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Du CNRS au CNRS

SLIDE 3: le Pacte pour la Recherche

http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid20235/le-pacte-pour-la-recherche.html
http://wwww.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pacte/index.htm

“Le Gouvernement a décidé de s'engager sur la voie d'une rénovation du système national de
recherche et d'innovation, en étroite concertation avec tous les acteurs qui y concourent et
dans le cadre commun d'élaboration d'un espace européen de la recherche qui consiste à porter
à 3% la part du produit intérieur brut consacrée par les pays européens aux dépenses de
recherche. »
« Ce « pacte » permet à la recherche française d'affronter, dans les meilleures conditions, la
concurrence scientifique et technologique mondiale et vise à conforter le rayonnement
international de la France. »

Malgré les phrases lénifiantes, l’avenir budgétaire se profile déjà :


http://wwww.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pacte/pacte/annexebudgetaire.pdf

Dans l’annexe budgétaire 2004-2010, aucun faux semblant :


• Aucune augmentation en euros constant des budgets récurrents des organismes
• Budget des agences de financement *5 de 2005 à 2010
• Dépenses fiscales (CIR) *3

SLIDE 4: le Pacte pour la Recherche

CHST : http://www.hcst.fr

• Composition : Placé auprès du Président de la République, le Haut Conseil de la


Science et de la Technologie est composé de vingt membres, désignés en raison de
leur compétence en matière scientifique et technologique.
• Missions :
o La première mission est d'éclairer le contenu scientifique des grandes stratégies
que notre pays met en œuvre dans des domaines prioritaires, notamment dans
les domaines de l'énergie, de la santé et de l'environnement.
o La deuxième mission consiste à apporter un éclairage scientifique sur les
évolutions sociales, économiques, culturelles, en France et dans le monde.
o Au service de ces deux missions, se trouvent les questions relatives aux
moyens tant humains – avec les aspects sur l’attractivité des carrières
scientifiques- qu’en termes de grands équipements. Les premières séances du
Haut Conseil de la science et de la technologie ont ainsi été consacrées aux
questions liées à l’énergie et à l’attractivité des carrières scientifiques.
Le HCST peut être saisi par le Président ou le 1er ministre pour donner un avis et éclairer le
gouvernement sur 1 sujet donné. Mais à la majorité des 2/3 de ses membres, il peut également
se saisir lui-même de ‘dossiers brulants’. Il est remarquable de noter que depuis sa création en
Septembre 2006 ne s’est jamais auta saisi !
Par ailleurs sa composition prête également à la critique :
Juin 2008 – Rapport d’information du sénat
http://www.senat.fr/rap/r07-392/r07-3928.html

« Aujourd'hui, le HCST ne joue pas pleinement son rôle dans la mesure où ses premiers
avis semblent avoir été accueillis dans une relative indifférence, y compris au sommet de
l'Etat130(*), tandis que sa composition n'est pas équilibrée, avec, parmi vingt membres, dix-
huit chercheurs issus de l'Université et des organismes publics et seulement deux
représentants du monde de l'industrie, sans qu'aucune personnalité n'incarne, par ailleurs,
l'ouverture à l'international. Auditionné le 15 avril 2008 par l'Office parlementaire
d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), M. Serge Feneuille,
président du HCST, a relevé que « le Haut conseil n'avait reçu aucune saisine du Président de
la République actuel et qu'en ce moment aucune autosaisine ne donnait lieu à des travaux ».
Il a indiqué, à titre d'exemple, que « le Haut conseil ne croit pas à l'hydrogène comme
carburant d'avenir, alors que l'ANR continue à subventionner ce thème de recherche » même
si « une réorientation sur des thèmes scientifiques de cette ampleur prend nécessairement du
temps ». »
Aujourd’hui, il n’y a plus qu’une seule personnalité extérieure au monde académique et
toujours aucune personnalité internationale.

ANR : http://www.agence-nationale-recherche.fr/Agence

• Composition : Placé auprès du Président de la République, le Haut Conseil de la


Science et de la Technologie est composé de vingt membres, désignés en raison de
leur compétence en matière scientifique et technologique.
• Budget 2008: capacité d'engagement de 955 millions d'euros pour des projets de
recherche d'une durée maximale de quatre ans.

Il est remarquable de noter que le 25 Fevrier 2008, l’ANR s’est dote d’un conseil de
prospective : Composé d'un nombre restreint d'acteurs d'horizon divers et ayant une
expérience de la prospective, ce comité a pour objectif de proposer en permanence un
positionnement stratégique dans le paysage international de la recherche et de l'innovation
technologique. Pour ce faire, il procédera à des auditions, examinera les dossiers de
prospectives fournis notamment par les Comités sectoriels de l'ANR et les Ateliers de
Réflexion Prospective (ARP). Les avis du Comité de prospective éclaireront la définition du
contenu des programmes de l'ANR sur le long terme.
On peut se poser la question de l’articulation avec le HCST !?

AERES: http://www.aeres-evaluation.fr

SLIDE 7: Organisation du CNRS en 2007

La première mission du Centre national de la recherche scientifique est d'évaluer, d'effectuer


ou de faire effectuer toutes recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science
ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays.
C'est dans cet esprit qu'a été créé en 1945, le Comité national de la recherche scientifique.
L’organisation du CNRS reposait donc pour remplir ses objectifs sur une architecture
scientifique partant des unités jusqu’aux départements scientifiques puis jusqu’au Conseil
Scientifique du CNRS, comportant 11 élus sur 30 membres. En appui, le CN renforçait cette
structure scientifique avec des prérogatives comme la prospective scientifique et surtout
l’évaluation des chercheurs et des unités. Initialement la vocation du CN ne se limitait pas au
CNRS. Globalement la structure scientifique est construite sur une dynamique Down – top
avec des nombreuses instances comprenant des élus (flèche rouges)
Par ailleurs l’organisation administrative est en appuis aux unités avec une autre logique très
hiérarchique (top-down). Elle n’a pour mission que de mettre en œuvre des arbitrages ou
d’animer des activités d’appuies.

SLIDE 8: Une nouvelle organisation

Les nouvelles structures introduite par le pacte pour la recherche (AERES et ANR) by pass
complètement les organismes.
Les actions (flèches) sont les mêmes vers les unités.
Le pilotage admin de l’AERES n’est pas officiel car il n’est pas dans ses prérogatives mais il
existe puis qu’elle a produit des recommandations vers le CNRS lors de l’éval de l’INSERM
(recommandation dont le Président à indiqué d’elle serait entièrement retenues)
Au fond, il y a le CN dont on ne connait plus trop quelles sont ses prérogatives…

SLIDE 9: Une nouvelle organisation

Un organigramme est un objet éminemment politique. Les boites ne sont pas placées au
hasard et l’organigramme d’un organisme public doit avoir l’aval des plus hautes instances
pour être publiés. Il est donc remarquable dans ces conditions de voir l’espace occupé par les
organes que sont la Dpa (créées en Juillet 2006), la DPI, la DirCOM etc.
La DPa est placée directement auprès du directeur général et regroupe une soixantaine ( !) de
personnes. Cet organe joue un rôle majeur dans le pilotage scientifique, l’évaluation (les
facteurs d’impact, les fiches bibliométriques…), et un pilotage administratif avec la
délabellisation, (Politique d’indicateurs, évaluation, politique stratégique de
l’établissement…)

SLIDE 11: Une nouvelle organisation

http://www.cnrs.fr/dpa/presentation/dpa.htm

La DPa a en charge les indicateurs d’évaluations des unités et des personnels. C’est elle qui
est à l’origine de la définition des critères bibliométriques, de la séparation
quantitatif/qualitatif dans les évaluations :
http://www.cnrs.fr/dpa/contractualisation/docs/criteresCNRSpubliants.pdf

Elle propose les orientations stratégiques du CNRS et définit les principes fondateurs de ses
relations avec les établissements d’enseignement sup et de recherche. C’est donc à partir de
ses recommandations qu’est basée la politique de labellisation mais, surtout en ce moment, la
politique de délabellisation.

Au final c’est un état dans l’état qui a le pouvoir de définir une politique scientifique
stratégique et d’orienter les évaluations en dehors du CS du CNRS et des sections du CN.
SLIDE 27: Primes de fonction et de résultats

PFR : pour tous les fonctionnaires au plus tard a partir du 1 Janvier 2012

http://www.fonction-publique.gouv.fr/article1328.html:

La prime de fonctions et de résultats (PFR) a vocation à se substituer à l’ensemble de ces


régimes indemnitaires.

La PFR comprend deux parts cumulables et modulables indépendamment l’une de l’autre par
application de coefficients multiplicateurs à un taux de référence (en euros) :
une part fonctionnelle, modulable de 1 à 6 pour tenir compte des responsabilités, du niveau
d’expertise et des sujétions spéciales liées aux fonctions exercées. Cette part repose sur une
typologie des postes (maillage large de 4 à 6 catégories par grade), étant entendu qu’il s’agit
de ne pas reproduire les errements de la NBI.

une part individuelle, modulable de 0 à 6 pour tenir compte de la performance et de la


manière de servir de l’agent. La modulation intègre, sur cette part, l’atteinte ou non par
l’agent des objectifs qui lui ont été fixés préalablement.

Si le montant de la part fonctionnelle a vocation à rester relativement stable dans le temps, le


montant de la part individuelle attribuée à un agent est révisable d’une année sur l’autre, en
fonction des résultats constatés dans le cadre de la procédure d’évaluation. En outre, tout ou
partie de cette part peut être attribué sous forme d’un bonus annuel ou semestriel.

Le Gouvernement instaure la rémunération à la performance au sein de la fonction publique


Chaque ministère est libre en fonction de sa politique GRH et de son enveloppe de crédits de
déterminer les montants individuels qu’il entend verser et sa marge de variation. Les
montants individuels de la part liée aux résultats sont arrêtés par le chef de service en fonction
de l’atteinte des objectifs et de la manière de servir en lien avec les conclusions de l’entretien
d’évaluation
Et en prime: versement exceptionnel possible: bonus versé 1 ou 2 fois par an pour
récompenser de manière très visible l’accomplissement d’objectifs assignés a un agent
Il est préconisé que les organisations syndicales soient informées dans le cadre des CTP de
l’ensemble des éléments relatifs a la mise en oeuvre de la PFR mais le CTP n’a pas la
compétence pour se prononcer sur le traitement des situations individuelles ni sur le montants
individuelles effectivement verses.

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