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Te Deum pour un massacre : le démarrage !

Nous allons nous lancer dans la grande aventure au début de l’hiver 1561 dans les monts d’Auvergne. Cela n’a pas forcément des tonnes d’impacts sur la région d’origine des personnages nous verrons ensemble d’où ils viennent Un peu d’Histoire : Les quelques dates que vos personnages connaissent (au moins les grands évènements) : 1547 : mort de François 1er, son fils cadet Henri monte sur le trône sous le nom d’Henri II. Henri II en résumé cela sera 12 ans de règne et 8 ans de guerre contre les deux grandes puissances européennes de l’époque : o o L’Angleterre du jeune Edward IV (pour ceux qui ont suivi les tudors c’est le fiston d’Henri VIII) puis de Marie Tudor (sa soeur) Le Saint-Empire de Charles Quint puis l’Espagne de son fiston Philippe II.

Vu côté français, les événements clés sont en 1557 la bataille de Saint-Quentin qui sera dans un 1er temps un désastre absolu pour la France (les ¾ des français sont massacrés ou capturés par les troupes anglos espagnoles. Malgré une résistance héroïque de l’amiral de Coligny, les troupes du Connétable de Montmorency sont décimées par celles du Lieutenant Général du roi (Emmanuel Philibert de Savoie) Parmi les prisonniers, on déplorait un millier de nobles : Montmorency lui-même, et les ducs de Montpensier et de Longueville, le prince de Mantoue et le maréchal de Saint-André. La route de Paris est ouverte le 27/08 ! C’est alors qu’Henri II fait appel au Duc de Guise qui revient d’Italie, mène le siège puis reprend la ville et repart à la conquête des villes du Nord ! In fine tout cela débouchera sur le traité de Cateau-Cambrésis qui fige le retour à la paix mais à quel prix ! A l’exception de Calais (ville anglaise jusqu’en 1558) toutes les conquêtes du Duc de Guise sont restituées et la France abandonne ses prétentions sur l’Italie. Ce traité scandalise la noblesse (les survivants !) qui trouve que tout cela ressemble à une capitulation. En fait, il semble qu’Henri II ait hâté la paix par tous les moyens pour concentrer ses efforts sur ceux qu’il considère comme les ennemis de l’intérieur : les réformés ! Henri II meurt le 10 juillet 1559 soit quelques jours après qu’il fut mortellement blessé au cours d’un tournoi par Gabriel de Montgomery son capitaine de la garde écossaise. Et Hop son fiston monte sur le trône, il s’agit de François II. C’est un enfant à la santé fragile qui se tourne immédiatement vers les 2 personnes qui lui sont le plus chères : sa mère et sa femme. o Sa maman ! : c’est la Reine Catherine de Médicis qui a donné 10 enfants à Henri II. La noblesse la surnomme « la marchande » sobriquet insultant rappelant les origines « roturières » des Médicis. Elle a eu jusqu’à présent peu d’influence car c’est la favorite du roi qui tenait le haut du panier : une certaine Diane de Potiers.

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Sa femme ! : Marie Stuart, Reine d’Ecosse, dont il est follement amoureux. Sans doute influencée par cette dernière, il se tourne vers ses oncles par alliance : les Guise. François de Guise et son frère le cardinal Charles de Lorraine prennent en main le royaume. Le Duc s’occupe de l’armée, le Cardinal des finances. Le bilan n’est pas fameux car le Trésor est vide (déjà !) et ils mènent des actions impopulaires pour redresser le royaume (eux !).

C’est dans cette ambiance joyeuse que les choses vont commencer à tourner au vinaigre ! C’est là que nous arrivons à un des éléments clés du jeu et de l’époque le problème de la Religion. Pour faire simple, les Guise sont férocement catholiques et les réformés français comptent bon nombre de gentilshommes dans leurs rangs. La politique de persécutions religieuses d’Henri II s’amplifie avec les Guise. 1560 : le Tumulte d’Amboise. Se faisant passer (sans doute mensongèrement) pour des représentants du prince Louis de Condé, une troupe de réformés tente d’enlever le roi à Amboise. Suite à une trahison, le coup est un échec ! Le roi qui tente alors de désamorcer en douceur le souffle insurrectionnel signe « l’édit d’apaisement » : le roi amnistie les « crimes d’hérésie » et les prisonniers non convaincus de rébellion pourvu que tous s’engagent à vivre en « bons catholiques ». Une fois de plus, les choses tournent mal. Les Guise lancent leurs troupes sur les réformés dispersés au tour d’Amboise ! le 14 mars le prince Louis de Condé se livre au roi pour prouver son innocence dans le complot. Les choses dérapent lorsque les réformés tentent de s’emparer du château ! Les représailles des Guise sont atroces et les gentilshommes capturés sont torturés et pendus en masse. La fêlure entre la couronne et les protestants devient profonde. Les réformés gagnent le surnom de « huguenots » déformation de l’allemand «eidgenossen » signifiant conjurés. Les Guise sortent renforcés de l’affaire et François de Guise est nommé Lieutenant Général du Royaume . Au milieu de ces tumultes, des partisans de la modération se font entendre du roi, on les appelle les « moyenneurs ». On trouve dans leurs rangs des juristes, des théologiens, des ecclésiastiques. Ils ne sont pas des avocats de la tolérance religieuse (au sens du 21ème siècle !) mais sont partisans de l’unification du royaume par une seule foi. Ils remarquent également que les accusations des réformés contre l’église romaine sont souvent justifiées. Ce groupe a deux porte-parole de choix : o o le chancelier du roi (sorte de 1er ministre) : Michel de L’Hospital et le cardinal de Lorraine ! (le frangin du Duc de Guise quoi !).

Nos bons moyenneurs vont demander la tenue d’un concile pour calmer le jeu. L’assemblée se tient à Fontainebleau et certains suspectent le Reine de soutenir les moyenneurs (bizarre pour une « marchande » qui ne tenait pas son homme et qui jusqu’à présent ne faisait pas de politique !). De nouveau tout commence… mal car à cette assemblée l’amiral de Coligny se lève et déclare publiquement qu’il a adhéré au culte réformé ! Il critique vivement la politique du Duc de Guise qui répond avec colère ! Le calme revient avec l’intervention du roi qui demande à ce qu’on lui lise les réclamations des réformés. Il décide sur ces bases de convoquer les Etats Généraux ! Pas mal pour un gars décrit comme faible et qui, à 16 ans, décide de convoquer le ban et l’arrière-ban afin de disperser les bandes armées de huguenots dans le royaume et de ramener le calme. Les Etats Généraux sont convoqués à Orléans. Les deux princes protestants comparaissent devant lui : Antoine de Bourbon et le Prince de Condé. Ces derniers soutiennent que le roi est trop jeune pour gouverner et qu’il est le jouet des Guise ! Il fait arrêter Louis de Condé, instruit son procès et le fait condamner à mort suite à des preuves issues des interrogatoires du Tumulte d’Amboise (vous suivez encore ?). Te Deum aide N°1 Page 2

05 décembre 1560 : Patatra, François tombe malade est meurt d’un « flux d’oreille ». Son jeune frère de dix ans lui succède, c’est Charles IX (on le dit chétif, secret et colérique!). Dans la foulée la situation est la suivante : o Les Guise sont très impopulaires (et ne sont pas Prince de sang !) o Les Princes de Sang (ceux de la Branche des Bourbon) sont soutenus par une partie de la noblesse et du peuple mais sont convaincus de conspiration contre le pouvoir royal ! o Catherine de Médicis est considérée comme quantité négligeable par la noblesse et le peuple, qui la jugent à la fois indigne et incapable d’exercer la régence. C’est pourtant elle qui va parvenir en douceur à prendre le pouvoir : elle propose donc à Antoine de Navarre de partager avec elle la régence (elle gracie au passage son frère le Prince de Condé). Elle devient Gouvernant de France et lui Lieutenant Général du Royaume. 13 décembre 1560, 31 janvier 1561 : Les Etats Généraux du Royaume. Ils se soldent par un échec ! Les députés du tiers refusent la politique de retour à l’équilibre budgétaire de Michel de L’Hospital. De nouveaux Etats sont réunis à Pontoise en août 1561. Personne ne veut payer la note (il manque 43 millions de livres au Trésor), lorsqu’un avocat élu par le tiers du Languedoc, propose une solution astucieuse. Il s’agit de vendre les biens de l’Eglise ! Les députés du Clergé refusent mais s’engagent à examiner la question. 31 juillet 1561 : ouverture de l’assemblée des évêques de Poissy. Le clergé trouve un compromis avec la couronne et s’engage à offrir 1.6 millions de livres chaque année pendant 6 ans. Le tiers et la noblesse refusent de payer ! Parallèlement, les délégués du clergé Catholique et des Eglises Réformés se rencontrent dans l’objectif de trouver une solution à la crise religieuse. 09 septembre 1561 : ouverture officielle du colloque. 12 docteurs en théologie font face à 40 prélats conseillés par des théologiens de la Sorbonne. Sont présents : la famille royale, les princes de sang, la Reine de Navarre (Jeanne d’Albret) et les gentilshommes du conseil du roi. Michel de L’Hospital ouvre le discours réclamant une nouvelle fois la réconciliation et la paix. Les 12 docteurs réformés rentrent au milieu de la salle. Les prélats catholiques sont déjà assis et entourent la salle. Immédiatement le cardinal de Tournon s’écrie « Voici ces chiens de Genevois ! ». Théodore de Bèze rétorque « qu’il est nécessaires qu’il y ait des chiens pour aboyer contre les loups ! ». Le Cardinal de Lorraine prend la parole pour calmer les esprits et trouver un compromis : il propose aux réformés d’adopter la confession Luthérienne et non Calviniste (moins éloignée de l’Eglise romaine). Le légat du Pape, Hyppolite d’Este fait pression en coulisse sur la Régente. Son bras droit, le général des Jésuites Diego Lainez dresse un réquisitoire d’une rare violence contre les réformés qu’il traite en italien de « loups, serpents, assassins ! » (lupi, serpenti, assassini !) Lors de l’assemblée des chevaliers de l’ordre de Saint-Michel, ni le Prince de Condé ni l’amiral de Coligny ne sont présents. C’est un échec ! La Reine Mère convoque de nouveau les théologiens des deux religions dit-on pour le mois de janvier à Saint-Germain.

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Et voilà l’ambiance politique dans laquelle vos charmants personnages vont débuter leur partie ! Te Deum aide N°1 Page 3

Bon, tout cela c’est bien mais globalement c’est quoi le bilan ?

L’ambiance dans la population : Le Gouvernement est en porte-à-faux avec la population : le « papiste » pour les protestants, le « huguenot » pour les catholiques, c’est l’ennemi, c’est l’hérétique ! Des incidents graves éclatent un peu partout dans le royaume. Des bandes de huguenots occupent des églises, abattent des statues de saints, ravagent des stèles de cimetières. On dit même que certains profanent des hosties, singent la messe, foulent des hosties consacrées dans des excréments et les font manger à des prêtres ! La cour déchirée ! La prise en main du gouvernement par Catherine de Médicis provoque l’hostilité des grands aristocrates qui se trouvent écartés du trône (notamment le Duc de Guise qui accepte mal d’avoir perdu sa charge de Lieutenant Général). Le 6 avril 1561, scandale au château de Fontainebleau où séjourne la Cour. L’amiral de Coligny organise un prêche contre le Saint Sacrement du Roi ! Les grands aristocrates catholiques décident de mettre fin à leurs rivalités et de former une association de défense de la foi romaine. Cette ligue « surnommée » Triumvirat regroupe : le Duc François de Guise, le Connétable Anne de Montmorrency et Jacques d’Albon Maréchal de Saint-André. Ils jurent de rester fidèles au roi si celuici reste fidèle à la foi catholique. La situation s’envenime lorsque le Duc de Guise propose de lever une troupe de 30 000 hommes pour purger le royaume des bandes de huguenots. Les Guise et leurs alliés les Nemours approchent le jeune Henri d’Anjou( frère du roi) et lui proposent un beau cheval d’Espagne à récupérer sur leurs terres en Lorraine s’il se laisse emmener avec eux ! L’affaire est éventée. Le clan des Guises, le Duc de Nemours, le Cardinal de Tournon quitte la cour avec 700 gentilshommes de leur clientèle. Le message est clair : ce départ tient plus de la démonstration de force que de la fuite. Quelques jours après, c’est le Connétable de Montmorrency qui abandonne la cour. Restent à la cour : Louis de Condé, Antoine de Bourbon et son épouse Jeanne d’Albret, Gaspard de Chatillon amiral de Coligny, son frère François d’Andelot colonel général de l’infanterie. On dit que le couple formé par Antoine de Bourbon et Jeanne d’Albret va mal.

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La Fracture religieuse

Difficile de comprendre cette fracture avec notre vision actuelle ! Alors ci-dessous quelques éléments pour comprendre tout cela. La raison fondamentale de la crise religieuse c’est l’angoisse face à la mort et surtout face à l’au-delà. Depuis le XIIème siècle la grande question pour les populations européennes est : comment avoir l’assurance de faire son salut ? Comment avoir l’assurance d’échapper à l’enfer ? Dans des sociétés où l’athéisme est inconcevable, où la croyance en l’immortalité de l’âme est ancrée dans les consciences, nombre d’individus sont épouvantés par le poids de leur propre péché et par la perspective de souffrir une éternité de supplices s’ils sont damnés. Cette angoisse collective va croître avec l’aide des guerres et des épidémies de peste. Face à cette angoisse, l’Eglise catholique ne reste pas inactive et elle propose plusieurs solutions pour apaiser la communauté de ses fidèles : 1. L’intercession des Saints. Ceux-ci ayant été des simples hommes mortels, ils sont plus compréhensifs vis-à-vis de leurs frères pécheurs et leur intervention auprès de Dieu faciliterait le salut des chrétiens qui leur adressent des prières. La plus puissante des intercessions est celle de la Vierge Marie. 2. L’invention de la notion de purgatoire. C’est une zone intermédiaire entre le paradis et l’enfer dans laquelle les âmes pécheresses sont soumises à la pénitence avant leur admission au paradis (une sorte de 2nd chance !). 3. Les indulgences : c’est une remise partielle ou plénière de péchés (des options possibles sont réduction du purgatoire). Plusieurs manières de les obtenir : faire des actes de charité, participer à des pèlerinages, vénérer des reliques de Saints, reconquérir la Terre Sainte (Double Super Power !!). Avec le temps le système s’est perverti et en 1517 les seules églises de Wittenberg ont vendu 127 799 années d’indulgence ! Scandalisé par ce commerce, un moine de l’université placarde à la porte de l’église du château local 95 thèses récusant la pratique des indulgences. Vous l’avez reconnu, il s’agit de Martin Luther. Son objectif n’est pas de quitter l’église mais de remettre en cause des pratiques qu’il juge contestables. Bon en 1521, il est excommunié ! En Synthèse il sa doctrine : 1. Seule la 2. foi assure le salut et la foi est un don de Dieu (on ne monnaye pas son salut contre des actes de charité). 3. Le purgatoire n’existe pas. 4. Le culte des saints est idolâtre. 5. La seule vérité est celle des saintes écritures. 6. Le nouveau testament n’institue que deux sacrements (le baptême et la communion), les 5 autres sont rejetés (eucharistie, réconciliation, mariage, ordre, sacrement des malades). Donnée subtile mais qui va provoquer des morts il y a consubstantiation et non transsubstantiation lors de la cène ! En gros le pain et le vin sont des éléments terrestres et également le corps et le sang du Christ. 7. Le sacerdoce est universel (pas besoin de clergé pour prier Dieu). Te Deum aide N°1 Page 5

En mars 1536, Jean Calvin (un français réfugié en Suisse) va radicaliser la réforme luthérienne en précisant deux points du dogme : 1. Calvin nie le libre arbitre du chrétien : ce dernier est prédestiné par Dieu à être sauvé ou damné. 2. Lors de la Cène, le pain et le vin sont simplement des éléments terrestres (il n’y a pas de transformation). L’apport de Calvin n’est pas seulement doctrinal. Il organise une République réformée à Genève en 1541 puis donne une organisation très structurée à son Eglise. Il met en place un ministère religieux qui s’il est assuré par des laïcs nécessite néanmoins une solide formation théologique. Chaque église est organisée par : o un consistoire (un conseil de pasteur). o un synode provincial qui regroupe les délégués de tous les consistoires d’une province (deux fois par an) o Un synode national (toutes les provinces). Les signes extérieurs de religion : En résumé, les protestants tendent à être puritains : tenues sobres, mépris pour les divertissements frivoles. Ils pratiquent le prêt à intérêt. Ils célèbrent la cène le dimanche et le mercredi en français et chantent les psaumes. Les catholiques font tout cela en latin !

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Quelques questions à se poser pour les Personnages Joueurs (les PJ) Attention, les règles de Te Deum favorisent très ouvertement les bonnes actions et les personnages moraux ou tout simplement humains (elles pénalisent fortement les fanatiques et les criminels). Cependant, tout cela n’empêche pas d’avoir son petit avis au démarrage. Vos personnages sont catholiques cependant il est intéressant de connaître leur point de vue sur tout cela. 1. Ils sont tièdes ou fervents pratiquants ? 2. Que pensent-ils des réformés ? 3. Que pensent-ils des pratiques de l’Eglise Catholique ? 4. Que pensent-ils des actions récentes menés par les huguenots ? Vos personnages sont français (peu importe leur Province d’origine) et dans l’ensemble que pensentils de la situation du Royaume : 1. Rien de particulier (tout cela est très loin de chez eux !) mais ils font confiance au roi (c’est la base de la pensée chez de très nombreux français qui se définissent souvent comme avant tout habitant d’un bourg voire d’un pays au maximum d’un Province) ? 2. Ils sont choqués par l’intervention des étrangers dans les affaires du Royaume (Médicis, Guise, Espagnols etc.) ? 3. Ils pensent que le Triumvirat va remettre de l’ordre dans tout cela ? 4. Et si le Duc de Guise reprenait la main ? 5. Ils pensent qu’Antoine de Bourbon est le seule Prince de Sang digne de diriger le royaume ? 6. Après tout et si la Reine Mère et Michel de L’Hospital avaient raison (le chemin des moyenneurs ?)

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Pour vous aider à réfléchir quelques points complémentaires sur la société française : Les corps sociaux : La noblesse (1 à 2% des la population) : - La haute noblesse (l’élite, les Grands ! ) - La noblesse d’épée : c’est le cœur de la veille noblesse française issue des croisades. - La noblesse de cloche : les « nouveaux nobles » qui regroupe les magistrats, les administrateurs, les conseillers, etc. Le Clergé (3 à 5% de la population) : - Le Haut clergé (évêques, cardinaux etc) - L bas clergé : curés de campagne, moines t moniales. On forme un curé en 15 jours à l’époque ! La population urbaine (6% en 1500 pour 14% en 1600 !) : elle va doubler en 100 ans : - La haute bourgeoisie : négoce, commerce, sciences. Elle recherche généralement l’anoblissement par des charges ! - La petite bourgeoisie : commerçants et boutiquiers. - Les artisans : ils sont souvent considérés lorsqu’ils sont Maîtres dans leur corporation - La domesticité : valet, servantes, palefreniers etc. - Les intellectuels : étudiant, professeur, libraires, médecins, astrologues. - Les agriculteurs : ceux qui vivent en ville sont nombreux ! - Le bas peuple : porteur d’eau, colporteur, brigands et gueux. La population rurale + de 80% de la population ! Laboureurs, paysans, journaliers etc.

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