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L'HYPOCRISIE DE

L'ARMINIANISME ÉVANGÉLIQUE
Par Jean leDuc

Le temple des hypocrites où chacun voit à sa façon


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TAB LE DE S MA TIÈRS

INTRODUCTION……………………………………………………………………PG.5

L'HÉRÉSIE………………………………………………………………………….PG.7

LA CHUTE.PG…………………………………………………………………….PG.10

LA RÉPROBATION………………………………………………………………PG.13

L'APOSTASIE…………………………………………………………………….PG.16

L'ÉCHAPPATOIRE……………………………………………………………….PG.20

LA DUPLICITÉ……………………………………………………………………PG.22

LA SÉPARATION………………………………………………………………...PG.28

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INTRODUCTION
Ceux qu'on appelle les rationalistes synergistes ou Arminiens, que nous pouvons
nommer aussi ‘néo-catholiques’, affirment que Dieu voudrait sauver tous les
hommes, mais que tous ne le seront pas parce qu'ils ne font pas ce qu'il faut
pour cela, ils négligent les efforts convenables au salut. Sachant cela, il n'a élu
pour le salut que ceux dont il savait à l'avance qu'ils croiraient et persévéreraient
dans la foi. C'est une erreur dont la conséquence logique est que, si je suis élu,
c'est parce que Dieu savait de toute éternité que je ferais le nécessaire pour
croire et persévérer dans la foi. Dans ce cas, mon élection et donc mon salut
final reposent sur mes bonnes dispositions et ne sont plus des gratuités du
Seigneur.

Si la souveraineté de Dieu est niée dans l'évangélisation et si la liberté de


l'homme est affirmée face à la Parole de Dieu, la substance de l'appel devient: «il
faut acceptez Jésus comme son Sauveur personnel»; autrement dit, c'est
l'individu qui est souverain, puisqu'il a la possibilité d'accepter ou de refuser, de
croire ou de ne pas croire. Cette négation de la souveraineté de Dieu a corrompu
les églises et a formé un grand nombre de pseudo-chrétiens qui se croient
sauvés. Les gens ne viennent plus rendre un culte à Dieu, en esprit et en vérité,
et rejettent l’Esprit qui ouvre leur intelligence pour comprendre sa Parole, car
l’Esprit a des désirs contraires à la chair; c'est l'assemblée, au contraire, qui est
souveraine. Le prédicateur et sa prédication doivent plaire à l'auditoire et le
pasteur devient un petit pape qui domine sur les consciences des indolents et
des ignorants.

En face de la trahison des mouvements dits Évangéliques au synergisme


Arminien, la vérité que nous présentons doit être constamment maintenue. Tous
les partisans de l’Arminianisme Évangélique moderne qui proclament que «la
volonté de l’homme est capable de choisir le salut grâce aux forces nouvelles
reçues de Dieu» affirment enseigner le salut par grâce, alors qu’en réalité, ils
désavouent cette doctrine qu’ils remplacent par celle du salut par la justice des
œuvres. L’Arminianisme se sépare du Calvinisme lorsque par sa doctrine du libre
choix il nie que la grâce seule (sola gratia) sauve les pécheurs. Les
Évangéliques vont jusqu’à prétendent que la conversion et le salut de l’homme
dépendent de sa coopération et de l’exercice de sa libre volonté. L’Arminianisme
rejoint ainsi le Synergisme qui repousse aussi la grâce seule en affirmant que la
conversion de l’homme dépend pour une part de sa conduite droite, et d’une
autre part de sa libre décision. La doctrine du libre choix est foncièrement anti-
chrétienne et, si elle est retenue, elle est un obstacle à la conversion réelle des
pécheurs puisque la Foi ne peut naître que dans un cœur contrit par la Loi qui
n’attend son salut que de la grâce divine souveraine. Ils confondent ainsi la Loi et
l’Évangile et s’opposent à la grâce.

En ces derniers temps de tiédeurs, nous avons besoin d'un retour à un


christianisme combatif pour la vérité de la double prédestination, d’une puissante
proclamation sans compromis de l’Évangile de la Souveraineté de Dieu. Le salut

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doit conduire à l'action et au service, au service du Dieu Créateur et seul
Sauveur, à savoir Jésus-Christ qui est notre seul Souverain, Roi des rois et
Seigneur des seigneurs, qui règne présentement dans le cœur de ses élus.

Jean leDuc

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L'HÉRÉSIE
La tendance Évangélique moderne, qu'elle soit Baptiste, Pentecôtiste, Darbyste,
Adventiste, ou de quelques autres sectes dites chrétiennes, est à l'Arminianisme
et cela est évident et incontestable. Voici ce que dit un dénommé Charles F.
Stanley sur ce sujet: «Depuis le temps d'Arminius, bon nombre de théologiens et
de pasteurs respectés, dont John Wesley, ont épousé ce point de vue.
Aujourd'hui, les principales doctrines de l'arminianisme sont enseignées par
l'église de Nazareth, l'église Wesleyan, et d'autres confessions, y compris la
Christian Holiness Association. L'arminianisme moderne fait partie de la sphère
évangélique.» Les sectes évangéliques prétendent être issue du courant de la
Réforme protestante, ce qui est entièrement faux. Il y a une grande différence
entre les Évangéliques du temps de la Réforme et les Évangéliques modernes.
Vrai que le mouvement Évangélique original débuta en Europe et pénétra
graduellement en Amérique au début de la colonisation. Mais au
commencement, le mouvement Évangélique était Calviniste, et lentement il fut
infiltré avec le poison de l'Arminianisme dont la source provenait de l'église
Anglicane, des Baptistes et des Méthodistes pour devenir ce qu'il est de nos
jours, une des pires falsifications du christianisme qui existe sur la face de la
terre. On peut en effet qualifier le mouvement Évangélique moderne de néo-
catholicisme à cause de son oecuménisme, mais bibliquement il correspond
plutôt à l'église de Laodicée mentionnée dans Apoc. 3:14-18, celle qui est vomie
de la bouche du Seigneur pour sa tiédeur. Malheureusement la masse
commune des Évangéliques est ignorante du sujet, sauf bien sur les
pasteurs et quelques curieux qui ont prit la peine de s'informer. Néanmoins l'élite
Évangélique s'assure que le principe de l'Arminianisme demeure peu connu en
son sein ou lui donne une définition qui en dissimule le motif vital en le formulant
d'une manière subtile qui plait aux oreilles de tous. De cette façon les ignorants
deviennent des proies aisées et sont facilement manipulé et séduit par cette
fausse doctrine, et les dirigeants peuvent maintenir leur autorité en dominant sur
leur foi.

Le calvinisme et l’arminianisme sont les deux systèmes théologiques qui


cherchent à expliquer la relation entre la souveraineté de Dieu et la
responsabilité de l’être humain concernant le salut. Le calvinisme est nommé
après Jean Calvin, un théologien français qui vécut de 1509-1564.
L’arminianisme est nommé après Jacobus Arminius, un théologien hollandais qui
vécut de 1560-1609. Bref, le Calvinisme se caractérise par la souveraineté
absolue de Dieu, et l'Arminianisme se caractérise par le libre choix dans le salut.
Le renommé, J.I. Packer, résume l’opposition radicale entre ces deux
compréhensions protestantes de l’Évangile biblique: «L’interprétation calviniste
proclame un Dieu qui sauve, et celle d’Arminius présente un Dieu qui permet à
l’homme de se sauver par lui-même... Ainsi ces deux théologies conçoivent le
plan du salut de manière tout à fait différente. Pour l’une le salut dépend de
l’œuvre de Dieu, alors que l’autre s’appuie sur une œuvre d’homme. L’une inclut
la foi dans le don divin du salut, alors que l’autre la conçoit comme la
contribution de l’homme à son salut. L’une donne à Dieu toute la gloire pour le

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salut des croyants, alors que pour l’autre Dieu et l’homme se partagent la
louange. (…) [Dans l’arminianisme] Christ nous sauve grâce à notre aide, ce qui
revient à dire, si nous y réfléchissons, que nous nous sauvons avec l’aide du
Christ.» Les Arminiens insistent sur le caractère universel de la rédemption du
Christ et la liberté de chacun par rapport à la grâce. Leur Église adhère au
Conseil œcuménique des Églises. Or, qui ne sais que l'Arminianisme est
l'opposé du Calvinisme, l'adversaire de la souveraineté de Dieu qui glorifie la
dignité humaine et qui se veut le maître de son destin.

L'Arminianisme oppose Dieu et l'homme en se concentrant sur la question de la


capacité de la volonté humaine, il se trompe en assumant que la nature
pécheresse est normale et que l'homme a la capacité de répondre librement;
ainsi l'homme s'élève lui-même à la foi par une décision personnelle duquel
dépend son salut. Selon l'hérésie de Jacobus Arminius, l'homme demeure
libre d'accepter ou de refuser la grâce de Dieu. Il est donc très simple de
dénicher un faux chrétien, pas besoin de cours en théologie ni d'études sans fin
sur le sujet de l'Arminianisme, vous n'avez qu'à demander à une personne qui se
dit chrétienne si elle pense avoir le libre choix de croire pour être sauvée. Vous
remarquerez ainsi que la grande majorité de ceux qui se disent chrétiens ont
sombré dans cette hérésie. Il est important de remarquer ici que le mot
«hérésie» signifie littéralement dans le Grec «capacité de choisir ou libre choix»,
identifiant l’Arminianisme comme étant la source du poison qui infiltrent le
christianisme moderne. L'Arminianisme devint très vite l'affirmation de
l'autonomie des actes et des pensées de l'homme vis-à-vis de Dieu, de telle
sorte, remarque LECERF, que «le libre arbitre, conçu comme indépendance
absolue à l'égard de Dieu, devint comme le mot d'ordre de la grande majorité
des réformés français cultivés (A. LECERF distingue (Texte de 1932: Les
destinées du calvinisme dans le protestantisme français pp. 125-133))». Dans la
grande synthèse théologique de L'Institution Chrétienne de Jean Calvin, la
doctrine de la double prédestination trouve sa place au même titre que les autres
vérités de la foi. Calvin la définit très clairement: «Nous appelons prédestination
le conseil éternel de Dieu, par lequel il a déterminé ce qu'il voulait faire d'un
chacun homme. Car il ne les crée pas tous en pareille condition, mais ordonne
les uns à la vie éternelle, les autres à éternelle damnation [...] Le Seigneur
marque ceux qu'il a élus en les appelant et justifiant; aussi au contraire en
privant les réprouvés de la connaissance de sa parole ou de la sanctification de
son Esprit, il démontre par tels signes quelle sera leur fin et quel jugement leur
est préparé.»

Une des plus grande grâce historique est que le Calvinisme donna naissance au
mouvement Puritain. Le Puritanisme Calviniste, dont faisait parti le célèbre John
Bunyan, auteur du Voyage du Pèlerin, n'aspirait en effet qu'à une seule chose:
rendre grâces, autant qu'il le peut, au Dieu d'amour, souverain absolu, qui sauve
l'homme selon son bon plaisir malgré son indignité. Évidemment cela était
contraire au Putanisme Arminianiste dans lequel l'homme peut être sauvé si
seulement il le désire, rendant ainsi gloire à un Dieu impuissant dont la grâce

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souveraine de son amour infini est entravée par le libre choix de l'homme. Dans
cette prostitution spirituelle qu'est l'Arminianisme, la double prédestination
(l'élection au salut et la réprobation à la perdition) est donc perçue comme une
menace pour les Évangéliques modernes, et au-delà, pour la liberté de l’homme.
Elle est donc violemment rejetée comme nocive et perverse, tout comme les
Pharisiens rejetèrent le Seigneur Jésus en l'accusant de chasser des démons
par Béelzébul. Un exemple de cette prostitution spirituelle se trouve dans «Le
monde en Flammes de Billy Graham». Il écrit ceci: «Il y a aussi une résolution
volontaire. La volonté est nécessairement impliquée dans la conversion. Les
gens peuvent passer par des conflits mentaux et des crises émotionnelles sans
être convertis. Tant qu’ils n’exerceront pas la prérogative de cette liberté morale
et de leur volonté pour être convertis, ils ne pourront être convertis. Cette action
de la volonté est un acte d’acceptation et d’engagement. Ils acceptent
volontairement la grâce de Dieu et reçoivent le Fils de Dieu et s’engagent eux-
mêmes à faire la volonté de Dieu. Dans chaque vraie conversion, la volonté de
l’homme s’enligne avec la volonté de Dieu. Presque les derniers mots de la
bible, il y a cette invitation: «Que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie,
gratuitement» (Apocalypse 22:17). Ça dépend de vous. Vous devez «vouloir»
être sauvé. C’est la volonté de Dieu, mais ça doit devenir votre volonté aussi»
(page 134, édition livre de poche). De nouveau je vous demande, quelle sorte de
Dieu est Celui qui désire votre salut, mais attend avec impatience que votre
volonté se conforme à la Sienne? L’Arminianisme des Évangéliques place
tellement de puissance entre vos mains, que ce sera vous qui finalement
déterminera votre salut et ce genre de salut ne sera qu'une contrefaçon qui fera
de vous des faux chrétiens. En disant que nous avons le libre choix de croire ou
non, la foi devient un oeuvre, et le salut le résultat d'un acte méritoire. En
d’autres mots, la justification par le choix n’est nulle autre que le salut par les
œuvres. Il ne peut en être autrement. Il est intéressant de remarquer que le mot
"oeuvre" vient du Grec "ERGON" et signifie: action, tâche, faire, acte, ouvrage,
effort, travail. Ainsi faire de la Foi une condition et un effort que l'homme a le
choix d'exercer ou non, fait de la Foi un "acte" qui provient de la capacité du
raisonnement charnel, c'est à dire "une faculté intellectuelle". C'est ce qui se
nomme de la religiosité par laquelle une personne cherche à contribuer à son
salut, croyant plaire à Dieu. Par son libre choix illusoire, une personne s'élève au
même niveau que Dieu (Gen. 3:5) et les mérites du sacrifice de Christ
deviennent simplement un moyen d'apaiser sa conscience charnelle et justifier
son raisonnement erroné.

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LA CHUTE
La doctrine de l'Arminianisme n'est pas nouvelle, elle ne débute pas avec les
conflits du temps de la Réforme où elle fut élaborée, mais dans le Jardin d'Eden
même. On voit cela dans la désignation «libre arbitre» qui est une expression
ancienne (mais dont l'usage a persisté dans les débats religieux) pour désigner
la liberté de choisir (entre le bien et le mal, entre le salut et la perdition) pour un
individu. La Genèse nous indique clairement que le premier homme et la
première femme ont été créé avec le libre choix. Ils étaient libre en toutes choses
sauf une interdiction, celle de ne pas manger le fruit défendu. Il ne s'agit pas ici
de manger un fruit littéral, mais d'une déclaration d'indépendance envers
Dieu. Dans l'exercice de leur libre choix, Adam et Ève choisirent pour toute la
race humaine de se déclarer indépendant de Dieu, de choisir pour eux-mêmes
ce qu'ils considéraient être bien ou mal pour leur existence, plutôt que de
renoncer à eux-mêmes et de faire confiance en Dieu dans ses choix pour eux. Ils
se déclarèrent ainsi maîtres de leur destin. Le libre choix a été posé pour
chacun de nous dès le début, cette action est irrévocable et implique tout le
genre humain. Depuis ce moment initial de la Chute, la liberté de choisir de
croire et d'obéir à Dieu a cessée, elle nous a été enlevé et nous avons été
chassé de cette grâce de laisser Dieu agir à notre place. Non pas que l'homme
n'a plus la capacité de choisir, mais que cette capacité est esclave de la chair et
du péché et l'homme ne peut plus plaire à Dieu, il demeure sous la
condamnation de cette première transgression. Le fait de faire des choix à
chaque jour de notre vie en est l'évidence indéniable, ce n'est plus Dieu qui fait le
choix pour nous mais notre nature corrompue et rebelle. Il est impossible à
l'homme de choisir de croire car il est mort à Dieu et ses dispositions ne sont que
corruptions. Ceux qui prétendent autrement sont non seulement des menteurs,
mais aussi des blasphémateurs et des ennemis de la croix, ils profanent le sang
de l'Alliance et outragent l'Esprit de la grâce (Héb. 10:29). La Parole de Dieu dit
clairement: «Il n'y a personne qui ait de l'intelligence; il n'y en a point qui cherche
Dieu. Tous se sont égarés, et se sont tous ensemble corrompus; il n'y en a point
qui fasse le bien, non pas même un seul... Car tous ont péché, et sont privés de
la gloire de Dieu. (Rom. 3:11,12,23)» Mais les Évangéliques disent non
seulement qu'ils cherchent Dieu, mais qu'ils peuvent l'atteindre par leur libre
choix de croire et coopérer avec lui dans la gloire leur salut. Que peut-on ajouter
à cette perversion de la vérité sauf ce que dit la Parole de Dieu à leur propos:
«Leur gosier est un sépulcre ouvert; ils se sont servis de leurs langues pour
tromper; il y a un venin d'aspic sous leurs lèvres. (Rom. 3:13).»

En mangeant du fruit défendu, Adam commettait un péché contre Dieu. C’était


un péché de désobéissance contre l’ordre express qu’il avait reçu de Dieu. Ce
péché de désobéissance contre Dieu, c’était aussi une détermination consciente,
délibérée, de cesser de remplir le but pour lequel il avait été créé. Adam ne
voulait plus rien savoir de Dieu et de sa gloire. Il avait choisi de faire partie du
camp de l’ennemi, l'esprit de la chair, dans son plan abominable de voler le
monde à son Créateur. Il tourna délibérément dos au Dieu du ciel et de la terre
par ce seul acte de désobéissance, car l'indépendance et l'autosuffisance

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sont réservé à Dieu seul, mais il voulu se faire comme un dieu (Gen. 3:5). Voila
ce qui rendait son péché si horrible. C’était commis contre Dieu, une agression
directe à sa souveraineté. Jusqu’à maintenant, et dans toute l’histoire de ce triste
monde, il n’y a jamais eu autre sorte de péché. Ceci, nous devons le
comprendre. Ça ne donne rien de parler du péché en terme de relations sociales
ou d’inadaptation sociale. Le péché est contre le Dieu du ciel et de la terre. C’est
pour cette raison que le châtiment du péché est tellement grand.

Le châtiment est donc, que Dieu fit mourir Adam. Vous pouvez comprendre
pourquoi c’était nécessaire. Dieu avait créé Adam, afin qu’Il représente Sa cause
dans le monde, et qu’il puisse glorifier son Créateur. C’était le seul but de son
existence, et il refusa de faire cela. Il choisit de glorifier l'esprit de sa chair. Ce fut
le désir d’Adam dans son choix de lui-même. Pour cette raison, il n’y avait plus
de place pour lui dans le monde de Dieu. Alors, Dieu fit mourir Adam. «Le jour où
tu en mangeras, tu mourras sûrement (Gen. 2:17).» Que signifie, Dieu fit mourir
Adam? Il n’est pas tombé mort au pied de l’arbre, comme nous le savons très
bien. Premièrement, ça signifie que Dieu a déversé sur Adam la fureur de Sa
colère et de Sa haine. Dieu a détesté Adam. Ça ne pouvait être autrement si
Dieu voulait maintenir Sa Sainteté comme Il l’a toujours fait et qu’Il doit le faire à
cause de son nom. Il ne pouvait aimer quelqu’un qui avait péché et qui n’était
aussi saint que Lui. Vous comprenez que cela est maintenant en dehors de
Christ. Nous savons que Adam a été sauvé en Christ. Mais en ce qui concerne la
mort qui est venue sur Adam par l'exercice de son libre choix, Dieu a déversé sur
lui Sa colère. C’était dans la nature de Dieu même, d’agir ainsi. En déclarant son
indépendance et en se faisant maître de son propre destin, Adam était séparé de
Dieu. Comme il fut chassé du Paradis, il fut aussi privé de la présence de Dieu.
Sa vie qui avait été ensoleillée par la faveur de Dieu, était devenue ombragée
par les nuages de la colère de Dieu. Il avait connu la joie, la paix, le bonheur et
une vie en relation avec son Créateur, mais maintenant, ce n’était que détresse,
séparation, colère, trouble, affliction, angoisse et la mort.

Deuxièmement, le fait que Dieu fit mourir Adam a amené sur Adam la
dépravation totale. Voila ce que la mort signifie. La mort et la dépravation sont
synonymes. Comment l’apôtre Paul l’exprime-t-il dans Éphésiens 2:5? «… alors
que nous étions spirituellement morts à cause de nos fautes, il nous a fait revivre
les uns et les autres avec le Christ.» Le châtiment pour la terrible transgression
d’Adam, fut que Dieu apporta sur Adam l’horreur de la dépravation totale. Il le
rendit esclave du péché dans son être et dans sa nature au complet. C’était la
punition du péché, et c’est en terme de punition du péché, que nous devons
considérer la vérité de la dépravation totale. Puisque le péché est si terrible, il
mérite une punition terrible. La dépravation totale de la nature de l’homme
dans tout son être et tous ses choix est la punition du péché. Ainsi tous
depuis Adam, homme, femme et enfant, tous sont totalement dépravés et sont
privé du libre choix. Comment est-ce possible que tous les hommes sont
totalement dépravés au point même que leur capacité de choisir est esclave du
péché et de la chair ? Brièvement, nous devons mentionner deux raisons. La

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première, tous les hommes en Adam sont responsables du péché qu’Adam a
commis. Adam était la tête de la race humaine, comme Christ est la Tête de Son
peuple élu. L’apôtre Paul l’exprime en ces mots: «Car tous meurent en Adam, de
même aussi tous seront vivifiés en Christ. (I Cor. 15:22)» Adam était la tête de
tous les hommes, et tous les hommes sont ainsi responsables de sa
transgression. La deuxième, Adam étant le père de tout le genre humain, nous
avons hérité de la corruption et de la dépravation transmise par Adam. David
l’avait chanté dans sa complainte: «Voila j’ai été formé dans l’iniquité, et ma mère
m’a conçu dans le péché. (Psm. 51:7)» C’est ainsi que la dépravation totale est
venue sur tous les hommes et qu'aucun n'a la capacité de choisir de croire en
Christ. Ceci est la preuve la plus évidente que tous les Arminiens ou disciples du
libre choix, qu'ils soient traditionnels, évangéliques ou autres, sont tous des faux
chrétiens dont un grand nombre sont destiné aux châtiments éternels dans un
enfer réel selon le décret de Dieu.

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LA RÉPROBATION
Dans ce contexte, nous devons mentionner aussi la vérité de la Réprobation qui
est rejetée par tous les Évangéliques. En premier lieu, on doit souligner que la
vérité de l’élection et de la réprobation se tiennent ou tombent ensemble.
Nier l’élection est de nier la réprobation. Nier la réprobation est de nier l’élection.
Croire en l’élection est de croire en la réprobation. Croire en la réprobation est de
croire en l’élection. Il n’y a aucun compromis sur ce point. Calvin a une très belle
citation sur ce sujet dans son Institution Chrétienne. Il écrit dans le Livre III,
Chapitre XXIII, Para. 1: «Plusieurs, en effet, comme s’ils voulaient éviter la haine
de Dieu, admettent l’élection d’une telle façon à nier que certains sont réprouvés.
(C’est le cas de la grande majorité des Baptistes et des mouvements dits
Évangéliques qui se refusent l’appellation de Arminiens.) Mais ceci est puéril et
absurde, parce que l’élection elle-même ne pourrait pas exister sans avoir son
opposée dans la réprobation. Dieu sépare ceux qui sont sauvé de ceux qui sont
perdu. Ceux que Dieu laisse de côté il les réprouve, et cela pour aucune autre
cause que sa détermination de les exclure de l’héritage qu’il a prédestiné pour
ses enfants. Or l’irritabilité des hommes est intolérable, si elle refuse d’être
retenue par la Parole de Dieu qui traite de son conseil incompréhensible, adorés
par les anges eux-mêmes.»

Le décret de Dieu sur la réprobation est également un décret de son conseil


souverain, éternel et inchangeable. Selon ce décret dans lequel nous voyons
que la Chute fut prédéterminée d’une manière absolue, Dieu détermina de
révéler sa justice, sa colère, et sa haine du péché, et de cette façon la sainteté
de son propre être divin, dans des vaisseaux de colère préparés pour la
destruction et punis éternellement dans l’enfer en raison de leurs péchés.

Il n’est pas du tout étrange que cette vérité de la double prédestination soit niée
presque universellement, car elle expose les réprouvés pour ce qu'ils sont.
Aujourd'hui il est évident que ceux qui adoptent la position Arminienne ne parlent
plus aucunement de la prédestination. Cette vérité divine, longtemps négligée,
ne se retrouve plus dans le christianisme moderne apostasié, car l’Arminianisme
n'a pas de place pour la prédestination, ni désirent-ils la reconnaître. Et quand ils
lui donnent quelques assentiments prétentieux, ce n’est que pour en torde le
sens à leur propre perte, confirmant ainsi leur réprobation sans qu’ils le réalisent.

Plusieurs nient la vérité de la double prédestination en soulevant des objections


contre la doctrine. Ces objections sont aussi anciennes que la doctrine elle-
même. Les mêmes objections que nous entendons aujourd'hui ont déjà été
formulées aux jours d'Augustin - en effet, aux jours même de l’apôtre Paul. Une
catégorie de ces objections se résume en une charge de fatalisme. Il est dit que
la vérité de la double prédestination est fataliste et qu'elle est semblable à
l’horrible doctrine de l’Islam. Mais l’Islam n’a aucune place dans sa théologie
pour un Dieu d’amour, ni pour un Rédempteur. Ces objections, qui proviennent
surtout des mouvements Évangéliques et Œcuméniques, veulent signifier que la
vérité de la double prédestination rend les hommes négligents et en fait des

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pécheurs profanes. Cette doctrine réveillerait chez les hommes l’affirmation:
"laissez-nous péché que la grâce surabonde." Cette doctrine forcerait les
hommes à dire: "Si je suis un élu, je vais aller au ciel que ce soit quoique je
fasse - même si je commets les péchés que je désire faire. Ainsi je m'amuserai
dans cette vie, parce que mon péché ne peut pas changer mon élection. Et,
d'autre part, si je ne suis pas un élu, je n’irai pas au ciel même si je vis une
bonne vie. Par conséquent j'irai sûrement en enfer si je suis un reprouvé quoique
je vive saintement. Donc, je suis aussi bien jouir de la vie et péché autant que
possible. Rien ne peut changer la détermination éternelle de Dieu." Ainsi, il est
dit, la doctrine de la double prédestination selon la Souveraineté de Dieu détruit
la responsabilité de l’homme et la raison de son existence, et fait de lui qu’un
stock vendu aux enchères.

Cet enseignement de la Réprobation ne peut être accepté par ceux qui


cherchent à se justifier devant Dieu par leur libre choix, leur obéissance, leur
conduite ou leurs mérites. Ainsi ils soulèvent contre Dieu l'accusation d'être
injuste, comme si Dieu leur devait le Salut éternel, malgré leur rébellion et leur
dépravation totale. Ceci ne se justifie nullement, nous dit A.R. Kayayan,
"Révélation et Connaissance du Salut": «On pourrait parler d'injustice de Dieu si
l'homme pouvait avoir une quelconque prétention par rapport à Dieu. Mais la
situation est totalement autre. Car tous les hommes, sans exception, ont
abandonné Dieu pour s'adonner au péché. Personne n'a le droit de contester
Dieu pour son élection ou sa réprobation. Dans le contexte de la Prédestination,
Dieu serait injuste s'il n'avait pas appelé les élus au salut (Mat.20:14,15;
Rom.9:14,15). La doctrine du Salut par la Grâce est nulle autre que la doctrine
de la Prédestination qui comporte deux parties: l'Élection et la Réprobation. La
doctrine de l'élection laisse entendre, naturellement, que Dieu n'a pas choisi ou
élu tout le monde pour être sauvé. S'il a décidé de sauver les uns, il a aussi
décidé de réprouver ou de ne pas sauver les autres. La réprobation peut être
définie comme «le dessein éternel de Dieu d'exclure certains hommes de sa
grâce spéciale pour les punir à cause de leurs péchés pour manifester sa
justice».

Plusieurs faux chrétiens s'opposent avec véhémence à la doctrine de la


Réprobation, prétendant qu'elle n'est pas enseignée dans les Écritures. Mais la
Parole de vérité renverse leur faux raisonnement: "Car avant que les enfants
fussent nés, et qu'ils eussent fait ni bien ni mal, afin que le dessein arrêté selon
l'élection de Dieu demeurât, non point par les oeuvres, mais par celui qui appelle,
il lui fut dit: le plus grand sera asservi au moindre. Ainsi qu'il est écrit: J'ai aimé
Jacob, et j'ai hais Ésaü. Que dirons-nous donc? Y a t'il de l'iniquité en Dieu? A
Dieu ne plaise!" (Rom.9:11-14); "Et qu'est-ce si Dieu, en voulant montrer sa
colère, et donner à connaître sa puissance, a toléré avec une grande patience
les vaisseaux de colère, préparés pour la perdition; et afin de donner à connaître
les richesses de sa gloire dans les vaisseaux de miséricorde, qu'il a préparé pour
la gloire" (Rom.9:22,23); "L'Éternel a fait tout pour soi-même, et même le
méchant pour le jour de la calamité" (Pro.16:4); "La Pierre que ceux qui

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bâtissaient ont rejetée, est devenue la Pierre maîtresse du coin, une Pierre
d'achoppement, et une Pierre de scandale; lesquels ceux-ci se heurtent contre la
Parole, et sont rebelles; à quoi aussi ils ont été destiné" (1 Pi.2:7,8); "Car
quelques-uns se sont glissés parmi vous, qui dès longtemps auparavant ont été
écrits pour une telle condamnation; gens sans pitié, qui changent la grâce de
notre Dieu en dissolution, et qui renoncent le seul dominateur Jésus-Christ, notre
Dieu et Seigneur" (Jude 4; Version Martin).

D'autres qui suivent la Théologie Libérale de Karl Barth, prétendent que la


Réprobation dépend uniquement de l'homme qui rejette la révélation de Dieu en
Christ; doctrine qui est appuyé sur le libre choix de l'individuel, et que nous avons
démontré être fausse. Selon Daniel G. Reid, " Dictionary of Christianity in
America", la Théologie Libérale de Karl Barth (1886-1968) avec son nouveau
modernisme, exerça un impact considérable sur le Protestantisme Américain et
sur le mouvement évangélique; mais elle fut rejetée par le grand théologien
Réformé Cornélius Van Til comme une perversion de la vérité. On ne peut donc
point s'étonner de voir ce poison s'infiltrer dans tous les adeptes du libre choix
qui prétendent être chrétiens, au détriment de la vérité biblique.

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L'APOSTASIE
Aucun mot ne fait frémir plus les consciences réprouvées que celui d'apostasie,
tellement qu'ils en change la signification pour tenter d'apaiser leur esprit troublé
et ne pas être découvert pour ce qu'ils sont. Voici une définition de l'apostasie
décrite par un réprouvé Évangélique et qui peut être considéré comme une des
pires perversions de la vérité: «Apostasier signifie "se couper de la relation
salvatrice que l'on avait avec Christ, ou abandonner toute union vitale avec Lui,
et toute foi véritable en Lui". Ainsi, l'apostasie individuelle n'est possible que
pour ceux qui ont d'abord expérimenté le salut, la régénération, et le
renouvellement du Saint-Esprit. Elle contient deux aspects distincts: 1)
L'apostasie doctrinale, c'est-à-dire le rejet d'une partie, ou de la totalité des
enseignements de Christ et des apôtres; 2) L'apostasie morale, c'est-à-dire le
fait, pour quelqu'un qui était Chrétien, de cesser de demeurer en Christ, pour
redevenir esclave du péché et de l'immoralité».  Dans le cadre de la théologie
traditionnelle Arminienne et Évangélique, l'apostasie se définit simplement
comme suit: un croyant né de nouveau authentique peut perdre son salut s'il
se détourne de sa foi chrétienne (c'est-à-dire, en ne croyant plus en Christ ou en
ne lui faisant plus confiance). Une telle personne pourrait être considérée comme
"apostate". L'apostasie est ainsi définie par ces réprouvés comme "une
répudiation délibérée et l'abandon de la foi de quelqu'un qui l'avait professée."
Les individus qui soutiennent ce point de vue interprètent souvent les Écritures
qui font référence à être " tombé " ou avoir " abandonné " comme l'apostasie. La
question pour les partisans de ce point de vue est la foi initiale au salut ainsi que
la confiance que nous devons avoir en Christ à chaque moment et à chaque jour
de notre vie. Leur théologie ne fait aucune place à l'échec moral et éthique
temporaire du croyant. Le fait qu'un croyant commette un péché n'est pas
nécessairement un signe qu'il a perdu son salut. Toutefois, selon eux, l'homme
ou la femme qui se détourne délibérément de l'église (généralement de leur
dénomination particulière), de Christ, et de tout ce qu'il croyait (qui serait
contraire au genre de foi qu'ils professent), est sûrement sorti du royaume de la
lumière pour retourner vers celui des ténèbres. Après tout, ils argumentent
que, si nous sommes libres de choisir Christ, pourquoi ne le serions-nous
pas de nous en éloigner? Il est évident que ces gens n'ont aucune sécurité
envers leur salut, et cela est normal puisqu'il est basé sur la prétention d'un libre
choix et d'une obéissance inconsistante dont la source est le coeur rebelle de
l'homme. En d'autres mots, ils n'ont aucun salut à perdre puisqu'ils ne sont pas
sauvé et ne connaissent rien de la grâce souveraine qu'ils remplacent par la
dignité humaine, et ne font que s'illusionner qu'ils sont chrétiens.

La contagion Arminienne est tellement répandue à tous les niveaux de notre


société que même nos dictionnaire moderne en donne une étymologie douteuse
et la décrive comme: «Abandon publique et volontaire d'une religion,
particulièrement de le foi chrétienne; renoncement à l'état sacerdotal ou religieux;
abandon d'un parti, d'une doctrine (Dictionnaire Larousse). Le mot apostasie est
un terme Grec qui est utilisé seulement à deux reprises dans le Nouveau
Testament. Nous le retrouvons uniquement dans Ac. 21:21 et 2 Thes. 2:3 et il est

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traduit différemment dans ces deux contextes comme nous voyons dans
différentes versions de la Bible. La Segond et la Darby le traduisent dans
Ac.21:21 par «renoncer», mais dans 2 Thes. 2:3 le terme n'est pas traduit mais
translittéré du Grec et demeure «apostasie», ce qui nous indique que ces
traducteurs ont refusé de le traduire pour quelque raison obscure ou qu'ils
n'avaient aucune notion juste du mot, ce qui semble improbable. Toutefois, nous
voyons que la Bible Martin et la Bible Ostervald portent elles aussi «renoncer»
dans Ac. 21:21, mais dans 2 Thes. 2:3 le terme a été traduit par «révolte», nous
donnant un sens plus précis de ce qu'est l'apostasie. Or le terme «révolte»
implique la violence, l'agitation, l'agression, la faction, le sectarisme, le viol, etc.
Le Dictionnaire Grec-Français de J. Planche (1860) donne les différentes
nuances du mot «apostasie» comme: «séparation, abandon, défection, distance,
éloignement, insurrection, trancher, exclure, accaparer, enlever une chose ou
une partie ou portion de...» Renoncer à quelque chose est un abandon ou
délaissement qui implique une rupture véhémente ou un viol des principes ou
doctrines maintenus par un groupe quelconque sans nécessairement les avoir
professer auparavant. Il n'est aucunement nécessaire qu'une personne professe
les même doctrines pour ce genre d'abandon. Lorsqu'un Musulman renonce à la
foi chrétienne c'est qu'il la rejette comme non valide et qu'il s'y oppose avec
véhémence. Il n'est aucunement nécessaire pour lui d'avoir professer la même
foi pour abandonner ou délaisser une religion qu'il considère comme une
menace à sa propre foi. Il abandonne la foi chrétienne non pas à cause qu'il en
faisait parti et qu'il maintenait les mêmes doctrines, mais à cause qu'il se soulève
contre et en viol les principes en profanant le sens qu'ils détiennent. La nuance
du Dictionnaire de J. Planche de «trancher, d'exclure ou d'enlever une chose ou
une partie» à un élément quelconque comme à une doctrine essentielle de la foi
chrétienne se rapporte précisément au terme apostasie dans le contexte biblique
que nous regardons. Dans Ac. 21:21 nous voyons que l'apôtre Paul est accusé
par les Juifs d'avoir retrancher ou exclu de son enseignement des principes de la
loi de Moïse qu'ils considéraient essentiels comme de «ne point circoncire leurs
enfants et de vivre selon les ordonnances de la loi». Il est évident qu'en
retranchant ou enlevant un principe dans un enseignement ou doctrine qu'on en
change le sens pour lui donner une signification qu'il ne détenait pas auparavant.
Qui ne sait qu'enlever seulement un mot dans une phrase ou le remplacer par un
autre donne souvent toute une autre signification de ce qu'elle disait. Les
accusations portées contre Paul nous donnent ainsi le contexte dans lequel nous
devons regarder pour obtenir le sens réel du terme apostasie. L'Apostasie
réelle consiste donc à modifier la foi en lui donnant une autre signification
qu'elle n'avait pas originellement. En d'autres mots, l'apostasie est un viol de
la Parole de Dieu, une falsification de son enseignement, une révolte contre la
souveraineté de Dieu dans son don du salut par la grâce par le moyen de la foi
qu'il accorde selon son bon plaisir à ceux qu'il a désigné. Un apostat ou
apostasié est ainsi celui ou celle qui déforme la vérité essentielle de la foi dans le
but d'en présenter une approximation subtile qui plait aux oreilles de tous.
L'interprétation du mot apostasie par les Arminiens Évangéliques et par la grande
majorité du christianisme traditionnel est donc fausse et conçue spécifiquement

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dans un but de dissimuler la vérité et de séduire les gens. Ils portent la
condamnation d'avoir modifié la justification par la foi en la remplaçant
subtilement par la justification par le choix. Ils ont altéré la signification du don de
la foi en la transformant en une faculté intellectuelle qui dépend de leur libre
choix, et ce faisant ils s'érigent comme des dieux (Gen. 3:5).

En faisant du salut une décision personnelle qui est accessible par le libre choix
de croire de l'individuel, celui-ci se déclare inévitablement non seulement maître
de son destin mais aussi maître de son salut, ce qui l'élève au niveau de la
divinité. Nous obtenons ainsi une meilleure compréhension des passages 2
Thes. 2:3,4 dont la signification demeure énigmatique pour un grand nombre à
cause du temps d'apostasie dans lequel nous vivons. L'apôtre Paul dit: «Que
personne ne vous séduise en aucune manière; car il faut que la révolte
(apostasie) soit arrivée auparavant, et qu'on ait vu paraître l'homme du péché, le
fils de la perdition, l'adversaire et celui qui s'élève au-dessus de tout ce qu'on
appelle Dieu, ou qu'on adore, jusqu'à s'asseoir comme dieu dans le temple de
Dieu, se proclamant lui-même dieu.» (2 Thess. 2: 3, 4).» Comme nous avons vu,
dans le contexte de ces passages, le mot «apostasie» ne signifie pas
abandonner la foi mais «déformer la foi». Il n'est donc pas étonnant de voir que
les déformateurs Évangéliques attribuent ces passages à un Antichrist à venir
qui siègerait dans un temple reconstruit à Jérusalem où il se proclamerait comme
Dieu. Avec les extravagances mythiques d'une telle interprétation ils jettent du
sable aux yeux des gens afin de cacher la lumière de la vérité qui les expose
comme des apostats. L'Écriture s'interprète elle même sans l'aide de folles
conjectures sophistiquées issues de leur raisonnement fautif et dépravé. Il ne
s'agit ici aucunement d'un temple littéral reconstruit, mais du temple du corps
dans lequel l'Esprit habite, comme l'indique clairement l'apôtre Paul: «Ne savez-
vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en
vous? Si quelqu'un pollue le temple de Dieu, Dieu le ravagera de la même
manière; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple (1 Cor. 3:16,17);
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit, qui est en
vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n'êtes point à vous-mêmes?
(1 Cor. 6:19)» Dans cette optique nous voyons que Paul nous parle dans le
contexte de 2 Thes 2:3,4 d'un faux temple, d'un temple adversaire qui est une
contrefaçon de celui qui est authentique dans lequel «le fils de la perdition» se
déclare être Dieu. En d'autres mots, Paul nous parle ici d'un faux christianisme
dans lequel les gens, sous la prétention d'être chrétien (des faux temples),
s'élèvent comme Dieu, et cela ce rapporte directement à la doctrine Arminienne
du libre choix dont nous savons que l'expression signifie «hérésie» dans le Grec
original. Il est très important de remarquer que l'expression «fils de perdition» est
attribué à Judas qui a trahit Jésus (Jean 6 : 70, 71), ce qui nous indique que
dans ces passages elle détient une désignation collective, nous indiquant que
l’Arminianisme Évangélique est une traîtrise envers la vérité de la foi chrétienne
qu'il déforme à sa guise afin de séduire les ignorants. Ces passages nous
indiquent aussi une période qui était à venir et qui maintenant est avec nous où
la souveraineté de l'homme dominera dans le christianisme mondialement par sa

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doctrine du libre choix de croire. Si ces passages nous parlent d'un Antichrist,
celui-ci n'est pas un homme comme les apostats le prétendent, mais une
doctrine d'hommes qui en fait des dieux. Cette période de séduction mondiale
est ce que plusieurs nomment «la Grande Apostasie», et Il n'y a aucun doute que
ces passages sont relié à cette période d'épreuve que le Seigneur Jésus
mentionne dans l'Apocalypse: «Parce que tu as gardé la Parole de ma patience,
moi-même je te garderai de l'heure de la tentation qui doit venir sur le monde
entier, pour éprouver les habitants de la terre. (Apoc. 3:10)» Même qu'il y existe
aussi une relation très étroite avec la courte période vers la fin du temps de la
grâce (2 Pi. 3:8; Apoc. 20:2) dans laquelle Satan est délié de sa prison: «Et
quand les mille ans seront accomplis, le rival sera délivré de sa prison. Et il
sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et
Magog, et il les assemblera pour combattre; et leur nombre est comme le sable
de la mer. Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils environnèrent la base
de la foi des saints et la disposition bien-aimée du salut par la grâce; mais un feu
venant de Dieu descendit du ciel et les dévora. Et la concurrence séductrice, qui
les trompait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la malignité et le
faux prophète; et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles (Apoc.
20:7-10; Bible Épée).» En regardant l'état du christianisme traditionnel et
Évangélique dans le temps présent, on ne peut plus avoir aucun doute que tout
le christianisme en entier est tombé dans l'apostasie de l'Arminianisme, sauf
quelques-uns que le Seigneur s'est réservé, et que la fin est proche. L'apparition
finale du Seigneur Jésus dans laquelle il détruira tous nos ennemis est pour
bientôt, et nous nous en réjouissons et nous en réjouirons éternellement.

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L'ÉCHAPPATOIRE
Nous vivons dans une ère de déception et de duplicité sans pareille dans
laquelle l’apostasie est rampante dans tous les domaines du christianisme. Les
prétentions à la vérité sont légions, et le mot CHRÉTIEN a perdu sa valeur
d’autrefois, tellement qu'il est presque honteux d'en porter le nom. La Bible est
discréditée et falsifiée par des interprétations erronées qui valorisent les
différentes dénominations. L’œcuménisme est de vague et être chrétien signifie
simplement pour tous, même pour le Catholicisme idolâtre qui a adopté la
terminologie évangélique, «d’accepter Jésus comme son Sauveur personnel».
Le libre choix est valorisé à tous les niveaux du christianisme et la dignité de
l’être humain est honorée par tous ceux qui se disent chrétiens. Le Christianisme
a sombré dans une tiédeur inimaginable et très peu sont ceux qui peuvent
distinguer entre la vraie foi et son imitation psychologique moderne. Tellement de
gens s’illusionnent pensant être chrétiens qu’on pourrait se demander
sincèrement si de vrais chrétiens existent encore de nos jours. On pourrait même
parfois avoir l’impression que le christianisme authentique a disparu
complètement de la face de la terre. Or, nous savons autrement, nous savons
aussi que l’enjeux est sérieux et que le combat pour la vérité est de plus en plus
difficile dans ces temps de ténèbres. Des millions et des millions de gens qui se
disent chrétiens s'en vont en enfer Bible à la main et un cantique sur leur lèvres.
Nul ne réalise pleinement les dangers que représentent les sectes dites
Évangéliques, qui ne s'auraient exister sans les gens ordinaires qui les
composent et qui les supportent aveuglement.

La grande majorité des Évangéliques sont des gens communs qui assistent à
des assemblées dites chrétiennes. Sauf quelques exceptions très rares, ces
gens sont ignorants en ce qui concerne le Calvinisme et l'Arminianisme et
considèrent ces choses nuisibles et même inutiles, tout simplement à cause
qu'ils ne veulent pas se donner la peine d'étudier le sujet à fond et prendre
position. Passifs et indolents, ils craignent la liberté et n'aiment pas être dérangé
dans leur piètre confort, ils préfèrent être dit quoi croire, quoi penser, quoi dire et
quoi faire par leurs pasteurs. Tout ce qu'ils savent des doctrines n'est que du ouï-
dire qu'ils entendent dans des discussions entre les membres avant et après
leurs réunions, et ils forment leurs opinions absurdes sur ces choses qu'ils
s'imaginent être la vérité. En fait, ces dans ce genre de rencontre que se pratique
le don par excellence des Évangéliques, à savoir le commérage. Leur forme de
christianisme consiste seulement à s'asseoir sur les bancs de leurs églises une
fois par semaine pour chanter des cantiques et gober tout ce que leurs pasteurs
leurs disent sans question demandé. S'il en advient de vérifier avec les Écritures
les enseignements qu'ils reçoivent, ils le font sous les directives de leur pasteur
qu'ils vénèrent comme une vache sacrée. Le pasteur leur affirme que ce qu'il
enseigne est dans la Bible et il leur donne les passages précis où vérifier. Ils
ouvrent le livre et voit les passages et cela suffit pour les convaincre que leur
pasteur dit vrai et qu'ils sont dans la bonne voie. Ils ont des oreilles pour
entendre mais ne comprennent rien, ils ont des yeux pour voir mais ne

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perçoivent rien, ils lisent mais ne savent pas lire car ils voient avec leurs préjugés
et les oeillères de leur dénomination particulière.

En ce qui concerne l'Arminianisme, ces gens en ont aucune notion ou très peu.
S'il arrive qu'ils en entendent parler, leur ignorance et leur paresse les
empêchent de prendre position par rapport à ce sujet essentiel. Ils cherchent
ainsi un échappatoire pour se tirer d'embarras dans une tentative de se montrer
intelligent, et afin d'éviter leur responsabilité de combattre pour la foi et la vérité.
L'excuse la plus répandue est évidemment la Bible à laquelle ils se réfèrent. Voici
en gros leur principe: «La Bible nous offre une théologie plus humaine que le
Calvinisme, plus divine que l'Arminianisme, et plus chrétienne que les deux.»
Ces comme dire: «Vu que la Bible ne parle pas du café ni du thé, nous devons
conclure qu'il est plus chrétien de ne pas en discuter, car on risquerait d'être
obligé de prendre position et de déclarer que soit le café est bon et que le thé est
méchant, soit que le café est méchant et que le thé est bon.» Aussi ridicule que
cela puisse être, c'est en fait la logique insensé et fautive des ignorants et des
lâches qui remplissent les bancs des églises dites Évangéliques. La Parole de
Dieu dit à propos de ces gens: «Que celui qui a des oreilles, écoute ce que
l'Esprit dit aux Églises. Écris aussi à l'ange de l'Église de LAODICÉE: Voici ce
que dit l'Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu: Je
connais tes œuvres; je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Oh! si tu étais froid ou
bouillant! Ainsi, parce que tu es tiède, ni froid, ni bouillant, je te vomirai de ma
bouche... (Apoc. 3:13-16)» Il n'y a aucun doute que ces prétendus chrétiens sont
dans un égarement total, ils croient au mensonge et récolteront le salaire qui leur
est du et leur libre choix ne pourra pas les sauver de la condamnation. Ils
pensent que Dieu n'impose pas sa volonté à l'homme libre, mais ils se trompent
grandement car la Parole de Dieu affirme le contraire: «C'est pourquoi Dieu leur
enverra un esprit efficace d'égarement, pour qu'ils croient au mensonge; Afin que
tous ceux qui n'ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir dans l'injustice,
soient condamnés. (2 Thes. 2:11,12)» Les Arminiens peuvent croire dur comme
fer qu'ils ont le libre choix, mais Dieu ne leur donne pas le choix et ils périront
tous dans leur égarement comme nous voyons dans la doctrine de la double
prédestination. Ils refusent de croire que Dieu a déterminé certaines personnes à
la perdition éternelle, mais en enfer il n'y aura pas d'incroyant.

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LA DUPLICITÉ
Un des plus grands propagateurs du poison de l’Arminianisme Évangélique, est
le renommé Alfred Kuen qui, dans son livre «Il faut que vous naissiez de
nouveau», monte une défensive pour la fausse doctrine du libre choix sous les
rubriques «L’HOMME EST UNE CRÉATURE LIBRE» et «CARACTÈRE
CONDITIONNEL DU SALUT». S’appuyant, pour valider son point vu, sur les plus
grands philosophes de l’Antiquité (Socrate, Platon, Aristote), du Moyen-Age
(Duns, Scot) et des temps modernes (Descartes, Leibnitz, Spinoza, Kant,
Bergson), Kuen procède à dire: «La Bible n’enseigne nulle part de façon explicite
que l’homme pécheur soit libre. Mais elle nous apporte à cet égard une
révélation capitale, que l’apôtre Paul a résumée de manière saisissante dans
son épître aux Ephésiens 1: 3-14.» Ayant cité les passages bibliques les plus
importants qui proclament la souveraineté de Dieu et non la liberté de l’homme,
Kuen poursuit sa pensée illogique et contradictoire en disant immédiatement
après: «En d’autres termes, à l’heure où, sous quelque forme que ce soit (parole
écrite, témoignage, prédication, expérience, vision, etc.) et conformément à
l’Écriture, l’Évangile nous est annoncé et le salut nous est offert, Dieu, par le
Saint-Esprit et à cause de Jésus-Christ, nous accorde la liberté de l’accepter ou
de le refuser consciemment.» Si tel serait le cas, une telle liberté serait donné
avant la conversion et cela est contraire à la Parole de Dieu. Une personne non
convertie n'a pas l'Esprit, et l'Esprit n'accorde aucunement à une personne non
régénéré la liberté d'accepter ou de refuser Christ. Un tel enseignement est
complètement étrange aux Saintes Écritures. Ça serait une abomination
mensongère et aberrante que de dire que la Parole de Dieu supporterait une
telle doctrine. La liberté que nous accorde l'Esprit est d'être libre du péché et de
la condamnation, et non libre d'accepter ou de rejeter Christ. Le salut n'est pas
un choix, mais un don (Éph. 2:8,9), non un don que nous sommes libre
d'accepter ou de rejeter, mais une faveur que Dieu impose à ceux qu'il a choisi
d'entre tous genres d'hommes. Sans une telle imposition il serait impossible
d'être sauvé car le pécheur est mort spirituellement et un mort n'a pas la vie en
lui, il n'a pas la capacité de choisir de croire ou non, il est mort et ses dispositions
ne sont que corruption. Oserions nous dire que Lazare qui était mort depuis
quatre jour et dont le corps était en état de décomposition avait le choix de
revenir à la vie et était libre de venir à Christ ou de refuser (Jean 11:23-44) ?
Pourtant c'est bien cela que Kuen et tous les Évangéliques essaye de nous dire.
Allons-nous croire les radotages insensés de ces réprouvés ou la Parole de
Dieu?

Telle est la confession de foi d'un évangélique. Quelle horreur. Elle est une
véritable déclaration de révolte contre Dieu. Le don le plus précieux qu'offre
Kuen est une souveraineté indépendante de Dieu qui provient de l'arbre de la
connaissance du bien et du mal. Non seulement Kuen contredit les Écritures,
mais il en tord le sens pour valider sa fausse doctrine. Ceci se voit davantage
sous la deuxième rubrique: «L’homme est libre de répondre à cet appel au
salut… Affirmer que l’homme n’a aucun rôle à jouer pour que son salut
devienne effectif, c’est donc se mettre en opposition avec l’enseignement

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biblique. Sa participation, limitée à l’appropriation volontaire des bénédictions
acquises par Christ, ne ternit en rien l’œuvre de Christ et elle sauvegarde le don
le plus précieux qu’en Jésus-Christ Dieu rende à l’homme: la liberté.» Note de
bas de page du même livre: «Au cours de toute l’histoire du salut, Dieu n’agit
jamais mécaniquement et sans poser aucune condition… L’annonce de
l’Évangile divise les hommes en deux camps opposés; elle est une occasion
offerte par Dieu à l’homme de passer d’un camp à l’autre, en usant de la liberté
qui lui est rendue en Christ… De la même manière Jésus a traversé toutes les
générations de tous les siècles. Il a divisé les hommes en deux camps: ceux qui
choisissaient de le suivre et ceux qui choisissaient de le rejeter…» Notes du
même livre: «…bon nombre de théologiens bien connus affirment la nécessité
d’une participation active de l’homme… La nouvelle naissance, dit le professeur
E. Brunner, c’est la nouvelle créature par la foi, et cette foi en Christ exige notre
participation active… La peur du pélagianisme catholique, de la justification par
les œuvres, ne doit pas nous amener à perdre le personnalisme, c’est à dire la
vision de la responsabilité de la personne… Qu’on appelle cela synergisme ou
non, nous avons à faire quelque chose nous-même… Les deux pôles de
l’œuvre créatrice de Dieu et de la réponse volontaire de l’homme sont à
considérer comme essentiels et réciproques… Dieu veut que tous les hommes
soient sauvés, mais seuls ceux qui le veulent seront sauvés… La volonté de
l’homme est engagée dès le début; et, dans ce sens, est croyant ou incroyant
qui veut…» S'il y a un choix à faire ici c'est de vomir cet écœuranterie
Évangélique abominable. Il s’agit ici de citer simplement quelques passages de
la Parole inspirée de Dieu pour exposer la traîtrise subtile et subversive de Alfred
Kuen qui influence fortement les mouvements dits Évangéliques:

«L'Éternel a fait tout pour soi-même; et même le méchant pour le jour de la


calamité.» (Prov. 16:4)
«Éternel, je connais que la voie de l'homme ne dépend pas de lui, et qu'il n'est
pas au pouvoir de l'homme qui marche, de diriger ses pas.» (Jer. 10:23)
«Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être faits enfants de
Dieu; savoir à ceux qui croient en son nom; lesquels ne sont point nés de sang,
ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme; mais ils sont nés de
Dieu» (Jean 1: 12, 13; Bible Martin).
«Je ne parle point de vous, je sais ceux que j’ai élus…» (Jean 13: 18).
«Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus» (Matt. 22: 14).
«Ce n’est pas vous qui m’avez élu (choisi), mais c’est moi qui vous ai élus
(choisi)…» (Jean 15: 16).
«…et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle, crurent» (Actes 13: 48).
«parce qu’il vous a été gratuitement donné dans ce qui a rapport à Christ, non
seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui» (Phil. 1: 29).
«selon qu’il nous avait élus en lui avant la fondation du monde… nous ayant
prédestinés pour nous adopter à soi par Jésus-christ, selon le bon plaisir de sa
volonté» (Eph. 1: 4, 5).
«Car vous êtes sauvés par grâce, par la foi; et cela ne vient point de vous, c’est
le don de Dieu» (Eph. 2: 8).

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Il est évident que le synergisme Arminien des mouvements Évangéliques
entraîne ses partisans dans d’insolubles contradictions et engendre la confusion
doctrinale partout où il est enseigné; en effet, si d’un côté il affirme la coopération
de l’homme à sa conversion, c’est à dire la nécessité de ses propres efforts dans
sa régénération et son salut, de l’autre, il insiste sur la grâce comme seule
espérance du pécheur. Le synergisme Arminien Évangélique est donc, en même
temps, une affirmation et une négation, un mélange de la grâce et de la nature
humaine, qui aboutit à la destruction de la vérité chrétienne centrale, savoir la
justification par la grâce seule, et, avec elle, de la certitude de l’amour de Dieu et
du salut éternel.

Dans notre investigation du sujet que nous traitons sur l'Arminianisme, nous
avons rencontré et parlé avec un grand nombre de personnes, incluant plusieurs
pasteurs, particulièrement des Baptistes et des Pentecôtistes. Lorsque
questionné par rapport à l'Arminianisme, tous les pasteurs sont unanimes pour
dire qu'ils ne sont pas Arminiens et qu'ils rejettent l'Arminianisme. Mais lorsque
nous vérifions de plus prêt leurs enseignements, il est facile de voir que leurs
affirmations est contraire à ce qu'ils disent. Les pires hypocrites que nous avons
rencontré face à l'Arminianisme sont les pasteurs Baptistes du Québec, surtout
ceux qui détiennent des liens avec le Séminaire Baptiste Évangélique du Québec
(S.E.M.B.E.Q.), le nid de l'apostasie que nous avons surnommé: Société
Emphatique des Manipulateurs Baptistes Empiriques du Québec. Ils se disent ni
Calviniste ni Arminien, mais strictement biblique, et comme nous savons, cela est
le faux-fuyant par excellence des gens irresponsables, ce n'est qu'une tentative
de se tirer d'embarras d'une façon habile et subtile. Il n'existe pas trois positions
sur la grâce du salut, le Calvinisme, l'Arminianisme, et la Bible, mais deux seuls
et seulement une est véritable et solidement biblique. Le Calvinisme déclare
directement ce que la Bible dit sans détours ni subtilités, comme nous voyons
dans les doctrines de la grâce élaborées dans TULIPE. Il n'existe pas de zones
grises entre le Calvinisme et l'Arminianisme, on est soit pour la Souveraineté de
Dieu ou la souveraineté de l'homme dans le salut, et la Bible déclare la
Souveraineté absolu de Dieu sur toutes choses. Non seulement ces pasteurs
Baptistes sont des Arminiens mais ils sont aussi des menteurs subtils et raffinés.
Voici ce que déclare l'Église Baptiste Évangélique de Rivières des Prairies de
Montréal, Québec, qui fait partie de «l'association des églises baptistes
évangéliques au Québec» et qui est associée à S.E.M.B.E.Q. Dans un de ses
articles qui représente la position générale de tous les Baptistes du Québec et
qui se nomme se nomme «Cinq pas vers le salut», nous trouvons: «C’est à
vous maintenant de prendre une décision. Si vous désirez recevoir
maintenant ce don gratuit qu'est le salut en Jésus-Christ.» Dans cette courte
phraséologie subtile, deux point ressortent qui attirent notre attention.
Premièrement le titre de l'article même est teinté de l'Arminianisme, il indique
qu'une personne doit faire quelque chose pour obtenir son salut, faire des pas
est l'indice d'un effort et tout effort est une oeuvre. Pour ceux qui ont du
discernement, et très peu en ont, il est évident ici que les Baptistes enseignent

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un salut par les oeuvres sous déguisement d'un salut par la grâce.
Deuxièmement, la déclaration qu'il faut prendre «une décision» est sans aucun
doute la position Arminienne du libre choix. Cela est évident, il faudrait être
aveugle pour ne pas le voir. Ceci est la plus belle évidence que tous ces gens
sont des hypocrites de la pire espèce et des faux chrétiens. Nous voyons un peu
la même chose dans une déclaration de l'Église Baptiste de Vaudreuil au
Québec: «je puis maintenant me tourner vers Jésus afin que je sois entièrement
pardonné. C'est une grâce et c'est à moi de la recevoir. Jésus n'espère que
mon choix (Église Baptiste Évangélique de Vaudreuil:
http://eglisevaudreuil.com)» On tente de nous passer de telle saleté sous
couverture chrétienne enrobée d'une fausse humilité. Mais les Baptistes du
Québec ne sont pas les seuls, la contagion est mondiale à tous les niveaux du
christianisme.

L'abomination de l'Arminianisme se présente sous différentes formes, les


aberrations sont nombreuses et variées mais elles reviennent tous au même
point. Voici la position Pentecôtiste d'après un hérétique du nom de Paul
Gosselin que nous avons trouvé sur le site SAMIZDAT
(http://www.samizdat.qc.ca/vc/theol/predest.htm): «Je pense qu'à quelque part
bien des calvinistes ont une image de Dieu d'un dieu pas trop sûr de lui, un peu
insécure, à qui l'idée du libre arbitre humain rendrait mal à l'aise, comme si son
honneur en était menacé. Ce dieu a donc besoin de sa souveraineté absolue et
le garde jalousement car sinon il serait déshonoré. À mon avis, la volonté
humaine n'est pas corrompu, ni incorrompu. Il est ni l'un ni l'autre. Il s'agit
simplement un fait observable, lié à l'existence humaine, tout comme le fait que
l'être humain est composé d'un corps et d'un âme ou encore que les êtres
humains sont soit du sexe mâle ou femelle. La Chute de l'homme n'y change
rien.» Ce torchon écoeurant est une offense à Dieu directement, à sa Parole
inspirée et à tous les chrétiens réels. Voyons maintenant la Confession de Foi de
l'Alliance Baptiste de France ou l'ABF que nous retrouvons sur le site suivant:
http://alliance.baptiste.free.fr/principes.html: «Nous croyons - que Dieu, dans Sa
souveraineté, a donné à l'homme perdu un libre-arbitre lui permettant de
choisir sa destinée éternelle, de croire au Fils pour avoir la vie ou de le
refuser pour sa condamnation (Jean 3/36). -Nous croyons que les élus ne sont
pas prédestinés à être sauvés, ni choisis arbitrairement, puisque Dieu veut que
tous les hommes soient sauvés (I Timothée 2/4), mais qu'ils sont élus selon la
prescience de Dieu (I Pierre 1/2) qui connaissait d'avance ceux qui allaient croire
en Son Fils... -Nous ne soutenons ni la thèse calviniste ni la pensée arminienne
sur le salut.» Rien de nouveau sous le soleil. Ces hypocrites affirment qu'ils ne
soutiennent pas «la pensée arminienne» tout en disant que «l'homme a le libre
arbitre de choisir sa destinée éternelle», ce qui est la position de l'Arminianisme.
Soit qu'ils sont aveugles et ignorants ou que leur position a été conçue dans le
but spécifique de séduire les gens. Nous retrouvons la même chose dans la
Confession de Foi de l'Église Biblique Baptiste de Rouen en France, mais avec
plus de détails qui les exposent comme des réprouvés: «L’obtention du salut
dépend en partie de Dieu... en conséquence de quoi, nous rejetons la déviation

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doctrinale communément appelée calvinisme... L’obtention du salut est
impossible en dehors d’une décision personnelle et volontaire du
pécheur... Quant aux dons spirituels, l’Esprit agit en pleine souveraineté, les
distribuant à chaque croyant comme Il veut (I Corinthiens 12:11), ce qui exclut
tout choix personnel... La Parole de Dieu enseigne également la sécurité
éternelle du croyant. Dès la régénération et pour toute éternité, le salut du
croyant est assuré. Nous rejetons par conséquent la déviation doctrinale
communément appelée arminianisme. (Église Biblique Baptiste de Rouen:
http://www.eglise-biblique-baptiste-
rouen.net/site/home_bis.php?page=4&lang=fr).» Il est clair pour ceux qui ont des
yeux pour voir, que cette duplicité est en contradiction totale avec elle-même. Ils
affirment fortement rejeter le Calvinisme et l'Arminianisme tout en disant que
«l'obtention du salut est impossible en dehors d'une décision personnelle et
volontaire du pécheur», lorsque cela est du pur Arminianisme. Dire que les gens
se laissent avoir si facilement par de telles aberrations. Regardons maintenant la
Confession de Foi de l'Église Baptiste de Malzéville en France: «Nous croyons à
la liberté de conscience: chaque homme et chaque femme est libre de
choisir de suivre l'enseignement de Jésus-Christ ou de le rejeter. Nous croyons
que cette décision, essentielle, est une question personnelle entre Dieu et
chaque être humain... Comme nul ne peut prendre pour un autre la décision de
la foi, nous ne baptisons pas les enfants... Puisqu'on ne devient chrétien que
par une décision personnelle, l'Eglise ne peut que respecter la liberté de
chaque homme et chaque femme. (Église Baptiste de Malzéville, France:
http://www.baptistes.com/).» Un aspect intéressant dans cette Confession de Foi
est qu'elle nous donne l'explication pourquoi les Baptistes refusent le baptême
des enfants et nous voyons que cette décision d'agir ainsi est basée sur les
principes du libre choix de l'Arminianisme. Sur un site Évangélique Africains nous
trouvons cette abomination: «Comment devient-on chrétien évangélique ? La
prééminence du rôle de Jésus-Christ est liée à la doctrine de la conversion
personnelle. Un « changement personnel suite à une expérience religieuse, la
conversion s’interprète chez les protestants évangéliques comme un processus.
L’individu reconnaît Jésus-Christ comme son « sauveur » mort pour ses péchés
et ressuscité pour son salut. Cette étape s’accompagne de la repentance (regret
du mal commis) et d’un choix d’obéissance (« suivre Jésus »), engendrant une
reconfiguration globale de l’itinéraire biographique du converti.»Cette
conversion est toujours une décision personnelle et libre. C’est pourquoi les
évangéliques sont attachés à la notion de liberté de conscience et de liberté
d’expression de la foi. À quelques rares exceptions, ils manifestent leur
conversion par le baptême reçu à l’âge adulte. Ils ne baptisent pas leurs enfants
pour leur conserver la liberté de choix lorsqu’ils seront capables de décider par
eux-mêmes. (http://www.ekklesia-kabylie.com/page1004.html)» Encore une fois
nous voyons que les Évangéliques se basent toujours sur l'exercice du libre
choix dans le salut. Sur un site à poubelle oecuménique qui supporte Benni Hin,
Kenneth Copeland, Billy Graham et toute cette rapace, nous trouvons
l'abomination suivante: «la Bible dit que tout homme est perdu et a besoin de
salut, pour cela il faut que l’homme se tourne vers l’auteur du salut : Et c’est là

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une décision personnelle, un choix individuel, personne ne peut le faire à
votre place, vos parents ne peuvent pas vous offrir le salut, même s’ils ont
essayé de vous inculquer quelques valeurs morales soi-disant religieuses. Je le
répète, le salut est personnel, c’est un choix personnel, personne ne peut le
prendre à votre place, personne ne peut vous y obliger, seul l’Esprit de Dieu, qui
est un Esprit d’amour, peut toucher votre cœur, ouvrir votre intelligence et vos
yeux, pour comprendre que sans Jésus vous ne pourrez voir le Père, sans Jésus
vous ne pourrez vivre éternellement, sans Jésus vous ne pouvez obtenir la paix
éternelle et le bonheur qui dépend de Lui. Cela revient à dire que c’est votre
décision qui est prise en compte. Soit vous acceptez, soit vous refusez ! Soit
vous êtes sauvé, soit vous êtes perdu ! (www.enseignemoi.com)» Rien n'est plus
clair, tous les Évangéliques sans exception prêchent un faux évangile, l'évangile
du libre choix est l'évangile Arminien et même à une destruction certaine.

Nous pourrions multiplier les citations à l'infini tellement les abominations de


l'Arminianisme sont nombreuses. Mais nous allons terminer ce chapitre avec une
citation du faux prophète John Darby. Malgré qu'il est un apostat qui rejette la
double prédestination, il a su frappé juste sur le sujet du libre arbitre:
«L’arminianisme, ou plutôt le pélagianisme, prétend que l’homme peut choisir, et
qu’ainsi le vieil homme s’améliore par la chose qu’il a acceptée. — Je crois que
nous devons nous tenir à la Parole ; mais, philosophiquement et moralement
parlant, le libre arbitre est une théorie fausse et absurde. Le libre arbitre est
un état de péché. L’homme ne devrait pas avoir à choisir, comme étant en
dehors du bien. Pourquoi est-il dans cet état ? Il devait ne pas avoir une volonté,
un choix quelconque à faire. Il devait obéir et jouir en paix. S’il doit choisir le
bien, il ne l’a donc pas encore. Il est sans ce qui est bon en soi, de toute
manière, puisqu’il ne s’est pas décidé. Mais, de fait, l’homme est disposé à
suivre ce qui est mauvais. Quelle cruauté de proposer un devoir à l’homme qui
est déjà tourné vers le mal ! De plus, philosophiquement parlant, pour choisir, il
doit être indifférent, autrement il a déjà choisi quant à sa volonté — il doit être
donc absolument indifférent. Or, s’il est absolument indifférent, qu’est-ce qui
décidera son choix ? Une créature doit avoir un motif, mais il n’en a point,
puisqu’il est indifférent; s’il ne l’est pas, il a choisi. Au reste, il n’en est point ainsi:
l’homme a une conscience ; mais il a une volonté et des convoitises, et elles le
mènent. L’homme était libre dans le paradis, mais alors il jouissait de ce qui est
bon. Il s’est servi de son libre arbitre, et, partant, il est pécheur. Le laisser à son
libre arbitre, maintenant qu’il est disposé à faire le mal, serait une cruauté. Dieu
lui a présenté le choix ; mais c’était pour convaincre la conscience du fait qu’en
aucun cas l’homme ne voulait ni le bien, ni Dieu. (Darby).»

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LA SÉPARATION
Pour conclure notre document, nous allons nous baser sur l'enseignement du
grand prédicateur, Charles Spurgeon tout simplement à cause qu'il était un
Baptiste et Calviniste et qu'il est très bien connu au niveau des soit disant
Évangéliques. Spurgeon était surnommé "le Prince des prêcheurs" dans la
tradition puritaine, et était également apprécié des Presbytériens et
Congrégationalistes, avec lesquels il s'opposa pourtant farouchement sur la
question du baptême des enfants (qu'il rejetait, malgré son propre calvinisme).
Voici ce qu'il disait sur les faux chrétiens qui remplissent les Églises: «Ah ! mes
frères, il y a de grandes taches dans l'Église, il y a de grands scandales. Des
brebis tarées se sont introduites dans le troupeau. De faux frères se glissent
parmi nous, comme des serpents sous l'herbe, et le plus souvent on ne les
découvre que lorsqu'ils ont infligé une douloureuse blessure à la religion, et
occasionné un sérieux dommage à la glorieuse cause de notre Maître. Je le
répète avec une profonde tristesse, mais avec une pleine conviction, il y en a
plusieurs dans nos Églises - (et je parle également des Églises dissidentes et de
l'Église établie) - auxquels ne s'appliquent que trop bien ces sévères paroles de
l'Apôtre: Ils ont leur ventre pour Dieu... Je le sais, mes bien-aimés, je dis des
choses dures, mais ce sont des choses vraies, c'est pourquoi je ne puis les taire.
Mon sang bouillonne quelquefois dans mes veines, lorsque je rencontre des
hommes dont la conduite me fait honte, à côté desquels j'oserais à peine
m'asseoir, et qui pourtant me traitent avec assurance de « Frère »... Oui, s'il y a
en enfer des chaînes plus lourdes que les autres, s'il y a des prisons plus
sombres, des flammes plus brûlantes, des angoisses plus cruelles, des
tourments plus intolérables, assurément ils seront le partage de ceux dont la
profession de piété n'a été qu'un indigne mensonge !» Il n'y a aucun doute que
Spurgeon nous parle ici de la rapace Arminiennes qui se dit chrétienne, de ces
hypocrites subtils qui tordent le sens du glorieux Évangile du Seigneur Jésus-
Christ avec leur doctrine du libre choix. Spurgeon continu en disant: «En vérité,
pour ma part, je préférerais mourir pécheur scandaleux que chrétien hypocrite...
Je ne pourrais pas prêcher comme un arminien... Il y a trois raisons pour
lesquelles la rédemption universelle des arminiens, malgré les apparences, ne
permet pas une annonce authentique de l'Évangile... Si Christ n'est pas mort
pour certains de façon précise, l'homme est l'architecte de son salut. C'est lui qui
se sauve... par sa réponse. Mais qui va répondre ? Personne peut-être... Qui le
peut ? Quelqu'un insistera que Christ est mort pour tous. Mais pourquoi tous ne
sont-ils pas sauvés ? Parce que tous ne veulent pas croire. C'est à dire que la foi
est nécessaire afin que le sang de Christ soit efficace pour la rédemption. Nous
tenons cela pour un gros mensonge.. il y a dix mille fois plus d'espérance dans le
calvinisme que dans l'arminienisme qui dit qu'il y a de la place pour tous, mais
que s'ils ne veulent pas venir ils ne viendront pas et c'est là la fin de la chose.
Non, pour le calvinisme le pécheur est un cadavre mais Christ est la résurrection
et la vie.»

Spurgeon était un calviniste convaincu, tellement qu'il déclarait qu'il est


impossible d'être chrétien sans être calviniste, tandis que la quasi totalité de la

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conception actuelle du salut chez les évangéliques est plutôt arminienne (c-à-d
que c'est le pécheur qui détermine son salut en donnant son coeur à Jésus).
Depuis la publication en 1859 de l'ouvrage de Darwin L'origine des espèces, les
attaques contre la foi chrétienne avaient produit une semence qui, en levant,
avait donné lieu à une vague libérale dans le Corps de Christ. Vers 1880, on
écrivit à Spurgeon, pour lui parler de pasteurs baptistes de Grande Bretagne qui,
par incrédulité, venaient d'abandonner la foi. C'est dans ce contexte que Charles
Spurgeon écrivit en août 1887 dans son magazine - L'épée et la truelle cet article
intitulé "La dégringolade". Cet article eut pour résultat une scission dans le
monde chrétien et surtout baptiste de l'époque. «Quiconque aime l’Évangile ne
pourra se dissimuler le fait que les jours sont mauvais. Pourtant, nous avons la
conviction solennelle que la situation dans beaucoup d’églises dépasse de
beaucoup ce qu’on peut imaginer et qu’on se trouve en pleine dégringolade.
Lisez ces journaux qui représentent cette école de la «nouvelle théologie» et
demandez-vous: Jusqu’où vont-ils aller? Quelle doctrine reste-t-il à abandonner?
Quelle autre vérité vont-ils encore traîner dans la boue? Une nouvelle religion
est née, qui diffère du christianisme autant que l’eau du vin. Dénuée de toute
honnêteté morale, elle se présente comme la foi chrétienne historique
«légèrement améliorée» et, sous ce déguisement, elle usurpe des chaires qui
furent construites pour la prédication de l’Évangile. On repousse la rédemption
avec mépris, on tourne l’inspiration de l’Écriture en dérision, on abaisse le Saint-
Esprit au simple rang d’influence, le châtiment du péché devient fiction et la
résurrection un mythe antique. Et pourtant, ces ennemis de notre foi s’attendent
à ce que nous les appelions frères, que nous leur restions unis! Avec la fausseté
doctrinale vient un déclin naturel de la vie spirituelle qu’on voit dans un goût pour
les amusements douteux et la désertification des réunions de prière. En fait,
beaucoup voudraient marier l’église et le théâtre, les jeux et la prière, la danse et
les cultes. Quand la foi ancienne disparaît et que l’enthousiasme pour l’Évangile
s’éteint, il n’y a pas à s’étonner que les gens cherchent d’autres délices.»

Spurgeon poursuivit, par des mots de cette nature, sa description de l’apostasie


prévalente et de la mort spirituelle qu’elle provoquait dans un grand nombres
d’églises. Il exprima sa tristesse profonde devant cette situation, puis aborda la
question du chrétien qui reste en association avec ceux qui nient la Parole de
Dieu. Sa déclaration revêt autant d’importance pour aujourd’hui qu’à son époque:
«La question se pose maintenant sérieusement de savoir jusqu’où ceux qui
demeurent dans la foi donnée aux saints une fois pour toutes doivent fraterniser
avec ceux qui s’en détournent pour un autre évangile. L’amour chrétien a ses
exigences et on doit éviter les divisions comme un mal grave, mais dans quelle
mesure avons-nous le droit de nous unir avec ceux qui se détournent de la vérité
? Il est difficile de répondre à cette question tout en gardant l’équilibre entre nos
différents devoirs. Il incombe aujourd’hui aux croyants de faire preuve de
prudence afin de ne pas donner leur soutien et leur encouragement à ceux qui
trahissent le Seigneur. Il est une chose que de surmonter les barrières des
dénominations pour l’amour de la vérité. Nous espérons que tout homme pieux
fera cela de plus en plus. Mais il s’agit de tout autre chose que de sacrifier et

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d’assujettir la défense de la vérité à la prospérité et à l’unité d’une dénomination.
Beaucoup de gens accommodants ferment les yeux sur l’erreur, du moment
qu’elle vienne d’un homme intelligent ou d’un frère doué d’une bonne nature,
dont on a tant de bien à dire. Que chaque croyant juge pour lui-même. Pour
notre part, nous avons renforcé notre porte et mis des verrous supplémentaires.
Car, sous couleur de mendier l’amitié du serviteur, il y en a qui visent à dérober
le MAITRE.»

Réfléchissant à la question de savoir s'il aidait ceux qui reniaient le Seigneur en


restant associé à eux, Spurgeon conclut son 3e article par ces mots: «Une
chose nous semble claire: on ne peut s'attendre à ce que nous fassions partie de
la même Union que ceux dont l'enseignement sur les points fondamentaux
s'oppose diamétralement à ce qui nous est cher. Avec un profond regret, nous
ne pouvons nous assembler avec ceux que nous aimons tendrement et
respectons de tout notre coeur, puisque cela nous impliquerait dans une
confédération où se trouvent ceux avec qui nous ne pouvons avoir aucune
communion dans le Seigneur.» A ces paroles de Spurgeon nous pouvons que
dire un grand AMEN.

A Christ seul soit la Gloire

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