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Discours philosophique sur les frayeurs de la mort / trad.

de l'allemand de Adam Weishaupt
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Weishaupt, Adam (1748-1830). Discours philosophique sur les frayeurs de la mort / trad. de l'allemand de Adam Weishaupt. 1788.

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DISCOURS

I,.C-' «'

PHILOSOPHIQUE SUR FRAYEURS
TRADUIT DE

< LES DE LÀ MORT.

1/ALLEMAND, sr D E a

i

ADAM

WEISHAUPT.

A Chez

HAMBOURG, P. F. FAUCHE

Imprimeurs

et Comp. et Libraires

MDCCLXXXVIIÏ1

qui ne respirent que les sentimens . du les aux bonnes principes les plus contraires d'avoir encouragé les peuples à se soulemœurs les enfans à secouer le ver contre leurs souverains.Saxe.T AVANT-PROPOS Du TRADUCTEUR. intéressée aéiein* dre le flambeau de la raison. trouvé un azile contre professeur à l'université en dans les étais duquel il a la persccunon. Ci-devanc en' Bavière de la sociéen cette et et passe pour té des illuminés d'ingoiscadc être le chef et le fondateur Baviére.Gotha. l'athéisme. <r T 1~ 'Auceur. Il a été calomnié accusé. les par une cabale acharnée à persécuter amis de la vertu et de la vérité. C'est banni poursuivi. Plusieurs ouvrages sortis de sa plume. l'assassinat. et à retenir les hommes sous de l'ignorance. et d'avoir semé la paternelle. Duc actuellement Conseiller àulique du de. qualité qu'il a été persécuté. la plus despotisme d'avoir favorisé et prêché l'irréligion. d'avoir répanle nonieuse. le régicide. que sa tête a été mise à prix. joug de l'autorité discorde dans les familles.

le plus toutes ces calomnies~ . suffisent pour réfuter et l'on peut juger par le discours. dont voici la et que des fanatiques ont traduction. de Fhomamcë pur.n de la venu. combien l'on peut ajouter foi de pareilles accusations~ et du stoïcisme. ignorans prétendu iavoriser le suicide.

rénéchir avec plus dé sang froid. doué de fidèle force et de . parce qu'il n'offense personne. sans craindre l'hon. du plus nir le partage de tous. affranchi de maux. estimé de ses amis. d'une épouse et chérie. a ne rien souhaitter d'impossible. pourvu de coûtes les nécessités de la vie. . L-~niouré à cTenfans bien nés et bien élevés. libérale n'a point misa la jouissance d'un état aussi heureux des conditions si déciles à remplir. et parrimaginafion.d'ennemis. davantage la voix de la raison. s'ils vouloieni écouter grand nombre des hommes.vigueur. son à bomer ses désirs. cheminant esprit tranquille dans les voyes de la vertu.DISCOURS = PHILOSOPHIQUE ` SU~ FRAYEURS LES DE LA MORT. qui lui assuré une bonne réputation et fait naître des fleurs sous ses pas. qu'il ne puisse deveou du moins. auxquels il cherche à se rendre utile. côté. jouissant souvent même du superflu. Il est convaincu que la nature. et se'hisser moins entrainer par les Instruit par la mipassions. néie homme parcourt sa carrière terrestre avec un et dégagé de soucis.

du pouvoir. éblouis. aversion invincible.découme attention des choses dont nous jouissons effectivemenc. modérées et isolées de la vie privée. nous devrions nous accendre. pour la fixer sur celles qui nous manquent. se soulève pour énotfe imagination courdir et pour bannir la raison. elle nous représence les choses nocre impossibles comme crès aisées. que le méconcencemenc. qui nous conduisent à des actions dont nous n'avons pas. quoique moins brillans. de cempÏif de même sa.T < possible. elle nous substitue de fausses images. par Fécac et les plaisirs bruians. trompés par Ie~ folies du monde. remplis du désir de les surpasla soif d~acquerir des biens passer insadablesd~ns sagers vains. Nous formons des geurs se mettent proiecs. par cette comparaison. de ceux qui nous entourent. auxquelles . et force. C'est de cette façon que la paix s'éloigne de nous. il seroit aisé à tout homme. sans égard aux précendons desaucres. carrière avec aussi peu de soucis. jaloux du bonheur des autres. pour les goûc ec d'une biens accùels et permanens. Mais. mécontens des joyes tranquilles. sitions. sans égard aux oppobien ondées que les nôtres. Tous les 'ours de sa vie serôient marqués par le contentement et une félicité bien désirable seroit son parmge. que les soucis ronà sa place. elle. enflés du sentimenc de notre propre ardens dans !a poursuite des grandeurs.prévû les aussi suices. nous faisons des pians. d'un déet nous remplit.

ja" la bienveuillancena~lousieec l'envie qui écouteront curelle. Nous aurons recours à la force et à la ruleurs aise tous les biens extérieurs perdront iraits, et ne serviront qu'a aiguiser nos peines et de nos ennemis s'augnos tourmens. Le.nombre en raison de celui de nos amis décroîtra, mentera, la diminution de notre bienveuillance y et de l'acseul sera l'intérêt croissement de nos prétentions: nous serons mécontens la règle de notre conduite du monde entier, et enfin, dans une assiéte d'esterre destinée à notre féliprit aussi étrange,-cette cité ~deviendra pour nous une vallée de misère. nous C'est ainsi que par notre folle conduite, dans sa source lanous mêmes empoisonnerons plus pure, le plaisir qui se trouve 'universellement répandu, ci qui naît sous nos pas. C'est ainsi .que mal entouc homme, par un amour de soi-même deviendra son propre, à l'excès, tendu et porté bourreau, l'arcisan de ses peines et de ses tour. C'est ainsi qu'une imagination déréglée~ et indomptable, éloigne de nous ces fbugeuse, et patranquille jours sereins, cecce vie heureuse, devenus le triarèhale, qui seroient infailliblement partage de celui qui se seroit laissé guider par la raison y qui auroit su retenir dans de justes bornes les essores de son imagination et de ses désira mens.

nécessaires pour les dimculcés innombrables surmonter: qui les réveiller. doivent nécessairement compagnent, exciter la nous le sentiment de notre foiblesse

C 3 ) er sansavoir calculéles forces

!es ac" en

3 La preuve la plus manifeste de h fbiblesse de" c'est que deBoire esprit, et de notte déraison, venus les artisans de nos propres maux, c'est hors de nous mêmes que nous cherchons cet enpemi de Boire repos. C'est donc à ton que nous accusons la providences C'est par une coupable interprétation des vues de la toute-puissance divine, que, semblables aux enfans mutins, nous murmurons contre l'arrangement de ce monde, que, pour nous disculper, fautes, ce suivre pour masquefnos sans empêchement nos penchans, nous prenons a tache d'impucer tout le mal à un être tout bon, touc rempli de sagesse. C'est nous, c'est nous seuls tous les biens qui qui repoussons nialicieusemenc nous sont offerts en si grande abondance, sans vouloir y toucher. C'est nous qui sommes nos en ennemis, plus grands, nos plus impiacaMes nous rendant le centre de tous les ênss, le but de~ la création nos prétenehëère. Nous exagérons même. nous voulons aons, trop, Fimpossible le momenc Nous nous. laissons par aveugler nous ne voulons pas envisager les saites présent; la voix de la raison; nous méprisons éloignées; nous négligeons la culture de notre esprit; nous Tordre et rarrangemenc de reconnaître refusons p}ans de l'être suprême, et nous quirègnent.dansles iermons les yeux. sur Fehchainemenr général et merveilleux qui annoncera sagesse.. C'est ainsi, tous ics objets, tous les événequ'en considérant mens sous un faux point de vue, qu'en rapportant tout doit en tout à nous mêmes, umQuemcac

(

5 ) aussi erroné, -nous paroître partant d'en principe c'est ainsi fautif, mal entendu, et contradictoire, que nous devons nécessairement. prendre de Fauteur de cet univers, les idées les plus absurdes, les nous le représenter comme un plus impar&ities, la destrucêtre qui ne denunde que le malheur, tion de sa créature, ne prenant aucun plaisir à se être crainte voulant seulement faire aimer/mai~ comme le tyran le plus inflexible qui ne nous presritdes choses impossibles, que pour avoir occasimême on- de nous rejetter et de nous tourmenter, v~nir. chns' Avec de pareilles notions de la divinisé, de l'arrangement du monde, et de l'avenir, qui sont des l'exsuites nécessaires d'un amour propre porté il ne doit nullement paroître surprenant, si lè cès et la misère dominent mécontentement parmi les hommes. Ce n'est qu'en affbiblissani ou en enaçanc entièrement des notions aussi destructives de notre bonheur, que nous pourrons parvenir a-ramener la et le contentement. Les moyens nous tranquillité en sont donnés. Il ne sagit que de changer notre mais si nous de les refusons façon de penser; nos murmures sont sans. fondement, employer,, nos peines et nos souffrances. justement méntées~ et nos maux volontaires. C'est dans cette situation, que les soins du petit nombre de sages, qui s'étforcent de nous éclairer sur cette matière, que la philosophie même, doivent être regardés comme lè c'est elle plus grand bienfait accordé aux hommes;

(

que tout ce qui existe n'a C'est elle qui donne pour but que notre bien-être. C'est ainsi mêmes un fond inépuisable tout ce qui nous qu'en dépouillant de sa laideur. des principes assurés. et à leur accorder moins de pouvoir pour assujettir la raison. qu'en nous mettant à la placedans son vrai jour. de la angoisses et lui montre paix. la. notre esprit une marche. tout ce qui existe. intérêts de. c'est par so:i secours que nous reconnoissbns la sagesse de Dieu. soulage notre ame de ses le chemin du repos. La phicertainement de la plu-parc des hommes échoue 'devanc losopha ce fantôme de nocre esprit. être que bon et parfait. du bonheur. et de la joie.6 ) sur les vrais. et nous démontre que tout ce qui est l'effet d'une ne. qui répand l'homme. à mépriser leurs dangereuses amorces. l'ehch. c'est elle ment -et l'essence'de qui fait tomber le masque qui couvre le mal. came de Thorreur. LES FRAYEURS DE LA MORT. au de-là desquelles commence l'empire des douc'est elle qui nous enseigne à nous mettre leurs en garde contre ces ennemis de notre repos.sauroit cause bonne et parthine en elle-même. l'ordre. les l'ensemble sources.linebonté. qui prescrit à ses passions des bornes. Toutes les grandeurs ( la lumiéré . De toutes les illusions qui affectent !e plus crules plus terribles sonc ellement notre imagination. il apperçoir dans les maux au moyen desquels de biens. d'ou nous pouyon? découvrir elle multiplie de tous les êtres.

Ses craintes ne font qu'accèlegées en amertume. dans son ame. ec détourne avec horreur les yeux d'un ob!ec. Il croit l'entendre siffler dans Les airs. ne sauroient Ce~ souvenir les empoiçer la pensée de la mon. dépouille. donc le . avec le désir insensé de ne jamais mourir. L'isauroit séjourner un moment hideux. Il le sait. qui l'auront précédé. le suivre aux jeux et dans la danse. d'un souffle comme la dissiper une boule de savon. il croit même le sentir sur les lèvres de l'objet de ses amours. temporelles. pour transpercer l'homme où il dans une région inconnue. au milieu de cette foule inombrable d'êtres.( r 3 de la terre s'abaissent devant lui. s'introduit-au plaisirs. à moins qu'il n'y soit accompagné d'actions qui lui frayent le chemin dans cette région des esprits car l'empire de la more ne distingue point les rois. il le sent. ce squelette milieu de tous ses gne tous ses pas. Tous les efforts que fait ~on enaame pour participer aux plaisirs. murmurer dans les ruisseaux. se perdra comme une goute d'eau dans l'immense océan. meure mille et mille fois. le voir à côté de ses trésors. accompamage eSrayance de. Sa vie entière n''esc qu'une mort et toutes les douceurs en sont chancontinuelle. et le plus grand avec nn œi! rempli voit s'approcher monarque le moment qui va le faire descendre d'épouvanté de sa grandeur. Le repos ne rer le moment qu'il voudroit reculer. nud. s'attacher à ses pas.souvenir dissipe le songe de ses grandeurs L'homme attaqué de cette terreur. sonne: .

combattre pour son dieu. plus intrépides? contraire. accorder la qu'elle ne pouvoicen raison pour balancer et affoiblir cette impression Elle cous auroit. toutes les grandes actions ont été 'produites par le mépris de la mort. ou qui plus tranquillement. ses amis. en est-il dormi qui ayeni vécu avec plus de contentement. qu'un bien passager. à creuser desabimes.~n vraie maëHr~ désavantageuse.ec à découvrir de nouveaux continens. da jamais porté personne à arrêter les progreis des nammes. les entrailles de la terre. à secourir Finoccnce opprimée. attachement excessif à liberté de l'existence. sa patrie. aient pu la prolonger ? en est-il à qui cette crainte aie-fait reculer de. mais comme point être considéré de moyen. que la vie n'étoit momentané. la vie. incapa-ble d'aucune action héroïque.1 ( 3 ) sera pendant tout le cours de sa Un tel. . Les grandes ames ont même adopté le principe.. De tous ceux qui sesont abandonnés à la crainte de la more. ait soude labêtc: quoi que la nature bienfaisante mise celle-ci au même son. à à fociUer défendre ses droits.homme vie l'esclave le plus timide~Ie plus abject. parcourir les mers. elle l'a sagement privée de la faculté de prévoir sa destruction~ parce même tems? îui. qui ne devoit comme fin. mieux joui de la vie. ce sort inévitable? l'époque au qu'elle" ait rendus plus fermes. Il avilit au dessous mes. . pour jouir d'autant mieux et avec-plus Cet. Il ne donne pas même assez d'énergie pour commettre de grands crides forfaits attroces.

part de. car quel est le mortel qui n'a:t souvent tourné ses regards vers l'azile du repos? il n'en est pas moins vrai. bien convaincue cette félicité sans le qu'on ne sauroit atteindre. qui dans l'enchainemene un degré au dessous établi. contre lesquelles elle ne fournir de contre-poids. bêtes du pressentiment les exposer à des peines. dédommage.a 3 . et sans occasionner par conséquent. plus heureuse. en nous faisant appercevoir dans l'avenir. tant ancienne que moderne. qu'elle devôit cacher à des êtres. dans rempoùvoitJeur placement qui leur avoïc été assigné. dans la grande échelle des êtres. combien plu-tôt même il doit en souhaitter l'approche.glaces au dessous des bêtes.à mépris de la mort~ s'est appliquée ~ans ses écoles. se crpuvoiencplacés~a elle a mieux aimé priver d~ nous c'est pourquoi de leur destinée. que la science du bonheur et de la félicité.~ hommes. un vuide aussi inutile qu'impossible. combien peu la mon doit paroître étrange et enrayante aux yeux de l'homme sensé. soit démontré Quoiqu'il par cet exposé. des objets d'une coûte autre nature une existence plus grande. si avec la raculté de elle ne prévoir la nécessité de notre dissolution L~ous eut donné. que de les. par là. celle d'éElle loigner des impressions aussi désagréables.ses frayeurs se sont emparées de la pluC'est pourquoi la philosophie. (. nous en. au contraire. qui n'est. que. au moyen de la raison. sans les élever par le don de la raison à notre niveau.

et de la pnilosophie doivent encore que ceux qui en font profession. l'esclave le plus bas. disposé à quittera chaque instant le séjour d'ici bas. au calme de l'élève du vrai l'esprit qu'on peut seul reconhoîcrc sage. C'est par cette raison. que de grande fermeté. dis-je. Il est encore beaucoup Et c'est à la honte de la raison. à ne point craindre ses regards. tems que m seras troublé par l'inquiétude. le plus borné. endùrenc la plus souvent avec la plus parfaitte indifférence. nom de sois assuré. mais à nous familiariser pour ainsi dire. à nous enseigner à nous avancer avec fermeté au devant d'elle. personne ne sauavec fondement au titre roit prétendre quelque a moins qu'il ne soie porté de vrai philosophe. que tu à sentiras l'aiguillon de i'envie. que. Et toi qui aimes à te glorifier du. 'à payer avec joye et sans murà se trouver prêt et mure. aussi longcems que tu te livreras au chao~in. tous les sujecs qui sont du ressort de la philosophie~ . se et ta félicité demeureront de ces âmes foibles. C'est à la tranquillité de l'âme. Oui. de coeur et d'âme. qu'aussi longchrétien de philosophe. le tribut à la nature. ce que l'esprit le moins exercé.( 10 ) à ne nous faire envisager cette vie que comme un état de préparation à la mon:. avec elle. apprendre à mépriser. ta sagesfoibles et imparfaities. que m n'auras pas encore appris l'art de puiser des sujets de satisfaction de tous les évenemens de'Ia vie aussi longiems. dans une région plus fortupour passer doucement née. m trembleras l'idée de la mort.

inébranlables. semblaafin de nous rendre fermes. d'un mal inévitable. à devenir pour toujours et à perdre par là la jouisson propre bourreau. au but de la nature. des la raison. c'est par son moyen que nous serons mis à même de pouvoir régler nos désirs de ne prétendre a quoi aux voce soit de contraire que lontés de l'être suprême. séroit la vie et par couII plus insipide et la plus dégoûtante. à des jouissances que et parce qu'une vie nous avons encore à attendre. d'une toute autre nature. pour ainsi dire. et qui n'est pas même sensible? c'est en renonçant à de fausses idées. C'est à h lumière de la philosophie que nous devons éclairer noire esprit. et qui n'existent que une gradation parce qu'elles sont une préparation. entièrement dégagée de toute peine. d'un bonheur qu'il poursuit moindre accroissement inutilement? pourquoi prolonger et se nourrir. €Q embrassant . EÛe les voeux indiscréts.( ) être traitté avec il n'y en a aucun qui demande avec plus d'éloquence. donc l'homme craint-il si fort la Pourquoi mort? d'où peuc lui venir ce penchant incompréhensible a troubler son repos. bien loin de pouvoir espérer le sance du présent. élle ne nous perprévindra mettra de sentir de nos peines que celles qui sont inséparables de notre nature. bles à l'image de Dieu d'hommes foibles et pusillanimes que nous sommes. momentané. plus de force et d'énergie. c'est elle qui nous fait découvrir la joye et la féliciré. séquenc une précension impossible à satisfaire.

en nous abandonnant trop active trop emportée. qui n'as employé le pouvoir qui t'avoic été donné qu'à l'oppression. de notre bonheur. pour peindre. . et que les peines d'Ixion. avec inventif destyrans toute l'horreur possible le lieu de la vengeance destinée aux criminels. moi-même. primés. se retracent à chaque instant de de la vie. et que tu n'as consacrée qu'au tourment. que toutes les images qu'a emprunté de la terre. l'esprit je. avec l'être suprême. la perte de tes semblables! Toi. . vallée obscure son ombre que te et te tourmente incessamment! poursuive les cris des opque les furies vengeresses. Toi. à ton imagination. n'importe. Tous les trésors que tu as pourront te tranquilliser. trop exaifée. et le christianisme avec tout ce que le paganisme disont jamais inventé de plus terrible. de Sisyphe et les frayeurs du Diable et de l'enfer. pour faire le bien malheureux n'importe que ~u sois tourmenté. le sang que m as fait verser te suivent en tout lieu.pour t'empêcher Les sophismes d'une récongoûter aucun plaisir ne ciliation tardive et facile. que w nous devenons les assassins de notre repos. de Tantale. et les frayeurs de la mort t'écrasenc de leur poids marches dans la insupportable! de la more.( i~ 3 à une imagination fantômes. qui as mené une vie qui &it honte à l'huà manité. je m'efforcerai d* échauffer ende mettre sous les core davantage ton imagination. harcellé sans relâche' que la perte de cette vie. accumulés ne pourront te racheter de ~a peine qui t'attend.

et de la bienfaisance. dont m as déjà entardes m cevùlesjoyes des celle-ci? pourquoi B . et qui fera cacm~ renferme reculer ton âme d'horreur. Scélérat'. dans l'exercice qui as résisté ici bas avec fermeté au milieu de la tempête. plein ton Dieu. le sujet qui cause tes allarmes. de tenter t'approcher le passage dans une autre vie. crimes et d'injustices.ami de l'injustice! de oppresseur m trembles à l'idée de la l'innocence' lorsque naturelles et même mort. je trouve tes Payeurs nécessaires. père respectable! époux fidèle ami de l'humanité' de ton peuple! père et législateur dont les jours se sont écoulés dans l'innocence. Mais toi. a. pourquoi trembles tu? que crains tu? qu'hésites tu à briser tes chàines. à t'en dépouiller. luté avec tant de constance contre les mjusdses les plus criantes. et te reposant sur le del'éspétance~de témoignage de ta conscience! Toi qui as combattu avec tant de courage. une pour regagner liberté que m conserveras éternellement? pourtu de recevoir la récompense quoi appréhendes qui t'est due. Je te prouverai que. de de l'auteur de ton existence. Ce sera moi qui prolongerai avec toute l'éloquence ton erreur. de devenir insensible à la douleur. un repentir forcé ec ne sauroic eBacer un demi siécle de momentané. toutes les attaques que t'ont livré les maux. qui agraverai dont je serai capable. dans une pareille situation.< '3 ) tout ce que T~ ycot un tabteau qui comprendm de plus épouvantable.

C'est à lui seul à se bercer de vains sophismes. concribuer par ses souffrances au bonheur des autres. que ce sont des vœux frivoles produits par le . malgré tous les enbrcs qu'iHaic pour s'abuser. qu'ils sont étrangers à la joye. la nature s'est epuisée ici-bas. mais qui l'agite et le tour~mente. s'il marchande c~esc parce qu'avec elle il perd tout. autant qu'elle doit décourager tpui sçéteiac. ranimes Cette perspective doit'te toi. que Dieu n'& créé la plupart des hommes ici-bas que pour les tourmenter. une voix qu'il ne sauroit écouSër. que.terre que pour. et que par là tout est dit. et pour'gémir sous la verge dé Mais. qu'elle n'a prodigué tous ses trésors. et qai lui crie sans relâche. a désirer l'anéantissement de~on ame. il s'élève du . et remplir son ame d'angoisse et de teneur. l'injuste. O! reveilles-toi. et que le juste n'a été placé sur cette . désirs. qu'il ne se plaii qu'à les voir dans h peine et dans la douleur. Cef:e vie est le terme de tous ses pour lui le souverain bien tant à l'abandonner.fond de son ame une voix sourde à la vérité. reprends courage' fortifier. qu'il n'attend plus rien. et. que tout ceci n'est que mensonge.(-'4 ) ec a -te rerogier dans échapper à tes persécuteurs i'azile où tes oppresseurs ne pou!Tonc"ce joindre si longtems que pour y recevoir la peine qu'usine et si justement méritée. et voudroit vainement se persuader. toutes ses richesses que pour son plaisir. Il voudroit se persuader a lui même et aux autres. et à ne cen espérer parce qu'il a tout à risquer.

et rempli tes yeux n'a-t-il pas ulcéré ton cœur. les vœux de ton persecudifférence ? Qu'auteur. enviante la verrn ses recompenune descrucses. pauvres innocents. ni appaiser ta faim? Combien de fois tant présent que futur des îe sort déplorable.de faux l'apparence de toute façon.quelle Tu' as souffert de la calomnie. M as enduré avec Ba . Tous les matins à ton réveil. aux quels tu as donné le jour. sous et le nom emprunté de justice. Combien de fois n'as tu pas vu i~ sans avoir pu satisfaire les pre-~ soleil se coucher. accablé de mépris et de railleries. a été le seul consolateur de tes peines y Le~ommeii été refuquoique. son secours t'ait souvent même sé. des embûches insensés t'ont retenu le salaire dû à tes travaux. bien de fois n'as tu pas invoqué le secours de ceux que lés rayons de ta bienfaisance avoient jadis échauffés ? Mais tu as trouvé les oreilles fermées et les Au'lieu de soulagement tu t~es vu cœurs end~cis. et triompher don totale. côtés. que de voir surmonter !a venu souSranie. Mais~qaanra toi.. Tels sont les: doutes. la vue de leur misère? Comde larmes améres. Le corps énervé de maux. et d~ambicicux amisYont trompé mondains ont joui de distinctions qui n'ëtoinc dues qu~ tes mérites. rois tu à redouter? des dissipateurs de tes ennemis. désirant plutôt un anéantissement. cr t'ont dépouule de tes biens justement acquis. sans avoir eu de quoi couvrir ta nudité. . miers besoins de la vie. ru as retrouvé la misère à tes.'s 3 vïce et F~resse.

' que point 3. Mais y la confiance en celui qui donne naissance aux neurs émaillées. Elle a su calmer ton ame lorsque toute ~nature sem" bloit conspirercontre toi. veux. ni négligé. et qui nourrit l'oiseau des champs.ne t'a jamais abandonné.toi.. une confiance assurée en ton Dieu..le bien autant qu'il a dépendu de moi ec ~e autant que ma "me suis conformé a ta volonté. la vallée de la mort .( .nous invoquons. et t'es ~crié. ou malgré. a voulu me le permettre. ni "de tes bienfaits. tu t'ë? adressé a lui. ne veulent reconnoïtre tes loixAprès avoir souffert de pareilles épreuves oj tu con bienfaiteur. ou qm te'conduit d'insensibilité au sétour du bonheur? scroit-il possible que Fus du (~gbût ou Tautre t'inspirassent J Mais.. tyrans de-la terre qui font gémir les peuples de "leurs oppressions ne seroient pas aussi cruels que si tu n'avois créé des êtres innocèns que . ..faic.6 ) padence et avec" fermeté tous-les tocfment~~e i'esprit et d'une ante navrée. pour les abandonner à des favoris. ton saurepousses pourquoi veur. les devoirs que tu m'as prescrit.m~encourage Tu le peux et tu le. qui au méprit ni toi. avenir plus teureux. ou tu ne serois pas et tous cet . C'est alors que dans l'angoisse de ton cœur. cette mort qui te ramène au néanf~ cet étae dont tu es sorti. cependant je n'ai ~vicissitudes 1 abandonné le tu chemin m*as montré. quoi qu~I ên ~oitbon gré.fbib!esse à espérer un. Ta bonté . J'ai y.ce Dieu ce père que. ~Dieu! mon père! tu m'as exposé à des bien cruelles.

plusieurs articles de la religion dans laquelle m es né. la certitude d'un-ou de pu obtenir fajconvicaon. parce qu'il leur falloit des preuves. tu res évertué à faire. tu les as. à rendre la justice. Tu as passé ta vie dans de la la pratique de la vertu. et qu'il en résultoit un avantage permanent pour toi et pour ceux avec lesquels tu as vécu. et dans la recherche n'as négligé aucun moyen pour parvenir vérité~Tu à la découverte de celle-ci. parce que telle . et tu te trouves encore disposé celles dont on te montrera révidenvolontairement ce. quisurpassoient ton intelligence. relativement objets sur lesquels les hommes ne sauroient s'accorder ? Cependant m t'es pleinement convaincu de l'existence d'un premier auteur de cet univers. Tu n'as blâmé. craindrois~tu parce que tu n'as peuc-ëere l'avenir.éfoic sa volonté. Tu ne t'es jamais refureconnoïcre! sé. et pour agir confbrmément aux loix de la sagesse~ Tu as même reconnu ~'udiité~ la bonté de beaucoup d'objets. le bien. au moin& considérés~ comme l'équivalent de la raison. ni tourné en ridicule personnel parce que la façon de voir des aucres n'écoit pas la tienne. pour ceux dont la fbiblesse ne pouvoit la vérité supporter dans toute sa simplicité comme des guides pour le nombre de ceux qui ne pouvant voir <~ pand . Ou. des té* moignages plus positifs et plus sensibles pour suivre la voix de la raison. de la croyance de tes péres? parce que m -as à des osé bazarder quelques doutes.<7 3 e<r le seul chemin qui puisse c'y conduire.

ils" vinisé. Tu as cru qu'au moins cet égard ces. qui sont souvent entièrement même diamétralement Tenies. et proportionnés aux facultés diverses de l'esprit humain. toute ne servent que de moyens. ne sauroient par conséquent être d'origine divine? Çe. ton de prononcer.ne sera pas d'après les principes. pouroit-elle exiger quelque chose de plus pour constituer la vraie religion? A quoi sert la foi. et quelque-fois opet posées au bonheur et à la conduite de l'homme. te reprocher. sois venueux' cette grande diversité d'opinions. celle de tous les peuples.objets portoient l'empreince dé la dide. Que crains tu. révélation pour en nourrir et en fortifier davantage les dispositions. tes devoirs te pcrmctcrôient-ils quand même tu nemahquerois pas de moyens pour diriger ton jugement. lorsque qui sont l'essence de la foi. ou pour concilier des conindiSetradictions. et par des images sensibles~ auraient courru risque de s'égarer. une égale conviction. pourquoi donc trembler avec de pareils sendmens? La religion du vulgaire. s'ils avoient été abandonnés à eux-mêmes. que chacun défend en apparence avec. si ce n'est à produire les bonnes œuvres ? Aura-t-on chose a. les opiuioo~ par les . aux quels touce croyance. et que dans l'ensemble avoîenc éré très sagement employés comme moyenscontribuans à une même fin. et 'pour conduire ceux qui ont besoin d'un guide asParmi suré ? En un mot.r 18 y~ux desautres. état. cec univers. quelque tu auras accompli tes devoirs. sois ~ufitc.

mes de l'être suprême sont saines et pures. d'après le désir que m auras témoigné. donc de la mon. mais cyprès qui t'ont propres sentimens. si les idées que m te forplus posidve. tenir la terre dans une dépendance servile par dès monts souvent trop mondains. que tu as encore a te faire le de s~part la . craindre et de le redouter.< '9 3 dictés par rincérec de tel ou -et !es préjugés. que m seras jugé. d'après les facultés été accordés. sont des marques de l'incrédulité m te rends coupable par-là tu découvres ton attafais de chement à la terre. mais que les hommes ont réet vengeur.d'avoir reproche. Chaque minute que m tardes à te rapprocher de la source de tout bien. devient pour toi une source de douleurs.. découvrir la yénié. tes tel homme. ec les efforts que m auras faits de. afin de créature. présenté comme un Dieu couroucé entre lui et sa a~p de se rendre les méditàteurs de se soumettre les ames foibles. que tu prouves que ta vie da point été sans &ute et sans tache. bien loin de le deur le terme de ta dissolution. avec ce Dieu bienfaisant. si ta confiance en ses bontés est sans bomes. souhaitter. Ne confonds donc pQint le Dieu des écoles y ce père de la nature. le peu de cas que-eu la fbiblesse de la foi et de la confiance en Dieu. une perte la crainte que tu manifestes réelle. plucô: mérité . Si tu joins encore à cette croyance celle d'une révélation plus marquée si la foi. qui est tout amour. Ym. Tes terreurs. c'est alors et désirer avec arque m dois espérer.

. à qui cette vie.contraire. vroient pas être des larmes de pitié et de douleur. chéris tant. soyent injustes. un meilleur sort? à passer à un état. seroit-elle supportable? Dis moi qui n'a pas eu. pour abandonner une vie remplie d'amertume.sa sur le et les larmes que nous répandons perte. néanc n'étoit pas préférable ? qui. où. dans bien des à leur secours la mort. à éprouver notre patience. réprobation Car d'où pourroient te venir cette apautrement ces incertitudes et cette crainte lorspréhension~ t'autoriser à espérer qué touc devroit. ~~enu leur liberté~ et d'être sorc~ victorieux de .( M ) et les peines. ne de" tombeau des amis qui nous~nc précédés. même vie ne mérite pas que nous regretions . en horreur. que M Sans une telle perspective. d'avoir mais des larmes de joye et de félicitation. et à nous approcher de la perfection? fermeté. ont appelle occasions. que cette de cette vie. plus d'une fois. au. pendant le cours de sa vie. l'heure de sa naissance ? Combien n'en est-il pas si le qui ont même douté si la vie étoit un bien. Et cependant nous hésitons comme ua libérateur? Il faut donc ou que les plaintes que à déloger entendre sur les maux nous faisons continuellement ou aussi. que tu abandonnes avec taac de regret. d'après h raison et la révélation. que des récompenses. le juste n'a que du bonheur et raisonà attendre ? pourquoi l'homme vertueux nable resceroit-il en suspend. qui ne sen que de passaà des scenes d'une nature ge et de préparation notre bien plus élevée.

à défaut de maux actuels. lorsqu'il ne reste plus rien à désirer. par la crainte de loue perdre. et à d'autres foiblesses huici-bas. dont le plus pedc nombre peut peine être assouvi. commettre des actions inhumaines de s'aIn'. dans un clin d'œil. Le malheur gît souvent dans la plénitude du bonheur même. gereux et manqùés. Le maines. que nous goûtons si rarement sonc pour ( ~uxcrop souvent répété~De-Ia ces aversions. le bonheur et les grandeurs dont nous nous sommes bercés pendant des années. e~ .quitter. Combien n'en est-il pas qui ont vecu un jour de trop. dan.sauroient être exécutés.dc bandonner à la colère. et qui par-là ont survecu à leur bonheur et à leur gloire? Quel est le Ïavori de la fortune qui. de vains désirs. ec se jouent d'eux dans )ëurs songes. Les couronnes ne peuvent guérir des maux de tête. Leurs sens sont émoussés et usés. Ils se lèvent avec eux pour ne les plus Toute leur vie n'est qu'un enchainemenc . Ils s'y introduisent à leur coucher. ne ils les accompagnent tigent autour de leur lie. de projets et de plans qui ne d'essais douloureux.=! ) tombac dans lequel ils se trouvoient engage MRHe ec mille fois heureux! celui qui a évité le danger de iailtemsjes vicissirudes des choses. Tout est rempli d~ncemtude jour le moment prochain peuvent détruire. et les plaisirs que nous obtenons avec tant de dimculcés. ils vol. soit en sureté contre ceux avenir. et les soucis ne se détournent point des palais des rongeurs a côté d'eux sur le trôgrands.

er les murmures des peuples. cet enfer.l'ennui. ec il semble que les maux les ne soyent réservés plus grands. et que s'ils ont ëcé favorisés ne cette préférence et élevés à un rang supérieur. Touc concourt à les faire souvenir qu'ils sont homde la fortune. Les coups qui frappent le dernier des mendians. envie. n'épargnent pas les premiers d~enire les grands de la terre. les plus sanglans. et ce tourmeMqui Ies. joints à l'impuissance de les sécoumr~ ne forment qu~une pedce'paroe du grand nombre d'ëvènemens la sérénité facheux qui obscurcissent des jours de ces divinités de la terre. une chûce servira peuc-écre qu~à leur occasionner doutant plus sensible et plus cruelle. à la. la crainte des conjurations le mécontentement et du poison. des grands~cdesriches. Des mariages malheureux. devroient plutot nous faire -regarder cTun œil de pide Fecac dans lequel ils se trouvent. -mes. disposer d'avancas~ dégoûts continuels cette .accompagne 'partout. qui les rongent <Tun chagrin intérieur. Quel est le monarPOINT que qui a osé dire à la foudre: NE M~ÉCRASE et au feu: NE ME CONSUMEPOINT? Parmi ces adil y en a même qui ne sont proversités générales. et qui. pres qu'a leur écac. plus piquans: de-la ce vuide qui se fait sentir dans leur coeur aussi bien que dans leur cête. aulieu d~exciter notre. première classe d'entre les hommes. que pour a la nous robéissance. Leur état ne sauroit les préserver d~aucun des maux attachés à la nature humaine.) impuissance de se procu~rcr des plaisirs plus neufs.

Comme nous ne pouvons tomber d'aussi haut. le sort des monarques. notre chute ne sauroic être aussi sensible. qu'un Pygmalion. persécuté par les furies. déchirent lorsqu'ils de. après cela. ou en possession d'une cou~ ronne. s'j~ désire de goûter les douceurs de la vie ? ~e iaut-il pas plutot s'étonner qu'il -se trouve encore des hommes. C'est une suite de leurs forfait . et même les maux ordinaires rendus supportables au commun des hommes. 'La vie privée peut seule nous garenrir de pareils dangers. viennent le parcage -de ceux quijse trouvent'placés.'de nullement étonner. ~importe qu'un Néron et des mons~lui ressemblent:. plus de constance et d'acharnement. Cela ne doit couche. et à nous charger de des mécontens.( ~3 3 jenvers eux. et sacrifier leur repos au bonheur des au" très. se font sendr doublememenc. qui veuillent se charger d'un fardeau at)ss~ pémble. dans un rang supérieur. ni autant redoutée. aussi souvent-pfévue. il ne nous reste pas le souvenir amer de notre grandeur passée. et à nous rendre moms reeonnoissance jaloux de leur état. succombent sous le poid -tres-qui énorme de leurs crimes atroces. II y a des adversités qu~ ne peuvent être senties que par des rois. change toutes les nuits sa crainte d'être assassiné. des grands de la terre. nous n'avons point à lutter contre les soupà supporter les cris et les çons et la mé~ance. reproches soins étrangers aussi bien que des nôtres. envier Qui est celui qui pourroit. avec l'âme avec plus de force et de vivacité.

et toute la suite des monarques tant anciens que modernes. les événemens Elle les avertit d~étre sur dont ils sont menacés. celle de tous les écacs de l'Europe en est remplie. Rassemble de toi tous les trésors et toute la puissance de la ~erre. les délices du genre humain. D faut quelque chose de plus qu'un rang élevé <M le superflu des biens passagers pour constituer la La.( ) Mais. -leurs gardes. qui doit être sentie intérieurement. autour faculté-de jouir en fait la base. et n'ont-ils pas subi le sort des derniers des humains. Elle est un miroir ndèlle qui retrace aux meilleurs souverains même. ~ëlicRé. qui osera soutenir. Crésus le fortuné César vain" et Persée le Macédonien. le cadavre de Pompée à la côte d'Afrique. Ce n'est pas l'histoire seuleet celle de l'empire de l'As're d'orient ment. IV. queur des Germains dans les marais de mincume. pas placés au premier rang. qui nous présente le tableau d'évèncmens aussi terribles. qui ont terminé leur carrière d'une ne se trouvoient-ils manière aussi tragique. Maujfice et Conràdin~. la gloire et l'ornement tombe sous le fer des meurtriers. et le souvenir qu'elle leur laisse con~ à empoisonner les plus beaux de tribue souvent leurs jours. m n'en seras pas moins rongé de crainte et . Charles premier et Marie d'E~ cosse. que~ la vie deb souverains ne soit un enchaînement de tourmens et de dangers? Priam et Hecube. lors que Fon ose attenter à la vie d'un Tî< tus. lorsque Henri de la France.

la vie ne doit certainement pas avoir des et Ton doit trouver des attraits aussi puissants. C'est alors promettre de mettre le pied dans là que tout monel. lors même que les' circonstances semblent nous le bonheur le plus parfait.pour échappée .< ) tes protêts ~'en échoueront d'inquiétudes. ne t'échappent. ton dme saSbibliront. d'oiR'ir. sur son glaive~ a mis en avant de ~e précipiter doute si la vertu exsistoic~ si elle étoic autre chose.de la goutte? Eteindront-ils le feu de la névre quf te consume? Tous les plaisirs que tu crois trouFactraic de~ la ver dans leur possession. Te moins rendront-ils ta femme et tes enfans que la. mon t'a enlevés? Calmeront-ils les douleurs dé la pierre et. pas qu'ils puissance que tu possèdes n'empêcheront tu Ta vue. èt tous ces moyens sur un lesquels tu fondois ton bonheur. raisons plus que su~sanies pour désirer la mon.~vant nasse de Charon. perdront t'en procurer nouveauté. un coq à le remercier deTavoir&it Esculape. Tu voudrois en changer. pa~ comme l'invincible flotte de Philippe. préviendront ils l'o-~ pération du trépan. seras estropié d'une chute. de plus parfaits. te rendron~ils membre que tu auras perdu. à la quelle m te vois condamné? Si l'on rénéchit que Socrates s'est vu forcé de boire la coupe empoisonnée~ que Caton même a et que le second Brmus eu recours au poignard. en son nom. doit recommander aux amis qu'il iaisse au rivage. qu'un v~ nom. toute la mais tous les trésors. une rivale jalouse du bonheur des hommes.

commodités de l'enfance et celles de la vieiHesse. et qu'en leur tendant la main pour la dernière fois il doit leur souhaicter qu'ilspuissent. les toujours préparés. Dans une vie que l'on passe. -et l'intolérance. et la pensée même renoù les chaines et les cachots. la crainte. les ravages dès nammes~ de la terre. dans un del'homme monde où l'ennemi le plus irréconciliable est l'homme même. les bastilles et les tribunaux de l'inquisiïatomies. entre les infrmités et les pasalternativement sions agité par l'envie. qui n'épargnèrent pas même l'innocence au sein de la mère. la colère. entre l'enla tristesse. les écroulemens et le bouleversement de tous les élemens. et les échaSauds se trouvent prisons perpétuelles ou les mines les galères. où les opinions sont soutenues par le fer et le feu. esclavage et oppression. les guerres religieuses et civiles.le suivre. dans sont expoun monde où les plus puissans même. et l'incertitude. les fureurs'de la mer. contagieux des tempêtes et des orages. entre les excès dangereux de la jeunesse et les intrigues de l'âge viril. nui rongeur ei une acdvité remplie de périls. des Saint Barthélemi et des vêpres produisent siciliennes. tion onvrenc une gueule impitoyable pour engloutir . bientot .souSe ses a ces vicissitudes. où l'on a a redouter le. où l'on ne rencontre que-perouïe desponsime sécution. les éclats de la foudre. d'un'air empesté.( ) à tous ces dangers. les due criminelle. et qui se trouve entre les inpour la plus grande partie partagée.

ô homme insatiable de tes jours? Crois tu que tes-tu la prolongation ces plaisirs. et nous invite de nous approcher de ~a couronne quelle nous montre dans l'éloignement. ces yeux . ces tristes restes ëcranger cette ombre de h d'une jeunesse jadis fougueuse.pour cet effet. C'est daa$ 'un tel monde que. et qui à souicau avec courage les assauts qui lui ont été livrés. comme à -son libérateur... solliciMais. signe. de chercher une issue pour s'échapper. ce cadavre vivant. répandus conserveront. qu'il est tems de s'armer de résolution. et nouveau pour lui. dans un tems ou la nature nous fait.toujours les mêmes attraits . ce jouet de la jeunesse ce étourdie. avec tant de parsimonie.contre les orages de la vie et. ce fantôme dé tes vœux et deces désirs. Considère curcis. multipliés. dans lesquels le feu de la vie est éteinc.malgré la de tes forces? Regarde ce diminution continuelle vieillard décrépit. il vaut mieux se préparer au dépan. dédier au devant de )a mon. sous le fardeau des succombant années~ ceice idée.ïës amis de la vérité et de !a vertu. ec ( =7 ) . et qu'elle ne destine qu'à l'achléte intrépide qui n'a point reculé de la place qui lui avoic été assignée. de se choisir un port assuré pour se mettre à l'abri. avec couafin déviter par là de bien rage et avec assurance plus grands maux encore. à quelle fin. spectre ambulant à charge à lui-même et a ceux cette antiquaille dans un monde qui l'entourent.obsvie. avec fermeté. loin de prendre des mésures pour se fixer.

cette débilité de l'esprit. jette. cette seconde enfance~ ont ils donc tant d'attraits pour toi. ces jouissances auxquelles n'ont plus d'attraits saurois plus prétendre pocr toi.les yeux de tout côté: ceux qui partageoient jadis tes plaisirs ne sont plus. . et qui compte avec imune chédve subsistance. quand mémetupourroïS encore ce reposer sur tes forces. Regarde~ comment son corps vouté s'incline vers là fosse cette mémoire qui doit lui servir de domicile. que M n'as rien à redouter pour l'avenir. et ce corps donc~ les forces sonc épuisées. patience tous les momens qui doivent enfin le dédésiref livrer de ta présence? Et tu pourroisencore d'une semblable vie la prolongation si tu convieny que ai Ame lache et craintive! n'as plus rien à perdre en quittant cette vie. il s'est renouvelle. perdue. seul reste d'un monde passé.c J ~ui Be peuvent plus rien distinguer. conduire tous tes amis au tombeau? Regarde autour de toi. Il est tems que tu quittes la scène. tu demeures seul. 3onc-ce des objets si désirables? Mais. Pourquoi attendre que M sois remplacé qui ne t'accordera qu'à regret par un successeur. ceux qui t'aiLes compagnons de tes projets t'ont dévan-' doient dans l'exécution ce. de ta jeunesse. Ce monde c'est plus pour toi le même. ces tu ne jours de fête. et tu te trouves isolé parmi les vivans. ceo& booc~ édentée qui a perdu toutes ses fbncdons.. ton role est joué. que tu éviter des jnaux présens~ qu'en perdant ici quelques bien~ passagers. prétends m donc.

avec la foi et la si elle devient une barrière criminelle raison qui de te raprocher de Dieu. c'est pourvue viens que la mort est une loi générale. -j de ia nature. dans les bornes de ion. momentané. que ta rejettes tout à fait. et dans la lachetéde si. ou.gagner là-bas. tu nages dans le doute et rincerdtude. avec Fhommage que tu lui dois. t'empêche pour te -fixer si elle te fait renoncer à des biens permaici-bas. que dans la pediesse de ton esprit. m dis qu'en renonçant sincèrement et pour ainsi dire. terme de la mprt. Si m conviens de plus que beaucoup de créatures. un tyran. qu'empoisonner toutes les jouissances de la vie qu'un trop grand amour pour cette vie te met dans une détancontinuel. parce que tu te figures l'avenir -comme et Dieu comme un fems et un lieu de tourment. se trouve en contradiction les sentimens que tu professes pour la divinité. dans le désordre de ton ame ton cœur. cet amour exavec cessif de la vie. ne fait que Faccélérer. entendement. ont soutenu cette mort) ont ( 99 ) c . à l'égard desquels. nens et futurs. indépendant. que la craince quelle et indispensable bien loin de reculer pour un instant le inspire. daps un assujettissement pendance. à une vie plus parfaite. parce que m t'es attaché aux biens de ce monde. au monde. maître si cette crainte d'un mal n'a de réalité nécessaire et général. plus foibles que toi. qui prend plaisir aux peines du juste. invariable. si tu. de la nature. deviens libre. trop fortement ou aussi. conpassagers.

Elles ont pris. si sensible au bien. désespoir? d'où. venu ec dans la droiture? prouvé vient que la saine raison est moins puissante que la mciancbolie. 'consentent Ce n'est qu'au moyen d'une application de-plude réuexions biens soutenues. des racines dans notre ame. que ce n'est qu'après et vivement. raisonnable. la pamë~ l'ambition. que . d'où vient donc qu'elle &it trembler l'homme et ééclairé. C~est avec de telles images que nous ayons à lutter. d'où dans la. la plus parfaite résignation d'esprit. sieurs années. on nous en a inspiré la frayeur. vient-il que Famé humaine. enrayante aux yeux de la raison la craignons parce que.disputés. nous l'ont représentée sous les plis de préjugés. non seulement. l'amour de. parce que des surveillans ignorans et remdes gouverneurs." par des représentade si profondes tions continuellement répétées. dès notre plus tendre jeunesse. le fanatisme ct le. combats qu'elles longtems à céder le pas à la raison plus tardive.( 30 ) vu approcher ce moment redoucé~ l'ont memU désiré avec la plus grande tranquillité. reçoit avec tant de froiremède aussi salutaire. sont emparées de notre ame encore neuve et s'y sont impressions y ont fait de profondes habituées. d'ailleurs si accessible. tant d'indiNercnceun mais même recule d'effroi à ridée seule de la' mon? Nous ne craignons pas la mort parce qu'elle est nous terrible. deur. Ces imaimages les plus fausses les plus temblex ges se.

ce vuide qui se fait resseMons a leur départ. par la mort même. où Ïe cœur et la tête où ils jouissent encore de~leur prémière pureté. allés àu devant de la mort. inspiré d'autres principes. mauvaises. de celle qui éfoic l~objet de toute notre tendresse~ leurs priéres. ce a en eS~cef C'est aux instructions Jës premières impressions. hommes avec l'image de la mort) et leur en ins~ pirer le mépris. bonnes sont ouverts à toutes les impressions les que Fon devroit familiariser que. yague de la mon les idées les plus désagréables~ qui deviennent un tourment aux vivans~ tandis que et lui échappent les mourans y sont insensibles. leurs sol" expirans~ leurs angoisses. viennent par la suite un tourment Si des notre plus tendre jeunesse oh nous eût avec l'ânous serions. c'est à nos premiers instructeurs que et qui deDous devons des idées si déraisonnables. séduit par de fausses représentations on assimile au son et des exemples contagieux. avec autant. réel pour nous. ces peines que noua licitations et leurs combats. Cette image de nos amis. par Finferrupdon subite de la co&cume que nous avions contractée de vi" 1 avec eux de puiser -les yre~ de nous entretenir C2< . sentir dans noire ame. ge. que nous recevons pendant le cours de nos.( 3< ) y~spfïc peut parvenir à les écarter. Cependant c'est dans la plus tendre i jeunesse que. C'est dans la jeunesse.de fermeté que son nom seul nous inspire actuelle* mène de crainte. tant. prémières années.

enfant de présentons rillusion. ce dégoûc avec lesquels nous Cette aversion. non moms lugubre. que nous le fantôme. que nous obscurcissons C'est avec ces images de notE~ fantaisie. pour pouvoir revenir à la vie. C'est l'aversion et le dégoût avec lesquels le Lappon ou ( 3: consolans ) . dont nous n'aurons aucun sentiment à notre dissolution. qui nous fai!: trembler et nous agite. de rester en arriére. plaisirs l'idée de les voir s'éloigner. cette vie. où nous les cherchons mu" tilement. sous lequel nous nous reconstruisons la mort. et où nous ne les retrouverons plus. C'est avec de tels objets.les plus dans leur catretjen. Tomes ces images réunies s~élevenc à la fois dans notre ame au nom seul de la more. C'est cette idée. ces de ceux qui leur ont surpleurs. ces lamentations vécu ce son lugubre de la cloche funéraire. de déposer dans le monie. mais que nous avons longtems habité. la solitude des lieux. nos jours les plus séreins. subtteque nous prétons aux mons de retrouver ment le sentiment. sombre caveau ces restes qui ne sont plus rien de les voir couvrir pour nous. sans espérance dé secours. joint à la vue de ce corps froid et inanimé qui vient de le chant mortuaire. ce siet cette crjince lence qui règne dans les tombeaux. la céréperdre son locataire. d'une poussiere avec laquelle ils seront bientot confondus. sont au fond les mêmes abandonnons avec lesquels nous passons dans un pays étranger avec lesquels nous quittons un domicile incommode.

( 33 3 le Grôenlandois se sépare de ses rennes. et nous pouvons prévoir. et nous avons autant <ïe peine à l'abandonner de Richeque le galénen lieu . fondément enracinés. quelque démon* trée que soie leur fausseté. coucume longtems établie nous familiarise avec le mal même. dans un climat doux et tempéré. de fréquentes répétitions trotte avec les objets qui nous ont paru nouveaux. C'est l'aversion avec prolaquelle nous renonçons à d'anciens préjugés. à Javie la plus malheureuse. C'est ainsi que les maux mêmes se sont changés chez nous en besoin. . et que le bien nous est devenu un tourment. et que le bien peut nous déplaire. et nous le fait supporter. ainsi que des esclaves. à parcourir un certain enchainement aidées.. aux opinions de la réligion dans laquelle nous sommes nés. avec eux. de son ciel.oublier sans peine. humain s'est une fois accoutumé à une certaine marche.11 n'y a que le et une liaison étems. sans dégoût? se résoudre C'est par là qu'une ja en adopter de meilleures. pour glacé et nébuleux. être transplanté dans des régions délicieuses. pour en adopter de nouvelles et de raisonnables. il ne peut sans aversion. nous serons aussi attachés aux premiers.. lorsque la transition qui nous y conduit est trop subite. Lorsque l'esprit. nous les qui puissent nous réconcilier et nous faire faire envisager avec complaisance. les anciens. qu'il nous en a coûté pour renoncer aux autres. L'habitude de vivre nous enchaine. qu'a la longue. de ses nuits éternelles.

Nous considérons comme les biens extérieurs faisant partie de nous mêmes et comme devant nous accompagner par tout. Nous pensons contiruellement à la vie. parce qu'ils s'étendent au delà du terme de nes années. seront exercées par des dans laquelle nos acuités et au prix objets d'une toute autre importance. la vie n'est que misère et que douleur. abandonnons qui ne servent de plus douloureuse. aucun mal.( 34 ) lieu avait de regret à quitter sa Chiourme. nous prépare le même son< C'est dans cet oubli de notre nature mortelle que nous formons tant de -plans et de projets extravagans. Nous oublions que nous ne sommes que des pélérins sur cette ictre. et.. nous supposons que la mort qui doit nous en séparer pour toujours. et ils rem-' plissent de difficultés le passage à une autre vie. et pres~ que point à la mon. Nous pensons que. de ce monde ne seront desquels les occupations qu'un jeu pueril. que c'est Dieu qui aum so~ et ne leur ~era éprouver d'eux. Ils demeurent sans exécution. sans la jouissance de ces biens. Ces inquiétudes. qu'Hs ont à parcourir la même carrirèe que nous devons leur montrer. qu'a ~rendre la séparadon part et d'autre. déchirent notre ame et nous font oublier que nous les retrouverons bientôt. Ajoutés y encore les inquiétudes sur le sort des enfans et des amis que nous ici. ~t que le séjour d'ici bas n'est qu'un passage de courte du" rée. qui ne tourne enfin à-leur b~o daa& yeacbamemem . dans cette idée.

et ton nombreux pour y faire pourrir ton corps. ne te servira plus qu~ rehausser la domestique cef pompe de tes funëniUes. tes prétendus amis. pour passer dans ces régions tranquilles. isoÏé. Ce sonc elles qui nous insr pirenc cette aversion de la mort. ta femme. Fique m respires encore. pendant se dissipe. mais. qui rendent notre séparadon ce monde si diSciIc. tes trésors. pompe vaine dont tu . et tu éprouveras. autour. tes dignités. à . et que nous de méconnoissons. mon ami! lorsque eu te . Ce sont toutes ces causes réunies. De toutes tes vastes possessions il ne te restera de terTe.( 35 3 univers. Mais. tes lits vores. pour se rassembler du successeur qui s'élèvera sur tes ruines. Tu ne pourras emporter d'ici rien de tout ce qui a servi à t'élever au dessus des autres. tes palais. tes enfans. que ta es un être fbible. ras endormi entre les bras de la more. ou règne doucement il est certain. Elle est le fruit du préjugé. tes jardins. une paix perpemelle. de l'habitude et de Oui. ton tes parens eues amis. tes repas somptueux.sures que ta fin est décidée. lorsqu'ils toumeron&-ie dos. ton soleil couchant. tes terrang. abandonné de rare et des hommes. cette aversion n'est point un eSec de la raison.sel'inconséquence. Tes hipcueux. que m perdras. se seront as* chers. ainsi que ton influence politique. pour toujours. que ce qui est indispensablement nécessaire. de la passion. L'illusion vresse du bonheur cesse. pour quelque tems.

Elles seules te faciliteront rentrée dans ton nouveau domicile. Emporte avec coi ces bon* nes œuvres. et -qui ne servira. souverain bonheur? perds avec eux les besoins qui te les rendoient si précieux et si nécessaires? Lorsque la toile auraété baissée devant toi. ne t'ont pas érige des monumens plus durâmes. quoi! cous ces biens tant désirés. . et.( 3< ( ae jjomms p!os. si ces venus. si des actes de bienfaisance. abandonner chéao'ale. et que tu auras achevé ton cette pompe rôle. tant ils donc le recherchés des hommes. foible.répandre aux amis de la vertu. et avec~ une à rapproche d'oa semblable convive. de malédictions de la part des malaccompagnée heureuses victimes. plus brillances. constituent si tu A quoi te serviront-ils. renoncer à tout cet appareil. qu'a te rapeller quelques jours de plus au souvenir des hommes. tel que tu es sorti du sein de ta mère. quÏ fera bientot place à d'aunes scènes plus gaies et tout au plus. certainement. au nouvel acteur que le sort fera monter à ta place sur la scène. il te faudra rentrer dans le sein de la terre. nud. . dans le cœur et dans l'esprit de~es contemou qui sera peuc-écre porains et de ces neveux. de tes rapines et de ton ambition à chnque poignée de terre dont ton cercueiÏ sera couvert il te faudra Oui. tu peux hardiment.que m ne partageras point. les larmes que ta perte aura fait. Mais. abandonné 'ec dépouillé de la grandeur dont l'opinion des hommes t'avoic revécu.

mens frivoles dont elle se trouvoit décofée la terre dont m es sorti. sont le but.Mais si tu penses sérieusement qu'ils sont indispensables à ton état futur. à ton départ de ce domicile. Mais. tu emportes avec si. que sur l'exercice et le développement de tes facultés. les perces d'une bienhenreuse d'elles mêmes. sur la perfection intérieure que m as acquise ici bas. éléve toi aux où les vertus ne seront point sphères supérieures. qui méconnoissent revêtu de la splendeur des anges. si tu penses que toutes ces cbédves merveilles d ici-bas. Forme des entrenicé. moindre regret. et m ne dois t'en prendre qu~ toi-même. et rentre en toi-même: qui . C'est à ce prix là couronne que tu pourras obtenir. Abandonne cette enveloppe et les omefragile. que ne t'inspireront que du dégoût. de la pour les biens périssables terre. s'ouvriront de toi.qui sera approprié à tes nouveaux sans qu'il te reste le besoins. qae 1~ prises qui dépendent uniquement tems ni l'éternité ne puissent te ravir. et à cette foule d'insensés ce qui est vraiment et bon. que sans eux il ne sauroit exister de bonheur. et que tu sois le centre de la création: ah dans ce cas je te plains Les peines que tu t'infliges sonc méritées à juste titre. due à ses victoires. toi les fantômes qui obsédoient ton imagination dérèglée. et où chaque combattant recevra la méconnues.( 37 ) eea~ pareille suite. tout ce . rassure toi. Et sur quel* le propriété peux m faire plus de fonds.

longue vie n'est qu'une" mon prolongée. ni ni l'âge. Regarde toi! Que sont devenus les sages de l'anautour. nous ne sommes plus ce que nous édons. La l'état. les jours. Tous ceux de ton éxisles momens de la viè diminuent de tence. ils ont passé dans les lieux d'où l'on ne revient pas. abandonnent. C'est la que . celui qui a appris a mourir a su se delivrer de l'esclavage.tion à la liberté. Une ainsi que nous les abandonnons. des noms de ceux qui fodire. et ce que tu ressouvenir? ne saurois cependant éviter. rien ne sauroit t'en garantir. mort est souvent cachée au milieu des roses. Nous mourrons tous rent.C 3S ) ponrroït te retenir dans les fers de renchainement à la mort est la prépara* ici bas? La préparadon . et la mort ne fait qu'achever -l'ouvrage Les plaisirs de notre jeunesse nous ta naissance.de tiquité ? Que sont devenus tes enfans. peut te surprendre d'un moment à l'autre." de Qui t'empêche te familiariser d'avantage avec la mort? Pourquoi si inévitable ce l'es tu pas déja? Ou cet événement inattendu? qu'y pour tous. Ni le tems. à toute heure. ni le lieu. les hommes que tu as le plus chéris? Ils t'ont dévancé. teux ~nr lesquels tu portes le deuil. qu'un vocabulaire ne sont plus. ec–~qm ec d'un-instant à l'autre. te seroit-il peut-être a-t-il sur la terre qui ne t'en fasse continuellement Ce que tu redoutes tanc.. où C'est là que t'attendent l'on t'attend toi-même. et trouve par tout un recoin pour épier sans ménageToute l'histoire n'est pour ainsi ment sa proye.

-d'un seul juste. d'une origine plus pour qu'ils onc été créés pour des scènes plus pure. des êtres d'une nature. Ils se réjouiront et te feront de la venue de ce nouveau convive. comment leurs préveilleront sur eux. ils se réjouiront de ce que. vertueux. si le malheur éternel risés. étoic nécessairement enchaîné au afin de leur apprendre but -qu'il s'est proposé.. jour d'ici bas n'est point une demeure permanente. de soit disant malheurs leur-sont tombés en partage. afin de leur faire désirer l'avenir avec afin de leur apprendre que le . et toute l'harmonie dont ils sont caractéi'ordre. participer aux joyes et aux félicités de cette nouvelle vie.séplus d'ardeur. tout ce vaste uni. vers. de favoris. et que dans. Ils attendront avec toi conjointement ils Farrviée des amis que tu as laissés en arriére. Ce n'est pas l'homme seul. qu'il ne sauroit arriver de mal à qui que ce soit.C 39 ) tu ie trouveras tour a coup dans la société de tota aw des hommes les grands hommes. milieu des amis qui t'ont précédé. resteroient imparfaits. mais tout ce~ qm t'entoure qui doit te ~aire ressouvenir que m el . rélevées. que ses ouvrages. personne n'a été créé en vue de servir d'omensuite dans l'imbre -à d'autres. que Dieu ne connoit'point avec tout qu'il seroit injuste. pour s'évanouir mensité de l'éternité. et verront. qui ne tende à la perfection et au bonheur de celui qui en est l'objet. tendus maux se modifieront en épreuves et en préparation pour un bonheur avenir.

Ceux que m as connu dans ta jeunesse ne soac plus. Fombre duquel ton cœur s'est ouvert à l'amour dans ta jeunesse. qui vivifie la nature. brulantes du midi. et ceux qui parcageoient avec toi les jeux de renfance sont devenus des hommes ainsi que toi. La puisla gloire d'Alexandre sont sance des Assyriens. rien n'est plus à la même place. ce sous lequel tu t'es reposé comn'est aussi plus ce qu'il a été.. Quelme homme. et se rélévent comme rajeunis . Ta leur as vu. et jnême destinée.mais ils gulièrement t:e retrouvent plus les mêmes objets. ecce s~lei! répand sa pâle lumière sur nos contrées. lune qui du milieu de l'armée brillante des étoiles. ques années de plus verront périr cette retraite. sonc ainsi que toi sujets au dépérissement. contre les l qui servoit d'abri au voyageur fatigué. et le labourieurs. sont abandonnées reur conduit aujourd'hui sa charrue dans les plaines sur lesquelles Troye étoit jadis élevée~ à peine en retrouve-t-on quelques foibles vestiges. Toute la surface de la terre se trouve évanouis. et au milieu d'une race d'hommes qui à été renouvellée. et contre l'impétuosité ardeurs des orages. Cec arbre touffu que eu as planté dans ton emance. Tu v~ dans une nouvelle ville. et ne me retroune veront pareillement plus un jour. Tous les empires de l'antiquité se sont passées. se couchent réresplendissant.( 40 ) Tout ce qui existe partage avec td h mortel. Les plus belles et les pl us norissahtes villes des tems anteou détruites. Eux-mêmes . Tes biens" même vieillissent. Cette changée. succéder de nouveaux visages.

te faire ressouvenir de ton essence mortelle. d'être exclus de la destinée générale des êtres? La structure fragile de ton corps. étouBenc cette voix si claire si intelligible de 1~ nature. ( 4' ) . t et il viendra. de la more. par-l'appareil nous mettent en contradiction avec nous mêmes. entrainenc notre raison et empêchent notre vue de pénétrer dans un avenir bien plus désirable. disques lumineux lorsque toute la nature matérielle aura été bouleversée et anéantie. qui te confirment de la nature. sans doute. nérales et invariables devroieni. Mais cette habitude de vivre. leurs seront éteints. Si les hommes avoient une connoissance bien assurée. ces images illusoires d'une fantaisie déroutée. cet amour propre.~ défaut de raisons plus puissantes. insensées et joint aux précensions sans bornes qui en découlent. F expérience journalière. Et toi misérable mortel! seras-tu donc le seul qui s'étonnera de sentir approcher son automne. il faudroit employer tout l'art. toute la force de l'éloquence. les loix gé-.sans avoir subi MparoMsent pas sur l'horison. emportées par les vencs? Seras-tu donc le seul que la vanité excitera à demander. pour les encourager ime destinée qu'ils ne sauroienc éviter. de toute rétendue de la félicité qui les atbien* tend après <~tce vie. ~quelque changement. et bien loin d'employer la à se soumettre à persuasion. et de voir ses feuilles flétries. un tems qu'étant lancés hors de leurs orbites. le monde se trouveroit tôt dépourvu d'habirans. dailleurs si naturel à tout homme.

ou les itmagioaires §e succèdent ëcultës de notre âme ont perdu leur ressort. il se rencontre des situa" tions dont personne D'est exempt. pourquoi cette mon? as m oublié que cette vie n'est qu'mt avant-coureur. exposés aux aux adversités. qui se font sen" dr au sein même du bonheur. de grandeur. dans les quelles qu'attend où les maux réels et plus de bonheur.( 4~ ) et l'impétuosité de poor modérer leur impadence et les empêcher de précipiter leurs désirs. des situation~ dans les quelles tout se réunie. qu'il existe un Dieu vengeur de est un beaume dans la playe rinnoceace opprimée. et a la mor< tempêtes. dans le cours de h vie de chaque homme. dû monde. oacure animale nous étourdit . et se trouvent entièrement arrêtées dans leurs ~bncdons. où nous ne semblons plus tenir au reste tincadon. aux mépris. lors qu'on est envh-ônhé de gloire et. que par les soucis et les chagrins les où le cri de notre plas cruels et les plus amers. mens. où tous les objets.i poiat d'étouSer~n* "tiéremenc celui de la raison. que ridée. qu'une préparation. mort qui leur paroit actuellement 1 As tu donc oublié. qu'un prélude de l'avenir? as tu oublié que. dmide mortel' quel est ie but de la création. ou ignorerois m. où tous nos amis nous aba~ où~ousnous trouvons isolés. ainsi qu'un donnent focher au milieu d'une vaste mer. une si redouable. et de la philosophie? dans de tels mo< C'est (Lns de pareilles situations. . coup sur coup. pour nous inspire!* dù dégoût et du mécontentement.

. ce paroit dans une telle situation. La mon nous donne plus qu'elle ne nous oie. son secours C'est alors qu'elle nous semble un sommeil. le sceau de la liberté. pour nous avancer sur la grande échelle de tous une pone de la les êtres. de raoteur de la nature. qui produit en ici cet oubli ce mépris des vrais biens qu'elle nous procure.( 43 ) eacofe c'est alors que Fon appelle saignante. imc heure de repos pour le voyageur tangué par les' les oppressions. un raprochement le tribut de l'humanicé. donc. vie. d'erreurs~ tourmens factices. unazileconcre la guérison dû malades l'espérance~esmalbeureux. incapable précieux. tourmens de la vie. la more. un recour dans la pacrie. et le triomphe de la nature. coûte ta ~our la sagesse ér pour le bonheur. un passage à une meilleure vie. que mourir n'est que cheminer dans la grande rouie.sur laquelle. te la fait envisager Mais l'ivresse de ton bonheur soua un faux point de vue. ô homme !tU as reçu en partage des dons bien de tenir un juste numais. et rapelle roï Apprens souvent. et de te laisser lieu enire la crainte et l'espérance. abuses honteusement. attendue avec impadence. on pas nécessaire et conforme au but général. tb- . ta ea conduire par la raison. la sortie d'une prison. n'es: que remplir lé~but pour lequel nous sommes nés. seul guide infaillible. Tu as été créé uniquemenc et. que mourir. une préparation des connoissances plus sublimes. Ce que la more elle l'est en e6ec. et de vie n'esc qu'un tissu de folies.

ambitieux et intéressés. C'est elle que les grands hommes ont vu arriver avec indifference. sujets d'un même maître. des cadonner la société des fols voluptueux. qu'hier encore ton esclave. Aucun mortel n'a encore pu lui échapper. pour s'unir par des aux nobles. tant d'hommes accélérée. qui rétablit l'équilibre. le grand à côte du pedt. sans distinction sans montrer ni vanité ni me* rang ni de qualité.Mourà côté de l'opprimé pauvre. tous d'arriver au s'empressant ni de terme qui leur a été fixé. et l'oppresseur . aux esprits supéliens indissolubles. rieux.) on en rencontreune puis <pfi!. toute la différence des roitre toutes les grandeurs. elle nous rend tous enfans d'un même pére. des hommes glolomniateurs. elle nous a été accordée pour en adoucir Ie< amerplus grand des bienfaits. plus brillante. la more qui nous délivre des peines et des souSrancomme le ces de la vie.. se regénérer. que les ta plus foibles même. elle rend la santé au malade. C'est elle qui délivre le prisonnier de languissant et fait dispases chaînes. qui en majesté < 44 des éires. la force au tumes. La caMre ecdére ne fournit aucune scène. aux plus dignes de notre espèce C'esc rieurs. . des juges iniques. que ont souhaittée. étais. se dépouiller une nouvelle terrestre.exisM foule innombrable. le riche à côte do pris. de l'antiquité. recommencer Mourir nést qu* abangamète. tir nést qu'échanger une nature abjecte contre une de l'enveloppe nature plus relevée. servante ont envisagée avec un mépris dédaigneux.

que l'orgueilleux que le fort se sentira affoibli. de-rassembler sonnées et de les répandre sur toute la surface de la terre' C'est alors que chaque neur de la vie se sera humilié.Dieu descendra. La mort se glisse à coté de son iit. abaissé. au ou qu'il commandera au milieu de la tempête. l'envie. du monde. s'agite. cette scène est remplie de dignité! ment–que Mais. froid'ec insensible ei-je ne suis plus. L'on me cherche et les persécudons l'on n'apprend à par coût. attendrir par la D . lorsque. corps travaillent Tout a coup les liens qui me tenoient aoacbé cette vie se trouvent déchires–mon corps reste là. entre en fermen* Toutes les forces de mon tation et se consume. que le puissant sera et que les couronnes seront ébmniées. que depuis que je suis absent. ce monarque qui dans l'insomnie donc Contemplés couve des projets qui doivent il esc tourmenté.–j'ai (Esparu. décider du sort des peuples. j~ban~pnne tou! je puis me passer dè cpucce qui servoit à nourrir la haine. et–cous ses projets sont évanouis. être.C 3 morL nmjesté et eir grandeur-. Je pars. mais c'est inutilemént. à" sa destruction et l'épuisenc. c'est sur tout. effleure un vaisseau imperceptible de sa cervelle.. soit cômparabÏe L'en&mble de mon. mes actions me donnent une existence après ma mais c'est vainemore: L'on désire mon retour. me conn<mre et. trouvera nëirie. et des nations entières se' voyent sauvées ou déTHtice& L& mort ne se J~isse point. ses exhalaisons empoivenc du sud.

Ces parties... point au mauvais . à la place de celui qui vient ~Reçoi l'existence.. point gions_ qui n'admettront aux loix immuables de la nature d'exceptions chacun de ceux qui vont naître. lorsque le terme au~débiteur est échu. lamentations.lées pour les mettre "te enveloppe t'ont été données pour remplir ~le de ce. Ne me demande donc et que.es qui nié sa dette. Qui que m sois.( ) la tenter. il faut et ion rôle est joué! --plus de miséricorde partir <~ecette terre. "qui valent mieux que toi.quel il doit l'acquitter dont tu dois suivre partie de ce tout immense. remde quitter la scène y ec que tu es destinée ton enveloppe . pour être transplanté dans des derégions où tous lès vivans ont été rassemblés où jl n'y aura qu'un puis des milliers données. et ce maître est Dieu. l'ordre et les loix établies. et qui t'ont précédé.rôle qu'exige de toi l'enchainement la dernière fin. Dieu ~ii sa premiére entrée dans la vie. ton tems est venu. de ceux qui t'ont précédé. cet. dans des réseul maure point -de favoris. ni elle est souide aux cris aux puissance l'enrayer. et le bien être de toutes "tout. je te préfère ou qui doivent te suivre. grand .' ceux immuables que j'ai établies. les richesses ne sauroient . n'es qu'une . Modére tes précendoM beauté.p!ir! Ces parties qui composent existoient déjà en même tems que les "terrestre. contraire aux loix point l'impossible. Je les ai rapel"parties leur place. Tu. Ne ressemble créatures..

eu te refuses à ces avis que je te donne.. de ce que ton séjour ici bas. que d'hésicer a abandonncf Ce seroic . lorsque eu ? . la fbiblësse de ton espric.. eu h conserveras ~aumes seront renversés. ~renoncer au bonheur a venir. céc espric. Ne me reproche point d'ë3. Je renverse ces royaumes. je n'éxige que ~Ia restitution de cette forme..qui n'esc qu'un écac de prëparadon: ~que j'aie déjà épuise ici bas tous mes crésors. Si peuvencnine ~qmne 3. pour exercer les faeu~s . que la terre même sera décruice.de "disputer préparer a l'homme une ~. par des objets toujours renaissans. une variécé connnuelle. que do vouîoir proceclonger cecce vi&.ceUemehc qu'il n~cceud rien au dé-là.cpn espric.Nec'assujeccispas Ne croîs p~s . ~ne c'esc pas rendu aussi agréable qu'il auroit pu Je devenir. inexorable.fdicicé plus parfaitte. pour ne point ce ~change laisser consumer d'ennui.Ie cours de cette vie. si eu avois su mettre un frein a tes si servilement ace:ce vie. pendant le tems que eu de ~c'arrêcems ici-bas.. je ravage.cecce enveloppe. ce seroic même vouloir me ~plus la possibilicë. ~dësirs.. je décruis. ~par ec.. qui ne t'a ëcë don"née que pour être asservie à con esprit. que les pâmes du monade perironc. amoureux . ne c'en "prens point à moi. je ces parties du monde. Ce ce ~seroic prétendre arrecer les loix de la nature.. déceler la bassesse. du présenc.' pendanc de .( 47 ) doivenc être sacis~ices.cë cerre~ cette ibnne.cre un créancier'dur. Je ce laisse l'existence tandis que les royy.

a sentir toujours lès même. "seras. par des connoissances "objets.. l'activité de ton esprit par de nouveaux "nourrisse de nouvelles idées. ~ir'cuvre. je ne . mais que je ne suis point un Dieu destructeur.les êtres de ton espèce.voir.. que c~esc ~Ie Dieu de l'ordre et de l'harmonie. que cette terre ne s'encette mer ne s'agite. et que tous me sont également chers . le ne puis rien détruire s~ns nouvelle production n'en soit un eSec imqu'une il n'y a médiat. "sans favoris.. "choses. que j'édine. Il faut te résoudre.Iescortentertous.48 ) de cette enveloppe.je reconstruis pour .jene tes ~propres désirs.. L'uné cesse oit "mort. et par conséquent ou. II ne te reste point d'opdon.. parce que je suis un Dieu impartial. Toute naissance est . pour celui de tous les êtres. je ne saurois saurois même satisfaire ..paroissent coure mort est naissance. s'il me faUoif garder des meII viendra avec chacun en particulier. à languir dans l'ennui. point de milieu ici.! . . Voila ce que. si tu veux que je ~le dégoût et l'insensibilicé.€0 détruisant que je -produis.nagemens . de ceux même qui lêrplus en soumir. à entendre.donc aussi un tems où je serai obligé de réduire “-ta forme. ne relève. tous les êtres de ton espèce exigent de moi.gc. dépouille pour te montrer ennn~ par ce bouleversemenr même. l'autre commence. plus étendues. que avec plus de magnificence . . ou~..que ~et n'engloutie des provinces que pour ton avania.puis le faire qu'aux dépens de formes déjà exisientes.

je ne Maurois pas ~soumis a l'empire de la douleur et de la mort: 9. qu'il ne vous manque et que vous êtes précisément ce qu'il fal"rien ~loic que vous fussiez. Je ne t'aurois pas fait ~e ~passer par ces grades abjeccs.49 comme 'la boncé ec la perfection résident en et tous les changemens que j'opére ne sau~moi. par une gradavous ne sauriez être. La dureté apparente dont eu -et les déest bonté et miséncorde. ~reçu des défauts. ( ïQcnc~ .aurois tous créés pour jouir du plus hauc degré si cette espèce de bonheur avoit ~.ece possible. sans vous rendre infiniment mal?. fauts que ni crois me crouver rendent cémoignade ma haute sagesse. ~m'accuses ).de bonheur. heureux et misérables.1-endus petits et foibles.. 9. je vous ~.. dons.vers. Ce but exige que vous "vous acheminiez à la perfection. 9. "vous avec !e "Ne vous mettez point en comparaison s'est elle-même fantôme que votre imagination rendez vous conformes au but de l'uni~créé. Je n'ai choisi que les moyens que me dictoic ma sagesse. Je vous ai afin que vous devinsiez 9. pour réveiiler en le pouvoir et les moyens de les combattre. mais ils ont été accompagnés "de l'aversion qu'ils inspirent. mais vous avez reçu des facultés et des vous avez forces analogues pour les surmonter. forts et puissans. ~roienc tourner en mal et doivent avoir !e bien gênera! pour objet. <ies le commence~don. au moment de votre première existence.. et vous trouverez . je vous ai donné des imperfec9.

parce qu'il ne m'est pas possible de mon semblable. 5° ) ment. ~. 9. facultés.p~r~m.(. de lui-même. ce que" vous ne pouvez devenir que paf la suite. pour développer 9. "violence qu'a dé3. 9. à la sagesse ~a la patience. D'autres ont été rapproches de moi par des afflictions.. sont ). et à lac-). 9. Parmi ces maux même je ?.~ort. par des envieux 9) a qui j'ai refusé ces biens. vous rappeller à moi.ce et l'abondance. par la misère à la ~Hgence par 9. Sois équitable.. vous-mêmes. d'avoir ses périodes d'accroisse-' n~nr et de perfection parce qu'il est de sa natuet re qu~I lui manque toujours quelque chose. et à la résignation à mes volontés.vous ai donné la . partial? considére donc combien de changemess .suscepcibles.a une iusce appréciadon de plus grands mérites. pour vous arracher avec d'un séjour auquel j'ai prévu. ~considérés comme mes favoris.. avis pour être sur vos gardes. et quand même pour me couDieu former à tes voeux. et qu'il est de la nature "produire . faut de lumières dont vous n'édez pas encore vous seriez trop fortement attachés.d'un être borné. je pourrojs ~tréun '?. que je vous envoyé sont des corrections. rimprudence ec des maux soutenus.U y a des hommes à qui j'ai accordé la puissanet qui. un troisième ~q'jisidon et a l'industrie. Tous les maux des 9. pour rentrer en etvos. celui là est conduit par le mépris ~tempcr~nce. se rendre plus ~ouc ses défaucs rnêmed'animenca Celui-ci est amené par la maladie à la ).~a cause de cela. ~.

~ma part. pr~cendrois m que je nsse pour toi seul.lann. ils pas à mesure qu'ils seroienc ~ne s'accroitroient L'on te verroit encore à la nn~ pousser ~sadsfaics? . à cette soumission ~méchanique... . er tés prétentions.. de ce . moi. universel seroit le . ces auto~. mais aussi le père de tous? Te de concencerois tu même de cette condescendance ces désirs indiscrets. sans sentiment. qui suis non seule.Iemenc à c'obéïr au premier signal? Pauvre insense Ne vois tu pas que de dégoûc t'inspireroient.la folie au point de murmurer contre moi..que te ne t'ai pas rendu le maîcre de ~et univers y ..c~c décmic ec qu'il faut en produire ~.~voudmis ~immorcel dans l'inaction? attentifs seu~fussenc sans ame. ce que }e refuse à ceux qui valent incomparable~menc mieux que toi.Ne serois-je pas injuste en refusant à d'aucres lés mêmes choses que m demandes que je raccorde? Ou.n'essaieroientau tu qu'ils Ou.rénéchis que si j'enlève ~un seul grain de sabïe à cet univers. le monde un autre! .menc ton père.et soumis toutes lès autres créatures à ta voloncé. Mais qu'aurois donc que tous ces esclaves que tu ~la~Crois-cu voudrois voir ramper à tes pieds ne s'enbrceroiene de secouer le joug que tu leur imposerois pas moins de recenir ce despote ~ou.de façon quelle -despotisme tu gagné parterme de tes désirs.. "mates m sendrois tes facultés de rscuvieé ~combien . d'une nature si différente de la tienne.( y ) "je serois obligé de faire à mon ouvrage qui n'admet aucune'prédilecdon..

rempli de désirs 3. "qui voulois te rendre heureux et non pas mis Tu ~. suivi ma volonté. que. soufre que tu méconnusses que contre mes de"j'ai permis que tu murmurasses par la raison tu reconnoiscrées. de ce monde. bonheur illusoire.ble à la mort. que j'ai tes intérêts.n'as point été oublié dans les dispositions pleines de sagesse. préccr l'oreille à o. en demandant à vivre étemelle"ment ici bas. que j'ai veillé là bas. lors' même que je t'ai plus vive tendresse. afin qu'éclairé ~ses un jour. la ( . te précipibien loin de travailler à ton "tant dans le malheur.ce seroit tpi-meme. foible. formé pour l'arrangement moi. quile don). que de t'accorder 9. !e ~'câbler.ble.nerois la mort. te.bohhear. ~. Abandonné ainsi à toi-même. 9.suis assuré d'avance. '?.?~) ~ton esprit rétrécis. après lequel ru soupires. borné. comment aurois je pu. et je ). avec que je t'ai aimé avec ~. qui voulois ta vie. que tu me sauras gré un de t'avoir rendu abject.Ies soins-les plus paternels. à tes prétendons. et non pas ta mort? -. C'est pour cet effet que je ~. par cet abandon total de to&Un sommeil léthargique semblate opposition? ).rendre misérable. t'ac-~ ~sirs' Ce seroit être ton ennemi. dans le plan que j'ai "tes vœux. pour toi.t'ai laissé former ces voeux insensés. "jour. aussi contradictoires. Mais et non pas moi. aussi insensés. J'ai sans égard à la tienne. seroit donc l'objet de tous te~déte punir. j'ai ~ces pour cet univers. inconstant et mortel.

~pnruagir. avec. Je t'aime plus que tu ne t'aimes toi même. con"duire à la felicicc. moissonner m son âge l'unique heritier d'un grand royaume ni sa pompe n'ont pu m'éblouîr~ . Je ne .. ~Tous les trésors de ce royaume m'onc été offerts on a voulu me gagner comme un ..en rançon. dans à la fleur de "cette partie du monde. dont tu auras un jour à te réde mes bienfaits.sa puissance.. pas même un insecte aussi mal que m voudrois que j~en agisse avec coi. l'homme Cesse donc de te counnenccr par des vœux aussi. La force que j'ai doit ce convain. .durecé.( xs ) et injustice. insensés qu'indiscrets. Des milliers d'hommes se sont jelcés genoux. envers ~. et se sont rappelles que je suisli? maï* .jou~r. La vie de plu~sieurs milliers d'ames étoit attachée à cd~ d'~ _.~de me refuser a ces supplications croque je suis ton père..veseeplus . le pcre de tous les "êtres.re qui donne et qui ôce la vie.tu t'en rendes plus susceptible. que tu les éprouet ennti souvent et plus lon~cems..1 .que tu reconnoisses que tes précehdues adversités "ont contribué à conrplus grand bonheur.craice personne. J'ai ordonné à la more d'aller ià bas. Soumets toi aux loix et à I~ordre de ce tout dont tu fais partie. que j'ai été économe "que je ne les ai pas dispenses à la fois afin que . qu'el"les étoient la seule voye possible pour te. cesse de me sollicicer à ce haïr ec à aimer les aucres plus que toi. toi. -).pour que tu reconnoisses que la sagesse de n'est point celle de Dieu. "juge inique.

. d'u* que ceae eHe est rombëe. et soumettre a sa censure. . rhomme acquiert de la dignité. ainsi.Jarmes. Voilà.Ia marche du monde. La guerre et la desmicdoa monde étoienc les suites inévitables de cet évène me suis point laissé fléchir. que cette perspective riante Par-là. telle est la perspective qui s'ouvre devant nous. chaque chose le mal même a sa destination qui lui est propre. le monde devient un ensemble parfait. Pourquoi seroit-il au dessous un but ? Ce de la dignité. "parce qu'elle est la volonté universelle! "meurs.. Je n'ignore plus pourquoi je suis placé ici. de Dieu de se proposer .( ) d'une~ partie d~ . elle est invariable.. et Dieu apparoit comme Fôtre suprême et comme l'auteur de la nature. pour l'amour car je ne serois plus un Dieu tout individu.. si je devois recevoir des directions mon ouvrage "ma propre cré-imre. ni à changer d'un seul .. ~re auxloix immuables de h nature.nement. Que ce est concraccest consolant.ma vo"fleur fut nëme~ec éternelle. puisque tu es né! Telle est la teneur du contrat: de la vie. de puissant. "tation ne peut avoir lieu chez moi.mais–je "L'enchainement de . Les'ces ~!es ne sauroient m'émoules lamentations .-seul. puis que toute chose est à sa place et tend au but. Ainsi ma volonté doit être obeie.ce tout immense exigeoit manière irrésisdble grand cri. tend au but général. et m'engager à faire une exception arbitmî"voir. pourquoi je dois y souffrir. La précipi* ~loncé.

moteur universel. son locataire. . immobile. cet univers ne seroit plus un ensemble. il ensemble. ce corps pâle. à une demeure déserte qui vient de réssemblant donnera encore quelques . exista il fonde espérances. h terre terre enné~uc D~texisœ. comme sur une proye assurée. froid. Sans but.( M ) fond~ nos espérances. font foi. comme un exemple à suivre. et de recueillir. Ia en. 'qui détermine lés actions ite tous les êtres pensants. jettant sur moi un coup d'œil de compasils calculeront les momens que sion et de douleur. Ïbibles signes de vie. que je démence ma docde la conduite que j'ai trine.perdre.soh est le. qu'ils s'efforceront de me cacher. Lors qu'ennn l'heure sera arrivée où il faudra et qu'a mon tour aussi~je subisse la dissolution. afin que je puisse encore rassembler autour de moi mes enfans. et le terme de leur félicite. lorsque le médecin aura haussé les épaules. ses révolutions re. un héritage afin de les exhorter à la venu. que les yeux de mes amis seront remplis de larmes. et que je m'écarte tenue. ne permets point que que j'oublie ces principes. c'est alors que je désirerois que m comà la douleur mandasses de' m'épargner pendant quelques momens. je me montre en lâche. par iunouc est ce qu'il doit être. leur rappeller ma vie. lorsque. avant que de se voir abandonde son* né par l'esprit qui travaille à se dépouiller ne permets point alors ô seigneur' enveloppe. et insensible. qui est !a source de tous leurs plaisirs. que la mort se sera jettée sur moi.

ne les &bandonneras pas ô seigneur permets que je m'acvis-a-vis. que je lui insJa compagne que je cassure. Dieu! auquel je vais bientôt m'unir. iqu'Hs appiensur ce moment critique.. cette terre. trer la fragilité des biens d'ici bas.par l'exemple. que permets. pour l'amour de la venu. l'horreur du vice. Fai que h douleur et la tristesse des assiscans ne me gagnent point. à monet d'attraits. de quitte des devoirs de la reconnoissance ndèle de mes jours. nent. au moment t de la voir s'ouvrir à mes regards. que je les jette sur toi. qu'au moins-dans le point de franchir les limites de la vie. ô. quand j'aurai rempli cétte dernière fonction avec dignité fai que je détourne mes regards de ec oncdon. tu. sont uniquement fruit d'une vie consacrée à la vernr..que je ne serai pire du courage. Et comme les instructions au lit dè la de font une impression mon. soutenues . combien la vertu a de puissance à inspirer. quoique ceux qui lui ont ont eu les plus rudes combats été les plus attachés. contre les adversités pendant le cours essuyer. et que je rassemble . et à nourrirl'espérance de la perspective que je touche. point à jamais perdu pour elle.dire que quoique je pane d'ici. leur vie. je puisse employer ce peu à persuader <le momens qui me resteront encore. Et pour lors. ineSaçabIe sur l'âme des assistans. que la sérénité de mon esprit se repande sur eux. la vertu ne nous abandonne point. par mes leçons.( 56 ) leur. qu'ils apprennent que ce calme et cette sérénité le de l'esprit au lit de la mort.

parce qu'elle ne sauroit te déplai.lès fbrceyqo! deurecconnance. considère que . et ils ont passé sur moi. j'ai reconnu. Si je n'ai pas observé tes préceptes. si j'ai mérité gra"ce ou çondamnadon. . et m'obliger à rece~s'emparer "voir comme vérité des opinions.. pour prononcer . ~jours taché d'agir.pas les dens. et que c'est à mes acdons. c'est maintenant en jugement. prêc à reconnoitre ~dès que je me suis reconnu dans rérreur: j'ai de ~faic pour cet effet tout ce qu'il a dépendu . jusqu'à ce. seigneur! "que tu ne commandes ni ne deRnds rien à l'hom~me~ que ce qu'il se -seroit connnande ou défend~ . "à mes opinions que tu auras égard.cette terre.exactement de la jeunesse se son~ l'emportemenr ..dans un âge plus mur M et des chutes référées. c'est involontairement. esc expiré..rignorance.yLes hommes avec lesquels j'ai vécu. d'après leur convicdon ~condamnation et non pas la mienne.m'appeller si j*ai "bien ou mal employé ce iems..moi. de moi et m'ont égaré. < S7-) me ïesteroni. sans avoir ~été meilleurs et plus éclairés que moi. J'ai cherché avec empressela vérité. ont voulu: de mon esprit. pour m'écner avec a~ Le tems de mon pèlerinage sor ~Seigneur! a toi à: .pres mes principes et ma conviction que j'ai toula véricé. Si je me suis égaré. que les jugemens des hommes ne sont "seigneur! et non . Mais. a toi qui est la source de la vérité..re... que~ "emparés instruit par l'experience ..ment . je sais seulement. C'est-d'a....

Je maladie ec suis tombé dans le mépris et dans la misère. ta vo* je m'y suis soumis. m me ta volonté.mûré que j'ai gémi sous le poids des adversités les plus cruelles. . Mais aussi.été cous les maux que tu as jugé a propos de me dans ce moet je le suis encore dispenser.providence. J'a~ su qu'il ne ..aSicdons m'arriver de bien ou dé mal ici bas. lorsque ~menc. J'ai été malade et j'ai langui dans ~indigence. et -je me suis réjoui d'avoir souffert la et la pauvrecé/car tu l'as voulu ainsr. et j'ai été persuadé que cet ment enchaînement n'exigeoit pas que mon malheur fuc i\Ï'as tu jamais vu.. J'ai respecté comme une loi sacrée eeHm.en toi.l'as _faite conooîa~ Tu veux mamcenant que. . de mon écat.jours ~té le seul guide de sa conduite..ec mes opinions à ta volonté? ai-je jamais mur" contre les décrets de. découragée mécontent seigneur! de confiance en toi ? J'ai toujours ~et manquant avec résignation disposé à me soumettre ~. qui pouvoit nécessaire de Fenchaine"ne rue une conséquence de cet univers. J'ai été exposé aux injustices les plus enmais j'ai mis ma confiance .. confantes.la. vaincu que ce n'étoit pas sans raison que ces m'ont écé ~envoyées. lors.C ) si la saine ec sage raison avoicjMO~ïm-meme. j'ai été éclairé par Page' et l'expérience ~lorsque ai-je abusé des facultés qui m'ont été accordées ? refusé de soumettre mes sens. mes désirs ai-je ~. parce que celle a'été clouté. prolongé dans l'éternité. fadgué ou non ~ohble.

C 59 ) ~dë cène vie..lesquels tu. d'en et de voir. son sein cette enveloppe ann de m'unir plus étroitement avec ~dépouiHer. ecre de cous les êtres! F N.. . toi.nanc.'que dont je vais me "dans. bonté m'a jugé digne d'y remplir un rôle. avec cet ensemble. Et mainte. je quitte cette scène. en raison partager la magnificence mes foibles lumiéres.gouvernes cette terre s'entr'ouvre pour recevoir . -et je sais prêt en te rendant grâce de ce que ta "à l'abandonner..yeux étonnés l'ordre et la sagesse infinie. se développer mes de .