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Histoire – 7VSG

Mission
un film de Roland Joffée – 1986

1. Observe attentivement l’extrait de film sans le son, et complète les


colonnes 2 et 3 du tableau ci-dessous.

Quels sont les éléments qui me


l’indiquent ?

Où est-on ?

A quelle époque ?

Qui sont les


personnes
présentes ?

De quoi parlent-
elles ?

2. Ecoute à présent le même extrait et complète le tableau ci-dessous.

Où est-on ?

A quelle époque ?

Qui sont les


personnes
présentes ?

De quoi parlent-
elles ?
Histoire – 7VSG

Les Réductions au Paraguay au début du XVIIe siècle

« (...) Le P. Martial de Lorenzana (...) fut le premier à créer, sur mission confiée par le P.
provincial, une réduction au sud. Nous appelons ainsi les villages d'Indiens, qui antérieurement
erraient dans les montagnes et les forêts, construisant des cabanes dans les lieux les plus
reculés. Les pères les regroupent dans des villages où ils bénéficient des commodités de la vie en
société et se vêtent de coton, tandis que, selon leur coutume, ils allaient nus sans même couvrir
les parties naturelles. Cette première réduction s'appelait San Ignacio, située à 5 lieues de la
ville d'Asunción. (...)

Un an et demi [après la création de la réduction de San Ignacio], le P. Diego de Torres m'appela


de Córdoba, située à 200 lieues de là, et me désigna, avec le P. Antonio de Moranta, pour la
mission apostolique de Guaira (...). Nous fûmes en chemin quarante jours à travers une région
déserte, manquant de pain et de farine, n'ayant plus pour nous nourrir qu'une poignée de maïs
(...).

Nous arrivâmes à Maracayù, où les Indiens nous accueillirent avec joie et amour. Nous y
demeurâmes quelques jours, administrant les sacrements et nous familiarisant avec la langue de
ce peuple. Ce village est entouré d'immenses montagnes couvertes d'arbres nommés yerba (...).
Les Indiens exploitaient ces arbres pour le compte des Espagnols, dans une espèce de servitude
abominable nommée servicio personal, en violation des ordres de Sa Majesté, que Dieu protège
(...).

Ce n'est pas mon intention de décrire les torts que souffrent les Indiens, (...) mais je dois dire,
comme je l'ai constaté, que ces mauvais traitements éloignent les païens de l'Évangile et les
portent à détester les chrétiens, car, si leurs oreilles entendent la bonté de la loi divine, leurs
yeux voient le contraire de ce qui leur est dit (...).

À la réduction de Loreto, nous créâmes une école pour apprendre à lire et à écrire aux jeunes
Indiens, une heure chaque matin et une heure chaque soir, en leur enseignant la doctrine de
notre sainte foi, pendant six jours de la semaine ; le septième jour, selon le principe divin, nous
gardions le silence, soucieux de ne pas faner ces plantes fragiles. Nous agîmes ainsi pendant deux
ans, sans autre difficulté que de devoir refuser les femmes que les chefs nous offraient, jugeant
contre nature que des hommes puissent se passer d'elle pour la cuisine, la lessive et autres
occupations ménagères. Nous dûmes construire autour de notre maison une palissade pour
empêcher les femmes d'y entrer, action que les Indiens considérèrent, non comme honorable,
mais comme incompréhensible (...).

Il y a aujourd'hui dans la province du Paraguay vingt-cinq villages d'Indiens à la charge de notre


Compagnie (...). La plupart des Indiens sont devenus nos amis et ont accueilli le saint Évangile,
mais certains, comme les Payaguas, sont demeurés indomptables et continuent à causer la mort
de beaucoup d'Espagnols. Nous avons des pères en tout petit nombre (...). Dieu veuille nous
envoyer bientôt d'autres ouvriers pour cultiver Sa vigne.

Antonio RUIZ DE MONTOYA, Conquista espiritual por los religiosos de la Compania de


Jesùs en las Provincias del Paraguay, Paraná, Uruguay y Tape... Madrid, 1639.

Source : http://hypo.ge.ch/www/cliotexte//html/amerique.colonisation.xvii.html
Histoire – 7VSG

CHAPITRE PREMIER

Nécessité de tirer les Jésuites du pays


des Indiens Guaranis, et les avantages
qui en résulteront.

La conséquence qu’on doit nécessairement tirer


de tout ce que j’ai démontré jusqu’ici dans cet
Ouvrage, c’est qu’il faut que l’administration
spirituelle et temporelle des Indiens passe en
d’autres mains que celles des Jésuites ; puisque
tant qu’elle leur est confiée, ces Indiens, non
seulement ne servent point Dieu, ni le Roi aussi
avantageusement qu’ils pourraient le faire, mais
qu’au contraire, ils font autant de déshonneur
que de tort à l’Etat et à la Religion.

Les Indiens ne servent point Dieu, puisque,


comme le disait plaisamment D. Joseph
Andoanegui, (et en effet rien n’est plus vrai) ce
ne sont aujourd’hui que des peintures ou des
statues de Chrétiens, qui ne donnent aucun
signe extérieur de solidité dans leur Religion ;
et qui n’ont d’autre règle dans toute leur
conduite, que la volonté de leurs PP. Jésuites,
lesquels ne songent uniquement qu’à tirer de la
sueur de ces malheureux tout autant de profits
temporels qu’il leur est possible.

Ils ne servent point le Roi, parce que, comme on


l’a déjà démontré, c’est proprement au P.
Général de la Compagnie que reviennent toutes
les contributions. Cependant, il est certain que
cent milles âmes, dont le nombre triplerait
bientôt sous un autre Gouvernement, pourraient
servir bien glorieusement la Religion et
l’Espagne.

Bernardo Ibañez de Echavarri. Histoire du Paraguay sous les Jésuites et de la royauté


qu'ils y ont exercée pendant un siècle & demi. Publié par Arkstée & Merkus, 1780.

Source : http://books.google.ch/books?id=PbUWAAAAQAAJ&hl=fr
Histoire – 7VSG

La christianisation des Indiens d’Amérique

Lis les textes puis complète le tableau suivant.

Texte 1 Texte 2

Auteur du texte

Regard porté sur les


Indiens

But(s) recherché(s) au
travers de la
christianisation des
Indiens

Conclusion :