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Théories et symboles des alchimistes : le grand-oeuvre ; suivi d'un essai sur la Bibliographie
Théories et symboles des alchimistes : le grand-oeuvre ; suivi d'un essai sur la Bibliographie

Théories et symboles des alchimistes : le grand-oeuvre ; suivi d'un essai sur la

Bibliographie alchimique

du XIXe [

]

Source gallica.bnf.fr / Université de Paris Sud 11

Poisson, Albert (1868-1893). Théories et symboles des alchimistes : le grand-oeuvre ; suivi d'un essai
Poisson, Albert (1868-1893). Théories et symboles des alchimistes : le grand-oeuvre ; suivi d'un essai

Poisson, Albert (1868-1893). Théories et symboles des alchimistes : le grand-oeuvre ; suivi d'un essai sur la Bibliographie alchimique du XIXe siècle

/ Albert Poisson. 1891.

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<x~~M~~a

t,c

PftT~QfM~ ~1,~0~1~) j~

7%

LegranU.oeuvre.-

tS~n~ ~~M essai de bibliographie ~/cA~~M~c~

~M

1891

SymboteappHcabte

pourtout,

ou parMe

des documents m!croft!fnés

Texte détérioré

reHuFe défectueuse

MFZ43-~20-n

Symbo)e appHcabte pour~out, ou part!e des documents m!crof<!més

Ortgtnat MF 243-120-10

!MtStMe

COLLECTfON

SCIENCES

DOUVRAGES

ux

HERMETIQUES

RELATIFS

THËORfES

DHS

SKM~'Mtt'.«.t;r.r'

')L'VR.tf;f:')K\t!;f:"f\t'i;.c;r'r!;rt';t'R!~

& SYMBOLES

A!.Ct!tS'i'S

[.r:(,K\))-(H'V):

.f\):'f~X'

Hmijc'nH'Q!ln IH ¡-(I (q-'I,

1

ùfHAY.o~XAC

(. HC\; C

S!

 

~[)~X

 

–~(-i

 

~t

 

"–––

ALBERT

POISSON

~r.K'S,

-<

~ËORIES

DES

~Ï~~G~Âi~*Œ~V'R~f:

~SYM~

AÏ-CHIMISTES

A<tf0t

~<

~.= I-

r

j_

'S'

~<a-

r

j

~~eS~

!M~~E~~

ir.

~S~O~E~

~AT~ys

~iN~É'T.IC~UES

dUX

!SH~mES~

~J~~ES~.ALCmM~STES.

~~<Wt

~M~Mt

Mr~

~OOVRAGË ORt)Ë.OE

\LE

~~fa~M~tMtt~H~X~

GRAND-ŒUVRE

!'tAt<CHES;.REPRÉSE?!TAti'r;42

.S~C~

FtGURES

BI&HOTHÈQHB

ff,

~«Jt

:t8~

CHACORNAC

SJM~-AftC~~

PARtS

'/f,~

~L

~i~ëG'~<

~ET~LA~tR~~SMUJ~TiO~N

'DES~.MÉT~~

~ParT.,TtFF'EREAU~

L'Atchimisteduxtx'sit'ido

 

Procédé

de

-J

Par

tvot.ia-S.ReitureanctenM

Paracetse

et l'Alchimie

FRANCK~de

t'tnstHut

au

xw

si&cfe r

(<r,

;A,BRULER.7~

Goate

J Pf~fttco

astra).

par

.tutes

de PA.F'US.drccKHrde

t vot. in-S.Rëttttre

ancienne

LERMtNA

tf~t<M<<~

}

CINQ. TRAITES

DES

PLUS

GRANDS

D'ALCHIMIE

PH~.OSOP~ES

PÂRÀCBt.SB,

ALBERT

LE GRANB,

ROGER

~AtU)AUL&

OE VH.LEHEUVE

t

rm~fh

<~

~jFran~afi:

 

ParAtberfPO'SSON

vo).'n-8.Reti6.

Figures,

BACON,

R. LULLE,

;ff.

Histoiregdn~rate

EN

PRËP~ATTOJV

~~–

de t'Atctiimie

~A. ,PÔ!SSON'\

temps

'

depuis ses onginesJB~qu'&aotfe- \f;

~S~

-~v

?

<

f~?KO~!7C7'2'<9~

L'A~fMM M< b science

plus nJM<!HM que nous,

aK~K~

Ma~eft-4~c.

~Mmcn~Mn

t~mm~

La Scholastique avec son ar-

:!<??,

?

T~<fd~d~të apec sa-

p&Mï~o~~ amM~Ë~ FA~ro~rc

q~,

stf~~

ne ~onf~M /mA: ~'<;nyfïn&, eompar~s

stcomp~-

l'Alchi-

'~t~

ÔM~r~

~uot~~goa

~A~s~~ ces vénvtables traitds

~<t MtpJme ~c~ e«f'M~7

hermdtiqües dû

K'aM~

St foss

sur le sujet, XtMtUft'~M

~t'~M~K~M~CMfM

tftfMs A la terminologie alchimique, M enfin vous ~'Cf~

une certaine eoM~cnee

~tt

chimie inorganique, vous

/gfmer~MenM<<<:M7Mm6~M~~60Hra~

QM~aM-uns

~tront~

CM

a vides de

SCM, ~6 CMsymboles m~MfMtM XM< des figures faites

une chose que rOK nf-

ceux que la

~<!Htr.

ffM</f!Ct~

<<e ~t!~r

cn<M~p~, maMt&ïon~pgH nom&re~

sislance irrite et qui atmen~

~M~~KtMe~, ? on<~per!~f4ncc qui est

Me. CetMC-M Mn< <M

~t-RR.~A<

,:°:

m~re~M

ettx,

~fo~

<~

Mt'anf.

Çf<'M~t

prj~me

M ~~M~

prj~me M ~~M~

A jM <K~r

jb

~ ' M n f a i t ,

~'Mn fait,

t~ ~ŒM~~n~ MM r~McAë

cAMM~t!

J't~M~

Dum~ ~r~t!nf

<ftx

ah! ~o<tr

~eOM~r;r

!ot ~M !M~t<tf<tOM

1

d

~M-

mS

f~!

~KM~ &erm''<M

sous celle obscurité

se cac~

M~ oscars,

hm~re.

f< Mt ~rat,

ma

Une fois

fa théo-

neaikAtmt~tte

<:on<m<

~mëofM)

MM~bMrr~~

de J?<ncs<f

Lulle,

~an{6

A~<m~ft<M<r~f~rc~

clef ~('s~rmefjpfïffX

~aMM~e,

B~ncrJ

Tr~Man,:

~ame~ ~o~rBjcon,

Mt< pMe tfe

~m f0t<s ~onnatett',

PMa~c.

WM <fouMf<

Ce ~M MM-paraM-

bj~<~M, ces !m&o!M

Mar.Ke

~atHr

Mtï,

f(M~ `:

d

MM

poa~ fM ~M: comme

M~'o~'pAM,

~e6~efMM-m~

~MeM.COMK~,

fOM ~prOMM~~

~iM.

un ~rd~

mais

M.tfC~<'

Ï~Mn!M<

~!hm~

~i.

n

CofMtttc

fan~tM

MM ~'ait~ï

E~c.

B<s':e~,

rpH~tM

fj~At/n

est /t~

b connaissance

en

dans

r~Mn'~e

le ptus

atM~f~<rM ~taM

~'ran~

m/ï~re

Mt~~ut

<fatM fe~f&nce

VM~a con~M~

romame7

oax n~o-p~ontCtens

et

7~

MC~~

aKx g'noï~KM.

n'o~JrjM~a~

sanctuaires.

~s~rMf

C'e~

c~ ~o-

~p~pACB"

'Vt!

~«e~*

?"

!t~6~

r~

c~tMne)

que date ~n<a-

~menf

f~tfcMmte.

e'M<

alors

Q~

P~a~,

que

/MfM( ~c'<! nOtMï<!n< par-

& ~M~o-D~tHe!-

chrétien,

trou~e

ont

Intro-

xa

~j~s

fMMS MtM ~î

cnfe,

S/n~mï,

C~o~CM

c~

~fK~M

~j'

aomï ~'O~m~,

~oHm~,

de fa

jH~m~ r~.nott~m~

&o[f~o&a~

métallurgiques

et économiques

~~ï~mMaa/OMrj&arM.

cfMC~Mn d l'étude

B~Ag~~aMMn

Chimie

Mr<o;t< ~aM

à

« Co~M<tO~~M<!fcAtn!M<M

q'UC

~S lors

MYcAtmie

e:t

SM ~or<M fraMer~fonï~sd~'M

grecs.

» L'on j[)<:H< constater

constituée

ffe

<0!<KS pt~CM, h

/t<t'<t

sans changer,

TtO~'6~MMhf~<rMMMr.

fmï

ar~

.6 nous

cAtmMfM,

!M Bsr&arM

les retrouvons

observateurs

MM~tMMf

~'FM~

morfs'~n

üctiâent.

M<re les mains ~M~AM~

~sten

~a<Mt~

et opérateurs

sciences,

t?rienl-

Leurs

habiles,

ccerMrM~~

SM ~'nMb

p~ c~&rs

fact~e

citer

~o~

~Mt'MM

fM~e,

r~a~.

de

Le

(Mnnt~rï,

~'6n<M

~~o~e

ef

cabale et mysticisme.

gttx

Cï< G~~r, qui par~k~MntKf

Q!t'f<

& reM

noMS ïH~e

eJM <fe M~M~fM

nomï

AMce'M;,

RA<!ï~,

~~A~M,Cj~,MoMn,/tM~oaf.Alphidius, ArjÈM Morien,

A vec

les A rabes finissen

~A~c'ttmM,

1 les- débuts

de t'A-tc.ii~nie~ efde e~

de-

= pa~xormaMmareAer~~r~MMMMa<

D~ rEMro~

?!

~rrMM

An

Mil,

PRÉFACE

t~

comme une Mr&Mt!MM~M6<'MKOM

c~ aMcArMMmc aw ~n<f

MMla cAoM~. Les °

Croisades aMHMt permis à l'Occident a'acaMjnr gloire et

science. Ce ~tM~ Crot~ï ra~porM~ft~e

p~p~etCH~

ce furent les aMfrM d'Aristote <MAra~.

elles <rat~ des alchimis-

La PAt7oMpMg compta en ~fo~tM de Lille, A~Gr~

d'Aquin, Ra~mon~ ~t<HB La voie était format!

un nouvel MMf<

~em~

f<<mtg

grands Ma~M~.A~K

Ro~r Bacon, Saint-Thomas

ment ouverte, non ïM~ms/tt d ~~ctt'mte mats 4 Mt<<Mles

sciences de ro&Mr~Mn

Grand ~a~afe'!h'& pas substitué l'expérience à faK~dn'~

Roger Bacon ~rt-fe-

~<M<

Les Alchimistes se multiplient surtout

!tM<M

Angleterre,

à la fin du xtV

/Vor-

6~ttxv°

Georges R<

ton, ~ar~o~m~,

célèbre Mco<a! Flamel, en Allemagne

&acA, Ulsted, rn~efm, landais.

en France,

Bernard le Trévisan,

Eck de St<

lé

Basile Fa~<M,~aae&

~0~-

Avec Bacile Valentin nous entrons dans MM

noa- yeMe, ~/l?eA<mM tend au mystisisme, elle s'allie de nou

n~

PRÉFACE

tX

Moa, cotKfM

en

m~me~m~

dans son en fance avec

hcAf'mMpropMme~

la cabale

et la magie,

dite apparatt

et peu

itj&ëSM~ar~~Mm~.

r~M~ant~ siècle est Paracelse.

plus

illustre

de <'A<cMntM(!Mxvt°

Jamais réformateur

ne fut

plus M'o<

~n~ /tmt!M

d'ennentis

pas JnumJrcr

homme

n~t<< tfamtï

aussi cn~o~t-M~

ci

aussi acharnés.

Mt

les n'H~r~! de ses disciples

voiume

entier

ne XM/<M<<

ci les pamphlets

de ses ~MC~t<fï.L!:s

fftfï

connus des paracelsistes

furent

7'AK~

Cro~,

Dcra,

et surtout

\R~Bjt~f/,

Lt'~t'fK}.

P<'no< Q~rc~MM!

mMfM

~/amMA:Dcn)-~

celte époque n'appartenant

Zaclaaire,

Blaise

B~r~r~

Les at~-s

d aucune

école

de Vf~f~re,

alchi-

sont

Bar-

naHM,

~5M~~M~ft:

Grcxpaff~

à cdM o"eMX Jean-Baptiste

la « Magie M<M~)

ne~.

Vteo~

G~~K C~fM

Ccïmcjt'0~.

On

pM D~co,

~H< meRre

Por:a,

l'auteur

bien connu

de

et de

la P~t'onomM

humai-

AKXVtt".S<JC~M<cMfHfee~

dans

tout

son JC~~M

-adeptes sillonnent

SCMM6 d'~fn~par

nai.

sous

villes, ne s'adressent

une misérable

Véritables

~HM~r

~monfrM~

~nM

la

réellement

('ton-

se cachant

les grandes

faits.

désir

est

C'est

l'Europe,

des transmutations

apôtres, vivant pauvrement,

apparence,

qu'aux

ils vont

Mfanb;

par

par

leur unique

des

&f<'n~~f'cMMK

ainsi

que Van Helmont,

B~ard'

Pise,

CroH~

n.

'X

-1

PRÉFACE

Maamert'e, ~~f~Tw

/~r~CMM~M

r~~HM~.f~

a~M~ la soif

de l'or s'empara

du mondee

f~&t!</a<

M<Kr, <OM~!COMMftb MfKn MoP~OtMt tMprMM! <

~roMMCompa~AMfmMi)Md

~'a~e ~MfHent

au

~')'at!<p«fr~

ï'<~onngn<

/am~M!eM6t'~

~neoM~a/M~'Af<t~'M~eMMMrf<!<n.

Les traités a'afc&ftn'e st~e ïont innombrables,

nom~ct~r, M!f/PAt~<A<

Michel Mayer. ~M Mconjf fat~noM trouvons

tier, ~Vurseme~, Co~Mon, ~fr~<t!0~, Salmon, ~~f

P~~HEaM~ &!MtR<M!a))t~

p)'JïMMt~?~M~te<e<

les

médecins surtout et

les pharmaciens

~M«

oaM

Mt<

l'hermétisme.

En m~me<em~

des Rose-croix sur laquelle

~«t Oft(ft< le /0t<r att X~ff°

mais il n~'

a paï di grand

CAaf-

&ÏfeAt(!

-!V

AuXV~e~

M~eAt'm'e~M

p~Mg~M~MCt!, contraire, ~CM~t~g

~aeAt'mM a pM~rM~ (ta

science, les découvertes M XMC~M<, ? faits s'entassent

L'Alchimie a bien encore des partisans,

M

mais ils se ca-

<;<n<a~a pour travailler,

MïM!<'x.~n'a~Mïa'adep<M,OKMCo'!<M~~r~tn!-

ou de produire

compilations sans valeur aucune. P~R

primer ~M traités anciens,

on les regarde

comme des

au /0tfr~s noms à citer:

L

PRÉFACE

Xt

.F~me~,

toiré

m<!tn.

de

R~oar,

!a philosophie

f.MMtM

Lenglet

Dtt/rMno~

hermétique,

{'A~cAtMtg

au

auteur

de r~M-

JLf<'OMt Saint-Ger-

X~

!~e~

~nf~ =

avec deux charlatans,

BaMno~MJc~f/cA<m<e

Cagliostro

et E'~tta.

semble

morte,

ce n'est

plus

MM~ce CK''MMM, intéressante

de

la

chimie.

nous

n'M

D'alchimistes

trouvons

~tt'tt~~

l'histoire

que doctrine,

que

à eoMaKr<:

pour

attachés

deux

A l'anti-

C~~M:

et

Cambriel.

&! eAt'tnMnïOt~r~

m~mMCOM~MStonï

cor

sctence tendent

à r~reaM

~tt'f'~

et LoaM

Lucas c'est

de

Quant

s1appuient

abttmt!<M

pour arriver

proprement

d~Oto'gf~ï

nt~M~

que tes les ~Mt~MS

chose

curieuse,

A démontrer

<'Ht<M de la

sur

aux

dits,

la

par

e<!M~MM<

~Kg ~<Aa~or0

tourne autour

pO!S<6tffM ~<: h-<rans'MMMMa.

apaf<

du soleil,

(f~

dit positivcment

et après

deux

mille

Copernfc

r~a&Mce~MCt<~

vérité

1

Hest

frat

terre

ans d'erreur

V

Quelques

mob

n)<!t'f!~naf!< sur ce livre.

On s'est

<~a~Ct'

de, le rendre aussi

s'y <Mha~<M<

~ra<Mf:,

clair

niais

en

toutes choses

~moM-

et

mé-

que possible, comme

lire

rigoureusement

une

avec ~(Mt'Ot

est n~MtH'~

?0~.

Les gravures

ont été reproduites

par des procédés

.~XU.EMfACE_

pnotot~-pt~tMï,

l'exactitude,

ctfM ne

MMMn< aonc

Les nombreuses

citatians

rien dMfr~f

pOKr

~f<! ~~tM<<n<f[s-

pensables

traduites

reproduites

pour ~pt<)-er

ce que

nous avançons

ont

/t~<emM<

OM si elles étaient

M

avec leur orthographe.

ft'~Kx français

été

On trouvera

/a

mant la signification liste

communs,

une

volume un ~Mftjftndff~

 

r~H-

des ~tK~o~x

hermétiques

les

plus

des auteurs

cités

dans ecyo~med

un essai

enfin

sur la bibliographie une table

analytiquc

Cet ouvrage

continue

aMim~N~

Mï A'StHjt!.

une ~nc

~x

de notre

sur

~cf~

rAMt-

mie, ïJrfC

lion- des Cinq traités d'Alchimie.

fM'rer

~n~Mt'M/ttï~M'd

laboratoires

nous avions

nos

COmm~Cjë

la puhlica-

de

&ptt<ï-

sur

les

que

~r

Nous nous proposons

FA~c&MtM

puis

une

~a~

MCc~tMment

r~jfM

/oars,

alchimiques,

des Philosophes

les instruments

hermétiques.

~< ~s opérations

chimiques

A. PotSSON.

THÉORIES

DES

& SYMBOLES

AZC~A~r~

LE GRAND-ŒUVRE

PREMIËRE

PARTIE

LES THEORIES

CHAPITRE

1

DÉFINITION

DE

L'ALCHIMIE.

L'ALCHIMIE

VULGAIRE

ET

LA PHILOSOPHIE

HERMÉTIQUE.

TES.

LES BUTS DE L'ALCMMÏE

SOUFFLEURS

ET

ADEP-

LE GRAND-ŒUVRE,

L'HOMUNGULUS, L'ALKAEST, LA PALINGÉNÉSIE, LE SPI-

RtTUS MUNDI, LA QUINTESSENCE, L'OR POTABLE.

Qu'est-ce

qu'une

Alchimistes

science

que l'Alchimie

naturelle,

eux-mêmes,

? pour

nous

ce n'est

guère

mère

de

la

Chimie.

Mais

les

comment

définissaient-ils

leur

2

THéORtES

ET SYMBOLES

science.

« L'Alchimie,

apprend

à changer

espèce,

qu'en donnent

a (Le cie!

dit Paracetse,

d'une

philosophes).

est une science

espèce

C'est

ainsi

qui

tes métaux

des

en une autre

la dé6nitioa

ta plupart

des alchimistes,

Denys

Zachaire,

dans son «O~Mc«/c

philosophie n~Kr~~

des métaux,

relie,

sur

a dit:

«. C'est une partie de j-hitosophienatu-

la façon

en ses

de partage

opérations,

les métaux

au

plus

démontre

taquette

terre,

imitant

la Nature

prèsquetuyestpossibte donne une définition

science qui enseigne

RogerBacoft,

esprit

:« L'Atchimie

exact,

esth

ou =-

leur

de ta

plus précise

à préparer

une certaine médecine

imparfaits

même

étixir, lequel éfantprojcté

communique

sur les métaux

dans

la perfection

te moment

projection)).

(Miroir

d'Atehimie.)E)e

même (efÂrgyro-

et la Chrysopée

prochaine

à donner

c<~r~

dans

pée

matière

métaux

est

de l'or

l'art

à la

qui

enseigne

et de l'argent,

Apo~og-MC/t~'sop~'ta'

la forme

brillait

sciences,

dec.s

tout

et voici

Claves:

(G. Au xvttt"siècle

où la chimie

les deux

ro~M~.

son éclat,

it fallut din'érencier

'5

F

/,J~

f(~

commenten

parle domPernety:

« La chymie

vulgaire

est fart

de détruire

les composés

que la nature

a formés~

et-la chymie

hermétique

est

l'art

de

travailler

avec

ta

nature

pour

égyptiennes).

tes perfectionner

".(Fables

grecques

et

LESTHÉORtES

Mais

tous ces alchimistes

n'ont envisagé

que

la haute

Atchimie

les souffleurs,

it y avait

en effet deux

espèces

de théorie,

vrai

d'alchimistes

travàiBant

gens dépourvus its cherchaient

à

l'aventure,

phate,

il est

ta pierre

phitoso-

de

mais empiriquement,

entre temps,

ils faisaient

la chimie industrieUe,

fabriquant

pierres

précieuses,

des acides,

des

des

savons,

alliages,

de fausses

des

cou-

leurs

tes

de

ce

ce sont

sont

eux

qui donnèrent

naissance

aux chimis-

le secret

de la

eux qui vendaient

 

pour-de

l'or,

charlatans

et

filous,

l'argent

faire

de

ils faisaient

fausse monnaie,

doré, supplice

plus

réservé

/hermcttques

flagellaient

à la

d'un

souffleur

fut

pendu au

gibet

les

ces

Ils

à cette

sorte

d'imposteurs;

dédaignant

philosophes

travaux

s'adonnaient

non

au contratre,

dunom

de

qu'ils

avarice

de sophistications,

philosophale

recherche

mais

pour

la pierre

l'amour

de la science,

par

avaient

des

théories

spéciales

qui

ne

leur permettaient

de s'écarter

de certaines

que

précieux,

limites

dans

leurs recher-

de la pierre

philosophale.

métaux

que

les

et

et généralement les souffleurs

fai-

produits

minéral.

hétéro-

Aussi

les.

pas

ches.

Ainsi,

les

dans la préparation

sur

ils ne travaillaient

sur

saient

clites

les

tandis

cornues

animal

métaux

déMèr

dans

leurs

du règne

végéta!,

4

THÉORIES

ET

SYMBOLES

Philosophes

perseverent-its

tracée,

tandis

leurs doctrines

que les

soufreurs

dans

traversent

la voie

intactes

qu'its

se sont

des siècles,

abandonnent

peu à peu des

recherches

de

peu

~Alchimie.

coûteuses

prosaïques

et

mais

choses

ta Chimie

se constitue

très longues

pour

d'un

bon rapport,

s'cccuper

peu

à

en science

et se sépare

de

On

ne peut mieux

résumer

la question

qu'en

citant

un

de [af/~MMMMefMnM.

de Beccher.

qu'à

passage <{ Les faux alchimistes

ne cherchent

faire de l'or,

les vrais philosophes

ne désirent

que la science,

tes pre-

miers

autres

Nous

ne font que teintures,

sophistications,

inepties,

s'enquierent

des principes

allons maintenant

examiner

des choses

».

les problèmes

les

que

les atchimist~s

se proposaient

de résoudre.

Le premier

et te principal

posa, nommé

sophique

muer

naissait

consistait

dans fa préparation

médecine,

de la propriété

d'un

com-

élixir, magistère,

pierre philo-

de trans-

ou philosophale,

doué

en or ou en argent.

les métaux ordinaires

deux élixirs,

On recon-

en

un blanc transmuant

tes métaux

et un rouge les transmuant

cette

argent

grecs connaissaient

distinction

en or.

en

Les alchimistes

deux

élixirs,

le

premier

{aunissa~t,

blanchissait

tes métaux,

~M&M?t; (voir Berthelot

~uxM:

te second

tes

Oft~MM

Mf~f-

t.ËSTH6oR!ES

mM). L.a p'erre

philosophale

n'eut

d'abord

quun

mais plus

pouvoir transmutatoire

sur les métaux,

simple

tard

les

philosophes

hermétiques

tui reconnurent

une fbute~'au-

;tes propriétés

mant, guérir

ne au-delà

produire

des pierres

précieuses,

à celui

du dia-

les maladies,

des timites ordinaires,

toutes

prolonger

donner

la vie humai-

qui

la

possède

aux puissances

développé

!a science

dans

infuse

et le- pouvoir

etc.

On

partie

de commander

ce point,

que

cétestes,

trouvera

ptus tard

Dans

plus

la

its

ta seconde

alchimistes

des métaux,

autres

de cet ouvrage. but

pour

Les premiers

transmutation

rent plusieurs

n'avaient

mais

ils se proposè-

leur orgueil,

problèmes.

crurent

ptèces

le Grand

droïde

pouvoir

des

êtres

s'égaler

animes/Déjà

à

Dieu

suivant

avait construit

un automate

et

auquel

il avait

donné

la vie

par

créer

de

toutes

ta tégehde'Atbërt

en

des

bois,

un

an-

conjurations

puissantes.

.être

Paracetseatlaptustoin

en chair

De

et prétendit os, t'homuncutus.

rcrunt

créer

un

vivant

et en

natura

On

trouve

ani-

les

chaleur

Bientôt

dans

m~teo

der.

maux que

son traité

(Parace~t

11) la manière

pour

opera omnia

de procé-

c&MKco chirargica, Dans

un récipient

nous

favorables

tome

on place différents

pas

et

et une

produits

cause

ne nommerons

pour

.inftuences

des planètes

la réussite

douce

sont nécessaires

de l'opération.

t

6

THÉORIES

ET

SYMBOLES

une

s'élève

humaine,

que

dans

estné!

t'en

tégêfe vapeur & peu la forme

te parti

peu

elle parle, t'homuncutus

sérieusement

de le nourrir.

le récipient,

la petite

créature

elle

Paracets~indique

en

peut tirer

et la

prend

s'agite,

très

façon

Les alchimistes

solvant

universel.

cherchaient

Ce

encore

liquide devait

l'alkaëst

ou

dis-

dissoudre

tous

les

Les uns

te voir

qu'on

son

qu'un

crurent

dans

corps

tapotasse

dans

oubtté

y plongerait. d'autres

c'est

dans t'eau

Glauber

caustique,

sel admirable

point,

te vase

régaje,

Ils n'avaient

tout,

quel-

trou-*

(sulfate

de soude).

que l'alkaëst

qui le contenait.

dissolvant

aurait attaqué

n'y a d'hypothèse

que vérité,

Mais comme

découvrir

si fausse

qui ne fasse

en cherchant

t'atkaëst

tes alchimistes

il

vërent plusieurs

corps

nouveaux.

La Patingétiésie,

peut comme conception,

être

rap-

de t'homuncutus.

effet

Ce mot signifie résurrection,

par laquelle

on reconsti-

cendres.

Kir-

la façon.

prochée

c'était

tuait

cher

de faire

en

une opération

une

fleur,

un arbuste,

dans

renaître

avec ses seules

son AftM~M

une

~rnMMM

a indiqué

fleur

de ses cendres.

Les

titus

due dans

alchimistes

mundi, l'esprit

l'ait,

saturée

essayèrent

du monde.

aussi

de recueillir

Cette substance

des influences

planétaires

te Spi-

répan-

possé-

LES

THÉORIES

7

dait

une toute

de propriétés

merveilleuses,

dans

decryptogame,

ptuye

de

notamment

la rosée, dans

qui apparaît

t'ëquinoxe

me

le flos ca~<

pour

la faire

de dissoudre

l'or.

Ils la cherchaient

sorte

ptuies

pour

tej~MC~Kouhostoc,

après tes grandes

sert d'instrument

ou ta manne universelle

« La

faire sortir

que

de ta terre

je vais cueillir

corrompre,

afin

qui est la vraie

radicalement

d'en séparer

miraculeusement

une eau

fontaine

de Jouvence

qui dissout

l'or

(de Respour.;

Rares expériences

sur f<?ï-

prit minéral).

Le problème

de la Quintessence

était plus rationne!,

il s'agissait

plus acttves

des procèdes

d'extraire

te résultat

distittatoires.

de

chaque

corps

les parties

les

nnmëd.at fut le perfectionnement

Enfin les alchimistes

l'or étant

un

cherchaient

l'or potable.

être

Suivant

un remède

une résistance

eux,

corps parfait,

devait

énergique

et communiquant

à l'organisme

cônsidérabte

à toute

espèce

de maladies.

Les

uns

se

servaient

d'une

solution

de chlorure

d'or

ainsi

qu'on

peut levoir

par te passage

suivant

« Si on verse

abon-

damment

de l'eau

dans

de l'étain,

du

plomb,

précipité,

t&t que vous remuerez

a accoutumé

cette

solution

et qu'on

y mette

du fer ou du bismuth,

l'or

étant

de s'attacher

au métat.

Et

aussi-

t'eau,

t'or précipité

qui ressemble

8

TttÉORtES

ET

à

un timon

trouble

se rassemble

SYMBOLES

dans l'eau

M (Glauber

L.i m~ectac

L . i m ~ e c t a c

~ais

gëneràtëm.ënt

Mm't'erM~c).

[es empiriques

vendatént

fort

cher

sous

couleur

le nom

jaune,

fer.

Comme

de sujets

d'or

potabte,

tout

liquide offrant

une

la solution

de perchtorure

ne manquaient

Alchimistes

mais

belle

de

pas

notamment

on le voit, les

pour exercer

leur patience

le plus grand

nombre délaissant

les probi&mes

secondaires,

ne poursui-

~aient

que

la réalisation

du grand-œuvre.

La plupart

des traites

hermétiques

ne parlent

que

de la pierre

phi-