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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation

Technique de contrôle des matériaux et Normalisation Chap. 01 : Normalisation et Caractérisation des Matériaux 1.1-

Chap. 01 : Normalisation et Caractérisation des Matériaux

1.1- Définition 1.2- Généralités 1.3- Différentes Normes 1.4- Choix et application de quelques normes 1.4.1- Détermination de la teneur en carbonate NF P 94-048 Méthode du calcimètre 1.4.2- Détermination de la teneur pondérale en matières organiques d'un matériau Méthode par calcination NF XP P 94-047 1.4.3-Détermination des sulfates NA 237 1.4.4-Mesures des masses volumiques, de la porosité du coefficient d’absorption et de la Teneur en eau des matériaux 1.4.5-Normes appliquées aux carreaux faïences

Chap. 01 : Normalisation et Caractérisation des Matériaux

1.1- Définition Une norme est une spécification technique approuvée par un organisme reconnu de normalisation. Elle est élaborée en recherchant un consensus parmi l'ensemble des acteurs d'un marché : producteurs / fabricants, laboratoires, pouvoirs publics, utilisateurs, consommateurs. Dans une activité de production, la normalisation est un ensemble de règles, de spécifications et de techniques ayant pour but de définir les méthodes de fabrication et les produits afin de

satisfaire des besoins précis. Elle permet de rationaliser la production, les unités de mesure ou les symboles. Synonyme : Standardisation. En France, les normes sont élaborées et éditées par l'AFNOR qui coordonne le système de normalisation. Au niveau international, c'est l'ISO. Les normes et standards utilisés :

- Normes françaises & européennes

- Normes DIN

- Normes ASTM

- Normes internationale ISO

- Normes internationales CEI

1.2- Généralités Qu'est-ce qu'une norme ? Une norme est un document de référence approuvé par un institut de normalisation reconnu tel qu'AFNOR. Elle définit des caractéristiques et des règles volontaires applicables aux activités. Elle est le consensus entre l'ensemble des parties prenantes d'un marché ou d'un secteur d'activité. A quoi sert une norme ? Une norme permet de définir un langage commun entre les acteurs économiques-producteurs, utilisateurs et consommateurs, de clarifier, d'harmoniser les pratiques et de définir le niveau de qualité, de sécurité, de compatibilité, de moindre impact environnemental des produits, services et pratiques. Elles facilitent les échanges commerciaux, tant nationaux qu'internationaux, et contribuent à mieux structurer l'économie et à faciliter la vie quotidienne de chacun.

à mieux structurer l'économie et à faciliter la vie quotidienne de chacun. M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 1
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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation Que peut-on normaliser ? Les champs couverts par les

Que peut-on normaliser ? Les champs couverts par les normes sont aussi variés que les activités économiques et répondent aux questions de société. Ayant pour objectif de définir un langage commun, la normalisation se concentre sur les performances essentielles. Elle laisse à chacun la possibilité de se différencier au-delà de ce que recommande la norme. C'est ainsi que les recommandations de la norme peuvent porter aussi bien sur des produits, procédés, bonnes pratiques, méthodes de mesure et d'essais, systèmes d'organisation Quelle est la différence entre normes et réglementation ? La réglementation relève des pouvoirs publics. Elle est l'expression d'une loi, d'un règlement. Son application est imposée. Les normes ont un caractère volontaire. S'y conformer n’est pas une obligation. Elles traduisent l'engagement des entreprises de satisfaire un niveau de qualité et sécurité reconnu et approuvé. Les normes peuvent soutenir la réglementation en étant citées comme documents de référence. Seules 1% des normes sont d'application obligatoire. Pourquoi intégrer la normalisation à la stratégie de l'entreprise ? La normalisation concerne tous les types d'organisation, quel que soient leur taille ou leur secteur d'activité. Une entreprise peut s'investir dans le champ de la normalisation pour : anticiper les futures exigences de son marché, valoriser et protéger ses pratiques, produits ou services. Quand une entreprise participe directement au développement des normes, elle se dote en effet d'un puissant levier pour orienter le marché en faveur des pratiques qu'elle juge préférables. Quand elle applique les normes, l'entreprise améliore sa performance, accroît la confiance de ses clients et augmente ainsi ses parts de marché.

Les normes favorisent-elles l'innovation ? La normalisation est un accélérateur d'innovations. En amont, elle fournit des méthodes et des résultats de référence, constituant des bases solides et un gain de temps dans le procès d'innovation. En aval, elle facilite la diffusion des idées d'avant garde et des techniques de pointe. Elle crée un climat de confiance en faveur des innovations chez l'utilisateur final. Comment prouver la conformité aux normes ? La conformité aux normes peut faire l'objet d'une déclaration du fournisseur sous sa seule responsabilité. Il s'engage par là sur la qualité de sa production, de ses prestations ou de son organisation. Le fournisseur ou le client peut aussi demander que cette conformité soit attestée

par un tiers (laboratoire, organisme d'inspection, organisme de certification

vérifier que le produit, le service ou le système concerné répond aux exigences de la norme. Comment est organisée la normalisation en France et dans le monde ? Le système français de normalisation s'appuie sur un réseau d'experts issus de tous les secteurs d'activité et répartis dans les commissions de normalisation. Leur rôle est d'apporter leur expertise et leur connaissance de chaque sujet afin de garantir la qualité de la norme. Les commissions de normalisation sont animées par 25 bureaux de normalisation sectoriels ou par AFNOR, qui assure également la coordination d'ensemble. À l'échelle internationale, AFNOR défend les intérêts français en tant qu'institut membre des associations de normalisation européenne (CEN) et internationale (ISO). Son influence y est à la fois technique et stratégique, essentielle pour les entreprises françaises car 90% des normes françaises sont mondiales. Comment est élaborée une norme ? Tout acteur économique peut proposer un projet de norme. Cette proposition est soumise à une commission de normalisation, existante ou à créer, où se réunissent tous les partenaires intéressés

), qui se charge de

créer, où se réunissent tous les partenaires intéressés ), qui se charge de M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page
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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation par la future norme. Le projet est, selon les

par la future norme. Le projet est, selon les besoins, traité au niveau national, européen ou mondial. Une fois mis au point, le projet passe en phase de validation. C'est la consultation publique (ouverte à tous) appelée Enquête publique. Le texte de la norme est ainsi enrichi par une série d'observations avant de prendre un caractère définitif pour être soumis à la validation de l'institut de normalisation : c'est l'homologation. L'ensemble de ce processus dure de un à trois ans. Les normes sont ensuite révisées périodiquement. Comment participer à la normalisation ? Tout acteur intéressé peut demander à participer aux travaux d’une commission de normalisation. Il en fait la demande auprès de l’organisme de normalisation. L’activité des commissions est gérée sous forme de projets qui nécessitent l'apport technique des participants et leur contribution financière à la couverture des frais d'animation et de logistique. Un acteur économique qui intègre une commission de normalisation participe directement à la production des normes, qui demain, feront le marché.

1.3- Différentes Normes

Parmi les normes les plus utilisées, on cite :

- Norme Internationale : ISO

- Norme européenne : EN

- Norme Française AFNOR

- Chaque pays peut avoir son propre norme, comme par exemple la norme Algérienne : NA

Les organismes de normalisation

Les organismes de normalisation sont des organismes reconnus au niveau national ou

international. Ils peuvent être constitués soit par des États, soit par des consortiums internationaux de professionnels. Dans l'acceptation européenne, la norme émane des organismes officiels de normalisation. Exemple d'organismes de normalisation :

- Organismes internationaux :

o

CEI : Commission électrotechnique internationale,

o

CEN : Comité européen de normalisation

o

ISO : L'Organisation internationale de normalisation,

- Organismes nationaux :

o

AFNOR : Association française de normalisation

o

ANSI : American National Standards Institute

o

ASTM International : American society for testing and material

o

BSI : British Standards Institute

o

DIN : Deutsche Institut für Normung

o

NBN : Institut belge de normalisation

o

JSA : Japanese Standards Association

o

NA : Norme Algérienne

1.4- Élaboration d'une norme : l'exemple des normes internationales ISO

L'élaboration d'une norme ISO est divisée en plusieurs stades. Les éléments de base de ce processus sont les comités techniques (TC) ou leurs sous comité (SC). Le bureau technique de l'ISO est divisé en environ 200 comités techniques, dont le rôle principal est l’élaboration des normes. Les principales étapes d’élaboration d’une norme sont :

des normes. Les principales étapes d’élaboration d’une norme sont : M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 3
des normes. Les principales étapes d’élaboration d’une norme sont : M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 3

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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation Proposition Une proposition de rédaction ou de révision d’une

Proposition Une proposition de rédaction ou de révision d’une norme est rédigée à partir d’une demande d’un organisme nationale adhérent à l’ISO, d’un comité ou d’un sous-comité, du secrétariat général de l’ISO ou d’une organisation en liaison avec l’ISO. Cette proposition est en général effectuée parce qu’un besoin a été exprimé par un secteur de l’industrie Préparation C’est la phase de rédaction proprement dite. À partir de la proposition, le TC ou le SC constitue un groupe de travail (WG). Il est formé d’un chef de projet et d’experts nommés par les comités nationaux. Il rédige un projet de norme qui est appelé CD (comittee draft : projet de comité).

Comité C’est le stade principal où les observations et les remarques des organismes nationaux sont prises en compte. C’est une phase de recherche de consensus. Le secrétariat du comité fait parvenir aux comités nationaux participants le projet. Les comités disposent de trois mois pour émettre des observations et peser sur le contenu de la future norme. À partir des résultats de la consultation, sur la base du consensus, le secrétariat du comité peut :

proposer un projet révisé aux observations des organismes nationaux

examiner le projet en réunion.

valider le projet et le faire avancer au stade suivant

Le procédé est itératif jusqu’à obtention d’un consensus. Une fois, le projet validé, il est appelé DIS, le document porte la référence ISO/DIS. Enquête Le projet « DIS » est diffusé aux comités nationaux qui disposent de cinq mois pour voter (positivement, négativement ou abstention) et émettre des observations. Le vote positif peut être accompagné d’observation (souvent rédactionnelle). Le vote négatif doit être systématiquement accompagné de remarques techniques. Dans le cas contraire, le vote sera rejeté. Le projet est adopté si une majorité des deux tiers des votes exprimés sont favorables et si les votes défavorables ne dépassent pas le quart des votes exprimés. S’il n’y a aucun vote négatif, la norme est alors publiée. Si le projet est adopté et qu’il y a cependant des votes négatifs, il doit passer par un stade d’approbation. Le projet DIS validé devient un projet FDIS : ISO/FDIS. En cas de vote défavorable, le secrétariat peut soit diffuser un projet révisé pour vote au stade enquête, soit renvoyer un projet en comité ou examiner le projet en réunion. Approbation Le projet FDIS est de nouveau soumis au vote (durée : trois mois) des organismes nationaux. Avec les mêmes règles que pour le stade enquête. Le projet est soit adopté et envoyé à la publication, soit renvoyé en comité pour réexamen. Le comité peut alors décider soit de proposer un nouveau projet, soit d’annuler le projet.

alors décider soit de proposer un nouveau projet, soit d’annuler le projet. M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 4
alors décider soit de proposer un nouveau projet, soit d’annuler le projet. M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 4

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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation Ci-dessous un exemple du Processus d'élaboration d'une

Ci-dessous un exemple du Processus d'élaboration d'une norme ISO suivant Directive ISO/CEI, partie 1 (Procédures pour les travaux techniques, 5 e édition 2004)

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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation 1.4- Choix et application de quelques normes 1.4.1- Détermination

1.4- Choix et application de quelques normes 1.4.1- Détermination de la teneur en carbonate NF P 94-048 Méthode du calcimètre

1.4.1.1- Définition Teneur massique en carbonate d'un matériau : Par convention, la teneur massique en carbonate d'un matériau est le rapport entre la masse de carbonate contenue dans le matériau et la masse de matériau sec.

est la masse de la prise d'essai, exprimée en grammes.

mt

est la masse de la prise d'essai du carbonate de calcium de référence (témoin), exprimée en grammes.

Vb

est le volume du gaz dégagé lors de l'essai sur le matériau, exprimé en centimètres cubes.

Vt

est le volume du dioxyde de carbone dégagé par le carbonate de calcium de référence, exprimé en centimètres cubes.

Ɵb

est la température de la salle d'essai, lors de l'essai sur le matériau, exprimée en degrés Celsius.

Ɵt

est la température de la salle d'essai, lors de l'essai sur le carbonate de calcium de référence, exprimée en degrés Celsius.

p

est la pression atmosphérique, exprimée en kilopascals.

1.4.1.2- Principe

L'essai consiste à déterminer le volume de dioxyde de carbone (CO2) dégagé sous l'action d'acide chlorhydrique en excès (dans des conditions de température et de pression atmosphérique connues) par un échantillon préparé pour l'essai.

1.4.1.3- Appareillage

- Calcimètre

- Le calcimètre se compose d'un bâti ainsi que (voir le schéma de principe figure 1) :

- d'un flacon à réaction d'environ 200 cm3 avec son bouchon monté sur le tube relié au système

réfrigérant et un tube à essai d'au moins 10 cm3 (ou éventuellement un flacon à réaction avec une tubulure latérale d'au moins 10 cm3) ;

- d'un système réfrigérant ;

- d'une burette d'au moins 150 cm3 graduée tous les centimètres cubes au moins avec un robinet à son extrémité supérieure ;

- d'un flacon avec ampoule de niveau d'au moins 100 cm3 ;

- d'un tube souple reliant la burette à l'ampoule de niveau

- d'un bac d'eau de refroidissement à température ambiante ;

- d'un chronomètre donnant la seconde.

à température ambiante ; - d'un chronomètre donnant la seconde. M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 6
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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation 1.4.1.4- -Masse & Prise d’essai M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours

1.4.1.4- -Masse & Prise d’essai

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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation 1.4.1.5-Matériel et produits —un mortier de 15 cm de

1.4.1.5-Matériel et produits —un mortier de 15 cm de diamètre environ avec son pilon pour séparer les particules solides ; —un baromètre (si nécessaire) dont l'incertitude de mesure est de 1/1 000 de la valeur mesurée. La plage d'utilisation est celle qui correspond à la variation de la pression atmosphérique du lieu d'essai ; —une balance dont les portées minimale et maximale sont compatibles avec les masses à peser et telle que les pesées sont effectuées avec une incertitude de 1/1 000 de la valeur mesurée ; —un thermomètre avec lequel le mesurage est effectué avec une exactitude de 1 _C. La plage d'utilisation du thermomètre est de 10 _C à 35 _C ; —un tamis à maille carrée d'ouverture de maille inférieure ou égale à 400 _m ; —une pipette pour l'acide chlorhydrique ; —matériel courant de laboratoire ; —une enceinte thermique ou une étuve de dessiccation à température réglable à 105 _C de classe d'exactitude C, comme défini à l'annexe A de la norme NF X 15-016, pour ce qui concerne la température uniquement ; —eau distillée ou déminéralisée, à la température du local d'essai ; —acide chlorhydrique concentré de densité 1,19 (qualité analytique reconnue) ; —poudre de carbonate de calcium pur pour analyse (si nécessaire).

1.4.1.6- Mode opératoire L'essai est effectué sur deux prises d'essai. a- Préparation de l'échantillon Après un séchage préalable, le matériau est broyé dans le mortier afin d'obtenir une poudre passant en totalité à un tamis d'ouverture de maille inférieure ou égale à 400 _m. Le séchage du matériau est poursuivi, à une température de 105 _C, jusqu'à ce que sa masse ne varie pas de plus de 2/1 000 entre deux pesées successives, espacées de 1 h. Après homogénéisation, prélever deux prises d'essai de masse identique conformes au tableau 1. En l'absence d'information sur la teneur en carbonate présumée, choisir des prises d'essai d'une masse d'environ 1 g.

Tableau 1 : Masse d'une prise d'essai en fonction de la teneur présumée en carbonate

Teneur en

carbonate

< 4

4 à 9

10 à

20 à

40 à

_ 80

présumée en pour cent (%)

 

19

39

79

Masse de la prise d'essaide matériau sec en grammes (g)

10

5

2,5

1

0,5

0,25

b-Déroulement de l'essai a)Introduire la prise d'essai, une fois pesée (de masse m) dans le flacon propre et sec. b) Mettre en place un système réfrigérant. c)Remplir le flacon et la burette d'eau distillée ou déminéralisée. Faire coïncider le niveau bas du flacon avec le zéro en partie haute de la burette.

coïncider le niveau bas du flacon avec le zéro en partie haute de la burette. M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours
coïncider le niveau bas du flacon avec le zéro en partie haute de la burette. M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours

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Technique de contrôle des matériaux et Normalisation d) Introduire environ 10 cm3 d'acide chlorhydrique concentré

d) Introduire environ 10 cm3 d'acide chlorhydrique concentré dans un tube à essai placé dans

le flacon (ou, selon le matériel utilisé, dans la tubulure latérale du flacon au moyen d'une pipette à bout recourbé). e)Ouvrir le robinet. Obturer le flacon à réaction au moyen de son bouchon. La tubulure qui traverse ce dernier est reliée par à la partie supérieure de la burette.

f) Régler le niveau du flacon sur le zéro de la burette.

g) Fermer le robinet. Mettre en contact l'acide chlorhydrique contenu dans le réservoir du

flacon ou dans le tube d'essai avec le matériau. Au fur et à mesure que le dégagement gazeux exerce une pression sur l'eau de la burette, faire coïncider, en déplaçant le flacon, le niveau dans le flacon et la burette. Agiter le flacon jusqu'à ce que le niveau d'eau ne varie plus. Attendre 5 min environ et placer le flacon dans le bac d'eau de refroidissement à la température ambiante. Après équilibre de la température (environ 5 min) amener les niveaux dans et dans le même

plan horizontal et lire le volume Vb correspondant sur la burette. Noter la température _b de la salle d'essai et, le cas échéant, la pression atmosphérique.

h) S’assurer que le gaz recueilli dans la burette ne contient pas d'hydrogène sulfuré (H2S) à

l'odeur très caractéristique. Ce serait un indice que la prise d'essai contenait des sulfures. Si cela était le cas, il faudrait refaire un essai en ajoutant à l'acide chlorhydrique quelques centimètres cubes d'acétate de calcium à 5 % afin de neutraliser les dégagements gazeux parasites qui s'ajoutaient à ceux du dioxyde de carbone.

i) Un dégagement gazeux ininterrompu et lent peut être dû au fait que le matériau est constitué

de carbonate double de calcium et de magnésium Mg Ca (CO3)2 (dolomite). Dans ce cas, l'essai doit être poursuivi pendant au moins 15 min. j) Renouveler l'essai sur la deuxième prise d'essai.

c- Mesures

Simultanément à la lecture du volume de gaz dégagé :

—noter la température de la salle d'essai ; —relever la pression atmosphérique. Dans le cas où l'on veut s'affranchir de la mesure de la pression atmosphérique, le processus d'essai décrit au paragraphe 5.2 est appliqué à un échantillon de référence de carbonate de calcium pur. Pour cela :

—prélever, après passage à l'étuve, une masse mt de 0,25 g de carbonate de calcium pur pour analyse ; —procéder comme au paragraphe 5.2 ; —lire sur la burette, le volume Vt de gaz qui s'est dégagé ; —noter la température _t de la salle d'essai.

d-Cas de l'essai sur un échantillon de référence

La teneur en carbonate sur une prise d'essai de matériau de masse m est, lorsque la pression atmosphérique entre l'essai sur ce matériau et l'essai sur l'échantillon de référence de masse mt n'a pas varié

l'essai sur l'échantillon de référence de masse mt n'a pas varié M.Hamiane/UMBB/DGM/Cours Master Page 9
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