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LA TERRE DE CHEZ NOUS, 9 janvier 2013

PERSPECTIVES 2013

Les yeux rivés sur le prix du maïs

2013 PERSPECTIVES 2013 Les yeux rivés sur le prix du maïs JULIE MERCIER j u m

JULIE MERCIER

j u m e r c i e r @ l a t er r e. ca

Ces dernières années, les crises se sont succédé en production porcine. Malheureusement, 2012 n’aura pas fait exception. Pourtant, en début d’année, tous les espoirs étaient permis. La sécheresse aux États-Unis et la ambée des cours du maïs sont toutefois venues englou- tir les hausses de prix, d’ailleurs plus maigres que prévu. Pour 2013, les prévisions du prix du porc s’annoncent intéressantes. Dans les prochains mois, les yeux de tous les producteurs seront cependant rivés sur les cours du maïs. Il ne reste qu’à souhaiter que Dame Nature collabore et que la récolte de maïs soit abondante. Par ailleurs, la question du bien- être animal, particulièrement celle des cages de gestation, pourrait bien reve- nir sur le tapis au cours de l’année qui s’amorce.

Intégration Le dévoilement du rapport Intégration verticale et contractuali- sation en agriculture : état de la situa- tion au Québec, au début du mois de décembre, a mis la table pour la pro-

chaine année. En effet, l’Union des producteurs agricoles (UPA) prévoit partir en consultation sur la question

dès ce printemps. L’organisation sou- haite arriver en septembre avec des recommandations qui seraient ensuite diffusées au cours de l’automne. Toute cette démarche culminera au Congrès général de l’UPA de décembre 2013 avec l’adoption d’orientations. Bœuf Comme tout le domaine de l’élevage, la lière bovine a dû négocier en 2012 avec les records fracassés par les prix du maïs. Alors que tous les secteurs de production ont perdu du poil de la bête avec des diminutions de cheptel, l’em- bellie sur les marchés annoncée pour 2013 devrait être la bienvenue. Après la faillite de l’abattoir de bovins de réforme Levinoff-Colbex en mai 2012, serait-il possible qu’un acheteur manifeste son intérêt en 2013? Les quatre offres reçues en 2012 ont toutes été jugées inacceptables par le séquestre. Une chose est sûre, si elle n’est pas vendue, l’entreprise sera démantelée. Le dossier devrait conti- nuer d’occuper la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. En effet, l’Association de défense des producteurs de bovins du Québec réclame la suspension de l’exemption qui permettait à la Fédération des pro-

AR C H IV E S/ TC N
AR C H IV E S/ TC N

Dans la production porcine, deux paramètres seront déterminants : la hausse des prix de vente et ceux du maïs.

ducteurs de bovins du Québec d’acqué- rir Colbex au nom de tous les éleveurs de la province et de prélever une contri- bution de 53,86 $ par bovin de réforme pour la recapitalisation de l’abattoir. L’UPA du futur dans le dernier droit Avec le déploiement de L’UPA du futur, le projet de modernisation de l’Union des producteurs agricoles, tous les organismes af liés à l’Union conti- nueront au cours des prochains mois de travailler à son implantation a n d’arri- ver à temps pour l’échéancier xé au

début de 2014. L’UPA du futur prévoit notamment l’arrimage des territoires des fédérations régionales à celui des régions administratives du Québec. Par ailleurs, le conseil d’administration de chaque syndicat local comptera un représentant de la relève, des agricultrices et des fermes de petite taille. De plus, grâce à l’adoption du nouveau plan de nancement de l’Union, la Fédération de la relève agricole du Québec et la Fédération des agricultrices du Québec bénéficieront de plus d’argent pour mener à bien leur mission.

Grande année de production de grains en 2013?

leur mission. Grande année de production de grains en 2013? THIERRY LARIVIÈRE tlariviere@lat er re .

THIERRY LARIVIÈRE

tlariviere@lat er re . ca

Le prix des céréales pourrait chuter en 2013 si les producteurs décident de semer au maximum et d’utiliser toutes les techniques disponibles a n d’aug- menter les rendements et de pro ter des très bons prix actuels. « Est-ce qu’on va se refaire un fond de silo ou est-ce que les silos vont rester vides? » s’interroge Christian Overbeek, président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ). Il faudra aussi, bien entendu, que la nature collabore et qu’on ne repasse pas par les sept années de sécheresse qui avaient frappé le Midwest dans les

années 1930. Cette sécheresse histo- rique avait pris le nom de Dust Bowl, en raison de terribles tempêtes de pous- sières engendrées par le temps trop sec. Peu importe la météo, M. Overbeek ne pense pas que le prix du maïs retombera aussi bas qu’avant 2008 puisque les coûts de production ont beaucoup augmenté et se situent main- tenant entre 4 et 5 $ par boisseau aux États-Unis. L’année 2013 sera déterminante puisque ce sera le début de la mise en place du nouveau plan stratégique de la FPCCQ. Le nouveau groupe de concer- tation avec l’industrie (intrants et com- merce du grain) fait partie intégrante du processus. La première étape, si le nancement est octroyé par Québec, sera de dresser le

portrait de l’ensemble du système d’ap- provisionnement en grains au Québec. Il s’agira de voir si les producteurs répondent à tous les besoins du marché.

L’année 2013 sera aussi consacrée à une ré exion sur « l’ossature syndi- cale » de la Fédération dans la foulée de L’UPA du futur.

AR C H I V E S/ T C N
AR C H I V E S/ T C N

Les intentions de semis pourraient annoncer une baisse du prix du grain.