Les ruines de la monarchie française : cours philosophique et critique d'histoire moderne, sur l'invasion des sophistes [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Revelière, Louis (1775-1866). Les ruines de la monarchie française : cours philosophique et critique d'histoire moderne, sur l'invasion des sophistes qui ont dévasté la France, bouleversé l'Europe et fait rétrograder la civilisation / par M. L. Revelière,.... 1885.

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AVANT-PROPOS

DE L'ÉDITEUR

Àint-i s'exicy tin livre de bonne foi/, lecteur. des Essais dans la préface de son œuvre prime l'auteur On ne saurait dire plus vrai ni plus juste incomparable. du livre que nous et «i les deux publions aujourd'hui dans la composition absolument et se proposent, la même et éclatante

C'est

ouvrages diffèrent dans le but qu'ils sincérité s'y révèle

à chaque page. Les temps tourmentés qui les ont vus éclore l'un et l'autre n'étaient peutêtre pas non plus sans quelque triste analogie, et du dernier aurait comme Michel pu à bon droit s'écrier Je fies pelaudé à toutes Gtielphe, au Guelphe Gibelin.

l'auteur

mains Notre nuscrit inspiré été mis

Montaigne au Gibelin j'estois

père vénéré nous a légué en mourant le maactuellement conçu et par nos soins; imprimé sous le gouvernement de la Restauration, il a en ordre et terminé durant les

premières années qui ont suivi la chute de Charles X, sauf touteinfois quelques mais en très-petit nombre, passages, sérés après la Révolution de 1848.

s- AYANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUH (" "

Longtemps éprouvions des haines, Nous

nous la crainte assoupies

avons qu'il

à le publier nous ne réveillât des rivalités et mais encore vivaces.

hésité

peut-être,

aussi qu'il ne soulevât des suscepappréhendions tibilités souvent respectables, ou ne fit de douloureuses aux dèscendants

de quelques hommes jugés dans sa conscience sévèrement inflexible, par l'auteur j, L dans son amour ardent pour la vérité. ,v bien que la génération à laquelle A ce propos et notre père soit disparue tout entière, puisappartient de 1775, c'est-à-dire qu'il était né au commencement blessures an après l'avénement de Louis XVI, il nous si est impossible de. ne pas nous rappeler les paroles de nos rois bienveillantes et si généreuses du dernier moins d'un légitimes, Malouet « Dans les derniers avait temps de la restauration, le rapportées dans la préface des, Mémoires de

X le au roi Charles communiqué avec manuscrit prince, que son père lui avait laissé.^Ce aux Bourde sentiments cette générosité qui appartient fils de Malouet bons, cun dit à Lally-Tollendal sait, dans son intimité comme chaqu'il admettait, « Les Mémoires de Malouet

« sont ses jugements seront, je n'en écrits*avec sincérité; ceux de F histoire mais il y a là quelques « doute pas, « mots bien durs pour un prince de ma famille; je vou« drais que la publication de ce livre fût différée jusqu'au à laqttclle nous appartenons où la génération » On était alors au eom« aura disparu de ce monde. « moment mencement de 1830.

AVANT-PROPOS

DE L'ÉDITEUR.

Certainement pressons

il serait

regrettable,

nous

nous

emr"'

de le reconnaître,

tion pût amener le danger, signalions tions, alors surtout

publicaque cette nouvelle dont tout à l'heure nous les résultats et d'où nos hésitaprovenaient chère et malheureuse notre

e"1

que d'union et qu'il a si grand besoin France tant éprouvée d'oublier le passé et les torts de s'efforcer lui faudrait ou ne s'en souvenir chacun, que pour les réparer. Mais, tons qu'un enchaîné devoir à notre par le vœu impérieux piété d'un mourant, cette nous nous tâche senà notre et vou-

y

°

conscience,

impose si filiale est plus terme

devons

1de différer, de la vie, ` que ne doit si les aux sans conviccertains y

Ions y satisfaire, car, arrivé

il ne nous an

permis ordinaire

nous-même

avons-nous peut-être Une chose nous vivants morts un*, droit que à ses trouveront la vérité. mais amis

déjà trop rassure à tous les

attendu. c'est on

cependant, égards, la dit avec à ses d'autant l'entendre. une

L'auteur toujours

quelquefois profonde

ménagement, tion, s'en ont

comme peut-être de

adversaires;

perdu effet à une

l'habitude époque

plus blessés qu'ils Nous vivons en d'accommodements tout et combien

de transactions, sur tout et pour

et de capitulations seraient aujourd'hui les générale à Fléchier inspirées et plus xvn" siècle o
i. Oraison funèbre

d'une

application plus rigoureuse et éloquentes paroles profondes du en présence de la société -•"V

du due

de Montausier

(11 août

1690).

AVANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUR

I

de si naturel à l'homme, n'y ait rien la vérité, il n'y a disait-il, que d'aimer et de connaître rien qu'il aime moins et qu'il cherche moins à connaître. Il craint de se voir tel qu'il est, parce qu'il n'est pas tel qu'il devrait être; et, pour mettre il couvre et flatte ceux des autres. plus
que

« Quoiqu'il

àcouvert Le monde mutuelles

ses défauts, ne subsiste il semble

que l'esprit

par

ses complaisances de

soit répandu sur tous les mensonge on n'a plus ni le courage de dire la vérité ni hommes; la force de l'écouter la sincérité incivilité passe pour et pour rudesse il n'y a presque plus d'amitié qui soit à l'épreuve fécond de la franchise d'un ami l'esprit, en déguisements, et ses intérêts, s'étudie tantôt à déflgurer, selon ses besoins les vices, tantôt les vertus, et la

le corps qui est l'image de la raison et comme parole, de la dissimulation de la vérité, est devenue et l'organe » mensonge. i du Si donc L'auteur aime la vérité avec. une passion son amour n'est pas moins ardent inflexible, pour le et par-dessus tout pour la Frànce. la patrie et respectée grande toujours comme il l'a vue sous le sceptre de ses rois légitimes, et comme il se plaît à la revoir dans ses souvenirs perbien, pour Il voudrait la justice sonnels et dans les leçons de l'histoire. Le but de l'auteur des Ruines deia monarchie franles sophistes dont l'invasion çaise a été de stigmatiser il a entendu flétrir les écrits, les réa dévasté l'Europe; volutions versé et les hommes le pouvoir renqui ont égaré la France, de la royauté, fait rétrocivilisateur

AVANT-PBOPOS

DE

L'ÉDITEUR

il

gradei*

la société

et rendu

la Restauration sont sincère

impossible. avec qui

Montrer 11 nos mamrs,

que nos institutions avec une liberté

incompatibles et avec le rôle

à la France dans la civilisation du monde, appartient est un thème d'une utilité incontestable et d'un intérêt saisissant, Prouver s'il est développé que la avec quelque a été talent. stérile, et cela r

Restauration

était impuissant et la renparce que son gouvernement r dait impossible à force d'inintelligence de la situation, sous le rapport des est une thèse doublement curieuse et des doctrines. personnes Tel est l'objet de cet ouvrage, et des méditations élective dont d'un sous les règnes I! les opinions indépendantes et dont le nom ni étranger un exposé de notre de l'expérience député qui a siégé à la Chambre de Louis XVHÏ et de Charles X, n'ont n'est pas pas été inconnu sans dans fruit

retentissement, la presse C'est et des l'esprit

à l'administration philosophique

publique. et critique du progrès française, nos depuis jours.

déviations

de notre

civilisation

On ne peut taire ciations contraires tés hardies

monarchie jusqu'à antique en chemin qu'il se rencontre à beaucoup jugements étranges, surfaites consacré de d'idées sur les reçues,

des apprédes vériet les

et des

hommes

choses

qui paraîtront pas et de réputations

offensants

Ne bravent-ils cinés

en effet beaucoup ?

ou discutables^ f enrade préjugés de la vieille est convenu

Le premier France, d'appeler traite l'ancien

volume, brièvement régime.

à l'étude ce qu'on

Il offre le tableau

de la gran-

WANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUR

deur origine

et de la décadence

de

la monarchie

Il la chute de l'Empire. jusqu'à résumé des causes de sa puissance, de ses progrès de sa ruine. C'est le développement des opinions l'auteur que. Les deux luttes autres volumes de la Restauration sur les principes du gouvernement monarchi-

depuis contient

son le et de

les et expliquent exposent contre les souvenirs de l'EmIls indiquent conservateur les de la

de la Révolution. pire et les doctrines motifs du double échec du principe société. giques, réforme, Elle avait à combattre les usurpations, encore

les institutions

les exagérations la faiblesse

démagoT de de l'esprit confusion

et plus de l'administration L'introduction livre dont

et la

publique. donne la mesure

prétendent Elle fait

le plan embrasse à la loi naturelle se substituer connaître temps, pour être comment l'auteur

et la portée de ce des systèmes l'ensemble qui des sociétés. l'histoire entend

dans trop fardée et trop partiale, sa pensée, utile et vraie. Écho des préjugés des réputations les consacrés par. l'opinion, complice l'histoire s'est trop souvent façonnée plus équivoques, de ces derniers à la glorification des noms des erreurs sous les plus suspects. les plis de son manteau n'accuse que des formes incerautant besoin taines et trompeuses. Jamais elle n'eut d'être rectifiée et surtout épurée. que nous avons sous les mieux certainement lui-même, Dans yeux, une note de sa main, père révèle les plus contradictoires Toute vérité dérobée et

notre

comme il le croit attribuée à M. admettre vers avec Thiers 1 que s'achemine obsédé écrivains la démocratie. de Chateaubriand. effet. dit M. fait un besoin. Thiers. Mon respect le se les a fait un devoir. avait été formulée opinion. peut- une nouvelle un progrès. 1. déjà dans son traité si remarquable développée par M. pour des comme raisons qui nous il sont inconnues. de Tocqueville la Démocratie m Amérique. été publiés sur la Restauration c'est tentive amour pour monde montre deux les qui m'a porté pour la justice la. forme des sociétés. de dévastation synonyme « Quand Dieu. vérité Enfin. s'il m'en faut à leur m'en opposer cet » M. de l'auteur le monde si en et suret de En un'mot. Revelière combien d'apprécier de la même diffèrent de homme ce Mais pensée. intime la pensée son oeuvre. et de ruines. Cette . M. au Temps veut hâter les ruines sa faux à du monde. dans l'esprit de l'auteur est des Ruines de la monarchie démocratie française. dans leur manière phénomène conséquences yeux du célèbre apparaît comme plutôt être même sée Tandis qu'aux comme prophélid'État la démocratie une transformation ou nécessaire. l'homme ger dans ordonne de prêter détruire.AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR que nous ne saurions le faire. qui ont inspiré toute des histoires « Plusieurs Mémoires. et le sentiment Il écrit même leur ceci ont f déjà lecture atMon ouvrage. et le Temps nous voit avec épouvante ravaeùt mis des siècles à un clin d'oeil ce qu'il » voici la conclusion et le redoute.

. à grands de la civilisation décadence qu'ils marchent tout ou. ltEVELIÈRE. déjà les étreintes. Novembre 1878. dictions n'être de la Cassandre y s'il en est temps pas dédaignées encore. pas. comme ces sombres le furent précel!es la France vont à la démocratie. Dampierre. antique L.AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR ce qui est plus en sentent c'est vers la triste encore. Puissent.

parce qu'un préjugé universel aurait fermé les oreilles de !out . que leur apporte et plus déplorables inondée de sang dans que les calaet jonchée de répale sol.INTRODUCTION La d'erreurs mités ruines. y croissera donc par et en partie les autres l'infestent Le démenti traité cette tolérer de sacrilége génération le doute cet écrit et accueilli d'idolâtres sur comme une énormité. qui en est arrivée qu'elle France à ne pas des questions existé une a été dressée elle n'admet pas et à tenirpour qu'avant libre. qu'on est importune aux oiseaux La lumière nuit mais si le jour blesse les yeux de ceux que leur infirleur perversité ou voue au culte des ténèbres. sent. intelligente de ait la témérité de lui comparer. Révolution plus mêmes a versé sur la France un déluge néfastes qui l'ont car si les unes sont passagères se sont enracinées et s'y perpétuent. rables. irrévocablement elle il ait tranchées. mité le s'ensuit-il que le soleil ait perdu le droit d'éclairer celui de se faire entendre. et la vérité monde.

ont pas la réalité. et ont renversé élevées par elles contre les débordements de la tyrannie et de l'arbitraire du des- administratif. d'aucun seraient stitués. Il est du sa foi sans souci est pas rité de la chose a. ne se flatte pas de le vaindes hommes appeler sur lui l'examen si grossier ait qu'un mensonge le premier à lui contester l'automais la tolérance qui le propage soulevé son indignation pour silence. Non. sur les aurait-elle sens? qui infligées par la Révolution superstitions nées sous son influence aux générations la malsaine. à la complicité se résigne du des martyrs de 93 et confessera contemporain. Non. s'il en Il n'est de front ce préqui ose attaquer admis. .. jugé universellement cre mais il espère sincères. il n'en aura ni plus de respect pour elle ni moins de mépris pour ses idoles. franles toutes il n'est abus des pas vrai qu'elle ait délivré la France témoignage qu'il pour une insulte à la car ceux qu'elle impute à l'ancien régime bienfaits à ceux qu'elle comparés y a sub- anciennes chises digues potisme. dût rendre fanatisme le à la justice être pris Révolution et un défi à ses admirateurs. séduits. fut donné enfin. longtemps.INTRODUCTION un peuple à ses abdiqué les accents? l'empire La raison lui humaine. car les il n'est fictions n'en pas vrai qui ont qu'elle remplacé lui ait donné nos la liberté. depuis qu'il sang du vient trop jugée. et la plus incurable est la croyance au plus générale de 89 auraient à la progrès que les conquêtes imprimé Parmi civilisation. L'auteur.

de principes de doctrines que décrets. comme Épiménide. sans ses institutions le et pratiquer sans humeur dire ce jugé. enfin sa tâche rempli de travail. par conséquent. n'a ou les jamais enfin. il a partagé exercé des les bivouacs fonctions il n'a que les de la vie il a subi de générations commune toutes les peuplés ses condisciples. en dehors on lui fait un crime l'inégalité étudier intérêt. Il n'est pas vrai. ruines il n'est accumulées pas vrai par qu'elle ait rien fondé. vérités et des droits car elle violer stasier même S'il mémoire. dont ait fait prévaloir des qu'elle l'humanité lui soit redevable que pour les les apo- invoqué falsifier. elle n'a cessé d'être pour en contradiction avec elle- et avec ses propres existe qui encore doué de raison et de quelqu'un. il a bien autant au moins l'ont entrevue qu. pu. il a vécu passaient la Révolution. de pende l'ancien et avec des hommes n'empêchait généreuse qu'une avec des conde sympathiser .'il que les chroniqueurs les récits qu'à travers ignorants mensongers pense. ait vécu sous la Monarchie. dont avant et durant phases. des républicains pas lutté publiques. des rapports entretenu même. sée.INTRODUCTION Non. régime. passionnés n'est pas un être imaginaire. Or ce quelqu'un pas sommeillé. droit de des et des humiliaet qui ses mœurs et sans en ait et pré- des priviléges tions que dont suppose conditions. dans les tournois de citoyen. elle ne sont recouvertes car les que de ses propres ruines. pendant devant lui. d'affection du nouveau illusion parlementaires. qui ne ou des fauteurs de la Révolution.

et nous avons trouvé en eux. ajouterons l'autorité honorables. sont rebelles à tous les . de cette volontiers. sitons pas à reconnaître. sous un même drapeau.INTRODUCTION victions égal et des antagonistes opposées. de notre à l'appui concession. et une générosité que la tentation de s'en prévaloir leurs aux jours du danger. sentiment du devoir réunissait politiques souvent. viciées. tout famille ce que les habitudes. est devenu les constitutions succombent plus robustes c'est que que les plus débiles. vaincue tendresse la pensée seulement pût trouver place dans Mais cette réflexion de nos convictions est infecté consolante sur la contagion n'est les car enfin la justice et si les tempéraments sans plus de résistance le fléau comme remèdes. en vertu même du culte qui de lui est dû. ajoute à l'amertume morale dont le pays s pas des deux côtés. une qui eussent réprimé jusqu'à de mésuser de la victoire ou contre nobles l'opinion cœurs. sans qu'un leur “ aveu. les impressions peuvent de sentir pour peuvent et suivre et la position personnelle modifications dans la manière Nous n'avons donc nul de apporter et de juger. nous être des persuaengapartis Nous effort à faire droites der que des âmes également gées dans des dans voies des vues différentes également contraires. -< nous n'eussions Quoique pas pris la plume si nous n'avions nous n'hépas cru servir la cause de la vérité. car aucune dissipropre expérience dence ne nous a fait perdre le petit nombre d'amis que nous avons comptés parmi nos adversaires politiques. irrésistible et que les esprits faussés.

impade les partager avec les amis de son enfance et doter sa ville natale. se préserver. Mais Abdéra se trouvait alors à une de épidémie ses qui dégénérait ne put en avaient de cette comme Chassé un ennemi vain perdu infirmité une comme public. De longues et illustrés sujets nom elle laborieuses. essaya-t-il la raison et Lui en proie dont aucun habitants seul n'en fut pas atteint ses concitoyens de tous faire s'offrait entendre à les fut qu'ils guérir reçue mais par cette méconnu de leur et qu'il sa dégradante. chercher moins empêcher l'absorberont il reparut venait héréditaire. glorifiait de des comme d'un don du osait quiconque sa raison toute habitations en douter.INTRODUCTION vieillissant voulut associer sa Hippocrate aux honneurs chère la Grèce patrie que lui rendait il se hâta les riches tributs entière. à ses expériences au milieu renouvelée. sinon que mal. comme ailleurs de état imporil se vit forcé de qu'il du touché il no pour ne qu'il dans dans ces il n'y isolé un refuge vaincre. et lui-même censeur proposition tenu pour. d'y faire porter Quand dont tient d'en la reconnaissance publique l'avait comblé. avait des quand et qu'il rebelles délivrer. pour heures réduit. d'une son population s'en avaient que deux générations Ce fléau s'y même y était oublié. pour comde ses enraciné et traitait eut qu'au de sacrilége besoin milieu Hippocrate prendre veuves . raison. de ceux de du contre les préventions Mais. qui uniquement l'y avaient un remède. était ciel. tun. sinon chercher désespérait misérable se préoccupa extirper devînt ces études murs trouva qu'il que le insensé. insulte un en démence.

et de ses amis il n'était qu'un étranger était impuissant qui se croyaient 'H l'aveuglement moderne. Ce n'est plus paysé qui depuis que le vertige révolutionnaire du passé. cherche les philosophe parues. La jouissent France en effet. ses premières idées. sodique des nations grandeur irrévocable. méditant sur les mœurs de l'antiquaire. répétant composées en l'honneur stupéfait demande de cette épidémie sans exemple. incurable. dans les vestiges de leur de leur causes décadence . monuments témoins douces émotions. à cette cité de la Révolution ressemble. tout de antique exemple insensé non moins sous le charme avec une génération du glorieux avènement naïveté entière Quand frénétique on consulte les journaux sous cette influence rédigés serun sens à ces phrases et qu'on cherche maladive. dans cet Qui ne reconnaîtrait. à satiété les plates légendes viles. et involontairement si ceux qui s'y dévouent ceux qui les écoutent de leur bon sens. y a éteint. et que son art d'aliénés contre cette immense majorité plus manie d'une sages que lui. devant célèbre d'Abdéra. les plus vives et de ses plus et l'archéologie à la curiosité plus plale disépiil vif pour Si les trésors recueillent cide que la numismatique ruines suffisent parmi'les ils ont un attrait qui.4 INTRODUCTION proches plus dans son propre pays. on reste cet apostolat et l'on se de la sottise. et proclamant les bienfaits de la Révolution? croirait la langue jeunesse. la mémoire qu'une catacombe y retrouver qui formula de ses pour l'explorateur les compagnons déde sa de 89. avec le sens commun.

premier carnager trophée est celui d'une civilisation naissante.. s'accroît. se rajeunir vit et prétend par son retour à la barbarie. habitation die qui a calciné revivifient soudain des tombeaux. dépeuplé. des décombres de la Les de apparurent des après le passage fétides qui se dégagaient exhalaisons nos maisons au passant incendiées semblaient en interdire l'accès car elles servaient de repaire aux épouvanté. Telles nous Vendée les villes silencieuses colonnes infernales. ou d'une génération par le glaive. sur la pierre les murs d'une ou douloureux décoloré de l'incenregrettée.INTRODUCTION scruté effacée et récuse alternativement à demi l'empreinte que la lèpre du temps a défigurés. Les manœuvres convoi funèbre qui les recrépissent diffèrent . la de sang refroidie. la poussière évoquent les fantômes de toute une famille surprise et égorgée entière exterminée dans son foyer. si le sol qu'il explore. les reptiles moins le repos. aux loups attirés des forêts voisines corbeaux par et et de chevaux d'hommes entassés l'odeur des cadavres dans les rues. est parsemé des débris cher de ruines qu'il foule des caractères l'intérêt ravagé et Mais combien récemment encore aux palpitantes. à peine du qui les habitent. Un d'un spectacle plus navrant peut-être que ces reliques de la République déchue qui se sur- écent. de l'aspect désolé Ses édifices encore debout participent dont les marbres et fastueux de ces antiques sépulcres disjoints Ce sont sont remués par des cadavres. et si chacun pieds Une tache trace encore un souvenir provoque encore reconnaissable visible.

leur devient suspect par cela seul qui lui. stinent impérieusement indigènes d'un à se donner n'ont jamais pays qu'ils . L'idiome sans daigner liturgiques. que ses si. aux honneurs de l'épitaphe. se résout difficilement à rompre disparue ce sont les enfants de ses qui lui succède.les rendre à la raison qu'il soupçonne tivement siècle dre les sentiments leurs pères. plus isolé parmi les fons qu'un voyageur attardé dans le désert. que plus sûre expérience. les offense doublement Hippocrate parlait la même langue que les Abdéritains. mais les mêmes mots ne répondaient mêmes idées. plus/aux et la voix de l'un des plus beaux génies de l'antiquité infidèles et des sourds volonne trouva que échos aussi taires. Cépendant. en chercher le sens. les fils du à ne prensa propre qui s'obguides aux à renier conseil Il se résigne celle que de lui-même. le dernier d'une représentant génération celle avec frères. pour écouter la au bourgeois absent. héritiers condamnent de rendre ce dernier L'écrivain qui entreprend devoir.' les leur tous trahissent leur physionomie traits de et c'est seulement parenté. n'a pas même l'espoir à répondre comme cet auditoire aux formules improvisé. après avoir épuisé tous les instincmoyens de. hostiles qui portent donc en consultant des aveugles pour vu.groupe banale harangue qui se If autour INTRODUCTION d'un cercueil. et il des opinions qui diffèrent qu'il exprime s'ils le comprennent. est familier des leurs. à la société dont il est un des rares survivants dédiée de trouver' des lecteurs disposés. ils répondent aux noms qui les lui rappellent.

il importe prétend d'éavoir les bornes. de ses désillusions sera du moins du présent. nisme du monde. L'amertume de ses actes. et que est infailliblement en marquent Toutefois. qui. indépendance la Révolution désenchantement n'est et du des mécomptes que le résumé son mirage. avant que les doctrines dont la Révolution . la condition aux fascinations vient du Français dont étaler d'un rebelle la Révo- enivre tous monuments yeux les ruines Il se heurte de ses triomphes. et la multitude est ignorante de mensonges moins obtus pour une qu'il case reste dans les à la comaccessible les }. au jour. est. après avoir enfanté la Révolution.. qu'elle 1. tablir la nuit succède puisque humain chaque conquête de l'esprit compensée par les imperfections qui d'entrer en matière. rien d'immuable pour les choses créées et périssables. La pire barbarie. trop saturée cerveaux vérité. pour admettre soit dans ses affirmations soit dans ses négations aucune théorie absolue. Il de tous ceux qu'attira sait trop bien. il n'y a. la filiation reurs nouvelles pour ne pas y reconnaitre' tendent de celles qui. ses doctrines à séparer croire que les natures lui fassent dogmatise. ses adeptes. a faites. que dans l'ordre non plus que dans le mécaintellectuel.. en effet. il le sait. sous leurs trop réels. qui laisse pensée par son désintéressement d'une du passé la lucide neutralité à ses appréciations de Sa défiance des promesses impartiale. à trop d'er- On ne lui fera pas corrompues légitimées parcelle est celle' qui jamais défaut.IXTRODl'CTIOX Telle autre lution âge. mais uniques.

INTRODUCTION des brigands ont été à l'usage pris l'initiative et des au même titre que des malfaiteurs de tous les temps. n'a voulu un devoir.' invoqués de la Révolution les raisonnements adversaires tiré de ses propres œuvres et de de l'argument fut jamais de ses méprises. que celle des que celui de la souveaussi rapidement corruption gouvernements électifs. mais celui et nul. puissance Les abstractions irresponsables? que celle des majorités toutes ces merveilles étaient des d'où sont sorties et les plus pervers n'avaient d'un Œdipe pour en trouver pas besoin de la perspicacité des milliers le mot. ont pu les formuler sentencieuse enflure mais non les préserver donner la sanction que vérités tuer destinées les sociétés Tous quents sous de leurs conséquences et leur la pratique imprime les consciences à éclairer J par les plus éloau-desresteront aux seules et à consti- humaines. une progressive et plus absolue plus variable plus aveugle. de 89. Leur cynique enseignement patriotes en axiomes. a pas de droit qui n'implique qu'il n'y et que celui de . qui doit ces trafisots parmi s'avouer quants de la parole humaine. comparable à la procédure sommaire de ses tribunaux de sang? à l'insolent de ses comidespotisme quelle oppression. à naître. et les misérables les ignorants tés ? A en juger d'après et investis du pouvoir. et leur. l'évidence Quelle tyrannie à celle de ses proconsuls? quelle inquisition. où qu'elle a mis en lumière trouver raineté un dogme du plus absurde une peuple. Il s'est rencontré d'avocats pour énigmes les plus disserter les définir sur les Droits est encore de l'homme.

de fortune ou de mérite. d'égalité se résout et d'indépendance prétention en une avidité insatiable de pouvoir et de décorations dont la fatuité indéfinie. les hommes faction. maximes A l'aide de quelques sonores que la plèbe ne les avec d'autant répète qu'elle plus d'assurance comprend lui a fait riorités parmi à une on à contre-sens. pas ou qu'elle les interprète croire soi les supéque d'abaisser jusqu'à de rang. corde. goïsme non mais comme comme ou à la disappel à la licence un frein salutaire aux écarts de l'éun avertissement austère à la un sacramentels et de l'org'ueil. pas même et a formulés dans ses décrets qu'elle sur tous les murs. c'était rétablir l'égalité agir c'était primitive. ler aux pieds les croyances c'était faire acte de raison en définitive. en homme que de s'inféoder libre. à rien car on toute la majesté des lois s'efface devant la loi de la nécessité. en outre. . et de son libre ou en abuser.INTRODUCTION l'homme viduelle l'aliéner aura se complique. perpétuelle publique succombent les tempéraments les plus vigoureux les mots et les âmes les plus fortement trempées. portée. et relative. la religion les avait consacrés selon le sien. est qui dans et d'honneurs. à le répudier. de titres cette perfectibilité dépasse l'inconséquence. Mais. que de foudu pays. cette fière et les institutions et d'affranchissement. Avant qu'elle les eût procrayonnés fanés à son usage. subtiliser de sa faiblesse arbitre indi- beau ce qui le réduit sur la faculté de se vendre. La Révolution n'a rien inventé. rêve fantastique de quelques sans utopistes une a fait laquelle dissolution de la vie sociale de plus une en plus orgie imminente.

impunémais son artificiels. ne remplacerontjamais a pu s'attribuer de l'Évangile. qui se froissent sans mutuelle qu'inspire qu'une '1 nité. rivalité d'individualités. les dénaturer. L'ombre du sanctuaire et leur abondance.INTRODUCTION conscience contenaient tion taient dont la voix eût faibli devant la force. non les par cette pratique. toujours du ciel. ou malelle leur donne pour lit un sol spongieux sain qui les absorbe ou les altère. une foi parée commune. Ils l'autorité dans dans la ligne les limites du devoir et l'ambiC'é- elle-même des règles du droit commun. du vain plus nom sûrement de frater- jalouse les Ce ne inventé séculariser d'institutions de féconder. La Révolution vérités populaires châtiment sera toujours en vains est-il si chère est-elle venu de ne pouvoir efforts pour d'instruire et de s'épuiser Le temps Révolution publique se les approprier. qu'à n'aboutissent et leurs efforts pour la des parodies ridicules que le sentiment L'action seul a la vertu religieux du mécanisme desséchante 'admi- peut bien amender les sources qui l'alimentent. Les arroseavares. seule entretenait leur fraîcheur leur divagation ments la rosée ment les même contribuait à les purifier. agglomération mais par cette bienveillance s'unir. nistratif mais sont pas philosophes modernes qui ont la charité chrétienne. le procès de cette La raison pour aux esprits mûrie de ténèbres? par tant assez d'épreuves . Elles des rapprochaient rangs qui les hommes. qu'on a dénaturées et amoindries en les isolant de Dieu. les mêle sans 4 confusion et cette associer. de morale en les dogmatisant leur source vivifiante.

la distingue marche des tragiques du monde. des gouvernements à l'insolence et à l'entente il est à peine permis les perturbateurs. florissante. de vertige ou frappés cordiale de tous dissolvants génération l'assentiment tude humiliée d'épouvante. événements Elle qui ont troublé la a surpassé. Cependant on ne voit pas destruction. faction de l'envie et à la propagande de tous les principes Aux respects de la de la société? aveugles encore vivante pour qui-se les légendes de 89. à des nations à l'attidécomposent. C'est ce qui morale et la désorganisation systématique. elle toutes n'avait les autres. Si la Révolution sement nation puissant été que le renverd'une ou l'extermination les se classer pourrait parmi dans l'histoire. ment La Révolution elle-même s'efforçait vaineet tande s'identifier avec l'armée qui la servait . par sa pro- régulière et l'invasion des plus célèbres dévastateurs. sur plus de champs de bataille ses soldats ont combattu et modes temps anciens que les plus habiles généraux que cette suite d'exou suspendue ait été signalée par ploits gigantesques et ces sacrifices ces opiniâtretés généreux héroïques qui barbares et glorifié jusqu'à la ont illustré des peuples dernes. que le d'espérer un petit nombre d'infaible rayon qui éclaire seulement ait la forcé de dissiper les telligences privilégiées ombres épaisses d'un qui enveloppent française empire.INTRODUCTION humanitaires et appréle vide des doctrines apercevoir stériles cier le néant de tant de réformes qui n'ont enà la satiscore abouti qu'à la honte des réformateurs. pagande. grands cataclysmes qui ont fait époque la corruption Mais elle a procédé par le dogmatisme.

INTRODUCTION dis que la France entière était en convulsion. le Code salut public et la science se bornait s'attachait de l'avocat à surveiller qu'il ses propres de sa honorait confiance zèle ou de prudence. elle-même. aujourd'hui livrés pour elle sait en effet. encore série des hommes pour d'État des à remplir. Au bivouac comme dans les clubs. prennent se résumait en une et de profanaaux frénétiques et à la stupeur de en prévenus de proscriptions tous les jours. de Lamartine que leurs grands hommes. de sa voie force sanglante de sa culpabilité. . de la majorité de l'Assemblée Si quelques actes de courage ou de pitié reposent de lâchetés. tions qui se renouvelaient du cercle des Jacobins applaudissements de confiscations. Toute la tactique naire. et d'atrocités ce spectacle d'ignorance ce sont des actes de résistance à la Révopermanence. teur. se trouvaient l'ordre et la légalité encore sous la tente. de avec plus ou moins les fonctions et de délad'espion de ce gouvernement et Thiers lecteurs ont révolutiondécouvert où MM. Les succès prévision qu'elle légués ni prenait de la Convention habileté. mais des circonne l'ont pas fait dévier puisqu'elles tant qu'elle y a marché dans sa et dans son esprit. le calme. lution ou d'abjuration L'héroïsme de et la logique de ses adversaires ses victimes ne sont pas des atténuations stances aggravantes. ni la part ses dé- et la dén'y portaient guère que le désordre et les généraux avaient moins d'empressement fiance à les consulter contre les huées de qu'à les protéger leurs mité agents. do ses doctrines. aux et l'on combats ne révèlent. soldats.

sur sur les âmes vulgaires et particulièrement . et celui qui. de maximes Et •comme tout cet étalage phraséologique libérales appliquées à rebours. caractéristique ne de la Révolution des tout fictions son de 89. La démocratie un délateur qu'elle a inaugurée à chaque foyer. tout . de la peur dit-on. par une horde de tyrans la plus est en effet l'invention se disant démocrates. pour le comsincère est fidèle à cette tradiTout démocrate pléter. jusqu'à en 1848. un espion en permanence sur la place tes et un échafaud Toutes les villes des départements avaient peut se définir à toutes les porpublique. d'incorruptibles citoyens.INTRODUCTION Elle s'est donc flattée par ses déclamations des races cipation lent être spécifiées ne les a invoquées en vain de racheter ses crimes contre futures. et pousse ainsi qu'il la férocité.admise a quelque qu'à éparla moindre gne ou une boutique au grand parti dents. un comité mensonges. • de 89 n'en Révolution conserve pas moins son. La prestige armé jusqu'aux le courage l'a prouvé. de l'ordre. contester leur droit aux que pour société ne peut subsans lesquels aucune deux pouvoirs force à la loi. au nom de Dieu. dispense la juscelui qui. tion. et cette vérité émeute est si universellement bourgeois*qui à défendre se rallie. donnant sister tice. un bourreau de choses. et aussi cet ordre pour y généraliser et le chef-lieu. pour être le despotisme Les vérités et sur l'émanabstraites veu- La Révolution comprises. dirige les consciences. il s'ensuit et génie des qu'elle toute sa s'appuie que sur Voilà en quoi consiste gloire.

naïvement et de leur avoir conquis leurs comme titres de leur par leurs donjon. En fécondant tous les vices propres à la démocratie. leur quand . Il est trop vrai que la France a été conquise par la et que les conquérants dé 89 et de 93 n'ont Révolution.INTRODUCTION cette et mécontente. toujours est la moins assise et la moins résignée. parce qu'elle sans cesse à changer de place. que ne comportent vie et sa fugitive crédulité. elle n'a aucun de ceux qu'elle au despotisme. Ce qui les irrite. comptoir. sera Les toujours causes entraînée par et les bienfaits sa l'exemple à cette Révolution n'en sont ni qu'on affecte d'attribuer les unes plus pures ni les autres plus réels. fectibilité time ni donc classe chers aux esprits faux. inquiète moyenne. elle est destiAspirant née à être toujours dupe des sophistes qui la flattent. ni sa nature ininconnue. avec la même ardeur les brigands féodaux à cfue portaient c'est ce passé qu'ils piller leurs voisins. être partagé entre leurs bourreaux. abdiqué impute et le bandeau pour tant des rois. n'a jamais ceint de' fronts de1 tyrans. se précipitent sur les emplois et les fonds publics. envieux et toujours et la multitude en quête d'une perignorante. qu'elle croient exploits. mais qui les importune nient quand on le leur rappelle. ni de plus cruels ni de plus Les plébéiens a faits comtes et barons stupides. ils y songent. déchiré comme la robe du Christ. jamais de 89 attendu de leurs promesses que l'exagération n'est au-dessus de celle de lours désirs. Les souvenirs seront cupides. et d'en disposer à leur gré pas cessé de la dominer Il serait facile de constater depuis leur conquête.

de serfs affranchis. qui remonte refoule impitoyablement ceux qui le dépassent. lorsqu'un de les a entrepris leur jetant un salaire protecteur que mais si c'est ainsi que se fondent les dynasties. Déjà toutes ou se cumulent. d'habit changé sans effort. combrent a plus gues. à reprendre des leurs. Cependant société stable problématiques. entre les aptitudes contestable au même titre s'abdiquent distinctes s'enIl n'y analodans un et toute devient vote pays où le père de famille enfants et ses serviteurs. n'est pas avec les lois égalitaires qui leur ont servi en assouplir. ou un titre aristocratice de se transmet et se fait acmarche-pied que la noblesse Le niveau incessamment d'en bas cepter. encore soit que ses il n'y a pas d'organisation ni de possiblo et les catégories sans hiérarchie. langage Plusieurs position de quelques et se sont résignés. soldats. excepter celui et de leur suivi divers de la Restauration. les et qu'on professions les carrières se mêlent.INTRODUCTION alliance inflnences ments et leur parenté qui ont dirigé qui se sont par la seule nomenclature sous sans des les affaires succédé. raient scrutin. seaux préférables dans une assemblée chances trop du aveugles nombreuse pour b . les et s'affranchissent d'agrégation possible notabilité plus de toutes traditions. les plus des privilégiés même celle de 89. Le syset la loi des concours tème électoral sont des obstacles dont on peut individuellement triompher mais dont l'action dissolvante est continue par l'audace à ou la ruse. ont les gouverne. parce qu'elle même en l'éludant. est infaillible la fortifie la longue.

Si le scrutin lités intellectuelles. leurs conseils ou ou leurs aux bons à la reconnaissance respects . et comme formules se les médiocrités prescrites se plient plus aisément aux il en résulte que les services publics ou brouillons. sur le vote des enfants. et précipas. s'en rapportent sophe qui prétend volontiers à ceux dont l'initiative supplée à leur paresse native. et les peuples primirebelles aux instincts naturels y dominent ne les discute que le philo- les perfectionner. moins qu'on à ce progrès de fonder l'autorité social. est donc à la fois absolu et insufficapacités sant. ne les condamne quand la nécessité pas à s'y amoindrir. où se fonde partout cité.. par le fait. Les intelligences sément encore parce arrivé Celles-ci une surgissent famille. mais que le exclusives résolues à dans un sujet qu'ils dispensent des qualité. dont un la supériorité ne créent encore classe sur un seul au leur correspondant de toute autre volontiers faux peuplent d'esprits tribunal infaillible a constaté point. On n'en est pas paternelle tifs. une d'elles-mêmes une peuplade. Ce niveau tant vanté. La fiction de les produire ou de les suppléer on ne est grotesque peut en tenir compte. souvent spéciales.INTRODUCTION connaître le candidat qu'on soit lui impose. toutes savoir également devant un jury composé les unes des ne considérer de capacités autres. offices et que leur signalent énergie. C'est un écueil pour le mérite modeste ou timide. C'est un milieu que fuient les véritables supériorités. qui consiste à certifier en germe. et le concours ils sont d'une pas les notabimoins aptes à les moyenne chargée reconnaître.

la prola bonne renommée. parce que héréditaire est de droit naturel. n'en sont pas moins réelles soin de tout gouverneet saisissables. Cette parce le concours est plus sincère. et ils en délivrent le brevet. Les marquis Constant Benjamin être passés de La Fayette et les Camille élecparti. Le premier considérées ment qui veut être estimé sera de leur faire par les familles de notabilités qui. Acceptée et se légitime la possession par la succession. l'éducation mo priété territoriale.' aussi parce parmi peu- ou les relever. les chefs. que ceux qui la nient par système à lui rendre hommage. Jordan toral. c'est qu'ils la reconquand naissent. On ne la discute pas. La naissance. car les factions sont les premiers les plus démocratiques ceux leurs prosélytes.INTRODUCTION ° leur autorité se fonde sur tacitement. Cette Le devoir est et sera les pontifes de notabilités par le creuset et les oracles de leur n'est des gouvernements donc pas imaginaire. raie et les services rendus au pays une catégorie composent pour ne pas former une caste. de la conférer. vent les servir et de Chauvelin. on l'appelle dépend pas même des gouvernements si elle ne procède pas de ses œuvres. la mystification des concours. mêmes en effet. de tous. classe les sans savent dont fort bien distinguer. Une correcte origine '1 est moins que mais elle est plus généralement ou l'élection. ou la renommée le rang respectée. faire . qu'elle peut-être Elle est si pou contestable. toute tradition qu'on noblesse ou préjugé. la constate. qu'elle est plus mystérieuse. est de la chercher où elle en dépit des lois égalitaires et de toujours. étaient.

.

INTRODUCTION à l'aptitude place. et l'intérêt importe nistrés que les représentants dessus du dédain et du soupçon.) On oublie trop que les charges ont pour publiques des intérêts moraux et matériels du objet la gestion de quelques ambitions et non la satisfaction Il ne s'y glissa que trop. il fut contraint nages qu'elle s'en affranchir. privées. ce témoignage de subir tion. Cette réglementation impitoyable. . sorti de la Révolule concours il ne ses choix des personrien pour négligea judicieux aux fonctions à Napoléon. dans tous les temps. ne peuvent qu'une règles s'élever au-dessus des leur incomplète de convenance n'impliquent éducation en rien le libre arbitre vulgaires a fait contracter. menteuse. toutes nos constitutions modernes. par est du prince c'est le servent des admisoient au- par le dogme par l'affectation puérile exclusive des l'appréciation au compas et pesées à mesurées individuelles. en imposant seules des conditions qu'elles publiques On doit puissent remplir. au maintien de la sienne. de ces esprits étroits et difficiles qui. du pouvoir dans et ses habitudes n'entravent Mais la dignité des agents qui prédilections. pays. que si. avait autant élevés. qualités la balance de la science que pèchent mathématique. Ces pas d'exclusion. ne tenant aucun compte des variétés que présente et anéantit le spectacle de la nature entière. Qu'on cesse de s'y méprendre absolu d'une d'une justice égalité abstraite. partis de bas lieu. en passant . par que par ses efforts pour épurer ou anoblir ceux que la nécessité J~ lui avait imposés. son niveau écrase la vie sociale.

qui brillent tenus pour infailau témoignage des globes régulière ne Trompé par la marche au firmament. il en est qu'il des découvertes réduit a faites. astronomes les évolutions du monde d'après apparentes résolus. Mais ce phénomène sance qu'à condition de transiger avec la matière qu'il semble s'être soumise. du soleil. on il commandait de s'élever tout 'entières un bouleversement universel. et changeant à douter il croyait il tournait lui immuable ce qui était d'un seul des rouages de la mécanique de la réalité même ce qui était mofixe. et sans vivifiante.INTRODUCTION de plomb n'admet ments et en sur les inégalités qui lui font obstacle. autour bile. autres à grands les montagnes de avec s'abaisser lui. en forme moral sements. sublunaire dont ils ne pouvaient se détacher? croit . l'homme à l'un d'eux. soit doit l'âme spiritualité. N'en qu'on serait-il avoir pas ainsi des parce problèmes politiques au qu'on les explique comme les premiers point de vue qui nous est assigné. Elle pas que la de la création. au lieu à travers aux unes d'une ligne étroite et les et aux conçoit a qu'il trace vallées. qu'il en résulterait L'étude des lois du monde physique persévérante redressé libles la plupart des jugements des sens. se* prêter aux rectifications le sol inerte les éléqui modifie une partie essentielle Elle suppose que l'ordre et aux une ligne aplatisplane qui ouvre comme aspérités au passage de la locomotive poussée lui-même n'a de puispar la vapeur. frais Si. comme avec soupçonnait pas qu!identifié tout ce qui végète à sa surface. Partie imperceptible céleste.

progressistes dont le dogme n'a pourtant au profit du despotisme démocratique. l'ordre daignent appeler. professé de son C'est en subordonnant la spiritualité des lois natio-d'une machine gouvernemennales innées aux rouages a annulé la tale géométriquement équilibrée qu'on à n'être du sens moral et réduit l'intelligence puissance plus qu'un engrenage. transféré C'est des cet asservissement physiques primitif au niaux choses établi par choses par la réaction de prudence et de et.INTRODUCTION C'est taires les ainsi imposantes être et la liberté Les nations. modération pelée par intérêt. égalitaire pas encore réussi tontes à imprévoyants dégradation La Révolution détruire. d'une décadence effectivement Nul de. celui pour Cette que les se comparer.au besoin. droit. lorsqu'elle manquait elle y était rapau point de le méconnaître. en jouisaccoutumée à le y songer. . plus séduisantes le biens'évanouissent par leur généralité. c'est le premier degré progrès. de nos perturbations. vellement. immatérielles. cause qui a renversé démolisseurs à lui. respecter. qu'elles promettaient avant de subtiliser sur leur L'autorité était de développer. comme le grand Architecte de l'univers. et bien plus encore une résistance énergique. fut . que ni de défenseurs il devint agressif et conséquemment litigieux. Le droit ne propre dans la conscience donc ni de garantie publimanquait Mais dès qu'il. nos progressive n'a sondé la profondeur de a ouvert l'abîme. inaperçue pour être de redondantes et se qualifier de maximes enveloppée n'en est pas moins réelle. saient sans des théories humaniqu'à l'application et les plus pour l'orgueil.

paraîtra dont Mais sans il ose doute mettre pas. qu'elle stinctif action de front. oblige régime.- l'expérience c'était attaquer Il s'est contre a-t-il l'autorité de qu'opposer prosaïque et de la vérité à la poésie des révolutions. Mais il trouve tenue de descendre équid'une modeste table droit soriale vieil aussi que les opinions de s'enquérir qu'il honneur incriminées par lui usent du cendu d'un de ses titres à la magistrature La loi. français. Mais s il en est une n'ait opiniâtrément du bon sens. à parler de cette pas à et à surmonter la soi quiconque contrefaçon se des répugnance respecte qu'éprouve assez pour dédaigner . il n'en attaquer minée par elle que celle Si celle-ci résiste. l'école d'avance aucune digne moderne dans son sanctuaire. crédulité de l'auteur libres-penseurs. enquête aussi à la rigueur dispense de son ne d'une prévaut. résigné laquelle cru plus de faire nettesujet des convictions ment l'exposé préliminaire qui l'ont son livre. bien en en Cette aux mesquine doute la docte prenant il n'ignorait l'offensive. gage encore Aussi la loyauté n'hésite-t-il champion jeter de l'ancien pour son nom du combat. infaillibilité. et préface. que de chercher à surprendre porté à publier du lecteur par la courtoisie rarement l'attention sincère Il se croit dans le vrai. c'est malgré et dans le a dans les consciences insentiment des masses des racines inaccessibles à toute humaine. bien que surannée. est pas de la probité qu'elle de plus et sa faiblesse. n'admet soit pas que la cause dont il prend la défense à se justifier. s'arroge.INTRODUCTION les vieilles pas osé aristocraties.

plaudit qui se moquent et se croit il s'applaudit lui-même sous grand quand l'habit libre. n'a pu l'arracher a plus ou de Maistre à ses hallucinations. Il leur faudrait public écrire ivre avec “ un fer rouge.vrai même littérature le émouvoir et l'enflure lui trivial. n'en Le génie et le jour- nal le Siècle Bonald ` chaque jour. Sait-il seulement si cette monarchie a existé ? Est-il peuple bien convaincu qu'avant dont 89 il était l'insouciance lui-même un aimable et facile.INTRODUCTION de la Renommée. il traite ses prodonc de lui de la quille d'un navire les ruines de Jérusalem de visionnaires. phètes Nous n'entreprendrons pas démontrer de la monarchie ancienne étaient plus que les institutions civilisatrices et plus libérales que celles de la Révolution. style naturel et le . de lecteurs. trompettes qu'on appelle la réclame. une ont la banalité ou blasé. Le souvenir de ses mécomptes ne pas plus de trace dans sa mémoire que le sillage sur le flot qu'elle a déchiré et. que de ont eu dans toute leur vie. depuis cent ans. et la viva- . d'un héros de théâtre. Pour prouver qu'il est il met le feu à sa maison. sous les yeux. Le travaillent à la falsifier. et ne s'informe pas si de ma- J le vaisseau tières laisse est chargé qui porte ses destinées combustibles. Le peuple qui se dit le plus civilisé de la terre n'apencore qu'aux jongleurs de lui. Il sait trop combien est faible la voix d'un obscur ami de la vérité pour entreprendre de surmonter le bruyant concert des manipulateurs de l'histoire qui. de dégoût arriérée la pour enluminé moderne comme comme resplendissante fait prendre en clarté comme classique.

à nous-même. dignes défendre. Si nous à des p'une servions tretenu. intelligences que vingt élus et toujours la vérité sentirait fier génération à la à ces prêts de répondre d'aller giées et impatientes rafraîchissantes que leurs Ces recueillies royauté pour études. faits accomplis pour justifier de nos prévisions. se chargent. mais ou plus attentif. contre toujours dans ses veilles. eu d'abord ses sinistres la quiétude et inutiles haaussi n'en les ou des objet de se justifier et de prendre des avertissements pressentiments. la fatale influence dans sur un préméditation.INTRODUCTION cité étaient devenues moins proverbiales? Il nous faut un sans auditoire doute. prévenu Le rassembler où le trouver? insurmontable. par un obsédaient que fruit député étancherleur lèvres des soif aux sources ? successives périls de la ont affleurées impressions fidèle que les n'avaient à lui-même 'acte. dans par Il existe est peut-être de une difficulté Mais les vents dit le poëte altérée ses Saadi. actes de tendance à nos yeux attachions ont pas tous la persistance tant de gravité comme en obnous considérés c'est isolément que la importance de près avec secondaire. porter à l'oasis eût du désert eût-il solitaire étouffée la semence que le sable N'y d'entendre e qui ne privilése embrassements. et quelquefois quelquefois l'intimité du cabinet. d'autres les ont jugés intempestifs Il nous a fallu. Ses amis politiques importuns méconnu la justesse.. enpublic défiance de la . mais si plusieurs ont encouragés. parfois sarda dans instinctive que sa sollicitude à la tribune. ministérielle. l'autorité exagérés.

INTRODUCTION

Restauration, collègues paient guère autorité aux

Plus partis

mêlé qui des

peut-être

qu'aucun ou subissaient diriger, nous

de

nos

corromn'étions d'une

l'opinion qu'ils moins effrayé

croyaient retours

inopportuns

dévoyée que de ses concessions perpétuelles; et si nous les avons signalés souvent avec amertume, c'est que nous suivions, d'éavec une anxiété pleine motion, les bles yeux pour de les faux pas d'uu fermés, nous. nos du chancelant, pouvoir côtoyant, des abîmes béants et des piéges visiNous au refus de tenir éprouvions, les la la angoisses de celui qui, de ses du

compte

signaux, rivage

contemplant plus port. La vérité que qu'elle la craint que chose chères

barque voit

affections,

dépositaire au sombrer

sortir

a, dans

son

langage qu'elle

le plus retenu, offense ceux avec voile.

quelmêmes

de si austère servir.

voudrait lorsqu'elle de

Tel qui l'appelle sans la rendre brave

sincérité

jamais

lui apparaît flatteurs pour Elle mais

Il ne mansuspecte, ni les

d'avocats tyrans

pour l'accuser. qui la proscrivent;

et fait trembler

la faiblesse

ennemie. La République dangereuse sait de mort, mais elle était forcée tous les jours; tandis

est sa plus de 93 la punisrecommencer qui lui

de

affectaient étaient

que, sous les gouvernements de se fonder sur elle, toutes les oreilles assourdies Au temps qu'elles étaient

fermées,

parlementaire. était

de la Restauration,

par le bruit la vérité

un perpétuel tisujet d'alarmes pour une autorité mide et trahie onl'attribua, dans celui qui signe cet écrit, à un esprit d'opposition loin do sa penqui fut toujours

INTRODUCTION

sée; voix

dédaignée fut

lorsqu'elle

ne voulait ne

qu'être pouvait

utile, plus

sa être

comprimée

lorsqu'elle à ces sérieux,

qu'offensive. En essayant d'un leur traité corrélation

de donner

études qui

de politique l'ensemble des

les proportions dans embrassât soulevées par de de

des questions

la restauration France, ses forces temporains, est difficile contre tous. l'auteur contre

derniers

ne s'est

de la maison princes dissimulé ni l'insuffisance

la prédominance condes préjugés il ni le péril d'une agression dans laquelle seul d'être vrai pour tous sans se trouver Mais, contrairement à l'avis de Fontenelle,

il est persuadé croit tenir dans sa main que lorsqu'on à ses des vérités de les publier c'est un devoir utiles, elles seront Si ce sont des vérités, propres risques. combattues, mais leur et ne peut être payé de sa tâche, pas à la hauteur lui suscitera des auxiliaires car la milice des plir d'être épuisée, et l'armure triomphe trop cher. est tôt ou tard Si leur l'exemple défenseur assuré é n'est

de sa témérité

de la remplus capables soldats de la justice est loin des écrivains de notre ftge

du Pan, se sont qui, depuis Burke, de Maistre etMallet voués à sa cause, est d'une telle trempe, que tous les traits des tirailleurs de la Révolution se sont jusqu'à émoussés contre elle. présent L'auteur dulgence aller des temporains, fortunes sur la facile inpu peut-être compter accorde volontiers au laisse/' que la curiosité Mémoires car peu de nos conparticuliers, aucun diverses, peut-être, éprouvé autant n'a subi autant de et de vicissitudes, aurait

INTRODUCTION

passé entre

par elles.

plus

do professions à son entrée

rarement dans

compatibles le monde, ses

Il a vu,

ses propriétés et l'espoir incendiées, égorgés, parents réalisé d'un riche patrimoine par une ruine complète. La loi des suspects n'a épargné à sa jeunesse ni les honneurs mort. captivité Sa vie, abritée sous s'est de la ni la faveur d'un où tant arrêt de les drapeaux ranimée aux d'autres des

ont été moissonnés, régiments sur leurs

voix amies

et des états-majors registres.

moins indépendance d'un journal entier à la rédaction 1 d'accord contre-révolutionnaires. gie de ses sentiments de fructidor an

son nom qui ont inscrit d'une Mais, attiré par le charme il se consacra tout réglementaire, avec l'énerLa loi

ses collaborateurs à V, qui déporta le força de chercher une lui-même Cayenne, position il pût se dérober et dans laquelle moins précaire aux persécutions vendéens fraternelles, pas dont il était menacé. réfugiée et le voilà d'avoir Une colonie lui tend d'industriels des mains Il n'est réussir si en Bretagne manufacturier. une vocation pour Mais but il

nouvelles

nécessaire

quand est difficile vint mettre

l'on est décidé à faire de son mieux. a été dirigée l'éducation dans un autre

de le perdre de vue, et lorsque le Consulat un terme aux turpitudes nous directoriales,

un an sur le tableau des avocats de figurions depuis Paris. Devons-nous aux encouraavouer qu'insensible des magistrats à nos donnés gements par l'indulgence premiers répulsion
{.Le Censeur

débuts,

nous

n'avons pour

involontaire
des jownau'.r.

jamais pu vaincre ce trafic de la parole,

une qui

INTRODUCTION

nous

semblait

voisin

de la vénalité

de

conscience

et

une espèce l'occasion viendrons mais qui nous s'était

de prostitution d'en déduire à sonder

de sa personne? Nous aurons les raisons, nous en quand

les plaies du régime parlementaire étions si peu fier des prérogatives de l'ordre dressé sur la tombe des ordres supprimés

avec joie à que nous renonçâmes par la Révolution, l'honneur de lui appartenir, pour le premier emploi salarié qui nous fut proposé. C'était déroger sans doute, car il était obscur et modeste. Mais il nous rendait aux relations et littéraires politiques que la presse ardente et franchement de l'an V contre la tyranréactionnaire nie conventionnelle nous avait fait et la Révolution contracter tions. Les souvenirs drapeau, d'un soldat qui a servi Henri l'héroïque conversé sous plus d'un de La Rocheavec tout l'entraînement de nos convic-

qui a connu jacquelein et le grand Napoléon, célèbres révolutionnaires, depuis pierre jusqu'au vertueux Dupont qué soit officiellement, soit

avec les plus Robesl'incorruptible de l'Eure, communi-

soit par par sympathie, de l'Empire, avec la plupart des maréchaux hasard, de de généraux avec un plus grand nombre d'émigrés, ses condisciples la République dont plusieurs furent et ses amis, et ceux de la Vendée, à commencer trouvé avec Stofflet qui enfin s'est et a collaboré par mêlé assez

Cathelineau; conspirations d'État,

à plusieurs d'hommes

en on prétendus tels, pour connaître ces souvenirs secrète de son temps, partie l'histoire l'oisiveté du commun la chance d'amuser auraient

INTRODUCTION

des lecteurs, riosité Mais vie ont de

sinon

de satisfaire

les croyances d'une

et la cu-

de tous. et l'agitation l'expérience à nos convictions imprimé et nous avons préféré, ne nous adresser trop longue et et es-

gravité,

plus de réserve à nos risques sérieux. Nous et de l'indépenstoïque impar-

périls,

les convaincre pérons dance de nos jugements, tialité entre mais

qu'aux gens de la sincérité sinon

de cette

déguisée qui n'est trop souvent qu'une neutralité la modération, le bien et le mal. Nous aimons nous tenons la justice pour devoir de l'historien. d'être la vertu Qu'on de l'histoire. daigne nous

et le premier tenir dons

compte du désir pas la confiance d'ailleurs

nous équitable du lecteur à d'autre des

ne demantitre, nous

reposant

sur l'intuition

âmes

droites,

la subtils à dégager que les esprits promptes plus nue à Elle se présente du langage. vérité des artifices et le fard ceux-là seuls qui sont dignes de la connaître, dont on' la parc ainsi mais celui n'en qui, lui donne quelquefois louanges homme à l'erreur moins la laideur du certaines tout sujet du à la équivalent à hésitera juste comme tous les

mensonge diffamation condamner hommes,

est pas ni

et peut dire avec fait méconnaître adversaires amis. » glissé on aurait

Montaigne les qui

volontaire, complice « Mon intérêt ne .m'a de à mes mes

ni celles

louables qualités sont reprochables du temps hypocrite à s'indigner

11 s'est tauration démocratie

dans la polémique pruderie été la première

de la Resdont la

ne sait quelle

si, en

INTRODUCTION

effet, elle était

entrée

dans

nos mœurs

aussi

avant

que

dit M. Royer-Collard. Il ne s'agissait de rien moins l'a ° dans une de idéalité les rejeter, qu'on que appelle choses, et de raison de faire la responsabilité qu'il est d'usage peser sur les personnes. de l'histoire; propres à ce qu'on fit de cette était intéressé les rigueurs courtoises do convenance, lui sont venues en aide de sorte On rayerait et comme plus ainsi d'un urbanité les noms ministre une loi

tout son cortège doctrinaire ont pu d'^in pouvoir venaient renverser, soutiens qu'ils croyant le pétrir à leur usage. Mais les comédiens

pénal et que M. Decazes se donner pour les en poli-

du Code

tiques ne sont pas plus que les autres à l'abri des sifflets. Justiciables de l'opinion, plus ils la compriment est impitoyable. et plus sa réaction Celui qui se retranche derrière flétrissure les arrêts des débats. de la justice n'échappe Les esprits pusillanimes point à la

prendre à l'amorce de ces ménagements se laisser car elle a le droit de n'être toute probité s'en'indigne, avec les fripons, envers qui le respect du pas confondue de la complicité. silence tiendrait Un taire. nom En le en dit souvent
livrant

peuvent mais

plus

récusation de célébrité

au public, car tout discutable,

qu'un long commenon évite l'écueil d'une sait le genre jury seul de

le monde

appartient atténuantes la peur

A qu'il s'est acquise. de déterminer le droit du délit; il n'admettra

ce haut les jamais

circonstances l'excuse

ou de l'ignorance

dans un hoir

me d'État.

Aspi-

sera toujours, rer au pouvoir sans en avoir l'intelligence à ses yeux, un crime irrémissible, car les nations ne

INTRODUCTION

sont

pas faites

pour

servir

aux

expériences aux aguets,

cités présomptueuses toujours la suite de toutes les coteries. mentaires,

des incapaà la tête ou à

Les gouver

portefeuilles, dité, ont été surtout avec

qui ne sont, en réalité, ou le ministérialisme féconds

nements parleaux que la course dans toute sa cru-

en nullités

les que toutes stupeur ces nuées d'oiseaux de passage, qu'on w s'abattre et dont ceux-là seuls n'ont du titre d'Excellence, nuisibles laisse '<

C'est pratiques. ont vu administrations saluait

fait et se sont laissé qui n'ontrien à la routine de leur bureaux. On a vu beaucoup et bienveillantes médiocrités atteintes

pas été on conduire

d'honnêtes

de

l'élasfièvre abdéritaine, et l'on ne peut expliquer cette 1 ticité de leur conscience, affrontant toutes sortes de que par ce responsabilités, en manies ambitieuses change qui vertige contagieux les plus puériles vanités. de la Resmoindres erreurs et d'honneurs faiproblé-

Ce ne fut pas une des tauration de grâces que de combler toutes ces incapacités prises à l'essai, saient d'une place à d'autres mais naturellement matique, galité mérité maintenir. dence toutes toutes ces .banale. Si les ministres l'honneur dans à la le cas traverse du prince, Mais, de laisser valeur

lorsqu'elles à cette

non moins

intéressées disgraciés de sa politique contraire, de

prodiavaient bien était de les

quelle imprusuccesseurs leurs assurés de

rivalités

émérites, à naître régime,

auxiliaires L'exil étaient

les compétitions sous l'ancien

et l'interdiction, une précaution

en usage

elle eût du moins préservé plus logique et plus morale l'autorité de cet essaim de parasites, à l'affût de toujours

INTRODUCTION

1

ses

défaillances,

pour

prendre

part à ses dépouilles.

On

du l'irresponsabilité présumée condamne à régner cette supprince que sa naissance est même un des arguments les plus victorieux position sur lesquels les gouvernements constitutionnels ou conçoit, fonder leur raison d'être. représentatifs prétendent Mais la responsabilité des conseillers de la Couronne en devient C'est aussi d'autant plus rigoureuse une des conséquences bien qu'elle parlementaire, le vice des radical traditions et' indispensable. les plus évidentes du n'ait servi jusqu'ici et F inanité.

à la rigueur,

système qu'à en

démontrer

Le mépris caractéristique, cueil le plus

de l'esprit inévitable et le conseiller est

est le symptôme le plus mais il en est l'énovateur; le plus ce qu'il d'une servile du perfide, y a de plus imitation faux. Or ce d'une il

car ce qui est naturel et vrai ancien au monde, et l'horreur conduit triomphe orgie est rare fatalement n'a guère

à la prédominance

que l'apparence et, quel que soit son dédain qu'elles soient

et la durée des comparaisons,

les plus intrépides n'ont pas encore mis en parallèle les plus saintes avec ses institutions celles de l'ancien à l'humiliation régime, sans s'exposer d'une défaite. La rénovation des sociétés est sans doute une grande et noble pensée, mais leur conservation ne sont pas toua

à son avantage. de la Révolution

Les admirateurs

et ses métamorphoses jours des améliorations.

bien son mérite,

Il faut bien reconnaître atteinte à l'orqu'en portant dre immuable de succession suivi depuis l'origine de la on a répudié le gage de stabilité qui a souMonarchie, c

INTRODUCTION

tenu cles.

cette En

grande abjurant

institution notre

pendant

plus

de huit

siè-

foi monarchique, nous avons “ et. de notre nationalité, donc déplacé le pivot régulateur aux la France dans les incertitudes communes replongé ou au de races rivales peuples livrés à la compétition vent des révolutions, fléaux dont cette foi était le préservatif le plus assuré. Ce divorce avecla dynastie identifiée non au pays ne se fonde que sur une supposition à savoir à était un obstacle encore discutée, qu'elle et qu'on 3, tout progrès, fait elle-même. Mais, a fait, sans elle, mieux qu'elle n'a

on ne peut le nier sans ignorance ou sans mauvaise foi, la Royauté avait concédé avant la Révolution tout ce que la Révolution prétend lui avoir arraché, avait achevé d'émanciper toutes les classes, puisqu'elle d'abolir tous les priviléges et de faire des citoyens de tous ses sujets. Dès 1.648, elle avait formulé une constitution, sont plus die dont que sincère, mort-née celles des qui se sont succédé Ce statut contrefaçons. et plus faite devenir avait pour depuis était, 1791 en ne

effet,

plus libéral qu'en encore,

que la parocomplet l'Assemblée nationale; viable, les éléments

car il avait

la constitution qui ont conservé anglaise, d'un monarque cerné par une démocratie était tout simplement une absurdité. Cet avortement ment dité de Constituante des d'une assemblée qualifiée résume

et la fiction souveraine

ridicule-

de 89, principes de la portée des intelligences qui s'identifient ère de notre régénération. Les jours qui l'ont

toute la féconcependant et donne la mesure exacte à cette suivie et

INTRODUCTION

mise en œuvre à cette horreurs doctrines

il est vrai, quelque restriction apportent, admiration exubérante. Mais les crimes et les de 93 ont une avec les trop étroite parenté de la nier, et qu'il soit possible sont parenté ou des lâches semblables cette

de 89 pour de 89 qui désavouent les patriotes tout simplement à ces malfaiteurs de faux frères,

qui, ayant ouvert la porte du domicile et ayant eu la plus grosse où s'est commis un meurtre part du vol, se posent, devant la justice, en révélateurs. leur La police peut avoir ses raisons pour absoudre complicité réhabilite de plus ne trahison s'en du crime parce pas l'instigateur qu'il de la Révolution fait le délateur. Les premiers fauteurs resteront donc, en dépit de leurs palinodies, responsaexcès dont ils n'ont eu ni l'art de prévoir ni mais le mérite d'une

bles des

le courage d'empêcher l'accomplissement. Ce n'est pas qu'il ne soit dû aucune pitié aux esprits ardents ou faibles séduits par les grands mots d'humanité, leur de patrie fût venue. la réflexion Mais tout ce qu'il y avait, aux États de gens de cœur et d'esprits élevés, n'a pas avant que les de les la et de liberté,

généraux, attendu

les conséquences des principes de 89 pour Les protestations prévoir et les abjurer. anticipées cette noble phalange, à la tète de laquelle figurent Mounier, l'erreur. L'admiration l'étonnent prendre et les en dégoût, du vulgaire nouveautés sans qu'il pour qui les phénomènes lui lui plaisent son les Malouet de tous et notre ceux ami Bergasse, qui ont seront condamnation

persévéré

dans

qui fait

y songe,

bien-être

INTRODUCTION réel, torité la douceur de son climat et la providence Mais celui-là seul est mûr d'effort pour do l'aula

qui le protège; civilisation, qui n'a pas besoin

pour comprendre'

et de conqu'il n'y a de Stable que ce qui est régulier, stamment utile que ce qui n'est pas exceptionnel. Les la foule mais on conet les volcans ébahissent météores sulte le cours invariable du soleil pour mesurer le temps la terre. C'est à la poursuite et cultiver d'une rénovation sociale impossible que nous avons sacrifié l'esprit de famille, la dignité du citoyen et cette habitude d'inles, qui modération rapprochent hommes et donnent seuls un sens déterminé aux mots s abstraits et relatifs de civilisation et de patrie. Ce qui devrait ébranler la foi des plus opiniâtres, c'est que toutes les expériences faites depuis 89 n'ont dépendance abouti qu'à déplacer les priviléges, appesantir les charles abus, pour donner, en compensages et multiplier dont les sophistes tion, on ne sait quels droits politiques n'ont la définition, mais dont l'upas encore trouvé sage'est surcharger une dérision d'entraves et sert seulement à perpétuelle la liberté civile, la seule qui imet de

à tous. Le produit net de ces combinaisons porte savantes a été de diviser le pays en partis irréconciliales doctrines les plus antisociales, et bles, de propager d'asservir plus les minorités et les plus pas manquer intelligentes aveugles. d'impartialité que d'affirmer aux majorités les mobiles Ce n'est qu'il

fut un temps où les Français ont joui de plus de et de liberté que sous le Comité de sarepos, de bonheur lut public, sous l'Empire et même sous les gouverne-

INTRODUCTION

`

ments constitutionnels. d'admirables volution utopies mais c'est

Cela peut être en désaccord avec et nié par les nouveau-nés de la Ré-

un fait que la renaissance de 89 ne Si tant de réformateurs ne sont parvenus peut annihiler. aux libertés du sujet que les servitudes du à substituer citoyen, ne serait-ce pas sur un principe abstrait et plus social reposait Ce n'est démocratiques? pas que tous les systèmes mais la famille qui est primitive et c'est l'association, dans l'amour, paternel non dans ses comtrouve que l'autorité la rivalité Hors de ce des frères. la société et la liberté n'est qu'une puque moins l'ancienne Monarchie

pensations, pouvoir arène, gilat.

protecteur l'égalité

et modérateur, qu'un mensonge doute

qu'un

La Révolution et de victorieux croyance. tion des terroger auraient

a sans arguments

d'heureuses

Il ne serait générations les Français

à opposer pourtant pas inutile qui ne datent que époque avoir subi

exceptions à cette humble à l'instrucde 89 d'in-

d'une

le joug lifier l'ancien

assez vécu pour du bon plaisir, comme régime,

plus arriérée qui dans leur jeunesse de qualeur part

il est convenu

et qui auraient eu aussi des bienfaits sur la France par les États répandus et par la généraux, par la République, par Napoléon foule de libérateurs éclos nos jours. jusqu'à Apres tant d'espérances déçues, trompées, do avortés et de projets n'a jamais bronché; douté; courses en quel qui lil'y un des jeté

promesses quel dévot béré ramènent

quel progressif au fétiche de 89 n'a jamais régime, cesse, n'a fatigué jamais sans

de l'ancien

arrière

à la plus pressé qM de lui faire un grief d'être revenue suite dans tous ainsi de l'étranger. regret devant n'a. cette grande . objet de sa haine profonde. sottise la France que dans ne trouva l'on les de tels échos répète mêmes pas encore. pensée qui vint à ses nouveaux plus occupés de leurs intérêts que de ceux de la France. pas reculé inattendu de quel révolutionnaire un crime de plus? Le retour à genoux l'Europe celle du soldat victorieux la France été. termes. pour hâter le contrarier. mais des Bourbons. qu'il avait un acte proété invoqué. qui prode la population clama cette dynastie. et les acclamations la de Paris ne trouvèrent pas une seule voix fut aussi fugitive Mais cette impression dissidente. l'œuvre serait de Napoléon. le chauvinisme les jours l'invasion cette de Cette ingratitude national. était habile. de la légitimêmes les plus acharnés par les ennemis au terrible comme mité moyen d'échapper l'unique dans un même gouffre l'Empire. naufrage qui absorbait et la nation elle-même. pour a videntiel d'une telle de la dynastie nationale. fut de se placer résolument national et d'aplanir toutes ou seulement et le vieux ou glorifier à la tête les du mouvement qui auraient Cette avoir tardive tactique rien fait répadifficultés pu l'entraver. humiliée du bienfait que lui infligeait n'eut rien de la légitimité.INTRODUCTION regard enfin involontaire. avec son terriRépublique C'est le Sénat impérial toire et toute sa fortune. sans mais roi rappelé. et la Révolution. et humiliée. lorsque semblait avoir consacré pour jamais des rois et de la Révolution. conquise évidence. La première amis. qu'unanime.

INTRODUCTION à la merci de ceux qui ration. et pour que c'est. pu sauver de la trahison.– sous la tutelle d'une coterie n connue sous le nom de longue mystification. Cette XVI. Comédie de ~Mmse ans. avec toutes leurs dangers et leur impuissance fût visible à tous les inauguration Talleyrand. d'Autun. ne pouvait donner. mais non la vigueur ni le génie qui l'auraient à son déTombée. elle ne fut. qui n'eut corrompue d'autre souci. mais bien' celle leurs contradictions. son premier ` que mi- yeux. en effet. que de l'exploiter et d'autre courage que celui de la trahir. se trouva naturellement un accueil si peu attendu. fut ainsi qualiBée par les acteurs rôles et qui ont mêmes qui y ont rempli les premiers continué à la cour et dans les de figurer sans vergogne de Louis-Philippe. ramené par la Restauration et le triomphe d~e ses ennemis. lui avaient ménagé La resde 181A ne fut donc pas celle de la Royauté. tauration qui avait fait de la France la première des nations civilisées. par son premier ndèles services. pour la consolation ceux qui se sont retirés d'elle n'ont pas Cependant recouvré leur crédulité première aux promesses des réconseils . sous les deux règnes des frères de Louis drame de la Révolution. qu'elle ne pouvait supporter elle a pu retrouver de statut. intéressées On lui et souvent a qu'elle sans honte. Louis nistre. but. XVIII w cette des principes de 89. qu'un épisode de plus du -. l'ex-évèque choisit ou accepta pour Les espérances ont été également demandé imposé Faussée plus plus exagérées et les défiances hostiles à la Restauration.

la charité. ne pouvait plus et dans on la concentra ses propres dans les intérêts illusions. les événements. pour lui. Que sont. Cette dernière évolution et dans n'a les idées fut-elle un progrès? L'esprit du siècle voix pour l'affirmative. la confiance. à réédifier ce qu'il leur a été permis impuissantes et c'est à ce signe de malédiction de démolir. discerne superstitions? et du droit le devoir est aussi ancienne que le entre et l'intérêt.INTRODUCTION volutions. les principes conservateurs des sociétés. La De là un découragement sentiment foi qu'on dans les doctrines qui devait de patriotisme. que se la force reconnaît le sceau de l'éternelle justice. du fait Partagé le bien du mal qu'autant qu'il miner lui-même. Mais sur les consciences les vérités si les paspour altéelles l'homme ne à se doparvient d'empire à leur usage primitives. éteindre. en Dieu. et le plus habile à justifier sa résistance aux lois quand elles le gênent est le plus subtil à excuser sions rer sont les abus quand ont assez et modifier il en profite. matériels et ce que les néologues de l'école ont nommé dans les mœurs l'~M~M&M~M~Mf. sil'esprit de famille et la croyance qu'une non de vieilles La lutte monde. et de probité. Quoique contre souvent au droit. des États est la conséquence forcée du désaccord entre le principe moral ont mission de faire respecter et le fait qu'ils qui les régit. d'honneur avoir dans profond tout à la longue. il réagit éternellement manque et la perturbation le fait qui le comprime. Sans doute le droit n'est une pas et il est impossible de le défendre pure abstraction. il s'abandonne quand .

Nous avons tenu à poser leplusnettementpossible convictions. et quand on l'attesta d'actes qui ne procèdent à l'appui pas de lui. Légitimiste nous prosternons blesses tions dans la rigueur pas plus devant du qui fatiguent nous ne principe. il est condamné des vicissiil ne tudes humaines Mais périme pas parce qu'il est vaincu. que devant les transacNous ne professons pas le d'admirer ou de nier leurs la udélité ~M< ?MPMM à une dynastie dans laquelle une génération d'aveugles n'a pas su voir le gage de ses franchises et de sa tiationa- . elle tient lieu du droit. les sottises ou les fai- qui le compromettent qui tendent à l'atténuer.INTRODUCTION lui-même. Nous osons donc compter de ces éclaircissements teur à qui la longueur préliminaires ne paraîtrait pas aussi essentielle qu'à nous-même. mais Ces digressions complète intelligence le~ inductions aurait compliqué texte. ou que dominé par la fatalité à l'inertie. leur omission eh et peut-être obscurci le sur l'indulgence du lecpas. au point respectons culte des personnes et si nous erreurs. ne l'abolit mais n'oblige pas. nous ont paru indispensables à la de cet ouvrage. de nos immuables Sur que nous cette base seront résolues Peut-être toutes nous labase allons soulever. les questions trouvera-t-on mais certainement on nous reconquelque témérité naîtra un désir aussi sincère de rendre à la hommage vérité que de justifier notre dégoût profond de la Révolution et nos répulsions pour les sophistes leur plume à la célébrer. elle-même n'en reçoivent autorise. ces actes La nécessité aucune sanction.

un sceptre dans leurs mains à qui sut s'en servir. aux perfide.INTRODUCTION lité. comment où prendre les que fussent trouvé un Français engager le frère de Louis XVI à l'admettre Il n'y a pas dans son conseil? ouvertement de raison et d'État mésalliances. aux volontés absentes. ce qui XIV à Philippe V. des et s'ils se laissent entraîner ceux-ci c'est. adulation briser trop souvent pour les à leur en est aussi dangereuse même rois qui dontlavertu que solidarité prendre. à leur instinct d'obéissance. conseil services pour seulement est une faute. Les factieux ont beau jeu contre un pouvoir soufre le prince en effet. Quels s'est-il de Fouché. qui se laisse avilit. M Il y a des temps. n'a jamais failli dans les pièges mauvais conseils qu'en accusant écrivait Louis convient effet. vous inspirera en à votre dignité de roi. sans le comprendre. Commander. l'intelligence. suppléer induits à regarder quiconque usurpe . ses ne portons pas le scrupule la vérité fautes et à. déguiser Les leçons du malheur sont nous jusqu'à parce perdues attentifs dissimuler qu'elle est amëre. subissant. Les sous cachée elle- ont laissé Il revient bien. qui excuse certaines qui qu'on les lui impose ne règne pas il' abdique en les car. Cette réserve sentimentale que une la félonie. Les peuples sentent trop bien le beau soin qu'ils ont d'être gouvernés pour s'attaquer pour prince qu'ils savent assez jaloux de son autorité la défendre avec énergie. princes dérober qui n'ont que des serviteurs les causes. qui vous a fait roi. quelils se sont laissé auxquels n'absolvent l'intention « Dieu. et ils le pouvoir pour eux. sont à la suite impose de c'est que l'audace conjurés.

C'est courtisans et l'avidité quand insatiables Il y a plus d'imprudence de l'Etat . car elles sont la seule compensation du souci damnée d'égaux. de les lui interdire. en du cabinet la frivolité des travaux des courtisanes. justice. établies les usaou qu'ils est dans de des qu'on ges et les règles qu'ils ont proclamées eux-mêmes. elles viennent à confier les doublement de haut rênes lieu. Cette illusion n'est pas seulement une source de préférences et de mauvais choix. C'est une triste maisrigoureuse veraineté. l'unique égamoyen de les protéger et de respecter ont trouvées Leur bonté les lois. ont le même régner avec gloire il fera deux parts rois savent et faire régner avec bien distinctes de son des affaires la grandeur et de l'isolement de celui-là seul est conauquel qui ne peut avoir Les grands les apprécier lement est de maintenir que tous leurs sujets et que.. elle est de plus un danaveugles teurs ger et souvent un scandale. Mais. l'intrigue a intronisé mêlant des à la gravité et hardies elle qui sous la Régence et la dilapidation des finances. s'il veut lui la justice. de se tenir en garde contre perpétuellement Il ne serait ni juste ni possible les affections privées. cette leur impartialité. existence. ne pouvant droit à leur protection. et leur providence dans l'immuabilité Stuarts à croire le monde.INTRODUCTION comme plus capable de l'exercer que ceux condition qui règnent de la sou- et ne gouvernent pas. tous. cœurs bons aime dignes On a reproché aux inclinant toujours d'être aimés de tout ce faible ceux et les servi- du prince les plus fidèles serviteurs de l'État.

pour gagner rer le génie et accomplir On n'a pas assez loué de Louis n'aimait XII! à choisir de grandes choses. ce danger pas. l'impulsion de se tromper encore mieux risquer que de livrer son à qui peut en abuser. pas eus lui-même. seulement à ces parvenus les d'efforts et de séla répugnance dont mais expéinspi- vaincre qu'aux bonne l'objet. plus intentionnés pour de mérite. esprits les plus vulgaires. le discernement et la constance et maintenir un ministre qu'il qu'il et trouvés pas n'aurait car l'application. ee ministre. de sa volonté.INTRODUCTION aux mains sous la mieux ductions ils sont d'un favori qu'à les laisser Il faut nottor au hasard. Il qui soit à préférer. il savait son la fermeté il les avait et le génie pressentis de tenir tête dans seul aux attaques dont Dans les temps son d'État est Ce n'est capable trône menacé. renommée et de quelque la confiance publique. c'est abdiquer. le reflet sa confiance mais qu'à des hommes plus encore et les instrurecevoir en soient soient il lui importe ou le plus dévoué. Pour un prince sage qui initiative n'existe des sait consulter. garde de la routine. Mais l'usage conseils est un art difficile pour les plus habiles. toujours et des mérites de position y a des valeurs relatives que les circonstances révèlent à la perspicacité de celui qui sérieusement de ses affaires. attendu . Il vaut qu'on doit donner. conseiller la rai- encore le meilleur d'un prince intelligent.' Il lui importe s'occupé sans qui qu'ils ments doute de n'accorder dignes. ni même pas le plus cher le plus capable. de troubles et de révolutions. de sa propre car si régner pensée c'est choisir. d'une précédés rience pratique.

n'est pas modifié. improvisés. Cette indulgence plus . du gouvernement est Le meilleur avis peut à rectifié. par exemple. sont variables. organisés sont des per- auxquelles l'intrigue turbations utilité réelle.INTRODUCTION qu'ils une. et la marche régulière s'il l'entraver. chargé de la direction suprême. remanier. Il faut être bien volontairement voir que mélioration tinct nir toute réforme présentée croissante de son toujours du népotisme dont elle est dévorée parlarendre impossipour ne pas d'atrès-dis- aveugle sous le prétexte d'intérêt est fondée sur un calcul de l'intérêt et d'étendre de public. Il n'est. Les bons ouvriers les instruments.. et prédominante. C'est à ces remaniements tion qu'on doit l'exubérance perpétuels le chancre personnel. et la vénalité progressive qui finira ble. poser arbitrairement sous leur direction. des ministres de part que leur se servir de tous que qui ne réorganisateurs vus à l'oeuvre. les services Ces réformes ni utile ni prudent comme refondre tombés hâtives a plus savent tout l'étaient tous et recomdes ministres de la Restauration. Celui sa protection le servir. approprié ne l'usage de celui qui. des l'engagement attendre dessus du prince est de mainte& tous ceux qui ont pris Il est assez placide pour la conversion du mérite pour s'accommoder et assez aususpects. de l'humble trop dédaigné pratique des plus médiocres. des intérêts engredoit jamais perdre de vue l'ensemble nés pour ainsi dire dans l'organisation du mégénérale canisme de laisser ceux social. pas un ne s'est trouvé de la tâche qu'il s'était rendue plus diffide l'administra- cile en la compliquant. nous avons fût au-dessous et.

hommes nance de roi nullités. chaque tions lateur petites Rien ments la politique de la mutations pratiquées et dans le les attribu- l'avouer. de ces gouverne- ne prouve mieux la dégradation mixtes corruptions. ministérielle. Telle et la stabilité des charges des invite à les honorer. que d'en de l'Etat. ne fut pas. et par ostentation de capacité ils se livrent aux témérités les plus tis ne se font pas plus de scrupule de trahir la confiance du prince qui les admet dans son conseil excentriques. ont compromis le salut fiers que s'ils l'avaient conde ces ne exemples préservent royalistes dont pas les les ils L'histoire gouvernements rois. et quand abuser. insensiblement. tant s'en et les écrivains dont les . en son nom. tous est exer- neutraliser intérêts le principe d'autorité La souveraineté légitimes. ils en sont aussi est pleine constitutionnels faut. quis. d'Etat et à froisser du peuple cée.INTRODUCTION excite le zèle. il faut Au milieu Restauration. par d'audacieuses improvisées en vertu d'un scrutin ou d'une ordonPlus ces hommes sont constitutionnel. amortit les ressentiments et donne quel- car personne ne reste insensible quefois la capacité. les plus destinées dont basses toute de toutes la féconà les de pouvoirs consiste à susciter ambitions. ces fictions dité et de qui. plus le pouvoir les enivre. donnés au nom du souaux témoignages de confiance verain. s'annulait révolutions. en attendant pouvoir réguC'étaient autant de la grande. ne vivant que de transformations finissent tous par dégénérer en oligarchie dernières et inévitables balancés. inexpérimentés. jour et dans le personnel des moindres administrations.

fondés sur la raison d'État et la vitalité ils à leur sanction n'est desnations légitimité qu'ils sauvegardent. pect dû à d'augustes droits.INTRODUCTION veilles n'ont ont été consacrées fait que à l'étude des deux règnes un dernier triomphe préparer tion n'auront la confiance pas moins de peine à expliquer X dans l'ineptie notoire de Jules du bon roi Charles de Polignac Louis cazes. ni porter atteinte à leurs infortunes. qui identifie la Royauté au corps social . La liberté vérencieuse fondre. visiblement pas moins des besoins tions dérivant nes empreint moraux des sociétés providentiel dans les instituhumai- que dans le dogme traditionnel. le roi et la royauté. platifs qui relèvent Louis XVI et de ses frères prouve trop bien du vertueux que ce n'est de cœur et aux vertus pas à la noblesse les comqu'il a été donné de prévoir les tempêtes. conjurer de la personne sans manquer au respeut le défendre pour lui-même. XVIII que l'incompréhensible pour le fils mal élevé prédilection du procureur qui à la Révolu- de De- de nos jugements paraîtra irrépeut-être à ces serviteurs d'élite accoutumés à conpieuse affection. l'autorité vient do trop haut du souverain. est un titre'de plus à dans leur et pour qui la majesté du malheur Mais ce ne sont passes leur vénération. fidèles contemles trônes et l'exemple renversés. Peut-être ces droits. chevaleresques plots et de. lequel n'est pas à la mesure de toutes les intelligences. une origine car le aussi sceau donneraientsainte Le principe de n'être pas distingué pour on et une plus universelle. Cette loi émane aussi du droit divin.

domination. Si l'Empire romain s'est survécu. dans l'enchai- doit hésiter analogies. il n'est pas sans intérêt de savoir ont été les quelles semblait causes de sa mort. les premières car les altérations tout le système. et fait dépendre la vie. avant de Fontenelle. faits. n'avait cependant et le passage qu'il rien perdu de son La Monarchie éclat et de sa puissance. on le sait. piation de son la dégradation L'impiété crimes grands nement hardi des lente insolente et prédite. il ne régnait déjà plus que fictivement depuis trois ans. de peut bien triompher politiques. sa décrépitude. tyre de Louis XVI. a été. constitution sultées en ont troublé selon qui en sont réet ont causé cette c~~cM~e a~ tout le monde ment. Pour faire cette déviations <K~o/M~. Mais. signal d'une cette apologie entrepris faire l'éloge ou la censuré comme sa chute a été le série de calamités encore loin d'être épuisée. sa décadence a été si rapide de sa grandeur à n'a pas d'exemple ont lutte des empires. de sa nous avons dû explorer normale. par la servitude l'exet qui lui ont été infligées. pu être renversés violente par la conquête. l'expression que dans l'attitude du gouverneremarquait la Révolution. de à affirmer mais telles l'impunité des il y a. mais non sans le long marQuand commença ou prolongée. des peuples du de de sa propre Nous n'avons donc pas système monarchique pour la Monarchie renversée. lorsqu'elle plus florissante et plus forte que jamais. dans le/passé fondés par la conquête.INTRODUCTION dont elle est l'âme durée. que le plus qu'ils ne sont pas le châ- .

parler notoirement d . de leur soumettre la liberté prendrons de l'impunité du plus nos scrupules sur les conséquences à l'orgrand crime peut-être porter atteinte qui puisse d'autodre social fondé par Dieu même sur le principe nous rité. T.l. comblé de leurs faveurs. De ces faits inexplicables. la faiblesse de voir. entassés d'où par la Révolution. toute sa féconde pour lui rendre pour l'accomplissement été dévolue? Le fait est les frères usa-t-il de la qu'il le qui lui avait se briser dans sa main sur son trône. sont assis queur de relevé Ils dit martyr se et délaissé par le vainont été dépossédés en par le fils d'un traître lui-même. ductions avocats nous. plus trop du fait entre eux tant de rapports qui relient il ne nous appartient pas de tirer des inaux claires. la Révolution. comme do toutes de l'ambià la déception criminelles les combinaisons tion. l'action ou moins l'alliance Mais des règles providentielle du monde réel avec le monde qui président visible. traître. fait logique avili les uns des autres. Nous en cédons l'honneur lesquels dans n'ont pas.INTRODUCTION timent et la conséquence d'autorité. fut honteusement chassé par la Révolution était inféodé de përe en fils. sans rougir. mission vit l'exhuma En s'est retrouvé dépositaires. mais qui lui aussi à laquelle il accompli. que intact Le principe Dieu en avait aux mains des rois sous les décombres Bonaparte énergie. la trahison de l'un des membres de la famille nous voulons a infecté préposée à la garde de ce dépôt sacré de la félonie dont Philippe-Égalité toute sa descendance. qu'ils avaient.

ouvre. Ce crime de per- de ses assassins pas seulement autour fidie etd'opprassion il corrompt tout doutent qui signalent de lui de Dieu. du crime. leur droit et dans leur force. et les insignes. trancher n'échappera du virus dans aux fratricide. Le prince indigne qui ne sang royal en répandant tout le sien peut expier son forfait c'est à la source empoisonnée qui le transmet que doit d'un arrêt inexorable. le de Louis XVI eût été d'obteles de justice un retranchant irrévocacours tronc et lui royal. toutesles ceux qui usurpations le subissent sont de la justice et ceux qui le louent souille ainsi le par cela seul déshonorés. dit Shakspeare. que d'Orléans les se racheter du péché originel. de cruauté. lorsqu'il courtisans. Si toutes les dynasties tardent à se rerégnantes privée. les portes du royaume devoir du frère premier nir décret blement interdisant Cette des Chambres et une sentence cette branche Au lieu d'ouvrir ses bras et au fils de Philippe-Égalité. Il y va de le remède s'appliquer l'avenir des légitimités et du salut des monarchies consacrées parla civilisation. de ses et de leurs aux excès enfants. aucune et combinés toutes de la démocratie les royautés se pnriSant dans Jtans la régénération poisons dont et toutes .INTRODUCTION Le meurtre sépulture. ne conduit d'un roi. pouvaient un jour de redevenir et mériter Français. pour sa un vaste a été comblé abime qui ne se ferme plus que* des cadavres de ses sujets. d'une et condi- et de toutes solennelle pourrie à l'avenir du d'en porter ûétrissare était la seule qu'en le nom à la mesure l'obscurité ce n'est tion du sang populaire.

la logique et la morale s'accordent. puissent sont affranchis de toute politique engagé et des grands. lequel aggrave et à l'intérêt des princes sa responsabilité.I~TRODUCTIOK les nations de l'Europe ont De ce que la loi romaine s'ensuit-il pénal seuls qu'il le parricide. dans les actes personnels commettre. pour exà des forfaits plus énergique opposer une répression et proportionner la rigueur du châtiment ceptionnels. avait omis de prévoir De ce dût rester impuni? les crimes faut-il que conclure français n'a pas prévu des princes que ces crimes peine? La raison. que le Code déjà senti les atteintes. . au rang du coupable. au contraire.

tNAfHE. des premiers. de la spirice triomphe et des lois morales tualité de l'âme sur le paganisme.X\X)t. Leur théocratie.ch. sur la barbarie.FRANÇAISE LIVRE PREMIER GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE DURÉE ET DE SA MORTSUBITE CAUSESDE SA LONGUE LMttandbpreciosMrrninis. (SH)Ot!<EApOM. le christianisme. mettre en doute la civilisation d'un peuple qui embrassa. leurs cités antiques et leurs expéditions témoilointaines et l'on ne peut gnent d'une organisation puissante. pendant plusieurs d'une nationalité incontestable. CHAPITRE DE LA FRANCE PREMIER ANCIENNE siècles. joui.r LES RUINES DE LA MONARCHIE. le joug était invasions réitérées dont plus cordes Nor- Les Gaules ont . Mais ce peuple ne fut pas seulement conquis rupteur par les Romains Les qu'oppressif.

favorisée par la guerre fluence climatérique des régions polaires ont site tellement multiplié à conclure. appela à son aide. à l'inconfusion peut slaves. quoique à tant d'honneurs n'aspire opprimée par les Goths. souvenir autorise à croire historique que cette union ne fût pas amiable et de consentement des deux peuples mutuel. La civilisation mosous la seconde même réalisée narchique d. des Maures. nier dans Romains. d'aucune du nord au midi. fait. sourit de compatibilité trouver son ou franques. malgré des types particuliers l'empreinte remarqués universelle. la Gaule. les nuances. leur chef se fit chrétien pour le deravec elle. et la raison le coin mais est le voyageur de l'usage s'indigne qu'on en où l'on trouverait du monde nul autre pays et ne s'exerce de vrais le brigandage avec autant Lorsque les Francs combattre. l'ennemi commun.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mands. et de toutes les hordes qui mondèrent les mélangé qu'il famille serait celte les mœurs. nomades tellement des Tartares. de la ou tropicales. ont l'Europe et modifié les usages races et d'affirmer impossible l'origine ou gauloise. et le commerce. de sa nationalité s'évanouit vestige et le nom de France fut substitué alliance. mais dans à celui cette sous d'impunité. Sans aucun Cependant la fusion des races ne s'est . accomplie que ne s'est pas française longtemps après. révolutionnaire L'esprit à supposer des spécialités compte ou gauloises. ainsi que l'in- plus ou moins distincte dans plusieurs La promiscuité provinces. et la nationalité race. L'Italie le moins des espèces. héque la science des couleurs.~c seulement de la troisième. elle avait été connue sans que nul lequel jusqu'alors. ces puérilités.

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

de la foi chrétienne en avait jeté la propagation les esprits, en définissant les bases et y avait prédisposé et les devoirs de la souveraineté. La clairement l'objet doute, féodalité, nant dans il faut tous le reconnaître, les rangs, sans et ses pairs; féaux, ses vassaux en choisissant de la noblesse, berceau FoMM~M~ <?~<<~e, volontaire et l'on élevait l'obéissance en prey avait préludé ses distinction d'origine, véritable la chevalerie, pour jusqu'au devise sacrifice

n'a pas le droit d'ignorer que le serf n'était pas un esclave, attaché à 1&terre qui le nourrissait dont serait jaloux et avait des droits plus d'un démocrate de nos jours, réduit aux convoitises Mais ces ébauches de son prolétariat. le Grand pour se compléter. du fils de Hugues nement d'un peuple Tout ce qui a précédé n'est pas l'histoire enfande ses actes, mais le laborieux avant conscience tement formes, nomades d'un monde subissant en quête fusion, essayant de tous les les invasions d'une et patrie, se déploie suivant devant en toutes aventuriers servilement lui. les impuissantes attendaient l'avé-

le premier qui drapeau tout l'art des inductions,

le plus grand des chroà tirer, aurait peine démocratiques origines d'orde la première informes race, une ombre niques Les populaà l'analyse. digne d'être soumise ganisation tions forme mérer. du grand empereur Quant au règne au brillant un météore comme surgit d'Occident milieu au toute tout la force, devant se prosternaient et se mêlaient se présentât, qu'elle sous sans quelque s'agglo-

Malgré des admirateur

qui de ces à de

ténèbres, l'égard civilisation de

il n'en la s'y

eut

que

l'éclat

passager,

moins lueur entière

France; éteignit.

lui, car, après La législation

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

tomba saliques nistration demain.

en

comme les lois les lois ripuaires, désuétude, Sa vigilante admielle-même. et la loi romaine n'eurent et son habile politique pas <le lenIl ne resta plus que des traditions confuses, inné moral, par le sentiment et antérieur à tous les codes, ou l'intérêt. La par l'ignorance

quelquefois interprétées humain dans le cœur mais le

plus souvent en pays de droit écrit et de droit division des provinces est le monument le moins récusable de l'incoutumier consistance des notions conquérantes et de l'insouciance des nations Aller nement donc conquises.

puiser,' ou des

une

de gouverdans ce chaos, des leçons notions sérieuses de législation, c'est malheureuse ou un calcul peu inspiration

Durant trois siècles que régna cette digne de confiance. on ne voit que des frères race brutale de rois francs, des pupilles à l'amimmolés égorgés par leurs frères, bi tion de leurs Néron le sang sacrifiées, guerre guerre. ringe est sont leurs femmes. oncles, Les crimes sinon des maris des Atrides, empoisonnés des Médée par et des

se disent

égalas, chrétiens.

surpassés, Des mères remords,

par ces princes qui dénaturées versent et des reines sont La

de leurs

fils,

sans

sans pudeur, perfide, attire Thierry

au caprice d'une et la paix cruelle à une conférence précipiter ne sont

concubine. autant le roi du plus

que la de Thuhaut des des lieux

et le fait Hcrmanfroy, les couvents mêmes remparts; d'asile on

de la tête des proscrits et de la y tranquc des princesses; des évoques sont accusés, prostitution en plein concile, de meurtre et d'adultère, de viol et de trahison. Le récit de ces atrocités pourrait se répéter à chaque

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

règne, et les chroniqueurs les avoir expliquées quand des rance et à la férocité

qui les ont recueillies ils les ont attribuées siècles barbares.

croient

à l'ignoMais pour-

de tous pas dans les annales quoi ne les retrouve-t-on vues Et pourquoi les avons-nous les peuples primitifs? à la face des peuples se renouveler si souvent qu'on et le BasSi la Révolution croit civilisés? française, avec les peuplades Empire ont lutté de stupide cruauté les plus sauvages, pas une cause commune n'y aurait-il à des désordres pas de se reproduire qui ne manquent des mêmes circonstances? sous l'influence des mœurs des lois et la dépravation L'imperfection et d'un pouvoir l'absence régulier toujours Un principe n'est qu'une lettre d'une autorité légitime. Si l'emde fixité et d'unité. il manque morte, quand vécu dans les convulpire de Clovis a continuellement accusent si ses successeurs furent sions, c'est qu'il était partagé; d'eux victimes les uns des autres, et si le règne d'aucun n'eut ne fut paisible et fécond, c'est que leur pouvoir et de nxité pour être intelligent, jamais assez d'unité fort et protecteur. à servir de preuve famille Le dernier vérité. d'entre Devenu eux fut destiné à cette le jouet d'une mais l'exerde son autorité,

sujette, dépositaire et se la transmettant çant pour elle-même par succesrester là où elle résision, elle devait inévitablement dait habituellement. Partout où la souveraineté manque de suite et d'iniles dépositaires du pouvoir dans leurs tiative, grandi mains finissent sans partage, même quand par l'exercer ils ne peuvent ostensiblement. Dans pas se l'approprier les sérails tradition; ce sont les eunuques d'Orient, qui en ont la se la transmettent à leur pour l'exploiter ils

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

profit, et souvent pour soixante ans que nous vernement tionnaires, n'est

l'énerver sommes

ou la vendre.

pas encore de leurs complices

en révolution, sorti des mains des révoluou de leurs créatures.

Depuis le gouLes

dans les sommités nominales et dans les changements, il est aujourd'hui couleurs du drapeau n'y font rien; usé du avéré que jamais ils n'ont plus exclusivement pouvoir coterie faufilée C'est la même temps de la Restauration. en 89, s'est qui, après avoir conquis la France de l'Assemblée constituante dans la Convention, qu'au

de vendémiaire an III n'a pu ébranler, que la réaction réactionnaires en fructidor qui a fait chasser les~iéputés an V, s'est trouvée, sous l'Empire, en possession des et du Sénat, et a fait elle-même, à son profit préfectures et à sa. gloire, la coup d'État de juillet i830. M. Guizot des Girondins, comme M. Thiers de s'y porta l'héritier Ces qualifications la Montagne. sont déjà loin de la avec orgueil de ceux qui les ont acceptées pensée est souple et leurs amis assez nommais leur austérité breux pour que honneurs restent toutes les avenues ouvertes toujours ces successions collectives, du pouvoir et en leur faveur. comme, des

Cependant des rois de la première hilent, en se subdivisant. fient

celles

pour se consolider on voit plus ordinairement mains sant

et s'annirace, s'amoindrissent Il faut qu'elles se personniau lieu de l'un des cohéritiers, un intrus concentrer dans ses s'affaiblisqui va toujours d'eux ainsi ont procédé les après avoir été. investis par suffisants comme pour les maires se passer du palais

la portion d'autorité dans celles de chacun

qui, partis et les généraux la République de pouvoirs d'elle, ont fini par la traiter ont traité les derniers

Mérovingiens.

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

à la domesticité dont la fasemprunté consolait la cour de Byzance de tueuse nomenclature en réalité, économat n'était, sa caducité, qu'un que, a trouvé le moyen de nos jours où le fonctionnarisme Cet ofnce, de renchérir a décoré n'était donc sur la décadence d'intendance; du titre de l'empire d'Orient, et de surintendance. on Ce

ordre de second qu'un emploi e~i~MM ~M? non magistri, supérieur peut-être des chainbeUans et des préfets du palais, mais des hautes

majores à celui exclusif

mandement nairement ceux

des services et du comdirections, publics des armées. Ses attributions furent origiles mêmes à la cour des rois francs; mais familiers et secrets, nécessaires, intimes, se transformèrent aisésous des princes faibles ce qui venait troubler Ils n'eurent services pour et confidents

qui l'exerçaient, souvent agents utiles ment en conseillers

ou violents, en défiance de tout leurs habitudes ou alarmer leur ignorance. donc pas de peine à se prévaloir de leurs en accroître ils à leur du souverain, térieuses, Inhérent l'importance et à l'occasion en firent munis

des pleins pouvoirs de leurs instructions mysinsensiblement un privilége

et quand celle-ci devint hérécharge~ ditaire, un droit dès lors inaliénable qui se confondait avec celui du souverain. Sous ment Clovis dans à immodéré II, les leudes, de la puissance l'intérêt même l'élection; mais de l'accroisseeffrayés des maires du palais, de la couronne, qu'on Flodoat, avoir après à se les inde son vote, honneurs

obtinrent, les soumît acheté féoder, lorsque met le leurs

n'eut pas de peine suffrages, fait bon marché car tout électeur le dispensateur et quand, prix; des grâces et des à quelques

années

y de là, on

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

demanda Celui droit, hardi élevé

il était trop tard! de l'emploi, la suppression s'en prétendit héritier de qui en Stait investi fut assez ses adversaires intimidés, et, bravant le transmettre, la tutelle d'une usurpation de son femme. habilement préparée, audacieusement introde vivant, à son petit-nis

pour sous

Jamais

plus longuement consommée que nisée seconde dans

ne fut plus et poursuivie de France

celle de cette

plus maison sous

germaine, la désignation

l'histoire

race, ou de dynastie carlovingienne. fut traversé, dans ses projets, par Pépin dit l'Ancien mais sa fille avait de son héritier la mort prématurée à Pépin d'Héristal, donné naissance que le soulèvement contre le maire Ébroin porta et des leudes des évêques à la place de celui-ci. Mis à la tête de l'Etat par le crédit autant de sa famille, que par le vceu public, il y conet en atteignit le but avec ambitieuse tinua sa politique une fermeté et aussi Charles père, secondée admirable, par ses rares talents La gloire dont se couvrit par les événements. de son encore Martel, que la dextérité plus

du à voir en lui le protecteur la nation disposa du suprême et commandement, pays et le dépositaire son front de la couronne, Pépin la Bref ceignit quand luià peine s'aperçut-on Cependant qu'il s'en emparait. du dernier des pas la dégradation son suffisante avénepour légitimer Mérovingiens et il tâcha d'y suppléer d'ément, par un simulacre même ne trouva lection. pour lui Les États furent cette donc convoqués à Soissons donner satisfaction; se soumettre mais, soit qu'il eût à cette humiliation, d'aupas,

pour trop de hauteur soit qu'il jugeât qu'une formalité signalait superflue de son droit, il ne s'en contenta tant plus l'absence

DE

LA

FRANCE

ANCIE~E

d'obtenir la sanction du pays. sérieusement et s'occupa était favorable. Rome était menacée L'occasion par dont les et la protection de la France, les Lombards, victoires récentes des avaient délivré était l'Europe chrétienne La exposa lequel que l'aude la crainte négociation humblement inndèles, marcha donc toute-puissante. Pépin Pontife, subtile,

répondit, torité appartenait

ses scrupules avec une réserve à celui n'eut

rapidement. au Souverain un peu

qui l'employait rien à refuser à son

à la défense

de la justice. ;r Rome délivrée

libérateur,

de sentiments facile à concevoir, et, par une réciprocité et de celui-ci paya sa condescendance de riches présents à sa cour, une Les évêques prirent, plus riches dotations. influence inusitée, et lorsqu'il eut été sacré par l'archeles jalousies pouvoir dédaigner des grands et des mécontents qui auraient été disposés ses droits à la couronne. à contester Mais combien les calculs de la sagesse humaine, vêque Boniface, et les murmures de Dieu, sont quand ils n'entrent pas dans les desseins incertains et décevants L'épiscopat, qui avait concouru si puissamment à l'établissement de la seconde dynastie, et que Pépin par reconnaissance avait associé à son pouvoir, fut la cause son. La déposition par les évêques usèrent du droit répudier naturellement de rabaissement première de Louis le Débonnaire et les États qui été conféré Du droit de sa maifut proposée nommé l'avaient par lui pour d'élire dérive il crut

qui leur avait son dernier descendant. celui

ne sont compatibles ditaire. Il n'y aurait si chaque génération

de révoquer mais ni l'un ni l'autre avec celui de la souveraineté héréni nationalités, était appelée ni Ëtats,ni à détruire sociétés, l'oeuvre

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

un peu légèrement comme elle s'arroge pères, à ses descendants le devoir le droit d'imposer peut-être de payer ses dettes et ses folies. de ses Quant. aux censures limite dans leur nature Le droit d'excommunication, elles ecclésiastiques, essentiellement même, ont leur morale.

au Pape qui n'est contesté en effet que les conscienn'oblige par aucun catholique, on ne fulmine ces soumises à l'autorité spirituelle pas de bulles contre les rois idolâtres. Les évêques auraient ont jugé le fils de Charlemagne peut-être à exposer leurs griefs à ce père commun des fondés les limites fidèles. Mais ils excédaient de leur pouvoir, au-dessus de leur propre en se plaçant en dehors de leur un acte évidemment en étaient au fond par se l'assimilar, tion était la peine qu'ils encouraient termes de la discipline ecclésiastique. la Convention la déchéance prononça parce reau, que cette formule et que les avocats était dans si convaincus, en le déposant, souverain dans qui été

Ils compétence. qu'ils commencèrent parce que la déposieux-mêmes, C'est ainsi de Louis aux que

le protocole reconnaissaient instinctivement dans leur vocabulaire

XVI, du bar-

n'étai); que détrôner dans leur droit. La violation

pas plus

que

du principe de la souveraineté et la dans l'ordre de succession, même quand le perturbation est en question, droit originaire sont toujours des sujets de trouble et de péril pour l'État. Si jamais dynastie fléchit le poids de sa dégénération, c'est assurément celle des Mérovingiens et si jamais intronisation fut signalée et d'immenses par des exploits héroïques c'est bien celle de Charles Martel, de Pépin et services, de CharlemagnB. D'ou vient donc qu'ils n'ont su ni orgasous

DE LA

FRANCE

ANCIENNE

un gouvernement qui au pays, puisqu'il s'identifiât retomba, après le règne dans l'enfance dont son génie semdu grand homme, blait l'avoir tiré? niser leur administration du fils de Pépin à l'égard de la France La politique avoir besoin de est celle de tous les princes qui croient l'attention de leurs ou de leur imdétourner sujets, et une puissance qu'ils ne tienposer par une grandeur que de leur épée': il se sentait mal à l'aise dans les du royaume des Francs, indéterminées limites encore s'il avait été le patridont it se serait contenté peut-être, moine de ses aïeux. Cette méfiance et le besoin inquiète nent de vaincre les ennemis comme cachés un sant l'admiration de sa fortune, ont fait tribut, en impoautant de

ni fonder

de la gloire. Le nouvel empeconquérants que l'amour reur d'Occident, renonen .revêtant la pourpre romaine, descendue çait, par le fait, au titre de roi de la France, au rang de ses autres provinces. Cela est si évident, ou quarante asque de trente nationales durant son règne, semblées convoquées au sein de la France. Il y en eut sept à aucune ne siéga les autres à Mayence, Worms, cinq à Aix-la-Chapelle, Paderborn, Coblentz, aient joui ciennes, destinée elle Genève, Ratisbonne, etc. Les seules villes de cet Boulogne à devenir alors honneur et Engelheim, Nimègue, devenues françaises qui Thionville et Valenà Lutèce,

sont

Quant Cherbourg. l'Athènes de la civilisation

moderne,

n'était

pas File Notre-Dame. Elle ne date, en effet, qui embrassent de Paris, que des comtes qui en firent leur résidence des Normands. après l'avoir sauvée de l'invasion

n'avait

dont l'enceinte qu'un bourg fortiné, franchi encore les deux bras de la Seine

LES RHXES

DE LA MOXARCHIE

` FRANÇAISE

La fonder invasions

mission

de

Charlemagne

ne

fut

donc mettre de

la monarchie qui

mais de française, retardaient la civilisation

pas de fin aux l'Europe.

En repoussant les Saxons et les Maures, il accomplissait l'œuvre de Clovis au nord, et de Charles Martel au la seconde race n'appartient midi; toutefois pas plus à l'individualité du pays que la première Clovis était Franc, et Charles, Germain. L'un campa dans mais de les ni leur comme Gaules, qui l'acceptèrent lui ni aucun de ses descendants donner une un libérateur; ne s'occupa

et le premier ne régulière, organisation leur laissa d'autre souvenir d'alliance ou de consannom qu'elles substituèrent à guinité que le nouveau celui leurs ancêtres. L'autre illustré ne qu'avaient Son règne, prépas même y faire sa résidence. paré, comme celui d'Alexandre, par un autre Philippe, fut divisé, fut suivi des mêmes calamités. et L'empire daigna le sceptre uni à la couronne de France, dégéimpérial, néra en une suzeraineté nominale de se qui l'empêcha la Bourgogne et nationaliser. La Bavière, l'Allemagne, du faisceau se séparèrent qui les avait réunies, à la France la suprématie et finirent que par contester son droit d'aînesse dans le partage de la lui attribuait succession l'invasion, pas moins n'alla pas jusqu'à et si la réaction impériale; n'en fut comme en 1814 et 1815, la France l'Italie

une succession obérée. comme démembrée, la ruine et l'abaissement Ainsi, à dix siècles de distance, furent tout ce qui resta au pays de la gloire de ses deux Les provinces, épuisées pour l'honempereurs. grands neur bientôt des armes, manquèrent du trésor et la détresse féconder, ne put subvenir aux frais de bras en vint pour les au point expédi-

qu'on

de la moindre

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

tion sinon

par des

concessions

de terres,

de bénéfices pourdes moyen

et de priviléges. voir à aucune emprunts et

De nos jours aussi inattendue dépense des anticipations; des illusions peut-être

on ne peut

qu'au similitude

qui s'aggrave défaillance ne laisse travail productif Salvien raconte

singulière! du crédit, dont la pour aviser, ni

après lui ni réserve pour attendre.

et des artisans se que des paysans vendaient seulement la servipour vivre, et acceptaient tude comme un bienfait. des Que dire de la désertion rurales? populations tenus par un capital Agglomérées fictif, elles dans des ateliers soupeuvent voir s'anéantir leurs salaires, et celle ` furent leur réduits rang sans leurs droits à

enunjour~ la caisse qui alimente qui absorbe leurs épargnes. Les grands cette extrémité, aliéner royaux et d'un cha leurs et les rois de ne pouvoir propres

eux-mêmes soutenir

et jusqu'à domaines, ou seigneuriaux. Cette dépendance des usuriers crédit qui allait toujours en s'affaiblissant, détade ses plus la couronne Hdèles ses et

successivement

possessions

agrandis par tant de concessions, du roi et tendirent à s'en affranchir. des uns sultat et les

plus riches Les vassaux. fiefs, rivalisèrent avec ceux Les usurpations eurent pour réque plus ni terres de la féodal'autorité ne telle

des autres dissipations la royauté à une détresse de réduire de Louis d'Outre-mer n'avaient

les enfants ni sujets

ce qui, sous l'empire naissant à une abdication, lité, équivalait puisque se concevait plus, séparée de la seigneurie. de la postérité de Pépin, Cet isolement aussi la conscience précipitèrent T. d'un la chute originairement de la seconde race, droit

et sans doute litigieux, plus rapide-

LES RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

la division du fait, sous la première, que ne l'avaient des en plusieurs royaume parts et le fractionnement à l'ouverture de chaque provinces, héritage. ment On porta cipe d'unité une plus mortelle atteinte encore et de légitimité, en le monM'chique, Cette qui vassaux séparait surtout qui fait toute subordonnant au prinla force .du à un simu-

régime lacre d'élection. cher Les

concession

la distance

contribua à rapprole vassal de son suzerain. à formuler à prêtaient de relâchement dans de l'institution tacite répulla postérité à cette contre

grands de nouvelles

restrictions

s'appliquèrent au serment qu'ils

cette sorte chaque nouveau règne; les liens de fidélité soutien principal du trône, féodale, tenait, à l'égard sion qui n'a jamais cessé d'exister ` ` de Pépin. Tout

porte à croire, en effet, que la félonie du dernier maire du palais ne fut jamais pardonnée. Éginhard, sous le règne de Louis le Débonnaire, dont qui écrivait tout dévoué qu'il fût à son maître, il était le secrétaire, que malgré sur la empereur toujours de vives Tout usurpation. excuser l'expulsion uniquement seigneurs peut inférer n'être tion avoue le reflet jeté par la gloire du grand mémoire de son père, on avait sur les suites de son inquiétudes que dit le naïf historien, pour du dernier Mérovingien, prouve ne fut ni populaire ni agréée des et de son apologie, désavouée, légitimé par grands derrière Ce que l'on royaume. trop embarrassée pour c'est que la prescriple succès. attachement avaient leurs Par jalousie à la dynastie la cour, et déserté affectèrent

ce

qu'elle de sa cour de cette

pas t&citement était loin d'avoir autant tbus les réfugiés

héréditaire, renversée, la plupart,

que

créneaux,

DE LA FRANCE ANCIENXE une défiance cette et une réserve voisines de tous les de l'hostilité. rendu avaient au développement de cette nouvelle chaque agrégation ou une sorte de la royauté. organisation et la faiblesse la rendre' du pays. sans initiative. fut t auxquelles de tous ses domaiprouvent jamais à la com- abaissement et ce qui avait précédé d'Occident n'était du grand empire l'institution que le dans laquelle la France perprélude de cette révolution à Louis en se divisant homogénéité. inféde puissance nominale. ne s'identifia la seconde dynastie celle de Clovis. C'est à l'intérieur émigration sesseurs de terres et de tous les puissants poschâtelains dignitaires de bénénces. déconsidération incompatible avec ont à l'empire les conspirations dû la royauté. féodales plus ou moins indépendantes investie d'une suzeraineté La monarchie. mais la nouvelle La réduite nes infailliblement. c'est que les desseins et qu'ils n'ont été qu'ajournés. Les guerres lointaines et continues et magne déconcerter son glorieux avénement les complots et décourager mais la preuve de leur persistance. de à celle des grands vassaux qui continuaient de Charlemagne à la descendance l'hommage EUe assista. sans à l'empereur. dale dont brement . féoorganisation était un démemd'abjuration du résistance. Son le Débonnaire. gouvernement de Charlesible. conçus contre la royauté tôt ou sur des combinaisons qui devaient reposaient tard. et l'abdication assez que nation comme mence par l'inféodation de la dignité impériale. la ligue féodale et qui engendra pourvus et permanente la guerre sourde qui finit par isoler le ou plutôt imposet le rendre impuissant. dit son descendit rieure prêter qu'ils donc au rang par seigneuries de la royauté.

ne s'identifia se suffire au pays. et ses protecteurs après et vaincue à la main. que sous le des comtes de Paris. la féodalité. et non celui d'une dynastie. depuis Clovis. ne subsista. ses tuteurs bon plaisir plus que ses vassaux. qu'elle aux mains de Louis le Débonnaire. pendant les cinquante dernières années de sa durée. ne put se soutenir qui tèrent dans La guerre. ou trouvèrent profitable agrandissement propre Pas plus des subsides. Ce fut donc le siècle serment. à elle-même de lui fournir des de que la dynastie et sa souveraineté. et le règne de Celle de Pépin l'assisà leur et hommes elle sans l'aide des vassaux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait au roi. les armes l'avoir combattue de incapable s'était annihilée .

défendit l'Église maine comme le centre de toutes des contre les communions et la catholiques. que le poupays une organisation voir le plus stable était tempéré par les lois et soumis des à la justice de Dieu. dota. les Gaules Clovis n'avait pas seuleil de la tyrannie des ariens. deux races qui l'avaient pour précédée. trois siècles roet reconnut cette tradition. s'était humilié lui-même affranchis des peuples et là reconnaissance adopta. sans qu'il leur fût imposé.CHAPITRE II ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE L'institution pire français ment de la troisième et l'autonomie de l'emmonarchique ne datent véritablement que de l'avéne- la seule dont la nationadynastie. son nom de Franc comme gage Ce qui maintint la seconde race pendant près de c'est qu'elle resta fidèle à de décadence. qu'un souvenir mais avec un legs inappréciable. le despotisme Cette noble gardienne des rois et confiance . fécond et héritage. la régulatrice de la liberté religieuse les déviations consciences de l'orthodoxie. la première lité ne soit pas contestée. Elle n'avait recueilli. qui ait donné au et compris régulière. lui-même civilisateur ment délivré la foi chrétienne. sous la bénédiction du pontife. de leur régénération.

accepta bien moins un devoir et un à une faveur jalousies V. On a beaucoup controversé sur les titres de Hugues existait encore un hériCapet à la couronne lorsqu'il tier collatéral du sang de Pépin. C'est en effet une exception bien digne des faveurs s dé la troisième du ciel. Mais si l'on consulte avec impartialité les circonstances de ce grand changealors les sucment. toute résoudre parmi la question. des puissances lorsqu'à en butte contemporains et les . impérieux la nation Il n'a fallu de rien son moins qu'avaient appui la résoudre comme fardeau. de France le titre pas de fille aînée verglona- les de l'Église.LES RUINES BE LA MONARCHIE FRANÇAISE dans l'autorité morale du pontife conservateur ne valut de la croyance seulement et de la fraternité à la couronne universelle. mais encore aux rois très-chrétiens la plus tus et le génie qui ont fait de leur dynastie rieuse et la plus ancienne qui ait régné sur aucune tion du globe. que l'intronisation dynastie et que sa n'ait été entachée ni de fraude ni de violence. autrement les on concevra qu'elle ne l'impossibilité l'a été et d'ailcompétiteurs Carlovingiens. une que l'État qu'elle que comme de Louis pour inquiète. le trône se trouva aux compétitions et vacant. ait été consacrée légitimité des peuples et des grands n'est pas de fait historique unanime par l'assentiment Il de la couronne. les notions de droit qui régissaient cessions de salut public qui royales et le grand intérêt dominait de la leurs. vassaux plus attesté que celui de sa aux vœux du pays et de sa généreuse longue résistance et à défendre le trône chancelant obstination à protéger des derniers le besoin et obéré élévation du ciel la mort aux rivales.

sans opdu successeur de Charlemagne. . Si l'on veut mettre en resans réserve gard toire. autant la vérité au temps de Charles le Chauve. cette souveraineté directe et une souveraineté nominale. sous le régnait. de Flandre et de Ce pouvoir à s'exerça parallèlement Champagne. porte qu'à de Hugues Dès le ix" siècle. et de Normandie. et sur les plus belles provinces.France. généalogie fils Eudes fut proclamé roi à Compiègne. les ancêtres d'une souveraineté de fait. qu'il im-. pouvait se résultat Bourgogne. de la couronne C'étaient les grands vassaux impériale.ORIGME ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nul n'a été appelé personnellement titre en litige dans d'aucun fier ou à témoigner eux-mêmes. plus intimes au moins aussi antique et plus~indigëne. tendu Il procès. comme aux autres. et sans litige. tous à la réalité non interrompue et jamais d'une succession Robert unissaient les signes contestée. on le concevra. ce qui suppose des rapports titre de duc de France. celui des Carlovingiens. ni d'aucun des position Son pairs tous alors puissants comme lui et de. du pacte féodal réciproquement obligale lien qui les unissait. des conscienménagement pour la pruderie hypocrite et ne jugent l'histoire cieux professeurs qui ne voient que du point de vue de la Révolution. de Guienne et de ducs de Bretagne les comtes de Toulouse. sans d'éclaircir. neveu des le premier enseià nier la légitimité de toutes les consiste celle du dernier qui a imaginé de reconnaître maires du palais. le fondateur de la un usurpateur semblable C'est un point d'histoire troisième dynastie. afin de signaler. t à la morale. même C'est'la école moderne dont à justice pré- gnement royautés. et une avec le pays que ceux de suzerain.

l'homse rompre puisque du vassal à son seigneur que le seimage-lige suppose de toute la son vassal. c'était féodale. pour avoir assisté l'ennemi do la France dans toutes ses hostilités contre elle. se tenir pour affranchis de ce devoir. base et condition gneur protège relâcher ou confédération ans. sous la tutelle de leur L'élection suzeraineté ne tirer étaient giens. Le dernier titulaire de cette royauté sans héritier fictive mourant direct. Othon. était féodale. qui soutenait dérivait de la que cette prérogative naturellement et.. depuis que cette dignité avait cessé Ceux-ci trouvaient les aux rois de France.LES RUINES DZ LA MONARCHIE FRANÇAISE sans forfaiture. le vassal Or. était banni en outre par un arrêt de la cour des pairs. depuis plus de cinquante le trône du suzerain. tous-les vassaux qui de lui rendre sans continue hommage purent. avec . d'appartenir on admet dans celles de leur royaume. tant plus de raison que le dérnier coltatepal de re~aa devenu dé l'empereur la famille. son droit et et avec la logiquement incompatible est de dont le caractère distinctif que d'elle-même. pouvoir le dernier ne régnait notoirement que par la volonté de Hugues. et vassal étranger avaient et déchu en vertu' des lois du royaume. par rabaissepréséance. aiMblie ment auquel était réduit le pouvoir effectif. n'était plus de la part du fort. il ne pouvait plus qualité de rois et de rois de France dès lors s'élever entre eux qu'une de simple question et cette prérogative. au même titre que la même Eudes les rois et Raoul carlovin- intronisés et sacrés en la même solennité. avec'd'aufélonie. était qu'elle contestable. en reconnaissant dignité devenue limites impériale. devenu le proqu'un acte de courtoisie tecteur du faible.

ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE do vassalité. et qu'on lui eût refusé le serment Il était d'allégeance. pas une de concilier absente. La dépouillée pris une royauté maxime doctrinaire eût révolté la hauteur « le roi règne et ne gouverne pas » le bon sens des peuples. droits nion laquelle n'avait pas 'pour circonstance et une exprimée objet aggraexclusion au traité mais uniquement héréditaires. couronnes sur une seule des'deux était d'ailleurs la fière de France. Sauf quer le trône de France. 1 de la Telle couronne Lorraine indépendance unanimement impossible que l'incapacité légale du duc de toute la noblesse. sa souveraineté et puissant. le cas dérogatoire le duc de Lorà celle des raine eût été dans une position analogue dont aucun n'a songé à revendiBourbons d'Espagne. l'autre. l'une après Pépin a été détrônée. on a bien dale et quand le trône moins songé à s'informer s'il y avait des héritiers. qui ne sera jamais à et ne distingue de ces subtilités. dégradée par une suzeraineté avec toute l'organisation féodale qui n'atl'inféodation. C'était énergique tendant douteux ou débile. et religieusement l'exclusion de tout pré- un jour tout jetteraient si elles étaient logiquement car elles ont plus observées. Nos nouveau acceptées constitutions écrites sur ces questions. qu'à Il fallait à l'État en péril un tuteur sauver l'héritage. inerte d'une royauté royauté de Il n'est donc pas exact de dire que la dynastie Elle a laissé périmer. . et qui n'eût pas comde tous ses domaines. eût blessé les d'abolir la réu"d'interdire tête. tachait de juridiction qu'à la terre. et sa suzeraineté féoimpériale est devenu vacant. Mais cette une renonciation vante impliquait beaucoup plus explicite que celle d'Utrecht.

en vertu duquel ou la légataire qui ont leur loi de famille il règne. la couronne reviendrait à mon fils. pourvu que la loi . nul n'a le droit d'engager l'avenir d'autrui. C'est ce que définit sage. plus sociale avec une grande lucidité le prince intéressé à la question « Ce n'est pas seulement K comme mais Français. Dans le cas où nous aurions le malheur de perdre le duc de Bordeaux. le principe prince d'abdiquer être l'élue du peuple espagnol non l'héritière des Bourbons. Isabelle du sang autrichien. exactement cette doctrine. comme que j'y prends intérêt. de voir de Phi- V. missible par ordre de primogéniture. pour soi. sant de la royauté une magistrature transinamovible. de disposer de ce qui n'existe le dernier recours que si elle négligeait été ménagé Les scanpar la Providence. en ce quMI n'appartient à aucun que dans écrit. qui lui aurait a publié des Mémoires du prince de Polignac est rapportée une conversation de ce ministre lesquels avec le due d'Orléans. dales accumules les usurpations et par les défections. conditionnelle est nulle dès Le traité d'Utrecht nettement la rend révocable. Bolingbroke des parties contractantes n'a entendu donner qu'aucune à la clause Ainsi au rang à la honte exposée de ses rois la descendance déshonorée d'o~o~ la France un sens ne serait d'exclusion aussi absolu'. Ainsi le cas échéant de la vacance du trône de l'ancienne la branche France. Il résulte d'ailleurs du de la négociation et des explications protocole échangées entre les plénipotentiaires et de Torcy. C'est une protestation contre le testament de Ferdinand VU. acte que le duc tient pour nul. même pas encore. mais non Philippe XIV du droit d'opter. Depuis ceci a été on beaucoup plus et plus parfaite. et presque qui professe dans les mêmes termes. priver Il n'appartient obliger personnellement les descendants de Louis à personne en disposant et. lés révolutions ont du moins ce triste privilége d'autolippe-Égalité.LES RUIXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le droit en faijamais consacré diviu. que et napolitaine espagnole en effet toute renonciation qu'une pouvait éventualité aurait primé celle d'Orléans. ajoute-t-il. « père. peut mais 1.

au Jtermo de sa gloil est permis rieuse mais laborieuse mission. peuples l" 1 Durant huit siècles que la race de Robert le Fort a la France. des guides identifiée à la dynastie née et grandie avec elle. V serait Philippe car si elle ne t'était pas. Cette pièce de 1830. en dynastique ne changent Ces défections rien à la rigueur du . venir qu'elles à modifier tendent la politique de l'Europe singulièrement et à autoriser des mesures extraordinaires et des transactions qui nous ramènent au règne de la justice éliminaet du droit. les lois se sont jamais ralenti. nerait la conscience riser Si la nation française n'est pas. elle n'est pas restée étrangère aux forfaits de la branche fraet l'on'a pu craindre ces deux tricide. d'espérer retrouvera d'elle qu'elle dignes car. conservée la renonde est par ses enfants mais on ne peut disconpas la reine Christine. de la civilisation ne s'est le progrès les mœurs se sont polies. pagée de la vassalité gouverné nes aux derniers Louis celui « salique « ciation <t Louis les remèdes les ait séparées dans l'abîme XIV. Il faut l'usurpation a subi plus d'une tache en France. la liberté s'est proépurées. il n'y eut plus ni servage en Espagne. c'en est fait de la légitimité et en curieuse. et que sanctionle sang dégénéré tions qui purifieraient -` universelle. surtout rangs la fortune de la société. à toutes sortes de Louis fût faite XIV. de les précipiter qu'ann plus aisément où s'engloutissent les générations do 1 I. Si la félonie n'est pas plus sévèrement des punie dans les héréditaires. confondant dans un anathème ne branches la Révolution commun. que. comme petits-fils » les miens.. et de rois.AtSE et de permettre des adopextrêmes. par l'inexorable tion de tous les traîtres et de leurs lignées. et des commuaux communes. Espagne et ne justinent principe primeraient a précédé ce qu'elle annulée. et.ORMME ET GRANDES DE LA MONARCHIE FRA'<(. les lettres ont été protégées. avouer que l'honneur et à Naples. dynasties races royales. et la noblesse Depuis étaient le règne de accessibles et ni sous cor- de professions et de mérites XVI.

insoucieux parce que la royauté cette progresqui affermit -quait alors de i'inteUigence `' sion en la modérant. » . que l'avenir réserves du douleur même de l'Espagne. vée. assurait sa' cendance une nombreuse lignée pût faillir. que notre devoir « sujets une paix qui leur est si nécessaire. 'de plus. en faveur de Cependant la France. ils occuperont le pretoujours « mier rang dans notre cœur. comme « écrivait-i!~ qu'il eût été à désirer « conclure une renonciation sans « changement dans notre maison royale. pût se 3 février 1701. nous aurons du moins la à nos sujets. suprême qui doit l'emporter à cette loi que nous sacrifions le droit d'un Le salut d'un « ration « C'est « petit-nis qui nous est cher. et par le prix que cette « paix coûtera à notre amour. qu'aux de témoigner « consolation dépens « de notre sang même. le grande roi fit ses par lettres patentes pas sans une profonde du roi luià~ l'égard roi et comme que la paix qui père.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE n'a été suspendue graduelle émancipation ni par les revers ni par les fautes des gouvernements a-t-elle été accélérée sous les princes même peut-être mande leurs devoirs. pendant « durée d'une guerre que nous n'aurions pu soutenir « si leur zèle n'avait eu plus encore d'étendue que de « force. si fidèle est une considépeuple sur toute autre. Cette Ou est le Robert le Fort réservé à cette œuvre de Louis XIV confia le trône d'EspaLorsque rédemption? il était loin de supposer que sa desgne à son petit-fils. et ce n'est qu'il fit une exception « Nous sentons. Nous n'ou« blierons un tel porte Mais nous sen- la jamais les efforts qu'ils ont faits. et celle de Philippe V 'n'intéressait succession. est d'assurer à nos « tons.

cru l'occasion pour venger lui avait Il s'emdéfaites que la France Innigées. où il ne paraît pas jumeaux Le vainqueur se avoir ~té traité avec rigueur. avait . Il n'en fit rien. résolu de disputer Tout Paris le débat et des plus de son côté. l'évidence lettres de Ger- . Paris à son belles le duc de Lorraine héréditaire. etc. récriminations du côté des quelques mêmes des mécontents se perdirent dans et l'autorité des résultats. saxonnes. que de tous les princes Louis parce qu'apparemment bien il ne s'éleva aucun doute sur sa Mais des i. qu'il fit occuper par le prétens'il n'avait dant. fut conduit Hugues se présenta avec deux enfants fait prisonnier à Orléans. lequel n'y eût pas été attaqué peut-être. elle lui fut livrée. de rait et faisait la guerre en son propre nom: Othon. Le pillage et les sacriléges se livraient auxquels les bandes allemandes rendirent odieuse au pays la cause devant du roi de Laon. 1. si le roi de eût de la ville se réduisait possesseur donc à savoir de France reconnaîprovinces le vassal d'Othon. surtout les vaincus. les chroniques depuis pape. mais pour son suzerain vassal. qui décla- pour y faire reconnaître en qualité y suivre. de Laon. pourrait n'envahissait de Lorraine et de légalité que celle du xtx" même au siècle de Louis XIV. Il n'est nullepara ment prouvé que. Louis à main armée pas le territoire son droit prétendu. en l. de sa position le Soispas voulu profiter pour ravager sonnais et surprendre la ville de Reims.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Mais la France conditions du x* siècle n'était dans aucune des de mœurs opposer.' favorable se des effet. La guerre trait pour suzerain en décida. Il y eut les murmures faits Voir bert. et dès que la ville. pouvait du droit de la guerre. Mézeray. prévaloir qui était la loi politide son temps. de Lorraine.

aurait L'Europe. et l'ouverture d'une ère nouvelle le gouvernement des États. ou enseveli de ~aMfe d'Henri un esprit tout révolutionnaire. plus ou moins avaient le pays sans belliqueux parcouru campé dans ses villes sans les gouverner. universitaires. particularité œuvre conçue a été recueillie dans dans IWt~ot're dans le posséder. hostilités. inféodé à un suzerain étranger. de la de son droit. la consulter avec d'autant de dénigrement plus de méfiance que l'esprit des institutions et religieuses avec beaucoup monarchiques s'y cache d'art. couronnée et recommandée aux professeurs On doit par l'Académie. son droit périmé à la à ses jeunes Quant liberté. où la tête du vaincu. en effet. Jusque-là. Cette Martin. nier Hugues. dont avoir il continua de faire hommage jamais songé à revendiquer succession de Louis d'Outre-Mer. ne témoigne triomphe pa<. Si cette dans placidité reconnaissance captivité de ses fils. pu s'étonner de tant de modération. voulu abuser de la attenter son à la liberté qui avait ne fut pas le trône du derprotégé même soupçonné d'avoir de son ou compétiteur. Carlovingien.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE légitimité. après cinq siècles de violences et do luttes acharnées. 1. avaient H qui. fût-ce celle d'un frère. États. lui succéda au duché de Lorraine. qui s'était sans à l'empereur. . était presque toujours le prix de la victoire. frères. régna Ils jus- nul n'eut l'idée de les priver de leur en Germanie. retirèrent où leur maison se sur le landgraviat de Tburinge qu'en i2i8. elle signale du moins une heugénérale reuse révolution dans les mœurs. que la monarchie frandes princes çaise est fondée. interdit n'invoqua pas même le commencement avant le territoire la décision des des au prince français Le fils aîné de ce prince. témoin de ces événements. alors en Brabant. C'est de ce règne.

Cette protection. à leur modération et à leur sagesse. mais rivaux plus généreux. les juridictions partielles Il avait fallu une succession de quatre grands de à grand'peine. à son déclin. le domaine et que plus les serfs sont heuest productif. sortie sur les champs de bataille sans songer Il n'en fut pas ainsi de la dynastie des entrailles dans du pays. qu'autant qu'ils soumettaient à leur justice souveraine. telles conditions: qu'autant et leur toutes qu'ils ajoutaient trône s'affermir s'accroître ne pouvait aux libertés de leurs sujets. elle s'affaissa sur elle-même. les mœurs vassaux. Mais dès que la gloire et le génie la soutenir. Jamais grandeur. dû à la félonie. puisqu'elle sement peu d'exemface de quatre . ou gagnée par son exemple à sa prépondérance. ceux-ci le durent au seul désintéresau besoin qu'on avait de leur de leurs services. les rivalités et l'instabilité aux des juridictions de puisdéveloppements de prospérité Aussi avait pressentis. elle avait d'administrer reux. qui les nourrit ou du système féodal. a fondé la politique adonc aussi sapuissance. Pépin. le du nouveau roi fut-il de la combattre dans et de Là est le secret ne princes leur puissance de sa politique se trouvèrent et de sa soin premier de l'assouplir. à vivre compris en chef que l'art de famille de s'enrichir avec ses c'est féodales.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ses populations à se nationaliser. plus Mais la complication l'insouciance des châtelains étaient sance lorsque cédant autant et d'obstacles sagement. la dynastie hommes pour installer. heuprinces guerriers également Ce que ceux-là avaient roux. une coïncidence elle dont l'histoire offre cessèrent de se trouva. Par ples. en non moins illustres. qu'elle la ligue féodale. nouvelle. lui conféra la royauté. et formée.

le titre qui fut succéda de roi reçu. il n'en jouit pas longtemps. empereur quand ce trône fut vacant. défendre s'étaient Cependant parce abrités on le lui disputa. nom d'Arnoul. et fut tué à la bataille de Soissons. légale. être avant l'avènement ses contemporains parmi d'avoir cédé aux suggestions Tant qu'il exista sur le trône Nul na d'une un osé soupçonner ambition égoïste. roi. en 922. ne se seraitd'un mais pays qui sous son parce qu'il était devenu son droit. il est vrai. à Saint-Denis enterré frère et fut en 898. Si la fortune donna la victoire à Charles. d'Occident. elle ne fit aucun eQ'ort pour s'en mais en présence d'une incapacité emparer. la guerre à Charles le Simple. Il soutint son droit. en disposer en vertu du droit de la guerre. et la plaça caractère . comme lui. et il ne lui fut déféré qu'à titre onéreux. propr. en naissant. et Le duc Robert d'Aquitaine.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRA~AISË plus durable et la plus glorieuse ne s'est pas dynastie monarchie du monde comme tant improvisée Cette elle existait longtemps avant la chute et peutd'autres de celle des Carlovingions. Mais cette guerre n'eut d'autre alors entre que celles qui surgissaient puissances égaler. Cet héritage Hugues n'ajoutait rien à sa puissance. il dut le quand les peuples qu'il avait à protéger qui sous son bouclier. Comment il pas cru un titre légitime à la suzeraineté dont avait le il était Eudes le souverain avait eu un de fait? fils mort avant lui. à son sacré de Reims. du grand la descendant elle le reconnut et le défendit. que intérêt et la loi du pays en excluaient. celui-ci refusa la couronne. Proclamé mais il crut pouvoir place. par l'archevêque Il fit. le défit et puisque Hugues le tint en captivité roi à sa pendant sept ans.e fut obligé de s'y asseoir.

n s'en disposés plus puisà lui de prendre 6 tous leurs mécomptes. dont qu'il falun appui. il rappela d'Angleterre sur lequel il ne reporta pas le ressentiment Charles. Il aurait vu intérêt sous ses yeux. Louis d'Outre-mer ne régna donc. n'ont pas tenu leur tuteur pour un vassal. Ce dernier de se présenter et prendre pouvait-il d'une succession Si l'on sur. p~uvail-11 collatéral qui avait cessé mémo d'accorder à ce Capet continua et devait-il ]o~reporter sur un d'être Français? avec sécurité.lui les charges litigieuse? étaient considère Carlovingiens que les derniers plus déchus néants et plus qu'ils l'ombre dënués n'avaient que ne l'avaient plus été les rois fainominale. et tous créanciers. . tout l'héritage obéré de son passer. à la réparateur un négociateur assez respecté royauté démembrée pour la relever de sa nullité politique. resté le vassal.OR!GIXE ET GHAKDEUR DE LA MONARCHIE FRAKÇAISE sur sœur d'un la tête Emma. L'intérêt que Hugues jeune prince. mort sans postérité. à l'État lait au trône ébranlé un appauvri assez riche pour le libérer de ses dettes. en soit le duc Raoul étant mort lorsque. le fils de bénévolement en 936. on se convaincra quo le dernier une tache si peut-être qui pùt entreprendre dans pour tous eût été le duc de Lorraine.l. que sous le bon plaisir le Grand. qu'une royauté même n'eut pas été saisissahle. qui l'avait armé contre le père. laborieuse neveu sants aux mains d'avides que lui T. et vraisemblablement son Hugues et son petit-fils fils Lothaire Louis V. et cela est hors de doute. que celui qui avait épousé sa ainsi 11 est difficile d'admettre qui disposait sur lequel trône. du duc de Bourgogne. son propre et pour son honneur. surtout il dédaignait de s'asseoir.

et dernier l'unique provinces était Hugues soutien de la monarchie. on verra D'autre n en recevait. Si l'on réfléchit enfin aux notions à une était aussi épodans peu despar on le droit des gens. que dans le choix des preuves du droit. Elles proupar Mauclérus. Martius. l'invasion hésitera à trancher la question de droit entre les comabstraction faite de son incompatibilité avec pétiteurs. l'organisation L'antériorité de la famille des comtes de Paris à l'établissement de Pépin n'est pas contestée. Les . inventées etc. Baldéric. aux souvenirs de la 1. lesquels rien à l'éclat n'ajoutaient de leur noblesse et à la puissance qui témoignent indéGt'aMefM C/«'oM~MM de S<KM<-i~KM ne font aucune mention de ces fables. justificativea Capei à la couronne. lui apportait 04. si l'on reconnaît que le possesseur les plus riches de France.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dec part. féodale qui en a fait justice. étaient cendances faussées plus ou moins royales des bâtards et la confusion des partages. leur essayé de constater l'existence tres affirment descendance d'un de Clovis. Capet. de ses États au roi Hugues qui aurait fait donation Mais ni Hugues ni les siens n'avaient intérêt à accréditer de pareils bruits. et d'autestament de Louis V. l'on plus qu'il qu'il du trône perdu par la faute de avouera que le sauveur ceux qui l'avaient eût été un usurpateur sans usurpé modèle confuses dans l'histoire. deux choses vent cependant des comtes de Paris se mêlait l°que l'origine 2" que les contemporains conquête. d'ailleurs de Hugues incontesté. qui constituarent des princes que où le seul titre de la plupart où les devoirs des sujets étaient la conquête. dénnis où toutes les que ceux des gouvernements. s'occupaient et ne se trompaient de ces controverses. et l'obscurité même que les chroniques font planer sur l'origine de leur grandeur en prouve Les unes ont l'antiquité.

Avant il est la première française elle. et de manqua accusé d'ingratitude apparence de raison. 1. du comté de Paris. en lui et son émancipation en tutelle. sous ce Ces débris de vingt races (Wa/~). Peut-être fallait-il que d'audace Capet plus de génie encore conférant la suzeraineté. de Romains et de vieux Gaulois mêlés & leurs (G~) nom. en mettant ser pour arbitre à tant de glaives étincelants. dynastie n'existait. passaient et sans regret sans souci du lendemain de la l'autre. ni sous une loi commune. homonymes welches ralliés ni sous un même drapeau. des"princes Les peuples. sous normands ou wisigoths. basques. patrie de la veille. bien en obtenir de larges concessions. ni diverses n'étaient Les seisous un même chef. aussi vagabonds de l'un à que leurs chefs. dégénères amas de Germains qu'un de Goths et de Celtes déclassés. et de la confiance pendante La troisième race.ORIGINE ET &RANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de toutes les populations. son sceptre dans la balance. qui ne savaient que piller et se battre. et généreuse Ce fut une grande pensée que celle de au corps social' tant de membres rattacher inertes ou sans y puiser plus de vigueur parasites qui l'énervaient Il y avait quelque à s'impocourage pour eux-mêmes. bretons. suscipouvait non sans quelque ter une ligue formidable qui l'eût. devenus ses vassaux. ~c«t'e X~~sM)' ~A~~oM'e de ~'aMc< . étaient soumises diverses. dépaysés. au jugement d'Augustin Thierry. de foi. sinon espéraient le tenir à Hugues car. Il avait à redouter des opu" jusqu'à l'opposition i. à l'exception de l'unité et d'une administration des avantages réguà des juridictions lière. ses pairs. qui jouissait gneuries.

sement celui qu'elle s'est arrogé! 1 Cette assistance du clergé fait d'autant plus ressortir la prudence et la rare habileté le con&it de tant d'intérêts dominer U se fit garant part n'avaient de la possession d'autre titre que des qui sut prince ou froissés. elle y réveille tôt ou tard expulsée. alarmés biens. ministère. . féodal. dont la plumais il du la prescription. tant de sans recourir. peut meiller dans le sanctuaire. et de fidélité. mérite. La vérité somet pas autrement. c'est qu'elle s'est faite de l'aveu du sacerdoce. des plus grandes s'est opérée sans qui aient scandale le progrès signalé et sans effusion de avec sang. aux déborder des rois. mais comme c'est dans cet même quand elle et revient'toujours. comme est de l'avoir accomplie aux violences des schisdes siècles suivants. car le prêtre à sa qui veille a trop oublieux de son saint conservation. amolli et les hompar les libéralités des évêchés par la barbarie. érigés les prérogatives de la souveraineté. pensée tout entière révo- intellectuel. et les consciences. s'abandonnait Cette lutte et. monarques mes et des hérésies. notre aux calomnies contre l'Église si cette et à la confiscation Nous lution. lentes en seigneuries. Plut à Dieu que la phil'apostoM de désintéresavec autant duxviu" losophie eût rempli. son concours. entreprise. le co~r accessible aux passions humaines et souvent l'oreille asile ouvert à l'erreur. se laissait mages sa mission oubliant civilisatrice. loisirs du moutier voluptueux reuse avait n'était pas la moindre difficulté dangequ'il de la tâche et son plus grand à nos yeux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et abbayes de toutes jouissant en effet le cierge. Le clergé du x" siècle avait qu'elle repose en est violemment la raison reçu de la civilisation. dirons l'une de ses biens.

ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE maintint avec inflexibilité le droit souverain attribut de la royauté. la force n'eût remportée de ses ancêtres. assez de pré- la borne pas à franchir plus hardi peut-être des tant de modération du devoir. il ne les induisit succomber. était une innovafroissait et semblait devoir l'usage général relâcher tous les liens de la subordination. Mais Hugues était doué de la sagacité et de la constance nécessaires à l'accomplissement aux hommes leur des dignité desseins. il traça avec et de jûstesse la limite de ses réfor- mes que jamais elles ne suscitèrent de troubles sérieux. qui s'étaient un appel contre et soumettre abus de pouvoir toutes les juridictions à la rigueur l'exemple tion qui d'un droit unique. et. Ce prince eût mérité le nom de Grand à d'autres titres on même que son prédécesseur. elle devait de la justice. bienfaiteurs avaient laissé des souvenirs à sa popularité il sut prévoir et aplanir doute qui contriet facilitèrent ses des obstacles que décisive et la victoire jamais surmontés. qui est le premier de toutes les contestations sant l'arbitre suprême seigneurs féodalité parce entre un dé6 eux et avec devant leurs vassaux. la seule à laquelle s'attache et libéra- Les exploits teurs du pays. tout en prou- . par lui au début de son règne. des hommes. buèrent sans mais succès. en donnant lui-même de son respect pour la loi. fût le et. En rendant grands de chrétiens. peut conjecturer que son intelligence était fort au-dessus des éloges de l'hisla gloire de son règne est indépendante toire. en se faides à la il porta lequel ne sut pas distinguer avec qu'elle inhérents à la propriété de ceux voyance les priviléges Ouvrir tout personnifiés. puisque de sa renommée l'admiration guerrière. quoiqu'il rois réformateurs.

Mais elle aurait piquait résultats quelque et plus patriotiques. pas aux du pays. Pertz. à celle des rois contemporains. de sa politique dont l'intelligence D'où venait cette race privilégiée.' France ne mais les vastes avant jouissaient se concilieraient possessions la naissance dont les ducs de le Fort de Robert que leur pas avec la supposition de l'alliance d'une fille épisodique procédât puissance illustre de leur sang avec un étranger. et plus primitif.Jja structure éviqui trahissent gie avec ceux de Raoul et de Robert. domaines d'un moine du nom de Le à la chronique 1. un idiome moins tudesque demment c'est que cette S'il est une hypothèse admissible. avant l'inuorissait dans les Gaules princiere ne s'opposa et qu'elle vasion des Francs.<<MM?de M. par les victoires dynastie. particulièrement qui ont caractérisé les et l'illustration de sa vie. contemporain du nom de lui donne pour auteur un Germain Hugues Witikind.LES RUINES BE LA MONARCHIE FRANÇAISE vant qu'il n'avait actes mémorables le mérite ne compte pas parmi pas dégénéré. que Cette singularité des d'honneur inCharlemagne aurait dû irriter plus authencrujeune la curiosité des chroniqueurs. si elle tiques dit de notre École des chartes. justiSée l'élévation de Charles seconde Martel. . nom terna de Witikind dans ses Étais était celui leur du chef défaite. des après /tM. quelque qu'il aucune analode ce nom n'a d'ailleurs fùt. Ce document. Saxons. emprunté est cité dans les JtfoHMM<?M<<!GermcM~ Richer. Occupée de la elle trouva également ditaires. Cette contractées alliances pour la délivrance comment elle avait conservé supposition expliquerait maison ses et la sous la première et sa puissance héréde régir ses provinces deuxième race. fut supérieure et dont avec celle des plus illustres? L'hisse confond l'origine à opposer au sceptin'a que des conjectures toire Un chroniqueur de cisme de la critique.

Guizot n'hésite plus de prix de sa part ` la conquête Cette opinion n'a de poids que parce qu'elle est une concession irréfléchie de la plume doctrinaire. et à voir. nationalité contre substitution de l'autorité attestés moignages par leur unanimité légitime à l'usurpation historien par le savant de cette que l'avénement et désiré 2. à proprement la fin du règne des Francs et la parler.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et cette à son absence adhésion d'ambition qu'on donna pu d'autant redouter aurait une rivalité puissante. autre fief. Le morcellement de la France de féodalité sous dales. complètement de suzeraineté ne servait plus qu'à signaler prérogative son isolement et sa déchéance. sieurs. et le système la seconde race. quelquefois de plude lui. une réaction cette famille pour pas à reconnaître de l'Ile-de-France. sans que les mailrelevaient confuse se rattachassent détour à un anneau assez dispar quelque régulateur tinct et assez fort pour les empêcher de se mêler et de se Une hiérarchie indéfinissable s'était substituée rompre. l'histoire da France. Augustin Thierry. et avec les arrêts souvent était menacé pre ressort. au point de devenir avaient exclusif. M. selon l'expression plus méditée de M. laissé le trône et sa vaine en dehors. et il fallait que II. deuxième centrale tome sur et rationnelle. et d'autres les divergentes de cette chaîne prochaine. Les téprouvent dynastie de tous. dans son intronisade'la était prévu depuis longues années. Lettre autorité d'hktoire. . Le pays. féo- originaire tion. Cours 2. page 447. c'est. à toute 1. divisé en petites et moyennes juridictions. Mais. d'un Chaque fief relevait toutes d'une en conflit entre de leur elles procontradictoires dissolution en seigneuries s'étant développé.

que des mineurs étaient engagés et les droits les ducs. sa raison d'être et des avantages sociaux qu'aucun établissement démocratique. et de l'organis'il y avait lieu de la diriger du programme.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la royauté Mais dataires d'une se l'identifiât lorsque qui affectaient en la dominant. ou disparût. spécialement de toute monarchie institution fondamentale rationnelle et de toute organisation sociale destinée à durer plus . ses erreurs et ses abus. le suzerain de cette multitude'de feul'indépendance aurait eu besoin il n'en avait supérieure pour les contenir. -par le de toute la ligue de Paris. ce qui 1 côté libéral. était de et des plus regrettables. fait seul féodale. à la tête puissance. remplissaient et rois de de droit depuis plusieurs Souverains siècles. a bien son Nous études terons patriarcale. de ces avantages. Les descendants plus force interdits. pas même assez pour lutter contre le plus faible d'entre du grand empereur n'étaient eux. serons naturellement dans conduit le chapitre à compléter iv. comtes de leur et. et de rétablir réunir les hommes la famille indissoluble son maître. au lieu de les diviser. de la propriété comme territoriale. ils possédaient fait depuis le couronnement d'Eudes. toutes les conditions ser. le vassal en confondant et son seigneur. Nous ces trai- sur la féodalité. et rois dont royaux tous les domaines tandis que aliénés se trouvaient. puisque leur permission. en outre le sceptre réel des derniers titulaires plus du trône que par carlovingien. domestique. Si la féodalité elle eut aussi plus L'un évidents ceux-ci ne régnaient eut ses fictions. dans le un faisceau et serviteur S'il y avait quelque place pour la tyrannie il n'y en avait pas pour l'abandon.

qui ait compté grossier auquel se félicite si fièrement la monarchie et qu'ils ont. et du clergé ont perdu la corruption des mœurs et que les ordre a rangs y ont plus contribué Il est trop vrai que le troisième les deux qui l'avait huit siècles vrai que.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Nous qu'une génération. car il y a loin. de 89. à tort ou à raison. Il est égaet renverser ce majespour ébranler il a suffi d'une ère. à aboutit l'idéal la Révolution du pro-. autres. . avec eux. assis sur ses bases est plus radicalement solidement. au demeurant. et l'édifice le plus pour démolir que pour construire. la noble tâche de combattre a dépassé capétienne La lutte a du moins blement niers des soutenue donc qu'en acceptant croyons l'anarchie féodale la dynastie le but et préparé sa propre chute. propre déré cette prédilection comme le premier devoir de la Qui osera leur en faire un crime? royauté. de grandeur et de gloire. pour soit résultats premières l'individualisme partagée concessions est la première française de vie. mais il faut moins de temps sophismes et de faiblesse. si les rois de la troisième dynastenu leur balance dans un rigide pas toujours entre les ordres de l'État. été assez longue et assez honoraque la responsabilité des derà l'infini. c'est ont qu'ils consulté le bien de leur peuple leur avant grès dont et. transitoire de monument. faites aux communes. Quelle est plus de huit siècles la république sans conqui ait vécu deux générations. et. mais cela émancipé. s vulsions et sans trahisons ? Quoi tie n'ont équilibre toujours qu'il en soit. Si les ordres de leur influence la confusion édits royaux: fini par anéantir même après lement tueux des de la noblesse légitime. consiintérêt. le trône accrn et armé.

pour sa caducité. narisme. mais elle est le seul de garantir leur capable le seul fécond. est un problème Les sectes pullulent. mais elles se dévodéjà résolu. rien de plus. Il peut se un Péridès trouver. La confusion l'avilissement de la propriété foncière et le fonctionne sontpas des éléments de régénération. mais il s'annirent hile et ne sait qu'abuser. que par i. La royauté a ses erreurs. un tremblement détruit C'est sous la monarchie acharné >. L'essai d'une de famille. a fleuri dans que la France d'une civilisation toutes les splendeurs que les autres et les ignobles saturnations ont prise pour modèle. pervers et le triomphe . nales de la démocratie pas. tendre à tout. érigé en principe social. le seul compatible justice et de la civilisation. fait même de son ne la rajeuniront des plus heureuses certainement découvertes unique aux rides de' masque d'une école décriée par le et de l'usage intrusion au pouvoir et des rangs. qui la mystifie. un exalté qui l'entraîne. car elle est exercée par des soit hommes. mais alors elle n'existe plus. le pouvoir passe de main en main. la mobilité qu'elle en a fait. La démocratie gouvernement qui sécurité et leur progrès. les subtilités. où toutes les professions et le droit de tous de pré-" sont confondues. encore moins des gages de moralité et de progrès. Ce n'est pas une du siècle que d'avoir. avec le règne de la est une utopie. car elle n'est par elle-même ment des plus l'instruque le règne des plus ineptes. par hasard. de la barbarie.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE par la pioche du vandalisme de terre. Le classement des individualités et sans est de leur esprit la agrégation civilisation de leur condition première valeur relative.

et à l'amour du pouvoir. selon qui n'ont royal vaines que la peine de naître. ils n'ont rien à redouter. ne cessera de s'élever de sang des L'orgueil illustres agitateurs contre les dans perdus issues médiocrités l'expression de Chamfort. qui en est le besoin le plus impérieux. protestations même. providentiellement de la plupart préservés. dont ils sont enclins plus naturellement à la bonté. et le et le génie n'égaleront sans de se faire respecter de sans effort. que l'éducation développe au moins dans une proportion égale à sphère élevée. roïsme don mérite l'hérédité une force et que la tradition que consacre de dans ce double principe puisent. la foule.l' CHAPITRE DES III DYNASTIES INAMOVIBLES DE LA PROVIDENCE Les gouvernements légitime stabilité. par leur élévation morales et empoisonnent qui rapetissent de condition hommes l'envie. à la justice. et plus nettement. Ils ont seuls le faire craindre. morale et une se fécondité que l'éjamais. des infirmités la vie des la gêne et le de plus haut les princes. eu. en se bornant se perfectionner les intelligences donnée à suivre par l'impulsion dans leur des princes d'élite. qui est la plus haute expression car de la gloire. voient besoin de se créer une profession. inférieure. celle grands des derniers hommes rangs de leurs sujets. des incompris. .

mais né sur le trône et solidaire d'aucun se faire voir. après celui de son génie. a été le mieux réglée l'hérédité L'illustration de la première ont régné le plus gloire aussi celles race le plus respectée. sans pouvoir infécond conséquent qu'un L'union unité et sans indépendance. et Hugues le sollicita du la gouvernait paternelà sa couronne d'ajouter cette fusion f avec le pays s'oC'était et sans réserve. au contraire. longtemps de la vulga. et rendu où La grandeur à son tiellement comme elle. ou plutôt de sanctifier et débordée fondée sur une usurpation. par la féodalité elle-même d'usurpations partielles. leurs peuples heureux. seconde. parce que l'autorité à ses successeurs ne transmit fisante pour lui-même. que d'éblouir qui ont besoin de manifester leur pouattirer l'attention. sufde Charlemagne. que les peuples du prince d'un caractère attendre incertain de sa légitimité. de la France. quand' croyons du préjugé contraire. de la troisième dynastie sans fraude péra. et finit commence de régulariser. donc fermement. par et incomplet. où les intérêts n'eurent un mariage de famille pas Les ducs de France besoin de contrat pour se confondre. française et toutes avec sont et tient celles essenqui. cœur bien f en dépit placé. teurs lement. parce qu'il négligea La le pouvoir par droit d'aînesse. avec son fondateur. composée ne compte pas un règne digne de mémoire. des héroïques perturbateurs ou admirer craindre pour et d'innover pour de la monarchie immutabilité.LES RUINES 1 DE LA MONARCHIE 1 c FRANÇAISE 1 il est le seul d'ailleurs Nous rité tout qu'éprouve il n'a rien à désirer. lorsqu'elle le diadème héréditaire suzerain lui . les comtes de Paris étaient les libéraétaient Français.>“ ont plus à ou timide.

dans que pour de la part de ces princes d'amour. le bon- . dont et la bravoure cheva- peur être les époques les plus dignes Il n'entre pas dans le cadre retracer diverses donnée. fut plus ceptée. tous les noms illustres honore la mémoire. escortés illustrés enfin par sans les de cette leur cour légion et de femmes inspirées.<" DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES fit comprendre son que la royauté. et c'est à sa prévoyance qu'on dut la transmission du pouvoir jndivisible. par ordre de primo. Louis XII èt cet infortuné Louis XVI. Elle on peut les vertus. solennellement et scellée royale.<. n'ont régné mesure de leur pouvoir.la France. après eux. toutes les vicissitudes de cette branches de l'épopée. relevés par tant de hauts faits. limité de ces études de la monarchie sous corps et biens. géniture. que de tous polie. du premiersa postérité. gueillir des noms de Philippe-Auguste. grands encore dont le monde après. devait s'asseoir sur une elle-même base immuable. célébrés dignes tributs par tant de monuments. et si poétique sans modèle de sont peutde les nité Louis le citer. son histoire qui ont précédé le a droit de s'enor- de saint Louis. indépendamment fondateur du royaume. Jamais union ne acet la race consacrée. chevaliers arts. de Henri IV et de Louis XIV. pour perpétuer union avec le pays. payé de tant d'ingratitude. qui tous. Les Antonins furent pas animés d'un plus saint amour pourThumaGros. de Charles V. On ne voit pas que cette prédestination né ait été une cause de dégénération pour des trois héros car. les qualités héroïques ne leresque sont encore chères à la patrie. plus librement de sacrifices de plus de bienfaits. qui s'était à . Les règnes de Charles VII et de François Ior.

de' leurs l'avoir et fini par allemand enrichie propres sujets délivrée et de des Normands. et la solidarité des ses desseins héréditaire. dans tous les temps. Ceux qui se sont agranvenus les arbitres leurs conquêtes dis ont sanctifié et par leurs traités. de à une époque fait partie plus ou moins éloignée. Plusieurs. sans armes. Après qui l'avaient opiniâtre envahie. par leur sagesse de l'Europe. qui n'ait. justifié causes de son respect pour la politique franle droit des gens. rallié au admises au banquet' naissance. plissement fidèlement Jamais avoir acceptée par tous les successeurs leur ambition ne recourut aux ses exposé et protesté de Hugues. par leur domaines. En cela du moins. nous en effet. et des gouvernements révolutiondu cabinet anglais préalablement de son agression naires n'est que pas. britannique. par les provinces l'affection et la recon- des griefs. l'émancipation de leur couronne. que la phisubstitué ses maximes pas encore chrétienne.LES RUINES DE' LA MONARCHIE Ce FRANÇAISE V heur de leur l'honneur l'invasion 4es ennemis peuple. avons vus à l'oeuvre depuis 1789. de la rivalité perfidie habileté. C'est qu'alors loyale réellement en progrès. du cynisme habituel çaise différa. 1 Ce qui cette distinguera toujours dynastie. drapeau toutes français. entre c'est l'esprit de suite dans l'accomtoutes les autres. des Francs ou relevé de celui de Charlemagne. et que le brigandage. J" fraternel de la commune patrie. à la morale . et les autres de l'empire Les uns l'ont dotée de leurs sont deet leurs vertus. Il de province revendiquée. ils ont combattu sans relâche triompher et de la l. l'empire était contestable^ Lors même que la démonstration la fut toujours guerre la civilisation était losophie sociales n'avait et courtoise.

ne arrivaient de l'autorité s'improvisaient à leur maturité pas. passe du père au fils ne change pas de main ° tout se répare ou se poursuit. cesseur dont l'intérêt avec lui. avoir volontairement de la France est une que lui ouvrait la fortune . de notre société retardataire. que prolongées par la vigueur le territoire a pu être reculé à ses limites stratégiques. de pensée la par l'unité que l'on a pu donner de la conquête. ménagées par l'habileté moyen des alliances ou cimentées des autres. dans Les constituaient soumettre leurs différends à son monarchique. en effet. a dû ses libertés de la persévérance la direction de leur les mieux conçus projets avortent souvent par le caprice ou la jalousie d'un sucMais le sceptre qui est personnel. n'a pu douter de ses rois. des nations auraient blessé les régénérées. garantir l'avenir à renoncé la stabilité. sous la patiente C'est à sa longa- et la civiles et ses que la France les plus fécondes institutions c'est à l'enchaînement de se continuant ou se reprenant l'un règnes plusieurs de sa langue diplopar l'autre qu'elle a dû l'universalité de voir la plupart des puissances matique et l'honneur c'est au arbitrage des uns. sanction du temps aux acquisitions et les soit par des traités consolider élaborés.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES le sacrilége les mœurs préjugés Les améliorations mais nimité elles incubation dans qui sont aujourd'hui cruauté. Jamais la France et de l'abnégation politique traditionnelle. la plus Pour un peuple vivant sous la monarchie sauvegardée par la loi la plus capable d'en tempérée. longuement dont la nécessité de la défense soit par des représailles c'est menacées ou la protection des populations le droit et justifiaient la sévérité.

On guérit des maladies aiguës. flétries et les institutions décrépitude. par orgueil. conservation des sociétés surtout indispensable Toute atteinte obserreligieuse moins essentielle à la des familles. est des successions qu'à celle à la consécration royales. Il est trop notoire qu'une et nourris avec la Révolution tiles de Français nés multitude de ses préjugés sont hos- à la royauté héréditaire et ne croient pas à sa légitimité. du xvn° siècle. de 93 répandit dans l'esprit et quelque droiture qui a quelque portée dans l'âme. mort. regrets. du mal qu'ils lui ont fait ou de se le dissimuler possible se maintient propage La foule ignoabsurdes dont ce Mais tout et se et par envie.ux à ce principe l'hérédité. signification invariablement. par ses vco. précurseur Un bel-esprit se ralliera ou par ses de l'école . Ils nient hardiment son efficacité pour conserver et perfectionner les nations. et par quels motifs? Les théories de ces folles d'égalité par enivrement le plus grand nombre. raison d'être.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE déshérence vation ou une abdication. par le souvenir Il n'est donc pas la révolte le droit contre beaucoup. La vioque sa négamais non de la n'ont plus leur est plus irréparable principe tion. souhaité. par imitation rante est tout imbue de ces impressions la démagogie la contagion. La Révolution trusion lation d'un à sa pureté est un germe de n'avait tué que le monarque l'inde Louis-Philippe a tué la monarchie. dans la nature que tout désavoue des chances aux par cet appétit d'agitations qui promet et des amorces à toutes les mauvaises passions cupidités uns. tulélairo. tout ce qui aime la justice et attache une réfléchie aux noms de famille et de pairie. non Cette de la loi d'hérédité.

l'un d'eux que l'on doit cette maxime. mansuétude de rendre ce ef de ses bienfaits. pour la gouverner. par le bannissement. et plus rare encore de trouver un fût en même temps un bon roi qui. il devrait encore lui rester un asile d'autorité dans le cœur noble des rois.?. qui fût un disait souvenirs récents ne pouvait pas. T. pas à bien était réputée IV est devenue d'accord qu'elle ne fût pas toujours dont la pénétration la franchise. c'est uniquement pour avoir aimé é et la vertu plus que l'auplus que lui-même. C'est à qui ont régné sur la France. et avec la prudence n'est nulle- pressentait roi et de plus un honnête homme. du père de ce plus sûre que prince qui ne se bornait saint roi dont la parole les traités. La bonté de Henri pensée. 1. eut à feindre. à cette Et ce qui donne plus c'est qu'elle est d'un dire. étant un héros. faire sans une souveraine injustice'. et autant donc. princes faisant le bien et aimant C'est d'une dynastie de sa payée. Saint-Évremond. aux rois allusion de la politique espagnole et italienne. que l'histoire a mission dicté '• La France Il njJestrpjs-pliis È t~i par la 1. en Louis XIV un grand On n'eût dit d'aucun s'abaisser couronne ses sujets torité. autre qu'il était trop fier pour Quant à Louis XVI. Saint-Évremond. que si la justice était bannie de la terre. ment inférieure à celle de Saint-Évremond. i lt -i 1 i 4 V< Jr l'. Cette réflexion.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES qu'il était rare de trouver un héros bon roi. les plus favorisées de Dieu. s'il a perdu la et la vie. 1. encore empreinte des honnête homme voltairenne. témoignage. Mazarin. des plus que les nations la justice et la vérité. i i . bien proverbiale.

comme au siège d'Orléans. Ce . mais encore. de l'esprit et le sentiment de la justice sont les deux attributs de la souveraineté. dans pieux. Au siège de Paris. quement les crises On ne doit pas juger du mérite des princes. nous faveur. comme de Reims. dules que Seulement il fut démontré aux plus incréle respect de la légitimité n'était pas uniun gage de conservation. et bien que nous n'en avons la civilisation n'en fut pas entradroit l'exécution et l'échec vée. dans l'ancre du salut public. et que le triomphe ses plus grandes ait été aussi celui de la foi? épreuves. pour faire régner la justice! Mais n'est-il pas digne d'une remarque aient -été les grands de la légitimité. malgré d'un prince anglais du parti de la reforme. comme du talent des individus. ni reçu aucune A Dieu ne plaise que nous omettions la part d'influence dans la conduite de cette due à la religion.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE flatterie ayons sollicité la Restauration. de leur par ce qu'ils produisent leur mission fonds c'est de savoir employer le propre de grand. comme inspirent ce qu'ils acceptent de bon. telle fut en effet la solution de difficultés insurqui paraissaient spéciale. sociales. aux yeux de qui le pouvoir était chrétienne. C'est pourquoi éminents qu'ils mérite d'autrui. les plus que plus la conversion d'Henri montables après après le sacre de Charles VII au maître-autel la succession triomphe du de la couronne ne fut autre IV. leur devient propre. ce parti du progrès qu'on trouve au service et partout de l'iniquité ou de la toujours barbarie. dynastie un précieux dépôt confié par Dieu même. chose que le les rois les que par la aimé et servi reconnaissance. puisque La justesse leur volonté seule a la vertu de tout féconder.

Il n'en est pas ainsi du grand homme né sur un tandis du premier sont trône. à l'ébahissement valaient Une fois sur le pinacle. La troublent les flatteurs vient et les qui se révèle. se multiplient. Plus clairvoyante ou d'une intel- les facultés elle se serait abstenue. plus grandes parce on attribue à son audace l'élan qu'elle est inexplicable. et le les plus combattues et diffa- se fait. parce qu'elles soumises ont devancé ses prévisions. qu'elles Pour lui. sur la que le hasard de ceux qui notoirement scène. il en est pourtant.l'idole que ces surprises improvisée par la faction dominante d'un bond. tous les obstacles Malgré généralement opdans la foule pour sortir posés aux plus habiles perdus de l'obscurité. N'est-ce pas ainsi toutes les réformes projetées des bruits été qu'ont par Louis XVI. de la trempe la plus ou la brigue produit commune. On admire son élévation. que toutes les témérités d'un génie prises pour les saillies du second sont moindres tentatives incapacités alarment. deviennent placahles. distances. plus il étonne et plus on s'exagère son génie. public infâmes. C'est dans le paroxysme surtout. à l'aide l'écho qu'elles leur rôle et plus imde la peur. et tous ceux qui le regardent d'en bas le croient de toute la hauteur il a été grand à laquelle des révolutions porté. ligence moins bornée. paraît un géant. traversées par intérêts les les des frondeurs calomnie abdiquent d'autant méticuleux. et que .DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES de celui qui en est revêtu personnelles éblouissent moins les yeux du vulgaire que la fortune de l'aventurier encore inconnu la veille imprévue plus il est parti de bas. sans le savoir. le pygmée plus qu'eux. . imprimé chances toutes et l'on croit les par le 'bras seul qui la soutient. à ses calculs. les franchit.

et qui se disent à l'oreille avait été fort négligée. sont dans l'ensemble de sa perdues qu'elles composition. du grand si pures et de de ce roi trop honnête Ne trouve-t-on do pas encore.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mées sa les vertus noble roi comme assez peu médiocre. ses moindres IL est imperfections. tout prince qui veut gouIls s'entendent est un épouvantail. et les masses se randu parti de l'envie car il n'est pas le monde de pouvoir admirer l'harmonie tandis à proportions. que les myopes distinguent les petites a dédaigné merveille inégalités que l'artiste de rectifier. les aspérités toujours qui à la vue sur une figure monumentale. compagne?. que son éducation qu'il admiet qu'il rait Racine et Molière sans les comprendre. qui Pour' les verner ment polytechnique que nous pourrions ? nom- nos* jours. familiers du palais. il faut de prudence autres. en une aggravation se résument de charges ? Elles ont doublement lieu de s'en féliciter. plus qu'aux n'est-ce de plus les génépas une garantie pour rations sacrifiées vivantes. instinctive- l'en décourager ou l'en dépar leur frayeur Plus il est grand. n'aurait pas été admis d'un à l'École savant Au jugement mer. Mais si. trop souvent par les novateurs à des améliorations hypothétiques qui. pour elles. goûter par leurs railleries. aux rois tentés légitimes et de discernement d'innover. facile de signaler. d'un prince éclairé pour aller à la messe. plus les à faire ressortir. les airs de parler des gens qui se' donnent n'est pas chimiste n'est pas digne de régner. courtisans par l'exagération s'appliquent pour même de la louunge. à la loupe. car si tous n'ont . L'envie échappent alors triomphe volontiers gent donné des à tout de sa perspicacité.

ils mesurent avec calme les obstacles à vaincre. princes pérateurs terminer. en effet. après Henri III. effet plus de liberté pas en litige. d'action et peuvent tout leur pouvoir. De force et la prescience la sphère élevée qu'ils habitent. ainsi qu'il est arrivé. aussi ce qui a imprimé le sceau de la durée et de l'utilité publique aux seules réformas opérées dans la contemplation cajme légitimes. se proclamant le chef eux. et savent d'avance la somme de et de leur force contre eux. Les fondé.DE LA PROVIDENCK DES DYNASTIES INAMOVIBLES c'est pas ces scrupules. toutes appliquer leurs facultés au succès de leurs C'est entreprises. de leur autorité. sur la résistance de ces princes pour On avait compté .' En acceptant la solidarité de cette nuit néfaste. abnégation Charles IX lui-même et sa mère ont été calomniés. nations à l'ombre Tel qui croissent des dynasties inamovibles est. Les que les dissensions derniers Valois ont fait preuve d'un patriotisme et d'une dont on aurait dû leur tenir plus de compte. La de Catherine et politique de Médicis a été déconcertée non servie par les massacres de la Saint-Barthélemy. gers du pays suscitent science de leur ou les danque les exigences des âmes d'élite ayant la conde leur succès. le privilége elles seules sont appelées à consolider ce qu'elles ont à compléter ce qu'elles ont commencé. et à Louis XVI lui-même sanctionnant les décrets de l'Assemblée nationale. les moins utiles L'histoire ont recommandables de ceux sont encore les cooqui leur ont légué une tâche à ne rend pas toujours justice à ceux été vaincus forcée par la diversion par les princes de l'avenir des n'étant dont les efforts intestines leur ont imposée. à leur successeur de la Ligue. ils n'ont fait que céder à la violence. Leur droit leur énergie ils ont en.

Les nations ont et il n'est de maintenir les légitimités toutes à gagner . avec régner l'importune. tout enclin à faire pas naturellement lui le droit ou la justice dont la présence ne le rassure. proclament toujours. dulité pour en attendre une peu et de modération ombre sont compatibles que suppose et il faut une grande créelles la de liberté car elles se sentent ironiquement. force a cela de respectable qu'il mot un terme aux saturnales mais son empire populaires. Il lui faut des plus qu'elle se moraliser et se légitimer. orgies de la il n'y a de que pour les gouvernemenls où la piété. toutes les tentatives de l'œuvre et divin. Mais toutes les notes diplomales conjurés. Les édifices sages'ne les plus solides et les institutions de la loi générale sont pas exceptés d'instabilité. intelligente on voit toujours pour quelque véritable les plus se rapprocher chose de gloire dés sur le droit. en honneur où la faiblesse tes lois de l'humanité ciences vernement Les là seulement libéral. eux à victorieusement répondent publiées. ont un appui dans toutes les conssont les vrais éléments d'un gou- démocratie d'ordre avec les principes cet accord de vertus sociales. de la donner jamais. Mais dans En Dieu seul sont la durée et la perfection. après tout. est passager. qui pèse sur tout ce qui sort de la main des hommes. tiques aujourd'hui à maintenir l'accusation de complicité que d s'obstinent les falsificateurs de l'histoire. Le règne de la dans l'impossibilité et de providentiel.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE soulever déconcerta contre et leur résignation la populace. et de stabilité de la créature modèle. siècles pour donc faites. la justice et la morale fonsont et où les sainest protégée.

que de s'emparer pour lui-même. si la loi sateux que. c'est la vertu du principe conservateur Quand tis en législateurs. après un débordement qui en avait effacé jusqu'à sous les eaux. c'est que ce peuple a toujours accueilli avec sympathie les généraux qui se par au contraire. et il l'en a chassée avec mépris.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES il y a cent Un publiciste faisait observer. restée ensevelie II et l'imprévoyance de Jacques. Il est impossible de savoir jusqu'à quel point. anglais ne tarda guère à se réaliser. il l'a vue avec cette famille dégoût flés'asseoir secondé sur le trône. la Révolution des succesions eût lique. de 89. ces catastrophes. ans. il est doueût ressaisi sa proie. range a pu modifier les dispositions Mais ce qu'on ne saurait méconnaître. On ignorera encore si le règne glorieux longtemps de Napoléon a déraciné cette vieille croyance du pays mais ce qu'on nierait en vain. . et sa prédiction que les tourestaurations dont on fait peur au peuple s'opèrent C'est un fleuve qui rentre dans son' jours sans secousse. Burke. la seule loi rationnelle royales. travesdix générations à de 1. trie par la Révolution. infranchissable à l'ambition d'un opposé une barrière de Charles beau-frère. qui a pour lui l'expérience on reproche aux révolutionnaires d'avoir sacrifié de huit siècles. Malgré la frivolité trace. sont emparés du pouvoir. de Charles complicité plus facile mille royale comme VI en France contre elle avait protégé le trône de son gendre et la l'usurpation il a été une fa- de la reine Isabeau toute-puissante d'assassiner toute au duc d'Orléans et de plonger la France dans le cataclysme de la couronne révolutionnaire. du prince d'Ol'exemple du peuple français. la lit.

pour gieuse exubérance. se déchirent modèle. lité et de l'embonpoint. se débattent blique et se dévorent dans pour expirer. le démenti pardonné qu'il leur a in-aux républiques de plus se comparer depuis que la leur a fini comme. l'esprit certes. fligé. si elle complète pour la République. donc qu'elles et que aucun des ont sucée symptômes avec le lait contagieuse elle les a nourries. un Mais ce sera sa caducité. une belle vieillesse siècle de vie. splendeur Toutefois ou si cet État vit encore la négation du plutôt c'est à cette activité donné. Ils ont volontiers mais utopies. les mêmes convulsions. s'est qu'il masa prodide la viri- d'autorité. Il n'a pas encore l'âge adulte. qiielquès-uns ses citoyens Trente nées sous les auspices de la répurépubliques. si le retour du régime . par le Mais il leur reste encore celle des États-Unis par des agrégations son commerce et. et de sont plus vieux que lui. les si promptement un problème de mœurs principes démocratiques? de tant d'États incompatibles que l'union et d'intérêts. autour d'elle. et l'on ne sans une profonde peut considérer pitié la destinée prochaine de toutes les Amériques. de cette fièvre dont victorieuses N'a-t-elle ou vaincues. à tort. elles. dont les uns parlent de liberté en parodient Ce sera. et il la prend. que par de ses villes. la qui fleurit et s'agrandit d'Amérique toutes autant pacifiques. n'ont ils se gardent bien d'invoquer du grand homme qui les a ignominieusesubi ses bienfaits. pas encore Ils n'osent l'antiquité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE vaines le et stériles témoignage ment chassés. et les autres fustigeant de conquêtes sous le nom d'annexions. développent C'est déjà leurs esclaves. tériels et à cette absence malgré gouvernement exclusive des intérêts qu'il doit l'instabilité. despotisme.

régicide. cette agrégation et de forbans de marchands cupides effrénés. ne recule tout le sol le globe entier par les marchands nefas'sur r des propriétaires dres. ni devant l'inhumanité qui chas-' sent leurs colons par milliers et condamnent à mourir de faim des générations pulation l'âge dégradée adulte. avant qu'on décime dans les ateliers per fas et de Lon-' plus à notre humiliation que de nous comme le type de gouvernement voir imposer à imiter. monarchique de S9 les plus prudents se contentent Les patriotes de l'Angleterre de l'exemple qui. Elle ses et en toutes sortes de perversités. U ne manquait on dédaigne de faire des soldats. ni devant britannique.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVILLES ne finit pas par les rendre à la civilisation. dont l'admiration de notre école doctrinaire. r> devant enfants. depuis sa révolution n'a cessé de progresser en puissance. dont ni enfin devant cette poentières. accroupis wigh et du tory. du quaker un lingot et du pu- qu'on recrute et de prostitutions. l'insolente aristocratie ni devant qui accapare le monopole exercé en richesest l'idole. mais libéralement pour toutes sortes de vices . vampires gorgés du sang de toutes les nations et de leurs propres d'or. seul Dieu'du ritain.

CHAPITRE DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA IV MONARCHIE FRANÇAISE qui a créé le monde et l'universalité la rectitude Celui ment méconnues. Les plantes parasites par le travail de plusieurs les semences délicates d'une étouffent qui ont besoin culture intellectuel dessous avec plus L'ordre vigilante pour ne pas dégénérer. insolite du principe la précipitation l'action suspend régulière de vie qui est en elle. des fleurs produire. partout d'un même parfum prend pour Ce qu'on .Rien ne et le développement ne s'opère germes. qu'elle d'espace siècles. n'en serait-il l'a soumis ne peuvent s'improvise dans été à des lois être dans comme dont impunéla nature. Les la civilisation? la favoriser. des fruits d'une même saveur. et sous les conditions qui lui ont ment pas ainsi de révolutions la progression Comprescrites. la retardent ou qui prétendent en lui imprimant une allure dont l'entravent. pour s'acclimater en tous lieux. et lui fait perdre souvent plus en quelques n'en avait gagné mois. celui des des intelligences. que lentement. qu'il moins de respect et de sollicitude une matériels assez du règne végétal? La civilisation n'est pas plante vulgaire. est-il donc si uniformément au-dessus ou audoive être traité que les produits assez vivace et et et elle. de tout perfectionnement. également.

c'est-à-dire dans la religion qui les enseigne. tûtélaire. mais encore et surtout. française. suspendu des vents et au soulèvement la marche. Le principe à se heurter dit Edmond Burke sur de est invoqué. pas seulement de la filiation. repose et sur la^4 et sur la justice.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et l'expérience au contraire. autour Cette base. vent nécessairement tale immuable. résistant tour des flots? les sociétés. Sans la stabilité du sol. la succession ne s'entend famille. c'est la durée. comme celle de la de la succession. Sans la continuation la famille. avec tout ce qui en constitue et la perpétuité. il n'y a plus qu'une l'essence. lui connerait les fondations d'un édifice Sans navire accélère l'adhérence à la solidité éprouvée et à l'harmonie le choc des parties de sa conet qui le à tour à affronterait ou retarde des éléments sur l'abîme. au point de vue social. ou un raffinement corruption qu'à l'ombre d'une auio- ne fleurit et. Réflexions la Révolution . qu'à s'unir. quel dont la violence tiennent la fureur Pour rité Elle le démontre généralement. pour eux-mêmes. l'esprit d'individualités sans lien moral. c'est la foi et dans la source de de la main des hommes. de la transmission des biens. tout autant qu'elle. La légitimité du pouvoir dérive. grès. qui s'agitent la première condition de tout proMais pour se perpétuer elles doisur une base fondamens'appuyer ébranler ni les passions que ne puissent ni même les améliorations d'elle. et plus agglomération induits d'hérédité. force morale quel architecte monumental? qui concourent struction. 1. n'est trop souvent qu'une de la barbarie. préparées du pays dans le principe d'autorité toute justice et de toute morale.

devient titre. Il n'a rien Hors. car il ne acet les facilités pas juste que les améliorations à ceux qui ne les auraient profitassent pas prédes intérêts garantie privés est légale. en soi qui blesse la justice ou menace la liberté. conféré à tout être créé. de biens communément mal acquis. la souveraineté elle-même a. Si cette celle qui défend . et de finances. se défendre et de se transmettre. il dérive du droit de vivre et de se conserver. de commerce qui jouissent. par accession ou par choix. c'est sa justification. se soit Que le pouvoir révélé par force. et le travail consacrent parées. pas d'usurpateur qui ne se prévale le fait pour de l'assentiment tacite ou supposé qu'obtient le convertir en droit. tion. sinon le développement sont-elles. sa tendance est toujours et nécessairement de s'affermir et de se Il n'est légitimer.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE par ceux qui l'ont violé. en pleine sécurité. la possession serait quises la possesà son tour. à moins de se voir infirmé par un droit antérieur cas unique.continuer sans elles. tels que nombre de gens de chicane. La même pût Que possession du pacte se contracter et la transmission sont de l'essence et l'on ne concevrait social. comme la prescription Si l'intelligence sion. de proqui serait en effet. logiOr cette loi confère au premier que de la loi primitive? le droit de se construire un abri sur le sol que occupant et d'y recueillir ne lui dispute. par conséquence celui de tenir forcée. le produit de personne ce qu'il y aura semé. ce qui le prime. de même que le droit priété est garanti par la loi au possesseur en peine d'en justifier l'origine. Tout pouvoir a naturellement le droit de se mainde même il a. pas qu'il et surtout se . sa légitimaen matière de droit privé. de plus.

en vue l'intérêt § I°<\ DE LA PROPRIÉTÉ pas un pays.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE estle public. il n'y a pas d'autre moyen ce but. C'est la civilisation rêveries elle-même. pas même une traoù l'origine et le droit de posséder soient mis dition. que la transmission d'atteindre par la ligne la et le mode le moins litigieux. car si la durée du pouvoir premier gage de son efficacité. Nulle part la terre ne tés appartenir eu pour serait cultivée. La loi actes n'a dû se forau postérieurs de ce fait pri- » Il n'est ou la transmission que pour parlant et le droit est présumé mitif. fixe à la jurisprudence.. en question. mesure sagement l'occupation. elle le légalise. des sectes modernes sur la possession Les admise . ne sont pas répufondamental au monde civilisé. et partout légaux par qui héritage. un point de pour donner par tous les'codes. et les la garantie objet principal de régler cet intérêt peuples et les rois qui ont négligé des sociétés organisées. faire produire sur des contrats muler fait de si son propriétaire des fruits. partout un autre où il ne lui en est pas opposé au postérieur terme extrême de la prescription. départ Le respect de la propriété est donc la première loi le fondement de toute association rationnelle. des propriétés. pas un code. elles ont Dès qu'il y a eu des lois écrites. plus directe Ce d'avoir double principe a été fidèlement observé el la par monarchie française huit traversé de là pour elle le rare avantage siècles sans jamais déchoir. les régulariser mais en n'avait intérêt à lui sa possession repose en constatent l'acquisition. sociale.

S'il restait des croyants. ces fraternelles théoligence que toutes ries de vie commune ont pour unique objet de recruter philanthropes au profit de quelques pour les exploiter charlatans à les diriger. ingénieurs d'État. ils n'ont rien eu de plus pressé que-de renoncer calculs. petits que le droit d'aînesse. déçus dans leurs lorsque. à leur Alcoran humanitaire pour se faire journalistes. dupes de leurs propres sophismes. plus ou ne sont les fouriéristes moins Que les saint-simopas sérieuses. donc. et ce n'est pas seurs. auprès . ses régisdes travailleurs ses directeurs et ses surveillants. à la plèbe des affiliés que ces emplois de cocagne sont dévolus. et de capacité auprès de ce privilège d'intelligence qu'ils de leur propre autorité? Qu'est-ce s'arrogent que le vœu de pauvreté des moines. On et financiers. sans leur manquer prévoir ce que seraient devenus ces malfaiteurs subtils d'un nouveau s'ils avaient réussi à organiser leurs genre. même conseillers doute à cet égard quelque leurs prophètes eux-mêmes de respect. ou de droiture.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE r en commun niens. et par conséquent qui s'offrent à les gouverner? Cette arrière-pensée est trop transparente les esprits les plus pour ne pas frapper car il faut bien à une association quelconque grossiers. mais qui ne voit. l'esprit ont pris soin de le dissiper. comme on apu le voir déjà dans le petit nombre d'essais ou icariens offerts en exemple phalanstériens au monde dans civilisé. de l'abnégation auprès Qu'est-co états dans l'Étàt. et autres associations d'aventuriers du bien d'autrui. fussent des avides naïfs. préfets ou agents peut quelques-uns de police. pour peu qu'il ait d'intelje l'accorde. à leurs disciples? enfin que qu'ils prêcheraient Qu'est-ce la noblesse et la féodalité de cet elle-même.

de cette triste vérité ressortira trop clairement de l'examen dans lequel nous allons entrer. stitution l'humanité. richesses mais des d'être dit-on. autrefois à la diffusion des appropriées de la nouvelle soit. L'erreur provient d'une méprise évidente. qu'incompatible La question serait controversable. que le pays est frappé à la base même de sa puissance à se voir envahi et exposé. titre de fiefs était illégitime. On confond généralement . Au jugement de nos la possession des terres à légistes contemporains. et il a de plus l'avantage à la face des et de se professer ouvertement. non moins contraire aux droits de avec la civilisation. pratiquer tribunaux.DE LA MOîURCHISFRANÇAISE DU PRINQÏPSCIVILISATEUR de toutes les terres et de toutes les disaccaparement est un prosociales? tinctions Le vol au communisme incontestable sur tous les modes de grès certainement de se vol en usage avant lui. On trouve même des pusur l'origine des biens révolublicistes. et à abus tellement erreurs menaçantes pour l'agriculture. législation n'a fait place qu'à des absolue à la suprématie territoriale. dont jouis-ent ne s'étend pas elles la proavaient institutions jusqu'aux et la sécurité priété besoin. barbare. Laissez-le faire. et jamais despotisme plus n'auront signalé jamais ineptie plus notoire impudent. irréalisables. très-indulgents à voir dans la féodalité s'obstiner une intionnaires. des valeurs fictives qui absorbent par l'inondation déjà La démonstration tous les produits du sol et du travail. et à l'esprit leur suppression hostiles tellement qui protégeaient des populations. qu'elle n'infirmerait pas le titre de propriété lui-même. ces utopies peut-être heureusement imprudente. la dégradation La tolérance. dans un avenir prochain. de l'humanité.

que et insouciante ces biens l'administration ou corruptible des agents ne seraient plus désormais qu'un dispendu fisc. à leurs gratuitement. Ce ne serait seigneur pas toutefois une question oiseuse si les hautes que celle de savoir fonctions dotation combien plus dignement par une domaniale On n'ignore que par un salaire. étaient distinctes des droits du propriétaire. comme de la propriété. en tant que de son domaine. de la terre. conférés selon le bon plaisir des ministres. ou moins discutables n'ont exister sans peuvent le propriétaire peut jouir de son lui que d'en user rogative pour Les emplois. inhérente à la terre. la juridiction Ces attributions plus rien de commun avec et la propriété.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dans la féodalité trois choses fort distinctes la hiérar- chie militaire. pas le sacerdoce a perdu d'influence morale et de que le bénéfice terrià son troupeau. sans autre précomme de sa chose. une charge autrefois confiés la possession en dépendre. garantie dieuse Mais conservation qu'il par par les conditions mieux l'usufruitier. un devoir attaché Ces au bénéfice. Elles absolument comme bien. appât . à la vérité. de même que sa qualité de châtelain ajoutait à la dignité de l'agent mais ces deux choses du pouvoir n'étant les obligations du fonctionnaire pas identiques. pas été impossible tous eût était été facile les biens de à certainement d'imposer seraient rétribuées attributions aux propriétaires sont aujourd'hui dans son ministère. dignité depuis torial a cessé d'identifier le pasteur Une telle n'aurait expérience avant que la Révolution et leur ait aliéné main-morte. donnaient. plus de préponet de considération au possesseur dérance personnelle du castel. amis et à leurs ils ne sont plus une charge protégés.

abolir. transformés en sénat à qu'usufruitiers. il sait fournissent de chances tions politiques N'a-t-il tions et aux usurpations. sous la bon aient trouvé après secondo de s'iu- et fondées. titre de bénéficiaires ou plus ils ont été plus heureux mais non plus cupides et plus effrontés habiles. des terres. au profit dos débiteurs. consi impitoyablement de notre âge. soi-disant ces mêmes Les lois portefeuille? contre ces abus d'une On en a fait les sans ou contrats indemnité de législateurs. que les du xix° siècle. et des serfs. de exemple. tous féoder les On a perdu le droit de s'étonner. classification inhéincidente et nullement rente à la possession. favorisait le seul (raparce qu'elle T. pas. beaucoup plus plus sociale. ces libérés de 93 formant pères conscrits le premier corps L'inféodation damnée de l'État. politique que leur moret plus utile au grand nombre cellement non parce qu'elle créait des vassaux illimité. la riche uisme dotation destinée à pourvoir aux pensions de viagères ses membres. d'un décret confisquant. les depuis Ne connaît-il à l'aide improvisées ou muettes impuissantes notoriété plus scandaleuse qu'eux-mêmes. un si insolent race. mais parce qu'elle nourrissait plus de familles rurales. à leur profit. de la loi elle-même? encouragements pas l'impunité d'une mission sont de tant transitoire de fortunes ou d'un cosmopolite combien les aux mieux perturba- dilapida89. n'ont pas reculé devant le cyconservateur. 1 8 . les officiers publics biens dont ce que. législateurs ils n'étaient austères parles il faut bien le leur dire.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE aux convoitises du fonctionnaire que celui du ixc siècle. était. pour rentes et les dîmes dont on dépouillait les familles qui les avaient acquises en 1814.

des titres par ments autres pas dans des conditions et régiront la propriété qui régissent toujours Là découverte. pour une redevance. par cela seul qu'il se suffit. de tous. défricher ce que faique fait-il? Exactement conque des produits. il cède quand temps. de titres contradictoires. Les fiefs n'étaient serait impossible sans l'appui 1 que celles territoriale. puisqu'elle pas un monopole. n'était sait le feudataire admettait les aliénations. originaires. ce qu'il ne pourrait le colon cède.LES FU1KES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et fortifie les races. donation. pas il afferme. à beaucoup près. la priorité. et les rétrocessions s'était approprié comme celui de faites qui. surqui moralise à la possession l'autorité et donnait tout. qui ont besoin d'être et que la justice protégés. l'absence coloniaux n'ont pas d'autre sanction le champ concessionnaire qui a transmis qu'il premier en le cultivant. disposent n'ont pas. Elle . dans tous les temps et parmi toutes les générations qui il y a des faibles se succèdent. quand pour de reprendre. le degré de légitimité propre constitués en pays légal. les arrentements et les. la conquête. lité des droits. un lui-même. pas moins prouvé que. elle identifiait ainsi à tous les intérêts. trop minimes pour se protéde celui qui est le protecteur l'appui ger eux-mêmes. au moins légalisés Les établissedu que celle sinon égaux. parce que. Quand aux domaines féodaux. et l'arbitre naturel vail des sophistes sur l'égaMalgré toutes les déclamations il n'en restera. locations à perpétuité. ce qu'il se propose en se réservant la dime ou une part quelà perpétuité. de la force. La féodalité ou le seigneur. la l'iniéodation et même la sont confiscation. américaine. par -des gouvernements l'Union do ce qu'ils ont envahi.

ce et dépendance bienfaits de la garanties. souvent concessions gratuites à charge. et dation arbitraire du sol. bois qui les protègent. communauté. fût d'ailleurs. de rentes féodales. et à cet isolement qui tend pour le moins à la dégradu bétail. à son fermier et à son serf émancipé.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Ilo J était si peu dication exigeante. au profit de celui qui avait déjà reçu. sous la dénomination tion a abolies. aveugle par la loi. ces mômes le propriétaire sevré. ou puérile. son obséquieuse simple commémorai la fierté du bourgeois encore. En se détachant de tirer sa sève du même terroir rameau continuait de s'abreuver consistait il s'en d'un des mêmes affluents. mais citoyen s'en indigne à l'oubli bien avant l'avait condamnée la désuétude d'une qu'elle autant contrats supprimée cette qu'inique. par leur et ne se trouvaient ridicule résultant se rattadepuis. qu'elle renonçait redevance pour une modique à toute reven- au profit du jours s'amoindrissant la culture. et de la dépréciation des denrées ces redevances Ce sont pi'écisément que la Révolu- qui. tionnement des partages héréditaires. à la disparition des à la stérilisation des plaines par le défrichement du tronc. du seigneur à son vassal. trouve fragment irrévocablement de terre isolé. des de la plus-value de son composée progrès du signe monétaire. parfois. légaux. loi non-seulement déchirait des jusqu'à l'absurde. aux Sa à participer simplement et ces mêmes abris. ne tenant à ses voisins . ébauches du morcelleCes concessions partielles. donné. ment des chaient terres du dont on a tant moins. abusé pas exposées à ce frac- seigneurial. au domaine inféodation. allait touen rai-tenancier. celui qui dans mais descendait en dépouillant avait sa cynique immoralité.

capables faire être assimilés pouvaient sont l'élément radical. produits auraient s'ils étaient dont ils trafiquants que si les à ceux de la terre de l'industrie. et figurer marsur les mêmes n'était pas aussi facile à l'égard car il n'est pas dans l'usage de la d'autant et elle se montre transporter pour l'exploiter. . obstacle à l'assistance des lois non moins et qu'aux empiétements. elle ne se réaliserait d'exactions. cette . f C'est cet affranchissement de la nature du sol nourricier. propriétés n'a pas peut toujours être plus respecté ou moins le droit des L'origine La conquête pure. Mais il suffit d'en comparer lité était la les résultats plus conservation que la féodapour se convaincre des domaines. et à la puissance villes et l'accroissement des incessantes à la prospérité essentielle des que l'encombrement tributs dont les mutations le engraissent fisc. sol.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE que par des bornes. quoi qu'en disent ceux du trafic qui vivent voie de juste milieu lue et la conversion dise on n'a les échantillons. pour Des considérations aux comprendre de réflexion. cette assimilation de la terre elle-même. chés. sédentaire qui plus féconde sous la main du laboureur la cultive avec amour. sociale que la mobilité et des populations rurales un peu plus du pays. plus élevé du. Si la colonisation de la France était encore à faire.dégradation autrefois identique avec le nom de patrie. jamais sous ce régime La main-morte avait du bon. du sol. et il y avait peut-être à suivre. de la Révoluqui font l'orgueil tion et le triomphe de la démagogie. entre son abolition de tout trouvé les étaler d'un ordre le territoire le secret d'en une abso- en marchancolporter dû pas encore dans un bazar.

par cet attentat révolutionnaire s'est et il a porté une atteinte son impunité. qui a détruit la famille. et grâce à la loi d'indemnité. Ce n'est pas seulement l'injustice et sans pudeur à la sans discernement qui a imprimé de ces biens une tache il est détention indélébile. Car vernement a besoin pour sans la transmission la famille elle-même intégrale du domaine de famille. notoire létaires qu'ils ont été mal acquis. et la plus est certainement Cependant saire de cette odieuse celle qui investiture du bien d'autrui des confiscations.. mais y attachait rationnel se maintenir. . les transmettre en pleine biens d'émigrés pourront non responsables de leur inisécurité à" leurs héritiers. nuation de l'ordre légal. dissimuler. prodigués et payés en valeurs insolvables à des profictives ou fondamenl'invasion' qui se sont et do socia- dépréciées. transmise aurait rendu impossible la contiration en génération.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE privé. d'une spoliation elle. provient la loi de prescription était le" remède nécesinfirmité sociale de généqui. de ces systèmes de civilisation rétrograde succédé sous les noms de communisme les goulisme et. les détenteurs des loi qui est loin d'être irréprochable. fort embarrassés doivent être de leur ils répondre. en vain se le Toutefois on voudrait quité originelle. violé la propriété et rayé de ses lois la religion du pays et jusqu'au nom de Dieu. l'on est bien forcé d'en convenir. se dissout avec aggravé mortelle au et l'État s'éteint. la autrefois protégeait principe qui non-seulement prodes priviléges dont tout goupriété. fondés sur les aberrations vernements de la Révolution de 89. du principe Cette grande perturbation a produit tal de toute société civilisable.

. et comme . les impériaux qu'en à perpétuité de la riche dotation de s'emparer favorable ils ne reniaient dont ils n'étaient qu'usufruitiers. Prorefluer le cours des héritages vers leurs sources. des règles que la jusmoins ineffaçable que le souvenir à l'ancien tice et la religion réagisimprimaient régime. dépouilles car flagrante. meraient-ils lation est par une inconséquence c'est en'se parjurant. c'est ont à se prémunir. que les de la s'ils poset s'ils réclala vio- nouveaux noblesse sèdent.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE w n'ont leur elle les notre guère à leur opposer Mais force matérielle. à leur insu. des garanties de l'appui le titre 1814. par la Révoil n'est pas invraisemblable lution. toujours conséquences riches des logiques. éventualités sérieuse que en honneur. à tuer père prodigue vraiment philosophique Le des désordre doctrines moral induire qui pourrait son fils pour en hériter! contre était le parricide une conséquence le sentiment plus d'un réaction si la comme successeurs de 89 était le renversement naturelle non intime. De quel droit dont sociales. que les sénateurs de 89. grès nouveau. transmettent. pas en vertu ils avaient les principes seulement desquels exproprié composaient s'arrogeaient d'en exhédérer les possesseurs la presque encore. propriétaires. et du clergé. des biens dotation. réservent h 89. en effet. le qui ils droit unique. garantie doctrines de avenir C'est ? leurs contre une relative de que la supériorité cette supériorité actuelle estcontre les. sénateurs leur Lbrspossession? crurent l'occasion propres des principes conséquence de faire de l'ordre et devait avoir pour résultat naturel. leurs en héréditaires totalité se les de. cette appropriant. dans les esprits égarés saient.

les leudes et à se rendre inamosongèrent . ni les engagistes si une loi ne les pu les invoquer pour eux-mêmes. ple des usurpations aux seigneuries allodiales. A l'imitation des maires du palais. comme session des domaines elle n'a pas même été régul'a été. d'une Cette origine transmissible và leurs descendants. des biens héréditaires est sans doute notable partie d'une contestable. des bénépuis propriétaires fices qu'on y avait attachés. de l'aupuis indépendants torité: qui les en avait investis. race. Ce n'est pas du roi avaient et quand il reçu l'investiture. eut gratuitement affranchis de l'obligation de payer leurs dettes. de nos jours.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de 1814. ils purent se croire relevés du serle pouvoir. sans que l'autorité que devait trancher de fait y mît opposition. légalité larisée par une loi. régnant qu'ils s'empara du trône. mais les de Pépin avaient des excuses les sénateurs nationaux de biens de 1814. se dans leur office et s'emparant de la couperpétuant ronne les après en avoir assumé terriens seigneurs vibles dans leurs charges. la pos- Mais elle avait cet avanengagés. les révolutions Toutes et en abus du temps vaient alléguer teurs sont fécondes en injustices de terre possesseurs que ne pouet ni les détenn'auraient de la force. dont la nue la propriété des biens de la sucse soient crus autorisés par l'exemde la seconde qui. à l'avènement relevait du propriété en ont disposé comme d'un patrimoine domaine public. sont veimes s'adjoindre On sait qu'en effet tous les hauts fonctionnaires pourvus de bénéfices. cession en s'attribuant sénatoriale. envers tage de ne léser aucun droit privé et d'anticiper la solution d'une question un gouvernement usurpateur la prescrition.

le tenancier félonie. s'érigèrent les uns se troude sorte qu'en peu d'années publics. de sa le investis d'une fonction le serf même. fermier. n'osant Le nouveau outne monarque. civiles et et la la fai- souveraine détournèrent l'attention Il n'y avait ni contrat qu'on pût opposer au fait. ronne. la possession. L'offiAussi devinrent-elles rant. investis de haute domaines. poul'exemple. et donc. profiter toutes les inféodations pour consolider qui prescription ses domaines. ni loi civile qui réglât. et comptait. les amnistia en les tolévant réprimer à peu près générales. sion conditionnelle juridiction. sur la pour lui. propriété La continuation blesse de l'autorité de ces abus devint des propriété dissensions inamovible. les rapports et des choses. la logique en leur faveur. du droit de leurs de la cou- émancipations pouvant . et les autres la possesvèrent seigneurs. ment ces usurpations. ecclésiastiques châtelaine au rang des feudataires qui.LÉS RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Ils avaient prêté par eux. magistrats. déjà suivant l'étendue affectaient ces l'indépendance partielles perpétuelle ou laïques. seul des personnes alors des notions de droit qu'on aurait pu dépositaire de confiance. Le clergé lui-même. anoblir ou accroître La conpouvaient opposer version des offices apanagés en possession plaça en effet les titulaires. tout simple à ces usurpations. privée en officiers ou d'une gérance temporaire. trouvait d'en comme les autres. Cependant ou basse justice. ne fut pas seul à s'approprier le fief cier bénéficiaire plus d'un vassal profita qu'il tenait de la couronne ou de la mort de son seigneur l'absence pour imiter s'affranchit de ses redevances. à une autre dynastie.

furent Il ne fut plus possible de posséder forcées de s'inféoder. fief dévora l'alleu. s'isoler. sol servira cet dont système le sol. Alors pris même les fiefs relevant des fusions s'opéra la ligue féodale. C'est ce besoin de la défense. De là cette chaîne do vassalités croisées qui. dans qui. peret il des Lois. do terre sans seigneur. peut-être pour des possessions litigieuses objet que la protection à celles qui n'avaient nul mais elle finit par s'imposer comme les terres allodiales. que du soleil. divergents jusqu'au plus résumé dans ces formules humble Le tenancier. ne relèvent formule germaine.> darité directement du roi. descendant des feudataires ramifiait ses anneaux suzerains. Combinaison . et celui-ci protection tous. et axiome Point l'incohérence D'où l'homme-ligo. aussi ne l'eùt sonne. Le besoin de se légitimer. suivant la ou de dévastations. sorte de pacte d'assurance mutuelle qui dans son réseau tout le territoire. gage de toute tion sincère. tenus paries plus forts. ou plutôt l'ensemble D'abord cette ligue n'eut inextricables. que fussent quelles incessante été sous la menace d'envahissements N'assistant et ne garantissant assisté ni garanti. l'homme-lige. enveloppait y com. Celui qui aurait voulu en dehors de cette confédération.toutes les autres. fondées qui mettraient s'entendirent les intéressés pour les abriter sous la soliavoir leur de tous.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et donner lieu à des revendications danger en question . personne sous les coups redoublés aurait fini par succomber des tacitement autorisés ou souplus infimes adversaires.aurait sa force et sa vigilance. dit l'auteur de l'Esprit et les terres franches son style animé. qui mit le plus petit propriétaire associasous la sous la garde do d'un plus grand.

la misère et la corruption. alors exclusivement et plus appropriée plus naturelle besoins de l'humanité. de feudataires. l'organisation timent chrétien qui dominait rope civilisés. était prix de leur résignaauront sanctifiée par au senl'Eu- soumise féodale. tion ne sauraient infirmer le fait car le serf était un et que le paria des manufactures. solide et féconde de la propriété. vieux et infirme. pas quitte envers lui en l'envoyant. à la terre. tandis assurait du ciel à ses victimes l'air et le pain quotidien. tuées. en effet l'un avec le plus de droit l'école ravi aux malheureux d'avoir révolutionnaire. que celle du capitaliste. entre après avoir végété sans assistance des progrès et soudout moins délaissé que lé serf de l'atelier. était. était rationnelle et acceptée prérogatives sans murmures. tion aux épreuves de celle qu'ils la patience et le travail. elle était aussi moins précaire. elle aussi. un hôpital. les consolations de la foi et l'espoir d'une vie meilleure. s'ils ont en quant aux droits féodaux. était attaché ne lui Le maître ne se croyait faisait pas défaut. certes. L'identité . En résumé. mourir dans peu s'il. moins féconde et en déceptions de celles qu'on se qu'aucune un peu trop hâtivement. de lui avoir substi- de la propriété territoriale avec les de l'autorité. reconstitua la société dégénérée. Cette communauté vassaux morale de suzerains. La féodalité la vue pur des champs. l'oûvrier. la terre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ¡V! n'est 'mais. moins opprestous les préjugés1 de la Révolusive et plus paternelle. aux véritables en haines félicita. de et plus plus. se fondant sur la base qu'apparente.libérale de l'industriel et de et dé serfs. qui. meurt vent c'est dans se vante le désespoir.

de l'Asie. Esprit des lois. plus exclusive fut jamais en France. puisque la propriété 1 et Chateaubriand 2 ont dissipé tous Montesquieu leur accrédités trop facilement par la littérature à l'orgueilleuse grâce révolutionnaire. comme elle fleurit encore. etc. tuer. d'accumuler vigoureuse contre aux la qui justice et maintient des seuls l'humanité.l' Afrique 3. pas celle de se perpéexiste encore sans eus. lorsqu'elle avec les idées et les qui a surgi -et s'est évanouie. hautaine.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ils n'avaient d'être. de ses préjugés Des mis par elle au nombre ont de ses apôtres où la les traces du régime féodal. 2. Volney. ne passe pas pour L'Allemagne. crédule sur une institution de ses adeptes. féodalité invariablement possesseurs souveraineté Cette mains plus ne le iln aristocratie. qui enfin à raison d'autres. et plus corrompue qu'elle n'en est pas moins l'objet de Fr/mcn. Mais l'organipar le mélange sation féodale n'était ni aussi exceptionnelle ni aussi au progrès de la civilisation que voudraient contraire se le persuader Révolution. Analy&e de l'histoire 3. où et la puissante une contrée ignare et rétrograde. 1. au sein de . Anglode ses richesses et l'imputerre doit l'accroissement nité des crimes qu'elle ne cesse à cette la du sol. . prévention. l'ignorance les préjugés n'avait législation qu'aucune s'est modifiée d'elle-même.' voyageurs retrouvé civilisation simultanée profondeurs les écrivains voués à la défense de la et de ses superstitions. comme tant en harmonie transformées préméditée. ne s'est plus trouvée moeurs des nations des races. partout à l'invasion trop souvent avait pu résister dans les du commerce et de la barbarie. Boulanger.

propriétaire il quand de leurs tirent prétexte Cette perversité France un châtelain notre noblesse l'imiter. n'eût en pas trouvé pour avoir la pensée de et chevaleresque. vengeresse en même temps que des siens. Sous surgit et s'organisa du grand la empereur d'Occident. ses adversaires L'immutabilité du gouvernement serait. britannique en effet. si elle ne lui servait pas de point le d'appui pour opprimer monde. se souvient au pas assez des circonstances la féodalité. Ces hypocrites des noirs condamnent sans des seul populations entières qu'ils n'en croit domaines. qui l'avait vu naître. mains de ces marchands avides et sans heureux expulse obtenir bras pitié. de profit que du labeur des d'une partie des produits de la liberté protecteurs remords à mourir de faim sous le concitoyens. dont l'apanage ne se bornait pas au vil calcul d'un gain uniquement On ne milieu les mercantile. ne mit jamais en balance saurait lui refuser anglicane assez éhonté catholique l'intérêt et le devoir. pas assez de profit. la logique Ils ne se piquent pas ils sympathisent plus le plus effréné qu'avec l'ordre contre qui la protège droits de et par la justice des elle-même.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE culte d'un des démocrates égal respect pour volontiers avec le despotisme une liberté contenue par français. La féodalité fut con- çue dans un véritable esprit de famille. desquelles successeurs . le triomphe et l'honneur de la féodalité. Mais dans les. nul ne ce témoignage. et tint toujours le serf pour un homme ayant droit de vivre sur le sol et sous la protection du seigneur. elle est devenue un fléau pour les malles paysans eux-mêmes froidement de ses d'une machine plus nourrir un avare qu'il faudrait de la terre.

cesse encouragé pied. les uns chaque qu'on jour par le besoin l'alliance indissoluble. sachant la présence tous ses appeler par de ces hommes aussi d'un sujets d'ardes S'il y eut dans les excursions mes plus d'un acte de brigandage. dit M. On n'en étaient trop sur ni moins besoin son du y avait subtiliser de leurs créCes effrayées. de civilisation. et autant de petits États plus chers Le pacte qui était plus sincère que lieu de disperser les et plus compactes sans regret. et s'il resta asiles de passage. de. 1. ne ressembler ni libres aux muui- ruinée ni moins du était compactes. qu'à la avait et à la forlifier contenir. Guizot et c'est sous la protection les populations neaux que se groupèrent ou bourgs peuplades improvisés. Histoire de la^cieilislitio». tomba dans la misère ol le à la culture.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et dépeuplée. elle les raphommes et de les amoindrir en les isolant. rattachait pour à la servir patronage et l'on autorité. Elle en de sentiments prochait par l'unité autant de classes formait qu'il y avait de châtellenies. succédèrent aux bandes. ignorée ou dései'téc que la patrie nominale. châtelain. Les bras manquaient les découragement.venait le vassal à son seigneur la fraternité Au démocratique. par le respect s'y classaient et le aux plus braves et aux plus habiles. ou abandonnées. et d'intérêts. ravagées plus que des ni sécurité. plus porté Resserrée dos autres. il y eut . Les rangs d'eux-mêmes. pour ni aux villes munies de chartes royales cipes romains. sans attrait France. qu'on portait zèle y était monarque par leurs sans au petit noms. la féodalité seule les vestiges quelques Les châteaux avait conservés. n'étaient villes.

voisins. rivaux qui les et cependant ont calomniés n'étaient pas des Hômères. et bientôt les accords ou de défiances. et des plus d'énergie dans ses explosions 93 1. de rent de Francs et de Germains. eut plus de conquête traces Celles. afin que leurs corps. d'origine.la patrie. y soulevassent peuple. Une rations chose longtemps et de esl avérée. républiques. Les alliances même entre clan achevèrent une châtelains la fusion. car les chroniqueurs et de détracteurs.e. courtoisie. leurs les chantaient remparts les lettres florissaient enceinte La main des gracieuses dans disputées que la nation incontestée. de Gaulois. de colons de guerriers et de fugitives. c'est de toutes d'aventuriers et de familles les dernières dispai\ hospitaliers laboureurs. s'y admirables. promenés la fureur'du faubourgs. · troubadours. Le plus 'obscur patriotes plus et de spontanéité des élans inconnus de ces châteaux dévouements condensé. et naissait plus de célèbres la diset dut châtelaines les'tournois française de politesse les couronnes aux mœurs féodales sa renommée. dans ces aggloméles origines. Le plus curioux de 93 est celui du capucin Chabot à Bazire tous deux proposant de se faire assassiner par les sadu tyran tellites dans les (style de 89]. vrais derrière dans tribuait c'est leur chevalerie. dalité de prit ses féaux et ses serfs sans distinction castes ou de pays la nationalité n'eut pas d'autre orientre ïes familles réunies dans un gin. et de race que. las de guerres èr6 nouvelle à la civilisation. C'est alors il n'y de Goths. La féo- ouvrirent de ces dévouements 1. . dilatait aussi il se produisit aux Décius de recélait les plus que n'en ont produit ils auraient eu moins de Moins nombreux.LES RUINES DE LA MOlUllCIIlE FRANÇAISE exploits L'amour avec héroïques de.

chés rables moins pour a inventé seigneuries. et se vendre une place. qui le donne. dans l'occurrence. de selon se Servien. croire. nombre seulement Il est une mes vivre. les la plus vive résistance russes vient d'eux-mêmes seuls affranchis véritables pour Il est douteux à l'émancipation et non de leuts de l'obligation La liberté paysans maîtres. libres et ne d'hom- pas d'acheteurs. . impossible pour plus servile Les et de plus vénal du moyen seigneurs qu'un âge révolutionnaire. à laquelle et il un démocrate ne soit disposé. et la main la seule d'ètre bénie. seraient ceux perdu révolutionserfs attainexoétaient des moins les préjugés d'un autre âge. étaient donc les p?. pour une décoration. des fiefs. de nourrir est une leurs noble serfs. mais pour le aspiration. le premier besoin est le pain quotidien. des heureux de l'homme âge deux du en mots siècle fait de les propriétaires du auraient pu invoquer moyen sur pour avoir nourri. pour un titre arisil n'est de le on a droit tocratique pas de bassesse. ont et les chal- blessants qui droits. grand nombre. qu'ils naire. d'un maître qui lui donnât Nous le voyons de nos des jours. le serf.qu'alors eut voulu changer sa condition pour celle du mercenaire à la recherche du pain. s'ils de ceux dont le leur est infecté. vendre. voilà enfants et. Les réformateurs envers imbus a l'indulgence leurs terres.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE que les champs teaux forts des Mais des défrichés seigneuries. vivant des produits du sol qu'il cultivait. l'oreille les droits devinrent des fiefs. à la glèbe. digne Nous avons de la Révoluvu les plus fiers républicains tion s'abaisser a mendier moins que cela.res . époque offraient trouvaient où. de trouver rien de serait.

l'idée chrétienne servile.. était donc que toutes les utopies révolutionnaire.féodalité. fondée sur ce noble autorité abus n'était suffisamment il ne tenait qu'à. L'une l'autre. les invasions de races superdes indigènes moissonnés sur les ou dispersés avec la par la famine. survivants moins exercés au labour champs vie nomade qu'au l'émigration de bataille des il restait vraisemblablement pillage. C'est aussi le titre de noblesse le plus incontes table. sinon la culture La noblesse a par conséquent reconnaissance des hommages permettent bienfaits. On ne peut contester de les avoir fécondés. Les clans expression. '? de la propriété ? faites ce qu'elles sont. parmi épuré pur patronage et lo dévouement. à per- que qui n'appartient de celui qui a le courage. de s'y. aux rendre. plus d'un sans maître. après qui la Gaule. étales longues calamités Or.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE nourriciers pas do leurs et si leur paysans. le service le plus méritoire dans tous les temps. ou champ en friche et plus d'un territoire à ceux qui les même sans colons. légitimement d'une contrée acquise qu'ils en de leur titre tous. jamais . sol qui les alimentait à la propriété du était en effet aussi car l'occupation sonne est le droit blir le premier. avaient dévasté posées. C'était le la dernière en honneur les Romains. sinon elles-mêmes? les a Qui car. eux de justifier faisaient. ont colonisés le mérite C'est certainement puisse santes. qui en a profité. une institution plus civilisatrice modernes d'Écosse sorties en ont du été chaos de nos jours. de produire encore droit d'attendre services continuer que l'on nations nais- de leur qui lui ses et des et de leur tant décriée Cette. un droit légitime à leur respect et à leur confiance.

telle gine ? Ce le casque. ignorantes le bien-être avant l'abstraction des droits de mettaient elle l'homme. mais la Révolution qui. suffrages stupides et de la servilité. vaincu reçu à et que le premier merci fut la protestation T. humique le disciple celle d'un Enfantin. et los à la prédominance de habituelle En dépit dés théories le prolétaire sera qu'en les touse et les plus libérales. majorités l'intrigue plus fières de la plus basse extraction. i solennelle de la dignité de . n'est pas lui. du code féodal qu'est contre Il avait mieux que et c'est impossible. enjoignait à celle oubliant que l'étymologie du mot servus répond de servare. rétrogradait à ses soldats de ne pas faire de prisonniers. conserver. jours le Tassai du riche ou le serf de la police de devenir n'évite la dupe du plus habile faisant de^la liant l'avait le client servitude sa faible fait rendu le faible est plus loin du plus fort. Mais est-ce près de la nature Le guerrier ne devait le professeur qui est le plus et de la vérité? Qui oserait l'affirmer? bien et à son couqu'à des largesses et des vassaux de la rage des terres quels parvenus netteté d'oriRévolution pourraient justifier d'une. devant intelligence des lois il l'esclavage. sous bien au delà des temps féodaux. En no voyant la aristocratie oppressive. qu'une une elle égalité bien plus impua inféodé les honnêtes de son démocratie demment gens aux y a substitué car menteuse. Le vasselage de Saint-Simon. » On ne comprenait peut-être pas alors la liberté comme et les populations nous est enseignée. dans par l'orgueil la féodalité indépendance personde la consanguinité.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE élevé jusqu'au sacrifice nelle. « Tout esclave touche au sol venu cet axiome qui ` franc est libre ipso facto.

Ces hypocritesraffinements des atrocités cyniques triomphes. c'est un fait. et le premier progrès de la féodalité Ce n'est pas dans les tournois qu'on eût les délateurs les bourreaux. bornée 1. la raison Mais plus d'avoir et de été des dans partisans abus inhérents les nouvelles et incontestablement plus déshonorants pour que dans les anciennes. Ceci s*. en nos mains d'explication. préparée du procureur qui romaine s'était privés aient le comprise légistes qui l'ont Leur horizon ne dépassait pas l'étude La jurisprudence les avait nourris. c'est du à formuler a besoin les clauses Que il nous des des est contrats malheureux donné de et à envié le car été déposée la pétition de des qu'a arsenaux de la marine. griefs reprochésfoi au régime féodal. vriers descendant pour et l'ignominie afin de solliciter la ration du forçat.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de la civilisation. humanitaire. grâce à se institutions les de ses orgies assez mauvaise à toutes les corroborés de la Révolution. dans enfants1. à qui l'on avait retiré l'un des premiers les traexclusivement au bagne. et les espions vu figurer Ce n'est pas sous couronnés de chêne et de laurier. sa possession Cette vérité n'a pas des de la Révolution.ï. d'apitoyer C'est les la philanthropie cœurs sensibles l'expiation de l'école et qui a su faire de l'indigent. ouvriers libres de retrouver à 1achaîne le pain et le travail que leur refusait la sociélé. Devant nous vaux du port. un privilége. pour les confier ont confessé avoir combiné leur récidive en vue des forçais libérés aussi forçat. donnent à leurs prévaloir humaines. Les législateurs ne se sont pas élevés si haut. l'âme humaine de pauvres oul'ancien régime qu'il se serait trouvé de leur piédestal de citoyens. . donner qui pour du pain à leurs a trouvé le secret le malfaiteur avant un commerce. les avec c'est tous ce qui rachète de passion que de bonne fait de la propriété territoriale une institution. et certifier.

Le droit au travail a été controversé il repose en effet sur cette nos jours. Les même priviléges seigneuriaux avant le règne de Hugues pourrions qui ont fait dresser une liste longue de la féodalité. ainsi chacun avait l'assurance d'une l'importance Cette part proportionnelle.MONARCHIE FRANÇAISE réglementer de prévenir. le présume bien. secret de lui donner le nécessaire. ni exclusive ni abus. fict'on gràtuite qu'il y aura du travail pour tous.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA. moins magnifique en paroles elle fut un peu plus que la Révolution. et stationnaire le servage. féconde erreurs locales obstacle. l'aliénation i. les corvées ont été successivement abolis n'ont Capet. au travailleur. les procédures qu'elle n'avait pas la vertu Ces avocats auraient cru déroger en con-' > sultant nos vieux publicistes 1 L'inféodation attachait l'homme à la terre qui le et compensait des conditions nourrit. et. . car elle n'était et les juridictions sans qu'elle y mît pas empêché. féodale en ce qu'il-avait de réalisable le travail en raison de la population et do du fief. n'est pas celle que nos réformateurs entendent tude réserver exclusive. objet de leur l'abondance Mais. et cela ridiculement. Nous rauçais voyer priété des anciens Mais nous de Rubicbon le lecteur l'apologie aux œuvre» jurisconsultes renpréférons sur la pro- plus en Angleterre. en attendant solliciet le la féodalité trouvait le superflu qu'ils lui promettent. modernes en bonnes et à ses elle tenait moins à ses œuvres. l'inégalité par la à ceux que leur naissance laissait au sécurité garantie dernier de rang. on part dans ses produits. et forcée de cette concurrence la conséquence serait qu'il n'y en eût plus était d'institution il répartissait or ce prétendu droit pour personne.

ou ignare de ses sujets chacun de citoyen émancipés. étaient larges. de la civilisation émancipation restés sous européenne. Mais et bientôt les voies à cette clients furent aucun les seuls des seigneurs la dépendance légale de leur patronage. pour le précipiter sonne et des richesses surtout et à sa social à son rang paisible dans le mouvement au profit de toutes que nous avons vu dirigé et surexcité ambitieuses et cupides. intérêt Pour conpas sa pensée aux préjugés qui n'asservit et le régime féodal était plus moralement temporains. n'avaient ceux qui. les corporations les du chef de famille.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'affranchissement des terres nobles des domaines obérés. des hautes Des priviparvenus. dans celles du fisc. profitant à s'en affranchir. dignité tout naturel de la nationalité c'était là le développement de son avénement à la tête et la conséquence française. civilisateur égalitaire que le principe plus véritablement à peren 1789 il ne fermait et démocratique inauguré la porte dos honneurs il n'arrachait pas le citoyen famille. à survécu longtemps et l'on et basses juridictions. lain découronné. ni. des mains du châtel'égard et sans sans transition est tombée. protégeât le vassal qu'un bailli dépendant de sa justice souveraine à la et que le prince élevât eût opprimé. à les bornes d'une a peut-être sage réserve dépassé de la terre elle-même qui. En abolissant . l'autorité on n'a pas agrandi mais décomposé les nations en fragments individualités. Que la couronne défense. comme si le but de les passions fermentation toute société était de tenir en perpétuelle les divers éléments qui la composent. l'invasion lèges la suppression par les roturiers aucun n'a de la noblesse. et surtout les classes.

les seigneuries dès longtemps de la propriété. la veille. guère qu'au détriment plus licite ne s'obtient et l'art de gagner de l'argent n'est pas rangé parmi les professions libérales. la multiplicité des manoirs ainsi que le démontre dont s'était embellie n'avaient annihilés plus l'attrait quoique depuis que de leurs priviléges. disperse tour à tour le sable mobile de nos dunes. gner les professions mieux au développement servait d'autant de l'industrie une concurrence mobilières. s'élevaient tagnes. Ce sentiment sans peu porté. sans manquer et des fortunes ment de dignité du propriétaire se reflétait sur le fonds lui-même. orgueil. avec le titre de les droits propriété. dérogatoire les eût entravées sans les anoblir. et la loi qui autorisait l'aliénation d'un fief transférait à l'acquéreur. pour cela de sens commun. L'amour et l'aisance les produits des retenaient la plupart qu'elle répand châtelains au milieu de leurs fermiers et de leurs vassaux. autour d'elle de l'atmosphère comme le vent politique la France enviés. On peut y être et n'en avoir pas l'intelligence. rangs. . Il existe pour admirer encore ce dédain des et les mutiler devoirs attaqui y étaient la terre sans la déprécier arriérés pour ou assez indépendants gens assez de la noblesse le commerce. chés on ne pouvait 1. C'était vivre noblele bien-être que de mettre la main à la charrue et de dédaimais cette abstention mercantiles'. et agglomère des moncreuse des abîmes où. toujours qui Cette résidence. Le gain le d'autrui. avait le double avantage de répartir rapprochaitles et de polir les mœurs.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE impalpables déplace que l'agitation et perpétuellement.

école cette vente qui ont « qui. indéfinie mais des en le héri- indivisible tages. Il périt. voit l'usure Il a beau la fixité impitoyable aggraver des ajournements et des implorer des dérisions sa administratives. Toute de propriété qui ne donne que mille écus rente tombe sous la menace de l'expropriaperpétuelle tion. les d'une frais accumulés forcée. Les confiscations révolutiondéroger naires et le Code civil ont bouleversé tout le système de notre ancienne conservateur non-seulelégislation. fisc y trouve mais une c'est sans de revenus est d'annuler de pressurer la propriété doit. Il faut partager jusqu'au domaine. pour Alors la taxe de mutation à celle de success'ajoute sion. conduire ce qui pourrait dans les calculs économique. cela au dégoût et à l'avilissement de celle-ci un jour quelques apporter mécomptes fiscaux de l'école législe propriétaire et est fatal. ou obérée. ment rendant en tolérant inévitable le morcellement par la division illimité. dégrèvements. Mais alors il existait de vastes domaines dont on exagérait privilégiés. d'une mauvaise récolte. ou le vendre en escompter le prix. pour une famille d'une un surcroît la tendance nécessiteuse Le l'équivalent aucun doute lation dont déshérence. afin de justifier des théories jugées commencé .. 11 suffit. obéré sous bientôt absorbé le capital le milieu du xvm" siècle. systématiquement les revenus. et. dès C'est cette guerre d'extermination en proposant sérieusement de reporter sur elle seule tout le poids des impôts. à la propriété. Objet ruine est imminente et inévitable. Le propriétaire. par sa nature. de l'impôt. pour l'efféctuer.LES RULXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et sans soi-même. réduit à emprunter son pour maintenir exploitation.

duits. Et les fervents nouvelle ne sont pas les prêtres de ce temple ceux-ci savent pousser leurs dupes sur les champs de bataille ils n'ont jamais su y mourir eux-mêmes. pour qui la patrie objet de trafic. . qu'un patrie. fera bon marché palpable. La mobilisation elle-même. à la nationalité matérielle de cette charges raison tutions remède tache. qui donnait moins abstrait et une réalité sentimentales plus saisissable toutes les subtilités ou philosophiques ne sont en faire une fiction mythologique. que chaque acquéreur épuise ou son impatience sur ses prod'anticiper de ce sol immobile est une atteinte dès leur naissance. qui ont vieilli que de brûler ou de renouveler choisir mais l'étoffe parvenues qu'à on passe devant guée dans un temple nul n'en franchit le seuil. à la terre mais non^la les immunités tirer dont elle de son immobilité. mais de la religiosité n'est autre le sol. Le peuple.BU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il y a 1 eu à se les substitutions. reléla porte. On a pu enlever jouissait autrefois. de la décadence Le signe le plus manifeste et de la démoralisation d'un peuple est peut-être dans la mobiau nom de patrie un sens lisation du sol. par la subdivision les mutations et les morcellements sans des héritages. féliciter d'avoir remplacé qui ont tant indéfinie conservé et tant amélioré. il est vrai. mais elles n'enrila puérilité les familles et en le Trésor chissent qu'en dispersant appauvrissant dans mutile. ont fait ressortir relâche des idées économistes. absurdes Cependant ces innovations. Il peut c'est pour qui impose des y avoir quelque les instiun étrange la purger d'une moins et ne rapporte de rajeunir de réparer. rien.

on ne réussira point à le séduire mes à l'enrichir s'il sait compter. en la dépouillant de sa dignité qu'elle sociale et de son droit Si cette nourrit. On aura beau à l'humble laboureur les circulaires. S'il que consiste pratiques n'est pas inaperçu. et moins encore si. dont le seul résultat pour se prêter à des expériences .. de ses l'alimente et par son inépuisable produits. il devient perturbateur. La protection de l'agriculture est la première raison mais ce n'est pas dans d'être de tous les grands États l'immixtion administrative aux moindres opérations l'efficacité de ce patronage. cette mère que comme un instrument. c'est que la nation elle-même dence. au respect des générations source de toute première et de tout progrès de toute association n'est richesse. Il n'est pas de pays au monde où l'administration se pique plus qu'en France de protéger et la propriété de faire fleurir Mais il n'en est pas où l'agriculture. par à sa routine. au premier natiorang des institutions pas maintenue est en pleine décanales. reproduction ne l'admet a donc à ses travaux imprévoyance. son caractère moral et sa vertu pratique. sans retour. une velléité d'ambition l'arrache malheur.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qu'à ceux qui se font ses trià la nature démocratique butaires. Il y à dé- Elle n'accorde ses faveurs commune des vêtements d'honpouiller neur qui la glorifient.. Ce triple fléau lui a ravi. les attentats de la spéculation et les expérimentations de la science. autant qu'ingratitude. soit plus opprimé le propriétaire et l'agriculture moins défendue contre les exactions du fisc. Loin de s'assimiler elle la domine par' la spontanéité de l'industrie. les priprodiguer et les conseils.

Le dégoût et la désertion des campagnes en sont la conséquence naturelle. qui a besoin des grandes non offiL'exemple protégée. Le zèle de quand ses agents subalternes est un fléau plus dangereux que la grêle ou les insectes. procédés plus redoutés que la gelée variations de la température. C'est la liberté. souvent des produits currence. au cielles et le cours des marchés On ne voit pas que toute repos. et* des changements de maîtres grais et de bétail. que l'autre perçoit le tribut qu'on ne lui paye jamais sans murmuet désintéressée. Le calme résistent dustrie. exploitations en apprendront touintelligent plus au cultivateur que l'enseignement. ne résignation qu'elles exigent à la triple obsession de l'inpas longtemps dont n'est l'agriculture plus que l'humble et d'enet de et les la du morcellement. vassale. iours un peu suspect. que celle-ci Les populations si. de l'autorité qui tend une main éloquent tandis contribuable. Fut-elle paternelle secourable pauvre l'intervention même administrative sera toujours stérile. Elle simplifierait singulièrement sa responsabilité à l'ancienne empruntait sécurité vible. sincèrement rer. plus ruineuse. gers. étranavant d'être tout. . qui la prive d'espace. savante et tracassière ait. jusque ce à équilibrer à suppléer les récoltes. de culture. contribué du à conjurer les orages ou la conl'assiduité. discrète féodalité rétrograde. son elle ne sera pas antipathique. travail. les honneurs et elle et la donnait à la culture du sol inamo- et leur labeur que leur naissance ne peuattachent de préférence à~ la terre nourricière vent se passer de la stabilité et de l'indépendance qui sont l'attrait et la récompense des professions agricoles.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE i37 serait cette de troubler sollicitude jour.

Quel cellements casernes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le temps et le Code civil ont fait justice de la du paysan effrénée sillons pour les quelques passion de ses sueurs et qu'il payait trois fois qu'il avait arrosés leur valeur réelle. pour qui auraient d'herbes et de breuplantureuses. plus avantageux un emploi inévitable dés de des plus lucra- copar tadu travail prix de la main-d'œuvre tif de leurs bras. ruraux perches qui sans charrue et les fume avec une poudre les retourne trouveraient dans ces pâture taillés et rangés comme les cases des troupeaux d'un échiquier. d'un décès. que la parcelle ceptibles geants qu'aurait vil prix cement le haut ne successions. arrosoir qu'a ? habitée longtemps dont ta cote on comptait l'auteur. engraisser. est en ? des on doit De euet châteaux arriver le résultat et des la transformation de ces morcouvents fermes en en et corps à la démolition car à quoi serviraient des des étahles de quelques au seigneur de terre. vages i. besoin. granges établissements plus abondants étroite commune que l'eau d'un de Paris. des autres contribuables. d'espace Quelle sympathique? étroits compartiments. déjà neuf parcelles a~andonuecs. les vendre à exigé sa culture. perche raison de 48 francs a été jugement racheté àux enchères à d'expropriation. la 3 francs Dans une volume . et par suite après seulement. la perche. publiques. Un de ces était répartie au rôle à la charge sur estimation à ans auparavant terrains \ingt échangés d'experts. Déjà tionnement rapide résultant des et plus lumineuse à des arrivait l'avarice. sans les rendre Le fracplus fertiles. preuve plus mêmes de que les réflexions tellement des imperéchue à chacun subdivisions représentait plus l'équivalent de. Empressés ils trouvent. usines. dans les fonds un plapublics de leurs et dans économies.

ni repos. n'est plus. toutes ces écoles. expédient que la création fonds avancés et les capitaux fournis par l'État actionnaires à donner des servent à des essais scientifimerveilleux. dont l'ostentation contraste rustiques. de ses moissons à celui de retarder cette par quelques ques destinés sont ces exemples forcé de comparer perdus le chiffre et de compter avec lui-même ses semences. les respour soutenir qui pour n'a nul besoin d'établir la justifier ses dépenses ? aussi bien que eniin. un sujet En qui voisins proie l'obsède qui aux se vexations l'autorité devenir et aux et de dégoûts. Tous déncit. ni même social proen principe l'égalité . pour propriétaire la terre minime. pour lui. matière imposable. avant d'imiter des procédés qui. elle de de aux pas une amère de la législation et leur budget de ses recettes le grand le plus nistration. se solderaient par un ces encouragements. des fermes-modèles. sources d'un balance Pour pour offerts par les fermes-modèles exemples cette concurrence. municipale des envahissements plus et le impunément prestations qu'on il n'y trouve ni indépendance tection et sécurité. a~'oMo~MMM déclamatoire. Mais produits pour le laboureur parcellaire. lui impose sans le consulter. le premier. qu'une est de plus. On a érigé liguent pour lui aux servitudes incommodes. les tendances ne sont-ils et ce luxe avec d'enla modes- lorsque la grande culture effet de tous les jours sont de rendre des possesseurs de terre? au commun Les impossible d'un domaine assez rares vaste propriétaires pour profiter des auraient-ils. toute cette seignement tie des professions dérision. devant l'admiSeulement inépuisable tracasseries surtaxe.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Pour d'autre où les on n'a encore trouvé décadence.

maximes dont la Révolution sous-entend des de l'application est l'interprète toutes arbitraire les de tout leur poids sur pèseront qu'elles le plus. on les couvre on n'élbve pas les bas-fonds.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mais comme charges. toujours laissent un vide commune. d'exploitation le zèle. de son sol pour lui imposer des frais de configuration ou d'irrigation. les elle conçoit Mais en abaissant l'égalité. Le propriétaire aux frais du culte et des écoles. de décombres. et les où les bénéfices temps saient tionnaires n'est pas il est encore subalternes. les assureurs contre du cadastre. non-seulement elles ont pour celui qui possède lui leur aggravation mais on y ajoute proportionnelle. et y moissonner les mets de sa table pour y compter Ils s'enquièrent de ses procédés des fleurs de statistique. C'est sous le protège de cette toutes menteuse égalisation supporte que la propriété et l'agioles surcharges de l'impôt. les redresseurs eux aux dépens la grêle et l'incendie. à la merci dont les budgets d'État et de ne contribue pas seulement dont seins d'une il était du exonéré au clergé y suffimultitude de fonc- est vexatoire. cette légion de paradrainage Joignez-y vit sites qui. source inépuisable de notre temps. les capitaux lorsque fortunes de toutes les grandes tage. toujours de la nature et de la pour les contrôler. et pénètrent son domicile assiégent jusqu'à son foyer. importun quand il Ils avide et onéreux. main du répartiéventualités qui est toujours de passible à remplir teur. comme les colporteurs de recettes officielles ou recommandées . plus voraces nuisibles. que les animaux de la propriété. L'immeuble ea sont naturellement sous toutes dans la les affranchis. toutes comment sommités seulement celles Voilà qu'on le suppose capable de supporter.

et des ennuis bien que les intempéries les inventeurs capables nécessaire d'une d'empoisonner d'ajouter séjour à ces déboires le Est-il champs. une innovation qui fait ne le plus grand honneur Tous au génie fiscal de l'époque. dans fictions champêtres. bien sûrs partie lésée. Qu'on croie d'eau. que les contributions si vous avez foi plaidez. par passevole vos fruits. et George Sand.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les préposés à la police des patentés. des eaux. La pièce. votre basse-cour? gibier et dépeuple pas lasser les perturbateurs par la ou les désarmer Ils sont par la tolérance. etc. le bon sens dans du public mais payez car le fisc n'attend d'abord. les premiers à provoquer les procès-verbaux du gendu garde-champêtre ou du syndicat des cours darme. et songez que le plus humble manoir où est. vous n'aurez qu'une idée incomplète fléaux plus impitoyablement destructeurs de la propriété du climat. recouvrement que les frais en seront payés par la Il s'est en effet établi. est remise au percepteur chargé d'en le payement. chasse votre temps. un repaire la féodalité ses armes et retrempe Voilà où aiguise 1. les méfaits habituels des et turbulente envieuse population qui. que d'être affirmés par cet officier de police. Balzac. protestez. aux yeux du pays. subalterne intéressée besoin. dans maintes des mille persécu- palpitant le bonrgeoii . un tableau châtelain. en même temps et par les mêmes poursuivre n'ont voies de contrainte Réclamez. coupe vos arbres. pas. la justice et dans directes. quelquefois visée par le maire. dans le mode de de ces taxes... tions qui attendent son roman ont fait des Paysans. pour avoir le caractère légal. ces états de frais. dressés sans contrôle par l'autorité et quelquefois habile à les grossir. etc. répression.

le système dérisoires tienne de ces démonstrations dans vide phraséologie oraisons funèbres.reconnait d'encourager drait en persistant Révolution faveurs. par réels. paux. que la peuple et doté de sa intelligence. les invasions la France il n'entrera d'État donner patrie et d'autre a dû lui donner gage de tout l'essor libération qu'il que le crédit. c'est lui sacrifier' l'intérêt par des relevés stériles hommages par les solennités elle-même. prétention Jusqu'à avec l'État ridicule ce jour de sens. elle recevoir. de rapports qu'elle sérieux lui paye qu'on s'abset de cette au refleurir la verra agricole qu'on des lois efficaces. propre ïl est difficile qui. tout propre du moins les morts. gouvernement la propriété et qu'il y parviendont la d'hostilité les toutes Jusqu'ici ont été les priviléges nier sans injuslaissé à n'ayant aux capitalistes et. tous les immunités. par des priviléges rechercher et respecter de tous. qui la fassent à la rendre l'on ne songe pas plus sérieusement plus municià lui donner sa place dans les conseils stable.LES BUMES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en est arrivée la civilisation a délivré de du grand Révolution ses croyances. Si lesquelles de ressusciter aux plus n'ont pas la la propriété n'a que par les contributions . Mais pouvait homme jamais dans la pensée d'un véritable et lui subord'abuser de cette arme dangereuse la de la propriété. avait toutes de comprendre qu'un la nécessité de protéger ait pu croire l'agriculture dans donné le système l'exemple. on nepeutle prodigués de i8i4 et de 1815 tice. des intérêts dans l'administration communaux. électoral et représentatif. ce n'est pas Cependant d'avocat des harangues du festival c'est banales propriété.

et ses alliances. à l'Anglede notre peu d'emchose fatale les qui l'honore à toutes les justement et trahit tour exploite. qu'elle peuples à tour. La terre que que aux il les paye qu'en résultat malheureuse esclave n'est donc en France qu'une le fisc épuise sans pitié. consommateurs. par la diminution qu'en éprouve de ses menacés de cette surcharge avant produits. et à qui il ne reste plus des travailleur nourrit et pour le cultivateur qui la féconde.si longtemps l'indignation n'était pas plus verselle. et particulièrede siècles objet de sa mais croit-on qu'elle uni- bravé impunément eut . égard mauvaises d'entrer participe de sorte dans le commerce. ne peut assez s'étonner à l'imiter dans la seule Cette nation est à tous odieuse mamelles desséchées pour le qu'elle lui soit s'abuse que l'autorité Nous avons emoppression. elle a revêtu sa politique la malfaisante d'une et prestigieuse armure triple ennemis une barrière constance cynique invariable dans dans sa diplomatie desseins. opprime ment à la. et nous croyons sur les dangers d'une telle tant de' fictions constitutionnelles prunté terre qu'on pressement et la conserve. mille et sans l'impôt direct qu'elle subit dans toute sa rigueur sous le elle ressent encore récoltes. à ces taxes comme Cependant les autres le propriétaire 1. contre-coup de toutes les taxes perçues sur la consommale prix forcément tion. France. autres. si la base de son gouvernement solide que sa colossale Elle a su opposer à puissance? ses que la plus infranchissable mer qui protége ses rivages. ses la duplicité le mystère . deux fois.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE formes Ce n'est-pas seulement diverses. tant depuis haine jalouse et de ses perfidies. La France est le seul pays où la condition faite aussi dure.

n'est elle-même Or cette réalité les terres du toutes parce qu'elle possède elle se personGrâce aux substitutions. il sera éternellement sa voracité. C'est à ce monopole que les Anont dû l'empire de la mer. nature. tel aristocratie mine ou tourne parce qu'elle avec patience n'affronterait eeux qu'elle pas sans péril. nifie et se perpétue. car leur glais déshérités que n'en cupidité C'est encore autre intérêt. Cet inébranlable point d'appui. et de ses corruptions. au Sénat seule. traditionnelle la perversité et qu'en devenant même le masque du patriotisme et dispense ses agents prend de tout scrupule héréditaires de conscience. doit à son orgaque le machiavélisme britannique nisation crates féodale. jusqu'à un certain point. Comment aurait-il senti anque toute la force du gouvernement dans son système et de corpod'aristocratie glais résidait tandis que le gouvernement se faisait le rations. Mais il voit la proie qu'on livre à grossier et obtus et rien de plus. comme cette force exceptionnelle romain. dupe servira ses féroces de quiconque instincts. de sa l'esprit été distraite pouvait appartenir monte tous les obstacles. et. par aucun aristocratie par cette l'agriculture que une supériorité nation acquit à l'Angleterre qu'aucune ne songe à lui disputer. dont elle aurait se fait dû faire reculer les démoet des des auxiliaires partout révolutionnaire est. de capacité personnelle et de spontanéité. triple royaume. français . assez a trouvés aristocratie.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE insondable est le secret A son de ses intrigues de sa durée. qui nous crédules constitution pour nous persuader que notre une était une imitation de la sienne. qui sur- instruments.

de ces Écosse. était d'augmenter ses T. fection. réchauffe dans son sein un le venin recueille qu'elle pour l'inoculer nations a déjà pénétré dans ses viscères. grand pas elle-même C'est vient vers d'être cette fait par la féodalité un peu juste problématiques mais terrible réaction parce tandis civibien en et soulèveraient des popuan- glaise inévitable. prolongée. dont serpent aux autres protection il est vrai. face de tous les peuples qu'elle se trouverait lisés qui auraient des restitutions à lui demander au delà de son capital.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE complice truction? de tous ceux qui s'acharnaient à leur H' des1 L'Angleterre. ne sont pas sans nul doute populace. du monde révolutionnaire dans la entier. patrie Scott a célébré les mœurs de ces lairds a trouvé mille qu'ils bon de d'un la patriarcales. s'y d'in- dont offre à tous qu'elle paternel sans danger pour sa propre la plus abjecte et la plus corrompue de la Ëèvre Déjà plus d'un symptôme et une fois acclimatée est manifesté. servaient avec une chasser do ses filiale piété toute domaines vingt-cinq vieillards nique n'ayant'd'autre raison de cet acte sauvage et enfants femmes. de même royauté qu'une clans si fidèles.I. à combattre Barbares n'avait en. en agriculture Ses progrès deviendraient contre lations Un elle une rurales. la elle couvre les sociétés l'asile secrètes. paysans. les assassins. L'uasile que le sol natal. le divorce n'a pas craint d'accomplir elle pouvait exister sans sans sujets! dont Walter descendante En désormais catastrophe inhumain etirrénéchi qu'elle si comme avec ses vassaux. eux. L'agonie qu'il' c'en de serait bientôt fait de s'est l'empire que des romain ce foyer reine des mers. io .

lement avec la foi catholique. des machines. de nombreux et imitateurs un riche usufruitier évéque anglican. imaginé débarrasser. par la loi de l'Anglea trouvé terre protestante. témoin à ses de hérédi- modération au besoin uSbrts intérêt et à ses avait et des secours travaux. dit-on.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rien à nourrir. substituant aux bras de l'homme l'usage de voir 'ennuyé les restes ses châteaux land décimées pour s'en chaumières bonds dient par la famine. les écoles fondées le catéchisme d'un par lui. déjà de mieux. de lady Sunderaux. autorisé.pour sur quel principe se fonde la législation d'un pays qui croirait des droits légale la violation les plus sacrés de l'humanité mais ce que nous affirc'est qu'elle eût été repoussée mons sans hésiter. en leur reprochant de déserter sion du zèle religieux. il a jugé piquant la dérid'y ajouter ingénieux. . pour enrichir quées sur les Irlandais a cru pouvoir renchérir sur l'exploit encore végéter de ces familles il n'a rien des leurs terres confisoppresseurs. que de faire mettre le feu à leurs et de les traquer ensuite comme des vagaNon content de cet expéou des bêtes fauves. souvent liens qui Leurs la féodalité prêtre catholique Nous ignorons 1 habituels et leur cohabitation. par tionnaires unissaient ont singulièrement autrefois le maître relâché et le les métayer. environs de en revenus. qui ne coûtent Cet exemple. . avec horreur et qu'elle est radicafrançaise. expropriées. incompatible Avouons-la les confiscations révolucependant. rapports à ce dernier une certaine taire assuraient dans le taux de ses fermages que le propriétaire. parce associé en quelque sorte ` le ménager.

se rapprochaient. . dans plusieurs pro" Ces encans et les méont bientôt de de laboureurs Il n'en est et intègres. Les uns ont été aux ruinés. et si notre féodalité stitution britannique. puMtéca sympathiques. contre la .DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE plus ainsi depuis que des mains paterou de l'Eglise tous les biens sont nelles de la noblesse ces derniers passés dans celles des bourgeois n'y ont vu qu'un Les fermages ont . anèctionnés qui faisaient neur de nos départements de l'Ouest. lui sont et tous persuadés que leurs hosti“ lités contre de justes représailles. de t'être. points. les autres se sont plus ou moins façonnés mais tous sont. élevés à leurs vinces. trop modeste pour tt fait à ce sujet les réflexions les dans les n'" du journal r~MPc~ plus judicieuses. traitée en c'est elle qui a succombé. Mais dans sa lutte lidé par des moyens analogues. comme elle l'eût peut-être consola siènne.été placement d'argent. elle ne s'est pas relevée de Richelieu. du XI. avait. concurrence imprévoyante cette race précieuse et. dont on aurait exprimée voulu i'ar-' M. dernier coup que lui a porté le cardinal française depuis trois Il n'y avait donc plus de féodalité vaincue par Louis la vérité qui cherche fable surprise de la rencontrer avec cette être aussi force connu mer soi-même.royauté. des campagnes. des pages c'est une douce et inef- et de conviction moderne. adjugés d'une comptes fait disparaître dernières limites au plus offrant. Pour pour dans elle-même. l'exaltation tômes Les de la conen quelques vtai. Coquille. unanimes mœurs de leur temps dans la haine du maître. de Ionique Un publiciste qu'il mérite t. usurpé le pouvoir. De là la désertion l'encombrement du communisme dissolution l'ancienne de et tous imminente France. il est bien les sympalarmants institutions d'une des villes. l'honpère en fils. qui ont été des 28 mai et 8 juin 1889.

c'est là une vérité mise par les faits dans un jour éclatant pour les yeux les moins La Régence et le règne de Louis XV clairvoyants. ni grande sérieux culture pos- Quand coup aux eut plus . vente du la détresse de leurs opulents morale à celle des proscrits de dépouiller qu'on se félicitait on a acquis là preuve riehesses. dissent qu'ils s'en est-elle mais font? non où mieux une elle trouvée? Ceux mène. les solution. le morcellement droits inhérents ni propriétaires des terres porta le dernier à la grande il n'y propriété. sailles.LE< RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et les quelques châtelains seigneurs qui lui ont ne tonnaient survécu pas même un ordre de noblesse les plus s'amoindrissaient individualités de grandes de la cour de Verjour en jour dans les antichambres siècles comparses parlementaires A-t-on les bornes lits de justice. de leurs intendants et de leurs 'fermiers. et que leur influence inférieure était. d'une dépassé réforme? c'est une facile à résoudre. question France un fait. voltairienne a plutôt et de mœurs ne d'esprit qu'elle les confiscations et la mise en Lorsque entier sont venues territoire révéler presque licence ou même cette signalé l'a enfantée. que les plus étaient les plus obérés. avaient usé ce qui était resté de patriotisme ou d'esprit de corps dans le caractère essentiellement frivole de la et la philosophie société française. de ce qui restait en France de corporations. dans leurs propres seigneuries. comme et les pairs eux-mêmes ne figuraient plus aux solennités que des sage La est La Révolution voient-ils qui s'en applauet savent-ils ce et aplani pour <~ue toul fût dès longtemps préparé n'eût aucune à redouter résistance que la Révolution de sommités individuelles.

Le droit d'user ne fut par elle-même pas plus respecté seigneurs et la foule que la liberté d'abuser. laient Pendant que les conditions et quand les décrets de la Convention nive- acquéreurs les bois venir pour en coupant les têtes. l'hypothèque. personne auxquels de crédit foncier et mobilier se plaide ne plus pouvoir avec sûreté au prêter d'expropriation en Danemark des terres et en parce que les frais paysan parcellaire. les nouveaux d'immeubles le sol en abattant nivelaient l'administration fut forcée d'inter- d'un droit qui menaçait régulariser l'usage ce fut bien pis. Le chancre dévoré tant de grandes forétait défendue par les lois et eut bon marché des ne s'intéresse. à la délimitation ailleurs. qui avait la propriété tunes lorsque protégée par ses propres priviléges. prévient jusqu'à Pourquoi l'ordre respectable des usuriers n'obtiendrait-il pas en Franco un système fixe de bornage. puisque se suffit et se moralise. des déles pendants anciens serfs. de la territoire en cent t-on pas droit La question civilisation que tout vingt d'attendre millions d'un de la propriété est celle c'est par l'agriculture elle-même. second foncière Que n'a-. de quelques centiares. devint la dupe sujette du fisc et la clientèle l'humble des hypothèques.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sible. et tout diriger. à un nouque de procéder a coûté plus de cent milsi ce n'est la confusion du de parcelles. Elle voulait tout voir de tout dénaturer. un minimum le morcellement l'infini. petits propriétaires. absorbent En Allemagne. Cette pays se peuple. . et n'a Il Le rien ne s'agit premier produit. parcellaires plus et plus corvéables que ne furent jamais des charlatans. plus rassurant pour leur industrie? veau lions cadastre. Les comptoirs gnent déjà des usuriers.

c'est à l'introduction coutumier. émanaient les Du manoir produits les proportions la dissémides trou- et l'harmonie exemples.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE question telligence par les monde neur Le droit a ~té mieux comprise. à la législa- chrétienne. ainsi qu'à plus favorables et à fa multiplication nation des travailleurs et des peaux et civilisateur bons familles agricoles. plus n'y a gagné qu'une protection tracaasièrej des impositions autant qu'elle en peut sup- . Les appliquée généralement placées avec une in- instinctive. les ripuaires et toutes les traditions croyances anciennes moeurs ont pu emprunter mais leur antériorité ne Justinien.faire honà tort. à la tête du en . laborieuses se sont de elles faites. de plus en plus remarquer tenancier. elles étaient aux plus appropriées peut être méconnue des populations telles que la vie besoins et aux idées longtemps prochées loi' les enfin tion s La s'étaient nomade les avait par leur simplicité et surtout d'une naturelle. pour y substituer a remplacé du administrative l'autorité si la sollicimde la propriété maître. les lois mais usages conservatrices des formes et saliques. distribution effectuées délimitation en raison des des propriétés en France à chaque et dans les contrée. qui sont des des au Code légistes prétendent du droit romain. civUisé. beaucoup plus des notions primitives moralisé la science identinées plus du pure rapde la que car subtilités spontanément et la droit. propres à chaque culture. La Révolution encouragements la plus sincère protecteur et les se faisait et son entre le propriétaire a pour jamais détruit cette bonne son niveau Mais harmonie. égalitaire. plus élevée ou plus nations européennes.

pas s'étonner que l'un et à l' envi aux soucis de la vie champar l'appât d'un salaire qui n'im- séduit ni épargne. économistes. dignitaire Mais s'imaginer il ne perde rien des qu'à ce compte serait une grave erreur du châtelain ses prérogatives quisats priviléges le fronton peu plus positifs. symboles pourtant anciennes Toute distinction étant surtout seigneuries. des comtes et des marpersonnelle. des ministres à la direction motrateurs de l'agriculture préposés derne mais des intérêts laboureur.logiques des honorifiques. moins d'ostentation et s'en acquitte- et un des écrivains Il y a des professeurs. qui empoisonnent la jouissance de plus en plus hypothéquée du plus humble manoir. et le triomphe de la doctrine de l'égalité est en féodal le ci-devant d'ériger prolétaire. soustraire . de vexations bien autrement régime Si c'est la ce qu'on que celles du tyran féodal. de comtés ni de marquis. et des. Si de son castel n'est pas orné du relief de. et rien ne peut les plèbe de ses administrés à sa protection. plus à la terre les titres que sont attachés assez. s'il y a des barons. adminiset. celui-là. l'État et n'est des taxes qui pèsent sur la grevé d'aucune ou vassaux. dégoûté par pose ni prévoyance les vexations et les dangers les charges.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE porter. son c'est que son fief est hypothéqué sur le budget de à lui sont seulement un Ce n'est blason. il n'y a plus de baronnies. l'autre pêtre l'autorité la moins est agricoles On ne doit donc dans la gestion respectée celle du propriétaire et du renoncent celui-ci. ce qui est pis encore. une nuée de sauteencourager l'agriculture. raffinées appelle relles y mettrait rait aussi bien.

porter la seule ne représentait pas. inconnus. les capitaux sont les arbitres de la valeur des terres foncière de et trop et de leur culture. le prestidigitateur use d'un procédé fort c'est de la d'assigner simple. pour base au capital d le producteur laquelle voilà comment l'écono-- richesse Mais donner nominale en 1795. et la terre renferfaudrait-il les en fiction produit d'an million francs mille des trésors avant la terre de les est encore s'asseoir puisse l'impôt établi que dans les départements les plus favorisés on ne laisse pas au producteur plus des trois quarts de ses est passible et que le propriétaire de toutes les revenus. Or le produit réelle sur laquelle prise il est d'ailleurs trop clairement qu'une du propriétaire. s'étendre à l'infini sans pourrait net plus de réalité. fut sans danger. mât-elle extraire net de un chiffre cetle à son fabuleux. plus rien miste dont les journaux éditent les oracles affirme à ses crédules lecteurs Pour que le sol n'est pas assez imposé.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Doucette plus étranges n'en impôts bizarre combinaison ceux sociale résultent les les l'art enseignements qui répartissent pratiquent officieux d'exploiter officiels souvent et ceux qui payent point. quotidienne à l'arNous avons oui le grand Napoléon demander . La valeur d'assignats en numéraire. le démontrer. gravité que la presse ne s'occupe ni do lire ni de réfuter. éventualités~ de l'incertitude mettre intérêt même/De de l'insolvabilité de son fermier difficile dans et du comme d'adle triple fisc luiil serait donc des récoltes. surcharge de l'agriculture erreurs ne sont pas en compte. telles sans cependant sous la plume d'un fonctionnaire. atteint en France la contribution Voilà pourquoi la dernière limite au delà n'aurait à donner.

et souvent. tives et sibles successions les officiers i. pas le fisc aux mystères de la richesse publique. vérité forçait plaints dans avec de toutes les questions passion. patriotes égalitaires vaient avec acharnement. cadastre se sont qu'un doit exiger sentit France ses hésitations. les poursuine fut pas peut-être une flétrit la nouvelle puisqu'elle et indélébile. parmi dehors des déjà rangé les électeurs et transmissibles de la Légion dans d'honneur sur son rapport le budget de 1832. Il avait partage. . c'est qu'il presqui restaient servitude au encore à la à laquelle profit des et ce n'est ressources de l'abjecte réduite. par ses du cherchait la la arguties. depuis dix ans. bon d'initier chitrésorier Le Brun tentation est d'en abuser et que sa science parce que sa à saisir ce qui abonde. Les partisans d'Ëtat.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il aurait voté contre le pourquoi « qu'il ne croyait et celui-ci lui répondre cadastre. à se révéler. très-heureuse. des finances ministre de l'impôt chose donne la portée toutes les pour la Révolution se racheter l'avait lui pas devant se fût avisé de dire qu'on Une tout ce qu'il peut rendre de ce rare génie. mais le originel se manifesta de imagina lorsqu'il des par la création propriété Il y aurait attaché naturellement des prérogales déclarait individes privilèges. Humann. titres La résurrection des féodaux qui. il lui arrive souvent se bornant et de frapper la source de ses tributs de stéd'épuiser ». puisqu'il par au ouvertes en investiture. rilité l'arbre qui avait trop produit ne parut pas déplaire à Napoléon Cette observation qui. conception noblesse d'un ridicule sa pensée reconstituer la grande fond de majorats. M.

qu'il subissait. Elle s'im- encore à ceux mêmes Nous priser. de toute augmentation. homme pose Mais la lèpre contagieuse qu'on de 89 est apparemment devenue a survécu au traitement du seul reconnu la domination. les abus dont la Révolution a parmi délivré la France. et lution.dire les garanties ayant pour objet d'honorer les professions et d'assurer du travail à laborieuses. la probité Il pouvais commencer .000 francs de revenus. c'est-àque celui des jurandes morales . les conquêtes puisqu'elle dont elle ait appelle incurable. sous la condimunales. A la vérité. en elle-même. En généralisant la faculté de constituer la terre en au minimum de 3. il majorais eût arrêté à coup sûr ou modéré le morcellement. et préparé son classement de notabilités com- et nationales. de Villële. départementales tion préalable de posséder un domaine dont l'importance en raison invariable eût de été graduée et l'étendue l'impôt et affranchi proportionnée dès lors impôt 1. et dont l'auteur des réformes par l'énumération utiles dont il est d'usage de lui faire honneur. tique l'ouvrier éloignait de l'ordre et de que le respect de la débauche et du vagabondage. on n'en trouve pas de plus autocraet des maîtrises. franchement croit devoir de la méqui ont le courage en trouvons la preuve dans un ouvrage destiné à la combattre. droit. plus de puissance d'efficacité du droit d'aîque la malheureuse parodie nesse proposée sous le nom de ~ygc~M~ par le ministère de M. Cette restauration ne répugnait de la Révopas aux parvenus et elle avait.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de. il eût rétabli la et morale tout goupolitique que valeur vernement avec l'avenir doit reconnaître à qui compte la possession d'une portion du' sol de la patrie.

que la Révolution de yeux de tout homme de sens et de cœur. avantages. mais dont personne célébré féodales est un lecteurs. déré que le compagnon appelé à devenir l'individu Qu'avaHren effet à espérer de son isolement il apparet grandi par la corporation à laquelle dans la chose ne serait-il tenait ? L'abus voyait qu'on et Cela est palpable. libéralement anranchi On a bien rassé livré de dire de son bail. une part écrivain ce qui lui en est resté au renouvellement du sol en a Depuis que le fractionnement au est travail M. le progrès en un amas de sottises. dans sa suppression? pas plutôt soutenu l'on est induit polémiste habile de ses vérité de cet à soupçonner la sagacité native au préjugé d'avoir fait cette concession insinuer une leur pour uniquement à dans sa crudité. et d'iniquités des dîmes et des rentes de la Révolution. pas acceptée n'a rien fait de bien. . est un peu moins consiet congédié maître. mais toujours homme d'esprit. Grenier manuel de de son propriétaire dans ses 1. mais on ne protecteurs règlements a pu relever la condition voit pas en quoi leur abolition admis sans examen et le serf des ateliers. Cet livres et journaliste dans ses articles. publiciste Cassagnac. du prolétaire. qu'ils n'auraient avec un égal disles n'a compris encore Les propriétaires en ont été arbitrairement c'est un fait. de bien se résumer 89 pourrait contradictions L'abolition autre bienfait cernement. et qu'aux savoir.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE y avoir quelques amendements à introduire dans les des arts et métiers. qu'on a si serait fort embardes premiers. Mais quel profit en ont retiré dépouillés les générations survivantes? de distinguer les droits seigneuessayé Mais le paysan. sans explication. riaux du prix des fermes.

il est vassal.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et l'autre besogneux. ou la mutation de toutes perpétuelle que l'agriculdes camet l'exproles terres? beaucoup maître ne lui de faveur priété et l'immixtion la gestion du propriétaire et du fermier sont bien à en dégoûter le. non qN'on tenu lui en laisse et la prasur les plus mais pour privé veut bien être tutelle. attend l'équivalent . jamais luimême dans la gêne. la condition aux calculs. Si les larcins de la Révolution ont augmenté le bien-être ture. spéculations Tout congrès insectes glacent racines. et des inondations des couches toujours locales ingénieux l'emporteront L'intérêt expédients. du reur. capitaliste. pagnes. Il est assez clairle soin de se défendre. propres assiégé par les mille séductions des placements à gros intérêts et des lucratives. priation Le peu des populations rurales et protégé comment l'abandon expliquer progressif la démolition de tous les châteaux. laisse et fût-il que ce qu'il ne peut pas lui disputer. délivrera les et de d'enseignement des pas nos sillons des gelées qui noient qui les la législation accorde à la prode l'administration dans importune agricoles qui rongent les floraisons La connaissance routinière semences. voyant L'aide cet appareil ne d'autorité. mais non à le au naïf de ce et docile lui imitateur coût~ Les qui en grands qu'il et malheur rajeunir. est d'un avare acqué- laboureur devenue Son nouveau plus dure et plus précaire. Les raffinements de l'art peuvent aller jusqu'à féconder un sol épuisé. inopportune qu'on lui impose n'est jamais qu'une entrave à sa liberté. aussi ci-devant envers son qu'un paternel seigneur il ne viendra à son aide. tique averti. car.

fait obstacle aux véritables car il ne tient améliorations. la fertile mais indolente pour exploita. à se passer de lui et de faire comd'enseigner à ses sujets inertes les mystères de la richesse prendre et le prix du travail. le rudiment à l'usage. tandis soin de l'enseignement est de substituer. et le propriétaire privilégiée de la terre . pratiques et quant aux les assistera. plus on la misère et l'abandon démentiront d'être excitée agricole peut avoir besoin sur un sol ingrat ou abandonné et protégée par des abruties ou déchues. qu'il lui faille le secours était d'un commis pour lui. et toujours en mesure d'établir la balance de ses avances et de ses produits. exemples lers plus sufnre. toute usuelles de la propriété. Quand Méhémet-Ali populations son compte. intéressés eux-mêmes au succès des des conseilseront qu'ils donnent. le dernier mot de son intelligent monopole Égypte. journalière et des prévoyances de la science agricole. Le commérage rables aberrations dernier sement fléau ajouté apprendre administratif de l'école à celui ce qu'il sait mieux que est une des plus déplorévolutionnaire et un et de l'avilis- de la division officiel est L'encouragement d'une parfaite il y a plus il est importun. que l'unique en tout. pas compte des économies essentielle qui font partie pratique. Le Français n'en est pas encore arrivé à ce degré de caducité. toujours écoutés et les officiels que les protecteurs Les agriculteurs savent se fermes-écoles.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE propriétaires. à la réalité l'ostentation et l'autorité à l'expérience. Tant entre du sol ne sera pas que la culture toutes les industries. propriétés parcellaires. les promesses L'industrie plus de la science. il inutilité.

de légiférer fit irruption dans de procureurs et de socomposées les traditions et toutes les idées pratiques la manie Mais quand nos assemblées parcelles avec une s'exerça sans danger. toutes furent bouleversées. merveilleuse généralement que domaine. de chaque dans l'inféodales avaient de nos Nous avions donc nation française et qui le fut qui se croyait à la tête de la civien effet. mains les éléments de sa granpropres honoré de ses sagacité du sol et de la cullégère. à l'abaissement progressif à la confusion et à la décomposition de . Les lois mais la terre codes. un peu cette lisation détruit deur. avait conservé sa juste prédominance dans nos institutions. parcs rasés autour des châteaux agricole de la France menacé dans toutes ses garanties. la faculté que le . préférait l'ar- tout le territoire fut mis à Lorsque les coltines furent les l'encan.travail d'en distraire quelques car le paysan. n'en était pas interdit la tionnement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE on plus que le boutiquier et l'usurier. Elle n'était vertu de contrats possédée qu'én disparu authentiques tégralité et transmise Le fraccaractéristique c il est vrai. loi par mais tant que les mœurs et l'esprit de famille ont modéré les avides aspirations du pauvre pour le champ qui lui rend moins de ses bras. . à la promiscuité de toutes doit s'attendre les profesdu thermomètre moral sions. déboisées. phistes. l'état quelque raison de considérer avant 89 comme le principe conlégal de la propriété servateur et civilisateur de l'ancienne France. inopinément et le système démolis. jugeant des perfectionnements qu'à mesure ture sa charge deviendrait plus rentement à l'achat. avant 'd'avoir peut-être.et politique.

et de contiguïté. fractionna d'art ou un tissu. porte par ni la la par ni l'imporque textuellement la p~t)'a de &OM. il est inamovible. . ni la spécialité t. ou qu'on l'isole. Quelques de Sully de faire comet tàchef peler la prophétie d'une douées étaient que les eaux et forêts prendre vertu productive dont les plaines allaient être déshéritées. Le dénuder ou quand on le morcelle le démembrer. et se falsifia commè un objet une denrée. Une France phrase faute des Mémoires de Sully les bornes sur les éléments. Mais il s'épuise ou résiste que la plus active industrie. sites. le sol.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE voix s'élevèrent pour rapparmi ces ruines. c'est le Cependant et de maître. cesseraient On s'obstina se à faire de la terre une marchandise qui se brocanta. besoin d'air. qui concourent il ne peut pas être transféré comme l'outil fertiliser. Il a beau changer il dépendait et dépend touavant de lui appartenir. gratuitement agricoles. pays. Il est le producqui fonctionne ce dernier. le soleil. du pain qui qui composent Il paye le travail plus régulièrement nourrit sa famille. On ne peut donc méconnaître la nature aux droits de l'homme des dons prodigués supériorité des intérêts terre. des attenants jours à le l'air. lorsque leurs ombrages protecteurs les sources d'alimenter qui les fécondent. la variété des irrigations et l'engrais de conditions solidaires mises de ou Il a des des sa troupeaux fécondité. la propriété. c'est le sol. teur de tout ce qu'emploie des matériaux viennent et couvrent son logis. aux mains de l'ouvrier. le ruisseau. d'où lui des monts qui le dominent. c'est le dénaturer d'espace la communauté sont autant l'appauvrir.

des usuriers et des concussionnaires tion. comme de ce Les la famille. étaient moins exposées privés que les domaines de l'épargne. dont se composent de temps immémorial toutes les sociétés humaines. pas et. mais de I& suppléer pour ceux qui n'en . sans en être plus tâches. ni à l'autre les sucs végétaux qui auraient sa nudité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ou le danger des règlements qu'on prétendrait lui imposer. couvents n'avaient de supprimer eux. de. pour que rien même le ridicule ne manque de parodier à sa dégrada1 les ordres à la ou le mormonisme. de l'ancienne monarchie de n'avoir à opposer à la noblesse française déchue que des agioteurs. . aux variations et voilà pourquo qui font une nécessité elles étaient toujours secourables à l'indigence et à l'agriculture. de ne pouvoir même revenir Révolution. en phalanstères où la promiscuité en permades sexes et l'orgie nence ne peuvent manquer de réaliser toutes les aspirations évidemment régénéré.la vieillesse parus avec l'ancien régime. et de la et la charité.avaient pas. de l'homme affranchi préjugés des dis- 1. sancti&er par l'abnégation Leurs propriétés. Ce que ne peuvent pardonner tous ces impuissants redresseurs torts aux pieuses congrégations et civilisé l'Europe. accrues par la vie austère du moine. l'union et la solidité. des propriétés sage répartition territoriales. prévenu et d'opprobre Ce sera le stigmate d'impuissance de la de ne vouloir. on aura beau reboiser les coteaux et soudu drainage. infirmités et de la mort. religieux par le saint-simonisme de travestir les familles. mettre la plaine à l'épreuve on ne rendra tance ni aux uns tion les divers primitive épanchements que la conformades lieux avait ménagés. qui faisait la prospérité. la prétention pas. qui ont défriché sont les grands biens qu'ils leur ont volés.

rient maine. ils prétendent C'est antérieure à la sagesse des sagesse aurait posé les règles du droit et de laquelle dont ils abusent quand il leur plait. qui sont le lien de tous les gouvernede la pt'ëcéJente. 1. mais dont ainsi est en eux-mêmes. Tl ne manque et des mystères de la conscience dont la raison se révolte au esprits pas de sublimes Grâce aux progrès de la philoseul mot de <o~ o~'M. que l'autorité hus'en la solution d'un blasphème contre cet autre article indigne comme de foi qui les proclame eux-mêmes les souverains du Ils veulent bien se donner monde. mais on ne peut refuser la plus naturelle du problème social humaine. Toutes identiques T. comme ou nie l'existence à l'une et à l'autre de Dieu. les plus aspirer Ici-bas aux honneurs au dogme de la souveraineté du peuple crédules sousophie. Cette n'est que le complément et solidaires.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRÂ~AISË )t. H 1 . d'où elle est descendue pour de la bourgeoisie. Où serait arrive qu'on donc la garantie morales des maximes toutes les sociétés et que proclament question les légitimités sont ï. la source pour fictive de tous leur aveu les pouvoirs tacite pour les qui daignent se prévaloir de Mais opprimer impunément. de aveu de l'ignorance pitié à cet humble Leur orgueil vient de Dieu. DU DHOM' DiV!N J On peut nier la légitimité. d'être jadis fille du ciel. de supériorité intellectuelle ils s'imaginent faire acte et de leurs en excluant de leur enseignement institutions tout ce qui tendrait à reconnaître l'intervention surnaturelle hommes. d'une l'équité. que le sentiment à l'absurde.

en un si elles propre dehors de notions que nul tiles de la souveraineté la double n'ont jamais sonnifiant. sont celles du lois consacrées et de la raison. ments. se peut. inconnu du monde angesans et constitutionnels. Nul ne les ignore publique. dans communauté continé coin quelque de substance d'hommes . par toutes les langues. ces de !a suprême Quelle valeur primitives ne méconnaît? y reconnaissent infuse à leur lois. Le roi est le père de famille. de la logique l'autorité d'intelligence La monarchie cela seul que est le meilleur plus sont l'autorité des gouvernements par est stable et incontestée. sanction doué mais découvertes. de précautions et de défiances puériles injune laissent rien au libre arbitre de la conLa démocratie pure.LES RC1NES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ne procédaient unipas de la croyance et n'étaient verselle Ce pas admises par la conscience? Elles ont été forn'est pas celle-ci qui les a inventées. et toutes les âmes intelligentes intelligence auraient des que Aux nul attribut nature. les lois qui font sa force? Ces lois rait-il gratuitement par la conscience h religion et la tradition. Dieu habité ait une mixtes les pires de tous. qui est une concevoir à l'état que impiété. d'abstraction. ments à force rieuses. qui qu'en la per- n'a populaire. combinaisons les plus subil manquera toujours et de l'exemple. mulées dans une même entente. à la rigueur. La pensée en et ne songe à les contester. de les mettre ne peut provenir et des subquestion que des entraves dont on se croit obligé d'entourer tilités ces gouvernepays. science hypothèse. d'un pouabuserait-il Pourquoi voir reposant sur la confiance et violequ'il inspire. libres et protégés plus les sujets par elle. et l'on peut admettre. qui.

La souveraineté du peuple l'invoque elle-même. Divin par son origine. nations civilisées ce n'est pas héréditaire ont à le redouter. ont à subir le despotisme. comme en matière de foi. dans un vote ou acheté d'avance ambipar quelque postiche est toujours en admettant la dupe qu'il sur ce souverain instrument. dicté se résume. L'ordre moral l'existence de Dieu. ou droit divin. de sa souveraineté? vérité utilitaire en dehors quelque banalité de son ordre de Apparemment de lui. quelque candidat qu'on n'n pas inventée. vérités à un indépendant droit incontesté. à qui réussissent serait un problème ainsi l'ordre poli- est si l'intelligence tique est inconcevable qui le maintient et libre comme la Providence ellen'est pas souveraine le pouvoir doit refléter même. l'hérésie Si des plus inconséquente que l'athéisme.DU PRINCIPE sans et entre d'une cette CIVILISATEUR et DE sans LA MONARCHIE tous des il FRANÇAISE doués séductions. tieux dont ou le servile Sur quoi ait l'intelligence quelque chose désigne. Cependant lorsqu'elle cette souveraineté éphémère. se donne pour la voix de Dieu. de lui. à l'épreuve et la monarchie négations. subordonné droit antédroit de ce Cet à droit généralement est donc prétendu qu'il subit. La dérision . de la Divinité. raison Mais cupidité intelligence utopie envie. n'y a que des d'une lique. à sa volonté. de leur souverain qu'elles mais des factieux s~ mettre insoluble sans et des usurpateurs à sa place. ou qu'il admise. en dénni tive. donc vote ce peuple. les attributs Son droit primordial ne peut que défini. /En matière d'autorité. supérieur inné. quelque exercice un autre rieur. Mais on peut d'autant pas plus être restreint moins le nier qu'on n'a jamais pu lui en substituer un autre.

ajoute au pres- de plus en plus comme qui l'a reçu héritage chaque dépositaire y L'aupas ses devanciers.Retrempée cette dernière dans cette sphère plus pure. La sucCe qui se passe du conest d'institution divine. » Toutes ont la du droit. Mais la durée. tige il y a des les peuples. il se voit à le porter sur des noms inconnus réduit pour lui. D<. se rapproche du droit que avait contre elle. contribue à les légitimer. n'en est pas altérée dans son essence. un vote. comme faut bien le reconnaître « Il y a. partant celle qui se crée elle-même. les seuls qui aient chance de succès. les même ne 1. des gouvernements. il la sagesse le sanctionne et la durée. subit un démenti Un qui porte atteinte à son autorité. est évidente en présence du fait qui la abstraite. . quelque dans la conscience toutes La charité. de la légitimité les vérités morales le sacrifice. le respect page 26j. mais méconnaît. Une vérité si l'initiative avait été laissée a. origine. et du pouvoir usurpations quand elles c'est est imet une qui sont des bienfaits ne détrônent que l'anarindubitable. noms qu'on lui impose concours populaire restreint et qu'il eût repoussés son libre arbitre. f~t'~f/e e&M~M~e e< ff<MM)ya<wH. chose de miraculeux dit Benjamin Constant. et pour chie. elle y reçoit tion qui la rend plus compatible cession est un fait providentiel. croyances. acquiert un titre que n'avaient d'un point plus élevé que torité qui succède.. n'est pas illégitime gouvernement parce qu'il car toute chose a un commencement provisé.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à ce qu'il y a de plus simple et de plus positif. nn. cours des volontés mortelles une sorte de consécraavec la justice.

Votre eceptM appartient au poiMant Hoi des rni< son jon~. puisque lui au ministère de l'éter- par et ne peut plus en dévier sans déchoir. MéprisM-0~9 . et celui du monarque est aupar le respect dessus des autres par cela seul qu'il les sauvegarde tous. la démocratie sa turbulence. pour ceux qui Contre les droits le droit ce droit écrits. vous ('tes ébahis Quand vous le profane: vcM n'êtes obéis! Que. Par leur rébellion punit les rois rebelles. que par son impuissance. n'ont taires. celles-ci et professé par formules réglemen- son empreinte. ne croient pas au droit divin. 1. on mcnri"<* vnt lniq. n'a jamais signalé qui partout. Témoin Itois ces vers de d'Auhiguë par Dieu mcmc élus.DU PRINCIPE. s'il l'oublie. rebelles aux leçons de l'expérience ils ferment volontairement les yeux à l'évidence du fait et dans tous les temps. dès mais elles ne sont à faire impression sur pas de nature nos dogmatistes. Car Dieu rendant exprès les peuples infidet'). inné tester dans leur les petits esprits auront beau ils le trouveront derrière superbe. désoMissant. le droit protous Il a pour synonyme et même le droit inventé à toutes cours les nature. elles confirment le pouvoir. Antérieur les légistes. Le droit ne se maintient qu'il que du droit. il do sa céleste origine. il y est bientôt rappelé par la perturCes vérités ne sont pas~nouvellos'. Appliqué chose lui donne quelque la souveraineté nelle justice s'élève qu'autant qu'elles portent à la légitimité du pouvoir. CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sont pas des jeux d'esprit qu'il ait été donné à la philoCe seront toujours des mystères sophie de réglementer. bation du sien. beaux piliers de sf))) tetnp)). Les ne vicient d'où elles déripas la source dérogations au contraire la pureté du prinvent. Il s'altère ou s'affaiblit cipe dont émane s'en écarte.

si ce n'est tendre la légitimité. ne sont vérité une même expression. même la légitimité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ses pas violences seulement et ses atrocités. le droit divin. pour un nom d'homme. Mais humilie naît tout le pire des il en est encore le plus de l'expression et le plus incapable n'espérez les esprits leur d'une vérité qui les pas convaincre faussés On conpar la Révolution. primogéniture. si ce n'est par la ligne le droit sucdonc qu'une une loi Mais Elle La cessif. de raison. Mais peut de son sacrifice sans la politique. en justifie la prérogative. on ne abdiquer car crime. L'Ëtat selon populaire n'est Corneille. qui constitue la raison d'État? être ils pren- un principe Qu'est-ce. la volonté respect pour ce qu'ils appellent et tout leur dédain pour la royauté. d'accord sur ce point. précaire. effet. nationale. de reçu mettre. qu'il acquérir de la force de le rendre moyen sion ? et la succession la moins variable? à la fois électif n'est-on et perpas contradiction. La famille consacrée le but ne sans droit avenir. et qu'en . lui faut de la stabilité pour et donner de la sécurité? Or. mettent un nent seul. ne s'appartient plus. par la succeselle-même. briserait génération à la fois avec la déposer peut le qui s'en arrogerait son passé et avec son eUe volerait ses ancêtres à sa postérité ce qu'elle n'aurait de le transqu'à la condition de quelles que la souveraineté les sophistes ont-Ils induit prémisses était sœur du despotisme. A moins de /c~ pré- que le pouvoir peut ce qui implique manent. honte. Ils n'adentre tous et pas de contrat synallagmatique' Semblables au singe de La Fontaine. États. en M~MMMS. quel si ce n'est durable.

que aux pratiqu'aux vérité l'Évanque les de leurs s pas dans Une de c'est ceux depuis par sont répandue gile l'ont des grands devoirs inférieurs. qu'on peut comme du bétail. et au besoin briser se qu'elle viendra pas un seul préjugé des raisonnements qui les explique la logique. n'y en a pas d'autres erreur La grande est de croire et de par écrites conduire conscience. mais à leurs sujets. dans de tous l'univers chrétien. modernes des lois les réformateurs à que la les comme puissance hommes si la même plus rois ne uniquement se persuader des formules. et que les s'appartiennent pas. une métairie? comme l'exploiter Cette coutume est ques industrielles chrétiennes doctrines devenue triviale beaucoup plus familière et aux mœurs démocratiques et monarchiques. les les comptoirs que sont une la louer hommes marchandise. Ce n'est pas contre contre le sens intime. qui poutracer bien étroite. au se substituer philosophie sentiment religieux des règles en dehors du seul principe et les sanctionne. ne pas fait se laissent voix quand de la dédaigne. lesquels croit et se no ne lui conformes. la loi suprême personne de tous les sont la on la plus ancienne vivre sauraient Elle voir est quoique et le type s'ils la plus généralene l'ait la dénnie codes. Ces maximes sont formulées se doivent les monarchies et il dans les lois de toutes tempérées. que les ministres tout le étroits globe. populaires car il n'est à l'appui sent se produire ne puisplus irrésibtibles que duquel . c'est les préjugés contre avec humiliation. ment comprise. si ce n'est de Londres et de New-York.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRA~ÂISE recevant de devoirs leur mission d'en haut les rois n'avaient à remplir? Où ont-ils vu. qu'on n'était pas taire.

solution du prode l'âme. Mais entraient dans dans pas admise que dans le protocole les méthodes des lois. » a du être de sa découverte. 'l.vivante. mentaire organe harmonieux. dans la spiritualité unique blème social et des contradictions perpéqui séparent de sa pensée morale. La aux déiinitions didactifaçonnée . 0. n'est plus langage. au croyance contraire et n'aboutit la mesure puisque ou une se place qu'a de son traditions. pour au-dessus la négation origine. de l'autorité des devoirs. destinés vie. Intelligible de ces allusions dans le et jamais La tradition sa faconde de ces au point de vue n'avait été aussi et pieuses autrefois formules si familières à la Providence. . vrai révolutionnaire. à ce elle se rendre répond et le boiteux ténèbres à tout. donne Elle à la foi du vulgaire s'attaque lorsqu'elle impuissance. Qui n'a. L'avocat fier qui « La loi est car il disait athée. B. q~i On dont on a fait beaucoup retrouve aussi le type d'admirateurs. prestance irréprochable. en chrétiennes et qui les dédicaces pénétraient est-on devenu t. Il eut bourgeois? âge. cher.LES RHXES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE tous tous vérité ceux sans dont exception le scepticisme reconnaissent la science des se croit une armé. de l'orateur un C'est pnripdes Ct'tes de notre comiques ces figures devant les mêmes tournent en extn~f intelligences et aussi majestueusement imper- turbablement que les phrases arrondies de M. En sa vie fugitive tuellement essayant n'aboutit tandis que de pénétrer souvent qu'à le nom l'ignorant a dit les secrets de les la nature. oui parler de cet <MMa~Ma jSO?:<<M~'MM:. marchent visibles. rayon sans bron- de Dieu lumineux. d'enseignementj génération ne ques. saisirait des mots mystiques plus !a portée à sanctifier les actes les plus ordinaires de la en dans évitant toutes de ces les tous réminiscences conversations les livres.

PU PR~CIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE plus et plus clair? On accrédite une sorte do où les noms des choses. a son en lui donnant Ce procédé palpable. la langue savante Pour ne pas paraîd'orgueil par raffinement de l'art. de notre rhémérite et nous ne prétendons pas l'exclure les emprunts faits à la géoNéanmoins torique nouvelle. ont losophie La succession. l'éloquence et la phi- défrayé elle-même. les proportions porté au vrai par souvent. énergique un corps. mais non les empêcher et la transmission et comme c'est par la filiation que se l'hérédité. désespère sèche et pauvre s'est faite positive. z Par dédain de l'idéal qu'elle d'atteindre. détournes néologie technique à rendre la pensée tendent de leur acception matériellc. Elle ne remplacera tion. les familles. ni ces divines de siècles. en décolorant du génie de l'homme. à saisir les rapports de ce qui tombe sous les promptes sens avec l'esprit qui le vivifie. elle rapetisse caducité. depuis tant expansions la poésie. perpétuent tion et leur continuité les nations convoitises par leur aggloméraet grandissent que se forment des et les États. le sentiment de l'harmonie jamais et au beau par l'intuition. II a fallu tout le cynisme c'est aussi pour oser remettre eu ques- révolutionnaires . le style animé par l'inspirade l'âme qui. élucider les matières a pas toujours ne font souvent à cette langue métades figures vulgaires que substituer manifestation des intelligences rayonnante phoriquo. Mais. ne sont la primogéniture de la volonté des qui dépendent pas des circonstances leurs conséla loi peut régler au contraire hommes ou les méconnaître quences. métrie ne parviennent et à la physique Elles abstraites. elle en affecte la vers l'enfance tre rétrograder la pensée.

d'aînesse était une traCependant dition de la Bible. sans elle. pour c'est précisément de transmission tion le droit de succéder dans son sens absolu. pris le droit de succession de Clovis fut fondée. l'intérêt repose sur la sollicitude d'une tutelle intelliinamovible. et cette des institution pas tellement tianisme que pour couronner ignorée ta reine l'ainé n'était patriarcale convertis au chrissoit prévalue de Bour- princes ne s'en Brunehaut des fils de Théodoric à l'exclusion de ses trois frères. pourquoi sa simplicité. gogne. concentrée et oppressive. . primogéniture elle est impuissante étant le droit inné.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et de disposer de sa. divisée La ou partagée. songé s'est fourvoyée dans le mode et si parfois quelqu'une du pouvoir. à son père née. C'est une loi d'autant à la stabiplus indispensable lité des empires que. Car plus les indigente et par conséquent se multiplient. La foi au droit père était profondéaussi des princes et Charlemagne comme Clovis n'ont pas prévoyants même songé à prendre des mesures la pour en prévenir le droit confusion. nation Aucune primitive n'y aurait propriété. moins elles ont de force providualités et plus l'autorité doit être qui les protége portionnelle. toute la loi germaine tl n'entra pas appliquée les idées fils de roi pût être autre chose à succéder à leur inné des enfants ment enracinée dans les moeurs contemporains qu'un que roi. il n'y a ni suite possible ni sécurité dans leur politique dont pour les peuples. on mit si peu Quand la dynastie en doute le droit de lui succéder que son trône fut confondu avec les choses divisibles de la succession on avoir ne pas à l'idée n'était La loi politique s'élevait fut dans abstraite pas encore dans des de l'unité C'est de pouvoir.

importance L'empire acheva de se dissoudre dans les fratricides énervé efforts par vio- de se reconstituer. mer. en effet. reculer privées qui le du plus précieux car après sortir répudient. ne se reconnaissant Pépin pas de droit héréditaire Ses élire. à la suite d'une usurpation.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE celui qui en est favorisé est l'élu de Dieu c'est la tige principale de la filiation. même mode de consécration. qui naissaient uniquement La seconde race n'imagina. l'élection. neté du peuple. la nature et la raiprimitif. pour atténuer vicieuse et surtout plus incompatible de la naissance. de l'arbre C'est donc le droit même généalogique. c'est la ligne le tronc rétrogradent. lents et les luttes du besoin de Clovis. en se faisant y suppléer successeurs recoururent à ce dans l'espoir que constater. fiction non moins qu'une avec le droit divin Il est digne de remarque ait que le droit électoral été introduit dans le droit public du royaume des Francs. son le désignent comme le plus compatible avec l'ordre Les nations et la durée. mathématique. Ce droit. tre le leur aux éventualités s'il n'est pas forcé. sous son grandi droit naturel. on l'a oublié de là les conséquences fatales de la souveraineté dans la transmission qui ont révélé toute son Je partage. en réalité. Cette tient. origine peut de bien car toute sanction près capricieux. droit antérieur d'un scrutin sincère de se légitiavec plus de pour soumetcrut l'absence d'un solennité. il domine tous les autres. puis sacrer. ou supposée au dogme de la souveraiconditionnelle à son royauté être discutée dans ses actes légitimement . gage avoir du de leur avenir. qui ne le reconnaissent pas sont Celles ombre. en civilisation. et ne firent. ce danger.

sans que la conscience les îois ce juge en dernier ressort de toutes et graves du droit.-mais non pour fonder car celui qui ne commencerait droit. Après de elle le confèrent. avant. électoral du système disent. donc L'élection ne remédie inconvénients d'aussi partage que pour leur en substituer non moins dangereux. elle n'a cet dans l'accord marquer ne compte pas même pour appoint. en soit plus satisfaite. Comment serviles dont on cette confusion la vertu aurait-elle ne conçoit de conférer pas même l'honneur acte de souveraineté.cette commp de voix capricieuses la souveraineté. ce droit est dans l'urne du scrutin. pour redresser Les prôneurs il est vrai.. On ne donne que ce qui est à soi. Sa voix ne peut à sa propre sans révéler son imrépondre inspiration. que se pour la brigue . que l'instrument passif didat corrupteur et d'une factice. suprême lorsne procède avec liberté ou avec disqu'elle pas même au choix d'un officier cernement d'un mamunicipal. Dans cette majorité bruyante orchestration.LES HUINE~ DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et contestée dans son du suffrage populaire le transmettre pour On peut bien se prévaloir le pouvoir. inventées la loi naturelle. constituerait aux tous ses :c" du lui-même pas par s'en affranchir en suspicion successeurs légale. et que leurs que votes n'est nulleprétention ment fondée elle ne désiste pas à l'épreuve du moindre examen et touche à l'absurde. gistrat prononcer. ou un reflet de la l'image que comme et de la justice intelligence impassible. Elle n'est d'un canpuissance. elle n'est rien qu'un son. et l'électeur n'est pas plus le dépositaire que le dispensateur de la souveraineté. Mais . ou d'un qu'on N'attend-elle député? lui désigne le candidat pas.

et n'a que dos déceptions dignité.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE favorise? rendre S'il a un compétiteur incertaine. rope. les idoles populaires valent. polonaise La patrie eût été influence. . nération qu'il se donne n'est un signe ni de maturité ni de rajeunissement. Quant au vieux monde. qu'il devra On sait ce que pour le parti vaincu. la mortelle pu en tempérer indubitablement Si la Pologne nation qui'se tous les États mondes héréditaire. par une royauté de ce fléau. assez accrédité celui qui l'emportera de ses concitoyens. partout représentatifs la majorité aura humilié pour d'une du système électif de corrompre bien le propre C'est n'a-t-elle aussi l'aristocratie et de dissoudre. et la Révolution selon toute apparence de l'accueillir. moitié voix qu'il '1 la minorité. tout ce qu'elle touche. plus insultante en général. la.Ceux du nouveau de désordre est devenue exemples américaine illusoire par sa civilisation poursuivies le spectacle de régé' déserts. Elle se nourrit sa au mérite elle enlève et de diffamation. semer TeUe la gloire des gouvernements la haine et la division. quelle sera donc la destinée les deux démocratiques qui envahissent sauvée aux peuples de tels et de démoralisation que l'Union donnent la risée des hordes sauvages au fond de leurs ? . Le mal de 89 gagne toute l'Eudestiné est le linceul française à tous les trônes qui ont eu l'im- et dégrade L'élection souille prudence de de fraudes. jactance à la vertu sa pudeur. mortel à toute a. péri victime de l'inocule. S'il est l'élu dédaigneusement appelle subir sera d'autant l'ovation d'une faction. plus il leur importe jugent suspectes si heureusement destiné de discorde d'agiter le brandon a entretenir la fraternité des paisibles habitants du pays. plus elles se aux gens de bien.

Le bien qu'il voudrait est faire. Il a des amis à ménager à surveiller. et il est naturel qu'il cède à leurs importunités. flottant qui croit l'avoir intronisé et celui qui l'a subi. Mais supposez tous les électeurs indépendants consciencieux. affaires conférer On conçoit et aussi agents locales la éclairés qu'ils le sont peu et dans de qui ont à s'occuper uniquement encore n'auraient-ils pas qualité car elle n'est souveraineté. le chef qui convient à tous les aient le droit de nommer cela n'est pas sérieux. des uns. . le dépendance rendent lui partial envers une partie de son malgré car ses partisans ont quelque droit à ses fapeuple. parce que la justice vie. pas. privé en porte fatalement mière.1 LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et des favoris vergogne ministres de Louis-Philippe torale était. pas en souverains mais à la rigueur congrès qu'un d'électeurs à l'un d'eux l'empire déférât d'Allemagne. émané d'une révolution ou d'un scrutin d'air et de luLe monarque sera toujours. en effet. veurs. ou. autres. et des ennemis intimider Cette ou séduire. entre le parti quoi qu'il fasse. Le pouvoir sorti de ce milieu. si l'on veut. nipulait aurait jamais eu de majorité n'y possible. et sa il ne la peut l'accomplir. à l'étroit horizon individus bornés que d'obscurs de leur commune de leur département. Il lui faut des courtisans complaisants. et cette défiance des autres. le choix des leurs pour eux. quelque pour sans le talent sans bassesse. l'empreinte. élevée d'où car !a s'appartient souveraineté innée il ne sphère des passions et des partis ne peut conplane au-dessus Il venir à sa nature rebelle aux nobles inspirations. Ce' que les la y~~e nommaient élecchose d'immonde que ma il sans lequel leur fonctionnarisme courtois.

des peuples de prodivise et est Clovis une leçon qu'on n'a jamais oubliée. qui les frères.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de ses sujets. comme a plus ou moins lodes hommes le commandement de Dieu ou la giquement interprété loi naturelle. Tout le monde comprend que le partage vinces. Elle en comla dénature voir que l'élection aux caprices des factions l'assujettit plique les ressorts. Le premier législateur au fléau du plus fort. un royaume la sécurité La succession des compacte. et l'avilit. du toujours cession danger que Je royale non moins simulacre !a sucqui voulut soustraire le du partage recula devant évident de l'élection. elle finit par devenir premier et presque dans le second du plus rusé. de leurs châtiment de l'homme à celui dont sur un piédestal? mains. il n'en sera jamais le leur leur obéissance et peut-être père. de cèdent l'esprit l'appeler. peut Comment Juste se donnant lui pourtant Les lois qui se croiraient-ils les enfants de celui qu'ils ont vu naître se substituer et placé. Dans le au despotisme la proie cas. détruise composaient compromette les nationalités. et proelles-mêmes de l'instinct de conservation. plus indigne. ce n'est pas l'hérédité. et n'en admit entre deux ou trois compétiteurs . Il obtiendra mais ne s'imposera admiration. de famille ou dit droit La sagesse on voudra divin. son orgueil qui croitdans en il n'est que la création. Mais si la souveon aurait dû s'aperceraineté est reconnue indivisible. être le maitre de la souveraineté pour l'origine et inventé qui a créé la famille le fait des successions et constirèglent tuent la propriété n'en sont que le complément. point à leur confiance. et la pousse ou à la corruption. mais ne les a point inventés.

des enfants de rois mais le prince préféré pouvait être le dernierné.ï. HMt !M~e!' <?<M Si f/eee~MM /MM /e~t<tM<M )'e/tM~M~<. Aldegonde de saiute Voir. rois en naissant le réputés un arrêt de déchéance pour était que ce choix ou cette désignation recelait tous les sur l'aîné. & ce sujet. immérités. S'il y a eu des rois enfants parmi ces élus.eoHs<~K<MS. aux év~qnea. l'objet d'une prédilection aveugle. Jwcpo~'Mo. d'une à son heure. pO~tt~KS ~<!rt<Cr art. ce n'étaient à la vérité que. 14. la lettre de Tours. à la faiblesse d'un mourant qu'une promesse surprise et le voeu aurait substitué à celui que le droit d'aînesse public auraient désigné. le moins digne. Cette innovation réelle. potestas COKfCHM~M KMtMM ex eis eligat. toujours ont été bouleversés par les obd'empires La caducité des favorites et des marâtres des masses les plus forts le jouet de ces séduc- les caractères )'c. dans Grégoire .») H (C<~MtK~!H'M. dit la loi ripuaire. ne tombât vices d'une restriction race étaient à moins élection la prévision mais paternelle alors que tous les remême. 1. l'assistance Combien sessions rend de féconder l'ambition rarement que manque et de assurée du concours de tous les mécontents avides de changement.LES RUINES DE LA-MONARCHIE FRANÇAISE cessés avec d'avance cette par jetons de choix de Fuji d'eux les' autres. Les sympathies tés sont par la pitié qui et par l'indignation heurs. SC~ pO<M. turbation déçue. <tJ~yo~:<~M'ctMMMe)'<co)'f~'a ~e<c<~ee<o?!<f~:</<. anno 8~.) 2. dans tous les jamais de soulever acquises d'avance aux déshériaux malnaturellement compatit que ne manque coeurs l'apparence est une puissance Cette prédisposition injustice. </n'M<!<!«'. si morale dont tout opprimé p' ut profiter sa d'ailleurs il a su se ménager des appuis et préparer Il y a donc là un germe de révolte et de pervengeance.

L Diodore et César à supposer . La loi saliquo eut épargné trois fois à l'Espagne calamités dont elle aura peine à se relever et. Les cérémonies et les avec leurs complaisance no lecteurs par des érudits rien. dont Il Louis est le Grand rare que la haine lui-même les enfants n'a d'un pas su se désecond lit ne partagent de leur mère pas pour ceux du et si plus de la moitié des crimes qui troublent premier. dans Tacite. des plus odieux tyrans qui l'aient occupé. pour la bâtarde le trône de l'un cette même loi eût préservé Élisabeth. de tréteaux servie pour d'en bas. de ce qu'on dupes du conquérant lit dans Ammien-MarceIlin. quel que d'Henri soit le faible des Anglais VÏH.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE tions fendre. l'autorité même quand manifester. la au sein des familles convoi qui porte combien etlacorruption. L'usurpation. Strabon. du la société sont la conséquence plus ou moins directe la discorde. s'en être après jette les passants. n'en des successions ter à l'égard royales. de Sicile. surgit point elle a besoin de la voix du peuple pour se d'un vil instrument n'en use que comme qu'elle attirer avec mépris. Gaule et la Germanie. comme ovations n'avaient d'un pas été la simple proclamation bien avant elles et avec le concours fait accompli unique de la volonté des ne souverains eux-mêmes! 1 Grâce au ciel. des nations ? L'histoire est pleine misère a-t-on pas à redouou il y va du salut de ces funestes exem- les ples. n'autorise T. prouvent familières à de jongleries au saltimbanque. Les inventeurs du dogme de la souveraineté du pavois peuple n'ont pas omis de se prévaloir Clovis et du sacre du de si ces deux de Charlemagne. sur la l'initiative i~ exemples invoqués plus crédules que sinon tous Rien ont été qu'ils les charlatans.

ou commandés ques votes surpris et des soldats disciplinairement sérieusement se travestir lui-même? à la foule Bo. de souvepour maître. titres en vertu desquels des rois imposet à sa déchéance se se car il est le maître déRons tous les historiens élus de pro- à cette vérité. Si le peuple régnait d6jà et régnait l'acceptait il ne faisait pas acte. du public. est la convoquent témoin pour la rendre ils ne la consultent nullement tronisation~ ils se bornant tenue d'obéir. d'acharnement avec tant poursuivie naguère ou< bien lui qui s'imposa royauté. tout le monde. ou tout ou moins d'abdiraineté. cérës et Lebrun eux-mêmes auraient une pris pour raillerie leurs noms de mauvais à la risée goût le bulletin qui aurait jeté C'est qu'évidemment. exception que le pouvoir élection ne se réaliqui ne présiderait pas à sa propre une seule . mais de soumission cation sible de sa souveraineté de souscrire nominale plus humblement d'avouer clairement son incapacité. à lui notifier que c'est eux de leur pour qu'elle devant souveraine. risquer s'impose. celui allait pour proclamer qu'on seul. vœu sincère du pays? En admettant que la nation pût être rassemblée ou à peu près représentée. que de plus rendre à la première sans même oser sommation.i dans~ la Les queldes salariés peuvent-ils et spontané interrogés en. en cela. Quand incela. à opter seuavait-elle lement et le Le deuxième entre deux compétiteurs? troisième consuls n'étaient Cambaque des comparses.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de la multitude ceux-ci dans le choix de ses maîtres. la Révolution vaincue s'humilia Lorsque est-ce elle qui lui conféra l'autorité naparte. Nous duire à discuter les.

ne fussent qui l'a amplifié. au bruit que font nos démocrates. La subtile distinction dé~Me est la plus impertinente flatterie été craqui ait jamais et d'un roi. Dupin. des compéti- à qui on attribue que M. car les voix par la volonté des électeurs de l'élu. tibilités C'est surtout que la secte du nombreux concours célébré ce genre d'éminentes se distingue. lement encore subi un démenti avec de l'empereur rendu cet les personnifie.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE HI serait fication jamais. qui n'ont de signi- que L'avènement particulier aura française toujours d'avoir démasqué l'hypocrisie donné à ces fiers républicains. Assouplis hisons et de bassesses. ou de sales spéculations où ne figurent. Il n'est guère. et ses séides. quelques-uns âpres au gain. en première de ces incorruptibles. langage. et M. de la République immense service' des patriotes il a de 89 ses 'courtisans devenus solennel pour de sens et trop généraqu'il se retrouve trop en France résignation. ils s'entendent rassasier d'éloges mais ces éloges ressemblent à l'argot dont se beaucoup servent les ûlous et les malfaiteurs pour se concerter entre eux sans être compris des passants. ou de foi capable des princiépoque de perfidies effet. car à moins peuple ce bon mot. on crorait autant qu'il y a encore de patriotes de 89 que de niais pour sans en comprendre un mot. dont tous les discours sont des experts réclames. On se souvient dans subencore la royauté du quoique et du pal'ce rision et la plus basse chée à'la d'admettre face d'un d'ingénieuses apologies qui ont des barricades. Thiers. le Directoire qui ont enfanté à toutes sortes d'apostasies. de détectons. en applaudir à leur sans d'attester. à la phrase. ligne. . pes invariables rougir. un homme cette grande et 93. de tral'Empire.

successeur leurs le pu prévenir n'est pas solidaire intéressé une des réaction. ce serait indubiinvariable. le génie les plus cette du désir de plaire que du besoin possédé Il s'est trouvé des reines cependant et la sagesse ne le cèdent en rien aux tablement et s'il était possible d'enter énergiques. dont il était entouré de leur choix ni l'estime n'auraient teurs sérieux le ~Mo~M<? des pu préserver couronné par l'Académie. Je avec tout ce qui la rend les traits de leur sou- Les hommes retrouver si intelligente maternelle. sous . commencées. volontiers l'interruption. De même nesse eut huées de l'Europe. et si chère. inachevée. devient nement luttes. du règne des femmes. et possibles du trône. succès. à plus d'un titre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il faut bien l'avouer. des rois dans tous glissé gêné par la loi salique. préférable auraient l'autorité à se féliciter. l'occasion engagés. de leurs actes. en quenouille d'un sexe plus la persuasion tombé que le sceptre est toujours vacillant aux mains débiles ordinairement de dont rois sur commander. les dynasties les plus avec dont" gluleur eux souvent. auraient de dissolution développement. tige une filiation un ordre de succession à l'élection. du droit fût-il patriarcale que l'institution des pour objet la conservation d'aî- seule peut perpétuer delaprimogéniture les nationalités. Les règnes et conserver rieux œuvre seuls sont transitoires des et laissent germes celle familles. intérêts Si leur initié à conceptions. sinon l'abandon à leur avéchaque de nouvelles ` la condamnation L'esprit les conseils s'accommode dans des entreprises désorganisateur qui s'est assez de l'Europe. infériorité de leur le parce relative que était la raison ou de leur infirmité Ni les qualités du roi personnelle.

elle est conservatrice. du trône Mais etles quoi que l'invasion ger. ce que la politique des règnes précédents n'auraient paix qui dura plus d'un siècle. Elle est tutélaire. tolèrent les constitutionnels de souveraineté laquelle on rend et impies? La loi donc nominale et que les démocrates ou favorisent cette fiction forme dérisoires. Toutes gères.extérieures inuuenoes Cette position sufnrait dégradé compatible avec la dignité de l'esprit national.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE veraine. réduit aux fonctions être quelque chose. et les mœurs barbares pas supporté. car l'ordre étarivales ambitions bli participe de son immuabilité elle est nationale. de moins équivoque à préserver à quelque honorable des soucis Est-ce pour gouvernement. ne s'est pas L'expérience les et par conséquent car elle préserve plus l'État des l'efficacité et la qui devait en manifester comme la condition de toutes indispensable les monarchies destinées à survivre à leur fondateur. une alliance antérieure et. sont précaires tations fait attendre. car le pays du danger eUe garantit des influences étranlégitime. ouvoie. sanctionner dynasties qui ne l'ont pas adoptée et plus ouvertes aux agique les autres et aux usurpations. il contractait indissoluble. justes susceptibilités de la couche royale par un fiancé étrande prince-époux au sein d'importer ou de s'allier et peu les femmes cela pour des du cabinet faction de mari du ? et forcé. avec la génération naissante une né. de 991 En entrant résolument dans cette . Hugues vrit à ses descendants un avenir de calme et do progrès En s'adjoignant son premierqui ne s'est plus arrêté. la plus d'une idole hypocrites naturelle la est à sous des hommages étant de primogéniture aussi la plus sociale.

contre la qui sut prévenir unité nationale du gouvernement et le centre de la guerre savante et populaire féodalité. nières la royauté période. celui-ci. pendant laquelle les derde ses lois et de ses mœurs et commença. Cette union séculaire de peuples et de rois en avait fait une famille dissidences intestines quelques aucune force extérieure n'eût ou l'imprudence cependant. que Robert. Toules les pensées toutes Ie~ généreuses. à l'ombre de cette autorité elle fut calme parce qu'elle était imtoujours et les vicissitudes. si ce n'est comme un nuage passager interde deux les rayons dti soleil. et ce dernier. pour de inhérents à leur titre prétcndatent . Louis Philippe le Jeune. effaça traces de la barbarie.LES RUINES DE LA MONARCt~E FRANÇAISE à 1133 longue sans interruption'. la couronne sur la à son exemple. a fait du monde des respects français l'objet la civilisation. digne- Philippe-Auguste? Les victoires ment cette de ce monarque couronnèrent glorieuse se fortifia. des interruption et dépeuplé Hugues plaça Quelle guerres la Gaule lui-même à cette assigner acharnées qui avaient si ce depuis Clovis. non plus que la mort de ses muable. cette monarchie tombée. mais l'agiter. toutes les résistances et fonder cette qui. institutions compatibles la raison loppaient. Philippe. Henri. réclamer Robert les pouvaient eu le poumo- de l'entamer est de l'affronter. toutes les libertés avec utiles. féconde. et se déveet la dignité humaines mûrissaient sans entraves. voir Elle i. pendant tant de siècles. n'en obscurcissaient le saluplus glorieux monarques. et Philippe apanages à la vérité. 1er armèrent. I". qu'ils indissoluble. sacrer son fils Henri. fit cause ensanglanté n'est que tête de son premier-né. Louis le Gros. leurs vassaux. taire copte races éclat.

renversée. Henri. du droit du code à la constitution par les légistes. et les subtilités d'une antides empires. philosophie les légions d'insectes chrétienne ont suscité qui y sont Les avocats et les sophistes ont été les vers attachées.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dèle! les Et ce ne sont cataclysmes l'ont ni les ligues des nations rivales des bouleversements précurseurs Les notions confuses ni du globe qui transférées. expliquent et en atténuent . rongeurs roi. Mais et du fruit ces mutineries Les de la civilisation. ne mœurs brouillèrent féodales les pas les fils avec leurs pères la Hugues gravité.

de la admirés justement souvenirs que de beaux Tels de règnes la mort du preAprès de nouveau l'Europe. sont les s'était éteint et de Napoléon. comme souffla si le ûambeau de avec lui. Charlemagne ont envahi les ténèbres mier. temps valles de le caractère de distinguer général que les ont imprimé à un siècle tout civilisation d'un règne glorieux. et des monuments et de génie ils n'ont laissé stériles. Ce fut à la force qui anima sa dynastie.CHAPITRE SIÈCLE DE LOUIS V XIV ` Il importe et la mœurs entier. A la chute la civilisation de plus échappées pêtes s'étaient sa main les avait tenues du second. révolutionnaire l'esprit comme si les tembelle sur le monde. de tant aa descendance que lui avait conférée expansive et aussi a la supériorité de son esprit de rois illustres. à dompter l'apparition n'en la Révolution héroïque. toutes à la fois ainsi de l'antre où du grand homme appelé fut elle-même qu'un épisode enchaînées. La monarchie de Louis XIV fut à la fois une époque et réalise et un grand Elle résume mémorable règne. toute la pensée et à sa grandeur d'àmo que ce prince dut de présider . passager ont eu des et de décadence Les inter- l'éclat de barbarie de fortune mais postérité.

yeux. à nos imposée. de qui intronisa cipe civilisateur que l'étude ce règne touche par tous les points à la incomparable nous sommes tâche que nous Il est. et le complément du prinl'expression sa race. toire.SIÈCLE DE LOUIS XIV au développement tés qui honorent plus beau C'est siècle comme jusqu'alors inouï de toutes son les faculnom au et de donner l'humanité. dation ni la conservation de ses conquêtes. tout au. service fut moins national d'Octave. ne calma ni le souvenir suivi ni la soif des proscriptions dont il avait Et le génie d'Ovide et de d'Horace. Ce siècle trop vanté se contenta enfin d'ouvrir . Le siècle d'Auguste romaine n'assouplit la férocité ses moeurs. fut aussi ses limites. et son influence démocratiques. Virgile. dans naitre le preset spirituelle les améliorer. et justifié par consacré les par monuments génie ébauchés n'eut pour résultat ni la consolipensée organisatrice. de chacun le premier entre tous les siëcles vantés par l'hiscar il réunit seul toutes les grandeurs distinctives d'eux. qui ait lui sur le monde. de Térenco et do que n'avait Cicéron. d'Alexandre. la culture des facultés intellectuelles sur les raffinements du luxe tique. de de la sa quelque dans sa durée que restreinte précaire Trois générations suffirent à le voir Celui guerre. été celui de Scipion. la première. petite sans pour les arts. l'exemple. en s'entourant de poètes et de beaux esprits. et souvent il les surpasse. Le mérite d'avoir fait prévaloir. il les déprava qu'en corrompant plus qu'il ne les polit. et mourir. il exalta. Le complice d'Antoine et de Lépide. tige oriental Mais sur une fera toujours l'honneur de Périclès de la jeta Grèce an- si le siècle passionnée ses mœurs nation martiale.

c'est qu'il vit éclore soit dans l'art qu'au milieu des prodiges soit dans la législation. qu'il a pu l'achestamment appliqués et fécond de la primoconservateur ver. a besoin. par les corruptions par la'multiplication atteinte Au des schismes et des hérésies. un sentiment de convenance. comme à toutes les créations LA CtVtUSATtON Il N'EST FÉCONDÉE QUE PAR L'AUTORITÉ Quel que soit plus à l'éducation le génie d'un homme.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cette gnale ère de servitude et de l'histoire des Césars brutal despotisme et du Bas-Empire. Si le principe les plus inertes. jusqu'alors préside les inspirations du génie. il porta à la société du sanctuaire comme chrétienne. – royales. la quelle prince volonté . goût et de raison. soit dans les lettres militaire. et ce qui le place en dehors de toute comparaison. qui peuples dessein ce ne jette point de racine. pour mûrir. une toutes et peut-être profonde siècle de Louis XIV irréparable. et les beaux-arts. et c'est parce s'improvise succédait à vingt rois. ou à la transformation il ne suffit des pas des empires. seul appartiennent les gloires dont Je genre humain consacre le souvenir. § ter. Tout grand qu'à la consolidation de l'incubation des siècles. qui si1 d'une Que dire du siècle des Médicis? Il fut l'aurore renaissance il n'exerça purement ar tistique d'empire ni par les armes ni par les lois. conque le fils de Louis XIII à la même tâche. de bon à toutes inconnu. a pu vivifier les règnes au caractère d'un énergie ne dut-il pas imprimer et d'un esprit éminent? doué d'une âme héroïque géniture Un roi dont le droit eût été litigieux.

son investigation sévère et Il choisit des ministres . Si cette Louis se manifester vulgaire hardiesse révèle une entier. leur poids. elle atteste aussi de sa souveraineté.1. pour d'une prudence ni les conseils expérience confiance tion timide. Il porta partout. même. dessus. dans sa main. rappelé assurant sa protection patriciennes ou offensées par sans nouveaux. la veille ses conseils. dans le maniement des affaires et tous deux morts sous d'emprunt. il se chargerait en effet. résolu de régner par luide les former. que. le contre-pied silence aux factions imposer donnant eût pour distraction à sa cour la noaux'fa- pas entrepris de son avénement. de eût osé par son rang. Il s'était illustres « S'ils deux ministres autorité dit. jour des ministres et des magistrats la tutelle qui. de ce qui pas. dirigeaient Quel autre qu'un prince auen dehors de toutes les ambitions par sa naissance. recommandés cardinal frappées par l'inexorable son artificieux eût introsuccesseur. encore. et plus plus souples en déclarant modestes. en mécontente. des hommes tout seulement par leur mérite se fût enfin levé aussi ses grand après personnel. en effet. et de prime abord. ont tant juste appréciaà en succédant fait avec une que ne puis-je faire étant roi? » Et il trouva léger.'<-J ) flexible et la vue SIÈCLE DE LOUIS XIV 1'. -de incertaine n'eût dès le premier de s'affranchir. en présence en leur encore l'honneur blesse milles duit le servir. de toutes les rivalités dès le premier prendre. le sceptre qui avait pesé dans celles de deux hommes vieillis célèbres. hésiter. ni l'aide d'une une grande tout en soi. dans son cabinet. fait avant s'était lui. ses victoires et eût ajouté par les arts défaites qu'après de la paix à la renommée acquise par les armes? XIV n'attendit.

ou dévot à la façon de Louis XI. le roi de ses contemporains. trop vieux pour se plaire aux grandes entreprises. et beaucoup des Français plus énergiqucmenl est Il est des cas où la crainte leur explosion. les facultés en soi toutes naître à propos et résumer génératrices transformations et le type des le passé. de Richelieu l'inexorable politique que digne. quand dans les détails. réprimé plus salutaire populaire Après 'plus déliée aux tombé même et la cruauté plus que la justice. Louis eut de s'identifier XI. enfin. XIV Louis c'est étaient XVI sujets. confiance généreuse il n'eût certainement pas suffi à cette intelliMais en toutes choses. être. discerà un roi sûrs et tels qu'il convient et d'une aux il s'attachait sommités. eût un avec les velléités démocratiques peu plus sympathisé de 1789.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE* J son coup d'œil nement furent fermes et son Son application d'aigle. du caractère roi philosophe Il est présiunable qu'un de Frédéric IT. il est probable ou trop jeune pour aimer le travail. sien. Louis du leur. gence d'élite de vouloir. les progrès humain. et celle. de tous le' présent vers lequel aspire A les âges. mains d'un si le'pouvoir était de Mazarin. de l'esprit en tous sens. pour réussir s'il n'avait à la conscience joint instinctive de l'esprit de de sa légitimité la son siècle. c'est des vertus ce qui seconda leur pas du qui n'étaient ce qui le perdit. Louis génie. que la clémence. de sa renomprince insoucieux mée. à leur Henri siècle IV et' et IX. Pour prescience et favoriser. que . toutes les forces de la société s'appropiier il faut. il est donné aux princes d'être ces conditions seulement qui ont animé de leurs compris de le dominer.

n'aurait Henri pas eu son ère le Grand lui-même de suprématie eût peut-être inteléchoué de toute une généun peu fastueuses et de de la féodalité ration qui n'avait sauvé du naufrage des soustérile des guerres civiles que l'orgueil l'activité venirs et un désir distinctions nais n'eût plus de les échanger contre des vague réelles. La politique familière du Béardes séductions solennelles donc contre les tendances pas eu l' efficacité de la cour du grand roi.sujets le mieux les mœurs qui reflètent peuple de leur le qu'ils ont mission ils par lui de rendent pas ou de l'huet gouavec les tendances Enfants ce qu'ils et quelquefois en s'aidant siècle.SIÈCLE 7 DE LOUIS XIV > i'n la France lectuelle. en ont reçu. et quelquefois le scandale. l'expression et ses erreurs. magnificence caractère de son de tout genre organisation que les talents privilégiée^ inconnue. Louis qui mouvements réguliers XIV fut tellement ou compliquent précipitent de la civilisation. C'est modifient. les plus Les^ monarques qui méritent mais ceux du honorés ne sont ceux manité. verner. à sa les que ses fautes mêmes ses galanteries contribuèrent valurent ces applaudissements flatterie ne saurait imiter. usure sent facile. durent une émulation L'élégance jusqu'alors et la facilité de mœurs dont il donna l'exemple. comme à ce sentiment de son époque. de l'assentiment là qu'ils le maîtriIls se rendent tout et obtienuniversel. le plus de leurs . firent do la cour de Versailles . ses profusions et et que lui la popularité d'enthousiasme à sa C'est du beau idéal. nent ainsi des succès plus prompts ni par la singularité ni car la vraie gloire ne s'acquiert et ceux-là sont des retardataires et non par la violence. et plus durables. des fondateurs.

prédisposé morables époques la polémique concours les de circonstances esprits. et du goût. connu à la tête de toutes les qui unique de donna son nom à son siècle grand lui-même pour lui donner l'impulsion. naturelle devant tous dn et les est qui s'effacent intérêts. n'eût abouti par la Fronde. comme et l'effervescence avaient contemporaines. fut apparemment avait. il lui restera l'honneur et le mérite célébrités du plus beau d'y règne figurer Celui assez puisqu'il 'e dans l'histoire. Qu'on lui reproche son éducation sa fierté haunégligée. si ce monarque devenant de nobles de exemples. qui allaient former le cortége du grand roi avait eu pour précurseurs Turenne et Richelieu. remuée tout ce qui concourt environnés par tant au dévede tant d'intelli- des succès isolés.1 l'école de la grâce la politesse. ses faiblesses vieillesse. Corneille et Condé. on considère Quand de ces règnes privilégiés. bien près divine à toutes les rivalités. loppement de splendeurs. de passions ambitions. servis avec respect gences pent tances. se groutoutes les résiss'apaisent d'accorder une mission surrevêtu d'une telle l'homme .1 » LES RUINES DE" LA MONARCHIE FRANÇAISE . Un heureux vrai. de cœur et les superstitions de sa taine. ne succomba point sous un si grand effort. Descartes et Pascal il est cependant à croire que s'il ne se fût trouvé un monarque les féconder prier nifié tout capable par ses d'apprécier ces beaux encouragements. il est à toutes les mé- de la Réforme avec parlementaire fortement agité les la légion des grands hommes intelligences. de se les appron'avait personvivante de en quelque'sorte son siècle en l'expression ce qu'il renfermait viriles et de sublimes tation qu'à intellectuelle. toute cette fermeninspirations.

de Louis XIV contre Fronde principe d'autorité et la la Ligue silence des anarchiques Le propagées. dans qu'il la inspiraavec le un m but ne semble-t-il à la Napoléon pas avoir été envoyé à l'Europe Révolution pour la dompter. mais elles ne transigent jamais et ne la Révolution pardonnent point à qui les a vaincues se rallier erreurs XIV de toutes sous haine les Louis les corruptions comme à Mais et de l'impiété. l'exécuteur des hautes il dévia de la ligne. Toutefois inerte la sûreté et se cette était les a vues elles contentaient contenue circonspecte des attaques ni toujours contre et des attentats combinées par les n'était ni" toujours publique. on admet morale. tout en croyant ambition tions d'une confondues généreuse. expliquaient ennemis . pas ainsi de l'autorité être comprimées dences en matière de dogme peuvent ou dissimulées. ont fait oublier les désordres et les périls qui ont précédé son à laquelle mais l'inertie semblait se résiavènement cachait de profondes rancunes gner le parti de la Réforme et de sinistres Si l'autorité desseins. en quelque de la Providence sorte. apaisées roi. de sa lâche connivence? Il avait œuvres été. royale grandissait aux mains d'un prince doué d'une volonté il inflexible. aussi les doctrines avaient était une réaction du que long qui lui avait Le règne été tracée.SIÈCLE DE LOUIS XIV puissance et cette mission. et la soumisssion des populaparlements sous le sceptre du grand tions. quand l'esprit de Dieu se retira de lui. don de se faire plus mystérieux obéir qui lui a été octroyé et plus élevé. il disparut. du despotisme à toutes dans l'ombre conspiraient le trahir en secret. céder aux remplit à son insu. n'en Les dissireligieuse. pour la châtier Sa tâche accomplie.

exigences auraient craint de graves philosophie leur soumettaient Le d'une frivole. contre lui-même. Les écrivains et les prédicateurs à éviter tachaient instinctive avec une sollicitude et Fénelon toute collision. s'il eût prévu une coalition prochaine ou contre son peuple une irruption avertir ses remplissait formidables. dont il voulait ses descendants. est le signe distinctif de toute à la plus sévère imagination consistait à se mettre en harmonie pudique la littérature Cette réserve de cette S grande même perçu Le Mais il y a dans cette époque. en effet. tant de qui attache déchirée par la Révo- n'eût pas plus soulevée. les de la . que s'il n'avait pas pourvu à l'homogénéité encore de ses États. à concilier l'autre l'austère piété avec moins détours mêmes retenue.vie sociale. régimentaire la France. les moralistes les dans les s'égarer et les poëtes eux- goût avec les esprits les plus délicats. au système de défense qui subsiste et à l'organisation au drapeau. avec les seules l'hérésie armes de la logique. par l'Europe de se survivre à elle-mème que de soutenir . côté d'un fortifiait ennemi ses frontières hérisignoré. publiés Cette guerre sourde et permanente préoccupait les espris sérieux. Il est présumaou prémunir ble. circonspection on ne sait quel pressentiment d'un péril inacontre lequel on se tient en garde. de son monarque contre toutes les entreprises sait le nord de citadelles entretenait arsenaux. prestige lution et envahie été capable cotte lutte désespérée. des armées comme permanentes. Tandis que Bossuet prévenir cherchaient l'un à combattre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les connivences et les menaces révélées par les libelles tous s'atou à en Hollande.

recherche. Il voulut qui le faisait respecter eut soin d'orner avec et il ne négligea l'émulation. et des PuyséL'art des Yauban œuvre de prévoyance que la tac- aux traditions avait déjà substituée tique de Turenne enfin Pour honorer surannées du métier de la guerre. acceptait avec fierté de la bourgeoisie s'y un uniforme et très-volontiers qu'on Son attention alla plus loin. vanité nationale. les subsistances perfectionnés. au-dessus des prérogatives une distinction sance. régnant que il ne vint son jamais à l'idée 13 dos sceptre put cesser de les . cette compléta et tous les services de régulier. il ouvrit aux vétéet consoler le courage malheureux. qui eut l'œuvre personnelle le régla intéressant Le soldat costume le point plia et tant de de part à ce prince. à un régime le génie. de somptueux du que les merveilles règne de Louis le de au-dessus l'institution monarchique plaçaient l'excelelles attestaient les atteintes des partis. la et la il en reforma d'honneur en y discipline. était du roi le théâtre.SIÈCLE DE LOUIS XIV La nos constitution fut en destinées. sa force car en dépit des lence du principe qui faisait encore rivalités et des mécontentements qui agitaient dont commotions les violentes les esprits. à entretenir aucun des moyens propres fut informé qu'il et les avancements sa justice. I. soumis l'armée gur L'artillerie. rans mutilés Tandis Grand toutes asiles. c'est lui qui de l'armée. qu'inspirait timides. et malgré l'Europe sujets T. On dans sa main les choix concentrait alors de la confiance le zèle s'accrut sa vigilance les plus encouragea d'éclat les actions par titre de noblesse pour les eux-mêmes de la naisfurent récompenser une décoration qui devint un et pour les gentilshommes soldats de fortune.

Il lui restait la gloire suscitées. les familiarités suspectes Il se montra à tous. en effet. ment. . il tendit la main jugeant que là n'était plus le danger. parti. ainsi une dictature sans contrôle. il tacite de se la faire pardonner par prenait l'engagement Il n'est sa sagesse. dante et de forcer de tous rendre jeune monarque il ne voulut ni des rigueurs de Richelieu était de Mazarih. Il commença au moyen d'un faste royal encore inconnu et d'un luxe d'étiquette reproqu'on lui a peut-être trop légèrement dont son aïeul avait été ché. à justifier cette fierté par le respect et l'admiration. de bataille champ C'est qu'il émue en lui ouvrant cette disciplina des tumultueux était vaste encore tout jeunesse aguerrie. mais victime. ébats du forum et de la tribune. En s'arrogeant plus sûr de lui ôter la parole. Le de sa position eut toute l'intelligence ni des expévàincue.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE protéger. mais d'autant un plus du pays les ambitions rivales que la lutte avait fut l'oeuvre d'une combinaison bien simple. ennemis et il n'entra qu'on pût de ses pas même dans la pensée renverser son trône héréditaire. du haut de son trône. son enfance. Faire à taire les passions en leur fermant et tourner l'arène. des tracasseries de Obsédé. il comprit'que discuter avec elle c!étail la et qu'il ranimer. La féodalité dients les partis à subir sa tutelle. et. féodales à son avéned'opter. Il ne faillit point à cet engagement. qu'il vengea par l'humiliation ment. de son âge ait incliné vers qu'un pas étonnant prince ce dernier donc par tenir à distance. plus providentielle. entre les rivalités mais de la Ligue. du parleà la noblesse. depuis la Fronde. et l'abjecte popularité la souveraineté indépen- Il ne s'agissait plus. ou de l'honorer par sa grandeur.

avaient fait autrel'arrondir fois partie intégrante et le faire pour le compléter. confirmer ce qu'il avait acquis par les par des traités XIV s'immisça armes et nos revers combinaisons les provinces restées encore témoignent de sa diplomatie. Il obsède. et le Portugal. à l'honuniquement que celles qu'il titres la fit servir. le reconnaître. dans les affaires point d'autrui mais. systématique il indigne tous les amis de la Révolution. il voulait pour le rendre Ses vues sur les Flandres. et de l'habileté § H. à les de la France d'entretenir ne et de son une marine commerce et lui faisait des de fonder françaises après tousde la sagesse de ses ADMINISTRATION XIV L'esprit gloires du et plus plus implacable à l'égard du règne de Louis XIV. DE LOUIS jusqu'au il avait. Son faste et ses prodigalités lui sont reprochés avec ceux mêmes qui ont subi la banqueroute amertume. de suzeraineté qui s'était étendu Quant aux établissements coloniaux. L'étendue et la Hollande. neur on doit du pays. étaient basées sur d'anciens traités violés et le Brabant compacte sur un droit Rhin. la Belgique et inexpugnable.SIÈCLE DE LOUIS XIV S'il céda aux amorces de sa propre il ambition. persuadé que la force est le plus sûr il usa de la victoire pour moyen de faire les siennes. l'Angleterre des côtes un devoir Louis arsenaux. le même droit que l'Espagne fonder et à les défendre. par de quarante dénigrement passé est devenu de qui s'acharne à toutes les . et ne tenta de conquêtes en vertu de qu'il s'assujettit du royaume revendiquer pouvait Les seules provinces authentiques.

tous mais les autres. de son école française. intelligentes Cette diffamation du et du plus règne plus beau la France fait partie de l'enseigrand roi dont s'honore à un professeur refait l'histoire gnement qui officiel. que le rouge lui monte et le savoir du cardinal Dubois. par ses dans cet essai concussions tion des ramena publics par ses sages en ravivant le commerce l'abondance libéralités. sans balbutier les vertus Peu s'en du faut les jongleries qu'il n'admire le remède aux profusions orgies du Palais-Royal de la vieille cour do Versailles.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE milliards dépenses vernements ou d'assignats. et des générations universitaires à nos l'usage apprend enfants du grand roi cachait une que la dignité exagérée médiocrité et sans régent Il lui oppose. du système de Law comme du règne précédent. que le désordre des finances amena les troubles précisément de la Fronde. présomptueuse au front. incommensurables constitutionnels sont mis à l'index vanité ont de leur approuvé et improductives vote les orgueil rance et la ridicule. que c'est par deniers et que de révolution. goteries Le siècle de Louis XIV avait trouvé et les écrivains jeune. et les comme la conséquence des bigrâce auraient devant dû ap- Voltaire. 1. Laeretelle de l'Académie . Ces inexosans exemple et une pédanterie rables censeurs oublient et nient. au besoin. comme le mal au lieu de le guérir aggrava Louis XIV lui-même qui mit fin aux sa sévérité. rétablit l'ordre la geset règlements. M. des' gouson despotisme et son d'une secte dont l'intoléles bornes mêmes du franchi et qui s'impose au pays avec une opiniâtreté sans pudeur.

Il traça des règles intelligibles de l'administration pour toutes les parties entre son peuple et lui. par le cardinal abus de sa minorité. de. 1. des comptes sincères est Louis XfV. la fiscalité comptabilité que ni Richelieu Sa persévépu ou voulu effectuer. Dix-neuf a septembre règne. son ministre. tous intéressés à le servir Mais pouvaient un mérite compense. Mazarin. rance opiniâtre et déjoua vainquit toutes les résistances tous les subterfuges. pas ré- tous les fonctionnaires. bursaux et des finances est fort ans au règne les derniers qu'il avait sept i furent présentés Bien premier loin soin. Les fonds secrets sont une invention pôts arbitraires. de parade destinées à justifier cussions l'augmentation non à les alléger. la sous à créer qu'il parvint ni Mazarin n'avaient une et ne voulut.et mettait indulgence édits 1645. et nos comptes'et nos budgets des disparlementaire. de sa sévérité. les examina il ne descendit arides auxquels les torts de pour redresser soit fait rendre et suppléer à l'absence de documents dans la perception et le détournement des deniers royaux. Il Il n'est pas de détails et les régla lui-même. sous son fut de les de contià la de son impossible. furent enregistrés dans le seul lit de il l'avait à pallier justice du . et des magisloyalement. forme d'édits occultes et des imroyaux. que des agents trats intègres. aussi compter sur sans encouragement avertis son appui. de pénétration et de fermeté C'est à force de travail. Le premier roi qui se des charges.dissimuler. des dépenses et il devint prévenir.SIÈCLE DE LOUIS XIV prendre antérieur lorsque parlement nuer les mort de au lui que le de édits désordre ce roi. accordée. Il ne laissa ni un service sans Il ne retirait pas sa confiance quand une extrême .

Cha- le courage des homde ces mots heureux lui inspirait mes vulgaires qui ont fait dire de lui que s'il fut le plus flatté des souverains.. Les subtilités un système ou à la règle. capables et laborieux.. le nom de Grand 2. « Le gouvernement et sa civilisation de lui ses mœurs passa de la confusion le goût. 1. reçut qu'il roi de France qu'il fut le premier des peuples. accord par lui de l'arbitraire à plus complète? aveu d'une judicieux écrivain embrasse mais égarer sa conscience. maininfatigable l'équité. tenir qu'il des a fait ministres avec une probes. Monarchie l". suffirait à lui mériter aux dégoûts qu'il eut à surmonter. La vérité l'obsède. tome 2. le Il eut. bien rare. qui l'attirent Voilà pourquoi sous la plume de Lemuntey. on retrouve un défi peuvent accepte non aveugler sa raison. Ce à sa perproportionnée patience et aux obstacles à son amour du bien public. pour un esprit bien fait.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les fautes. etc. des charmes malgré lui. par un nécessaires à l'accomplissement et le temps pouvoir dans Il en trouva les moyens d'une tâche aussi difficile. spicacité. f<n< tbid. Lemontey. c'est gnage nistrer. à consoler qui m'a obéi! » dit-il tout haut dernier la un ainsi de son le relevant -Tourville. à aies reprendre soutenir « Voici de la mauvaise fortune. .bordant revers. XIV. il en fut aussi Ses plus le plus flatteur censeurs sévères lui ont 1 rendu ce témoiqui sut admidit Lemontey. » Quel louange honorable d'un prince obtint jamais On ne bouche qui bien de ses flatteurs' une cet peut trop admirer ennemie. et dans sa constance son application à. d'abattre capable que circonstance en a. î' page de Louis 333. etc. faiblesse. elle a. homme avec douceur.

tout comme et protéger la les plus populaires. servant pas à un pouvoir mais à se tenir en s'attribuer arbitraire. à intimider. blesses La critique relevant les la du fai- de l'homme. et la partialité. 2. les princes respecter liberté n'ignorait siens civile. facile de à 4 Chàteauroux. pou les assemblées parce contre de et les républiques. Lettre h M. si vraies Et qu'on n'imagine pas que ces appréciations lui fussent Cet dédaigneuse. En renfermant le dans ses attributions et en se réjudiciaires parlement il ne pensait tous les choix dans l'armée. Il ne corps fût sans de la magistrature croyait pas que l'opposition était lente dans ses délibérations et danger parce qu'elle ni que l'autorité militaire fut modérée dans les formes.SIÈCLE DE LOUIS XIV tantôt l'éloge de tantôt l'homme celui du tempérant monarque d'un monarque. inspirées par une hauteur esprit essentiellement juste et lucide savait. une assemblée facile écrivait-il de bourgeois » à tromper. ces grands corps qui ont tant de « Ne craignez avoir de cœur2! rien tètes qu'ils ne peuvent rantes du parlement facile de c'est Franche-Comté. de Ghâteauvonx. à M. Ses ordonnances pas avoir et les sacrifices à régler que lui coûta assez qu'il témoignent intérêts d'autres que les la création des com- 1. estimait délibéde l'école moderne. diffamation systématique si. séduire. garde l'esprit infaillible est tranchante 1 qu'elle si médiocre au jugement des historiens Ce prince. Ce n'est ni en laissant faire flatteurs conseil de son XIV ni en prenant orgueil que Louis est parvenu à dominer son siècle. . beau règne accuse donc autant l'ignorance que l'esprit de parti des de la Révolution. Lemontéy.

çais que dangereux Il était fastueux et prodigue. répéteront censeurs des prodiges moroses. de Louis XIV. si la politique On peut donc le présumer. Peut-être la France que le roi et favorisées tie. 1. Louis libre. n'eût-elle en brisant. comme la démocrade peraussi la de sa Staclameurs. à la défendre par d'impuissantes fides conseils et de stériles regrets. teur hostile à cette aussi difficile un compétipour lui substituer alliance car il était protectrice la vigilance du cabinet de tromper franquelques enfantés Mais il de braver la colère du roi. Il. avec une sagacité prosubalterne phétique que n'atteindra jamais la diplomatie de la Révolution n'ont pas que les gouvernements « II ne faut pas souffrir que le Mosmême soupçonnée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pagnies commerciales plus que ses ancêtres inférieures. à l'honles événements Il pressentait qui touchaient neur et à l'intérêt de la France. encore car il ne se serait pas borné. Car classes tion que sont n'eût des sources point d'ailleurs prouvent qu'il n'était de l'émancipation en défiance les 'manufactures de richesse pas des et la navigaet d'affranchissement un despote. par que les hommes généralement à cet égard. les liens nislas avait resserrés. qu'aux signes dans quelque ce fut excès. tome extérieurs. n'accordent S'il donna. à imposer. . et l'électeur de Brandebourg se parcovite. pas désintéressé la première. l'empereur » porte une de ses dépêches ostentagent la Pologne sibles'. Pologne cause. peu touchés par cette libéralité la majesté croyait l'éclat de la représentation. de la Pologne serait XIV lui avait survécu. Mémoires et intelligente du trône intéressée le respect féconde.

plus dignement que le roi Louis comprit la royauté il abdiqua pouvoir plus protéger confié à ses soins. de Louis XIV. roi de Hollande. puisse C'est dans les actes les plus solennels de sa vie qu'il le plus de raison. le second le créant et le troisième envers » vos sujets. a manifesté disait Napoléon à son frère en « Votre premier devoir. envers la France Avec quelle onction plus mieux sentie 'et Louis persuasive « Soyez bon Espagnol prince qui va régner en Espagne » Cermais n'oubliez jamais que vous êtes Français d'expression tes. pour constater été proférées. peuparoles la signification de ce mot si commenté investigations ces paroles ont renmesure exquis et cette tant de poids aux moindres vent à déterminer complaisamment VEtat. est envers moi. de mesure et de tact.SIÈCLE DE LOUIS XIV que par goût. de était trop naïve et trop sincère la royauté pour qu'on le supposer animé d'une puérile vanité. car but dont on ne peut accuser allaient chercher le talent dans ses retraises largesses encore et porter au'delà des mers l'amour tes les plus obscures. celui qui se montra le plus exigeant Il est clusif n'est pas le roi de France. et dans un noble plus par système sa conscience de roi. qui donnent. dans les confé- . Sa conviction des devoirs et le respect de la France. Ce sens aider et le plus quelle justesse XIV [congédie le ex- juste d'ajouter les devoirs de dès qu'il fut convaincu de ne. C'est répété et si ridiculement Nous avons fait d'inutiles dans quelle circonstance ou même si elles ont été fidèlement à propos des négociations à termidestinées ner la guerre de la succession ont d'Espagne qu'elles été attribuées à Louis XIV on trouve. c'estmoi. la liberté ni les intérêts du peuple parfaite. dues.

» réponautrichiens do l'ambassaprétentions de Polignac du gain de deux chez vous. les sacrifices être onéexigés par les alliés pouvaient à sa dignité sans attenter reux à l'État il personnelle. repoussant . trop subtil ou un ont les tout ce pour lui-même à l'honneur Lui proposer contre national. qu'elles avoir dans la bouche de ce grand'roi qu'un sens conrences mêmes qui pu forme à son caractère conseiller malQu'un diplomate de faire entendre au monarque avisé ait entrepris que. n'eût jamais eu assez d'élol'antiquité pour lesquelles ? Une interprétation ges et d'admiration à la basse convient mieux peut-être est de défigurer l'histoire à l'écrivain cachet de niaiserie cherche sérieusement le tâche partial moins littérature héroïque dont la mais elle un imprime et crédule qui y d'un stupide témoignage de son orgueil. mais elles n'ont pu n'ont pas été inventées. « On. les insolentes traiterons de France.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la preuve provoquer. prenant et de trèsêtre ambiet sublime et à sa pensée. sans » disait vous. et négociateurs « Nous batailles. Mais alors aussi la réponse c'est le cri involontaire guë ni à double sens du patriotisme offensé. qui touche l'intérêt de l'État ce qu'on n'oserait pas lui conseiller était en effet une témérité qui devait pour lui-même clairement sa réponse. « On voit bien royale. amener et qui explique Appartient-il à des Français de blâmer des paroles si hautes. à vaincre. n'en les pas ainsi jugeait courtisans honorés de sa de sa fierté n'êtes pas toute aux accoutumés s'inspirerait que vous dait enflés vous. n'y a en cela rien que de très-vraisemblable ne peut naturel. deur l'abbé temps parmi c'était à qui confiance.

Réflexions 2. de la cour de Versailles? de cette à la Le de ses comme sollici- représentants en effet vaincu et menacé de aux « Un roi fait l'aumône indigents coup. On dissertera sur la meilleure forme éternellement 1. après qu'après plus inflexible autant de patrioiN'y a-t-il pas dans ce superbe langage tisme que de dignité personnelle? d'un parle au nom Louis XIV soutenait roi Comment censure descendre des somptuosités le luxe de sa maison. de la souveraineté. pour cela ni de relever le couni de lever de nouvelles troupes. M.-B. « Il a fallu que j'ordonnasse ci Pomponne de se assuré. dans son écritoire. sur le métier de roi. page 469. Père de tous ses sujets. Le roi dont était aux les conférences do Gertrudonberg. parce que tout ce qui passait par lui perdait et de la force qu'on doit avoir. son indignation d'un si odieux pour rendre propos.' affectaient tant par une ligue Il ne discontinua de plus en plus formidable.SIÈCLEDE LOUISXIV de la Hollande. la pompe roi considérait fêtes et les libéralités de sa royale munificence une condition tations de sa grandeur de Mmo de Maintenon il répondait en faveur de magnanimité. » Ce mot peut n'être pas du mais il prouve tes humanitaires monarque ne donne dans les devoirs quelques en dépensant beaugoût des économisdu moins la foi du Le prince en effet aux pauvres que ce que le fisc impose il est juste aux contribuables. leur donne assez de travail et de sépour tous lorsqu'il curité pour s'aider les uns les autres. J. quand on la grandeur » Voilà de France comme la mauvaise fortune. Say ne trouve d'encre assez pas. hauteur ni de se montrer et magnifique rage de ses généraux. Mémoires. do retirer. tome II. plus grand et un revers une victoire. ftere .

pouvoirs et du règne des capacités. par la seule influence de son définitive ses lois. des l'accroissement ruine de tous et leur de des finances.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et la dose de liberté compatible du gouvernement avec des sociétés.. dupes se traduisent utopies dont tous les résultats sion ou l'anarchie. ses usages. années a dû faire compren- aux intelligences les plus bornées que la foi punise rient et les passions que. La considération dans le monde veur tous la nation devant entier est un de la monarchie la loi sa langue. la question n'eût pas été jugé le plus foi. exemple. des. et ses mœurs. sans en être ébranlé. au bien-être la sécurité nécessaire Si. il est probable que celui-là mauvais gouvernement qui avait pu. Nous Louis sied-il bien XIV. . la force aveugle égoïstes des combinaisons de la pondération constitutionnelles. acquise sa littérature au nom ` français en fa- puissant de Louis XIV. égale à d'ordre d'une sonores présomption? et de droits civiques légal une expérience de soixante dre et ont perdu leur prestige. et donner de grands revers et les réparer. verselle. en essuyer à tous les autres. doit l'ordonnance et c'est de toutes argument Car c'est à lui que civile qui fonde l'égalité de encore à lui que remonte le sa cour moderne les célébrités de l'Europe. à la fin du xvhi6 eût été posée de bonne siècle. aux formes qu'il lui plut devint la langue uni- plus haut progrès fut le rendez-vous toute de la civilisation la diplomatie se plia et la langue française d'imposer. les emplois dilapidateurs l'abaissement par une impunis Les mots foule de juger sévèrement le règne de de tant de folles que nous sommes par l'oppreset la impôts du pays et l'invasion subalternes de tyrans ignorance de liberté.

ses et dé conles rois ses prédécesseurs. sous du monde. temporains rassemblés entre tous autour d'un prince médiocre. et ses rivaux? à la vérité d'avoir été altérée ou exagérée Qu'importe En est-elle moins la vérité? Peut-on par la flatterie civilisateur celui qui en fut le isoler de ce mouvement et fons ? Si la plus heureuse faculté centre. modèles éternels d'atticisme d'urbanité. d'œuvre bien et nul à ce témoignage universel. prétention pas moins devint la première elle-même 'nommer n'est venu se mêler de la guerre sciences des arts. Phelippeaux lution de gouverner Richelieu. de Turenne. Il combla et Le Tellier sa résojustifièrent sans l'intervention d'un dons. avant de se désaveu sa de Grand. les savants parvint jusqu'à lui. du hasard et de goût. principium des souverains mettre est de savoir distinguer le mérite comme Louis et le faire et le XIV éclore? en lumière.SIÈCLEDE LOUISXIV Qu'un trouve sous la toge académique. et en tira plusieurs do l'obscurité. qui jamais posséda cette intuition pour le deviner. l'attirer Il le chercha dans tous les rangs. de la chaire d'éloquence prodiges et de la scène. quelle que fût leur. salué par son siècle du nom petit le monarque et croie constant le dépasser est ridicule et rien que nation la de toute de plus la France. immortels monuments "exactes et philosophiques. du soldat jusqu'au dont il voulut lui-même Fabert furent de l'artisan C'est général. gourmé professeur. et les artistes dont la renommée patrie. Il . grande nation. chefs- et de poésie. vous quel caprice inexplicable aurait lui seul. jusqu'au une noblesse CatinatColbert et et les successeurs lui-même de ses Vauban. poëte. sceller les titres. Génie et du commerce. cette il n'en restera son sceptre. tête.

ne veut voir pourtant à aucune de ceux dans ces libéque de l'ostentation si intelligentes. avec cet jamais manqué 2. parce que vous être compliquées. mande-t-il savez l'armée heureux 1. Conversations devant Lille. Racine et Molière. marquis puis « J'ai quû que. et' de l'architecte Man- fit la fortune Si l'on ralités moins choix Le Brun. de Louvois. qui l'ont servi tout des torts de son ambition giques. . c'est-àdire aux hommes et les plus les plus habiles réputés la charge aux fils de austères. à Bossuet et à Fénelon. » On peut génie du qui ne m'a 1672.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE admit dans sa familiarité Boileau. on ne peut attribuer du de vanité ses intérêts le personnelle les plus chers préoccupation à qui il éonfiait et les plus intimes.seul à commander marché droit à Lille. Mais on ne peut lui contester discuté lui-même les plans stratéd'avoir suivi de sa personne toutes les opérations et part au je-ne » On directe « Je me aux difficiles et aux plus plus mets du côté de la Flandre. Mémoires. qu'échut d'enseigner France Quel l'art mauvais de régner roi aurait faire régner la justice? assez aimé et respecté le couà la noble franchise abandonner le ou ` et de rage et la vérité pour de ces preux chevaliers et de ces vertueux prélats Les rois médiocres soin de former ses successeurs? ont-ils égoïstes et d'abnégation? S'il attribuer n'eût donné été qu'un de tels exemples de prévoyance on pourrait le mérite de l'ir- aux généraux ses campagnes. Lettre 2. N'est-ce pas aux ducs de Montausier et de Beauvilliers. du peintre sard et du musicien Lulli. et charger réflexion l'honneur prince belliqueux. 27 décembre toaic 11. pris une de sa jeunesse.

sa prescience. il n'insista il s'arrêta même au milieu de ses succès. comme des pierres d'attente. de dire que la guerre se hâte roi. accuser par J'esprit et d'imprudence. non tude de l'avenir. et les redoutes érigées par lui.i SIÈCLE DE LOUIS XIV bien taxer de présomptueuse confiance cette des'manœuvres lion dé sa personne à l'exécution participapréméde notre le plus cynique des parodistes ditées. mais. y S'il n'eût été qje le rival de ses généraux et dominé on pourrait son amde conquête. I. mais ce faible fut celui de vantés mais cotte pastous les héros dans l'histoire. » Il se tint donc en garde contre les séductions la plupart des princes du génie qui enivre belliqueux. entre les deux Flandres. monts de sa modération. Il a pu lui échapper digne occupation « Je me félicite encore d'un de ce. Lettre au marquis de sont moins encore des monu- que de sa solliciw 9 janvier I68S. du . mais de fanfaron histoire n'a pas encore osé accoler l'épitlièlo à la majestueuse figure de Louis XIV.il que la justice de l'occasion est la plus d'ajouter les portes m'ouvre prouver qu'il y monde 1. Mémoires. sur la cession définitive point d'abord sans s'être convaincu des territoires que de la gloire et m'offre a encore un roi au en litige. Villars. il céda peut-être au bition d'orgueil sa puissance. en lui par une raison et sion fut modérée supérieure désir d'étendre la conscience de son droit. les provinces con- à son royaume ne pourraient plus quises et incorporées a justifié Le résultat en être détachées.

ici-bas une fonction toute divine. l'organisme de son duel. un rôle sur la scène semblable daus personnages ceux qui remplissent l'acteur et le héros. être Pour vouloir s'oublier. nous deExerçant vons tâcher de nous mettre lu ravaler. privées. scmhlons être qui pour r parti- pourraient ainsi dire. sans soutenu sans doué Aussi d'une fût factice ou jamais se faiblesse et ne volonté qui visant en roi ce prince. avec ses faiblesses. étudié. Que ce rôle théâtral.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE § III. se considère-t-il tout à la perfection comme le ministre de la Providence et le représentant de Dieu même sur la terre. jamais tient'de s'il est qu'importe. et à l'héroïsme. triqui La une du monde tous l'homme ses variations. la place de Dieu. à un ordre nécessairement exceptionnel. « Dans la place qui vous attend être. maître et l'homme nature. et ses vertus ses infirmités physiologie source de méprises et de faux jugements ne sera jamais au-dessus des autres. . dans ses desseins. butaire de la commune appartient les autres. bien près il faut être a la vertu. DE LA PERSONNALITÉ DE LOUIS XIV Il Louis y a véritablement dans à deux tous comme XIV. vous ne pouvez sans honte. démentir. conduit par d'autres lumières que les vôtres. dit-il à son fils. qui de lui-même. le roi fut toujours grand par la hauteur et la constance la dignité de son langage caractère. public. dans Louis XIV. après moi. en fait souvent la confusion c'est ne sera car celui-là pas indiviQuel que fut. au-dessus des nous Il est des agitations cas où tenant.

art. p. » ne révèle-t-elle pas . et dire que « la représentation lui tint lieu de grandeur » qu'il fut gouverné par la peur de le paraître. Fbid.. Capeligue. pour le dauphin. l'admiration se représente de son»siècle. 2.toute la grandeur d'âme de cette sagesse couronnée? On peut bien opposer de piquantes antithèses à de si hautes leçons. etc. des jaloux gâté par les adorations plus minutieuses règles de ses courti- et toujours des pompes environné ce qu'en langage d'atelier les peintres une appellent dans le visage. tome II des Mémoires de Louis XtV. « qu'il consentait mais qu'il s'offensait grande familiarité bien à l'admiration affection On ne peut n'ait des comme méconété d'acrare de leur 3» tion providentielle. 35. la royauté prenait et de servir un prince qui ne comreflet de l'éternelle peuples. aux princes mais la prudence les bons ministres du prince et produit qui forme les bons conseils 2. etc. et cette constance pour justifier Que l'on despote sans. on charge. Lemontey. Lacretelle. sans altérer peut varier 1. 33. d'une trop connaître cependant que toute sa conduite cord avec ses paroles. Louis lo Grand est assez comme un asiatique. de l'étiquette on aura orientales. Instructions 3. » aussi bien que de son auto- de ses devoirs de roi une idée Qui jamais se forma et plus pure? et Qui ne dut être heureux plus sublime fier d'associer son dévouement à cette pensée d'inspiraun que comme si profonde justice? Cette autre réflexion que « ce ne sont pas les bons conseils et les bons conseillers qui donnent de la prudence. .SIÈCLE DE LOUIS XIV cipants de sa connaissance rité l. Avec un trait qui prédomine ou exagérer son expression.

nager aux annales ni héros de mémoire. magnanimité mence et la vie d'Henri IV. et il est devenu cuteur. Mais. le Grand serait est plus celle d'un monstre. .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE- sensiblement la ressemblance. accrédités substituer les apocryphes lecteurs. malheureusement Louis XIV s'est pour les caricaturistes dans révélé lui-même le caractère l'exposé de sincérité de l'histoire. à feindre. des principes qui ont dirigé son pur et simple ses actes le plus règne et des motifs qui ont déterminé sérieusement jugés. pris sous leur ce roi perséen Hollande contre publiées dans la basse litde mode. calomnies que jne En et à la Réforme. des Mémoires dont confidentiels. les les Mémoires de Ma° de Montpensier. De l'aveu même de ses détracteurs. Le nom de Louis aux petits hommes importun à la le fut celui du Béarnais réhabilitant le parti pr otesles toutes responsabilité de la Révolution Ligue ils tant. il était trop fier pour s'abaisser Il n'appartient donc à personne de décliner l'autorité de ce document voudrait lui par des libelde respect à ses glorieuse de ce et l'écrivain qui désormais authentique. ont. plus ou suspects. des vaincus et des opprimés. térature pâturo des romans et la base do l'enseignement de la jeunesse. les faits controuvés. car ils sont est incontestable. l'hypocrisie. d'en faire la et dans quelques chaires. encore qu'à manquerait la mémoire grand prince. les coSi les plaintes devaient seules suret des bannis lères des mécontents il n'y aurait plus du genre humain. La ni vérité dignes historique la cléd'Alexandre serait de la démence. écrite d'après et les notes secrètes du curé de Saint-Étienne sermons de César de du Saint-Office.

qu'ils d'entendre la vérité sans Une des et savent la craindre. 2. Lettre du 5 septembre 1705. par un procédé et plus généreux la plus ferme que de leur opposer et de sa parole? garantie de son caractère Quelle leçon de tolérance et de bon sens donnée aux par ce despote d'injustes Ce que les redoutent et haïssent le plus. pour l'engager mépriser les libelles il public de parler les temps. plus réprimer silence ou qui à la ca- des princesse par moi-même Ursins qu'il ne peut que lui. 1. ibid. se mettre à portée dieuses de nos ministres doctrinaires! Et cependant lomnie et dissiper qui pourrait de ce règne si religieux et singularités illustré par tant de prélats qui font la gloire de l'épic'est l'exclusion absolue du clergé des scopat français. et en France que la prétention ni conseillé ni influencé verront affecté des médisances à d'autres s'adressent « Il est impossible le d'empêcher s'est donné cette liberté dans tous 2 » ils n'y qu'ailleurs de ne vouloir paraître puérile et le dédain par personne.SIÈCLE DE LOUISXIV Montrez-leur « Dites toutes à la choses cette lettre au maréchal que je de Villars décide de et que personne n'oserait des faits contraires à la vérité m'imputer » ou celle au roi d'Espagne adressée à lui-même. ce n'est pas petits esprits la licence de la critique. mais l'expression trop incisive de la vérité et du mépris c'est ce que leurs lois insisusceptibilités de diffamation et de sédition mais qualifient des esprits de la trempe de celui de Louis XIV planent assez haut pour que l'outrage ne monte pas jusqu'aux régions habitent. ." Lettre du 8 janvier 1688. imposer défiances. tome II des Mémoires.

Le résultat des libertés question secte du jansénisme mer. La foi sincère rances fondées appelé de cette négociation aurait de l'Église si la nouvelle gallicane. il envoya à Rome les de Polignac et de Janson et lorssa satisfaction ces au conférences conseil de l'habileté il délicates. s'il n'avait pas mis fin à la déployée ajouta qu'il l'aurait été cardinal. Il résulte des sa personne. plus et ministérielles.LES RUINES J)E LA MONARCHIE FRANÇAISE fondions pris cette civiles de mêler d'État. Lorsqu'il ont été gouversuspecte eut à négocier avec le sur les Saint-Siège Bossuet à l'assemblée cardinaux qu'il qu'il d'Estrées. épreuve le motif après ne s'explique révélations temps persistance la malheureuse la convocation et plus que par de l'assemblée consignées explicitement dans du Mémoires plusieurs recueillies dans un des plus . n'avait à l'envenipas eu d'intérêt de Louis XIV déconcerta les espéet' blessée. qu'il trouvait tendant les derrière et ses rigueurs toutes les combinaisons la tête Cette de tous ou contre complots à exclure à le tromper. comme à ourdis contre son pouvoir le clergé de ses conseils des quatre propositions donné lieu à qui aurait de 1682. en des il ne souvenir Que de Louis XIV ait résolution craignît questions d'autant rois nés d'une par scrupules s'en départit ou qu'il Mazarin. à ce dernier témoigna avait dans quatre propositions rédigées par de 1682. De là son antipathie contre Port-Royal à l'égard des réformés. et après lui des caractéristique qu'avant plus piété beaucoup des prêtres. de conscience aux Elle est jamais. sur sa fierté par le schisme cru l'entraîner dans cette voie ceux mêmes qui avaient contre eux sa défiance et son ressenvirent se tourner timent.

et naguère encore elle agitait vainqueur et magnanime l'âme expansive du chef de la SainteAlliance nage que plus elle ne pouvait que favorable se produire^ sous un patrocelui du grand roi. et Louis XIV blessé. Mais la sage abstention du Souverain Pontife et l'autorité de l'illustre prélat qui les rédigea balanceront ce qu'elles auraient de repréhentoujours sible dans les termes. Respect avait commencé Léopold plusieurs et le livre remarquable pour la réaliser. tion qui les a dictées. dogmatique. qu'après parut et publié .. On savait l'empereur négociations de Leibnitz de Bossuet. qu'un projet Mais. qui n'a été la Restauration. c'est et suffisent pour absoudre l'intenIl n*ôn est pas moins regrettable si apostolique n'ait obtenu aucun succès. avéré.T SIÈCLE DE LOUIS XIV célèbres et les alors sectes qui en auraient écrits de Leibnitz chrétiens princes de rallier des moyens diverses été que tous eux-mêmes à l'Église les esprits sérieux se préoccupaient universelle les qui s'en étaient troublaient l'unité. lorsqu'on traduit ne répondit dut en être d'autant Réforme plus l'avertit en qu'il français 1. conçues de les foi et les schismes séparées Sous cette inspiration fameuses non propositions. comme profession essai de conciliation Cette pensée avait et sous fait partie des grandes duconceptions de la Ligue. révèle une doctrine toute conforme à celle et toute sympathique désaveux à celle ont de l'Église à ces est dû aux qui donné une interprétation inadmispropositions trop célèbres sible pour l'Église. Le systema theologicum. romaine. de la pas un seul consistoire à ce charitable appel. toute réserve mais comme d'orthodoxie. en 1690.

pouvait ressentiment naturellement un profond qui se changea avait concédé au delà en méfiance. Si nous nous règne de Louis toute la pensée multipliait sommes les complots arrêté et soudoyait XIV. On peut reprocher des publiés au prince.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de ce que la foi. gaire qu'elle n'y trouvait. mais jamais le roi erreurs et des faiblesses et jamais les pasn'a pris conseil que de sa conscience. c'est qu'il et toute la fécondité du de sa dynastie tel qu'il a été et appliqué monarchique. dont que la leur foule rôle d'autant applaudit plus est plus invariablement les inspirations il croyait noté. Il n'a donc rien . ventions aveugles de jamais Leur que son soulever injustice nom et sa mémoire ne manles écrivains de la parmi a quelque chose de si vul- à l'étude du longtemps semble résumer en lui quent Révolution. mais semblable à ces acteurs parfaits. Peut-être été porté à l'analyser en raison des préavec une plus curieuse prédilection. conspirations à justifier. contre des ses rigueurs et à provoquer de sa communion. rain. néanmoins. l'empreinte et amplifiées par les par les protestants. n'ont dominé les devoirs du souvesions de l'homme sans en avoir délibéré entrepris sa une fois arrêtées dans mûrement. s'il le lecteur choquerait des calomnies à chaque page. se crût infaillible. de que la conformité sujets séparés rendait avec ses ennemis plus dangereux. Des ses soupçons. lorsque la fortune réelles ne abandonna tardèrent pas ses armes. en Hollande. ses évolutions furent immuables non qu'il conscience. principe compris avons-nous en France. dont il voulait autoriser. Il en conçut donc être le défenseur. croyance lorsque la guerre les trahisons. accréditées libelles le plus crédule.

France.SIÈCLE DE LOUIS XIV que la constance dans ses desseins était unie le gage de leur succès. H' proclamerait celui qui viendrait demain décimer ses enfants et le broyer lui-même sous donc. des idoles que nous les images jadis si chères effigies remplacent. au siècle de Louis XIV. Tout lui paraît la tempête s'il n'est mesquin et l'épouvante de la Révolution n'a et il adjure gigantesque. nous ne ni même le prince. soit depuis de noblesse. de triomphe. C'est cette fermeté d'une intention premier 1 de caractère. que ce règne inculte brutaleet san- cependant. qui est entaché l'histoire. si glant comme elle. Le Français douceur d'une croire du mépris pour la d'un gouvernement et la monotonie paternel vie sans orage il a besoin de commotions pour que qu'il vit encore. du Dieu des chrétiens au peuple. ceint d'une si brillante auréole d'institutions de fondations monucharitables. soit par la fierté d'un Notre encens avons forgées au foyer doet du roi de admiration ameutée véritablement pieds Leurs indépendant. Notre aux gloires du «drapeau et il ne nous tricolore. comme les seuls représentants du bouleversement draencore empereur matique dont il a joui. reste ni assez de sang-froid ni assez de jugement pour être non pas impartiaux. policé. de la Révolution. que le plus accompli encore Nous sommes dans les ténèbres de plongés cette idolâtrie étroite ce de tout 1789 contre par les souvenirs caractère* ne fume de-nos mestique. et bourgeoise. qui a fait de lui. comparé si éclairé. sorti son char Qu'était-ce ment héroïque. à la droiture toujours pure. . mais le monardisons pas l'homme qui ait jamais régné. mais seulement tolérants. s'arrête qu'aux mains. si majestueux.

lumineuse dont le reflet aucun germe. chevaleresques d'exploits raires ? L'emblème adopté qu'avait chaleur bienfaisante autant quepar surpassera toujours n'éclaire que la nuit l'étoile et de gloires litté- le grand roi. et ne féconde .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mentales. par sa l'éclat de ses rayons.

. Devant les fléaux suscités prévenir la perte ou l'abaissement des États. S I". la prudence est insuffisante et la raison s'humilie. il les subit ment. et laissa après et des enseignements la tète de la civilisation.v' -y CHAPITRE ta DÉCADENCE DE VI x a Jic -r LA MONARCHIE du règne de Louis le Grand. des exemples à maintenir la France à propres Quoique chie s'arrête le mouvement ascensionnel de la monar- au déclin était impuissante à conMais toute sa prévoyance de deux générations de princes jurer la mort prématurée à lui succéder. – VIEILLESSE ET TESTAMENT DE LOUIS les éventualités d'une et de exinté- pour humaine ` XIV. Bien que les calamités dernières qui ontassombriles années de ce beau règne n'aient pas eu les conséquences politiques que l'esprit de parti se plait à leur attribuer. longue un enfant des séductions de la grandeur préserver et des courtisans ploitées par une tutelle dépravée ressés à le corrompre. Il n'est donné à personne destinés de minorité. s'il le gouvernement essuya des revers. on ne jusqu'à lui la marche rétrograde que peut faire remonter de la régence lui imprima car. ou les répara glorieuselui des institutions.

A la légitimagriefs qu'on lui a si durement reprochés? tion de ses enfants adultérins et à la rigueur des mesures prises contre Le premier cessives qui venaient les protestants trouve son excuse d'accabler et les jansénistes. en sont devenus la risée. obsédée de tant de flatteries ment combinés. mais on doit reconnaitre On peut blâmer le caractère toujours quelques royal de aux plus d'une erreur. car elles auraient Louis XIV préservé Toutefois les inconséquences d'une nature fragile ne doivent pas être confondues avec les vertus qui la relèd'un grand homme vent. après avoir été l'effroi ou l'admiration du monde. c'est pour parer à ses imperfections que des institutions incontestable. et comme aux défaillances de leur infime nature. ni la virilité avec l'affaiblissement actes instantané de sa raison. sages. A quoi se réduisent. sucdans les portes et menaçaient qu'ils n'ont jamais à la reconnaissance sa maison . caractères les plus calmes aux captations des intimités les plus vulgaires. les que la France lui doit.. été d'une atteinte gravité à porter en effet. Soutiens servent encore de fanal organiques des règnes sont d'une utilité elles inintelligents. avec en désaccord Louis XIV. et incessantes tels intéressées et de piéges habileaux suggestions secrètes s échapperait-elle des partis? Ils sont hommes. assujettis L'histoire est pleine de noms qui. Pouvoir sans abuser n'est pas un beaucoup jamais attribut de l'humanité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE on conçoit aient contribué qu'elles d'une vais desseins administration Nous prévaloir. comment la vieillesse des rois. adultères amours n'essayerons de Louis donc XIV à faciliter intéressée de justifier ni les surprises les mauà s'en ni les faites à sa prédilection Si la décrépitude livre les paternelle.

encore elle. culté à faire monarque annuler aucune diffin'éprouva le dernier* acte de la volonté du été le mieux obéi. tels que sonnages et Joly de Fleury. causa plus de surprise gnation et passa pour un acte de faiblesse obsession à la tendresse alarmée d'un cette réprobation d'Orléans l'accès été si haute que d'indipar Mais la succession Le moins arraché mourant. générale facilita singulièrement et la plénitude de la régence. dont l'âme avait toujours dans un prince et l'esprit si lucide. Les perqui avait toujours les plus éminents du parlement. primogéniture. en Aucun politique. L'invasion dans tère n'était pas seulement un attentat royale aux lois tutélaires de la famille. de ses ser- soupçonné d'empoisonnement viteurs mêmes et de ses amis.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE son avenir. justifiable des actes de Louis XIV n'est pas celui qui lui attira le plus de reproches. Le parlement. au duc L'impo- sa personne discrédité et pularité qui avait jusqu'alors accusé son ambition se reporta tout à coup sur les confesseurs et les conseillers intimes du roi. sa confiance dans le principe monarchique. car la révocation de l'édit de Nantes est loin d'offrir le même caracet d'arbitraire d'imprévoyance que la déclaration des enfants illégitimes du 25 mai 1714. Cet oubli des convenances et du droit. pules Le second prend sa source dans des scru- de conscience mais justifiés peut-être exagérés. le public et même haine des bâtards la cour se tournèrent pour et mésestimé décrié vers lui en et ce prince. ses moeurs. de lui d'Aguesseau s'empressèrent . des deux. pouvait ouverture à des compétitions donner du subversives fondement de la constitution la principal monarchique. par une haute raison n'a aggravé la situation du pays ni diminué définitive.

et. voir. soit que déjà sa tiède affection sager ce qu'il ciante respecta à lui succéder lui fît envipour le fils destiné avec indifférence un événement qui aurait troublé prisait avant et voluptueuse. de ce pouvoir et affecta et pour objet l'éducation Étonné l'a beaucoup et les On trop loué de cette discrétion. dans ce codicille. à dessein. la veille de sa mort. Philippe sitions testamentaires limité son pouvoir. que faussé tenté 1. trop légèrede sa sagesse et de sa modé- de ce retour de que touché inespéré en usa pour faire annuler les dispol'opinion. Leuiouley d'une âme intègre tude des du pouvoir. soit que cette entrevue solennelle ait touché le cœur du prince ou l'ait éclairé sur ses vrais intérêts. qui auraient plus Mais il se contenta de la réalité de respecter la clause qui avait la sûreté du roi mineur. historiens ce règne déploqui ont essayé de réhabiliter rable ont confondu. illimité garants en se faisant. les délices il est certain d'une vie insou- III avait. passions qui cette sollicitude instinctive dence. de sagacité que de prn- par à calculer . k sans un pouvoir doute. en effet. et souffrante. si le rôle de Richard n'a voulu tout. vegarder d'une tutelle Mais et qu'il confirma les dispositions dictées par le feu roi pour saule dernier de son sang des dangers rejeton suspecte'. cette réserve fait honneur au qui Le monarque avait voulu avoir avec lui un long régent. Quel que soit le l'ait inspirée. autant « l'anxiélr l'habi- le jeu dans cependant. M.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE conférer ment ration. entretien. l'erreur d'un esprit une sagesse de vieillard peu propre sont déjà loin de lui. l'édit de 1714 avec les précautions conservation motif prescrites par l'aïeul prévoyant pour la de son légitime héritier. » Tout révèle de vieillard.

réservée pour recouvrer du 3 février car le traité 1701 patentes par lettres d'Utrecht avait deux royaumes. s'il avait Le prince mineur le garanconçu une coupable pensée.prince sonnelle pour but de garantir et non de consacrer à recueillir une la séparation des l'incapacité perautre succession. en effet. on ne pouvait le priver du droit d'opter. promis le succès. années. Les ducs ment déclaré. pour de longues il y avait plus de chances l'autorité à attendre suprême. du régent. qu'il n'ait assez ouvertement convoité le trône d'Espagne et conspiré pour en exclure le petit-fils de Louis XIV. préservatif La dépravation le duc d'Orléans et la déqu'affichait fiance prescrit générale dont il était l'objet lui auraient donc plus de circonspection qu'à un autre. Celto menace protégeait beaucoup mieux la tête de son pupille insouciance Son amque sa prétendue pour l'autorité. le lui comme avaient le supformelle- Saint-Simon . bition n'était pas si négative. de la fortune ou de l'occasion.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE l'ambition presser. pour laquelle Voilà le véritable des jours de Louis XV. Il eût suffi. n'avaient de Bourbon donc et de pas besoin. Ses amis i. en ce qu'il eût ravivé tous les droits de Philippe V. il n'avait aucun intérêt à se car sa précipitation en eût évidemment comde Investi. tissait lui-même contre un compétiteur plus redoutable. à cet héritier présomptif de Louis XIV d'abdiquer la couronne d'Espagne sa qualité de prince français. du. et qui eût immédiatement saisi le pouvoir aux acclamations de la France. une soluqu'à brusquer tion par un attentat encore plus hasardeux qu'odieux. devant lesquels se seraient les amis mêmes prosternés du régent 1. dont le droit primait le sien.

en cimende la par l'abandon envisager pour le déterminer le duc de Saint-Simon. au profit de ses maritime de la péninsule. en face d'un pouvoir inauguré et de ses dilapidations par lui et décrié par le scandale du Sans l'irrésolution de ses débauches. il se fût sance. comme d'Aguesseau. des et l'honneur avec même l'Angleterre du pays. de la puissance Il se montra si jaloux de son autorité. des deux partis. Il eût encore des'affaires et le goût des plaisirs au roi d'Espagne des tracassesongé à susciter son attention ries et des embarras qui détournassent C'est à cette préoccupation des affaires de France. de Louis XIV comme le testament à lui de lui faire un affroiit. rement arbitre élevée suprême entre les compétiteurs. dans le pouvoir une grande confiance au moment même pour avoir osé braver la magistrature où la cause les des légitimés princes brûlantes des devoirs venait de soulever de la souveraineté questions des peuples. de sa nais- et l'abaissement. qu'il moins sacrifia tant cause son l'intérêt alliance Stuarts. des intérêts et de la défense une énigme Ce sera toujours que le inexplicable de ce parlement. et le parlement. S'il n'avait pas eu l'ambition à son royal le dégoût moins pressé pupille d'inspirer faciles. alliés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pose officieusement les droits opposer de régner. qu'au premier ses membres pas ceux mêmes qui. à son avènement. eût été naturello- . pusillanime une lutte violente se serait nécessaiduc du Maine. autrefois si fronsilence et la docilité deur et si indiscipliné. les plus favorables signe d'exiler de résistance du il ne craignit parlement les plus recommandables et s'étaient montrés Il faut qu'il ait eu de son temps et un grand dédain des moeurs frivoles de la corruption.

publique jamais le marché impossible. d'Orléans horer son lui-même droit avait 'un intérêt évident à corronatiodu concours et de l'assentiment les conditions toute favorable à son autorité. et ce fils. que le triomdes plus de la tribune phe do la loquacité . Jamais surgir ne s'était présentée d'interrode la monarchie. du les dilapidations toutes de d789. et de prudence d'opportunité qui la rendre salutaire. faisait disparaître ce que sa situation avait d'équivoque et sa vie passée de condamnable et de suspect. en présence merveilleusement à toutes les s'adaptait pacte solennel difficultés occasion qui devaient plus opportune ger les lois constitutives contre garder le royaume l'autorité transitoire encore de garantie. Il est donc regrettable pouvaient aurait prévenu les qu'on ne l'ait pas tentée. Peut-être cette réforme ne se fût-elle pas opérée Mais elle se présentait dans sans effort et sans trouble. Il existaitde ce conflit. et cette concession. puisqu'elle honteux traités de la Régence. Loin de nous parlementaires esprits et rendu Les luttes la pensée d'applaudir a ces parades a égaré les meilleurs dont l'engouement l'administration ne seront avocassière.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE ment saisi de la cause ses archives de la royauté. Il conservait la déclaration du 24 octobre 1648. dans libre- ment acceptée par la mère de Louis XIV au nom de son des quatre cours souveraines. nal. et de sauve- les périls d'une régence dont à la fois de direction et manquait assez d'éléments aristocratiques entre les abus d'au- pour ériger un pouvoir modérateur de l'esprit de torité et les tentatives toujours populaires faction. Les résisrègne de Louis XV et la Révolution tances ne pouvaient être car le duc dangereuses.

Les traditions généralement constitutions. et pesées à la balance du ne tient donc . on avec d'autant plus de force qu'il a été plus comprimé s'est plus longtemps contenu. par les gou- loi diversement toujours il n'en est pas ainsi sous les rois faibles on et comme le droit d'être gouvernés avec discer- ne se prescrit il réagit pas pour les peuples. exceptionnels.LES RUNES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cyniques tiques. sincère et l'exclusion corruptions freins Mais il y a d'autres des actes du pouvoir capacités et un contrôle des praplus théâ- que cette critique et les formes dans les jours les plus trale adoptées été moins suspectes de la monarchie auraient glorieux et plus efficaces. tels que Louis XIV et Napoléon. bien impripeuvent mer impunément à leur volonté l'autorité personnelle de la loi. et foi plus vive dans dans le sens littéral ou dans la garantie formulées. discutées et et plus Nos dix prouvent qu'il n'y a rien de moins respecté vernements et par les peuples. cl ses propres résolutions ne sont duisent infaillibles tant qu'elles -n'ont pas été pas réputées adoptées par la conscience droit et du devoir. Mais il ne s'ensuit pas que l'art de régner n'ait pas besoin de règles et que des ou des phares ne lui soient pas utiles pour se guides Des esprits diriger au milieu des écueils. car ils inspirent aux nations plus de confiance que des l'instinct la rectitude d'une d'institutions Mais enfants nement aphorismes des masses de leur d'une se prend jugement. infaillibilité d'une que douteuse. Le sommeil du souverain aux actes qui se propas lieu de sanction en son nom. sont plus aisément comprises que si savamment invoquées les lois écrites. interprétée mobiles.

quand il s'exerce aveuglément que le pouvoir lui-même. à tous les besoins gavait pourvu La civilisation. la juridiction de la morale et de Il importe donc à la' royauté. Ju droit C'est précisément tion monarchique voir. et les dangers d'une sucprécaire d'une tutelle suspecte tout autorisait et sollicitait une intercession litigieuse. le parlement appelé. vention tration conciliante de Louis mais XIV décisive. rare et peutPar une circonstance mais se trouvait être sans exemple. en était à et de la politique. avertisse même. ne sépare pas ses vœux d'amélioration des idées d'ordre et de subordination. et s'isole de tout contrôle. contrôle d'une s'exerçait institution qu'il par les en effet. 13 :i de la justice ce point précis. La ferme adminis- l'autorité où le bon sens public transitoire. de bien constituer de sorte qu'il fonctionne de luitout gouvernement. autant qu'au ce rouage de indispensable pays. Si les parlements ont abusé c'est qu'ils se l'étaient de contrôle. despotisme décline ostensiblement la raison. . de sa charge les prérogatives d'Orléans revendiquant T. part.DÉCADENCE DE LA' MONARCHIE Ce l'absence toujours. autant par dénaturaient à cette lacune de notre était constituque la régence l'enchaînement à pourappelée des circonstances qui son propre intérêt. sans entre le duc à prononcer arbitralement s'y être attendu. et jamais le si absolu ne qu'on le suppose. supplée à l'inexpérience et sauvegarde le pouvoir qui se fourvoie l'incapacité d'un Charles mentale VI. des minorités. La que dans transition du règne le plus viril et le plus brusque fécond à une longue et chancelante le règne minorité. 1. arrogé sans Ils sont tombés dans la même erreur en régler l'usage. et régulière dans il faut lui-même. spéciale existe quelque parlements.

de-voie plus clairement honorablement des embarras qui indiquée pour à la fois du testament du monarcomplexe surgissaient de la plus d'un prince précédé que. comme fort du testament à la situation pour imprimer un poids irrésistible. par tous les législateurs des titres inaun devoir pour le parlement. un caractère déter- diffi- effet. Le règne de de la monarchie liénables ce prince avait laisser prescrire. de les enfin fondamentales et le rajeunissement sont une conséquence ne s'opère pas et dans la mesure des instituinévitable dans de des l'intérêt la marche des générations Quand la réforme et de la transformation de la raison d'autorité du principe à mais à la ruine du pouvoir. de l'avènement Il n'y pas. avait allait en au-devant de toutes les du feu roi. révision bien pu y suppléer. dessaisie. des franchises importées leurs. dont elle ne s'était jamais cultés. de sauvegarder tualités d'une d'un avènement le trône situation insolite. sortir de l'épuisement du Trésor et du' renommée. Ce droit litigieux Il faisait partie n'avait jamais été contesté. et la nation anormale contre les évenet les conséquences et suspect. la honte de la raison et contre l'intérêt à la prési manifestement 'A cette époque signalée voyance des hommes d'État. dépositaire de Louis XIV. de contrôle comme aildans les Gaules. loin la valeur. la France se fût prêtée . il en avait rehaussé mais. déplorable et politique.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et le duc du Maine. La tions idées. C'était de plus primitifs. Enfin. De des partis choc imminent religieux De s'enquérir des moyens en somme? quoi s'agissait-il. des peuples. miné et à l'autorité parlementaire du 24 octobre la déclaration 1648. elle se fait d'elle-même.

Il qui consolidait avait identifié tout transaction. ni des restrictions à l'Angleterre pour s'assurer contre l'Esà gagner à la cause dans cette quiéter à s'inféoder avaient t pagne. sion. il n'avait nationale. L'esprit peut-être trop exclusif sans magistrature d'une nitive eût été pairie tempéré par la constitution l'élément dont subsistait défiencore effort à une et du clergé et la rédans les ordres de la noblesse des dépenses ainsi que l'assiette de l'impôt gularisation bien trouvées de la judicieuse se seraient appréciation et du sévère examen eux-mêmes de des contribuables leurs délégué*. précautions a fait tant de bruit. s'y serait réfugié son droit et simplifiait sa situation. Il est donc probable que si la charte du au commencement royaume avait été octroyée elle aurait été plus complète. puisque. Le besoin que le prince et le parlement l'un de l'autre celui-ci dans les limites aurait contenu d'une sage modération rité et d'indépendance. plus à'' s'indu testament de Louis XIV. Le régent du siècle. filouteries du prostituer son pouvoir au savoir-faire ni à compromettre sou nom' dans système.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE la organisation sage. . l'égalité qui lui a été attribuée de la liberté de tous. qui faisait partie de notre droit publie. et donné Peut-être à celui-là n'eût-il d'un les plus de sécupas songé h abbé Dubois. étaient dont la Révolution contenues dans l'acte de 1648. et moins bien loin d'en concevoir de lui-même. comme dans une position l'ombrage. mieux comprise controversée. Toutes contenus ces dans les limites de leur miset toutes ces garanties. dans laquelle son initiative et la prépondérance royauté eût conservé et la pour la sécurité.

ses institutions XIV faute grande de ses enfants amené elle aurait les qu'elle plus rieux conséquences pu en avoir de les plus glol'occasion de l'avenir de son que les actes car elle a fait naître et d'assurer compléter les cenpeuple. MONARCHIE FRANCISE la plus heureuse Mais la conséquence de la réforme des États généraux. librement choisi i et à rester. sures amères Le tort le plus irré- . à la France salutaires de son règne. l'arbitre les dissidences et le protecteur de tous les de toutes Il est moins intérêts. Ce n'est pas non plus ce qui -a provoqué de ses détracteurs. Mais il prises. elles ne sont ni dépassées est rare exagère Nous Louis et arrivent qu'elles et'les dénature. dans tous les cas. la plus fut la légitimation loin d'avoir cependant. sont instituées avec opportunité et bien comLorsqu'elles ni enfreintes. s'il reste qu'il se réserve celui. ont été bien définies dont les attributions ront la limite L'autorité qui fait sa force et sa sûreté. de faire douter de sa dangereux que de sa justice. à dit. l'avons à propos. Toute voudrait donner aux franchises bonté dées doit extension abusive volontairement qu'on concé- donc être réprimée d'une manière exemplaire. eût été de suppléer à l'intervention de 1789 impossible et de rendre la Révolution et sans Ce que le pouvoir prétexte. donc las dédaigner ne seront pas lorsqu'elles pourra ou un appui.LES BMNES DE LA. le consolide et sans réticence libre dans la sphère d'activité abandonne spontanément ou le fortifie. qui procède Jamais les représentations se fait mépriser. par concessions. L'art de goupour elle un avertissement verner consiste à ne jamais céder que par conviction. et c'est ce qui les reprochée adultérins. et abdique d'un ne corps franchi- au contraire. autorisait à signaler.

le culte intolérants princes le fanatisme ana- . partage la haine aveugle des et. commune à tous les sec- sujet d'accusation les richesses dont les fidèles de tout ce qui apôtres contre le clergé romain. missible. ceux qui l'en ont dépouillé en ont-ils fait un saint usage? et les mœurs de Luther font-elles plus d'honneur à ses doctrines que l'insatiable avarice d'Henri VIII? Si la foi catholique. Ce grief efface. compte et persécuteurs. quelques anglican. et l'école un peu de la liberté qui lui a été ° lorsqu'elle avec aspire à la domiPontife donc dévoyés le Souverain inconséquence ils font un mérite à leurs de l'Église universelle. sophiqué nation. de la réforme. L'intolérance comme dogmatique la pratique habituelle de ceux-là du libre examen. qui. est encore plus suspecte depuis qu'elle s'impose gération et dans sa persévérance un enseignement. verse encore des torrents Cette diffamation et le souvenir de fiel sur de ses rigueurs sa mémoire.'avec taires. injuste dans son exadans son objet. exclusive dans son principe. celui qui a laissé dans les âmes ulcérées d'une partie de c'est son intoléses sujets un ressentiment implacable. à la faveur de la doctrine du -passé et les oracles faits les juges inexorables est devenue libles des générations d'imposer abuse protestante donnée par la Révolution. Si avaient doté celui-ci ont lieu à quelques abus. rance religieuse. aux yeux des partisans et les merveilles de civilisation dont il fut les bienfaits le prodigue dispensateur. silence à ses adversaires. était un donné une Louis XIV mêmes se sont infail- Mais il est peu philoprésentes. c'est la révocation de l'édit de Nantes.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE des historiens au jugement du xixe siècle. et partiale passionnée.

au prix femme. grand ont beaucoup illogiques plus d'indulgence que pour le et cette préde son choix pas sans une Mm0 de de sa jeunesse désenchantée la compagne si co n'est pieux retour de sa vieillesse vention n'a pas plus épargné que lui-même. elle. excuser dans autrui en lui-même. il se croyait à faire observer les préceptes de la religion. comme cette dernière. n'acheta le titre de favorite pas. secrète d'ambition pensée qu'elle supplanta on doit au moins le reconnaître elle Montespan. la liberté de conscience. Votre Solidité. et il ne pouvait. Dans un cœur comme le sien. tère. Cependant.. peu de monarques. avec la ferveur et les faiblesses l'âge mais avec la hauteur de son caraclui. avec la loyauté.d'avoir captivé de de l'esprit par les séductions dant de la raison. obligé ni l'indulgence qu'il était since qu'il eût plus étroite- Roi. Si le titre de Majesté à sa manqua même parmi les plus grands. ont-ils eu qui tous attestent et de pitié ? N'ont-ils plus de modération pas.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE* le calvinisme schisme elle baptiste. au vide ni les hésitations du doute Il se fit dévot parce timide. . la conviction ne comportait d'un esprit cère. germanique russe. fortune. ont mérité Tous sion celui que son royal époux lui avait octroyé deux cherchèrent dans la dévotion une diver- le Grand que et l'ascen- des grandeurs terrestres et aux soucis de de son sexe. condamné ment l. lice? `? Les les outragé plus ouvertement du l'humanité et la jusjusque diffamateurs* dans leurs pour anathèmes. Louis de ses devoirs Il est beau et de sa dignité d'épouse un prince tel . amours adultères roi. au contraire.

l'extirpation comme une expiation.Ils se à aigrir l'humeur du nouveau converti contre plurent d'ailleurs des résistances qu'ils provoquaient par des De là une persécution sourde et exigences tracassières. et de pratiques aspirations ascétiques.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE et ce sentiment suffit à expliquer dont le puritanisme Port-Royal. blasé sur les hargneux. Ce fut assurément un scandale immense avec pucette que . s'était pris pompes royales et les hommages d'un goût plus vif pour la parole fervente des prédicateurs et les graves solennités du sanctuaire on vit un prosélytisme bientôt tous les courtisans. se presser à la porte des églises. cieux mêlaient des formules dévotes de la débauche. les jours d'abstinence observer les austérités du cloître à toutes les frivoCe fut à qui affecterait le plus de pieuses Les plus licenaux raffinements et associer lités mondaines. Les rois sont toujours prêts à exagéà flatter leurs vices. rer leurs vertus comme peut n'avoir pas été mais il fut pur d'intention du devoir. de sa cour. 11 n'est donc pas invraisemblable son antipathie n'était qu'une contre censure protestantisme avoir qu'après de la pénide l'hérésie alarmée aux austérités plié sa conscience on lui ait fait envisager tence. parées mêmes atours. Ce zèle pour la cause de Dieu et d'erreur. Louis XIV. jeunes et vieux. et les femmes des couraient. la vie extérieure finit par révolter la conscience blique. du sermon à l'Opéra. On commença par rire de cette profanation affichant la frivolité d'une mode Mais le contraste de la vie réelle fugitive. de l'Église des pratiques et un indirecte mitigé. exempt d'orgueil et inspiré par le sentiment d'imitateurs entourés serviles.

impie. en expiade retirer à tous les dissidents. des maximes de tolérance universelle qui il aurait compris qu'on çaient à se répandre. que pouvait. Si Louis XIV eût été imbu crées par la prescription. les anathèmes de l'Église avaient été impuisOù sants. puis bientôt comme une réaction facile d'envenimer les ressentiégalement soulevés les rigueurs exercées ments qu'avaient contre et la Réforme. impar cette persécution de haine contre le cathocoml'esprit de secte au moment où à so calmer et où les rapports mençait diplomatiques du ne faisaient et commerciaux plus aucune distinction rit grec ou romain. il n'y commenne manie que susciter. le bras séculier? aurait On a touproscrit l'impossible.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE affectation voile l'on moins d'hypocrisie railleuse. des inquisitions est bien fini. que sorte. tort de tenter en effet. ou des confessions d'Augsbourg . une recrudescence mémo pas anéanti la Réforme. licisme. les saturnales et grâce à elle on du Palais-Royal. signalé son tardif l'acte solennel disait-on. pas généreux des franchises consation des torts de quelques-uns. Le -petit-fils le jansénisme IV d'Henri Il fut n'aurait avait pas dû oublier. les courtisans comme on assouplit pas les consciences où deux cultes et deux communions ont que partout été a pas plus d'exclusion et qu'à tort ou à raison le règne que de fusion possible. avènement de son que l'édit de Nantes et scellé. en quelIl n'était abjuration. déguisées une immoralité comme moins put les faire envisager y inoffensive. qu'on n'aurait et l'on amenés à transiger. enveloppant de son diaphane est porté les splendides turpitudes à croire favorisa qu'elle de Versailles. jours tous les réformés On ne fit donc politique.

contre le fils de conjurations. de la tolérance Louis XIII. de sa conversion. l'êcliafimd. et ils n'usèrent assurée par l'édit de Nantes que pour transformer leurs prêches en assemblées véritables clubs où se professaient séditieuses. cachaient qui. il reste encore à que la raison politique. Ce seigneur. avec les sodont de foyers d'intrigues faillit même livrer combinées un prince et d'insurrection. tants ont conspiré avant et anglican. auquel ils n'ont jamais pardonné cérité. expia lorsque son crime sur 1. justice aux convictions les protesOn ne peut oublier avec quelle opiniâtreté contre la maison de France. ouvertement des L'admission dans ces conciliabules occulcoreligionnaires étrangers tes en fit autant Leur complicité Normandie aux flottes la Hollande. la révolte et la trahison. Ces relations plus fréquentes longtemps correspondances de l'Allemagne devinrent et plus dangereuses à la cour. plus peut-être de la politique les mobiles de Louis XIV et à apprécier rendre d'un autre âge. la Bretagne et la de l'Angleterre et de de Rohan avait préparé la généreuses suspectes ciétés secrètes avaient été interceptées. des menées hostiles au trône héréditaire. sous le voile de la propagande religieuse.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE de Genève. descente Déjà le jeune monarque les dispositions parce que des trop avait été forcé de restreindre de l'édit de Nantes. L'impitoyable répression que de Richelieu leur infligea le cardinal pas les n'empêcha ourdies de longue main. nisme du puritanisme écossais faites ou du presbytéria- à l'esprit qui a prévalu au xvme siècle et aux opinions que le fait a justifiées. en faveur . Mais ces concessions la sinaprès Henri IV.

dence en les induisant encore comptait à la sainteté des serments. raison. et moins encore aux égorgements plus récents pratiqués de la philosophie et de l'humanité. la cruauté de Louis XIV de la .-ni la guerre des Cévennes au massacre des Irlandais. et manquait au parjure. on croyait et la loyauté du roi de Quant aux violences qui ont suivi la révocation aux dragonnades et aux confiscations. par sa généralité. aux vrais coupables. à avec la liberté de conscience. de tous les dissidents Celle d'exiger de foi explicite être vexatoire pouvait une dans profession la forme. ne pour la cause des plus la peine de dissimuler prenaient toutes les mesures nécessaires alliés autorisaient à la sureté de l'État. tort. et ses reproches aux cardinaux de Rohan et de Bissy atténuent. un souvenir préventions populaires.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le malheur contre de nos armes des communications des voies plus larges aux luthériens gouvernements ligués ouvrit et les vœux que les calvinistes la France. Les regrets exprimés par le monarque niérs moments. s'ils ne rachètent pas des dont tant de rois et de chefs de secte se sont rigueurs fait un mérite dans des situations n'oserait personne comparer à celle d'Henri VIII et de sa fille Élisabeth. mais elle était licite dans le fond et certainedans son objet. au nom Certes. administration de Richelieu et un parlementaire de sacrifice aux de l'inexorable écho de la dernier à ses derLigue. bien moins les conséquences de l'ordonnance royale de l'intervention que l'effet inévitable dans les questions une sorte politiques. analogues. ment modérée car si elle confondait. les actions criminelles elle accordait. sur la parole de ses sujets une sorte d'amnistie de pruévidemment Mais alors infidèles. elles sont l'édit.

parable du sentiment le temps et les traités . Mais ce n'est d'une devrait que l'histoire impartiale pas avec cette légèreté d'un parti évidemadmettre les jugements passionnés sur un tel prince car enfin toutes ses ment rebelle d'un caractère de grandeur et actions sont empreintes ni dans la de justice. teur-né des institutions fondamentales il a dû voir dans l'hérésie de Luther En roi conservade la monarchie. de ce que sa sévérité envers les protestants a de contraire à l'indifférence de notre siècle en matière de religion. rien de plus. C'est pourquoi il a imprimé à l'accomplissement de cette tâche laborieuse une inflexibilité insédu devoir. en effet. ils étaient. et par suite. de la Réforme sous la protection du placé les sectateurs droit des gens. c'était pour lui un cas de conscience de mettre un terme aux divisions qui faisaient de ses sujets deux peuples ennemis. par la sûreté du trône et la saine polide la Réforme l'a d'ailleurs le progrès rendue tique On a bientôt inefficace. des dévoyés de l'Église.aient que le nombre. c'est qu'en dehors des précautions prescrites par la d'une secte ennemie des prudence contre les entreprises lois et des croyances du pays.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE fait de condamner une répression comet les mœurs d'une mandée peut-être par les convictions autre époque. un dissolvant de la comme elle l'avait été de la société chrénationalité. Avant . soudre. l'accuse et le triomphe sans aujourd'hui intéressée opposition contradiction. et il ne s'en départit jamais. sinon des déserteurs et des catholique. ni dans les austévigueur de son jeune gouvernement Une considération l'abdevrait rités de sa vieillesse. au sein d'une nation des étrangers. tienne. aux yeux de tout homme d'État sans préjugés.

un droit acquis. Certes. qui à formé les mœurs des générations. il n'aspirait il voulait être pas au sacerdoce le conservateur de la discipline. dans l'État. que l'unique de son sceptre était de protéger au culte national. Or le prince et de trouble de sa foi. ou suscité contre lique ? loin de prétendre à cet excès de pouvoir. ont reconnaître étaient été investis toujours de sultan et de chefs des croyants. Déclarer dominante identifiée à la nationalité. une qu'un légalela religion ment avouée. Louis XIV était l'acte du modèle soulevé se prétend libéral par du genre humain l'indignation qui D'où moins vient donc cette d'un clameur roi cathosignificatif ses censures. ni cette honteuse liberté de conscience.1ES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE au gouvernement de cette préposé fondée sur des subtination. beaucoup . titre ou consacré les tous les monuments du pays. dans moyen d'en prévenir la conscience la candeur le. acception de l'Église d'âge et de sexe. et les encore l'autocrate de toutes spirituel successeurs d'Henri VIII empereurs et les califes romains tous souverains pondu double sans continuent. d'être les oracles infaillibles Ni cette usurpation du droit divin et de la anglicane. ce n'est c'est les vicissitudes et partagé en aucune façon un fait ni une pensée indigne souffrir dans ses Etats toutes tyranet con- consciences. fondé niser stater Les tifes. Ce n'était d'un ni une innovation a pu croire. inconséquence gouvernement n'ont excellence. Le czar est les Russies. danger des fidèles de ne vouloir grand cœur seule communion seul culte public. jugeant qu'une dissidence de division dans les familles lités était un sujet perpétuel révoltés. non le juge du dogme.

et de maintenir les institutions leur avéqui ont précédé l'institution surtout venue d'en noment. un mensonge sinon une idée fausse.DÉCADENCE DÉ LA MONARCHIE le garant. Le reconnaître n'est et la pas l'imposer. et la neutralité sance des droits une vérité incomplète. dans les sociétés c'est d'honorer pouvoirs organisées. deviné ses ennemis avec franchise. depuis qu'elle à tous les sectaires d'évocation qu'on désorganisateurs et de Londres. La confusion n'est pas la liberté. de son protectorat du S'il n'a et n'a calvi- du moins le on ne peut lui contester occultes et les plus dangereux. a vus fondre. de la loi n'implique pas la méconnaissans quoi elle ne serait préétablis. répété n'était par tous les échos donc mot qu'un Ce grand mot de tolérance siècle des écoles du dernier d'ordre. le courage de les avoir attaqués sa diffusion. non l'arbitre de l'unité les difficultés toutes prévu pas de la naturalisation pas tenu assez compte nisme~ légitimé par un édit et anmistié par catholique. hypocrite. à défaut même de tout autre titre.. La liberté déni de justice. des cultes qu'un perpétuel n'est pas violée parce qu'il en est un dont la priorité constituerait le droit d'aînesse. de maintenir haut avant toutes eux-mêmes. mérite d'avoir ni Les ont perdu le droit de lui faire un apôtres de la tolérance a servi de formule crime de sa défiance. de Genève sur l'héritage d'Henri IV. étranger Autrement est citoyen par il le celui-ci . faculté d'en professer un autre n'est pas déniée parce au gouvernement et que que le premier préexiste des divers L'obligation lui doit sa protection. tis par les saintes faudrait admettre celles lois que Les autres ne doivent qu'à que les hommes cultes sont suffisamment garande tout l'hospitalité.

d'émancipation ou. qui adjugeait à celui qui n'avait des récoltes pas semé. comme abjuration de la patrie eUe-memc. aurait du parle clergé catholique à laquelle et ses n'est pas une largesse. pour une nation les pays dépeuplés d'une nationalité la France. qui une cette 1. qui vit en famille. contre à l'exercice les restricde leurs au protection. c'est mettre dans religion aux conséquences en réalité attaqué et les plus anciens Si l'on se reporte. du droit de tous à une égale gère. libéralité. . du mot patrie à la sociala signification ce qui réduirait et des hôpides voitures bilité des auberges. de ce qui appartenait partage le gain la loi la logique révolutionnaire. son héritage. En serait-il bienséant encore qu'il payât de l'Eglise. car une indemnitè sacrés que ceux du pasteur sont tout autrement possède. facilité d'adoption en d'Amérique. et transmet Conclure à autrui. On conçoit les États-Unis comme n'existe pas encore. c'est Mais. que le souverain Supposé ses dettes. ticiper besoins protestant. publiques taux ne fût d'aucun culte. des biens l'État brutalement s'emparant d'entreteavec ostentation avait contracta l'obligation nir ses ministres Il n'existait et de défrayer ses autels. La loi athée elle est hostile au droit. aucun dissidentes envers les communions engagefut une pure et leur dotation ment de cette nature.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait seul de sa résidence et sans avoir ni justifié ges des contribuables. ils ont dominante du pays. spécule les charpartagé de sa naturalisation. n'est donc pas une loi neutre Quand tions droits l'Église ont réclamé les protestants que l'édit de Nantes apportait civils. immédiates de l'édit dans travail la juridiction de de la priviléges sans prévention.

et M. cependes inconvénients quelque pressentiment en résulter. nul ne songea à l'intervention sacrée du prêtre dans la consauvegarder eût été facile de la sécration de la vie civile.l'État dait à renverser des pouvoirs sur le concours des limites à une tolérance ce qui supposait légale. ne va pas cepenrayons XIV. pas s'engager de légaliser. de on se conten- dans. à une communion dissidente dont d'exercer le clergé avait tous ses droits civils. civil et religieux. avec le contrôle exclusive ? N'était-ce la possession à lui implicitement sa législation. conçu et favorable à la cause dant jusqu'à dissimuler déterminé la résolution Ce mémoire (~ )'ëMoea~oH a. sous ce titre Iteclterclte. les puissantes de Louis de la proposition. n'entraînait elle pas ses conséMais cette innovation quences commun à l'intérêt nécessaires? à l'exception individuel? au conseil N'était-ce pas et subordonner sacrifier la le droit communauté cette des ministres. cette faculté accordée Comment concilier.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE obtenu vaincra fondée de la philanthropie si grande qu'une toute de Louis perturbation l'économie XVI. en effet. de Breteuil qui pouvaient chargea M. été ~e ~< Lorsque tion délicate M. qui avaient raisons tellecauses eH F)'<!Mce. les naissances. quoiqu'il faire concorder avec la liberté de chaque rit.ç publie de No~<M ef <'c<a~ f~o~~o~~ . en les béretirer le privilége immémorial les mariages et les inhumations? nissant. de Rulhière un mémoire de rédiger pour éclairer le gouvernement sur les confusions prévenir concession importante Ce document. de Malesherbes introduisit ques- dant on eut les mesures pouvaient l'esprit les qui dans à plus propres sortir de cette protestante.

La critique 1. Parmi pièces justificatives plan de république française 20 de 300 pages se trrm uue de Feveque lettre .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait observer l'auteur. On ne manqua pas d'opposer cet acte souverain à l'édit de Louis XVI. fait de bonne taine modifier lc foi. édits et cent soixante-seize quatre criminelles dix jugements motivés sur des menées et une que conjuration permanente. convaincu de cette hostiparfaitement des après la mort de Louis XIV. contint mais modération. ne monarque. sceptiques et jansénistes. et ni le roi ni son conseil dodéjà l'opinion ne songèrent à lui du proCependant pour arriver à la réhabilitation il fallait annuler trois ordonnances testantisme. était religieuse. puissante à reprimer et la clémence On était encore lité opiniâtre la justice était imdu roi à désarmer. arrêts du' conseil. elle faisait ressortir la inévitables de cette mesure portée et les conséquences plus veut généreuse les i" un que prudente et réûéchio de ce volume '. plutôt minante. La dans une cerde ou le pouvoir tolérance. hésita à porter cette atteinte aux lois et à la foi du pays. résister. encouragé par une co?M~c~eMMM?<?~e//e. qu'en y cédant. fit que répondre au vœu de'tous ses sujets.. Pénétrée du grand qui avaient armé la prévoyance inspirations roi. Une protestation y fut accueillie sous le titre de Mémoire ci lire aM Conseil. Le parlement point pour empêcher tout imbu des doctrines lui-même. royales. la régence crut devoir opposer une barrière insurmontable aux envahissements de la réforme par la déclaration de ~724. Ce travail. le ment plausibles. projet l'indifférence des. la polémique il n'eut' pas ministres. et les remontrances ne faillirent de l'enregistrer.

qui n'a ni charge d'âmes ni aumônes à réest plus libépandre sur son rare et opulent troupeau. étrangers ment à l'usure. « Ce qu'elle elle n'a pas discontinué la France enaprès. par lui. Après avoir livré le pouvoir sectes ennemies de l'Église. ~Mot~es T. cette égalité parti protestant devant la loi qu'il avait obtenue avant que la Révolution lui eût et le budget. 3" un mémoire sur les entreprises au roi en 1780. ralement lui-même traité que l'humble desservant. les griefs marchands et de banquiers de cette secte'de cosmopoà la patrie devenus et livrés exclusivelites. un patriotisme' et un ~~y~? ~~OM- °~ plots au dedans et ses intrigues avait fait avant l'édit de Nantes. et l'admettre national.'habaniies) général les huguenots menacent le pays.DECADENCE DE LA MONARCHIE. En prenant sa revanche de l'édit de Louis n'a pas respecté. plus pauvre mais dont il ne la dépouille avec elles. 1. même se crut obligée d'y reconnaître ~!C~'C.l. secrets. Lui tendre une c'est l'enhardir à la trahison. nemie cette secte comme du implacable n'a cessé les juifs. par ses comau dehors. il évoqué toutes les autres a trouvé bon d'en sa part au prendre même titre que le clergé ainsi Je disciple exproprié. partager des confiscations et de se faire doter de au contrôleur sur le bouleversement d'Agen (r. 26 novembre t787. peut soulager la misère.. protestants. de Calvin. le paria consolé que. volume XXXVI. le sur un pied d'égalité avec le culte » der à la subversion de l'État. ~M~ avec une sorte d'effroi. monarque de désoler On y démontre qu'enet de la monarchie. . de le faire core après main amie. c'est préluXIV. par l'Assemblée du cierge. en effet. présenté dont des 4" un autre du dauphin pour Louis XV~etc.M~e argumentation puissante On y énumëre. et elle le fera plus impunément l'abolition'de celui de 1724.

amitié partiale. et la tion des Mta. § Il. à ses ministres les miettes de leur daignant jeter table splendide. leur et ses satellites. la guerre et. DE LA RÉGENCE. envers et contre Le témoignage à la mémoire réhabilitation qui a médit de tout le monde. vu poindre celui de la ils se sont tous métamQrpho- affectant ou en philosophes. Le duc de Saint-Simon. il avait avant de se mettre au service la félonie de cette de gentilshommes poignée partagé aïeux et du drapeau déserteurs de la foi de leurs de ont passé de la révolte prince. vénalité sés et et quand ils ont et de l'agiotage. s'est fait. de sa bénignité et de sa bravoure'. en en pharisiens. Les apologies à que lui ont acquise. réaction M"" à la de out survécu régent la colère du public contre contre les influences dévotes de du à !a. tous. le règne ils se sont faits ses du despotisme.rds~ de Louis XIV e~ de continue de travailler gouvernement son début. lesquels à tous les usurpateurs tion. . faveur la légitimade la cour M&intenon réhabilitation a révolutionnaire l'esprit la mémoire de ce prince. professeurs la religion du peuple une superbe pitié. du régent. et de la république les accepter Quand gnaient pour complices. à rendre témoignage de son esprit.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Louis XIY n'avait dernier à six rois -ses prédécesseurs. le défenseur de ce seigneur tient lieu de caustique de ce prince. de la démocratie. et équivoque sur la foi de cette plus d'un historien s'est cru autorisé. pour à la révoqui daia prévalu courtisans de ce parti il avait fait pas tant de tort soutien de la féodalité donc de se défier expirante. Nous avons compulsé les nombreux écrits composés à sa louange à lui attribuer tous s'accordent des quadu 1.

el. plus avéré qu'il de constance dans ses desseins et de pudeur manquait Ses fautes sont tout ce qu'on connaît dans sa politique. des admirations à donner & la politique encore des louanges le roi contre de 1717 et des justifications aux intrigues pour le traité d'Espagne. norable de la conspiration de complices sa de sa vie et'le danger de réLes mystères Cellamare. Il est possible qu'ilM et capable de sang-froid été sensible au point d'honneur mais il est beaucoup en face du danger. appliqué cace et moins On est donc autorisé complot. ne se ferait aucun scrupule de proait fiter d'un crime Tien de plus.s'il car il punissait. permet de douter l'exemple aurait à croire été un peu lointain plus effichefs du eût été ménagements. dans la Ret~e. elles sont toutes de lui. . hommes bretons des plus cents furent Cette de cette et tardif compromis montèrent considérés bannis. trouvait M. un sur le duc de Saint-Simon. Utés aimables avec tous et une facilité de mœurs qui. de Carné. en Espagne hypothétiques n'ont rien d'hoet ses complaisances pour l'Angleterre On s'est trop hâté d'exalter ni de patriotique. Ses intrigues ou négatives. veiller des soupçons qui n'ont jamais été suffisamment clémence envers eclaircis lui commandaient certains de ne pas Mais s'il jugea prudent odieux des supplices le spectacle toujours il fut moins débonnaire envers politique. coupables. quant à ses vertus prétendues. Lacretelle vantée d'excuse aux véritables qu'il avait sur l'être pouvoir les têtes les moins cru impunément. et Lemontey ont renchéri du !< juin 1853. s'alliant les vices. impitoyable. <&? E'c:MC-JtfoM~ de Dubois.I. MM.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE r. à la capitale donner pour cause les gentilsles vingt dans cette affaire sur l'échafaud et deux cruelle vengeance bonté de cœur tant qui lui servirait odieux.

que pour en faire un grief au et même s'est-il mis en peine d'adourègne précédent. du feu roi et les en quelque sorte. et une patriotique répulsion pour d'un prince aussi décrié que le duc d'Orl'intronisation il avait suscité lui-même assez' de troubles et léans à peine le royaume de son cousin d'une représaille avait-il le droit de s'offenser justifiée. Le guère gouvernement à donner raison de Philippe à tous ceux d'Orléans ne tarda qui s'en étaient inde ses actes fut un démenti dignés ou effrayés. On ne l'a pas vu compatir aux souffrances litigieuse on ne s'occupa. resta De la succession . La clause testamentaire tion ou de clémence. ce qui aurait pu il répudia donc et répudia uniquement ou plutôt gêner la licence de sa limiter son autorité. ce qui n'était ni à la priorité pourvoir ` ni habile. qu'il venait de recueillir. si peu scrucir le sort des bannis? si hardi contempteur de la puleux dans sa politique.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE délit qui trouvait son excuse dans le mépris du testament de Louis XIV. Ce prince. Jamais. suffisant. si fanfaron de scandale et d'incrédulité. ni généreux. par la sollicitude et à l'honneur titres de Philippe V à la conservation de d'attentats dans la couronne. Il n'eut pas qui avaient déshonoré la popularité de son même le mérite facile de justifier de modéraavènement par quelque acte d'abnégation. qui le tions blessait aurait pu être réformée dans personnellement il se contenta de un intérêt législatif ou dynastique de son droit. dont morale. Chacun il n'eut rien de aux éloges anticipés de ses partisans dans les habitudes de plus pressé que de se replonger de prodigalités débauches. du peuvie. cupides et de basses corrupsa jeunesse. ple.

cette toutes ambition cauteleuse et les turpitudes et toutes les honteux.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE sourd aux sollicitations des protestants il aima'mieux que tolérant. que le sceptre présence les grands de Louis XIV avait conciliés en les désarmant. Il vouCes confidences lait seulement en flattant tactique les diminuer uns aux le nombre dépens de ses adversaires. leurs conseils. son conseil. sans déférer à Il se jouait au moment comme de la maclergé même où il avait le plus il faisait du parlement. il est vrai. aveugle de la souveraineté. Tant que la vie inconséquences de ce règne du dauphin et du duc de Bourgogne la avait préservé qui explique couronne téans s'était de toute contenté convoitise de jeter le duc d'Orcollatérale. Mais cette n'en est pas moins significative elle vulgaire répond à ceux qui ont pris ce prince pour un homme sans ambition. qu'il monarque avait bien" ou de du se montrer fmpie 11 admit dans et gistrature besoin de l'assistance à la noblesse tôt de toutes et aux courtisans plume. des autres. Le régent en et les gens de loi. la disgrâce du qu'aurait pu 'amener Mais il s'est servi d'eux. . un oeil d'envie sur la suc- t. entendre les délivrerait de robe roturières. religieux venir la réaction père Le Tellier. quelques prén'avait pas reculé devant les orgies lats dont l'ambition et quelques à préattentifs du Palais-Royal. au contraire. Mo/M~'c/tM de toMt~ JXVF. par Lenmntcy.. les emplois ces capacités vieux auxquelles le n'avaient prodigué' pas plus de sincérité que était peu soucieux de remettre de dignité. une vie obscure et licencieuse préférant aux soucis C'est.

et de complots ce jeune prince ou pour en dégoûter Peu s'en fallut qu'il n'y réussit. effronterie. tiques.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE On sait avec quel 'dépit il la vit d'Espagne. car en ruses diplomail connaissait son esprit inépuisable au scrupule. 'Dubois doué avait aussi fait ses il était d'une preuves méfiance d'une égale rare à son Il promit un dévouement sans bornes. audace. aux mains de Philippe V. mais de ses services il voulut être payé d'avance il fit enson savoir-faire et son tendre que. quels que fussent il importait à leur succès de les abriter sous la d'un titre éminent. le complaisant de ses plaisirs secrètes était passions. il changea de la France l'attention ses soins à détourner du roi Mais assez pour que sa pensée d'abet à l'occuper d'Espagne Le confident de ses plus diquer ne pût se développer. aussi le seul homme qu'il pût associer une assistance il pût attendre efficace. à ses alarmes. de son élève. pas de revêtir la pourpre Telle est la cause secrète de toutes les machinations osa du régent contre l'Espagne. avec quelle amertume passer et tout ce qu'il suscita d'intrigues il osa s'en plaindre. Féneque venait de sanctifier lon et il na craignit romaine. n'étant plus séparé du trône de France que de batteries et mit tous par la vie d'un enfant. cession de porter ses vues quand il se vit en position plus haut. et à user ment habile à servir la politique du crédit qu'il y puisait pour sa propre fortune devenu s'asseoir sur le siége . et son âme inaccessible et le seul dont Si l'abbé dextérité. pour la lui ar acher. surtout aux yeux des Espadignité gnols il le fallait assez imposant pour tenir lieu d'illuset de considération tration Ainsi donc il personnelle. et de l'énigmatique élévation Dubois doublede son étrange se montra précepteur.

été de ses débauches occultes. d'ombrage Il ne fallut pas beaucoup à l'esprit à la fois d'efforts subtil et positif de Dubois pour montrer au régent dans ce nouvel allié même la chance la plus propre à ncutra- . du ministère et de de ce toutes cardinal Le monument les intérêts de l'Espagne l'Angleterre Ni l'usurpation de Cromwell ni la révolution France. la puissance après elle.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE le conûdent titre de ses sollicitudes tous qu'il l'avait dans plain-pied direction régent leroi. des du prince pour les ressources de la France fut le plus regrettable le traité infâme par faveurs les prostituer. lanimité réduction assez une de témérité déclaré pour pour braver hautement- il vendit à lequel et l'honneur de la le pouvoir qui la cause de ses rois et à son dernier généreuse hospitalité repréMais les concessions de la pusildéjà obtenues lui avaient de Mazarin ouvert une voie à la et quand il devina les raisons de la mésintelil put se flalligence des cours de Franco et d'Espagne. de Dubois La vénalité cynique servit le ministère ces. vint à l'Angleterre time qui. de se faire ambitieuses. au delà de ses espéranles hostilités qu'il concontre portait. pour la trahir. et président de l'Assemblée du clergé seil de régence enfin des finances sa' cupide disposer pour assouvir dité. alliée anglais bien il seconda toutes de diriger de la France. les secrets les affaires au même de il entra de toutes de la d'État. Il excita. ter d'en faire son profit. s'empara et domina la volonté du au point d'eh obtenir l'exil du maréchal do Vildu duc de Noailles et du chancelier d'Aguesseau. encore inspiré au cabinet de Saintde i688 n'avaient James s'était donnait sentant. marile plus à l'Anglais. nommer premier membre du conministre.

ne s'en préoccupaient. à la politique. d'État. L'habileté du cardinal . de l'aron avait payé leur félonie. Cette issue. et ses vastes projets pour l'anranchissement rois du continent échouèrent devant une misérable trigue ser qui n'avait pas même pour objet aux négociations les dans les combinaisons de les traver- avait la main dans les affaires de l'Angleterre et le pied sur celles d'Espagne. sans pudeur. assuré le précieux et paciSque du~ Saint-Siège et ébranlés. les plus opposées lui fit la cause des Stuarts et abandonner toute partirépudier de la mer. Le ministre et France la maîtresse du régent affichaient effrontément leur déMais loyal concours gent dont siblement au point et se glorinaient. comme s'il ont tous le caractère t)e Les plans de ce vériépoque. ges perçus de l'étranger par ses serviteurs.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE liser point la concurrence dangereuse il induisit le prince convenu. quoi qu'on ait dit de sa personne méritaient un examen car ils auraient les trônes. à la politique de la France. Ce l'engagea plus compromettantes. de Philippe V. Albéroni de Prie. arbitrage de cette affranchi repos. du complot l'Europe Service le plus grand du cabinet permanent dont l'humanité entière contre son anglais eût été redevable . ne tarda pas à s'élargir. Les jugements et d'injustice légèreté à sa mort. ostenà la vénalité. la pension sans indignation. table homme et de ses intrigues. réversibilité historiques des écrits sur à M" légale. se fût agi d'une 1. crets et des intérêts de l'État. consolidé plus sérieux. elle quelque du prince aux gaavantage pour la cassette Aussi vit-on.à l'empire cipation Albéroni fut vaincue par le savoir-faire du cardinal Dudes inbois. Dubois payée au cardinal se transmettre. tout le conseil aux corruptions britanà qui trafiquerait des seNi l'autorité ni la justice et peut-être l'avarice trouvait- ouverte do livrer Ji y eut concurrence niques.

prode posé de ressaisir. les deux nations se ne discontinua pas même lorsque la guerre. elle s'est toujours aux procrits de tous les partis. il s'est trouvé ou assez intéressé à cette opiniâtre séder années l'empereur de ses sollicitations. des conseils. toutes les entreprises proposées quelle part la Grande-Bretagne la Révolution de 1789 et dans quelles vues unie à ceux qui la combattaient. et de celui plus la solution du traité humiliant encore de 1783.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE Telle et d'exercer culté fut l'origine souvent patente. un ministre assez pour obaux quant il faudrait fermer que le cabides embartous patro- de la Restauration. et. secrète quelquefois n'a plus cessé que l'Angleterre L'or britannique s'est ouvert tous n'eut bientôt d'autre diffis'est ses de Sa puissance agents. comme dans les délibérations diplomatie. en France. son funeste pour . lorsqu'elle En tendant une main secourable perdu la direction. en incompréhensible navales qui l'avaient toutes les victoires restées stériles pour la France. en recrutant sûre pour d'être avertie de l'influence. a contrarier ses efforts s'affranchir de. de Louis XV. On sait vertu duquel sont précédé a prise à elle s'est en eut sous le règne affidés dans tous les rangs. dans les secrets de la Cette immixtion les faire échouer. Elle seule peut donner firent ouvertement de i762. et la corruption le choix de ses la prospérité du elle se tint partout en mesure de commerce français. les cabinets. que étendue. le droit de se mêler nos affaires et de les subordonner à l'intérêt alliance Et Sous Napoléon même. anglais. par eux. fugitives les yeux à l'évidence pour ne pas voir net anglais s'est appliqué à lui susciter ras dès le jour de son avènement.

du moins les son genre qui signalèrent conduite des affaires sérieuses les eût humiliées les plus la personne et même dépravations Si d'une règne. la nomination et d'Alger. Le témoignage de tous les historiens. sans scandale. pourvu qu'elles fussent le libertinage pas de joie sans ivresse. s'accorde sinon indulgents. cynique les mœurs Outrager de la jeunesse à la cun sait excès d'aucune ni devant injure.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le secours et prêter nage à ceux ses applaudissements C'est donc au gouvernement eri droit d'attribuer et le premier pas Les succès de nos de ses sympathies qui l'ont renversée. pour flétrir. l'opposition · aux expéditions . qu'après que la France et dispersées. et la religion était le passe-temps mode. etc. et de de la régence qu'on est la déconsidération du nom français de la monarchie vers sa décadence. riait même on ne s'offendes satires les part la née à l'insouciance plus sanglantes. d'autre part on faisait partout assaut de frivolité ou de débauche enrénce. car les vertus de Louis XVI sont devenues. On ne reculait devant auaucune et l'on bassesse. une pour hypocrisie chose ennn ajoute un trait inattendu à cette énumérai. festins n'avaient pas d'attrait Les obscènes. d'Espagne de Fouché. Toute était tenue pudeur et toute bonne foi pour duperie. Le choix de FUc d'Etbe.. flottes dans l'Inde et en Amérique et les conquêtes de la Révolution n'ont fait que l'accé. les de intentions tout du régent. les premiers instruments de sa perte. lérer par la propagande dont l'Angleterre fut le point de départ. et le cabinet de Londres ne s'est avisé de s'allier à la cause défendue par les armées européennes. était abandon- des plus incapables ou à la vénalité des plus cupides.

Palais-Royal Que n'était-on L'opinion publique dans le qu'il entrât et comme signalé le pourvoyeur pas en droit de des harems de celui-ci. Capefigue et Saint-Simon. aux ennemis imbu les avait tous tête ce pandéconcussionnaire son de de la France. en honmettre le sacrilége à la mode et la prostitution et croyait réhabiliter en neur. qu'il comme des calomnies. que MM. lorsqu'on la foi du chrétien? tel intrus. intimité autorisait Prêtre ministre avec athée. le voyait narguer le mépris penser lorqu'on était en l'avouant dont ce vil complaisant poursuivi. M. l'ignominie donnant le nom de yoK~s à ses compagnons de débauémotion ches ? i. viles? les plus graves et s'il eût trouvé comme qui était l'objet quelque jouissance du respect universel. l'on un devrait éloge c'est croire à peine de lire à la suite inspiré par une de la restrictif et du régent'.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE tion d'extravagantes de ce tableau. et son plus intime conseiller? en le charpour son favori geant simultanément des fonctions les des plus négociations et. de ses contre qu'il ce dernier les imputations odieuses. Lemontey. lorsque d'inceste cardinal. Il était du orgies du prince. Lacretelle jeune va beaucoup plus loin. et archevêque la qualité de prêtre et lui contestait d'un Comment le patron qualifier lui-même se laissait accuser sans à profaner ce en l'improvisant se plaisait à et d'empoisonnement. effronté. repousser déjà maniement l'âme des avait soupçons d'ailleurs dédaignait principes et toutes de avant jugé le précepteur des affaires publiques. dans cette critique et cette apologie. immoralités. . elle-même. vendu l'élève do figurer en mari faussaire. indignation que sincère. régence était digne Dubois monium.

et aux formes inflexibles d'une administration régulière nières que Louis XIV avait introduites car si ce sont les seuls moyens la comptabilité. et tous ses calculs n'aboutissaient qu'à le convaincre des il n'y les impôts? du présent. à Mazarin. mais il ne un chapeau des millions plein de ce qui fut une cause de ruine pour les et crédules. de l'or. l'avenir. il ne fut du moins ni le stipendié de fut cupide de son auguste élevé. . Si celui-ci en le comparant trop d'honneur et rusé. était pressé duc d'Orléans Que lui importait en effet? il lui fallait des ressources actuelles. et les souffrances guerres. et pour lui ehance de gain pour le régent. tous les deux. Si la ni le corrupteur l'étranger des finances des esprits et le désordre servide. écossais était du banquier L'invention leurs du régent pour séduire l'imagination obéré du royaume. à ceux-là seuls qui peuvent ils profitent de jouir. Le déplacement de tous simples citoyens de l'agiotage sur l'épargne le triomphe les patrimoines.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lui ont fait cardinal les amis du nouveau Certes. ne de tous les faite d'ailil lui fallait par les dertrouver que d'en lui permettaient et une patience incompatibles par une sage économie Il répugnait aux lenteurs avec ses goùt:s de dissipation. des dettes de l'État par une banqueroute et la libération fit que rire de l'habileté aux fripons toujours paraîtront rangs et de toute les époques. certains de réparation. Augmenter impossibilités à peine à ses Le pays épuisé sùfnsait fallait pas songer. confusion attirait vers lui toutes les natures corrompues putation Il ne vit dans le système de et tous les germes impurs. ils ne furent l'ouvrage rent l'ambition dont la détestable réet la spéculation que du dernier. Law qu'une de cardinal. dans Or le attendre.

Ils n'étaient pas. et décriée.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE charges. tous les cas. vantage. n'étaient d'ailleurs limite. il faut l'intion. Aliéner des domaines royaux? mesquine Rétablir les chambres ardentes? c'eût été les déprécier. mais aussi la probité d'un juge que le hasard n'y avait donc d'immédiat séduisant que l'appât de ses chances. semblait répondre se faisant'le de la lotecroupier de la valeur des lots. de plus ouvert à la corrupce n'eût été qu'un marché ces aventures avec fruit. par la création mais sur un territoire immense. ceux qu'attire été inondée Révolution tion tout la déception postérité si l'histoire n'était fut prompte et la déconfiture aurait donc dû se tenir pour dans une certaine pas chimériques. Si. forcé. La difficulté toute favorable fiants pour consistait à l'inventeur à trouver une en turban. en 1790. ils avaient le mérite de pas un livre fermé pour tous la soif du gain. d'autant plus réel aux yeux fascinés de la foule cupide que le gouvernement. et. comme les assignats. idéal. et mit en circulaelle avait aussi un absorba le territoire . fondés sur le produit odieux des enfin ses billets n'avaient connscations. Cependant la générale avertie. Law y pourvut avec un bonheur de billets de banque hypothéqués inouï. et si on se les disputait.France. et il n'eut Altérer pas été sans danger d'en exiger dales monnaies? c'était une mesure usée. inépuisable. Il y avait à la confiance des spéculateurs Les calculs de Law donc quelque fondement et quelque excuse à leurs illusions. du jeu. dans l'invention et le prestige de l'inconnu. Il et de combinaison assez con- et des joueurs être dupes. pas de cours c'était volontairement. rie. la nation a d'un papier-monnaie au moyen duquel la tout le numéraire de la . Pour courir flexibilité.

trouva les carrés de papier en qui simulaient.euse vexation l'opinion publique cherchât à l'éluder. s'il avait fallu en venir à l'escompte. Puis. de Law n'étaient Les billets ceux de la Révolution. lo gouvernement débarrassé de ses créanciers et libéré de chantement. même. mais ment. On monnaya de la hausse d'eifets mystérieux qui. centuplaient avec une telle de valeur. sans que dés bijoux ou des métaux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ce gage par élargir le décupler le tripler. ses charges. n'était que nominal et de spéculations ils finirent néanmoins aux par s'annihiler derniers détenteurs. Ils seron eut beau virent quêts mains à beaucoup dont le prix de leurs de liquidations d'acfrauduleuses. de l'argenterie. s'étaient . comme imposés plus de prestige. aucun soulageéprouva fortunes s'étaient improvisées n'en en plus grand nombre. ou s'émût d'une si od'. fut par quintuplaient. au point que l'Europe entière n'eût pas suffi à multiplia les solder. des sectateurs fanatiques. et la fortune publi- gage mais matériel dans les biens du clergé et de lanoblesse. la contagion déborda sur d'or qui palpe des rouleaux les forêts et les châteaux toutes les classes. àson début. audace qu'il chez soi de conserver royal. il ne fut jamais scriptions. de nouvelles pro- honteuses que n'en fut pas affectée. quand les trésors fantastiques se furent évanouis et qu'il n'y eut plus rien du Mississipi des conrien dans la hpurse dans les coffres de l'État. mais pas ils eurent L'agiotage. On's'arrachait chiffres. se trouva. du pour profiter soir fut au matin. avec le délire de l'avare des sommes fabuleuses. avec les émissions On les en proportion d'assignats. comme par entribuables. durant l'orgie La France de grandes d'autres. exploitée un édit La crédulité défendu.

des libelles et l'on n'applaudissait obscènes. ton triompha mêmes grossièreté le cynisme la politesse du vieux remplaça insulta la modestie et le mauvais Les écrivains de cette eux- de la prude urbanité. . comme Quelques joueurs mais les autres furent ceux de nos jours.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE écroulées. enjeu. et. de débordements les donjons. malapprise. La langage. la licence passa les bornes de la pudeur. les blasons on leur vendit et d'impudence. Dans cette de fils de ministres empressés et puisou marquises essai précurseur de la Résaturnale. leurs reçurent inspirations et peu s'en faUutqu'eIlen'étouNat. ou les plus de titres féodaux et de particules diffamés se parèrent Plus d'un honorable retentissantes. drames marchés de mauvais goût. Le culte des honneur ancêtres fut profané et l'antique confrançais spué. le génie du xvm" siècle. dont elle n'est séparée que par un seul règne. ou de briguer de l'honneur Les filles et des voleurs des parvenus les plus publics les plus affichés et de hauts faire de les pron'ont propriétaire devenir le sien. car on ne germe. de ce désastre public le célébrèrent Ils redoublèrent une victoire. noms des familles et jusqu'aux déchues. comme de les noms les plus obscurs nos jours encore. réalisèrent dupes des à propos leur voyaient compères qui. volution. dans les palais et dans les salons érigés génération dans son lisait que que des transformés en en théâtres do publics mauvaises mœurs. le dessous des car- tes ou négociaient Les survivants comme pour le compte d'autrui. se gentilhomme crut habile de prendre devenu pour gendre le laquais de son château. blématiques jamais manqué sants seigneurs duchesses.

puisque seul il pouvait à troubler S'il fut asavoir intérêt l'Espagne. sez jaloux i. parer le nom du duc d'Orléans et d'admettre des jongleries ministration qu'il soit pur de la honte de sa politique. c'est qu'elles portèà la rent le duc d'Orléans aux actes les plus contraires de Louis Sa conXIV et à sa propre gloire. ami de plaisir et d'un pourvoyeur il n'avait aucune raison de le mettre Le choix même d'un tel et une honte est une révélation de sa pensée négociateuf coupable. plus à rendre aux grandes que nous témoignage et peutdu régent. «Les disposé qualités être détrôné dit un historien orgies de cet Interrègne. du système et de l'immoralité de son adde croire. ont débordé sur l'Europe » plus de rois que les idées philosophiques Ce qu'il y a de trop authentique. mais il est difficile de séde celui de l'abbé Dubois. CapeNgne de son autorité pour appeler l'Angleterre à . et tel fut tout le règne faire revivre de celui auquel le parlement déféra la tutelle du prince et la régence du royaume. à la tête du gouvernement. une cala- pour la France s'il avait besoin d'un de ses débauches. mais dans un favori un ne fut pas seulement un crime prémédité. enfin. que ce fut innocemment pour inspirer et l'habitude à son royal pupille des voluptés tran- qu'il prit tant de peine le dégoût des affaires quilles.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'enfant croissait quels auspices appelé à le nom de Louis. car pour son rëgne. politique fiance acte mité indigne de faiblesse. Libre au duc de Saint-Simon Voilà sous les plus droites et de prêter à son héros les intentions le cœur le plus généreux. et toute accusation doit porter sur lui seul.

Cela et le dégoût de la vie en avoir tant abusé.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE le compétiteur on doit qu'il redoutait. tous les ressorts. les du système et la vénalité du cardinal. sur celui qui l'a pervertie veloppés. dont la longue et la nullité des orientaux molle oisiveté des sultans rois fainéants. exemple ment par ses leçons. RÈGNE DE LOUIS XV. qui a préparé de ce la responsabilité peser faire et fomenté la chute de la monarchie a détous les principes que la Révolution corrupteurs dans son germe. en relâchant tous les avait énervé de la religion liens de la fidélité. et sa banqueroute. le découragement seul explique il s'abandonna. qu'il permis formé à la vertu par son . assez perses qualités il ne restera jamais que trois souvenirs caracde la Régence les débauches du prince. couronno d'une héritier orphelin avant de se connaître. intélligence le ciel eût qui était les né avec d'heureuses aurait appliquées fût élevé sous et une qualités au bien public. Mais y eût-il en induire qu'il méditait naturelle et le vaété porté uniquement par sa légèreté qui pouvaient des chances imprévues gue pressentiment son aide lui ouvrir un accès plus excusable ses dissolutions Il avait au trône. de la perpétuer. contre de pénétration de ce pour s'effrayer dans ses mains. auxquels exalte tant Mais qu'on sonnelles. Il est juste de règne. si les yeux de son et au gouverne- père. la et inutile vie rappelle Le monarque. il n'en serait pas légitime d'avoir dégradé ce trône par ses traités. après voudra qu'on § III. une royauté dont il que deviendrait. téristiques déceptions et de l'honneur. Mais le fils du duc de Bourgogne.

Il ne fallait. la force de la porter. que lui montrer le chemin de la gloire pour qu'il y marchât Il porta à avec courage. ministre d'écrire au maréchal de Noailles « qu'il se . on se plaisait des sentiments et à retrouver une chevaleresques qualités si l'on pouvait pour les femmes. du balcon montrer. précoce avait foi dans l'enfant issu de de lui prodiguait les témoignages Ses grâces et son urbanité et l'on ne voulut aïeux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se trouva. et lui l'enthousiame attiraient penchant grandes populaire. digne. livré à toutes les séductions pour guides qu'un précepteur plus enclin à s'en n'ayant avant d'avoir faire un aimer qu'à lui enseigner les devoirs de lui gouverneur de son palais. à cinq ans. comme peuple faisant partie de son domaine un troupeau et un réde son sceptre. et dans qui lui tenaient les conseils lieu un d'applicafavorables par Il fut récompensé de ces indices de sa l'alarme universelle à la nouvelle qui répondit maladie et qui le Ht s'écrier avec émotion première « Qu'ai-je en était donc fait pour être tant aimé? Il à son celui qui. empressé les flots du de la royauté. taient il sortait. de l'indolence buer en lui un souvenir soupçonner de Charles à lui attriVII. la guerre un calme et une résolution qui ne démenpas le sang dont tact et un discernement tion. de son rang et de son âge. se sentant ordonnait défaillir. en effet. dans son le présage des ses illustres Agnès Sorel dans M"° de Chàteauroux. tous les cœurs. avaient la France Cependant Louis le Grand. que dans qui le firent excuser voir. dont tous les efforts gent dépositaire sa jeunesse ou de lui pour objet de dépraver rendre le travail fastidieux et l'exercice du pouvoir ° sans attrait. ému à sa vue.

s'essayaient luxe et à ses jouissances un développement qui atteide la navigation les progrès gnait aux derniers rangs et les produits coloniaux la richesse accessible rendaient au courage à ce point des plus précis vulgaires intelligences marqué pour le triomphe parce qu'elles à donner au on en était et unique. avec nonchalance. . vers lui le d'ailleurs.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE que le prince de Condé avait gagné la bataille de Rocroi cinq jours après la mort de Louis XIÏI » 1 de reporter Il était naturel. comme des biensur des désor- une clairvoyants nation peut-être et d'influence au milieu du de liberté. nécessités la sage modération de la guerre le calme 'et l'activité indulgente savait allier étaient bénies et dont les prodigalités illusion faits. à toutes les classes donimprimée nait un essor inconnu et à la aux arts. mais illustrée de succéder aux Berwick et aux et rétabli gloire du drapeau France et de la modération émulation nouvelle une par conduite guerre un général digne avait relevé la une de la Villars. souvînt sentiment avec de bien-être sous une dont et de liberté administration dont on jouissait et aux effusion paternelle. toujours au degré la aux yeux des plus croissante. On se faisait donc aisément dres que dérobait prospérité n'atteignit morale que xvm" siècle. laborieuseplus agités par f émission des édits bursaux ment imposés à l'enregistrement. au commerce sans les spéculations lointaines. du pouvoir l'opinion de son gouvernement. civilisation protégées charlatanisme étaient et presque toutes lucratives sagement conduites. Jamais d'aisance atteint de la paix. France avait La sage économie du cardinal de Fleury avait ramené et les esprits n'étaient quelque ordre dans les finances.

Les échecs gée ne d'une produisaient vaudevilles quelques et de Soubise.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pratique multipliés par l'abus lucides de toute où les capitaux expérimentale. mobilisaient naient Elles donpatrimoines pour la soutenir. Belle-Isle mal conçue et mal diricampagne d'autre sensation que d'inspirer sur les maréchaux de Broglie. que les plus résister à leurs séductions. les talents et que les mœurs. de Au milieu des controverses encore toutes bouleversaient théologiquos qui naguère les têtes. quel nulle époque imprévoyance. pas encore par le négoce ne se compromettent du crédit. et bientôt toute la l'exemple leurs entraînée de luxe et bourgeoisie. et toute sa . estime pour le prodigue le plus dissolu. s'y livra avec une insouciance pleine de foi et de confiance dans l'avenir. tant d'éléments Nùl universelle morgue l'amour les lois excuse frivolité dans de bonheur soin de la chose publique la vie sociale que soit le danger de cette et nul peuple n'a vu réunis et tant de gages de sécurité. à celui qui apportait dans la lutte plus applaudissait d'adresse Chacun toute son réservait que de raison. on riait du sérieux et l'on des combattants. par cette émulation de plaisir. Un dédain sans pédantesques'de et de toute prudence si ingénieuse et une valeur mais une dignité si pleine de grâce austères ne savaient pas do toute et de générosité. du plaisir établissent bien plus efficacement que la démocratie. dans le présent Il le faut confesser. jalouses de cette concurrence. mais une indépendance et un esprit d'égalité sans et sans aigreur. et ne servent qu'à des opérations science les Antilles et raisonnées sur la répandaient les flots de leur fécondité et inappréciable. des dissipations. métropole les familles nobles.

rasle déluge et se préparant. Pareille aux travaux au blasé parce qu'il n'a pas prématurément jeune héritier. toujours sans but et ce besoin alter- et d'agitation les rangs qui ont confondu avant 1789. unis d'attrait. en aspirations sans ôbjet. pas plus de distance que d'un sexe On eût dit les espèces les plus disparates à l'autre. et que sollicite un feu secret eu le temps de désirer.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE préoccupation dre. à régénérer les réglons passagers. et de voluptueux loisirs. par des accouplements allaient repeupler. sans aiguillon. la promiscuité dès classes et amené. l'air Le est tiède et pur. inconnues qu'elles semblées dans l'arche avant les grandes tempêtes qui précède semblent se recueillir. elle ne sait que faire d'une énergie et. Le vent retient son haleine. il n'y eut bientôt. par l'exemple sous le règne à s'élever et autorisés aspirant des grands hommes sortis de l'obscurité de Louis Les uns les autres cherchant le XIV. bien leurs mceurs et les plus distinctes par leurs habitudes. natif d'oisiveté leurs besoins. transparente C'est au moment passager. plaisir aussi bas qu'il fallùt descendre. comme pour que les éléments se préparer à la mort. use sa vie et sa s'épuisant richesse en vagues projets C'est cette inquiétude avortés. de prétenToute une inoffensives à la fois moqueuse.uvait atteinun spectacle enivrant et une contagion de tous les rangs. génération sous la lassitude d'un bien-être dû semblait s'affaisser et à la gloire d'un autre âge. la vague et morne. entre les conditions. qui ne s'était pas embarqué sans quelque . sans cesse comprimé par des jouissances anticipées. aventureuse et ennuyée. que ce mélange lien de galanteries vaniteuses. C'était pleine même par le tions pour les plaisirs qu'on ne po.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE trouble. Deux ministères prenait les autres n'étant ce long règne. d'Aiguillon Dubarry qui de succession rien dans l'ordre peon ne changèrent les plus dans alternativement des maîtresses prises nobles familles et dans les plus basses conditions. entre des rives fleuries. qu'épisopartagèrent de Fleury et du duc Ce sont ceux du cardinal diques. sans les troudes nymphes de Versailles. renoncer mais aux le règne de Louis sur XV se passa à s'étourdir non qu'on se fit illusion sur sa fallu. surgissait pas émus. avait nieux d'un tonnerre concerts aux bler commotions d'un vantable. pour et aux voluptés eût le prévenir. Ces étaient les avant-coureurs pourtant lointain prochain et d'un naufrage épou- légères bouleversement du danger. ment au d'un pied dédaigneux frappe et rit le premier de l'abîme excusable souffle peut-être le pont qui le de ses terreurs molle- Il était de s'abandonner du zéphyr lorsque le navire de l'État à pleines voiles sur une mer tranquille et sans voguait étaient favorables. parce qu'il profusions se sa part ou tirait son profit. les flots n'en étaient que nuage. . Le pilote. C'est aussi comte et Maului succéda. Tous les présages et si quelécueils. sépare secrètes. rempli de M"" de Pompadour Stainville. naviguant sans effroi le bruit harmoécoutaient riant et serein. dont chacun se mêlant. que le dieu lui-même pour conplus de pouvoir du prince. A l'exemple tous ses jurer les tempêtes. sous un ciel sujets. à l'horizon. second que Les fut celui femmes même du en ont celui de et le autant M* les-entr'actes. Tout l'imminence réalité. assis en face du bassin de Neptune. de Choiseul.

dont le vœu pour cette union de famille lui de gagner du temps et de prééLait connu. diriger. elle pour au roi comme au autrement. une fiancée de six ans qu'il ferait élever choisissant son crédit. la seconde. soin du nouveau tuteur de Louis XV Le premier de son mariage avec l'infante fut la rupture projeté Le régent avait eu deux raisons puissantes d'Espagne. en succédant à l'abbé Dubois. Mais alarmant entourage M"" de Prie ne voulait pas d'un en décida aux projets Mais c'est où l'intrigue exclusive. la première. dont on songea à se débarrasser la présence auprès du roi de ceux qui aspiraient à sa échoua. Il fut aisé de persuader ne convenait duc de Bourbon qu'une si jeune princesse d'avoir une qu'on lui supposait pas à la juste impatience au vœu de la France épouse assez formée pour répondre sans retard. Le déroger s'était de rendre le travail et les tracé. fut suivi avec exclusive. de se réconcilier avec pour s'y prêter Philippe V. du neveu prématurée aux mains du duc le ministère fidèlement. le duc d'Orléans son changea ne pour celui de premier ministre. Le sous ses yeux. de Louis XIV fit de Bourbon. . faute d'appui Encouragé de l'évêque faisait obstacle confiance par ce succès. Elle d'un roi électif banni de son dont on ferait la fortune et qui se laisserait royaume. La à son père. des héritiers à la couronne. en venir toute combinaison qui pût lui devenir hostile. de Fréjus. en donnant. autant que par reconnaissance.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE A la majorité titre de régent croyant pas plan qu'on affaires fastidieux la direction lorsque la mort passer s'y conforma du roi. parente fut donc outrageusement renvoyée pour faire place à la. on au jeune monarque. afin d'en garder et persévérance.

fut une disgrâce étourderie règne des Ce coup d'État. attenta et lorsque ses précautions ni du dedans aucun murmure ne suffisaient plaintes Toutefois séparent cesseurs. tous les empiétements Au lieu de son expérience au besoin. l'ametd'exciter. il subit et de l'Angleterre. habilement le ministère avec vietfrappé du cardinal de réparateur d'une fiancée nubile/mais préparé combinaison furent courtisanes avait encore besoin s'arrangea sur cette spéculé On a trop loué la sobre administration de ce à celle de Sully ou de Colbert. n'eut-il pas. et le résultat de cette nr sur l'aifection immédiate. égoïsme ce qu'il ne lui parvînt du dehors aucune alarme. par à l'entretenir de vieillard. et la finit sans profit et sans gloire. à la guerre malgré lui. aucun des vices de ce ministre déloyal. L'ordre le produit liorations nale. commença Fleury. dans son indolence. tat n'hésite pas à s'obérer Le carpour les sauvegarder. vieillard. jeune prince. Lejeuneroi ceux qui avaient disgraciés. en la comparant dans les finances fut souvent qu'il sut rétablir d'économies les plus obtenues aux et de productives essentielles plus des amédépens la dignité natioque l'épargne qu'un homme d'Ë- impérieux. au moins de Mazarin que ce qui peut se . Il maintint par timidité n'eût du cardinal la politique et quoiqu'il Dubois. la fit sans énerdinal. gueur. une prompte répression étouffait les le- sa modération et son désintéressement de ses devanciers honorablement pas de la dextérité S'il n'eut et de ses suc- le génie de Richelieu.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de quelque On n'avait calculé ni sur la sagacité du prélat prudence. entrainé gie. de son élève. indiscrètes. naturelle d'un Il y a des dépenses tellement et des intérêts confirma d'éclairer bition il contribua.

le caractère du jeune roi. Guizot . de la France entreprise contre les alliés les plus naturels et au mépris de ses plus chers intérêts où le seul général qui se distingua était un étranger où le nom i. plutôt séduite qu'ambitieuse. l'une.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE Il y eut de l'opportuprobité. fait un gâté. jours en dehors Les concitoyens de MM. Encore toutes ces quenouille. dont le plus odieux calcul avait concilier eût peut-ètre été d'autant plus rebelle aux sages conseils. puisse enfanter pour la honte d'un règne assez corrompu pour les tolérer. delà Régence nité dans toute sa conduite. résiexpia avec la touchante son gnation de La Vallière l'autre eut le noble courage. quand on voitlesétrangers mimdements et les hautes fonctions dans un État. H avait du sang français envahir dans les les comveines. sont touque leurs affections de la règle naturelle. le sceptre tomba en caduques. Mais~leplus souvent. formées à l'école des mœurs de Versailles. filles galantes. c'est que sa nationalité s'efface et qu'il n'y a plus de patrie. qu'il était plus accessible à toutes sortes de séductions. Échappé ne doivent-elles stituée pas être confondues pendant les fléaux qui les remplaça tous versé sur la France avec l'impure provingt années elle a qu'une ignorance de ses mains enfant avec une exacte grossière. que n'eut aucun des conde réveiller dans son cœur l'aamour XV. Des sœurs de la maison de Nesle. Les saturnales les esprits au mépris de toute réavaient prédisposé forme trop austère ou de toute politique et trop élevée. unie à la dépravation la plus effrontée. M"" de Pompadour est le mauvais génie de ce long règne. C'est elle qui décida la guerre de Sept Ans. pour ne plus s'en relever. Maurice de Saxe fait exception. seillers de Louis et pour un ingrat. Les sophistes des révolutions ont cela de commun avec les courtisanes. mour de la gloire et de lui rappeler ses devoirs de roi.

de se déconsidérer. Z~KK-Afae/it'aM)~. où en France. protectrice Mais que pouvait-on attendre et de Broglie ne sont les Libri et les Rossi 1. La Haye. d'un peuple cette confiscation bras devant qui avait choisi en naguère sollicitait son roi dans la maison un autre dans et qui de France. pas ont d'une administration secrètes. et. du Hanovre. source plus féconde la couronne de tristes résultats. plutôt qu'avec épargna le regret d'avoir cond'une courtisane. Le pas même un but qui puisse en honorer au profit de grand homme que la France allait détrôner les alliés de celuiennemi trouva parmi leur commun mieux avisés que nous ci des adversaires grâce à lapersévérance l'aide couru et à l'inspiration il nous des Anglais. Le gouvernement lui. abdiqua sa quad'arbitre entre les princes de l'Europe et de lité avouée du droit des gens. de Frédéric Singulière commenté Ce politique consommé. Pologne. Ces tristes campagnes s'effacer pourraient de nos annales sans y laisser de vide. les sociétés . à sa perte génie. et l'on apprit bientôt quel était le gage de ce rapprochede la eut sa part du démembrement La Prusse ment. le temps même où l'on menaçait achevèrent encore les ministres de Louis XV sa nationalité. 1741. qui avait chiavel dans sa jeunesse garda et de Russie d'Autriche aussi peu de rancune aux cours qu'à celle de France.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de Soubise comme ceux est resté affiché de Clermont champs et de Contades aux de Rosbach. mais dans 6tR leur domicile. 3. la rappellent les exactions et celui do Richelieu journée de Creveit. Le prince de Conti. en effet. resta l'arme au français. car elles n'avaient les revers. servir la rancune Madu pour le Grand 1 rivale.

. qui eut un moment Versailles de célébrité. et c'est sous ce nom. traité. pour avoir Machault Dubois. négocié par l'ambassadeur ce remplacé qui avait signé par celui même au conseil. dont même. trois obtinrent les honneurs n'étaient en effet que disgrâce. les plus anciens et les plus France furent laissés à la merci de 1.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE à qui l'on avait osé demander celui-là dont même Stuarts. ce fut toujours contre son avis et par soumission à l'autorité dont il s'était fait l'agent eti'instrumfnt trop souple. à ce point de la politique de Louis XIV tres oublieux et de la dignité les successeurs Parmi d'une ment eux. Justice est due à ce cardinal dont la carrière passe pour avoir été frivole et le caractère trop flexible. Il s'opposa énergiquetuent aux déférences de M" de Pompadour pour les desseins de Marie-Thérèse. En général. Le traité de 1756 fut non aussi sûrs amis honteux. traité de 1717. dont les séductions avaient ilatté l'orgueil de la favorite. de la couronne de l'abbé cependant. de la et moins siplus gratuit justifiable. lepacte de famille avait été brisé et l'Espaà l'Angleterre. Le comte de Stainville prit. a mis le comble que la politique du cabinet de à son abaissement. gne sacrifiée par la France lui garantissaient l'intérêt et l'honneur l'alliance. en entrant le titre de duc de Choiseul. Par lui. Jamais de capacité Parle réputation ne fut plus mal justifiée. patriotique osé conserver sentiquelque et d'Argenson résistèrent aux dilapidations Bernis publique approuvé à Vienne Il fut la fortune qui menaçaient d'engloutir rendit sonportefeuille pour n'avoir pas le traité de 1756. et s'il en dévia. à l'aide l'expulsion l'héroïsme du dernier venait des de tenir de quelques Écossais encouragés par toutes les forces de l'Angleterre? Des minisla France. ce diplomate porta aux affaires une grande rectitude d'appréciation. en échec.

la garantir. les puissances secondaires attachées à la d'idées et de bons offices. lorsque vant. que un échange et la culture des belles-lettres de mœurs les jours de la déviation de succès. plaignirent.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ` et le système d'alliances et de d'Allemagne si laborieusement fondé le génie par patronages. intéressé au maintien de leur inau besoin. au mépris de son union . chacun chercha parmi les causes qui et la cour de Versailau dehors croire sa qu'il se inté- administration compter solide. Tant que le gouvernement conservait on pouvait dignité et sa prépondérance. On doit classer cet événement la diplomatie ont le plus discrédité les. fut aban~e Henri !V. Les souverains du Nord s'en traité de 1738 vint confirmer. consacrée pas sans a par effroi Toutes par bon droit. de Richelieu l'empereur donné France l'identité rendaient sans retour. et de Louis XIV. relèverait rieure des mais infirmités de son quand on cessa de sur lui. Ceux qui l'avaient désintéressèrent de son contraire lui et de compter'avec ailleurs un appui plus dans leur faiblesse se imploré alliance ceux au trompeuse. réussi à le détourner de son qui avaient droit chemin s'enhardirent à l'attaquer dans son délaissement. en 1792. en l'aggraXV sur et de qui l'arbitrage pouvait. de 1756. deux siècles le cabinet les principautés du seul monarque dépendance. le 'celui qui depuis longtemps pesait sur s'assurer de la neutralité germaniques. tous plus intimes. d'une politique Elles ne virent s'alarmèrent. Aussi vit-on. la Suède fit parvenir à Louis des remontrances qui ne firent aucune impression le conseil. l'Autriche prendre possession de nos places fortes. de Vienne.

ils étaient lance vers celle qui les aurait tout se voit entraîné jourd'hui pour faire pencher eus pour auxiliaires. raison de leurs maient même avantages jouissant de leur des grands États. que dans les bouleversements Au duc de Choiseul seul on doit imputer la destruction de ces gouvernements. plus de petits théâtres ouverts aux caIl n'y a plus de chances de fortune pacités inquiètes et les révolutions. Beaucoup de ces États secondaires ont dans la grande lutte de l'Europe contre la Rédisparu Ils étaient autant d'asiles tutélaires volution. puissances de France abdiqua Ainsi la couronne spontanément celle de garantir la liberté des sa plus noble prérogative. mais une ceinture C'est lui qui les a détachés plus sûre que ses forteresses. d'une si complète si riches sans en avoir en sécurité. si florissants par leur participation aux les charges. autres nations. car. au jour de ses dangers.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE de famille avec Louis XVI et de ses engagements en- coalisées. . et qui formoins provocante. C'est à son et d'isolement d'égoïsme système que la France a dû les désaffections ont qui. du centre vers lequel ils gravitaient il natur ellement les a livrés aux convoitises de leurs voisins. pour les modérées. d'elle et de Bourbons éloigné jusqu'aux d'Espagne Naples. talents. de l'affection des grands du monde plus de sujets à la France faiblesse et de l'affluence des étrangers. pour les ambitions à maintenir les grandes Ils contribuaient puissances isodans la sécurité. pour les industries. dans le conflit la baAu- vers les autres potentats qui se disputent l'empire des coups corps intermédiaires pour amortir la violence qu'ils se portent. trop faibles pour leur résister assez forts lément.

Mais quels sont ses titres à de la postéla reconnaissance du pays et à l'admiration rité ? La compensation des sacrifices en argent et en soldats que son inféodation eût été de tirer parti France. Ce Moras sont généraux de leur passage mais non pour dissimuler. ministre c'est à eux à son qui a porté un si grand dommage de ses contempol'a fait aux applaudissements d'un homme car il a laissé la réputation d'État. Flatteur des écrivains et des philosophes. et de Boulogne inaperçus. Il ne diminuer que les~OM~-MCM/$ qui ont consacré noms Il ne tenta rien contre les sangsues .leurs pule plus clair des revenus de bliques qui engloutissaient l'État. Il passa pour habile parce qu'il traitait et pour hardi parce qu'il était l'ami de avec légèreté. MM. de MM. la colonisation que des entreprises d'une comme la fondation d'Avignon que des expédients de la Guyane. les embarras du Trésor. tous les novateurs. sements français Il ne favorisa dans 1763 à l'Autriche de la lutte imposa à la contre engagée de 1761 et pas les traités le Canada.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Le ministre pays. 1. l'invasion du ou l'annexion de la Corse. ni contre l'avidité des courtisanes qui puisaient à pleines contraire. TerreLouisbourg l'Inde? et tous les établis° mesquiseconde d'ailleurs nes et mal Genève. comtat trouva pour leurs conçues. de Séchelles passèrent de Laverdy. . et les contrôde son choix n'ont laissé d'autres traces mains dans les coffres les siens. dut le renom d'un grand qu'il et d'un esprit fort. rains. Neuve. mais ne sont-ce l'Angleterre qui lui ont livré le cap Breton. et aux aux dilapidations Plus heureux. et lui et tous au du roi. il s'associa. la Louisiane. et sa disgrâce tardive a été déplorée comme une calales affaires mité.

collusion fermes dans trafic d'impôts. et de d'un ruinés par les folles prodigalités insensé. d'intri- eurent lui-même. et Voltaire de distraire de leurs le courage de était réservé aux rois étrangers.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE r est et son ministère temps. habituelles ûàtteries de couces ambitions ne dirigeait. Tout ° morale courtisans au nom des largesses dispensateurs ce que les encyclopédistes. gues que personne sans les comprendre. des antichambres du palais au seuil des petites maisons. Ventes les sources du revenu futiles. et des au parloir du théâtre vestibules annihilé et presque avaient rapetissé la nation française sa diplomatie ce n'était plus ni au roi ni à ses ambassa- . subornations sans amour. 'de les professeurs de ces deux du roi. pour la marquise de son choix. Cette compliet le ministre Pompadour cité des écrivains que le blâme ajouta aux dépravations un cynisme dans certaines limites. du règne de M~° de Pompadour. des couvents. qui se livraient. lisses que les femmes servaient et de scandales misérables cette émulation de calculs et de sans plaisir ces assauts de profusions bruyants tous les jours. à toutes public? d'emplois. et déshonorés amollis par leurs maîgrands princes une mais à quelle autre tresses époque trouve-t-on l'amant et le pouvoir se passant dynastie de prostituées Sous quel règne puisa-t-on royal comme un héritage? les plus les fantaisies avec autant pour d'impunité. public eût contenues citer des États i orissants On pourrait inouï jusqu'alors. toutes les affaires des moindres Cette cohue faveurs. et nnit mence moeurs dissolues de son Et les les poëtes cependant des vieux frondeurs se sont constitués à la mode abus les faites et et les philosophes. qui cominséparable avec le sien.

des mystères diplomatiques s'est surpris d'y trouver la preuve que si Marie-Thérèse c'est sur l'insià M" de Pompadour. Si la révélation les plus dre aux expressions laissait tout faire sa concubine. de l'Europe. d'une régénération et le signal d'une pensée politique l'administration morale. corruptrice d'avoir eu le couaurait lieu de féliciter le monarque avait été l'effet si ce changement rage de s'en délivrer. été aient intrigues qui lui. avisée d'écrire nuation commentée N'est-il seul lui même recueillie et discrètement du ministre. la créature de plus bas. de Vienne.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE deurs rêts l'impératrice que s'adressait avec la France. n'était pas XV. Mais le duc voix la moins prépondérante de Choiseul n'était sait était le serviteur de la favorite. que de tous les membres était la sienne.singulier fait ont un mérite d'avoir le règne signalé dont il avait fait d'une autre odalisque amie de sa sœur? Comme si la dernière aux étranger de M" Dubarry. venant adultères les femmes qui que' toutes plus excusable Bien loin de regretter les plus beaux noms profanaient il y du duc de Choiseul. les philosophes. natté de voir l'auguste amicales pour ° régler matrone les intédescenà de ce Louis il avouait. et tout quand elle pas son instrument. qui paslui. pensionné . les autres cabinets qui inquiétait dans ses lettres sans s'informer jusqu'à on serait peu était sincère. de l'Autriche XV. Il autorisait dans du moins améliorations plus la gestion dans l'exercice l'espérance des affaires de quelques et d'un peu lutté la plus intime maîtresse de Louis de dignité La gloire d'avoir du pouvoir. par l'envoyé que les amis du duc de Choipas. par elle pour arriver réussissait. de son conseil la en souriant.

qui avait conservé il affecta la neutralité. en s'y mêlant. elle était pleine aux doctrines et sceptiques romaine fut donc atta- aucune quée à la fois par les impies.Les contre de violence sous son ministère. et par les gallicans. mais ouvertement l'incrédulité. le prélude a sur la bulle Unigechose de menaçant pour le culte national. T. gieuses redoublèrent il chercha beaucoup et.I. par les réformés taient contre le pape. L'Église le démenti. ses XtV. duc de Choiseul aux yeux des hisd& l'école toriens dissensions relivoltairienne. i88 . il raviva leurs préparlements des rois. Secondant des rité que l'intervention dans ces controverses. son alliance même en était de promesses sympathiques aux mœurs licencieuses. qu'entre qui croyait des fidèles. Le protestantisme ni des ministres de Louis XV. qui n'admettaient de toutes sectes. par cette alliance le droit de cité et professait sophie. en quelque sorte. plus la populaconciliation. n'était La dissidence pas tant entre les jésuites et les le clergé catholique. qui ont été de la Révolution. il s'était ni du régent amis et protecteurs de rapproché des encyclopédistes. qui protescroyance. jansénistes. qui limitaient son autorité.. éteintes tentions à la tutelle par l'ascendant et les prépara. dominante. tout ce qui était hostile à la religion Rapaavec la philotrié. de confession se récriant contre l'exigence et tout autre gage d'orthoIl y avait M!/M~ quelque au fond des discussions n'avait obtenu de tolérance doxie. et ses adcompter sur la docilité pouvoir versaires des billets de toute nuance. par qu'avait su prendre Louis aux résistances séditieuses encouragements.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE et banni les jésuites a tenu lieu au les évoques de tout autre mérite.

à ceux do M"~ de Pompaétaient seulement substitués arbile duc d'Aiguillon. Mais cette changement celui du duc de ministère ne fut plus opporL'autorité avait be- de boudoir. et quand arune clameur universelle autant que contre la Compagnie L'antique et la confiance dans pour l'autorité lien des sociétés humaines. ou provoqués et des mesures honteuses affligeantes iniques. à celles de et une damnations la cause s'éleva do parti. en furent la justice. que et les consciences soin de se retremper d'être éclairées ou rassurées par une direction plus morale. contre la magistrature de Jésus. les ministrës et le clergé. en définitive. soutenir l'honneur du pouvoir. théologiques questions Les arrêts. dont le seul résulprofusion fut d'abaisser le parlement. les coups d'État et les excommunications se croisaient La lutte violente avec une légèreté tat. amenèrent des révélations pos. nétr! par une procédure dour de trairement était le champion chargé interrompue. pour l'humanité La sentence Calas toutes riva et blessantes pour la conscience de LaIly-Tollendal. est glissante. succédant de La Barre. premier sensiblement et de la diSsmation des juges an altérés. queur sema la division dans toute la France. et Maupeou de rendre à la justice sa pureté primitive le public alors perdit . respect publique. mépris des lois la transition Jamais tun de Choiseul.LES RU1KES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de qui occupa si inopportunément la moitié de ce règne frivole et mo. Plusieurs mal à proprocès intentés à dessein. semblait et du chevalier justifier les déclamations dont ces deux premières conalimentaient l'esprit de La Chalotais. n'était grande révolution qu~une intrigue on s'en aperçut les familiers de M"~ Dubarry bientôt.

entre la magistrature et l'admis'engagea ~r nistration ce duel à mort dans lequel elles ont succombé fut si décrié. il osa fronder Dès lors hommage. atteinte. et à repousser Il tous ses représentants. . toutes deux. où disgracié. redoubla d'audace dans la nation et plus menaçante plus compacte tint lieu de piédestal Cette déception au ministre du fond de sa retraite de Chanteloup. DE LA MONARCHIE toute illusion et toute retenue. La déconsidération les plus sages dans la royauté des combien fut de son à d'impuissance ministres frappait La foi naisons du ministère. rent d'y siéger. et passa entière. dans les dépenses. peine comprimée par et malgré la solennité la résistance du parlement. l'exil. des ne vit plus que des dilapidations exactions dans les Impots et des prévarications dans les ses décisions Jugements. et le peuple.DÉCADENCE. Le nouveau parlement que mêmes refusèdes pairs et des courtisans des princes. affecta de venir lui rendre toute l'opposition la cour et braver le roi. persuadé que d'un pouvoir aussi avili ne pouvaient émaner que des actes et se plut à protester contre toutes des agents d'iniquité. profondément dernier lit de justice.

lui faire de la sagesse sans murmure et les misères Seule.CHAPITRE VII PARTICIPATION DU CLERGÉ DU XVIU" GALLICAN SIÈCLE AUX ERREURS La philosophie moderne encourra l'éternelle réprobation de la postérité. les adoucir par que tous endurent les l'espérance. de la loi et simplifier suppléer l'adminis- en parlant aux consciences. des deux sexes. elle a su se faire comprendre définir les droits de la créature devant Dieu et aimer ses devoirs. doulouinséparables de notre des âmes seule. déshériter le pour avoir voulu monde des plus saintes et des plus populaires instituaux hommes. les congrégations savantes et les collé- . abondante que à pou de frais. enfin à la lettre tration ennoblir morte par la résignation. tions qui aient jamais été données La chrétienne avait laissé bien loin derrière elle religion de la philanthropie toutes les traditions païenne et tous les enseignements pu faire accepter reuses de la vie nature. simples. les conditions. à la place Que nous a donné le siècle réformateur. elle a antique. compatir passions et réprimer les révoltes aux douleurs ici-bas. contenir des l'effervescence de l'orgueil. les institutions religieuses prodiguaient. et paternelle de cette éducation facile.

réconcilier élans mêmes de la do l'intérêt personles hommes sous la main d'une administration du professeur avancement. rendra cette sur toute la surface du sol. nique ? Prodige qui consacre aux êtres souffrants. consolations ose prétendre féconde les émotions sensibilité Quelle loi humaine pour ceux qui pleurent! à eette. pas un orphelin sans asile. répandus enrichi par leurs fondateurs? Qui nous des maîtres le savoir sanctifiant abnégation s'inpour elle-même. peuplé. aimant l'étude par la modestie. aigris par le superflu et tout l'infortune. Où sont-elles? que sont devenus leurs restes avare et tyrande la prévoyance sociale. élève et purifie les aspirations des s'empare et des calculs de soi. des sens. pas un pauvre sans secours. avec affection? L'Unistruisant par devoir.puissance mystérieuse qui règle et de l'âme. enseignant et bien stérile devant ce versité paraît bien mesquine zèle ardent et désintéressé qui se contentait d'un de bien Elle qui humilié faire et qu'aurait est bien peu communicative ne s'épanche la promesse la science salaire. légitimer par l'aumône.Que. pas une infirmité sans remède. unir par cette fraternité de partage qui conserve justement à celui qui donne le privilège du bienfait?. irréfléchie nel pour épurer que l'égoïsme l'amour isole. chrétienne fiscation des biens par déjà si compromise par la conet la capitalisation de ceux del'Église les formes administratives si sèches rapprocher les coeurs . toutes ses épargnes prête sa force aux faibles et tient en réserve des trésors do inépuisables mobile. substituera l'école du progrès à cette œuvre incessante de la charité des hôpitaux. qu'à l'appât d'un foule de fondations elles ne laispieuses _Jlyavaituno saient pas une misère sans soulagement.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN es conventuels défriché.

amants froissées de provoquer le sourire de l'ique la société a fait un pas rétrodes monastères. diotisme au risque progressif. donnait le sceau divin à tous les actes de l'état besoins. Institution parce une création de la sagesse humaine. en déceptions. irréparable car les sociétés motres. et no tous les différends ou conciliait civil. cette de campar de! maires des greffes de paix tirés de la poussière jetés au moule des écoles primaires des curés si simple et si magistrature et pourtant si respectée. Ajoutons. de trois souvent se fondait sur des services de sacré de son déposin'est point qu'elle mais une médaille a changée aveuglé- ou quatre cupides demi-capacités et généralement toujours dédaignées. est amèrement regrettable. toute divine. gets d'État par les nécessités enfin de tous les bud1 et de localité? Croirait-on avoir remplacé pagne. par la suppression de la vie. de lumières incontestée. gr&J~ en civilisation asiles si chers aux sincères âmes sions. des juges et des instituteurs normales. prévenait coûtait table rien aux contribuables? Autorité et sans modèle. supériorité et sur le caractère tous les instants taire. efficace. aux coeurs désenchantés et de la méditation ou fatiguées et aux par les pastant d'aucomme de l'étude par le malheur Cette destruction. la plupart . qu'on d'une empreinte ment pour la monnaie gourmées. si abordable qui poursuffisait à tous les voyait à tout sans vaines formules. inimitable. sont plus que jamais fécondes dernes elles n'ont plus aucune des conditions qui ont amené le développement des ordres monastiques. sans comparaison à jamais regrettoute pacifique sur une dont l'influence et toute-puissante.LES RUt~ES DE LA MONARCHIE FRAKCAISE et si ruineuses.

conservé les éléments émondant d'une réleurs couvents paration C'est éventuelle. Les confiscations ont multiplié diminuer le nombre des mauvais et les tions. Il aurait distinction de l'abusif fait quelque et de l'utile. il en est peu qui puissent racine. de leurs revenus au soulagement do l'État et de l'Église. n'était ne suffit pas pour eux.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALUCAN plus de raison d'être. signats En attendant qu'un impôt spécial des moines les patriotes du peuple. Mais tels no sont pas les procédés Ses chefs sont encore plus impatients de la Révolution. lorsqu'il sollicidu souverain tait le concours pontife pour la suppresla fusion ou la réforme sion des couvents do dépeuplés. nous avons la bourse et le suicide pour des couvents. Les . en le ~uperuu. sur un sol divisé entre de se dégrader dans populades mains avales ateliers. et. C'est la logique ils veulent do l'assassin. confisquaient et il y avait un emploi que de le vendre pour des assupplée à l'absence de 1789 la règle tion de l'excédant ceux dont et régularise. crime par un qui croit effacer la trace de son premier second. et le beau idéal de l'uniforcompensation mité empreint sans caractère sans sur les fronts déprimés les d'une génération riches. anéantir. le vrai Seulement patrimoine à en faire plus judicieux ils n'y ont pas songé. comme en Angleterre. et sans physionomie. veut achc\cr pauvres. renverser qu'imprévoyants. et l'applicaplus en vigueur. dispersées res. ce que projetait Louis XIV. Un esprit de réforme moins aveugle reprendre arrachés de se serait arrêté devant la foule de solitaires n'ayant au sein d'un monde devenu pour rentrer étranger pour eux et plus dangereux que l'exil. le fléau de la mendicité.

l'Eglise catholique y avait pourvu Bien avant lence et sans tromperie aux serviteurs en honorant des autels. et la misère. et le bagne aux populations su procurer sont tout ce qu'aura agle génie de l'égalité. brisent afin d'en appliquer. à la pratique des vertus les et des indigents consumées âmes. Le vœu les souffrances l'inépuisaet mophysiques librement prononcé par ces faibles femmes d'efucacité et ces austères cénobites avait plus que toutes les rêveries humanitaires et tous les calculs philanthropiques raison humaine d'où vient serait cela? Est-ce habile moins de la que l'orgueil que la foi à triom- de la jeunesse et de la séduction des pher des illusions sens? Et. que aux joies et aux de jeunes néophytes renoncent des deux soucis de la famille. pour se renfermer dans la question posée par si fécpndc de ces les économistes. ces que tous les liens sans distraction. aux travaux et à tous les exercices de la charité chrétienne. des affections et n dû monet plus sociales. que tant de congrégations sexes pour font vœu de continence se livrer sans C'est d'abnégation. ble expansion à toutes rales de l'humauité. et en sanctifiant au soulagepour se dévouer de l'enseignede toutes les misères. est-ce que la chasteté . en le en ouvrant de le sacrifice prescrivant pieux asiles par ment ment tant à la virginité C'est la consécration. le célibat.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des indique le nombre le rachitisme vidus augmente. malades divin. l'édification l'amour daines partage au soin des de tous. glomérées familles se réduisent à mesure eût Imaginé Malthus de que l'économiste des générations remédier à l'accroissement superposées no suffisent dans les contrées dont les produits pas à sans violes nourrir.

et orgaleur lutte la substance abâtardis sance à rien soutient Mais la religion n'a prouvé que leur impuiscréer sans elle. ne serons-nous pas soupçonné d'inconséquence ou de témérité à ses ministres en venant leur reprocher intervention souvent imprudente dans les affaires tom- .PARTICIPATION DU CLEMË GALLICAN vierges vouées à lui donner moins méritoire La à panser toutes de l'exemple que la fastueuse France. du des générations pain au seuil des monastères défrichées par les moines? Il répugne servé par la aboutit ou tolérant l'industriel sueur des à prouver et du travail sur les terres philosophie fatalement aux lois l'infanticide. Mieux eût valu peut-être leur et leurs superstitions leur car les laisser ignorance seules ont le pouvoir de civiliser les hommes. vivifiant conserve les rouages les plus fragiles sans les user. enfants moissonnés des peuples systématiquement avant l'âge adulte. que son gouvernement lui donne à exploiter. et c'est elle seule encore qui ébranlés rendu par eux. y a-t-elle apporté plus de vertus. moderne de la Chine. obstinée contre qui Loin ont délivré de là. les plaies de la société et tous les sacrifices serait et stérile institution des vestales? a-t-elle l'émancipation à beaucoup gagné et l'industrie qui s'en est ses mécaniques et ses populapour y installer emparée. des couvents. encourageant égoïsme de de la et de à l'insatiable ou se gorgcant anglais. et de liberté où l'excédant t qu'au temps plus de bonheur trouvait un refuge dans les cloîtres. à cette sublime avoir les États après hommage de la société dont le principe organisation chrétienne. croyances et ce ne sont pas les philosophes nisé les nations modernes. tions souffreteuses. enfin. réque le dernier progrès à la civilisation.

hors de danger. Les luttes acharnées des évoque? sont d'autant moins et bretons allemands. La confusion naire. le mélange des guerres politide et religieuses et les mœurs encore barbares ou à l'excommunication sûreté d'écouter Nous écarterons le bandeau une grande obscurité sur la distincl'Europe répandent tion des pouvoirs. français à d'entre eux unissaient appréciables.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des erreurs du siècle avec les s porelles et la promiscuité doctrines dont ils devaient être les incorruptibles garj ? diens ? qui déroba encore une ce ne sera pas sans douleur et sans parties de cesplaies. Il n'est pas buscade. pour signaler les écarts à la déposition de Louis le Débonde sa domination. balancée tranquille. contribuer Nous ne remonterons pas. viles ques et ecclésiastiques. des empereurs Henri et et moins encore aux premiers schismes qui ont Frédéric. que la plupart leur autorité pontificale tous les attributs do la souve- . des administrations cidivisé la Gaule.la mer Puisse notre humble sur balise. parco que le ciel est calme et . mais a il eu dans ce pays à déplorer de il n'est donc pas inutile à sa nombreuses surprises un guide expérimenté et quelquefois capable de lui indiquer un passage où l'attend une emun gué ou un défilé qu'il ignore. s'adresser avec confiance. à le lui faire éviter 1 l'écueil. si elle qui la vérité pourrait-elle n'avait pas le droit de s'inspirer au sanctuaire même où son enseignement est le premier devoir de ceux qui l'habitent ? Nous voudrions pouvoir rendre au clergé l'autorité légitime dont il a été dépouillé et n'avoir qu'à nous mais il est entouré d'ennemis encombrant y soumettre toutes les issues. mais comment les guérir sans les panser? A hésitation.

écueils et des tempêtes. l'Église n'a pas fondé Les et sans contradictions. Si la vérité n'en est ont immuable et la doctrine infaillible. les hommes comme compulser et exposé les pièces de à donner gain de reflété le pur esprit. Mais en attendant toujours vainement que de ce tribunal soit nettement la compétence définie et acceptée. salutaire. ni refuser à ses adversaires à l'appui de leurs protestations solation de les invoquer contre elle. de pasdans toutes ces querelles eût été sans doute une teurs et de peuples révoltés. nous ne pouvons demander qu'à son passé la cause et peut-être l'expliToutefois cation et l'excuse de ses torts récents. qui se sont succédé ou se sont à toutes les hérésies encore ne peut-on liguées pour l'étouffer. c'est au clergé contemporain qu'on dans des malheurs une fatale solidarité peut attribuer qui sont les nôtres comme les siens. orages ont longtemps et elle a flotté durant siècles au milieu des plusieurs douze conciles Dès le premier. on en est réduit. Cet arbitrage donnerait à la jusinstitution des garanties tice et à la civilisation qu'on demandera raineté.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN et pacifique intervention La suprême du papo de princes chrétiens. au glaive. incertaines. . tant de procès sans solution. cause à l'erreur. pas nier la conl'évidence des faits. Avouons-le donc sans détour sans combats son empire ballotté la barque de saint Pierre. furent convoqués des doctrines encore pour formuler se ces assemblées et dans les suivants. bien que pour justipas toujours dans l'Église il fier la foi de la catholicité romaine suffise que celle-ci ait triomphé de tous les obstacles opposés bien qu'elle ait survécu à son établissement.

temps x~ siècle.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE multiplièrent pour concilier juger des sées ou réciproquement du conflit suscité par les points de la chrétienté. depuis pape sous le nom de Sildit ~MOM~e. mais à la réforme l'Église romaine. pape contre pape. mondaine avaient des bénédepuis longau puisque. Les de Pétrarque Clément sonnages. on trouve jusNovatien. la vérit. de la l'histoire et de les griefs récits les procès-verbaux des conciles contiennent une longue suite et plus accablants récusables 'que tous et de Boccace. et depuis en 232. l'antipape ou élus conqu'au xvO siècle cinquante pontifes déposés curremment. le luxe laïques. appelle Rome le scandale élection au moins prouve qu'il y avait encore pour les mœurs relâché . donna mettantes celle dura Que droit lieu La translation à une série foi du Saint-Siège aussi des à Avignon comproet fidèles. sur tous le patriarche on a vu s'élever dogme contre dogme. témoignages de aussi.é. tantôt des communions tantôt pour dissidentes. Indépendamment de Constantinopic. de la'persistance et de l'impunité des abus des clercs l'élection des par la perversité la sécularisation des abbés. vestre Son et la discipline.à contester gagnerait de se prévaloir de ces faits contre mère tendre et chérie. téméraires. indignation introduits cardinaux effréné fices des fondés plus saints peront parlé avec VM et saint Bernard. d'Occident de compétitions que pour l'union pour'la que l'histoire près de cent de grand schisme qualifie ans (de 1339 à 1425). Il. prélats et la dissipation le sanctuaire. lo souvent sous d'une intrusion l'éclipsé Gaule chrétienne? Tous les seraient les chartes moins contre elle d'abolition quelquefois marâtre passagère. Gerbert. Plusieurs se sont diviopinions condamnées.

mais elle atteste qu'il tenta était aussi homme de la réalité et ils reprirent de réprimer. et de vertu. Tuez attribue tout. car Gerbert publique. Dieu ces paroles }'pcoM?M~)'a les ~e?M/ L'historien à l'abbé de Citcnux. et les paroles dulégatMilon. Petit ne craignit pas d'absouet c'est dans Il reste des monuments de Jeansans publil'indignation dans l'instrucconscience du nom de Jean dre en face des autels du Dieu de paix l'assassinat du duc d'Orléans et un autre appelé Jean le G~ïa?. Ce sont des cardinaux des régicide aux mains d'Arc aQrontèrent juges de Jeanne qui mirent de la fanatiques le poignard Les Ligue. qui assistait Jean de Montfort au siège de Béziers. apos" Charles VI en personne. s'écriait roi trophant qu'un 1. D'autres aburent la discipline sacré pour se mêler aux facsèrent de leur ministère favoriser les révoltes et servir les passions tions politiques. que autant que le cri de leur dont tous les détails trahissent la tion d'un procès mauvaise foi la plus insigne. Un évêque de Liège a cru honorer ses fonctions en acceptant le surnom pastorales Pitié. d'Innocent Ht . ne sont pas d'un prêtre et d'un chrétien précisément de nos guerres historiques civiles et religieuses d'après eux on ne trouve pas une seule maxime révolutionnaire qui n'ait été accréditée ou justifiée par Paris qu'apparut dicateur un' prêtre le premier le clergé de Un préapôtre du régicide. les censures du Vatican et méprisèprélats bravèrent ou nièrent le dogme. des docteurs et des des mœurs.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN une conscience science des désordres leur cours tombe. dans la dès que le réformateur fut descendu ` > La corruption des doctrines suivit la dépravation et bien avant Luther.

de toute solidarité que d'être au-dessus dans les faiblesses hommes connaît de ses défenseurs. et les sophistes de la Révolution n'étaient qui ont mis cette morale en pratique que des plagiaires.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE que du sang et des larmes du peuple. et comment cela? parce que leurs et leurs loisirs y trouvaient une source plus de barbarie . discret doive les dérober à la censure du monde lorsses décisions les livre au jugement de tous et que leur notoriété son plus grand triomphe n'est pas tant d'avoir vaincu ses adversaires. Tant de violences tard. lorsque ce les ennemis sont précisément qu'il s'agit de combattre? Il faut bien les étudier pour les connaître. de son instrument faible et faillible. Guillaume fougueux Pépin disait que la royauté du diable. et que le meurtre commis pour était l'ouvre la gloire de Dieu était un acte méritoire. les résistances quel est-il. alors étaient commun richesses les dompter. et les regarder en face pour Proclamons-le d'ignorance. Plus encore. plus d'une dissidence. la perfection augélique. en et elle le convie à y aurait-il à taire de l'orgueil et de l'égoïsme. et d'iniquités ont dû provoquer T. donc bien haut il y eut des temps les clercs et de corruption un peu plus avancés en civilisation que le des laïques. sortie victorieuse de ces épreuves. est restée inébranlable dans sa doctrine. Un'peu plus n'était vêtu de la Ligue qu'il est enseignaient de tuer un roi. Quel mérite En proposant la loi chrétienne aux re- l'imperfection effet? c'est l'homme des efforts surnaturels. plus d'une si l'Église. révolte. licite les docteurs plus d'une erreur. invariable dans et Irréprochable dans son dogmatiques il serait dangereux d'en conclure qu'un voile ministère.

sociale. sinon n'a-t-elle de ceux mêmes qui ne sont pas les sympathies pas nés dans son sein? Y eut-il jamais constitution plus et qui enseignât aux plus sincèrement à s'aimer. il y aura toujours des esprits faux. sacrifier devoir. en sera-t-elle qui leur survit? La communion catholique moins la réalisation de cette fraternité manifeste universelle de la perfection dont la charité. association de sociale hommes dévoués et également citoyens animés de l'esprit de charité. n'ont et un stimulant encore plus actif de convoitise et de Avouons-le tous les organes l'intempérance l'injustice par la soif de la vengance de la passion. aura toujours des sectes des car hérésies. ou l'emportement du que par les subtilités et les railleries des satiriques et des chrorationalisme n'ont été que niqueurs dales trop réels. l'incrédulité. tous les doutes. l'abnégafondamen- tion et l'esprit de famille sont les conditions taies? Il y. ont été plus souvent suscitées de l'Église a pénétré 'et l'hérésie en conclure contre la doctrine peut-on qui les le sentiment moral qui les a vaincus et la foi condamne. comment calmer. captive. religieuse et les mysdouble nature obsèdent leur courte vie et leur s'il existe quelque part une avec tous les instincts en harmonie de consoler toutes les misères.' Que les échos retentissants de scan- pas été irréprochables dans les couvents. à se comprendre et à s'entr'aider? Une résignés. toujours prêts à leur intérêt et leur vie au privé à la justice une utopie que les plus habites poliliques est . des cœurs dépravés et des révoltes involontaires parmi les faibles créatures en lutte perpétuelle avec leur qui Mais tères impénétrables intelligence croyance moraux.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN féconde licence. et decapable de satisfaire.

chercher ailleurs. n'étaient le fait de l'infirmité interprétations puériles aussi bien que le doute et la négation. comme si les exagérations. sans servilité. Les législateurs Rome n'ont pas fait renaître l'âge d'or rêvé par les poëtes. la liberté sans licence. pour l'humanité. auront trouvé mieux. l'ambition et confondu l'erreur triomphante. qui sont la no méconnaît combien ajoute de force et n'ont ont tenue de Dieu. unanime vers le bien est Or. l'accord des verdestinées. Jusqu'au humaine. pas dans mer avec ne se reconnaît . et leurs patries n'ont été. Ce type de perfection. il nous malheureuses expériences. déconcerté Le rationalisme devant voix et la Révolution du bonheur elle-même ont recule ces retours populaire. chrétiennes tyrannie été plus heureuses ou plus sages. comme cette tendance de la foi chrétienne. à qui nous devons tant do jour où les réformateurs. et d'affirsera permis de nous défier de leur infaillibilité eux que le don des miracles leurs œuvres. car personne l'unité de langage et de communion d'efficacité aux lois. gravé a souvent dans les âmes par l'enseignement religieux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de Sparte et de pour idéale. Il s'irrite des pratiques que la dévotion y superstitieuses et les les altérations ajoute. que et des instruments des fléaux de mauvais de exemples Si les nations ou de corruption. on la plus évidente conséquence humain s'obstine à la ne voit pas pourquoi l'orgueil sous prétexte qu'elle exige de lui une croyance aveugle en des dogmes pleins de mystères. ce pas toujours n'est pas du moins la vérité qui leur manque leur loi les rappelle sans cesse à de meilleures fondamentale la soumission C'est la voix de la conscience. tus publiques et privées.

heureux d'avouer notre Nous sommes incompétence. de notre même une plus faiconraison de la nature. Il ne nous appartient de dogme Mais comme on ne peut nous contester cier un principe par ses effets. par les bienfaits tellement elles sont Il y a des vérités fondamentales à notre nature. qu'on nous dise 1° S'il existe un système quelconque. ont une valeur suppose. ou donnant au problème mythologique philosophique.iV PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN façon de discuter le à' par questions tranchées rationalisme les celui de leur obscurité. et les subtilités les arguties de la philosophie à les déraciner de là conscience hune parviendront maine. que jamais du doute. à est l'œuvre le vivifie suprême intelligence la providence le conleur origine qu'on au moins relative à serve 2° Le bien et le mal. quoique défigurées par l'ignorance. l'être quelque morale. de nos facultés de cette absorbés ta inapplicables dont la plupart aux besoins des hommes. cosmogonique. Or. et de sa fin. intellectuelles. destipar . une explication sant mieux comprendre la nécessité de l'expiation. l'aide d'un singulier argument. une solution de la vie. née mortelle séquence d'une tache contradictions des tendances originelle. de son principe simple et plus nette que la Genèse. nous d'apprécontinuerons de qu'il réle droit en aucune juger celui du christianisme pand sur le monde. ces deux points admis. savoir 1° Le monde dont le souffle S ni même des esprits d'une et dont droits “ et réfléchis. tives et inhérentes 4*" instincsi univer- selles. logique des plus plausible brièveté de la vie. qui les subit ou les pratique.

une institution et plus complète. enfin. et si crimes. plus égalitaire pour tous. si leur but est puériles. superbes familiers. plus faciles ceptes plus à ia portée sociale. ou plutôt de prédes âmes simples. à la pratique Ton inventa jamais un code de lois. l'abnégation. mais qui sont le tourment ou surpris des épreuves méditatifs. étranges. qu'est-ce y substituer nos maîtres en scepticisme? '1 L'esprit chrétien avait civilisé le monde moderne. libres de tout au soulageterrestre. ses pratiques mais. de tous les esprits usage. et qui à confondre les peuples les plus de bienveillance universelle.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le soin de leurs besoins sont dispensés de faire matériels. commanda l'oubli des injures l'humilité. de tous les légions d'âmes obscure de toutes les vertus. et si les effets purement disent les saintes Écritures du christianisme humains sur l'organisation sociale sur toutes les combinaisons de l'impuisl'emportent donc que prétendent sante théorie. plus ouvertement divers dans un sentiment ses dogmes On peut trouver ses maximes austères. n'est-ce pas une démonstration vérité? Les esprits Est-ce pour sur ces précoptes ne s'adressent été posés ? Ils qu'aux simples d'esprit. inquiets qu'ils subissent 2° Si jamais aucun culte. et le sacrifice comme autant de devoirs dont la pratique de Dieu sanctifie l'homme et le rapproche si quelque eut la vertu d'inspirer autre religion que le catholicisme ces innombrables calcul ment d'intérêt de toutes pures. avant celui de Jésus-Christ. ont beau verser le mépris eux qu'ils ont . suffisante de sa atteint. qui se consacrent à la rédemption les misères. hommes désunis tende qui soit plus par l'intérêt les propre à rapprocher ou les passions.

envers est-ce lui-même? pour avilir de ses scrupules. en est arrivé à à la dévotion des fidèles sa tendance au cénoreprocher bitisme. avait. constituant. condamne n'est-ce et pas blesse élève la créature que lui seul jusqu'à Dieu? Le scepticisme. consacré cette union quelque sorte.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN adouci les mœurs le riche contre barbares il amendait pouvoir aspirations et rapproché comme le pauvre. en en lui évangélique.'son mysticisme détachement il en induit des biens terrestres du toutes et son culte fonCette l'incompatibilité des sociétés intérêts pour ont injuria. le ses lui-même et protégeait le peuple contre de l'Église désordonnées. un pontife modéet inof- inviolable de déshériter à Quel droit avait-on les générations naître de ces précieuses d'en garanties? quel intérêt. immuable. séides stipendiés cohue des de novateurs autels l'excès l'Église catholique leurs initiations susou stupides sans aveu ? Appardo repro- son zèle et de ses exigences? est-ce pour les endurcir? d'abord l'orgueil. Les sectes et les sociétés occultes contester l'efficacité? sont-elles bien en toute discipline leurs capricieuses pectes et leurs tient-il à cette cher au ministre d'opposer comminatoire de droit à la sévérité de la réglementations. n'a rien de sérieux supposition les doctrines sincère. de S'il trouble les consciences. pour gardien d'une souveraineté rateur investi fensive. summa philosophie leurs inductions et l'ascétisme . une avec l'organisation catholique dées sur la combinaison des matériels. jus. à bout de moyens. comme L'unité tous les rangs. S'il est S'il austère. car toutes summum forcées n'est pas contagieux.

LES

RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

Mais il n'en est pas moins utile que des types de perà l'ombre du sanctuaire; fection idéale soient conservés ainsi citées seront plation soupie les lois et les mœurs de s'y conformer rappelées seront incessamment solliou y quand elles se manifestent, elles s'en écartent. La contem-

quand de cette vérité suprême n'est qu'asperpétuelle dans les cœurs les plus rebelles elle sera l'éter-

de la race humaine, mais elle n'empêchera nelpréservatif de ses passions, car la foi cathojamais le débordement à toutes les vérités et source ellelique, sympathique même d'arrêter ni même attaques l'erreur. de toutes les perfections, le progrès des vices n'a pas eu la puissance le monde, qui ravagent des de

celle de préserver ses propres doctrines furieuses de l'impiété et des profanations

n'ont rien en elles qui La religion et la philosophie doive les diviser, pas même le dogme, en face du doute: la philosophie elles sont faites pour sympathiser; moderne est fière eneore et fanfaronne des victoires qu'on lui et mais ces victoires impute; la rendent des complice l'assimilent à l'ignorance

démolisseurs, confiscateurs, et égorgeurs, incendiaires que certes elle désavoue, et elle sera bien étonnée d'une découverte pleine de promesses s'il n'est pas de l'humanité, pour le progrès à savoir ne sera complète entravé, que l'intelligence et perfectionnée de comprendre que son qu'à condition et sa force tiennent à l'alliance surtout développement avec la religion. qu'elle éclairera Ce n'est l'humanité, pas en l'isolaquelle, ne tend pas de l'àrae

de la philosophie lant de la lumière bien

à la matière, qu'unie temporairement à s'en dégager par toutes.les moins aspirations et de l'intelligence.

PARTICIPATION

DU CLERGÉ

GALLICAN

Jl est oiseux dogme avec de confesser traites sans ceux

et du moins qui le nient,

sans

résultat

de discuter heureux

le

et nous

sommes

incompétence multiforme où la négation vaincue

notre

sur les

absquestions s'escrimera toujours.

de l'affirmapar l'immutabilité est absolument et perd tion. Mais le doute improductif de l'offensive à tous les avantages quand il en est réduit fl n'y a pas de vérité dans l'ordre lui-même. s'affirmer se croire spirituel, la raison, prétations irréfragable quelque qui n'ait été obscurcie et les abus soit aux yeux de qu'elle ou altérée par les interfait l'ignorance; c'est à ce

qu'en du vrai et du faux que s'en prend, avec un stumélange Ce qui l'irrite l'incrédulité contre vulgaire. pide orgueil, ce n'est pas son principe le culte objet de ses outrages, ce sont ses pratiques plus ou moins mystiques religieux, ou puériles. les attaque exaltées, tères Bien avec faibles qu'elles d'autant ne

à personne, on s'imposent plus de courage que les âmes ou timides, avec un touqui s'y livrent sont plus inoffensives; bien que chaque ce sont moment les mysde notre et soit qu'au

chant abandon, et les existence dedans soit comme

miracles, un

prodige au dehors

incompréhensible, de nous tout

mystère

impénétrable. Est-il un

homme

de

sens,

savant

assez présomptueux ou assez assez se connaît lui-même, qu'il connu, qu'elle incréé, un ignore? s'est Si la croyance sa confond immolé, faite

téméraire

illogique en un Dieu raison et

philosophe, pour croire qu'il nier parce pour incarné, dément mé-

ou

convenons

et de l'immensité de la majesté du moins que cet abaissement créature encore. et une pitié Portons

l'imago de l'Être

sa pour plus incommensurable

amour

suppose surhumaine à sa

l'hypothèse

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

dernière de notre

limite,

et, rapetissant

raison, supposons monde ait été confiée à des intelligences intermédiaires; l'amour et la justice, dont elles représentent l'Éternel, l'auteur de toute chose, en est-il moins lô Dieu révélé, les consciences ? Le Verbe qui le l'esprit qui illumine manifeste en est-il moins une émanation de sa divinité? Un rêveur lège d'écrire homme sage l'immense sacrieut un jour la fantaisie comme la vie de Jésus-Christ celle d'un allemand la morale, auraient la science régénéré et lo

le mystère à la mesure du que la conservation

et vertueux, dont de l'humanité amour à son insu

mais, monde; sa conscience, fections tellement prophètes, qualités que leur

et sous l'aveugle de impulsion il doue son héros mortel de tant de peret d'une simplicité d'une divines, prescience en dehors du génie des législateurs et des que cette personnification est plus invraisemblable déification. Comment des plus adorables et plus miraculeuse en

C'est spiré sans l'inspiration? ne pas subir le joug de la foi, n'est pas d'une gueil humain prouve une seule esprits superbes Comment l'atome la matière toutes mités

effet, l'inl'absurde invoquer pour de l'oret cette méprise admettre, saine Elle philosophie. et le néant des eux-mêmes. esclave do éthérée, sujet h à toutes les infir-

chose, l'impuissance qui ne croient qu'en perdu dans sa substance sens comme

l'espace,

qui enchaîne les illusiotis des

de sa nature, de sa vue embrasser, pourrait-il non-seulement l'univers créé, mais le monde bornée, de invisible et accessible à peine à la pensée dégagée et le secret rattaQui peut dire où se cachent et la fibre chant l'ordre matériel à la sphère des esprits, se subtile sous la main de Dieu lorsqu'il frémissant ses liens?

PARTICIPATION

DU CLERGÉ

GALLICAN

communique astres,

à l'homme?

Croit-il,

ce qui se passe apprendre le mystère de la conception t-il connaître parce qu'il a respiré dans le sein de sa mère? Il ne lui a été donné ni de mesurer les causes êtres et leur a des motifs il aucun l'infini, finales, ni de définir ni ni de sonder l'inconnu, de comprendre la solidarité des de Celui

en interrogeant les eu lui-même? espère-

dépendance de douter,

de Bénir

qui les a créés. S'il y y en a-t-il de nier? et n'y en a-tet de se taire? Si la foi du pays n'est

de certaines n'a-t-elle intelligences, pas pas au niveau et tant qu'on n'aura pas subdroit au respect de toutes, stitué le plein jour de la vérité aux croyances dont les les ténèbres de notre esprit, ne doit-on lueurs éclairent celle qui a moralisé le monde en y naturapas vénérer du devoir et la confiance en Dieu? lisant l'amour de têtes faibles gonflées nous d'incrédulité, ce qu'elles volontiers vont chercher dans demanderions sans régulateur et sans gouvernail. le vide, Le lest à desconfié à la nacelle d'un ballon lui sert au moins cendre humblement, dans l'éther, se rompre. l'impuissance ou le ressort ment le léger C'est le salut maisjsùrement, lorsque,emporté tissu qui contient l'air menace de et aussi le modeste le point diriger aveu de qui cherche pour A tant

de l'aéronaute

qu'il n'a pas encore, sa machine. maîtriser

d'appui ou seule-

de religion est à la fois plus téméraire et plus ignorant, car, tout fier de planer dans l'inconnu, il insulte l'élément à l'accueillir dans sa qui s'offre chute. Le culte sein maternel le navigateur absurdité qui régit le monde de la terre hospitalière, vers laquelle le plus de la Divinité est le

Le renégat

Le nier aventureux. et si la croyance du pays est la base de tout

aspire est une

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

ou convenu, la source de la la société, de la charité justice, de l'ordre qui maintient de l'intelligence n'est-ce qui la sanctifie, qui l'honore, de s'insurger conpas insensé pas un crime et n'est-il sentiment tre cette comprend et plus élastique? de Dieu sous le vain prétexte croyance, pas et qu'on la veut plus .épurée, Cette aspiration ses lois est d'une qu'on ne la plus vague à se mettre à, la place 'audace

moral

raisonné

qui serait superbe'si elle ne mettait dans toi*t son jour l'abde l'insecte jection qui s'en glorifie et son impuissance à la réaliser. Ce qu'on un esprit fort est auappelle dessous du talapoin qui veut s'aider de la queue d'une vache pour passer que facultés d'une cette dont vie autre dans vie pressentiment des logique l'autre, est la car il a le

et à rectifier

conséquence

de sa conscience mystère L'idolâtre n'est qu'un le superstitieux ignorant, qu'un est un insensé, sinon un malesprit faible; mais l'impie faiteur. au christianisme et S'attaquer qui a moralisé civilisé le monde les Titans, moderne, qui ont escaladé ce n'est le ciel, pas mais rivaliser s'assimiler avec au

du l'explication et le complément de son être.

il a été doué,

rien de mieux que de Érostrate, glorieux qui n'imagina brûler le temple de Delphes. Incendier et détruire, estce donc une puissance dont la raison humaine ait à se féliciter? mais sécurité Le doute a son est une excuse hostilité dans son la négation gratuite abstention, contre la

dont tout homme publique, qui se respecte à moins qu'il n'ait une certitude s'abstiendra, inattaquable à lui substituer. Il frappe traîtreusement le passant qui circule sur la foi publique comme le stylet du condottiere, cuse du voleur convoitant un est déloyale et il n'a pas même l'exil trésor à son usage son arme

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

tue pour le seul plaisir de tuer, comme les étrangleurs à l'idole tous ceux immolent de l'Inde qu'ils adorent une autre croyance. Le culte de son propre qui ont non moins abjecte et malorgueil est une superstition et quiconque aux autres est faisante prétend l'imposer ennemi public un le droit de tolérer. dégrader; d'abdiquer rapports matériel n'a pas que toute société rationnelle C'est un aliéné qui prend plaisir à se car c'est une nécessité pour tout esprit fort sa dignité en niant 'ses humaine, puisque,

divins, il se résigne à n'être plus qu'un rouage et aveugle du grand et intellectuel organisme de la création.

de l'Église nous Ceci posé et l'autorité sauvegardée, ni les erreurs de doctrine, ni les scanne dissimulerons ni les menées ambitieuses dales, qui ont associé tant de et de prêtres égarés aux complots prélats imprévoyants combinées du protestantisme, de l'irréliet aux intrigues De là devait sortir non-seulegion et de la démocratie. ment le renversement sociale, de l'ordre c'est-à-dire une révolution la France Le amené monarchique, la transformation mais de

et la perte inévitable de sa nationalité. n'est pas solidaire des causes clergé qui ont cette grande mais il avait mission catastrophe;

de la prévenir, et peut-être assez de pouvoir pour l'emde pêcher. Il lui eût suffi d'être moins avide des faveurs la cour et plus fidèle à l'unité romaine. Les soins de la lui ont fait négliger politique et la soif des ministères son autorité ordre, pastorale et son influence de la et moins envié plus compacte si déjà le jansénoblesse, eût été plus inexpugnable dinisme et le luxe de ses prébendaires ne l'avaient visé, et si son aveugle abstention dans les débats du populaire. que celui Son

LES

RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

déficit Ses

n'avait trop

ses rangs aux batteries de l'ennemi. à ce moment nombreuses de défections, ouvert

de longue main par étaient préparées suprême danger, la part qu'il s'était faite dans toutes les séditions; et si III il préluda à toutes au temps de Charles VI et d'Henri les déclamations qui ont signalé la violence des clubs de la Révolution, il n'eut pas, comme la saine partie du clergé de i793, la gloire de se et d'être purifié réhabiliter par le refus du serment par et la persécution. A l'époque même de la le martyre de la religion menacée ligue formée pour la défense hostiles du luthéranisme, il s'oublia jusqu'à par la fatale invasion servir les vues ambitieuses del'étranger, dontlapolitique ne visait à rien moins que l'anéantissement de la nationalité féodés Les Guises s'étaient innotoirement française. à l'Espagne, comme les d'Orléans se sont, de nos à l'Angleterre. inféodés à la monarchie

jours, Le clergé, sans aucun respect de son ministère, rechercha l'honneur des prédications les plus incendiaires, il s'occupait beaueux-mêmes, et, comme les séditieux de la catholicité moins du triomphe coup que du renversement pas plus que les patriotes de ses sacrifices accueillirent de la dynastie au Valois le mal régnante. Il ne pardonnait voulu lui faire

avait qu'il de 89 n'ont tenu compte à Louis XVI et des acclamations avec lesquelles ils chacune de ses concessions.

« Quand Henri III, dit l'Étoile, se déclara chef de la Ligue, tous les marmitons de la Sorbonne recommencèrent hésion
1

à déclamer comme un

contre acte

lui, et lui reprochèrent d'hypocrisie
l'Évangile,

diabolique'.
disait le curé

son ad» Les
iMorl

«Il ne s'agit

plus de prôcher

Bouclier.

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

tous les Caris Aubry et les Maurice Poncet l'insultaient et Saint-Merry renchérissoirs du haut de leurs chaires, sait encore sur Saint-Pierre-des-Arcis comme 1. Saint-Eustache avait sa tribune était un forum libre d'aboyer et tout sanctuaire Saint-Étienne, où tout tribun, en rochet ou en froc, était contre les rois. Pelletier, Hamilton, Por-

une thaise, Launay, Guincestres, Prévost, etc., acquirent en rivalisant à qui serait le plus certaine popularité même violent et le plus injurieux. Quelques-uns s'y sont fait un nom 2. pas plus de sa conversion que MUo de Montpensier son prédécesseur dé sa déférence. se vantait, à bon droit, de lui avoir fait plus de mal avec avec ses ses prédications que Mayenne boirait toute l'eau bénite de Notre-Dame, armes criait 3. « Il le curé Le Béarnais n'obtint

Garin à son auditoire, que je ne me fierais pas à lui! » a attaché à son pilori les noms de La Satire Ménippée de clubs, précurseurs de ceux qu'on tous ces orateurs ajustement bins. L'auteur gue n'oublie
au Valois C'est

affublés

des noms

de Cordeliers des prédicateurs

et de Jacode la Lidonné
un ante-

de la Démocratie aucune
uu Turc, proposait en tête,

des particularités
une harpie, un magicien, lui-même au

qui ont
un Hérode*

à

» christ 1. Le premier croix et bannière

de conduire les égorgeurs détacher

processionnellement, Louvre. Le second, moins

voulait seulement la discipline h sa impitoyable, pendante les épaules. ceinture, pour lui en étriller 2. On trouve encore dans les bibliothèques le livre de Boucher De ;u$ta Henrici abdicatione. 3. « Henri de Bourbon est un Caligula, un Néron, pillard, avare, de nonnains, lion à Paris, renard a Rome. trompeur Qui le soutient, escrocs et des évêques buveurs?. Toutes les mauque des docteurs vaises humeurs affluent à cet apostèinc! des Neuf Ser(Extrait mom de Boucher.)

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

avec la Révoguerre sainte quelque ressemblance loi des suspects, lution de 1789 exécuconfiscations, visites domiciliaires, tions populaires, etc. délations, cette des saignées à la Saint-Barthélémy, en effet le parallèle au cardinal Rosa, soutient coupes réglées de Marat. La théorie Mais ce livre, ble, n'a pour excès commis la philosophie de ses parent sous pour la d'une attribuée avec les

contestaportée philosophique but que de rendre solidaire des l'Église' en son nom. La religion n'a pas plus que

le pouvoir les crimes qui se d'empêcher couleurs. Il suffit qu'elle les condamne, et il est ridicule de mettre les orgies révolutionnaires garantie faire mieux de la sentir démocratie sacerdotale. C'est ce que cette hypocrisie a d'illodénoncé nous-même la compliaux fureurs des partis. Envoyé

gique que nous avons cité sacrilége du prêtre sa mission est d'éclairer pour bénir et non pour maudire, son troupeau et non de le suivre dans ses égarements. La sainteté de l'étole n'a pas plus que l'ignominie du bonnet sens rouge moral. la propriété d'autoriser les déviations du

d'inscrire au marenjoignit le régicide Clément et le cordelier Chassé, pendu tyrologe à Vendôme, il n'eut pas la vertu d'honorer le crime, et fut discuté à Rome et parce que le plan de la Ligue trouva quelques dans le sacré collège, encouragements Quand il ne s'ensuit L'Église des devoirs, pas que la révolte ait jamais l'a si peu considérée comme que, tandis qu'elle trouvait
années revues

un ordre

des Seize

été sanctifiée. le plus saint en France ses
du règne de Louisuni-

1. Cet ouvrage, dans les dernières publié a été vanté et commenté Philippe, par les versitaires.

et les

journaux

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

dans le sanctuaire, Pie V faisait condamner, apologistes à Rome, vingt prédicateurs pour avoir tenté de la conet Connecti payèrent même vertir en dogme. Savonarole f de leur tête. cette témérité que le clergé gallican se au delà des bornes de la justice et de la laissa emporter vérité, on ne doit pas perdre de vue qu'il y fut provoqué. le parti agresseur, l'insulteur du Le parti protestant, Mais, fut encore moins modéré dans l'attaque culte préétabli, dans la défense. A ses docteurs que le parti catholique appartient l'initiative Hunert de toutes les atteintes aux autoride 3, à et de toutes les maximes Hotman subversives 3, Jean Poyet sont arrivés tout en reconnaissant

tés légitimes l'ordre social. Buchanan

Languet

et beaucoup d'autres en Il n'est pas une nier l'utilité des lois et de la société. erreur, pas une perversité, pas une sottise que le libre examen n'ait adoptée, et préconisée. propagée

ni la provocation ni l'exemple ne justiCependant fient le pasteur qui se mêle aux intrigues politiques, n'y est pas contraint lorsqu'il pour la défense de sa foi ou le salut de son troupeau. Il y a, dans les questions
1. Auteur nius Bruius. 2. Dans mais dans son celui livre de FrancoDe jure successionis dans un en œuvre il attaque la légitimité des il soutient la thèse contraire. pamphlet méritoirp plus ascétique que aux yeux de Dieu. du régicide est subtilement rois; du Vindicte contra tyruntios, sous le pseudonyme de Ju-

3. Cet Anglais réfugié, que, érige le tyrannicide 4. De jure reg?ù, loppée. 5. Bodin, l'apologiste certains cas. La Servitude contre établit écrivains du peuple,

politidéve-

où la théorie

le régicide dans absout pure, volontaire de La Boétie n'est thèse qu'une la légitimité du pouvoir. La Franee Turquie, en 1575, publiée le droit de refuser de ces de juger le roi, etc. Aucun l'impôt, n'a qu'ériger en principe social, réfléchi k force c'est c'est-à-dire la volonté matérielle, rendre la société impossible.

de la monarchie

LES

RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

et dans la marche progressive des généphilosophiques dans lesquelles des choses et des époques il ne rations, sans abdiquer. C'est peut-être à cette peut intervenir invasion rêts du clergé passionnée humains purement que dans doit le conflit être des intésa attribuée

divisions et aux beaucoup plus qu'aux désordres qui ont attiré sur lui, ayant le xvm° siècle, les et les satires dés poëtes. censures des laïques C'est en effet dans ces luttes profanes à méqu'il a été conduit déconsidération, connaître garantie dogme. can, tout étaient pontificale, qui est la souveraine de sa propre unité, aussi bien que de celle du du janséniste et la liberté du galliL'austérité l'autorité en affectant se séparer des hérésies, n'en infectées du même de révolte esprit de fut un ordre l'État, à conserver dans

pas moins

et d'orgueil. Tant que des droits

le clergé

des priviléges il entrait à revendiquer, nécessairement dans garanties le maniement des affaires; mais, lors même que la supéexclusivement riorité de ses lumières l'appelait presque à exercer, dans sa les conseils des rois, il ne jugeait aux détails de descendre

ayant et des

dignité des fonctions salariées. Précisément tion et au partage à soutenir, spéciales parce qu'il avait des prérogatives dans les discussions il portait qui plus de sobriété l'auraient pouvait devoir. trop écarté de sa mission spirituelle, oublier son qu'il

pas qu'il fût de de l'administra-

ne

de vue sans premier pas perdre s'est manifestée Cette incompatibilité plus claiet que s'est disséminée rement à mesure que l'instruction le s'est régularisée; la gestion des choses temporelles prètre fanes, pas été consacré pour et à mesure qu'il devenait n'a servir plus des intérêts facile proaux princes

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

de trouver cessairement

des

capacités restreindre

le clergé voyait pratiques sa mission. La stabilité

nédes

et leur classification étant le preemplois secondaires et d'économie dans mier gage de bon ordre dans l'État leur sécularisation en était la conséquence la dépense, Seulement il serait injuste autant naturelle. qu'absurde ce conseil de la prudence, en l'appliquant d'exagérer sans exception tions, à toutes et sans sortes réserve d'États, à toutes comme sortes de situal'imon a voulu

essentiellement et nécessaiposer à celui de Rome, dans sa forme, dans ses agents et rement ecclésiastique dans ses sommités. ses études supérieures, ses principes prêtre; par et sa pratique des choses du domaine de la austères est tout au moins du laïque conscience, l'équivalent Le dans la connaissance maines. le clergé était seul assez éclairé pour lorsque son utilité lui tenait lieu de dispense. Il être consulté, justifié par une noble amserait encore et sera toujours Ainsi, bition, génie exceptionnel. Cependant parmi ceux de ses membres qui ont assisté était à peu les rois de France, son concours lorsque d'éminents services et un et la pratique des affaires hu-

combien soit près exclusif, y en a-t-il dont la gloire remonter à l'abbé pure? Il faut Suger pour pouvoir le ministre et le cénobite. Richelouer, sans restriction, lieu a laissé de grandes et de beaux leçons aux princes souvenirs aux héritiers de son nom; mais quelles œuvres apostoliques la mémoire recommandent du cardinal ? On sait les troubles, les profusions et les intrigues de Mazarin, dont le prequi ont signalé l'administration mier titre do gloire est d'avoir ouvert le siècle de

les cardinaux faisant de Besançon les évêques ses agents. ses amis. le masque sous Dubois. avec une gravité et donna un retentissement rêts de l'Église gallicane . on s'avouant et de Rohan. respectées pour du ponces insignes à profaner les peuples préparèrent ceux qui ne s'en revêtaient en faisant mépriser tificat. avilirent en s'attachant encore et de. et elles-mêmes. à sa fortune.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE roi n'accorda Ce grand de jamais l'entrée et cela autant à aucun prélat son conseil par respect de l'Eglise que par prudence politique. y pesa. et la mitre. l'épiscopat. cette de Dubois saisit irréligieux neveu. comme d'une prébende v II. pour la dignité de ses puissantes mains Mais à peine le sceptre échappé Louis XIV. que pour les prostituer. transpapar Mazarin. parce qu'il n'est pas entré dans ses calculs de favoriser la confiance Espagne maître pour le jansénisme. du Saint-Siège Mais son habileté à tromper et à bouleverser la catholique de son inquiétudes ni déjà honorable trafiquée les vagues pour servir à la France n'a été ni profitable La pourpre romaine.Il semblerait que'cet turpitudes a quelque titre à l'indulgence du régent impur ministre de son ordre. tomba-t-il l'abbé vant de son C'est de dans celles s'en ordre.' son que rele- avoir honteuse. été pressentie par la sage abstention immixtion du clergé dans que date la malencontreuse et dans toutes les toutes les intrigues diplomatiques des brigues de la cour. du clergé de l'Assemblée Élu président les intéDubois burlesque. Les cardirent d'un Tigellin et d'un vil proxénète. en 1723.Sisla pourpre teron. époque qui semble du monarque. naux de La Trémouille pour en se de Tencin et de Bissy. devint.

que lorsque à toute mesure violente et résistaient. so pouvait et que lui-même.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN à la querelle des jésuites et des jansénistes. . au avait revêtus qu'elle de son infaildes fidèles et comme en dérision de vue que attisées mystiques. et la clef des condu gouvernement les unes tandis f au milieu qu'il des corruples rappelait 20 flotter les plus T. et l'on eut raison découvertes hétérodoxes fit beaucoup de juger de condamner dans leurs et JanséQuesnel les propositions trop d'éclat. dans tout le cours Il ne faut pas perdre de ces querelles des témoins et l'irritation à la fois les rênes sciences. aux exigences la modération du Saint-Siège fût obsédée inconsidéré. d'arguments. le ministre du régent leur ennemis les catholiques. aux rigueurs choisie recourir. déplorable ciations (. d'implacables parmi leur impopularité auprès des cabinets étrangers à Madrid les premiers prétextes de leur prodes papes se comme d'un zèle chute et fournit N'est-il pas étrange chaine.suscita accrut et à Rome. de quelques d'une gallicans prélats par le rigorisme et d'une orthodoxie douteuse? régularité suspecte On avait droit sans doute nius. refusaient “ Benoît XIII ou Clément XIII. pour le relâchement dos austère. i. pour ses champions de la pourpre. fut la fatalité de l'Église de France au Le jansénisme en employant les jésuites dans ses négoxviu0 siècle. licencieuses. et cette sinon d'à-propos. tions Il laissait par les railleries le clergé tenait des dissidents. lorsque gion avaient de envahi le sanctuaire du prince à avouer l'exemple était réduite mais on en livres controverse manqua était mal L'époque d'une mœurs qu'on discipline et l'irréli- prévaloir l'Eglise en des hommes scandale libilité.

leur non l'application d'un cardinal dextérité ou seulementla d'un cardinal de inexpérience nullité. que de donner de partie qu'il abanle parti disà cela les inconséquences d'une infirmités encore de assez à l'Europe en spectacle décriés et les quelques prélats Il restait du clergé gallican. de l'autorité laissèrent . partisan donna dano jusqu'au pensateur d'autre danger le seul but de ne pas indisposer il n'y avait des dignités ecclésiastiques. de la paix après le traité et la mollesse les d'Aix-la-Chapelle. dù patriotisme toute l'énergie dans le conseil Lorsque la société souet du génie aurait à peine suffi à contenir levée cardinal contre on ne voit au gouvernail elle-même. ceux-là commensaux de ou corrompus.LES ItL'INES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE autres à l'étroite C'est observance une triste minutieuses. ceux-ci tous portant de Richelieu aux affaires. de sophismes. ont tant siècle. lorsque. qu'un de Tencin. égoïsme. comédie ou leur se soit mêlée continuée du P. travers les pratiques et fatale coïncidence des plus qu'à le débordement de dilapidations qui. de graves docteurs arrêter la dispersion et du pasteurs d'évêques charitables vénérés. créatures M"10 do Prie. durant près d'un les esprits. un débiles un cardinal de Bernis. un toujours et des abbés s on trouve des prélats cabinet. incapables de Mmo de Pompadour. à pervertir contribué cardinal à la tête du de prostitutions. troupeau Mais loisirs et la contagion pour de l'exemple. un cardinal de Dubois ou un cardinal cardinal de Rohan. leur Mazarin. les uns cardinal ou de Bissy de Brienne ou un les autres Fleury ou un ou un cardinal abbé Terray caducs. dépravation Que mais ou leur cette triste aux saturnacardinal les de la Régence et se soit d'abord de Fleury. Quesnel.

. près de trois Elle siècles adopta jansénistes. l'occacatholicisme. Les gens de lettres. parle journellement exposé du luxe et des mœurs des bénéficiaires austères depuis leurs doctrines qui. mais qui devinrent à mesure que la conplus véhémentes troverse Quand autorisait elle dans la réplique. et dispersées. plus de hardiesse entre les jésuites et les vit le fer engagé se borelle affecta une neutralité perfide.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN le champ jésuites controverse. avec une certaine tactique. mêlée d'un bout de la France à l'autre. sophique du sentiment contre le religieux et sacerdoce dans le peuple. qu'il faut attribuer devint blissement prévenu répulsions ses yeux. entre si fréquentes avoir do terme libre à la les luttes entre les scopat. aupacommençant par des critiques plus ou moins réservées. par le protestantisme.devinrent pouvaient plus avait du parti le plus faible. ravant. se firent le parlement et l'épiet si acharnées qu'elles ne que dans l'extermination la guerre à coups de parlement et de clergé. la fatigue lui livrait affaiblies le plan de campagne ouvert. Machault et d'Àrg-enson. plus ou moins fondées. qui jusqu'alors se partagea entre les combattants. générale C'est à cette lutte prolongée. selon les Mémoires du temps. déjà entretenu dans ses sous avec contraste. tis. gardé la neutralité. tour à tour vainqueurs portèrent plus l'affaide passion que de sincérité. commencées les hostilités par ses propres de celles que afin de triompher plus aisément troupes. furent' et la enrôlés dans les deux camps à titre d'auxiliaires. sion qui lui était offerte de profiter de ses dissensions et de diriger. impatients d'y prendre part. saisit. dans laquelle les paret vaincus. La cour. et les jansénistes. La ligue philola ruine du méditait longtemps. et impérieuses.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à souffler le feu de la discorde et par ses railleries. de détruire. fanatisme des puritains et le vandalisme des anabaptisde Calvin et le sensualisme tes. et écarts des peuplades les plus ignorées monstrueux les plus bizarres assez bons des chroniqueurs parurent à servir de pâture aux croyances ébranlées. mais en définitive contre le des déistes en se borna aux et des athées. ecclésiastiques. l'intolérance d'Épicurc. du derviche et les jongleries du marabout. sur les mythologies de l'Inde. . croix. et dogmatique. formée les censures le clergé. comme l'antiquité. agressive écoles philosophiques son but unique de de système à formuler. On chercha du Thibet tagnes informes les traditions l'origine et nos et le matérialisme dans cette croisade rites dans de nos modèles de Ilobbcs contre la les mon- dans de législation des hordes Les plus sauvages. Mais en s'alliant affichant elle devint suivant. à braver longtemps la licence et l'incrédulité. La confédération )a Régence. des L'audace tardèrent d'abord pas contre sous défis et l'évidence une des conclusions ne à révéler christianisme. étant elle prit pour mot de passe Tolérance! et Écraser V infâme Aussi ouvritpour celui de ralliement à toutes les superelle ses rangs à toutes les opinions. stitions qui voulurent On admit tout et l'on même contre la foi du guerroyer se fit des armes de tout. sous le protestants. des arguments de part et d'autre. L'ignorance 1. les extases de Spinoza le panthéisme enrôlé tout fut invoqué. Voir Boulanger et Dupiu. conjuration formidable. nant sion du public. à s'emparer échangés les parodier et les livrer à la déripour les amplifier. Le pays. règne les Elle n'avait pas.

-lorsqu'on put et commenter les imprudences de quelques-uns de ses membres. ou burlesque. sans peine.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN des prôneurs en se dévouant. étaient un sujet inépuisable de satires et de scandale. adressés au jansénisme perd iren . et eurent de l'encens Académies les pour des mérites proet des couronnes blématiques pour des talents inconle fétichisme et les sacrifices à Brahma nus. Qu'on juge de l'effet que dut la renaissance esprits ainsi prévenus relles produire suhito sur des des qued'orde fut. à Paris les revenus le luxe des'évêques qui dissipaient de leurs sièges. infatigable descendit insensiblement et des salons à la taverne. sentimentale mais tantôt sentencieuse tanet des Il ou familière. L'Alcoran. dénoncer et les torts le clergé suspect. la vie frivole des abbés de cour. la renommée des cardinaux qui siégeaient au conseil. et la sottise firent des prosélytes parmi nos esprits forts. le public solidaire nents. de la conduite induit à rendre l'ordre les plus entier émide ses membres et la recrudescence d'un zèle théologiques thodoxie en contradiction manifeste avec les mœurs ces inflexibles casuistes! On dans leur langage Dès lors les reproches ne vit que de l'hypocrisie et de la subtilité dans leurs doctrines. tôt ironique affectant toutes les formes. incompatible Cette polémique sans tantôt ou déclamatoire. et déclarée proscrite gion chrétienne avec la philosophie. et la reliseule fut conspuée. livres devint dans la conversation facile sans réels de rendre calomnie exemple. Étonné de ces disparates entre quelquefois l'austérité du ministère et la vie licencieuse du ministre. Pour la capitale et pour les villes de province qui reflétaient toutes ses impressions. trouvèrent continue.

sinon éteinte. parlement . Il se trouva en face d'une actes retranchée ares non opposition dans le parlement. de sépulture et de les passèrent pour des actes d'intolérance On fit grand bruit de quelques refus de billets de confession. Mais il l'accrédita son troupeau.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE toute leur gravité par quelques rent un sujet introduites dévotes. prélat de vertu et de foi plus L'archevêque se livra. qu'on appelait une bulle dont il n'avait nul souci. à la poursuite d'une hérésie dont il avait à cœur victions. avec toute l'ardeur de ses conque de sagacité. de Paris. juridiction En vain cette témérité souleva la cour et le clergé le ne voulut pas se départir do sa résolution. fut sommé d'une qui n'avait à sa grande abjuration. du moins lequel. par l'inde son zèle et lui procura de succès discrétion l'espèce dont elle avait besoin pour se propager. pratiques de piété. plus d'un un livre ouvert jamais les sacrements. dans l'enlèvement d'uno religieuse rebelle à la pouvoir et fit saisir les revenus de révêché. Plus d'un homme du monde ser. demandes indiscrètes quelques mais plus d'un docteur se méprit en attribuant aux erreurs une imporsignalées par la bulle Unigenitus tance que l'indifférence s'obstinait à leur refugénérale Il y avait donc peu de prudence à exiger des professions de foi de quelques chrétiens en qui toute foi était tiède. devinjésuites dans les exercices de raillerie. épiant mais les moinde préserver crut le surprendre en abus de pontife. passionnée. surprise. que l'indifférence seule afâît^réservésiusqu'alors bourg-e^pisobjfcur de piété. pour ne pas se voir interdire de déclarer son horreur contre l'être fabuleux profonde et d'adhérer sans réserve à Jansénius. et les rigueurs de la discipline ou de tyrannie. épiscopale.

d'un qu'à l'exigence et sa condescendance lui-même. en réalité. pour le réduire ni assez { ferme ni dans cet acte d'autorité. entre tous. et le tumulte fut tel que bannis. par sa fouSaint-Etienne le parlement le condamna. enhardi l'arrêt. d'autres emprisonnés. sœur de ce prince. n'était au roi des remon- qui furent jugées au silence. la résistance l'autorité ne sut bientôt plus distinguer de . autorité athlètes L'épiscopat descendit se et apostolique qui la parcouraient dans la lice. rompait Il osa même interdire l'aumônier protecteur. de l'excommunier s'il ne réfugié à Sainte-Geneviève. Mais le gueuse intolérance. et les prédicateurs à la fois contre le jansénisme et contre le partonnèrent lement. L'évêque jusqu'à la sédition. besse de Chelles. Il ne cédait. Cependant assez unanime le ministère et. fit cassa conseil et le pasteur.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN d'une trances légalité douteuse. armé mêla témérairement avec plus ou moins de son aux de suc- il portait de foi. que ranimer Le curé de s'étant signalé. menaça le duc d'Orléans qui s'était t triomphe. L'archevêque d'Aix s'y précipita avec la véhémence d'un casuiste des autorités de l'usurpation indigné do Mirepoix excita le zèle des fidèles laïques. un nouvel arrêt du parlement. par son mourant.. Cette déclaration échauffa les disputes au lieu de les refroidir. il 'adressa séditieuses. pour persister à un vœu public en se relâchant et il crut satisfaire de sa sévérité. dont il s'était fait le pas avec les jansénistes. Survint de l'ab- n'étant pas article que la bulle Unigeniius n'était tenu de s'y soumettre. on l'exila. nul cès. et celui do Troyes fit tant de bruit Des prêtres furent qu'on le confina dans un couvent. parti qui le dominait ne le feu de la discorde.

et de Lagny. envahir Les chansons et les invectives ici pour entendre malgré satiriques succédaient aux les églises aux sacrements par On la cause signalait. Il y eut répondait Mais l'autorité jésuites. de peu soucieux se firent un point d'honneur les justifier. suivant l'ùsage. de les compromettre. de Troyes ce prélat de Paris. se croisaient dans malédictions à la menace.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la'provocation. et ceux- et les philosophes la confusion. des refrains impies. ceux-ci et leur suppression ayant durent pris né- parti pour cessairement réciproques. mais de Conflans. il ne cessa de fulminer des mandements pleins de colère. de ces désordres. Le peuple aux arguments. Mais leurs partisans. et la justice fut suspendue. de sentences canoniques et de Les juges n'y pouvaient parlementaires. fut en effet . Les écrivains protesintervenaient sceptiques pour et les excommuniés. les travestissaient dans et les dans délations des torts et le sarcasme que leurs addes comédies profanes. ponts-neufs. C'était un sans pugilat. première aucun scrupule de les accuser ne se faisaient d'en être les instigateurs. dans à leur tandis Les jésuites la mêlée usaient portée. récriminations suffire. pour qui hautement se faisaient un parti anathèmes. là pour l'interdiction et participer les comme jésuites et leurs antagonistes surprise. lieux de son exil. tants leur repos. les ennemis des succomber. ses efforts On bannit de toute ne se contenta concours la puissance pas de et les exhorta de leur pro- à seconder pagande. accroître public prenait mérite d'affronter de nouveaux et les jansénistes les plus engagés eux-mêmes de tous les projectiles ci excellaient versaires Les l'arène donc les caricatures. se battait. les de Beaumont Christophe il les loua de leur défendre.

Réforme et une ordre avait l'éducation prime été l'ennemi en France plusieurs Il dirigeait La générations. avaient trines et le succès de ses méthodes sa disparition était toutes les épreuves. la catholicité ensuite donnée dont avec à la cet de du drame le dénouement du clergé. on reconnaîtra désarmer C'était afin une offerte le plus depuis et dans quelles circonstances on l'acte de licenciement de sa que c'est l'attaquer satisfaction à l'incrédulité. Compagnie et le bouc le point de mire de toutes les injures de toutes les iniquités émissaire dont les devint avaient coutume On n'allégua avoir un prétexte aupala banqueroute du d'intervention les les staplus d'accuser apôtres de la tolérance ravant tous les prêtres. 4 et d'interpréter On se livra aux investigations . à naître de celles que les jésuites Il est évident d'ailleurs que la cause de l'Église était engagée dans celle de tout le clergé catholique noupuisqu'un les générations et le aux jésuites. et que l'antagonisme procès intenté parlementaire ne se fit aucun scrupule contre eux d'accepter La l'alliance des protestants et dos encyclopédistes. de ses docdo triomphé donc une néga- l'orthodoxie pureté de ses enseignements. infatigable. d'éducation allait séparer veau système avaient élevées. tion du passé et une révolution sociale.PARTICIPATION DU CLERfiÉ GALLICAN et le plus plus considérable du règne de Louis XV. de Jésus a arraché a été immolée au Saint-Siège milice. et peut-être le coup significatif à l'Église ie plus funeste que le xvni" siècle ait porté à quels ennemis Si l'on réfléchit la Compagnie romaine. dispersion fut le Cet événement compliqué qui ` préluda à la plus fidèle qu'on voulait pliis'd'avantages. père Lavalette que pour et s'arroger le droit de scruter tuts de l'ordre.

s'ils n'avaient les charges. La défense ne fut pas libre. aupas atténué arbitraires. comme la persécution. d'une Quelques procès dirigés contre d'immoralité deux ou trois moines et de séduction queld'unzèle peu éclairé avaient de l'intolérance pour être attribués et de aux irrégularité patente. moisson explications loyales. obscurs soupçonnés ques autres eu. mais commentées exagérées dominèrent et avec aigreur. La Compagnie eut beau décliner de ses sa solidarité membres des torts imputés à désavoués. ni aux prévention s tempsni de se calmer. sans raient du moins donné de déluge diffamatoires et de révélations Si un ample porte tiale. jésuites dont où les rigueurs à Thorn. calomnies de libelles anonymes. ments qui.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en publier les qu'on ait jamais daigné On y aurait nécessairement trouvé des docurésultats. vérité de se faire jour. et de l'accusation la l'impassibilité s'était déjà fortement quelques-uns faire ressortir qui les taxait de servilisme la contradiction à la fois palpable de relâchement on ferma et de rébellion et de rigorisme. de la magistrature. Des particularités sans gravité. il faut convenir qu'il ne d'une appréciation avec lui ni la limpidité imparni le cachet de la vérité. par la passion. ni à la. aux arl'oreille . parce étouffa sa voix. par elle. scandaleuses fournit une des au réquisitoire.pas même être supne put pas établir posée. avec une animosité aveugle. dont l'imenvenimées propagées dans sa partialité 'compromise lutte avec l'épiscopat. que la diffamaque la rumeur publique tion passa par la bouche même des organes de la justice et que de leur jugement ne laissa le précipitation aux accusés de se reconnaître. le caractère furent la solidarité exhumés ne pouvait. puisqu'on que les prévenus leur fussent affiliés.

soit que ces soit qu'elles servissent . de Jésus il y fallait une ligue de tous les rois catholiavait gardé des négorancune ques celui d'Espagne ciations auxquelles des jésuites. car juges moins qu'àpersonne c'est quetl'université et le y a de plus avéré. Le cabinet vinssent le cardinal influence lors Dubois dans le employé nouveau monde sinon suspecte. il appartenait de lui en faire un crime. ce qu'il c'est qu'ils subispopulaire. de la religion. importune. alors. orgie seulement cette dernière mais les parlements le plus triste rôle et y ont rempli perdu leur dernier enjeu. les parlements n'ont eu ni la puissance ni l'honneur de renverser. Au surplus. pour n'accueillir que les griefs les fables les plus puériles blématiques. tions les plus gratuites. au nom de la République. en furent les premiers les plus foufauteurs. Mais pour à la balance de la vérité l'un des plus graves reproches de Jésus. puyées ni nier absolument de nombreux les plus proet les supposi'1 de ce singulier des imputations vagues. demander la révision On ne peut procès. toujours livrait dupe et stupide. au nom tard le trône La foule. lui impressions de prétexte avait dès de Lisbonne. celui d'avoir qu'on fasse encore à la Compagnie à ses de la Ligue. et leur lui était devenue du dehors. parlement Si des moines de tous les gueux et les plus obstinés. Dans ont suivi le torrent il n'y avait pas de jésuites. l'assaut qui emporta plus de ses rois. la Compagnie à eux seuls. apet revêtues de formes témoignages en alléger le poids il suffit de peser légales. saient la contagion qui envahissait corporajusqu'aux et de tions tenues de donner de la prudence l'exemple ordres la modération.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN guments. été l'instigatrice Certes.

calcul politique ou fisca1. aucun dépouilles. Il recourut dtmc à toutes les menées dans laisser les cours. pratiquent roi. mais. témoignée pas la confiance que leur dont il s'était déclaré l'ende la Compagnie il prit toutes occultes qui se l'esprit du avait nemi dans la lutte et. sans à la suggérant en obtenant biliter aux yeux du monde l'absolution il en fit l'ennemie d'un confesseur irréconcijésuite. tout en affectant avec le parlement une stricte neutralité. s'entendirent Ignace. . n'y put pas trouver puisqu'elle un seul homme qui voulût ravaler son ministère à celle complaisance. Choiseul ne leur-pardonnait le dauphin.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à la haine aussi ministre leurs du personnelle de coopérer impatient s'était montré marquis à leur altéré Pombal. La chute des jésuites no fut comme celle des'Templiers. indifférent donc poque dans ses influences la conpas suffi à surprendre partis et les cabinets quandles l'ordre fondé proscrire par saint pour de le rendre eut le pouvoir cette considération à ce résultat. ses mesures pour qu'ils y succombassent. l'objet pas en France. parut destruction que son de leur sang et avide de de elle n'avait Quant à la France. mais la conséquence d'un de boudoir et d'une précauobscure d'une intrigue tion éventuelle contre la légèreté ou les indécisions du roi. Ce mécompte pules de conscience d'une autant femme frivole dans ses scru- pour y disposer ses sentiments soupçonner personnels': favorite la folle pensée de se réha- litiques n'aurait peut-être fiance de Louis XV. liable de la Compagnie. intérêt à leur ruine. aucun motif de se priver de leurs leurs services et de fermer mais le duc do colléges.

pour conséquence l'abaissement de tout le clergé. protestantes et par lui toutes les questions hostiles à l'Église romaine ont été ravivées. On le nierait le jansénisme fut difficilement. la ruine de l'Église et finalement Mais si l'on française. à Paris. qu'à l'autorité destruction Les coups qui renversent le rempart n'ont pour but que d'ouvrir une brèche assez dans large pour pénétrer la cité. entraîner Bourbon. quelque ait eu . partialité. fut conduite Plus il faisait avec autant de dextérité de de ressorts la que mouvoir du chef pour maison de le 'consentement affectait d'indifférence et d'implus le ministre Il rassurait encore de sa bouche les amis des même où son ambassadeur jésuites.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN Le rôle cette affaire sir honteux qu'accepta fut ce qui contribua le duc de Choiseul le plus à la faire dans réus- du roi très-chrétien. un pont jeté sur l'abîme la catholicité qui séparait de toutes les sectes et philosophiques. mains et dans quel esprit considère cette par quelles a été opérée on s'aperçoit tout d'abord que ce n'est pas tant à la Compagnie de Jésus qu'on en veut même dont elle était la garde avancée. regrettable qu'elle gieux. au moment venait d'être à Rome lui annonçait que leur suppression décidée au Vatican. irrévocablement On peut douter que la suppression d'un ordre relisoit pour lui-même. duplicité dans les déserts du scepti- . On en par polémique et soutenue a du enfanter entretenue en France d'excursions conçoit Italie la tout par la ce que cette diplomatie du cabinet. sans l'adhésion celui de Madrid n'auraient ni même net de Lisbonne au pape un si eu assez de crédit à Rome pour imposer On ne peut nier d'ailleurs que cette grand sacrifice. négociation de passion. ni le cabicar.

sur eux le blâme qu'on ni même chaque désobéissance ait attiré que cette profanation ecclésiastiques. . Si tant de bénéficiera ont relaps et d'abbesses la première Assemblée. qu'on a osé proprévision de ses vœux dans le sanctuaire. l'abjuration librement était léans les prononcés Tandis revêtu. avant cette abbés rienne leur sein. juss des époque. les ordres prébende sécularisés. propre a pu donner la mesure exercés dans les esprits. profession. divisions dans de son déclamations avait des ravages qu'elle soumis à la discipline.. Raynal. à leur insu. des écrits dans lesquels et profespage et l'incrédulité. contre Seule d'insultes au culte le clergé et de de 1789 la Révolution dominant. clamer. affichaient abbés de du sacerdoce et le mépris d'Autun que les évêques des mœurs dont on et d'Or- la licence et de la pensée. Mably. affecter et des moines une philosophie épicuet frondeuse avec la gravité de peu compatible mais ce n'est et comme en qu'après. révolutionnaire de ces la propagande par l'impunité et le silence des autorités hardis enseignements compétentes. etc. de la révolution prochaine. Morellet. le décret accepté c'est réguliers de libérateur entrés d'une dans riche de qu'ils étaient à l'appât sans vocation sincère. ou d'une éternelle sinécure. qu'alors On avait vu. signaient. de leur titre distinctif. à délivrance. le caractère à ils en violaient saient ouvertement la Millot. des prélats. public ou les censures sans leur déniât Si tant entiers ont le droit de savants salué les de se targuer cénobites dérisoire. do leur qualification religieux comme une et des ordres réformes premières c'est qu'ils avaient été initiés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cisme.

le vœu surpris à leur jeune inexpérience. qu'ils avaient subi sans le connaître. Il s'est trouvé cinq pour des intrus à la fois On en a vu du gouvernement Louis. thaumaturge jusqu'à a fait qui a pu jusqu'au pousser régicide. titre académique était la. du livre oublié de Théodore . animés d'une piété vouloir ni scrupule. jusqu'à la journée Jésus-Christ propagande antichrétienne. Sieyès fiance intime d'un certain du Directoire. et Grégoire à la conet pour arriver Fouclié. à détrôner Sou seul un pures se croire 1 de pauvre Les Trois partie appelé de l'Institut. un autre moine du nom de Maillochau le de la théophilanthropie. c'était membre ou prêtre marié 1. La en la police Mais tous ne des pas à uu rôle comités révolutionnaires plupart ont eu ou pour secrétaires. Ce conventionnel était gendre de ce patriarche un homme ami de la justice. remerciaient D'autres ont observé.reproduction Agrippa Imposteurs. dans tous les bureaux ceux On en trouvait régénérés. Un gënovéfain nommé Valée était le secrétaire l'ex-bénéintime. toute leur vie. 1.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN à l'instigation des mêmes instincts ou pour sadésertant leurs coutisfaire aux mêmes besoins'qu'en et les l'armée vents ils ont inondé l'administration. des finances et l'intérieur se bornaient clubs et des présidents pour tous en comptaient en employaient plus de deux cents plus de mille. d'un cœur droit et de mœurs de Fructidor. ce qui fait d'autant intègre. inoffensif. les sièges vacants. Dieu de les avoir retirés d'un état shicère. dictin Bernard le régisseur. Talleyrand. plus ressortir lesravages de cette honnête bourgeois. défroqué Cette irruption d'une notable partie du clergé dans les carrières jusqu'alors aux laïques n'est pas réservées sans doute la conséquence immédiate des dissensions un titre aux sommités que d'avoir été moine qui ont agité tache comme le règne de Louis XV mais elle s'y ratla la Révolution et si avant elle-même. Beaucoup On en a vu qui. C'est d'entre eux n'y apportaient ni mauvais clubs.

dont les vertus privées mais des novateurs les erreurs. fanatisme La comédie cles de des puritains burlesque saint Médard que do la simplicité des convulsionnaires. éveillée de Marie Alacoque. seurs des Arnauld moroses. les plus les plus des inquisiteurs implaennemis de tout progrès. les succesde leur victoire eux-mêmes. » calomniez encore. du et la légende des apôtres. impopulaire affaiblir l'autorité du clergé qui les avait content cables voulu fiant lisés de les diffamer comme et des hypocrites rendre leur réhabilitation à leur dans nom patronymique les Provinciales. il en reste toujours quelque ont retiré pour et quel avantage Mais quelle gloire sur les jésuites. dit Beaumarchais. plus près du mystiques. à la vérité. ceux que Pascal a ridicuTactique injustes tenaces. à défendus. Non fut court. le nom de ses antagonistes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il y eut des moines des jésuites et des jansénistes guerre dissolus et des prêtres apostats. mais et des Nicole commentateurs défenseurs ? Ce n'étaient acerbes solitaires Écritures. les miradiacre de cette les extases Paris école de avaient saint Mais la gravité déjà un peu compromis sur ses railleries stoïcienne et émoussé Ignace lorsque et les visions la curiosité mystiques publique. au bruit de . déraisonhardi- car les préventions nables sont aussi et fùt-ce jusqu'à l'absurdc. ment. par suite. mais il a réussi à rendre et. plus ces du texte des de la mosincères peut-être ont atténué rale évangélique. il a en identiimpossible. toujours et les plus « Calomniez habile. chose. qu'après nement forme règne du jansénisme et une calamité fut donc pour un triomphe pour la RéSon l'Église catholique. jamais les doctrines ne furent elles-mêmes relâchées plus généralement et le sacerdoce ce procès. L'avéplus conspué.

non plus. ni but déterminé mune. sur l'innocence avait réalisé les récits les plus fabuleux et sur l'action de la relides races primitives puissante pour le bonheur savants justice. ni esprit perpétuité un triste. En quoi les jansénistes leur seraient-ils assimilés? de légitimer Le seul moyen leur triomphe eût été de rivaliser de charité et d'abnégation avec les vaincus. à leur disputer Les jansénistes n'ont eu. fondations et d'éduautre et do d'enseignement et nulle incomparables. do leur emprunter la règle qui avait fait leur force. contient secte 21t dont . Ils n'ont pas même su profiter de leurs dépouilles. et le ridicule que la bulle Unigenitus. et le règne découvertes leurs de la utiles. lui fut plus mortel ble dédain pour elle. dressait ments Leur ses tentes. elle se prit d'un incommensuraet dans son isolement. avaient en et des souvenirs qu'il était militant deux contre Indes le jansénisme desquels effet laissé des monudifficile l'hérésie des de surpasser.PARTICIPATION DU CLEKGIÎ GALLICAN la contempla dans son impuissance sa propre ovation. le zèle et infatigable qui avait sanctifié leurs efforts. les palmes du martyre. leurs et littéraires. et leurs misfaits qu'on ne apostolat sions dans les étaient La civilisation du Paraguay pouvait effacer de l'histoire. Leurs gion leurs cation succès sont de charité association l'humanité. ni croyance comet leur de corps. en effet. songé. des hommes historiques et leurs méthodes des n'a services autant écrits. ni maintenir aucun des établissements avaient fondés qu'ils et illustrés Nul n'a par leur travail par leur savoir. sur le bûcher Les jésuites. mérité de la civilisation ardent est un phénomène dont l'explication mais vulgaire Cette enseignement. i. T.

ce qui naturellement de hautaine intolérance l'esprit ambition elle s'est qui anime tous au début ses trouvée.LES RUINESDR LA MONARCHIE FRANÇAISE le rigorisme tieuse n'est croyances d'une envie ambique le masque au fond ni catholique ni chrétienne. de sang-froid et pour choisir leur place dans le tumulte. donc tendu la main à tous les factieux encore qui. comme elle. encore des jansénistes? Si l'on daigne . dernière conqui concourent clusion Les de leur logique négative. de ne se livrer en-agissant qu'avec gravité aux entraînements assez afin de conserver populaires. succès. qui. précurseurs doctrinaires ont qu'on a vus surgir sous la Restauration. Ses sont toutes de haine et d'exclusion. de de leur courage. d'action et se bornèrent et les hommes chaque à suivre passionnés. n'ont que des antipathies et s'associent à tous ceux volontiers point de convictions a l'œuvre de destruction. cherchaient un drapeau au- pourquoi de plain se "rallier. de se plier à[. pied avec les réformateurs. mais. ou la meilleure Existe-t-il part du butin en cas de victoire. une justifierchaque en despotes. de la Révor athées ou n'était explique et d'ardente Voilà lution. de se ménager une prudente retraite en cas de déroute. et déistes. une adhésion pour chaque principe pour reur. adeptes. ou plutôt aïeux des jansénistes.toutcs les exigences servir leurs vieilles ils pouvaient haines. Incertains quel initiés. à la discipline. Cette résolus affluence inquiéta d'abord les parti qui renoncèrent d'agrégation volutionnaires tout cation prêts. sans laquelle il n'y a pas compacte. et conservateurs dogmades faits accomplis de protester tiques pour la liberté pour un crime. les rétenant. Leur secret pour se maintenir fut de se faire modérateurs au milieu des excès.

les allocutions M. des hommes de caracd'opinions. Guizot. ne M. on tenir compte de leurs alliances ne doutera pas plus de leur survivance que de celle des et l'on comprendra que la secte des doctrijésuites naires n'est succession réelle. fusîon- . de M. sociales. Guizot. sous la dénomination de jansénistes. Guizot. sinon leur transmigration les fois que les questions tant rebattues et du devoir des rois se renouvelledu droit des peuples dissentiments ramèneront les mêmes ront. Les sympathies iigne cle Port-Royal vent notre assertion Sacy au Journal 2. sachant plus à qui s'offrir. et qui les ont alliances pris part des aux de deux affaires Iluurannc descendants en droite prouM. de M. professeur. suivant qu'ils auront ou à servir celui qu'ils partagent 2. élastique le flot qu'il combien sur un Mais pas. les mêmes Toutes sous une armure et avec un langage champions. devenu des Débats. dédaigne. Il doit Révolution paraître étrange ne s'est révélée au lecteur crédule. de leur tactique à lu que l'appropriation des événements. tère n'est-il et de culte en apparence incompatibles. dans les perturbations exercé par une doctrine inaperçu Pareille au roseau courbé sous peine. Duvergier de parlementaires à la tribune. peut tout en complaisante esprits cédant au plus fatal entraînement. Comparez et de hùnktre. nisie. voyés qui. d'apprendre et de voir ranger couru à le tromper. Ils 1.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN et de leurs maximes. à attaquer le pouvoir rents. ont besoin de croire qu'ils n'ont entendu renoncer ni à leur propre ni à l'exercice estime de leur raison. difféqui les à qui la de vue condramatique. qu'on cette doctrine hâte et l'on avoir que de'son point combien d'illusions ont empire et flexible? soulève à et favorise sentira d'autorité les débordements une des austérité dé- y réfléchisse.

si familier Cet appel aux à la philosophie capitulations révolution- Ce nom. n'étaient tels inflexible. . qui dogmatise et le commet car elle justifie le crime par ses sophismes sans remords. se comparant.LES RULVfcS DE LA MONARCHIE FRANÇAISE leur conscience au sophiste et qui rassure à le prendre ou pour guide. se donna le plaisir billon devenu et qui. les fanfarons d'impiété les plus plus malfaisants. moins célèbre était celui d'un curé d'Auique les autres. sont disposés pour arbitre en robe courte. C'est ce faux semblant d'austérité qui attire à elle les natures lâches et les consciences ébranlées et achève élastitoutes ques. Il y avait des jansénistes tout autant savent gré qu'on juinais. aux messes nocturnes céléque des prêtres proscrits 2. en sortant gènéial. 1. clandestinement dit-on. 1 et Joseph et Godet. Un des membres les plus sanguinaires du Comité de salut public assistait. gloire de leur apostasie.) queur des Perses. tifs que les paroles. et les plus implacables étaient presque tous jansénistes. de principes et d'une Fauchet et Grégoire. d'une orgie. (Histoire 2. citait qui. A côté des prêtres qui se faisaient tels que Sieyès et Talleyrand. Son nom était Voulant!. est plus redoutable et la perversité encore. dogmatistes la mitre et chassant piquaient orthodoxie Mais pas les sombres d'une certaine inconséquents. par cet exploit. au vainde inetLre le feu à sa paroisse. les évêques sévérité tout de leurs en usurpant se sièges. (le III Vendée. l'a dit des jésuites. que et de démagogie Les conventionnels braient dans des asiles y les convictions de corruption. On signalait comme et plusieurs autres Camus membres tels des LanÉtats dont les votes ont toujours été plus significagénéraux. qu'il protégeait JI y a plus à craindre de l'hypocrite que de l'impie. Charpentier Chabot on en Lebon. domine les ébauches de conscience.

ce n'est l'injustice et l'auqu'on en pourra triompher. dès que le senl'idiome Aussi. r isolément. c'est et crie sa cendre Aux armes La Congrégation.DU CLERGÉGALLICAN PARTICIPATION d'en faire le premier on a eu la précaution grief aux de tous ceux que les Lettres provinciales reprochent et cette cruelle raillerie . peu sincère. en croyant confondre aucune conversion toutes politique pouvoir les nuances mysticité et offrir des primes se contentait d'une d'opinion elle ne fit que dans stimuler une teinte uniforme de des ambitions la décrier à la trahison. en faire un épouvantail et lui ôter tout de ce préjugé. il suffit de la signaler comme jésuipieuse. association tique pour crédit. a dû. agissait qui avait fait son succès lorsqu'elle Il suffit de la supposer soumise à cette inspiration pour Elle eut beau ouvrir ses impunément. signes s'est que le clergé extérieurs fourvoyé . commit cette imprudence vernement de Jésus et. se convaincre qu'à chaque évole jansénisme qui renaît do Quelle que soit point en l'affrontant torité ecclésiastique cation de ce fant<4<iïie.a pris de si grandes jésuites. s'y affiliède ces cond'une de nou- il y eut concurrence rent avec le dessein C'est fréries piété pour s'être à l'initiation préconçu complu et dans les dans mélangées. se réveille aux accents de "quelque timent religieux naire. l'affluence dévoyées sut qu'elle léger tribut. formule Lorsqu'on banale et d'un et beaucoup de la tromper. venir en aide au gouqui prétendit de la Restauration. au lieu de se d'appeler à elle la Compagnie fortifier elle s'affaiblit de tout ce par cette agrégation. elle n'amena rangs aux affinités les moins compatibles. est entré dans que le mot de jésuitisme proportions de toute la génération.

Comment a-t-on pu croire que la voix C'est du clergé. tiques subit les lois que le monde et lorsque sonne impose. qui ne se qui ne s'accorde de tout intérêt? La dignité rend qu'à la dignité dégagée plus. tions. ce qui est arrivé de la Congrégation.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE veau. ainsi qu'il sera démontré nous aurons à apprécier lorsque l'inopde son concours au gouvernement de la portunité Restauration. comment aurait-il tout à coup la coniiance reconquis et le respect qu'au respect. vainqueur de la Révolution triomphé avaient lassé tience etlesvertus avait dont' la paLe clergé la persécution. pour les peuples.' que dans la et dans l'exemple solitude du sanctuaire des vertus praen se mêlant aux mouvements il du monde. du sacerdoce n'est de la lutte il se trouve désarmé avant d'avoir à celles tant des passions do révolutions et des intéet de cala- . du sentiment parce qu'il a pris la renaissance de so propre en France pour une restauration religieux des souvenirs sous l'impression Encore de puissance. l'heure combattu. et de l'Empire ni assez pur pour sortir il n'était ni assez populaire Le clergé qui si périlleuse d'une épreuve. souvenirs n'avait ni qui avait survécu à tant de glorieux ni la consécration du marde l'apostolat l'abnégation aux yeux du pays comme l'héritier tyre. de faire bénir son retour. en se mêlant rêts mis en conflit par 1. les abus. chapitre xiv.1. Livre Vf. comme il l'avait été à toutes les vanités du siècle. l'ancien partagé régime dont il avait largement dont il avait subi le joug sans murmure. et il apparut de celui que les décrets des Assemblées son à toutes de ressaisir Associé avaient autorité que les innovaétait celui jaloux plus impatient dépouillé.

qu'on suppose La voie est . puissante Quelque la première. il abdique. aux vues un ordre qui en suspendent les où la foi religieuse a qu'en ont fait ses pro- de la police réglemenpar les pollutions pres ministres. plus à prendre. circonspection qu'une lâcheté est une des vertus agréables mais la prudence sont aussi conformes humains et les moyens de la Providence lois. de le laisser d'un dominerait à l'écart? Son une génération invasion avait plutôt l'apparence C'est pour ciliatrice. Nous n'ignorons pas de certains esprits ne veut voir dans la que l'exaltation ou même une apostasie. et et toute indiscrétion recouvrer la direction des le salut de la société l'exige. qu'il avait de la soMaintenant dépouillé dont politique plus trop souvent et finalement il était dans la il a d'autant l'État. taire et par l'antagonisme tout enseiphilosophique. respecter consciences. elles l'effacent devenue plus étroite que jamais entre les pouvoirs que le prêtre il n'est doit vénérer et servir et ceux auxquels tenu que d'obéir. habile et vénérée quelque compagnie et 1égitime quelconque soit la seconde. ciété qu'il n'est défi que d'une intervention cons'être défendu avec trop de vivacité l'offensive retranché sommité. mal dirigé peut être l'équivalent d'une erreur. avoir et pour pris été abattu. en l'absorbant. la lui renla patience et la discrétion dront plutôt Qu'il fasse surtout que le commandement. le clergé doit. gnement de zèle un danger.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN mités qui encore affectait saignantes. Au milieu été altérée tour que d'une à tour les prodiges population par l'abus à Dieu. car s'il se subordonne à son indépendance. s'il ne veut pas se heurter à de ménagements des obstacles plus forts que lui. Mais une autorité ou s'incorpore à une que.

se serait et la monarchie avec lui. et le martyre. s'il des sa- inspiré Sa considération du moyen en prenant l'initiative aux avait survécu de l'Inquisition. ses scrupules il tolérait ou défendait futilités. la persécution et les lui reviendront. qu'il affronte. avec lui. et Dieu sera à dire Qu'il proteste contre toute catholique. et dans les répétées Elle se perdit des âge. que tant que tant de services grands de bienfaits illustré. même. et la foi sera sauvée. au contact dans dans à leurs la tacite fantaisies attaques de la Ligue. tilités d'une théologie sion des confesseurs times. sipations prélats l'immoralité quelques tout débauchés . àlajustice. comme son droit. rois d'une pratiques puériles sur des Tout en exagérant ombrageuse. laissant de la récrimination stérité ainsi à ses ennemis tout et du contraste manifeste solidaire de l'avantage entre l'audes dis- illégidévotion de ses paroles et le relâchement Il est injuste assurément de rendre mondaines incrédules ou de et de quelques abbés de ses mœurs. comme il l'a déjà fait en 1793. aux fureurs de la Réforme. licencieuses aux invasions conservé à la nation. les abus beaucoup glissés dans plus graves qui s'étaient ses rangs. clergé fait la première hommes avaient avaient dont les vertus et la science de et institution du pays. peuples Le avaient français.LES KL'LN'ES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE doit s'effacer devant l'autorité qu'il à toutes les exigences du pouvoir et se courber laïque. même subacces- les minutieuses tracassière. rendu cher indubitablement avait été mieux crifices. à la direction des consciences? renoncer Tout au conEst-ce traire ment sa force de tout et son énergie intérêt matériel hautement atteinte contre à l'unité s'accroîtront et de toute tout attentat du dégagepersonnalité.

pour les écrivains qui fondent leur succès sur le parti dont ils parle clergé est tout entier dans ceux tagent les passions. par leur maravec une patience ont les expié qui héroïque tyre.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN un corps fidèle aux devoirs du majorité. Le bourauparavant en existât encore et s'indignait qu'il dont il ne pouvait contester simples rivalités un œil inquiet portait-il et les corps qui faisaient sur et jaloux de lui autour les institutions un rempart importun. n'ont-ils le public de voir incapable ceux qui ne sollicitent pas son attention. resta aux fautes qui ont servi de sacerdoce. multitude prétexte du monde connus seulement de prêtres. de la nation. étrangère Cette admirable à sa proscription. . les tenaient Les ambitieux chefs mêmes qui dont se donnaient il acceptait du mouvement compte pour ses orgala direction. tuel qui se développait depuis de la bourgeoisie à s'éet de la tendance émancipée lever par l'étude et la spéculation. tous pour cette partie les obstacles territoque le rang et la prépondérance lées riale opposaient geois s'étonnait même des le droit. nes. et dans les sommités les qui attirent qui le représentent Mais pour regards. Les perturbations de Law et les richesses causées par le système accumucolonial avaient les forégalisé par le commerce tunes et abaissé. ne il faut le dire l'immense de intellecpas assez le siècle de Louis XIV. Brienne? méritées. et se sont résignés erreurs qu'ils n'avaient pas partagées aux souffrances n'avaient sans murmure qu'ils pas dont les iniquités de quelpas racheté le clergé et montré dans français plus grand ques-uns et plus riche dans sa pauvreté la persécution qu'il ne des Tencin et des l'était au temps des Dubois. Aussi à ses convoitises.

forte un péril et l'imitaa livré constituaient plus coml'Allemagne à la Réforme du règne de Henri VIII. des biens C'est la convoitise que son devoir. sur la réparLe premier ordre do l'embarras de lui de venir ses en finances. ignorer mais qu'injuste. d'envie qu'il ne soulageait des poëtes et aux Le luxe des prélats excide misères. dérisoire paraissait gation abbés et une foule de celui du célibat avec tant On en vint à regarder de jeunesse l'existence et de loisir. à qui un travail leurs égaux et leurs parents. opiniâtre Le vœu d'abnéla même aisance. et les étaient commandataire d'un riche plus en profusions du modeste discrètes vue que les charités pasteur. de l'Église qui et rendu l'Angleterre . le les chanoines. autant Cette conclusion était illogique avertissement un salutaire elle contenait tition l'État et l'emploi ne pouvait ni Son intérêt de ces richesses. était loin de procurer et avec tant de priviléges.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et partout de sa était fatiguait partout. par la prescription en rendant la tentation imminent tion moins difficile. était en hutte aux oisive des cloîtres temps l'opulence Le des critiques déclamations tait plus économistes. aide. partie profanation. aux satires des philosophes. clergé insatiable l'avidité du praet de ses censures présence ticien et la vigilance Depuis longcupide du marchand. comme bénéficiaires de ces biens et le partage un abus. les dont jouissaient bien-être gratuit blessait obscurs. du clergé comme un droit. Le vol de plice des turpitudes ces biens fut une calamité pour les peuples autant qu'une La plus grande avait été défrichée. consacrées récentes. car paraître méconnaître l'opportunité autant le lui conseillait de confiscations des exemples et les traités.

d'utilité à toutes les fondations de biena dépublique que la Révolution ou dénaturées. calculs ce fut un immense qui livra cette richesse que le décret la même sécurité retrouvé ailleurs pour dans le prix modération vail. Si quelques-uns 'avaient été le changer fruit de l'obsession. priété plus transmise. possession tout. de ces biens se composait partie titre onéreux et de legs pieux dont nul Une abri pour sa vieillesse et pour sa vie des fermages. Jamais ne fut plus légitimement acquise. Elle était le pament gérée. C'est en ceci que le clergé manqua de prudence. dait à tout Ce monopole. aux progrès mêmes les moins truites de l'agriculture. indéfinie d'accroitre la en concentrant acquisition un avertissecomme un autant la qu'une faculté mainmortable. qui ne se perfectionne problématiques d'essais surfaces aux sans parcimonie. la même le même le besoin. sa famille dans de donations n'avait droit à de la destination. Il n'a plus de traen sur grand de les su- prolibérale- qu'à l'aide de vastes bordonner Certes. et sans l'étroite d'un gain faits nécessité douteux. et trimoine de l'aumône. .PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN créée ou améliorée par ses possesseurs. désastre pour au fisc. l'État réclama Lorsque de perspicacité son assistance. Les épargnes des couvents l'hypothèque des plus beaux monuments ont servi à la construction que possède et faisance la France. tonet il compromettre. le peuple. il était facile de mettre un terme à cet abus le clergé lui-même et une y avait songé. ordonnance nouvelle. plus légalement la dotation du mérite indigent des déshérités. ment danger de Louis Cette mesure XV lui interdisait toute était extra-légale car il signalait menace.

Le moment était mal choisi se diviser. aux C'était abbés qu'un rôle consultatif. mais de beau- i. blâmée à l'expulsion unaniqu'ils avaient La passion qui les porta à cet acte de déloyauté mement' ne leur laissa pas voir l'abîme sous leurs qu'il ouvrait finances suffit On eût dit que l'épiscopat. jamais. avec hauteur la-plus nomla plus active et la plus popubreuse portion du clergé. ambitieux ou turbulents. Une seule voix. On le vit. avait frappé de vertige. remarquée lui-même que le les torts juge pour pas à se retrancha dans ses et l'Évangile d'égalité que la science Cette fut d'autant plus prétention haut clergé était appelé à redresser et qu'il se constituait qui lui étaient reprochés. dans la dernière pas. des recommandaient.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE et se ligua avec la priviléges la taxe du cinquantième. Cette opposition laire. que le dégoût la du devoir à l'indépendance et que bientôt poussait Révolution allait recevoir dans ses rangs. éclater. le vote suprême. ne laissant se réserver. réclamait ne se composait d'une vocade prêtres pas seulement tion douteuse. plus exclusif que Assemblée faire deux duclerg-é. de se déconsidérer. dans sa propre cause. Tandis Aussi les hostilités ne tardèrent-elles défendaient de l'ordre que les dignitaires les abus dont ils profitaient. hâte classes à délibérer en commun et députés appelés à lui seul. une réforme radicale. renoncer aux couet à l'esprit tumes consacrées par plusieurs conciles. . noblesse Sa pour repousser le contrôleur haine contre Machault fut si général de lui retirer le ministère des aveugle que la promesse l'adhésion des évêques pour déterminer dos jésuites. celle de l'évoque de Sisteron. opina contre les jésuites.

séculier. de son al- l'autorité du clergé prêta et le secours de ses armes loyales. et l'on se contenta à la communauté de dénier le droit de se personnifier et de se survivre. vœux l'inhabilité puis. distinon commença des sans trop d'effort. Mais car toute jouissance héritages privés. indéfinis de la Révolution. que la nu-propriété appartenait du clergé guant le clergé régulier de l'abolition par induire moines à succéder. séculière se substitua bientôt à la vitable et l'autorité A quelques contenté succédèrent sienne. et que l'isolement blessant passionna sincères organes par l'épiscopat jeta. dans de redresser Le clergé refusant des griefs dénoncés l'intervention laïque devint inépar le clergé lui-même. de changements perfectionnements. De la sécularisation des ordres à la suppression des .PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN • coup d'esprits la profanation Cette richesses. sous le nom recèlentle bouleversement de spécieux et la ruine. Le clergé n'étant on en conclut qu'usufruitier. Les logiciens faciles dont le pays se fût réformes cette guerre aux abus et cette fièvre qui. On étendre les conséquences des à l'État. pourrait. les bras des novateurs. concours hautement scandalisaient emploi de ses dont les avis désavoué. liance momentanée celle Comme toute assemblée parlementaire. une fois maîtres du avec une argumentation irrésisterrain. on n'en était pas encore arrivé à la négation de la famille. procédèrent tible. infligé à leur dédaignés aux ennemis à ses plus insu. furent rigides et scrupuleux que du sanctuaire et le mauvais partie et le des mécontents. du clergé son eut donc originairement tiers-parti composé mais que le débat d'hommes de courage et de conviction. de ce syllogisme jusqu'aux est viagère.

Le clergé déconsidéré et dans toutes tous les désordres divisé trouva dans par son immixtion les intrigues des derniers règnes. ne pour énergie restait prendre pour plus sa défense. héritier légal de toute succession le fonds de subtilité confisquer revenu. du pasteur. eut son tour. sonnel et dans ses doctrines. le fisc. contre les droits On procéda avec la même dextérité On arriva par l'exigence du serment à de la conscience. substitué aux bénécomme le salaire fut. On se récria d'abord do la modeste avec la riche Sous prébende dotation du d'âmes bénéficiaire. vacante. l'abus pour atteindrel'institufices.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE était la conséquence couvents. pour les autres. on passa par-dessus et de former un Le clergé cessa donc de posséder furent à la solde du goules prêtres ordre dans l'État. que l'épreuve sa propre Il ne lui de la por- . C'est ainsi qu'au nom de la logique la légalité le vol et l'usurpation s'accomplirent. Mais avant aussi il fallait retrancher commença-t-on partir tout emploi réduire puis. put sans trop au même titre que le et cet argument irrésistible. tion. on jugea plus expédient et abusif. comme les autres fonctionnaires. cer les ressources avec les charges. lutter pour contre se régénérer ses dans ni son perauxiliaires ni ressources dans adversaires. sans relâche et sans résistance. et par la liberté des cultes à l'élection l'athéisme et de delà loi. il devint répartition plus équitable. vernement. La force rendit Le clergé séculier contre l'énorme disproportion du pasteur ou prélat à charge de l'oisif rigoureuse. et de la liberté l'injustice qu'au nom de la philosophie et l'oppression Ce bouleversement s'opéra triomphèrent. comme trop rétribué d'une prétexte de balanplausible de répar parut de le supprimer.

Mais que le clergé ait subi cette grande inisinon par ses imprudences. plus accepsuspectes. concédées cle des exceptions par des slappositions tant la solidarité Pour enfin aux propositions échapper du Trésor. les égarements de la multitude. qu'il sur croyant entamer par l'édit abusive ou de quelque prébende il les défendit comme choses saà ne se y allait de son honneur aucun il se sentit Quand il s'appliqua à élargir le cerpoint. d'un opiniâtres donc ni assez de 1769. pour fouler aux pieds les premières existence. hors de leur et le doigta de Dieu sur la trace brûlante sans dans s'enle chaos. torts du sacerdoce. la convocation des États il désespéra de il fut le plus pressé généraux. il réussit ministre trop zélé pour les intérêts et à effrayer le roi d'une menace d'excommunication approches lorsqu'aux dominer l'Assemblée de réclamer de la Révolution des notables. gardien excuse. n'eut Heureusement qu'il n'y a pas de prescience ni assez d'abnégation pour conjurer l'orage qui dès longtemps au-dessus de sa tête. et du martyre. Il fallait sans doute que la société chrétienne fût en lois de son délire.PARTICIPATION' DU CLERGÉ GALLICAN sécution failli. Le vertige toutes les qui entraînait quité l'avoir favorisée institutions orbite laissait de tous chaîner. laisser atteint de quelque dégénéré. le parlement. a fini son conservatrices par être de la monarchie irrésistible. en partie. Lorsqu'on lui signala s'amassait Le clergé l'inutilité monastère crées. les. sible de soutenir. point les sociales et sans empreinte les événements comme mystérieuse qui se succédaient allait rentrer fatal des si le moitde si cet éblouissement Toutefois. c'est ce qu'il est imposprovoquée par ses désordres. il ne rachète doctrines .

S DE LA MOXAUCHIK FRANÇAISE plus tion spécialement des peuples. ramènent les Qu'il dans une Si les nations dégénération déceptions à la religion le clergé n'a malheureusement monde. préposé à l'instruction accepte donc et à l'édificasa large part do qu'il a aggravée de la philosophie qui a civilisé le responsabilité par sa complicité. que pour réparateur verrons sous la Restauration. que lui aussi a contribué. à raviver par ses exigences révointempestives l'esprit lutionnaire. pris part à ce et nous mouvement l'entraver. {' .LES HULXr.

sans exemple dans le passé. plus indépendante aucun autre peuple n'en posséda jamais civilisé. le talent et la même rang où la vie était douce et facile. T.CHAPITRE VJII RËSNE DELOtUS XYt Comment est tombée cette monarchie les fondements jugeait Montesquieu où monarchie appelée justement tempérée. où la plus grande somme dont modèle. à côté d'une ne paut reproduire! souveraine! de la pensée empreinte une magistrature nisatrice de Louis XIV. plus d'autre ambition orgaplus que où il à que accessible eût été respectée pour n'eût pas été éminent dont les biens par ses lumières les demeures du pauvre. combipubliciste qu'aucune qu'aucun naison artificielle où. où la généralité du clergé ses vertus. était la première loi.I. administration fortement existait une aristocratie sans toutes les notabilités de se ruiner et n'ayant au service du roi priviléges. l'autorité accesrichesse la police tolérante et l'opinion sible et sans aspérité. brillait et plus incorruptible éclairée. les asiles étaient le patrimoine de la douleur. inébranlables? l'honneur de liberté de supporter à l'homme mettait au qu'il soit donné le mérite et la naissance. gouvernement n'a su qualifier. quand bien même il et le ministère la consolation de tous 1 22 .

LES RUIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Dans se trouvait cette nation. Avant conforme droits à l'esprit consacrés de famille et pleine par le temps.sophisme ont agité et le fanatisme . et celles de respect pour avait su concilier les sages non moins les les dans unique mœurs entre les nations. l'égalité incompatibilités du droit. blaà son Qui a pu substituer une bile noire et soudaine. que dans les lois. cause Quelle que le venin de l'aspic? plus dans le gouffre des révolutions et ne enfin-l'a précipitée l'en a retirée par moments que pour la tenir toujours suspendue de la cour n'a affaibli Romains. romain canon. la justice car elle avait été régénérée civile par une ordonnance aux rédacteurs rien à désirer de nos qui ne laissait cette ordonnance. et plus florissante féconde en grands hommes que jamais aux vertus des Trajanet sous un prince qui joignait. les plus profondément gravée était la même pour tous. rations cieuses du droit inspipréune Sur cette nation sortie de son sein. des Marc-Aurële. tellement sans aux des éléments inépuisables cesse renaissants ruineuses sombre de puissance et de richesses aux besoins qu'ils ont pu satisfaire d'une révolution dévorante et d'un conquérant s'est emparé insatiable. et mieux qu'eux. corruption de la philosophie Mais le . tout à coup enfin régnait sur une succession guerres Quel d'une nation à tous vertige insouciante et frivole. assise dynastie chère au peuple à qui son joug fut léger. moderne? sur ni l'abîme? Sont-ce les mœurs dissolues de Louis XV? Mais le règne des courtisanes des de la Grèce ni le pouvoir le génie Serait-ce la. sée humeur habituée les régimes. des vieilles coutumes. les théories? sur toutes enjouée meurtrière et railleuse qui s'était façonnée à toutes les variations. codes. de dix siècles.

. conseils du roi de France. ont déjà fait irruption dans les Anglais et les Espagnols sans parvenir à les diriger. même emparés Ce mal n'a donc' nulle nul cause du trône aucun pouvoir dans diagnostic sans s'y le Bourguignons ont plus habiles la conjuration et les Guises et passé. de morbides.RÊ&NE DE LOUIS XVI plus d'un d'Orléans? d'autres empire Mais sans les l'ébranler. faute saisissable. et se sont asseoir. secrète dont née en Allemagne. philosophie Tous ces germes n'en fut que l'occasion. leur nature se seraient s'ils improductifs.d'une assimilation universel à la manifestés les symptômes dissolution prochaine d'un malaise se sont en a rendu fois.~ A la Révolution. français favorisée fut l'adepte un prince par l'Anavoué et . et qui convive repu pour s'était emparée d'une génération saturée de la entière. et d'une d'une tous analogie ne exemple immédiate ne peut être assipeut être opposé. gnée. Un mélange d'événements contradictoires mécontentements mal définis n'en impossiet de fut que le prétexte. ressemblant au dégoût d'un La lassitude les mets les plus délicats. de Jean-Jacques Rousseau et de Voltaire. évaporés n'avaient été recueillis et élaborés par une intelligence perverse et persévérante. qu'une société gleterre. du bien-être. Est-ce échoué dans leurs d'Orléans de l'étranger? Est-ce la perfidie Mais les complots. en effet. et. et Mais. des partis irréligieux et démagogues pas même connu et nous espérons les voies démonqui lui préparaient trer que la Révolution est Fœuvre de l'étranger. où se préparait Le récipient cette explosion n'était il n'était pas dans le lieu qu'il devait couvrir de ruines. et leur complication l'analyse ble.

impatiente bienfaits. V. élevés à des serviteurs dans douce. qui la r monar- du temps de la Régence chique. Elle un cœur frivole d'une à ses donnant corrompue. unanicomplète. y a de moins recula de ses propres conséquences cherchant une volonté plus forte que la sienne retint au bord du précipice. et l'avénement l'aurore d'une régénéra- aux acclamations On dut croire. le tronc n. flétri son feuillage. âge où la légèreté la flatterie si insinuante. Louis XVI 1. un épouvantail pour les méchants. devant Louis XIV avait tellement enraciné l'arbre les actes. On ne vertu roi. . un sentiments les plus devoirs de roi la volupté si n'eut qu'une est si naturelle.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'aveugle proprier instrument. que les destructeurs Si les turpitudes ne l'avaient du règne pas même ébranlé. Il. saurait assez la plus pure qui et studieux Austère déplorer ait jamais au milieu l'exemple avilis. des tout les fait tristes battre cour fruits dre. du que les intentions déjà connues roi ne trouveraient nouveau que des cœurs empresses à les trop seconder.en vicié par elle avaient était ni énervé XVI ni atteint fut salué dans de Louis tion comme sa sève. ces éléments eut seule la de dissolution de s'appuissance et de les convertir en une irrésistible La contagion méthodiquement France en fut la victime plus que la complice et ce qu'il c'est que plusieurs fois elle contestable. u Des /~MM<~ !<MM ~M~' /<! Révolution. vivement espérances aax désirs de cette elle-même de Les répondirent peut-être âme généreuse et tense manifester par active des que est de la de et ignorait que la haine est plus et que le nom seul de la justice la reconnaissance. Uv. mes do la France. tome M. ch.

accepter des Maupeou.RÈGNEDE LOUISXYI '1 son peuple heureux. qui brià sa confiance. puisqu'ils que de mauvais avait trop de d'imprévoyance voies à la Révolution. avait été éloigné à ceux qui les avaient gâtées? son concours Les événements ont prouvé plus que le choix de ses autres ont vouloir. ministres avec plus les préparé de pudeur ne fut pas heureux. et tous. On dut conscience toute désintéressée Saint-Germain à ce prele choix et de dans son et de Malesherbes. Louis pour que. le moyen. des il était trop à l'ennemi bon repoussé la voix publid'Aiguillon Terray fils et trop de son përe Français pour et à la créature de l'Au- . mais revenir XVI droiture par et'des bon le triumvirat. pour en trouver le plus efficace que l'inspiration simple et ordinairement aux princes et l'expérience suggérer puissent qui veuaux séductions du pouvoir lent sincèrement échapper non les hommes conseil. de de Turgot de son ministère. On ne peut nier oserait lui en faire un reproche? de M. tous les membres Si le roi se trompa sur le mérite de quelques-uns. présumer par cela seul des affaires pour avoir refusé qu'il. H eut celle de rendre pensée. au procédé le plus recours. guaient sa faveur ou que la cour désignait comme mais ceux-là seuls que la voix publique signalait il appela les plus intègres mier élan d'une et les plus capables. la légèreté superficiel l'esprit son caractère daient peu et l'indolence naturelle à son qui que de à seconder l'ardente propre et do bons conseils jeune prince avide d'améliorations de convenance mais n'est-ce pas par un sentiment autant âge le renactivité d'un d'un vieilqu'il s'est fié a l'expérience que par modestie lard dont il devait la sagesse. de Maurepas.

mais osé lui je ne dire serai Je puis votre ser- . qui contient en particulier. qui s'ourdissaient en Europe. être condamné à devenir votre H» viteur II avait sujet. de Thugut puissances. des dont il connaisétudié cours susdes Il avait deviné diplomatie dans la sienne de toutes tortueuse intelligences pectes. sur M. une faute que de n'avoir du duc de Choiseul pour le fatalité pas persisté dauphin 1. ce règne capables Ce fut si Louis de une le XVI comet dans le avec été de ce qu'eut témoignages avait rencontré des ministres prendre peut-être et dignes de le servir. l'influence. et que ses grandes de la reine qu'il adorait qualités si digne de son amour. Il tenait à trahir leurs les trames note sentiments les particularités propres la France hostiles et contre dans les ténèbres contre sa Ses lettres à M. sur les ministres des ans (le li avril 1775). La haine se manifestait en face jamais la plus indiscrète violence. de sagacité sont de vivants si élevé un patriotisme précoce. de Vergende sa jeunesse. principales intésur la navigation de la mer Noire et les véritables rêts de la France pas en Orient. rendaient parce qu'il se tenait en garde contre sait la politique d'avance qui et entretenaient le cabinet et redoutait la de Vienne. prépondérance nes de ces préoccupations témoignent écrite à dix-neuf et nous en avons une sous les yeux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE triche'. fermeté décider sa prudence ne peut trop admirer solennelle cette circonstance dans qui On de tout et sa allait Il résista aux sollicitations son règne. Tant si le négociateur un jugement dans un âge si tendre. et la mort prématurée de ce prince le fit soupçonner d'empoisonnement. désavouées des réflexions et des vues le plus conque n'eût sommé.

testable de Terray du parlement Le rappel fut la faute irréparable. de Choiseul ni avec ceux du génie aventureux et'aurait su tirer parti de l'habileté de Turgot. incon2. dans révélé. qu'il « Les livres. faisait lire à ses enfants. au lieu d'applaudir le roi était qu'il inconsidérément à faire disposé était d'apercevoir incapable i.) à M.RË6NE DK LOUIS XVI choix Machault rité s'était Louis dehors qu'il du avait n'avait fait d'abord mais les d'un ami un de son ni l'audace du réformateur il avait père ni l'austéet de En philosophe. XV. Mauoccasion de satisfaire ses propres repas n'y vit qu'une rancunes vint donc se fit un sacrifices publique. de Maurepas sur Terray ses conséquences prochaines l'imprudence la Révolu- . et d'humilier l'instigateur jeu que ses anciens de cette Il deantagonistes. du de ce règne. commencement qu'il eût fallu toute l'autorité d'une vieille en garde contre lui-même. Les vœux qu'on exprimait au nom de son peuple et les bénédictions qui saluèrent faisaient tant d'impression son avènement surLouisXVI. l'antagoniste tion pour les œuvres de Montesquieu. donnent aux enfants des leçons n'ose pas qu'on T faire aux princes. mesure et imprudente. » 2. pour le mettre le danger de lui faire envisager de cette concession dont il devait recueillir tant d'ingratitude et de souci. Voir la lettre de l'abbé du rappel du parlement et tion (Jf~/MOM'M de Soulavie. Le parti Choiseul le dauphin un dévot mené passer pour faisait mais ce qui répond à ces insinuations. c'est son amitié du clergé. à tous les à l'opinion la difficulté expérience Mais. victorieusement par les jésuites. diaait-M. et sa prédilecpour Machautt. la incompatible de Maurepas il n'était cour. des homme factions ni avec mais dernières d'expérience qui divisaient les amis il n'avait rien esprit positif crises du règne et de ressource.

car il ne fut faible ni contre faiblesse de son caractère. tout du Comité des finances rien pour luique le roi ne voulait les plus chers à son s'abstenait des plaisirs les charcœur. la lecture matisé nation de scandale paroles d'en Ses faire un chef d'accusation ennemis la main furent contre émus la à implacables des apostilles dont de les ces frais. pudeur » dont il fallait revêtu encore tenir les discrète à sa délicatesse. il avait de son sceau ne voulant livrer grâces accordées par son prédécesseur. conndentde un terme. en que ses propres publique il fermant le registre tant de prodigalités. Mais. la bonté de Louis XVI ait été la source de Quoique on n'a pas le droit de l'attribuer à la tous ses malheurs.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de reculer rairement dans la voie de popularité où l'on s'est témé- engagé. à la censure actes. les abus mier dations soin ni contre fut de ceux mettre qui un les terme soutenaient. « Tous les stigdont la se turent. est écrite à chaque page du trop fameux Livre austérité dans la secrète à l'Assemblée nationale. eut en effet mais objet nonpour de les rendre impossi- . de pour que sa bienfaisance'n'aggravât à son peuple et dont sa pensée persévéges imposées Français même et rante Par compte était une de l'exonérer. de ces révélations du rapport y verront gratuites. la résolution annonçait déjà prise d'y mettre Sa première ordonnance seulement de les réformer. prodigalités sans que le trône y puisât plus sur le Ceux qui comptaient à ces confus. à toutes Son preles dilapis'astreindre et de que son aïeul avait tolérées de cette La preuve lui-même à la plus stricte économie. rouge produit espérance royauté. plus du roi avait chacune faisait lustre et de respect.

la suppression l'abolides corvées. en fondant au maritime. les maintenir en s'interdisant et de les renouveler. d'avance par la dépenses aucune utilité de progrès pour sanctionnés .RËGKE DE LOUIS XVI bles à l'avenir. MINtSTËRE DE TURGOT Turgot prit sur lui la responsabilité.autre. au travers de tous d'une comités monarchie de nos les rêves constituet la chimère contemporains. sans autant l'interdiction des lettres de cachet occultes le qui épuisaient les services publics. La banquier finances troisième est le triple ministère de préet Turgot sur le sol de Necker. mémorable. est la guerre de 1779. l'échafaud révolutionnaires § I". gloire plus grande sein du nouveau monde une république destinée à déeuropéenne. et le contrôle des Trésor étaient. Parmi les projets de réformes dont tion de la question. ce règne dirigé par un monarque de la monarchie. L'affranchissement des derniers serfs attachés à la glèbe. tionnelle réalisée par les de Louis XVI. au vœu unaplusieurs répondaient nime du pays. pour être un des plus glorieux est cette impatience de réformes La première maturées. implanta placer la civilisation la France l'arbre malsain de la démocratie. plus tôt que d'arriver moins débonnaire. époque La seconde de notre mais qui. ce à la désorganisation génevois préposé et poursuivant. par Malesherbes. ou d'être auquel indépendantes ont dominé il n'a manqué de l. à lui-même l'une fatalement le droit de circonstances a Trois mais caractéristiques. témérairement qu'entreprirent soutenus Saint-Germain.

d'innovations et la défiance des changesimultanées. à des renoncer d'avoir et sa sensibilité plus qu'il regrettait tant pousser autorisés. des murque des doléances. de récriminations se condamna firent Sa sans candeur se refusait à et sa fondement. Il en résulta rent rent des alarmés se liguèque tous les intérêts et que des obstacles pour résister. imprévus surgià la réalisation des conceptions les plus simples et les moins contestées. de ceux et l'opposition était la plus passionintérêt à les empêcher qui avaient de l'armistice née et la plus redoutable. se présenter entière d'un tal et vexatoire. nécessaires éventées. et d'irréfléchis. fut une faute. car depuis on Ce pas rétrograde dire que les réformes celles-là mêmes étaient de gémissements. mures croire et tant le des malédictions. ments inopportuns s'étendit encore à ceux qu'on avait universellement désirés. généreux pour tant de sacrifices dont il donnait l'exemple. Mais il y en avait de périlleux maturité. droiture utiles faisaient lui-même. et de menacer la société renouvellement brusystématique. ministration. prématurés tels que la révocation injustes. n'étaient eut beau qu'ajournées. qui Elle'profita . Le roi s'étonna des réactions de l'opinion et s'afpopulaire qu'il avait cru satisfaire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE raison et de fruits de civilisation arrivés à publique. les offices dont les titulaires avaient sinon la propriété. tels que l'introduction et d'autres et intempestifs. du système électoral dans l'ad. essais Il se déou moins qu'ils couragea. partant améliorations ne virent pas sans effroi conspects . Les esprits cirla témérité de tant Le vice toutes commun immédiate de tous acquis était de légalement de ces réformes à la fois. fligea de ne recueillir.

en dehors utiles. qui a le privilége soit' besoin de preuve. elle était de nos beaucoup plus avait une double garantie stabilité dans sa propre facile. où elle le croit possible. il y a des faveurs stériles et des libéralités Or tout parasite gratuites. C'est la dilapartout des deniers Tout fonctionnaire vénal publics. où l'honneur de l'administration française est bien naturelle malités mieux défendu par la dignité de la plupart de ses délégués et fallacieuses d'une puériles dérisoires. dont le caractère des aggrave emplois le' a et l'instabilité cette corruption rare de et lorsque la probité leur pidation est un dépositaire délit. Mais si la rendu. les abus qu'elle eu le courage de redresser les avait ïl puisqu'elle-même signalés. et la probité que par les foret comptabilité d'un contrôle des fonctions Mais. suppose le beaucoup plus inexorable que la justice. moins fréquente dans les beaucoup qu'on ne le suppose services publics. sans qu'il en est un surtout d'exciter.RÈGNE DE LOUIS XVI lui était jusqu'à qu'elle n'avoir accordé se faire avait pas pour se fortifier une arme contre données à la et s'organiser elle alla l'autorité des espérances et lui reprocha de nation. mais c'est celui qu'on a reproché avec le plus . infidèle. l'indignation populaire. que l'envie. parce connaissait. l'objet ne qu'elles sont Les prodigad'une indi- profitent font qu'acgnation plus universelle. parce croître le luxe des familles et déjà en les plus opulentes butte aux malédictions de l'envie. qui vit aux dépens du Trésor public est un concussionnaire aux yeux lités dont les courtisans ou un voleur des contribuables. mobilité jours. plus l'administration de intérêt ses agents à ne pas dans Elle leur position est encore compromettre acquise. Cet abus est de tous les temps.

On ne conçoit donc pas par quelle mystérieuse inde Louis fluence les profusions du règne XV furent mais aggravées non-seulement sous celui continuées. malgré les privations que le roi s'imposait lui-même.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE d'obstination que avec Louis à l'ancien XVI régime. On M* du cinquante de la substance cette malencontreux sangsues du roi. Si le premier conseiller avait rait lui-même pas 1. femmes chesses du plus haut de Grammont de M'~ de Pompadour source de faveurs inépuisable Les successeurs ver ses rêves. de son petit-fils. à chercher des économies de Créqui tibéral parti le nom de MJMOM'M sous piquants publiés une note cnneuse de ces prodigalités. s'était montré bien qu'il impatient. de le faire disparaître. des cation'. dont les coryphées avaient une bonne part. les économies avait signalées que Turgot et les pompeuses Des documents de Necker. . pensions. sujets de Louis XVI il n'audans la sondé amené dans les été trouve plaie de la finance. pour qui l'amitié et de M" Dubarry avait été une et de profits. se gardèrent bien de Calonne eu le courage à soixante des de ravile déficit de con- de Turgot et sous le ministère si l'on avait diète gorgées publiques. aurait été couvert damner à la suivrait des durang. gratifications delà Famille On n'avait amis des et les pas seulement concubines royales comblé c'est les parents à qui. soit notoire peut-être excès. qui recevaient et jusqu'aux frais d'édugrades. l'exemple et de Mirepoix. promesses établissent ne receauthentiques que les Talleyrand vaient pas moins de sept cent mille francs par an l'entretien coûtait à l'État une somme Polignac les Noailles équivalente après eux venaient puis les de toutes mains Lameth. dotations.

dont la portée fortes ne était fùt in- et dont le légitimes ne doit redresser les abus qu'avec législateur ménagecar les amément. si la France par les élus du peuple sera plus prospère (lue par les choix du roi et les droits de la naissance dans les je trouve ctles capitaines les magistrats nommés administrateurs. des par mes ancêtres. avait monarque réformes et d'innovations aux essais irréfléchis que Le pressenti le danger de tant de arbitraires de condamner. perturbation à vue dans le personnel de l'administration. auraient illustré toutes t. par humanité autant que par prudence. du temps de choses tolérable.RÈGNE DE LOUIS XVI des intérêts Ces chanlégalement acquis. Note de la main du roi. modifications bien par des et croyait qu'imparfait. lui proposait lorsqu'il résistait son ministre. rapport . écrivait-il avec cette noble conduite simplicité qui n'appartient qu à lui. avec raison qu'un ordre aggravé connue. que les institutions à des intérêts tiennent de la sanction hommes les nations sur un de tête et de cœur » qui connues de Turgot. dépenses courage déchoir sivement. « Je ne sais. concédées par orque les avait le que plus réels le prince des possesseurs d'ailleurs pouvaient et s'éteindre succes- simultanées. de gements et de l'armée ne pouvaient de la magistrature manquer révolter les familles qu'ils Les charges et les pensions les salaires exagérés sur des titres donnance reposaient dans la détresse. liorations recèlent spéculatives toujours quelque injustice inaperçue. et des lois à redresser gémissait avec lui sur l'impuissance les difformités Il craignait invétérées. aux mains et occultes Ces titres précipitaient vendues àtort de l'aisance ou à raison.

il eut besoin de consulter pour croire en lui-même et ses conseillers ne furent 1. par lesdes grandes sont rachetés les crimes de toute une génération quelles au prix du sang de la victime la plus pure'. ils lui tout épargnèrent aurait pu l'éclairer en l'indignant. visiblement reste l'empreinte à cette d'échapper à la conscience l'humble foi au mystère expiations. M. CoHHtMra~tMM «H* la F~'aMce. faire au bien puque des sacrifices assez.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ne l'abandonna dans les jamais perspicacité de son règne. il a. moins que Louis XVI a connaître cour et ceux furent contact dont il détestait les désoret parqui lui inspiraient les premiers à le tromper: avec cette corruption qui et lui persuadèrent pour la vaincre. qu'il est imposconclusion et qu'il désespérante. mais un sen. ses sentiments tageaient dres. les plus critiques moments et d'abnégation céleste le timent de modestié presque et en dehors de de lui-même en défiance tenait toujours Cette sa personnalité. du conseil tant que vécut Louis XV et privé Éloigné des avis du dauphin avant qu~il fût en état d'en profiter. Pouvait-il ans. Il est décourajamais accorder d'attribuer mais toutes à celle ses de Louis XVI si portent de cette fatalité. suffirait d'un signe de sa volonté et dans tous ses asiles à la sans précaution l'attaqua-t-il à dix-neuf fois. . ne se préoccupait Quand il s'agissait de son autorité. qu'il Aussi jamais prince n'apprit Dans une les hommes. amour pour le bien le ferait haïr et craindre de tous ceux à qui profite la perversité timide ? Devenu par les obstacles que son zële lui suscita. il se voyait seul. révoltée de refuge que dans actions blic et ne croyait pour la vertu geant tous sible ne ses malheurs. de Maistre. que son ardent prévoir.

XVT fut le seul. dence du monopole et l'abaissement de britannique en lutte inégale avec un sol plus ferl'Europe épuisée. intentions. sans acquérir pour eux-mêmes une véritable nationalité. l'égarer après l'avoir tous § IL EMANCIPATION DE L'AMERIQUE Au nombre voyance des événements des hommes qui se jouent et dépassent tous les de la précalculs de la fondation de la République américaine l'expérience. de changer la face du monde et de déplacer l'axe de la civilisation. par les armes de révolutionner France.RËME DE LOUIS XVI pas manet désintéressés. justifiés par les exactions mais soutenus et le crédit de la gleterre. visiblement ébauchée. dans son conseil. auront eu le funeste avantage paru triompher. Plusieurs prudents et les autres ne s'en servirent de lumières. qui la renientaprësl'avoir et des populations Mais elle n'a ouvert sur un sol encore mopour les générations implantées bile qu'une ère indéfinie do désordre et de confusion dignes des siècles les plus barbares. pour ébloui. dans l'histoire moderne la place la plus émiprendra aux intérêts mêmes qui ont nente et la plus contraire colons révoltés contre leur Quelques de la cupide Anmétropole. Cette transformafait déjà présumer la décation. les deux hémisphères. que quaient ses bonnes et en exaltant le séduire. tile. une industrie plus entreprenante désertée. et on lit encore signée Sartine ces mots tracés d'une royale main Louis . qui répudes secours donnés aux insurgnât à la clandestinité au bas d'une ordonnance contregents.

et une politique né pour des temps meilleurs moins déliée. qui ne signait de traités que pour les fouler aux pieds. surprises incendies de villes alliées. les convulsions Protectrice elle travaille sans relâche à imles usurpations. et le despotisme Toute réguliers. avaient depuis fourni i717.et assez de grande ordres entreprise contraires à la France pour justifier ses de représailles ouvertes ou détournées. mercial ne s'est refusé ni insultes Capture de bâtiments de flottes en pleine paix. ne conservait d'alliés qu'autant qu'ils avaient du sang à verser pour elle. est cimentée peuples dépouillés fond de l'Inde. les perfidies surtout depuis le traité prétextes hostilités de l'Angleterre. de territoires tion neutres. la démagogie au sein des gouvernements planter dans les républiques. timer toute du sang de vingt ou trahis. C'était bien déjà cette Carthage sans pudeur et sans foi. niers de guerre et sans pitié toujours prête à bouleverser barbare envers les prisonenfants pour ses propres les États pour y établir ses . Son despotisme comni provocations. fondée sur l'égoïsme le plus cynique. Certes. envahissement désarmées. des engagements devant aucun outrage mépris les plus des gens. depuis le Portugal jusqu'au On avait donc assez de griefs à alléguer. sa politique. à mes d'une opinions conscience trop naïve et d'un roi trop honnête homme. Le de toutes qui l'agitent les révoltes depuis et de du droit monde deux toutes lui doit toutes siècles. à la justice et a l'humanité. pour légi- contre elle et en excuser l'irréguentreprise larité. violaelle n'a reculé solennels. de i763.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE « Faut-il commencée que la raison d'État et une à signer des m'obligent » Scrupule à mon cœur et.

des autres.I. pour ses fabriques. des uns. Elle n'a de la traite des noirs. espagnole.Révolution chandises. dans la suppression qu'une la police des mers et de confisquer occasion de s'arroger usage concurrence. vu. tage d'armes La . succès la République et la terreur Lorsque de du nom de Bonaparte la portèrent à s'unir aux puissances continentales et à se poser en libératrice de elle n'eut d'autre but que de recruter des l'Europe. le Portugal et la Hollande Napoléon. livrée comme passion égoïste et insatiable du gain. exploitées à son acheter avec nègres qu'il lui fallait Les colonies de l'Amérique émancipées les nations ou asservies exterminées et les deux et l'Espagne Indes. les dans protégés contre traîtreusement l'Égypte dépouillés. ou livrées intérêts. 23 çante que entière à cette T. et.RÈGNE DE LOUIS XVI et à exterminer des populations entières pour comptoirs. de constitutions et de marne fut pour elle française et la ruine de la Péninsule un dé- les. la servitude le L'anéantissement de tous ont établi le taux déchirement et la ruine invariable Ce n'est sa nature. le Danemark et la France savent trahies ce que vason alliance. de resà son colporpect pour la liberté ne sont qu'un prétexte et de poisons. . Toutes ses ostentations vendre leurs dépouilles. qu'une bouché spéculation. de ses bienfaits. soit perverse de pas que la nation anglaise mais elle est plus exclusivement commerelle l'est tout les autres. afin d'échapper désastre et de se retrouver de faire la loi à ces mêmes puisplus tard en mesure sances qui se sont compromises pour sa cause. pour de sordides lent son ou sa protection intervention. soldais encore qui s'immolassent intacte au commun pour elle.

à peine né. égoïsme n'est pas condamnée barbarie. Si l'Euelle est devenue elle est cruelle rope nique. suivi sans relâche . sur les vices il est évidemment le appelé à lui arracher elle abuse depuis trop longtemps.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et sans foi son gouvernement ne se souet de perfidies. sont sans retour à la 'lorsqu'elle comprendra elle verra que insolent les La déloyauté duperie. complice contre ce gouvernement odieux. en rcpur travestis. ` Quoi qu'il en soit. sauvage et l'impitoyable orgueil qui caractérisent la démocratie suppôts. quants à toute l'astuce c'est-à-dire et à toublicains joignant tes les corruptions des nations l'ignorance dégénérées la grossièreté hautaine. de plus. Tout ce qui ne sera s'armera ou stipendié. qu'y la France n'est pas assez justifiée par la saine et la prescience des choses futures. le secret de la politique britancontre cette foi punique et cet armes sera ne loyales d'être dans qu'une son alliance. monde grandit de l'ancien Mais le vengeur il est sorti tout armé des flancs de l'Atlantique reine des mers de sa mère sceptre dont manité plus téméraire de ses droits et renchérit. tient qu'à force de mensonges enfin du monde l'ennemie civilisé. elle l'est et celui d'une par le droit de la guerre défense contre le système. au delà de cette à ces oppresseurs universels. un fait manifestement a prise dans ses plus grotesques 1 de l'Amérique et si la part est l'émancipation politique bien du moins légitime providentiel. et le droit des gens sera de nations. mis courir au ban sus des pas abject ou servile. L'huIl serait d'autant glorifier? défenseur d'y compter que ce nouveau n'est lui-même de trafiqu'un peuple à s'en aura-t-clle et de colporteurs.

arracher une sourdement de lui nuire à une quand toutes il ne en tout et parses colonies et pouvait pas la de la combattre au grand jour. leurs maître. antipathie c'est nationale fut justinée par des griefs intolérables. par cela seul que leur le commerce de l'Angleterre compromettait et enlevait toute libre concureuropéens. celle de la France et de l'Angleterre l'histoire do leur contre rivalité i. dépouillés par des intrigues diplomatiques en Amérique. La France n'a été plus spécialement et plus constamde l'Angleterre ment en butte aux hostilités que parce la seule puissance assez redouqu'elle a été longtemps de la mer. ont contraint ble le cabinet que d'aussi grands intérêts à la soutenir Si jamais sa métropole. Cette tour rivalité à tour la liberté étant ne nous de tous des peuples au delà de un terrain neutre et sans a jamais été pardonnée. privés de sécurité rence aux autres et de garantie. et sans cesse trouplus riches possessions blés dans nos colonies les plus inoffensives. Gaillard. . le cabinet de lui trahir britannique. Elle ne se pour lui disputer l'empire son pavillon contentait sur les plages pas d'oser arborer dominer seuls.REG~E DE LOUIS XVI par tout. Tout déplorable de cette répuqu'ait été l'exemple on ne peut donc en rendre responsablique fédérale. nous étions intéresses à l'affranchissement dépendance des Antilles comptoirs des États-Unis. nos établissements dans de nos l'Inde. mais encore que ses voisins prétendaient contre eux les navigateurs des autres elle osait protéger table nations. C'est est celle sous ce titre de leur qu'a été vie entière écrite l'histoire de Quand elles n& M. Chassés et proclamer l'Océan rivages.

LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se sont contrées se nuire. par les ont négligé chevaleresque. Turgot. elles se sont ouverte. parce qu'il M. n'a jamais de vue le but qu'elle perdu s'est proposé. les ports de France. le plus fidèle et le de Louis XVI. réunir aux Anglais de conserver aucune possible Gates proposait Le général contre la France. l'on commença un simple traité de compar proposer en interdisant la vente des prises anglaises daus merce. en paix comme en guerre. s'oppode guerre M. à ses plans de réformes. les torts connus si leur animosité fut réciproque. excepté à la déclaration d'abord y voyait parce un obstacle M. de Vergénnes. M. Elle n'a pourtant rien à à ciel ouvert. n'y adhéra plus sensé des conseillers On désavoua le départ clandestin de La qu'à regret. et l'accueil appade se fait à . celui d'abaisser le gouvernement français et de renverser sa dynastie. rois de France. Necker. commerce. Mais après la capitulation de Saratoga il ne fut plus rence de neutralité. susciter des ennemis Mais loin écarts de se balancer. de Sartine. à ses adversaires de comparable à son usurpareprocher tion de la couronne de Charles VI et à sa complicité de la Révolution de 1789. on essaya d'intervenir et Fayette par des négociations. pas fait une guerre sous d'autres pour se contrarier drapeaux On les a vues se chercher au fond de l'Afrique et parmi les traverser leurs' leur renou dans les déserts de l'Asie. de leur pour et entraver Les alliances. qu'il ne mettait qu'à ses d'importance calculs de finance. générosité tandis de leurs avantages. forêts vierges se sont du Nouveau-Monde. d'user que la trop souvent de l'aristocratie froide et calculée britannipersistance comme souterrainement que. Tous sèrent les ministres.

et les tyrans du commerce leurs les dunes qui protégeaient Cette guerre prit le caractère rivages. la Hollande dans l'Inde recouvra et battues sur toutes ses colonies. Deux escadres à la fois sortirent de blique On reprit nos ports. escadre Avec la même quer ses intentions en mission navigateurs et le point où devait se rallier aux simplicité amiraux qu'il mettait commandant à explises flot- des instructions à ses ambassadeurs tes. l'élan quel'insolence de l'Acte de navitremblèrent derrière réprima prit notre marine gation. Personne n'ignore que c'est lui qui rédigea tes instructions du voyage de La Pérouse. i. du comte Saint-Ëustache. l'une de six. l'autre naissante. propres du monarque humain on savait La marine qu'il était et magnanime qui l'avait entreprise ses ministres et ses généraux. il donnait qui tous les faux errements avaient pour but de recti&er incliet tous les cabinets d'une diplomatie surannée.RË6NE DE LOUIS XVI cette ouverture fit sentir au cabinet de Versailles s'il ne prenait pas un cause des insurgents influence Alors parti décisif et perdait il compromettait l'avenir pour que la toute en Amérique. d'Estrées. la France seulement et la Hollande ouvrirent de dix millions à la répuun crédit. . converser plus d'une avec fois les pour marins-les les plus à il se plaisait et traça renommés des une lignes d'évolution. que les Anglais bientôt les exploits du maréchal d'Orvilliers et du bailli de Suffren au monde était rentrée dans la que la France apprirent et avait brisé les entraves voie de sa politique nationale lui avait inBigées les flottes britanque la corruption niques furent vaincues les mers. inspirait l'objet de ses études les plus assidues. et avaient surpris.

ayant décidé du sort traqués de longtemps une main l'Amérique dans leurs les naturels anglaise.1. à l'aise sous nom. Cette délivrance fut comprise et acceptée même des dans les forêts profondes nations du nonqui etraient La défaite de lord CornwaUis veau continent. L'univers entrait on de chacun des succès de son petit-fils. justifie cette suite de victoires navales comme le libérateur français de l'Espagne. béni dans à une étonnés amie. antre nation les Il semblait généreux. Ces mots sont ajoutés. d'Albion était humilié du et la liberté qui l'orgueil de l'immortel commerce l'humanité rendue respirât à tous plus et son était peuples.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE noient les entreprises les plus hasardées celle de Louis XVI eut de plus aux yeux des hommes. de Ver- de sa main. au roi par applaudissait. dans son principe et la pour elle le droit de représailles Tout fut légitime modération dans dans. et des que Indes.son triomphe. . gennes. de la Baltique teur enfin de tous les peuples dait de asservir à son politique Si le succès du prince déjà à suivre l'impulsion et 7~?~M<<? Honnêteté était dont c la devise qui signala du monde. . Jamais maritimes d'apprendre génie de Louis XIV n'avaient jeté un éclat aussi pur et aussi resplendissant. savanes nous tendirent en qu'il existât et la puissante Europe'une l'Espagne que à chérir Ils se prirent et à révérer le nom Angleterre. de M. On partage dans les deux hémisphères. le pavillon le vengeur le protecprétenlimites péage jusqu'aux l'Angleterre dernières l'Océan. en effet les institutions de la France. la garantie redouté seulement toutes circulaire que d'un les autres. monarque d'une nation de pirates.

dont la vertu réduction. une révolution. la guerre qu'il voyance et les complots souterraine sanguinaires qui devaient S'il n'avait été qu'un aboutir à la mort de Louis XVI. sur assoupies par factions Les leur cupidités pouvoir satisfaites se étranse laisse choyée flatteries Tout exploiter. aurait-elle aux dépens de l'autorité royale Mais elle se serait gistrement. fils. il lui eût été permis des courtisanes et des ministres l'empire présentées pensionnés seraient gères aux l'étranger. mettre sa prépondérance. quel ministre Plymouth.RÈGNE DE LOUIS XVI Témoin lorsqu'il des traversait acclamations qui saluaient son passage la Normandie triomphalement pour le premier môle aller jeter dans la rade de Cherbourg à fonder un port rival et voisin de d'une digue destinée fût-ce Chatam ou son anglais. d'un complétement qui parlementaire. comme les derniers des deux premières roi fainéant. par le ministre jalouses au plus la vanité Choiseul proie. à qui il ne d'un ardent amour de possédé était inaccessible à toute autre manquait. celle des Ëtats généraux. même.de de Dunkerque ? Il est pénible manifestation glorieuse et de la pré- faut rattacher de son roi. de régner obscurément sous races. eût Londres le temps où un rappeler aux démolitions des présidait de penser que des forces de la c'est France osé commissaire fortifications à cette . appelant L'Angleterre sûre de diriger ou d'endormir à son gré le cabinet de n'aurait Versailles. pas songé à troubler sa quiétude par à se populariser refus d'enrepar quelque bien gardée de compro- Mais un jeune prince la patrie. pour s'affranchir . et stimulée par les cherché des encyclopédistes. laborieusement en acquise.

par des dilapidations et enfin sur le retard ses finances. son pavillon au cenune république fédérative comme l'Amérique. s'avisait de rompre des corruptions de la cour et des influences longtemps lui. résolut de l'attaquer par cet prolongation sur l'embarras obérées primer. s'il est à craindre patriotisme. se montrèrent par leurs de chances sujets sur l'âme endroit Il à coup impatients de la et leur gouvernement. fut aisé de l'alarmer sur les infliger pour qu'il et les sacrifices que la de la guerre allait qui en résulterait XVI. et la justice de le vaincre. tion. un fléau qu'il faut conjurer. si rien ne peut unir la modération à la force pour et l'Angleterre. souveraine Un tel prince est indépendante! puissance à outrance. et de pays séparer colonie déchire tre de de et de résoluqu'un peu plus d'expérience à l'improviste de changer tout son conseil. Il aura beau au le trahir. et la force de reconnaître. et son règne un ennemi qu'il faut poursuivre On peut le tromper. Les marchands défaites pour paix. qu'elle opprime. il faut qu'il périsse 1 de Londres.-LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE entièrement de l'étranger. loyale tout convaincus n'avait plus qu'une guerre eux. sachant de ses que l'amour et les droits de l'humanité étaient tout-puissants de Louis vulnérable. déjà avait à cœur de réobstacles qu'une de son im- à la prospérité longue perturbation opposait et à la réforme des abus dont il se montrait règne . si l'on désespère l'intimider. plus à son peuple. toutes les combinaisons méditées depuis la vérité de pénétrer peur empêcher jusqu'à concilier par ses alliances avec de les intérêts du les déductions ses principes à se et à soutenir la cause d'une Conduit l'Angleterre il bat et disperse ses escadres.

En l'assiégeant sa qu'il espéra surprendre même tout le bien par tous ces points candeur et tourner méditait. encouragement les peuples si. Le chapitre n du second livre (t. on découvrit un prince assez riche de toutes L'exemple un ambitieux assez et assez puissant pour et soudoyer corrompu. n'était révolution qu'une dynastie fut prince d'Orange et accepté comme un ennemi. Il) renferme le récit sommaire de la participation des sociétés secrètes. sous le nom de liberté les bas-fonds de toutes et d'égalité. qu'il s'occuperait la complicité de ou trahison. pour rêveries humanitaires de les sentiments s'orgalaquelle qui révolte toutes les évoquées malades. représailles i. agitent les esprits qui. et l'égoisme envieux de son impuissance qui tâche de se dédommager par de tous les intérêts On cherla perturbation légitimes. à la fois. un foyer de conspirations dans les cha et l'on trouva sociétés secrètes 1. pendant à la rigueur. c'est possià l'éteindre. et un changement enfin qu'un et de décomposition! signe de décrépitude a sa propre ait cru travailler Que le cabinet anglais sûreté cherché en attentant à celle de son à porter l'incendie dans uniquement pour se donner le temps de respirer. couvent dan& les sociétés. ses domaines qu'il ait . parmi civilisés. contre on lui- de reconnaître l'indépendance l'admiration ter contre la France pour les idées républicaines. se mettre à la suite tous les séditieux. libérale Sur cette donnée nisa une propagande furent d'un On s'empressa donc des États-Unis et d'exploiqu'on y voyait éclater et philanthropique nouveau genre.RÈGNE DE LOUIS XVI patient. ble mais. les séditions du un proposé comme un présage comme de de changement de constitution autre chose sérail.

de ceux mêmes incompris Mais les des clubs furent étaient populaires à s'en prévaloir. vers lequel . mes de Turgot. tration Les mots de liberté et de patrie.-J. par laquelle britannique tous les avantages du monopole de fait sous ménageait de droit purement les termes d'une réciprocité nominale. les Parlemenls Leur intronisés les plus questions de la souveraineté et des droits insoluquestions des démocrates de Londres exalta dans ces toutes deux les têtes.par leur fusion démocratiques. L'interprétation bles s'appuya de l'autorité et de Boston. fut accueillie. elle fut suivie des vaincus. avec les acclamations comme rosité d'un des arrachée à la généconquête péniblement A peine proclamée. comme Rousseau. de 1783 eut pour objet probable et indudes principes pour résultat l'importation fécondée avec les réfor.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec la Révolution est un fait française l'Angleterre au plus haut degré de l'évidence. La paix bitablement quand eHe ne les organise qu'elle favorise. Dans placé désormais on la trouve derrière les années qui Font précédée. par toute la génération formée à l'école deJ. le dernier L'idiome et les vœux terme du perfectionnement révolutionnaire n'était social. et la république bouches. Cette le commerce se paix. d'écrits accusateurs contre l'exagération déluge une le désordre et le despotisme de l'adminisimpôts. du principe épineuses de l'homme. pas encore formulé. sortaient de toutes les ne songeait personne fédérale fut vantée. pas. qui cherchaient d "s lesquels on agita ouverts. les plus maladroites. villes et furent aspire de ces nouveauté les modèles du gouvernement réputés toute nation civilisée. tous les complots. française. que à définir.

La France cilité à se conformer à ses usages et à s'abreuver de les l'opium préparé par ses mains. un défi jeté à ces habiles insulaires devenus était ses maîtres donc et ses modèles. qu'elle prétendait ne fut pour des formes et des habitudes républicaines elle qu'une chose de mode. exemple Les plus riches patrimoines y furent < et l'épisode de l'ambassade de Franklin ne fit diversion à ces bourgeois de la plus miracles que de signaler la fortune de ce philosophe humble comme un condition. même temps que trompée et empoipar la diplomatie On l'eût dite inféosonnée par le virus révolutionnaire. un encourales ce de à toutes acceptait plus que Angleterre et l'imitation frivolités des sorti des de à tous les mérites et incompris gement La jeune noblesse ambitions impatientes. avide de plaisir mais. des paris que les institutions républicaines avec le luxe des chevaux de course ruineux. pas d'autre. furent proet la manie dix ans. dée à son ancienne tant elle montrait de docivassale. mythe sur parole c'est avec les lords de l'opulente renommée. importé par toutes les plus voies ouvertes à sa propagande. et qu'on voulait bouleverser Tous les écrivains. engloutis. la démocratie. vernement. les coutumes et les moexclusivement sur l'élite de la des anglaises régnèrent et c'est de société parisienne par les /N!oM~/6.RÈGNE DE LOUIS XYI les idées. Les courtiers actifs et les plus ardents à ce trafic étaient employés pris au sein même du pays allait près du trône qu'on tous les courtisans croyances. abattre. en conquise par la séduction. au culte illustre.s Pendant Londres pagées. . lutter de magnificence. d'insulter ses à tâche prenaient son goude mépriser ses lois et de bafouer la reine Le roi était révéré pour ses vertus.

y accepta avait offensée. . mais un contraste les par sa bienfaisance.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se popularisait manières. la calomnie à jeter. de dans Le duc l'ambition et corrompre Celle-ci ce qui le livra à l'Angleterre. pour et les plus basses Mais les fables les plus ineptes intrierédules des esprits et gues trouvèrent pour y applaudir des plumes vénales et les amplifier. n'aurait peut-être pas triomphé s'il ne s'était assez pervers. et grossière dupe d'une escroquerie un rôle ridicule. et de entreprit les décrier de par mêmes prédans rabaisser d'infâmes qui les tl tourna eux les vertus ventions l'affaire rapprochaient concoururent du collier. Grand-Orient qui couvrait Il en rapporta de France et le front la implaalla se contre e de les rois le brevet vénérable de la couronne encore promesse do Louis XVI. au-dessus sans déguisement que les mépris de Marie-Antoinette avaient fait son plus cruel ennemi. C'est à Londres qu'il initier aux mystères de la secte qui conspirait et contre du l'Église. était trop que sa présomption du soupçon descendre à s'en justifier. que tant de sa vie par libelles. avilir emportements si lâche dépit. assez détrouvé un prince âme dépravée. honteuse ses railleries. et c'est elle-même. pour les répandre princesse. d'Orléans. D'absurdes sujets. du bon sens national. contre de leurs avec les et dissolue. Ce méprisable imitateur du régent se livrait. contre elle toute une légion de vils pamphlésoudoyait taires. gradé cable faire au plus son pays et sa famille pour vendre ennemi de sa race. dans haine cette l'intimité. d'une niaise et la vanité. contre aux la famille plus devait cyniques Un royale. par la grâce de ses à ses devoirs de mère par son dévouement de qualités irritaient au misérable. plus perfides insinuations Le cardinal de Rohan.

Il accepta.RËGNKCEMUISXVI toutes les conditions impatience.!M . N'étant encore que comd'acheter des billets du Canada mis. il l'avait quittée de bonne heure. rapidement. Philosophe bel-esprit et protestant. de Meulan les Ca«. qu'il pouvait Jugeant il les vendit se bornant a décliner la commission. Mais il avait une puissante recommandation aux sur lequel régnait exclusivement alors yeux du monde. la plupart de ses concitoyens. il ne pouvait avoir acquis dans cet exercice un probité sentiment politique de ses facultés bien qui s'élève et parcimonieuses d'État et de cette de tout calcul cupides vif de la raison au-dessus industrie autant personnel. bilités amovibles aucun contrôle intelque ne redressait à l'exemple de ligent. l'école voltairienne. imposées par le cabinet tant de lâchetés et de crimes que le mais il accumula anglais lui-même gouvernement rougit de son alliance et finit par le désavouer.) en croit M. sa fortune serait le fruit d'un abus de confiance. dans son g III. Sa rapide fortune dans cette profession fut-elle de dol exempte et d'usure. il fut chargé dont le cours s'élevait réaliser un bénéfice de trois millons. 1. dans le pour s'employer commerce ou dans la banque il passait pour exceller dans cette que pas un Juif. dont il attendait la protection. Il se trouva la France Necker. page 300. tome I". chose à peine supposable 1. (We'MO!)'&! ~ttr /e~'oco&M:MM!e. pour son compte. DES TROIS MINISTÈRES DE NECKER. et financier. d'une petite le Génevois se croyant ville était régie par quelques notaparce qu'elle république. Si l'on sa qualité d'étranger sur relevait de encore ses la Révolution. que un homme le duc plus fatal encore au c'est roi et à une Né bourgeois d'Orléans.

à prendre du parti fut assez inconnu Il eut des encyclopédiste. directeur du Tréaux une en t777. Necker Déjà initié tune ment toutes parut remplir affilié à plusieurs cercles économistes recommandé des sociétés secrètes les conditions. l'attention du et. son crédit au Trésor. et. songé été encouragé Toutefois. riche pour avoir des conà la cour. Le prix lui était assuré d'avance. Aux premières ouvertures des d'Allemagne 1. a6n d'attirer concourut à l'Académie public. MM. tout dans roi ne peut tome soupçon- /cyf<eo&tHMH:p. JtfeMOtt'M sur desseins dont de nouvelles en 1776. M. pas mieux que d'en débarrasser le conseil en lui trouvant un successeur dont le nom fût populaire leur et ne pût cependant leur porter om- brage. de Sartine de réforme et de Miroménil. de Turgot.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à l'adoption dès qu'il preneurs titres vives. sphère élevée. médire. sous Taboureau. que l'on eut soin de faire parvenir jusqu'au roi si désireux d'attacher au conseil tout mérite éminent il pût attendre à le faire nommer. grâce aux éloges de ses amis. remplaça et des préjugés inhérents à fait inconnus pas même 299. aux systèmes du ministre également opposés ne demandaient novateur. de Maupar le marquis dans les salons. page . que M. on lumières. qu'il Il y a des habitudes conditions inférieures. des projets repas employait à. réussit sor. tV. il ferma son comptoir. et qu'un 1. et littéraires. pour l'éloge de Colbert. ignoré que la for- offrit qu'on avait sur lui. il n'aurait jamais s'il n'y avait part aux affaires publiques de Pezay. il fut bientôt signalé comme un génie de la France tenait en réserve pour le rétablissede ses finances.

toutes les petitesses de son de sa vie privée.RËGNE DE LOUIS XVI er. crut qu'on comme et que la France Genève. Beaucoup il s'occupa d'arrêter moyens dans pouvait y avoir de plus avide de populade faire parler de lui le désordre de l'État. . de commerce. du temps font mention de sa lourde Tous les Mémoires de ses conceptions. vantées et de la stérilité importance outre courte pouvait mesure vue. et blessé emphatique louer qu'il aussi à ses rité que de réformes. Necker porta au conseil et les impressions caractère et les indulgent il n'en que Louis XVI les tolère est pas moins froissé. L'envoyé avec fort ce ministre trop vanté diplomatique correspondance sous son nure de comptoir habit d'Amérique peu d'estime « On reconnaît brodé. surpris de cette stérilité cherchât de ce que son ministre à se faire à lui. gouverner lieu d'agriculture. de peine à s'accoutumer eut beaucoup dépens. jusqu'alors envisagé qu'avec du pouvoir et les splendeurs humeur les hautes régions sa morgue de la cour. » et d'administration de magistrature et l'engouement dont fut générale. avant de songer aux avait signalé lui-même les finances le bon roi. Il gâta donc. aussi mais M. et sur parle dans de sa sa toursa face 1. mesquines frondeuses des coteries à réforCréature qui aspiraient il n'avait mer le monde. avant d'être dit le comte « Cet homme à appliquées. impression ne dans les cercles littéraires le parvenu était l'objet rénéchis ni par les étranfut partagé ni par les Français Cette de la république gers. l'agiotage y tiendrait 1. ce qu'il ses vues. par pédantesque et ses raison dénances dans roturières. Afc~MOn'CS/t!S~H'!</MCS ~M)' ~H ~{OfO/M~OM. Un prince excuse. de Montgaillard.

« Toujours en contemplation rains près sans naismérite. orgueil avaient brutal. sa philosophe. C'est pis encore quand politique. L'auteur était aussi peu toucM du cette famille solen- pos. Pendant cinq ans qu'il siégea au 1. ennuyait il paraissait ridicule et fatiguait le sa dignité roi. gourmé. fait un personnage de » ministères de Necker pour ont eu de la Révolution trop de part n'ait pas à lui à son impéribouffissure de théâtre de pédant -en et un ministre Les trois au succès qu'on demander compte des fautes qui tiennent autant à ses tie. de Louis XVHI. solennité homme qui a l'air Doucereux de dire quand Voyez je il veut être il veut être digne. Lettre mérite nelle fière de M. si exagérée dans ses prose posant dans un salon comme une Corinne sur ses tréteaux sur son trépied. avec une diction lourde et monoil veut faire l'orateur. . Morris & Jefferson. >a provincial On sait tone. plein de son propre sance et sans manières. qui sont un simple prétendus et des jugements résumé des conversations contempode lui-même. des défauts de son père. son revêche. ou une sant de M'"e et de M"" Necker de que du chef « Cette fille exubérante frottée d'esprit de vanité. il professe la gourmé quand mais il ne la sait pas.LES RUIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE une de pédant suis un grand poli. un ballon plein de le 7~cre qui l'appelait nullité. sans alliance et sans affabilité. que de celles qui sont imputables mauvais instincts. visant toujours à l'effet et dépas- sibylle » le but. Et cette impression fut à vent. Sa vanité de banquier. encyclopédique. une majestueuse peu re's car on la retrouve dans les Mémoigénérale. de la /~Mce. prétentieux. le geste emphatique et l'accent e professait quel mépris pour lui Mirabeau. diffus. à la cour. rogue. si bavarde.

souvent.intentions. ses idées avec insoet ne fit aucune en faveur réserve de l'autorité le ministre. de ce grand homme. ses bonnes. ne sut en corriger Necker audacieusement les dénoncer. et ne laissait t pas même Louis à la royauté le mérite de ses sacrifices. à jour XVI eut bientôt l'inanité des percé de ce rhéteur plans de finances et la capacité vulgaire Il déconcerta de comptoir. mais osé les attaquer' avait Turgot n'eut pas même foi dans et n'avait pas assez le courage de ses principes l'autre foi qu'en lui-même. accroissement et qu'autre de la chose était les faux-fuyants auquel il faisait dette n'en était et les obser- il était d'opposer pas la au mal des phrases retentissantes. de son jugement. n'avait point L'un avait de principes ne ménagea déclamé les abus. par le sens exquis et la droiture subterfuges ver qu'un libération.HË6XE DR LOUIS XVI entrée en scène. tandis ments lence dont tous les empiéteque le second provoqua Il imposa de la démocratie. comme s'il eût eu à briguer pouvoir que celui dont il faisait les affaires. que cette habileté dients à proposer. T. des concessions est Le système le plus facile de tous. de du conseil !a stérilité que les résistances 21 r reje. nistration efficace. I. ~~ce ~r une ou de le soulager par une admi* Il se plaignait à M. compensation sur les autres membres insinuant de . conseil par des économies ou des recettes. ille pratiqua en vrai courtisan pola faveur d'un autre pulaire. il ne pourvut du Trésor pas à la pénurie que banquier. il se montra après sa première d'Etat moins financier moins homme que de coterie. Il avait beaucoup aucun. mais contre par des emprunts. de Vergennes si authentique n'avait que des expéet que. dans le dépit de son impuisil qui frisait la trahison. les Intérêts indivi- Le premier duels.

de complaire au parti qui au-dessus Soit qu'il prisât l'avait même porté aux des gran- dont il s'enivrait avec complaisance. à M. dans son orgueil contemplatif. il favorisait et les les innovations les plus imprudentes Il "concourut autant par ses écrits. . de venir faire le câlin nature. pourtant et l'encens le faible littéraire la gloire philosophique. avec moi 1. que par son L Lettre administration. jamais dans ce cas. Mais il publique n'avait aucun crédit que Necker s'apercevoir et que. son impuissance. Une seule pensée absorbait tion. » Tout hésitait offense qu'il fût de cette encore cependant et dont la popuhomme auquel il croyait de la probité. à faire larité servir réforme passer quelque pouvait économies utile. à la démolition de l'édifice soit inattendues. de Vergennes. deurs. du xvm° siècle. au milieu des embarras financiers contre Cependant.LES MIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la cour efforts. aucun moyen d'aplanir la voie aux ménagé que le roi méditait depuis longtemps. à se débarrasser de cet par sur le parlement il ne s'était améliorations dans le double intérêt été proposées de la et du soulagement du peuple. écrivait ce bon prince. car il ne renonçai t pas aux grandes qui lui avaient moralité finit il se faisait Louis XVI hypocrisie. celle honneurs. il se faisait illuil dissimulait lesquels son attension à lui-même. le quieux qu'à l'ordinaire « Il ne manque roi s'apercevait de sa perfidie. démocratiques ouvertement plus aux préjugés qu'il s'abandonnât qu'il avait sucés avec le lait. cette lui Quand liaient les il avait et paralysaient tous eu recours à quelque noirceur mains ses de et plus obséplus cauteleux à ce signe caractéristique.

par la tendance mal dissimulée toutes qu'il de ses opinions ou la faiblesse de sa résistance. du conseil. au droit de propriété. et son compte est une atteinte contre le gouvernement rendu une délation royal luifut elle fondée sur la vérité. qui ne lui appartenaient Mais ce n'est pas le gouvernement qu'il prétendait < Il aspirait seulement à se venger redresser. Il éprouvait une joie sentiments que la noblesse voyait ou le clergé S'il ne fut pas touhumiliée compromis. à qui faisait un devoir de ne pas trahir la confiance l'honneur été livrés des secrets lui avaient d'État avec laquelle C pas.RËSNE DE LOUIS XVI sur la législation Son ouvrage des grains monarchique. Cette Indiscrétion. tandis~ qu'il à régenter les gouvernements retraite. le serviteur et le marcheétait s'oublia au point. d'habileté Homme homme de son esprit n'excuseraient d'État. d'esprit avec franchise. de il les coeur. Il fut donc un des précurseurs notoires de la Révolution et la personnification de tous les ferments à dissoudre la monarchie. tant sa présomption . ni eût qui concouraient ° même de les fois était une forfaiture dans un membre et la sincérité sa suffisance ni ses par plus réparées il les eùt humblement il les eût du fond avouées de sa homme seulement. dont il avait pied. Il poser en victime une occasion de manifester n'avait pas laissé passer ses d'ambition et d'envie. La médiocrité ses convictions erreurs. abjurées. d'une diset ses réquisitoires n'avaient pour objet grâce méritée. même. des trames dès qui s'ourdissaient jours le complice il les encouragea lors contre le trône. s'obstina. la tâche de ses successeurs et de se d'aggraver de son zèle et de sa' clairvoyance. et qu'il révolutionnairoa été le complice.

plus avait fait prévaloir que Necker du roi son éloignement. dont l'explication n'est qu'un L'âme aveu implicite de Louis XVI était si expansive. jusqu'au tend de. < vertus nos jugements nous réponqui trouveraient impitoyables. Mémoires de Sainte-Hélène. naufrage tiques térêt n'avaient Lorsque puisées dans leur du régicide? pas détournés M. il était déjà trop ne servit qu'à le grandir Sa disgrâce et à le rendre Elle le délivra de l'obligation de tenir dangereux. A ceux . tard. il en est un qui a de singulières Parmi les ministres afSnités goûter avec Necker de la droiture et jouit comme lui d'une estime qui et corrompre bon sens. de sauver le monarque du qu'il s'y serait de bonne foi. publié en 1797 une sorte de padans laquelle il cherchait à atténuer des fautes linodie. son esprit si judicieux. pour ministre à Bonaparte après le II avait. de Louis-Philippe. qu'il les à l'application aux desseins consciencieuse et à toutes libéraux. s'offrir 18 Brumaire 1. qu'il avait cœur désenné ce glorieux On écrits.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de obtuse. si pur. procès ta Conven- 2. 1. la conscience dons que rien ne révolte comme les réputations usurpées. du prince infortuné. De la MuoMtOM le est tion. conscience les hommes affaissée de sang et des considérations d'ailleurs pouvaient-ils que des témoignages émouvoir plus pathépropre indé-: dans le et s'il eût été en son pouvoir il est à croire de la monarchie. un ton de compassion son ému trouve. à la vérité. sincère. Il avait adressé /)'aMpaMe. rile sa tardive Les cris inarticulés de cette expérience. effrayé des principes sorganisateurs obtint conseil. de Yergennes. pendant lequel c'est l'hommage se complaît à rendre une seule chose reinarquabte. tome de Louis un Mémoire dans XVI. 3. à II. Mais la conséquence de ses porté trop ses regrets illusions rendait et stélongues impuissants. cette nature sèche et dans ses derniers sinon de remords.

qu'il n'avait rougir un charlatanisme banal comme celui de Necker? S'obérer pournier son impuissance à porter un fargagner du temps . et l'on se le secret de l'équilibre entre comme de l'illusion pas car. fut l'objet. le premier aggravation Necker devint un oracle le choix de ses une abolition. ses parce qu'il était un obstacle que seul il avait persuada Il s'appliqua à fortifier ces préla dépense et la recette. aux louanges génie de son siècle. on crut le voir écarté du ministère uniquement royaume. pour un du public. emprunts. pour amis et autant qui le flattent que Necker devint donc. celle grand admirer nulledes aux dilapidations. Sa vanité sa conviction combien fût sincère indigne il était il put se croire était assez canmais un sim- dide pour que ple fait montré c'est qu'il n'en usa ni avec générosité et detia ses successeurs de remplir le déficit pu combler. et à l'engouement l'idole dont il dont on l'enivra. mérite aux yeux une fiction ment une qui vérité mais du public dépasse triviale son doués porté d'un bien plus à beaucoup mais intelligence. favorables écrits ventions par de nouveaux dogmatide qu'une simple mesure ques. ni avec prudence. moins compréhensibles sage administration. Qui eût osé. en effet. qui le servent. En s'adressant ils ne sont une au peuple. dans ce peuple peu difficile ne se méfiant jamais de ceux de ceux moment. financier du qu'il était le premier garant que lui-même. continuer sans de ces ovations. en réalité.RÈGNE DE LOUIS XVI des ressources et de trouver réelles en promesses et des phrases hasardeuses sonores dehors des théories tenu lieu de science avaient lui pratique. ils sont un atermoiement. qui ses preneurs avaient sans autre Comme afnrmé. de la dette.

double sincère et le reprendre le déposer d'un pour aggravé ses expédients. qui eurent comme aussi du champ de bataille. de l'agiotage Joly de Floury fut conduit gnant le prestige la nécessité de nouveaux a reconnaître et son adimpôts. l'extension. un appui dans la formation chirait des chicanes la responsabilité poser. L'auspendant ministration térité de d'Ormesson car il se fit scrupule ressources factices. Calonne ses propres armes. que les autres. temps songé Machault se réduisait Toute la difficulté mies des notables. mainmorte. à des opérations publique. de six mois. tous Tous les successeurs éprouva plus d'obstacles encore. lui.LES RUIKE8 DE LA MONARCHIE FRANÇAISE deau. Il serait en effet resté ou plus bardi si. de rien dissimuler sur le néant des et il résigna les systèmes de Necker maître son portefeuille au bout fondés sur la vérité et furent donc convaincus d'insuffisance. ne put se soutenir deux ans. le faire disparaître . de la contribution foncière premier. Cette assemblée mède n'était autre d'éblouir pour résultat Mais il savait qu'il faudrait tôt ou et il se ménagea d'une assemblée un refuge et qui l'affransur elle de proet ce redès longles éconopar ce par le de du parlement du remède qu'il fut celle et prendrait avait résolu que celui et Turgot. avaient auquel à réaliser entreprises parmi les réformes praticables et à régulariser dernier. abusives. tels furent Un ministre poids mais en dédaine se fait pas de ces illusions. plus clairvoyant de le combattre avec n'eut entrepris Il commença prestigieuses la crédulité par recourir. tard présenter son bilan. restait plus d'une supprimant et de l'autre en accroissant pour les balancer qu'à En proposée aux domaines part les dépenses il ne les recettes.

qui était donner un cadre à son apothéose et rien de plus. l'un des provocateurs du pr ocès intenté à M. contre les infiltrations si simple et fondé sur des calculs ni flotta entre la bonne foi de Calonne clairs qLM l'opinion de Necker. eut l'en'rontcrie de présenter son antagoniste comme un charlatan. avec des ficile de sympathiser et les parlement vinrent en aide. ministre il avait été peu populaire. un partisan du pouvoir absolu. soit une en empruntant le liquider. calculées. après les troubles du parti Maupeou.ntru au roi. Il était sous-entendu avance pour qu'un invariable les excédants ordre désormais préviendrait déncit dûment de tous les services sur les prévisions. de La Ch ade Bretagne On put donc le lotais. au des auxiliaires put. sans adversaire lui-même exciter des sans la jalousie du déjà éveillée mêmes du clergé lui inquiétudes Il n'aut donc pas de peine à trouver sein de l'assemblée des notables. nulle digue n'est suffisante qu'aux excès ou la violence de l'inondation. C'est les lettres lui qui avait cru recoun. Ce dernier et l'infaillibilité put craindre à se passer de lui aussi usa-t-il de qu'on se résignât Ce plan tout ce qui lui restait contrecarrer audacieux. dans un lourd traité sur les finances. contre il avait il son usé l'indignation. car aux désordres non plus publics des révolutions. de l'administration. Necker. se prévaloir financiers dont expédients discrétion. sinon 1. susciter notables l'animadversion allait réduire d'influence pour ses moindres diffamer ce rival et lu opérations des que l'assemblée Il ne lui fut pas difétait corps à la nullité. 1 ecritmc de ce magistt'ut dans Le nouveau était anonymes parvenues .RË6NE DE LOUIS XVi au clergé soit son crédit. impunément pour la créature un ennemi du peuple.

si l'on voulait n'aSocterait les. capitaliser domaines cettes ave~ la réforme sanction ou seulement de mainmorte ~es dépenses de quelques Assemblée une petite engager partie des et rétablir la balance des repar l'égalisation abus. et lui. ne se souciait Cette pas plus alors que la cour. de Galonné le mérite plus complète et d'un aveu plus franc du déficit. pour une chanson. pour le comen dehors des recettes annuelbler. avec la jactance il oubliait d'un que lui-même entre ses compétiteurs parallèle de soi ne s'était livré avec autant culte un insolent empirique. pour un histrion. On évitait était ce légalement convoquée et la bonne foi conseillaient à l'habile ainsi toute responsabilité personde la part du parlement nelle. sept cent millions Il y avait du génie à démontrer que ce sacrifice en rien la richesse du pays. Les sanses aveugles des jaunes et des bleus ne sont que des glantes querelles des hécatombes jeux d'enfant auprès que peut opposer ose protester aux factions du cirque celle des trois couleurs. qui admirations.LES RUINES DE LA MONARCHtE FRANÇAISE comme établissait. un concussionnaire. On ne saurait dénier à M. toute chicane importune auxÉtats dont la magistrature et tout recours généraux. de la vie mémo pour le téméraire y va de l'anathème. l'univers en est aussi la plus aisée à duper et la plus dans ses engouements. JaïDiis l'amour d'intempérance atteint à ce degré plus railleuse au de de et n avait de sa personnalité mais la nation-la ridicule emphase. Quand elle se passionne opiniâtre il pour une mode. Assemblée fut composée des notables les plus . d'une contre sincérité sur la question de ses prédécesseurs à déclarer du courage qu'il fallait trouver. Soumettre et de l'impôt à Ja ce travail qu'aucun Il y avait d'une que la prudence ministre.

cisions. en se soumettant eût-il si grande responsabilité. le ministre les volontés. le parti réforme. tait d'illimitées. c'est qu'elle plus ne re- obtenu de l'amour-propre ceptibilités Ce qu'il y a de malheureusement comprit pas sa haute refusèrent avéré. son adhésion aux propositions les caractères do l'assentiment familière était royales national. geoisie. du sein de l'Assemla dépouille du ministre impopulaire. l'autorité et il ne tenait qu'à elle de s'attribuer législative éminents était conférée qui lui surabondante malité par le roi. convoitaient Celui-ci un terme succomba aux les courtisans de Necker puissant qui s'en prometet les ambitieux qui. aux ministres de Retz et Mazarin Le cardinal échoué. à ses déplus humblement d'elle ce que les susà son exigence. blée. les plus médiocres. il lui sufnsnit et la nation pour être recula-t-elle peut-être. Mais la tactique parlementaire. cours à son début. et l'élite de la magistrature faire devant de s'interposer nechir toutes une entre de la forpuisque coopéraient le ministère Peutla Cour des pairs avec elle. que grettable aurait eu tous chose d'autant mission. y avaient encore de toute lui-même des conditions ennemis plus défavorables. de la robe et de la bourde la pairie. L'art de rejeter sur où venait lui-même la s'engloutir avait eu re- la postérité les embarras finanséduire emploi ciers du présent est beaucoup de plus capable les esprits vulgaires que le judicieux mais obscur . avoir et voulu mettre propres factices pour précisément ressources usuraires à creuser l'abîme uniquement fortune et auxquelles publique.RÈ&KE DE LOUIS XV! du clergé. sans distinction Elle devait délibérer d'ordres. et Calonne se trouva entre dans aujourd'hui encore à naître. Auranchie de l'enregistrement.

signe monétaire c'esf encore l'impôt. et doubler et l'impôt seul. tribuer à la richesse de l'État. accélérer voir et l'anticipation les dissipateurs. La mobilisation tous mais ils ne du capital éblouissent leur ruine. en définitive. la marine et tous les salaires. prochées c'est qu'elle aux anciens aux supplée surintendants. Toute monter. grossies de tous les intérêts prélevés par les endosseurs.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des revenus effectifs. depuis la liste civile jusqu'à la journée d'hôpital. moyennant cette théorie même du crédit se réduit en effet à tirer sur soiles prêteurs les escomptent de change. Mais ce qui assure pour longtemps encore le règne do la Bourse. force réelle soutient l'illul'agiotage onéreuses au Trésor. bien loin de conpublique. à payer l'armée. et d'amortissement. sion. valeurs dont idéales. après les avoir fait sa fidélité à payer l'usure. de la dette . concussions Les fonds tant resecrets des lettres Les et à sa splendeur. qui fait la base de leurs calculs et leur sert. sont doublement qui les rachète au-dessus du prix perçu par lui. aussi décevant et beaucoup plus digue ne trompe que lui-même. se leurrer de réduction masquer de l'intérêt sous l'appât coml'hypothèque chimérique ou tripler la valeur nominale de leur posé. assez pour pas s'apercedaignent ils glissent devient de du crédit public est tout car le procoupable. et à trouver voir aux dépenses des préLes financiers de nos jours ont beau teurs sans garantie. l'intérèt jusqu'à même celle-ci. contrôleur général des finances ne va pas jusqu'à poursans produits. prélève ainsi sur le plus à sa net de son avoir ce qui aurait ajouté à son aisance. à bas prix et ils les font ensuite payer intégralement. Toute la dextérité d'un que la pente sur laquelle Or l'abus plus en plus rapide.

puisles plaies de l'État et appelaient à qu'ils découvraient démontrée . il embrouilla pas de de ses sans issue.RÈGNE DE LOUIS XVI ne sont où vont qu'un sortis pauvres de puiser les mains pleines. pour dernier mot. du crédit ne pouvait donc avoir alors qu'une et limitée. leur obscurité et-le pour y rentrer cours est la seule étude qui ait marqué leur passage aux affaires. mines abondantes et n'en tiraient aucun profit. Mais de gloire de l'ériger lui donner une solution. on aurait vu qu'il ne lui resou la confistait. la France ni autant de salaires improducau lieu de recevoir. Sorti d'une triomphant il s'en préposition compromise par sa présomption. Necker le premier s'il eût été obligé eut la l'État en système. la charges la plus grande des dépenses supportait partie l'éducation de l'armée. Avant tifs. valut contre eux étales défia d'y échapper. rien à était" libre et ne coûtait eût été mal venu de prétendre à l'exeml'agiotage et les ministres du roi absolu n'auption de toute taxe raient pas osé présenter un budget dont les voies et moyens n'eussent L'emploi utilité passagère pas eu pour base des valeurs effectives. donna Tel fut en effet le dénouement à cette au combinaison Genevois. pu guider responsabilité les dans les détours du engagé à dessein les fils qui auraient ses successeurs et leur laissa la fautes. C'était abuser odieusement de ses avantages la fausseté de ses calculs était de ceux de Galonné par l'exactitude ces derniers méritaient au moins d'être étudiés. les juges de léger tous aux appendice ces ministres. que la banqueroute cation. que la Révolution Quant labyrinthe. Le payaient noblesse la Révolution d'impôts donnait subir ni autant clergé leurs à n'avait 1789.

Il eut beau prouver le néant de ces économies et déen garnissant momentanément les caisses. et dont l'urgence' C'était une déclaration d'incompatibilité personnelle qui sur la mémoire de . égaré par les assertions et les insinuations intéressées de Necker à Calonne d'avoir dissipé les réserBrienne. un pouvoir compétence lant le sien. annuà côté de lui. Mais. par un vertige que le délire de l'esprit d'oppol'Assemblée sition peut à peine expliquer. se ligua avec ses ennemis. le trouver facile sur ses prodigalités elle dès qu'elle le vit entrer dans la voie des Le parlement. le seul de serviteur Vergennes. elle proclamait la nécessité. M. fidèle qu'il eût dans le des le portefeuille que impossible. en repoussa. La cour avait esque péré d'abord l'abandonna réformes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les sonder le concours des notables et le grand jour de la discussion. sur sa qu'il avait inquiété en créant. La mort lui enleva précisément à cette époque conseil. se refusait personnelle à sacrifier Calonne. augmentaient en fin de compte le déficit on s'en prit à lui seul du mal qu'il n'avait pas causé. mais qu'il avait le courage d'avouer. Louis XVI. montrer les emprunts. grossi de toutes mensonrivales. enfin on suscita contre lui un orage de nature à lui rendre désormais l'administration Cependant par la répugnance qu'il à reprendre Necker éprouvait que par sa connaissance de l'état critique de ses finances. l'impuissance. des propositions dont elle reconnaishaine du ministre. les ambitions gères de sa mission et se vouait à laquelle abjurait Le parti qui la dirigeait. reprochait ves que son prédécesseur avait laissées dans les caisses. autant .cette première Assemblée pèsera sait délibérante.

comme et tous un moyen au applaudi la convocation déconcerter comme plan de Calonne des finances. crut contribuer à la tranquillité du roi qui elle-même en appuyant les prétentions de Loménie de Brienne & 1 la succession de Calonne. citoyen sceau de riles. de tant de la fatalité. on saisit 1. . conspiration nées encore seillé de mis à même de découvrir les de la plupart des cabinets de avait entrevu les fils de la vaste le trône. Au sujet de navigation de t'Escaot. il désespéra de l'avenir.. au désordre abdiquer que du sa mission à l'unique et extrême remède Mais quand il vit l'Assemblée Il est avéré cet honnête déjà marqué d'efforts stésans de son l'inquiétude au tombeau. se trouva donc désarmé s'était formé dans l'Assemblée même des notables pour des affaires. la Hollande qui s'était élevé entre cette occasion pour accuser la un différend dans et Joseph II. et déjoué les mequi menaçait timides de la faction d'Orléans. de la direction Ce parti se coms'emparer posait des archevêques deaux. Calonne. Il avait condes les notables complots. découragé bienfaits méconnus et de à haute voix. et le chagrin conduisirent et que son maître. près exprima ami. d'Aix et de Borpar le garde des sceaux Hue de le confesseur Miroménil. le regret de lui survivre. l'époque cette malheureuse C'était des plus odieuses diffamations contre La France étant intervenue princesse. changements du cercueil qu'il eût dans en face du parti qui le conseil. et était soutenu de~ Narbonne. privé du plus ferme appui résultat.RÈGNE DE LOUIS XVI pf avait étrangères malveillantes dispositions affaires l'Europe pour la France. On y intéressa de la reine.

Le des injustices dont roi. Cependant le nouveau ministre ne pouvait. soeur les avec trésors les de la libelles circuler clandestant de autoriIl savait en publiant son silence. France. défaut souveraine. pamphlets ser des imputations mieux que personne l'honneur. étaient et elles fausses.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de lui prodiguer de l'empereur se propagea Cette calomnie. et peut-être crut-il voir dans cet abaisde plus élevé un moyen d'acsement de ce qu'il y avait croître son importance. ce témoignage de Brienne qu'il aurait pris plaisir à lui Toutefois public de sa déférence. donc à se aux pas plus . assez d'expérience pratiles difficultés morale pour surmonter que et d'autorité et aux aux intentions du souverain opposées jusqu'alors de ses ministres. était par un parti puissant attaché à Turgot. sa longue collaboration. se montrait d'autant plus emde lui complaire. ministère. nées sous combien du devoir. de se rendre nécessaire ou de se venger. à la cour. semblait. et l'archevêque n'eût pas eu pressé d'autre donner Loménie recommandation. Louis eut XVI propositions raison d'espérer quelque qu'il aurait doublement de son choix et de l'occasion féliciter d'échapper obsessions des partisans de Necker. profondément indigné et vertueuse de ses tribulations était l'auguste compagne sans cesse poursuivie. lui commandait de jusraison de l'autorité de son dans le parti qui la poursuivait avec tant témoignage Mais il ne voulut d'acharnement. Necker. de son côté. à tout promettait donc. inconnue faisait infâmes qu'un&main tinement. il s'était Necker et à Calonne dans porté successivement lui-même. en tout par son séditieux. pas compromettre sa popularité. tifier sa à.

dresse ou la prudence des autres. demander tance aux domaines dans tant les de mainmorte de et retomber soulevé semblée puissant avant de céder il fallait menaces reculer il falassis- à l'impôt. Plus remuant un travail et qu'actif il passait de la vioplus tranchant qu'expérimenté. emprunter payer. clergé qui n'entendait et le parlement priviléges auquel les avis du conseil. lieu ni de ressources vouloir ne tenait réelles ni de Il ne servit en pour y suppléer. Après avoir usé de tous les expédients pour la crise inévitable d'un déficit dans les recettes. ni sans con- ni. lut en revenir aux aveux de Calonne. lence à la faiblesse.liquider l'assister de leur cours et proclamer aux plans de son que leur opposition avait été purement ce bon prédécesseur personnelle. talents assez de courage des difficultés sous lespour dominer des hommes avaient succombé. des notables avait été dissoute. aucun de ses soumettre . et.RÈGNE DE LOUIS XVI qu'un autre. lumière l'insuffisance Le prélat avait monde présomption et plus d'amque d'aptitude tré plus Il n'avait bition ni assez d'habileté ni que de génie.. dans l'intervalle. qu'à mettre du ministre. quelles plus capables et licencieuse Sa vie frivole était incompatible avec sérieux et suivi. pas. d'opposition. se heurtant à tous les obstacles à chaque et trébuchant être cardinal. notables eurent beau sans recettes. Les aux dépenses pourvoir sans donner des gages. Dubois et Mazarin. et réformes qui avaient l'AsMais. mais il n'eut ni la fermeté du premier ni l'aFleury. entre le combattre. Il voulut comme l'avaient été Richelieu. privé de ce le ministre se trouva isolé et vaincu auxiliaire. Il ne sut ni vivre ni mourir ministre comme eux.

des alarmes se vengea par son refus d'enregistrement d'une Assemblée l'interposition que lui avait causées auraient dont les décisions souveraine accoutumé le Cette roi à se passer sée de réduire Ce avait des siennes. d'Etat et la cour plénière avortèrent. Dans cette explication qui une transaction vernement par en l'exerçant avec innexibilité et rendu incompatible avec la raidernière toute lutte. mais il n'avait ni la ténacité de Maupeou ni le savoir-faire de Mazarin. depuis auxquels tenu avait ménagé un retour triompar Louis XV. teur que miliants. abusé de ses attributions toujours policorps L l'action nécessaire du pouvoir. et suggéré la penpeut-être sa compétence aux fonctions judiciaires. bafouée et tuée de qu'il voulut opposer ridicule avant d'être ne valut à son invenorganisée. prit le parti désespéré d'État du chancelier Maupeou. celui de Brienne conseilla à phal que le cardinal Louis Le XVI fut accueilli essaya de la dissolution et du bannissement. de la corruption et de la menace. affecta gouvernement et de ne lui tenir aucun de sa dé- . il dédaigna son refus. On des approbations de méconnaître honteuses les et des refus embarras compte réels hudu Tous ses ministre par d'insolentes protestations. préparées à bout. et tiques pour entraver il jugea l'occasion favorable son pour faire consacrer droit de véto. pu modifier et venir en aide à la détresse du gouconcessions à l'amiahle. compagnie. Mais c'est qu'il l'a compromis son d'État. perdu de leur prestige des Le ministre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE alors dessaisie de son importance. coups au parlement. amener aurait. poussé le coup de renouveler Or les lits de justice avaient le rappel des magistrats le dernier.

respectueuses pas moins cette On y remarqua révolutionimpératives. se prêter à une dait. et qu'il n'avait pour soulager fallu rien moins d'un lit de' justice que la solennité l'édit du 12 mars 1776. ne pouvait motiL'opposition supprimait dans les ver son ajournement par des raisons puisées mêmes considérations une solution Im" qui exigeaient elle se retrancha sous le prétexte médiate. veraine culer. Le cardinal do la résolution sur les biens et l'engager l'Assemblée par ce dernier. la faction fit appel et de plutôt que de s'en départir transaction que l'intérêt public commansouqui avait jeté ce défi à l'autorité aux États dans généraux tout plutôt que de re- Ce signal retentit ordres y répondirent refus un Brienne du acte monarque de despotisme avait laissé le royaume. à se joindre du générale mais elle la main. et tous les avec une telle unanimité que le un déni de justice et eût paru intolérable. bien que n'en étaient dans la forme. en désespoir cela suffit pour le lui aliéner au parlement. les conseils On oublia que le roi envers s'était vu dans la nécessité de 'faire violence lui-même au parlement son peuple. représentations qui. clergé adhéra fit parvenir Non-seulement au vœu au roi des émis transpirer de cause. qui pour lui faire enregistrer les corvées.L 23 . phrase « Votre naire dont les faits ont déterminé le sens T.et des coutumes étaient évidemment subtiles et offensantes.RÈGNE DE LOUIS XVI férence citait le corps de la magistrature dont il solliet le concours. d'incompétence du pouvoir souverain au-dessus tant de se mettre consacrées par la tradition. de porter du clergé. De telles remontrances mais à s'arroger le droit exorbides lois -.

dans la province ministère. même temps en Béarn. de quelques Mais il ne evêchés dont s'aperçut sans défense était une simonie. qui extrême. ques d'âmes et la réduction grosses prébendes sans'charge qu'il pouvait pas Il ne de la cupidité. sa conscience engageait et. dans le peuple comme dans les deux comme en Des troubles éclatèrent ordres. appuyé par le sacerdoce. des Français Cette Louis donné les n'est M pas d'être inattendue roi de fut France. l'opulence du trône il se qu'en s'isolant . gloire. Ce n'est ni biens. ceux de l'État. il crut qu'un pareil vœu.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sire. de quelpas appauvri par la sécularisation pour n'être le retranchement de quelques couvents déserts. instinctive. dans sa sagesse. sérieux premiers en Dauphiné et en Bretagne. malgré à donner Ainsi le clergé fut des premiers le signal de sa ruine et de celle de la monarchie. à Paris. même qu'une tre son autorit-é. du gouvernement qu'il eût à craindre de ses droits ni confiscation de ses pas violation il avait consi hautement la qualité et l'autorité nécessaires légales pour défendre ses propre intérêts et peser. Il eût donc été juge de la mesure des sacrifices Il était assez riche s'imposer. sa répugnance il s'y résigna. livrait aux attaques la moindre comprit pas qu'en disputant parcelle de ses biens il excitait à les prendre tous et qu'ils étaient déjà ouvertement Cette convoités. dernière défection révéla du l'imprévoyance La résistance était partout. dont la perplexité naturels et ne trouvant de ses défenseurs dans dans coalition la et noblesse presque et une sa cour révolte magistrats. dans ce mais ro déclaration décida était AbanXVI.

Il se proclamait naïvement à grands cris.RÈGNE DE LOUIS XVI A Vlzille. desquels plus de cinq cents A Rennes. les plus dévoués de Louis XVI et la que les serviteurs envoyé reine elle-même combattirent ne consentit." les La Rochefoucauld. les Fitz-James. Le barreau. engagea de Vienne. et Loménie le preLe comte de Mercy. les Clermont-Tonnerre. Il avait aussi. de envoyé Londres. et le peuple rité était telle que tout le conseil. milieu de quelques eux i au moment. les La Fruglaie. avec gna plus qu'il ler. « On me force Il se résià le rappe- mais on s'en repentira. Leur renvoi mais Necker l'était 1 à l'imposer au roi. mier. un ministres sans énergie. par leurs conseils et leurs instances. Cet insolent fusa de faire ministre partie spécialement du portefeuille Le premier des finances. une signèrent la réprobation universelle. » Je suivrai ses conseils Dieu sait ce qui en résultera Du jour où Louis XVI accepta il abdiqua. Necker. à la tête gentilshommes. et le comte de Dorcet. et tout concourut qu'il n!avait cessé d'exciter par grandi dans le tumulte. s'écria-t-il sa répugnance. par du règne de Lotds Droz. les de protestation les Montluc. merce et les gens de lettres s'y précipitèrent de sorte que le roi se trouva seul. Sa populal'appelait France. firent tant. Histoire liéoohttion. les Cicé. 3 les de Luynes. était inévitable. les Luxembourg. le comse jetèrent dans le mouvement. à Paris. Guat.. le roi à le reprendre. de Vienne. amertume. le sauveur de la ses écrits. abattus sous après figurait l'archevêque contre les ministres. XVI pendant qu'on pouvait diriger la était si sûr de son empire du conseil comme chargé qu'il re- Joseph . les Rohan. acte de Sa dictature ceux qui l'y avaient fut d'en exclure ap1.

et le second de commencer tête. Malouet et d'introduire par le vote par les orsupprimer MM. qu'on verait de la noblesse Mounier. 1. pour la première fois. s'y refusa sans de concevoir en donner et lorsque Mirabeau se joignit à eux pour proposer la de l'Assemblée en deux Chambres. ordre ne fut pas respecté. formulât un plan et du clergé. Les sarcasmes nistres. ne tarissaient quolibets pas sur ces deux miel le de Brienne à une épidémie courante. sur pour les consulter du parlement qui.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les grands bailliages et pelé. et le second de supprimer Cette ovation de rappeler le parlement. Necker. On donna nom du roi lui-même fut. et celui en enregistrant l'édit de convocation avis sur le vote par seil trahirent Quand Bergasse de réformes dont incapable daigner l'initiative. On rappela les notables formant la précédente assemblée. n'eut pas plus d'autorité. Les premières questions aux méditations du conqui s'offrirent la profonde du ministre sur les ignorance institutions de la monarchie. en effigie tificaux. ce grand division « qu'il lui fallait ministre leur répondit avec fatuité avant tout de l'argent et les le nom et du crédit ». c'est-à-dire dres morin. livré aux railleries de la place publique. s'exécuta au milieu des acclamations de la populace brûlant ameutée. . fit réserve des formes consacrées par les États de 1614. pour le 7 mai 1789. gramme. mais leur quelques points délicats. Mais de Sens l'archevêque et le garde des sceaux le fait vêtu de ses habits pon'1 en simarre le second ministère de qui domina Necker fut la convocation des États généraux. de Montdemandèrent le roi conserun prola raison. Le premier acte de l'Assemblée fut de contester ces formes de la conservatrices prérogative royale.

ambition de lui pour de la situaalors tout- de son inintelligence. Quand sions. cette saillie de son au de famigroupe « Votre homme est désappointée qu'il jeta liers réunis dans son antichambre un sot1!» » Convaincu de son impuissance Necker parlementaire. Il ne prévoyait il lui répondait le roi lui confiait ses secrètes anxiétés. un ministère plus populaires. . pensée politique de cette Assemblée sans retenue ger les empiétements de longs discours à sa et sans expérience. cités suspectes. Cette mesure s'il tardive était fortement à la monarchie. blasés n'existait par Note l'auteur choisir au sein de l'Assemblée. Cette les plus boutade attribuée Tome exposer des courtisans Vergennes à Mirabeau I. de l'éditeur. page 316.BÈGNE DE LOUIS XVI si dédaigneux cet homme Cependant ne se trouva pas une seule fibre d'énergie et si suffisant t ni une seule éluder ou diriéclairer. d'un pédant avec cette placide qui se croit confiance « Encore un peu de temps. sire. et le portene put conserver fois à ses mains débifeuille échappa pour la seconde les. Il la fatiguait de toutes les concespropre louange et courait au-devant rien et ne s'opposait à rien. et tout ira infaillible bien! » Mirabeau fit une démarche auprès la gravité essayer de lui faire comprendre son concours tion et lui offrit peut-être puissant retenir. est confirmée par Malouet dans ses Mémoires. stupéfait en sortant de son cabinet. influence assez encore être salutaire pouvait resté du roi quelque auprès et assez hardie pour trempée les et parmi ses organes plus so qui ne pouvait à la défiance des partis. elle se produisit dans les circonstances intéressantes. il ne put mais. Mais 1. ou des capaet le plus. recruter en dehors sans des hommes indécis. la direction du conseil. pour contenir.

? Il enfin. à son avènement. de du à quelque intelligence de réaliser les rêves sa soif factieux de popularité même. si ce n'est Mirabeau du mouvement Louis XVI qui d'un soumettaient la rajeunissement ne me. impossible. peut-être. du bien. de compatibilités dans les emplois Necker furent maintenues secondaires. de capable d'étancher tieux. conseiller circonspection tout d'échapper aux entraves à coteries l'obsédaient. etc.LES RUINES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE demandait successivement à toutes découragé monarque cette Assemblée les factions qui dominaient quelque avec qui il pût se conde bien et d'intelligence homme de conciliation commune et de certer dans une pensée de mutabilité. sura la portée L'infortuné ché tant à la société.. sympathique et son imagination n'est mission pas si d'ambihaute. à subir la médiocrité ses répugnances. comprimaient résolûment ses généreux à quelque jeune pour qui se confier comme possédé. résigné. il s'était et prématurées. La Porte. qu'une . pour lui succéder. malgré si de ce banquier génevois qu'il estimait orgueilleuse de réformes radicales peu et jugeait n'eut-il tardive coup aux si sainement donc qui pas par quelle la pensée desseins. par les inLes créatures les plus prononcées. de la passion aimée et béuie altérée comme la sienne du désir d'être peuple. Cette et les ministres Foulon. ne furent que des victimes du peuple. sein France de ces à la novateurs téméraires périlleuse épreuve Nul. salut public. signe avant-coureur était encore aggravée toute désorganisation. imprimé ébauavait. désignés de Breteuil. à quelque lui. âme ardente. à la fureur signalées ne surgit donc de ces reAucun homme supérieur ni aucun du maniements génie prévoyant incomplets.

) 1. voquante la portée." rapides auraient ni la confiance. décida secondé par quelques Louis XVI à se Dès mettre était en Cette démarche ni hésitation. lorsque amis dévoués de la reine. cette exclusion était était un trait de cet homme un coup de salut. l'archevêque eomte de La Mark. Les résolutions révéler son entrée au ministère qui devaient déconcerté seurces les oppositions. de Toulouse. celui qui préparé tout député aux États généraux des conseils du et encore assez roi. L'Assemblée. c'est qu'il en avait calculé avait donc à lui mesurer ni le temps. ni le pouvoir. que de se mettre sa marche. à sa tête et d'en prendre la direction. Le choix seul de lumière. in-8. et il est à croire que les resseraient Mirabeau sorties de la crise elle-même. et son audace la dernière planche Il y avait déjà beaucoup de temps perdu et la situale comte de La Mark. 2 vol. l'honneur de le craindre assez pour avait fait à Mirabeau adopter excluait en vue dè lui seul. (Mémoires du de Mercy. finit par que la voix publique de la cour le plus hardi promocelui qui en avait créé la langue si elle était enet qui seul avait la force de la dompter. etc. tion s'était fort aggravée. d'État. Le comte . devenue core disciplinable. Cotte chance était si fût-ce en précipitant comprise généralement au désespoir désigner teur de la Révolution.RÈGNE DE LOUIS XVI une confiance animé d'une Dès qu'il si honorable noble audace fut démontré et un but si glorieux et d'un dévouement n'eussent héroïque ne pouvait que la Révolution il ne restait d'autre parti à prendre plus rétrograder. décisive avec rapport et n'admettait Mirabeau ni réserve qu'elle Il n'y l'attitude que lui-même acceptait prolui conférait. factieuse. Pour un gouvernement clairvoyant un décret fort pour oser se défendre.

bile que celui de t793. c'est moins avoir propour et de constitution dont clamé les principes de liberté une longue oppression avait son âme énergique pénétré s'être mépris sur la vulgarité cupides qu'il avait sur la nécessité discours 2. à l'autorité sans résistance que Bailly. qu'en unique » . Chaque prouvent sa pensée. que l'étonnement et audacieux ce qui est inattendu auet facilité l'effort suprême raient précipité le mouvement et le salut de la couronne. note remise combien La fougue au roi l'institution du tribun monarchique a pu dépasser devant tant découragement 2. le couronnement de la Révolution.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE était-il moins populaire et moins habile Lafayette. « J'aimerais mieux vivre n'y arrêtait le pouvoir d'une témoigne d'hésitations Assemblée ou de son de son impatience et d'occasions perdues. si rien à Constantinople France. la réalisation. dominait 1. que pour des esprits et bassement médiocres Ses acceptés pour auxiliaires. c'est avec de la confiance lui donner tout son essor S'il a fait qu'on pouvait tant de mal à son pays. au contraire. gence avait l'amour Ce n'est pas des ambitieux. des Assemblées sur la tyrannie la participation des ministres aux délibérations mentaires. substitua ?-Le peuple moins dupe. que le règne absolu se royale On ne peut d'élite. cette probité de la gloire. les opinions. moins mode 1791 était-il moins crédule. à manier méconnaître la supériorité de cette intellisi malheureusement Mirabeau dévoyée. du véto royal. les esprits et à dominer le compléréaction eût été. comme tant d'autres. dont que Robespierre. avec de l'argent. de la royauté pour l'honneur sur Mirabeau de l'art qui s'en reposer On pouvait des masses pour consiste Cotte ment. sur parle- et passionnée. de 1800 et de 1830? Il est proet la sympathie bable.

et dernière l'unique elle-même eût de son tribun et des larinopportunes son génie et l'on énervait chance de salut que la Ré- à la royauté. tel caractère. l'authenticité. mais si les détails de son entretien et rien n'en peut faire suspecter la roi. livrée ignorants. assez de confiance pour faire sincérité 2. par M. de mais son ces ne les oncle. dans le ménagée le plus populaire et le plus au- de quelques pédants pusillanimes dans celles des frénéSeuls. 2 vol. Les collecteurs son père. – il dut inspirer de son énergie. 2. tres pouvaient cet instrument sans frémir de manier 1. après les événements armé d'une autorité et de la Monarchie avec Monsieur. etc. de tels monstiques les plus stupides. ses partisans des plébéiens dévoyés les plus puis. à l'énergie sauvage tomber des mains par des hésitations on inintelligentes. de préciser. sont exacts. on vit après lui la Révolution sur ce qui restait des débris de ruer sans direction dévorer les uns après les autres l'ancien édifice social. pas sur Mirabeau. négligé d'appui jamais d'asseoir son futur ministère sur lesquels il se proposait écrivait-il à M. Mémoires Montigny. « Vous verrez. Mauvillon. en effet. . » Il est impossible ce qu'un accomplis.. que ce qui d'une n'a dû vous paraître que les aperçus électriques d'une volonté était la combinaison tète ardente prévoyante 1. depuis lorsqu'il l'homme avait d'État à vaincre n'a des résistances les points mais eût fait de l'Assemblée illimitée. en lui mesurant cette accepter l'épreuve confiance gesses perdait volution concours dacieux. se Quoi qu'il en soit. garantissent in-8. Lucas de n'en documents inventent historiques pas.RÈGNE DE LOUIS XVI le but.

par de par des flatteries Si le trône se fût et des révélations c'eût été du moins sans les mains. impuni. dans l'intérêt s'en prévaloir avait seul.. comme de leur importance des jouissances relative. comme concessions dans ses Necker. qui répudiait pour être resté et même si celui qui de l'admide la tirer de le secret de le publier. l'abîme. en effet. Mais. dans le festin ger.LES RUINES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE mort émoussé times. ni le génie de l'homme ni le coup d'œil d'État. mière sortie du conseil fut signalée par des attaques diVoilà rectes et continues contre ses services. il prolongées n'eût pas insulté la monarchie et toujours il expirante. fois le portefeuille qu'il avait res'il ne protesta les armes. se gorla plupart des ministres. prétendit nistration. douleurs de l'opprobre et de l'agonie. et le tourner sur les contre cadavres eux-mêmes. par des point et une il le fit par une ovation populaire . en lui ni le talent du financier. plantureux du patronage et des hommages de leur clientèle. qu'il avait emporté C'est qu'en effet il n'avait sée d'une si noble vengeance. une seconde remettre conquis par de l'administrateur. ni le second. s'est élevée ignominies cependantsur quelles du ministre l'éblouissante Sa preréputation génevois. et trahi'la affaibli l'autorité royauté criminelles. qui a duré cinq ans. Ce système n'en est pas plus justifiable. on peut le conjecturer Mirabeau n'eût pas saisi le pouvoir pour n'en rien faire.forcé de il eût été plus récriminations. Il n'eût lâches perfides écroulé pas. ne lui ont inspiré la pend'assaut. Mais ni son premier ministère. aurait su la défendre. de leurs l'avoir après dernières vic- sans témérité. concluant le gouvernement de diffamation.

improvisés cette populace se rua sur les boutiques des et sur le garde-meuble. comme des têtes coupées cortége digne des d'asd'un ` par quelques d'une victoire sans combat. « Elle fat défendue par vingt-deux soldats qui ne tuèrent forcée cités.) par canons qui . les recommandait les marquis hon peuple qui la représentait. furent promenées en avant des colonnes deux effigies qui étalaient la ville épouvantée les noms sassins parcourant ` félons prince du sang et d'un ministre Tandis tocrates nationale dans leurs domiciles les arisque l'on traquait destinés aux hécatombes commencées aux gibets de Flesselle ouvrait la magnanimité et de Berthier. pouvoir arbitraire qui les avait protégés. La Bastille personne Mémoires et déjà avait déjà six été prise. tions et une terreur combinées poussèrent t.suivi dans les provinces. véritable léans furent portés Paris. et. tirèrent par pas. sous ne la Fronde. le grand » (Note peudes ple de Paris. la noblesse. Munie de fusils de pillage. trophées au bout des piques.RÈGNE I DE LOUIS XVI insurrection. C'étaient victimes Sade et de Beauvais avec quelques autres. les geôles aux prisonniers d'État avec ostentation à la sensibilité et du de du de Foulon. d'une de cachet. se dirigea sur vétérans inoffensifs. des châteaux par l'incendie Des délaet la proscription ou la mort des châtelains. elle la Bastille. contre la flétrissure méritée • L'exemple et la fédération de la capitale y fut célébrée par des lettres condamnation fut. officieuses Son buste et celui du duc d'Orles des rues de mains dans triomphalement et les faubourgs soulevés trouvèrent soudoyer et des chefs r pour Bientôt armuriers et gorgée gardée pour les les conduire.

tribune Il tomba Mirabeau.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à une résistance sur quelques sur points. Germani. » qu'il fût en sa faveur. en elle. Ce du Génevois sa personne. la Révolution devant de fuir honteusement elle-même. . pour Il balbutiait des apologies maladroites. dans S'il intervenait que celui de Bezenval. avec sa un carrosse traîner qui semblait et le public. c'était S'il paraissait popularité. et ne montait à la pour. Louis imposer triomphe savoura toute XVI eut la douleur fois devait et l'humiliation Necker être pour une avec troisième une de s'y voir ministre. son auditoire de ce qu'il que pour fatiguer fait. celui du roi à la remorque. tout prévenu blessé 1. les périls qu'il avait amassés sur la tête du monarque. y être bafoué. lui reprocha. c'était pour y perdre un reste de dans les comités. se vouer. tantôt tantôt contre le véto. de la canaille. de aux applaudissements improvisations. impossible. dont Chaque jour plus décontenancé. dans le dernier. à la fuite ou à l'émigration. en parut justement ce rôle important Mais il ne fit rien pour soutenir la Révolution et sa propre vanité l'avaient affublé. le 8 octobre (Mémoires sur « Nous avons de impitoyables ses plus véhémentes été obligés tome IV. femme et sa fille. Ce n'est pas le roi qui le congédia. Mme Necker de nous Écrivait servir à M. mais le mépris pu1. de ce qu'on lui devait et de ce qu'il lui fallait encore pour achever sa tâche. tous les autres. enfin sous les sarcasmes avait faire dans une de Cazalès. il ne savait un procès à quel parti tel politique. de se rendre Pressé par le duc de-Liancourt au sein en témoignage de sa confiance de l'Assemblée. mais il le ivresse sur d'orgueil qui débordait « On le voyait se pavaner.) le jacobinisme.

devint française. de au fond de sa retraite que la notoriété son insuffisance. de ton a perdus avec toi » de . des noms de Père du peuple. Ce prince. avant l'âge de l'expérience. et nous ta douceur. Véto. Capet. il ne régnait déjà plus. Louis le dernier. Louis le traître et et fligé plus de souffrances qu'aux plus cruels tyrans l'histoire peut lui appliquer plus justement qu'au roi Agis « Oh mon ces tristes lui-même paroles d'Agésistrate fils. de Coppet. à son avéde Louis le Biennement. et il n'emporta de sa réputation l'admiration. qui n'eut il fut prodigué et inplus d'outrages que des vertus. couronné salué. c'est humanité.RÈGNE DE LOUIS XVI Le dégoût avait remplacé blic qui le força de se retirer. A ce souverain débonnaire. Quant à Louis XVI. bientôt de Restaurateur Louis de la liberté M. colossale. faisant. l'excès de ta qui t'a perdu piété.

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n'était et la licence par aucune des mœurs loi prévenet 't comprimée La société . du magistrat ne fût en mesiens. III. ingens. de lucidité et de franchise nul n'était gêné par la loi dans le plein exercice de ses droits privés. cui ademptum. sans que la vigilance sure de répondre à son appel. (Virgile. l informe. liv.) CHAPITRE DE LA FRANCE PREMIER AVANT 1789 avait atteint. avant la Révolufrançaise limites civile et de liberté tion. n'attentait Quiconque pas à la sécurité ou n'empiétait ne publique pas sur les droits d'autrui ni seulement menacé dans les pouvait être inquiété.LIVRE II GÉNIE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE CRIMES ET DÉCEPTIONS DE SES SECTAIRES r ` Monstrum lumen horrendum. Aucune distinction de cette rang ou de classe n'eût été de nature à restreindre indépendance des discours individuelle. les dernières d'égalité de la démocratie aient jamais rêvées queues utopistes dans leurs jours de bon sens. Enéide.

ait dairéponse qu'elle aux plaintes les plus timides et aux reproches comme aux arguments les plus irréfumérités. à se à descendre. toutes les démarcations effacées cation. les occasions. sans grand publique. attaques les plus fondées. à de classe étaient acquise la fortune la confiance du prince. et si quelques écrits séditieux ou imc'est avec beaucoup pies ont été réprimés. trines égalitaires. le goût des arts et la considéralieu de distinctions et raption personnelle tenaient sur des idées les Ce rangs. On pouvait même. substituées insen- . >. généralement accepté. elle en était arrivée à l'état dans de fait Dans les salons. triomphe prochaient tous les conditions l'éduque par la courtoisie. les bornes nément. de ou les fonctions obtenues encore légalement reconhiérarchiques. La Révolution et dans La peine gné faire toutes offensives les plus tables. la cour même.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE tive. descendait et les plus aux plus petits. sur ce point la mesure de sa tolérance. On a souvent péril. et de la pudeur. médire à tort censurer ses actes et dépassé impude la modération dans ces satires. de mort a été la seule a donné. des plus grands province. insensiblement de la capitale dans la nues. plus de mansuétude vernements et moins de sévérité que n'en ou prétendus populaires les moins ont mis les gouà démocratiques et souvent repousser les. de mœurs sous l'ancien Que cette aménité régime fût la conséquence de la diffusion des richesses plus que des des lettres plus que des docde l'influence institutions. haut placés étaient les plus empressés distinguer siblement de l'esprit qui s'étaient par les qualités à toutes les supériorités. par l'usage autant les cités. et à travers de l'autorité chansonner ses ministres.

sa courtois.DE LA FRANCE AVANT 1789 Il ne restait goût. qu'à régler la Révolution et manquer ridicule Il est devenu égalité tacite et de bon est venue la compromettre le but en le dépassant. tions qui ne s'accolent pas sans effort à <ies noms et à d'origine trop accusée car^ si la noblesse n'a ni l'élégance ni l'urbanité du genrévolutionnaire né et du chevalier tilhomme son luxe. qu'à Dieu. leurs et leurs rancunes bourgeoise affublés de tous les titres qu'ils avec indignation quand ces titres froisavaient proscrits Ils se gourment sous leurs saient leur fierté égalitaire. Ils se sont de dignitaires sénatoriale. étalés comme des dépouilles plaques et leurs cordons. C'est ce qui explique trahit sa grossièreté les de tant inconséquences en dépit de leur gravité habitudes de parcimonie roturières. du parjure et que serait elle sort pour qu'elle héritent. est pas donné Mais elle ne se fonde. cette un des griefs reprochables du nouveau. lorsque en l'exagérant conditions. de faire. et son ignorance rivalisent fièrement avec les morgue mœurs Cette farouches race de du tyran patriciens qui assure C'est féodal le plus dramatique. T. a-t-eUe sur la France un des formes droit de conquête ces de la prescription? de résoudre. I. La démocratie cratie du lendemain On sait trop bien d'où burlesque. 26 . même à ceux qui en de la veille déteint sur l'aristo- et imprime à son attitude et à tous ses actes on ne sait quoi de gauche et de compassé qui native. sortis de bas lieu depuis que les notables ont fait curée de titres et de décorapour la plupart. de des l'inégalité à l'ancien régime. improvisés conservent qui. sur une odieuse inconséquence si elle n'était qui tient à sa postérité les bénéfiune question qu'il ne nouscar l'avenir n'appartient en attendant. fasse illusion.

devant un salaire. et n'ont que des clients. l'ancienne et la nouvelle France et si radical. Ils voudraient abaisser qu'ils tontes sentent les sommités qui qu'il les dominent. c'est qu'ils savent le moins s'approprier la noblesse c'est-à-dire la hauteur du sentielle-même. en 1789. Celui des parvenus rassurer est le moins dominateurs de la Gaule et chaque fin de commis. n'ont été plus étrangères Jamais deux nations langage. avoir des vassaux draient à s'incliner devant la féodal en est réduit orgueil raineté mois d'un électeur ou d'un les retrouve aigrit vouLeur suze- agenouillés et d'or pour cacher les stigmates jamais assez de pourpre et croient que ceux mêmes qui de leur servilité première se souviennent de leur nudité. ni mœurs.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de mauvais Mais cette ostentation goût opimes. lence n'est pas toujours couronnée de lauriers. tandis parce qu'elle pour que le jong de la ruse n'est jamais assez lourd sa pusillanimité. parce instinctivement y a des supériorités que leur niveau ne comporte pas. en appréhension du mépris ou du sesse et sont toujours ressentiment Ce n'ignorent qu'ils pas avoir encouru. de commun elles. Ils n'ont de leur liasparce qu'ils ont la conscience supportable. du registre civil jusqu'au nom de leur père. de la noblesse. et laisse deviner le chagrin Ils que les ronge. leur patronage briguent ont pu être et parfois mais ce sont des jonoppresseurs. a foi en elle-même. qu'il ne resta plus rien ni entre ni institutions. . impérieux et leur insogleurs et des affranchis qui les remplacent. révélateur indiscret Le fut si subit de l'obscurité divorce entre du leur. et ils voudraient rayer. ment de son droit et i'estimo de soi-même. La force Les anciens de la vertu elle est naturellement participe protectrice et tolérante.

DE LA FRANCE AVANT 1789 ajouter plus hostiles peut comme c'est celle de la Révolution et l'on tresse du champ de bataille. soixante-dix du pouvoir. en effet. le modèle humain. Prodigieux effet l'impudence à elle-même réussi à se le persuader Mais dans cette monarchie tempérée la patrie a vécu à l'autre. ignominie des brocanteurs et des avocats et cupide des pédants. que honte et servitude. en droite ligne jusqu'à faire douter qu'elle en descendît et que tout ce qu'elle possédait provînt de son héritage. l'autorité famille. et pour faire oublier diffamer. ans. qui. s'imagine avoir mise hors de cause en lui infligeant nom Kantien régime. C'est là qu'il faut chercher en effet le principe moral de toute vernement veraineté. encore moins père attendu que car ce type élémentaire tout gouvernement et sous cette rationnel tutelle a du se le but autorité. du désintéressement aurait le monopole et de l'intelligence? tution était plus plus progressive dont la Révolution Nous croyons que notre vieille constilucide et plus libérale. tandis que la horde lâche ruine. La raison en est bien simple elle émanait d'une source plus du père de naturelle. de et des préjugés révolutionnaires elle a sous laquelle et qu'on le et et grandi pendant dix siècles. et plus féconde des constitutions mort-nées qu'aucune a prétendu doter le pays. plus pure et plus vraie. et l'esprit de tout gouet l'origine de la sou- agglomérées peuvent les populations que les enfants d'un même s'y soustraire que les individualités s'amoindrissent en . pour anéantir l'autre. n'y eut-il. et qui est restée maîelle n'a rien négligé pour l'une de la calomnie. depuis trafique de la justice. C'est d'après protectrice constituer. de la crédulité.

Le problème vaut par la Révolution. et tôt ou tard l'inévitable la remède. la pays a été livré aux expériences a-t-elle été mieux nationalité et le nom francomprise La liberté individuelle a-t-elle été çais plus respecté? et l'égalité mieux Nous demangarantie plus réelle? dons la solution de ces doutes non aux théories prônées mais aux faits. et l'aggravation sociaux des principes progressive sont le seul résultat de tant de charges publiques réformes de son destinées ancien à délivrer la France de tous les abus et proposées comme un gouvernement à l'admiration il n'est pas impossimodèle du monde. l'égalité qu'un qu'un d'ordre. un esprit de vertige pas convaincu que le gouvernement est le seul qui ait le pouvoir de concilier monarchique l'ordre et la liberté. bien la peine d'être car si la perturbation des étudié. n'est qu'une arène. mensonge pugilat. et règle et protège ni longévité possibles. dans lequel ble que l'esprit elles ont été conçues soit et d'erreur. et que celui dont jouissait la France le dernier avant 1789 avait atteint et peut-être dépassé Si nous n'étions .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se multipliant prescrit jamais. parce que dissolution de la société. dont le despon'est qu'une tisme est le seul. a été renversé et que le Depuis que le trône antique des réformateurs. est d'ailleurs la seule forme de gouvernemonarchie ment tration société la liberté compatible avec des lois stables et une adminisla et Hors de ces conditions régulière. de cette loi primitive est une source la démocratie déceptions. Toute de périls déviation et de des peuples ne se que la minorité Sans la protection de l'autorité qui il n'y aurait ni sécurité leurs intérêts.

jours sécurité dus aux de son antique règnes protecteurs dynastie. dans sa décadence. mais Cette nation et railautrefois pour clic frivole passait mais de graves docteurs en toque noire et en leuse. elle le fait.DE LA FRANCE AYANT 1789 terme trer n'est elle subies autre. ce d'indépendance que de comprendre il y a eu des Si. pect d'usuriers et d'avocats. en Europe. maître. les toujours nouveau rétabli a mis en est redevable. d'exposer et les déceptions qu'on plus s'est aisé épreuves par sans nombre lesquelles obstiné d'énumérer a qu'elle à lui en substituer une ce qu'elle y a d'influence morale. pourvu de citoyens. qui salue humblement une noblesse de commis. qu'on en évidence le néant et la lâcheté à se prosterner de et chacune principes ses sectateurs d'un pieds à le servir. perdu violemment de ces haltes démocratiques. des la honte premiers aux les plus empressés toujours et de sa dignité C'est donc au prix de sa liberté que la dont ces misérables s'étaient faits les guides et France. une nation Il existe. du il nous moins les suffirait. elle professe proteste tous les de son ans on reslui pas que n'en- on la dit composée des contribuables qu'il ne gouverne et l'on n'y trouve mais l'agriculture. de sa noble qu'à a passé depuis Il est de son tâche. pâle reflet aurait des retrouvé de siècles quelques et de gloire de calme. infatuée du dogme de l'égalité. un elle pour les d'avoir permet et les change roi. c'est uniquement au principe d'autorité temps d'arrêt. bonnet rouge lui ont représenté qu'elle avait tort de se . et ne prise que l'agiotage elle ne sait ce qu'elle courage tout ce qu'on lui fait vouloir. veut. qu'elle y a gagné. lois. les apôtres. aucune usage pour autre démonforme réalisable. tout matérielle et puissance et de prospérité.

elle crie. à la régénérer et à la rajeunir. Le fait est que d'indocile ils l'ont rendue servile et piteuse.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE croire vernerait et dans heureuse et libre. est encore tenu pour Le secret de Sa métamorphose car au lieu du rajeunissement qui lui était inexpliqué. peu plus de volonté eût sauvé le peuple élevait elle-même et forti- par lequel le trône devait être relevé et les ramenés de l'exil par le génie et les fautes de comme par la main d'un ami. On lui dit de voter comme un et de spirituelle. lit Révolution roi. de crier Vive la République! et de crier A bas la République et elle crie plus fort. réussi? seul homme. Ont-ils et légère qu'elle était. qui lui a été infligée. podes. qui n'en de l'éclairer. Il ne s'agit pas de savoir si elle a cru ces sinistres les ait écoutés il suffit qu'elle libérateurs. encore se battre et elle vote d'aller aux antiet elle y va. pénétration Une encore Les défie la de prestiges . mais ce l'inertie et de la puis l'eùt et le un peu de tyrannie préservé. cupide. de la diriger du pouvoir chargé défendre immoler il s'est sans laissé désarmer. se prévalussent de son adhésion en son nom. Cependant fiait le bras Bourbons Napoléon tères dans dépouiller. de prodigue. et que tant qu'elle ne se gouelle croupirait dans la servitude pas elle-même la superstition. Que de mys- la complication et la marche des événements ce résultat Une restauration qui ont préparé imprévu! avaient cessé d'espérer. inepte. c'est la caducité promis. pour qu'ils tacite et travaillassent. et que Naque les intéressés poléon seul avait rendue possible énigme plus incompréhensible des Œdipes de nos jours. reste pas moins c'est inconcevable. Un résistance.

tout révolutionnaire. au-dessus inexplorées. la Restauration a ravivée utopies à l'auteur de dont les renouvela Charte que et toutes conteste à la France pas cru prudent oublia de restaurer. engagé à coup. la liberté n'aBonaparte de la laisser Mais ce qu'il jouir. l'Europe ce double vaisseau le sceptre qui l'a fait l'avait privé impérial survivre élément de l'État. fatigué des écueils sans parmi de l'abîme prêt le fantôme gloutir. une main secourable port. à l'entend au ou ouvrir sauvé du naufrage qui l'avait dans des mers par la tempête lutions aperçoit inutiles. la liberté lequel dégénère . et de 1814 n'a été que la continuation de consacrée royauté illusions ne C'est par la Révolution. Le impitoyabledu seul pilote emporté d'évoissue.DE LA FRANCE AVANT 1789 la Révolution et humiliés à la honte ment flétrie? dont s'étant devant évanouis sous armée. le principe sans c'est d'autorité. échue aux frères que l'avénement 1789. en licence et en tyrannie. rendu que la mission réparatrice de Louis XVI n'a pas été remplie. Cette apparition souffle providentiel de l'antique monarchie qui lui et le conduit miraculeusement n'était-elle visiblement qu'une intervenu illusion pour le voie de salut laissée à ce vaisseau l'unique désemparé? dernier avertissement à la conscience N'était-elle qu'un des générations dévoyées? c'est Ce qu'il y a d'avéré. ère néfaste elle et non la les Nul avec toutes lées d'avoir vait de 89.

n'est pas d'avoir des répandu des institutions torrents de sang et renversé que huit La de progrès et de prospérité avaient consacrées.CHAPITRE II DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la Révolution. à détruire il y eut des fanatiques et des dupes mais de Turgot. d'une philosophie et les mystiques élusuperbe peuses cubrations d'un amour factice pour l'humanité ne sont pas la Révolution. les d'une égalité les promesses maximes tromabstraite. la philanthropie les utopies de Rousseau. et aux aux plus indignes d'avoir transporté le de le éternel la plus incapables son opprobre siècles et ou de l'exercer. et dénaturé mais d'avoir faussé l'esprit le caractère national. d'avoir été l'oeuvre Parmi les hommes qui ont concouru monarchie. comprendre de l'étranger. Son résultat le plus manifeste est d'avoir rendu la liberté pouvoir son triomphe impossible. Les députés aux États généraux qui ont ouvert cette de forfaits et de calamités ne sont pas vaste carrière non plus absolument d'une perturbation responsables dont leur ils avait ne On instruments. que les aveugles dit que les abus de l'administration et le désorfurent . plus irréparable conséquence nous l'avons dit déjà.

des existences eux-mêmes voir se reconnattre de prévoyance et sans poubrisées. ni dans le dévefort problématique encore de la raison philosoloppement plus contestable elle n'est pas même dans la surexcitation des phique L'explication convoitises geoisie du pauvre contre le riche et de la boursurannés dont elle priviléges quelques ou acheter les insignes à vil prix pouvait s'affranchir toutes les aspirations de l'orgueil et de J'envie. sans bres et naturellement ans. Lorsqu'ils l'avenir. appliquée à les concentrer dans un foyer brûlant. dans l'espérance perfectibilité être conduits tout chimériques. à les féconder avec une patience et à les exploiter avec une infatigable perversité systématique.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE dre des finances appelaient une énergique réforme que seul un le despotisme économistes liberté connu. à les chercher sans patriotisme entretenus et radicale. de l'impiété se stériles d'intelligence s'il ne s'était pour les en déclamations douée diriger. . de ce mystère n'est ni dans le progrès de la civilisation. qu'ils pressentir les poussait à l'abîme. contenir pouvait par les d'une l'in- d'une ils durent dans eurent souci démoli. au milieu des décom- avaient ils durent accumulés. depuis trente et les philosophes. exceptionnelle. une volonté puissante. et qu'une qu'une main invisible le jouet insultait occulte dont ils étaient à puissance lenr impuissance après avoir abusé de leur crédulité. et. toutes contre les recherches les témérités seraient trouvé exhalées une force d'une même perfectibilité de la révolte d'assez toutes imaginaire.

ni sur quelle contrée Mais après lorsqu'elle sur versa quelques eut mis toutes la France. par la cécité elle les de son gouvernement. sans prévoir les éléments. convaincra autrement tombe. à toutes les qui s'agitaient infernal de lui génie entreprendrait épreuves qu'un succinct des machinations ténéfaire subir. et persévérante elle'en a recueilli encore a existé à l'avance bien tous ce qu'elle en pourrait l'expérience serait praticable.une divergentes. saient fermenter incandescentes les passions faique les idées nouvelles dans toutes les classes et les ambitions dans le vide. les faits matériels qui les instruments qui ont il est indispensable .essais plus ou moins concluants et ces matières prédisposée. doctrines leurs unique rêves à leurs pour s'identifier hardiesse pour primant. inexplicable est sortie tout les plus sceptiques que la Révolution ou plutôt d'une loge armée du sein des sociétés secrètes. breuses unique pour dont attirer le fondateur à lui toutes leurs réaliser était doué d'assez d'assez diverses d'habileté de souplesse et d'assez de en imles plus mille couvert cola les autres. L'exposé cette vaste hécaet organisé qui ont préparé et sans but. ET DE LA'SECTE Cette avant agence centrale la Révolution. Mais avant incohérents. qui ont et le club central France entière animait visibles de son souffle n'étaient avouée de rappeler et la création les quarante subitement des Jacobins que les de la secte des illuminés. DES SOCIÉTÉS DES SECRÈTES ILLUMINES. en fusion. tendances direction de dire comment mités révolutionnaires. faire.LES RUINES DE LA MONARCHIE 1 FRANÇAISE g icr.

à la vanité des autres età la cupidité du prince. engagements qu'il livrer à la fois son honneur gages qu'on exigea de lui le liaient plus étroitement c'était l'aveu des crimes dont il était que ses serments 2. afin de ne laisser aucune voie de retraite à ses ressentiments contre la lui de Les cour et à sa cauteleuse imposer rompre des sans ambition. qui se dérobaient la Maçonnerie. on commença par lui fût impossible et sa vie. de tous. ainsi que V Histoire de la conjuaurons fois l'occasion de plusieurs d'éditions. imbus des doctrines économistes. Voir les Mémoires secrets. dont les rites sont en euxpnérils de chaperon à des initiations servait plus criminelles ainsi aux investigations et même aux soupçons de la XI. dans le secret de la conjuration. Nous par Montjoie. dans les premiersCe qu'il y eut de moins contesté à la Révolution son caractère actes qui ont imprimé et d'atrocité. c'est la coopération de d'inconséquence et la complicité du duc d'Orléans. On sait que mêmes inoffensifs. des États généraux lança soudainement était déjà.DES FAUSSES IDÉES SUR LA' RÉVOLUTION FRANÇAISE devancé et facilité l'invasion de cette secte redoutable. tome ration d'Orléans. malgré tous les efforts police. 2. à divers un certain nombre degrés. déjà soupçonné Parmi les délégués des provinces que la convocation dans l'arène. taient à Versailles des velléités démocratiques. . des combinaisons Mais. Ce prince l'Angleterre à Londres son initiation à l'illumiétait allé solliciter il en avait rapporté l'investiture du grade de nisme du Grand-Orient de France sa félonie grand-maître tout le mécanisme fut le pivot sur lequel roula d'abord révolutionnaires. Mais on vit incontinent lier ceux qui. Les conseillers impa1. s'y ralapporLa plu- tendit dans le piège que le Palais-Royal part tombèrent à l'ambition des plus avancés. citer cet ouvrage qui a eu beaucoup de la faction pour le décrier.

tous on n'en conspirateurs sinon cite aucun.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la partie. alors entra ne dédaigna lui-même pas que le fougueux Mirabeau et lorsque Après Montmorin. 1. l'incorruptible de s'enrôler avait salué Robespierre sous le drapeau à son début. et plus d'un provincial candide aurait pu faire de curieuses révélations lui extorqua le trop célèbre les arrhes qu'il accepta quelquefois Le ces ministre Montmorin il en vendues républicaines ne se soient donné. en effet. pour unique le flétrit lui . qu'un ambitieux difficilement. Mais le pius que le succès le choix des moyens. de ces consciensur que et sur tients de lier a eu le tarif peu qui. et le duc pas toujours' entre l'Angleterre de lui plus qu'il exigeant de la conjuration d'Orléans. acquis en marché avec Péthion. Encore intentions habile n'a d'Orléans. cinq et six tous les factieux portance. Hébert et Danton comme les agents les plus actifs et les plus redoutables de ce parti 1. contre l'ordre se proposât. est les engagements Choderlos de Laclos. souvent sans son l'engagèrent de ses promesses aveu et se montrèrent et de prodigues ses libéralités. Le supplice du prince et de la plupart de ses affidés a pu faire douter de la réalité du les plus influents s'estimaient Gorsas Gensonné. mille francs obscurs de Lessart quatre. et il cite Marat. Histoire des suppose-t-il eût modifiées. l'arrêt qui Parmi établi. but. eurent plus d'imceux qu'il Tallien. dans un temps à la faction et d'Orléans. prépersuade d'un trône par le renversement des lude à l'usurpation lois armés qui le soutiennent. la destrucles Catilina. par mois. en hésitant. à trois. qui tion. et l'on se complot. croyait Brissot.

par Robespierre il n'avait rien trouvé tribun. Jfr dont faisaient MM. ni les attentats qui conspiran'ont été un la ténébreuse apologie mystère pour ses contemporains. d'un rapport lourd de pièces et prolixe équivoques sur le Comité 2. le silence initier de mieux que d'acheter Mais celui-ci ne s'était laissé de leur succès et à ses projets que sous la condition de même que Mirabeau ouvertement avec lui rompit le chemin dans lequel il craignit après lui avoir montré se hâta de l'envoyer à l'échade s'engager. On qualifiait ainsi un conseil privé Malouet et Bertrand de Molleville.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ne pouvait donner. par lui. héritiers du complice célèbre dont le génie dominait les de l'archevêché teuses du prince. A ceux qui conserla singulière veraient quelque doute. à son confident âme était bourrelée et dont cette livrée par les honpassions de Lyon. renié par les autres. horribles desseins de sa perversité. c'est qu'il leur fit défaut Dénoncé les crises décisives. Robespierre faud dès qu'il n'eut est-ce en se mesurant plus rien à en espérer. de partie . en 1790. est d'une transparence qui ne pouvait atteints de cécité volontaire tromper que les auditeurs et déjà complices à divers degrés. n'a jamais disposé n'a dominé ses redoutades uns et dans toutes dès 1790. est déposée aux archives a été textuellement publiée dans l'Univers 2. de cette l'ont odieuse révélée Peut-être qu'il osa J songer à s'emparer ni l'existence Cependant tion. dans la discussion aux journées de Chabroud. Montmorin. dans laquelle le capucin Chabot. relative des 5 et 6 octobre. à ce lâche compétiteur lui-même du pouvoir. de ce sombre aller. et les sociétés secrètes le pous- ne voulait pins qu'il S'il a péri. il suffit de rappeler séance du 4 juin 1792. Cette pièce authentique. sant plus loin qu'il de ses instruments. Elle «^ du 5 septembre religieux 1859. appuyé curieuse au nombre et les Une lettre adressée les terreurs révèle instigateur. à la suite autrichien 1. abandonné bles auxiliaires.

» elle ne peut pas la placer sur la tête de Philippe et si inattendue. et de ce grand plus signal. près les attentats les crises révoluet les factions plus Raymond qui ni s'effacer ni Ribbes les donc imminentes. Aussi très-nettedans son Histoire de la conjuration. enthousiaste déconcerta dont la nul n'eût osé contester la de ce parti toujours à Raymond et personne ne songea à répondre cauteleux. Une sortie si violente dans la bouche d'un sincérité. tre que la faction de la gauche un déde son zèle patrio- le trône. Montjoie. proposa. de Philippe le rôle de la fille ainsi la princesse d'York Adélaïde. 1. si à l'Angleterre 1. n'est aud'Orléans. « Le véritable Chabot et s'écrie indigné. La conjuration d'Orléans sans voile et s'y montre y sa dernière joue enfin résolument partie. . la déchéance du pour la première roi. qui aurait repris d'Isabeau de Bavière. ne pouvaient préparées desseins. pour tout lecteur de sens et de foi. des bancs du régent. Raymond Ribbes. au duc il avait été proposé de faire épouser était tombée. explique la personne En raison du mépris daus lequel ment cette particularité. Il est évident. l'étrange par laquelle un à la branche des Bourétait substitué anglais prince tactique bons.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de 192. Cette du 20 juin tionnaires les avaient ajourner précédait et la journée du étaient leurs séance de bien 10 août. que cette scène était préparée pour que l'Assemblée événement. fois. interrompt comité autrichien Constitution. et déjà à moitié n'attendait gagnée. détruire la qui veut renverser assassiner Louis XVI et sa famille. qu'un dernier l'intronisation immédiate dans l'attente législative. Mais voilà qu'il s'élance puté. assertion ni à relever Ribbes. candide encore dans l'exaltation tique et qu'on avait négligé d'initier. C'est elle qui vend la France et livrera la couronne au duc d'York.

On ne trouve l'ont compromise précaution intimes de ses relations et de son insistance trahie sans et sans pudeur. Le cabinet la contagion du fléau qu'il avait inoculé à la nation française et à se rallier à toute l'Europe pour en conjuMais rer l'expansion. les fomenter. hostiles ses desseins tion n'eut il ne renonça pour cela à aucun de contre la France. de Saint-James en vint à redouter jamais. se jouent des plus habiles calculs. Dans cette rent à entrevoir confusion. et partout.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE en signalant avec franchise força-t-il à se démasquer le roi à se barrica« les misérables qui contraignaient « que la Révolution der ». on peut leur marche. et la Restaurale retrouverons. de perturbation toujours et de destruction Parmi Nous pas d'allié plus perfide. en précipitant agrégations. dans toute l'Histoire . Bonne-Carrère et Dumouriez. dont la son ambassadeur mission s'est Sans parler les plus affichés 1. auprès actes qui avec les conjurés personnelle et des pas un mot de cette conspiration de M. Thiers. il suffit de nommer lord Dorset. les preuves de sa participation flagrantes directe aux premiers attentats de la Révolution. mais les discipliner ou les contenir. tion d'Orléans » Hébert et Carra Il y a tout lieu de croire que aux machinations atteinte mortelle cet échec du duc porta une d'Orléans et serait finie si l'on avait que c'est à dater de cette époque que les plus influents se séparèrent de lui et commencèd'entre les conjurés un autre but à leur ambition. fidèle à sa misssion universelle. intrigues vagues elle-mème l'Angleterre perdit le fil de ses et vit la plupart de ses affidés ajégarer dans de Les révolutions. et en ajoutant énergiquement le courage de mettre en accusaet Marat.

été aussi réelle qu'absurde. perdue d'autres. Comment donc qualifier son dignité était silence . encombrés l'aide de ces blés achetés de la Banque sur une des subsides grande échelle à de Londres. puisque.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE A le dernier pour décider rappel de Necker. l'attitude qu'il affecta dans l'accusation diplomatique. et de Guernesey furent les îles de Jersey Bretagne. de la reine intentée à quelques bretons gentilshommes qui lui auraient proposé de livrer le port de Brest aux Anglais. d'un si honteux Pour se dédommager succès. la loyauté de sa diplomatie elle compromettait et la de son caractère. La preuve . la proposition en admettant comme possible. Mais l'ambas- des conspirations n'était lutionnaires pas en assuma toute la responsabilité. qui devait à la fois susciter Les ports de la Grandedes fonds pour les soudoyer. tant théorie sadeur étudié entrait et ses insinuations dans ses si ce n'est déguisées. combinaisons d'accroître l'indicalomniée et d'animer la haine de la noblesse à s'acharner contre elle? A qui commençait cette odieuse au milieu de intrigue. crimiet fournir des émeutes nelle. de l'administration Lord Dorset et de se populariser fut de moitié dans cette spéculation l'imprévoyance à ses dépens. ce fut de se concerter accaparer do Paris. tous les blés les exporter dans le double à l'approvisionnement clandestinement et les tenir but d'incriminer destinés en réserve. il conçut un projet plus positif et en tous cas plus profiavec le duc d'Orléans pour table.qu'il gnation populaire 'la vérité. passa presque parce que la découvertes encore et des jurys révoinventée. inaperçue. eût-elle Cette imputation il de son honneur un désaveu d'y opposer formel. même pour un espion on peut trouver peu honorable.

l'affaire Walson. touché des soufsujet dans le parlement. et l'opposition dureté. i. fit demanfrances dont la disette menaçait et du bon voisinage. et dans cite un de cette le tome du délibération été recueillis de Louis XVlll. Putney. comme ea exil au cMteaa de toutes ces négociations. lieutenant-général marquis des Ormes. der. elle allait qui Telles de la populace sont les préventions aveugle. s'étant sée. Tous joie. par Mont- la juridiction les détails tl.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la connivence dans cette affaire honteuse résulte du gouvernement lui-même des débats qui s'élevèrent à ce Louis XVI. pas la seule qui ait révélé avec le gouvernement ses rapports anglais 2. de la promoprinl'agent n . de V. d'énormes posa à son gré de ces blés dont il retira bénéfices. Soalavie tion de 1785. au nom de l'humanité vingt de ces grains extraits mille sacs seulement de ses proSa demande pres greniers. pour qu'on le ministre. dévotion le duc d'Orléans. ostensibles Les démarches Cette circonstance à Londres personnels des loges insulaires fréquentes voyages naissaient 1. Mais fit renvoyer fut impitoyablement des motifs enquise repousde cette s'expliquer. tout crut lui devoir en se faisant l'abondance bénir dont de la multitude jouir. suspects ses de ses agents accrédités. déférât au désir du voulant à un éviter tout toute à sa comité discussion. disVersailles. son peuple. roi de Pitt refusa de Wilberforce opinèrent France. mort cipal et le confident t. l" des Souvenirs 2. après les journées de Cependant et lorsqu'il se croyait sûr de la régence. toujours et à maudire qui l'exploite prête à saluer l'imposteur le sage qui l'avertit. tome n'est et les avec Grand-Orient ont communications celles qui reconde France.

Cette dépendance est l'adepte la seule excuse de ses crimes. parmi les puissances assez contempteur assez égoïste. monarchiques L'examen que nous à toutes les phases de la Révoludes illuminés. et. flagrante de la nier. déchirera le voile derrière lequel la faction d'Orencore à cacher sa complicité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dont avaient le duc d'Orléans établi une sur le grand-maître la conjuration ourdie était inamovible. de son or et do son concours une assoconsacrée allons à la destruction faire de l'action des indirecte de et chrétiennes. la France auraient bouleversé reculé de leur secrètes devant s'il ne s'était rencontré au entreprise. qu'il se promettaient trouvât. Dominé par elle et par souvent lui fut plus permis d'opter entre les résolutions ni de reculer. et de l'humanité. assez puissant sein du pays même un ambitieux et assez à ceux qui lui corrompu pour se dévouer aveuglément Il fallait encore leur assistance. tant qu'il vécut. du jour où il il ne l'Angleterre. des lois sans de toutes un cabinet de là justice l'aliiarice scrupule les contrées. fut irrévocablement s'y fit initier. pour accepter des factieux et des malfaiteurs et pour protéger ciation manifestement stitutions la secte tion. elle en est aussi l'explication qui ont l'énormité car les sociétés la plus irrécusable. Son chef cherche inféodé à cette secte. contradictoires qui lui étaient imposées. . pour le porter notoriété. léans de l'Europe. il suffirait de considérer la sociale part qu'ont èue dans cette grande désorganisation les sectes maçonniques dont ce prince était devenu et le servile instrument. ni lui ni aucun de ses partisans n'essaya Mais s'il pouvait rester le moindre doute sur la comau trône de la conspiration ou plutôt sur l'identité d'Orplicité léans et de la Révolution.

La sur la voie d'un dans laquelle il s'était politique perverse et impitoyable d'accord non plus être toujours d'une multitude souvent confuses toutes gouvernement qu'on la suppose. ne pouvait pas avec les vues diverses et de sociétés secrètes. aucune renoncer par un pacte trop odieux des parties contractantes pour être for* n'a entendu ni faire abnégation de sa propres. loges évita avec soin la fusion de leurs doctrimaçonniques. toute régulier. dont le conflit aurait embarrassé vers un but commun. vât son poids et sa valeur spécifiques il ne fallait pas commencer par les annuler individualités. que et d'un . et indisciplinables plus ou moins excentriques raison de beaucoup cela suffit à rendre d'inconséquendont les causes médiates se perdent ces et de péripéties dans l'imprévu. Les adeptes. ignoles eut qu'un pacte mystérieux en un seul faisceau par un nœud Ainsi. en s'affiliant toutes les autres nés elle-même. vant l'impulsion de la loge qui avait les plus exaltés être les devaient comme le secret de l'initiation n'était indociles. chacun suireçu ses serments. Nous verrons que la secte des illumipensée secrète. que la maçonnerie de son manteau bariolé. sympathique. ont dît subir tous les séides le duc tes auxquelles donné. à n'ouvrir leurs rangs à ses vues Quel que fut l'intérèt qu'à dos caractères des conjurés ils éprouvés. plus connu envoyés par les loges secrèlui-même était subord'Orléans nécessairement fragile. Il s'agissait de les faire concourir uniquement et pour que chacune consertoutes à l'attaque méditée. En s'unissant mulé. la marche nes diverses. d'origine et d'appellation couvrait officieusement raient eux-mêmes reliés momentanément différentes.DES FAUSSES IDÉES SUlt LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ni même de s'arrêter engagé.

les ter ce qui sert à faire comprendre et les violences indiscrétions qui ont fini par dissoudre l'association 1. épreuves. auprès loges lotte Corday l'idéal de ses rêves humanitaires. Mais à ceux qui seraient corrélation tentés de nier qu'elle qu'elle n'est tanée. pour être mis en évidence. quelquefois les mécomptes. réagir. ses d'elle à son insu. pour dissiper toutes les incertitudes occulte stence de la puissance qui a dominé pendant années ces nombreuses dissidences et a su les plusieurs faire concourir importe et de la distinguer française. délégué des* des Jacobins. Cependant. sur l'exiMais. les miasmes n'a été l'officine où elle s'est On s'est servi pas elle qui l'a conçue ni dirigée. On lui a emprunté et l'on a pu reconnaître ses mots de passe. de faire voir due à aucune inspiration et spongénéreuse dont elle émane avait en elle La source impure On putrides pas accusé et délétères à te la qu'elle a dévefranc-maçonnerie élaborée. il de la secte qui a pré- supériorité incontestable. de son sacrifice dan? excentrique personnalités moderne Judith Adam Lux. en la suivant à l'écbàfaud. paré et dirigé la Révolution de toutes celles qui l'ont précédée ou suivie. tous loppés. ses statuts. exige quelquesla Révolution avec lesquels n'a pas de développements directe.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE petitnombre. mais dont une astucieuse elle s'est servie avec habileté et une à l'accomplissement à l'origine de remonter de ses desseins. Ce fait. sées durent ceux dont les convictions se crurent frois- même se révolrésister. Il vit dans l'acte de Charetcrutpartager l'héroïsme . et ses puérilités cérémonieuses son langage mystique dans le formulaire un de nos exemple de ces pour li du club assemblées et jusque dans 1. d'avoir ce n'est il importe ait été préméditée. On trouve l'admiration que allemandes conçut.

les Étrangleurs doet les tribunaux à la corruption Les partis eux- Les républiques les monarchies. se substituer des lois. Tout ce que la portée. ténèbres rances idole. a été souvent persécutée et peut-être .On sait ni aux mys1 ni aux collèges des druides. dans les vaincus. il ne faut la demander ni à la secte des manichéens tères d'Isis l. à concourir fût-il prince ou pontife. tion ne l'a jamais faite dépositaire destiné à donne fut qu'un chaperon franc-maçonnerie sous ner le change sur les manœuvres qu'on poursuivait son ombre. se sont constituées Les enfants soient l'Inde voués de Manès ne sont leur au principe croient honorer prétendaient et à l'insuffisance ils sont quand et symbolisent pas les premiers qui se du mal. des sectes fanatiques de pirates et de voleurs le monde. sans le saà des projets dont aucun affilié ne voir. ou d'Éleusis. La de ses secrets. des sociétés secrètes si multipliées Quant à l'origine de nos jours. Dans véhmiques des juges mêmes. il ne faut pas y chercher dacombien cette secte.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE des nouveaux mais la conjural'installation pouvoirs. il a existé l'ordre légal des et associations protestant n'en ont pas occultes. calomniée. et l'un des instruments appelés. Dans tous les siècles contre armées reconnue. réagissent leurs desseins et leurs espéet des sous des sous-entendus. et le faible'des la crédulité populaire esprits superbes y a vu de plus n'est que fable et pour le merveilleux connut superstition. répandue en Orient. contre l'autorité été plus tous les exemptes que ont entrepris de régénérer temps. des propagandes maximes plus ou moins ambiguës. des bandes organisées en guerre permanente avec la société.

et l'on a publié. fédérative. dont il ne serait plus proprement question vivaces si des n'avaient conspirateurs eu quelque modernes et plus plus à exhumer leurs intérêt signes cabalistiques pour s'en servir. avec persévérance. dans le n° du Ce double 2 mai du Journal morcelledes villes et des campagnes. aurait Fabre à conféré lequel l'abbé Châtel des Gaules son titre de primat Mais ces ressentiments aux haines événements qu'à mettent qui les la condition collectifs ont ne survivent avec suscités. subdivisés 1. la liste de papes et les rois. loges catégorie qui. depuis 1314 jusqu'à Bernard de Palaprat. tous les grands-maîtres de l'ordre. et qui s'y soient On sait qu'il fut saisi dans fidèles. plus récentes de nos jours ont encore moins d'initiés pliers que les francs-maçons dits. . Les rancunes les plus tenaces ont été celles que la a entretenues contre l'Église Réforme qu'elle catholique n'a pu vaincre. sa vengeance continuaient de poursuivre contre les en 1838. Elle est en autant reproduite de districts. ditions et leurs archives. appliqués le portefeuille do Biron un plan complet do république divisant tout le territoire en neuf cercles. Une note saisie dans les patoutes les fait de Caglîostro rattache à Jacques Molay d'une certaine au xvm° siècle. piers qui s'est passé sous nos les carbonari.LES RUINES DE LA MONARCHIE /BANÇAISE vantage yeux. de se fondre guère ils ne se transd'autres et plus actives. d'un et beaucoup cathares. les albigeois. l'explication Les templiers. les d'autres ont leurs trasectaires. Les temanalogues. et contre les puissances qui lui sont restées qui dont Les protestants de France sont les premiers le trône se soient donné la mission de renverser ils n'avaient pu se faire un appui.

qui commençaient de la jeunesse et de tous sympathies . se propagèdes martyrs rent à l'aide des prédications sympathiques qui. cette de tous les aventuriers des ambitieux princes athées même ou se propagande sur les chemins dans leurs desc!es de la fortune. ses prorecueillis comme le testament religieusement. esprits forts. qui ne livre pas à la merci d'une cité souveraine ou d'une coterie les droits et les oligarchique intérêts de tous. partiels et les libertés les priviléges qui aurait ménagé locales. en Allel'ardeur politiques.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ment de la France en tions administratives le nombre en 1789. Cette combinaison est la seule.la tous les hommes prit. et des rivalités nions dissidentes et les démocratiques. pourtant loin encore des théories le pouvoir et non mécontents confisquer qui voulaient se faire une part aristocratique l'anéantir' espéraient dans le pacte fédéral. seins et des égarés contrariés avides do conquêtes. ou pluniveleurs de quelques tôt ce complot révoltés. des proportions formidables. et leurs doctrines de la liberté. à s'emparer des déistes. Quand jets furent la ligue protestante eut été dispersée. sont royauté. en effet. Avant recruta d'arriver à l'état de secte. gentilshommes féodales et la haine que le regret de leurs prérogatives d'une égaux religion avaient devant armés laquelle contre. des commuOn était entretenaient magne et en Italie. quatre-vingt-une offre une singulière subdivisés circonscripavec analogie en districts créés aux qu'il a servi de canevas de la Révolution. après le et il falpour de départements et il est évident IV. Mais ce système. règne d'Henri et tout le génie de Richelieu lut toute la sévérité l'étouffer.

professant des doc- .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ceux de la vie irritent contre la que les déceptions société. qu'on générale aurait confédération Bientôt une pu suspecter. plus de hardiesse force. sans que le gouvernement parût concevoir aucun sur l'objet d'une si étrange soupçon réunion: L'autorité était-elle la police gagnée complice. se révéla entre toutes les loges. ces rapprochements. la maçonnerie. toutes loges a convoqué de plus de dignitaires mois près les jusqu'alors auxquelles apparence en leur donnant En 1780. liées par des inavouées. et fraternisèrent entre elles. trois cents les de tous fut hémisphères au nombre assemblée. un fortuite. Vers la fin du règne de Louis XV. siégea pendant plusieurs de la ville de Hanau. candides. animées divergentes. elle prit tout et une attitude plus à coup une marche plus méthodique de frondeurs Les associations se multimenaçante. inspirèrent la conscience de leur congrès des deux Cette général de maçonniques Wilhelmsbad. sinon de concilier. Quoi qu'il en soit. chacune vers le but un résultat commun positif. plièrent décrié tombait en désuétude. il était cabinets inicelte dernière évident à tous ces mouintelligence qu'une supérieure présidait vements dont la cause était ignorée. du moins de dominer pour un temps et de diriger comme gnalé d'avance tendances. elle s'était imposé la tâche. parmi les premiers associés choisis ordres. et side toutes les de ces sectes et de convoitises de passions statuts souvent contradictoires. dont le mysticisme fut servir de voile à des rassemblements ravivée pour moins isolées d'une. ou les et trahis par des ministres aveuglés tiés aux mystères de cette vaste conjuration? Des révélations encore récentes confirment conjecture.

avait appris à ce grand ux novateurs et aux homme revient. l'autorité soit incompatibles. On de son sait style. parmi ses membres un Frédéric de Prusse 2. sur les loges affiliées.1 DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE trines. exerça vingt ans un pouvoir pendant Invisur ses disciples. obscur toujours absolu inconnu. il parvint les sectes et les' à s'assimiler les symboles. . Mais l'expérience l'art de régner. exerçait à l'impulsion d'une sait elle-même Cette société était celle vigoureuse. En même temps qu'il se rangs les plus dissemblables. et obéissuprême les sociétés soit par persuasion. Les épreu-^ qui et ses vengeanves qu'elle faisait subir étaient terribles Plus impassible. et ces inexorables. diffusion 2. il en eut la persissible. Les émissaires la circulation des Mémoires à l'hisnégliger pour empêcher pour servir toire du jacobinisme. un Auguste des sociétés secrètes ont de Saxe. plus impénétrable elle parvint à les entraîner plus hardie que les autres. Son volonté reconnu. 1793. par eux. d'elles. et réimprimés l'auteur dans le monde en se moquant de sa crédulité et de la littéraire. comme l'esprit En multipliant les grades et tance et le sombre génie. que le roi de Presse la part avait qui été affilié. des et des venait L'une sentiments de s'ouvrir. il trouvait le miner les croyances moyen de mettre sur le compte des jésuites 1 les doctridu pouvoir. et unique des illuminés. de ténèbres. systèmes Une ère nouvelle secrètes. nes qu'il propageait contre le nrincipe et les prolétaires contre les riches tandis qu'il soulevait il comptait des princes et des rois. et longtemps toutes. à Lyon en 1818. dans beaux-esprits. Son fondateur. et des encyclopédistes servait des philosophes pour et diffamer l'autorité. in-12 par l'abbé Copubliés Barruel. que la main empire était déjà universellement en tenait les rênes était encore inaperçue. eu la mission un d'Alde ne rien 1. en effet. en 4 vol. ils ont réussi à discréditer blentz. et. pour par'surprise.

invesde circonstances d'une la voulait association justifier Sieyés autorité des au aussi erreurs trône de en 1793. Weishaupt. dont le plus actif coopérateur au service de Brême. convoqué des illuminés contracta avec. était un baron de Kniggo. les représentants la mission dans un lequel pacte de trois millions la loge d'alliance d'af- Le siège de cette et s'attribua tous.mal sa puissante renversé l'équiqui auaux de n'a réformes soit Pologne.. de la Révolution. était parvenu le congrès général suprême offensive filiés. France. du monde. le bouleversement. sous le pseudonyme Elle avait pour grand-maître. à réunir et à organiser en 1780. à la régénération De cette époque seule. de un professeur en droit nommé Spartacus. quelque ministre adepte éprouvé que ses relaà l'abri société du soupçon. un berg\ dans toutes de Neuwied. empruntées en travaillant au démembrement de la secte des illuminés . spiration permanente en 1785. la ville d'Ingolstadt. à Wilhelmsbad. C'est ce dernier Hanovrien qui. souverain duré parence qu'un tisse jamais une qui. la catholique Le règne sans doute de travailler.et. en effet. qu'en prétendit l'an VII philosophie appeler . soit en courant conçues. un prince les cours. date au nom de qui ont et sur l'esprit même des monarques. influence sur les événements libre européen en ont préparé devant des économistes. aftidé tions ou inspiré par ou son obscurité central un prince de Hesse. Le même 1. en Bavière. Celui que quelques égal concours autre et il y a peu d'apannées. mettait en conredoutable. était encore. 2. contre le sacerdoce et la royauté.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE un Brunswick 2.

décomposent. et confondu de la civilisation se déque l'œuvre à chacun de ses pas des légal apparent dû faire pour constade la ligue présidée nous ont française à et veloppe d'elle-même moins de résistance sociétés l'ordre avons qui se. renouvellement de nos dissensions politiques chaque appellations de l'esprit persistance encore d'une menace nations organisées. Les recherches que nous directe ter l'action et souveraine dans la Révolution par Weishaupt mis sur la trace des nombreuses loges maçonniques.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE redoutable n'a pas tellement les notions et d'une complété ébranlé de direction son œuvre aussi de fatale. en burinant l'histoire des sociétés secrètes. d'un autre centre d'action ignoré. encore. Mais si elle les bases droit et d'autorité. doublement dans son asile protégé. qui a plus de temps et d'ardeur qu'il ne nous en est laissé. sation puissante et une prépondérance sur les acquise sociétés occultes une partie qui couvraient l'Allemagne. auprès de cette œuvre de courage et de salut qui. incomplètes quoique nombreuses de la génération aux méditations savante. Lorsqu'elle convoqua de l'Autriche lement et le nord de l'Italie. éventerait leur marche et les frapperait d'impuissance? le congrès des loges général la loge d'Ingolstadt avait déjà une organimaçonniques. sous Douze affidés seud'aréopagistes. par la création apcommuniquaient. ces loges ont révélé la et antichrétien perturbateur qui dissolution toutes les prochaine en livrons les traces éparses et Nous et profondes. Que sont les utiles investigations de l'École des chartes. sous des diverses. le nom . pour achever cette tâche laborieuse. avec le grand-maître. et rencontre dans elle a destruction.

et destiné à faire diversion On n'a pas connu le mystère de cette organisation avant 1785. étaient Ce cadre qui le président de la loge supérieure. sans s'isoler avait la vertu de s'élargir indéfiniment. soit voulussent le fait de leur désorganisateurs affiliation et ne nièrent pas qu'on y avait proclamés. de ré- aux imputations avaient formulées. d'un invers la fin de 1786. époque où quelques des initiés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sous la direction de Knigge parent. le hasard Cependant. tous quatre professeurs de la société des illuminés. passant pour faire partie Ils avouèrent les principes mais. aulique serments des sciences. qui et des registres de la correspondance avaient été déposés chez Xavier Zwack. soit qu'ils qu'ils craignissent ils refusèrent observer leur serment. qu'on exigeait à son insu. de l'Académie les abbés Grûnberger. mettait avec indiscrétions partielles. et le étaient De telles explications mécanisme des francsrapports compliqué qui réglaitles maçons entre eux les eût arrêtés ne pouvait que Weishàupt suffisante pour constituer à chaque pas. Renner et Cosanduy. d'en trop dire. le pivot d'autant seuls en rapport inconnus les uns aux autres. placé à Francfort aux soupçons de la police. à l'abri des donc la loge centrale de son centre. Nul autre une série de faits embrasser une preuve Chacun légale. avec lui était des douze aréopagistes qui correspondaient de subdivisions dont les présidents. que d'autres pondre en effet impossibles. On fit comparaître devant un un sieur tribunal le conseiller Utzscheider. au du complot ment bavarois qui se tramait sein même de ses États. épouvantés avertirent le gouverned'eux. à Munich. conseiller auli- . une partie des magistrats cendie fit tomber aux mains de la société.

Annales Ces mit sur la de Sanderdeux prosous au baron dans de. parvenir n'aurait-on plutôt pas puissance loges et la qualité principales qui cet objet. des S'imagina-t-on. C'est de Polignac auparavant. la et le silence. ce mystère pénétrer sont inexplicables dans les tribunaux Y avait-il quelques amis et protecteurs de la société. cinquante été dénoncés au monde avec des avaient documents plus curieux. affiliés secrets deux accusés? et défièrent intrépidité de' la. l'ordre et d'Annibal. plus sûrement reculé devant. Mais ils enquête rôle avec les investigations plus de l'obscurité ce peut-être épouvanté qui enveloppait crut y remédier en publiant complot que de sa réalité. pour toutes en effet pour avaient littéraires ou politiques. justice. des sommités pour patrons des ministres. les pièces originales du procès et en invitant lui-même à les faire vérifier aux archives tous les souverains de Munich Les raisons la part d'une d'une autorité si peu prévoyante de indulgence à plus intéressée que les autres aujourd'hui. veloppements ce recueil en deux dans volumes qui a été montré au prince Jules ans dé- et qu'il cite ces volumes plus clairs ses Mémoires. des conjurés? enlaçaient provinces. a été saisie avec les La liste de ces augustes complices mais autres à conviction. des princes et même des souverains. les noms rigueurs soutinrent désignés de Caton d'une leur Cette existant de les découverte au château Bassus. par lalonganimité à la vérité? ou le Les nombre. Le gouvernement. on n'a pas osé la pièces 1.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE à Lanshut. appartenant pagateurs. furent soumis aux et d'un interrogatoire. ignorant que. et des . l'Allemagne. que résidant voie d'un second dépôt doff. en huit fondateurs ou quarante-sept divisée.

à quelque l'on veuille attribuer de la secte do Weisl'indroduction on ne peut méconnaître haupt en France. partielles toutes. constatent' que c'est à ces la France après secondant menées des sociétés secrètes. s'était-elle bornée à endoctriner. multiplier dans les cours des émissaires affidés. pour des rois ses disciples ont prouvé que ces missions préparatoires se rattachaient et à faire pénétrer les plus éminents. et si qui a été conçu contre à Vienne. que l'on dut d'avoir pu sur1. . par et par le mauvais -diplomatie. les Thugut à Berlin. fut désila fusion borné gné pour de la franc-maçonnerie Cette été banni. par négociation elle formulée? Rien n'autorise avec l'illuminisme. envoyés gence des généraux de Custine Les Mémoires et Napoléon après elle aient étô par les fausses mesures qui leur les trahisons et les lâchetés de la choix ou la mésintelli- pour les combattre. gande. qu'elle en avait pris possession avant l'Assemblée constituante. date que Mais. puistlue aucun document ne le constate.LES RC1NES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec publier Bode comme lequel avait elles. dans les conseils Mais les résultats et ces mesures des fils solides. Peut-être à jusque-là à déléguer et à discipliner seg prosélytes. en avoir fait leur conquête. quoique la France. française a-t-elle eu lieu? l'alliance s'est- au plan princiimperceptibles. les Haugwitz et les Lucchesini directs et de la propadominés par elle pas été les agents ils ont été assez circonvenus n'ont que la Révolution secondés puissamment ont été opposées. Tome lt des Mémoires du général Custine. fit le baron de Busche avec le comte de Mirabeau négocier à l'affirmer. on successeur s'est à signaler Amélius ou intérimaire de Weishaupt. pal et définitif.

lité des révolutions et de renouveler les déjà ébauchées. contre la monarchie la plus solide et la prise méditée en apparence. à la veille de la grande entreloges maçonniques. bien avant 1789. d'imCependant l'illuminisme dans la capitale même de la planter un second congrès France. qu'au fond de la Germanie. Les mêmes intelligences. de ger ni indifférent Naples et de Milan. s'élaque pouvait horer impunément le fantastique projet de faire concoules loges du monde à l'exécution d'un plan et de réunir sous la fascination d'une même mystérieux. celte fut plus invulnérable juet prématurée. contractés en 1780. Révolution on avait tenté. en effet. Les principaux ne s'y rendirent de s'y adeptes qu'afin politique de la loge centrale et' de la les délégués au congrès se de se distribuer les rôles dans l'éventuareconnaître. rir toutes – – . de Rome. avait conféré à la loge des lequel illuminés la direction du complot. en y convoquant général des Mais. à la chute de Venise. d'Ingolstadt suprême Ce n'était. n'y fut formulée. 358. sous la présidence du duc réunirent. mais aucune résolution d'Orléans. On crut donc prudent de gée indiscrète s'en rapporter aux conseils Toutefois anglaise. le 15 février 1785. de la Belgique mière armée les chemins en Italie. pratiquées y les voies à l'occupation en y exaltant la avaient préparé et le carbonarisme ne fut ni étranfrançaise.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE et que van der Noot ouvrit à notre preprendre Worms. au premier engagements congres tenu à Wilhelmsbad. discrets de dix ou douze mille pensée les représentants i. et sous la garantie du flegme allemand. Tome IV des Mémoires sur le jacobinisme. p.

sous la préconnue seulement depuis 1776 sidence à Altenbourg. avaient prévenu humanité. ces sociétés. ble et de perturbation. parle tués. Cet essai fut tenté sur une sous des lois incohérentes agitée. contre toujours population qui ne la protégeaient encore barbare. la théorie et lorsque . secrètes. aucune de dirigée par Ecklof. à à Stettin. des barons Breslau. soulevées contre les riches sur les masses publique c'est autant l'autorité prévoyance les dangers réserve. Comment la suprématie? à disputer ces loges ne songea-t-elle cerToutes n'étaient pas sans doute dans le dernier et plusieurs ont pu se faire illusion mais il n'en est de l'illuminisme. sous celle du comte de Smettau. à différents degrés. en Allemagne existait. cependant. Mais après que par de la disette en multipliant libéralement et ils les ouvrirent le congrès do 1780. de les greniers à leurs vassaux. dos gouvernements. d'uue féodalité pas contre les vexations il échoua efficace. à Hambourg. par que les seigneurs. généralement attenter pas encore jusqu'à que leur audace ne s'élevait et fortement constides États compactes à la sécurité On voit. de Lerney. centres d'action plusieurs et plus anciens que la loge d'Ingolstadt.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sociétés occultes. n'ont pas obéi à une volonté supéinstitution même. et des cultes divers. si et soulèvement ordinairement malgré l'appel. cle de l'initiation. factieuses Quand par leur complice. Il des mœurs même. vivant sous parlant toutes les langues. plus accrédités à Leipsick. ou des paysans de Bohème attribué aux sociétés en i773. marquis en Suède. de trouelles n'en ont pas moins été des foyers rieure. sur les vues perverses instrument aucune qui n'en ait été. du de Hund et de Prinzou. de Schœffert. etc.

anéantie. de la part de chose de grotesque quelque de bourgeois turbulents cette peuplade qui avait déjà ses murs des jets de lave plusieurs fois lancé par-dessus qu'on aurait pu croire sortis d'un cratère. Mais des menaces contre le avec un luxe que limite de en 1782. C'était le creuset où tous les éléments sociaux étaient mis en fusion et éprouvés. I. il devint plus difficile les multitudes endocsystématiquement petite de République par une épreuve Genève faillit être de ce genre. cette fois la licence pouvoir ne semblait l'avant-scène tion du drame et le cynisme et la propriété se produisirent pas où autoriser l'étroite pouvoir se donnait la première représentase jouer années qui devait quelques Les invocations à la après sur un plus vaste théâtre. les propagandes aux puissances secrètes Genève était le rendezsiècles. pour être convertis en monnaie révolutionnaire. dans tin verre qui allait et ce que Voltaire n'était faire avait de la civipar l'ébranlement lisation tout entière on en eut bientôt la preuve. depuis politiques y avaient deux appelé une tempête que l'oscillation imprimée en effet sociétés et religieuses. On ne sait pas tout ce que cet obscur complot de 1782 répandit sur l'Europe sans aveu et d'aventuriers de perturbateurs vous de toutes s'attaquaient Toutes les systématiques. qui.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE des insurrections égalitaires de calmer trinées. démocratiques après y avoir pro28 8 . On y préconisaittouslessophismes T. La et les maximes eut été perfectionnée mises en circulation. que ce cratère était irruption simple sur un autre une fissure du volcan demi territoire. plus large que On pouvait donc présumer son enceinte. contre le despotisme liberté et les imprécations avaient et de faux. des délégués ou des correspondants.

De cet entrepôt la contagion s'exportait en Frauce. La guerre ces préparatifs leur donna plus d'activité chances. que date le plan de campagne dressé obstacle avait contre la monarchie des aux progrès bien ouvert quelques établies entre la puissance était envahisseurs. La par les comdu congres mais si l'on avait encore on n'avait de l'Indépendance américaine sans les interrompre mais en leur ouvrant avait ralenti son résultat de nouvelles des disposition le triomphe inattendu d'innovaavides esprits des idées démocratiques importées génération et des scandales vinrent et du barreau. prit une part active. et dans laquelle généreuse l'initié avocat général du parlement Servan. fessé toutesleshérésies bibliques des germes pestilentiels cette épidémie pageant. de Grenoble.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et. tions. maçonnique et préparé sondé le terrain les voies conçu que de vagues espérances. devenait plus de la Régence en ai do aux tendances La lutte réformes prolongée avortées do brèches qui grossissait à la foule praticables à mesure que la résistance . sous le nom de libre la proscription et le pillage la révolte. s'y traen droit de la raison et en justice du peuple. duisaient de l'illuminisme. Jusque-là. clergé autant et les et la lassitude d'une Nouveau-Monde du des dilapidations harcelée par le souvenir et du règne de Louis XV factieuses de la littérature du de et du parlement ouvraient Turgot dos assaillants. C'est de cette dont morale le venin devenait s'altère en se proplus meurtrière de 1782. étouffée explosion par la intervention de la France. par l'inoculation. examen. dont négociations les députés un on munications et les loges françaises. à l'inverse en Italie et surtout en Suisse.

– ces deux Dissouaz fut secrétaire publiée de Mirabeau. 3 vol. la suprématie après la mort ou le bannissement pas souffrir prudence à ses autant une de Weishaupt. et. plutôt proil se rendit de la paix en tecteur qu'arbitre. dans la confiance principes feu avant l'ordre leurs les promode pouvoir teurs de révolutions. en 179 i. étaient autant d'ennemis de qui de 1782 sont les introduits derniers dans a été la place. ia-8°. stabilité Tout La défaillance devenait du pouvoir se trahissait par l'inde ses ministres et les hésitatioas de savolonté. Mais. proclamer impunément quelques initiés firent démagogiques. et 1. Calvière et de Gasc. donc encouragement pour et. Louis XVI ne pouvait Cependant et par d'anarchie. toujours indulgent il s'abstint de prononcer entre les partis.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE faible. de tous . portes un foyer il dut intervenir que par humanité maintenir pour et généreux. l'autorité légale. La con'csiKiniluuee Genève.les Génevois un asile dans ses États aux factieux dé- à la petite révolution en 1789 parmi les plus ardents premiers qui retentissent dos sociétés secrètes Ces créatures révolutionnaires. de Bonno-Carrère Grénus avaient et de Dissonaz concouru et Les noms do de et de Marat. ne lui pardonnèrent pas plus sa bienveillance que son Intervention ils tous. son hospitalité à s'enpayèrent par leur empréssement Ceux-ci rôler sous le drapeau do la Révolution. . sans exception. expérience une cité qui n'avait pour théâtre des gouvernements monaraucun droit à la protection il est à croire que dans cette cité même avait chiques été fondée échoir à laquelle devait loge rivale d'Ingolstadt. garant accordant sarmés. ils choisirent de leur.

le patrioencore. l'Angleterre prit sous sa proles plus danet peut-être tectionjes plus considérables et les portes Elle en naturalisa quelques-uns. . même pour M. sont exempts. la France ne fut pas la seule patrie adoptive Toutefois de nos finances. et les impôts dont leurs capitaux votant la politique ne conçoivent qu'au point de vue de leur x comptoir. une histoire des réfugiés de Genève et de Genève. peut apprécier de cette génération de Génevois tisme désintéressé spémais ou députés. culateurs. de Botta parte et qtd préparent m perte. gereux. en 1795. ce réfugié. Toute connivence république de la part de de ce genre sont présûmables gociation l'habitude devenu ministre. il publia qvi ont amené en l'murpalion de Il est juste d'ajouter que les ouvrages à Londres. qui avait l'ex-banquier de ses compatriotes. a toujours été la vraie patrie des GéneLa France elles vois. d'Yvernais. Ils viennent y chercher la fortune et la renommée au besoin. et y trouvent. à des sentiments sincère 1. pairs et préfets.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec d'autant plus de succès que leur y travaillèrent d'avance à la confiance bannissement 1« avait signalées comme des complices de tous les factieux éprouvés. agioteurs aux. de leur sang qu'étaient du ministre cabinet partis les à faire de Genève destinés et les instructions subsides et toute némodèle.Juifs usuriers. des dupes dans toutes les classes c'est peut-être du et des protecteurs parmi les grands. l'exploitation qui disputent toujours Chacun tout en se posent en amis du peuple. sous ce titre Mais Des causes 1808 un écrit tes finances. du parlement qui s'ouvrirent de France des révolutions a publié. d'un retour témoignent imprimés de justice sur et de raison'. les billets officieuse d'escompter une de nos jours.

DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE et dans la opéré dans l'opinion publique un changement des cabinets La irrésistible. loges suisses. à 1789. rue de la Sourdière. sous à ses spéculations à sa domination maritime. aux applaudissements de la République ses excès l'avaient odieuse a rendue France elle-même alors il s'était ses plus chauds partisans. lesquels à se réfugier dans montrèrent les bras le plus d'un nou- d'empressement veau monarque. longavaient temps avant 1788. Sieyès et Condorcet fondé la loge de la rue Coq-Héron. Dès 1786. pouvoir encore indéterminé Il n'en était pas ainsi révolutionnaire mouvement tère britannique. lequel contre la France gré. politique qu'allait anglaise. bateurs l'agitation qui entretenaient objet du peuple marchand. Toutes les conspirations à Londres de trouver des sympathies assurées Les factieux de Genève y partagèrent subsides. et le qu'avaient fréquentée Cagliostro les le nom . de cercles en France persuader que de la convocation des Ëiats de loges maçonniques et ils s'y étaient multipliés politiques. se sont laissé chances et de les clubs généraux. laquelle correspondait avec italiennes et allemandes. de la continuelle sollicitude car il y trouvait nouvelles de nouvelles garanties d'écrivains Beaucoup datent Mais. marche était tombée. et Knigge avaient été les promoteurs. faire un homme Si quelque la inquiétude préoccupait elle se portait uniquement sur l'usage du caractère de 1783 de Bonaparte du dont il venait d'être investi. lorsque le était secondé par le minisse flattait de le diriger à son étaient et des l'assis- donnait tance que ce gouvernement déjà aux sociétés le continent secrètes qui couvraient et à tous les perturde l'Europe. dont Weishaupt Il en existait une plus ancienne et plus cachée.

placé livraient à des intempérances de langue quelquefois que tous les clubs populaires auraient de ~o~s qualifiées patriotiques. 1. lier ces aux Saint-Germain'. Le Grand~Orient son apparente couvrait tous 1 ces conciliabules de et l'imMais le mot d'ordre suprématie. de La Rochefoucauld- Celle et des Neuf-Soeurs Pastoret étaient et à laquelle avait été dévolu l'honneur d'affiétait depuis longtemps livrée aux tendanVoltaire. Gotha. trop vigilantes partout En Allemagne.. deux des plus geaient Bayard Busche et Amélius · de l'illuminisme. d'attente sur laquelle les adeptes avaient pierre provisoirement leur et les frères s'y observatoire. Dresde. diocèse ro!7e un livre la pour la Hollande.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE thaumaturge dont MM. ce grand œuvre. nommé abbé Leblanc. toutes attaquait démembrements les principautés comme autant de WeiDes de la patrie. Leyde émissaires partaient Suède et la Russie. fougueux apôtres En attendant l'action de que la secte pût concentrer toutes des elle formait Paris. avaient leurs comités de la Suisse Ils pénétraient curieux. la jeunesse des universités était ameud'une unité tée à l'idée On germanique impossible. à celui de c'est le Barruel dont le manuscrit OM /a CM!<M<!OK. a tous tes caractères de la mérité. en Poren Espagne. . Il existe ~ë. études. pulsion que diripartaient Bode. Iéna. de dérouter les polices polite avait le double avantage et de se ménager des auxiliaires. antérieur ses forces sur mar. politiques qui commençaient aux plaisirs et aux à se mêler partout C'était une affaires. plein de ~impHcih'' et de candeur. partout ouvriers cosmo Ce prosélytisme pour. par un lui aurait été confié par le cure de adepte de La Haye. la confession d'un du Mans. contenant Fié. insurrecteurs. de la loge des Amis-Réunis. Cet écrit. membres.

dont la Révolution de transfuges les services accepta Tout qu'elle était éclatât. qui y coopéraient Les preuves abondent de leur concours tout-puissant. osait. Italiens. prince des Américains Batave~ pays. dans à Malte le Rome était plus même intime et à Constantinople et Zimmerde Weishaupt. des Dubuisson. pour que réuni la les Révolution sociétés avant secrètes préparé avant même eussent toutes leurs trames. les délibérations des cabinets étaient traversées lorsque tous les insaisissables. le Neuchâtelois et de Paris citoyens le Prussien Ctootz. de Hesse. on fut tout surpris le Suisse Paynë. Knigge avertis par était s'empressèrent part à la curée d'action parmi les d'accourir qui leur là publicité en France pour les jours figurer l'Anglais mann. écrits. disciple une l'Eglise loge dont la mission même. dre en Allemagne. donc et fit la fortune. et les monarques par les conspiau poignard des séides de la loge cenrateurs. des et Proly des Polonais. en 1789 son prepublia aréopage sur comme par Paulus la Révolution/il au de y fut répondu convenu d'un concours en Payne en Prusse. terre. en Italie. Belges se levèrent. second mier toutes ériger de renverser ne des détournait du point où devaient se porter les plus grands et quand le Grand-Orient de France. universalité catholique. désignés ou dominées . et promise. AngleGasani de ces y prenlorsque de voir Pache. spéciale Cette adeptes coups.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRA~. par des inuucnces secrets de leur étaient livrés au comité do politique les plus redoutés Paris. maun.USE tugal. pas l'attention manifeste parts simultané. signal en Hollande. Campe etc. devenu le des illuminés. Marat. un des tous les Guzl'Espagnol les l'Autrichien Frey. Les initiés.

qui. Dès Turgot. la révolution ne fut pendu à Vienne. lettres par trois initiales qui mystérieuses Écrasons ou J~c~ase~ /M/<~e/ toutes les des sociétés que secrètes par décapi~ le les complots pas Je 1848 que datent l'Autriche. et de gentilshommes hongrois. cette époque. auparavant. social. où trôna Chamfort. lieutenant des chasses de Louis XV. Chauderlos etSillery. émanation colonies des Amis-Réunis.LKS RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE traie. avec le comité comme ments dociles directeur était des afnliés dignes très-active. DamiThiriot laville et Grimm. le premier une société essai s'était des réformes pour était formée que des de la loge proposées par en amortir ou en Elle les conséquences. etles illuminé. et. de confiance on y désignait ou des instru- un Broglie et un Montesquiou. en Helvétius. En i79S. . avec sept Michatovitcb. présidée exagérer par un sieur Le Roi. soit comme fondade quetque société des suspecte amis de ou de quelque. supplice à Presbourg. La Fayette à et surtout cet abb6 Sieyès qu'on retrouve partout. Ankarstrœm ne sont Les 1789 pas plus celle de Gustave ÏÏI'. celle n'étaient directe au Palais-Royal. siégeant Vingt-Deux. A l'imitation avouer saient leurs Voltaire n'osant tout haut leur signifiaient 1. Ce n'est contre finisantipathie pour la religion. prévenue <? Hehenstreit. soit comme émissaire. à la mort étrangères était sociétés secrètes qu'à de Léopold loges (ou clubs) qui s'organisèrent ne furent donc que les auxiliaires en 4788 et de celles fondée dite qui par celle des existaient les affidés du Contrat Celle de la Candeur. du duc d'Orléans. d'Holbach faisaient La correspondance de toutes ces loges partie. club teur provocateur. centrale.

Luther disant avait envenimé sont Tous les hommes par les jalouses la maxime inspirations évangéliquo 7bM.s~~o~$oM~roM/ en Cagliostro l'amplifia Les initiations savaient s'approprier à tous les doctrines convoitises aux esprits les plus infimes etse modifiaient de l'intelligence. le nom de Révolution. de sorte que les degrés s'infiltraient à la mesure des capacités et des de chacun. . D. Lilia têtes sous les des incessante fussent plus augustes d'un poignard mais emblèmes philosophi- pédantesques. quoique aussi sous la menace elles se dissimulaient ques et des aphorisme~ Ainsi on y érigeait i" Que toute tat à la raison 1. par la séduction. P. par la surprise et quelquefois Elles ne se manifestaient par la terreur.. que l'on aretrouvé de la prémédiserait à lui seul une preuve indubitable tation du complot qui a pris. plus ambitieux le langage des conjurés s'est enveloppé Longtemps et d'une raillerie frond'une philanthropie cosmopolite mais ces formules n'étaient des deuse que l'appât et des maximes plus directes plus sédiprovocations accréditer tieuses que l'on prétendait par insinuation d'une audace inexplicable et tandis que des empiriques la crédulité des courtisans. comme les arrêts redoutables de la pas soudainement les wehme. après le succès. de la l'orgueil exploitaient était surexcité bourgeoisie d'une ambition hargneuse.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE avaient adopté une formule loges coalisées cabalistique était mot de Écrasez les /M Ce dont le sens convenu dans des lettres datées de i783. L. en maxime fondamentale prétendue révélée est un atten- religion Pe~&Mo O~rKc. passe.

publié Londres. Celui moins de utile Witt. Quand la secte. marchaient les ambitieux désespérés implacables qui ne pardonnaient ni à Dieu les ils se sentaient lité à laquelle condamnés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de commander aux autres 2" <Quo nul n'a droit et est une usurpation que toute souveraineté 3" Qu'en conséquence il est juste. Parmi les propagateurs qui tissent ces vérités s'en sont dans fies. est d'autant froid. celui-ci fonda à commença du club Breton. héroïla société des prêtres que même. d'attitude geant subitement peuple à btiser tous les freins qui auraient sa colère. sur les illuminés. de délivrer qui l'abruet des tyrans qui l'oppriment'. à consulter. enfin maîtresse Paris son club modèle des Jacobins. chanpudeur-aurait pu retarder il poussa le et de langage. il est sage. du terrain. hostile sur plus même les et les blasphémateurs ni aux hommes la nul- més pu modérer aux souffransociétés secrètes et est digne de foi qu'il aux gouvernements . Il ne s'agissait plus de compatir 1. difformités de leur nature. Le livre spécialement d'un observateur menacés. n'est pas de Robinsmi. a pu se trouver orgueilleux quelques et d'autres fascinés qui ne croyaient pas gloriconvaincus nier les lois et les devoirs sociaux en les reléguant parmi les divines Mais en tête de cette armée fanatique abstractions. indifférent. reste de par se débarrasser qu'un dans sa marche. consuet ne voyant dans l'ordre par l'envie qui règne se consolent en le autour d'eux qu'insulte ou déception. On a mis cont ans à faire pénétrer les esprits. Jean Sociétés Mcre/M de F<'<M:ce et d'Italie. il. et. de détruire une troublant et cherchent dans la volupté distraction à leur noir chagrin ou une vengeance qu'ils croient légitime. Ces esprits infernaux.

professait par son cynisme. Ce qu'on osait y proposer. de encore moins de témoins aujourd'hui que d'orateurs ces séances dont le théâtre même est depuis détruit. n'en ceux qu'il n'avait révoquer pas dictés et aggravait ceux qui ne répondaient il menapas à sa voracité il à le servir. çait de mort les afnlies qui hésitaient immolait sans pitié celui qui reculait devant un crime. Centre et moteur de tous les actes publiés sous le nom de l'autorité il nominale. transforma en les étonnant les plus extrêmes. par ses exagérations On. qu'aucun i. par de nouvelles Il domina les partis en atelier de délations. la plus sauvage et dans ce ~M~e~oMM~M l'immoralité la cruauté la plus hrutale. ce épouvantant avec frénésie défie les imaginaqu'on y applaudissait est le seul temtions les plus délirantes. faire un servile mais de l'armer contre le riche et d'en instrument de confiscation et de mort. et le ridicule de l'horreur pérament qui remplissait chaque-séance. L'enfer de Milton n'est qu'une ébauche de cet antre dont le crime reculé devant avait les fait son temple. fut pas moins le souverain absolu de la France pendant trois ans. récit ne pent qualifier. l'élover on l'avilit par la conAuHeu~de par le travail. était voilise et on lui persuada que l'office de bourreau de sa force. Après avoir enivré les le plus digne attribut de la Bastille du premier il sang versé. I) reste et en les et le poëte eût de ces scélérats Ce club faisait . L'auteur longtemps est du petit nombre de ceux qui ont vu et entendu ces enormités. dégoûtantes orgies et joignant tous les raffineparlant toutes les langues ments d'une civilisation à tous les instincts dépravée de la brute*.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ces du pauvre. vainqueurs et le club'se fallut les allécher proies.

Le club sans qui y regarder. C'est lui aussi qui briser de ses comités son règne de trois qui caractérisa à tons ses afSliés. et chaque village comme chaque cité eut son club. devant lequel se proLe comité révolusternaient toutes les autorités légales. les saltimbanques et les membres des clubs y dominèrent exclusivement. Dès qu'aux Jacobins ou se vit maître les dicta par la violence. Les membres étaient les afndés des Jacobins. n'en que la tyrannie. à cette jCo calcul ne fut pas les plus éminents de la Convention déçu. et les noms les plus Sétris. Les suffrages les célébrités récherchèrent de préférence les aventuriers sortis des sociétés secrètes volutionnaires. entière et l'assemblée ne fut bientôt nateur. bientôt servile que la succursale les listes C'est lui qui dressait après et de ses proconsuls. par la corruption 1 on et par l'inauguration des plus infâmes candidats. laquelle prétendit du peuple franeais. Le pays n'y fut donc ni ni représenté. Les factieux. on les souilla et la lâcheté ont versé plus de qae la terreur réduite à ses propres forces. Le despotisme années se délégua . de ce club domide ses bureaux. être Ainsi tion. meute en la menant qu'elle voudrait se composa la Convenet la représentation l'organe tout cette lors- présidait assuré orgie acceptait qu'il était de discipliner à la curée ou en la décimant son frein.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de sorte sang eût pu répandre. Il faut être étranger à ce qui se passait en France. dos élections. Tout ce qu'il pudeur honnêtes ou fuyait la place publique brutalement. pour admettre qu'il pat y avoir en 1792 la moindre sincérité dans le vote et quelque y avait d'électeurs en était consulté chassé dans les choix. y désigna ses victimes.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

tionnaire, attendait trés, pour

créé chaque

à son

et animé de son esprit, image attimatin le rapport de ses délateurs

les biens à dans chaque commune désigner à démolir, à piller, les boutiques les maisons confisquer, à réserver et les holocaustes à incarcérer les suspects de Paris. Parmi ses adeptes figuraient pour les auto-da-fé Le repréde chaque ressort. les geôliers et le bourreau sentant donnait table'. à ne plus rencontrer ni dans le pays, la Convention s'irriter des embarras 'liait par même. Elle Arrivée ni dans de résistance, la société des Jacobins qu'elle se créait elledu peuple en tournée au fCM~M~' <~M peuple en faisait son escorte et à sa la place d'honneur

se divisa et proscrivit ses plus fers'épura, mes soutiens. Camille Hébert et Desmoulins, Danton, ne purent Chabot, protégés par leur longue complicité, trouver elle'sacrifia ses propres fongrâce devantelle; renia son origine, oublia Genève et Londres et daicurs, trahit jusqu'au duc celui que le Grandd'Orléans, Orient avait placé à la tête de toutes les loges de France. Libre ensuite dans minisme se livra son essor, à toutes ses cette incarnation fit des de l'illulois de fantaisies, de Néron

ses caprices, imita la frénésie et de Caligula, eut des séances de turpitude et de barbarie, régna par la débauche et par les supplices, élut l'ignoble Henriot la Commune de Paris pour pour chef de son prétoire, son cénacle, et se retrancha derrière les échafauds. de rage Elle l'étoufs'y défendit jusqu'à ce qu'une convulsion fàt dans les angoisses du 9 thermidor. Voilà donc à quoi se réduit la sublimité
1. C'est le titre que la Révolution donna

de cette Révo-

au bourreau.

LES

RUIKES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

lution

se sont prosternés devant prestigieuse, laquelle les rois et les peuples et qui est encore l'objet de l'admiration des générations nouvelles. C'est l'œuvre d'une horde de brigands sans patrie et sans pudeur, les uns d'une secte étrangère, les autres envoyés soudoyés par tous solidaires du prince 1"Angleterre, odieux dont ils secondent courage attire et que son justice. Telle les trahisons, et du génie, crédit non mais qu'ils lui reconnaissent du parce les défend les que sa richesse des poursuites de la

est la Révolution, considérée sous son véritable aspect, le seul qui ne lui substitue des pas l'illusion et d'une régénération utopies les plus chimériques que dément avec énergie l'abaissement du pays. A ceux qui douteraient encore de sa dégradation intellectuelle et de lire que l'impartialité d'autres livres que ceux de MM. Thiers, Michelet et de Lamartine'. Les principes sur lesquels elle se hausse ont été proclamés avant elle, et nul gouvernement. morale, nous ne demandons

le sien, ne les avait aussi insolemment foulés aux Elle a violé tous les droits, l'humanité pieds. outragé autant et prostitué le nom de liberté aux que la raison, plus intolérables tyrannies. L'immensité irréSéchis du cataclysme n'impose qu'aux ou infirmes. Ses résultats n'ont rien esprits de plus l'inqui table
la sur

avant

et la torche qui propage héroïque que ses débuts; cendie n'est pas plus intelligente que Fétincolle Dès que les États généraux l'allume. fait eurent
1. Lisez Bdri<c, du sans Montjoie, MoutgaiHard, Comité de sfthtt public, les Fastes f/e la ~<'i.'o/«<<oH, etc.; parti'pris, est plus vrai, imprimé Bertrand le rapport, le ./oM~f'/ plus chez sincère

de MoHevit)e. de Courtois et surtout de PriKf/Mmwc

correspondance Robespierre, écrit même, attachant;

plus

<cs~MwwM«'e.(/cO!),

LeNonmmd.

DES

FAUSSES

IDÉES"

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRÂNÇAtSE

rase en vue d'une

reconstruction

imaginaire,

il ne leur

resta plus d'abri contre le fléau évoqué par eux-mêmes, ne fut qu'un déseset leur abdication sauve-qui-peut aveu d'impuissance et de découragement. péré, triste victorieuse n'eut aucun effort à faire La conjuration et dissoudre pour dominer n'avait pas encore déployé tous les édifices, ces de l'Assemblée poitrine qu'un des constituante l'Assemblée son étendard membres écrivait législative. Elle sur sanglant les plus libéraux

paroles

mémorables

en se frappant la' « Jamais despote,

ne ravagea le pays s long que fût son règne, quelque la France, en moins de soumis à ses caprices, .comme » de 1789 trois ans, ~été ravagée par l'Assemblée de travestir ses adeptes Elle essaya d'abord en Grecs en imposer et en Romains, espérant imbue parodie à la jeunesse encore siques. Les proscrivirent et Tbémistocle, assassinèrent batailles, Athéniens, Alcibiadeet mirent qui par cette burlesque de ses études clas-

et Miltiade emprisonneront Aristide Cimon, qui exilèrent Socrate et Phocion et

à mort

les généraux étaient en effet

nôtres; et si notre Sénat, aux trente tyrans, ses proconsuls ser, se laissa comparer purent, au même titre, se croire des Romains, puisqu'ils de Marina et d'Antoine. renouvelèrent les proscriptions

de gagner des qui venaient des citoyens à la façon des sans avoir droit de s'en offen-

le peuple-roi aux Lorsque applaudissait stupidement les tètes crimes de Claudius, demandait de ses plus et recevait ses maîtres dignes magistrats sans murmure d'une soldatesque eurénéc, il donnait le peuple français.imita fidèlement.
OM'.w~M

un exemple La civilisation
/~F;'f~«M

que mo~'c7)'e

1. Le président. Mouuier, libres. Tome !< p. 41.

</M<f/M/)C'c/«'~

LES

RCINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

dénie érigé jurés

a même

un avantage

sa dépr&vatiou et des professeurs

sur l'ancienne, c'est d'avoir et créé des apologistes en système pour l'enseigner. soit devenue le culte

des pervers Que la Révolution et des sots, le point de mire des ambitions ignobles et des médiocrités rien de plus conséquent et de plus cupides, conforme à l'expérience des temps de décadence et de dissolution. aide L'ignorance au sophisme pour le mérite et la vertu blessent et la dépravation le dogme expliquer les âmes viennent en de l'égalité autant abjectes Mais ont qu'on éclairé

irrite le bourgeois enrichi. que la noblesse ne dise pas que l'expérience et la réflexion le peuple sur ses grossières et innombrables Le mensonge irrévocable. encore seoir tumer et la sottise Ce qui a droit ont un brevet d'étonner, assez imprudents

méprises.

de popularité c'est qu'il y ait pour s'asd'accoudes

des gouvernements sur des bases aussi les

générations lution. En persistant à nous présenter bienfaiteurs del'nùmanitéleshommesquil'ont on tend d'avocats Qu'on évidemment sans à lui et créer de une vergogne pédants les raffinements

fragiles, naissantes

et permettre au respect de la Révocomme enfantée, armée nouvelle portée. et les subtilisans

ne s'y trompe pas; et tés de l'école n'ont pas changé le fond de la doctrine, du xtx° siècle ne varient les Érostrates que de formule sous préc'est toujours avec ceux du xvm" l'incendie, de nos jours no et les doctrinaires texte de lumière, diffèrent dant Avant il n'est bonne d'étudier la Révolution sous ses autres pour quelque pas sans peut-être foi qui conserverait aspects, le lecteur de doute sur des terroristes que par la forme et en atten-

intérêt, encore

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

REVOLUTION

FRANÇAISE

secrètes dans les comprise par les sociétés et consommé la ruine de la monarplots qui ont préparé de connaître les preuves officielles et les chie française, de leur action directe etpersétémoignages authentiques l'initiative vérantodans tousles événements encore rope et qui la menacent On conçoit que cette ténébreuse les convoitises toutes qui propriant humain, offrant quiontboulevcrsél'Eude nouvelles calamités. organisation, s'aptorturent le cœur

un appât à toutes les ambitions déçues, à tous les mécontentements un un aliment inassouvis, de l'envie, procédant vaste horizon aux aspirations par la séduction, par par la trahison le prestige des initiations mystérieuses, et l'épouvante, parlant au nom de toutes occultes les sociétés siècles, conqui, depuis plusieurs contre tous les gouvernements, impunément spirent se mettant tour à tour à leur leurs maximes, attestant au besoin, échappe tête ou à leur suite et les désavouant comme à la surveillance de l'histoire aux investigatidus et à la justice des lois. Cependant ni sa de l'autorité ni ses nombreuses marche tortueuse métamorphoses entièrement aux regards :i'ont pu la dérober attentifs et plus d'une révélation, sérieux, sugest venue justifier les gérée par le dépit et le remords, la conscience décourasoupçons de la police, fortifier des observateurs les noms des conjurés et signaler gée des tribunaux, trahir le secret de leur puissance. le plus significatif Parmi ces documents, fut d'abord au commencement le manifeste de la Révolu-~ publié, tion, par le duc de Brunswick, pour il était le grand-maître. loges dont
t. 77M<OH'e et DocMHCH~ M<r la

la réforme « Le
pni'

des de

temps

/)YMc-Mf<pMMC)':f,

le docteur

Eckert.

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

l'accomplissement cet accomplissement

approche, y est-il dit; mais, sachez-le, Les est une destruction! ténèbres

mais une lumière plus redoutable disparaissent, que les Nous assistons à une dévasténèbres frappe mes yeux tation en orque nos mains ne peuvent plus remettre ton solennel d'un adepte dre. Ce ne désappointé pouvait suprême. ébranler les résolutions de Brunswick arrêtées avait La maison par donné la loge trop de

gages pour qu'on pût craindre que celui de ses membres à qui le trône de France avait été promis rompît jamais il s~était incorporé. avec la secte à laquelle N'était-ce l'armée pas au général qui commandait l'intimation avait été faite de se retirer Champagne, celui pagne, étant parce que de décider prussienne que des plaines de camXVI,

le principal but de cette la déposition de Louis

le succès du complot pouvait être comproatteint, mis par la prolongation des hostilités? N'est-ce pas aussi par l'indiscrétion de quelques sectaires qu'il se répandit que le Temple avait été assigné pour la prison en du roi de France, maître des Templiers, cesseurs langage odieux Mais claire
i. kert.

expiation condamné

du meurtre par dérision être 11

du grandun de ses prédécachée chose sous ce

? Comme

si la froide

parabolique pouvait raffinement de cruauté une confession

autre

qu'un

et plus instructive
Nt~oH'e Ces et Doc«mcM~ documents sur

beaucoup est celle

plus positive, plus du ministre prussien
Ecpar le docteur dans ont été insérés 1852. Cet du 6 juillet se méprend quelses instruments, il donne le curieux de celle d'tngol-

la /e-M!~poMMp!'t< recueillis M. Eckert par dans t't/M:'ccrs menées les de l'illuminisme, maçonniques, dont allemande, mais non loges

les journaux français, bien informé écrivain, sur quefois mais jamais programme, ses rapports ses guides. était une

et notahiment des avec

La loge succursale,

la sœur

stadt, dont le nouveau siège est encore ignoré.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOI~TION

FRANÇAISE

Haugwitz carrière, d'œilsurles maintenant Leur

de Vérone. congres dit-il, je ne puis m'empêcher sociétés secrètes,

au

« A la fin de jeter

de

ma

un coup

plus que jamais, histoire se lie si intimement

ce~oMO~ y~~a~~ qui, menace l'humanité entière. à la mienne » qu'on

me pardonnera Le repentir ni sa conduite gouvernement

détails personnels' quelques tardif de cet homme d'État passée ni l'assentiment

ne justifie donné par le

à ses initiations II prussien suspectes. de Brandebourg de parn'appartenait pas à la maison 2 la protection des sociétés tager avec celle de Cobourg occultes armées contre toutes les autorités souveraines, fut et Napoléon punition de cette des ont contribué due bien préposé de Dieu à la par la justice Si les loges allemanroyale félonie. à la délivrance de la Prusse, elle l'a

et à l'affection de plus à la ligue européenne Le concours de Russie. des sectes maçonl'empereur d'événements niques ne fut que la conséquence plus forts qu'elles et qui poussèrent vers un même but les populations rogènes. alliance Les entières princes avec leurs éléments qui se fient à tôt ou tard, une les plus hétécette dangereuse si honteuse poliencore. suget le

tique, Charles-Albert régnerait Son fils, qu'une aveugle ambition livre aux mêmes à son tour la victime en sera peut-être gestions, jouet,
kert. -Le

cher, payent sans laquelle

après

en avoir

été le servile

instrument.
le docteur en congrès, exil. Tous Ec' est ses

ï.oM'ee~DocMMcM~yM'/a mémoire remis textuel, par M. Eckert.

/)'<Me-~MpoKMe)'M, par aux monarques réunis dans sou

en entier reproduit 2. La ville de Cohourg a reçu Weishaupt aux sociétés secrètes princes ont été afniiés de Berne, dontLéopotd loge de l'Espérance nu troue ~Kc/coM~KC pour lui, longtemps Belgique lui fussent proposés.

et patronnés faisait partie, que ceux

par elles. La avait demande de Grèce et do

avant

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

ont suffisamce que les aveux de M. Haugwitz La loge qui lui conféra, ment démontre. jeune encore, se partageait en deux directions les plus hauts grades, C'est divergentes, sous gande Berlin, Brunswick, sion pour de renverser l'autre l'une la centralisant présidence du ses travaux docteur de propade Zinndorf,

Frédéric de ayant pour chef exotérique la même aver.mais toutes deux professant et d'accord dans le dessein romaine l'Église tous les trônes, en commençant par les

plus catholiques. « Il est superflu, les moyens que j'ai res et devenir

poursuit

le diplomate, pénétrer sectes;

de révéler ces mystèla vérité est

pour employés maître de ces deux

m'ont été dévoilés. Cette découque tous leurs secrets verte me révolta; mais il fallait quitter avec éclat ou me à moi.. Je choisis ce dernier parti. frayer un chemin de la direction des C'est en 1777 que je me chargeai de Pologne loges de Prusse, la ferme conviction que tout i788, la Révolution depuis avait été détidé dans J'y ai acquis ce qui est arrivé en France et de Russie.

française enfin, y compris roi avec ~o!<~ ses AwveM~, non-seulement r<Ms<MMM<~<&< ce temps, mais que tout avait été des instructions, des serments par des réunions, préparé aucun doute sur l'intelliet des signaux qui ne laissent » médité et tout conduit. gence qui atout attribué à ce ministre aux époques Le rôle politique de la Révolution les plus critiques peut servir à appréde l'aftilié sur l'usage cier le degré de sincérité qu'il a secrets dont il était pu faire des horribles Mais la réalité do ces secrets en est d'autant sable, gardé car il n'avait aucun intérêt à avouer sa part de responsabilité en restant dépositaire. plus irrécuqu'il en a sous le poids

DES FAUSSES

IDÉES

SUR LA

RÉVOLUTION

FRAUÇAtSE

sa conscience qui oppressait de qui le liait aux artisans

sans tant

rompre la chaino de trames criminelles. oser

On peut se faire une idée de l'effet produit par cette sur son auguste Les deux auditoire. étrange confidence en ressentirent une profonde mais émotion; empereurs le roi de Prusse, parut ui surpris crètes utiles à ses à la politique de sa famille, n'en ni indigné. Il croyait les sociétés sefidèle

et se sentait projets sur l'Allemagne sinon à les. croire disposé à excuser Jours torts passés, ou tout au moins exagérés. calomnieux Il altégua en leur faveur la puissante avaient assistance qu'elles apportée contre la France, et persuada aux alliés qui marchaient frères d'armes à ses illustres qu'il était de leur magnade ne pas sévir précipitamment Il est bien vrai que les sociétés contre secrètes elles. s'étaient

nimité sinon

au moins divisées sous l'Empire. En dissoutes, comme le Italie, les carbonari acceptèrent Bonaparte tandis que les loges Messie Machiavel, promis par le signalaient comme la personnification du On lui eût pardonné s'il n'eût été, peut-être despotisme. attribuée à M"" de Staël~ que la selon l'expression allemandes Révolution de l'ordre ministres conditions rémissible l'anarchie. faite homme. Mais il avait d'autorité, Ce retour durable réhabilité rendu et le principe et ses autels. de toute aux le règne au culte ses

société

à la justice et aux était un crime ir-

justiuërent teur. Toutefois

sur spéculé yeux de ceux qui avaient du conquérant Les attentats et aggravèrent la haine vouée au législaà quelques égards il arriva que cet appel au juste mécon-

de Machiavel, 1. Le Prince, de runite curseur itaheuue;de leurs avances à Napoléon.

aux yeux n'était, M leur sympathie

des initiés, que te prépour César Borgia et

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

tentoment

du pays éveilla le patriotisme furent assaillies et les sociétés secrètes sans

de la jeunesse, par une foule de

néophytes l'association

des appuis et partout dans les loges épura, en présence la patrie humiliée, l'exaltation leur montrant des jeunes de sorte que l'esprit primitif des sociétés occuladeptes, tes en fut momentanément comprimé. Cette doctrines invasion altéra inexorables sur certains les même, points, s'était en'orcé que l'illuminisme

élan porta res dont l'indignation des confédérés. Leur

dans arrière-pensée qui ne voyaient Ce généreux qu'une ligue du bien public. à se faire initier beaucoup de citoyens sincècherchait

de faire prévaloir, et plus d'une succursale se détacha de son alliance. C'est ce schisme qui suscita l'insurrection du Tyrol, la défection des Saxons, l'armement des corps francs du colonel et enfin le soulèvement de l'armée Schill, la délivrance de l'Allemagne. des sociétés en maçonniques en France, inspifit dés Philadelphes du Midi et dans

prussienne Cette

transformation

en fit naitre quelques-unes Allemagne celle rées par le même sentiment dans les provinces de rapides progrès tous

fini par devenir les rangs de l'armée. Elle aurait si la plupart des redoutable chefs, pour l'empereur, ou dénoncés restées signalés par les loges dissidentes de l'illuminisme, n'avaient fidèles à la pensée exclusive par le fer ou par le feu dans les missions honorables et périlleuses réservait que Napoléon Si l'on en croit le- spirituel ou inventait pour eux. été moissonnés
1. Selon à la librairie membres à leur tWt~oM'e stéréotype, auraient péri et souvent des fa~dc, publiée rue de Seine, 12, plus de cinq mille dans ces expéditions comme proposées dans des pièges cachés sous leurs sociétés Mc/M (/c en 1815, de leurs un défi

courage

pas.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

du colonel il se serait formé une Oudet\ biographe d'outre-Rhin et les alliance intime entre le T~eMo~~ bien loin d'être hostile français, Philadelphes laquelle, avait également à la royauté, peuples et des rois. l'intérêt Malheureusement, en vue la délivrance des

pressant qui avait réuni les tendances de la maçonnerie et modifié peut-être se retira des loges, une fois satisfait, l'esprit réparateur de leurs premiers laissées sous l'influence inspirateurs; son œuvre révoreprit naturellement et l'illuminisme à peine Le centre d'action lutionnaire, interrompue. secte opiniâtre, de cette de nom et de qui change selon de sa politique, est les convenances refuge cité ignorée, moins relégué de nos jours dans quelque observée que ou Francfort. Mais Genève, Ingolstadt de chaque son existence se révèle à l'apparition usursoit contre les pouvoirs nouvelle, pation légaux qui maintiennent trines l'ordre qui règlent maximes subversives l'insolence bles pour les aigrir. la tions, l'homme, sociales Fourier nisme, de les leur et la justice, les consciences. proclamées intervention soit contre les docaux On la reconnaît

et à par ses adeptes dans tous les trou-

dans toutes les plaintes aggraver, pour Tout leur convient, les convicqui blesse raison même et les instincts naturels de pourvu qu'il et religieuses comme les soit attentatoire les folles idées aux institutions de imaginations du commuaspirations de Louis
conspirateurs qu'elle y être reçu

les courtes
Nodier

grossières et fausses

Blanc

sur

1. Charles Malet avec

assure

et Lahory, les comités en t80t.

étaient royalistes,

que !f9 héroïques affiliés de cette société et que Pichegru allait

de 1814, lorsqu 'il

correspoudait

fut arrête

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

le droit de

au travail

comme

le culte

négatif

do Chàtel

et

Rouget Mais aussi,

avec

la même

indifférence

inconnue les

accepte tous les concours ou brise elle délaisse iniquités, qui les ne lui servent

que la logo et s'associe n touLcs avec dédain les

instruments toujours

plus obscurs de la correspondance Chargés qui en sont l'âme. dans leurs mains la direction active, ils tiennent de toutes

Ce sont plus. des sociétés agents

presque secrètes et de le fil

les intrigues, avertissent les principaux iniles séides et les victimes, surveillent les tiés, désignent ot les tièdes et donnent du fond de leur labotransfuges ratoire ou s'oublie, en qui s'égare même temps qu'à celui qui se dévouer et puissante Lors même que cette ténébreuse orgase fut absorbée de l'illuminisme tout entière nisation le signal les quarante mille comités crées révolutionnaires, et tous recrutés des Jacobins par son club modèle les plus éprouvés 'et les plus comparmi ses adeptes des mis~ on s'est souvent mépris sur la nature promis,
de la Hongrie, de l'Italie et de toute révolutions suivant vivace de accusent, nous, l'Allemagne l'organisation toujours la secte de Weishaupt. Ce sont les mêmes doctrines dogmatiquement les mêmes inconnus lancés à l'improviste sur ta subversives, agents les um les autres tous médiocres et société, ambitieux, fanatiques, dépravés. de l'Ours tions L'hislorien et celles du SMH<&«M~ voleur. met à nu les du Prolétariat Il démasque à l'oeuvre de destruction Mais il ne et d'impiété. l'officine cachée où tous les poisons s'e)ajusqu'à obscur d'où s'échappent tous les fléaux qui font du club turpitudes toutes les associa1. Les récentes

au soldat

dans

qui concourent nous fait pas pénétrer l'antre borent, jusqu'à sur les États, irruption

sanctuaire jusqu'au infect, enfin, où se dérobe la main mystérieuse d'une mouvoir tous ces aveugles instruments quifait et qui pourtant à tous. se rend palpable perversité incomprise 2. L'/fM<oM'e de dix ans en cite un exemple dans ce comité frappant de la société Aide-toi, dirigeant mis inconnus, avec repoussant je t'aiderai t composé de quelques defiance La Fayette et Manuel. com-

apparents dans leur sein. que 1. sans émotion. à laquelle aucun frein. Aussi les voyaiton se gardait d'imposer on. qui la tenaient aux étreintes fratricides Échappée partis abreuvée de leur sang et s'est en et plus menaçante que jamais aux régulaOn avait calculé sur confiées des divers qu'abattue. et les mauvaises passions qui couvaient sur leur perversité l'on s'en reposait naturelle. même maçons sous Charles X. tolérer? On ne de Dieu sur l'avenir jugements cette lèpre invétérée. elle s'est plus vivace face de la Restauration avoués cent mille électeurs comptaient adeptes au conseil. Tl en siégeait sous le ministère et tandis que par la bouche du Villèle maréchal Maison ils pressaient ils négociaient et avec la maison d'Orange. pour en chasser Belgique un aux mêmes l'Angleterre pour imposer catholiques à toutes les combinairoi protestant. sous la garantie Les sociétés secrètes fussent-elles est-ce une raison suffisante les pour les peut pas devancer de l'Europe. quelquefois Révolution de fureur n'était retrouvée Les les uns et les autres. poussés s'égorger et lors même que la par un bras invisible a paru étouffée dans le dernier paroxysme elle enlacée. de Marchangy avec une persistance . de ses enfants.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sions teurs transitoires et indéterminées des proscriptions. sons de la secte. les protocoles mais grotesque l'entente sacrilège Cette comédie de Londres et le simulacre du siège anglais terminée non par moins le roi de quitter le sol avec les catholiques de plus sanglant cordiale du cabinet scella d'Anvers. lié par l'initiation de la France. et de Louis-Phi- d'un Cobourg. Le réquisitoire cette trame reprise indestructibles. lippe. tous les fils de de M. à ronge a retrouvé effrayante. mais.

ait donc le couQue l'autorité publique de la société vivante et réelle ceux rage de retrancher eux-mêmes si elle n'abolit qui s'en retranchent pas le l'initiation. il y a lieu de désespérer de la civilisation. ont cru les justifier en leur attribuant leurs illusions toute mystique. est en hostilité société connaît est dans contre générale ses lois elle faire en même traditionnelle est chose temps et d'une partie de cette autre qui méLe ûagt'ant délit impossible. elle -en arrêtera du moins enfantées Après les stériles résultats des sectaires obstinés dans par ces sociétés coupables.eurs humaine ne reproduide la régénération Marat. liberté et ces réformateurs à l'œuvre des tyrans. des révolutions un rêve de l'orgueil. c'est un mensonge pas seulement à transformer le monde. Tous ou des Sardanapales. voies le sens en comprimant son expanperverti les Mais cette sagesse impie qui aspire à redresser de Dieu n'est et à rectifier l'œuvre de la nature aurait la contagion. et l'unique moyen de défense dans îcs représailles. sans en revue austères ces néophytes de la que nous avons vus des sont devenus exception. vêtu d'un leur Carrier nudité ou d'un Néron. Toute société occulte. car le progrès de ln barbarie n'a plus de digues. c'est-à-dire et par par la terreur le glaive. que les types d'un dès qu'ils auront . on ne fera que l'encourager et la fortifier. au sein de la société légale. et le corrompt n'en est pas moins celui qui le trouble Qu'on passe coupable. manteau de pourpre. ces prophètes ront d'un jamais tous. Pour être impuissant hypocrite. dilapida?. mal. humanitaire dont l'ignoune doc~'ine rance sion. Tant qu'on ne la combatl'incurie tra pas à armes égales.)jES MJM8 DE LA MONARCIHE FRANÇAISE voir et la stupeur des gouvernements.

elles le sont plus erreur d'imaginer dangereuse qu'on puisse aussi vicieux on avec utilité d'un instrument longtemps. excepta la grande logo l'interdiction. Royaly mettre un York et quelques autres.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE On peut ce point. réformée. sans témérité d'autres défier l'avenir est l'Europe est c'est qu'elle relever de la multitude enseignements que destinée à en renouveler fatalement Quels à la confiance condamnée titres de fournir. mais elles en sont si elles sont fécondes encore C'est se servir ne saurait en déRances une en ressentiments. que libre. à ne plus se ces idoles de sa décadence. c'est qu'une réforment leur est aussi antipathique qu'une S'ils poussent l'aiment mieux la Pologne des générations futures? leur crée des complices. c'est qu'ils désespérée d'un peuple chrétien. pas la nationalité demandent à la réaction liaires qu'ils La misère et la ruine l'oppression. proposées voude la propagande des loges allemandes. du qu'il avait autorisée . les puisse S'ils légitimer. sur le passé et si l'expérience. celle des Trois-Globes. Ils non regrettent mais des auxipar de car provoquée sont les soutiens aussi l'écueil. à l'insurrection. ont donc On conçoit que la perversité mais non que la crédulité la Suisse. effrayées lurent de le roi de Prusse terme. Après de loge écossaise ni le pnrifier ni le dominer la la mort du duc de Brunswick. démocratie autorité sincère régulière. et en défections. leur puissance. Berlin n'avait transformée parce pas parut qu'cite les réformes repoussé ouvertement qu'il avait lui-même et lorsqu'en 1798 les puissances alliées. par son édit du 30 octobre. L'empereur Joseph It avait aussi essayé d'introduire à l'exemple dans la maçonnerie. celle de l'Amitié.

intéressés même à l'inévitable Toutes logique des les investigations à découvrir la vérité. que des récipiendaires d'une conduite irréprochable. toire ou quelque institution de bienfaisance ou de patrion'échappaient point à l'inévitable loge centrale qui en suivait les phases. triomphe à ces machinaprêtée lui ont fait espérer le qu'elles et romaine. telles que le Tuavaient eu pour objet la libération du terrigendbund'. Il s'y afiicourir à sos projets et prescrivit au grand-maître. 2. prussien résecrète dit système f/M y<Mo6!Hs en ~!<cAe. . le prince de lia lui-même de n'y admettre Dietrichstein. tisme. grec sur l'Église Dans son rapport nfBcie! sur l'ordre a)!emaud dont il était membre.95 sous les yeux d'une commission d'enquête. Napoléon. renversement fut fondée pour coopérer et pour cela que le cabinet l'autorisa. bon. verties ou intimidées s'étaient secret réservé la inoffensives entraînées.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE roi de Prusse. Celles qui. soumettre épreuves. en modifiait les tendances et écarts. dit que le Maunsdorn* y a pris tout ce qu'il y avait de Tugendbund La véde France tout ce qu'il y avait de mauvais. et les Jacobins de rité est que cette société au. influence en secondait finissait initiations delà les par les et des des cabinets toutes n'ont les plus les révélations abouti des adeptes les plus compétents l'existence de ces rapports démontrer La tions Russie occulter du elle aussi s'est parce schisme qu a insaisissables 2. ni ces précautions ni la tolérance du gouvernement n'ont pu comprimer l'essor de l'esprit prussien à toutes les sociétés perturbateur qui donna naissance et les plus occultes. perdes loges qui par la prédominance haute direction du système et le furent Mais qui lui réponde la faire con- de l'organisation. Histoire rapport digé en n. des règlements dissent de sa ndélité et lui et des affidés promissent de réforme dans l'Église.

compétente garantie Ce besoin de nuire. Au la conspiration des sectes ennemies de surplus. sité.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE le pontificat autocratique était la loi évangélique matie des souverainetés dénaturent de la chrétienté. qui ne l'avait autorisée qu'avec répugnance. tout au plus faisait-elle les meurtriers et les tyrans. originairement duisait pas en système. symbolisé fut dans tous les temps l'innrmité humaine tant que la nature souillures en elle devra n'aura subir du mal. Cette influence des bissait pas l'empereur sociétés secrètes de la politique gande. Elle a été dénoncée. La liberté l'autorité expliquerait russe et son les déviations récentes de propaexister où illogique esprit de conscience ne saurait est identifiée 'au souverain d'un dogmatique et la fraternité ne se conçoit État limité. C'est le privilége des civilisations dépravées de s'assimiler tous les éléments de nos jours. Celle du pape est jusqu'à ce jour la seule de l'unité. Voir /'('<!?: l'.i~pe~ publié OMJCc(/MM~!)<c«M. 0!< ~< DcMoe'Yt~'e et l't/Htt'o'sdu « la A'o/</e </e de perverde travestir 28 uoùt t8S9. parle chevalier i. et celui des sophistes cette dégradation en progrès. ne se traindividuelle. même en France. . chez Dentu en 183~. ces tendances fils Constantin son partageait que ne su Alexandre If. cette perversité. compatible avec comme cette si laïques en la subordonnant qui la restreignent à leurs intérêts s'était sous supréet la On a dit que Nicolas rels et politiques. par l'esprit des âmes déchues et de ses pas été puritiée Toutefois l'expiation. dès 1729. évangélique autorité d'une du Y spirituelle qu'à l'aide indépendante pouvoir civil. la famille et de la société est déj~ ancienne. et l'adepte d'une loge fondée tecteur tempofait le prode le règne son frère.

Au pour en préparer moment de la convocation une liste généraux. qu'une part plus active > secrètes de la loge suprême. outre. pour être restés plus n'en ont pris peut-être obscurs. XVI leurs batteries dressèrent qu'elles et résolurent la d'y faire triompher ou de se servir d'elle pour leur pro1 pre triomphe. des loges maçonniques et ce n'est que sous !c ampoulé règne contre faction de Louis la France d'Orléans. qu'en a mis depuis à démontrer l'affinité des illuminés l'abbé Barruel et ce n'est que vers 1758 que ces sectes des jacobins. La Fayette et d'Aiguillon. foyer en avaient et l'Angleterre l'explol'Allemagne préparé sion et favorisé les princes de leur est un indice progrès. aux opérations D'autres fût livrée aux Mais -longtemps ayant que la France et devîntle de cette propagande expériences principal de l'incendie embraser qui devait l'Europe. ait et. deux Les plus astérisques. il faut le reconnaître. conspection . a été conduit avec une profondeur et une activité qui tiennent du prodige.Mais le formulaire et le langage ont adopté la hiérarchie. Robespierre figurent noms s'y trouvent qui. il n'a rien été négligé le succès. bien que leur participation complicité les tendances de quelques loges. leur cirpu modifier N'en a pas beaucoup retardé l'irruption. Crillon et Montesquiou Necker et Saint-Fargeau. suffisant L'initiation de leur de plusieurs sinon connivence. y et d'Orléans. en engagés des États des députés annotation espérer d'un ou le concours. Ce complot. élus fut distribuée par la loge centrale avec affiliés dont on était fondé à des membres Quatre cents noms y sont marqués sont.LES RUJXRS DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec autant de conviction Folard. à côLé de Sieyès. signalés par une croix.

exploitait trésors toire eût et le crédit.DES FAUSSES IDÉES SCK LA HÉYOLUTtOX FRAKCAtSH L'espril mune. leur affiliation.aHon les espérances. devenue leur première L'auteur de cet écrit a conquête. Napoléon parvenu liaires de toutes les lo. lié au T"gcndhund par des engagements antérieurs. nées à ces deux de MM. aux un lit renfermé Les couronnes entre des rives ou plus les ducales dont on royales promises altesses enrôlées. de révolte la haine des ayant. et sous des invocations entente commune depuis donu 1. il ne s'appartenait des révolutions. d'aiticurs jamais nie actes. sur les diverses nuances des n'ont de leurs deUvrfs par Bonaparte. de MM. eu eutre les mains des documents trouvés dan~ les portefeuilles de ces deux personnages. lesquelles que et généraliser leur p'an. to~es maçonniques.u'e! des instruclions était à Paris. Au moment <!uc de Bassano. de la dévolution commencée et M. plus et désertait Telle est en effet pour tendance sissable Leur de toutes les sociétés les actes secrètes ont trahi dont les statuts ont été révélés diffusion diverses et dont parmi des nations a pu faire illusion sur leur de l'arrcst. donné la n'étaient mesure en qu'un payant leurre le dont concours la vicde ces augustes Philippe dupes du même prix qu'en a~so fortune avait faire recueilli des auxise tourdonc voir celle sai- d'Orléans. le levain toute l'Italie la preuve du concours ni décline la responssbititc .ges d'Italie. préside à leur légaux et. d'inoculer Ou y acquit dos ne faisaient toges allemandes. afnliés que. ner contre lui dès que sa haute Les princes sans surprise l'abandonna. de ScmonviHe il fut fait une enquête minutieuse dont la missiou secrète diplomates. torrent fondamentale Aussi qu'on fit-on avait qui de négligé à toutes pour arrêter contenir ou moins dans exhaussées. Aules rapports pleinement qui confirment reUesetMannsdorif Les deux prisonniers. les vit toutes durent leur cause l'unique lui-même. en usant de l'appui et desressources développer de la France. origine le coms'altie vains de pouvoirs principe démocratique et survit efforts sont la pensée les le variations.

et l'élément et religieuses. ment Qu'est-ce à l'assemblée ou vulgaires. car il les employa parlementaires. Il n'y a pas de védu plus bas étage. L'intelligence même qu'avec par la lutte. mesure au renversement c'est-à-dire sociale. aux ambitieux virile rité fondamentale et de raison. arène plus actif do le plus irrésistible. obtus communiquer. gravité un certain point la nature ni monarchique isolement mixte gouvernede fait ni sincercmcut . et la tribune gences.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRAK~AtSE et en réduire mulation. régénération toutes De ciétés thique. aux l'écoute dissements La lui c'est qui délibère. car ce qui se préoccupe du public qui de se faire entendre L'acteur ne vit que des applauinsulaire d'un oL fenêtres. publique ne s'adresse ne donc. donné plusieurs Mais dès que à l'impuissance ou à la dissiles comités directeurs leur ont et la la de docilement toutes y ont répondu le signal. quelque qu'on h cet assaut des en état de soutenir perpétuel suppose. dans de leur torpeur sont sorties concourir. lorsqu'elle ne peut les intelliqu'aux passeule- à ses conviée est ce dont l'orateur importe. jusqu'à ment qui n'est son britannique. tutions l'autorité Cette les institutions tous monarchiques les gouvernements celui d'Angleterre secrètes. qui ont assisté les soleur fut le plus sympades consti- joute théâtrale et les' questions matiques n'est qu'une lation. pour au grand jOeuvre de de leur organisation. du parterre. sions. démocratique sur les intérêts les plus probléplus graves do la légis' ouverte aux sophistes et aux factieux les plus obscurs et les à la propagation le le dissolvant c'est-à-dire aux avocats. séances? Évidemment parle pas mais à la multitude alors la question le moins. esprits faux.

l'affiliation auxquelles au surplus. que son propre Ce qui explique naturellement sol en fût infecté.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ont pu lui permettre la contagion d'exporter populaire. On a attribué pliers castre la réconciliation mais sous des les catholiques étaient en maleur influence neutraliser aristocraune loge toute à l'intervention factions d'York protestante des temet de Lanmoins Cromwell ils se montrèrent Cependant. jorité. pourloges connues y ont pris naissance quoi les premières ministère en a fait un instrument et commentle anglais de sa politique hir par elles. des Stuarts. r objet les rangés parmi et Charles II lui-même avec reprit en France une le prince Édouard importa Lorsque de Londres. à qu'en en Écosse par remonte en Angleterre cienne loge de France Lyon. prétendit à celui manifestement contraire dans qui a prévalu toute du continent la maçonnerie plus moyen de propagande qui. ils furent des défiances d'Elisabeth. et c'est l'ordre en i644. La première contre le continent. pacifiques et passèrent pour puritains. T. sans se laisser enva- mention de l'existence à 1470. des rose-croix pour tique que Bacon leur opposa et démocrate. et Monk partisans Mais quand ils fraternisèrent parmi leurs adeptes. devait n'était facile sans doute et une précaucéder à l'impulsion la ce qu'un tion politique des loges supérieures partie subordonnait. Dans les templiers. d'ailleurs. Ce qui prouve. combien 30 . n'aurait tandis été de la maçonnerie que la plus ancréée fondé 1535.I. elle se nouvelle colonie de la loge suprême cet esprit fondée sur le principe chrétien. sans craindre et de la tenir en entrepôt. les loges du continent de leur institution l'esprit le dessus.

sous le titre de l'Amitié et seulement auspices grand 1738. que en 1722.uà Dnnker- protestants de Danemark de ces loges séatiques. Cet adepte fut sur 1852. par le Grand-Orient. '. lorsque l'illuminisme parvint les dissidences à maîtriser toutes en dirigeant leurs préoccupations i. qu'il repoussait registres du de L'Age. mystérieuscs. le 7 mai comme le grade de rose-croix. traduit Doeh'iMM devant t!~ protesta de se réunir vers soct~M un seul but qu'il Henri eut l'art de faire MO'c~M. de Grande Loge de France. Elle eut pour premier prince maître lord Dervent en Water. de faire c< peut-être remarquer pas sans intérft fusion des loges françaises et des loges cette singulière où la maçonnerie se ravivait au moment dans anglaises. c'est nouvellement de Suède. à laquelle pour avoir signalé il s'était imprudemment laissé initier par ses amis. le Directoire. cette son transformation Une partie et con- nom. et en 1743 le comte de Clerlord d'Harnouester. du en 172S s'ouvrir celle de la Fraternité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lien loges était faible. l'auteur a la loge dite de la Trinité. les insinuations qui Les lui avaient été raites et des tendances avec horreur. chers Elle ne se fil connaître Loge celui elle se révéla des affiliés tinua à Paris que sous le nom de Grande Trente et un ans après. Il n'est toute l'Europe établissements et fondait et le centre en Allemagne ses plus de ses coH'espondances.i. pour ses indiscrétions de ce livre le fut lui-même sous « chapitre » ont d& conserver les traces de ce symbolique tn dérision et suivi d'une abdication formeHc par l'accusé procès. La première que les accréditées relations des premières furent avec les centres et des s'installa et villes ha. de Paris. et en 1772 seulement sous le titre contre sous de Grand-Orient. Ce schisme premier subsistait encore en 1789. tourné et de ses engagements de ses fonctions prétendus par des épreuves nullité radicale en raison même deleurs sous-entendus. en 17S6. sous les Édouard. mont'. elle prit anglaise.d'une . auquel succéda.

r ~le L. peut-être les signaux destinés à annoncer ou à hâter le triomphe des révolutions Wilhelmsbad renouveler statuts Les congrès maçonniques rassemblés à en 1780. est dans la maçonnerie!)' et la révolution Dans le banquet du i3 juin 1845.Dereuxetdu secrétaire Jules van et ses espérances C'est l'Angleterre.c<MiMe)'<e.) . Emile Grimaçonnique) zard nous préludant ~t~)! Scherpeozcci en y la disparition de toutes les royautés.ent du catholicisme. Créuueux ·~ rie est dans la révolution. Les des Justes et de celle de la Perla même ressort à Strasbourg de l'association 1. prononcé l'humble succursale. par l'étenet l'ascendant de des doctrines démoalors le et le à pas hors devint proclamer. !e socialisme « La Blaue et vers Mazzini.u nom de l'ordre allemand. mais on espère sera le quartier-généque lt Belgique ral de toutes les révolutions le monde. Le Grand-Orient. venait des assidu correspondant aboutissaient laquelle allemande. perdre de vue que de ce comité siégeant et protégé de France dont il par le profond mystère sont partis et partent encore tous s'enveloppe. Il ne faut central. On n'u. son grand-maitre due de sa juridiction cratiques principal qu'il foyer comme l'accomplissement de' par le rôle politique qui signalait à toutes les loges affiliées.. les planches (on nomme ainsi toute allocution du F. l'Allemagne. jour de la fête de l'ordre. confidences révolutionnaires de la grande loge tous les complots. Sue. l'Italie. avoue sesvues dans un manifeste adressé à toutes les loges affisur la France. On n'a pu faire sa révolution peut pour l'opprimer locale en 18~8. d'Anvers. prochaine . La loge la Perqui vont envahir sévérance. (NM<<M~ce< DfCMMc~M' /)'<:H<M!f. pu fait tout ce qu'on et pour l'exclure. la Prusse et même le droit au cette loge qui propage vers Louis et les livres de M. le docteur Eckert. La preuve des contradictions se passer cette est toujours que impulsion et des réactions de l'émancipation du 'concours du parti catholique mais on licite.pa. et à Paris en 1785. Le </e/cM</« C~)'<yo y est par la destruction dont la loge belge se reconnaît a.. viennent de se en 1847 et en Suisse en 1848.])KS FAUSSES IDÉES SUR LA REVOLUTION FRANÇAISE envisager à chacune d'elles ses plus ardents désirs. liées.età a repondu maçonneà qui M. qui a député travail.

) la /WMc-ma~OMHer!c. à la souplesse et de la maçonnerie. < des sectes nées et de la perver- sité de leur pouvoir La multiplicité l'ombre de la Réforme le nombre. mais machinations (Ni'~oM'e et L'unification destructives DocMMCH~ de tout . tant d'autres ou caractérisées plus restreintes par des celles qui-avaient sonores. tauration. et surtout et la subtilité tuent adeptes.LK8 RUINES DE LA MONARCHIE FRAK~AISE sévérance tÉmoignent de la persistance occulte'. des Familles. et l'homme. les les Louis Blanc et les Ledru-Rollin. suprématie dans le nouveau~monde jamais cessé n'ont-elles et de lui prêter leur spirations On ne doit donc attacher médiocre imporqu'une tance aux hommes et aux associations subalternes. on se servit. Weishaupt on Allemagne. appellationsplus pour misau renversement de la Resspéciale de concourir telles que les Amis de la vérité ou Aide-toi.K<t' la persistance'de ces d'autorité ou de conscience. La loge des Amis de la patrie. des Mutualistes. Guizot Philippe même et les Thiers. et les Dupin. des Droits de des Saisons. le livre qu'en a donné une liste encore incomplète de La Hode. des autres ou moins éphémères incontestable. celles des 'Amis du peuple. italienne principe révèle sion les Louisplus. par le docteur Eckert. n'ont été que les organes plus ou moins inje t'aiderai! d'une volonté occulte qui ne se communiquait telligents les Barthe qu'à demi. . disons dont et les Charles-Albert. Les Odilon Barrot et lesMérilhou. des Francs régénérés. telles d'y puiser filial concours. humanitaires qui s'y perpédes et le cosmopolitisme tudesque inspirée par toutes les du parties Aussi toutes comme leurs dans in° des doctrines l'exaltation la ténacité loges plus une continent celles fondées l'ancien lui conféraient~ur à ses disciples.

M. Il est à peur aux enfants ces deux publicistes. se croientcomme Rossi. orateurs et hommes . sans autre les termes en la vieillisSes Gaulois et ses Francs ne tiers état et de la féodalité. n'étaient que les jouets de la qu'elle leurs propres Ceux qui osent agir d'après inspirations.DES FAUSSES ~DÉES SUR LA RËVOLUTtON FRANÇAISE sans regret. dont elle avait enles philosophes même indifférence. DES ACCRÉMTËS On trouve encore quelques le génie devant Sieyès et regarprosternent dent le pamphlet qu'il publia en 1789 comme la révélad'une attendue et la tion soudaine vérité longtemps manifestation d'un fait inutilement cherché jusqu'alors. M. dont sur et le défaut sur n'est parole. en bourgeois. avait perdit le le mérite qu'une le fantôme. PAR LA RÉVOLUTtON § Il. comme Mazzini. Thiers. rien croire infaillibilité connu. censé les les Danton et doctrines. hommage. il n'y a par l'esprit pactes honteux dans le succès. de faire que du xvm" siècle. maternellement bercés avait les Robespierre dans ses bras? dont on exploita loge souveraine l'ambition. dans les saveu plus poignant que l'insulte consentis du mal. après les qui les brisait avec la N'a-t-elle pas sacrifié. et le triomphe de garantie pas même en est souvent la plus PRÉJUGÉS dure punition. s'extasie ne n'élevé pas aucun précisément doute sur de cette esprits de l'abbé crédules qui se Guizot précaution sant de quelques sont dont secret regretter il s'approprie que d'en rajeunir siècles. variante du vêtu de ce sage mése contente pas de lui rendre sa thèse redoutable. avoir prônés par calcul. et peut-être d'un dédaigneux abandon ou d'un déils donc à l'abri même? Non.

examinons. homme illustre. « Son à ceux qui lui reprochaient Mirabeau pas.LES RL'INKS DE LA MONARCHIE FRANÇAtSE pas été plus sobres d'admiration pour le fameux qui ne fut. Une les un apostasie. sa république encore en Sieyès a voulu vendre du Nord. mais sans lui laisser d'initiative des constitutions de l'Empire.)!re un grand m'amuse homme. qui le paya avec une trahison régicide. parce que je me sers de lui a avouer? certaines que ni vous ni moi ne pourrions propositions n 2. de cet exploits en livrant à s:' gloire ses litté- acquise Quant J A peine serons-nous sans préjugé bourgeois. Bonaparte l'employa a. aussi. et son vote les assassins mêmes qui cherchaient Subtil coopérateur de deux constitutions a fait. « Ne voyez-vous cette saiHie. une mort- pris de ce personnage Il n'a doctrines. x impertinente une calamité que la 1. n'aient tionnaire. lorsque superbe qu'une Qu'est-ce proposition silence est do quelques lecteurs compris en qui tout stigmate de roture oserons'dire que cette question n'est au fond ~M<? le tiers état? et un non-sens. puMique. en réalité. a La mort sans phrase 3. mais sa part du sang du juste. actif dans il a versé frissonner excuse2. l'élaboration la forme. Une son voilà complices raire.qucjc pour et pom' . nier. répondait à en f. germe à l'un des tyrans Sa négociation ayant échoué par le retour inopiné de il renoua le marché de Berlin avec ce derBonaparte. illuminé comme lui. pamphlétaire que le courtier des sociétés secrètes et la mouche du coche révolud'État. Un mot de Mirabeau n'aurait ironique pas dû être à la lettre par l'historien de la Révolution La vie est heaucoup moins obscure que ses de prendre un rôle pas eu le courage le drame dont il s'était fait le souffleur. nous à disparu. de l'argent voilà tous opulence habileté. nées.

que l'exclusion et les offices. ne feraient pas partie. sont des notabilités soit par l'industrie. ce complète doit s'arrêter. la ou les retrandes parasites C'est comme si l'on tenait surface sans les monuments relief. Mais. et d'aristocratie en dehors d'inégalité et des mercenaires à la journée. il s'ensuit pelle exclusivement ou diverge n'en fait pas partie. pour n'est pas à ces deux ordres car la magistrature et les distinctions les services. . avec cette surface plane que Sieyès apacquises Le tiers état lui-même est une-sorte de du relative. de l'esprit de parti pouvait seule supporter le tiers état Si tout ce qui compose la nation. dont et les villes les montagnes et les fleuves. il s'ensuit distingue qu'à mesure qu'il surgit éminents ou des corporations. prolétariat Silesclasses élevées qui possédaient etfonctionnaient avant 1789. le sens forcé de cette appellation exclusive s'élève et du clergé. territoriale pour une ne pouvant être de ce qui la classe. de la foule des hommes il faudra la France les bannir comme cher comme des superiluités.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAtSE foi robuste sans nausée. les professions libérales soit soit par par la scieneé. tion étaient si les sommités préexistantes à la nation. étrangères droit surgira-t-il d'autres par quelles sommités à la Révoluissues et des et de quel notabilités nouvelles qui ne soient pas des usurpations? au principe sera assez inconséquent Quel présompteux la direcpour croire qu'il peut s'arroger qu'il professe. être est ce qu'on apque tout ce qui et tel est en effet de la noblesse et logique. tri. incompatibles pelle la nation. de son obscurité tion des affaires ou sortir seulement sans abjurer réputée telle sa nationalité? Une nation faite qu'abstraction et l'honore.

inaction. ment sur la crédulité pour jeter à sa tête et lui donner de tels sophisdes flatteries aussi illogiques mes comme des axiomes. faut par'tête ne se souvint n'avait pas pour objet délibérations de de nationalité. dans les. le point auquel elles les inégalités S'il réprouve établies~ on sera celles qui tendent à s'étafondé à repousser doublement certaines et comme il y aura toujours blir supériorités il en résulte ou en expectative.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Si telle n'est pas le métaphysicien on peut le défier s'arrêteroïlt. priviléges ordre dans Sieyès que le tiers état était un troisième et qu'investi elle-même. singulièrement fourvoyé ou compter de l'intelligence. des offices d'administration et non la nation pour qualité C'est pource qui n'était pas en litige. avec la bourgeoiexclusivement. par sa fusion naturelle et des et de finances sie. il n'avait aucune la nation. pour En 1614. . abstrait un intérêt mais la défense ne comprit Necker pas plus que spéciaux. la rigueur Sieyès a tirées de déterminer des conséquences que de son argumentation. du tiers état Personne aux vérité. sur vote cette fausse que se et de la fusion des donnée que le concours Ce fut cependant du fonda la théorie trois ordres.déserts impudemde son public. s'être c'est-à-dire à la nullité pour à une éternelle il et à l'abrutissement. damner En toujours et que la pour objet de les réprimer. en évidence que la loi aura nation. le clergé ne députa ni le bailliage d'Amboise et celui de Châteanni pour la noblesse. et nombre de bonnes un certain avait il villes y quoi des trois de bailliages pas do députés qui ne nommaient magistratures aller défendre ordres. devra se conêtre dans son état normal. locales.

dans une visite 1. ordres il ne faisait que se créer une concurpremiers rence tiers importune'. D'autres ne mandat spécial. Ce fut un ternes qu'ils décoraient de la bourgeoisie contre la Restauration. transformé prenait part des revenus -le tiers. la plus grosse et touchait la plus grande toutes les opérations dirigeait A la guerre. Si certaine hiérarchie peu fréquentés à Rochefort. dont elle s'attribuait le droit au travail . gentilshommes pourvus pauvres d'emplois dix-sept de leurs titres de comte ou de vicomte. en effet. de l'Église. exclusivement collecteur. tous les obstacles s'aplapartie des salaires. de sorte que cet à tout et était en réalité tout ou participait risé des trois. dont les prérogatives tous les profits du pacte social.DES FAUTES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE neuf ni pour le tiers délivraient qu'un aux débats sur participation avait de plus certains impôts état ni pour le clergé. nous comptâmes. et pourvoyait administrateur et commis. tiers. nissaient devant et. le tiers. quement les gens du tiers état Savaient rien En résumé. nobles. les contrats des bailli. En passant subalde corps. dont l'assiette n'était autres Il y pas uni- du tiers état et qui affectaient de la compétence l'un des deux premiers ordres. envier au clergé ou à la noblesse. Le stériles leur laissaient en abbé ou en moine. le 'courage et le mérite. procureur rédigeait à l'exécution des lois. les ministres vent pris dans ses rangs. ou notaire. il n'avait et en abaissant jusqu'à lui les deux geant de position. Elle des nouveaux griefs avait ruinés n'admettait s'arrogeassent pas que les fils de ceux qu'elle le monopole. depuis et les maréchaux étaient souLouis XtV. Tous ordre faisait le plus favofonctionnant du pouvoir les rouages rien à gagner en chanpar lui ou pour lui. nominale et les senpurement de la diplomatie lui rendaient les en 1826. exclusif même de toute les matières.

d'un était-ce ordre élevé et les ambassades d'un difficile du pas. mais les obstacles pas à franchir leur d'avance plus d'éclat et de faveur à la négo- Les hommes ne consiste supériorité que et il n'appartient leur opposent ou l'expérience. des notabilités l'intrigue On conçoit devenait facile restait que encore d'additionner de tous les postes. il que. il y a confusion au profit de où prêtre et à l'exclusion réelles. plus incompatible que le despotisme car le gouvernement est impossible avec le concours et il y va des ambitieux sans garantie qui l'assiégent. déjà maître celui qui au tiers état de surprendre ne s'agissait au pouvoir. après plus toutes d'un individuelles. des des bourgeois autant que convenances.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE alliances accès. la plus vulgaire politique n'y appelait-elle pas de ceux dont l'illustration et la noble existence préférence donnaient ciation ? d'élite se font jour partout. Le jour donc où le vote par tête le don de la majorité numérique. ni lutte ni délibération à ceux-là seuls qui l'honorent poids spécifique lui fut concédé il ne pouvait y avoir . La* démocratie pénétration le plus aveugle. donne sa condu salut des nations à ce que le pouvoir fiance par leur considéraou la justifient tion personnelle par leur mérite éminent. Partout la foule. mésalliances donc une injustice dont les prétentions eussent à souffrir? JN'ave~t-il parvenu le plus fier et n'était-il du le sentiment gentilhomme. à se railler pas le premier vendant son écusson marquis pour ses dettes? Et quant aux emplois qui avaient payer la dignité au dehors du souvepour objet de soutenir rain. l'usage comme à sa du prince de les choisir. qu'à la prudence leur est de les apprécier. plus lorsqu'il des voix égal.

il finit par n'y avoir pas une voix pour à la tyrannie. peuple et de dégradation. assurance.DES FAUSSES IDÉES SUR LA R)ËYOLUT!ON FRANÇAISE sérieuse. en fuyant de leurs manoirs incendiés. cent la leur tl usa de sa force leurs comme les enfants exer- quelques-uns et Mirade ses députés. n'en marchait pas avec moins d'audace Si elle de ses que les discours lieu de tout ce qui jusqu'alors de sa confiance et de son respect. d'apostasier. révoltant toute furent la France contre et dans comprimés par la Terreur. toujours uniquement toutes ne partageaient pas son ivresse et leur attribuait les violences On' trouve dules été pour dont ils étaient des que victimes. et les émigrés. résistance. quelque éprouvait à ceux qui s'en prenait fascinée. créont encore assez naïvement gens les excès de la Révolution répéter ses même suscités par quelquefois en refusant adversaires. lui conseillèrent-ils modéet de ne pas anéantir le pouvoir deux Chambres rateur de la royauté en lui retirant le véto avec eu s étaient et le sophisme déjà maîtres démolissait aveuglée lui'tiendraient avec crut une ardente aussi la nation les avocats de la place. ses vengeances. abîme Jamais de servitude protester la vérité. de liberté ni de sécurité pour personne. avaient irrité le vainqueur et justifié Ceux dont la raison n'était pas égarée par ce spectacle provoqués. plus prévoyants que les autres. pas une oreille ouverte l'innocence. Mais la Révolution pidité. à briser jouets en vain l'Assemblée orateurs avait été l'objet La raison et la prévoyance furent bannies du territoire il n'y eut plus comme des augures et bientôt sinistres. que les prêtres. pas un bras pour protéger ne tomba dans un si profond . et de ra- la foule. en de se partager beau à leur tête.

prescience. des impressions fausn'est préjugés ses et des mais si la multitude regrettables. il n'en est pas ainsi des observaest facile à tromper et conséquemment teurs désintéressés. La d'épouvaute pleine des Œuvres d'Edmond Burke et de la Corpublication y avait encore tout jugée avec le plus de L'un désormais de M. PreM!~fe de ces la ruine de la France et l'an- » à se réaliser. des plus illustres publicistes de l'Angleterre. bon raient plus de deux cents fomentateurs municipaux. figuavocats ou praticiens. l'histoire. /e~'<* ~!t)' la Rct'o/K~MM /)'aH~MC. étrangers rare ont été des . qui en France au moment son gouvernement représentait même où la Révolution naissante son prestige. Deux impartiaux. Morris est un témoignage respondance et à la vérité de indélébile rendu à la raison publique tant insultées de nos jours. doués d'un génie élevé et d'une éminents. « Quand j'ai jeté les yeux. . dit le premier.appréciateurs plus vrais de sociale à laquelle cette époque de régénération l'Ignorance croit encore. anoblis nécessiteux. sont ceux qui l'ont sévérité et en ont prédit avec une justesse de coup d'œil les fureurs et les déceptions. et de l'indépendance l'un des fondateurs américaine. sur la liste aux Ëtats dans laquelle des députés généraux. durable de l'injustice une partie de la population. je prévis fut prompte Cette prévision t.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Il trop dans pas surprenant que le triomphe toujours et du mensonge ait laissé. par leurs habitudes plus bourgeois nombre que nobles par le sang. processifs des querelles qui désolent les petites villes. et beaucoup renforcés de quelques de moines et de curés mondains.

de je ne sais quelles offre une ruine morale qu'on C'est un magnifique édiiice esclave. dépense et de sang plus prophétiques d'argent Tout s'abime! La Fayette qui se fait ici est immense. . jouet exerce de ses le pou- L'Assemblée. ne voit rien. Personne des rois pratique. ne comprend rien Le roi ferait de ses périra victime ici ne paraît s'étonner soit traité comme le Nous n'avions pitié bonnes que au dernier intentions! il mendiant. voir sans douleur. à Washington. la frénésie grandes l'immoralité d'une nation Mon opinion militaire que le despotisme est le seul dénouement » sible de cette sanglante tragédie Nous pourrions multiplier les citations sans jamais 1. H des mais « II moral l'Europe écri- C~<?M~-f~ plus <~<C/'jE~'O~P' Non moins alarmé. le délégué vait. Tome t' 3. au docteur heureux fantaisies ne peut détruit. Lettre 6. ne prévoit rien. ~J/THMM 2. Morris. ses réflexions sombres et plus deviennent « La. au même. ~JeS'erson. du Recueil des M~'e.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE née 1790 me semble n'était pas écoulée que j'assiste qui ne menace pas seulement s'écriait que Burke à un bouleversement la France. Lettre 4. Lettre 5. théories voir avec pays. despote et do son inexpérience la violence » parvenu Eu 1791. le 31 juillet 1789. Lettre SKt' la ~Ct)0<!<<!OM. au colonel Uamitton. de nouveautés cités.f de M. ne fait rien. et l'imprudence d'un populace matique et avide pas des scélérate plus heureusement le plus débonnaire abominable des en tyrans~ cette Amérique systélégère constante est pos- des ambitieux. égaré à la suite États-Unis Jones « Ce mal- métaphysiques.

Du et son s'altère sa constitution devient envahisseur et turbulent. que nos ancêtres les ruines faites. Mais le s'y exercer longtemps vaient troubles des principe de sa nature. avoir ou à peut resserrer à blesser les déchirer Telle a réduits. gouvernements qu'à mesure est si vicieux populaires s'accroît que sa population se corrompt. ni do patriotisme n'a plus d'homogénéité convictions. L'émancipation de ces fertiles contrées s'effectua sans encore intérieurs. volumes qui nous ont d'un témoin dont et de la seule mépris des deux les précieuses n'est que l'indignation raison outragées. n'aura-t-il prospérité se disputer dans ses luttes ce peuple sans passé prochaines. ou relâcher les liens fédéraux. des John Adam et des Washington L'âge déjà loin est d'elle. obéis La moitié au moins refuse lation qui l'exploite. pousans se heurter. et les croyances du usages ses titres de nationalité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rencontrer révolution une seule république nuante de l'horreur ne tache conservé une qui affectait modèle des États-Unis. attéqu'il sent pour elle. Il que nous nous sommes sans pays. parce que son territoire à l'industrie inhabité ouvrait une plus vaste carrière Les rivalités privée qu'aux-ambitions politiques. et du page expression une sorte d'estime pour cette de sympathie avec la Pas une phrase. Il esprit tandis que les lois y sans considération. Révolution nous de voeux et de que la nation. . sont sans force et les magistrat3 moins. ne règne que sur la popuLe gouvernement possibles. est la condition à laquelle la divisée d'intérêts. les années de gloire et de pas à regretter ni à nous avaient léguées. impressions le cri de la conscience seraient Ses jugements peut-être aussi en Amérique peu appréciés aujourd'hui qu'en France.

du la plus éclairée et la plus honorée de n'y être comptée pour rien. pays. des de l'impuissance on aurait uniquement . jour. Elle forme la fraction la par son proteste plus considérable. et que les froissements et dépravent irritent jusqu'à ce que leurs déplacements. protectrice que la vieille de ses vassaux. amassent dans qu'ils caractère indélébile de la Révolution est profondément désormais dans ces dissidences. noblesse. n'a pu faire accepter à tous les partis. empreint qu'elle essaye creuse encore davantage chaque fois qu'elle de les assouplir. antérieure qui était et supérieure à l'assentiment unajamais prétendre quel parti pourra drapeau. ainsi. plus que l'ancienne à toutes les notabilités légalement deux peuples acquises. fertile en de la vie sociale. par exclusion. alternatives aient épuisé les trésors de haine représailles Le le silence de l'oppression.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sauce à l'autorité et le plus au nom de l'autre moitié. a régénérer forme pour preuve révolutions le monde. nime force de tous ou par qui se sont élevés par la et la ruse sont naturellement plus dénants de leur que ceux qui ont la conscience les autres? Ceux plus suspects droit. toujours s'accroît dont l'incompatibilité de jour en en hostilité. Si la légitimité qui elle le sien par tous les Français. ceux qu'a car ce drapeau. n'est elle-même le portent. L'aristocratie et plus obligée accessible Elle est aussi plus exigeante des parvenus exclusive féodalité. et se fait gloire se rallier au pouvoir s'en détache pour Quiconque le le mépris de ceux mêmes dont il adopte encourt cher quel qu'il soit. héréditaires. qui s'exerce et souvent cette moitié se tient à l'écart isolement. Quand bien même.

sacrilège avec Talleyrand. ser avec Robespierre. stupide avec Marat. d'une conviction réelle. niaise avec La Fayette. qu'elle à toutes ces aucun sens déterminé dont on cherchait à l'étourphilosophiques sans répude supposer. Rousimpie avec Voltaire. est incompatible dont elles négations pour fonder leur pouvoir. philanthrope seau. se durent qu'en qu'elles l'ordre~ 7 Toutes donc de 4 car l'autorité suppose avec les révolutions. . avec le diacre assez qu'elle se soit faite superstitieuse avec J.LES RUINES DE LA MONARCHIE FHÂKÇAISE le démenti il faudrait abdiquant et l'ordre 'les véritables qu'elles se donnent bien reconnaître leurs doctrines. nourrie encore que frivole. se nourrissent sont illusions d'elles-mêmes. qu'une jusqu'à~ un certain d'une civilisanation surprise au milieu des aberrations tion rafnnée jusqu'au dégoût de tout ce qui n'est que et plus vaniteuse de subtilités naturel et vrai. sans qu'on puisse l'accuser Elle a tout préférence pour aucun de ces déguisements. sanguinaire de vile avec Napoléon. leur toutes les âmes blasées suffit à expliquer prouvent et les vers les erreurs les plus grossières entraînement nouveautés qu'elle n'ait même attaché abstractions quilestirent ait été pénétrée Mais de leur torpeur habituelle. passive la justifie du moins de toute prédilecelle n'a En cédant aux impressions du moment. c'est ce qu'il est impossible C'est bien dier l'évidence pour tomber dans l'absurde. Pâris. prédisposition à toutes ses fantaisies . ait été dupe des premiers charlatans' Le besoin d'émotions qu'équi lui ont parlé de liberté. tout entendu s'engager pour le lendemain.-J.0n comprend. tout laissé faire. point. dir. jamais Mais cette applaudi. supporté. mobilité tion. à subir toutes les séductions n'est pas c6 qui l'honore et si cette et à céder le plus.

de i 791.31 . On ne peut sa propre le d8 Brumaire et servi. quand qu'une La cadavre. effet.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE elle sera. en France. 1. et comme miaire et au 18 fructidor. que pas admettre. choix avec ont avaient été usurpateurs. circonstance < si fière. dont la nation était Elle ne fut jamais n'a vu le jour que pour être violée. fut la son intrusion origine Mais. de ses torts et de ses travers. tous voté la mort. Les l'un d'eux 2. pour l'anéantit sans dérision. atténuante devant la le jury de l'histoire. il fut deux de légitimité. la détruiles Girondins et lettre morte. du moins en premier proscrit. sirent. directorial pouvoir sentit sanction de cette impure du régicide~. d'un souffle. ils ne frappèrent qu'un elle-même devant celle du 10 août disparut république du Comité de salut du 31 mai.L . à son collègue qui lui présentait répondait « Il y a juste dans ce volume de de la Constitution » canon directeurs T.irent à sans cesse d'une faction qu'en le transférant fois de tout le sang de et en l'arrosant l'autre. en 1792. Un exemplaire un bourrer comme cinq n'en des directeurs fut pas Tous. il prépara après donc de ses mains l'avoir soutenu le général qui. et le despotisme inquiet La Constitution réactionnaires sous les tendances qui public succomba La Convention n'a gardé le au 9 Thermidor. secours des baïonnettes pour renverser stitution 2. ait jamais pris racine le régime républicain constitution car jamais aucune républicaine n'y a été tous les gouvernements sincèrement que la essayée ont été exclusifs. régicides un quoi beaucoup d'autres lui. chaque se resLe gouvernement la faction vaincue. about. intolérants Révolution y a introduits et persécuteurs. infidèle même à cette sorte au 13 il eut vendédu conbesoin fois usurpateur.

lui venait de salut qui encore temps a entendu demander » C'est directeur notre des Fievée. de l'instruction . n'attendait elle de réaction. avait résolu de se défaire d'étranges trop de ses révé- plus indomptables lations sur les pour Il'existe complices. d'obéissance que les geôles garantie celui'des a dépassé Leur despotisme sultans les plus avec eux. autant que et. part. lendemain. bureaux du à un Comité émissaire pas avaient cette jeté Robespierre vrir les prisons auteur publique. Un dans Je les Le fond de la difficulté. d'appeler ce parti? la nation le joug été plus Robespierre à lui le parti des elle-même. « H n'est de plusieurs ouvrages temps mort estimés. égorgem's 1. de front pas osé attaquer du même coup qui avait frappé Danton 2. du club des Jacobins et de la Commune et Barère. II demain quées vint enfin un moment il n'y eut plus et où toutes les factions n'y avait de chances eut où de lendémasde salut pour personne. que. tribunaux 2. et ce qu'il y eut de plus incompatible ° ce fut "la liberté. homme de foi. d'autre de sortir Collot-d'Herbois. absolus. qu'un le premier et qui opprimés. de cet homme projets qui n'a ses ennemis succombé son ambttion. signal et plus prompte par la complète car c'est lui que par toute autre.LES RUIXES DE LA MONARCHIE FHANÇAJSE précaires incertains et du défiants. était que et les abattre incomplet pour n'avoir tous assistés d'une de Paris. Entre Saint-Just et Couthon. Robespierre. que la pensée était qu'il comprirent dans l'extermination. BilIaud-Varennes et part. escortés des de septembre. de la Terreur la avec le moins de danger et le plus de profit possible. réponse d'oul'ordre ami Petitot. Cette et pour secouer réaction eût voie qui. ne tyrans connaissait les les plus d'autre et les supplices. les de sang continuaient. Entre temps. dit » les vicissitudes public. de ce'dictateur pour la préparer.

suivre leur pur sang de la population. eût certainement hésité prononcer. attendaient chacun de ses membres. emporté. Cette assemLyon. de restreindre les droits elle ne leur permit de procéder de ses commettants à elle espérait son renouvellement que par tiers ainsi maintenir la suite provisoirement les dominer sa majorité. les Merlin et tous les autres les Fouché.lot. du régicide et des massacres de suppôts de la Terreur. etpouvoir~dans et se perpétuer élections indé- . comme eux. Elle entreprit son arrêt. de Nantes blée fut plus effrayée d'une dissolution qui allait la faire rentrer dans lès rangs des simples où l'horcitoyens. proroger limité qui lui avait été conféré par l'élection Elle résolut. fait tous leurs Terreur efforts et continuer du 9 Thermidor ont vainqueurs le règne de la pour maintenir d'alimenter les échafaùds du plus Robespierre révolutionnaires délivré eût-il laissé. ` comme eux.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE France. à se si on l'avait Les consultée. par le torrent de l'opinion. et des prisons de Paris. sein. prononçait au mépris du mandat ses pouvoirs. reur et le mépris que d'une qui déjà révolte à main armée contre la nation entière donc de spécial et de 1792. sauvée de l'implacable vénen les de son expulsant les Dubois de Crancé. les exécutions cours. dans cette vue. il survécut de Barère et de Billaud. défection de la faction l'avait vaincue en effet. il aurait du moins le pays de la plus de l'opprimer grande partie de ceux qui ont continué comme et s'il avait osé résister. les Thuriot. elle y conserva les Tallien. de la Convention n'avait L'esprit tyrannique pas été dont geance modifié la même par son triomphe au triumvirat de Col. eux. à la réaction que rendue avait il eût été cet événement irrésistible.

mentanément les colléges Celle-ci l'indignation électoraux. qu'elle de Saint-Roch. On ne perdit pas un moment le poupour installer 1. elle laquelle succombé. mal au premier publique se confiant dans moà comprimer et osa convoquer l'oubli naturel dans des violations aux masses et. et la vraie rébellion resta choc. les condamnés. et mal Cette insurfut discombinée conduite. pritenrontément l'opinion de canons et appela son enceinte et de bandits phalanges d'égorgeurs dans les émeutes des faubourgs cette de septembre. 2. Parmi dont le crime entraînante. cueillit prendre Mais ses le cri d'indignation universelle décrets des 5 et 13 fructidor lui de ses illusions d'une elle s'irrita et. quelques autres notabilités. à son secours qui avaient iiguré et dans les boucheries garde sur les marches soutenue de légion suspecte. nouvelles de la constitution jurée. porta sou nationale mitrailla parisienne.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE finiment. était d'avoir les noms du jeune Lafond. On fit en secret le dépouilleavait sauvé il fut constaté du scrutin par procès-verbal la voix de la France avait sanctionné les décrets ment l'Assemblée~. délégué par sa section pour assister au dépouillement du . distingue dans sa section une éloquence développe le piquant rédacteur de la Quotidienne. et de on de Michaud. par désespoir eût infailliblement lutte qui acfit comde son dans brava hérissa les le néant impuissance. On sait que soldats quelques défi sans rection persée maîtresse à la pitié l'offensive. commandés par Bonaparte. Fiévée. parvint ainsi que de légale. de bataille elle profita du champ de sa en accusation les chefs de section victoire pour mettre et proclamer les plus énergiques que la Convention la patrie~. au besoin. légale elle publique.

se révéla. et l'autre de deux cent cinChambre à tempérer la chaleur des quante destiné des anciens. Cette public n'a pas démenti. Des trois autres. affirme que. qu'elle même Née d'une que faisant de continuer de la France à l'autre contre le la politique de deux nations. elle.DES FAUSSES IDÉES SUR LA REVOLUTION FRAKCAISE la royauté constituvoir exécutif chargé de représenter de i79d. une ennevœu thropie. de la théophilanque par le ridicule a de queldébile. un cachet de médiosa connivence même avec Son règne d'une année n'a obscurité. la figurant des communes.commença ce long cette violation dea votes. en dont l'une était dénoncée mie. de son pas tiré Letourneur le plus connu n'est célèbre comme conspiration et contre prétendait représenter avait jurées. populaire les lois qu'ellerègne de contre scrutin. sortie du cerveau pentarchie le problème de la que écolier qui crut avoir résolu des pouvoirs en faisant trois parts d'une pondération assemblée des mêmes ne sut rien éléments. et de toute vertu que son fait notabilité ses actes la guerre ont politiques que de salut crité et de pusillanimité les crimes du Comité remarquer'. composée trouver de plus habile la Convention. illustration mérite et l'esprit nason par début. de ses mœurs le plus habile. au assiduité mais tous de tout Carnot comité de cet avénement. et la Convention se partagea en tionnelle l'un de cinq cents membres deux conseils.. immense. malgré la Convention était encore la majorité . que par le cynisme que à beaucoup commune de parvenus et par une avidité le plus probe. le nom de Conseil Aucune ne signala parlementaire turel de la démocratie son aversion indépendante. dès éminent la seule eût fut sous débats.

mais contre-révolutionnaire. l'appareil trouva plus forme à Féchafaud lM pas livrer du pays. du Comité de salut public. de les faire enlever par ou sûr et plus expéditif sans de procès et de les embarquer pour les On n'allégua. les députés qui ne pas avec elle. de quelques centaines au vœn leur mesquine personnalité Chambres. d'effroi que le second renouvellement allait leur donner la majorité. de l'accusation. assistés avencinq misérables de complices. tantôt contre son ancien tantôt contre Babeuf. elle ne trouva et. elle s'alimenta comme lui de délations complice votaient et de coups d'État. Si. les élections aux royalistes le trSne. marais infects de la Guyane. quel droit et arriver enfin à ré- opposeraient-ils . plus n'osant Cependant. notables représentants savante an IH que celui à l'atd'ajouter du 18 fructidor d'accroître danger sur les places publiques d'un jugement. amener successivement devaient en effet. pour justid'autre les proscrits fier cette énormité. pour prévenir pas de combinaison plus tentat du i3 vendémiaire an V. ce malheur. justifier des proscriptions et des confiscations. grief contre que leur tendance Cette tendance Directoire. de tablir des turiers. suffisait non pour sans doute autoriser pour alarmer sa tyrannie. le ni le renouvellement de celles la loi des otages.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE désordre et de corruption qui devait finir par le mépris et la confusion de l'administration Pâle copie' publique. des suspects. élections à là Cham- avec raison Craignant que les premières et libres de la France sincères n'amenassent bre des censeurs elle prévit avec encore plus sévères. par le double l'horreur du sang encore fumant et de mettre le néant en lumière.

il a laissé son pouvoir. à la Républiet ses suppôts. la Révolution que ? Ce qui inquiétait évanoui de l'ancien à ce n'était pas le fantôme régime mais bien le dégoût et le mépris inspijamais détruit. des un système Constitutions de dû éclairer conçues ont de ce qu'elles pas.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la majorité du pays? Obéissance et respect présumé nationale n'étaient-ils pas dus à la souveraineté par tenir d'elle leur pouvoir? ceux qui prétendaient Qu'est-ce elle-même n'est qu'une donc. de Elle se compose chaque individu. on ne vote mœurs de temps. comme pas une constitution. qui opprimaient et le besoin universellement des affaires le désir compris aux publiques la jussuc- la direction honnêtes gens. Lorsque dans la nécessité de au dogmatiste Sieyès mais son ingénieuse de formuler et élargi le les théories a déconcerté toute l'Empire son génie. respecter sans et ces avortements laborieusement pudeur de constitutions les utopistes sur factice et d'impossible. les seuls qui aiment la liberté des citoyens. enfermer on aurait voulu cadre dans lequel ni avec le passé ni avec l'avenir Il n'entendait rompre . de ses habitudes. si cette imputation supposition comme calomnieuse. volonté d'un peuple que son tempérament. même donné à l'égard des gages de ceux qui. les vieilles et des codes c'est qu'en dépit des chartes et leur survivent. il a et des conditions dans lesquelles ses croyances vécu Elle est aussi de la grandi. à son avènement. réagissent s'est Napoléon constituer le soin invention et les minent en peu vu. avaient Carnot. indépendante et la preuve. On n'invente Chaque peuple a la sienne. rés par de l'en mains les hommes délivrer enfin de mettre des tice et sachent Ces violations cessifs auraient de tant la France.

Mais. dont la plénipotentiaires avait besoin d'un des contributions cet attentat d'un l'inpopularité au congrès de prétexte pour et nouvelles. d'autre et souvenir ses décrets que dilapidations pusillanime impuissance. mépriser. que la Convention en la faisant haïr. avant sa chute. pour prince et la intrigue auquel 4. seul l'un des trois plénipotentiaires. plus sympathique Mais il fallait. il assassiner quiétait. Il a été plus fatal à la inquisiteur en la faisant République. et non moins cupide. s'occupaient un autre à la fois de la qui les préservât et de l'ancien et Sieyès. été impossible Il n'est resté du Directoire exécutif.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur les lois démocratiques appuyer qui lui du trône un despotisme avaient aplani l'accès qui eut sous les anciennes lois de la monarchie. dans une. Rastadt. échappa . régime envoyé en à Berlin. obtenir qu'en le général et ses propres parce qu'il des levées et attribuant Hoche. au droit des mani- à l'Autriche la matière de tous gens il y trouverait feste 1. de négocier avec le y fut chargé candidat car un des sociétés étranger qu'un secrètes était prince à la Révolution nouer cette plus longtemps les hommes compromis des moyens de lui en duc de Brunswick. si profonde abjection qu'on sans trop d'invraisemblance. en appelant l'armée à son aide. révolutionnaires. d'avoir fait put l'accuser. Dans l'impossibilité ce gouvernement par la Révolution substituer République ambassade belliqueux maintenir avili. ancien à la couronne de France beaucoup français. qui a duré aussi sut-il cinq ans. Jean Debry. son ses Plus il fut aussi que le Comité de salut public. Aussi abdiqua tomba-t-il. On n'a jamais eu que des détails incomplets sur cet attentat. et lui livra la France.

que il est vraisemblable miraculeux l'on Mais il fut tué à la déconcertés ne savaient que Napoléon de la France positions tion. venait de toucher Quelque d'Egypte. presque Saint-Jean d'Acre. L'état de son armée son retour suppose qu'il fut averti des diset de l'urgence de son appariréclamait sa impérieusement il venait d'être vaincu à en déserennemies sur les bords du Nil. grande grande inspirait plus d'inquiétude que de sympaBonaparte était l'ennemi de la RévoluPichegru prononcé un républicain tion. comme partout de la terre courut au-devant plus oublieux en vendémiaire et insulté l'avait foudroyé fut salué il applaudit à son char Le peuple le de celui qui en fructidor. gendre auquel thie commandement bataille de l'armée d'Italie. il se présenta un libérateur. de triomphe par une troisième Il suffit que asservissement. On jeta les yeux sur le général put s'ouvrir de Sémonville. et les conjurés lorsqu'on apprit plus à qui se vouer aux côtes de France. Toutefois. déchéance. de sujet. présence et c'est en fugitif. au conquérant lui-même qui venait l'atteler et consacra. on conféra le Joubert. le prestige d'une faire agréer et l'appui victoire d'une renommée.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sans trop de répugnance. à travers s'achemina les flottes teur. qui sillonnaient fort de l'irrésolution de tous les partis. de Novi. le gouvernement et du du dédain général qu'inspirait avec assurance et prestige de son nom. et Moreau trop naïf pour que l'on à lui. l'ère de son glorieux le 18 Brumaire le délivrât de la Révolution pour qu'il célébrât propre regret. qu'il la Méditerranée. avec enthousiasme cet anniversaire de sa sans et le peuple souverain rentra. dans sa dignité plus naturelle . date.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Cependant faite au nom tude ne cette dixième de la liberté péripétie. plus par La Restauration défaites. pour royaume de Louis XIV. et de forfanteries révolutionnaires était le partage qu'elle cher la conquête. futdélibérait mûrement à huis clos sous l'Empire en forum. la nationalité et le territoire délivré. dernière-. ses flatteries en lui le silence introduits témérairement si leur école incorrigible ne s'éclaire pas de ses n'est humiliée qu'elle l'expérience ne ferma signalant de la tribune. attira l'origine dans les murs de Paris. Mais sophistes. . fut conservée intacte à la Révolution de tous semles propar les solennel la solution définitive blèmes sociaux. eux. Ce démenti blait devoir être pour la revendiquer. mais qui s'étaient ligués et c'est le héros jusqu'alors invincible pour l'accabler que la patrie le premier. se vit envahie comme par en 1789. l'étranger C'en Révolution avait pris depuis victorieux fait du n'avait guide et pour maître qui de la monarchie. encore et ses Par pour pas plus d'énergie n'avait eu de force pour Mais cette grande ombre répudié le peuple ingrat qui avait descendants intervinrent menacée donné son héritage. du sang et des richesses de la France et haletante à la merci Vingt ans de gloire à l'occupation aboutirent du pays par les ennemis qu'il avait tous vaincus un à un. pas assez l'oreille à comme un crime de elle l'usurpation qu'il serait qui elle métamorphosée les avocats et'que lui persuada A peine l'Assemblée politique de la rouvrir. d'une révolution et ne donnant que la servique fit la livra devait Napoléon désarmée et l'abus pas être la. la presse qu'elle retentit. et la en prévenir en empêprotégeait de l'Europe ulcérée.

Les ministres et les clubs avaient fini par y disposer do toutes les voix. dignes de succéder à cette Il manquait heureusement seconde reprérévolutionnaire ce qui fait le sentation de la tragédie et le crédit. chain avénement de leur de perturbation symptômes l'observateur le moins festent. d'une nouvelle révolution. mais encouragements et tout aussi d'Orléans premier plus riche le grand- 1. Il suffit à Burke de aux mêmes des brouillons aux députés de la monarchie la chute États Où les mêmes se manis'attend lire la liste dire la ruine de conclure torale l'on généraux pour préil était tout aussi logique de la loi élecque choix de la Restauration de l'urne factieuse qui fit surgir l'opposition vit grandir sous le ministère Decazes. . inconnus des sociétés de praticiens secrètes. Les scandaleux furent ceux les plus les plus aux populations et l'on vit se renouveler tions et les se plut à imposer qu'on fidèles et les plus chrétiennes en 1817 et en 1818 les corrup- prétendue d'agents de pédagogues de 1792. où la représentation mensonges de la? France se composait d'étrangers. c'est-à-dire la nerf de la guerre. obscurs. et de quelques flibustiers et aux hommes de proie de 1793. emprunts. Les cotitribtiables à 300 fr. attendant. duc en bien avait abuser allégé de les les l'invasion. rendaient facile l'intrusion des faux électeurs et des faux éligiblcs. et l'on second que le On pouvait le succès avait. La Vendée nommait l'avocat Manuel.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE faconde. dont la patrie n'était comme d'aucun de ses électeurs. l'argent ressource la facilité charges des des de confiscations.. d'un factieux dont. La digue élevée intempérante par contre les brigues renélectorales fut bientôt Napoléon et la loi du 25 septembre 1816 signala le proversée. soupçonneux résultats.

et. problémala main sur la propriété. généencore de On a pu abuser pour jamais. en servant d'hypothèque fictive au papier-monnaie sont devenues une mine inépuisable. et à servir d'hypothèque de leur crédit. domaines envieux seigneuriaux du bien d. à voir s'annihiler toutes ces valeurs factices s'exposait était dont vivent Il les banquiers.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE livre la libéralité du prince surchargé. sans bourse bilisant.autrui prêteurs. En les mo- on décuplait leur valeur on put. notoire. non de leur or. et le gage merveilleux peut bien imposer mais il n'a pas la vertu des assignats a une fois des resrégulière. L'anathème biens et favorisé que les porté de main-morte une par les économistes a beaucoup contribué qui n'embrassait des couvents contre les à l'illusion d'abord spéculation domaines provenant qui n'était pas une limite inappréciable. n'y avait: plus les agioteurs et les révolude biens du clergé ni de à jeter comme amorce aux. pourvoir pendant trois ans à tous les services et exagérer toutes les dépenses. disparu sources ralement publique. au moins dans l'administration mais elles actuelle. pouvait ce prestige la dans la mobilité corruption et la confusion de Les confiscations ont été improductives pour le fisc. aliénation fut prompte la confiance avec le gage. de i789. délier et sans recourir à l'impôt. Mais sinon au gouvernement prêter la confiance s'est évanoui. Toutefois leur aurait disparu le! d'en élargir . aux tions. mais Un capital fondé sur des ruines une fois à la crédulité de se reproduire. si lôn ne s'était pressé ce abolis. en mettant on tique. morales administration qu'une sobre et probe sous la royauté.

Les assignats finirent multipliait donc un chiffre fabuleux et plus la défiance par atteindre Mais biengénérale les dépréciait.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE hases par l'expropriation des familles d'émigrés ments de bienfaisance sur ces culation. alors les choses usuelles alors les réquisitions de prix. sur la place de ne permit pas de réflexions sur l'abus faire de ces émissions sans garantie. et nouveaux quelques Barère put dire sans métaphore. auxquelles cours forcé. à la tribune de la Convention. du clergé séculier. à la subsistance pourvurent et la loi tiques. tôt tout et celle alors seulede première nécessité ment on eut le courage de les refuser. centuplèrent des armées et des villes. ils la prennent pour Si Montesquieu avait eu le despotisme trouvé de terme de la République française. On mit en cir- indéd'une appréciation séquestres des valeurs nominales on donna terminée. des établissesuccessive et des communes. et qu'on pouvait sur l'avilissement inévitable d'un signe monétaire qu'on sans discrétion. de comparaison que dans ces . et de condamnés. dienne tint lieu de numéraire et la perception commode facile. plus on en fabriqua. Voilà Convention de l'énergie! une habile à caractériser il n'aurait du ce maximun vida les magasins et les boude la équilibre des objets fut rompu entre cette valeur fictive qui fait l'admiration Cette dilapidation légalité administration cette des historiens ils l'appellent sauvage. du vol. on procédé paraissant crut le perfectionner encore en ajoutant matin chaque noms à la liste des proscrits. sous peine de mort. Leur émission quotiLe et de contributions. la Révolution La Terreur « que l'on battait monnaie ».

il n'y a pas là plus d'effort de genio que impôt de généreuse et la hache inspiration. la La Révolution vivifiante providence ne fut pas. généentière vers l'élan non à l'intelappartint. donna ligence. Le secret n'est pas dans une combinaison de sa puissance habile la dépouille du riche et entretenir. l'audace effrénée. plus qu'une question de temps. histoire. rien non plus d'héroïque dissous. ni rien le gouvernement l'autorité lui-même. pouvait avancer la République. Dès que le pays se résiépuiser ce n'était gnait à subir cette honte. du gouvernement et donne pour cela la science simplifie beaucoup la mesure de sa durée de richesses à par la quantité et de têtes à trancher. effet. alléchée enivrée par l'appât toujours par l'odeur du sang. Telle démocratie. son bilan. quoique génération ce fut le calcul d'une perversité une perfection idéale et l'œuvre d'une secte ennemie des lois. mais à la force de prodi– et il s'aban- qui font d'une aveugle. Son réfléchie succès gieux. après eux que de la l'affir- des cendres. du bourreau La pour confiscation argument. 1 trouvait n'a car. il ne se de . mains de l'ignoble qu'aux parti qui avait pour lui la brutalité du nombre. comme son les professeurs reux. et cette force ne se matérielle. une horde de sicaires toujours du pillage. jeter au pauvre sous lé nom de peuple. entrainent incendies en qui sur leur qui ces vastes n'épargnent pas un ou dans ces inondations le 'sol avec les qui ne laissent hrin tor- ou maisons. journalière C'est ce qui arriva des finances en fut réduite à établir Lorsqu'elle que le plus ou moins de consommation on retarder. ment est.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nuées d'herbe rentielles dans de sauterelles passage.

leurs persépriétaires étalèrent avec effronterie leur opulence mal cuteurs environnée des siens. Do ce que de son auréole illogiquement figure a protégé et couvert la gloire militaire on a très les crimes de la Dévolution. La Révolution. de mains et les miracles renouvelés en faveur les du de tous enchéri sans argent aux encans les fripons qui avaient On les admit à se libérer avec des des biens nationaux. jours l'adésavouée de la Révolution a Cet aspect nouveau conquérante rester dans l'ordre et dans besoin d'être étudié confondre la nature afin que l'on ne puisse séparément. se voyaient en loi en finit avec déguisée queroute ceux des émigrés digne couronnement tion fondée sur le vol et l'assassinat. se crut acquise.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE trouva plus ni revenus ni avaient fortunes changé système de Law s'étaient mais toutes contribuables. La étaient solidaires. conclu qu'ils d'un membre du Comité de salut fantastique . Aussi la Repu-' levier aurait manqué fait que languir a essayé de lorsqu'elle blique n'a-t-elle la légalité et la puissance même à l'abri de laquelle elle a pu se survivre quelques et répudiée avec mépris. et une banalors assez forte pour régler ses comptes. et quand tous les légitimes proréduits à la misère. de point d'appui. Mais continuer pour il aurait fallu ses et créanciers d'une révolu- ce régime nécessaire à son et le existence réagir sur ses complices. § III. de deux faits aussi distincts avec leur simultanéité. chiffons démonétisés. DE LA PART AUX SUCCÈS PRÉTENDUE DES ARMÉES PAR LA RÉVOLUTION FRANÇAISES.

C'est repousser la vieille surprise une occuper ou profiter d'un avan- et le génie organisateur expérience tirer parti de Dumouriez de ces éléments qui surent et créer cette armée destinée à sauver de hérérogènes ses extravagances la république des avocats. et ce sont encore par lui et de sa létharpar son exemple inspirés qui la tirèrent gie. stratégiques à égarer sur ce point l'imagination populaire. toutes les de quatorze a beaucoup armées. d'un Le commandement capitaine éprouvé et le ministère de la guerre nommait cieux. tage. Cette invention. avec une armée disloquée. Après lui. nécessairement dre les ordre improvisés. l'Olympe la marche de chaque et la pensée de chaque régiment est beaucoup sa pergénéral. du fond de. surveillant du haut de. de Y Iliade. dont tous les régiments se trouvaient de soldats-bourgeois. son bureau. d'un comité une de l'attaque et il eût été insensé pour de Paris position. Cette fiction serait en effet merveilleuse si elle n'était et le 'travestissement de l'ingénieur Carnot burlesque. trop gigantesque pour sonne'et trop large pour sa taille. plus fausse que théâtrale. Tous les mouvements ceux de la défense ou inconnus. mois de suite inerte et sans direcplusieurs les 'officiers formés tion. prend une teinte de ridicule assez prononcée si l'on réfléchit que la première guerre de la Révolution fut imprévue. aussi sans officiers et peu aguerris de l'ennemi que étant étaient d'attenencore en divinité recrutés mal disciplinés. la plupart de ces chefs aventureux connaître tour à tour des mains passait dans celles d'un soldat audasans les qu'uneelle resta .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE public opérations contribué dirigeant. brusquée et commencée sans aucun plan préconçu.

et quelau plus a-t-il pu qui lui des champs et les approuver après des quàrtiersarrivaient de bataille fécondait sont celles de la République armées Les premières contribué qu'on peut le moins accuser d'avoir révolutionnaires. 1. malgré les commenter remportées lui. les mille projets où le soleil généraux. sans lui. de Klébeiyde Pichegru de cette confuse de tyrans rations agglomération la Conignorants obscurs et de légistes qui composait crédulité vention. L'enthousiasme venait qu'on génération ses témérités" liberté suffit à expliquer aurait Son impatience énergiquement du général la prudence qui eût attendu d'un comité siégeant et présomptueux d'enivrer des vapeurs et ses protesté exalté de la dé la succès. contre gouvernement. bénin et vaniteux ont été pas mais La à des au hommes tels vieux Luckner pour agir l'avis lieues de distance. mières quefois recueillir. robuste pour à plus de cent et pour la instructions S'il donna implicites quelques n'eût pas été assez téméraire forme.r ceau. tant do'cerveaux. de l'élite des mais d'-un patriotisme porta à s'enrôler populations ou moins plus 32 volontairement. T. non et Pichegru. il est donc faux que l'impulpas possible. Carnot lui-même pour que même imposer Dumouriez ou au victoires peut-être ses idées. Tout Nos preFayette. que le premier aveugle.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE action choix d'éclat du désignait à la confiance Il faudrait attribuer les du soldat être doué et au d'une de Marexploits et de Moreau aux inspi. pour coup. . aux actes Formées élan réel. à l'esprit essentiellement de la sion donnée belliqueux soit l'oeuvre d'aucune assemblée de nation française Il n'est rhéteurs.

armée novice brillante grand capitaine. Toute modéré patriote cette jeuimbue de ses études interromencore classiques nesse. ses officiers et il la discipline leva trois. pour elles et du vrai citoyen.rapide ses hauts faits. de la moleçons. MONARCHIE FRANÇAISE les rêves d'amé~-<¡ alors toutes t et de progrès lioration que partageaient se prirent les familles. avait et ceux égarés la main et devinrent s'initiaient ancien les lui qu'elle frères aux serviteur avait froissés Les d'armes. . Cette premières débuta par prenait se façonnait fier de le'soldat. et toutes Convention étaient couvertes avant que cherchât de l'on bataillons que la frontières de volontaires1 temps que l'on délations Révolution à des levées songeât dans les camps un asile contre les Là ceux que le vertige de la. qui agirent les états-majors d'excellents nirent officiers. précipitaient ti cri de guerre fut poussé Le. et la captivité. premier. leur avait donné formée par militaires. 1. puis finirent par être amalen demi-brigades avec les débris des anciens gamés régiments. Chaque département quatre et jusqu'à sept de ces bad'abord sous les ordres directs des généraux et fourtaillons. eût été convoquée. en se familiarisant débutait avec dans la carrière si chers et la des combats de gloire les noms courage avant les foi naïve dans son et de patrie qui exaltaient au-devant du péril.LES RUINES DE LA. conquête insensiblement confiance dans comme par surprise à et une. et cela est si vrai qu'elles tout sincère confiance dans le général d'une d'abord La elles n'avaient qu'une de sa disgrâce il resta s'indignèrent le type du royaliste du constitutionnel. se serrèrent officiers dont un improvisés secrets narchie. longou forcées. et fraîche des souveguerrière pues par la trompette Fayette elles nirs de Rome et d'Athènes.

qu'elle avait ennemis une avait éprouvé rompu vaient concourir au succès 1. Nous au théâtre. de ses lémilitaire l'esprit c'est celle aussi de la nation préavons des souffrances la noble pensée de les faire serconçut-il la monarchie contre la par une victoire et son propre honneur Convention. de Nerwinde. et s'il jetait perdit bientôt en arrière il le détournait un regard par un sentiment ou de pitié. n'oublierons jamais avec des combinaisons de l'entreprise. pas plus révolutionnaire de ses répulsions que ses chefs. unanimes de sympathie. Témoin pour les agents du Comité de salut public. Elle n'était donc. pratiquée nous en sommes convaincu. L'armée négociation et chaque revers vaincue s'était refroidie. cette avec des témoignages trahit et compromit ses desseins. car c'est celle qui campagne fonda tendue et caractérisa régénérée que nous et observée de plus près. au préjugé Nous opposons qui associe les armées à sa révolution la première de la France qui entra en et envahit la Belgique. par une expiation. quelle moquerie qui deDumouriez nos bataillons répondirent aux félicitations qui saluèrent hotre entrée à Bruxelles et .DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de vue le foyer domestique. il n'eût vraiS'il avait gagné la bataille semblablement son armée pas eu de peine à entraîner mais cet échec le força de s'ouvrir aux victorieuse généraux en obtenir une suspension pour sa confidence ait été accueillie et quoique d'armes. de dégoût en accusant le d'exagération récit de la patrie. nous avons ses partagé des applaudissements d'un certain dédains de parti patriotes belges Dumouriez aussi gions vir à sauver au-devant qui était accouru connaissait les sentiments d'elle1.

' missement "“. des PrusHouchard. le duc d'Orléans. qu'ils ou des talents. au nord l'Alsace et à l'est par celle d'une partie ses loyaux services. par enfin. Custine. opérations La Belgique. que la et Cou tard. du Roussillon. de" Carnot. vainqueur siens ciateur fraternité la Yendée Combien l'échafaud. aussi vite qu'envahis. s'être montrés humains Mais et modérés. l'entrée mois sans qu'aucune' dura quatorze Cette infériorité en ait fait pressentir la fin. révolutionnaire. soit révélé qui général ou proscrit. instructions nal mème des tion. pour inquiéter par la Conven- et Westermann Houchard périrent par Beysser. à mesure pour Quétineau . ? « Dès que la Convention elle-même prétendit diriger suivit donc la victoire abandonna son militaires. la terre étrangère La Fayette et ses à l'afferdéfaites contribuèrent plus que ses triomphes >' de la République. L'octogénaire malgré malgré furent traînés Révolution n'ait été aussitôt malgré sa complicité avec sa soumission aux devant le tribupas n'épargna se trahissent Luckner. sans savante conception par qu'aucun désavoué se. envoyé par les girondins dans la Vendée. la main du bourreau Beysser. que sa bravoure sauvage Spire avec les dénonHoche et une Westermann sanglante auraient de Paris et de égorgeurs rendre sacré à ses complices dû se firent tuer pour échapper à d'autres comme Dampierre ou furent et Beaurepaire. immolés comme devant de et des Anglais à Hondschool. à son tour dénoncé Custine. les Alpes et le Rhin évacués au midi violé et le territoire français repassés par les l'invasion de en Champagne. ses La exploits il suffisait séides. le Palatinat et la Savoie furent drapeau.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur. Biron.

plus lâches être calculées.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE il généraux. elles des choses qui ont besoin de s'économiser pour l'usage et de se succéder se reproduire pour suffire à toutes les éventualités. le jour même où la tête de son victoire sa première hache à Rennes sur la place publique. la plus pour être fécondes. lois sur l'usage. dirige autant 1 accuque ou le boulet moissonnaient les d'actes exagération de la pensée sant le trouble qui de la main qui exécute? l'inhabileté C'est volution détruit qu'une là pourtant ce que les et son sa grandeur de cette instabilité l'œuvre admirateurs de la Ré- appellent s'il pouvait résulter chaque matin comme énergie sans relâche qui de la veille autre chose vota. père tombait le Comité de salut public Les mesui 3S que prenait ses pertes. . catastrophe en deux ans. sortant des rangs des soldats. pour trop irrégulières Trop violentes les forces en les épuisaient la confusion à l'ordre. des La La première de nos Assemblées deux mille cinq cent cinquante-sept ou consacrées déjà réglées par d'un an. et substituaient partout exagérant des ressources réelles au courage et l'abus la menace ainsi l'équilibre On dérangeait à leur sage répartition. en a ajouté en moins matières seconde. n'étaient que toutes trahissaient les de son gouvernement l'esprit terreurs et la plus honteuse ignorance. sait mettre dans vulgaire prévoyance que. ravitailler et recruter' ses arpour réparer ni plus efficaces ni moins acerbes mées. d'autres s'en présentait les vides faits comme s'il ne se fût agi que de remplir Moreau dans les régiments remporta par la mitraille. tion Quel et de ruine dictoires et cette de dissolusymptôme plus évident d'ordres contraque cette prodigalité incohérents.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mille qu'au ces lois et la troisième sept cent douze. aux de ses supérieurs. le crime il faut par disque d'héroïsme le mé- du Toutefois. par envie ou par convoitise. et do de pusillanimité d'astuce et de sauvage servilité. livré jeune encore au prestinguer tout entier de son qui. qui n'ait eu en vue un peuple idéal. chiffre de onze mille deux cent ont été transmises sans ne dix s'est arrêtée dé une Combien Est-il altération? une réforme qui ait été épargnée. si dépourvu comment de sagesse aurait-il été et positif sur une question aussi délicate que celle de la guerre? délibération sérieuse Quelle pouoù toutes les vait trouver place dans une Assemblée passions ces de le banc en délire. à l'iniquité. qu'elle plusieurs démagogue plus que dans précipité par le fanatisme. à côté ensanglanté le livrer du délateur lui-même le lendequi pouvait main ? C'est lange un des mystères de la Révolution et d'audace. l'enlaçant tige d'une profession d'autre issue pour réseau ne lui laissait disciplinaire. toutes les têtes. éloquence qui a signalé des personnages a rendus fameux. sortir ordres de l'obscurité qu'un dévouement aveugle révolutionnaires. affiliés Les malfaiteurs aux comités les lâches les mains ont prêté qui. eu ni conditions d'exisqui n'aurait un pays inconnu à ménager? tence ni intérêts antérieurs institution Quand dans lucide le législateur a" été ses théories fondamentales. la dépravation le soldat ambitieux. siégeait sur du collègue immolé la veille. les caractères faibles mêmes qui. . et surtout dans les séans'agitaient cette Convention où le glaive était suspendu et où chaque membre sur. une perfection chimérique.

DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE comme leur Camille pardonner de la postérité mais le guerrier dulgence inséparable le brave qui verse de son drapeau. des soncomme nous. parmi les priplace. au soldat sont la démonstrades radicale d'une pour de l'armée elle occasion. durant et pour quiconque a été témoin. occupation des émigrés il se trouva. de nombreux dans et tous fidèles voix elle unanimité. de la capifurent fusillés au mépris . ou de pitié. de l'armée. un cri d'honneur de la hiérarchie. sauvant à Ypres les et la répulsion cœurs. fut complice de qu'elle et animée de son esprit. l'entretien des chamil fut. plus témoigna hautement son mépris de cette qui Desmoulins. A la première de guerre sonniers tulation. l'obéissance passive On ne peut conclure. ces représentants 1. de cette expansion sympathique et de générosité timents d'indignation que la Terreur avait refoulés dans le fond le dégoût qu'elle inspirait tion irrécusable de l'incompatibilité Dans avec la Révolution. toute la campagne. Avec applaudit une touchante et énergique au courage de Pichegru 1. un remords. de généreuse qui osa de cœur n'y fit entendre sans y trouver. Cet acte y eût fait égorger émigrés que Vandamme eut un retentissement d'humanité inaccoutumée qui ne ni un cœur insensible trouva pas une bouche muette. en effet. de priaient Robespierre n'ont aucun droit à l'in- pables égarements. son sang pour le ont une excuse même dans leurs plus coudéfendre. les rangs échos. beaucoup Elle y répondit pourtant à toute et jamais homme l'interroger. Les sentiments la Révolution humains comme ailleurs* et y comprimés y étaient moins d'occasions avaient de se manifester. brées et des bivouacs.

lui donnait pas 1. Histoire elle. blement hostile. infuse parce à leur inexpérience n'avons-nous ne rougisl'avis des d'attroupements poursuivre improvisés de ces harangueurs de caserne intelligentes quelqu'un leur avoir subjugué auditoire qui croyaient par leur de tréteaux éloquence se refuser On a vu des corps entiers au dire du général révolutionnaires. de la commune pour concourir à la délivrance patrie. qui en a Si dans le principe elle se résigna à et la férocité des chefs indignes qur c'est voir ne les connaisqu'elle avec indifférence les proIII. Combien la aux science généraux. délivré servir sait l'armée glorifié lui a toujours été car c'est la France. y montrèrent plus d'esde Ccthelineau que pour celui de de les y rallier et il n'eût pas été impossible Carrier. suspecte bien et les loin et vérita- exploits d'être complice. Vendée. il n'a trouvé à Quiberon. en définitive. On ne saurait donc établir la moindre solidarité entre les forfaits qui ont qui ont souillé la Révolution celle-ci. Tome . si elle parut de la Vendée militaire. se croyant des ordres donnaient pas de soumettre du métier.LES ni'IXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en mission qu'ils saient hommes qui. commandait aux exécutions pas vu de leurs huées Lemoine. l'ignorance la Convention. qui bataillon qu'un les prisonniers dont toute l'armée belge pour fusiller le malheur le courage et respectait admirait Chacun de volontaires ont refusé sait que nos braves légions avec les recrues des sections de Paris de fraterniser qu'on attiédi leur envoyait les garnisons contre la employées time pour le drapeau leur pour réchauffer patriotisme de Mayence et de Valenciennes.

de les défendre. prenant aux directeurs n'eut la lorsque mieux son de fantaisie la République. et les Rossignol. Dumouriez et Pichegru sion leur reux ou déchéance général mêmes n'y ont échoué Mais que pour avoir Bonaparte. la tête et ne se sentît souverain dont n'être pour il avait premiers il n'est pas un métamorphosé les Santerre. temps. laissé plus signifia l'occaheuleur Ce chef. le cherchait elle-même chef et le dési- maîtres. l'armée sorte gnait en quelque échapper. que la direction Tout gépar ses acclamations. qu'il appui.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE consuls promener dans sous et frapper jusque moissonnés des lauriers connaissait ses rangs le glaive du bourreau la tente des têtes ceintes encore la veille. Mais pas encore les braves comparer qui lui donnèrent et l'initièrent dévouement les intrépide honneurs enivrants dat qui ne relevât il se prit d'un mépris Léchelle dement. mains défenseur de la victoire. La du Nord de Moreau. Le titre mérité de de la patrie le pénétra de son importance et il ne tarda pas à soupçonner. Le jour c'en était où il comprit que la force lui appartefait de la Révolution pour s'en rendre il ne manquait p]us à ceux qui la soutenaient d'un intelligent. nait. pas un et ceux qui rité de leur réunion passaient pour ses rivaux nom et de leur concours représentant l'autoprêtèrent ait libérateur. et s'indigna de d'un traître ou d'un subi le comman- instrument aux qu'un Thersite. en forçant glorieusement les lignes en était bien le véritable ennemies. les armées . c'est ne se qu'elle dès qu'elle put d'un l'exemple aux solles elle-même. et l'associant néral gagnant des batailles à ses triomphes lui inspira une confiance et un dévouement aveugle dont il lui eût été facile de se prévaloir.

l'empire subordonnée aux forpar la politique à la monarchie volonté parlementaires. moins ardentes du roi non contre soumises. aux intérêts cabinets égoïstes qui lui ont fait la guerre. provinces tises non bonne mes de mais envahies. les cours secrètes leurs adepagiet favo- traversaient l'opinion les' projets incertaine de toutes des doctrines partout la propagande la Révolution française. 18 Brumaire. de ses enfants. en réalité. de l'Italie et de l'Égypte. par son alliance et la Russie de la Poavec la Prusse pour le partage La Russie concentrait tous ses efforts entre les logne. plausibles s'était créé en Belgique de graves embarras par ses essais de et en Allemagne réforme religieuse. Ces trois complice avec une secrète satisfaction le roi voyaient hors d'état d'intervenir dans leurs affaires. ses ministres Georges. à la mollesse de l'attaque et l'Europe. de la politique. France factieux contre Ce n'est. ni de prétextes ni de raisons L'Autriche puissantes. au vainqueur au était la protestation de toute la solennelle la Révolution. était neutralisée ouvertement hostile française léans. indifférence ne manquaient et leur qui avaient leur justifier menacés les souverains hésitation. dut son salut et que la France mais à la mésintelligence des succès. qui partageaient surtout tes taient risaient enfanté Pour aux menées à Vienne tous souterraines et de Berlin des sociétés de Londres à Milan.LKS RUINES DB LA MONARCHIE FRANÇAISE et du Rhin. et ses convoiLa ottoman. et engagée d'ailleurs d'Oravec la faction c'est-à-dire de la Révolution. liqueux ses premiers ni au génie révolutionnaire des ni tout à fait à l'esprit belqui l'opprimaient. L'Itaqui menaçaient puissances de France en raison . des dangers son trône.

subsister française pourrait des peuples voisins l'on se conrité et l'indépendance à ses bravades tenta d'opposer démonstraquelques tions sinon inoffensives. que les rois ligués cette proie se donner. elle offrait au monde sans trouble supportant plus de liberté qu'alors. proclama qui bouleversait les progrès de l'anarchie. Ainsi c'est la défense de la partager d'invraisemblance. plus près et plus récent. sa police et ses improvisé. au moins sans vigueur et sans ensemble. ses Ibis. corroexemple. toute l'énergie tenait un allié dont la nationalité . pour révolutionnaire l'esprit qui a rendu c'est le même Pologne impuissante. démocrate et paciarmées. la Diète Un autre la République sans compromettre la sécu- du principe furent si démocratique. par la la France. sans trop purent des libérateurs. de l'émancipation Le spectacle américaine cette illusion. Triomphante un phénomène inouï jusfique. et devinrent si intolérables. 1791 Lorsqu'en même propagande sa constitution produit rapides pour inévitable travaillée polonaise. borait encore cette confiance d'un peu mêlée aveugle d'envie contre la suprématie du trône des Bourbons. républicaine. lie était pouvait croire qu'il finirait par s'éteindre.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE à imiter la France plus disposée qu'à la comet personne encore ne comprenait l'intensité de battre borné jusqu'alors au foyer dans lequel on l'incendie. et modérée. Cette république à entretenir contribua avait tout son droit public. absorbant de secourir empêchée esprit révolutionl'a de la France. en et Rome. que n'en eurent jamais Athènes de la vieille suisses et les Provinces-Unies avait donc quelque raison de croire que les cantons On Europe. naire qui.

Restait donc la Suède et la de ce genre n'eût dont l'antique et secours au monarque tion de porter fidèle alliance avait été pour elles un garant d'indépende prospérité. ou mauvais vouloir parmi les les mourante qu'indifférence alliés anciens de conservé les plus était stitutionnels. lui-même. sitôt dans à intervenir trop à faire chez elle pour songer de l'Europe. de la secte des illuétait un des initiés les plus intimes minés. à la tête de son conseil. qui. pas.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à la sienne solennels que par des liens et des intérêts dû rendre indissolubles. qu'aucune dans la résolugênées du parti avec la légitimité gouvernements et par suite d'Orléans. Mais l'assassidance et d'accroissement considération nat de Gustave III rejeta le fardeau leurs tout dominé entier sur les les Frédéric-Guillaume sociétés plus secrètes. dangereux coase lia la première timidité On sait avec quelle Elle fut rompue lition. avait mis un de par membres Prusse. favori sans porles tée. suivies avec qui avait que la Révolution à voir la France se complaisait déelle avait chirée de ses propres mains pour la Russie. autant du cabinet que par la personnalité de l'armée du généralissime qui pénétra en équivoque on né l'ignorait Le duc de Brunswick. L'Autriche royauté relations l'Angleterre. compter cour de Madrid était gouvernée par un. On n'avait pas même à querelles et l'on savait que la avec les liens de famille. Champagne. auraient à des traités donner de la les conplus elle- la Révolution commença Lorsque donc elle ne trouva sérieuses alarmes. incompatible même. plus que suspect par l'égoïsme de Vienne. et il lui avait été réservé de l'Europe le remaniement dans un rôle important fournis les documents .

maçonniques avec audace de prochacun et des dogmes Tous les efforts traversés des et au les cabinets. les puis on désavoua sous le drapeau exilés eurent beau princes contre de la place de Condé au protester l'occupation la Prusse et la Russie nom du Saint-Empire. Dumouriez attester les explications. et ceux qui servaient furent licenciés. le droit du comte de Provence de reconnaitre vacant. sa défection on feignit de croire aux décrets et aux proclamations suprême.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RËVOLUT10K FRAKÇA1SE sur les causes réelles de sa retraite par la diplomatie ne sont donc pas sans vraisemblance peutprécipitée être elle a été déterminée de la loge par les injonctions la maladie ses peut-être qui moissonnait Une preuve à l'appui troupes n'en a été que le prétexte. captif publiés au nom du monarque les émigrés. à Londres. D'un autre côté. la Révolution de la monartrahis serviteurs et ses intérêts même de Londres connivence do L'indigne du conseil allures suspectes . les terre effrayée des conséquences universités pageaient des actes française. par l'autodemander des à la régence éventuelle du trône Il est d'ailleurs aujourd'hui rité des faits et des négociations ultérieures. et. l'Espagne. chie étaient au sein celui allemandes librement et les sectes et soutenaient subversifs des dehors. accomplis de Louis XVI eût du supplice qu'avant que l'horreur et fait reculer dessillé les yeux de l'Europe l'Anglede sa complicité. c'est que pour justifier de cette conjecture. comme toute déclaration on évita de raison. on éluda tre Paris. démontré. sans en donner franche. conditions une suspenon lui avait promis auxquelles sion d'armes tout le temps qu'il opérerait conpendant à Vienne.

en se cachant les uns des autres. par les siens.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mettent aulique de France était dont le roi jour la manière de ses alliés. cette propacontre elle. • de cette révoluLes personnages que le triomphe nous donnent tion a grandis. au moyen ces factieux grandissaient et des secours et des inespérés sinon des pouvoirs les tenaient assiégés trahisons encouragements qu'ils recevaient. son insu. p. pour et que ses historiens ne comprenaient des têtes fortes et des âmes romaines. officiels. au grand abandonné même pas les avantages que leur donnait armés des cabinets gande sur la politique Tous ces aventuriers. même à. faisaient parvenir mystérieusement. agents monument de ces tome lie Hanlenberg. ou délégués de la République. 29 et suivantes. dans leur intérêt personnel. tandis avec dédain les avances de quelques qu'on y accueillait factieux encore se rassuraient obscurs. au moins des traîtres qui et souvent même de leurs aucun Il n'existerait 1. Mémoires du prince accrédités. qu'ils vices à une restauration de la fragilité d'une démocratie alors à son apode ces fiers Spartiates gée. et la Révolution servie. . aux hommes d'État qui passaient et le colossal en Europe la diplomatie pour diriger Dânton et le président Barras osaient offrir leurs serconvaincus éventuelle. Les menées souterraines et leur vénale pusillanimité offrent un curieux contraste avec leur jactance théâtre Mais cet de matamores et leur patriotisme de étaient de ver tige et de terreur esprit qui torturait les conventionnels les plus imperturbables en apparence avait pénétré dans les conseils des rois. directeurs ministres. II. des propositions.

qui est la première. à desque l'orgueil et d'obscurité l. Cependant jamais démentis plus formels n'ont été donnés aux forfanteries et jamais solution révolutionnaires. confusion sans de négociations sûreté. destinés le monde il en est un qui a tout le caracà éclairer tère de la certitude et toute l'autorité de la raison. publiés 1834. nul n'a encore osé porte à l'honneur turpitudes qu'il révèle.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE résulterait de que leur authenticité Mais parmi les documents leurs conséquences. L'édition de 1834. n'a été opposée aux problèmes histoplus lumineuse intéressé avait enveloppés. Hardenberg. Berlin. il excita une anxiété Lorsqu'il élevées où se meuvent selle dans les régions les agents du gouvernement. successifs et d'une s'inscrire en faux contre les et de ces lâchetés. rigoureuse. une tromperie On ne peut donc avoir sur la soi-même. . et quelque atteinte immédiats qu'il de leur politique. piège tendu faite contre sincérité de à sa propre intelligence. persistance à recueillir à diriger le jugetout ce qui peut contribuer ment et la conduite de son maître au milieu de révolaborieuse lutions menaçantes pour sa de bouleversements dérisoires. lires des papiers d'un homme d'État. en 1834. il a farder ni altérer les documents qu'il sé procure. ces de garantie plus complète et le but pour lequel ils ont été conçus. Il ne peut ni exemple dans l'histoire. à les étudier dans leur trop d'intérêt signification correctif serait un Toute tout réticence. sein. de mensonge à l'humanité. Mémoires porte après pour titre la mort du Mémoires de prince qu'eux-mêmes 1. univeiv parut. autant qu'un C'est un service rendu en faveur de la vérité. que cette courageux témoignage riques d'un ministre intègre et dévoué.

sans confiance fensive au la défection de Dumouriez. des comtes eux de se relever. et aux différents celui de se rallier et de se conqu'une del/i sur Marck sorte de cordon avec Miraassertions leur sont i. de leur ` Les été les foi. lieu de suivre le conseil d'une invasion d'abord1 l'opportunité comprit de toutes les forces disponibles. depuis dans ses chefs et n'osait reprendre de Wurmser. postérieurement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE On doit craintes. que toutes ajouter et toutes les espérances toutes les prévisions c auteur se sont réalisées en leur temps plus y aguerries des conscrits. ruine et la défaite des ébranlé les désorganisé qui y ont l'armée semé alliée. de résister car les excès de la Révoluêtre la volonté tion avaient violentes auraient ves. d'autant phalanges vaincues par des vieilles monarchies oui les de Frédéric ont capitaines grands été surpassés sans autres maîtres par des écoliers que leur instinct belliqueux et les inspirations du champ de et les divisions bataille mais. on laissa à la Révolution corps certer abattue d'armée le temps qui combinée dispersés On n'opposa à loisir. Au lieu de profiter démoralisation de l'armée était l'of- française qui. La correspondance beau.. sans les lenteurs qui ont qui l'ont la France n'aurait eu ni le temps ni peutdécouragée. sans les la défiance et les intrigues défections secrètes c'est indubitable et de Marie-Thérèse et découragement étaient inévitables. Avec et les fausses ou convictions. publiée des Mémoires commuus. avec et s'accorde n'affaiblit pas tous les et de Mercy une seule des points qui . mesures de salut public prises par le Comité lassé les plus patients et révolté les plus brala direction le prolongée dégoût. de'la la le Assemblées.

I. qui se succéle soir 33 s'appuyer Y . étaient sans cesse par les aventuriers sans que l'on pût interrompus. pris en flagrant à Paris ce cabinet négociait d'embauchage. à qui vouer leur suspectes les sociétés qui leur cherchaient confiance s'établissecrètes. nouer à faire quelques du quaient entre les adeptes de la France. recrues ébranlé à la contagion. Les cabinets gouvernement n'y étaient et celui de Vienne surtout se tint que trop disposés.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sanitaire devait même wick. de leur inaction impatients des la généraux gloire. L'inertie du prince de Cobourg et peut-être avoir le même résultat. les officiers. On usait que de la proscription et indignés ouvert le chemin de avaient Tandis chefs parmi leurs nouveaux des intelligences et leur ardeur. s'applirelations compromettantes côté avaient parmi les alliés et le qu'elles révolutionnaire. La Fayette Dumouriez qui s'était livré et Maret Sémonville délit lui-même. en proconsuls qu'il retenait que pendant lui avait livrés. n'ayant plus rien à. pourparlers et dénoncés au pouvoir. la avait-elle cause que les temporisations du duc de Brunsle temps devant pour Mayence les nouvelles profitèrent de la Convention en et le pouvoir s'exercer. saient entre les camps opposés. pour se consolider. de la politique au-dessous constamment l'imminence téressée que lui commandait renferma surannée. régence éventuelle de tous ces Les repris daient T. dans toléra les formes insidieuses les rapports même auquel digne et désindu péril. Il se d'une diplomatie avec le club et s'affilièrent. l'échange contre la reine. de ses agents plusieurs les prison des Jacobins. et se promettait captifs aux princes do l'opposer à la émigrés qui prétendaient du royaume.

sans discussion et sans savoir toutes les difficultés contre elle se comment. naturel de sorte se trouva. étaient impunis. mais la plus humble et que les triomphes ils se montrèrent les ménageait. envelopper par ils se crurent formidables insolents et devinrent persuadés déférence inattendue à mesure plus exigeants qu'ils se La modération et la générosité sentirent plus rassurés. présula réaction et lorsque mées qui suivit sa chute rendit la Convention on fit toutes les avances plus abordable. à son nouveau Comité de salut public. N'est-il envahi d'une Tout pas que le Directoire de plain-pied avec toutes avaient enivrés sans le pouvoir fortune qu'ils ne savaient de survivre tremblé aux que les misérables qui le comprendre se soient à quel massacres dieu dans attribuer? lesquels quelparce surpris chacun avait qu'un qu'ils furent de se voir de ses complices. Dès que l'ascendant de Robesune ombre d'autorité à peine saisispierre 6t entrevoir on sonda sans pudeur ses dispositions sable. qu'on des cours avaient bravées qu'ils de nos armes avaient humiliées. ils mettaient européenne il n'y a rien d'étonnant des clubs à ce qu'elle enflât des négociateurs dont l'ignorévolutionnaires. dès qu'ils Gâtés par la . l'orgueil rance brutale surmontait.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur des conventions signées le matin continués sur ce la diplomatie au niveau pied. et des qualités au commandement. à son les puissances. Ainsi les cours soin de déblayer elles-mêmes le étrangères prenaient terrain devant la Révolution inauguration. lesquelles heurtait à chaque pas. traité de Bâle fut la première. propres supposent été cruels par peur et violents ils avaient comme par ils devinrent intraitables faiblesse. Le par forfanterie.

en conclure voyant qu'on en éprouvèrent qu'ils de la coalition. un rapprochement véritable.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE révélation tionnels. la confiance des des subsides ils lesquels but que de surprendre et de l'exploiter en les liant par à sa politique. La guerre avait impossible pris un caractère terre elle-même. continuer la et sans guerre* qui les inféodassent ne pourraient plus . principes tion des plus démocratiques exprimait que celui whigs. Mais ce paroxysme ne produisit d'orgueil qu'une de l'esprit recrudescence et il rendit révolutionnaire. sur tout en soutenant les l'Angles'avouer cyniquement tant la mort des prisonniers. habile n'a plus que moral. du côté faible puissance. l'opposirégicide et Pitt de profitait de l'indignation contre la France pour ple anglais contre péenne ouvrage. qui avait en devinant le but des sollicitations de pressantes l'invasion de la Holpressenti pour l'y étouffer. Mais jamais ce ministre. voulu allumé éteindre complètement en feignant de vouloir il n'avait alliés d'autre l'incendie le concentrer avait qu'il en France Pitt. Pichegru. traitait avec eux assez gagné et les convende puissance à avaient de présomption pour les batailles dont ils profitaient. sans les en grande partie son universelle que manœuvres de premières la'seconde coalition ne se serait pas réalisée. Il est ce même lande vrai la qu'il voyait éclater ranimer là vieille haine du peuet se mettre à la tête de la croisade euroRévolution. l'allié mettait d'une nation d'atrocité On ne qui faisait reculer sans honte pouvait au droit des gens et se qui insultait au ban de l'humanité en décréFox. exécrable lesquels pivotait son horreur d'un Charles Stuart.

et le premier. la lutte chegru gale.que la Révolution comme un ennemi socret. tre elle avait ne réussit qu'à perdre celui .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE est-elle la seule puissance à laquelle Aussi l'Angleterre du continent les luttes aient été profitables. et elle pouspour lui voler ses flottes sait le roi de Naples à sa perte. des côtes de la Sicile. l'effroi entretenaient dans l'Europè rendait l'inqu'elles tervention et empêchait les anglaise plus indispensable de marchander cabinets sur le prix qu'elle mettait à ses secours. sous son nom. finirent. Tandis soldait de la Baltique au Bosphore tout ce qu'il qu'elle lui était possible de susciter d'ennemis à la France. la le de ses avances. Entre Piinémais longue du par la révolution tomber dans les piède persévérance que de géfut déjà répudié et Bonaparte. et ses colonies. déjà proscrit 18 fructidor. C'étaient sûreté des nantissements qu'elle exigeait pour le fait un usurier envers dans sa détresse. avec plus . perfides Ces conquêtes à la vérité. il surgit à la tête de nos armées elle-même deux hommes dont elle ne put pénétrer ni traverser les et lorsqu'elle voulut les opposer l'un à l'audesseins. se trouvait et garder tout ce qui prendre Elle prétextait de la dépendance Hollande des armées françaises. la République et de l'Empire servaient en cela la polimieux que leurs défaites car tique britannique mêmes. afin de le tenir sous sa tutelle et de disposer. sachant Il en est d'avance à toutes les qu'on résigné conditions Les conquêtes de qu'il lui plaira d'imposer. comme à lui dissipateur qui a recours abuse. elle s'en était où autorisait pour la à sa convenance. par l'épouvanter en effet. devait inévitablement ges que lui lendit.

sinon lui-même. à compter il n'y eut plus ni autorité ni révolutionnaires. une alliance comme s'obstinèrent ce qui l'honore plus que fait ne l'aurait avec eux le dédaigner. son ancien élève devenu maître de l'Europe Le génie plus grand des temps sions du cabinet aboutit à rendre et prévoyant du jeune Corse. solidarité. pas entré dans les prévido Londres. Nous l'armée. de la formation des comités Mais. les intrigants et les utopistes qui fourmillaient à la cour de Louis XVI les autres en disciot en les retenant dans plinant tous ces révolutionnaires la voie du crime par l'affiliation. avait donné des l'une sont l'œuvre . il n'y avait cela est secrètes entre se vantent-ils d'ennemi à tort do que et ni et plus fort la nation révolutionnaire et ne pouvait y avoir ni entente de toute évidence. plus éclatant et toute l'habileté de Pitt le triomphe de Napoléon. leçons à l'École officier militaire d'artillerie de Urienne.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE nérosité.Pichegru. sa fortune. Aussi tromper Il n'a pas trouvé l'avoir renversé. Cependant à ne pas le re- à. les sociétés le répétons. en soudoyant tous les factieux. dirigeante i. La création des clubs et l'asservissement de la Convention elle-même à celui des Jacobins à part des sociétés occultes. si l'on veut. la crainte c'était avouer et rendre qu'il leur inspirait au premier homme de hommage qu'ils désespérassent ou de corrompre. toutes les ressources de la à son audace. développer en le forçant sienne et à donner plus d'élan les marchands connaître de Londres souverain. le opiniâtre homme de guerre et le plus profond politique n'était modernes. le complément l'organisation volution. de la Réou. L'Angleterre avaient concouru au renversement de la monarchie en encourageant. comme Bonaparte.

de l'Empire. ragement entre les séductions de cette impassible et les menaces de l'Europe en armes.. Elle profitait des perturbations que d'auL'armée. . ralliée aux fomentaient dans les rangs des fantasmagorie par la Convention. dont il recueillait le profit. conduit à l'aven- aux bouchers par des bêles féroces qui disputaient le droit de l'égorger. même instant armées contre la France. M. compromis Il faut donc renoncer à cette cent mille décrétés quatorze hommes ils n'eussent été que de la chair pour les corbeaux qui sur les champs de bataille1. de Chateaubriand conscrits du dernier ban langage pittoresque. et comme ces perturbations et ces fautes furent nombreuses.LES BriN'ES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE unité autre ture de plan. en admettant planent qu'on les nourrir et les. mais on la trouve au. sans être responsable que ceux-ci pouvaient commettre. la moisson fut abondante de nos armes.faire manoeuvrer pùt les organiser. mais dont son intervention a toujours le succès n diminué les avantages. tandis que les secrètes se glissent avec elle dans le agents des sociétés mais pour y porter le découcamp des conservateurs. sans appelait. On peut aussi douter. de la chairLà canon. ne propagande mission songeait pas qu'elle pût avoir d'autre que celle de combattre. son des prodiges les 1. tres et des fautes ennemis. L'influence dans cette confusion anglaise disparaît. même pour chose qu'un troupeau le mal la nation ne fut plus de bétail. de tous les éléments sociaux qu'elle n'avait ni prévue ni sans doute désirée. Le gouvernement révopour l'honneur lutionnaire était étranger à cette lutte. et la trahison. marpuissances chant à leur tête contre la Révolution. être dans téméraire. des unes ni des autres.

qui ont eu des pour juger sainement ne suffirait-il valeur de leur réelle. de du Thionetc. sants 'au ment les conseil du autres que du peuple de ces délégués qui et les villes. suivis de quelque en bonnet stentor de quelque rouge bourreau barbares dans l'action. et des émules.DES FAUSSES IDÉES SUR la RÉVOLUTION française à la présence les camps parcouraient attribués général Santerre. les assuré Bon-Sain des admirations et les Merlin Bastide. ne citoyens l-. s'ils tous leurs censeurs eu le temps de renfermer cachots de la Force pas aux Danton avaient dans les et de la Conciergerie.. intrépidité en personne. de la à tous ces nains des proportions gigantesques de Démoà tous ces squelettes chevalerie patriotique. pour ne pas des législateurs voir en eux d'illustres négociateurs. 2. les Crémieux. les héros de 1830. toujours Jean Le succès 1. ont été de guerre ? Les uns ont fait peur. dans cinquante ans. Ce sont ville. la taille des Marat. Les Marrast. des de l'optique et à l'illusion de la Révolution ont donné les chroniqueurs distances. tous aussi et dont et quelque les deux uns embarrasseule" ont montré aux quelque prestiges aptitude au commandement1. admirateurs de tavernes Mais. n'auront vus de près. et les autres sifflés voilà toute est la différence. pas de regarder autour de'nous? Qui oserait répondre que. nous ont paru si petits. sont ni les seuls ni les aînés. Grâce à tous ces tribuns sthène. comme ceux de la Bastille mémorables des émeutes et tous les champions 2 qui. des yeux de leurs biographes et des Robespierre? Qui serait assez hardi. . aussi et parfois stupides. et autant de foudres plus sages que Solon ou Salomon.Vndré les Ledru-Rollin.

avant du de se déguiser un soldat. se tourner contre elle. En les empire prendre pouvait quelque elle avait soin de s'approprier tuant.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mais pour que ce culte servile racine prenne vulgaire. à la défense de la République. la guerre étant déclarée. ceux égorger elle s'aperçut pour qui gagnaient des batailles puis. à commandaient. La fusion avaient attitude déserté craintive le drapeau royal et soupçonneuse. Mais en se retranchant derrière ceux qui sans soldats. à destituer. 1. les despotes. par les bandes qu'elle avait licenciées ne s'opéra donc pas naturellement et sans La Convention réserve bien de part et d'autre. le mérite de leurs de s'attribuer à leurs arrêts de mort le chant leur succès. il ne faut dans l'opinion ses pas qu'il laisse deviner a revêtu bien des masques La Révolution mystères. comprit elle ne pouvaitse soutenir que. de la Marseillaise et dépouille elle mêlait ou de qu'aucun l'armée s'émut 1. tout pliqua à diffamer tout général l'attention des hommes et héros qui attirait naissant sur eux. puis quand elle et de leurs fiers de leur uniforme ces citoyens. elle les fit mitrailler baïonnettes. elle s'apque qui lui faisait peur. quand d'eux n'avait assez d'autorité de leur disparition. elle consacré n'avait Son malaise qu'une ne cessa de eut pas même lorsque la victoire à leurs nouvelles ces déserteurs la fidélité toutes ses couleurs alors sur les capitaines se portèrent qui les inquiétudes Elle se mit à dénoncer. prétention le désarmement à pour se prostituer fut de fonder la liberté de toutes les troupes tous les d'appeler levées citoyens vit tous la seconde. Au 13 vendémiaire an III. Sa première monde par sur en Bellone. .

que par Elle n'y a été représentée naturelle devenue aux dignement braves. les nations civilisées victoire avaient et depuis subordonné soldatesque calamités que le des gens. . j ours honoré les armes françaises.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de triomphe composés hymnes par Chénier. livrer impunément nouveaux de destruction de procureurs en victorieux fanatisme par le que ressentit et d'avocats est une à coup cette troupe et travestis en législateurs morale Elle dont aucun pas un ne s'explique C'est inespérée. Carrier. qu'aucune ne peut apaiser. s'éverC'est une orgie de cannibales appétit tuant à tort:. flétri ces abus de la longtemps le droit de la guerre au droit seule a donné le signal de co mais elle n'a la Vendée jamais pu y faelle a été même. entre la RévoluVoilà tout ce qu'il y eut de commun tion etl'armée. Lorsque celle-là comprit qu'elle pouvait se la soif à la férocité de ses instincts. Si la générosité des vieilles mœurs. et elle seule est responsable des violences Les hontes et les malqui l'ont dénaturé. désobéie.rer les captifs tombés dans leurs mains c'est quelque chose de plus sombre et de plus mystérieux de toute une que ne serait l'hydrophobie s'emparant meute subitement déchaînée. tout monstruosité ne peut donner l'idée. La Révolution retour vers la barbarie. si la douceur n'ont pas tou- proverbiale. et dans çonner l'armée. mais les Barbares mêmes font des prisonniers. laRévolutionseuleapu altérer le caractère national. Le sac d'une ivre cité livrée aux fureurs d'une de sang et de vin est une des fléau de la guerre inflige quelquefois à l'humanité. délire d'une délivrance de sang et de vengeance que le carnage ne peut une fièvre de tyrannie soumission assouvir.

. sentait avait des protecteurs qu'elle enfin. a préparé tous les bouleversements excès. dès le que l'armée sa plus redoupremier jour de son entrée en campagne. la force destitable ennemie. toutes les révolutions encore qui troublent C'est elle qui. l La Révolution. née à la dompter. de l'usurpation le cruel remède nécessaire militaire. eut pour instinctive que plus d'aversion. La conquête subie en 1815.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE a attirés sur le pays sont exclusivement son heurs qu'elle la nation C'est elle qui. Un fait prospère que sous le sceptre néanmoins n'est c'est admis. qui agitent le monde. et que là était. et l'Amérique et qui ont compromis l'Europe lité même de la France. en énervant ouvrage. par ses doctrines. pas aussi généralement fureurs par la sauvée de ses propres que la Convention. dénouement résultats la nationaen soulevant susque longtemps de vingt ans de et le logique de 1789. constance eux et l'intrépidité de ses défenseurs. bien alternatives par les chances pendue n'en guerre. Les est pas moins la conséquence de la Révolution inévitable de campagnes mémorables prouvent des généraux les plus illustres trop bien que la science et les exploits les plus héroïques de leurs bataillons ont pour le pays. plus de répulsion elle presmême au sein de laquelle pour la coalition et des complices. comprit était. latente. par la en la divisant lui a rendu terreur. des peuples l'indignation humaine et la conscience par ses par ses provocations. été stériles moins les yeux pour moins libre et de tant de ses rois. Il suffit d'ouvrir se convaincre qu'il est moins puissant.

instruments de l'unil'équilibre que soulève le phéne remplissent pas libres et faillibles naturellement ils y apportent n'en de l'humanité. raison de tout mais elle est im. Ces envoyés de Dieu.événement qui et de l'enchaînement logique à ce qu'il y a de plus perceptible Cependant. voies des causes à donner la ordinaires surnaturelles. Or les à celles du monde règles analogues physique. c'est que le monde moral est soumis à des l'intelligence. de ont la solution mathématiques vers et de la plupart des problèmes nomène de sa pondération. La fatuité philosophique peut sourire à l'évocation puissante sort des des faits. les imperfections il est vrai. leur mission toujours d'une œuvre surhumaine. qu'une des lois de leur naerreur fait sortir orbite ou qu'une avec dédain ture.` CHAPITRE III DU CONSULAT ET DE l'eMPIRB La soumission des hommes nouveler térieuse aveugle des nations à l'avénement à dompter destinés ou à reprovidentiels d'une leur siècle est la manifestation visible dont la fonction déviations mysdes sociétés force immuable et prépondérante les est de réagir contre au delà de leur commotion entraîne humaines. Mais leur mandat .

flagellée Elle s'est redressée dans son humiliatiôn lement cessé survécu ambition l'étouffer. d'une invincible crédulité dans affligés des doctrines rien ne nous paraît plus révolutionnaires. la force qui lui avait été donnée égoïste. à l'heure seuà son ne lui char eut d'une pour a-t-elle C'est que dans l'intérêt parce qu'il a employé. Bonaparte et les premiers actes de sa vie témoignent qu'il la lui consacra avec toute l'ardeur de son âge et sans arrièreelle qui l'a inspiré. il put compter flexibilité les façonneque cette même rait à son usage. assouplie pensée. esprits l'infaillibilité où celui d'en tenir enchaînée qui l'avait les rênes. sies. qui les détourne s'était voué au service de la Révolution. et ce bras. il l'a tenue courbée à toutes ses fantaisous son sceptre. comme si l'erreur n'était pas toujours Napoléon il dut croire les trouva jamais travaillé à la régénération de l'espèce hu- . Dût cette conviction faire sourire les forts.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE du sceau de l'éternel Organisaest pas moins empreint et l'on doit s'en prendre à eux seuls de l'obstacle teur. flétrie par ses honneurs. et peut-être de ses mépris. à en démontrer le néant. le premier général qui se saique la facilité avec laquelle sit du pouvoir et plia toutes ces volontés républicaines fit des courtisans ou des mendiants des plus fiers athlètes de la tribune et des plus incorruptibles philosophes qui aient maine. Pendant douze ans. à le servir: souples et empressés leurs principes aussi peu à craindre qu'eux. armé par elle et pour sa cause. de leur but ou les arrête en chemin. était rifié destiné à triompher d'elle. et à constater la viopropre lence1 faite aux mœurs et aux affections de la France. grandi et gloadopté.

il attirait les gens de bien et de mérite. S'il ne remplit sa sainte mission combat perpétuel sa politique et ses affecqu'à demi. ses engagements à son insu vers les homses inclinations le ramenaient mes de la Révolution. mais jugement supérieur antérieurs et peut-être ses habitudes. c'est des personnes et un ne pas chercher et à dégager son à s'appuyer sur son point élan de toute inquiétude et les choses séparer qu'il crut pouvoir comme au présent. sans l'esprit militaire et d'Allemagne armées de Hollande l'enthousiasme en avait qu'il obtenu de venait par ceux de l'armée le commandement rendre à l'indépendance entretenu par les succès et porté jusqu'à d'Italie. Bonaparte prix du service Pour se faire pour à la Convention. et la monarchie héréditaire au service il évoquait l'ombre encore le grand menaçante. Il cherà lui par l'impulsion naturelle de son chait. GLOIRE ET GÉNIE DE BONAPARTE Au ment révolutionnaire paroxysme succédé une atonie funeste aurait indubitabledu des pays. de ses vues se trouva donc souvent en La grandeur désaccord avec les exigences de sa personnalité. . sa raison Il y avait et ses souvenirs. encore meurtris de la mitraille des Parisiens. homme ne put prendre une attitude assez droite et assez dont haute pour de départ de toute comparaison.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE des passions si la haine comprimée comme n'était de l'esclave celle qui se pas plus vivace que dilate en toute liberté Placé entre la république dont il s'était fait un marchepied. applaudir ilcomce n'était pas assez de vaincre de vendémiaire. suffire à l'avenir § 1er. entre tions.

un parfum la antique réjouissait de Marathon et de Pharsale. comme une appa- nous se le rapNos contemporains comme peuvent à subir cette mysles esprits étaient prédisposés peler influence térieuse avant même que le nouveau général de l'armée On en était qui lui serait proclamaient les merveilles qui divisaient France des du nouveau conseils d'Italie encore eût franchi les barrières de Paris. mémoire des vainqueurs ses bulletins à l'ampleur et. son habileté sans égale et pronostiquaient se révéler. s'empressèrent ils lui offrirent le secours de leurs de ses ils se portèrent bras garants Il semblait leur avoir été désigné victoires. à disputer sur la portion d'autorité et déjà des récits pleins d'enflure dévolue. paraissaient que puissance Il y eut dans sa renommée en l'abordant. les faits répondant trop pompeuse peutêtre du langage.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE étonprit qu'il fallait encore éblouir l'opinion publique. comme général et de leurs . de Pichegru et de Moreau.' Mais il servit niens à souhait le goût de ces modernes Athétous les mouvements de poétisèrent d'héroïsme son armée. que et le théâtral riez. connaître quelque chose de prématuré et de fantastique. Les divers partis qui allaient les républiques d'Italie tous en avaient autour ceux-ci délégués. la nation la plus railleuse mais la plus du monde moderne se prit d'une admiimpressionnable ration naïve pour le style aussi bien que pour les hauts faits du grand homme qui s'annonçait rition des anciens jours. l'imagination plus portés vers le romanesà la véritable que sensibles grandeur. ner les masses et dramatiser S'il rivalheureux de Dumoun'avaitété qu'un habile général. il n'aurait pas subjugué des Français. les champs de bataille. par quelle reet les initiés occulte.

avec leur assistance. surprises et après avoir réparties par des réquisitions sagement les corps de l'armée autrichienne fatigué et dispersé par la rapidité de ses mouvements et la hardiesse calculée il tomba sur chacun d'eux avec toutes ses forces et les Il acheva. il revers. sur quelques détachements isolés qui se reposaient dans la supériorité de leurs armes. Il les aguerrit par des habilement les vêtit et les sustenta ménagées. de prestigieux Ce n'est pas du moins un mérite vulgaire que d'avoir d'un public déjà blasé sur les vicissisurpassé l'attente tudes de la Révolution et las de la tyrannie sans gloire du Directoire exécutif. puis. Il fit revêtir du mauvais état de leurs plaindre habits. et de confondre. venus qui étaient les à leur sortie. d'exalter l'ardeur du soldat qu'il prit le commandement ses derniers et dénuée de tout.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE dans ses batailles et dans son élévation quelque et d'inattendu. n. railler et traiter de conscrits camarades. par leurs lons. Nul. à l'Autriche.' avait eu cet art de préoccuper et l'opinion pour la dominer. par l'idée défit tous les uns après les autres. d'attirer à lui de son génie entreprenant. qu'il inspira toutes les populations dès longtemps hostiles italiennes. sans laisser à ses soldats allons les lui prendre il les précipita le temps de réfléchir sur leur détresse. Lorsde cette armée humiliée de chose “ démocratique déplus inspire « Vous manquez de pain. découragée releva son audace en lui montrant l'abondance dont et en jouissait l'ennemi par tout ce que l'orgueil audacieux aveuglément flattant son honorable misère pour s'en faire obéir. tous se Ht neufs deux soldats d'uniformes 1. avant Bonaparte. fiers de leurs bail- . et de munitions l'ennemi en regorge de vêtements' » Et.

ténébreuses et l'active intrigues coopération secrètes des sociétés sur jettent bien quelques nuages Plus d'une exaction. Quand avec le gouvernement n'avait encore puissance l'honneur modeste. a rendu ces taches et lorsqu'on se montrer imperceptibles vit le vainqueur. Des dieu en dehors de toutes les re- des rois pour fut couronnée campagne que la République et n'avait pas besoin éclairer le monde. dans l'administration lui-même encore il n'y eut plus de bornes les immenses effet s'approprier ressources vinces sans les fouler. nommées contemporaines. supérieur à conquises. tous les braves qui avaient combattu s'attacha. Il sut en de ces proet l'affection inappréciable d'une auto- grandi par ses traités. cette gloire rayonnante. qui lui avait confié soldat. et dè victorieux. de négociateur de profond pola triple auréole habile. au soleil était semblable française du consentement Cette brillante contracté par une paix les traités de Campoencore. après plus glorieuse le jeune Corse. plus d'une en ont terni trahison la pureté. la tactique surannée des généde sa avec une fierté à la République ses triomphes et à l'armée dont il était le premier défense. et.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les plans que lui opposa raux allemands. plus d'une Mais l'éblouissement aux yeux du monde. il sous ses on lui prolequel aud'al- grande avec hauteur il répondit liance. ordres posa cune et fit taire de reconnaître toutes les rivalités. comme un demilitique des temps héroïques. se trouva. le front ceint de Formio et de Léoben. . cruauté. En reportant. et y gagner l'estime le bienfait peuple en lui octroyant et de la justice sous la garantie de l'ordre du des provinces à l'admiration.

Il eût pu dès lors prétendre. Il ne quitta donc le premier théâtre de sa gloire que un autre. et ses correspondants informé de la marche des faits pinion. inquiétés sa présence. pour ne pas donner trop d'ombrage il se montra impatient d'affronter de nouveaux hasards. Lorsqu'il T. dignes fut donc. ce qui ne lui fit oublier plus ni les droits un roi au Directoire. pour en chercher rivages du Nil. ses d'accéder à tous s'empressèrent lui-même des préparatifs et.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE rité vigilante. de l'expédition à sa disposition mirent d'Égypte. et. Les profondes impressions que la rapidité de ses conquêtes en Italie avait laissées derrière lui furent entretenues avec soin reux de ses expéditions lointaines et lorsque des directeurs sique l'ineptie l'honneur que eut compromis tous les regards se tournèrent Son oeil observateur Pyramides. le soldat de la guerre ni ceux de la France. plus solennel aux encore. Les dépositaires mal assurés du pouvoir. toutes par les ressources de la marine et des finances. chaleupar les récits sur cette terre clas- de la Républiet le salut de la France. pour l'Italie. mais soit que ce partage du pouvoir ne satisfît pas sa juste ambition. Paris. à prendre part au gouvernement de la République française. assez décisives une modération soit qu'il ne jugeât ni les circonstances ni son expérience assez mûre. Il s'attacha et acheta en se son indépendance par ses libéralités de la métropole. il affecta et un désintéressement de lui. sans témérité. Il qu'un conquérant. vers le des vainqueur toujours fixé sur exactement de 3ir était le tenaient et des tendances l'o- apprit les intrigues v que y a diplomatiques y . en le chargeant projets. de passant des subsides qu'il enrichit ses trophées. I.

il le sentit et se hâta de déférer le commandement au général Mais. qui mettait à sa merci les conspirateurs de tous désappointés par la déception il n'y avait pas un instant à perdre leurs calculs. en France. indifférent à la chute burlesque d'une pour le peuple. homme tions Paris ment. protégé par les dieux que-celui César. constitution déjà vingt fois violée par ceux qui l'avaient faite et par ceux qu'on avait préposés à sa garde. il ne pouvait à profiter de cet échec. du succès. Le pays tout entier aspirait délivrer des mesquines ambitions dequi le fatiguaient son élévation fut à peine contestée puis dix ans par dont l'expulsion fut un sujet de risée quelques députés. aux acclamales règlements il arriva à sanitaires. presque il toucha la côte en clandestinement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE do Sieyès et la mort du général Joubert étaient le prélude d'une crise inévitable et prochaine. l'opinion puautant l'y encouragea par ses applaudissements à se voir que par ses vœux. de musulmans. il venait de leunearmée verle siège de Saint-Jean formidable d'Acre. Bo- . et violant. pour revenir Le vaisseau non moins auquel il confia sa fortune. que la nouvelle de son débarque- aussitôt no se Personne jeune blique sur les vues ultérieures du méprit et loin de s'en offenser ambitieux. le plus digne de lui succéder. par les flottes aperçu. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) commence une ère nouvelle dans l'histoire de la Révolution. soutenue et dirigée se par l'Angleterre. traversa qui porta des mers sillonnées sans être ennemies. s'éloidisposant au découragement gner de ses soldats sans les exposer et au danger d'une défaite imminente. pour saisir une occasion Embarqué déjà assuré do la foule.

dès le premier jour. Le de la propriété indirectes avaient les l'avipapier. marine lissement butions millions et les finances. comme dans la quelquefois jamais failli dans les à sa voix si l'on impérieuse. partis et peut en exiger impunément Il n'éprouve de la part des démopas plus de résistance naparte dont il ravive les que des royalistes. et renvoya au travail les prolétaires salariés Prudent et même insipour l'émeute. il rétablit tout le mécagner consulter nisme des impôts. mais inébranlable dans ses résolutions. et dès la première année de son consulat l'État. Ainsi. sur ses supérieurs de la veille et sur la multitude. il puisa et une volonté méditations tout rentra dans la constance de son âme une force qui ont paru fléchir crise de l'exécution. n'eût attendu . à six cents millions il porta les revenus de il tripla les ressources du Trésor et assura tous les avec sollicitude les notabilités Il chercha propres aux emplois éminents. un ascendant que perDoué au suprême sonne ne songe à lui disputer. au-dessus profite de toutes les fautes. sur ses égaux. sans dailes économistes. de tous. l'ordre.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE il impose seul silence à tous les y domine tous les sacrifices. il embrasse d'un coup d'oeil tous les détails de l'administration et réorganise comme par enchantement la l'armée. et la suppression des contriréduit à moins de deux cents discrédit du désabusés des finances régulières perceptions épuiet les concussions sées par l'impéritie mais. fixe toucrates rassure tous les intérêts et prend tes les incertitudes. regrets et recule les espérances. degré de l'esprit d'autorité et de l'instinct du pouvoir. dieux dans ses actes. mais qui n'ont du dans cabinet. Il se place entre tous. services.

non pas avec résignation. Il n'y eut pas des honneurs pensateur plus de goùt pour j usqu'aux femmes qui ne se sentissent la valeur chevaleresque. se rejetaient avec déles habitudes en enqu'ils avaient contractées Les hommes dont l'ambition faits. avec ardeur dans la précipitèrent à leurs espérances tout un gouvoie large qu'ouvrait à renouveler. en effet. qu'un la République abandonnée de zélateurs. répondirent égarée. et d'en faire de les plus fanatiques sectaires désespéraient nouvelles. Mais l'expérience ardents les erreurs de la liberté. avec aux avances que leur faisait le disempressement et de la gloire. et les jeunes gens. naguère encore si feravait désabusé bien des dupes. et se avec joie. tant elle rougissait de sa dégradation hautement les doctrines montrait impatiente d'abjurer et les lois qu'on ses mœurs. Parmi ceux que la Révolution avait fascinés ou les vieillards. plus étourvernement des mœurs dis qu'enivrés républicaines. se de tant d'efforts fatigués impuisdes choses. sants contre la nature lices dans trant s'était dans la via. qu'on n'avait pu leur en inspiLa nation en-ou romaine.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qu'un signal pour abjurer chef pour marcher contre ses plus données menti ventes. rer pour la rusticité spartiate mais fin se façonna au joug. Pour avait prétendu lui imposer en dépit de miraculeuse. Tout se recomposa sur les du passé et chacun prit confiance dans ce déde ses professions de foi. néant des institutions spéculatives que sous le Directoire. des dernières aux cette contre-révolution compléter une victoire mémorable vint laver la honte campagnes et révéler à l'Europe qu'il ne manquait . ou n'avait mieux senti le Jamais. séduits.

du continent et promener le fléau joug tous les rois révolutionnaire les nations parmi toutes qui l'avaient ou appelé de leurs vœux. assignant et même nul. de sa propre autopour prix de ses consul. austères en appales faveurs factices dans et la serappe- démocrates avec le plus briguerait consul. du premier sans en xougir. premier Abjurant d'obséquiosité leurs vertus tous leur patriotisme comme vitude. assisté de leur concours Tant de splendeur du règne du après les turpitudes tant de sécurité Directoire. de la République. à l'occasion. sous le nom de se révéla dès l'abord à ses deux acolytes un rôle suconsul. se prévaloir par une récompense rité. la même ténacité montrées les plus souet s'imposèrent avec la la même intolé- maniables. Sieyès services vénale reçut et de l'intronisation qu'il lui une dotation avènement résigné aux infligea nationale. le despotisme l'invoquant comme de leur impunité. du sabre. des tant après derniers vestiges les plus eurent d'anarchie. alarmes. après de si longues tant bientôt C'était rence. encore commença-t-il par se débarrasser du seul compétiteur qui eût pu. Ils s'en firent les instrules courtisans et actifs. lant à haute comme dans ments ples. du de subordination effacé les à qui. qu'ils ils se ruèrent sauvage. même rance tutions le garant leur unique les plus les agents obsession. Il subit et en a joui de séobscures ce don de joyeux jusqu'à sa mort.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE légions chef inspiré de Dieu pour acfrançaises qu'un faire passer sous le complir leur mission providentielle. ils s'étaient rués dans voix la licence. les plus avaient éphémères Le monarque premier balterne leurs constipour imposer et le joug de leur propre tyrannie. s'y réfugiant port de salut. fonctions . en le flétrissant de son importance.

de cette ambition instinctive dit-on.000 le francs revenu de d'une traitement sénatorerie. duré la Révolution. du sénateur. pour Aux quelques-uns. légers les sacrifices au pays. Il n'hésita qu'il c'est-à-dire consulter. pas à faire jouir la France de l'expérience des pays conquis. · s'ajoutait. n en fut il exigea une obéissance eux. Couronné qu'il ne pouet il n'eut aucune peine vait régner que par la guerre. calme et soumise sous resta 'dans les rêves les plus fantastiBonaparte. c'est que l'ordre inconnu intérieur. . tandis que Boun supplément affectait de ne prendre pour collègues que des naparte se bornât à l'honneur dont l'ambition subordonnés de avec le servir prodigue et de tendre envers la main à ses largesses. vère mais réparateur. toujours Jamais ques 1. de la virilité. qu'ils au delà du rôle de comparses ambition que d'abord leur titre de second et de assigné Les caricatures temps ont énergide chacun des membres des prérogatives du de passive. Mais ce qui fit paraître institutions. glorieuse au dehors. 36. la génération à y façonner ni à y-assortir ses nouvelle. et à l'architrésorier leur porté leur avait troisième consul. à reprendre le cours de ses triomil comprit par la victoire. phes. mais à l'archichancelier et c'est une justice à rendre n'ont jamais l'Empire. par un régime séprépara. avait acquise dans l'organisation qu'il la gouverna Il lui laissa l'utile militairement garantie et sans la parleles avocats du contrôle dont il eut la prudence d'écarter mentaire. et la en fermant la tribune. imposés tant qu'avait son sceptre. qui l'agita. au dedans. la fonction exprimé quement dont un seul jouissait de ce triumvirat.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nateur de salaire1. ne fut plus troublé et que la France.

rois de France. et. lui le serviteur et qui ne lui avait rendu son sa clémence et dans l'espoir docile de ses cruautés 2 lui. est supposée. 3.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE tant de facilité pu se promettre de ses souhaits.-H. moins ingrate envers Talma. dans laquelle naparte. Si l'enivrement d'un juste orgueil n'altéra pas la liberté de son jugement. et l'arbitre absolu entre l'ancienne et la nouvelle entre la France et l'Europe France. mais lades de Toulon. une lettre Il a circulé vanté d'avoir P. ni une soumisdans l'accomplissement ni surtout sion si empressée. envers lui-même. Destitué comme n'a jamais payé son loyer n'a pas osé hôte. et le il a été de l'hôtel réclamer Robespierre ou avancement. à Fréron. l'ami de Robespierre placable dès l'enfance. tant de bassesse dans un si exclusif et si imparti qu'il avait connu si arrogant.-F. Grégoire. n'avait et de Marat' tionnaire qui devant de cette oligarchie révolul'avait réduit à se présenter en suppliant elle pour obtenir l'honneur de la servir encore. épée qu'en l'humiliant par d'en faire un instrument l'humble des pensionnaire le confident de son France dont 3 quelle de cette le joug dut être nation. si l'on en croit intime de cette jeune âge. Mémoires son à l'empereur. reavec Marat n'ont détresse. de compromettant. extrême recommanda réduit des il une Victoires. lui. rien présentant qui l'accueillit du lieutenant d'artillerie rapports de son aux armées et l'arbitre dans sa disgrâce noble. Les surtout dut-il être pénétré pour avec ces réformateurs jeune. l'ennemi pesait sur la Corse qui l'avait vu naître sa surprise de se voir devenu l'idole le protecteur de cesjacobins qui avaient dédaigneusement amnistié sa noblesse. . combien dut-il prendre en pitié à ses pieds toute cette race frivole prosternée De quel mépris 1. le souverain de cette patrie qui avait absorbé la sienne. 2. qu'à la vérité Sa mémoire a été Bruttts les cette mitraillettre Il son Bo- il se serait historien signée commandé que démontre de Bourie)ine.

pas un pays nouvellement des croyances et des usages avec lesquels on intérêts. Il n'eut constitutions assemblées moins élaborées et le danger auraitbien mérité besoin régime de laFrance de rhéteurs. méthode de bien régulateur ne soient rent que la question plus ou moins enfin savante n'est pas d'inventer de le constituer. l'argent. un gouvernement régulier. quB l'idée que une ménagerie. qu'il a lorsque et vécu dans connu des lois. mais qu'on ne détruirait pouvait essayer de transiger.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE idéologues erreurs. par l'extermination identifiées. Bonaparte et de l'humanité. une mais savoir le pouvoir sous quelle forme extérieure se manifestera pour que les lois de la justice C'est ce qu'ignopas enfreintes impunément. ce peuple d'insensé. du moins que la Gaule n'est qu'elle avait des découvert. inspiration ou de le manipuler de le perfectionner. pour les anéantir. admettent abstraites. des rapports et avec les de sociabilité avec lui-même autres. des théories toujours prêts à faire fait que révéler N'eût-il philosophiques abjuration au monde d'un pour de le néant parlementaire. la persévérance ni le courage qui n'avaient ni le remords de leurs crimes. sous prétexte des races de parquer entières un qui y étaient comme peuple de l'argile. que de souffler sur les à grand effort de génie par trois Les siennes. d'avouer ni le mérite leurs de et salutaire Ce fut une grande leçon que de mettre à nu l'impuissance et l'hypocrisie de tous ces fauteurs de la liberté et de la raison de révolutions. mais d'un soldat leur apprit en se jouant . comme est une est une nation. direction des États. apôtres humaines. à la trop souvent préposés ce que la volonté inflexible de leurs illusions et les esprits vulgaires.

celle de Napoléon et les défauts de cet homme Mais si les qualités traordinaire dominèrent années pendant plusieurs les partis qui divisaient les cabinets de l'Europe la France. extous Bonaparte. s'ofet de sa puissance. lorsqu'ils fraient des S'il à lui comme toujours jamais une deux auxiliaires à faciliter de ses desseins son élévation? et véhicules exista prêts avec la Révoantérieurs engagements était une amorce à son la servilité même voyante se jouer humaine assez clairintelligence et assez vigoureuse pour tout pressentir pour ce fut assurément des plus grandes diHIcultés. CONCOURS DE L'EMPIRE. d'Hercule Que sont les douze travaux auprès d'un si grand service? Sans l'autorité qui féconde le génie humain et protège la liberté du faible. les peuples. FATAL DE LA RÉVOLUTION CAUSE DE A L'AVENEMENT SA RUINE. L'histoire devrait placer au rang des demi-dieux les princes du fléau de la déqui ont délivré les nations mocratie. ambition et un piège tendu sous chacun de ses pas et du champ de bataille. haute attribuée redoutables également dès te principe. Tel est. à l'accomplissement que le courage de ses écueils faisaient ob- mission de la haute s'était Bonaparte dont lution. aux lois de l'esprit à celles que les animaux ne seraient jamais sortis de la barbarie. titre de à l'estime de la postérité. . source de sa gloire les séductions Pouvait-il les éviter. de de ses devoirs § H. PREMIÈRE Deux stacle. plus rebelles l'instinct. le premier Bonaparte Il est plus réel et moins des périssable que la gloire armes. la politique de tous et l'opinion du monde entier. selon nous.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE de simple citoyen.

ou. comme on le suppose légèrement. une volonté et un calme inalénergique térable pour marcher sans s'égarer à travers ce labyrinthe de ruses cupidités culs et de précautions des périls imminents. avec laquelle il s'était dirigé entre les factions ou se prévalaient de son qui tour à tour se défiaient la patience appui qu'il avait mise à épier. Était-ce diplomatiques. ceignit prodigieux qu'il dans son organisation en établissant intérieure. conseille jeux de prince. sous la pression d'un ou plutôt de graves embarras ou suppose C'est plutôt le signe d'une politid'une puissance assise solidement dans l'œuvre d'un esprit Bonaparte lucide et réfléchi. altérées. déploya une hiérarchie et dans ses entreprises comirrésistible. que fourvoyée que sur sa base.itél'observateur . que Machiavel n'ont droit d'af&iger et d'étonner dési. IL fallait sans doute une tête puissante et une rare de front tant de négociations perspicacité pour mener et de guerres. binées au dehors avec autant de hardiessè que de tout rapidité d'audacieuses ce prodigieux tissu de trames adroites et de calculs savants et d'inconceptions. à saisir le pour se faire investir opportun l'affermir et se l'identifier son front du diadème le talent du pouvoir. par la victoire et de fils déliés ou mêlés par la diplomatie fut brisé se rompit de luimême pouvoir qui n'eut plus de point d'appui quand il ne trouva plus de résistance. de complications dénouées trigues obscures. le fruit des méditations d'une jeunesse ambitieuse? Ces à ses disciples. le enfin lorsqu'il moment proroger.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il faut L'adresse bien reconnaitre qu'il ne circonstances qu'il sut eut ni lui-même prévoir ni à subir des maîtriser. toujours de factions irritables même et de de calMais cet excès de ses propres mains.

par une tolérance des par des promesses. comme d'une administration réconciliation indisciplinables. années un long du Consulat furent remla règne. tout surpris des amis. Il tout haut son admiration et pour la Vendée. d'une dont les commencements portaient l'empreinte . du Bocage et des Manges combattant paysans pour leur et mourant sont ce qui le religion pour la glorifier. qu'avait multipliés et les honnêtes gens. des partis d'une dix années plus apprécier par les. plus justice sans de trouble et ché- ou l'assujettissement par les émanations une sécurité faisaient dont d'autant les mécontents propriétaires Justraqués ou proscrits.ardeur juvénile pour l'idéal de la civilisation. Aussi tion. décida au rétablissement avec raison. et une sorte de courtoisie témoignages inespérée. en acceptant ses faveurs. en effet. du culte. Rassurés attirés inusitée. et sollicita du pape un concordat longtemps rouvrit et dota qui fit cesser le schisme créé par la Constitution civile du clergé. et réparatrice par les bienfaits féconde. de bienveillance à ils s'apprivoisèrent et ne tardèrent pas les royalistes cachés ou fugitifs. Le clergé fut le premier Bonaparte comprimés les églises satisfit spontanément aux vœux de la population catholique.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE que parce qu'ils ont gâté un règne exceptionnel. . châtelains et les la Révolules émigrés les avec le général de la République s'attacher à sa fortune. à leur en donner l'exemple. pensant. ils rentrèrent dans la vie qu'alors des parents et de retrouver encore sociale. isolés ou suspects. professait l'on assure cette abnégation des que cette constance. ressé Les deux premières plies. respirèrent-ils plus librement. faiblesse et par et de désespoir rir le retour.

. savants reconnu humbles corps de fait que « Mais. connaissance en se confondit Volney La leçon le corrigea de toute velléité de blâme irrité leur fit. à la vu ie sénateur de cette entrevue. qui voués à tant de faux dieux. dans sa voiture. rité vous demandait le rétablissement La colère rieuse soudaine ne du maître. tions sincères. courtisan d'achever excuses pour et d'opposition. Révolution. les les porter et du premier Il répondit naturellement qu'il n'avait au vceu de la majorité déférer des Français. L'émotion 1. répliqua » des Bourbons?. Nous et perdit jamais. frottés de philosophie voltaileur dignité crurent en se voyant rienne. qui s'en notables étaient ostensiblement rendus complices. il est vrai. de chargée de ses collègues patriciens. si la majo* l'orateur chargé de porter la parole. éperdu. Il ne se <:onso!a jamais d'avoir de Bonaencouru la disgrâce à l'auteur du Voyage es ne garda pas rancune parte qui. avons ~yp<e. Cette réparation solennelle des sacriléges de la Conles parvenus de la Révolution vention alarma cependant de laRépublique. lui et ses amis. remontrances l'État. de Bonaparte sa phrase. compromise démentir un de leurs par un homme qu'ils croyaient et les esprits forts de l'Institut disciples. cependant. pour peu qu'il leur en revînt quelque profit. avait Bonaparte lui s'en tinrent et la incrédulité. fut de ces nouveaux le général. par les gens du château. seraient s'étaient toujours prêts à néchir les genoux devant les autels profanés par eux -mêmes. compétence. permit pas révolté au injumalencontreux de cette supposition.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qui ont des convicque ceux-là seuls sont redoutables et que les dévots de la. d'un défi jeté à leur pour offensés comme Une députation dont sénateurs. sortant Volney suite de laquelle il fut porté.

injustes La plus malheureuse de Bonaparte ne inspiration fut pas de vouloir dont seul il un pouvoir perpétuer 1. passait Dans cette scène presque se révèle. engloutit quatre La guerre de Prusse son. Les Prussiens lents envers la France. y était impliquée. niveau. et les gentilshommes ries furent traités par les républicains. au moins comme comme ce qui s'élevait. le fort et le faible de la politique Il ne lui échappait affermir ou rien de ce qui pouvait son autorité. bellans relique la restauration on s'en rapporterait qu'un acte politique. gieuse Il fut convenu n'étant dès lors ils y entrevirent les légitimités une héré- aveuglément sur lui prenait révolutionnaires. et les préfets du palais. de sa situation plus impérieux personété l'écueil de sa noble ambition. pressentir sorte d'assurance mutuelle contre ditaires. il oubliait vastes sa personlorsque les lois de la logique. sanctifier nalité plus étroit mais nelle a souvent contradiction hommes séduire. tout y était tout a'arma contre Bayonne. est le commencement Hommes de d'une décadence lui. à la messe. des égaux.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE le fond de sa pensée. Cette le porta plus d'une fois à persécuter des de les estimait assez qu'il pour désespérer ou et à entreprendre des guerres impolitiques ou sans utilité ruineuses. La guerre d'Espagne n'a pas eu de point d'arrêt. en burlesque du grand homme. Mais après le guet-àpens armées. et l'intérêt conceptions Ce qui sous le même dérogeait. sur tout le reste au génie supérieur qui de faire absoudre par le pape devançant envoyèrent accueillis sinon les délits les chamleurs aux gens Tuiledes Les philosophes. et. de se prêter les ennemis a pour cause le refus ont été de toute la coalition . il y trahiinso- et revenus. Ce désaccord entre ses Seulement. à une les plus qui à sa merci. effet. comme frères.

du fond de son abjection. et avec un peu pour consacrer et d'à-propos. dictateur. et les usurpations les confiscations faire accepterà la conscience triomphe. il promit auquel Révolution exhumer du sang se ranima pour à le tenir pour construire d'elle. intronisation. de patience nemment ter avait suscitées française que la Révolution <:e fut d'avoir appelé cette Révolution même ou plutôt pour polluer son autoQu'il se fit consul à vie. La noble et le dépit l'égarërent n'avait pu qu'elle aux jours de son publique des princes &la proposition en éprouva que Napoléon précipitèrent en l'irritant. au milieu des inextricables perturbations à l'Europe à son aide. son concours. le crate. et de se faire lâcheté nement laisser drait rois Soit par impatience soit veraineté réelle. proroger pour donc eut-il la mauvaise Pourquoi pensée de s'appuyer sur l'abdication de la dynastie absente? En quoi cette sa situation et légitimé son avéchangé ? et comment un esprit aussi élevé a-t-il pu se eût-elle lui tienque la fange révolutionnaire persuader lieu de l'huile sainte qui figurait au sacre de nos ? de revêtir par dépit les insignes de sa soude .la déception qu'il il se tourna vers un pour prix de donc encore ensevelie.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avait l'entente et le secret. nom ne fait rien à la chose. qui consende faire ratide 1789. réponse qui leur fut insinuée et ses résolutions . avait volontairement allié plus souple. il ne lui était pas plus difficile de monqu'il sur le trône consul ne le lui avait été de se nommer premier dix ans. La une mais tait fois. dont il était émiqualités doué. non affrontée. 1. sa république un trône au guerrier était belle doctrines L'occasion les fier.

se rectifient ce parti ne repréAux yeux des révolutionnaires. ruinés et quelques courseigneurs de leurs priviléges et encore entichés . pouvoir et chacune. à peines dut réveitler toutes les défiances assoupies. annoncée sans détour. le plus chance favorable. testèrent énergiquement à la main la déportation et les supplices et le poignard encore leur silence. exposa sa cause ses titres. Mais aux partis vaincus toute et produisit liberté est à tout jamais interdite soit par les gouvernements soit par la souveraidespotiques. milià plus forte raison par un pouvoir neté populaire. taire sourd par devoir à tout ce qui n'a pas été noté dans de discussion sa consigne. le plus faible et le plus était aussi le moins compacte. il n'a d'éléments incompatibles. ils provétérans quelques au nom des droits de l'homme. imposèrent Les royalistes. de modération. Mais ce parti. d'avoir à sa tête ni un homme d'injamais eu le bonheur telligence supérieure d'un caractère ferme. sente tisans que quelques surannés. Il y avait de 1793. tualité d'une et peut-être le plus nombreux. dans l'évend'intervenir.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE Une prétention si exorbitante. ni deux un prince d'un sens droit et indispensables pour qualités et dominer les événements et les esprits et qui s'aident l'une par l'autre. le plus national inoral. avertis projet amener une d'un qui ruinait commotion leurs vio- et qui pouvait espérances se mirent en mesure lente. Composé impopulaire. aussi radicalement le principe démoAvant de changer cratique dans lequel la Révolution avait circonscrit le toutes les opinions le se crurent dirigeant. avec plus ou moins droit d'être consultées. de force ou de sincérité.

dans les troubles et lément ou collectivement. .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de transiger incapables Ce type est une pure cherché dans sur leurs fiction. profondément à l'envi elles le reproduisent pour servir d'épouvantail aux bonnes tentés de déserter les gens qui seraient ` de 1789. à Lyon. ont en reconnaître prétendu ou moins problématique. de cette prérogatives nous l'avons féodales. quelques fatuité. ont payé de leur personne confessé leur croyance avec courage. étrangers les uns que par deux sortes réet aux abus de l'ancien autres aux intérêts les hommes d'action et les agents nombreux qui. principes ou légitimiste ne s'est jamais Le parti royaliste révélé et les gime de gens. La première servir ou conseiller catégorie compose et peuple des gens de cœur au même titre et de dévouement noblesse qui ont versé leur sang dans le drapeau de Condé ou sur qui ont. sur eux de propaplus ou moins accrédités. tous ceux au premier rang. aveuglés esprits tels qu'il s'en rencontre nobles que parmi ce type n'en l'ignorance beaucoup plus parmi Mais tout les anciens. pour Pichegru. est pas moins gravé qu'il soit. une cause qui avait comme la Vendée. qui. prennent ou s'entremettent ger leur principe pour diriger. vainement les rangs noblesse d'élite que le sentiment attache au drapeau du devoir et de l'honneur sans intérêt Si des yeux prévenus et sans illusion. sous les échafauds. les nouveaux chimérique fort l'empreinte ce n'a jamais par effacée été et plus que dans et la étroits. dans toutes les cervelles et bourgeoises. Les généraux sacrifié leur fortune militaire leur conviction et leur ont droit d'y Sgurer sympathie. pour se les princes. et l'on doit y comprendre isocivils ou dans les Assemblées.

COXSUI. et qui fut d'abord avait été le crime isolé de quelques désafanatiques voués par leur parti. I. des embarras et des entraves Le ni contribué heureusement missions royaume ni dans Borel à sa perte. Fauche- jusqu'à Royer-Collard. et toujours inutiles. fausses la de tout ces le 'dispendieuses qui des avis inopportuns le choix de ses espérances.rËTDEL'RMPIRE Quant zèle lés dans aux comités indiscret les toutes ils n'ont souvent et aux officieux qu'un dirigeants et quelquefois intéressé a signaet dans toutes les conspirations comjamais été que des auxiliaires ils n'ont pas été des obstacles promettants. L'histoire convénient. Nicaise. et il repoussa les premières assertions de son ministre de la police. 35 .conception dans colportaient et de confidents. inspiré doute ont qui sans aucun comte de Provence~ ne fut dans .Dt. quand Leur activité n'a pas avancé d'un jour la restauration et si elle ne l'a pas retardée. que portait contient qu'il savait régner doonnpnts officieuses dans sur ses l'in- de curieux de ces comités et de ces interventions et officieUcs en France. Toutes ces agitations et se croiqui bourdonnaient saient en 1804 autour du gouvernement auraient rendu une combinaison impossible efficace entre les adversaires tentat sérieuse et une consul. par la seule raison n'étaient que des armes aussi déloyales pas à l'usage de ce parti. C'est nuisibles le titre la confusion de la Vendée ou suspectes. souvent 2. sa rentrée Loms XViM avant T. entente L'atdu premier dans personne contre sa la rue Saintdirigé attribué aux révolutionnaires. depuis. du trône elle lui a créé intrigues. Cependant 1. Bonaparte rendait cette de les croire Incapables de projustice aux royalistes céder par l'assassinat.

aux accusations défenseurs territoire encore de la destinée c'était donner qui seraient de la dynastie. c'était l'oppoet Pichegru. faveurs avaient excité leur soit échoir dans dans une les départeaux vain- de l'Ouest. en les accusant de conspirer eux-mêmes Il pouvait dans compter. accourus ces illustres de partisans adversaires dans comme le et il les regardait en de ses desseins. au premier venir hostiles d'un prétexte plausible pour s'attribuer un pouvoir dis- prodiguées la jalousie . de l'indissolubilité de le peuple et contre lui. du duc ne d'un beaucoup plus de force contre les autres formulées Cette considération décida d'un crime neutre aggravé et la violation d'Enghien. ce cas. conservaient l'armée. inquiétude Moreau de deux généraux. sérieuse. encore beaucoup des gens. Les. des révolutionnaires. à un fit pas obstacle attentat contre le droit Vendéens La présence à Paris de plusieurs assez répandue d'un changeà la nouvelle de Londres touchait fort peu Napode gouvernement ment prochain léon. pouvaient Il avait donc besoin consul.LES RUNES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rangs venait sée propre contre le ressentiment de ce qui aussi peut-être sa vie lui suggérèrent la pend'être tenté contre au succès de son servir les légitimistes de faire et dessein. des armées de l'Italie queurs deaisément dont les dispositions du Nord. à la réalisation plus grand obstacle à leur nom raison de la considération qui s'attachait et du rôle révolte ments qui pouvait important soit sur le Rhin. n'était pas de nature e Ce scrupule il comprit il n'hésita à l'arrêter pas un moment que à la découverte d'un mêler le nom d'un prince émigré vaste complot. sition Une autre ouverte le préoccupait. sur l'active coopération gage qu'il leur donnât-un pourvu son alliance avec eux.

Fun de ces agents. à la cour du prétendant. et à Moreau n'a jamais Mais les de ces entre eux et les agitations généraux du prochain avénement par le bruit universel aidèrent à les compromettre en les pousde l'Empire dans l'intérêt éventuel d'une cause saut à se rapprocher Afin on de donner résolut plus d'attirer de gravité à ces sur le continent préou commune. que leur bannissement vices dans la Vendée Ces tant laire dispositions de mécontents la saisiede comme des libérateurs. signalaient notoires et les rapports occultes de rendaient facile à la police consu- eu des velléités l'invention tive qu'elle et quelques correspondances suspectes. donappartenir réel ou prétendu. et de Rivière et de Georges et toutes leurs connus naient pour donc familier connu de la émigré ou quelque donc MM. les plus antagonistes ressource et d'audace prise hasardeuse. Son génie plein de ne recula pas devant cette entredu mémo de conspiration parmi les partis vaincus et les opprimés de l'intérieur n'ont cessé d'entretenir des intelligences les avec jamais ou leurs anciens serproscrits. de ses deux redoutables. somptions. Il y a toujours coup. Cesdeuxnoms. 1. de Polignac On détermina à passer le détroit à la suite de Pichegru CadoudaP.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE créHonnaire et se défaire. doudal rapports suscitées de après lui avoir donné une certaine apparence Le complot à Georges à Pichegru. réalité. démarches On les avait étaient suivis pas à pas épiées. ou même la suggestion de quelque tentase réservait de surveiller et de révéler au besoin. à tout complot dans de Latouche. Caimputé été prouvé. quelque prince cour d'Hartwoll. JtfjM:OH'e~ de MéMe .

un moment où les manœuvres qu'il avait fallu préparer qui pouvaient à l'attaque combinée pour dont journer impliquer on avait sans dans lieu de une même se défier conspiration ne pouvaient tous plus ceux s'atielles éclater sur lesquels un danger le succès d'une intrigue si compromettre Le premier instruit consul. parsur plusieurs points à la fois. Mais vint rigée. cédant lui-même publique aux inspirations toujours cruelles de la peur. et ne serait pas éloigné connaître qu'il l'approuvait lui-même de se concerter avec eux pour donner enfin un définitif à la France. Quelle que fùt sa vigilance et son activité. et. une signification que perOn les tenait en réserve n'était pas demeuré de se faire entre côté.LES RDIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lequel sonne ils seraient pour D'un étranger Moreau taine laissé ne pourrait cette éventualité. le temps de se reconnaître. la crise inévitable d'un chanattendu amener des chances gement politique pouvait il y avait loin. il eut re- . autre impliqués. Il avait interrogé lui-même le capide navire qui avait amené ce dernier. més et la réunion solution la fermentation instantanée chacun les partis alarde tous les hommes de réfondait des espérances constituaient réel pour l'autorité. avait voulu les détails et le but de cette entrevoir et réconciliation. contre le Directoire. lui-même avait dique Bonaparte le 18 brumaire. par sa propre jugeEt qu'il ne fallait pas laisser à l'opinion expérience. contester. Elles auraient donné un tout de tous autre caractère au procès. le premier consul au rapprochement qui venait et Pichegru. des tentatives Toutefois imprévues. compliquée. La mort du général gouvernement et celle du capitaine ont prévenu réWright d'étranges vélations. A la vérité.

et sut adroitement augmenta la stupeur générale pour se réfugier dans le seul asile capable de le mettre les poignards sa vie. était flagrant et avoué. sation ne pouvait leur reprocher un compas même tout s'était puisque passé en conciliabules entre des hommes anique l'on supposait més des mêmes sentiments. de la appela à son aide tous révolution. Elle monta avec lui sur le trône du sang d'un prince généreux. On ne plus fort. tandis que le délit du second d'exécution. en dérision de ses propres engagements. mencement donc se prévaloir que du droit du pouvait des siècles mais il n'est pas dans les mœurs .DUCOKSULATHTML'EMrtRE cours à des précautions les sanglants souvenirs l'effervescence des esprits extrêmes. effort Quelque à consacrer mence. qui menaçaient Toute cette affaire d'un fut de profiter sur le trône. dernière voulaient était miner son avénement que la fortune faveur.République. car les premiers n'avaient pas reçu de mandat qui les à respecter la Constitution et l'accuobligeât consulaire. comme à couvert contre conduite avec une rare habileté Mais elle portait avec plein succès. et le premier consul se trouva lié voulu par le pacte qu'il venait de plus qu'il ne l'aurait contracter avec la Révolution. Entre renverser de faire les uns de celui acte de clépar un grand semblait lui avoir ménagé pour le complot de ceux qui présumé de la Révolution et l'attensouillé et couronnée l'ceuvre tat consommé difficile dans il qui renversait la. impérial. elle son châtiment. une subtile distinction et d'incri- ce qui eût été un droit pour l'autre. cette qu'il fît dans la suite pour rompre alliance il ne retrouva les impure. plus sous l'Empire nobles inspirations Il ne songea même pas du Consulat.

ner le mérite réalité de l'offense si elle eût été avait remise et cette magnanimité de la vraisemblance le double par le pardon. et l'on n'avait pas même. Rien ne pouvait donc entraver ni aveugler. vaincus étaient au vainqueur le droit d'exterminer de guerre. et les Fouché s'engageait qu'à ce prix. nous ne mais sa froide polipas la justice de Bonaparte.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE civilisés les dans d'accorder prisonniers l'espèce. avec un ~usto à plus d'un titre. en triomphant de ses adet plus complètement versaires plus sûrement que par une odieuse On aurait en général cru à la vengeance. que le parti le plus humain aussi le plus habile. de la nécessite. de donner avantage disons au complot et d'enchaîner à jamais il aurait usé pour la la volonté de ceux envers lesquels fois du droit de faire grâce. avec ses prétendus peine de le confronter complices. veaux afndés. Aucun d'eux. l'excuse les puisque sous la de la justice sur un territoire neutre main du pays et un ennemi qu'on était allé saisir inoffensif sans se donner seulement la pour l'immoler. Le même Bonaparte mieux que personne était fait pour comprendre se donqu'il pouvait clé la générosité. auquel grand que le premier il pouvait. que tout et se promettaient de comme ils avaient fait du leur crédit tenait à . Les Talleyrand aspiraient à so rendre nécessaires du bandeau trafiquer impérial Ils savaient bonnet rouge. en effet. ne s'intéressait assez à l'honneur de son maître pour lui faire entendre ce que ressentiment sa renommée montrer aussi et son autorité même auraient gagné à le des Césars. première c'est pour céder de préférence aux inspirations d'un ou aux exigences de ses noupersonnel. S'il s'en est abstenu. Or il est évident était tique. se comparer du sang et elle ne Mais la Révolution voulait orgueil.

Le premier de la intérêts épouvantail de rompre eût frappés consul crut continuât de s'appuyer plus utile servir comme sur la à ses au contraire et de s'en d'un ménager contre les légitimistes. de s'élever pensée plus ments pourtant en dehors s'il avait fallu trône jusqu'au de la prévoyance humaine. les traces trop visibles et de supprimer le calendrier réil ne voulut pas voir qu'en employant les volutionnaire hommes même qui toutes l'avaient ne servie il en maintenait par là les traditions. Il sentait. pour une lui la inspirer série d'événeil n'y avait mais contre pas été porté par la Révolution. elle. d'effacer espérances. que pérnicieuses à une sphère plus pure et l'essor de son génie aspirait Napoléon et que. mérité sa illusion sur les titres qui lui avaient Si la Convention les sections l'avait de Paris. faire fendre son ambisoupçonné Il ne pouvait se plutôt que d'y prêter les mains. Elle lui en avait bien aplani le chemin mais elle l'eût sacrifié comme en lui confiant ses armées d'autres généraux si elle eût tant tion. ignorance d'officiers river ces représentants du peuple entourés et à peine dégrossis sans expérience pour arau commandement. de tous Sa jeunesse . choisi c'est pour la décontre qu'il lui avait envoyés par elle à Lyon et par les proconsuls où ses conseils avaient la profonde dissipé confiance. haute.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE ce que le gouvernement Révolution. il venait aveclesquels et dont il persistait à se dé&er. été signalé à Toulon. se livra cependant demi à ces qu'à influences. par le pays. des derniers rangs de l'armée écartait toute idée de défiance ou d'envie. au fond de l'âme. quoiqu'il les dans leurs chefs et dans leurs plus chères Il se contenta de changer les formes.

n'y eût-il pas été invinqui lui restait cihlement il y aurait été encoupoussé par son génie. de ses compépeu de jalousie mais beaucoup de mépris pour ses semblables. par le pressentiment d'i nom et des projets du général victos'enquéraient Elle avait été tentée par La Fayette. depuis dix ans d'Etat du pouvoir suprême. lieutenant à travers des médiocrités moins concurrence et qui lui faisaient que contraste. il carrière. et déterminé de circonpar l'opportunité stances milidepuis longtemps prévues. d'usurpateur tomber et certes en de gouvernements des mains moins éphémèfermes et il y a lieu d'hésiter à qualiner celui qui eut le courage de rétablir le prin- . sa conquête de l'Italie l'eut il dut et la fortune l'avait conduit des masses qui. des circonstances combinées qui semblaient pour mettre ses talents en relief. à chaque bataille. Quant à la convoitise dès que mis à l'éprouver même ses forces et de mesurer la distance d'éprouver à franchir. taire. par de Maistre les hommes che ou de génie qui observaient la marElle était attendue de la Révolution. Tout le monde était donc préde tant paré a la transition res à un pouvoir~ictatorial. d'après la portée incontestable dut avoir peu d'estime pour ceux qui ont signé ses premiers états de services. Mais. au 13 vendéinvoquée par toute la France miaire et au 18 fructidor. L'usurpation dès 1790 parBurke. avait été prédite par et par tous Morris.LES nmKS DE LA MOXARCHUj FRANÇAISE de par la main du grade à celui de général. Il pouvait moins dignes. rieux. en effet. par Dumouriez et par Pichegru en secret par Danton provoquée et Barras. Aj juger des débuts de cette brillante de son esprit. par MaHet-Dupan. ou l'indignité de ceux qui exerçaient ragé par l'impélitie le pouvoir. titeurs.

Lui-même a duréplun que sa toute-puissance. gens. c'est qu'il d'emportement avec l'esle règne de la paix incompatible avait rendu il s'était imprudemment auquel prit révolutionnaire. perdu de la France. Comment le czar aujourd'hui de que lui fit Napoléon . contre l'Espagne. un prince légitime. pas une de ses créations rendu l'existence de la Révoqui avaient n'ont pas été étrangères à la chute de lution impossible ni l'excès ni l'abus de la puissance n'ont jal'Empire s'est livré avec tant mais rien fondé. ce mérite insipas à Napoléon d'une ruine imminente et les voies la société dans Mais la Révolution. qui l'obsédait. tombe. C'est ce souvenir identifié à son avénement. sinon comme un remords. esprit si logique en dépit des traités la Russie ceux qualifieront qui regardent de l'Europe. à appelé dans les entreprises destinées. dans monuments de sa gloire l'ont devancé de la cividéblayées tiendrait d'avoir plus de compte si la Révolution ne lui avait pas la àla France. peut-être. pas une de ses conquêtes n'a~pronté n'est arrivée à la maturité.DU CO~SCLAT ET DE L'hMPIRR dans cipe d'autorité eu la force d'arracher et moins L'histoire gne d'avoir fait rentrer lisation. indoué d'un enfin. le pape qui l'avait dans un homme contre contre au mépris sacré. au moins comme une humiliation de si hautes il a précipité ce grand homme. gigantesques sans tenir compte des contre la Prusse. pas même. tous les autre qu'un ne contestera sauvé le monde elle lui un moment la France où nul autre n'aurait à l'anarchie. enchaîné survécu. qui l'ont vrais intérêts du droit des inexplicable conséquence et si pénétrant. comme la proposition l'oppresseur se la partager par moitié? 1. Mais si l'empereur Les causes à sa passion pour la guerre.

c'est que ce sol avait été déaud~ et infecté par la Révolution. et l'Église romaine pices les vieux trônes s'écroulaient. d'impunité pas un calcul sans justesse a rel'Empire. les mêmes gages n'était donc abnégation La Révolution. lesquels repose l'édifice Ainsi tant de batailles de trônes renversés gagnées. comme s'il ne s'était rien tervalle remise contre qui dût la mettre à faire des chartes hors de et à lutter et de fortune. Si sa re- à remplacer les inpartout et morales par le droit de la force. sans profondeur. De cet . contre Elle les s'est lois. passé dans l'incause. et de couronnes ner les éléments stitutions conquises de révolte. n'avait On espérait bien.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en opérant la contre-réOn conçoit ainsi pourquoi. le plus grand la plus complète volution que pût souhaiter ne perdit rien de ennemi de ]a République. et que la Révie si remplie serait courte leurs. d'ailplus de pape à Rome. comme inoculé le venin dont sonore mais stérile le serpent de la fable. lui il devait mourir. nommée a passé comme une trombe. aura la Révolution. après pris sa tâche. Si les révolutionnaires ou de Pichegru. Bonaparte La propagande continuait sous ses aussa popularité. sur la propriété. à Napoléon sous son manteau qui l'a réchauffée impérial. parce qu'ils avaient n'en eu à subir pas pas Leur et auraient la loi de Dumouriez eu la même obtenu ils n'auraient résignation. n'auront servi qu'à dissémi- religieuses à avilir enfin tous les pouvoirs en ne les aptutélaires En s'incarnant puyant que sur des notabilités suspectes. et dans son tourbillon toute la splendeur emportant toute la fécondité du sol de la patrie. qu'une hériterait de toutes les ruines dont elle jonvolution chait sa route. contre tous les vrais principes social.

il n'a été livré autant de combats et immolé autant d'hommes. dans un laps Jamais. c'est que non-seulement ellede plus loin à l'empire. datesque cour cupide. parce profond politique. moins généreux que le second. d'abjection. (MOKTESQUMU. – L'ESPRIT DE CONQUÊTE – SECONDE CAUSE DE SA MJ!NE. Mais la sagesse de son adminisgouvernée tration avait principalement ses pour but de multiplier ressources pour la guerre et d'exalter l'esprit aventureux et querelleur de la race gauloise. il parvint les deux en un point. Moins héroïque que le preprévoyance il les surpassa tous mier. mais qu'il tira l'autorité même éléments du néant et sut la relever noblesse avec les débris et les disparates d'une d'une solproscrite. de fut pourtant doué comme eux de génie et d'audace. Révolution infatigable Ainsi cet autre Alexandre n'aura de ce que la à ses lieutenants. vulgaire g lit. conquérant. et de libéralité. marchait dans son ombre.) . de temps aussi court. Les conférences d'Amiens furent une L Il C'est toujours le peuple conquérant qni est le premier asservi. On ne peut considérer dont on fit l'essai que comme une trêve la paix précaire sous le Consulat. sans aïeux et d'une pas laissé une procet autre César n'aura d'une aristocratie inculte. vince à partager fait que dévoiler ce que les républiques renferment sans donner il de lendemain à sa dynastie. il ne devait rien rester. et décriée. On ne rendu à Napoléon le mérite d'avoir peut contester à la France des institutions salutaires et de l'avoir avec gloire.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE de cet habile législateur.

il eut des trônes Plus pour prodigue ses frères. aux esprits une direction violente et inquiets surexcitées un stimulant toutes ses ou les attachât qui les détourà sa fortune. sincèreeuropéen ~MO. Les tributs des nations servilégions qui leur en imposèrent ïl dota libéralement ses année. si redoutable Il s'y était rendu conceptions de sa grandeur la regarder comme le gage et l'appât des braves de la France nécessaire son Les drapeau. Depuis la bataille de Marengo. soit qu'à qu'il fut possédé de la passion ses yeux. ses victoires brillantes rapides. qu'il les suscita les défiances et entre les cabinets. . il est cerà cette et de sa ment du statu ambitions de sa route qu'il subordonna source prédominante.LES RUINES DE LA MONA