Vous êtes sur la page 1sur 25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Réseaux A9

Séance 1

Concepts de base

Séance 2

Les procédures de liaison

Séance 3

Notions d'architecture

Séance 4

Les protocoles de liaison

Séance 5

Les réseaux locaux (LAN)

Séance 6

l'interconnexion de réseaux

Séance 7-8

Les réseaux distants (WAN)

Séance 9-10

Internet et TCP/IP

Séance 11

Administration et sécurité des réseaux

Séance 12

Applications et serveur

Séance 7 Les réseaux distants (WAN)

Sommaire:

1 ère PARTIE Les Principes Les Opérateurs Les lignes spécialisées (louées) Les lignes multiplexées Le multiplexage fréquentiel Le principe de la numérisation Le multiplexage temporel La hiérarchie PDH La hiérarchie Synchrone:

SDH et SONET Les lignes louées : l'offre de France Télécom Les lignes louées : cas de plusieurs sites L'alternative PSDN (Public Switched Data Networks) Principe de la commutation Principe d'un réseau de commutation La commutation de circuits La hiérarchie des commutateurs et des lignes Le RTC français Les limites de la commutation de circuits La commutation de données La commutation de paquets La commutation de paquets en mode non connecté : les datagrammes La commutation de paquets en mode connecté : les circuits virtuels Le contrôle d'erreur dans les réseaux à commutation de paquets La connexion au réseau public commuté L'équipement d'accès Les connexions dans les réseaux public commutés

d'accès Les connexions dans les réseaux public commutés © André MIARA pour le CNAM - 2003

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 1 /25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Diapositive 2 1 ère PARTIE La transmission des données sur de longues distances Objectifs Objectifs
Diapositive 2
1 ère PARTIE
La transmission des données
sur de longues distances
Objectifs
Objectifs :

Montrer les problèmes et les solutions de communication à travers des réseaux à longue distance Recours aux opérateurs (réseaux publics commutés et lignes spécialisées) Les réseaux de commutation (commutation de circuits et de paquets) La connexion au réseau de commutation

de circuits et de paquets) La connexion au réseau de commutation © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 2 /25

Diapositive 3

Les Principes

Infrastructure étendue et coûteuse

Opérateurs

Liaisons louées ou commutées

Réseaux à commutation de circuits ou de paquets

Accès permanents ou commutés

Fiabilité variable

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les principes :

Les réseaux à grande distance (WAN) reposent sur une infrastructure très étendue, nécessitant des investissements très lourds. Contrairement aux réseaux locaux d'entreprise, les usagers ne sont pas propriétaires des réseaux, lesquels appartiennent à des opérateurs qui doivent respecter la législation en cours dans les pays où ils sont

implantés. Ils fournissent aux usagers un service de transport de données, soit par des lignes spécialisées louées, soit par des lignes commutés à travers des réseaux à commutation de circuits ou à commutation de paquets. Les accès peuvent être permanents et commutés avec une plus ou moins grande fiabilité.

Diapositive 4

Les Opérateurs

Domaine Domaine privé Domaine public privé Opérateur Usager Usager
Domaine
Domaine
privé
Domaine public
privé
Opérateur
Usager
Usager

Les opérateurs :

Dans le domaine public (qu'il ne faut pas confondre avec nationalisé), le transport des informations est assuré par des opérateurs (publics ou privés, en situation de monopôle ou non). Ils fournissent, moyennant rétribution, des services de transport de données aux usagers. Quelquefois, les services peuvent s'étendre au delà

du transport, et prendre en compte les applications, voire leur gestion. En fonction de la technologie utilisée, la rémunération peut être basée sur la distance, la vitesse, le volume, la sécurisation … Elle dépend donc de la qualité du service demandé.

sécurisation … Elle dépend donc de la qualité du service demandé. © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 3 /25

Diapositive 5

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les lignes spécialisées (louées)

Ligne louée
Ligne louée

Les lignes spécialisées (ou louées) :

Elles réalisent des communications point-à-point, où chaque point de connexion est identifié par l'opérateur. En général, le coût à la minute est plus faible que celui d'une liaison commutée, mais en volume, il est plus important puisque la liaison est permanente. Elle est rentable si le trafic est intense (plusieurs heures par jour). En contre partie, à débit physique égal, la liaison est plus rapide puisqu'on économise les durées de connexion et de déconnexion.

On peut faire une analogie avec une manufacture qui dispose d'un site de fabrication, et d'un un site commercial éloigné. Si la production à écouler est permanente et volumineuse, il est plus rentable de louer une ligne ferroviaire entre ces 2 sites. Le temps de transit est alors plus faible (Il n'est pas nécessaire d'organiser une livraison). Dans le cas contraire, il vaut mieux expédier la production à travers le réseau ferroviaire de l'opérateur. Chaque livraison devra être organisée, et la production sera acheminée avec le reste du trafic de l'opérateur. Le délai de livraison sera plus long (aiguillages, temporisation dans les gares de triage …), mais le coût de la livraison sera moindre.

dans les gares de triage …), mais le coût de la livraison sera moindre. © André

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 4 /25

Diapositive 6

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les lignes multiplexées

Objectif économique

Multiplexage fréquentiel

Multiplexage temporel

Les lignes multiplexées :

L'objectif économique d'une ligne multiplexée est l' utilisation rationnelle d'une ligne qui peut être partagée entre plusieurs usagers. En effet,il est rare qu'un seul usager utilise en permanence la totalité des capacités d'une ligne. Les ressources de la ligne peuvent être partagées soit en fréquence, soit dans le temps. Le multiplexage fréquentiel consiste à diviser la bande passante de la ligne en sous-bandes, chacune d'elle étant affectée à une communication. Tout se passe comme si la ligne était constituée de plusieurs lignes en parallèle (canaux), chacune d'elle occupant une fraction de la bande passante totale de la ligne.

A la source, l'opération de multiplexage consiste à transposer les signaux de chaque canal dans la

bande de fréquence qui lui a été attribuée. Ainsi les différents signaux peuvent être transmis ensemble sur la ligne sans interférer. Pour éviter les interférences, on prévoit des bandes de

fréquence de sécurité afin que les spectres de 2 canaux voisins ne se recouvrent pas. Par exemple, pour les lignes téléphoniques, chaque signal est limité à la source à 3 kHz. Lorsque plusieurs canaux sont multiplexés, il leur est attribué une bande passante de 4 kHz afin de bien les séparer les uns des autres.

A l'autre extrémité, l'opération de démultiplexage consiste à filtrer chaque canal pour récupérer le

signal qui lui correspond.

Le multiplexage temporel est utilisé pour les signaux numériques. Si le signal est analogique à la source, il subit une conversion analogique/numérique basé sur le codage de la voix, suivant la technique MIC (Modulation par Impulsion et Codage). Cette technique de numérisation sera précisée plus loin.

et Codage). Cette technique de numérisation sera précisée plus loin. © André MIARA pour le CNAM

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 5 /25

Diapositive 7

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Le multiplexage fréquentiel

 

FREQUENCES

CAPACITE

GROUPE PRIMAIRE

60/108

12

GROUPE SECONDAIRE

312 /552

60

GROUPE TERTIAIRE

812/2044

300

GROUPE QUATERNAIRE

8516/12 338

900

Le multiplexage fréquentiel :

Le tableau ci-dessus montre un exemple de distribution des fréquences sur des lignes téléphoniques multiplexées. Rappelons que chaque canal occupe une largeur de bande de 4 kHz. Un groupe primaire est constitué de 12 canaux élémentaires : il occupe une largeur de bande de 48 kHz (entre 60 et 108 kHz) Un groupe secondaire est constitué de 5 groupes primaires (60 canaux) : il occupe une largeur de bande de 240 kHz (entre 312 et 552 kHz) Un groupe tertiaire est constitué de 5 groupes secondaires (300 canaux) : il occupe une largeur de bande de 1200 kHz ( entre 812 et 2044 kHz ) Un groupe quaternaire est constitué de 3 groupes primaires (900 canaux) : il occupe une largeur de bande de 3600 kHz ( entre 8516 et 12338 kHz). On peut remarquer que pour les groupes tertiaire et quaternaire les largeurs de bande sont plus importantes que le produit du nombre de canaux par 4 kHz. En montant en fréquence, il faut prévoir des bandes de garde plus importantes pour éviter les recouvrements de spectres et faciliter le filtrage.

pour éviter les recouvrements de spectres et faciliter le filtrage. © André MIARA pour le CNAM

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 6 /25

Diapositive 8

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Le principe de la numérisation T d Ho rl o g e Durée d'échantillonnage Période
Le principe de la numérisation
T d
Ho rl o g e
Durée d'échantillonnage
Période
d'échantillonnage
temps
Echantillonnage
Echantillon
Quantification
7
6
5
4
3
2
1
0
5
2
C o da ge
3
6
7
000 00 01 1
000 00 11 0
000 00 11 1
000 00 10 1
000 00 01 0

Le principe de la numérisation :

La technique de numérisation du signal analogique par Modulation par Impulsion et Codage (MIC) passe par plusieurs étapes :

L'échantillonnage consiste à prélever des échantillons du signal. Tout se passe comme si un interrupteur électronique laissait passer le signal (interrupteur fermé) pendant d secondes et le bloquait (interrupteur ouvert) pendant (T-d) secondes, au rythme d'une horloge de période T. T est la période d'échantillonnage d est la durée de l'échantillon Pour que le signal puisse être correctement reconstitué, la fréquence d'échantillonnage doit être égale au double de la plus haute fréquence du spectre du signal (théorème de Shannon). Le codage consiste à représenter l'amplitude de chaque échantillon par un nombre binaire de n bits. Le codage entraîne une erreur de quantification, comme dans le cas du codage des nombres réels dans un ordinateur. La suite de nombres binaires est ensuite transmise en série. (un nombre par période d'échantillonnage) Exemple :

Pour numériser la voix, par exemple, la fréquence maximale est limitée à 4 kHz. La fréquence d'échantillonnage est donc de 8 kHz ( 8000 échantillons par seconde, donc une période d'échantillonnage de 125 µs) Chaque échantillon est codé par un nombre binaire de 8 bits. Il en résulte que le signal numérique est transmis avec un débit de 64 kbps (pour le débit, 1 kb = 100 bits) : c'est le débit d'un canal B du réseau Numéris. Dans l'exemple ci-dessus, les amplitudes des échantillons sont respectivement codées (en décimal) : 3,6,7,5, 2, et en binaire :0000011, 00000110, 00000111, 00000101, 00000010. On remarquera l'effet de quantification du codage en rouge ( le phénomène est ici exagéré, car les proportions ne sont pas respectées).

est ici exagéré, car les proportions ne sont pas respectées). © André MIARA pour le CNAM

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 7 /25

Diapositive 9

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Le multiplexage temporel

 

DEBIT

CAPACITE

AVIS CCITT

NIVEAU 1

2

048

30

G704

NIVEAU 2

8

448

120

G742

NIVEAU 3

34 368

480

G751

NIVEAU 4

139 264

1920

G751

Le multiplexage temporel :

Bien adapté à la transmission numérique, il est abondamment utilisé dans la partie numérique des réseaux téléphoniques, c'est à dire sur les artères à haut débit où convergent en grande partie les communications. Ces artères sont elles-mêmes multiplexées (suivant leur capacité), selon plusieurs niveaux de hiérarchie. Cette hiérarchie est appelée hiérarchie numérique plésiochrone ou PDH (Plesiochronous Digital Hierarchy) . Devant l'absence de norme internationale unique, plusieurs techniques ont ont été développées dans des continents ou des pays différents, et sont régies par des normes différentes. Cela pose évidemment des problèmes complexes de conversion pour des connexions internationales. Le tableau ci-dessus montre les différents niveaux de hiérarchie de multiplexage temporel adopté en Europe, en fonction du débit de ces artères ( lequel varie selon leur position dans le réseau de commutation). Les colonnes suivantes indiquent respectivement la capacité (le nombre de canaux multiplexés), et les avis du CCITT qui les régissent.

nombre de canaux multiplexés), et les avis du CCITT qui les régissent. © André MIARA pour

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 8 /25

Diapositive 10

La hiérarchie PDH

1,6 Gbps x4 400 Mbps nx44 Mbps x4 140 Mbps 100 Mbps xn x4 x3
1,6 Gbps
x4
400 Mbps
nx44 Mbps
x4
140
Mbps
100 Mbps
xn
x4
x3
3
44 Mbps
34
Mbps
32 Mbps
x4
x7
x5
8
Mbps
2
6,3 Mbps
x4
2
Mbps
1
1,5 Mbps
US
Japon
Europe

Diapositive 11

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La hiérarchie PDH :

Le schéma ci-dessus évoque les niveaux de PDH adoptés au Japon, aux USA et en Europe. D'un niveau à l'autre le procédé de synchronisation est différent, ce qui rend encore plus complexe le démultiplexage (chaque

canal opère à un rythme légèrement

différent de la fréquence nominale).

La hiérarchie Synchrone:

SDH et SONET

Interopérabilité entre équipement d'opérateurs différents

Uniformisation des hiérarchies

Simplification du multiplexage

Simplification de la gestion des canaux (exploitation et maintenance)

La hiérarchie synchrone SDH et SONET :

La hiérarchie numérique synchrone (SDH), et sa version sur fibre optique (SONET) offre la possibilité d'identifier les voies dans le flot des données, ce qui permet de les insérer ou de les extraire en s'affranchissant du multiplexage et du démultiplexage. C'est une tendance vers une uniformisation sans gommer les différences "régionales" des PDH. Nous ne détaillerons ni la technique, ni le format des trames.

des PDH. Nous ne détaillerons ni la technique, ni le format des trames. © André MIARA

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 9 /25

Diapositive 12

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les lignes louées : l'offre de France Télécom

Raccordement permanent

Liaisons analogiques

Liaisons numériques (transfix)

Les lignes louées : l'offre de France Télécom :

Le raccordement est permanent :

L'infrastructure des lignes louées est commune avec le RTC, Le débit offert peut atteindre 34 Mbps, La tarification est fixe : elle correspond à un forfait d'abonnement dépendant de la qualité du service demandé (débit, distance …). Liaisons analogiques :

Elles transportent de la voix ou des données (modem) Le débit est limité à 64 kbps La transmission à grande distance utilise des lignes à 4 fils afin de séparer les deux sens de transmission et faciliter l'amplification des signaux. Liaisons numériques :

Transfix est l'ensemble des services de liaisons spécialisées numériques de France Télécom. Les liaisons utilisent les techniques MIC pour offrir des débits allant de 48 kbps à 2 mbps.

les techniques MIC pour offrir des débits allant de 48 kbps à 2 mbps. © André

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 10 /25

Diapositive 13

Les lignes louées : cas de plusieurs sites Maille Ligne louée
Les lignes louées : cas de
plusieurs sites
Maille
Ligne louée

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les lignes louées : cas de plusieurs sites :

Lorsque plusieurs sites doivent être reliés 2 à 2 par des lignes louées pour constituer un réseau maillé, la combinatoire montre que le nombre de lignes L varie en fonction du nombre de sites N suivant une fonction polynomiale : L = N*(N-

1)/2.

Cette croissance est très rapide, et par exemple, pour n= 25, L vaut 300. Sauf cas particulier (par exemple une liaison entre une entreprise et une succursale N=2; L=1), il est évident qu'une telle solution n'est pas envisageable, en raison des difficultés techniques (travaux de génie civil à la création d'un nouveau site), et de son coût prohibitif. Il faut alors envisager une autre solution.

prohibitif. Il faut alors envisager une autre solution. Diapositive 14 L'alternative PSDN (Public Switched Data

Diapositive 14

L'alternative PSDN (Public Switched Data Networks) Ligne louée PSDN
L'alternative PSDN
(Public Switched Data Networks)
Ligne louée
PSDN

L'alternative PSDN :

La solution la plus réaliste consiste à mettre en place un réseau public commuté (PSDN), auquel chaque site est relié par une seule ligne (L=N).

La connexion de site à site est gérée par l’opérateur, de bout en bout En contrepartie, il est nécessaire d'implémenter un protocole pour établir et libérer la connexion. Cela induit une baisse des performances. Le point de connexion au PSDN (ou point d'accès) est de densité variable, suivant qu'il est situé en

milieu urbain ou rural. Cette solution entraîne également, pour l'usager, un coût additionnel à la location de la ligne.

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 11 /25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN ) Diapositive 15 Principe de la commutation :

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Diapositive 15

Principe de la commutation :

La commutation consiste à mettre en relation de façon temporaire 2 points de connexion, créant ainsi une liaison temporaire entre les 2 terminaux connectés. L'organe de commutation s'appelle un commutateur. Cette solution résout le problème du nombre de lignes d'abonnés (une

Principe de la commutation Terminal Liaison d'abonné Point d'accès Terminal Organe de commutation
Principe de la commutation
Terminal
Liaison d'abonné
Point d'accès
Terminal
Organe de commutation
(commutateur)
Terminal

ligne par abonné). Par contre, si le commutateur est unique, les lignes d'abonnés doivent être très longues, et de plus, à un instant, seuls 2 abonnés

peuvent être connectés. Pour résoudre ce problème, il faut rapprocher les points de connexion des abonnés, offrir la possibilité de construire des chemins multiples entre les points de connexion: il faut créer un maillage entre des commutateurs, c'est à dire un réseau de commutation.

Diapositive 16

Principe d'un réseau de commutation :

Les terminaux sont reliés au réseau de commutation par une ligne d'abonné locale (courte). Plusieurs liaisons peuvent être établies simultanément. Plusieurs terminaux peuvent accéder au réseau de commutation par le même point d'accès (non représenté sur le schéma).

Principe d'un réseau de commutation Terminal Point d'accès Terminal commutateur Point d'accès
Principe d'un réseau de
commutation
Terminal
Point d'accès
Terminal
commutateur
Point d'accès
Terminal
Ligne d'abonné

Les commutateurs réalisent une fonction d'aiguillage et participent au routage des données, pour constituer des connexions

entre les terminaux.

Dans ce contexte où la ressource est rare vis-à-vis de la demande potentielle (si simultanément

tous les abonnés du réseau désiraient joindre un autre abonné

rechercher des techniques particulières pour optimiser le partage des ressources, c’est l’objectif des techniques de commutation. Selon la technique employée pour relier deux utilisateurs, on distingue la commutation de circuits, de messages ou de paquets.

),

il est indispensable de

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 12 /25

Diapositive 17

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La commutation de circuits

commutateur
commutateur

La commutation de circuits :

Elle est issue des techniques utilisées dans les réseaux téléphoniques (RTC). Elle se déroule en 3 phases :

La connexion : un chemin est établi entre l'appelant et l'appelé, par commutations successives. Les commutateurs ne remplissent qu'une fonction d'aiguillage. Tout se passe comme s'il n'y avait qu'une seule liaison entre les extrémités. Le transfert : Les données (ou la voix) sont transmises de bout en bout sur le "circuit de données". Les ressources (lignes) sont attribuées en permanence, et en volume constant, pendant toute la durée de la communication (les "silences" sont pénalisés). La libération : après le transfert, les ressources sont restituées au réseau de commutation, et sont disponibles pour d'autres communications.

de commutation, et sont disponibles pour d'autres communications. © André MIARA pour le CNAM - 2003

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 13 /25

Diapositive 18

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La hiérarchie des commutateurs et des lignes Transmission CL CL Commutation CAA CL Distribution CL
La hiérarchie des commutateurs et
des lignes
Transmission
CL
CL
Commutation
CAA
CL
Distribution
CL

La hiérarchie des commutateurs et des lignes :

Le schéma général d'un réseau de commutation montre un réseau maillé, sans hiérarchie. Pour les réseaux à commutation de circuits, il existe plusieurs niveaux de hiérarchie entre les commutateurs, suivant leur position géographique par rapport à l'abonné. Les abonnés d'une même zone géographique sont regroupés et reliés à un même centre local (CL). Les liaisons entre les commutateurs sont partagées, c'est à dire à dire que plusieurs communications sont multiplexées entre ces "nœuds" de commutation. Les centres locaux sont reliés par des lignes à haut débit à des centres de transit suivant plusieurs niveaux de hiérarchie(CAA …) En simplifiant, il faut effectuer 3 opérations pour établir une communication :

Une opération de distribution qui recouvre tous les éléments du réseau situés entre les abonnés et le premier point de raccordement local. Une opération de commutation pour atteindre un abonné distant (routage) Une opération de transmission pour transférer les données entres abonnés.

de transmission pour transférer les données entres abonnés. © André MIARA pour le CNAM - 2003

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 14 /25

Diapositive 19

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Le RTC français

CTP 8 CTS 70 CAA 1310 CL 9600
CTP
8
CTS
70
CAA
1310
CL
9600
Le RTC français CTP 8 CTS 70 CAA 1310 CL 9600

Le RTC français :

Le RTC français est organisé suivant une arborescence (et un maillage au niveau le plus haut), dont les lignes ont un débit croissant en remontant dans la hiérarchie :

Les abonnés sont répartis en zones géographiques, et sont reliés à l'un des 9600 Centraux Locaux (CL) par une boucle locale, Les CL sont reliés à 1310 Centres à Autonomie d'Acheminement (CAA), Les CAA sont reliés à 70 Centres de Transit Secondaires CTS), Les CTS sont reliés à 8 Centres de Transit Primaires (CTP), Les CTP sont reliés entre eux par un réseau maillé, et à un centre de Transit International qui communique avec les autres réseaux.

Depuis le début de sa numérisation (en 1970), le RTC est actuellement numérisé à plus de 95%. les débits physiques sont limités à 64 kbs, bien que cette limite soit repoussée depuis quelque temps avec la technique ADSL, mais implantée seulement prés des CL. La tarification (à la durée de la connexion) peut entraîner des coûts importants pour les données. La durée d'établissement d'une connexion peut être importante, et pénalisante ( elle dépend du trafic). Enfin la qualité des lignes est variable suivant la géographie. Par contre, le RTC est disponible 24 h/24, tous les jours de l'année.

De façon anecdotique, on peut remarquer que le passage de la numérotation de 6 chiffres à 8 chiffres, puis de 8 chiffres à 10 chiffres a été opéré instantanément sans incident.

8 chiffres à 10 chiffres a été opéré instantanément sans incident. © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 15 /25

Diapositive 20

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les limites de la commutation de circuits

Chevelure analogique (débit limité)

Délais de connexion importants

Signalisation indistincte des données, et mal adaptée

Les limites de la commutation de circuits :

Le RTC a été créé pour transporter la voix, avec ses exigences , et ses limites. Il a été adapté au transport des données au fur et à mesure de sa numérisation. Son point le plus faible demeure "la chevelure" qui relie l'abonné (plusieurs dizaines de millions !) aux centraux locaux, qui reste analogique et au débit limité (malgré les technique d'ADSL, limitées aux alentours immédiats des centraux locaux). Le transport des données par le RTC reste concurrent de celui de la voix (trafic important), et soumis à ses délais de connexion et à sa tarification. Du point de vue procédural, la signalisation n'est pas séparée des données de l'utilisateur, ce qui la limite, et parfois la complique. Sans dénigrer le RTC, qui reste souvent un moyen d'accès à d'autres réseaux depuis une prise téléphonique (cas de l'Internet), il a été nécessaire de concevoir des réseaux spécifiques adaptés à la transmission des données numériques. A l'inverse du RTC, certains d'entre eux ont été adaptés au transport de la voix afin d'intégrer tout type de données (voix numérisée). La caractéristique essentielle de ces réseaux réside dans la technique de commutation mieux adaptée au transport des données numérique : la commutation de données.

au transport des données numérique : la commutation de données . © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 16 /25

Diapositive 21

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La commutation de données A N1 N2 N3 B
La commutation de données
A
N1
N2
N3
B

La commutation de données :

Le principe est très différent de la commutation de circuits. Les données sont structurées en messages. Un message est une suite logique de données qui

forment un tout (fichier, enregistrement

Un message est acheminé vers sa destination au fur et à mesure des commutations:

Le message délivré par A est envoyé vers N1, où il est stocké et vérifié, La liaison A-N1 est libérée Il est transmis à N2, où il est stocké et vérifié, La liaison N1-N2 est libérée, Le processus est itératif jusqu'à la livraison du message à B Ainsi, les commutateurs (ou nœuds de commutation) sont dotés de mémoire et de capacité de traitement de données (leur fonction va au-delà d'un simple aiguillage). Quand un message est enregistré dans un nœud de commutation, la liaison par laquelle il est arrivé est libérée, et ses ressources sont disponibles pour le réseau de commutation.

).

avantages:

Sur le chemin AB, on n'utilise qu'une seule liaison de données à la fois, les autres étant disponibles pendant ce temps pour d'autres communications. Les silences sont mis à profit pour opérer un multiplexage temporel. La réception d'un message dans un nœud de commutation étant indépendante de son émission, il n'y a pas de contrainte d'isochronisme.

inconvénients :

si la taille des messages est trop importante, il y a des risques :

de débordement des tampons de stockage (un nœud de commutation peut recevoir des messages depuis plusieurs stations),

de commutation peut recevoir des messages depuis plusieurs stations), © André MIARA pour le CNAM -

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 17 /25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

de lenteur : le délai d'acheminement de bout en bout est excessif (il faut attendre qu'un message soit entièrement stocké dans un nœud avant de le retransmettre vers le nœud suivant), de probabilité d'erreur importante, qui peut se traduire parfois par un blocage du réseau (pour un taux d'erreur donné, la probabilité d'erreur sur un bit est proportionnelle à la longueur du message).

d'erreur sur un bit est proportionnelle à la longueur du message). © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 18 /25

Diapositive 22

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La commutation de paquets A P4 N1 P3 N2 P2 N3 P1 B
La commutation de paquets
A
P4
N1
P3
N2
P2
N3
P1
B

La commutation de paquets :

Pour palier aux inconvénients engendrés par les messages de taille trop importante, on fragmente les messages en paquets de taille moyenne. Les paquets sont acheminés de nœud en nœud : après avoir été vérifiés, ils sont réexpédiés, sans attendre la totalité du message. avantages:

Cette fragmentation élimine les inconvénients engendrés par la commutation de messages trop longs :

A débit constant, le délai d'acheminement de bout en bout est plus court,

La capacité de stockage des nœuds de commutation est moindre,

A taux d'erreur constant, la probabilité d'erreur sur un paquet (un bit erroné) est plus faible, et

en cas d'erreur, seul le paquet erroné doit être retransmis. De plus, les paquets peuvent plus facilement être multiplexés sur des liaisons à haut débit.

inconvénients :

La transmission du message mobilise les ressources de plusieurs liaisons de données en même

temps,

Les données ne sont plus découpées en unités logiques: après la transmission des paquets , il faut reconstituer le message.

Comment optimiser la taille des paquets ? La taille des paquets est fixée par un compromis entre 2 contraintes :

Il

faut réduire leur taille pour profiter au maximum des avantages de la fragmentation,

Il

ne faut pas trop la réduire, à cause de l'encapsulation des données (pour ne pas réduire le débit

utile, il faut que la taille des données utiles soit très supérieure à celle de la signalisation et des

informations protocolaires).

à celle de la signalisation et des informations protocolaires). © André MIARA pour le CNAM -

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 19 /25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

En pratique, elle est fixée par les protocoles de transfert de paquets : Elle est généralement de l'ordre de grandeur du koctet (sauf pour les réseaux à commutations rapides, pour lesquels les messages sont fragmentés en cellules de quelques dizaines d'octets).

En conclusion, La commutation de paquets est très fréquemment employée (exemples : TRANSPAC, Réseaux locaux …) Les réseaux à commutation de paquets peuvent fonctionner en mode non connecté, ou en mode connecté.

peuvent fonctionner en mode non connecté , ou en mode connecté . © André MIARA pour

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 20 /25

Diapositive 23

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La commutation de paquets en mode non connecté : les datagrammes

de paquets en mode non connecté : les datagrammes P1 P2 P2 P1 P1 et P2
de paquets en mode non connecté : les datagrammes P1 P2 P2 P1 P1 et P2

P1

P2

P2

P1

P1 et P2 suivent des parcours différents, et arrivent dans le désordre

La commutation de paquets en mode non connecté :

En mode non connecté, les paquets (appelés datagrammes) sont transmis de nœud en nœud, au fur et à mesure que la connexion est établie, sans s'assurer que les ressources soient disponibles de bout en bout. Le transfert peut aboutir à un stockage temporaire des paquets, en attendant que des ressources se libèrent (voire à un échec !). Les paquets d'un même message, sont indépendants. Ils peuvent suivre des chemins différents, car les algorithmes de routage sont adaptatifs ( chaque paquet subit un routage, et son parcours dépend du trafic). Ils sont livrés dans le désordre. Par contre, seuls les paquets erronés sont retransmis.

le désordre. Par contre, seuls les paquets erronés sont retransmis. © André MIARA pour le CNAM

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 21 /25

Diapositive 24

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

La commutation de paquets en mode connecté : les circuits virtuels

La commutation de paquets en mode connecté : les circuits virtuels P1 P2 P1 P2
La commutation de paquets en mode connecté : les circuits virtuels P1 P2 P1 P2

P1

P2

P1

P2

La commutation de paquets en mode connecté :

En mode connecté, un circuit est établi de bout en bout, avant de transférer le message, comme pour la commutation de circuits. Mais il s'agit bien de la commutation de paquets ( le circuit est virtuel). Avant de transférer les paquets de données, un paquet (appelé paquet d'appel) subit un routage adaptatif, pour parcourir un chemin optimal. Au fur et à mesure de son parcours, les ressources sont réservées, et les tables de routage des nœuds traversés sont fixées. Ainsi, tous les paquets suivants d'un même message suivront le même chemin (appelé circuit virtuel commuté ou CVC), et sont livrés dans l'ordre d'émission. Après le transfert des données, un paquet ( de libération) parcourt le CVC, et le ferme en restituant ses ressources. Cette combinaison d'un routage adaptatif (pour le paquet d'appel) et d'un routage fixe (pour les autres paquets) s'appelle un routage semi-adaptatif. Le transfert des paquets de données est plus rapide, car ils ne sont pas retardés par l'exécution d'un algorithme de routage.

sont pas retardés par l'exécution d'un algorithme de routage. © André MIARA pour le CNAM -

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 22 /25

Diapositive 25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Le contrôle d'erreur dans les réseaux à commutation de paquets

Contrôles d'erreur Contrôle Contrôle d'erreur d'erreur
Contrôles d'erreur
Contrôle
Contrôle
d'erreur
d'erreur

Le contrôle d'erreur dans les réseaux à commutation de paquets :

2 options sont possibles :

Un contrôle d'erreur par liaison de données:

Le paquet, encapsulé dans une trame, est contrôlé dans chaque nœud de commutation. Cette option augmente la fiabilité, mais aussi le délai de transit. Exemple : Transpac (X 25) Un contrôle d'erreur de bout en bout :

Il n'y a pas de contrôle d'erreur dans les nœuds de commutation. Le contrôle est effectué aux extrémités par les usagers du réseau de commutation. Le transfert est moins fiable, mais plus rapide. Exemples : Internet (IP), Frame Relay.

Ces 2 options correspondent à 2 "philosophies" opposées:

La première s'inscrit davantage dans une démarche qualité, et considère qu'une erreur doit être détectée et corrigée le plus rapidement possible, et que c'est au fournisseur de service de livrer des données fiables, même au détriment des performances. La seconde considère que les réseaux publics ne sont pas fiables, et que de toutes façons l'usager doit faire un contrôle aux extrémités du réseau : il faut donc privilégier les performances.

aux extrémités du réseau : il faut donc privilégier les performances. © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 23 /25

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN ) Diapositive 26 La connexion au réseau public

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Diapositive 26

La connexion au réseau public commuté

La connexion au réseau public commuté :

2 solutions sont possibles :

Par une liaison permanente : C'est une solution coûteuse, qui se justifie si le trafic entre l'usager et les autres usagers est intense. Dans ce cas, l'accès au réseau public commuté est plus rapide (il n'y a pas de phase de connexion et de libération)

Par une liaison commutée : l'accès au réseau public commuté est réalisé à travers un autre réseau commuté (public ou privé) au gré des besoins de communication. Cette solution moins onéreuse, est aussi moins rapide. Il faut établir la liaison commutée entre l'usager et le réseau public commuté, avant d'y accéder. Cette solution requiert souvent une conversion de protocole pour passer d'un réseau à l'autre.

Réseau public commuté Liaison permanente
Réseau public commuté
Liaison permanente
Réseau public commuté
Réseau public commuté

Liaison commutée

Diapositive 27

L'équipement d'accès

Equipement Ligne LAN
Equipement
Ligne
LAN

L'équipement d'accès :

L'accès à la ligne spécialisée depuis un site (par exemple un réseau local) nécessite un équipement spécifique. On utilise souvent un routeur qui offre un choix varié d'interfaces avec des réseaux publics commutés.

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 24 /25

Diapositive 28

Séance 7 : Les réseaux distants (WAN)

Les connexions dans les réseaux public commutés CVC CVP
Les connexions dans les réseaux
public commutés
CVC
CVP

Les connexions dans les réseaux publics commutés :

A l'intérieur des réseaux publics commutés, 2 possibilités sont offertes:

Les CVC ( circuits virtuels commutés) ouverts à la demande pour transférer des suites de paquets. Leur durée de vie est limitée à la durée de la communication. Les CVP (circuits virtuels permanents) : ils sont réservés et loués à des usagers en permanence. Ils sont plus coûteux que les CVC, mais plus rapides (pas de phase de connexion, ni de libération). Bien qu'il s'agisse de réseau à commutation de paquets, un CVP présente les mêmes avantages qu'une ligne louée. Sur une connexion, plusieurs circuits virtuels peuvent être multiplexés (4095 sur Transpac). Certains d'entre eux sont sont réservés pour des CVP.

Transpac). Certains d'entre eux sont so nt réservés pour des CVP. © André MIARA pour le

© André MIARA pour le CNAM - 2003

Page 25 /25