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FOCUS

POINT D’ÉTAPE SUR LA POLITIQUE DE L’EMPLOI

L’emploi, enjeu majeur

Face à la hausse du chômage – plus de 3 millions de Français sont aujourd’hui sans emploi – la majorité est déterminée à agir efficacement. 2013 est l’année de mobilisation générale pour l’emploi : le Président de la République a réitéré, mardi 26 mars, son engagement de voir s’inverser la courbe du chômage en fin d’année.

Une politique active en faveur de l’emploi

Deux outils majeurs ont été mis en place. Ils agissent directement sur la situation de l’emploi et traitent spécifiquement des deux catégories de population les plus touchées par le chômage :

les jeunes et les salariés seniors.

Les emplois d’avenir

Ouverts aux jeunes de 16 à 25 ans pas ou peu qualifiés, les emplois d’avenir sont principalement destinés au secteur non marchand. En CDI ou en CDD de 1 à 3 ans, à temps plein, ils ouvrent à une formation qualifiante.

L’Etat finance à hauteur de 75% de la rémunération brute mensuelle, au niveau du SMIC, ces emplois d’avenir. L’employeur est accompagné par les missions locales.

Aujourd’hui, 15 000 emplois d’avenirs ont déjà été conclus. La montée en charge progresse encore avec, pour objectif, la signature de 150 000 contrats d’ici 2014.

Les contrats de génération

Il s’agit d’insérer durablement un jeune dans l’emploi tout en favorisant le transfert des compétences par le maintien d’un sénior dans l’emploi. Ainsi, pour tout salarié embauché ou maintenu dans l’emploi dans une entreprise de moins de 300 salariés, l’Etat verse une aide de 2000 par an pendant trois ans.

Ce dispositif est en vigueur depuis le 17 mars. L’objectif est de réaliser 500 000 embauches sur 5 ans sous ce régime.

Sauvegarder les emplois existants

C’est la mission du ministère du redressement productif. Ainsi, 46 000 emplois ont été préservés dans des entreprises en difficultés grâce à une gestion volontariste de l’Etat.

Améliorer l’accompagnement des demandeurs d’emploi

Pour accompagner les demandeurs d’emploi, le Premier ministre a annoncé la création de 2000 CDI supplémentaires à Pôle emploi. Ces postes font suite aux 2000 déjà créés en juillet 2012. L’accompagnement individualisé des demandeurs est l’une des clés pour faciliter le retour à l’emploi. En période de chômage, le service public de l’emploi doit être à la hauteur des enjeux.

Par ailleurs, l’AFPA a été sauvée et connait actuellement une refondation de ses missions et de son fonctionnement. La formation des demandeurs d’emploi constitue une priorité. Le Président de la République a annoncé une réforme de la formation professionnelle avant la fin de l’année. Un chômeur sur deux devra se voir proposer une formation dans un délai de deux mois après la perte de son emploi.

Le redressement de notre compétitivité servira l’emploi

Le redressement de l’économie française sera la clé de la bataille pour l’emploi. Une activité dynamique, c’est l’assurance de créations d’emplois. Notre stratégie économique est donc offensive, avec notamment :

Voté en décembre 2012, le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui est l’une des mesures du Pacte de compétitivité. Il permettra de réduire les coûts des entreprises afin de dynamiser l’investissement et l’embauche de nouveaux salariés. Un bilan de la mise en œuvre du Pacte de compétitivité sera réalisé prochainement par le Gouvernement.

La Banque publique d’investissement va soutenir les projets délaissés par les banques privées. Il s’agit de faciliter le financement de l’économie.

Une garantie publique de 500 millions d’euros pour les TPE/PME a été mise en place.

En outre, le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi est une étape importante pour l’emploi : il permet des alternatives aux plans sociaux et lèvent certaines appréhensions à l’embauche.

Par ailleurs, nombre de politiques sectorielles doivent également soutenir l’emploi. Par exemple, le plan logement va dynamiser le secteur de la construction. Il sera favorable à l’emploi tout comme le plan de rénovation thermique des logements, les mesures en faveur du photovoltaïque ou encore celles en direction du secteur de l’alimentaire.

Enfin, la préparation à l’entrée dans la vie active est améliorée grâce à l’effort national porté sur l’éducation. La loi de refondation de l’école puis celle concernant l’enseignement supérieur vont mieux préparer les futurs actifs au marché du travail.