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Le Conseil d'école de la maternelle Maurice-Ripoche, dans sa séance du 19 février 2013,
constate que vouloir réformer l'école en commençant à s'atteler aux rythmes scolaires n'apportera
pas de réponse à l'échec et au décrochage scolaire qui sont les fléaux de l'enseignement
français.

Les besoins que nous identifions pour remédier à ces deux problèmes sont tout d'abord le
manque d'enseignants et leur manque de formation continue, les classes trop chargées (et cela
pose déjà le problème de l'exiguïté des écoles parisiennes), le manque de Rased, le manque
d'AVSi et EVS, le manque d'Asem et le manque d'animateurs sur le temps périscolaire. A cela
s'ajoute le manque de formation des AVSi et EVS, des surveillants et des animateurs ainsi que
l'absence de statut ou de cadre d'emploi qui permettrait de les stabiliser dans leur emploi. Nous
constatons ensuite que l'ensemble de la communauté éducative n'est pas rémunérée à la hauteur
de l'investissement qui lui est demandé et est en décalage négatif par rapport au référentiel
européen. Enfin la question, pourtant primordiale, de la lourdeur des programmes n'est pas
examinée, pas plus que celle de la carte scolaire.

Le Conseil d'école de la maternelle Maurice-Ripoche, après avoir examiné le décret pris par le
gouvernement concernant la réforme des rythmes éducatifs, émet de vives critiques sur les points
suivants :
- il n'est pas fait de différence entre un enfant entrant en maternelle et un enfant en CM2,
pourtant leurs rythmes chronobiologiques diffèrent;
- s'il est bon de raccourcir la journée des enfants, il est aussi bon d'alléger leurs semaines et
leurs trimestres. Or cette réforme des rythmes n’évoque à aucun moment le raccourcissement
des vacances d'été, leur éventuel zonage et le zonage des vacances d'automne;
- alléger la journée des enfants de 3/4 d'heure sans permettre à la société toute entière (parents
actifs, monde associatif proposant des activités extrascolaires...) de se réorganiser obligera les
enfants à rester autant de temps qu'aujourd'hui à l'école les lundis, mardis, jeudis et vendredis
tout en venant une matinée de plus;
- imposer l'école le mercredi matin (le choix du samedi étant dérogatoire) conduira un nombre
plus important de parents à laisser leurs enfants en centre de loisir le mercredi après-midi, soit
au total 5 longues journées en collectivité (reconnue comme plus fatigante) pour les enfants,
ce qui va à l'encontre de l'esprit qui a animé la réforme.

Le Conseil d’école de la maternelle Maurice-Ripoche s’interroge sur la présence dans ce décret
du Projet éducatif de territoire et demande à renvoyer cela à la loi et à un débat parlementaire.

Le Conseil d'école de la maternelle Maurice-Ripoche constate à ce jour les difficultés de
fonctionnement suivantes dans de nombreuses écoles maternelles parisiennes :
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- manque de locaux pour permettre à tous les enfants en ayant besoin (par respect de leur
rythme chronobiologique) de faire la sieste en maternelle;
- manque de locaux spécifiques pour des activités artistiques ou sportives;
- manque de locaux pour les activités Rased ;
- manque de locaux réservés aux Centres de loisirs ;
- manque de locaux pour stocker le matériel ;
- préau souvent trop petit;
- cour de récréation trop petite;
- cantine trop bruyante car impossibilité de faire manger les enfants en petits groupes et donc
manque de locaux là encore;
- manque d'ouvriers de la Ville de Paris pour intervenir rapidement sur des réparations en cas
de besoin;
- manque d'Asem : une par classe à temps plein en maternelle permettrait de meilleures
conditions d’apprentissage pour les enfants. Manque d’Asem pour pallier les absences
(maladie…) ;
- manque d'animateurs et de surveillants pour mieux encadrer les enfants (nous revendiquons
un taux de un animateur ou un surveillant pour 10 enfants de moins de 6 ans, que ce soit pour
la pause méridienne ou le goûter récréatif);
- manque d'EVS;
- besoin de vraie formation des animateurs intervenant sur le temps périscolaire (un Bafa n’étant
pas suffisant pour proposer des activités de qualité);
- besoin de formation des EVS;
- besoin d'une meilleure stabilité dans l'emploi tant des animateurs, des surveillants que des
EVS et donc création d'un statut ou d'un cadre d'emploi pour ces personnels;
- manque de moyens pour renouveler le matériel défaillant ou obsolète tant à l'école qu'en
centre de loisir.

Après avoir fait ces constats, le Conseil d'école de la maternelle Maurice-Ripoche remercie la
Ville de Paris d'avoir su mobiliser 5M€ pour les écoles parisiennes au budget 2013. Il demande à
ce que cet argent soit utilisé pour remédier prioritairement aux dysfonctionnements et aux
manques listés ci-dessus.

Concernant la réforme des rythmes scolaires, le Conseil d'école de la maternelle Maurice-
Ripoche demande au Conseil de Paris le report de son application à la rentrée 2014/2015. Dans
l'intervalle, le Conseil d'école de la maternelle Maurice-Ripoche demande à la Ville de Paris de
poursuivre la concertation avec toutes les parties concernées afin de dégager un consensus, des
priorités et des financements à la hauteur des enjeux pour l'école de demain à Paris. Ces
financements devront concerner aussi la création ou l'agrandissement des centres d'animation,
de piscines, des gymnases, des salles de sport, des conservatoires... qui sont déjà, aujourd'hui,
tous saturés aux mêmes horaires.
Nous demandons aussi dès maintenant à ce que le rôle des Asem, animateurs et surveillants soit
valorisé en étant considérés part entière de l’équipe éducative en tant que transmetteurs
d’informations sur les enfants et en les accueillant dans les Conseils d’école.
Nous demandons également la réunion régulière d’un Conseil d’école élargi comprenant
délégués des parents, personnels du périscolaire et du scolaire, employeurs municipaux dans un
cadre du même type que celui fixé dans le Contrat local d'éducation des Zep. Ce Conseil d’école
élargi approuverait par exemple le projet éducatif des centres de loisirs ainsi que les animations
proposées dans les temps périscolaires.

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