de reporter le risque de crédit sur un garant.

Pour déclarer un garant pour une créance dans le fichier de remise, les valeurs suivantes doivent être

renseignées :

- 2 caractères pour le code pays du garant :

FR pour France ou le code ISO du pays d’origine de la source/système utilisée

- 4 caractères pour le code source d’appréciation du risque du garant :

«ECAI», «ICAS», «RT », «IRB », «PSE »

- 4 caractères pour le code du système d’appréciation du risque du garant dans la source :

Si source = ECAI :

Si source = ICAS :

Si source = RT :

«MY » pour Moody’s, «IA » pour Fitch, «SP » pour Standard and Poor’s,

«FIBE» pour Fiben, …

«xxxx» 4 premières lettres du nom du système pour les Rating Tools

Pour les établissements qui ont choisi d’apprécier le risque de crédit de leurs débiteurs ou de leurs garants en utilisant un RT, la perte d’éligibilité d’un débiteur ou d’un garant doit être communiquée sans délai à la Banque de France afin que le pool de débiteurs éligibles soit mis à jour.

Si source = PSE :

«bbbb» : 4 blancs

Dans le cas où l’éligibilité n’est pas établie grâce à un garant :

- Le code pays du garant doit être à blanc.

- L’identification du garant doit être à blanc

- La clé du garant doit être à blanc.

Déclaration d’un système d’appréciation du risque du débiteur ou du garant « PSE » :

-

Un débiteur ou un garant PSE de catégorie 1 ou 2 éligible en application de la méthode PSE doit être déclaré dans le fichier de créances comme apprécié selon la méthode PSE. Ceci implique que les champs :

o

« Indicateur PSE + Catégorie du débiteur » sera renseignée à P1 ou P2 selon la pondération

o

« Source/système d’appréciation du risque du débiteur » sera renseignée ainsi :

 

code source d’appréciation du risque du débiteur ou du garant = «PSE » code du système d’appréciation du risque du débiteur ou du garant dans la source : mettre 4 blancs

-

Un débiteur PSE éligible dans une autre source devra être déclaré dans le fichier de créances comme apprécié avec la source habituelle pour les débiteurs de l’établissement (IRB par exemple) ; c’est notamment le cas des PSE de catégorie 3 pour lesquels la méthode PSE ne s’applique pas et qui se déclarent comme des créances détenues sur des débiteurs privés

Zone « Nature de fichier »

Une zone de l'en-tête du fichier de remise située en fin d'enregistrement permet d'indiquer la nature du fichier. Cette zone est systématiquement remplie à "P" quelle que soit la nature de l’envoi (test ou production).

Périodicité de révision des taux variables

Il est prévu de renseigner cette information en nombre de mois. Dans le cas où le taux de la créance cédée est révisé selon une périodicité inférieure à 1 mois (quotidienne par exemple), il faut renseigner 1 mois pour que la règle de décote correspondant à cette périodicité s’applique.

Probabilité de défaut

Cette information est obligatoire lorsque le code source d’appréciation du risque du débiteur choisi est IRB. Elle est donnée sous la forme 9,9999. Par exemple une probabilité de défaut de 0,15% sera codée 0,0015. Pour les autres sources, la zone est facultative.

3.2.6. Contrôle des remises de fichiers de créances

Indépendamment des contrôles relatifs à la sécurisation et réalisés par SECURBDF, toute remise est contrôlée au niveau applicatif.

Ces contrôles sont de deux types : ils concernent, d'une part, la structure et la cohérence générale du fichier de remise et, d'autre part, la forme et le contenu de chaque enregistrement.

D'une manière générale, les anomalies rencontrées peuvent avoir les conséquences suivantes :

- Rejet total de la remise : il concerne les erreurs dans la structure du fichier de remise ou dans le contenu des enregistrements d'en-tête ou de fin remettant. Il intervient aussi lorsque le support est endommagé. En accord avec le Gestionnaire TRICP et dans la limite de la plage de remise, il est possible de fournir une nouvelle déclaration.

- Rejet d'un fichier logique : Les erreurs sur le contenu de l'enregistrement d'en-tête ou de fin de fichier logique déclarant entraînent le rejet du fichier logique concerné, mais non celui des autres fichiers logiques que contient éventuellement la remise. Ces derniers sont traités s'ils sont corrects. En accord avec le Gestionnaire TRICP et dans la limite de la plage de remise, il est possible de fournir une nouvelle déclaration.

- Rejet d'une créance : Les erreurs sur l'enregistrement de détail déclarant conduisent uniquement au rejet de la créance concernée, toutes les autres créances valides sont intégrées. Ces erreurs ne donnent pas lieu à réémission d'une nouvelle déclaration.

Pour une description de la nature précise des contrôles effectués, se reporter à l'annexe 8. La remise déclarée comme valide à l'issue du traitement peut, cependant, ne pas être prise en compte dans la base TRICP, dans le cas exceptionnel où le nouvel encours de garantie ne couvrirait pas les refinancements en cours contre créances privées.

3.3. PARTICULARITES DES CESSIONS PAR TELETRANSMISSION

3.3.1. Initialisation de la procédure de remise

L'annexe 9 décrit la procédure à suivre pour un premier raccordement au service TRICP. Les tests présentés sont aussi valables dans le cas du passage d'un mode temporaire de déclaration par support magnétique à de la télétransmission.

Les remettants dont le mode de déclaration par télétransmission a été validé reçoivent les indications nécessaires sur les conditions techniques des échanges avec le serveur de fichiers de la Banque de France et sur la sécurisation par SECURBDF.

3.3.2. Guichet de remise

Le système de serveur de fichier de la Banque de France est connu sous le nom de "guichet PACIFIC".

Les télétransmissions doivent être remises au guichet PACIFIC de la Banque de France. Elles doivent être sécurisées par scellement au moyen de l'outil SECURBDF.

Lorsque le transfert vers le guichet PACIFIC est terminé, l'émetteur reçoit un code retour protocolaire renvoyé par PESIT HS. Ce code est à zéro lorsque le transfert s'est bien passé et que le fichier a été reçu par le guichet. Il est différent de zéro dans le cas contraire.

Lorsque le code retour protocolaire est différent de zéro, il appartient à l'émetteur du fichier d'établir le diagnostic de l'échec du transfert de son fichier, au besoin en prenant contact avec son correspondant à la Banque de France. Une fois le problème résolu, il procédera à une réémission, en vérifiant encore, en fin de transfert, que le code retour est à zéro.

Lorsqu'un transfert est réalisé, il n'est plus possible de recevoir à nouveau le même fichier. Toutefois, si cela s'avérait nécessaire, il faudrait alors prendre contact avec le service gestionnaire de TRICP à la Banque de France.

Les numéros TRANSPAC appelant le guichet doivent être accrédités auprès du service gestionnaire de TRICP (cf. annexe 4, fiche décrivant les caractéristiques TRANSPAC du centre informatique remettant). L'absence d'accréditation se traduit par un refus de paquet d'appel, c'est à dire l'envoi d'un paquet de CLEAR cause 00 diagnostic F1.

Pour ce qui concerne les échecs liés à la sécurisation ou à la dé sécurisation, il convient de se référer au cahier des charges spécifique de SECURBDF qui est fourni avec le logiciel ou aux spécifications ayant permis le développement.

3.3.3. Lieu, jours et horaires de dépôt

Les remises télétransmises contenant les déclarations de créances cessibles pour la semaine suivante doivent être envoyées :

Les jours et horaires d'ouverture du guichet de réception de fichiers sont à ce jour les suivants :

Pour la remise identifiée par N° de la semaine et N° séquentiel ‘1’ :

- le mercredi de 0h30 à 23h

- le jeudi de 0h30 à 14h30

Pour la remise identifiée par N° de la semaine et N° séquentiel ‘2’ :

- le samedi de 0h30 à 23h

- fermé le dimanche

- le lundi de 0h30 à 14h30

Les remises faites le jeudi et lundi ne doivent donc pas arriver au guichet après 14h30. Le calendrier fourni en fin d'année précédente pour l'année suivante, propose éventuellement, pour les plages de cession incluant des jours fériés, des aménagements de dates. Dans ces conditions, les horaires d'ouverture du guichet pour les jours de semaine sont ceux du mercredi ou du samedi et le dernier jour de la plage de cession, même s'il ne s'agit pas d'un lundi, est soumis aux horaires du lundi ou du jeudi.

Comme certains types d'erreurs dans la remise peuvent donner lieu à une réémission dans la limite de la plage de cession, il est donc préférable de remettre en début de plage de déclaration. Pour faciliter le traitement, un étalement des remises est cependant nécessaire. Un planning horaire tenant compte des contraintes de chacun est établi, en concertation avec les remettants. Il constituera la base du calendrier des échanges. Sauf cas de contrainte exceptionnelle, ce planning doit ensuite être respecté.

3.3.4. Protocole et paramètres de connexion

Les télétransmissions se font en X25 sous TRANSPAC. Le protocole de communication utilisé est PESIT- Hors SIT versions D et E (courant 98).

Les transferts se font toujours en mode demandeur. Ceci signifie que le transfert vers le guichet est toujours à l'initiative du remettant et que l'envoi des comptes rendus de traitement est à l'initiative de la Banque de France.

Les transferts se feront en mode compressé, pour améliorer les temps d'émission.

La procédure d'échange des paramètres de connexion nécessaires à la transmission des remises sous PESIT se trouve à l'annexe 4.

3.3.5. Caractéristiques des fichiers télétransmis

Type d'écriture : mode étendu Codage : EBCDIC Enregistrements : Longueur fixe de

: 400 octets pour le fichier de remise des créances privées : 100 octets pour le compte rendu de traitement.

3.3.6.

Passage en secours du guichet

Le guichet PACIFIC est doté d'un système de secours externe. Le basculement sur ce secours est soit programmé, soit consécutif à un incident sur le guichet principal.

Le basculement programmé est totalement transparent pour le remettant qui n'a rien à modifier à sa procédure habituelle de transmission des fichiers.

Le basculement sur incident entraîne une réémission de fichier de la part des établissements. Ils en sont avertis par le service gestionnaire de TRICP.

3.4. PARTICULARITES DES CESSIONS PAR CASSETTE

Ce mode de cession ne constitue pas un moyen standard de remise. Il est réservé aux cas particuliers que sont le mode secours, en cas de panne des télétransmissions, et le mode temporaire, pendant la phase d'installation de la télétransmission.

3.4.1. Initialisation de la procédure de remise

Les établissements ayant été accrédités par la Banque de France, en mode temporaire ou secours, pour une remise par cassette, recevront en retour le présent cahier des charges dont l'annexe 5 est réservée à la procédure d'initialisation de ces modes de remise.

3.4.2. Lieu, jours et horaires de dépôt

Le principe général est le suivant :

Il y a un guichet de remise dans les locaux de la Banque de France à Paris. Il est ouvert pendant les jours ouvrés qui précèdent la fin de période de cession en cours, avec une limite à 14h30 le deuxième jour.

Au moment du dépôt du support, la cassette doit obligatoirement être étiquetée et accompagnée d'un bordereau de remise. Les modèles sont présentés à l'annexe 5. Le gestionnaire fournit un accusé de réception du dépôt.

C'est à ce même guichet que sont retirés, le jour ouvré suivant le dépôt, les cassettes traitées ainsi que le compte rendu de traitement qui les accompagne.

3.4.3. Caractéristiques du fichier de remise

Le fichier de remise est constitué d'enregistrements de longueur fixe de 400 caractères Il est codé en EBCDIC. Le format détaillé est en annexe 6.

3.4.4.

Caractéristiques des supports

Les cassettes ont les caractéristiques suivantes :

- Format 3480 (18 pistes), sans compression de données.

- Label standard IBM, avec les 3 enregistrements de 80 caractères (VOL1,

HDR1 et HDR2) et avec mention obligatoire des champs suivants :

. Votre NUMERO de VOLUME sur 6 caractères (avec même valeur sur l'étiquette d'identification de la cassette).

.

DSNAME = TCP.DECLAR (en position 5 de l'enregistrement HDR1)

.

FORMAT = VB (V en position 5 et B en position 39 de l'enregistrement HDR2)

.

LRECL = 32724 (en position 11 de l'enregistrement HDR2)

.

BLKSIZE = 32728 (en position 6 de l'enregistrement HDR2)

Un format complet du label standard IBM pourra être fourni sur demande.

3.4.5. Procédure de secours

En cas d'indisponibilité d'accueil au guichet de remise habituel des supports magnétiques, les remettants recevront les indications nécessaires pour pouvoir s'adresser à un guichet de secours.

3.5. COMPTE RENDU DE TRAITEMENT

3.5.1. Présentation

Pour tout fichier de déclaration qui lui est remis, la Banque de France produit un compte rendu de traitement. Ce compte rendu est fourni au remettant qui doit le faire parvenir aux divers déclarants contenus dans sa remise.

Le compte rendu indique les erreurs rencontrées et fournit les résultats, en montant et en nombre de créances admises, pour chacun des déclarants de la remise. Il comporte également l'échéancier individuel par déclarant présentant les montants disponibles sur une période maximum de 4 semaines.

Si le déclarant est son propre mobilisateur, le montant total des créances admises qui lui est communiqué dans le compte rendu, correspond exactement à la valeur qui sera disponible pour le premier jour de la plage de validité des créances ayant fait l'objet de la remise. Si le déclarant passe par un Organisme Centralisateur Mobilisateur (OCM), les montants fournis dans le compte rendu ne constituent que sa part du disponible total mobilisable par l'OCM.

Remarque : A la fin de la plage de cession (soit les lundis et jeudi), le mobilisateur reçoit directement vers 15h30 par messagerie (ou télécopie) un échéancier des montants disponibles mobilisables transmis par le service gestionnaire de TRICP. Si le mobilisateur est OCM, cet échéancier est réalisé en totalisant tous les échéanciers des déclarants mobilisés par l'OCM. Le premier montant de l'échéancier cumulé correspond à la valeur du disponible pour le premier jour de la plage de validité des créances ayant fait l'objet de la remise.

3.5.2. Mode de transmission

Les remettants qui télétransmettent leurs remises reçoivent le compte rendu de traitement via le Guichet PACIFIC sous la forme d'un fichier sécurisé par scellement sous SECURBDF.

Les remettants qui utilisent les cassettes ont un compte rendu de traitement sur listing. Ce compte rendu est à retirer au guichet de remise en même temps que le support contenant la remise traitée.

3.5.3. Format et contenu du fichier de compte rendu de traitement

Le fichier de compte rendu de traitement a une structure particulière adaptée aux types de contrôles décrits en annexe 8.

Le détail du format de ce fichier est fourni en annexe 10.

Le fichier de compte rendu comporte 7 types d'enregistrements différents qui n'apparaissent pas tous nécessairement à chaque fois ; tout dépend de la nature des erreurs rencontrées pendant le traitement de la remise. Seuls les types d'enregistrements obligatoires sont toujours présents dans le fichier.

Lorsqu'une erreur est détectée, le fichier de compte-rendu est alimenté avec le numéro de l'enregistrement sur lequel le problème est survenu et le code de l'erreur associée. Le traitement peut alors :

- Soit s'arrêter : C'est ce qui se passe lorsque l'erreur concerne le contrôle du fichier physique (en- tête et fin remettant, structure). La remise est alors rejetée en bloc ;

- Soit se poursuivre :

En sautant le fichier logique concerné. C'est le cas lorsqu'une erreur est détectée dans la forme du fichier logique d'un déclarant (en-tête et fin déclarant, structure). Le contenu n'est pas traité. Le traitement se poursuit avec le même test sur le fichier logique suivant, s'il existe.

En sautant la créance concernée, chaque fois que l'erreur intervient dans le traitement du contenu du fichier logique d'un déclarant. Le traitement se poursuit avec le même test sur l'enregistrement de créance suivant, s'il existe.

Si la remise n'est pas rejetée, toute créance qui n'appartient pas à un fichier logique rejeté ou qui n'apparaît pas avec la mention "R" (créance rejetée) dans le fichier de compte rendu de traitement est réputée admise, sous réserve de contrôles effectués sur le bordereau de cession qui l'accompagne et sur la couverture des refinancements encore en vie par la nouvelle cession. Elle est intégrée dans la base TRICP en remplacement des anciennes créances cédées au 1 er jour de mobilisation tel qu’indiqué dans le calendrier des plages de remises communiqué en fin d’année précédente aux participants TRICP.

Les divers types d'enregistrements, selon leur code, leur rôle, leur présence (P) obligatoire ou facultative (O/F) et leur fréquence dans le fichier, se trouvent décrits dans le tableau de la page suivante.

Enregistrement

 

Rôle

P

Fréquence

Code

Nature

 
 

10 En-tête

Identification de la remise donnant lieu au CR Apparaît toujours dans le CR

O

1 fois par

 

remise

 

11 Contrôle

du fichier

Résultat du contrôle de la structure, de l'en-tête

O

1 fois par

physique

et

de l'enreg. de fin de la remise.

 

remise

Une erreur détectée ici entraîne le rejet en bloc du fichier physique, avec arrêt du traitement. Dans ce cas, le fichier de CR ne comportera que les enregistrements de code 10, 11 et 16.

 

Enregistrement

 

Rôle

P

Fréquence

Code

Nature

 

12

Contrôle du

Résultat du contrôle des enregistrements d'en- tête et de fin déclarant.

O

1

fois par

déclarant

fichier

 

logique vide

La suite des enregistrements de code 12, 13, 14 se répétera, en totalité ou en partie (pas de 13 si le fichier logique est vide), autant de fois qu'il y

ou plein.

de fichiers logiques, si la remise n'a pas été rejetée en bloc (Cf. code 11).

a

Une erreur détectée ici entraîne le rejet en bloc du fichier logique concerné, avec arrêt du traitement de ce déclarant. Dans ce cas, le fichier de CR ne comportera pour ce déclarant que l'enregistrement de code 12 (pas de 13 ni de

14).

Le traitement se poursuivra par le contrôle du fichier logique suivant, avec un nouvel enregistrement de code 12

13

Erreur sur créance

Identification des causes d'erreur d'une créance d'un déclarant. Cet enregistrement est présent dans le fichier de CR s'il n'y a pas eu rejet du fichier logique identifié dans l'enregistrement de code 12 et si au moins une des créances du déclarant est en erreur. Si le fichier logique est vide ou si toutes les créances sont acceptées, il n'apparaît donc pas et le CR contient ensuite un enregistrement de code 14.

F

Absent si fichier déclarant vide ou sans erreur

sinon

n fois,

autant que

de créances

en erreur

 

dans le

Lorsque qu'une erreur est détectée, le fichier de CR est alimenté d'un enregistrement de code 13. Le traitement se poursuit avec le contrôle de la créance suivante, si elle existe, puis le passage à un enregistrement de code 14, lorsque la dernière créance est contrôlée.

Si toutes les créances sont acceptées, ou s'il s'agit d'une déclaration vide, il n'y a pas d'enregistrement de code 13 pour le déclarant concerné. Dans ce cas, l'enregistrement suivant est un enregistrement de code 14.

fichier

logique

contrôlé

Enregistrement

Rôle

P

Fréquence

Code

Nature

 

14 Statistique du

Résultat du traitement d'un fichier logique.

F

Absent si Fichier logique rejeté ou 1 fois par fichier logique traité

traitement d'un

déclarant

Ce type d'enregistrement apparaît seulement si le fichier logique identifié par l'enregistrement de type 12 a pu être traité.

 

15 Échéancier des

Totalisation du montant global de garantie représenté par les créances non échues à la date correspondante.

F

Absent si

créances cédées

fichier

logique vide

 

ou rejeté.

Ce type d'enregistrement apparaît pour chaque déclarant dont le fichier logique identifié par l'enregistrement de type 12 a pu être traité. L'échéancier comporte au maximum une succession de 18 enregistrements de type 15.

Jusqu'à 18

fois par

fichier

logique

 

traité.

16

Fin de compte rendu

Statistique de traitement de la remise.

O

1 fois par remise

Ce type d'enregistrement apparaît toujours en fin de CR.

4. MODALITES D’UTILISATION DES CREANCES PRIVEES

4.1. Mode d’évaluation des stocks de créances disponibles par établissement

4.1.1. Assiette des encours mobilisables

De nouvelles règles de valorisation incluant une actualisation des flux analogue au "pricing" des titres de dette sont prévues à terme (2012) afin de couvrir d'une part les remboursements intermédiaires ou anticipés et, d'autre part, les dégradations de notation.

Sur la période transitoire (entre 2007 et 2012), les créances cédées sont valorisées pour leur montant nominal résiduel, et une grille de décotes harmonisée au niveau européen, appliquée.

L’application de la grille de décote est plus favorable aux créances à taux variables (dont la référence de taux est révisée selon une périodicité inférieure à 1 an) qu’aux créances à taux fixe. Dans leur fichier de remise des créances, le déclarant indique le type de taux appliqué à la créance qu’il déclare. Si le déclarant n’est pas en mesure techniquement d’indiquer cette information dans son fichier, il se voit attribuer d’office la grille de décote correspondant à un taux fixe. La grille de décote est reprise en annexe 11.

D’autre part, la révision du seuil du niveau de risque maximum acceptable est assortie d’une décote supplémentaire de 5% si la probabilité de défaut est supérieure à 0.1%.

4.1.2. Mise à jour périodique des cotations

Tous les jours, il est procédé à un "contrôle" dans TRICP qui permet de vérifier, sur la base des sources d’évaluation du risque de crédit sélectionnées par chaque déclarant, que les débiteurs sous jacents à chaque créance cédée bénéficient toujours d’une qualité de crédit favorable.

Ce rafraîchissement consiste à mettre à jour l’éligibilité des débiteurs cédés sur la base des notations des sources d’évaluation du risque de crédit sélectionnées par chaque déclarant. Cette opération peut entraîner une variation de l’encours cédé : il augmente dans le cas où des débiteurs cédés redeviennent éligibles et il diminue dans le cas où des débiteurs cédés deviennent inéligibles. Si l’encours diminue fortement, cela peut conduire à un défaut de couverture des encours d'opérations et contraindre la Banque de France à annuler ou à réduire une opération de refinancement ou à recourir à un appel à constitution de gage espèces. En tout état de cause, quelle que soit le sens de la modification de l’encours, l’échéancier prévisionnel des créances affiché sur le poste Trésorier de l’établissement de crédit est systématiquement mis à jour (cf. § 4.1.3).

4.1.3.

Gestion des créances privées selon un échéancier

La gestion de l'encours de créances mobilisables se fait selon un échéancier journalier qui est calculé pour une période de 4 semaines au maximum. Cet échéancier comporte, pour chaque jour ouvré, la valeur totale des créances encore valides et valorisées en fonction des quotités appliquées, et de l'éligibilité des débiteurs. Il reflète un état du gisement des créances éligibles valorisées chaque jour. L’échéancier de créances mobilisables est communiqué à l’établissement mobilisateur à travers son poste Trésorier POBI. Un exemple d’échéancier de créances tel qu’il apparaît sur le poste Trésorier est présenté en annexe 12. Chaque modification de la valorisation du portefeuille de créances cédées par un établissement est prise en compte dans les montants prévisionnels de créances disponibles affichés sur le poste Trésorier :

A l’issue de chaque plage de remise, le lundi et le jeudi à partir de 15h30, les montants prévisionnels affichés sont mis à jour pour tenir compte de l’encours de créances mobilisables qui découle de la cession qui prendra effet le jour suivant.

Chaque jour ouvré en début de journée, les montants de créances disponibles affichés intègrent les changements de cotation pris en compte la nuit précédente qui ont pu affecter l’encours de créances cédées.

4.1.4. Période d’utilisation des créances

Le premier jour de prise en compte du fichier d'une nouvelle remise dans la base TRICP se situe le lendemain du dernier jour de la plage de déclaration, donc le mardi et le vendredi. La bascule de l'ensemble des nouveaux fichiers s'effectue en effet dans la nuit respectivement du lundi au mardi et dans la nuit du jeudi au vendredi. Le mardi et le vendredi matin, les établissements disposent du nouveau stock mis à jour.

4.2. Utilisation des créances privées : refinancement en monnaie centrale et prêt intra journalier

4.2.1. La mobilisation domestique

4.2.1.1. Principes d’utilisation domestique des créances

Les créances cédées sont inscrites dans le pool de garanties de la contrepartie et affectées indifféremment à la couverture :

1) Des opérations de politique monétaire négociées via l’applicatif TELMA de la BDF 2) Des crédits intra journaliers (ligne de crédit) octroyés dans le cadre du système de règlement brut

T2BF.

Les modalités d’utilisation des actifs affectés au pool de garanties d’une contrepartie sont présentées dans le Cahier des charges Contreparties de Gestion Globale des Garanties :

http://www.banque-france.fr/fr/3g/telechar/cahier_doc_gene.pdf

4.2.2. La mobilisation transfrontière

La mobilisation transfrontière recouvre les cas de figure où l’établissement de crédit qui cède les créances à la Banque de France est refinancé par la BCN de son pays. Les principales configurations rencontrées pour la mobilisation des créances sont illustrées dans le tableau ci-dessous.

 

Créance de droit français

Créance régie par le droit du débiteur non résident

Débiteur résident ou allemand

Débiteur non résident

 

Résident

Dispositif TRICP actuel

Dispositif de la Banque Centrale Correspondante

ETABLISSEMENT

   

Mobilisation auprès de la BCN du pays du débiteur

DE CREDIT

CEDANT

Non résident

Dispositif TRICP actuel avec le CCBM

La méthode du CCBM (Modèle de Banque Centrale Correspondante) reste à ce stade le seul mode de mobilisation transfrontière des créances applicable. En effet, si la loi Dailly permet en théorie la cession valide de créances de droit étranger ou sur des débiteurs étrangers, le problème de la compatibilité des droits en cas de faillite de la contrepartie et du débiteur reste à vérifier. A ce stade, seules les créances sur des débiteurs allemands sont cessibles dans TRICP

Le mécanisme de cession transfrontière des créances privées via CCBM s’applique donc dans les cas suivants:

-la cession par les contreparties étrangères à la BDF, en tant que Banque Centrale correspondante, des créances de droit français détenues sur des débiteurs français (la BDF prenant en charge le contrôle de l’éligibilité des créances) et l’émission par la Banque de France d’une garantie à concurrence de cette cession en faveur de la Banque Centrale de refinancement étrangère ; -la cession par les contreparties françaises aux Banques Centrales étrangères correspondantes pour le compte de la Banque de France des créances détenues sur des débiteurs étrangers selon le cadre en vigueur chez ces Banques correspondantes et la couverture du refinancement consenti par la Banque de France par la mobilisation des créances étrangères cédées via le CCBM.

Un seuil de 500.000 euros s’applique au montant unitaire de créances mobilisées en transfrontière,

4.3. Cas de défaillance d’un établissement contrepartie

Quel que soit le motif d'utilisation des créances mobilisables (opérations de refinancement, garantie des systèmes de paiement, opérations transfrontières), en cas de défaillance de l'établissement mobilisateur, la Banque de France peut procéder au recouvrement de tout ou partie du stock de créances remises en garantie des refinancements octroyés.

La Banque de France se charge alors de notifier aux entreprises débitrices le transfert de propriété des créances en vue d'obtenir leur règlement jusqu'à extinction de la totalité de sa propre créance

5. ANNEXES

5.1. Annexe 1 : Formulaire de déclaration de choix de source

LISTE UNIQUE

CHOIX DE SOURCE D'EVALUATION DE LA QUALITE DE SIGNATURE DES DEBITEURS/GARANTS DES ACTIFS

REMIS EN GARANTIE DES OPERATIONS DE POLITIQUE MONETAIRE ET DE FINANCEMENT INTRAJOURNALIER

Date

Etablissement

Code CIB

SIREN

Nom interlocuteur

Téléphone interlocuteur

Mel interlocuteur

Nom du dirigeant responsable ou représentant Conformément à la Documentation Générale sur les instruments et procédures de mise en oeuvre de la politique monétaire, les contreparties souhaitant mobiliser des créances privées ou des titres non notés par une ECAI doivent communiquer à la Banque de France la source ou le système d'évaluation du crédit qu'elles auront choisi(e) pour évaluer la qualité de signature de leurs débiteurs dans le cadre d'ECAF*. A cet effet, ce questionnaire est à retourner, complété, sous forme papier, daté et signé par le dirigeant responsable ou son représentant à l'adresse suivante : Banque de France, BOPM 21-1157, 39 rue Croix des Petits Champs, 75049 Paris Cedex 01 et sous forme électronique à l'adresse e-mail suivante : bopm@banque-france.fr

 

Code

0/1

Autre

1 - Nature de la demande

     
 

choix de source pour l'année à venir

101

   
 

modification du choix de source un an minimum après l'entrée en vigueur du choix de source antérieur 1

102

   
 

modification du choix de source en cours d'année, à titre exceptionnel 2

103

   
 

choix d'une source complémentaire si ce n'était pas le cas lors de la demande antérieure

104

   

2 - Choix d'une source ou d'un système principal d'évaluation du crédit

   
 

ECAI

200

   
 

système de cotation (ICAS) de la Banque de France (FIBEN)

210

   
 

système de cotation (ICAS) de la Deutsche Bundesbank

211

   
 

système de cotation (ICAS) de la Banco de España

212

   
 

système de cotation (ICAS) de l'Oesterreichische Nationalbank

213

   
 

système de cotation (ICAS) de la CBFSA of Ireland

214

   
 

IRB de votre établissement ou de votre maison-mère 3

220

   
 

RT (préciser le nom de l'outil et le fournisseur) 4

230

   
 

Pourcentage de débiteurs couvert par le système principal choisi 5

240

   

3 - Choix d'une source ou d'un système complémentaire d'évaluation du crédit 6

     
 

ECAI

300

   
 

système de cotation (ICAS) de la Banque de France (FIBEN)

310

   
 

système de cotation (ICAS) de la Deutsche Bundesbank

311

   
 

système de cotation (ICAS) de la Banco de España

312

   
 

système de cotation (ICAS) de l'Oesterreichische Nationalbank

313

   
 

système de cotation (ICAS) de la CBFSA of Ireland

314

   
 

IRB de votre établissement ou de votre maison-mère 3

320

   
 

RT (préciser le nom de l'outil et le fournisseur) 4

330

   
 

Pourcentage de débiteurs couverts par la source ou le système complémentaire choisi 5

340

   

*Les contreparties doivent sélectionner une source principale d’évaluation du crédit parmi celles qui sont proposées et agréées par l’Eurosystème. Au sein de la source choisie, les contreparties opteront pour un seul des systèmes disponibles, excepté dans le cas des ECAI, où l’ensemble des systèmes éligibles peut être utilisé. Les contreparties doivent conserver la source choisie pendant une période d’au moins un an, sauf cas exceptionnel. La reconduction, au terme d'un an, de la source ou du système choisi est tacite. La source choisie doit couvrir le plus grand nombre des débiteurs présentés par la contrepartie. Sur demande motivée, le

recours à des sources ou à des systèmes complémentaires d’évaluation du crédit est autorisé par la Banque de France si la contrepartie en démontre le fondement. Pour les débiteurs/garants qui relèvent d'entités du secteur public, la méthode PSE s'applique pour l'évaluation du crédit, indépendamment de la source principale ou secondaire choisie par la contrepartie.

(1)

Les contreparties qui souhaitent changer de source d'évaluation du crédit après une période d'au moins un an doivent présenter une demande motivée à la Banque de France.

(2)

Sur demande motivée qui sera examinée par la Banque de France, dans le cas par exemple où l'IRB serait validé en cours d'année

(3)

Le choix d'IRB ne sera possible qu'après validation officielle de l'IRB par les autorités de supervision bancaire. Un questionnaire complémentaire devra en outre être complété,

(4)

fourni séparément. Les contreparties souhaitant recourir à un RT aux fins de l'ECAF doivent présenter un demande à l'aide d'un questionnaire complémentaire, fourni séparément.

(5)

facultatif si une seule source, obligatoire si deux sources (principale + complémentaire).

(6)

Une lettre motivée relative à la demande d'une source ou d'un système complémentaire devra être par ailleurs adressée par la contrepartie, le dossier sera alors étudié par la Banque de France.

signature du dirigeant responsable ou de son représentant

Fait le,

de France. signature du dirigeant responsable ou de son représentant Fait le, TRICP Cahier des charges

5.2. Annexe 2 : Modèle de garantie et format de déclaration des créances garanties

Modèle de garantie

Garantie à première demande Confirmation

[Émetteur de la confirmation juridique]

[Destinataire de la confirmation juridique]

Référence : la garantie (ci-après, la Garantie) datée du JJ/MM/AAAA émise par [nom et qualité du garant] (ci-après, le Garant), relativement à [nom et qualité de l’actif garanti] (ci-après, l’Actif) émis par [nom et qualité de l’émetteur de l’actif] (ci-après, le Débiteur).

En tant que représentant légal du Garant, nous confirmons par la présente que la Garantie respecte les critères d’éligibilité de l’Eurosystème, tels que définis dans la décision du Conseil de la Politique Monétaire n°2006-02 du 6 décembre 2006 et l’avis aux établissements de crédit n°2006- 02 du 19 décembre 2006.

En particulier, nous confirmons que :

1. Conformément à l’article 2321 du Code civil, le Garant s’oblige, en considération de l’Actif, à verser le montant en capital et intérêts dudit Actif, à première demande, sans pouvoir opposer aucune des exceptions tenant à l’Actif garanti.

2. Si le Débiteur est en défaut de paiement, les obligations du Garant au titre de la Garantie donnent lieu à paiement rapide et ponctuel après la défaillance (que cette dernière intervienne à la date d’échéance, en cas de déchéance du terme ou dans tout autre cas) de la somme visée au point 1 ci-dessus.

3. Les obligations du Garant au titre de la Garantie sont de rang au moins égal et proportionnel (pari passu) à l’ensemble des autres obligations non garanties du Garant.

4. Les obligations du Garant au titre de la Garantie demeurent pleinement exécutoires jusqu'au paiement intégral de la somme visée au point 1 précité.

5. [Uniquement si la Garantie est émise par plus d’un garant] La responsabilité des Garants au titre de la Garantie est conjointe et solidaire, de telle sorte que n’importe lequel des Garants doit payer à première demande l’intégralité de la somme due au titre de la Garantie

La présente garantie est soumise à la loi française.

[Signature]

[Date]

Format de déclaration des créances garanties

 

Format du fichier : en .txt

 

Généralités

Type d’enregistrements : Entête, Détail créance garantie, Fin

 

Séparation des champs :

« ; »

Format : longueur variable – les formats sont indiqués pour une longueur maxi

 
 

Nom

Description

Format

     

X7

E1

MFI

Code MFI du remettant (pays 2 car + CIB 5 car)

longueur fixe

     

;

     

X6

E2

NOFIC

Nom du fichier = GARANT

longueur fixe

Ligne Entête

     

;

     

X8

E3

DFFIC

Date de création du fichier AAAAMMJJ

longueur fixe

     

;

     

X6

E4

NBRE

Nombre total de lignes du fichier

longueur fixe

     

;

 

Nom

Description

Format

D1

MONTANT

11 entiers maxi et 2 décimales avec une ‘,’

N14 maxi

     

;

D2

IDCREANCE

Identifiant de la créance (unique)

X50 maxi

     

;

   

code pays du garant (X2) Siren (X9) clé (rien)

 

D3

SIREN étendu du GARANT

X15 maxi

     

;

Ligne Détail

D4

MFI

 

Code MFI (pays 2 car + CIB 5 car)

X7

créances sous

longueur fixe

garantie

     

;

   

code pays du débiteur (X2) Siren (X9) clé (rien)

 
 

D5

SIREN étendu du DEBITEUR

X15 maxi

     

;

     

X8

D6

DAFFEC

Date d’affectation sous la forme JJMMAAAA

longueur fixe

     

;