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Revue de Neuropsychologie 1995, Vol. 5. no 4, 425-461.

La perception visuelle des objets
Muriel BOUCART

Résum
Cet article résumles connaissances actuelles sur la perception visuelle des objets. Les donnée de la neurophysiologie, de la psychophysique, de la psychologie cognitive chez le sujet normal, de la pathologie cérébra et des modèle computationnels sont prises en compte. L'article est divisà en quatre parties. La premièr partie traite des région cérébral impliquée dans la perception des objets. La seconde partie décri les processus d'intégratioet de segmentation des formes et les mécanismeimpliqué dans le traitement des contours et de la surface des formes. La troisièm partie présent les modèle d'organisation des représentation d'objets en mémoiret des donnée sur le rôl des informations de forme et de surface dans la reconnaissance des objets. Les effets de contexte sont traitédans la dernièr partie qui présent les connaissances actuelles sur le traitement des scène visuelles.

Mots clé : perception visuelle, reconnaissance d'objets Key words: visual perception, object recognition.

Adresse : Hôpitau Universitaires de Strasbourg, INSERM U 405, Départemen de Psychiatrie 1, 67091 Strasbourg Cedex, France (e-mail: boucart@alsace.u-strasbg.fr).

La présentatio prendra donc en compte les donnée de la neurophysiologie. Ainsi. "reconnaissance" des objets (object recognition). Maunsell et Newsome. Hubel et Livingstone. 1993). J'ai choisi d'employer le terme "perception" plutô que la terminologie classique. Heywood et Cowey. de la psychologie expérimental chez le sujet normal et de la neuropsychologie. des neurones répondan sélectivemen à différentecaractéristiquephysiques élémentaire Les neurones des différente région de l'aire V2 se projettent dans différente aires corticales. de Charnalet et Carbonnel et de Sartori). taille) et l'aire MT traite les informations de mouvement. Merigan et Maunsell. Néanmoin l'aire V2 reste spécialisà au sens ou elle comporte. Zeki (1990) suggèr une spécialisatio de l'aire V4 dans le traitement des informations de couleur tandis que l'aire V3 comporte des cellules répondanà des caractéristiquede forme (orientation. A ce niveau. 1987 . 1987 . parce que le terme reconnaissance fait référen à la comparaison de la forme physique d'un objet aux représentationdes objets stockéeen mémoirafin d'attribuer une identitÃà cette forme. Comme pour la mémoir ou le langage. 1989). comme l'aire VI. 1989 . des donnée récente obtenues chez le sujet humain avec la technique de la camér à positon semblent conforter l'hypothès d'une sélectivit pour la couleur dans l'aire V4 (le gyms fusiforme chez le sujet humain). les donnée physiologiques divergent sur le degrà de spécialisatio de ces aires. 427 INTRODUCTION Ces dernière année ont vu se développe un intérà croissant pour la compréhensiodes processus cognitifs impliqué dans la reconnaissance des objets. Le traitement indépendan des informations de forme et de couleur est discutà par d'autres auteurs (Desimone et Schein. Cette subdivision se retrouve dans l'aire V2 avec un degrà d'intégratioplus élev puisque les régionanatomiques comportent des neurones qui intègren des signaux provenant de différenteclasses de cellules (Peterhans et von der Heydt. 1987 . loin s'en faut. 1990) qui rapportent l'existence de cellules répondanà des informations combinéede forme et de couleur dans l'aire V4. Une multitude d'opération a eu lieu sur les caractéristique physiques de la forme bien avant l'accè aux représentation en mémoir et ce sont ces traitements. 1989 . Schein et Desimone. aux fré quences spatiales. ASPECTS PHYSIOLOGIQUES Les donnée électrophysiologiquechez le singe montrent que l'information visuelle est traitédans des voies qui impliquent des structures anatomiques indépendante spécialisé dans l'analyse d'informations différente (Desimone et Ungerleider. 1987 . de la psychophysique. L'objectif de cet article est de présentede la manièr la plus exhaustive possible les connaissances actuelles sur la perception des objets. trop souvent ignorés qui conditionnent la reconnaissance des objets. aux directions de mouvement . Les neurones des région V3 et V4 se projettent dans le cortex inféro-tem poral (IT) qui peut êtr défin comme la régioou la perception ren- . aux longueurs d'onde. l'aire VI (le cortex striéest composà de région qui comportent des cellules sélective à l'orientation. Dans cette étud7eki et collègue (1991) ont comparà l'actività du cortex dans trois conditions expérimentale: (1) pendant la présentatiode stimuli composé de rectangles colorés (2) pendant la présentatiodes méme stimuli en nuances de gris et (3) dans une condition contrôl oà les sujets avaient les yeux fermés La soustraction des images cérébral obtenues dans ces trois conditions met en évidencune activation du gyms fusiforme pour les stimuli colorés Un traitement des informations de forme et de couleur dans cette régioaurait donnà lieu à une activation pour les stimuli en nuances de gris qui ne différaien des figures colorée que par la présencd'informations chromatiques. Ces différente approches ne seront pas dévelop pée de manièr équivalent dans la mesure ou plusieurs articles dans ce numértraitent spécifiquemen des donnéeprovenant des étudesur l'animal (voir les articles de Vighetto et de Thorpe) et de la pathologie cérébra (voir les articles de Bmyer. (Desimone et Ungerleider. il ressort clairement des donnée de la psychologie et de la neuropsychologie cognitive que la reconnaissance des objets ne relèv pas d'un processus unitaire mais implique une multitude de traitements. Il se peut néanmoin que la répons de ces cellules soit influencé par les connexions latérale entre les aires V3 et V4 (voir Vighetto dans ce numéro) Par ailleurs.426 Muriel Boucart Perception visuelle des objets . 1990). Le traitement visuel des objets ne commence pas à ce niveau. Zeki.

Ces donnée suggèrenque les brèche sont ccdée trè précocemen dans le cortex strié En revanche. Delord et Giersch. Les étude neurophysiologiques montrent que le traitement de l'information visuelle suit une progression élémentair du signal à d'un traitement trè local des caractéristique une représentatio intégr plus globale. Une petite brèch de 2 a 8 minutes d'arc est suffisante pour abolir totalement la répons des cellules. 1989) est d'autant plus élevà que le nombre de coins ou d'extrémità de barres tombant dans la régio excitatrice des champs récepteur des détecteur de terminaison est important. les coins ou les jonctions. la délimitatiodes surfaces des formes constitue une étap importante de la perception des objets puisque ce traitement permet la ségrégati d'une figure du fond. A ce niveau les cellules répon dent à des informations combinée de couleur. d'orientation (Tanaka et al. LA STRUCTURATION DES FORMES Comment le systèm visuel intègre-t-i des caractéristique locales codée séparéme en une configuration globale qui servira de base ? pour la comparaison aux représentation d'objets stocké en mémoir Considérond'abord le traitement des contours. 1989) pour expliquer ce processus d'intégratio est basà sur un méca nisme de sommation de signaux provenant des détecteur d'orientation (les champs récepteur des cellules simples ou complexes de l'aire VI) et des détecteur de terminaison dont les champs récepteur sont aligné aux extrémità des axes des détecteur d'orientation (voir Figure 1). 1991). 1987 . Cet effet se produit à la fois pour des bords stationnaires et des bords en mouvement. de luminance. Dans l'environnement naturel. de taille. Le mécanismproposà par Peterbans et von der Heydt (1989. 1994 . 1991). V2 et V3 du cortex du singe pour des bords continus (des barres) et des bords discontinus composé de points aligné ou de barres alignéeproduisant un contour illusoire (voir Figure 1).. Peterhans et von der Heydt (1989. Peterhans et von der Heydt. c'est-à -dir la délimitatio des par- ties des formes O u des formes entre elles (Boucart. L'alignement (la colinéarità constitue une propriét physique importante dans l'intégratio des contours locaux. Le graphique montre qu'un écar aussi petit que 2 minutes d'arc dans l'alignement des points suffit pour réduir de moitiÃl'amplitude de la répons de la cellule enregistré et un écartemen plus important élimin totalement la répons du neurone (Peterhans et von der Heydt.. de texture. de disparità ou de direction de mouvement. L'amplitude de la répons des neurones qui intègren des caractéristiquelocales (les "contour neurons". Les détecteur d'orientation interviennent de faço prévalent dans les processus d'intégratio des contours locaux en une configuration globale tandis que les détecteur de terminaison interviennent plutô dans les processus de segmentation. Malgrà cette hétér généit le systèm visuel est capable de généralis et de traiter ces contours de manièr équivalentmémsi les bords présenten des discontinuités Les donnée de l'électrophysiologi et de la psychophysique visuelle montrent que deux principales classes de cellules interviennent dans le traitement des informations de contour : (1) les détec teurs d'orientation qui codent les alignements locaux de transitions de couleur. de couleur. et (2) les détecteur de terminaison (end-stopped cells) qui codent les discontinuité telles que les fins de lignes. un tiers des cellules enregistrée dans l'aire V2 réponden de façoéquivalent pour des bords continus et des bords discontinus composé d'élémen alihnés Ces résultatmontrent que les cellules de l'aire V2 sont capables d'intégre des contours locaux. 1991) ont étudi les mécanisme impliqué dans le traitement précocdes contours en enregistrant la répons des cellules des aires VI. 1991) et à des informations structurée telles que des formes (Fujita et al. Ces deux classes de cellules ont des fonctions diffé rentes. von der Heydt et Peterbans. de texture.Perception visuelle des objets contre la mémoir (Miyashita. la segmentation des figures entre elles et le codage des relations spatiales entre les tonnes et entre les parties des formes.. les limites des surfaces peuvent étr définie par des différence de luminance. Lorenceau et Shiffrar. 1993). Une démonstratio est présentà Figure 2. Ils ont montrÃque les cellules sklectives à l'orientation dans l'aire VI réponden à la présentatiode barres continues mais ne réponden pas a des barres composée d'élémen discontinus. 1992) ou des visages (Baylis et al.. 1991 . Hasselmo et al. . 1989). Dans une scèn visuelle.

The Une ends activate the receptive field of endstopped celles. Plus le nombre de fins de lignes tombant dans la régio excitatrice (ellipse blanche) des détecteurde terminaison est important plus le "contour neuron" est activé La réponsest réduit lorsque les fins de ligne tombent dans la régio inhibitrice des détecteur de terminaison (parties grisées) Figure 1. L'alignement des extrémitÃdes barres induit la perception d'un contour illusoire. L'illusion du soleil étai utilisé comme stimulus (voir Figure 1). Les "contour murons" de l'aire V2 somment l'actività des signaux de ces deux classes de cellules. Par exemple. 1991) est présent dans la partie inférieureLes barres orientée activent les champs récepteurdes cellules sensibles à l'orientation. 1991) is displayed in the lower part of the figure. The degree of activation of the "contour neuron" is determined by the nuncber of line ends that fa11 in the excitatory part (white ellipses) of the receptive field of endstopped cells). le sujet devait dire s'il percevait le rehaussement de luminosità au centre de la figure. Zucker et Davis (1988) ont testà l'existence d'une distance critique en deç de laquelle des élémen discrets sont intégrà et traité de faço similaire à une ligne continue. . The respoiue is reduced when Une ends fail in the inhibitory part (grey circles) of the receptive field. Le mécanismde traitement des contours proposà par Peterhans et von der Heydt (1989. The mechanism proposed by Peterhans and von der Htydt (1989. Examples of stimuli with illusory contours. Zucker et Davis ont utilisà des lignes composée de points dont l'espacement étai manipulé Pour chacun des espacements. un rehaussement de luminosità apparaî au centre de la figure.430 Muriel Boucart Perception visuelle des objets L'équivalenc perceptive des bords continus et des bords discontinus composé d'élémen aligné et proches a égalemen ét démontrà chez le sujet humain dans différent paradigmes. The alignment of the Une ends induces the perception of an illusory contour. Orienied bars activene the receptive field of celles sensitive ta orientation. Le centre parait plus brillant que le fond. "Contour neurons" in area V2 sum signais from these two types of cells. Les extrémità des barres activent les champs récepteurdes détecteur de terminaison (end-stopped cells). Exemples de stimuli à contours illusoires. Lorsque les extrémità des barres forment un cercle. Les résultat montrent que le rehausseFigure 1.

IllustratiOn of the role of colinerity in integration processes of local contour information. en en al ^£ Figure 2. les points tombent dans le champ recepteur des neurones sélectif à l'orientation des lignes. Un champ d'association se définipar des connexions latérale entre des colonnes de cellules sensibles à la mém orientation ou a des orientations voisines. en termes de temps de répons et de taux d'erreurs. La répons du neurone de faire V2 diminue en fonction de 1 'écartemen des points. Toutefois. 8 . la perturbation des processus d'intégratio précoce due à un espacement trop grand peut étr compensé par des processus de haut niveau. (1994) ont montrà qu'une distance critique pour l'intégratio de contours locaux pouvait aussi s'appliquer à des stimuli plus complexes. Les stimuli et les résultat sont présentà Figure 3. les points ne sont pas traitéde la mèm faço qu'une ligne continue par le systèm visuel. avant la présentatiode sa version incomplèt amélior la précisio de la performance. Le . Le champ d'association couvre une régio plus grande que la taille des champs récepteur des détecteur d'orientation qui codent les contours locaux de la forme. L'explication des auteurs est la suivante : en deçd'un espacement critique. Au-delà de cette distance critique. C O CL 4 al en C 0 CL g @ 0 <?. Dans cette etude les stimuli étaien des dessins d'objets incomplets dont le contour étaicomposà de segments de ligne. que la densità est élevé Si la distance est trop grande. les auteurs ont montrà que. S i e - ". étai équivalent pour les dessins dont le contour étai complet et pour des dessins dont les élémen du contour étaien espacé de moins de 10 minutes d'arc. The response of cells in area V2 decreases with the increase in misalignment of the dots. Comment le systèm visuel intègre-t-i les contours locaux sur des grandes parties du champ visuel ? Plusieurs types de processus d'intégratio(binding processes) ont étproposés Gilbert et Wiesel (1989) et. Ainsi la présentatio de l'objet complet. donc. Le cortex visuel est composà de colonnes comportant des cellules sensibles à différenteorientations.- a -. Illustration du rôl de la coliné atità dans les processus d'intégratio des contours. (1995) dans une etude pharmacologique sur une substance affectant les inhibitions latérale entre des cellules sensibles à l'orientation. . (1993) ont propos5 la notion de "champ d'association" (association field). Le champ récepteu du détecteu d'orientation est activé L'activation est d'autant plus importante que les points sont proches et.432 Muriel Boucan Perception visuelle des objets 433 ment de luminositÃest perç pour des distances entre les points infé rieures à 6 minutes d'arc. mime si la tâch de comparaison n'implique pas directement l'identification des objets. 2 Misalignment (deg) Cr Boucart et al. aisémen identifiable. Ces donnée suggèrenque des stratégie de compensation peuvent étr mises en oeuvre en cas de défici des processus d'intégratio précoces Une démonstratio empirique a récemmen ét rapporté par Giersch et al. . L'espacement et l'alignement des contours locaux étaien manipulés Les sujets devaient apparier une figure de référen présentà centralement à deux figures présenté latéralement La performance. La performance se dégradai bmtalement lorsque l'espacement passait de 10 à 20 minutes d'arc. plus récemment Field et al. pour des objets. les points tombent aux extrémità ou en dehors du champ récepteur L'activation est alors réduit ou éliminé Cette distance critique ne vaut vraisemblablement que pour des présen tations fovéale puisque la taille des champs récepteur augmente en fonction de l'excentricità rétinienne Figure 2. Le mécanism proposà par Peterhans et von der Heydt (1989) permet de rendre compte du traitement des contours locaux sur une petite régiodu champ visuel.

The results show chat performance is degraded for stimuli with a large spacing between elements (more than I l minutes of arc) and for stimuli lacking colinearity). Illustration de la notion de champ d'association. Une démonstratioempirique présentà par Kovacs et Julesz (1993.2 minutes d'arc. S5 = 10. . 1993). (1994). Figure 4.434 Muriel Boucan Perception visuelle des objets 435 par Boucart et al. Illustration of the notion of association field. Examples of the stimuli used by Boucan et al. 1994) illustre la notion de champ d'association. Les connexions latérale entre des cellules sensibles à des orientations voisines permettent de grouper les élémen et de discriminer la figure du fond (tirà de Kovacs & Julesz. Les résultatmontrent que la performance se dégradbrusquement pour les stimuli ayant un espacement supé ne sont pas rieur à II minutes d'arc et pour les figures dont les élémen aligné groupement par un mécanism d'excitation latéralentre des cellules voisines permet de rendre compte de l'intégratio de lignes ou de courbes sur des grandes parties du champ visuel (Field et al. Lateral connections between cells sensitive to similor orientations allow a grouping of local elements andfieure/ground segregation ffrom Kovacs & Julesz. Exemples de stimuli utilisé et sur la locaux des objets varient sur leur colinéarit(NC = non colinéaire (S2 = 4. and SI0 = 22.. 1993).8 minutes proximità spatiale des élémen d'arc et SI0 = 22.2 minutes of arc). 1993).8 minutes of arc.2 minutes d'arc). S5 = 10. Figure 4. Les contours Figure 3. (1994). Local contours of objects vary on colinearity (NC = non colinear) and spacing between elements (S2 = 4 minutes of arc. Le groupement de segments d'orientation voisine facilite la discrimination d'un cercle parmi des distracteurs (voir Figure 4). 400 1 à CC S2 S5 SI0 NC CC S2 S5 SI0 NC Type o f targel Type o f largci Figure 3.

Grainger et Ferrand. EMS et Rensink (1991) ont montrà que différent types de jonctions fournissent des informations différentedans l'analyse de l'image. Boyce et Pollatsek. Les jonctions sont traitéedans la couche 2 du modèl connexionniste de Hummel et Biederman (1992).. Des étude sur le traitement des jonctions suggèren que ces caractéristique sont extraites trè précocemenet qu'elles sont utilisée pour délimiteles parties des formes (Ems et Rensink. Ces étude réalisé chez le chat montrent que. Dans une version antérieur d'un modèl de reconnaissance d'objets. Lorsque deux barres perpendiculaires sont présentée deux groupes distincts de cellules synchronisent leur actività pour chacune des orientations. Biederman (1987) avait démontrempiriquement que ces régiondu contour jouent un rôl important dans l'identification des objets. Des exemples des stimuli sont présentà Figure 6. 1991 . D'autres mécanisme de groupement faisant intervenir des processus de plus haut niveau ont étsuggéré Par exemple Ullman (1984) et plus récemmenJolicoeur (1986). les cellules sensibles à l'orientation de cette barre synchronisent leur réponse La synchronisation de l'actività des cellules se produit à la fois entre des colonnes de cellules proches avec recouvrement des champs récepteur mais aussi pour des région éloigné avec des espacements de l'ordre de 7 mm dans l'aire 17 du cortex visuel du chat. Biederman. a ét proposà par Gray et collègue (1989. Ces caractéristique sont les jonctions et les informations de surface.436 Muriel Boucan Perception visuelle des objets 437 Un autre mécanisme qui est complémentair de la notion de champ d'association. elles signalent les coins de deux ou trois surfaces visibles et elles donnent des informations sur l'orientation convexe ou concave d'une surface. lorsqu'une barre orienté traverse le champ visuel de l'animal. Dans cette étudeun objet incomplet dont le contour étai composà soit de segments de lignes soit de coins ou de jonctions (Y. Les jonctions en forme de L signalent les coins des surfaces.. 1991 . Ce mécanism pourrait donc constituer le processus de mise en relation des contours locaux dans différente région du champ visuel. elles signalent que deux surfaces diffèren dans leur profondeur relative. 1988 . Il étai suivi d'un masque puis d'un objet qui étai la version complèt de la figure présentà . voir Thorpe dans ce numéro) Pour cette raison un traitement en parallèl des limites des surfaces sur différenterégion du champ visuel semble plus vraisemblable. Humphreys et al. Des étudesur la perception de scène visuelles montrent que la plupart des objets ainsi que leurs relations spatiales et sémantique sont identifié avec des durée de présentatio trè brève (150 msec ou moins . 1981 . Les objets et les scène visuelles ne sont pas composé que de lignes et de courbes. Dans ce modèle les unité oscillent en phase lorsqu'elles représentenles caractéristiquelocales (bords et angles) d'une mèm partie de l'objet et elles se désynchronisen lorsqu'elles représenten les caractéristique physiques de différente parties de l'objet. Les jonctions en forme de Y ou de flèche fournissent des informations sur la profondeur . Il est basà sur la synchronisation des oscillations des réponse des neurones sélectif à la mime orientation. 1995). Les jonctions en forme de T correspondent le plus souvent à des occlusions . La routine de traçagetelle qu'elle est présentà par les auteurs. 1994). Jolicoeur et al. apparaî constituer une opératioséquen tielle et cofiteuse en temps. La suppression des jonctions dans un dessin au trait affecte plus la préci sion et le temps de dénominatioque la suppression des segments de ligne ou de courbe dans des proportions équivalentes Cet effet a ét confirmà dans une étudrécentutilisant un paradigme d'amorçag (Boucart. 1989 . T et flècheétai présent en amorce. Ce mécanism permet donc d'isoler les différente parties de l'objet. L'opérateu est une fenêtr attentionnelle qui se déplac d'une régio à une autre du contour. Elles ont pour fonction de segmenter la forme en composantes (les parties de l'objet) et aussi de spécifie la nature des composantes (volumé triques ou plates) et les relations entre les parties de l'objet (leur position relative les unes par rapport aux autres et la présenc d'occlusions). (1991). et Mc Cormick et Jolicoeur (1992) ont proposà l'existence d'une "routine de traçage (boundary tracing operation) qui se réalisen déplaça un opkrateur de taille variable le long des lignes et des courbes du contour de la forme. voir égalemen Ekkhorn et al. Une illustration est présentà Figure 5. 1993). Ekkhorn et Obermuller. Un mécanism de synchronisation de l'actività des unité a ét introduit dans le modèl connexionniste de reconnaissance d'objets de Hummel et Biederman (1992). Ils comportent d'autres caractéristiquephysiques qui contribuent à l'organisation perceptive des élémen de la forme et à l'identification des objets.

Les résultat d'un contour composÃde jonctions facilite l'identification de la version complèt de l'objet présentultérieurement La facilitation étai plus prononcé pour les jonctions tridimensionnelles (Y. . Les jonctions en Y ou en flèch signalent les coins de deux ou trois surfaces qui diffèren sur leur ~rofondeur. and arrow junctions). T etjTèches1 Figure 6. T. (1992) qui ont rapportà l'existence de colonnes de cellules répondan à des formes en L. Les jonctions en L signalent les extrémità des objets ou des parties des objets. 1991). (1994). T. à » sont codée les jonctions ? Pour certains auteurs. les jonctions sont extraites trè précocementElles sont codéepar les champs récepteur asymétrique des détecteur de terminaison (Peterhans et von der Heydt. T et flèche que pour les coins. Les jonctions en T délimiten les objets ou les parties d'un mémobjet. Y ou flèch dans le cortex inféro-tempora du singe. Un traitement plus tardif a ét suggér par Fujita et al. B: forms containing only corners. Stimuli used in Boucart et al. Exemples de jonctions dans une scèn visuelle. A: forms with corners and aligned elements. Figure 5.Muriel Boucan Perception visuelle des objets 439 le amorce. L junctions signal the corners of objects or of object parts. Figure 6. La tâch des sujets étai de dénommel'objet au montrent que la présentatiopréalabl contour complet. E: forms with corners and threedimensional features (Y. C:forms containing only mid-segments. Figure 5. (C) formes comportant uniquement des segments de lignes. D: forms with non-colinear elements. T junctions separate objects or object parts. (A) formes comportant des coins et des segments alignésur le contour. (D) formes comportant des élémen non alignésur le contour et (E) formes comportant des coins et des jonctions tridimensionnelles (Y. Ce résulta suggèr (1) que les objets pourraient êtr représentà en mémoirsous la forme d'entité volumétriques et (2) que les caractéristique tridimensionnelles facilitent l'identification en réduisan le nombre de candidats objets activé avant l'apparition de l'objet complet. Y ami arrow junctions signal the corner between two or three visible surfaces differing in their depth. Stimuli utilisédans l'étudde Boucart et al. Examples of junctions in a visual scene. (B) formes comportant uniquement des coins. (1995).

Figure 7. 1992). 1992). Illustration du fonctionnement des système impliqué dans le traitement des informations de contour et de surface. Le traitement précocdes informations de surface a principalement ététudi sur des figures à contour illusoire (voir Figure 1) qui se caractérisen par la perception d'un contour et d'un rehaussement de luminosità au centre de la figure. Une inversion brutale de contraste déclenchla réponsdu neurone. quelle que soit la polarità du contraste (noir ou blanc). The "Feature Contour Sysfem" codes luminance and contrast polarity but is insensitive to orientation. Grossberg et Mingolla (1985.Illustration of the systems involved in theprocessing of contour and surface information. Le systèm envoie des "signaux d'arrêt qui contiennent la diffusion d'activitÃdu systèm de traitement des surfaces à l'intérieude la figure. Signais propagage ouhuardly (from Grossberg. 1991). texture). orientation) et le traitement des caractéristique de surface (luminance. quelle que soit l'orientation. La limitation du rehaussement de luminosità à 1' inté rieur de la figure est expliquépar Grossberg et Mingolla (1985) par 'intervention du systèm de traitement des contours. Sur le plan neurophysiologique la perception d'une surface plus lumineuse que le fond est expliquéde la faço suivante : prè d'un bord qui présent une inversion de contraste (des disques noirs sur un concentrique qui fond blanc) l'actività des cellules à champ récepteu codent les informations clairlsombre s'accroî et s'étend Le signal se diffuse vers l'extérieu des bords du disque. Le signal se diffuse vers l'extérieu(tirÃde Grossberg. Le "boundary contour system" code l'orientation. Signais propagate inwardh. Le rôl des informations de surface pour les stimuli plus complexes (les objets) sera développ dans la partie concernant la reconnaissance des objets. The "Boundarj Contour System" codes orientation independently of the direction of contrast (black or white). Le systèm de traitement de la surface (Feature Contour System) est sensible à la polarità du contraste mais pas à l'orientation . La diffusion s'arrêt lorsqu'elle se heurte à un contour.440 Muriel Boucart Perception visuelle des objets 44 1 Les étude sur la perception des formes distinguent le traitement des caractéristique de forme (contour. taille. Grossberg. Dans une approche computationnelle. An inversion of contrast induces the response of the neuron. . l'actività des unitéqui codent la surface se propage vers l'extérieurLes méca nismes de propagation des signaux des deux système sont illustré Figure 7. Les deux systèmeopèrenen parallèl et coopèrentLe systèm de traitement du contour (Boundary Contour System) est sensible à l'orientation mais pas a la polarità du contraste . Les signaux se propagent vers l'intérieu(flèches) Le 'feature contour system" code la luminance ou la polarità du contraste. L'accroissement et la diffusion d'actività sont d'autant plus importants que le contraste entre le disque et le fond est élev et que la taille du disque est grande (Dresp et Bonnet. couleur. 1992) ont proposà l'existence de deux système pour le traitement des contours et des surfaces. l'actività des unitéqui codent les bords se propage vers l'intérieur dans le prolongement des axes des détecteur d'orientation. 1987 . FCS: cooperation inward propagation orientation sensitive c outward propagation not orientation sensitive sensitive to contrast polarity no1 sensitive to contrast polarity Figure 7.

mémlorsque l'objet complet dont la figure fragmenté est dérivà est présentdans les millisecondes qui précède l'apparition de la figure incomplèt (Boucan et al. Des étude réalisé sur des figures incomplète montrent que l'identification est facilité lorsque des indications sur la classe séman tique des objets sont fournies au sujet avant l'apparition de la figure incomplèt (Gregory. Par exemple. 1972 . la taille des brèche est souvent bien supérieuraux espacements entre élémen utilisé dans les investigations portant sur les mé canismes d'intégratiodes contours. Néanmoins des manipulations systématique des propriétà physiques qui interviennent dans les processus d'intégratio pré coces des informations de contour (la colinéarit et la proximità spatiale des élément montrent que les figures incomplète dont les élémen sont distants et non aligné restent difficiles à identifier. 1994). Des parties des contours des objets sont fréquemmen masquée par les contours d'un autre objet : ici le contour du châtea est interrompu régulièrementp les barreaux du portail. les discontinuité dues à des occlusions de parties du contour d'un objet par d'autres objets sont fréquentes Un exemple est présentFigure 8. Boucan et Humphreys (1992 a et b) ont étudiles performances d'un patient (HJA) présentan une agnosie intégrativdans des tâchede comparaison de formes incomplète contrôlé sur les propriétà physiques d'alignement et de proximità spatiale. In this example the contour of the casrle is periodically interrupted by the bars of the gare. Our knowledge of the structure of objects allows us ta complete the missing parts and to process the casrie and the gaie as independent objects. Par ailleurs. Cet effet suggèr que l'activation de la représentatioen mémoirde l'objet aide la complé tion du contour.. Figure 8. ' - . Tandis que les sujets normaux groupent sans difficultà des contours locaux proches et alignésHJA présent une performance similaire pour les figures structurée et pour les figures non structurée sur les propriétà de colipar néarit et de proximità spatiale. Dans ce cas. Reynolds. Figure 8.442 Muriel Boucart Perception visuelle des objets 443 Les processus impliquédans le traitement des informations de contour et de surface des formes sont pour tous les auteurs dont les travaux ont ét résumà ci-dessus des processus précoces automatiques et cognitivement impénétrable Dans les scène visuelles naturelles. La performance n'est pas améliorà la présentatiode la version complèt de la figure fragmenté Ces donnéemontrent que les processus précoced'intégratio et de seg- mentation des formes jouent un rôl important pour l'identification des objets. Parts of objects' contour are often masked or occluded by ofher objects. d'autres mécanisme faisant appel a des processus de plus haut niveau dans la séquencde traitement des objets interviennent pour la complétio des parties manquantes.. Notre connaissance des objets nous permet de cornp/éte les parties manquantes du contour et de traiter le châtea et les barreaux comme des objets indéuendants W. 1985). De même un défici des processus d'intégratiodes contours peut avoir des répercussion sur tous les traitements ultérieur de l'objet.

L'attribution d'une signification repose sur la comparaison de la forme physique aux représentation des objets stockée en mémoir. Figure 9. deux hypothèse s'opposent sur le type de caractéristique de forme efficace pour activer ce niveau d'entrée Pour Cavanagh (1991). le nombre d'objets utilisé étai trè limità (6 stimuli) et les deux catégo ries kmantiques représenté étaien aisémen discriminables sur leur configuration globale (maisons versus véhicules) Le contour externe n'aurait probablement pas constituà une information suffisante pour des stimuli trè similaires sur leur configuration globale. Watt (1994) montre que quelques taches orientée sont suffisantespour identifier un objet. Cette démonstratio suggèr qu'au niveau d'entréles représentationen mémoirpourraient contenir le minimum d'informations nécessaire pour activer une classe d'objets. Si tous les auteurs s'accordent pour reconnaetre à l'information de forme un rôl principal dans l'activation des représentation d'objets. il n'a pas de signification. De la mêm facon. 1986 . Pentland. Cependant. Au moyen de techniques de filtrage d ' i m g e . Sanocki (1993) propose que la reconnaissance commence sur la base d'une représentatiobidimensionnelle comportant quelques élémen de contour. Par exemple. Biederman. Dans ces modèles la forme est d'abord segmenté en parties. Figure 9. l'information physique qui est à la base de l'activation des représentation est une forme bidimensionnelle grossièreWatt (1994) a utilisà des techniques de filtrage spatial de l'image. 1987). Watt (1994) fias shown. ou Watt (1994).Perception visuelle des objets 445 LA RECONNAISSANCE DES OBJETS Au cours du traitement perceptif. that a few oriented blobs are sufficient to ident~fv an abject. Il montre que quelques taches orientée sont suffisantes pour identifier un objet. Cette hypothès a éttestédans une expériencd'amorçag qui montre que l'identification d'un objet cible est facilité par la présenta tion préalabldu simple contour externe d'un objet. c'est le niveau de l'interprétatiodes donnée perceptives. la Figure 9 montre que quelques taches horizontales permettent de reconnaîtr un visage. Cette représentatiopermet de délimite une premièr classe de candidats objets et sert de guide pour l'analyse des détail intégrà plus tardivement. with methods of imagefiltering. 1982 . Ces composantes sont comparée à un premier niveau de représentation qui comporte un ensemble limità d'entité volumétrique simples (des blocks. Comment les objets sont-ils stocké en mémoir et quelles sont les propriétà physiques efficaces pour l'activation des représentationd'objets ? Les modèle théoriquedivergent sur ces questions. Sanoeki (1993). des cônes des cylindres) communes à tous les objets. un objet est une forme . Un point de vue plus "localiste" est proposà par d'autres auteurs (Marr. L'identification des composantes ainsi que leur arrangement spatial activent les représentation de .

Il pourrait s'agir de représentation de la forme prototypique des objets dans leur orientation la plus familière c'est-à -dire celle qui comporte le maximum d'informations physiques pour réduirle nombre de candidats-objets activés L'activation des représentationde la forme active automatiquement les représentation sémantique connectée aux formes activée au niveau des représentation structurales. Une démonstratio empirique avec un paradigme d'amorçagmet en évidenc un effet des relations physiques et sémantique entre la cible et l'amorce mais l'amplitude de la facilitation varie en fonction des caractéristique physiques et fonctionnelles communes à l'objet cible et à l'amorce. La catégoride base est définicomme le niveau comportant les objets qui ont le plus grand nombre de caractéristique physiques communes avec les autres membres de leur classe sémantique Elle constitue le point d'entrédes representations sémantique et sert de base pour l'activation de la classe sémantique Jolicoeur..cible : violon). La comparaison des parties de la forme au stock de composantes volumé triques (les "géons" Biederman. De plus. et (2) une voie indirecte qui ne dépenpas des caractéristiquephysiques de l'objet mais qui est déterminà par le résultade l'activation d'un concept. Gluck et Kosslyn (1984) ont montrà que ce point de vue ne vaut que pour les exemplaires les plus typiques de la classe sémantique Ainsi. 1987). pour la voie directe. l'objet "ballon" active les representations d'objets ayant une forme similaire (e. l'identification d'un objet repose sur l'accè à trois niveaux de représentation organisé en cascade.cible : chaise).g.. Rosch (1975) et Rosch et al.cible : raquette de tennis) et elle diminue encore pour des objets ayant uniquement des caractéristique fonctionnelles communes .g.. La forme construite au cours du traitement perceptif est d'abord comparé à un stock de repré sentations comportant des informations sur les caractéristiquephysiques des objets (les representations structurales).. (1976) ont proposà une organisation hiérarchiqu de la mémoir sémantiqu en trois niveaux de repré sentations : la catégoride base (e. sous presse). Pour la voie indirecte. 1987) se déroulen parallèle La dénominatio d'un objet n'est pas affecté par le nombre de parties qui le composent (Biederman.g. 1993). dalmatien). Flores drArcais et Schreuder (1987) proposent l'existence de deux voies pour par l'accè à l'identità de l'objet : (1) une voie directe déterminà l'activation des caractéristique physiques (P-elements) qui activent les caractéristique fonctionnelles (F-elements) connectée aux représenta tions de la forme activée par les caractéristique physiques. Ce niveau de description n'a pas ét clairement défin par les auteurs..(amorce : guitare . le concept "sport" activÃpar le ballon et la balle de tennis active la repré sentation de l'objet "raquette".cible : accordéon) Une inhibition est observé pour les objets n'ayant aucune caractéristiquphysique et fonctionnelle commune (amorce : guitare .g. Par exemple. animal) et la sous-catégori (e. l'endroit oà on peut le trouver) et sur les propriétà associatives de l'objet (à quel objet il est fréquemmen relié) Dans un modèl plus récen (Humphreys et al.446 Muriel Boucart Perception visuelle des objets 447 la forme des objets et permet d'identifier trè rapidement les objets. Les représentation des objets "ballon" et "balle de tennis" activent le concept "sport".. melon. balle de tennis . chien). Le premier niveau se réfè aux propriée fonctionnelles et associatives . dont la forme n'avait pas ét activé par la présentatio d'un ballon. l'image d'une mouette peut activer rapidement la classe sémantiqu oiseau tandis qu'un pingouin est plus difficile à caté goriser dans cette classe sémantique Cette flexibilitÃdu systèm sémantique lié aux interactions entre la forme de l'objet et le concept qu'il évoque a conduit à la suggestion d'autres types d'organisation des représentation d'objets. Elle diminue pour des objets similaires par leurs caractéristique physiques mais différent par leurs caractéristique fonctionnelles (amorce : guitare . la supercatégori(e..). Les représentation des objets "orange" et "melon" activent le concept "fruit". la facilitation la plus importante est observé pour des objets qui partagent des informations physiques et fonctionnelles (amorce : guitare . le caractèr tridimensionnel des géon garantit une propriét d'invariance à l'orientation. Une organisation voisine a ét proposé par Riddoch et Humphreys (1987) mais ce modèl ne comporte qu'une seule voie. les auteurs ont divisà les représentation sémantique en deux niveaux. permettant ainsi d'identifier les objets sous différent angles pour autant que toutes les parties de l'objet restent visibles (Biederman et Gerardstein. orange. Les représentationséman tiques comportent des informations sur la fonction de l'objet (son usage. Par rapport à une condition neutre. Selon Riddoch et Humphreys. Comment sont organiséeles représentationd'objets ? Dans les année 70.

cade des niveaux de représentations ce bruit se répercut aux niveaux suivants. qu'elles soient caractérisé en termes de descriptions locales (Biederman. Vitkovitch. auditive. Certaines propriétà physiques sont-elles plus efficaces que d'autres pour l'activation des représentation d'objets ? Les modèle théorique traitant des informations d'entrédes representations mettent l'accent sur le rôl des informations de forme. Cette hypothès est contestépar Riddoch et al. La performance étai comparépour deux groupes d'objets : (1) des objets ayant une grande similaritÃphysique intra-catégori (e. Rumiati et al. 1991) ou plus globales (Sanocki.. Job et Coltheart. 1994 . voir Bruyer dans ce numér pour une revue). orange. Biederman et Ju (1988) ont comparÃla performance pour des dessins au trait d'objets et des photos en couleur des mémeobjets dans une tâch de vérification L'objet étai précé d'un mot afin de génér des attentes sur les propriétà physiques de l'objet qui suivait.~ croissant ~ de donnée neuropsychologiques montre que des patients agnosiques peuvent présente des troubles sélectif de l'identification de certaines classes d'objets.g. puisque l'activation de nombreux candidats introduit du bruit dans le système Par l'organisation en cas. La perturbation la plus fré quemment observé concerne les categories d'objets naturels (animaux. appelÃphonologique. 1993). melon . table. de la fonction ou du nom des objets ainsi que des connexions entre ces niveaux de représentation (Humphreys et Riddoch. B i e d e m et Cooper.. Les sujets avaient pour instruction de décide si l'objet présentcorrespondait au mot ou non. Humphreys et Lloyd-Jones (1993) ont réalis une expérienc dans laquelle les sujets avaient pour instruction de dénomme le plus rapidement possible (speeded naming condition) les objets présentà sous forme d'images.. correspond au lexique interne oà sont stockéles noms des objets. 1987 a et b . pomme. melon . Les résultat montrent une performance équivalentpour les dessins au trait et les photos d'objets en couleur. ) et (2) des catégorie composée d'objets physiquement différent (e. 1988 . Le second comporte des informations sur la classe séman tique de l'objet (la super-catégorie) Le dernier niveau.g. L'organisation en cascade. 1993). végétau par rapport aux objets manufacturé (voir Chamalet et Carbonnel et Sartori dans ce numéro) Ces donnée ont conduit a pro- poser l'existence d'une multitude de sous-système sémantique (Warrington et Shallice. Une organisation en trois niveaux de représentation est-elle suffisante . sémantique et lexicales) est corroboré par des donnée neuropsychologiques qui montrent que des patients peuvent présente des déficit sélectif des représentation de la forme.). orange.. 1988 . Sartori et Job. égalemen induit par la similarità physique des membres de catégorienaturelles. suggéran que les informations de couleur ne sont pas indispensables pour l'identification des objets. plutô que sérielle de ces trois niveaux de représentation est suggérà par le fait que l'activation des représen tations a un niveau donnà commence avant la fin du traitement au niveau précéden Par exemple. 1987 ... Dans cette étude les temps de dénominatioou de catégorisa tion étaien comparépour des objets trè similaires par leur forme par leur (e.. Il peut aussi provenir d'un défici au niveau des représentation de la forme des objets. fruits... 1992 . Il peut résulte de difficulté au niveau du traitement perceptif induites par la similarità physique importante des objets provenant de categories naturelles (Sheridan et Humphreys. McMullen et Meyer.) et pour des objets différent . chaise. 1984 . (1988) qui suggèrenqu'un défici sélecti pour l'identification des objets naturels peut s'expliquer par des perturbations a différentniveaux de la sé quence de traitement des objets. Price et Humphreys (1989) montrent que l'utilisation des informations de couleur peut étr modulé par les caractéristique de formes de l'objet. Shallice.448 Muriel Boucart Perception visuelle des objets 449 des objets. ~ ?~ Un nombre . Les résultat montrent que le nombre de confusions physiques et/ou sémantiqueest plus important pour les catégoried'objets physiquement similaires que pour les catégorie d'objets physiquement différents Une organisation sérielldes repré sentations d'objets ne peut pas rendre compte de ce résultat Dans une organisation sérielle le traitement à un niveau commence sur la base des résultatdu traitement réalisau niveau précéde qui doit étr complètementerminé L'existence des trois niveaux de représentation (structurales. Farah. lit . 1991) correspondant à la classe sémantique au type de stimulus (mot ou image) et à la modalità d'entré du signal (visuelle. tactile). L'influence des caractéristique de surface sur l'accè a l'identità de l'objet a ét examiné dans quelques études Par exemple. pomme. Sartori.g.

La seconde concerne la localisation spatiale : un objet probable dans une scèn doit se trouver à un endroit spécifique La Figure 10. L'utilisation des informations de couleur dans des conditions particulière a égalemen ét mise en évidenc par Tanaka et Bunoski (1993) dans un paradigme de recherche visuelle d'une cible parmi des distracteurs. Cue end Mask L'OBJET DANS SON CONTEXTE Quelle est l'influence de l'environnement spatial et sémantiqu sur l'identification des objets ? L'interprétatiocorrecte d'une scèn visuelle implique l'identification des objets qui la composent et des relations spatiales et sémantique entre les objets. Biederman et ses collègue ont testà l'impact de la transgression de ces règle sur l'identification des objets d'une scène Le paradigme expérimenta est présentFigure 10. Biederman et collaborateurs (1981. La couleur facilitait l'identification de la cible uniquement pour les objets ayant naturellement une couleur spécifiqu (citron. .). Le sujet a pour instruction de décide si l'objet présent à l'emplacement de ce point dans la scèn correspond au mot. Elles n'interviennent que lorsque les informations de forme sont insuffisantes pour discriminer efficacement les objets. Paradigme utilisÃpar Biedemmn (1981) pour les investigations sur le traitement des scène visuelles.. Cette facilitation ne se produit que pour les objets similaires par leur forme.. deux ou trois règles (2) un distracteur (un autre objet de la scène transgressait une ou plusieurs règle et (3) aucune règl n'étai transgresséeLes résultatmontrent que le temps de réponset le taux d'erreurs augmentent avec le nombre de règle transgresséepour l'objet cible. troisièm est une contrainte de taille : un objet probable dans une scene doit avoir un taille spécifiqu par rapport aux autres objets de la scene. Les résultat montrent que l'identification des objets est facilité par leur présentatioen couleur correcte. The scene is followed by a mask containing a cue (dot) Subjects are asked m decide whether the objecr located where the dot was displayed corresponds ta the word. voiture de pompier . La scèn est suivie d'un masque comportant un indice (point). A word corresponding to a target objecf is followed by a drawing of a scene. La performance étai comparé dans trois conditions expérimentale : (1) l'objet cible transgressait une. Il s'agit de la règl de support. La transgression de Figure 10. Les objets étaien présentà en couleur ou en nuances de gris. banane. tomate. Dans cette étude un mot précéda l'apparition de six objets disposé en cercle. L'ensemble des donnée suggèr que l'information de forme est plus efficace que la couleur pour l'identification des objets. A paradigm used by Biederman (1981) fo investigate the processing of visual scenes. Des difficulté à traiter efficacement les informations de formes pourraient expliquer la performance classiquement meilleure des patients agnosiques pour les photos d'objets en couleur par rapport aux dessins au trait.450 Muriel Boucan Perception visuelle des objets forme. et de la règl d'interposition qui se réfè à l'occlusion : un objet opaque cache les objets qui se trouvent derrière Les trois autres règle sont définiecomme des contraintes sémantiques La premièr se réfè à la probabilità de la présenc d'un objet dans une scèn : un objet est plus probable dans une scèn que dans une autre. Ce résulta suggèr que les informations de couleur sont secondaires. par rapport à une couleur incorrecte ou des nuances de gris. En revanche la transgression d'une règl par un distracteur n'a aucune influence sur la performance. 1982) ont proposà l'existence de cinq règle pour caractérise une scèn bien organisée Deux de ces règle sont définie comme des contraintes physiques. selon laquelle un objet doit reposer sur une surface. Un mot désignan un objet cible est suivi d'une scèn visuelle.

En revanche. (1982) et Boyce et al. Les résultat montrent que les relations séman tiques entre l'objet cible et les distracteurs n'affectent pas l'identification de l'objet cible. à son tour. Friedman (1979) et Boyce et al. un fond non compatible perturbe l'identification de la cible (des palmes devant un immeuble par rapport à des palmes au bord d'une piscine). L'interprétatiose déroulen trois étape: (1) l'identification du fond (la présenc de quelques élémen spécifiques active la représentatio d'un schém qui. d'interposition ou de support. L'une repose sur l'activation d'un schema mental. Palmer (1975) rapporte des temps d'identification plus rapides pour un objet précé d'une scèn compatible (un pain précé par une cuisine) par rapport à un contexte non approprià (une boite à lettres précéd par une cuisine). 1989) ou d'un seul objet critique (Henderson. Ces effets ont étrépliquà dans des étudesur les mouvements oculaires (de Graef et al. 1990. l'hypothès de l'activation d'un schém de base n'est pas nécessair pour rendre compte des effets de contexte. 1992) sont fondée puisque ces deux types de traitement peuvent étr sélectivemen perturbés Farah (1990) distingue deux types de troubles de la perception des scène visuelles qui se manifestent différemmen selon le sièg lésionnel Le traitement global de la scèn est . Enfin. Antes et Penland (1981). Les hypothèse de l'activation d'un schémglobal (Biederman. (1989). 1981 . 1992) qui montrent que la duré de fixation est plus longue pour les objets non compatibles avec la scene (un caddy dans une cour de ferme ou des poules aux caisses d'un supermarché) Deux grandes classes d'interprétation ont ét proposée pour rendre compte des effets de contexte sur l'identification des objets. que pour un objet qui transgresse les règle de localisation spatiale. active les candidats objets compatibles avec ce schéma Plusieurs arguments étayen cette hypothèse Par exemple.. Les donnéede la neuropsychologie suggèren néanmoinque les deux classes d'interprétation peuvent rendre compte du traitement des scène visuelles. la plus importante concernant le caractèr épisodiqu plus que sémantiqu des relations entre les objets d'une scèn visuelle. Plus récemment Boyce et al. Ces donnée suggèren que l'information globale fournie par le fond facilite l'identification des élémen de la scène Ce point de vue a ét contestÃpar Henderson (1992) qui propose une interprétatioen termes de traitement local (local processing hypothesis). Selon Henderson. un objet est plus plausible qu'il n'est probable dans une scene visuelle. ces étude ne prennent pas en compte le traitement perceptif des propriétà physiques de la scèneDes objets qui transgressent certaines règle peuvent êtr plus difficiles à identifier simplement pour des raisons perceptives. (1989). 1972. L'identification d'un seul objet de la scene active les représentation des objets appartenant à la mèm classe sémantiqu par un mécanism de propagation de l'activation des objets connectés Ainsi.. telles que le masquage dans le cas de la règl d'interposition ou la visibilità de l'objet dans la règl de taille. Le temps de réponsest plus long pour un objet peu probable dans une scène ainsi que pour un objet qui n'a pas une taille cohérentpar rapport aux objets qui l'entourent. Elle est défendupar Biederman (1981). la présen tation d'un mot avant la scèn peut génér des attentes sur les objets qui vont êtr présenté Dans ce cas l'activation d'un schémde base n'est peut-étrpas nécessair pour expliquer la facilitation induite par un fond cohérent Par ailleurs.452 Muriel Boucart Perception visuelle des objets 453 certaines règle affecte l'identification des objets plus que d'autres. L'identification d'un objet est facilité lorsqu'il est présent sur une scèn organisé par rapport à un fond désorganis (des parties de scène disposée aléatoirement (Biederman. 1973. Boyce et al. 1974). (1989) ont montrà qu'un objet cible est identifià plus préciséme dans une scene comportant des objets compatibles avec l'objet cible que lorsqu'il est présentsur un fond non significatif de complexità équivalent ou sur une scèn non compatible avec l'objet cible. Boyce et Pollatsek (1992) ont manipulà les relations sémantique entre un objet cible et les objets distracteurs d'une scene. un objet peu probable dans une scene est plus difficile à identifier qu'un objet probable. Par exemple. parce que sa représentatio n'a pas ét activé par un autre objet présen dans la scène Cette hypothès a fait l'objet de nombreuses critiques. Selon cette hypothèse des représentation prototypiques de scène rencontréepar le sujet ont étstockéeen mémoireLe schema comporte quelques objets spécifique d'une scèneIl est activà trè rapidement et il guide l'interprétatio des composantes de la scèn (les objets). L'hypothès de l'activation d'un schema de base semble mieux argumentéeElle n'a cependant pas échapp à certaines critiques. dans le paradigme (Figure 10) utilisÃpar Biederman et al.

Searching for objects in real-world scenes. Penland. Functional subdivisions of temporal lobe neocortex. A.L. Scene perception: detecting and judging objects undergoing relational violations. Processing global information in briefly presented pictures. The first part deals with cortical regions involved in object perception. On the information extracted from a glance at a scene..W. 103. Biederman. NJ: Lawrence Erlbaum.. G..1 182. E. E. 399-409. The paper is divided in four main parts.T. 14.L. La revue est loin d'êtr exhaustive puisqu'elle ne prend pas en compte le traitement du mouvement. Perceptual organiwion (pp. On the semantics of a glance at a scene.. E. R.). 94. 77-80. (1981). Biederman. ABSTRACT This paper summarizes the present data on visual object perception. Cognitive Psychology. & Ju. I. Journal of Experimental Psychology: Human Perception and Performance. 177. Kubovy & J. j'ai essayà de mettre l'accent sur l'énormquantità de traitements impliquédans l'identification d'un objet. Recognition-by-components: a theory of human image understanding. Delord. J. (1972). 330-342. J. Glass. Elle a aussi un avantage qui est celui de contraindre les chercheurs de' différente disciplines des sciences cognitives a regrouper leurs donnéepour comprendre les processus sous-tendant la perception des objets. & Cooper. Journal of Experimental Psychology. j'ai résum les donnée récente sur les principales étape de la séquenc de traitement des objets. Tout au long de cette description. 1. 143-177. & Stacy. 43. Boucan..R. 20. dont beaucoup sont encore méconnu e n raison de l'intérà récen pour ce domaine de recherche et de la complexità des processus en jeu. Biederman.L.R. Glass. 38-64. J. neuropsycholosy and computational models are taken into account. 115-147. G. 1.. & Stacy. (1993). Cognitive Psychology. (1987). Pomeranz (Eds. Perceiving real-world scenes. (1988).. 7. I. CONCLUSION Dans cette revue. Biederman. 22-27. 23. (1974). Biederman..G. E. Data from neurophysioloey.C. (1991). Journal of Experimental Psychology. & Metzger. Les patients présentan une lésio pariétalbilatéralfocalisent leur attention sur un objet ou une partie d'un objet de la scèn et interprèten l'environnement sur la base de ce détail part describes integration and segmentation processes of f o m and the mechanisms involved in the computation of contour and surface informotion. cognitive psycholoey on normal subjects. Journal of Neuroscience. (1987). 1... Hillsdale. R. Biederman.. A. Biederman. A. C. Surface versus edge-based determinants of visual recognition.. Perception. M. Le patient peut identifier chaque objet de la scène mais il est incapable d'en extraire la signification globale. & honard. (1982). The third part presents models of the organization of stored object representations and data about the role of fonn and surface information in object recognition. Baylis. Rolls. P.C.M. 597-600. Antes. 1162. In M. 393-419. (1981). 19. Mezzanotte. Context effects are presented in the last part which summarizes recent data on the processing of visual scenes. The second . 377-292. Science. 1. J. 1. I. la modulation attentionnelle du traitement perceptif.C. S. The computation of contour information in complex objects.C.E. & Giersch. Priming contour-deleted images: evidence for intermediate representations in visual object recognition. Cette complexità a l'inconvénien de rendre difficile l'élaboratiod'un modèl théoriquou d'un modèl computationne1 qui synthétis et implémentl'ensemble des traitements impliqué dans la perception et la reconnaissance des objets. Recognizing depth-rotated objects: evidence and conditions for three-dimensional viewpoint invariance.W. Rabinowitz.J. psychophysics. Psychological Review. Biederman.. 1. 213-254)..454 Muriel Boucart Perception visuelle des objets 455 perturbà par une lésiooccipito-temporale de l'hémisphè gauche. Psychological Research.. & Gerardstein. & Rabinowitz.. 23. (1973). la dymmique temporelle des processus cognitifs et les multiples interactions entre les processus. 97. Cognitive Psychology. (1994). Biederman.

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