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L’eau, histoire et propriétés physico-chimiques

Hydraulique Urbaine

L'EAU, C'EST QUOI ?

L'eau, très présente sur notre Terre et indispensable à la survie de tout être vivant, animal ou végétal, n'est pas un liquide banal. Elle a des propriétés physiques originales qui résultent de la composition de sa molécule et de la façon dont ces molécules se lient entre elles. On peut la trouver sous trois formes :

liquide, solide ou gazeuse.

la trouver sous trois formes : liquide, solide ou gazeuse. L'HISTOIRE D'H²O L'homme n'a cessé de

L'HISTOIRE D'H²O

L'homme n'a cessé de s'interroger sur la nature de l'eau. Pour Aristote (384-322 av. J.C.), l'eau avec le feu, la terre et l'air, fait partie des quatre éléments de la réalité universelle. A la même époque, Démocrite (460-370 av. J.C.) pense au contraire que la matière a une nature corpusculaire (le mot atome vient du grecatomos = indivisible). La théorie aristotélicienne est admise jusqu'au 17ème siècle. Mais, à la fin du 18ème siècle, tout est remis en cause. Le physicien anglais Cavendish à démontrer en 1766 que l'eau était formée d'hydrogène puis Joseph Priestley découvre en 1774 l'oxygène. Le 27 juin 1783 en France, Lavoisier et Laplace réalisent la synthèse de l'eau à partir de 2 volumes d'hydrogène et d'un volume d'oxygène. En 1800, Anthony Carlisle et William Nicholson effectuent la première analyse de l'eau en y plongeant des fils de cuivre reliés à une pile (inventée cette année là par Volta). Ils récupèrent alors 2 volumes d'hydrogène et un volume d'oxygène. La formule chimique de l'eau est donc H2o. La recherche sur la structure de l'eau ouvre ainsi la voie à la chimie moderne

Seulement 3 atomes pour les plus grandes potentialités

La molécule est le plus petit fragment "possible" d'un corps donné. Elle conserve toutes les propriétés physiques et chimiques de celui-ci. En ce qui concerne l'eau, nous atteignons par divisions successives ce "grain" ultime :

la molécule d'eau.

Celle-ci a une dimension de l'ordre d'un milliardième de mètre, soit un nanomètre (10-9). La molécule n'est pas une boule. Elle est constituée d'un atome d'oxygène relié à deux petites "boules" qui sont des atomes d'hydrogène.

Sous une apparente simplicité, 3 atomes dont 2 d'hydrogène, l'eau cache des priorités d'une richesse exceptionnelle dues en particulier à sa structure spatiale.

Sa forme, qu'on nomme tétraèdre, est souvent comparée à la tête de Mickey. L'un des sommets de la molécule d'eau est libre, seulement occupé par le doublet électronique libre de l'atome d'oxygène. Les polarités des liaisons atomiques permettent d'établir différents types de liaisons réversibles, qui sont pour une grande part responsables des extraordinaires propriétés de l'eau.

LES TROIS ETATS DE L'EAU

L'eau, sous l'action conjuguée de la chaleur et de la pression atmosphérique, change d'état, passant de celui de vapeur à l'état solide ou liquide.

et de la pression atmosphérique, change d'état, passant de celui de vapeur à l'état solide ou

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1- L'état de vapeur (état gazeux)

Le phénomène d'évaporation de l'eau, c'est à dire le passage de l'eau de l'état liquide à

l'état de vapeur est très important. L'eau, en se transformant

en vapeur, passe à l'état gazeux qui est celui du désordre

maximal des molécules, ces dernières sont tellement agitées

que les forces d'attraction terrestre s'exercent de façon

beaucoup moins forte. Ce phénomène se produit à partir des

plans d'eau, des sols humides, mais aussi dans ce qu'on

appelle l'évapotranspiration, par l'intermédiaire de l'extraction

racinaire de l'eau du sol et ensuite par la transpiration de cette

eau par les feuilles des plantes.

la transpiration de cette eau par les feuilles des plantes. L'eau évaporée va transiter dans l'atmosphère

L'eau évaporée va transiter dans l'atmosphère sous forme de vapeur invisible où elle reste

pendant huit jours en moyenne. Puis l'eau va former des nuages qui vont retomber en

pluie sur les continents et les océans. Le cycle de l'eau dans l'atmosphère sous forme de

vapeur est assez court mais cependant vital car c'est la vapeur d'eau qui est à l'origine des

520 000 km 3 annuels de précipitations qui alimentent les réserves d'eau douce, que ce

soit sous la forme de pluie, de neige ou de grêle, Par rapport à la masse totale de

l'hydrosphère, la vapeur d'eau ne représente à la surface du globe qu'une toute petite

quantité puisqu'elle est égale à 0,001 % de la totalité de l'eau.

2- L'état liquide

C'est la forme de l'eau la plus répandue sur Terre. Il y a d'une part

l'eau douce qui représente 2,8 % de l'eau totale du globe. Dans ce

faible pourcentage, les glaces polaires représentent 2,15 %, les eaux

souterraines 0,63 %, les eaux de surface (lacs, fleuves et rivières)

seulement 0,019 %. Reste 0,001 % pour l'atmosphère. L'eau douce

contenue dans les glaciers reste très difficilement accessible à

l'homme.

reste très difficilement accessible à l'homme. Le reste, c'est à dire l'eau salée, est contenu

Le reste, c'est à dire l'eau salée, est contenu dans les mers et les océans. Ces derniers

représentent 90 % de l'hydrosphère et couvrent plus de 71 % de la surface terrestre.

3- L'état solide

Une partie des 2,8 % d'eau douce, soit un volume de 30 100 000 km 3 , est stockée sous

forme de glaciers ou sous forme de neige, soit 2,15 % de l'eau sur terre.

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et propriétés physico-chimiques Hydraulique Urbaine En fonction de l'altitude et de la température, les

En fonction de l'altitude et de la température, les précipitations se font sous forme de neige ou de pluie. La neige est un stockage temporaire appelé à disparaître lors du redoux. Lorsque la température remonte, soit la neige retourne directement vers l'atmosphère par évaporation, c'est la sublimation, soit la fonte lente du manteau neigeux permet à l'eau de s'infiltrer dans le sol ou de ruisseler vers les rivières.

Les glaciers représentent actuellement 10 % des terres émergées. Ils sont surtout présents aux pôles. Les calottes glaciaires des pôles Nord et Sud sont les plus grands réservoirs d'eau douce de la planète. Les glaciers sont alimentés en surface par la neige. Ils ne sont pas immobiles mais s'écoulent lentement, emportés par leur propre poids, vers l'aval. Suivant le type de glaciers, leur vitesse de déplacement peut atteindre un mètre par jour ou par an. La masse des glaciers est très importante et, s'ils devaient fondre, le niveau des mers remonterait de près de 200 mètres.

La liaison hydrogène

Chaque goutte d’eau contient plusieurs milliards de

molécules d’eau, reliées les unes aux autres par leurs

pôles, chargés électriquement : un pôle chargé

négativement (l’atome d’oxygène) et un pôle chargé

positivement (les atomes d’hydrogène).

© CNRS / A. L. Siat - Ecole Estienne
© CNRS / A. L. Siat - Ecole Estienne

En présence les unes des autres, les molécules vont se

comporter comme de petits aimants : leurs pôles

électriques positifs et négatifs s’attirent réciproquement et les molécules se rapprochent

afin que chaque atome d’hydrogène (positif) de l’une se place près de l’oxygène (négatif)

d’une voisine.

Les molécules d’eau sont alors liées par ce que l’on appelle une liaison hydrogène, cette

liaison étant assurée par les atomes d’hydrogène. Ainsi, l’eau n’est pas un liquide

ordinaire : au sein d’une même masse d’eau, la plupart des molécules sont liées entre

elles en une sorte de réseau sans cesse changeant et modulable d’une fraction de

seconde à l’autre.

En effet, si l’union à l’intérieur même d’une molécule, est très stable, il n’en est pas de même en ce qui concerne les liens entre les molécules. Ces dernières sont à la fois très proches et très libres, elles se lient entre elles et se défont tout aussi rapidement, elles "roulent" les unes sur les autres, changeant sans cesse leur ordonnancement. Cette liaison hydrogène est donc plus faible que celle qui soude entre eux les trois atomes de la molécule, mais cependant suffisamment forte pour expliquer les propriétés exceptionnelles de l’eau. Dans l’eau, les molécules H2o ont une telle attirance électrique les unes pour les autres qu’il arrive qu’un atome d’hydrogène de l’une soit capté par l’atome d’oxygène de l’autre.

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Cet échange transforme les deux molécules H 2 O de départ en H 3 O et OH ; le nombre d’atomes et de charges électriques + et – n’est plus le même de chaque côté : d’un côté on trouve OH - et de l’autre H 3 O + . Ces molécules modifiées s’appellent des ions et leurs propriétés s’annulent : l’eau est électriquement neutre.

Une représentation de la liaison hydrogène entre deux molécules d'eau. Dans l'eau, de nombreuses liaisons de ce type s'établissent entre les molécules. Elles sont à l'origine de certaines des propriétés très particulières de l'eau.

L'eau peut se former spontanément à partir de deux atomes d'hydrogène et d'un atome

d'oxygène, mais seulement sous certaines conditions :

§ Des quantités suffisantes d'oxygène et d'hydrogène,

§ Une température pas trop élevée (pas plus de 2 000 à 3 000 °C)

§ Un rayonnement ultraviolet pas trop important.

Or, ces conditions sont difficiles à réunir. En particulier, l'univers comporte 90 %

d'hydrogène contre "seulement" 0,1 % d'oxygène. En l'état actuel de nos connaissances,

la Terre est la seule planète du système solaire comprenant de l'eau liquide. Nous vivons

donc bien sur la planète de l'eau

qui est aussi la planète de la vie.

LES PROPRIÉTÉS DE L'EAU

http://www.cieau.com/tout-sur-l-eau/les-proprietes-de-l-eau

La liaison hydrogène est à l'origine des propriétés chimiques et physiques particulières de l'eau.

L'eau peut se trouver sous trois états : liquide, solide et gazeux. Seul ce dernier état correspond exactement à la formule classique de la molécule d'eau H2o. Les deux autres, liquide et solide, sont plus compliqués, et c'est cette complexité qui leur confère leurs propriétés exceptionnelles.

Propriétés chimiques

L'eau est une substance qui a une forte propension à dissoudre d'autres éléments. De ce fait, elle peut attaquer les parois d'un récipient qui la contient, sculpter des paysages. Elle peut aussi dissoudre des gaz présents dans l'air comme le gaz carbonique ou l'oxygène (oxygène dissous). L'eau contenue dans le corps humain sert de support à la multitude de réactions et d'échanges qui sont nécessaires à la vie.

L'eau vraiment pure n'existe pas. La définition de l'eau pure diffère suivant les usages que l'on veut en faire. Ainsi, un buveur d'eau n'aura pas les mêmes critères d'appréciation qu'un chimiste. Le premier voudra une eau débarrassée des germes mais pas des sels minéraux sans laquelle elle serait imbuvable. Le second cherchera à la débarrasser de ses cations et de ses anions mais ne se préoccupera pas de la présence de matières organiques.

La première opération chimique réalisable avec l'eau est sa dissociation en protons H + et en ions hydroxyles OH - . La répartition entre les deux se mesure avec le pH (potentiel hydrogène). L'échelle va de 0 à 14 : plus on se rapproche de 0, plus l'eau est acide, plus on se rapproche de 14, plus elle est basique. L'eau est neutre lorsque son pH est à 7.

L'eau joue un rôle très important dans toutes les réactions chimiques qui impliquent des matières chargées électriquement.

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Outre ses qualités chimiques propres, l'eau est un excellent véhicule, notamment pour les agents agressifs comme les acides ou le gaz carbonique. Le gaz carbonique dans l'eau se transforme en un acide faible qui dissout, entre autres, le calcaire. Cependant, une élévation de température ou une aération de l'eau précipite le calcaire sous forme de tartre. De la même façon, l'eau des océans régule la teneur en gaz carbonique de l'atmosphère.

Propriétés physiques

L’eau a de nombreuses propriétés physiques assez particulières.

Le principe d'Archimède

Le principe d'Archimède s’énonce ainsi : "Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée vers le haut équivalente au poids du liquide qu'il déplace". Ce principe se fonde sur la réalité de la pression hydrostatique : la masse d'un corps est neutralisée par une poussée hydrostatique vers le haut. La poussée hydrostatique est toujours égale au poids de l'eau déplacée par le corps. Si le corps est plus dense que l'eau, il coule ; s'il est moins dense, il flotte; si sa densité est la même, le corps reste flottant à n'importe quelle profondeur.

L'application la plus courante de cette propriété est la flottaison des bateaux assurant les transports maritimes et fluviaux.

Le principe de Pascal

L'eau ne peut pas se comprimer, ni augmenter de volume, c'est le principe de Pascal. Si on lui fait subir une pression, elle va retransmettre cette pression subie. La pression d'une masse liquide est la même sur tous ses points d'application. C'est sur la base de ce principe que fonctionnent des appareils tels que les presses hydrauliques ou les systèmes de freinage hydrauliques.

Autres propriétés physiques

Une des propriétés physiques les plus particulières de l'eau est que, lorsqu'elle gèle dans

, dû au fait que la glace est plus légère que l'eau. L’eau augmente de volume en se solidifiant, sa densité va donc être moindre.

La densité est le rapport de la masse par rapport au volume :

Densité de la glace : 0,920 g/cm 3 - densité de l'eau : 0, 997 g/ cm 3 .

Ainsi, la glace va flotter à la surface de l'eau. On peut observer ce phénomène en mettant des glaçons dans un verre d'eau, on constatera que les glaçons remontent

automatiquement vers la surface. Le coefficient de compressibilité isotherme est petit mais suffisant pour abaisser le niveau des mers de 40 mètres. En conséquence, lorsqu'il y a de grandes décompressions atmosphériques, liées à des tempêtes, le niveau des mers remonte. La tension superficielle est aussi très élevée, ce qui permet à l'eau de s'insérer

partout, dans les crevasses, les rochers

et ainsi, lorsqu'elle gèle, de faire éclater les

rochers. L'eau tient une part importante dans le modelage de nos paysages.

Propriétés thermodynamiques

Les propriétés thermodynamiques de l'eau sont très utilisées dans la vie courante.

les lacs, les rivières

elle ne commence pas à geler par le fond mais par la surface. C’est

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L'eau un fournisseur d'énergie

Les propriétés thermodynamiques de l'eau ont commencé à être utilisées de façon

empirique bien avant d'être démontrées de façon scientifique. L'énergie mécanique fournie

par l'eau a été utilisée pour faire tourner les roues à eau, les moulins

de l'énergie fournie par les propriétés thermiques de l'eau. Ainsi la machine à vapeur, créée par Watt en 1769, utilise l'énergie fournie par la transformation de l’eau en vapeur, sous l'action combinée de la chaleur et de la pression. Les premiers trains à vapeur utilisaient ce système.

Les variations de température de l'eau

L'eau change d'état à une température qui dépend de la pression. L'eau se solidifie à 0 °C et devient vapeur à 100 °C. Cependant, la pression peut modifier ce rapport. Ainsi en haut de l'Everest, l'eau bout à 72 °C, la température d'ébullition décroissant avec la pression. C'est également ce qui permet aux patineurs de glisser sur la glace. En réalité, ils glissent sur une fine pellicule d'eau formée sous la pression du patin. Cette fine pellicule se solidifie immédiatement après le passage du patin.

Puis on va se servir

L’eau peut rester liquide à des températures inférieures à celles auxquelles elle gèle habituellement, jusqu'à - 40 °C : c'est ce que l'on appelle le phénomène de "surfusion". C’est dû au fait qu'il faut souvent un petit corps solide ou une bactérie pour commencer ce processus de solidification. C'est ce procédé qui est appliqué pour la fabrication de la neige artificielle dans les stations de sports d'hiver.

L'eau un très bon conducteur

L'eau est également un conducteur, propriété souvent utilisée, notamment pour le transport d'énergie. Par exemple, l'eau a une très bonne conductivité thermique, à peut près quatre fois supérieure à celle des autres liquides. La principale application de cette propriété est domestique, c'est le chauffage central.

L'eau est un mauvais conducteur électrique lorsqu'elle est pure, mais lorsqu'elle est minéralisée, qu'elle contient des sels dissous, elle devient conductrice de l'électricité.

C'est pour cette raison que l'installation de prises électriques dans les salles de bain est strictement réglementée en raison des risques d'électrocution que cela peut provoquer.

La chaleur spécifique de l'eau est une autre de ses propriétés. L'eau peut emmagasiner de grandes quantités d'énergie, et peut ainsi fortement influer sur les écarts de température terrestre. C'est pour cela que les climats dits "continentaux" connaissent des écarts de température bien plus importants que les climats océaniques, ces derniers étant adoucis par l'influence des océans.

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L'EAU DANS L'UNIVERS

La quantité d'eau présente sur notre planète est toujours la même depuis plus de 4 milliards d'années.

De l'Univers au monde de l'eau

Pour la quasi-totalité de la communauté scientifique, l'univers est né il y a quelque 15 milliards d'années, d'une extraordinaire explosion. Après ce Big-Bang, un formidable chaos provoque nuages de gaz et de poussières, à partir desquels se forment les galaxies et les planètes. Parmi elles, la Terre prit forme il y a environ 4,6 milliards d'années

C'est alors une grosse boule chaude d'aspect lunaire

taille kilométrique, libérant l'eau sous forme de vapeur au moment de l'impact.

Il y a 3,9 milliards d'années, le bombardement s'achève et la croûte terrestre se refroidit à une température suffisamment basse pour que l'eau se condense sous forme liquide. La vapeur d'eau apparait dans le ciel, formant un écran opaque de 15km d'épaisseur, provoquant des pluies torrentielles.

En quelques dizaines de millions d'années, la Terre se couvre d'eau, un océan recouvre la plus grande partie du globe. Les pluies diluviennes sont à l'origine des cycles d'érosion et de sédimentation. La réserve d'eau douce se constitue. Celle-là même que nous puisons encore aujourd'hui

L'eau sur la planète

L'eau recouvre 72 % des 509 millions de km2 de la surface du globe. On estime son volume à environ 1400 millions de km 3 soit 1 400 exalitres (10 -18 ). (1 million de m 3 et 1m 3 = 1000 litres). Ce qui représente un cube de plus de 1000 km de côté. Ce volume d'eau est stable à travers les âges.

L'eau de la planète bleue est à 97,2 % salée. Cette eau salée se retrouve dans les océans, les mers intérieures, mais aussi dans certaines nappes souterraines. L'eau douce représente 2,8 % de l'eau totale du globe. Dans ce faible pourcentage, les glaces polaires représentent 2,15 %, les eaux souterraines 0,63 %, les eaux de surface (lacs, fleuves et rivières) seulement 0,019 %. Reste 0,001 % pour l'atmosphère.

LE CYCLE NATUREL DE L'EAU

La Terre est recouverte à plus de

70 % d'eau. La totalité de l'eau

contenue sur terre forme ce que l'on appelle l'hydrosphère, dont le volume total est estimé à 1 400 millions de km 3 . Cela paraît considérable. Cependant, il convient de relativiser : l'eau douce ne représente que 39,2 millions de km 3 .

bombardée par des météorites de

millions de km 3 . bombardée par des météorites de C'est bien la même eau qui
millions de km 3 . bombardée par des météorites de C'est bien la même eau qui

C'est bien la même eau qui circule partout, recyclée sans cesse depuis 3 milliards d'années comme nous le montrent les sciences contemporaines, la géologie,

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la météorologie, la climatologie et l'hydrologie

spatiotemporels du cycle de l'eau apparaissent parmi les plus grandes complexités de

notre planète bleue.

L'HISTOIRE D'UN CYCLE

Elément hautement mythologique, l'eau fascine les penseurs grecs et latins. Ainsi Platon et Aristote se sont interrogés sur la capacité des seules précipitations à alimenter les cours d'eau. Aristote imagina même que l'eau de mer remontait dans les sols continentaux et, en arrivant à la surface, entraînait la formation de l'eau douce.

A la Renaissance, la question du cycle de l'eau est remise à l'étude à partir d'observations et non d'idées philosophiques : Léonard de Vinci s'insurge contre les affirmations d'Aristote et de Platon. Bernard Palissy est le premier à donner une interprétation correcte du cycle de l'eau.

Au 17 ème siècle, Pierre Perrault, le frère du conteur, effectue des mesures de précipitations, d'évaporation et de perméabilité dans le bassin de la Seine tandis qu'Edme Mariotte démontre que la pluie s'infiltre dans les couches poreuses des sols pour constituer des couches souterraines. Edmond Halley, celui qui a découvert la célèbre comète, prouve qu'il s'évapore assez d'eau pour provoquer la pluie.

Puis, au 18 ème siècle, Alexis Clairaut et Georges Buffon mettent en évidence que "le cycle de l'eau ne peut être qu'atmosphérique".

Aujourd'hui encore, les détails

LA DYNAMIQUE DU CYCLE DE L'EAU

Le cycle de l'eau se déroule à la fois sur Terre et dans l'atmosphère. La dynamique terrestre de l'eau est complexe et évolutive. Elle a un impact sur le modelage des paysages par les phénomènes d'érosion et sur les variations de remplissage des réservoirs d'eau naturels.

L'eau est très mobile et certains de ses éléments qui paraissent distincts les uns des autres comme la pluie, les rivières, les océans, les glaces ou la vapeur d'eau constituent, en fait, les différents états du cycle de l'eau. Chaque type de réservoir possède sa propre dynamique ave, en particulier, une échelle de temps de remplissage et de renouvellement qualitatif et quantitatif spécifique à chacun. Les temps de séjour de l'eau dans les différents réservoirs de l'hydrosphère sont estimés en comparant les flux échangés entre les différents réservoirs et les volumes de chacun d'eux.

Ainsi s'opposent deux types de réservoirs : ceux qui font office de conducteurs (cours d'eau et atmosphère) et ceux qui jouent un rôle d'accumulateurs (glaciers, nappes et océans).

La durée de renouvellement moyenne de chacun d'entre eux est de :

1600 à 9700 ans pour les glaciers et les calottes glacières

2500 ans pour les océans

1400 ans en moyenne pour les eaux souterraines

17 ans pour les lacs d'eau douce

1 an pour l'humidité des sols

16 jours pour les cours d'eau

8 jours pour l'atmosphère

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Sous l'effet du soleil, l'eau s'évapore et monte vers l'atmosphère. On estime à 1 000 km 3 l'eau des océans qui, chaque jour, s'évapore. Dans les basses couches atmosphériques, elle emmagasine de la chaleur et monte ainsi. Peu à peu, elle se refroidit tout en étant redistribuée par les courants atmosphériques. L'action du froid condense cette eau qui retombe sous forme de précipitations (neige ou pluie). 61 % de cette eau s'évapore, 16 % ruisselle et rejoint les cours d'eau et 23 % s'infiltre et alimente les nappes et rivières souterraines.

L'HYDROSPHERE

La masse d'eau totale de l'hydrosphère n'évolue pas au cours des années, elle reste toujours constante : l'eau s'évapore, forme la vapeur d'eau qui, en se transformant en pluie, va alimenter les mers, les cours d'eau et les nappes souterraines. On peut appliquer au cycle de l'eau la fameuse phrase de Lavoisier : "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme".

L'eau change d'état au cours de son cycle, passant de l'état gazeux à l'état liquide ou à l'état solide. Cependant, sa quantité est restée inchangée depuis quatre milliards d'années, date de son apparition sur terre.

Dans l'atmosphère, l'eau est surtout présente à l'état de vapeur. Puis sous l'effet du refroidissement, l'eau passe de l'état de vapeur à l'état liquide. Cette eau liquide est concentrée dans les nuages puis dans les précipitations.

Une fois que l'eau a atteint le sol, son cycle va se dérouler de façon essentiellement liquide. Seule une toute petite partie de cette eau est en mouvement, la grande majorité étant stockée dans les nappes souterraines. Une partie de l'eau est utilisée par les plantes, le reste est drainé vers les rivières ou dans les nappes. Les racines des plantes vont capter l'eau, qui s'évaporera ensuite par le système de transpiration des feuilles. Cette transpiration constitue de la vapeur d'eau. De la même façon, les lacs, les océans, vont évaporer une partie de leur eau.

La somme des évaporations, soit 496 000 km 3 /an, est toujours égale à la somme des précipitations. Or, sur les continents, les précipitations sont supérieures de 40 000 km 3 à l'évaporation. Sur les océans, en revanche, on observe le phénomène inverse pour la même quantité d'eau. Les continents vont donc renvoyer chaque année une masse d'eau de 40 000 km 3 aux océans, de façon à ce que le cycle de l'eau soit équilibré.

Le moteur de ce cycle est le soleil, ou plus exactement l'énergie solaire qu'il dégage. En effet, c'est cette dernière qui entraîne les changements d'état de l'eau : la formation et la fonte des glaces, ou encore l'évaporation de l'eau et son élévation dans l'atmosphère.

L’EVAPOTRANSPIRATION

Le phénomène de l'évapotranspiration se compose de l'évaporation directe qui s'effectue à partir des sols humides et des différents plans d'eau, mais aussi de la transpiration des végétaux. Une bonne partie de l'évaporation de l'eau s'effectue via la transpiration des plantes. Les racines des végétaux captent l'eau qui se trouve dans le sol. Une fois parvenue aux feuilles, une partie de l'eau va s'évaporer à travers les stomates des feuilles, micropores par lesquels l'eau s'évapore. L'autre partie va servir à la photosynthèse.

des feuilles, micropores par lesquels l'eau s'évapore. L'autre partie va servir à la photosynthèse. 9
des feuilles, micropores par lesquels l'eau s'évapore. L'autre partie va servir à la photosynthèse. 9

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Cette évapotranspiration dépend de deux éléments : la chaleur fournie par le rayonnement solaire et la quantité d'eau disponible dans le sol. La quantité d'énergie solaire arrivant à la surface terrestre est le facteur déterminant de l'évapotranspiration. Le rayonnement du soleil, constant depuis déjà 4 milliards d'années et pour cinq autres milliards d'années, n'est pas en question. En revanche, l'évapotranspiration est très sensible aux variations des climats et des saisons.

L'évaporation n'est pas la même en été et en hiver, son importance diffère également dans les pays froids ou chauds. L'évaporation est beaucoup plus importante en été lorsque le rayonnement solaire est le plus intense.

La transparence de l'atmosphère joue également un rôle dans l'impact du rayonnement solaire. On observe que les poussières contenues dans l'atmosphère obscurcissent ce dernier et constituent un frein aux rayons du soleil. Le rayonnement étant moins intense, l'évaporation sera réduite d'autant. Au bout d'une huitaine de jours, période de transition de l'eau dans l'atmosphère, les premiers effets se feront sentir sur les précipitations, qui vont commencer à décroître.

L'évapotranspiration dépend également de l'eau disponible dans le sol. En ce qui concerne la végétation, lorsque l'eau se fait plus rare, les stomates se referment et la transpiration se ralentit. La plante évite ainsi de trop souffrir du manque d'eau. Lorsque ce dernier augmente et qu'il atteint le minimum vital, la plante se flétrit puis meurt.

LES PRECIPITATIONS

Lorsque la température s'abaisse, l'eau qui s'est évaporée se condense et devient liquide. Les précipitations commencent.

La pluviométrie des cinq continents réunis représente quelques 1100000 km 3 / an.

Le classement de la pluviométrie pour chaque continent est le suivant :

(Photo : pluie (mousson) au Vietnam)

est le suivant : (Photo : pluie (mousson) au Vietnam) l'Asie avec un flux moyen de

l'Asie avec un flux moyen de 30 000 km 3 / an

l'Amérique du Sud (27 000 km 3 )/ an

l'Afrique (20 000 km 3 )/ an

l'Amérique du Nord (17 000 km 3 )/ an

l'Europe (8 000 km 3 )/ an

l'Australie (6000 km 3 )/ an.

Il est cependant important de préciser qu'il s'agit là de moyennes continentales peu significatives. On peut citer le cas du continent asiatique où la pluviométrie d'Israël n'a rien de commun avec celle du Bangladesh. Les précipitations peuvent, elles aussi, prendre plusieurs formes : bruine, pluie, neige lorsque la température se refroidit, ou encore grêle. La pluviométrie est importante car elle influe directement sur les réserves d'eau douce disponibles.

En ce qui concerne le régime des précipitations, il est très différent suivant les climats :

tempéré, équatorial ou intertropical. Dans les zones tempérées, les pluies sont réparties sur toute l'année avec toutefois une plus grande abondance en hiver qu'en été. Dans la zone intertropicale, en revanche, il y a à peu près 9 mois de sécheresse qui sont les mois d'hiver. Puis suivent les pluies violentes des 3 mois d'été : c'est la mousson. Ces pluies violentes et concentrées sont assez dévastatrices pour le sol et les milieux naturels. Dans la zone équatoriale, la pluie est, comme dans les zones tempérées, répartie sur toute l'année.