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Le Centre d’Essais de Lancement de Missiles (CELM)

Biscarrosse (40)

Sommaire

Présentation du centre

page 2

CELM et M51

- 1 er tir

page 4

- les inspections citoyennes

page

6

- 2eme tir

page 9

Les autres essais d’armement

page 10

Les manœuvres et l’Otan

page 12

CENTRE D'ESSAIS DES LANDES

Tous les essais des missiles se sont déroulés depuis deux sites principaux:

_ Le Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES), à Hammaguir, avec divers moyens de flanquement et des réceptacles temporaires, constituant le Champ de tir du Sahara de 1960 à 1967 ; _ Le Centre d’essais des Landes (CEL), comprenant la base principale de Biscarrosse et différentes annexes.

En juillet 1962, quatre mois après la signature des accords d'Evian, qui prévoyaient la fermeture du CIEES pour le 1er juillet 1967, le gouvernement français décide de créer un centre d'essais de missiles dans les Landes, près de Biscarrosse. Le CEL (Centre d'Essais des Landes) devait permettre de tester à la fois des engins tactiques, des missiles tactiques nucléaires (300 km de portée) et des missiles stratégiques (3000 km de portée). La séparation des activités militaires et civiles conduisit à créer la base spatiale de Kourou en Guyane.

Les moyens d’essais nécessaires sont rapatriés du CIEES ou lancés en fabrication. La SEREB réalise la Base de lancements balistiques (BLB) pour la préparation et le tir des missiles SSBS et MSBS tirés de terre. Les tirs de missiles SSBS sont réalisés depuis le silo multicoups de la Base Pré-Opérationelle BPO en direction de l'Atlantique. Ces tirs permettaient d'asseoir et démontrer la crédibilité de la force de frappe, de valider les performances du missile et de valider les procédures de mises en oeuvre et d'utilisation au sol.

D'autres installations terrestres vinrent compléter celles de l'établissement principal de Biscarrosse. Du fait de l’atténuation des ondes radio-électriques par la flamme du missile et des risques de perte de trajectographie qui en découlaient, une station de flanquement est créée à Hourtin, à 100 km au nord, pour prendre le relais des moyens de Biscarosse après quelques dizaines de secondes de vol propulsé. Une station dite de grand flanquement est créée en Bretagne, près de Quimper, pour les tirs du missile M4 (sous-marin) pour lesquels la station de Hourtin était insuffisante. La station de Quimper rendait en outre possibles les tirs à très longue portée à partir de sous-marins en plongée à proximité des côtes bretonnes. Une station annexe, implantée dans l'île portugaise de Florès, dans les Açores, avait pour fonction principale la trajectographie des objets en phase balistique.

Les moyens navals et aériens du champ de tir situés au réceptacle – zone de retombée des principaux objets de la charge utile du missile – ont pour mission principale de recueillir les mesures relatives aux divers objets durant les soixante secondes qui s'écoulent entre la rentrée dans l’atmosphère et les impacts en mer. Le bâtiment Henri Poincaré, équipé de radars de trajectographie, d'antennes de réception des télémesures et de moyens optiques, constitue le principal moyen naval. Le remplacement en 1992 du Henri Poincaré par le Monge, encore mieux équipé, conduit à une simplification du dispositif aérien et naval et à la fermeture l'année suivante de la station de Florès destinée aux missiles de grandes portée (3000 km).

Si les essais de missiles tactiques commencent dès mars 1964, le premier prototype d'IRBM (S112 mono-étage) n'est lancé que le 15 février 1966, c'est un échec, la tuyère est perdue en vol. Le CEL a permit de tester les différents étages des missiles Français comme le véhicule S112 dont les essais avaient débuté au CIEES, le véhicule S01 de portée réduite, les véhicules M012 et M013, puis MSBS M1, le S02, puis SSBS S2, le MSBS M2 puis M20, le SSBS S3, MSBS M4, puis M45. On peut citer également les essais des missiles nucléaires tactiques : Pluton (propulseur Styx) à partir de 1968, puis Hadès (propulseur Archeron) à partir de 1988.

En outre, de 1964 à 1968, quelques tirs (M1 principalement) ont été effectués de l’Île du Levant, dans ce qui devint quelques années plus tard le Centre d’essais de la Méditerranée (CEM). Relevant de la Direction des recherches et moyens d'essais (DRME) après la création de la DMA en 1961, ces deux derniers champs de tirs ont été rattachés à la DTEN à partir de 1977.

Les campagnes de tir étaient réalisées comme pour un tir réel. Un missile était prélevé du plateau d'Albion, désassemblé et envoyé dans les Landes pour être remonté et installé dans un silo. Contrairement au plateau d'Albion, les silos des landes étaient réutilisables. Au cours de la vie opérationnelle du S2, il fut procédé à sept tirs d’exercice, dont cinq furent des succès entre décembre 1971 et mars 1977. Pour le S3, le premier tir d'évaluation opérationnelle est réalise en décembre 1980. 10 tirs se succéderont jusqu'en novembre 1993.

Au total, plus de 9 000 essais en vol de missiles et 900 tirs sur les rails de simulation dynamique ont été réalisés au CEL depuis 40 ans. Selon certaines sources, lors du tir du 30 juillet 1966 un S112 éclata en sortie de silo provoquant un incendie qui dévasta quelques 600 hectares de forêt et au cours duquel les pompiers perdirent 18 de leurs 23 véhicules. Le centre d'essais des Landes a été rattaché à la direction des engins (DEN) en 1977 devenu ensuite DME. Depuis le 17 janvier 1997, le CEL est l'un des centres d'essais de la DCE-ETC.3, branche essais de missiles et d'engins.

Premier tir du M-51 Français

samedi 18 novembre 2006.

Le 10 novembre 2006 au CEL de Biscarosse a été testé le premier missile M-51 destiné aux nouveaux sous marins stratégiques de la force océanique Française sous le contrôle de la DGA.

D’une portée dite SLBM plus de 8000 km, avec une CEP crédible pour les armes atomiques MIRVées (plusieurs ogives indépendantes), avec une aide à la pénétration poussée, ce nouveau missile à carburant solide remplacera les anciens M-45 dès 2010. Ce missile a été tiré en vol suborbital, il visait une zone réceptacle dans l’Atlantique Sud (entre 10° et 20° de latitude Sud).

France : Tir d’essai réussi du nouveau missile stratégique

M51

L’armée a procédé jeudi au premier tir réussi du nouveau missile stratégique M51 destiné à équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, a annoncé le ministère français de la Défense.

Dans un communiqué, le ministère a dit que ce « vol expérimental », a été « effectué, comme toujours, sans arme » et a été « conduit conformément à l’ensemble des engagements internationaux de la France en matière de sécurité, de transparence et de non-prolifération ».

Le communiqué précise que l’essai « a été suivi tout au long sa phase de vol par les moyens d’essais de la Direction générale de l’armement rassemblés au Centre d’essai de lancements de missiles de Biscarosse (Landes) et par le bâtiment d’essai et de mesure Monge ».

La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, s’est félicitée de cette réussite, en disant que « la nécessité de réaliser ces essais pour valider les performances des futurs missiles de la force océanique stratégique, et franchir ainsi une étape importante dans l’adaptation et la modernisation de notre dissuasion ».

Missile intercontinental, le M51 est destiné à équiper à partir de 2010, les sous- marins nucléaires lanceurs d’engins de nouvelle génération (SNLE) de la force océanique stratégique française (FOST).

Ce missile est destiné à remplacer le missile Mer-Sol Balistique Stratégique M45, dont sont dotés actuellement les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la FOST.

D’une hauteur de 12 mètres et d’un poids « maximal de 56 tonnes » avec ses six têtes nucléaires, il disposera d’une portée sensiblement accrue (de l’ordre de 8.000 km) et d’une précision améliorée par rapport aux M45, selon le ministère de la Défense.

Ottawa a protesté contre des essais de missiles français dans l'Atlantique

28/3/2008 - Le Canada a protesté contre des essais de missiles balistiques français dans l'Atlantique Nord, s'inquiétant notamment des risques pour la navigation aérienne dans ce couloir, le plus fréquenté au monde, indique vendredi le quotidien The Globe and Mail. La France a procédé en novembre 2006 et juin 2007 à deux tirs du missile stratégique M51, qui doit équiper à partir de 2010 ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. Selon des documents officiels canadiens obtenus par le journal en vertu de la loi d'accès à l'information, le Canada a exprimé sa "vive préoccupation" à la France avant chacun de ces tests, tentant même d'empêcher le premier. Le premier missile, lancé du centre de Biscarosse, au sud-ouest de Bordeaux (sud-ouest), s'était abîmé, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes canadiennes, dans les eaux internationales. Les autorités canadiennes, responsables du trafic aérien dans cette partie de l'Atlantique, avaient dû interdire les mouvements d'avions à l'intérieur d'une zone de 300 miles marins en raison du risque potentiel "de chute de débris du missile", selon les documents obtenus par le journal. La gouvernement du Canada avait à nouveau exprimé sa "vive préoccupation" avant le second essai, le 21 juin 2007, invoquant notamment des questions "de sécurité publique" et "des coûts additionnels pour les compagnies aériennes". Dans les deux cas, les missiles ne transportaient aucune charge nucléaire. Il n'avait pas été possible vendredi d'obtenir immédiatement confirmation de la démarche canadienne, auprès des autorités à Ottawa. L'ambassade de France à Ottawa n'a fait aucun commentaire s'agissant d'une affaire concernant la Défense nationale. Le centre de surveillance aérien de Gander, à Terre-Neuve dans l'est du Canada, gère les mouvements d'environ 1.000 avions par jour qui traversent l'Atlantique dans les deux sens. Les tirs de missile avaient cependant eu lieu entre les deux périodes de pointe de la journée.

jeudi 9 novembre 2006

Nouvelle inspection citoyenne contre le premier tir du missile M51

En procédant au tir du missile ce matin, les autorités n’ont pas hésité à mettre en danger les personnes qui se sont introduites sur le site. Mais d’autres actions sont prévues.

9 Novembre 2006 : Communiqué

La France procède ce jour à un tir d’essai du missile nucléaire M51, au Centre d’Essai et de Lancement de Missiles de Biscarrosse. Après la Corée et l’iran., c’est donc au tour de la France d’ajouter aux actuelles tensions internationales en défiant ouvertement la communauté internationale. Comme Jacques Chirac l’expliquait en janvier dernier à la base nucléaire de l’Ile Longue (Brest), la France s’autorisera désormais à utiliser des armes nucléaires de puissance réduite, les "mini-bombes nucléaires", pour opérer des frappes ciblées et défendre "nos ressources stratégiques". Les futures guerres de l’énergie, qu’un modèle économique fondé sur le gaspillage et les énergies sales produit immanquablement, seront donc menées à l’arme nucléaire !

Le missile M51, adapté à l’emport de mini-bombes nucléaires, est justement réputé d’une précision rendant possible des frappes ciblées contre les populations de pays pétroliers.

"En ce jour anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui confirmait le caractère obsolète de la bombe atomique, la France montre qu’elle n’a rien appris du passé. Avec le M51, la France viole le Traité de Non Prolifération, menace ouvertement les pays du Moyen Orient, et encourage le reste du monde à faire de même pour se défendre de nous", déclare Xavier Renou, militant pacifiste.

Le 23 septembre dernier se tenait à Biscarrosse le plus grand rassemblement contre les armes nucléaires de ces dix dernières années en France, pour demander une inspection citoyenne du Centre d’Essai des Landes (CELM). Cette inspection ayant été refusée, beaucoup s’étaient jurés de revenir pour constater et prévenir le crime qui s’y prépare. Faute d’inspecteurs de l’ONU, et pour empêcher la guerre préventive à l’arme nucléaire, des inspections citoyennes préventives se révèlent chaque jour plus nécessaires. Des inspecteurs citoyens inspectent de manière pacifique et non violente, en ce moment même, le site du CELM.

Un missile M51 cloué au sol à Biscarrosse

Les « inspecteurs citoyens » ont fait capoter le tir. Hier matin, ils étaient une vingtaine à pénétrer sur la base du centre d'essai et de lancement de missiles (Celm) de Biscarrosse, où un tir de test de missile M51 était prévu à 9 h. « Tant qu'il y a des gens sur place, le tir ne peut avoir lieu », explique Pierre Villard, porte-parole du collectif Non au missile M51 et président du Mouvement pour la paix. Certains militants ont été interceptés par l'armée, tandis que d'autres, mieux cachés, étaient toujours dans la nature à 16 h, selon le collectif. « Notre objectif était de perturber le tir de manière non violente, précise Pierre Villard. Nous voulions également briser le mur de silence qui entoure ces programmes militaires. »

Les militants y voient « une course à l'armement » qui doit être stoppée. « La France a rejoint le traité de non-prolifération en 1992 et au lieu de montrer l'exemple, elle continue de moderniser sa force de frappe nucléaire », dénonce le porte-parole du collectif. De son côté, l'armée n'a pas confirmé l'échec de l'opération. Un premier tir de test avait été effectué en novembre, avec succès.

©2007 20 minutes 20 Minutes, éditions du 20/06/2007

France • Des pacifistes français empêchent un nouveau test du missile M51

Le 19 juin à Biscarosse, près de Bordeaux, était prévu un second test du missile M51. Mais des « inspecteurs citoyens » du mouvement pacifiste français en ont décidé autrement.

La course à l’armement bat son plein. Le M51 est un missile destiné à la nouvelle génération de sous-marins nucléaires français qui devraient être opérationnels en 2010. Il s’agit d’un missile longue portée (plus de 10 000 km) qui pourrait par exemple atteindre la Chine et qui peut être équipé de têtes nucléaires.

Heureusement le collectif « Non au missile M51 » mène campagne. Le 23 septembre 2006, suite à l’annonce du premier tir d’essai du M51, ils ont organisé à Biscarosse une manifestation qui a rassemblé 1500 participants. La semaine dernière, ils sont passés à l’étape suivante en pénétrant dans la base et empêchant par leur présence le second test prévu.

Le collectif « Non au missile M51 » a déclaré : « La cellule d’investigation du collectif a pu découvrir qu’un nouveau tir d’essai du missile nucléaire d’attaque français, le M51, était prévu ce matin, dans le plus grand secret. Malgré la présence de centaines de gendarmes et militaires depuis la veille et toute la nuit, plusieurs équipes d’Inspecteurs citoyens ont pu procéder à l’inspection inopinée du Centre d’Essais et de Lancement de Missile des Landes. Les inspecteurs ont interrompu le tir et ont collecté les preuves du crime contre le droit international et la paix. A 17 h ce jour, plusieurs inspecteurs ont été arrêtés, mais le tir du missile n’a pas eu lieu. »

Pierre Villard, porte-parole du collectif : « On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe, et menacer ce pays avec un nouveau missile d’attaque qui

pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant « chirurgicales » sur la population iranienne ». Et il conclut : « Il est urgent de réaffecter ces 15 milliards d’euros à des dépenses qui favorisent la satisfaction des besoins sociaux ».

Communiqué du 19 juin 2007

Flagrant délit pour la France : des inspecteurs citoyens empêchent in extremis un nouveau tir du missile nucléaire d’attaque M51 !

Biscarrosse, Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes.

Dernière minute : à 17H ce jour, plusieurs inspecteurs arrêtés, le tir du missile n’a pas eu lieu

Ce jour, plusieurs équipes d’Inspecteurs citoyens du collectif « Non au missile M51 » ont procédé à l’inspection inopinée du Centre d’Essais et de Lancement de Missile des Landes. La cellule d’investigation du collectif avait en effet pu découvrir qu’un nouveau tir d’essai du missile nucléaire d’attaque français, le M51, était prévu ce matin à 9 h 00, dans le plus grand secret. Constatant le flagrant délit de violation de l’article 6 du Traité de Non Prolifération, rejoint par la France en 1992, les Inspecteurs ont immédiatement interrompu le tir et s’emploient en ce moment même à collecter les preuves du crime contre le droit international et la paix préparé au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes.

L’inspection s’est déroulée dans des conditions extrêmement difficiles : des centaines de gendarmes et autant de militaires avaient été prédisposées depuis la veille et toute la nuit à toutes les intersections et chemins de randonnée des abords du Centre d’Essai et de Lancement de Missiles des Landes. Malgré l’interpellation d’une partie des inspecteurs à l’intérieur et à l’extérieur du CELM, le tir a été bloqué ce jour.

« Ces tirs d’essai préparés à l’insu des populations constituent de véritables provocations

contre la paix », déclare Pierre Villard, porte-parole du collectif « Non au missile M51 ».

« On ne peut pas à la fois accuser l’Iran de vouloir se doter de la bombe et menacer ce pays avec un nouveau missile d’attaque qui pourrait opérer des frappes nucléaires soi-disant

« chirurgicales » sur la population iranienne. Encore une fois, la France joue au pompier

pyromane en s’autorisant à violer ouvertement la lettre et l’esprit du Traité de Non Prolifération. Y aurait-il deux poids deux mesures pour le respect du droit international ? »

Avec le missile nucléaire d’attaque M51, la France cherche à se doter d’une arme de destruction massive capable de frapper des cibles situées à plus de 6000 km. Comme le présentait Jacques Chirac dans un discours prononcé sur la base nucléaire de l’Ile Longue

(Brest), le 19 janvier 2006, l’objectif est clair : il s’agit de pouvoir frapper à l’arme nucléaire (avec des têtes nucléaires de puissance réduite, les mini-nukes) les sites stratégiques (militaires, mais aussi industriels ou politiques) d’une puissance régionale pas nécessairement dotée de la capacité nucléaire, mais qui nuirait d’une façon quelconque à nos

« approvisionnements stratégiques », notamment pétroliers… Pour Pierre Villard « Après les

annonces d’intention des USA d’installer dans plusieurs pays d’Europe des bases du programme de son défense anti-missile, cette tentative d’essai ajoute à l’instabilité internationale. Il devrait vraiment y avoir d’autres priorités pour le nouveau Président de la République »

« Il est urgent d’arrêter le programme M51 et de réaffecter ses 15 milliards d’Euros à des

dépenses qui favorisent véritablement la paix et la justice, par exemple dans la satisfaction des

besoins sociaux ou le domaine de l’énergie, en encourageant la substitution des énergies renouvelables aux énergies fauteuses de guerre » conclut Pierre Villard.

Landes. Deuxième essai du missile M 51

Landes.

Landes. Deuxième essai du missile M 51 Landes. LaDepeche.fr | 22 Juin 2007 | 09h58 Le

LaDepeche.fr | 22 Juin 2007 | 09h58

Le deuxième essai du missile nucléaire M51 a eu lieu hier matin à 17h14 depuis le Centre d'Essais des Landes de Biscarrosse. Ce tir a été retardé pendant plus de 48 heures par des « inspecteurs citoyens » du Collectif « Non au missile M51 ! » qui regroupe diverses associations antinucléaires ou pacifistes. « Huit inspecteurs citoyens étaient encore à l'intérieur du CEL quand le tir a eu lieu. C'est la première fois que nous parvenons à retarder un tir » se félicite Xavier Renou du collectif. Le premier essai avait eu lieu le 9 novembre dernier. Le missile M51 est appelé à équiper les sous-marins de la force océanique stratégique française en 2010. P. S.

Un armement air-sol qualifié par la DGA

La Délégation Générale pour l'Armement (DGA ) a réalisé avec succès, le 9 juillet 2008, le troisième et dernier tir de qualification de l'Armement Air-Sol Modulaire (AASM ), en version à guidage terminal infrarouge.

Réalisé depuis le centre d'essais de lancement de missiles de Biscarosse (Landes), l'AASM a été tiré à partir d'un Mirage 2000 du centre d'essais en vol de la DGA à Cazaux (Gironde).

Comme la précédente, déjà qualifiée et utilisée avec succès par des avions de combat Rafale en Afghanistan, cette version de l'AASM est équipée d'un système de guidage double :

inertiel (système de positionnement autonome) ;

GPS (système de positionnement global par satellite).

Mais, elle bénéficie, en plus, d'un imageur infrarouge qui localise automatiquement la cible, quelques secondes avant l'impact. Ce système permet ainsi de corriger sensiblement la trajectoire de la bombe pour l'adapter, par exemple, à une cible mouvante.

Pour cet essai, le tir a été réalisé, à très basse altitude, à une distance de 16 km. Les coordonnées de la cible transmises à l'armement Air-Sol, avant son largage, avaient été altérées de 80 mètres. Malgré cette marge d'erreur, l'AASM infrarouge a localisé et frappé son objectif avec précision, en modifiant sa trajectoire en phase finale avant impact.

Stéphane Froidure

Premier tir d'évaluation technico-opérationnelle du SAMP/T

Le site de Biscarrosse du CELM (essais de lancement de missiles) de la délégation générale pour l'armement (DGA) a contribué, le 3 juillet 2008, au premier tir d'évaluation technico- opérationnelle du système sol-air moyenne portée terrestre (SAMP/T) avec un missile Aster 30 réalisé par l'armée de l'air. Ce succès représente une étape majeure du système SAMP/T et ouvre la voie aux livraisons des matériels de série à l'armée de l'air, prévues dès fin 2008.

Pour ce tir, le système SAMP/T était déployé dans une configuration opérationnelle sur le site de Biscarrosse de la DGA. Il s'agit, pour la première fois, d'un tir du système SAMP/T en mode coordonné sur désignation d'objectif externe, fournie en liaison de données par les moyens du centre de détection et de contrôle (CdC) de Mont-de-Marsan, distant de plusieurs dizaines de kilomètres. Ce mode coordonné permet l'engagement et la destruction des cibles à très longue portée. La cible aérienne, simulant une menace aérienne conventionnelle à haute

altitude, a été détectée puis engagée par la conduite de tir dans les conditions prévues, à très grande distance. Elle a ensuite été interceptée et détruite par le missile Aster 30.

Le programme franco-italien SAMP/T, composante terrestre du programme FSAF (famille de sol-air futurs) est conduit par l'OCCAr (organisation conjointe de coopération en matière d'armement). Commandé à 15 exemplaires (10 pour la France, 5 pour l'Italie), il sera le premier système européen doté de la capacité d'interception de missiles balistiques de théâtre de type SCUD.

Le système terrestre SAMP/T combine la conduite de tir Arabel et le missile Aster 30. La famille des missiles Aster, conçue et développée par MBDA, est basée sur un missile à deux étages lancé verticalement et disposant d'un système original « pif-paf » qui associe le pilotage aérodynamique classique au pilotage en force par action de jet de gaz au centre de gravité du missile. La conduite de tir Arabel est développée par Thales Air Systems, et comporte un radar à balayage électronique assurant la détection et la poursuite des cibles sur 360°, avec une très grande précision.

01/07/08 15:46 Safran : tir de qualification réussi pour l'AASM version "métrique" de Sagem

La Délégation Générale pour l'Armement (DGA) a réalisé avec succès le 12 juin 2008 dans son centre d'essais de lancement de missiles de Biscarrosse, le second tir de qualification de l'Armement Air-Sol Modulaire (AASM), développé par Sagem Défense Sécurité (Safran), en version à guidage terminal infrarouge.

Après le premier tir effectué le 23 avril 2008 à une distance de plus de 50 km, ce nouveau succès constitue une étape majeure vers la qualification de la version "métrique" de l'AASM, dont la campagne doit s'achever à l'été.

En service dans l'Armée de l'Air française, la version "décamétrique" de l'AASM a été utilisée avec succès, à plusieurs reprises, par des avions de combat Rafale en Afghanistan.

10/04/2006

Exercice NAWAS 2006 : Le bilan de la DGA

L’exercice NAWAS, une campagne de tirs sol-air organisée par l’armée de terre, s’est déroulé du 28 février au 10 mars 2006 sur le site des Landes du centre d’essais de lancement de missiles (CELM) de la DGA. Cet entraînement opérationnel, qui se déroule tous les ans, permet à la brigade d’artillerie de tester, dans les conditions les plus proches possibles d’un théâtre opérationnel, toutes les composantes de son dispositif : identification des menaces, chaîne de commandement, transmissions, déploiement des troupes et enfin destruction de menaces en vol simulées par des cibles aériennes mises en œuvre par le CELM. Il a mobilisé près de 850 militaires des armées.

Le bilan de cette édition 2006 de NAWAS peut se résumer en quatre points :

édition 2006 de NAWAS peut se résumer en quatre points : une très forte implication des

une très forte implication des moyens antiaériens : artillerie antiaérienne, missiles sol-air moyenne, courte et très courte portée et air-air de courte portée. C’est ainsi quelques 70 missiles de type Mistral, Hawk et Roland qui ont été tirés,

une dimension interarmes avec la participation d’hélicoptères de combat (RHC) de la brigade aéromobile (BAM),de type Mistral , Hawk et Roland qui ont été tirés, une dimension interarmées avec la

de combat (RHC) de la brigade aéromobile (BAM), une dimension interarmées avec la participation d’une

une dimension interarmées avec la participation d’une unité du commandement air des systèmes de surveillance d’information et de communication (CASSIC),

surveillance d’information et de communication (CASSIC), une dimension interalliée avec la participation d’un

une dimension interalliée avec la participation d’un régiment d’artillerie sol-air (RASA) Belge.

Le CELM, qui dans le cadre de cet exercice NAWAS 2006 a lancé son 10 000e missile depuis le site Landes, est le seul centre en France capable de réaliser des essais en vol de missiles dans des conditions assurant la sécurité des personnes et des biens sur de larges zones au sein desquelles il assure la trajectographie et l’observation des mobiles en vol.

François COTE Directeur du CELM

Armée de Terre, Ministère de la Défense

lundi 3 mars 2008,

de Terre, Ministère de la Défense lundi 3 mars 2008, Du 3 au 21 mars 2008,

Du 3 au 21 mars 2008, la brigade d’artillerie conduit un exercice majeur de mise en condition opérationnelle, appelé NAWAS 2008, qui combine manœuvres et tirs réels. Une force interarmées et internationale sera déployée dans les Landes, principalement au Centre d’essai et de lancement missile (CELM) de Biscarrosse : l’armée de l’air engage notamment l’escadron de défense sol-air de Solenzara et quatre pays étrangers prendront part à l’exercice (une section sol-air belge, des cadres des Etats-Unis, du Japon et de Roumanie ).

Cette force regroupera autour d’un groupement sol-air 750 hommes et 200 véhicules, issus d’une vingtaine d’organismes et unités. Tous les savoir-faire en matière de défense sol-air de la brigade d’artillerie seront mis en œuvre : 96 missiles seront tirés par les systèmes d’arme Hawk, Crotale et Mistral (au sol et à partir d‘hélicoptères pour ce dernier système). L’exercice se déroulera de jour et de nuit, dans un environnement varié (aéro-combat, danger nucléaire bactériologique et chimique - NBC -, emploi des équipes cynophiles, brouillage des réseaux radios, etc.) et dans le cadre d’une coordination 3e dimension particulièrement approfondie.

NAWAS 2008 met l’accent sur une animation réaliste : il s’agit d’une simulation de projection multinationale sur un théâtre de type proche-oriental. Certaines unités participantes seront engagées au Liban peu après cet entraînement. L’exercice comportera des traversées de plusieurs frontières, confrontera les militaires à des populations diverses, à des forces régulières et à des milices utilisant notamment des IED (improvised explosive device – engin explosif improvisé) et des drones. Les unités devront donc prouver leur adaptabilité en plus de leur aptitude aux tirs sol-air.

Multinational, interarmées, très proche de la réalité et varié, NAWAS 2008 répond donc aux besoins de mise en condition d’une force, qui, demain, sera confrontée à des situations complexes sur un théâtre d’opération.

à des situations complexes sur un théâtre d’opération. Exercice NAWAS, départ de coup ( crédits :

Exercice NAWAS, départ de coup ( crédits : brigade d’artillerie )