Les ruines de la monarchie française : cours philosophique et critique d'histoire moderne, sur l'invasion des sophistes [...

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Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Revelière, Louis (1775-1866). Les ruines de la monarchie française : cours philosophique et critique d'histoire moderne, sur l'invasion des sophistes qui ont dévasté la France, bouleversé l'Europe et fait rétrograder la civilisation / par M. L. Revelière,.... 1885.

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AVANT-PROPOS

DE L'ÉDITEUR

Àint-i s'exicy tin livre de bonne foi/, lecteur. des Essais dans la préface de son œuvre prime l'auteur On ne saurait dire plus vrai ni plus juste incomparable. du livre que nous et «i les deux publions aujourd'hui dans la composition absolument et se proposent, la même et éclatante

C'est

ouvrages diffèrent dans le but qu'ils sincérité s'y révèle

à chaque page. Les temps tourmentés qui les ont vus éclore l'un et l'autre n'étaient peutêtre pas non plus sans quelque triste analogie, et du dernier aurait comme Michel pu à bon droit s'écrier Je fies pelaudé à toutes Gtielphe, au Guelphe Gibelin.

l'auteur

mains Notre nuscrit inspiré été mis

Montaigne au Gibelin j'estois

père vénéré nous a légué en mourant le maactuellement conçu et par nos soins; imprimé sous le gouvernement de la Restauration, il a en ordre et terminé durant les

premières années qui ont suivi la chute de Charles X, sauf touteinfois quelques mais en très-petit nombre, passages, sérés après la Révolution de 1848.

s- AYANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUH (" "

Longtemps éprouvions des haines, Nous

nous la crainte assoupies

avons qu'il

à le publier nous ne réveillât des rivalités et mais encore vivaces.

hésité

peut-être,

aussi qu'il ne soulevât des suscepappréhendions tibilités souvent respectables, ou ne fit de douloureuses aux dèscendants

de quelques hommes jugés dans sa conscience sévèrement inflexible, par l'auteur j, L dans son amour ardent pour la vérité. ,v bien que la génération à laquelle A ce propos et notre père soit disparue tout entière, puisappartient de 1775, c'est-à-dire qu'il était né au commencement blessures an après l'avénement de Louis XVI, il nous si est impossible de. ne pas nous rappeler les paroles de nos rois bienveillantes et si généreuses du dernier moins d'un légitimes, Malouet « Dans les derniers avait temps de la restauration, le rapportées dans la préface des, Mémoires de

X le au roi Charles communiqué avec manuscrit prince, que son père lui avait laissé.^Ce aux Bourde sentiments cette générosité qui appartient fils de Malouet bons, cun dit à Lally-Tollendal sait, dans son intimité comme chaqu'il admettait, « Les Mémoires de Malouet

« sont ses jugements seront, je n'en écrits*avec sincérité; ceux de F histoire mais il y a là quelques « doute pas, « mots bien durs pour un prince de ma famille; je vou« drais que la publication de ce livre fût différée jusqu'au à laqttclle nous appartenons où la génération » On était alors au eom« aura disparu de ce monde. « moment mencement de 1830.

AVANT-PROPOS

DE L'ÉDITEUR.

Certainement pressons

il serait

regrettable,

nous

nous

emr"'

de le reconnaître,

tion pût amener le danger, signalions tions, alors surtout

publicaque cette nouvelle dont tout à l'heure nous les résultats et d'où nos hésitaprovenaient chère et malheureuse notre

e"1

que d'union et qu'il a si grand besoin France tant éprouvée d'oublier le passé et les torts de s'efforcer lui faudrait ou ne s'en souvenir chacun, que pour les réparer. Mais, tons qu'un enchaîné devoir à notre par le vœu impérieux piété d'un mourant, cette nous nous tâche senà notre et vou-

y

°

conscience,

impose si filiale est plus terme

devons

1de différer, de la vie, ` que ne doit si les aux sans conviccertains y

Ions y satisfaire, car, arrivé

il ne nous an

permis ordinaire

nous-même

avons-nous peut-être Une chose nous vivants morts un*, droit que à ses trouveront la vérité. mais amis

déjà trop rassure à tous les

attendu. c'est on

cependant, égards, la dit avec à ses d'autant l'entendre. une

L'auteur toujours

quelquefois profonde

ménagement, tion, s'en ont

comme peut-être de

adversaires;

perdu effet à une

l'habitude époque

plus blessés qu'ils Nous vivons en d'accommodements tout et combien

de transactions, sur tout et pour

et de capitulations seraient aujourd'hui les générale à Fléchier inspirées et plus xvn" siècle o
i. Oraison funèbre

d'une

application plus rigoureuse et éloquentes paroles profondes du en présence de la société -•"V

du due

de Montausier

(11 août

1690).

AVANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUR

I

de si naturel à l'homme, n'y ait rien la vérité, il n'y a disait-il, que d'aimer et de connaître rien qu'il aime moins et qu'il cherche moins à connaître. Il craint de se voir tel qu'il est, parce qu'il n'est pas tel qu'il devrait être; et, pour mettre il couvre et flatte ceux des autres. plus
que

« Quoiqu'il

àcouvert Le monde mutuelles

ses défauts, ne subsiste il semble

que l'esprit

par

ses complaisances de

soit répandu sur tous les mensonge on n'a plus ni le courage de dire la vérité ni hommes; la force de l'écouter la sincérité incivilité passe pour et pour rudesse il n'y a presque plus d'amitié qui soit à l'épreuve fécond de la franchise d'un ami l'esprit, en déguisements, et ses intérêts, s'étudie tantôt à déflgurer, selon ses besoins les vices, tantôt les vertus, et la

le corps qui est l'image de la raison et comme parole, de la dissimulation de la vérité, est devenue et l'organe » mensonge. i du Si donc L'auteur aime la vérité avec. une passion son amour n'est pas moins ardent inflexible, pour le et par-dessus tout pour la Frànce. la patrie et respectée grande toujours comme il l'a vue sous le sceptre de ses rois légitimes, et comme il se plaît à la revoir dans ses souvenirs perbien, pour Il voudrait la justice sonnels et dans les leçons de l'histoire. Le but de l'auteur des Ruines deia monarchie franles sophistes dont l'invasion çaise a été de stigmatiser il a entendu flétrir les écrits, les réa dévasté l'Europe; volutions versé et les hommes le pouvoir renqui ont égaré la France, de la royauté, fait rétrocivilisateur

AVANT-PBOPOS

DE

L'ÉDITEUR

il

gradei*

la société

et rendu

la Restauration sont sincère

impossible. avec qui

Montrer 11 nos mamrs,

que nos institutions avec une liberté

incompatibles et avec le rôle

à la France dans la civilisation du monde, appartient est un thème d'une utilité incontestable et d'un intérêt saisissant, Prouver s'il est développé que la avec quelque a été talent. stérile, et cela r

Restauration

était impuissant et la renparce que son gouvernement r dait impossible à force d'inintelligence de la situation, sous le rapport des est une thèse doublement curieuse et des doctrines. personnes Tel est l'objet de cet ouvrage, et des méditations élective dont d'un sous les règnes I! les opinions indépendantes et dont le nom ni étranger un exposé de notre de l'expérience député qui a siégé à la Chambre de Louis XVHÏ et de Charles X, n'ont n'est pas pas été inconnu sans dans fruit

retentissement, la presse C'est et des l'esprit

à l'administration philosophique

publique. et critique du progrès française, nos depuis jours.

déviations

de notre

civilisation

On ne peut taire ciations contraires tés hardies

monarchie jusqu'à antique en chemin qu'il se rencontre à beaucoup jugements étranges, surfaites consacré de d'idées sur les reçues,

des apprédes vériet les

et des

hommes

choses

qui paraîtront pas et de réputations

offensants

Ne bravent-ils cinés

en effet beaucoup ?

ou discutables^ f enrade préjugés de la vieille est convenu

Le premier France, d'appeler traite l'ancien

volume, brièvement régime.

à l'étude ce qu'on

Il offre le tableau

de la gran-

WANT-PROPOS

DE

L'ÉDITEUR

deur origine

et de la décadence

de

la monarchie

Il la chute de l'Empire. jusqu'à résumé des causes de sa puissance, de ses progrès de sa ruine. C'est le développement des opinions l'auteur que. Les deux luttes autres volumes de la Restauration sur les principes du gouvernement monarchi-

depuis contient

son le et de

les et expliquent exposent contre les souvenirs de l'EmIls indiquent conservateur les de la

de la Révolution. pire et les doctrines motifs du double échec du principe société. giques, réforme, Elle avait à combattre les usurpations, encore

les institutions

les exagérations la faiblesse

démagoT de de l'esprit confusion

et plus de l'administration L'introduction livre dont

et la

publique. donne la mesure

prétendent Elle fait

le plan embrasse à la loi naturelle se substituer connaître temps, pour être comment l'auteur

et la portée de ce des systèmes l'ensemble qui des sociétés. l'histoire entend

dans trop fardée et trop partiale, sa pensée, utile et vraie. Écho des préjugés des réputations les consacrés par. l'opinion, complice l'histoire s'est trop souvent façonnée plus équivoques, de ces derniers à la glorification des noms des erreurs sous les plus suspects. les plis de son manteau n'accuse que des formes incerautant besoin taines et trompeuses. Jamais elle n'eut d'être rectifiée et surtout épurée. que nous avons sous les mieux certainement lui-même, Dans yeux, une note de sa main, père révèle les plus contradictoires Toute vérité dérobée et

notre

de Tocqueville la Démocratie m Amérique. pour des comme raisons qui nous il sont inconnues. s'il m'en faut à leur m'en opposer cet » M. de dévastation synonyme « Quand Dieu. Thiers. Cette . au Temps veut hâter les ruines sa faux à du monde. fait un besoin. de Chateaubriand. dit M. avait été formulée opinion. été publiés sur la Restauration c'est tentive amour pour monde montre deux les qui m'a porté pour la justice la. et le Temps nous voit avec épouvante ravaeùt mis des siècles à un clin d'oeil ce qu'il » voici la conclusion et le redoute. dans leur manière phénomène conséquences yeux du célèbre apparaît comme plutôt être même sée Tandis qu'aux comme prophélid'État la démocratie une transformation ou nécessaire. forme des sociétés. dans l'esprit de l'auteur est des Ruines de la monarchie démocratie française. peut- une nouvelle un progrès. effet.AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR que nous ne saurions le faire. comme il le croit attribuée à M. et le sentiment Il écrit même leur ceci ont f déjà lecture atMon ouvrage. Revelière combien d'apprécier de la même diffèrent de homme ce Mais pensée. déjà dans son traité si remarquable développée par M. de l'auteur le monde si en et suret de En un'mot. intime la pensée son oeuvre. et de ruines. qui ont inspiré toute des histoires « Plusieurs Mémoires. 1. l'homme ger dans ordonne de prêter détruire. M. admettre vers avec Thiers 1 que s'achemine obsédé écrivains la démocratie. Mon respect le se les a fait un devoir. vérité Enfin.

pas. ltEVELIÈRE. . Dampierre. comme ces sombres le furent précel!es la France vont à la démocratie. Puissent. antique L. dictions n'être de la Cassandre y s'il en est temps pas dédaignées encore. déjà les étreintes. à grands de la civilisation décadence qu'ils marchent tout ou.AVANT-PROPOS DE L'ÉDITEUR ce qui est plus en sentent c'est vers la triste encore. Novembre 1878.

qui en est arrivée qu'elle France à ne pas des questions existé une a été dressée elle n'admet pas et à tenirpour qu'avant libre. irrévocablement elle il ait tranchées. parce qu'un préjugé universel aurait fermé les oreilles de !out .INTRODUCTION La d'erreurs mités ruines. Révolution plus mêmes a versé sur la France un déluge néfastes qui l'ont car si les unes sont passagères se sont enracinées et s'y perpétuent. intelligente de ait la témérité de lui comparer. que leur apporte et plus déplorables inondée de sang dans que les calaet jonchée de répale sol. qu'on est importune aux oiseaux La lumière nuit mais si le jour blesse les yeux de ceux que leur infirleur perversité ou voue au culte des ténèbres. et la vérité monde. rables. y croissera donc par et en partie les autres l'infestent Le démenti traité cette tolérer de sacrilége génération le doute cet écrit et accueilli d'idolâtres sur comme une énormité. mité le s'ensuit-il que le soleil ait perdu le droit d'éclairer celui de se faire entendre. sent.

séduits. ont pas la réalité. dût rendre fanatisme le à la justice être pris Révolution et un défi à ses admirateurs. car les il n'est fictions n'en pas vrai qui ont qu'elle remplacé lui ait donné nos la liberté. longtemps. fut donné enfin. d'aucun seraient stitués. il n'en aura ni plus de respect pour elle ni moins de mépris pour ses idoles. Il est du sa foi sans souci est pas rité de la chose a. et ont renversé élevées par elles contre les débordements de la tyrannie et de l'arbitraire du des- administratif. sur les aurait-elle sens? qui infligées par la Révolution superstitions nées sous son influence aux générations la malsaine. Non.INTRODUCTION un peuple à ses abdiqué les accents? l'empire La raison lui humaine.. franles toutes il n'est abus des pas vrai qu'elle ait délivré la France témoignage qu'il pour une insulte à la car ceux qu'elle impute à l'ancien régime bienfaits à ceux qu'elle comparés y a sub- anciennes chises digues potisme. à la complicité se résigne du des martyrs de 93 et confessera contemporain. depuis qu'il sang du vient trop jugée. et la plus incurable est la croyance au plus générale de 89 auraient à la progrès que les conquêtes imprimé Parmi civilisation. ne se flatte pas de le vaindes hommes appeler sur lui l'examen si grossier ait qu'un mensonge le premier à lui contester l'automais la tolérance qui le propage soulevé son indignation pour silence. s'il en Il n'est de front ce préqui ose attaquer admis. jugé universellement cre mais il espère sincères. . L'auteur. Non.

comme Épiménide. de pende l'ancien et avec des hommes n'empêchait généreuse qu'une avec des conde sympathiser . Or ce quelqu'un pas sommeillé. il a vécu passaient la Révolution. il a bien autant au moins l'ont entrevue qu. Il n'est pas vrai. elle ne sont recouvertes car les que de ses propres ruines. dont ait fait prévaloir des qu'elle l'humanité lui soit redevable que pour les les apo- invoqué falsifier. passionnés n'est pas un être imaginaire. des rapports entretenu même. pu. vérités et des droits car elle violer stasier même S'il mémoire. dont avant et durant phases. il a partagé exercé des les bivouacs fonctions il n'a que les de la vie il a subi de générations commune toutes les peuplés ses condisciples. régime. droit de des et des humiliaet qui ses mœurs et sans en ait et pré- des priviléges tions que dont suppose conditions. pendant devant lui. n'a ou les jamais enfin.INTRODUCTION Non. sée. de principes de doctrines que décrets. ruines il n'est accumulées pas vrai par qu'elle ait rien fondé. qui ne ou des fauteurs de la Révolution. des républicains pas lutté publiques. dans les tournois de citoyen. ait vécu sous la Monarchie. par conséquent. enfin sa tâche rempli de travail. elle n'a cessé d'être pour en contradiction avec elle- et avec ses propres existe qui encore doué de raison et de quelqu'un. d'affection du nouveau illusion parlementaires. sans ses institutions le et pratiquer sans humeur dire ce jugé.'il que les chroniqueurs les récits qu'à travers ignorants mensongers pense. en dehors on lui fait un crime l'inégalité étudier intérêt.

les impressions peuvent de sentir pour peuvent et suivre et la position personnelle modifications dans la manière Nous n'avons donc nul de apporter et de juger. ajoute à l'amertume morale dont le pays s pas des deux côtés. de cette volontiers. est devenu les constitutions succombent plus robustes c'est que que les plus débiles. et nous avons trouvé en eux. et une générosité que la tentation de s'en prévaloir leurs aux jours du danger. de notre à l'appui concession. irrésistible et que les esprits faussés. sans qu'un leur “ aveu. sont rebelles à tous les . viciées. sous un même drapeau. -< nous n'eussions Quoique pas pris la plume si nous n'avions nous n'hépas cru servir la cause de la vérité. ajouterons l'autorité honorables. une qui eussent réprimé jusqu'à de mésuser de la victoire ou contre nobles l'opinion cœurs. tout famille ce que les habitudes. car aucune dissipropre expérience dence ne nous a fait perdre le petit nombre d'amis que nous avons comptés parmi nos adversaires politiques. vaincue tendresse la pensée seulement pût trouver place dans Mais cette réflexion de nos convictions est infecté consolante sur la contagion n'est les car enfin la justice et si les tempéraments sans plus de résistance le fléau comme remèdes. sentiment du devoir réunissait politiques souvent.INTRODUCTION victions égal et des antagonistes opposées. nous être des persuaengapartis Nous effort à faire droites der que des âmes également gées dans des dans voies des vues différentes également contraires. en vertu même du culte qui de lui est dû. sitons pas à reconnaître.

d'y faire porter Quand dont tient d'en la reconnaissance publique l'avait comblé. raison. De longues et illustrés sujets nom elle laborieuses. était ciel. pour comde ses enraciné et traitait eut qu'au de sacrilége besoin milieu Hippocrate prendre veuves . essaya-t-il la raison et Lui en proie dont aucun habitants seul n'en fut pas atteint ses concitoyens de tous faire s'offrait entendre à les fut qu'ils guérir reçue mais par cette méconnu de leur et qu'il sa dégradante.INTRODUCTION vieillissant voulut associer sa Hippocrate aux honneurs chère la Grèce patrie que lui rendait il se hâta les riches tributs entière. et lui-même censeur proposition tenu pour. sinon chercher désespérait misérable se préoccupa extirper devînt ces études murs trouva qu'il que le insensé. comme ailleurs de état imporil se vit forcé de qu'il du touché il no pour ne qu'il dans dans ces il n'y isolé un refuge vaincre. avait des quand et qu'il rebelles délivrer. insulte un en démence. sinon que mal. à ses expériences au milieu renouvelée. Mais Abdéra se trouvait alors à une de épidémie ses qui dégénérait ne put en avaient de cette comme Chassé un ennemi vain perdu infirmité une comme public. tun. chercher moins empêcher l'absorberont il reparut venait héréditaire. impade les partager avec les amis de son enfance et doter sa ville natale. qui uniquement l'y avaient un remède. pour heures réduit. glorifiait de des comme d'un don du osait quiconque sa raison toute habitations en douter. d'une son population s'en avaient que deux générations Ce fléau s'y même y était oublié. se préserver. de ceux de du contre les préventions Mais.

tout de antique exemple insensé non moins sous le charme avec une génération du glorieux avènement naïveté entière Quand frénétique on consulte les journaux sous cette influence rédigés serun sens à ces phrases et qu'on cherche maladive. et proclamant les bienfaits de la Révolution? croirait la langue jeunesse. cherche les philosophe parues. et que son art d'aliénés contre cette immense majorité plus manie d'une sages que lui. dans les vestiges de leur de leur causes décadence . et de ses amis il n'était qu'un étranger était impuissant qui se croyaient 'H l'aveuglement moderne. les plus vives et de ses plus et l'archéologie à la curiosité plus plale disépiil vif pour Si les trésors recueillent cide que la numismatique ruines suffisent parmi'les ils ont un attrait qui. incurable. monuments témoins douces émotions.4 INTRODUCTION proches plus dans son propre pays. La jouissent France en effet. Ce n'est plus paysé qui depuis que le vertige révolutionnaire du passé. sodique des nations grandeur irrévocable. répétant composées en l'honneur stupéfait demande de cette épidémie sans exemple. à satiété les plates légendes viles. la mémoire qu'une catacombe y retrouver qui formula de ses pour l'explorateur les compagnons déde sa de 89. avec le sens commun. y a éteint. ses premières idées. méditant sur les mœurs de l'antiquaire. on reste cet apostolat et l'on se de la sottise. et involontairement si ceux qui s'y dévouent ceux qui les écoutent de leur bon sens. devant célèbre d'Abdéra. à cette cité de la Révolution ressemble. dans cet Qui ne reconnaîtrait.

de l'aspect désolé Ses édifices encore debout participent dont les marbres et fastueux de ces antiques sépulcres disjoints Ce sont sont remués par des cadavres. si le sol qu'il explore. aux loups attirés des forêts voisines corbeaux par et et de chevaux d'hommes entassés l'odeur des cadavres dans les rues. habitation die qui a calciné revivifient soudain des tombeaux. les reptiles moins le repos. Un d'un spectacle plus navrant peut-être que ces reliques de la République déchue qui se sur- écent. Les manœuvres convoi funèbre qui les recrépissent diffèrent . est parsemé des débris cher de ruines qu'il foule des caractères l'intérêt ravagé et Mais combien récemment encore aux palpitantes. premier carnager trophée est celui d'une civilisation naissante. Telles nous Vendée les villes silencieuses colonnes infernales. s'accroît.. dépeuplé. ou d'une génération par le glaive.INTRODUCTION scruté effacée et récuse alternativement à demi l'empreinte que la lèpre du temps a défigurés. et si chacun pieds Une tache trace encore un souvenir provoque encore reconnaissable visible. se rajeunir vit et prétend par son retour à la barbarie. des décombres de la Les de apparurent des après le passage fétides qui se dégagaient exhalaisons nos maisons au passant incendiées semblaient en interdire l'accès car elles servaient de repaire aux épouvanté. la poussière évoquent les fantômes de toute une famille surprise et égorgée entière exterminée dans son foyer. sur la pierre les murs d'une ou douloureux décoloré de l'incenregrettée. la de sang refroidie. à peine du qui les habitent.

le dernier d'une représentant génération celle avec frères. héritiers condamnent de rendre ce dernier L'écrivain qui entreprend devoir. les offense doublement Hippocrate parlait la même langue que les Abdéritains. L'idiome sans daigner liturgiques. les fils du à ne prensa propre qui s'obguides aux à renier conseil Il se résigne celle que de lui-même. hostiles qui portent donc en consultant des aveugles pour vu.' les leur tous trahissent leur physionomie traits de et c'est seulement parenté. mais les mêmes mots ne répondaient mêmes idées.les rendre à la raison qu'il soupçonne tivement siècle dre les sentiments leurs pères. après avoir épuisé tous les instincmoyens de. pour écouter la au bourgeois absent. est familier des leurs. plus/aux et la voix de l'un des plus beaux génies de l'antiquité infidèles et des sourds volonne trouva que échos aussi taires. se résout difficilement à rompre disparue ce sont les enfants de ses qui lui succède. à la société dont il est un des rares survivants dédiée de trouver' des lecteurs disposés. plus isolé parmi les fons qu'un voyageur attardé dans le désert.groupe banale harangue qui se If autour INTRODUCTION d'un cercueil. leur devient suspect par cela seul qui lui. aux honneurs de l'épitaphe. n'a pas même l'espoir à répondre comme cet auditoire aux formules improvisé. que plus sûre expérience. stinent impérieusement indigènes d'un à se donner n'ont jamais pays qu'ils . ils répondent aux noms qui les lui rappellent. Cépendant. en chercher le sens. et il des opinions qui diffèrent qu'il exprime s'ils le comprennent. que ses si.

il n'y a. il le sait.IXTRODl'CTIOX Telle autre lution âge. qui.. qui laisse pensée par son désintéressement d'une du passé la lucide neutralité à ses appréciations de Sa défiance des promesses impartiale. indépendance la Révolution désenchantement n'est et du des mécomptes que le résumé son mirage. trop saturée cerveaux vérité. que dans l'ordre non plus que dans le mécaintellectuel. avant que les doctrines dont la Révolution . nisme du monde. en effet. tablir la nuit succède puisque humain chaque conquête de l'esprit compensée par les imperfections qui d'entrer en matière. Il de tous ceux qu'attira sait trop bien. a faites. ses adeptes. sous leurs trop réels. qu'elle 1. ses doctrines à séparer croire que les natures lui fassent dogmatise. mais uniques. à trop d'er- On ne lui fera pas corrompues légitimées parcelle est celle' qui jamais défaut. au jour. il importe prétend d'éavoir les bornes. L'amertume de ses actes. et la multitude est ignorante de mensonges moins obtus pour une qu'il case reste dans les à la comaccessible les }. La pire barbarie. rien d'immuable pour les choses créées et périssables. de ses désillusions sera du moins du présent.. après avoir enfanté la Révolution. et que est infailliblement en marquent Toutefois. est. pour admettre soit dans ses affirmations soit dans ses négations aucune théorie absolue. la filiation reurs nouvelles pour ne pas y reconnaitre' tendent de celles qui. la condition aux fascinations vient du Français dont étaler d'un rebelle la Révo- enivre tous monuments yeux les ruines Il se heurte de ses triomphes.

INTRODUCTION des brigands ont été à l'usage pris l'initiative et des au même titre que des malfaiteurs de tous les temps. comparable à la procédure sommaire de ses tribunaux de sang? à l'insolent de ses comidespotisme quelle oppression. a pas de droit qui n'implique qu'il n'y et que celui de . ont pu les formuler sentencieuse enflure mais non les préserver donner la sanction que vérités tuer destinées les sociétés Tous quents sous de leurs conséquences et leur la pratique imprime les consciences à éclairer J par les plus éloau-desresteront aux seules et à consti- humaines. n'a voulu un devoir. mais celui et nul. Il s'est rencontré d'avocats pour énigmes les plus disserter les définir sur les Droits est encore de l'homme. et leur. de 89. que celle des que celui de la souveaussi rapidement corruption gouvernements électifs. où qu'elle a mis en lumière trouver raineté un dogme du plus absurde une peuple. Leur cynique enseignement patriotes en axiomes. à naître. qui doit ces trafisots parmi s'avouer quants de la parole humaine. et les misérables les ignorants tés ? A en juger d'après et investis du pouvoir.' invoqués de la Révolution les raisonnements adversaires tiré de ses propres œuvres et de de l'argument fut jamais de ses méprises. une progressive et plus absolue plus variable plus aveugle. puissance Les abstractions irresponsables? que celle des majorités toutes ces merveilles étaient des d'où sont sorties et les plus pervers n'avaient d'un Œdipe pour en trouver pas besoin de la perspicacité des milliers le mot. l'évidence Quelle tyrannie à celle de ses proconsuls? quelle inquisition.

portée. subtiliser de sa faiblesse arbitre indi- beau ce qui le réduit sur la faculté de se vendre. est qui dans et d'honneurs. de titres cette perfectibilité dépasse l'inconséquence. de fortune ou de mérite. et de son libre ou en abuser. Mais. en homme que de s'inféoder libre. d'égalité se résout et d'indépendance prétention en une avidité insatiable de pouvoir et de décorations dont la fatuité indéfinie. pas même et a formulés dans ses décrets qu'elle sur tous les murs. pas ou qu'elle les interprète croire soi les supéque d'abaisser jusqu'à de rang. La Révolution n'a rien inventé. corde. les hommes faction. en outre. c'était rétablir l'égalité agir c'était primitive. Avant qu'elle les eût procrayonnés fanés à son usage. à rien car on toute la majesté des lois s'efface devant la loi de la nécessité. la religion les avait consacrés selon le sien. maximes A l'aide de quelques sonores que la plèbe ne les avec d'autant répète qu'elle plus d'assurance comprend lui a fait riorités parmi à une on à contre-sens. ler aux pieds les croyances c'était faire acte de raison en définitive. . et relative. que de foudu pays. rêve fantastique de quelques sans utopistes une a fait laquelle dissolution de la vie sociale de plus une en plus orgie imminente. cette fière et les institutions et d'affranchissement. à le répudier.INTRODUCTION l'homme viduelle l'aliéner aura se complique. perpétuelle publique succombent les tempéraments les plus vigoureux les mots et les âmes les plus fortement trempées. goïsme non mais comme comme ou à la disappel à la licence un frein salutaire aux écarts de l'éun avertissement austère à la un sacramentels et de l'org'ueil.

qui se froissent sans mutuelle qu'inspire qu'une '1 nité. du vain plus nom sûrement de frater- jalouse les Ce ne inventé séculariser d'institutions de féconder. toujours du ciel. L'ombre du sanctuaire et leur abondance. Ils l'autorité dans dans la ligne les limites du devoir et l'ambiC'é- elle-même des règles du droit commun. Elles des rapprochaient rangs qui les hommes. le procès de cette La raison pour aux esprits mûrie de ténèbres? par tant assez d'épreuves . rivalité d'individualités. une foi parée commune. nistratif mais sont pas philosophes modernes qui ont la charité chrétienne. ne remplacerontjamais a pu s'attribuer de l'Évangile. qu'à n'aboutissent et leurs efforts pour la des parodies ridicules que le sentiment L'action seul a la vertu religieux du mécanisme desséchante 'admi- peut bien amender les sources qui l'alimentent. non les par cette pratique. de morale en les dogmatisant leur source vivifiante. La Révolution vérités populaires châtiment sera toujours en vains est-il si chère est-elle venu de ne pouvoir efforts pour d'instruire et de s'épuiser Le temps Révolution publique se les approprier. agglomération mais par cette bienveillance s'unir. impunémais son artificiels. seule entretenait leur fraîcheur leur divagation ments la rosée ment les même contribuait à les purifier. Les arroseavares. qu'on a dénaturées et amoindries en les isolant de Dieu. les dénaturer. ou malelle leur donne pour lit un sol spongieux sain qui les absorbe ou les altère.INTRODUCTION conscience contenaient tion taient dont la voix eût faibli devant la force. les mêle sans 4 confusion et cette associer.

par sa pro- régulière et l'invasion des plus célèbres dévastateurs. à des nations à l'attidécomposent. sur plus de champs de bataille ses soldats ont combattu et modes temps anciens que les plus habiles généraux que cette suite d'exou suspendue ait été signalée par ploits gigantesques et ces sacrifices ces opiniâtretés généreux héroïques qui barbares et glorifié jusqu'à la ont illustré des peuples dernes. ment La Révolution elle-même s'efforçait vaineet tande s'identifier avec l'armée qui la servait . C'est ce qui morale et la désorganisation systématique. faction de l'envie et à la propagande de tous les principes Aux respects de la de la société? aveugles encore vivante pour qui-se les légendes de 89. Cependant on ne voit pas destruction. événements Elle qui ont troublé la a surpassé. elle toutes n'avait les autres. Si la Révolution sement nation puissant été que le renverd'une ou l'extermination les se classer pourrait parmi dans l'histoire. des gouvernements à l'insolence et à l'entente il est à peine permis les perturbateurs. grands cataclysmes qui ont fait époque la corruption Mais elle a procédé par le dogmatisme. de vertige ou frappés cordiale de tous dissolvants génération l'assentiment tude humiliée d'épouvante.INTRODUCTION humanitaires et appréle vide des doctrines apercevoir stériles cier le néant de tant de réformes qui n'ont enà la satiscore abouti qu'à la honte des réformateurs. que le d'espérer un petit nombre d'infaible rayon qui éclaire seulement ait la forcé de dissiper les telligences privilégiées ombres épaisses d'un qui enveloppent française empire. pagande. la distingue marche des tragiques du monde. florissante.

Au bivouac comme dans les clubs. de Lamartine que leurs grands hommes. prennent se résumait en une et de profanaaux frénétiques et à la stupeur de en prévenus de proscriptions tous les jours. le Code salut public et la science se bornait s'attachait de l'avocat à surveiller qu'il ses propres de sa honorait confiance zèle ou de prudence. lution ou d'abjuration L'héroïsme de et la logique de ses adversaires ses victimes ne sont pas des atténuations stances aggravantes. do ses doctrines. encore série des hommes pour d'État des à remplir. et d'atrocités ce spectacle d'ignorance ce sont des actes de résistance à la Révopermanence. ni la part ses dé- et la dén'y portaient guère que le désordre et les généraux avaient moins d'empressement fiance à les consulter contre les huées de qu'à les protéger leurs mité agents. soldats. de avec plus ou moins les fonctions et de délad'espion de ce gouvernement et Thiers lecteurs ont révolutiondécouvert où MM. se trouvaient l'ordre et la légalité encore sous la tente. . Toute la tactique naire. tions qui se renouvelaient du cercle des Jacobins applaudissements de confiscations. elle-même. le calme. Les succès prévision qu'elle légués ni prenait de la Convention habileté. aujourd'hui livrés pour elle sait en effet. aux et l'on combats ne révèlent. de sa voie force sanglante de sa culpabilité. mais des circonne l'ont pas fait dévier puisqu'elles tant qu'elle y a marché dans sa et dans son esprit.INTRODUCTION dis que la France entière était en convulsion. teur. de la majorité de l'Assemblée Si quelques actes de courage ou de pitié reposent de lâchetés.

et pousse ainsi qu'il la férocité. tout . caractéristique ne de la Révolution des tout fictions son de 89. dirige les consciences. • de 89 n'en Révolution conserve pas moins son. jusqu'à en 1848. La démocratie un délateur qu'elle a inaugurée à chaque foyer.INTRODUCTION Elle s'est donc flattée par ses déclamations des races cipation lent être spécifiées ne les a invoquées en vain de racheter ses crimes contre futures. il s'ensuit et génie des qu'elle toute sa s'appuie que sur Voilà en quoi consiste gloire. La prestige armé jusqu'aux le courage l'a prouvé. pour être le despotisme Les vérités et sur l'émanabstraites veu- La Révolution comprises.admise a quelque qu'à éparla moindre gne ou une boutique au grand parti dents. par une horde de tyrans la plus est en effet l'invention se disant démocrates. un bourreau de choses. et celui qui. de maximes Et •comme tout cet étalage phraséologique libérales appliquées à rebours. au nom de Dieu. un comité mensonges. et cette vérité émeute est si universellement bourgeois*qui à défendre se rallie. contester leur droit aux que pour société ne peut subsans lesquels aucune deux pouvoirs force à la loi. donnant sister tice. de l'ordre. pour le comsincère est fidèle à cette tradiTout démocrate pléter. de la peur dit-on. d'incorruptibles citoyens. dispense la juscelui qui. et aussi cet ordre pour y généraliser et le chef-lieu. tion. sur sur les âmes vulgaires et particulièrement . un espion en permanence sur la place tes et un échafaud Toutes les villes des départements avaient peut se définir à toutes les porpublique.

INTRODUCTION cette et mécontente. avec la même ardeur les brigands féodaux à cfue portaient c'est ce passé qu'ils piller leurs voisins. envieux et toujours et la multitude en quête d'une perignorante. parce qu'elle sans cesse à changer de place. déchiré comme la robe du Christ. ils y songent. jamais de 89 attendu de leurs promesses que l'exagération n'est au-dessus de celle de lours désirs. elle n'a aucun de ceux qu'elle au despotisme. En fécondant tous les vices propres à la démocratie. n'a jamais ceint de' fronts de1 tyrans. ni sa nature ininconnue. se précipitent sur les emplois et les fonds publics. Ce qui les irrite. Les souvenirs seront cupides. et d'en disposer à leur gré pas cessé de la dominer Il serait facile de constater depuis leur conquête. être partagé entre leurs bourreaux. toujours est la moins assise et la moins résignée. sera Les toujours causes entraînée par et les bienfaits sa l'exemple à cette Révolution n'en sont ni qu'on affecte d'attribuer les unes plus pures ni les autres plus réels. abdiqué impute et le bandeau pour tant des rois. inquiète moyenne. naïvement et de leur avoir conquis leurs comme titres de leur par leurs donjon. Il est trop vrai que la France a été conquise par la et que les conquérants dé 89 et de 93 n'ont Révolution. comptoir. que ne comportent vie et sa fugitive crédulité. fectibilité time ni donc classe chers aux esprits faux. qu'elle croient exploits. leur quand . elle est destiAspirant née à être toujours dupe des sophistes qui la flattent. mais qui les importune nient quand on le leur rappelle. ni de plus cruels ni de plus Les plébéiens a faits comtes et barons stupides.

n'est pas avec les lois égalitaires qui leur ont servi en assouplir. encore soit que ses il n'y a pas d'organisation ni de possiblo et les catégories sans hiérarchie. Le syset la loi des concours tème électoral sont des obstacles dont on peut individuellement triompher mais dont l'action dissolvante est continue par l'audace à ou la ruse. est infaillible la fortifie la longue. langage Plusieurs position de quelques et se sont résignés. combrent a plus gues. les et s'affranchissent d'agrégation possible notabilité plus de toutes traditions. Déjà toutes ou se cumulent. les plus des privilégiés même celle de 89. excepter celui et de leur suivi divers de la Restauration. Cependant société stable problématiques. raient scrutin. à reprendre des leurs. seaux préférables dans une assemblée chances trop du aveugles nombreuse pour b . ont les gouverne. qui remonte refoule impitoyablement ceux qui le dépassent. d'habit changé sans effort. les et qu'on professions les carrières se mêlent.INTRODUCTION alliance inflnences ments et leur parenté qui ont dirigé qui se sont par la seule nomenclature sous sans des les affaires succédé. entre les aptitudes contestable au même titre s'abdiquent distinctes s'enIl n'y analodans un et toute devient vote pays où le père de famille enfants et ses serviteurs. de serfs affranchis. lorsqu'un de les a entrepris leur jetant un salaire protecteur que mais si c'est ainsi que se fondent les dynasties. parce qu'elle même en l'éludant. ou un titre aristocratice de se transmet et se fait acmarche-pied que la noblesse Le niveau incessamment d'en bas cepter. soldats.

où se fonde partout cité. Ce niveau tant vanté.. dont un la supériorité ne créent encore classe sur un seul au leur correspondant de toute autre volontiers faux peuplent d'esprits tribunal infaillible a constaté point. par le fait. Les intelligences sément encore parce arrivé Celles-ci une surgissent famille. sur le vote des enfants. La fiction de les produire ou de les suppléer on ne est grotesque peut en tenir compte. et les peuples primirebelles aux instincts naturels y dominent ne les discute que le philo- les perfectionner. ne les condamne quand la nécessité pas à s'y amoindrir. et comme formules se les médiocrités prescrites se plient plus aisément aux il en résulte que les services publics ou brouillons. offices et que leur signalent énergie. s'en rapportent sophe qui prétend volontiers à ceux dont l'initiative supplée à leur paresse native. On n'en est pas paternelle tifs. souvent spéciales. mais que le exclusives résolues à dans un sujet qu'ils dispensent des qualité. moins qu'on à ce progrès de fonder l'autorité social.INTRODUCTION connaître le candidat qu'on soit lui impose. et précipas. leurs conseils ou ou leurs aux bons à la reconnaissance respects . est donc à la fois absolu et insufficapacités sant. C'est un milieu que fuient les véritables supériorités. toutes savoir également devant un jury composé les unes des ne considérer de capacités autres. Si le scrutin lités intellectuelles. C'est un écueil pour le mérite modeste ou timide. et le concours ils sont d'une pas les notabimoins aptes à les moyenne chargée reconnaître. une d'elles-mêmes une peuplade. qui consiste à certifier en germe.

la prola bonne renommée. est de la chercher où elle en dépit des lois égalitaires et de toujours. parce que héréditaire est de droit naturel. n'en sont pas moins réelles soin de tout gouverneet saisissables. c'est qu'ils la reconquand naissent. de tous.INTRODUCTION ° leur autorité se fonde sur tacitement. Acceptée et se légitime la possession par la succession. la constate. Une correcte origine '1 est moins que mais elle est plus généralement ou l'élection. on l'appelle dépend pas même des gouvernements si elle ne procède pas de ses œuvres. l'éducation mo priété territoriale. Les marquis Constant Benjamin être passés de La Fayette et les Camille élecparti. ou la renommée le rang respectée. car les factions sont les premiers les plus démocratiques ceux leurs prosélytes. faire . Le premier considérées ment qui veut être estimé sera de leur faire par les familles de notabilités qui. de la conférer. La naissance. On ne la discute pas. toute tradition qu'on noblesse ou préjugé. raie et les services rendus au pays une catégorie composent pour ne pas former une caste. Cette Le devoir est et sera les pontifes de notabilités par le creuset et les oracles de leur n'est des gouvernements donc pas imaginaire. Jordan toral. et ils en délivrent le brevet. mêmes en effet. Cette parce le concours est plus sincère. étaient. vent les servir et de Chauvelin. qu'elle peut-être Elle est si pou contestable. classe les sans savent dont fort bien distinguer.' aussi parce parmi peu- ou les relever. que ceux qui la nient par système à lui rendre hommage. les chefs. qu'elle est plus mystérieuse. la mystification des concours.

.

privées. en passant . Qu'on cesse de s'y méprendre absolu d'une d'une justice égalité abstraite.INTRODUCTION à l'aptitude place. menteuse. Ces pas d'exclusion. . avait autant élevés. qualités la balance de la science que pèchent mathématique. par que par ses efforts pour épurer ou anoblir ceux que la nécessité J~ lui avait imposés. pays. il fut contraint nages qu'elle s'en affranchir. au maintien de la sienne. en imposant seules des conditions qu'elles publiques On doit puissent remplir. ne tenant aucun compte des variétés que présente et anéantit le spectacle de la nature entière. toutes nos constitutions modernes. ne peuvent qu'une règles s'élever au-dessus des leur incomplète de convenance n'impliquent éducation en rien le libre arbitre vulgaires a fait contracter. sorti de la Révolule concours il ne ses choix des personrien pour négligea judicieux aux fonctions à Napoléon. de ces esprits étroits et difficiles qui. et l'intérêt importe nistrés que les représentants dessus du dédain et du soupçon. dans tous les temps. ce témoignage de subir tion. du pouvoir dans et ses habitudes n'entravent Mais la dignité des agents qui prédilections. que si. son niveau écrase la vie sociale. Cette réglementation impitoyable. partis de bas lieu. par est du prince c'est le servent des admisoient au- par le dogme par l'affectation puérile exclusive des l'appréciation au compas et pesées à mesurées individuelles.) On oublie trop que les charges ont pour publiques des intérêts moraux et matériels du objet la gestion de quelques ambitions et non la satisfaction Il ne s'y glissa que trop.

soit doit l'âme spiritualité. l'homme à l'un d'eux. N'en qu'on serait-il avoir pas ainsi des parce problèmes politiques au qu'on les explique comme les premiers point de vue qui nous est assigné. il en est qu'il des découvertes réduit a faites. en forme moral sements. qu'il en résulterait L'étude des lois du monde physique persévérante redressé libles la plupart des jugements des sens. sublunaire dont ils ne pouvaient se détacher? croit . astronomes les évolutions du monde d'après apparentes résolus. qui brillent tenus pour infailau témoignage des globes régulière ne Trompé par la marche au firmament. Elle pas que la de la création. et changeant à douter il croyait il tournait lui immuable ce qui était d'un seul des rouages de la mécanique de la réalité même ce qui était mofixe. autour bile. se* prêter aux rectifications le sol inerte les éléqui modifie une partie essentielle Elle suppose que l'ordre et aux une ligne aplatisplane qui ouvre comme aspérités au passage de la locomotive poussée lui-même n'a de puispar la vapeur. comme avec soupçonnait pas qu!identifié tout ce qui végète à sa surface. du soleil. Mais ce phénomène sance qu'à condition de transiger avec la matière qu'il semble s'être soumise. et sans vivifiante. autres à grands les montagnes de avec s'abaisser lui. au lieu à travers aux unes d'une ligne étroite et les et aux conçoit a qu'il trace vallées. frais Si.INTRODUCTION de plomb n'admet ments et en sur les inégalités qui lui font obstacle. on il commandait de s'élever tout 'entières un bouleversement universel. Partie imperceptible céleste.

celui pour Cette que les se comparer. transféré C'est des cet asservissement physiques primitif au niaux choses établi par choses par la réaction de prudence et de et.au besoin. comme le grand Architecte de l'univers. l'ordre daignent appeler. nos progressive n'a sondé la profondeur de a ouvert l'abîme. . lorsqu'elle manquait elle y était rapau point de le méconnaître.INTRODUCTION C'est taires les ainsi imposantes être et la liberté Les nations. immatérielles. en jouisaccoutumée à le y songer. inaperçue pour être de redondantes et se qualifier de maximes enveloppée n'en est pas moins réelle. fut . modération pelée par intérêt. cause qui a renversé démolisseurs à lui. égalitaire pas encore réussi tontes à imprévoyants dégradation La Révolution détruire. professé de son C'est en subordonnant la spiritualité des lois natio-d'une machine gouvernemennales innées aux rouages a annulé la tale géométriquement équilibrée qu'on à n'être du sens moral et réduit l'intelligence puissance plus qu'un engrenage. c'est le premier degré progrès. saient sans des théories humaniqu'à l'application et les plus pour l'orgueil. Le droit ne propre dans la conscience donc ni de garantie publimanquait Mais dès qu'il. vellement. d'une décadence effectivement Nul de. respecter. que ni de défenseurs il devint agressif et conséquemment litigieux. qu'elles promettaient avant de subtiliser sur leur L'autorité était de développer. progressistes dont le dogme n'a pourtant au profit du despotisme démocratique. et bien plus encore une résistance énergique. de nos perturbations. droit. plus séduisantes le biens'évanouissent par leur généralité.

- l'expérience c'était attaquer Il s'est contre a-t-il l'autorité de qu'opposer prosaïque et de la vérité à la poésie des révolutions. paraîtra dont Mais sans il ose doute mettre pas. il n'en attaquer minée par elle que celle Si celle-ci résiste. gage encore Aussi la loyauté n'hésite-t-il champion jeter de l'ancien pour son nom du combat. c'est malgré et dans le a dans les consciences insentiment des masses des racines inaccessibles à toute humaine. qu'elle stinctif action de front. et préface. bien que surannée. crédulité de l'auteur libres-penseurs. que de chercher à surprendre porté à publier du lecteur par la courtoisie rarement l'attention sincère Il se croit dans le vrai. à parler de cette pas à et à surmonter la soi quiconque contrefaçon se des répugnance respecte qu'éprouve assez pour dédaigner . français. s'arroge. est pas de la probité qu'elle de plus et sa faiblesse. infaillibilité. enquête aussi à la rigueur dispense de son ne d'une prévaut. n'admet soit pas que la cause dont il prend la défense à se justifier. bien en en Cette aux mesquine doute la docte prenant il n'ignorait l'offensive. l'école d'avance aucune digne moderne dans son sanctuaire.INTRODUCTION les vieilles pas osé aristocraties. oblige régime. résigné laquelle cru plus de faire nettesujet des convictions ment l'exposé préliminaire qui l'ont son livre. Mais s il en est une n'ait opiniâtrément du bon sens. Mais il trouve tenue de descendre équid'une modeste table droit soriale vieil aussi que les opinions de s'enquérir qu'il honneur incriminées par lui usent du cendu d'un de ses titres à la magistrature La loi.

n'a pu l'arracher a plus ou de Maistre à ses hallucinations. style naturel et le . et la viva- . depuis cent ans. une ont la banalité ou blasé.vrai même littérature le émouvoir et l'enflure lui trivial. Il sait trop combien est faible la voix d'un obscur ami de la vérité pour entreprendre de surmonter le bruyant concert des manipulateurs de l'histoire qui. sous les yeux. d'un héros de théâtre. trompettes qu'on appelle la réclame. de dégoût arriérée la pour enluminé moderne comme comme resplendissante fait prendre en clarté comme classique. n'en Le génie et le jour- nal le Siècle Bonald ` chaque jour. il traite ses prodonc de lui de la quille d'un navire les ruines de Jérusalem de visionnaires. plaudit qui se moquent et se croit il s'applaudit lui-même sous grand quand l'habit libre. Le peuple qui se dit le plus civilisé de la terre n'apencore qu'aux jongleurs de lui. et ne s'informe pas si de ma- J le vaisseau tières laisse est chargé qui porte ses destinées combustibles. Sait-il seulement si cette monarchie a existé ? Est-il peuple bien convaincu qu'avant dont 89 il était l'insouciance lui-même un aimable et facile. de lecteurs. que de ont eu dans toute leur vie. Il leur faudrait public écrire ivre avec “ un fer rouge.INTRODUCTION de la Renommée. Pour prouver qu'il est il met le feu à sa maison. Le souvenir de ses mécomptes ne pas plus de trace dans sa mémoire que le sillage sur le flot qu'elle a déchiré et. Le travaillent à la falsifier. phètes Nous n'entreprendrons pas démontrer de la monarchie ancienne étaient plus que les institutions civilisatrices et plus libérales que celles de la Révolution.

ministérielle. d'autres les ont jugés intempestifs Il nous a fallu. Si nous à des p'une servions tretenu.. dans par Il existe est peut-être de une difficulté Mais les vents dit le poëte altérée ses Saadi. l'autorité exagérés. la fatale influence dans sur un préméditation. porter à l'oasis eût du désert eût-il solitaire étouffée la semence que le sable N'y d'entendre e qui ne privilése embrassements. dignes défendre. contre toujours dans ses veilles. se chargent. eu d'abord ses sinistres la quiétude et inutiles haaussi n'en les ou des objet de se justifier et de prendre des avertissements pressentiments.INTRODUCTION cité étaient devenues moins proverbiales? Il nous faut un sans auditoire doute. mais ou plus attentif. parfois sarda dans instinctive que sa sollicitude à la tribune. et quelquefois quelquefois l'intimité du cabinet. par un obsédaient que fruit député étancherleur lèvres des soif aux sources ? successives périls de la ont affleurées impressions fidèle que les n'avaient à lui-même 'acte. mais si plusieurs ont encouragés. enpublic défiance de la . à nous-même. prévenu Le rassembler où le trouver? insurmontable. faits accomplis pour justifier de nos prévisions. Ses amis politiques importuns méconnu la justesse. actes de tendance à nos yeux attachions ont pas tous la persistance tant de gravité comme en obnous considérés c'est isolément que la importance de près avec secondaire. intelligences que vingt élus et toujours la vérité sentirait fier génération à la à ces prêts de répondre d'aller giées et impatientes rafraîchissantes que leurs Ces recueillies royauté pour études.

INTRODUCTION

Restauration, collègues paient guère autorité aux

Plus partis

mêlé qui des

peut-être

qu'aucun ou subissaient diriger, nous

de

nos

corromn'étions d'une

l'opinion qu'ils moins effrayé

croyaient retours

inopportuns

dévoyée que de ses concessions perpétuelles; et si nous les avons signalés souvent avec amertume, c'est que nous suivions, d'éavec une anxiété pleine motion, les bles yeux pour de les faux pas d'uu fermés, nous. nos du chancelant, pouvoir côtoyant, des abîmes béants et des piéges visiNous au refus de tenir éprouvions, les la la angoisses de celui qui, de ses du

compte

signaux, rivage

contemplant plus port. La vérité que qu'elle la craint que chose chères

barque voit

affections,

dépositaire au sombrer

sortir

a, dans

son

langage qu'elle

le plus retenu, offense ceux avec voile.

quelmêmes

de si austère servir.

voudrait lorsqu'elle de

Tel qui l'appelle sans la rendre brave

sincérité

jamais

lui apparaît flatteurs pour Elle mais

Il ne mansuspecte, ni les

d'avocats tyrans

pour l'accuser. qui la proscrivent;

et fait trembler

la faiblesse

ennemie. La République dangereuse sait de mort, mais elle était forcée tous les jours; tandis

est sa plus de 93 la punisrecommencer qui lui

de

affectaient étaient

que, sous les gouvernements de se fonder sur elle, toutes les oreilles assourdies Au temps qu'elles étaient

fermées,

parlementaire. était

de la Restauration,

par le bruit la vérité

un perpétuel tisujet d'alarmes pour une autorité mide et trahie onl'attribua, dans celui qui signe cet écrit, à un esprit d'opposition loin do sa penqui fut toujours

INTRODUCTION

sée; voix

dédaignée fut

lorsqu'elle

ne voulait ne

qu'être pouvait

utile, plus

sa être

comprimée

lorsqu'elle à ces sérieux,

qu'offensive. En essayant d'un leur traité corrélation

de donner

études qui

de politique l'ensemble des

les proportions dans embrassât soulevées par de de

des questions

la restauration France, ses forces temporains, est difficile contre tous. l'auteur contre

derniers

ne s'est

de la maison princes dissimulé ni l'insuffisance

la prédominance condes préjugés il ni le péril d'une agression dans laquelle seul d'être vrai pour tous sans se trouver Mais, contrairement à l'avis de Fontenelle,

il est persuadé croit tenir dans sa main que lorsqu'on à ses des vérités de les publier c'est un devoir utiles, elles seront Si ce sont des vérités, propres risques. combattues, mais leur et ne peut être payé de sa tâche, pas à la hauteur lui suscitera des auxiliaires car la milice des plir d'être épuisée, et l'armure triomphe trop cher. est tôt ou tard Si leur l'exemple défenseur assuré é n'est

de sa témérité

de la remplus capables soldats de la justice est loin des écrivains de notre ftge

du Pan, se sont qui, depuis Burke, de Maistre etMallet voués à sa cause, est d'une telle trempe, que tous les traits des tirailleurs de la Révolution se sont jusqu'à émoussés contre elle. présent L'auteur dulgence aller des temporains, fortunes sur la facile inpu peut-être compter accorde volontiers au laisse/' que la curiosité Mémoires car peu de nos conparticuliers, aucun diverses, peut-être, éprouvé autant n'a subi autant de et de vicissitudes, aurait

INTRODUCTION

passé entre

par elles.

plus

do professions à son entrée

rarement dans

compatibles le monde, ses

Il a vu,

ses propriétés et l'espoir incendiées, égorgés, parents réalisé d'un riche patrimoine par une ruine complète. La loi des suspects n'a épargné à sa jeunesse ni les honneurs mort. captivité Sa vie, abritée sous s'est de la ni la faveur d'un où tant arrêt de les drapeaux ranimée aux d'autres des

ont été moissonnés, régiments sur leurs

voix amies

et des états-majors registres.

moins indépendance d'un journal entier à la rédaction 1 d'accord contre-révolutionnaires. gie de ses sentiments de fructidor an

son nom qui ont inscrit d'une Mais, attiré par le charme il se consacra tout réglementaire, avec l'énerLa loi

ses collaborateurs à V, qui déporta le força de chercher une lui-même Cayenne, position il pût se dérober et dans laquelle moins précaire aux persécutions vendéens fraternelles, pas dont il était menacé. réfugiée et le voilà d'avoir Une colonie lui tend d'industriels des mains Il n'est réussir si en Bretagne manufacturier. une vocation pour Mais but il

nouvelles

nécessaire

quand est difficile vint mettre

l'on est décidé à faire de son mieux. a été dirigée l'éducation dans un autre

de le perdre de vue, et lorsque le Consulat un terme aux turpitudes nous directoriales,

un an sur le tableau des avocats de figurions depuis Paris. Devons-nous aux encouraavouer qu'insensible des magistrats à nos donnés gements par l'indulgence premiers répulsion
{.Le Censeur

débuts,

nous

n'avons pour

involontaire
des jownau'.r.

jamais pu vaincre ce trafic de la parole,

une qui

INTRODUCTION

nous

semblait

voisin

de la vénalité

de

conscience

et

une espèce l'occasion viendrons mais qui nous s'était

de prostitution d'en déduire à sonder

de sa personne? Nous aurons les raisons, nous en quand

les plaies du régime parlementaire étions si peu fier des prérogatives de l'ordre dressé sur la tombe des ordres supprimés

avec joie à que nous renonçâmes par la Révolution, l'honneur de lui appartenir, pour le premier emploi salarié qui nous fut proposé. C'était déroger sans doute, car il était obscur et modeste. Mais il nous rendait aux relations et littéraires politiques que la presse ardente et franchement de l'an V contre la tyranréactionnaire nie conventionnelle nous avait fait et la Révolution contracter tions. Les souvenirs drapeau, d'un soldat qui a servi Henri l'héroïque conversé sous plus d'un de La Rocheavec tout l'entraînement de nos convic-

qui a connu jacquelein et le grand Napoléon, célèbres révolutionnaires, depuis pierre jusqu'au vertueux Dupont qué soit officiellement, soit

avec les plus Robesl'incorruptible de l'Eure, communi-

soit par par sympathie, de l'Empire, avec la plupart des maréchaux hasard, de de généraux avec un plus grand nombre d'émigrés, ses condisciples la République dont plusieurs furent et ses amis, et ceux de la Vendée, à commencer trouvé avec Stofflet qui enfin s'est et a collaboré par mêlé assez

Cathelineau; conspirations d'État,

à plusieurs d'hommes

en on prétendus tels, pour connaître ces souvenirs secrète de son temps, partie l'histoire l'oisiveté du commun la chance d'amuser auraient

INTRODUCTION

des lecteurs, riosité Mais vie ont de

sinon

de satisfaire

les croyances d'une

et la cu-

de tous. et l'agitation l'expérience à nos convictions imprimé et nous avons préféré, ne nous adresser trop longue et et es-

gravité,

plus de réserve à nos risques sérieux. Nous et de l'indépenstoïque impar-

périls,

les convaincre pérons dance de nos jugements, tialité entre mais

qu'aux gens de la sincérité sinon

de cette

déguisée qui n'est trop souvent qu'une neutralité la modération, le bien et le mal. Nous aimons nous tenons la justice pour devoir de l'historien. d'être la vertu Qu'on de l'histoire. daigne nous

et le premier tenir dons

compte du désir pas la confiance d'ailleurs

nous équitable du lecteur à d'autre des

ne demantitre, nous

reposant

sur l'intuition

âmes

droites,

la subtils à dégager que les esprits promptes plus nue à Elle se présente du langage. vérité des artifices et le fard ceux-là seuls qui sont dignes de la connaître, dont on' la parc ainsi mais celui n'en qui, lui donne quelquefois louanges homme à l'erreur moins la laideur du certaines tout sujet du à la équivalent à hésitera juste comme tous les

mensonge diffamation condamner hommes,

est pas ni

et peut dire avec fait méconnaître adversaires amis. » glissé on aurait

Montaigne les qui

volontaire, complice « Mon intérêt ne .m'a de à mes mes

ni celles

louables qualités sont reprochables du temps hypocrite à s'indigner

11 s'est tauration démocratie

dans la polémique pruderie été la première

de la Resdont la

ne sait quelle

si, en

INTRODUCTION

effet, elle était

entrée

dans

nos mœurs

aussi

avant

que

dit M. Royer-Collard. Il ne s'agissait de rien moins l'a ° dans une de idéalité les rejeter, qu'on que appelle choses, et de raison de faire la responsabilité qu'il est d'usage peser sur les personnes. de l'histoire; propres à ce qu'on fit de cette était intéressé les rigueurs courtoises do convenance, lui sont venues en aide de sorte On rayerait et comme plus ainsi d'un urbanité les noms ministre une loi

tout son cortège doctrinaire ont pu d'^in pouvoir venaient renverser, soutiens qu'ils croyant le pétrir à leur usage. Mais les comédiens

pénal et que M. Decazes se donner pour les en poli-

du Code

tiques ne sont pas plus que les autres à l'abri des sifflets. Justiciables de l'opinion, plus ils la compriment est impitoyable. et plus sa réaction Celui qui se retranche derrière flétrissure les arrêts des débats. de la justice n'échappe Les esprits pusillanimes point à la

prendre à l'amorce de ces ménagements se laisser car elle a le droit de n'être toute probité s'en'indigne, avec les fripons, envers qui le respect du pas confondue de la complicité. silence tiendrait Un taire. nom En le en dit souvent
livrant

peuvent mais

plus

récusation de célébrité

au public, car tout discutable,

qu'un long commenon évite l'écueil d'une sait le genre jury seul de

le monde

appartient atténuantes la peur

A qu'il s'est acquise. de déterminer le droit du délit; il n'admettra

ce haut les jamais

circonstances l'excuse

ou de l'ignorance

dans un hoir

me d'État.

Aspi-

sera toujours, rer au pouvoir sans en avoir l'intelligence à ses yeux, un crime irrémissible, car les nations ne

INTRODUCTION

sont

pas faites

pour

servir

aux

expériences aux aguets,

cités présomptueuses toujours la suite de toutes les coteries. mentaires,

des incapaà la tête ou à

Les gouver

portefeuilles, dité, ont été surtout avec

qui ne sont, en réalité, ou le ministérialisme féconds

nements parleaux que la course dans toute sa cru-

en nullités

les que toutes stupeur ces nuées d'oiseaux de passage, qu'on w s'abattre et dont ceux-là seuls n'ont du titre d'Excellence, nuisibles laisse '<

C'est pratiques. ont vu administrations saluait

fait et se sont laissé qui n'ontrien à la routine de leur bureaux. On a vu beaucoup et bienveillantes médiocrités atteintes

pas été on conduire

d'honnêtes

de

l'élasfièvre abdéritaine, et l'on ne peut expliquer cette 1 ticité de leur conscience, affrontant toutes sortes de que par ce responsabilités, en manies ambitieuses change qui vertige contagieux les plus puériles vanités. de la Resmoindres erreurs et d'honneurs faiproblé-

Ce ne fut pas une des tauration de grâces que de combler toutes ces incapacités prises à l'essai, saient d'une place à d'autres mais naturellement matique, galité mérité maintenir. dence toutes toutes ces .banale. Si les ministres l'honneur dans à la le cas traverse du prince, Mais, de laisser valeur

lorsqu'elles à cette

non moins

intéressées disgraciés de sa politique contraire, de

prodiavaient bien était de les

quelle imprusuccesseurs leurs assurés de

rivalités

émérites, à naître régime,

auxiliaires L'exil étaient

les compétitions sous l'ancien

et l'interdiction, une précaution

en usage

elle eût du moins préservé plus logique et plus morale l'autorité de cet essaim de parasites, à l'affût de toujours

INTRODUCTION

1

ses

défaillances,

pour

prendre

part à ses dépouilles.

On

du l'irresponsabilité présumée condamne à régner cette supprince que sa naissance est même un des arguments les plus victorieux position sur lesquels les gouvernements constitutionnels ou conçoit, fonder leur raison d'être. représentatifs prétendent Mais la responsabilité des conseillers de la Couronne en devient C'est aussi d'autant plus rigoureuse une des conséquences bien qu'elle parlementaire, le vice des radical traditions et' indispensable. les plus évidentes du n'ait servi jusqu'ici et F inanité.

à la rigueur,

système qu'à en

démontrer

Le mépris caractéristique, cueil le plus

de l'esprit inévitable et le conseiller est

est le symptôme le plus mais il en est l'énovateur; le plus ce qu'il d'une servile du perfide, y a de plus imitation faux. Or ce d'une il

car ce qui est naturel et vrai ancien au monde, et l'horreur conduit triomphe orgie est rare fatalement n'a guère

à la prédominance

que l'apparence et, quel que soit son dédain qu'elles soient

et la durée des comparaisons,

les plus intrépides n'ont pas encore mis en parallèle les plus saintes avec ses institutions celles de l'ancien à l'humiliation régime, sans s'exposer d'une défaite. La rénovation des sociétés est sans doute une grande et noble pensée, mais leur conservation ne sont pas toua

à son avantage. de la Révolution

Les admirateurs

et ses métamorphoses jours des améliorations.

bien son mérite,

Il faut bien reconnaître atteinte à l'orqu'en portant dre immuable de succession suivi depuis l'origine de la on a répudié le gage de stabilité qui a souMonarchie, c

INTRODUCTION

tenu cles.

cette En

grande abjurant

institution notre

pendant

plus

de huit

siè-

foi monarchique, nous avons “ et. de notre nationalité, donc déplacé le pivot régulateur aux la France dans les incertitudes communes replongé ou au de races rivales peuples livrés à la compétition vent des révolutions, fléaux dont cette foi était le préservatif le plus assuré. Ce divorce avecla dynastie identifiée non au pays ne se fonde que sur une supposition à savoir à était un obstacle encore discutée, qu'elle et qu'on 3, tout progrès, fait elle-même. Mais, a fait, sans elle, mieux qu'elle n'a

on ne peut le nier sans ignorance ou sans mauvaise foi, la Royauté avait concédé avant la Révolution tout ce que la Révolution prétend lui avoir arraché, avait achevé d'émanciper toutes les classes, puisqu'elle d'abolir tous les priviléges et de faire des citoyens de tous ses sujets. Dès 1.648, elle avait formulé une constitution, sont plus die dont que sincère, mort-née celles des qui se sont succédé Ce statut contrefaçons. et plus faite devenir avait pour depuis était, 1791 en ne

effet,

plus libéral qu'en encore,

que la parocomplet l'Assemblée nationale; viable, les éléments

car il avait

la constitution qui ont conservé anglaise, d'un monarque cerné par une démocratie était tout simplement une absurdité. Cet avortement ment dité de Constituante des d'une assemblée qualifiée résume

et la fiction souveraine

ridicule-

de 89, principes de la portée des intelligences qui s'identifient ère de notre régénération. Les jours qui l'ont

toute la féconcependant et donne la mesure exacte à cette suivie et

INTRODUCTION

mise en œuvre à cette horreurs doctrines

il est vrai, quelque restriction apportent, admiration exubérante. Mais les crimes et les de 93 ont une avec les trop étroite parenté de la nier, et qu'il soit possible sont parenté ou des lâches semblables cette

de 89 pour de 89 qui désavouent les patriotes tout simplement à ces malfaiteurs de faux frères,

qui, ayant ouvert la porte du domicile et ayant eu la plus grosse où s'est commis un meurtre part du vol, se posent, devant la justice, en révélateurs. leur La police peut avoir ses raisons pour absoudre complicité réhabilite de plus ne trahison s'en du crime parce pas l'instigateur qu'il de la Révolution fait le délateur. Les premiers fauteurs resteront donc, en dépit de leurs palinodies, responsaexcès dont ils n'ont eu ni l'art de prévoir ni mais le mérite d'une

bles des

le courage d'empêcher l'accomplissement. Ce n'est pas qu'il ne soit dû aucune pitié aux esprits ardents ou faibles séduits par les grands mots d'humanité, leur de patrie fût venue. la réflexion Mais tout ce qu'il y avait, aux États de gens de cœur et d'esprits élevés, n'a pas avant que les de les la et de liberté,

généraux, attendu

les conséquences des principes de 89 pour Les protestations prévoir et les abjurer. anticipées cette noble phalange, à la tète de laquelle figurent Mounier, l'erreur. L'admiration l'étonnent prendre et les en dégoût, du vulgaire nouveautés sans qu'il pour qui les phénomènes lui lui plaisent son les Malouet de tous et notre ceux ami Bergasse, qui ont seront condamnation

persévéré

dans

qui fait

y songe,

bien-être

INTRODUCTION réel, torité la douceur de son climat et la providence Mais celui-là seul est mûr d'effort pour do l'aula

qui le protège; civilisation, qui n'a pas besoin

pour comprendre'

et de conqu'il n'y a de Stable que ce qui est régulier, stamment utile que ce qui n'est pas exceptionnel. Les la foule mais on conet les volcans ébahissent météores sulte le cours invariable du soleil pour mesurer le temps la terre. C'est à la poursuite et cultiver d'une rénovation sociale impossible que nous avons sacrifié l'esprit de famille, la dignité du citoyen et cette habitude d'inles, qui modération rapprochent hommes et donnent seuls un sens déterminé aux mots s abstraits et relatifs de civilisation et de patrie. Ce qui devrait ébranler la foi des plus opiniâtres, c'est que toutes les expériences faites depuis 89 n'ont dépendance abouti qu'à déplacer les priviléges, appesantir les charles abus, pour donner, en compensages et multiplier dont les sophistes tion, on ne sait quels droits politiques n'ont la définition, mais dont l'upas encore trouvé sage'est surcharger une dérision d'entraves et sert seulement à perpétuelle la liberté civile, la seule qui imet de

à tous. Le produit net de ces combinaisons porte savantes a été de diviser le pays en partis irréconciliales doctrines les plus antisociales, et bles, de propager d'asservir plus les minorités et les plus pas manquer intelligentes aveugles. d'impartialité que d'affirmer aux majorités les mobiles Ce n'est qu'il

fut un temps où les Français ont joui de plus de et de liberté que sous le Comité de sarepos, de bonheur lut public, sous l'Empire et même sous les gouverne-

INTRODUCTION

`

ments constitutionnels. d'admirables volution utopies mais c'est

Cela peut être en désaccord avec et nié par les nouveau-nés de la Ré-

un fait que la renaissance de 89 ne Si tant de réformateurs ne sont parvenus peut annihiler. aux libertés du sujet que les servitudes du à substituer citoyen, ne serait-ce pas sur un principe abstrait et plus social reposait Ce n'est démocratiques? pas que tous les systèmes mais la famille qui est primitive et c'est l'association, dans l'amour, paternel non dans ses comtrouve que l'autorité la rivalité Hors de ce des frères. la société et la liberté n'est qu'une puque moins l'ancienne Monarchie

pensations, pouvoir arène, gilat.

protecteur l'égalité

et modérateur, qu'un mensonge doute

qu'un

La Révolution et de victorieux croyance. tion des terroger auraient

a sans arguments

d'heureuses

Il ne serait générations les Français

à opposer pourtant pas inutile qui ne datent que époque avoir subi

exceptions à cette humble à l'instrucde 89 d'in-

d'une

le joug lifier l'ancien

assez vécu pour du bon plaisir, comme régime,

plus arriérée qui dans leur jeunesse de qualeur part

il est convenu

et qui auraient eu aussi des bienfaits sur la France par les États répandus et par la généraux, par la République, par Napoléon foule de libérateurs éclos nos jours. jusqu'à Apres tant d'espérances déçues, trompées, do avortés et de projets n'a jamais bronché; douté; courses en quel qui lil'y un des jeté

promesses quel dévot béré ramènent

quel progressif au fétiche de 89 n'a jamais régime, cesse, n'a fatigué jamais sans

de l'ancien

arrière

fut de se placer résolument national et d'aplanir toutes ou seulement et le vieux ou glorifier à la tête les du mouvement qui auraient Cette avoir tardive tactique rien fait répadifficultés pu l'entraver. humiliée du bienfait que lui infligeait n'eut rien de la légitimité. à la plus pressé qM de lui faire un grief d'être revenue suite dans tous ainsi de l'étranger. pas reculé inattendu de quel révolutionnaire un crime de plus? Le retour à genoux l'Europe celle du soldat victorieux la France été. naufrage qui absorbait et la nation elle-même. avec son terriRépublique C'est le Sénat impérial toire et toute sa fortune. cette grande . qu'il avait un acte proété invoqué. et les acclamations la de Paris ne trouvèrent pas une seule voix fut aussi fugitive Mais cette impression dissidente. sottise la France que dans ne trouva l'on les de tels échos répète mêmes pas encore. l'œuvre serait de Napoléon. mais des Bourbons. termes. conquise évidence. de la légitimêmes les plus acharnés par les ennemis au terrible comme mité moyen d'échapper l'unique dans un même gouffre l'Empire. pour hâter le contrarier. et humiliée. pour a videntiel d'une telle de la dynastie nationale. était habile. lorsque semblait avoir consacré pour jamais des rois et de la Révolution. La première amis.INTRODUCTION regard enfin involontaire. objet de sa haine profonde. sans mais roi rappelé. pensée qui vint à ses nouveaux plus occupés de leurs intérêts que de ceux de la France. regret devant n'a. le chauvinisme les jours l'invasion cette de Cette ingratitude national. qui prode la population clama cette dynastie. qu'unanime. et la Révolution.

ramené par la Restauration et le triomphe d~e ses ennemis. que de l'exploiter et d'autre courage que celui de la trahir. qui n'eut corrompue d'autre souci. tauration qui avait fait de la France la première des nations civilisées. ne pouvait donner. lui avaient ménagé La resde 181A ne fut donc pas celle de la Royauté.– sous la tutelle d'une coterie n connue sous le nom de longue mystification. se trouva naturellement un accueil si peu attendu. l'ex-évèque choisit ou accepta pour Les espérances ont été également demandé imposé Faussée plus plus exagérées et les défiances hostiles à la Restauration. but. Cette XVI. qu'un épisode de plus du -. sous les deux règnes des frères de Louis drame de la Révolution. son premier ` que mi- yeux. d'Autun. intéressées On lui et souvent a qu'elle sans honte.INTRODUCTION à la merci de ceux qui ration. elle ne fut. par son premier ndèles services. et pour que c'est. avec toutes leurs dangers et leur impuissance fût visible à tous les inauguration Talleyrand. XVIII w cette des principes de 89. pu sauver de la trahison. en effet. pour la consolation ceux qui se sont retirés d'elle n'ont pas Cependant recouvré leur crédulité première aux promesses des réconseils . qu'elle ne pouvait supporter elle a pu retrouver de statut. Comédie de ~Mmse ans. Louis nistre. fut ainsi qualiBée par les acteurs rôles et qui ont mêmes qui y ont rempli les premiers continué à la cour et dans les de figurer sans vergogne de Louis-Philippe. mais non la vigueur ni le génie qui l'auraient à son déTombée. mais bien' celle leurs contradictions.

La De là un découragement sentiment foi qu'on dans les doctrines qui devait de patriotisme. que se la force reconnaît le sceau de l'éternelle justice. du fait Partagé le bien du mal qu'autant qu'il miner lui-même. Sans doute le droit n'est une pas et il est impossible de le défendre pure abstraction. Cette dernière évolution et dans n'a les idées fut-elle un progrès? L'esprit du siècle voix pour l'affirmative. d'honneur avoir dans profond tout à la longue. ne pouvait plus et dans on la concentra ses propres dans les intérêts illusions.INTRODUCTION volutions. il s'abandonne quand . la charité. et de probité. des États est la conséquence forcée du désaccord entre le principe moral ont mission de faire respecter et le fait qu'ils qui les régit. Mais sur les consciences les vérités si les paspour altéelles l'homme ne à se doparvient d'empire à leur usage primitives. Quoique contre souvent au droit. Que sont. sil'esprit de famille et la croyance qu'une non de vieilles La lutte monde. éteindre. les événements. à réédifier ce qu'il leur a été permis impuissantes et c'est à ce signe de malédiction de démolir. et le plus habile à justifier sa résistance aux lois quand elles le gênent est le plus subtil à excuser sions rer sont les abus quand ont assez et modifier il en profite. il réagit éternellement manque et la perturbation le fait qui le comprime. matériels et ce que les néologues de l'école ont nommé dans les mœurs l'~M~M&M~M~Mf. pour lui. la confiance. les principes conservateurs des sociétés. en Dieu. discerne superstitions? et du droit le devoir est aussi ancienne que le entre et l'intérêt.

ces actes La nécessité aucune sanction. les sottises ou les fai- qui le compromettent qui tendent à l'atténuer. ne l'abolit mais n'oblige pas. au point respectons culte des personnes et si nous erreurs. elle tient lieu du droit. les questions trouvera-t-on mais certainement on nous reconquelque témérité naîtra un désir aussi sincère de rendre à la hommage vérité que de justifier notre dégoût profond de la Révolution et nos répulsions pour les sophistes leur plume à la célébrer. de nos immuables Sur que nous cette base seront résolues Peut-être toutes nous labase allons soulever. Nous osons donc compter de ces éclaircissements teur à qui la longueur préliminaires ne paraîtrait pas aussi essentielle qu'à nous-même. ou que dominé par la fatalité à l'inertie. nous ont paru indispensables à la de cet ouvrage. que devant les transacNous ne professons pas le d'admirer ou de nier leurs la udélité ~M< ?MPMM à une dynastie dans laquelle une génération d'aveugles n'a pas su voir le gage de ses franchises et de sa tiationa- . elle-même n'en reçoivent autorise. et quand on l'attesta d'actes qui ne procèdent à l'appui pas de lui. leur omission eh et peut-être obscurci le sur l'indulgence du lecpas. Nous avons tenu à poser leplusnettementpossible convictions. mais Ces digressions complète intelligence le~ inductions aurait compliqué texte. Légitimiste nous prosternons blesses tions dans la rigueur pas plus devant du qui fatiguent nous ne principe.INTRODUCTION lui-même. il est condamné des vicissiil ne tudes humaines Mais périme pas parce qu'il est vaincu.

comment où prendre les que fussent trouvé un Français engager le frère de Louis XVI à l'admettre Il n'y a pas dans son conseil? ouvertement de raison et d'État mésalliances. et ils le pouvoir pour eux. qui vous a fait roi. subissant. ce qui XIV à Philippe V. ses ne portons pas le scrupule la vérité fautes et à. Quels s'est-il de Fouché. l'intelligence. M Il y a des temps. des et s'ils se laissent entraîner ceux-ci c'est. qui excuse certaines qui qu'on les lui impose ne règne pas il' abdique en les car. conseil services pour seulement est une faute. Les sous cachée elle- ont laissé Il revient bien. quelils se sont laissé auxquels n'absolvent l'intention « Dieu. qui se laisse avilit. sans le comprendre. sont à la suite impose de c'est que l'audace conjurés. Les peuples sentent trop bien le beau soin qu'ils ont d'être gouvernés pour s'attaquer pour prince qu'ils savent assez jaloux de son autorité la défendre avec énergie. princes dérober qui n'ont que des serviteurs les causes. adulation briser trop souvent pour les à leur en est aussi dangereuse même rois qui dontlavertu que solidarité prendre. Cette réserve sentimentale que une la félonie. vous inspirera en à votre dignité de roi. déguiser Les leçons du malheur sont nous jusqu'à parce perdues attentifs dissimuler qu'elle est amëre. aux volontés absentes.INTRODUCTION lité. suppléer induits à regarder quiconque usurpe . Commander. n'a jamais failli dans les pièges mauvais conseils qu'en accusant écrivait Louis convient effet. Les factieux ont beau jeu contre un pouvoir soufre le prince en effet. un sceptre dans leurs mains à qui sut s'en servir. aux perfide. à leur instinct d'obéissance.

justice. existence. ont le même régner avec gloire il fera deux parts rois savent et faire régner avec bien distinctes de son des affaires la grandeur et de l'isolement de celui-là seul est conauquel qui ne peut avoir Les grands les apprécier lement est de maintenir que tous leurs sujets et que. l'unique égamoyen de les protéger et de respecter ont trouvées Leur bonté les lois.. elle est de plus un danaveugles teurs ger et souvent un scandale. C'est une triste maisrigoureuse veraineté. en du cabinet la frivolité des travaux des courtisanes. C'est courtisans et l'avidité quand insatiables Il y a plus d'imprudence de l'Etat . cette leur impartialité. Cette illusion n'est pas seulement une source de préférences et de mauvais choix. elles viennent à confier les doublement de haut rênes lieu. s'il veut lui la justice. et leur providence dans l'immuabilité Stuarts à croire le monde. établies les usaou qu'ils est dans de des qu'on ges et les règles qu'ils ont proclamées eux-mêmes. car elles sont la seule compensation du souci damnée d'égaux. de se tenir en garde contre perpétuellement Il ne serait ni juste ni possible les affections privées. l'intrigue a intronisé mêlant des à la gravité et hardies elle qui sous la Régence et la dilapidation des finances. ne pouvant droit à leur protection. Mais. tous. cœurs bons aime dignes On a reproché aux inclinant toujours d'être aimés de tout ce faible ceux et les servi- du prince les plus fidèles serviteurs de l'État.INTRODUCTION comme plus capable de l'exercer que ceux condition qui règnent de la sou- et ne gouvernent pas. de les lui interdire.

conseiller la rai- encore le meilleur d'un prince intelligent. Il vaut qu'on doit donner. le discernement et la constance et maintenir un ministre qu'il qu'il et trouvés pas n'aurait car l'application.INTRODUCTION aux mains sous la mieux ductions ils sont d'un favori qu'à les laisser Il faut nottor au hasard. Mais l'usage conseils est un art difficile pour les plus habiles. toujours et des mérites de position y a des valeurs relatives que les circonstances révèlent à la perspicacité de celui qui sérieusement de ses affaires. renommée et de quelque la confiance publique. pour gagner rer le génie et accomplir On n'a pas assez loué de Louis n'aimait XII! à choisir de grandes choses.' Il lui importe s'occupé sans qui qu'ils ments doute de n'accorder dignes. Il qui soit à préférer. de sa propre car si régner pensée c'est choisir. d'une précédés rience pratique. ce danger pas. il savait son la fermeté il les avait et le génie pressentis de tenir tête dans seul aux attaques dont Dans les temps son d'État est Ce n'est capable trône menacé. esprits les plus vulgaires. pas eus lui-même. garde de la routine. l'impulsion de se tromper encore mieux risquer que de livrer son à qui peut en abuser. ee ministre. ni même pas le plus cher le plus capable. de troubles et de révolutions. attendu . plus intentionnés pour de mérite. seulement à ces parvenus les d'efforts et de séla répugnance dont mais expéinspi- vaincre qu'aux bonne l'objet. c'est abdiquer. de sa volonté. Pour un prince sage qui initiative n'existe des sait consulter. le reflet sa confiance mais qu'à des hommes plus encore et les instrurecevoir en soient soient il lui importe ou le plus dévoué.

INTRODUCTION qu'ils une. pas un ne s'est trouvé de la tâche qu'il s'était rendue plus diffide l'administra- cile en la compliquant. improvisés. des intérêts engredoit jamais perdre de vue l'ensemble nés pour ainsi dire dans l'organisation du mégénérale canisme de laisser ceux social. Celui sa protection le servir. Cette indulgence plus . du gouvernement est Le meilleur avis peut à rectifié. organisés sont des per- auxquelles l'intrigue turbations utilité réelle. et la vénalité progressive qui finira ble. et prédominante. Il faut être bien volontairement voir que mélioration tinct nir toute réforme présentée croissante de son toujours du népotisme dont elle est dévorée parlarendre impossipour ne pas d'atrès-dis- aveugle sous le prétexte d'intérêt est fondée sur un calcul de l'intérêt et d'étendre de public. chargé de la direction suprême. des l'engagement attendre dessus du prince est de mainte& tous ceux qui ont pris Il est assez placide pour la conversion du mérite pour s'accommoder et assez aususpects. des ministres de part que leur se servir de tous que qui ne réorganisateurs vus à l'oeuvre.. sont variables. et la marche régulière s'il l'entraver. poser arbitrairement sous leur direction. remanier. par exemple. n'est pas modifié. nous avons fût au-dessous et. approprié ne l'usage de celui qui. Il n'est. de l'humble trop dédaigné pratique des plus médiocres. les services Ces réformes ni utile ni prudent comme refondre tombés hâtives a plus savent tout l'étaient tous et recomdes ministres de la Restauration. Les bons ouvriers les instruments. C'est à ces remaniements tion qu'on doit l'exubérance perpétuels le chancre personnel.

et quand abuser. ne fut pas. en son nom. insensiblement. ils en sont aussi est pleine constitutionnels faut. ministérielle. ces fictions dité et de qui. tous est exer- neutraliser intérêts le principe d'autorité La souveraineté légitimes. donnés au nom du souaux témoignages de confiance verain. tant s'en et les écrivains dont les . amortit les ressentiments et donne quel- car personne ne reste insensible quefois la capacité. et par ostentation de capacité ils se livrent aux témérités les plus tis ne se font pas plus de scrupule de trahir la confiance du prince qui les admet dans son conseil excentriques. chaque tions lateur petites Rien ments la politique de la mutations pratiquées et dans le les attribu- l'avouer. s'annulait révolutions. ne vivant que de transformations finissent tous par dégénérer en oligarchie dernières et inévitables balancés. que d'en de l'Etat. plus le pouvoir les enivre. quis. hommes nance de roi nullités.INTRODUCTION excite le zèle. par d'audacieuses improvisées en vertu d'un scrutin ou d'une ordonPlus ces hommes sont constitutionnel. en attendant pouvoir réguC'étaient autant de la grande. d'Etat et à froisser du peuple cée. de ces gouverne- ne prouve mieux la dégradation mixtes corruptions. Telle et la stabilité des charges des invite à les honorer. jour et dans le personnel des moindres administrations. il faut Au milieu Restauration. inexpérimentés. ont compromis le salut fiers que s'ils l'avaient conde ces ne exemples préservent royalistes dont pas les les ils L'histoire gouvernements rois. les plus destinées dont basses toute de toutes la féconà les de pouvoirs consiste à susciter ambitions.

Cette loi émane aussi du droit divin. Peut-être ces droits. fidèles contemles trônes et l'exemple renversés. ni porter atteinte à leurs infortunes. conjurer de la personne sans manquer au respeut le défendre pour lui-même. est un titre'de plus à dans leur et pour qui la majesté du malheur Mais ce ne sont passes leur vénération.INTRODUCTION veilles n'ont ont été consacrées fait que à l'étude des deux règnes un dernier triomphe préparer tion n'auront la confiance pas moins de peine à expliquer X dans l'ineptie notoire de Jules du bon roi Charles de Polignac Louis cazes. le roi et la royauté. l'autorité vient do trop haut du souverain. fondés sur la raison d'État et la vitalité ils à leur sanction n'est desnations légitimité qu'ils sauvegardent. La liberté vérencieuse fondre. platifs qui relèvent Louis XVI et de ses frères prouve trop bien du vertueux que ce n'est de cœur et aux vertus pas à la noblesse les comqu'il a été donné de prévoir les tempêtes. visiblement pas moins des besoins tions dérivant nes empreint moraux des sociétés providentiel dans les instituhumai- que dans le dogme traditionnel. une origine car le aussi sceau donneraientsainte Le principe de n'être pas distingué pour on et une plus universelle. chevaleresques plots et de. qui identifie la Royauté au corps social . XVIII que l'incompréhensible pour le fils mal élevé prédilection du procureur qui à la Révolu- de De- de nos jugements paraîtra irrépeut-être à ces serviteurs d'élite accoutumés à conpieuse affection. lequel n'est pas à la mesure de toutes les intelligences. pect dû à d'augustes droits.

a été. sa décadence a été si rapide de sa grandeur à n'a pas d'exemple ont lutte des empires. lorsqu'elle plus florissante et plus forte que jamais. sa décrépitude. avant de Fontenelle. que le plus qu'ils ne sont pas le châ- . faits. n'avait cependant et le passage qu'il rien perdu de son La Monarchie éclat et de sa puissance. l'expression que dans l'attitude du gouverneremarquait la Révolution.INTRODUCTION dont elle est l'âme durée. de peut bien triompher politiques. pu être renversés violente par la conquête. piation de son la dégradation L'impiété crimes grands nement hardi des lente insolente et prédite. mais non sans le long marQuand commença ou prolongée. il n'est pas sans intérêt de savoir ont été les quelles semblait causes de sa mort. Pour faire cette déviations <K~o/M~. et fait dépendre la vie. signal d'une cette apologie entrepris faire l'éloge ou la censuré comme sa chute a été le série de calamités encore loin d'être épuisée. constitution sultées en ont troublé selon qui en sont réet ont causé cette c~~cM~e a~ tout le monde ment. dans le/passé fondés par la conquête. des peuples du de de sa propre Nous n'avons donc pas système monarchique pour la Monarchie renversée. il ne régnait déjà plus que fictivement depuis trois ans. domination. de sa nous avons dû explorer normale. tyre de Louis XVI. Si l'Empire romain s'est survécu. de à affirmer mais telles l'impunité des il y a. Mais. les premières car les altérations tout le système. par la servitude l'exet qui lui ont été infligées. on le sait. dans l'enchai- doit hésiter analogies.

de leur soumettre la liberté prendrons de l'impunité du plus nos scrupules sur les conséquences à l'orgrand crime peut-être porter atteinte qui puisse d'autodre social fondé par Dieu même sur le principe nous rité. mais qui lui aussi à laquelle il accompli. Nous en cédons l'honneur lesquels dans n'ont pas. mission vit l'exhuma En s'est retrouvé dépositaires. comblé de leurs faveurs.INTRODUCTION timent et la conséquence d'autorité. l'action ou moins l'alliance Mais des règles providentielle du monde réel avec le monde qui président visible.l. la trahison de l'un des membres de la famille nous voulons a infecté préposée à la garde de ce dépôt sacré de la félonie dont Philippe-Égalité toute sa descendance. plus trop du fait entre eux tant de rapports qui relient il ne nous appartient pas de tirer des inaux claires. ductions avocats nous. la Révolution. traître. sans rougir. que intact Le principe Dieu en avait aux mains des rois sous les décombres Bonaparte énergie. comme do toutes de l'ambià la déception criminelles les combinaisons tion. la faiblesse de voir. sont assis queur de relevé Ils dit martyr se et délaissé par le vainont été dépossédés en par le fils d'un traître lui-même. toute sa féconde pour lui rendre pour l'accomplissement été dévolue? Le fait est les frères usa-t-il de la qu'il le qui lui avait se briser dans sa main sur son trône. parler notoirement d . fait logique avili les uns des autres. entassés d'où par la Révolution. T. fut honteusement chassé par la Révolution était inféodé de përe en fils. qu'ils avaient. De ces faits inexplicables.

lorsqu'il courtisans. Si toutes les dynasties tardent à se rerégnantes privée. toutesles ceux qui usurpations le subissent sont de la justice et ceux qui le louent souille ainsi le par cela seul déshonorés. du crime. Ce crime de per- de ses assassins pas seulement autour fidie etd'opprassion il corrompt tout doutent qui signalent de lui de Dieu. les portes du royaume devoir du frère premier nir décret blement interdisant Cette des Chambres et une sentence cette branche Au lieu d'ouvrir ses bras et au fils de Philippe-Égalité. pour sa un vaste a été comblé abime qui ne se ferme plus que* des cadavres de ses sujets. ne conduit d'un roi. Le prince indigne qui ne sang royal en répandant tout le sien peut expier son forfait c'est à la source empoisonnée qui le transmet que doit d'un arrêt inexorable. et les insignes.INTRODUCTION Le meurtre sépulture. pouvaient un jour de redevenir et mériter Français. de ses et de leurs aux excès enfants. le de Louis XVI eût été d'obteles de justice un retranchant irrévocacours tronc et lui royal. Il y va de le remède s'appliquer l'avenir des légitimités et du salut des monarchies consacrées parla civilisation. d'une et condi- et de toutes solennelle pourrie à l'avenir du d'en porter ûétrissare était la seule qu'en le nom à la mesure l'obscurité ce n'est tion du sang populaire. dit Shakspeare. trancher n'échappera du virus dans aux fratricide. ouvre. aucune et combinés toutes de la démocratie les royautés se pnriSant dans Jtans la régénération poisons dont et toutes . que d'Orléans les se racheter du péché originel. de cruauté. leur droit et dans leur force.

avait omis de prévoir De ce dût rester impuni? les crimes faut-il que conclure français n'a pas prévu des princes que ces crimes peine? La raison. . au contraire. au rang du coupable. lequel aggrave et à l'intérêt des princes sa responsabilité. dans les actes personnels commettre. la logique et la morale s'accordent. puissent sont affranchis de toute politique engagé et des grands. pour exà des forfaits plus énergique opposer une répression et proportionner la rigueur du châtiment ceptionnels. que le Code déjà senti les atteintes.I~TRODUCTIOK les nations de l'Europe ont De ce que la loi romaine s'ensuit-il pénal seuls qu'il le parricide.

Mais ce peuple ne fut pas seulement conquis rupteur par les Romains Les qu'oppressif. sur la barbarie. Leur théocratie.ch.X\X)t. mettre en doute la civilisation d'un peuple qui embrassa. joui. des premiers. le joug était invasions réitérées dont plus cordes Nor- Les Gaules ont . de la spirice triomphe et des lois morales tualité de l'âme sur le paganisme. leurs cités antiques et leurs expéditions témoilointaines et l'on ne peut gnent d'une organisation puissante. pendant plusieurs d'une nationalité incontestable.tNAfHE. CHAPITRE DE LA FRANCE PREMIER ANCIENNE siècles.FRANÇAISE LIVRE PREMIER GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE DURÉE ET DE SA MORTSUBITE CAUSESDE SA LONGUE LMttandbpreciosMrrninis. (SH)Ot!<EApOM. le christianisme.r LES RUINES DE LA MONARCHIE.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mands. accomplie que ne s'est pas française longtemps après. La civilisation mosous la seconde même réalisée narchique d. des Maures. Sans aucun Cependant la fusion des races ne s'est . quoique à tant d'honneurs n'aspire opprimée par les Goths. les nuances. l'ennemi commun. et de toutes les hordes qui mondèrent les mélangé qu'il famille serait celte les mœurs. d'aucune du nord au midi. nier dans Romains. fait. ces puérilités. héque la science des couleurs. à l'inconfusion peut slaves. et la raison le coin mais est le voyageur de l'usage s'indigne qu'on en où l'on trouverait du monde nul autre pays et ne s'exerce de vrais le brigandage avec autant Lorsque les Francs combattre. mais dans à celui cette sous d'impunité. de sa nationalité s'évanouit vestige et le nom de France fut substitué alliance. leur chef se fit chrétien pour le deravec elle. favorisée par la guerre fluence climatérique des régions polaires ont site tellement multiplié à conclure. nomades tellement des Tartares. elle avait été connue sans que nul lequel jusqu'alors. révolutionnaire L'esprit à supposer des spécialités compte ou gauloises. la Gaule. ont l'Europe et modifié les usages races et d'affirmer impossible l'origine ou gauloise. ainsi que l'in- plus ou moins distincte dans plusieurs La promiscuité provinces. sourit de compatibilité trouver son ou franques.~c seulement de la troisième. de la ou tropicales. et le commerce. souvenir autorise à croire historique que cette union ne fût pas amiable et de consentement des deux peuples mutuel. malgré des types particuliers l'empreinte remarqués universelle. et la nationalité race. appela à son aide. L'Italie le moins des espèces.

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

de la foi chrétienne en avait jeté la propagation les esprits, en définissant les bases et y avait prédisposé et les devoirs de la souveraineté. La clairement l'objet doute, féodalité, nant dans il faut tous le reconnaître, les rangs, sans et ses pairs; féaux, ses vassaux en choisissant de la noblesse, berceau FoMM~M~ <?~<<~e, volontaire et l'on élevait l'obéissance en prey avait préludé ses distinction d'origine, véritable la chevalerie, pour jusqu'au devise sacrifice

n'a pas le droit d'ignorer que le serf n'était pas un esclave, attaché à 1&terre qui le nourrissait dont serait jaloux et avait des droits plus d'un démocrate de nos jours, réduit aux convoitises Mais ces ébauches de son prolétariat. le Grand pour se compléter. du fils de Hugues nement d'un peuple Tout ce qui a précédé n'est pas l'histoire enfande ses actes, mais le laborieux avant conscience tement formes, nomades d'un monde subissant en quête fusion, essayant de tous les les invasions d'une et patrie, se déploie suivant devant en toutes aventuriers servilement lui. les impuissantes attendaient l'avé-

le premier qui drapeau tout l'art des inductions,

le plus grand des chroà tirer, aurait peine démocratiques origines d'orde la première informes race, une ombre niques Les populaà l'analyse. digne d'être soumise ganisation tions forme mérer. du grand empereur Quant au règne au brillant un météore comme surgit d'Occident milieu au toute tout la force, devant se prosternaient et se mêlaient se présentât, qu'elle sous sans quelque s'agglo-

Malgré des admirateur

qui de ces à de

ténèbres, l'égard civilisation de

il n'en la s'y

eut

que

l'éclat

passager,

moins lueur entière

France; éteignit.

lui, car, après La législation

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

tomba saliques nistration demain.

en

comme les lois les lois ripuaires, désuétude, Sa vigilante admielle-même. et la loi romaine n'eurent et son habile politique pas <le lenIl ne resta plus que des traditions confuses, inné moral, par le sentiment et antérieur à tous les codes, ou l'intérêt. La par l'ignorance

quelquefois interprétées humain dans le cœur mais le

plus souvent en pays de droit écrit et de droit division des provinces est le monument le moins récusable de l'incoutumier consistance des notions conquérantes et de l'insouciance des nations Aller nement donc conquises.

puiser,' ou des

une

de gouverdans ce chaos, des leçons notions sérieuses de législation, c'est malheureuse ou un calcul peu inspiration

Durant trois siècles que régna cette digne de confiance. on ne voit que des frères race brutale de rois francs, des pupilles à l'amimmolés égorgés par leurs frères, bi tion de leurs Néron le sang sacrifiées, guerre guerre. ringe est sont leurs femmes. oncles, Les crimes sinon des maris des Atrides, empoisonnés des Médée par et des

se disent

égalas, chrétiens.

surpassés, Des mères remords,

par ces princes qui dénaturées versent et des reines sont La

de leurs

fils,

sans

sans pudeur, perfide, attire Thierry

au caprice d'une et la paix cruelle à une conférence précipiter ne sont

concubine. autant le roi du plus

que la de Thuhaut des des lieux

et le fait Hcrmanfroy, les couvents mêmes remparts; d'asile on

de la tête des proscrits et de la y tranquc des princesses; des évoques sont accusés, prostitution en plein concile, de meurtre et d'adultère, de viol et de trahison. Le récit de ces atrocités pourrait se répéter à chaque

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

règne, et les chroniqueurs les avoir expliquées quand des rance et à la férocité

qui les ont recueillies ils les ont attribuées siècles barbares.

croient

à l'ignoMais pour-

de tous pas dans les annales quoi ne les retrouve-t-on vues Et pourquoi les avons-nous les peuples primitifs? à la face des peuples se renouveler si souvent qu'on et le BasSi la Révolution croit civilisés? française, avec les peuplades Empire ont lutté de stupide cruauté les plus sauvages, pas une cause commune n'y aurait-il à des désordres pas de se reproduire qui ne manquent des mêmes circonstances? sous l'influence des mœurs des lois et la dépravation L'imperfection et d'un pouvoir l'absence régulier toujours Un principe n'est qu'une lettre d'une autorité légitime. Si l'emde fixité et d'unité. il manque morte, quand vécu dans les convulpire de Clovis a continuellement accusent si ses successeurs furent sions, c'est qu'il était partagé; d'eux victimes les uns des autres, et si le règne d'aucun n'eut ne fut paisible et fécond, c'est que leur pouvoir et de nxité pour être intelligent, jamais assez d'unité fort et protecteur. à servir de preuve famille Le dernier vérité. d'entre Devenu eux fut destiné à cette le jouet d'une mais l'exerde son autorité,

sujette, dépositaire et se la transmettant çant pour elle-même par succesrester là où elle résision, elle devait inévitablement dait habituellement. Partout où la souveraineté manque de suite et d'iniles dépositaires du pouvoir dans leurs tiative, grandi mains finissent sans partage, même quand par l'exercer ils ne peuvent ostensiblement. Dans pas se l'approprier les sérails tradition; ce sont les eunuques d'Orient, qui en ont la se la transmettent à leur pour l'exploiter ils

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

profit, et souvent pour soixante ans que nous vernement tionnaires, n'est

l'énerver sommes

ou la vendre.

pas encore de leurs complices

en révolution, sorti des mains des révoluou de leurs créatures.

Depuis le gouLes

dans les sommités nominales et dans les changements, il est aujourd'hui couleurs du drapeau n'y font rien; usé du avéré que jamais ils n'ont plus exclusivement pouvoir coterie faufilée C'est la même temps de la Restauration. en 89, s'est qui, après avoir conquis la France de l'Assemblée constituante dans la Convention, qu'au

de vendémiaire an III n'a pu ébranler, que la réaction réactionnaires en fructidor qui a fait chasser les~iéputés an V, s'est trouvée, sous l'Empire, en possession des et du Sénat, et a fait elle-même, à son profit préfectures et à sa. gloire, la coup d'État de juillet i830. M. Guizot des Girondins, comme M. Thiers de s'y porta l'héritier Ces qualifications la Montagne. sont déjà loin de la avec orgueil de ceux qui les ont acceptées pensée est souple et leurs amis assez nommais leur austérité breux pour que honneurs restent toutes les avenues ouvertes toujours ces successions collectives, du pouvoir et en leur faveur. comme, des

Cependant des rois de la première hilent, en se subdivisant. fient

celles

pour se consolider on voit plus ordinairement mains sant

et s'annirace, s'amoindrissent Il faut qu'elles se personniau lieu de l'un des cohéritiers, un intrus concentrer dans ses s'affaiblisqui va toujours d'eux ainsi ont procédé les après avoir été. investis par suffisants comme pour les maires se passer du palais

la portion d'autorité dans celles de chacun

qui, partis et les généraux la République de pouvoirs d'elle, ont fini par la traiter ont traité les derniers

Mérovingiens.

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

à la domesticité dont la fasemprunté consolait la cour de Byzance de tueuse nomenclature en réalité, économat n'était, sa caducité, qu'un que, a trouvé le moyen de nos jours où le fonctionnarisme Cet ofnce, de renchérir a décoré n'était donc sur la décadence d'intendance; du titre de l'empire d'Orient, et de surintendance. on Ce

ordre de second qu'un emploi e~i~MM ~M? non magistri, supérieur peut-être des chainbeUans et des préfets du palais, mais des hautes

majores à celui exclusif

mandement nairement ceux

des services et du comdirections, publics des armées. Ses attributions furent origiles mêmes à la cour des rois francs; mais familiers et secrets, nécessaires, intimes, se transformèrent aisésous des princes faibles ce qui venait troubler Ils n'eurent services pour et confidents

qui l'exerçaient, souvent agents utiles ment en conseillers

ou violents, en défiance de tout leurs habitudes ou alarmer leur ignorance. donc pas de peine à se prévaloir de leurs en accroître ils à leur du souverain, térieuses, Inhérent l'importance et à l'occasion en firent munis

des pleins pouvoirs de leurs instructions mysinsensiblement un privilége

et quand celle-ci devint hérécharge~ ditaire, un droit dès lors inaliénable qui se confondait avec celui du souverain. Sous ment Clovis dans à immodéré II, les leudes, de la puissance l'intérêt même l'élection; mais de l'accroisseeffrayés des maires du palais, de la couronne, qu'on Flodoat, avoir après à se les inde son vote, honneurs

obtinrent, les soumît acheté féoder, lorsque met le leurs

n'eut pas de peine suffrages, fait bon marché car tout électeur le dispensateur et quand, prix; des grâces et des à quelques

années

y de là, on

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

demanda Celui droit, hardi élevé

il était trop tard! de l'emploi, la suppression s'en prétendit héritier de qui en Stait investi fut assez ses adversaires intimidés, et, bravant le transmettre, la tutelle d'une usurpation de son femme. habilement préparée, audacieusement introde vivant, à son petit-nis

pour sous

Jamais

plus longuement consommée que nisée seconde dans

ne fut plus et poursuivie de France

celle de cette

plus maison sous

germaine, la désignation

l'histoire

race, ou de dynastie carlovingienne. fut traversé, dans ses projets, par Pépin dit l'Ancien mais sa fille avait de son héritier la mort prématurée à Pépin d'Héristal, donné naissance que le soulèvement contre le maire Ébroin porta et des leudes des évêques à la place de celui-ci. Mis à la tête de l'Etat par le crédit autant de sa famille, que par le vceu public, il y conet en atteignit le but avec ambitieuse tinua sa politique une fermeté et aussi Charles père, secondée admirable, par ses rares talents La gloire dont se couvrit par les événements. de son encore Martel, que la dextérité plus

du à voir en lui le protecteur la nation disposa du suprême et commandement, pays et le dépositaire son front de la couronne, Pépin la Bref ceignit quand luià peine s'aperçut-on Cependant qu'il s'en emparait. du dernier des pas la dégradation son suffisante avénepour légitimer Mérovingiens et il tâcha d'y suppléer d'ément, par un simulacre même ne trouva lection. pour lui Les États furent cette donc convoqués à Soissons donner satisfaction; se soumettre mais, soit qu'il eût à cette humiliation, d'aupas,

pour trop de hauteur soit qu'il jugeât qu'une formalité signalait superflue de son droit, il ne s'en contenta tant plus l'absence

DE

LA

FRANCE

ANCIE~E

d'obtenir la sanction du pays. sérieusement et s'occupa était favorable. Rome était menacée L'occasion par dont les et la protection de la France, les Lombards, victoires récentes des avaient délivré était l'Europe chrétienne La exposa lequel que l'aude la crainte négociation humblement inndèles, marcha donc toute-puissante. Pépin Pontife, subtile,

répondit, torité appartenait

ses scrupules avec une réserve à celui n'eut

rapidement. au Souverain un peu

qui l'employait rien à refuser à son

à la défense

de la justice. ;r Rome délivrée

libérateur,

de sentiments facile à concevoir, et, par une réciprocité et de celui-ci paya sa condescendance de riches présents à sa cour, une Les évêques prirent, plus riches dotations. influence inusitée, et lorsqu'il eut été sacré par l'archeles jalousies pouvoir dédaigner des grands et des mécontents qui auraient été disposés ses droits à la couronne. à contester Mais combien les calculs de la sagesse humaine, vêque Boniface, et les murmures de Dieu, sont quand ils n'entrent pas dans les desseins incertains et décevants L'épiscopat, qui avait concouru si puissamment à l'établissement de la seconde dynastie, et que Pépin par reconnaissance avait associé à son pouvoir, fut la cause son. La déposition par les évêques usèrent du droit répudier naturellement de rabaissement première de Louis le Débonnaire et les États qui été conféré Du droit de sa maifut proposée nommé l'avaient par lui pour d'élire dérive il crut

qui leur avait son dernier descendant. celui

ne sont compatibles ditaire. Il n'y aurait si chaque génération

de révoquer mais ni l'un ni l'autre avec celui de la souveraineté héréni nationalités, était appelée ni Ëtats,ni à détruire sociétés, l'oeuvre

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

un peu légèrement comme elle s'arroge pères, à ses descendants le devoir le droit d'imposer peut-être de payer ses dettes et ses folies. de ses Quant. aux censures limite dans leur nature Le droit d'excommunication, elles ecclésiastiques, essentiellement même, ont leur morale.

au Pape qui n'est contesté en effet que les conscienn'oblige par aucun catholique, on ne fulmine ces soumises à l'autorité spirituelle pas de bulles contre les rois idolâtres. Les évêques auraient ont jugé le fils de Charlemagne peut-être à exposer leurs griefs à ce père commun des fondés les limites fidèles. Mais ils excédaient de leur pouvoir, au-dessus de leur propre en se plaçant en dehors de leur un acte évidemment en étaient au fond par se l'assimilar, tion était la peine qu'ils encouraient termes de la discipline ecclésiastique. la Convention la déchéance prononça parce reau, que cette formule et que les avocats était dans si convaincus, en le déposant, souverain dans qui été

Ils compétence. qu'ils commencèrent parce que la déposieux-mêmes, C'est ainsi de Louis aux que

le protocole reconnaissaient instinctivement dans leur vocabulaire

XVI, du bar-

n'étai); que détrôner dans leur droit. La violation

pas plus

que

du principe de la souveraineté et la dans l'ordre de succession, même quand le perturbation est en question, droit originaire sont toujours des sujets de trouble et de péril pour l'État. Si jamais dynastie fléchit le poids de sa dégénération, c'est assurément celle des Mérovingiens et si jamais intronisation fut signalée et d'immenses par des exploits héroïques c'est bien celle de Charles Martel, de Pépin et services, de CharlemagnB. D'ou vient donc qu'ils n'ont su ni orgasous

DE LA

FRANCE

ANCIENNE

un gouvernement qui au pays, puisqu'il s'identifiât retomba, après le règne dans l'enfance dont son génie semdu grand homme, blait l'avoir tiré? niser leur administration du fils de Pépin à l'égard de la France La politique avoir besoin de est celle de tous les princes qui croient l'attention de leurs ou de leur imdétourner sujets, et une puissance qu'ils ne tienposer par une grandeur que de leur épée': il se sentait mal à l'aise dans les du royaume des Francs, indéterminées limites encore s'il avait été le patridont it se serait contenté peut-être, moine de ses aïeux. Cette méfiance et le besoin inquiète nent de vaincre les ennemis comme cachés un sant l'admiration de sa fortune, ont fait tribut, en impoautant de

ni fonder

de la gloire. Le nouvel empeconquérants que l'amour reur d'Occident, renonen .revêtant la pourpre romaine, descendue çait, par le fait, au titre de roi de la France, au rang de ses autres provinces. Cela est si évident, ou quarante asque de trente nationales durant son règne, semblées convoquées au sein de la France. Il y en eut sept à aucune ne siéga les autres à Mayence, Worms, cinq à Aix-la-Chapelle, Paderborn, Coblentz, aient joui ciennes, destinée elle Genève, Ratisbonne, etc. Les seules villes de cet Boulogne à devenir alors honneur et Engelheim, Nimègue, devenues françaises qui Thionville et Valenà Lutèce,

sont

Quant Cherbourg. l'Athènes de la civilisation

moderne,

n'était

pas File Notre-Dame. Elle ne date, en effet, qui embrassent de Paris, que des comtes qui en firent leur résidence des Normands. après l'avoir sauvée de l'invasion

n'avait

dont l'enceinte qu'un bourg fortiné, franchi encore les deux bras de la Seine

LES RHXES

DE LA MOXARCHIE

` FRANÇAISE

La fonder invasions

mission

de

Charlemagne

ne

fut

donc mettre de

la monarchie qui

mais de française, retardaient la civilisation

pas de fin aux l'Europe.

En repoussant les Saxons et les Maures, il accomplissait l'œuvre de Clovis au nord, et de Charles Martel au la seconde race n'appartient midi; toutefois pas plus à l'individualité du pays que la première Clovis était Franc, et Charles, Germain. L'un campa dans mais de les ni leur comme Gaules, qui l'acceptèrent lui ni aucun de ses descendants donner une un libérateur; ne s'occupa

et le premier ne régulière, organisation leur laissa d'autre souvenir d'alliance ou de consannom qu'elles substituèrent à guinité que le nouveau celui leurs ancêtres. L'autre illustré ne qu'avaient Son règne, prépas même y faire sa résidence. paré, comme celui d'Alexandre, par un autre Philippe, fut divisé, fut suivi des mêmes calamités. et L'empire daigna le sceptre uni à la couronne de France, dégéimpérial, néra en une suzeraineté nominale de se qui l'empêcha la Bourgogne et nationaliser. La Bavière, l'Allemagne, du faisceau se séparèrent qui les avait réunies, à la France la suprématie et finirent que par contester son droit d'aînesse dans le partage de la lui attribuait succession l'invasion, pas moins n'alla pas jusqu'à et si la réaction impériale; n'en fut comme en 1814 et 1815, la France l'Italie

une succession obérée. comme démembrée, la ruine et l'abaissement Ainsi, à dix siècles de distance, furent tout ce qui resta au pays de la gloire de ses deux Les provinces, épuisées pour l'honempereurs. grands neur bientôt des armes, manquèrent du trésor et la détresse féconder, ne put subvenir aux frais de bras en vint pour les au point expédi-

qu'on

de la moindre

DE

LA

FRANCE

ANCIENNE

tion sinon

par des

concessions

de terres,

de bénéfices pourdes moyen

et de priviléges. voir à aucune emprunts et

De nos jours aussi inattendue dépense des anticipations; des illusions peut-être

on ne peut

qu'au similitude

qui s'aggrave défaillance ne laisse travail productif Salvien raconte

singulière! du crédit, dont la pour aviser, ni

après lui ni réserve pour attendre.

et des artisans se que des paysans vendaient seulement la servipour vivre, et acceptaient tude comme un bienfait. des Que dire de la désertion rurales? populations tenus par un capital Agglomérées fictif, elles dans des ateliers soupeuvent voir s'anéantir leurs salaires, et celle ` furent leur réduits rang sans leurs droits à

enunjour~ la caisse qui alimente qui absorbe leurs épargnes. Les grands cette extrémité, aliéner royaux et d'un cha leurs et les rois de ne pouvoir propres

eux-mêmes soutenir

et jusqu'à domaines, ou seigneuriaux. Cette dépendance des usuriers crédit qui allait toujours en s'affaiblissant, détade ses plus la couronne Hdèles ses et

successivement

possessions

agrandis par tant de concessions, du roi et tendirent à s'en affranchir. des uns sultat et les

plus riches Les vassaux. fiefs, rivalisèrent avec ceux Les usurpations eurent pour réque plus ni terres de la féodal'autorité ne telle

des autres dissipations la royauté à une détresse de réduire de Louis d'Outre-mer n'avaient

les enfants ni sujets

ce qui, sous l'empire naissant à une abdication, lité, équivalait puisque se concevait plus, séparée de la seigneurie. de la postérité de Pépin, Cet isolement aussi la conscience précipitèrent T. d'un la chute originairement de la seconde race, droit

et sans doute litigieux, plus rapide-

LES RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

la division du fait, sous la première, que ne l'avaient des en plusieurs royaume parts et le fractionnement à l'ouverture de chaque provinces, héritage. ment On porta cipe d'unité une plus mortelle atteinte encore et de légitimité, en le monM'chique, Cette qui vassaux séparait surtout qui fait toute subordonnant au prinla force .du à un simu-

régime lacre d'élection. cher Les

concession

la distance

contribua à rapprole vassal de son suzerain. à formuler à prêtaient de relâchement dans de l'institution tacite répulla postérité à cette contre

grands de nouvelles

restrictions

s'appliquèrent au serment qu'ils

cette sorte chaque nouveau règne; les liens de fidélité soutien principal du trône, féodale, tenait, à l'égard sion qui n'a jamais cessé d'exister ` ` de Pépin. Tout

porte à croire, en effet, que la félonie du dernier maire du palais ne fut jamais pardonnée. Éginhard, sous le règne de Louis le Débonnaire, dont qui écrivait tout dévoué qu'il fût à son maître, il était le secrétaire, que malgré sur la empereur toujours de vives Tout usurpation. excuser l'expulsion uniquement seigneurs peut inférer n'être tion avoue le reflet jeté par la gloire du grand mémoire de son père, on avait sur les suites de son inquiétudes que dit le naïf historien, pour du dernier Mérovingien, prouve ne fut ni populaire ni agréée des et de son apologie, désavouée, légitimé par grands derrière Ce que l'on royaume. trop embarrassée pour c'est que la prescriple succès. attachement avaient leurs Par jalousie à la dynastie la cour, et déserté affectèrent

ce

qu'elle de sa cour de cette

pas t&citement était loin d'avoir autant tbus les réfugiés

héréditaire, renversée, la plupart,

que

créneaux,

DE LA FRANCE ANCIENXE une défiance cette et une réserve voisines de tous les de l'hostilité. C'est à l'intérieur émigration sesseurs de terres et de tous les puissants poschâtelains dignitaires de bénénces. dale dont brement . Les guerres lointaines et continues et magne déconcerter son glorieux avénement les complots et décourager mais la preuve de leur persistance. mais la nouvelle La réduite nes infailliblement. Son le Débonnaire. sans à l'empereur. conçus contre la royauté tôt ou sur des combinaisons qui devaient reposaient tard. féodales plus ou moins indépendantes investie d'une suzeraineté La monarchie. sans initiative. de à celle des grands vassaux qui continuaient de Charlemagne à la descendance l'hommage EUe assista. féoorganisation était un démemd'abjuration du résistance. déconsidération incompatible avec ont à l'empire les conspirations dû la royauté. la ligue féodale et qui engendra pourvus et permanente la guerre sourde qui finit par isoler le ou plutôt imposet le rendre impuissant. inféde puissance nominale. organisation et la faiblesse la rendre' du pays. c'est que les desseins et qu'ils n'ont été qu'ajournés. dit son descendit rieure prêter qu'ils donc au rang par seigneuries de la royauté. fut t auxquelles de tous ses domaiprouvent jamais à la com- abaissement et ce qui avait précédé d'Occident n'était du grand empire l'institution que le dans laquelle la France perprélude de cette révolution à Louis en se divisant homogénéité. et l'abdication assez que nation comme mence par l'inféodation de la dignité impériale. ne s'identifia la seconde dynastie celle de Clovis. rendu avaient au développement de cette nouvelle chaque agrégation ou une sorte de la royauté. gouvernement de Charlesible.

à elle-même de lui fournir des de que la dynastie et sa souveraineté. qu'elle aux mains de Louis le Débonnaire. et ses protecteurs après et vaincue à la main. ne put se soutenir qui tèrent dans La guerre. pendant les cinquante dernières années de sa durée. les armes l'avoir combattue de incapable s'était annihilée . ses tuteurs bon plaisir plus que ses vassaux. et le règne de Celle de Pépin l'assisà leur et hommes elle sans l'aide des vassaux. ne s'identifia se suffire au pays.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait au roi. la féodalité. ou trouvèrent profitable agrandissement propre Pas plus des subsides. Ce fut donc le siècle serment. ne subsista. que sous le des comtes de Paris. et non celui d'une dynastie. depuis Clovis.

CHAPITRE II ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE L'institution pire français ment de la troisième et l'autonomie de l'emmonarchique ne datent véritablement que de l'avéne- la seule dont la nationadynastie. Elle n'avait recueilli. trois siècles roet reconnut cette tradition. lui-même civilisateur ment délivré la foi chrétienne. fécond et héritage. défendit l'Église maine comme le centre de toutes des contre les communions et la catholiques. que le poupays une organisation voir le plus stable était tempéré par les lois et soumis des à la justice de Dieu. de leur régénération. sans qu'il leur fût imposé. son nom de Franc comme gage Ce qui maintint la seconde race pendant près de c'est qu'elle resta fidèle à de décadence. qu'un souvenir mais avec un legs inappréciable. les Gaules Clovis n'avait pas seuleil de la tyrannie des ariens. deux races qui l'avaient pour précédée. le despotisme Cette noble gardienne des rois et confiance . dota. s'était humilié lui-même affranchis des peuples et là reconnaissance adopta. sous la bénédiction du pontife. la première lité ne soit pas contestée. la régulatrice de la liberté religieuse les déviations consciences de l'orthodoxie. qui ait donné au et compris régulière.

des puissances lorsqu'à en butte contemporains et les . Mais si l'on consulte avec impartialité les circonstances de ce grand changealors les sucment. toute résoudre parmi la question. vassaux plus attesté que celui de sa aux vœux du pays et de sa généreuse longue résistance et à défendre le trône chancelant obstination à protéger des derniers le besoin et obéré élévation du ciel la mort aux rivales. les notions de droit qui régissaient cessions de salut public qui royales et le grand intérêt dominait de la leurs. impérieux la nation Il n'a fallu de rien son moins qu'avaient appui la résoudre comme fardeau. le trône se trouva aux compétitions et vacant. mais encore aux rois très-chrétiens la plus tus et le génie qui ont fait de leur dynastie rieuse et la plus ancienne qui ait régné sur aucune tion du globe. accepta bien moins un devoir et un à une faveur jalousies V. C'est en effet une exception bien digne des faveurs s dé la troisième du ciel.LES RUINES BE LA MONARCHIE FRANÇAISE dans l'autorité morale du pontife conservateur ne valut de la croyance seulement et de la fraternité à la couronne universelle. que l'intronisation dynastie et que sa n'ait été entachée ni de fraude ni de violence. ait été consacrée légitimité des peuples et des grands n'est pas de fait historique unanime par l'assentiment Il de la couronne. de France le titre pas de fille aînée verglona- les de l'Église. On a beaucoup controversé sur les titres de Hugues existait encore un hériCapet à la couronne lorsqu'il tier collatéral du sang de Pépin. une que l'État qu'elle que comme de Louis pour inquiète. autrement les on concevra qu'elle ne l'impossibilité l'a été et d'ailcompétiteurs Carlovingiens.

de Guienne et de ducs de Bretagne les comtes de Toulouse. de Flandre et de Ce pouvoir à s'exerça parallèlement Champagne. celui des Carlovingiens. du pacte féodal réciproquement obligale lien qui les unissait. cette souveraineté directe et une souveraineté nominale. tous à la réalité non interrompue et jamais d'une succession Robert unissaient les signes contestée. généalogie fils Eudes fut proclamé roi à Compiègne. plus intimes au moins aussi antique et plus~indigëne. sans d'éclaircir. tendu Il procès. ni d'aucun des position Son pairs tous alors puissants comme lui et de. Si l'on veut mettre en resans réserve gard toire. neveu des le premier enseià nier la légitimité de toutes les consiste celle du dernier qui a imaginé de reconnaître maires du palais. . pouvait se résultat Bourgogne. comme aux autres. afin de signaler. et une avec le pays que ceux de suzerain. sans opdu successeur de Charlemagne. et sur les plus belles provinces. le fondateur de la un usurpateur semblable C'est un point d'histoire troisième dynastie. qu'il im-. et de Normandie. on le concevra. et sans litige. ce qui suppose des rapports titre de duc de France. t à la morale. des conscienménagement pour la pruderie hypocrite et ne jugent l'histoire cieux professeurs qui ne voient que du point de vue de la Révolution. de la couronne C'étaient les grands vassaux impériale.France. autant la vérité au temps de Charles le Chauve. porte qu'à de Hugues Dès le ix" siècle.ORIGME ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nul n'a été appelé personnellement titre en litige dans d'aucun fier ou à témoigner eux-mêmes. les ancêtres d'une souveraineté de fait. sous le régnait. même C'est'la école moderne dont à justice pré- gnement royautés.

pour avoir assisté l'ennemi do la France dans toutes ses hostilités contre elle.LES RUINES DZ LA MONARCHIE FRANÇAISE sans forfaiture. et vassal étranger avaient et déchu en vertu' des lois du royaume. par rabaissepréséance. Le dernier titulaire de cette royauté sans héritier fictive mourant direct. sous la tutelle de leur L'élection suzeraineté ne tirer étaient giens. l'homse rompre puisque du vassal à son seigneur que le seimage-lige suppose de toute la son vassal. était qu'elle contestable. avec'd'aufélonie. tous-les vassaux qui de lui rendre sans continue hommage purent. depuis plus de cinquante le trône du suzerain.. le vassal Or. était banni en outre par un arrêt de la cour des pairs. Othon. avec . n'était plus de la part du fort. tant plus de raison que le dérnier coltatepal de re~aa devenu dé l'empereur la famille. au même titre que la même Eudes les rois et Raoul carlovin- intronisés et sacrés en la même solennité. depuis que cette dignité avait cessé Ceux-ci trouvaient les aux rois de France. était féodale. pouvoir le dernier ne régnait notoirement que par la volonté de Hugues. c'était féodale. il ne pouvait plus qualité de rois et de rois de France dès lors s'élever entre eux qu'une de simple question et cette prérogative. son droit et et avec la logiquement incompatible est de dont le caractère distinctif que d'elle-même. base et condition gneur protège relâcher ou confédération ans. en reconnaissant dignité devenue limites impériale. devenu le proqu'un acte de courtoisie tecteur du faible. se tenir pour affranchis de ce devoir. qui soutenait dérivait de la que cette prérogative naturellement et. aiMblie ment auquel était réduit le pouvoir effectif. d'appartenir on admet dans celles de leur royaume.

et qu'on lui eût refusé le serment Il était d'allégeance. l'autre. et religieusement l'exclusion de tout pré- un jour tout jetteraient si elles étaient logiquement car elles ont plus observées. on a bien dale et quand le trône moins songé à s'informer s'il y avait des héritiers. sa souveraineté et puissant. et sa suzeraineté féoimpériale est devenu vacant. pas une de concilier absente. qu'à Il fallait à l'État en péril un tuteur sauver l'héritage. qui ne sera jamais à et ne distingue de ces subtilités. couronnes sur une seule des'deux était d'ailleurs la fière de France.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE do vassalité. droits nion laquelle n'avait pas 'pour circonstance et une exprimée objet aggraexclusion au traité mais uniquement héréditaires. La dépouillée pris une royauté maxime doctrinaire eût révolté la hauteur « le roi règne et ne gouverne pas » le bon sens des peuples. C'était énergique tendant douteux ou débile. et qui n'eût pas comde tous ses domaines. Nos nouveau acceptées constitutions écrites sur ces questions. l'une après Pépin a été détrônée. eût blessé les d'abolir la réu"d'interdire tête. inerte d'une royauté royauté de Il n'est donc pas exact de dire que la dynastie Elle a laissé périmer. . Mais cette une renonciation vante impliquait beaucoup plus explicite que celle d'Utrecht. le cas dérogatoire le duc de Lorà celle des raine eût été dans une position analogue dont aucun n'a songé à revendiBourbons d'Espagne. dégradée par une suzeraineté avec toute l'organisation féodale qui n'atl'inféodation. tachait de juridiction qu'à la terre. 1 de la Telle couronne Lorraine indépendance unanimement impossible que l'incapacité légale du duc de toute la noblesse. Sauf quer le trône de France.

peut mais 1. Il résulte d'ailleurs du de la négociation et des explications protocole échangées entre les plénipotentiaires et de Torcy. en vertu duquel ou la légataire qui ont leur loi de famille il règne.LES RUIXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le droit en faijamais consacré diviu. Depuis ceci a été on beaucoup plus et plus parfaite. C'est ce que définit sage. acte que le duc tient pour nul. conditionnelle est nulle dès Le traité d'Utrecht nettement la rend révocable. « père. de voir de Phi- V. sant de la royauté une magistrature transinamovible. lés révolutions ont du moins ce triste privilége d'autolippe-Égalité. priver Il n'appartient obliger personnellement les descendants de Louis à personne en disposant et. même pas encore. dales accumules les usurpations et par les défections. le principe prince d'abdiquer être l'élue du peuple espagnol non l'héritière des Bourbons. de disposer de ce qui n'existe le dernier recours que si elle négligeait été ménagé Les scanpar la Providence. qui lui aurait a publié des Mémoires du prince de Polignac est rapportée une conversation de ce ministre lesquels avec le due d'Orléans. missible par ordre de primogéniture. exactement cette doctrine. pour soi. Dans le cas où nous aurions le malheur de perdre le duc de Bordeaux. pourvu que la loi . Isabelle du sang autrichien. la couronne reviendrait à mon fils. Bolingbroke des parties contractantes n'a entendu donner qu'aucune à la clause Ainsi au rang à la honte exposée de ses rois la descendance déshonorée d'o~o~ la France un sens ne serait d'exclusion aussi absolu'. mais non Philippe XIV du droit d'opter. plus sociale avec une grande lucidité le prince intéressé à la question « Ce n'est pas seulement K comme mais Français. ajoute-t-il. en ce quMI n'appartient à aucun que dans écrit. comme que j'y prends intérêt. que et napolitaine espagnole en effet toute renonciation qu'une pouvait éventualité aurait primé celle d'Orléans. et presque qui professe dans les mêmes termes. nul n'a le droit d'engager l'avenir d'autrui. Ainsi le cas échéant de la vacance du trône de l'ancienne la branche France. C'est une protestation contre le testament de Ferdinand VU.

elle n'est pas restée étrangère aux forfaits de la branche fraet l'on'a pu craindre ces deux tricide. des guides identifiée à la dynastie née et grandie avec elle. et des commuaux communes. avouer que l'honneur et à Naples. les lettres ont été protégées. les lois se sont jamais ralenti. Si la félonie n'est pas plus sévèrement des punie dans les héréditaires. au Jtermo de sa gloil est permis rieuse mais laborieuse mission. et que sanctionle sang dégénéré tions qui purifieraient -` universelle. et de rois. peuples l" 1 Durant huit siècles que la race de Robert le Fort a la France. conservée la renonde est par ses enfants mais on ne peut disconpas la reine Christine. dynasties races royales.AtSE et de permettre des adopextrêmes. V serait Philippe car si elle ne t'était pas.ORMME ET GRANDES DE LA MONARCHIE FRA'<(. il n'y eut plus ni servage en Espagne. par l'inexorable tion de tous les traîtres et de leurs lignées. pagée de la vassalité gouverné nes aux derniers Louis celui « salique « ciation <t Louis les remèdes les ait séparées dans l'abîme XIV. nerait la conscience riser Si la nation française n'est pas. Il faut l'usurpation a subi plus d'une tache en France. Espagne et ne justinent principe primeraient a précédé ce qu'elle annulée. confondant dans un anathème ne branches la Révolution commun. à toutes sortes de Louis fût faite XIV. c'en est fait de la légitimité et en curieuse. venir qu'elles à modifier tendent la politique de l'Europe singulièrement et à autoriser des mesures extraordinaires et des transactions qui nous ramènent au règne de la justice éliminaet du droit. et. d'espérer retrouvera d'elle qu'elle dignes car. en dynastique ne changent Ces défections rien à la rigueur du . comme petits-fils » les miens. surtout rangs la fortune de la société.. de la civilisation ne s'est le progrès les mœurs se sont polies. et la noblesse Depuis étaient le règne de accessibles et ni sous cor- de professions et de mérites XVI. que. la liberté s'est proépurées. de les précipiter qu'ann plus aisément où s'engloutissent les générations do 1 I. Cette pièce de 1830.

et ce n'est qu'il fit une exception « Nous sentons. pût se 3 février 1701. si fidèle est une considépeuple sur toute autre. ils occuperont le pretoujours « mier rang dans notre cœur. » . comme « écrivait-i!~ qu'il eût été à désirer « conclure une renonciation sans « changement dans notre maison royale. en faveur de Cependant la France. Cette Ou est le Robert le Fort réservé à cette œuvre de Louis XIV confia le trône d'EspaLorsque rédemption? il était loin de supposer que sa desgne à son petit-fils. assurait sa' cendance une nombreuse lignée pût faillir. insoucieux parce que la royauté cette progresqui affermit -quait alors de i'inteUigence `' sion en la modérant. et par le prix que cette « paix coûtera à notre amour. est d'assurer à nos « tons. que notre devoir « sujets une paix qui leur est si nécessaire. 'de plus.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE n'a été suspendue graduelle émancipation ni par les revers ni par les fautes des gouvernements a-t-elle été accélérée sous les princes même peut-être mande leurs devoirs. nous aurons du moins la à nos sujets. et celle de Philippe V 'n'intéressait succession. pendant « durée d'une guerre que nous n'aurions pu soutenir « si leur zèle n'avait eu plus encore d'étendue que de « force. le grande roi fit ses par lettres patentes pas sans une profonde du roi luià~ l'égard roi et comme que la paix qui père. que l'avenir réserves du douleur même de l'Espagne. suprême qui doit l'emporter à cette loi que nous sacrifions le droit d'un Le salut d'un « ration « C'est « petit-nis qui nous est cher. qu'aux de témoigner « consolation dépens « de notre sang même. Nous n'ou« blierons un tel porte Mais nous sen- la jamais les efforts qu'ils ont faits. vée.

Louis à main armée pas le territoire son droit prétendu. 1. l'évidence lettres de Ger- . les chroniques depuis pape. mais pour son suzerain vassal. saxonnes. pourrait n'envahissait de Lorraine et de légalité que celle du xtx" même au siècle de Louis XIV. Paris à son belles le duc de Lorraine héréditaire. prévaloir qui était la loi politide son temps. avait . de Laon. Mézeray. qu'il fit occuper par le prétens'il n'avait dant. surtout les vaincus. Il n'est nullepara ment prouvé que. Il n'en fit rien. fut conduit Hugues se présenta avec deux enfants fait prisonnier à Orléans. etc.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Mais la France conditions du x* siècle n'était dans aucune des de mœurs opposer. où il ne paraît pas jumeaux Le vainqueur se avoir ~té traité avec rigueur. de sa position le Soispas voulu profiter pour ravager sonnais et surprendre la ville de Reims. Le pillage et les sacriléges se livraient auxquels les bandes allemandes rendirent odieuse au pays la cause devant du roi de Laon. de rait et faisait la guerre en son propre nom: Othon. qui décla- pour y faire reconnaître en qualité y suivre. de Lorraine.cru l'occasion pour venger lui avait Il s'emdéfaites que la France Innigées. Il y eut les murmures faits Voir bert. résolu de disputer Tout Paris le débat et des plus de son côté. et dès que la ville. récriminations du côté des quelques mêmes des mécontents se perdirent dans et l'autorité des résultats. lequel n'y eût pas été attaqué peut-être. si le roi de eût de la ville se réduisait possesseur donc à savoir de France reconnaîprovinces le vassal d'Othon. La guerre trait pour suzerain en décida. que de tous les princes Louis parce qu'apparemment bien il ne s'éleva aucun doute sur sa Mais des i. pouvait du droit de la guerre.' favorable se des effet. en l. elle lui fut livrée.

Jusque-là. nier Hugues. où la tête du vaincu. et l'ouverture d'une ère nouvelle le gouvernement des États. 1. Si cette dans placidité reconnaissance captivité de ses fils. C'est de ce règne. régna Ils jus- nul n'eut l'idée de les priver de leur en Germanie. retirèrent où leur maison se sur le landgraviat de Tburinge qu'en i2i8. plus ou moins avaient le pays sans belliqueux parcouru campé dans ses villes sans les gouverner. couronnée et recommandée aux professeurs On doit par l'Académie. fût-ce celle d'un frère. États. inféodé à un suzerain étranger. qui s'était sans à l'empereur. lui succéda au duché de Lorraine. hostilités. voulu abuser de la attenter son à la liberté qui avait ne fut pas le trône du derprotégé même soupçonné d'avoir de son ou compétiteur. après cinq siècles de violences et do luttes acharnées. aurait L'Europe. dont avoir il continua de faire hommage jamais songé à revendiquer succession de Louis d'Outre-Mer. en effet. était presque toujours le prix de la victoire. la consulter avec d'autant de dénigrement plus de méfiance que l'esprit des institutions et religieuses avec beaucoup monarchiques s'y cache d'art. ne témoigne triomphe pa<. son droit périmé à la à ses jeunes Quant liberté. interdit n'invoqua pas même le commencement avant le territoire la décision des des au prince français Le fils aîné de ce prince. universitaires.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE légitimité. frères. témoin de ces événements. de la de son droit. . particularité œuvre conçue a été recueillie dans dans IWt~ot're dans le posséder. Carlovingien. pu s'étonner de tant de modération. ou enseveli de ~aMfe d'Henri un esprit tout révolutionnaire. Cette Martin. que la monarchie frandes princes çaise est fondée. alors en Brabant. avaient H qui. elle signale du moins une heugénérale reuse révolution dans les mœurs.

a fondé la politique adonc aussi sapuissance. mais rivaux plus généreux. Par ples. sortie sur les champs de bataille sans songer Il n'en fut pas ainsi de la dynastie des entrailles dans du pays. en non moins illustres. heuprinces guerriers également Ce que ceux-là avaient roux. Cette protection. qu'autant qu'ils soumettaient à leur justice souveraine. Mais dès que la gloire et le génie la soutenir. qui les nourrit ou du système féodal. Pépin. la dynastie hommes pour installer. Jamais grandeur. puisqu'elle sement peu d'exemface de quatre . qu'elle la ligue féodale. plus Mais la complication l'insouciance des châtelains étaient sance lorsque cédant autant et d'obstacles sagement. à vivre compris en chef que l'art de famille de s'enrichir avec ses c'est féodales. ceux-ci le durent au seul désintéresau besoin qu'on avait de leur de leurs services. elle avait d'administrer reux. lui conféra la royauté. le du nouveau roi fut-il de la combattre dans et de Là est le secret ne princes leur puissance de sa politique se trouvèrent et de sa soin premier de l'assouplir. et formée. les mœurs vassaux. ou gagnée par son exemple à sa prépondérance. telles conditions: qu'autant et leur toutes qu'ils ajoutaient trône s'affermir s'accroître ne pouvait aux libertés de leurs sujets. à son déclin. le domaine et que plus les serfs sont heuest productif. les rivalités et l'instabilité aux des juridictions de puisdéveloppements de prospérité Aussi avait pressentis. à leur modération et à leur sagesse. elle s'affaissa sur elle-même. une coïncidence elle dont l'histoire offre cessèrent de se trouva. nouvelle. les juridictions partielles Il avait fallu une succession de quatre grands de à grand'peine. dû à la félonie.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ses populations à se nationaliser.

et la plaça caractère . Il soutint son droit. à son sacré de Reims.e fut obligé de s'y asseoir. Si la fortune donna la victoire à Charles. celui-ci refusa la couronne. Mais cette guerre n'eut d'autre alors entre que celles qui surgissaient puissances égaler. il dut le quand les peuples qu'il avait à protéger qui sous son bouclier. ne se seraitd'un mais pays qui sous son parce qu'il était devenu son droit. défendre s'étaient Cependant parce abrités on le lui disputa. nom d'Arnoul. elle ne fit aucun eQ'ort pour s'en mais en présence d'une incapacité emparer. il n'en jouit pas longtemps. en disposer en vertu du droit de la guerre. Comment il pas cru un titre légitime à la suzeraineté dont avait le il était Eudes le souverain avait eu un de fait? fils mort avant lui. en naissant. par l'archevêque Il fit. et il ne lui fut déféré qu'à titre onéreux. Cet héritage Hugues n'ajoutait rien à sa puissance. en 922. empereur quand ce trône fut vacant. il est vrai. le défit et puisque Hugues le tint en captivité roi à sa pendant sept ans. à Saint-Denis enterré frère et fut en 898. d'Occident. du grand la descendant elle le reconnut et le défendit. Proclamé mais il crut pouvoir place. la guerre à Charles le Simple.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRA~AISË plus durable et la plus glorieuse ne s'est pas dynastie monarchie du monde comme tant improvisée Cette elle existait longtemps avant la chute et peutd'autres de celle des Carlovingions. être avant l'avènement ses contemporains parmi d'avoir cédé aux suggestions Tant qu'il exista sur le trône Nul na d'une un osé soupçonner ambition égoïste. et fut tué à la bataille de Soissons. légale. comme lui. le titre qui fut succéda de roi reçu. roi. propr. que intérêt et la loi du pays en excluaient. et Le duc Robert d'Aquitaine.

et tous créanciers. mort sans postérité. L'intérêt que Hugues jeune prince. Louis d'Outre-mer ne régna donc. et cela est hors de doute. p~uvail-11 collatéral qui avait cessé mémo d'accorder à ce Capet continua et devait-il ]o~reporter sur un d'être Français? avec sécurité.l. qui l'avait armé contre le père. laborieuse neveu sants aux mains d'avides que lui T. n'ont pas tenu leur tuteur pour un vassal. que sous le bon plaisir le Grand. qu'une royauté même n'eut pas été saisissahle. en soit le duc Raoul étant mort lorsque. il rappela d'Angleterre sur lequel il ne reporta pas le ressentiment Charles. à l'État lait au trône ébranlé un appauvri assez riche pour le libérer de ses dettes. à la réparateur un négociateur assez respecté royauté démembrée pour la relever de sa nullité politique. Il aurait vu intérêt sous ses yeux. son propre et pour son honneur. surtout il dédaignait de s'asseoir. le fils de bénévolement en 936.OR!GIXE ET GHAKDEUR DE LA MONARCHIE FRAKÇAISE sur sœur d'un la tête Emma.lui les charges litigieuse? étaient considère Carlovingiens que les derniers plus déchus néants et plus qu'ils l'ombre dënués n'avaient que ne l'avaient plus été les rois fainominale. tout l'héritage obéré de son passer. on se convaincra quo le dernier une tache si peut-être qui pùt entreprendre dans pour tous eût été le duc de Lorraine. du duc de Bourgogne. Ce dernier de se présenter et prendre pouvait-il d'une succession Si l'on sur. que celui qui avait épousé sa ainsi 11 est difficile d'admettre qui disposait sur lequel trône. et vraisemblablement son Hugues et son petit-fils fils Lothaire Louis V. resté le vassal. . n s'en disposés plus puisà lui de prendre 6 tous leurs mécomptes. dont qu'il falun appui.

s'occupaient et ne se trompaient de ces controverses. l'invasion hésitera à trancher la question de droit entre les comabstraction faite de son incompatibilité avec pétiteurs. de ses États au roi Hugues qui aurait fait donation Mais ni Hugues ni les siens n'avaient intérêt à accréditer de pareils bruits. inventées etc. Capet. l'on plus qu'il qu'il du trône perdu par la faute de avouera que le sauveur ceux qui l'avaient eût été un usurpateur sans usurpé modèle confuses dans l'histoire. on verra D'autre n en recevait. Si l'on réfléchit enfin aux notions à une était aussi épodans peu despar on le droit des gens. Martius. et l'obscurité même que les chroniques font planer sur l'origine de leur grandeur en prouve Les unes ont l'antiquité. aux souvenirs de la 1. Baldéric. et d'autestament de Louis V. Elles proupar Mauclérus. leur essayé de constater l'existence tres affirment descendance d'un de Clovis.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dec part. lesquels rien à l'éclat n'ajoutaient de leur noblesse et à la puissance qui témoignent indéGt'aMefM C/«'oM~MM de S<KM<-i~KM ne font aucune mention de ces fables. que dans le choix des preuves du droit. si l'on reconnaît que le possesseur les plus riches de France. dénnis où toutes les que ceux des gouvernements. lui apportait 04. qui constituarent des princes que où le seul titre de la plupart où les devoirs des sujets étaient la conquête. deux choses vent cependant des comtes de Paris se mêlait l°que l'origine 2" que les contemporains conquête. et dernier l'unique provinces était Hugues soutien de la monarchie. l'organisation L'antériorité de la famille des comtes de Paris à l'établissement de Pépin n'est pas contestée. Les . d'ailleurs de Hugues incontesté. justificativea Capei à la couronne. étaient cendances faussées plus ou moins royales des bâtards et la confusion des partages. féodale qui en a fait justice.

Il avait à redouter des opu" jusqu'à l'opposition i. de Romains et de vieux Gaulois mêlés & leurs (G~) nom. devenus ses vassaux. ni sous une loi commune. aussi vagabonds de l'un à que leurs chefs. ~c«t'e X~~sM)' ~A~~oM'e de ~'aMc< . sous ce Ces débris de vingt races (Wa/~). sinon espéraient le tenir à Hugues car. Peut-être fallait-il que d'audace Capet plus de génie encore conférant la suzeraineté. 1. bretons. son sceptre dans la balance. bien en obtenir de larges concessions. des"princes Les peuples. patrie de la veille. homonymes welches ralliés ni sous un même drapeau.ORIGINE ET &RANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de toutes les populations. dépaysés. en lui et son émancipation en tutelle. qui jouissait gneuries. sous normands ou wisigoths. dégénères amas de Germains qu'un de Goths et de Celtes déclassés. ses pairs. suscipouvait non sans quelque ter une ligue formidable qui l'eût. qui ne savaient que piller et se battre. et de manqua accusé d'ingratitude apparence de raison. à l'exception de l'unité et d'une administration des avantages réguà des juridictions lière. de foi. Avant il est la première française elle. en mettant ser pour arbitre à tant de glaives étincelants. et de la confiance pendante La troisième race. du comté de Paris. ni diverses n'étaient Les seisous un même chef. passaient et sans regret sans souci du lendemain de la l'autre. basques. dynastie n'existait. étaient soumises diverses. au jugement d'Augustin Thierry. et généreuse Ce fut une grande pensée que celle de au corps social' tant de membres rattacher inertes ou sans y puiser plus de vigueur parasites qui l'énervaient Il y avait quelque à s'impocourage pour eux-mêmes.

ministère. notre aux calomnies contre l'Église si cette et à la confiscation Nous lution. peut meiller dans le sanctuaire. tant de sans recourir. mérite. féodal. dirons l'une de ses biens. mais comme c'est dans cet même quand elle et revient'toujours. le co~r accessible aux passions humaines et souvent l'oreille asile ouvert à l'erreur. son concours. Le clergé du x" siècle avait qu'elle repose en est violemment la raison reçu de la civilisation. La vérité somet pas autrement. et les consciences. elle y réveille tôt ou tard expulsée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et abbayes de toutes jouissant en effet le cierge. des plus grandes s'est opérée sans qui aient scandale le progrès signalé et sans effusion de avec sang. pensée tout entière révo- intellectuel. érigés les prérogatives de la souveraineté. alarmés biens. . sement celui qu'elle s'est arrogé! 1 Cette assistance du clergé fait d'autant plus ressortir la prudence et la rare habileté le con&it de tant d'intérêts dominer U se fit garant part n'avaient de la possession d'autre titre que des qui sut prince ou froissés. loisirs du moutier voluptueux reuse avait n'était pas la moindre difficulté dangequ'il de la tâche et son plus grand à nos yeux. s'abandonnait Cette lutte et. lentes en seigneuries. entreprise. se laissait mages sa mission oubliant civilisatrice. c'est qu'elle s'est faite de l'aveu du sacerdoce. et de fidélité. dont la plumais il du la prescription. monarques mes et des hérésies. car le prêtre à sa qui veille a trop oublieux de son saint conservation. aux déborder des rois. Plut à Dieu que la phil'apostoM de désintéresavec autant duxviu" losophie eût rempli. comme est de l'avoir accomplie aux violences des schisdes siècles suivants. amolli et les hompar les libéralités des évêchés par la barbarie.

ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE maintint avec inflexibilité le droit souverain attribut de la royauté. était une innovafroissait et semblait devoir l'usage général relâcher tous les liens de la subordination. quoiqu'il rois réformateurs. qui est le premier de toutes les contestations sant l'arbitre suprême seigneurs féodalité parce entre un dé6 eux et avec devant leurs vassaux. la force n'eût remportée de ses ancêtres. tout en prou- . En rendant grands de chrétiens. assez de pré- la borne pas à franchir plus hardi peut-être des tant de modération du devoir. il traça avec et de jûstesse la limite de ses réfor- mes que jamais elles ne suscitèrent de troubles sérieux. peut conjecturer que son intelligence était fort au-dessus des éloges de l'hisla gloire de son règne est indépendante toire. buèrent sans mais succès. Ce prince eût mérité le nom de Grand à d'autres titres on même que son prédécesseur. il ne les induisit succomber. en donnant lui-même de son respect pour la loi. et. Mais Hugues était doué de la sagacité et de la constance nécessaires à l'accomplissement aux hommes leur des dignité desseins. en se faides à la il porta lequel ne sut pas distinguer avec qu'elle inhérents à la propriété de ceux voyance les priviléges Ouvrir tout personnifiés. fût le et. par lui au début de son règne. bienfaiteurs avaient laissé des souvenirs à sa popularité il sut prévoir et aplanir doute qui contriet facilitèrent ses des obstacles que décisive et la victoire jamais surmontés. puisque de sa renommée l'admiration guerrière. des hommes. elle devait de la justice. la seule à laquelle s'attache et libéra- Les exploits teurs du pays. qui s'étaient un appel contre et soumettre abus de pouvoir toutes les juridictions à la rigueur l'exemple tion qui d'un droit unique.

particulièrement qui ont caractérisé les et l'illustration de sa vie. Occupée de la elle trouva également ditaires. des après /tM.' France ne mais les vastes avant jouissaient se concilieraient possessions la naissance dont les ducs de le Fort de Robert que leur pas avec la supposition de l'alliance d'une fille épisodique procédât puissance illustre de leur sang avec un étranger. que Cette singularité des d'honneur inCharlemagne aurait dû irriter plus authencrujeune la curiosité des chroniqueurs. avant l'inuorissait dans les Gaules princiere ne s'opposa et qu'elle vasion des Francs.<<MM?de M. un idiome moins tudesque demment c'est que cette S'il est une hypothèse admissible. nom terna de Witikind dans ses Étais était celui leur du chef défaite. fut supérieure et dont avec celle des plus illustres? L'hisse confond l'origine à opposer au sceptin'a que des conjectures toire Un chroniqueur de cisme de la critique. si elle tiques dit de notre École des chartes. justiSée l'élévation de Charles seconde Martel.Jja structure éviqui trahissent gie avec ceux de Raoul et de Robert.LES RUINES BE LA MONARCHIE FRANÇAISE vant qu'il n'avait actes mémorables le mérite ne compte pas parmi pas dégénéré. contemporain du nom de lui donne pour auteur un Germain Hugues Witikind. emprunté est cité dans les JtfoHMM<?M<<!GermcM~ Richer. quelque qu'il aucune analode ce nom n'a d'ailleurs fùt. Mais elle aurait piquait résultats quelque et plus patriotiques. de sa politique dont l'intelligence D'où venait cette race privilégiée. Pertz. et plus primitif. par les victoires dynastie. Saxons. domaines d'un moine du nom de Le à la chronique 1. pas aux du pays. Cette contractées alliances pour la délivrance comment elle avait conservé supposition expliquerait maison ses et la sous la première et sa puissance héréde régir ses provinces deuxième race. à celle des rois contemporains. Ce document. .

l'histoire da France. Augustin Thierry. sieurs. féo- originaire tion. . Lettre autorité d'hktoire. divisé en petites et moyennes juridictions. Le morcellement de la France de féodalité sous dales.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et cette à son absence adhésion d'ambition qu'on donna pu d'autant redouter aurait une rivalité puissante. à proprement la fin du règne des Francs et la parler. sans que les mailrelevaient confuse se rattachassent détour à un anneau assez dispar quelque régulateur tinct et assez fort pour les empêcher de se mêler et de se Une hiérarchie indéfinissable s'était substituée rompre. Les téprouvent dynastie de tous. M. au point de devenir avaient exclusif. et il fallait que II. c'est. et avec les arrêts souvent était menacé pre ressort. à toute 1. autre fief. deuxième centrale tome sur et rationnelle. nationalité contre substitution de l'autorité attestés moignages par leur unanimité légitime à l'usurpation historien par le savant de cette que l'avénement et désiré 2. et à voir. Mais. Cours 2. Le pays. une réaction cette famille pour pas à reconnaître de l'Ile-de-France. quelquefois de plude lui. et le système la seconde race. laissé le trône et sa vaine en dehors. et d'autres les divergentes de cette chaîne prochaine. page 447. selon l'expression plus méditée de M. dans son intronisade'la était prévu depuis longues années. complètement de suzeraineté ne servait plus qu'à signaler prérogative son isolement et sa déchéance. d'un Chaque fief relevait toutes d'une en conflit entre de leur elles procontradictoires dissolution en seigneuries s'étant développé. Guizot n'hésite plus de prix de sa part ` la conquête Cette opinion n'a de poids que parce qu'elle est une concession irréfléchie de la plume doctrinaire.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la royauté Mais dataires d'une se l'identifiât lorsque qui affectaient en la dominant. au lieu de les diviser. en outre le sceptre réel des derniers titulaires plus du trône que par carlovingien. et de rétablir réunir les hommes la famille indissoluble son maître. puisque leur permission. le vassal en confondant et son seigneur. spécialement de toute monarchie institution fondamentale rationnelle et de toute organisation sociale destinée à durer plus . que des mineurs étaient engagés et les droits les ducs. serons naturellement dans conduit le chapitre à compléter iv. Si la féodalité elle eut aussi plus L'un évidents ceux-ci ne régnaient eut ses fictions. était de et des plus regrettables. Nous ces trai- sur la féodalité. ses erreurs et ses abus. comtes de leur et. pas même assez pour lutter contre le plus faible d'entre du grand empereur n'étaient eux. remplissaient et rois de de droit depuis plusieurs Souverains siècles. et de l'organis'il y avait lieu de la diriger du programme. et rois dont royaux tous les domaines tandis que aliénés se trouvaient. ou disparût. a bien son Nous études terons patriarcale. Les descendants plus force interdits. sa raison d'être et des avantages sociaux qu'aucun établissement démocratique. fait seul féodale. domestique. -par le de toute la ligue de Paris. de ces avantages. toutes les conditions ser. dans le un faisceau et serviteur S'il y avait quelque place pour la tyrannie il n'y en avait pas pour l'abandon. le suzerain de cette multitude'de feul'indépendance aurait eu besoin il n'en avait supérieure pour les contenir. ils possédaient fait depuis le couronnement d'Eudes. à la tête puissance. ce qui 1 côté libéral. de la propriété comme territoriale.

mais cela émancipé. consiintérêt. qui ait compté grossier auquel se félicite si fièrement la monarchie et qu'ils ont. Si les ordres de leur influence la confusion édits royaux: fini par anéantir même après lement tueux des de la noblesse légitime. à aboutit l'idéal la Révolution du pro-. propre déré cette prédilection comme le premier devoir de la Qui osera leur en faire un crime? royauté.ORIGINE ET GRANDEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Nous qu'une génération. été assez longue et assez honoraque la responsabilité des derà l'infini. avec eux. au demeurant. assis sur ses bases est plus radicalement solidement. Quelle est plus de huit siècles la république sans conqui ait vécu deux générations. si les rois de la troisième dynastenu leur balance dans un rigide pas toujours entre les ordres de l'État. et l'édifice le plus pour démolir que pour construire. faites aux communes. de grandeur et de gloire. transitoire de monument. mais il faut moins de temps sophismes et de faiblesse. la noble tâche de combattre a dépassé capétienne La lutte a du moins blement niers des soutenue donc qu'en acceptant croyons l'anarchie féodale la dynastie le but et préparé sa propre chute. car il y a loin. de 89. . et. et du clergé ont perdu la corruption des mœurs et que les ordre a rangs y ont plus contribué Il est trop vrai que le troisième les deux qui l'avait huit siècles vrai que. le trône accrn et armé. pour soit résultats premières l'individualisme partagée concessions est la première française de vie. Il est égaet renverser ce majespour ébranler il a suffi d'une ère. s vulsions et sans trahisons ? Quoi tie n'ont équilibre toujours qu'il en soit. c'est ont qu'ils consulté le bien de leur peuple leur avant grès dont et. autres. à tort ou à raison.

pervers et le triomphe . tendre à tout. L'essai d'une de famille. est un problème Les sectes pullulent. a fleuri dans que la France d'une civilisation toutes les splendeurs que les autres et les ignobles saturnations ont prise pour modèle. La confusion l'avilissement de la propriété foncière et le fonctionne sontpas des éléments de régénération. que par i.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE par la pioche du vandalisme de terre. qui la mystifie. La royauté a ses erreurs. fait même de son ne la rajeuniront des plus heureuses certainement découvertes unique aux rides de' masque d'une école décriée par le et de l'usage intrusion au pouvoir et des rangs. narisme. un exalté qui l'entraîne. rien de plus. avec le règne de la est une utopie. le pouvoir passe de main en main. car elle est exercée par des soit hommes. Le classement des individualités et sans est de leur esprit la agrégation civilisation de leur condition première valeur relative. pour sa caducité. mais alors elle n'existe plus. Il peut se un Péridès trouver. encore moins des gages de moralité et de progrès. de la barbarie. le seul compatible justice et de la civilisation. un tremblement détruit C'est sous la monarchie acharné >. les subtilités. où toutes les professions et le droit de tous de pré-" sont confondues. car elle n'est par elle-même ment des plus l'instruque le règne des plus ineptes. érigé en principe social. nales de la démocratie pas. mais il s'annirent hile et ne sait qu'abuser. mais elles se dévodéjà résolu. par hasard. mais elle est le seul de garantir leur capable le seul fécond. la mobilité qu'elle en a fait. Ce n'est pas une du siècle que d'avoir. La démocratie gouvernement qui sécurité et leur progrès.

et plus nettement. roïsme don mérite l'hérédité une force et que la tradition que consacre de dans ce double principe puisent. ils n'ont rien à redouter. protestations même. voient besoin de se créer une profession. qui en est le besoin le plus impérieux. à la justice. celle grands des derniers hommes rangs de leurs sujets. et le et le génie n'égaleront sans de se faire respecter de sans effort. . eu. providentiellement de la plupart préservés. qui est la plus haute expression car de la gloire. et à l'amour du pouvoir. selon qui n'ont royal vaines que la peine de naître. en se bornant se perfectionner les intelligences donnée à suivre par l'impulsion dans leur des princes d'élite. Ils ont seuls le faire craindre. des incompris. dont ils sont enclins plus naturellement à la bonté. par leur élévation morales et empoisonnent qui rapetissent de condition hommes l'envie. inférieure. que l'éducation développe au moins dans une proportion égale à sphère élevée. la foule. des infirmités la vie des la gêne et le de plus haut les princes.l' CHAPITRE DES III DYNASTIES INAMOVIBLES DE LA PROVIDENCE Les gouvernements légitime stabilité. ne cessera de s'élever de sang des L'orgueil illustres agitateurs contre les dans perdus issues médiocrités l'expression de Chamfort. morale et une se fécondité que l'éjamais.

longtemps de la vulga. par et incomplet. française et toutes avec sont et tient celles essenqui. des héroïques perturbateurs ou admirer craindre pour et d'innover pour de la monarchie immutabilité. lorsqu'elle le diadème héréditaire suzerain lui . donc fermement. où les intérêts n'eurent un mariage de famille pas Les ducs de France besoin de contrat pour se confondre. et Hugues le sollicita du la gouvernait paternelà sa couronne d'ajouter cette fusion f avec le pays s'oC'était et sans réserve. après celui de son génie. leurs peuples heureux.>“ ont plus à ou timide.LES RUINES 1 DE LA MONARCHIE 1 c FRANÇAISE 1 il est le seul d'ailleurs Nous rité tout qu'éprouve il n'a rien à désirer. seconde. quand' croyons du préjugé contraire. parce que l'autorité à ses successeurs ne transmit fisante pour lui-même. au contraire. a été le mieux réglée l'hérédité L'illustration de la première ont régné le plus gloire aussi celles race le plus respectée. et rendu où La grandeur à son tiellement comme elle. que d'éblouir qui ont besoin de manifester leur pouattirer l'attention. que les peuples du prince d'un caractère attendre incertain de sa légitimité. cœur bien f en dépit placé. de la France. par la féodalité elle-même d'usurpations partielles. mais né sur le trône et solidaire d'aucun se faire voir. avec son fondateur. composée ne compte pas un règne digne de mémoire. parce qu'il négligea La le pouvoir par droit d'aînesse. sans pouvoir infécond conséquent qu'un L'union unité et sans indépendance. les comtes de Paris étaient les libéraétaient Français. teurs lement. sufde Charlemagne. ou plutôt de sanctifier et débordée fondée sur une usurpation. de la troisième dynastie sans fraude péra. et finit commence de régulariser.

qui s'était à . géniture. par ordre de primo. Les Antonins furent pas animés d'un plus saint amour pourThumaGros. grands encore dont le monde après. chevaliers arts. de Henri IV et de Louis XIV. n'ont régné mesure de leur pouvoir. limité de ces études de la monarchie sous corps et biens. relevés par tant de hauts faits. tous les noms illustres honore la mémoire. et si poétique sans modèle de sont peutde les nité Louis le citer. de Charles V. devait s'asseoir sur une elle-même base immuable.la France.<. qui tous. du premiersa postérité. Les règnes de Charles VII et de François Ior. son histoire qui ont précédé le a droit de s'enor- de saint Louis. indépendamment fondateur du royaume. dont et la bravoure cheva- peur être les époques les plus dignes Il n'entre pas dans le cadre retracer diverses donnée. Jamais union ne acet la race consacrée. fut plus ceptée. plus librement de sacrifices de plus de bienfaits. après eux. que de tous polie. solennellement et scellée royale. Elle on peut les vertus. gueillir des noms de Philippe-Auguste. et c'est à sa prévoyance qu'on dut la transmission du pouvoir jndivisible. le bon- . payé de tant d'ingratitude. toutes les vicissitudes de cette branches de l'épopée. escortés illustrés enfin par sans les de cette leur cour légion et de femmes inspirées. pour perpétuer union avec le pays.<" DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES fit comprendre son que la royauté. On ne voit pas que cette prédestination né ait été une cause de dégénération pour des trois héros car. Louis XII èt cet infortuné Louis XVI. célébrés dignes tributs par tant de monuments. les qualités héroïques ne leresque sont encore chères à la patrie. dans que pour de la part de ces princes d'amour.

drapeau toutes français. et les autres de l'empire Les uns l'ont dotée de leurs sont deet leurs vertus. à la morale . de la rivalité perfidie habileté.LES RUINES DE' LA MONARCHIE Ce FRANÇAISE V heur de leur l'honneur l'invasion 4es ennemis peuple. J" fraternel de la commune patrie. l'empire était contestable^ Lors même que la démonstration la fut toujours guerre la civilisation était losophie sociales n'avait et courtoise. du cynisme habituel çaise différa. Plusieurs. de à une époque fait partie plus ou moins éloignée. ils ont combattu sans relâche triompher et de la l. Ceux qui se sont agranvenus les arbitres leurs conquêtes dis ont sanctifié et par leurs traités. sans armes. britannique. et la solidarité des ses desseins héréditaire. plissement fidèlement Jamais avoir acceptée par tous les successeurs leur ambition ne recourut aux ses exposé et protesté de Hugues. par les provinces l'affection et la recon- des griefs. dans tous les temps. que la phisubstitué ses maximes pas encore chrétienne. nous en effet. En cela du moins. avons vus à l'oeuvre depuis 1789. entre c'est l'esprit de suite dans l'accomtoutes les autres. Après qui l'avaient opiniâtre envahie. et des gouvernements révolutiondu cabinet anglais préalablement de son agression naires n'est que pas. justifié causes de son respect pour la politique franle droit des gens. 1 Ce qui cette distinguera toujours dynastie. Il de province revendiquée. de' leurs l'avoir et fini par allemand enrichie propres sujets délivrée et de des Normands. qui n'ait. C'est qu'alors loyale réellement en progrès. et que le brigandage. par leur sagesse de l'Europe. l'émancipation de leur couronne. par leur domaines. des Francs ou relevé de celui de Charlemagne. rallié au admises au banquet' naissance.

de pensée la par l'unité que l'on a pu donner de la conquête. la plus Pour un peuple vivant sous la monarchie sauvegardée par la loi la plus capable d'en tempérée. que prolongées par la vigueur le territoire a pu être reculé à ses limites stratégiques. Jamais la France et de l'abnégation politique traditionnelle. de notre société retardataire. sanction du temps aux acquisitions et les soit par des traités consolider élaborés. des nations auraient blessé les régénérées.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES le sacrilége les mœurs préjugés Les améliorations mais nimité elles incubation dans qui sont aujourd'hui cruauté. cesseur dont l'intérêt avec lui. longuement dont la nécessité de la défense soit par des représailles c'est menacées ou la protection des populations le droit et justifiaient la sévérité. passe du père au fils ne change pas de main ° tout se répare ou se poursuit. a dû ses libertés de la persévérance la direction de leur les mieux conçus projets avortent souvent par le caprice ou la jalousie d'un sucMais le sceptre qui est personnel. dans Les constituaient soumettre leurs différends à son monarchique. ne arrivaient de l'autorité s'improvisaient à leur maturité pas. n'a pu douter de ses rois. garantir l'avenir à renoncé la stabilité. sous la patiente C'est à sa longa- et la civiles et ses que la France les plus fécondes institutions c'est à l'enchaînement de se continuant ou se reprenant l'un règnes plusieurs de sa langue diplopar l'autre qu'elle a dû l'universalité de voir la plupart des puissances matique et l'honneur c'est au arbitrage des uns. ménagées par l'habileté moyen des alliances ou cimentées des autres. avoir volontairement de la France est une que lui ouvrait la fortune . en effet.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE déshérence vation ou une abdication. mort. flétries et les institutions décrépitude. conservation des sociétés surtout indispensable Toute atteinte obserreligieuse moins essentielle à la des familles. par orgueil. et par quels motifs? Les théories de ces folles d'égalité par enivrement le plus grand nombre. dans la nature que tout désavoue des chances aux par cet appétit d'agitations qui promet et des amorces à toutes les mauvaises passions cupidités uns. signification invariablement. tulélairo. tout ce qui aime la justice et attache une réfléchie aux noms de famille et de pairie. est des successions qu'à celle à la consécration royales. par imitation rante est tout imbue de ces impressions la démagogie la contagion. non Cette de la loi d'hérédité. précurseur Un bel-esprit se ralliera ou par ses de l'école . On guérit des maladies aiguës. regrets. La Révolution trusion lation d'un à sa pureté est un germe de n'avait tué que le monarque l'inde Louis-Philippe a tué la monarchie. du xvn° siècle. raison d'être. par le souvenir Il n'est donc pas la révolte le droit contre beaucoup.ux à ce principe l'hérédité. du mal qu'ils lui ont fait ou de se le dissimuler possible se maintient propage La foule ignoabsurdes dont ce Mais tout et se et par envie. La vioque sa négamais non de la n'ont plus leur est plus irréparable principe tion. souhaité. de 93 répandit dans l'esprit et quelque droiture qui a quelque portée dans l'âme. Ils nient hardiment son efficacité pour conserver et perfectionner les nations. Il est trop notoire qu'une et nourris avec la Révolution tiles de Français nés multitude de ses préjugés sont hos- à la royauté héréditaire et ne croient pas à sa légitimité. par ses vco.

faire sans une souveraine injustice'. il devrait encore lui rester un asile d'autorité dans le cœur noble des rois. Saint-Évremond. en Louis XIV un grand On n'eût dit d'aucun s'abaisser couronne ses sujets torité. des plus que les nations la justice et la vérité. pas à bien était réputée IV est devenue d'accord qu'elle ne fût pas toujours dont la pénétration la franchise. du père de ce plus sûre que prince qui ne se bornait saint roi dont la parole les traités. que l'histoire a mission dicté '• La France Il njJestrpjs-pliis È t~i par la 1. et plus rare encore de trouver un fût en même temps un bon roi qui. aux rois allusion de la politique espagnole et italienne. 1. témoignage. encore empreinte des honnête homme voltairenne. les plus favorisées de Dieu. autre qu'il était trop fier pour Quant à Louis XVI. l'un d'eux que l'on doit cette maxime. étant un héros. pour la gouverner. 1. et avec la prudence n'est nulle- pressentait roi et de plus un honnête homme. qui fût un disait souvenirs récents ne pouvait pas. c'est uniquement pour avoir aimé é et la vertu plus que l'auplus que lui-même. C'est à qui ont régné sur la France. s'il a perdu la et la vie. i lt -i 1 i 4 V< Jr l'. ment inférieure à celle de Saint-Évremond. T. par le bannissement. à cette Et ce qui donne plus c'est qu'elle est d'un dire. que si la justice était bannie de la terre. mansuétude de rendre ce ef de ses bienfaits. princes faisant le bien et aimant C'est d'une dynastie de sa payée.?. i i . et autant donc. Cette réflexion. eut à feindre. La bonté de Henri pensée. bien proverbiale.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES qu'il était rare de trouver un héros bon roi. Mazarin. Saint-Évremond.

et bien que nous n'en avons la civilisation n'en fut pas entradroit l'exécution et l'échec vée. comme de Reims. dules que Seulement il fut démontré aux plus incréle respect de la légitimité n'était pas uniun gage de conservation. sociales. C'est pourquoi éminents qu'ils mérite d'autrui. aux yeux de qui le pouvoir était chrétienne. comme du talent des individus. Au siège de Paris. pour faire régner la justice! Mais n'est-il pas digne d'une remarque aient -été les grands de la légitimité. comme au siège d'Orléans. leur devient propre. nous faveur.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE flatterie ayons sollicité la Restauration. mais encore. les plus que plus la conversion d'Henri montables après après le sacre de Charles VII au maître-autel la succession triomphe du de la couronne ne fut autre IV. malgré d'un prince anglais du parti de la reforme. de leur par ce qu'ils produisent leur mission fonds c'est de savoir employer le propre de grand. ni reçu aucune A Dieu ne plaise que nous omettions la part d'influence dans la conduite de cette due à la religion. dans pieux. de l'esprit et le sentiment de la justice sont les deux attributs de la souveraineté. dynastie un précieux dépôt confié par Dieu même. ce parti du progrès qu'on trouve au service et partout de l'iniquité ou de la toujours barbarie. telle fut en effet la solution de difficultés insurqui paraissaient spéciale. et que le triomphe ses plus grandes ait été aussi celui de la foi? épreuves. comme inspirent ce qu'ils acceptent de bon. Ce . puisque La justesse leur volonté seule a la vertu de tout féconder. quement les crises On ne doit pas juger du mérite des princes. dans l'ancre du salut public. chose que le les rois les que par la aimé et servi reconnaissance.

parce qu'elles soumises ont devancé ses prévisions. imprimé chances toutes et l'on croit les par le 'bras seul qui la soutient. se multiplient.l'idole que ces surprises improvisée par la faction dominante d'un bond. plus il étonne et plus on s'exagère son génie. . de la trempe la plus ou la brigue produit commune. ligence moins bornée. et le les plus combattues et diffa- se fait. On admire son élévation. à ses calculs. distances. Plus clairvoyante ou d'une intel- les facultés elle se serait abstenue. C'est dans le paroxysme surtout. et tous ceux qui le regardent d'en bas le croient de toute la hauteur il a été grand à laquelle des révolutions porté. deviennent placahles. le pygmée plus qu'eux. N'est-ce pas ainsi toutes les réformes projetées des bruits été qu'ont par Louis XVI. que toutes les témérités d'un génie prises pour les saillies du second sont moindres tentatives incapacités alarment. sans le savoir. qu'elles Pour lui. paraît un géant. il en est pourtant.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES de celui qui en est revêtu personnelles éblouissent moins les yeux du vulgaire que la fortune de l'aventurier encore inconnu la veille imprévue plus il est parti de bas. Il n'en est pas ainsi du grand homme né sur un tandis du premier sont trône. La troublent les flatteurs vient et les qui se révèle. tous les obstacles Malgré généralement opdans la foule pour sortir posés aux plus habiles perdus de l'obscurité. sur la que le hasard de ceux qui notoirement scène. public infâmes. à l'ébahissement valaient Une fois sur le pinacle. traversées par intérêts les les des frondeurs calomnie abdiquent d'autant méticuleux. plus grandes parce on attribue à son audace l'élan qu'elle est inexplicable. à l'aide l'écho qu'elles leur rôle et plus imde la peur. et que . les franchit.

tout prince qui veut gouIls s'entendent est un épouvantail. car si tous n'ont . familiers du palais. instinctive- l'en décourager ou l'en dépar leur frayeur Plus il est grand.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mées sa les vertus noble roi comme assez peu médiocre. du grand si pures et de de ce roi trop honnête Ne trouve-t-on do pas encore. L'envie échappent alors triomphe volontiers gent donné des à tout de sa perspicacité. compagne?. sont dans l'ensemble de sa perdues qu'elles composition. goûter par leurs railleries. qui Pour' les verner ment polytechnique que nous pourrions ? nom- nos* jours. plus qu'aux n'est-ce de plus les génépas une garantie pour rations sacrifiées vivantes. Mais si. n'aurait pas été admis d'un à l'École savant Au jugement mer. et qui se disent à l'oreille avait été fort négligée. les airs de parler des gens qui se' donnent n'est pas chimiste n'est pas digne de régner. il faut de prudence autres. ses moindres IL est imperfections. pour elles. les aspérités toujours qui à la vue sur une figure monumentale. d'un prince éclairé pour aller à la messe. trop souvent par les novateurs à des améliorations hypothétiques qui. plus les à faire ressortir. aux rois tentés légitimes et de discernement d'innover. et les masses se randu parti de l'envie car il n'est pas le monde de pouvoir admirer l'harmonie tandis à proportions. que les myopes distinguent les petites a dédaigné merveille inégalités que l'artiste de rectifier. à la loupe. que son éducation qu'il admiet qu'il rait Racine et Molière sans les comprendre. courtisans par l'exagération s'appliquent pour même de la louunge. facile de signaler. en une aggravation se résument de charges ? Elles ont doublement lieu de s'en féliciter.

à leur successeur de la Ligue. en effet. nations à l'ombre Tel qui croissent des dynasties inamovibles est. gers du pays suscitent science de leur ou les danque les exigences des âmes d'élite ayant la conde leur succès. Les fondé. ils mesurent avec calme les obstacles à vaincre. ainsi qu'il est arrivé. ils n'ont fait que céder à la violence. Les que les dissensions derniers Valois ont fait preuve d'un patriotisme et d'une dont on aurait dû leur tenir plus de compte. et savent d'avance la somme de et de leur force contre eux. Leur droit leur énergie ils ont en. De force et la prescience la sphère élevée qu'ils habitent. d'action et peuvent tout leur pouvoir. de leur autorité. princes pérateurs terminer. et à Louis XVI lui-même sanctionnant les décrets de l'Assemblée nationale. sur la résistance de ces princes pour On avait compté . La de Catherine et politique de Médicis a été déconcertée non servie par les massacres de la Saint-Barthélemy. toutes appliquer leurs facultés au succès de leurs C'est entreprises. les moins utiles L'histoire ont recommandables de ceux sont encore les cooqui leur ont légué une tâche à ne rend pas toujours justice à ceux été vaincus forcée par la diversion par les princes de l'avenir des n'étant dont les efforts intestines leur ont imposée. effet plus de liberté pas en litige. se proclamant le chef eux. après Henri III. abnégation Charles IX lui-même et sa mère ont été calomniés.DE LA PROVIDENCK DES DYNASTIES INAMOVIBLES c'est pas ces scrupules. le privilége elles seules sont appelées à consolider ce qu'elles ont à compléter ce qu'elles ont commencé.' En acceptant la solidarité de cette nuit néfaste. aussi ce qui a imprimé le sceau de la durée et de l'utilité publique aux seules réformas opérées dans la contemplation cajme légitimes.

eux à victorieusement répondent publiées. en honneur où la faiblesse tes lois de l'humanité ciences vernement Les là seulement libéral. proclament toujours. Il lui faut des plus qu'elle se moraliser et se légitimer. intelligente on voit toujours pour quelque véritable les plus se rapprocher chose de gloire dés sur le droit. qui pèse sur tout ce qui sort de la main des hommes. Mais dans En Dieu seul sont la durée et la perfection. la justice et la morale fonsont et où les sainest protégée. tiques aujourd'hui à maintenir l'accusation de complicité que d s'obstinent les falsificateurs de l'histoire. force a cela de respectable qu'il mot un terme aux saturnales mais son empire populaires. orgies de la il n'y a de que pour les gouvernemenls où la piété. Mais toutes les notes diplomales conjurés. dulité pour en attendre une peu et de modération ombre sont compatibles que suppose et il faut une grande créelles la de liberté car elles se sentent ironiquement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE soulever déconcerta contre et leur résignation la populace. après tout. siècles pour donc faites. toutes les tentatives de l'œuvre et divin. tout enclin à faire pas naturellement lui le droit ou la justice dont la présence ne le rassure. de la donner jamais. ont un appui dans toutes les conssont les vrais éléments d'un gou- démocratie d'ordre avec les principes cet accord de vertus sociales. Le règne de la dans l'impossibilité et de providentiel. est passager. Les nations ont et il n'est de maintenir les légitimités toutes à gagner . et de stabilité de la créature modèle. Les édifices sages'ne les plus solides et les institutions de la loi générale sont pas exceptés d'instabilité. avec régner l'importune.

et il l'en a chassée avec mépris. Malgré la frivolité trace. c'est la vertu du principe conservateur Quand tis en législateurs. range a pu modifier les dispositions Mais ce qu'on ne saurait méconnaître. Burke. infranchissable à l'ambition d'un opposé une barrière de Charles beau-frère. trie par la Révolution. après un débordement qui en avait effacé jusqu'à sous les eaux. . de 89. que de s'emparer pour lui-même. la seule loi rationnelle royales.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVIBLES il y a cent Un publiciste faisait observer. ces catastrophes. On ignorera encore si le règne glorieux longtemps de Napoléon a déraciné cette vieille croyance du pays mais ce qu'on nierait en vain. la Révolution des succesions eût lique. sont emparés du pouvoir. il est doueût ressaisi sa proie. du prince d'Ol'exemple du peuple français. Il est impossible de savoir jusqu'à quel point. si la loi sateux que. ans. anglais ne tarda guère à se réaliser. qui a pour lui l'expérience on reproche aux révolutionnaires d'avoir sacrifié de huit siècles. il l'a vue avec cette famille dégoût flés'asseoir secondé sur le trône. travesdix générations à de 1. la lit. et sa prédiction que les tourestaurations dont on fait peur au peuple s'opèrent C'est un fleuve qui rentre dans son' jours sans secousse. de Charles complicité plus facile mille royale comme VI en France contre elle avait protégé le trône de son gendre et la l'usurpation il a été une fa- de la reine Isabeau toute-puissante d'assassiner toute au duc d'Orléans et de plonger la France dans le cataclysme de la couronne révolutionnaire. restée ensevelie II et l'imprévoyance de Jacques. c'est que ce peuple a toujours accueilli avec sympathie les généraux qui se par au contraire.

le démenti pardonné qu'il leur a in-aux républiques de plus se comparer depuis que la leur a fini comme. que par de ses villes. si le retour du régime . et de sont plus vieux que lui. se débattent blique et se dévorent dans pour expirer. la qui fleurit et s'agrandit d'Amérique toutes autant pacifiques. despotisme. elles. dont les uns parlent de liberté en parodient Ce sera. et les autres fustigeant de conquêtes sous le nom d'annexions. fligé. à tort. les mêmes convulsions. et il la prend. autour d'elle. une belle vieillesse siècle de vie. pas encore Ils n'osent l'antiquité. l'esprit certes. pour gieuse exubérance. de cette fièvre dont victorieuses N'a-t-elle ou vaincues. se déchirent modèle. Il n'a pas encore l'âge adulte.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE vaines le et stériles témoignage ment chassés. développent C'est déjà leurs esclaves. par le Mais il leur reste encore celle des États-Unis par des agrégations son commerce et. lité et de l'embonpoint. les si promptement un problème de mœurs principes démocratiques? de tant d'États incompatibles que l'union et d'intérêts. donc qu'elles et que aucun des ont sucée symptômes avec le lait contagieuse elle les a nourries. s'est qu'il masa prodide la viri- d'autorité. n'ont ils se gardent bien d'invoquer du grand homme qui les a ignominieusesubi ses bienfaits. tériels et à cette absence malgré gouvernement exclusive des intérêts qu'il doit l'instabilité. Ils ont volontiers mais utopies. si elle complète pour la République. qiielquès-uns ses citoyens Trente nées sous les auspices de la répurépubliques. splendeur Toutefois ou si cet État vit encore la négation du plutôt c'est à cette activité donné. un Mais ce sera sa caducité. et l'on ne sans une profonde peut considérer pitié la destinée prochaine de toutes les Amériques.

r> devant enfants. Elle ses et en toutes sortes de perversités. depuis sa révolution n'a cessé de progresser en puissance. avant qu'on décime dans les ateliers per fas et de Lon-' plus à notre humiliation que de nous comme le type de gouvernement voir imposer à imiter. ni devant britannique. cette agrégation et de forbans de marchands cupides effrénés. vampires gorgés du sang de toutes les nations et de leurs propres d'or. mais libéralement pour toutes sortes de vices . seul Dieu'du ritain. ni devant l'inhumanité qui chas-' sent leurs colons par milliers et condamnent à mourir de faim des générations pulation l'âge dégradée adulte. dont l'admiration de notre école doctrinaire. du quaker un lingot et du pu- qu'on recrute et de prostitutions. monarchique de S9 les plus prudents se contentent Les patriotes de l'Angleterre de l'exemple qui. U ne manquait on dédaigne de faire des soldats. ne recule tout le sol le globe entier par les marchands nefas'sur r des propriétaires dres. accroupis wigh et du tory.DE LA PROVIDENCE DES DYNASTIES INAMOVILLES ne finit pas par les rendre à la civilisation. régicide. dont ni enfin devant cette poentières. l'insolente aristocratie ni devant qui accapare le monopole exercé en richesest l'idole.

Les la civilisation? la favoriser. également. qu'il moins de respect et de sollicitude une matériels assez du règne végétal? La civilisation n'est pas plante vulgaire. pour s'acclimater en tous lieux. et sous les conditions qui lui ont ment pas ainsi de révolutions la progression Comprescrites. Les plantes parasites par le travail de plusieurs les semences délicates d'une étouffent qui ont besoin culture intellectuel dessous avec plus L'ordre vigilante pour ne pas dégénérer. partout d'un même parfum prend pour Ce qu'on . n'en serait-il l'a soumis ne peuvent s'improvise dans été à des lois être dans comme dont impunéla nature. de tout perfectionnement. qu'elle d'espace siècles. est-il donc si uniformément au-dessus ou audoive être traité que les produits assez vivace et et et elle. et lui fait perdre souvent plus en quelques n'en avait gagné mois. des fruits d'une même saveur. la retardent ou qui prétendent en lui imprimant une allure dont l'entravent. des fleurs produire.CHAPITRE DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA IV MONARCHIE FRANÇAISE qui a créé le monde et l'universalité la rectitude Celui ment méconnues. celui des des intelligences. insolite du principe la précipitation l'action suspend régulière de vie qui est en elle.Rien ne et le développement ne s'opère germes. que lentement.

vent nécessairement tale immuable. autour Cette base. tûtélaire. et plus agglomération induits d'hérédité. lui connerait les fondations d'un édifice Sans navire accélère l'adhérence à la solidité éprouvée et à l'harmonie le choc des parties de sa conet qui le à tour à affronterait ou retarde des éléments sur l'abîme. il n'y a plus qu'une l'essence. qui s'agitent la première condition de tout proMais pour se perpétuer elles doisur une base fondamens'appuyer ébranler ni les passions que ne puissent ni même les améliorations d'elle. mais encore et surtout. comme celle de la de la succession. repose et sur la^4 et sur la justice. quel dont la violence tiennent la fureur Pour rité Elle le démontre généralement. suspendu des vents et au soulèvement la marche. pour eux-mêmes. tout autant qu'elle. c'est la foi et dans la source de de la main des hommes. de la transmission des biens. préparées du pays dans le principe d'autorité toute justice et de toute morale. ou un raffinement corruption qu'à l'ombre d'une auio- ne fleurit et. française. l'esprit d'individualités sans lien moral. au point de vue social. grès. La légitimité du pouvoir dérive. avec tout ce qui en constitue et la perpétuité. Sans la stabilité du sol. Réflexions la Révolution . résistant tour des flots? les sociétés. Sans la continuation la famille. qu'à s'unir. force morale quel architecte monumental? qui concourent struction. pas seulement de la filiation. c'est la durée. la succession ne s'entend famille. n'est trop souvent qu'une de la barbarie.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et l'expérience au contraire. Le principe à se heurter dit Edmond Burke sur de est invoqué. 1. c'est-à-dire dans la religion qui les enseigne.

tels que nombre de gens de chicane. de biens communément mal acquis.continuer sans elles. de commerce qui jouissent. de plus. en pleine sécurité. de proqui serait en effet. la possession serait quises la possesà son tour. c'est sa justification. conféré à tout être créé. devient titre. Il n'a rien Hors. ce qui le prime. par accession ou par choix. La même pût Que possession du pacte se contracter et la transmission sont de l'essence et l'on ne concevrait social. à moins de se voir infirmé par un droit antérieur cas unique. en soi qui blesse la justice ou menace la liberté. pas qu'il et surtout se . Si cette celle qui défend . par conséquence celui de tenir forcée. et de finances. sinon le développement sont-elles. car il ne acet les facilités pas juste que les améliorations à ceux qui ne les auraient profitassent pas prédes intérêts garantie privés est légale. comme la prescription Si l'intelligence sion. pas d'usurpateur qui ne se prévale le fait pour de l'assentiment tacite ou supposé qu'obtient le convertir en droit. logiOr cette loi confère au premier que de la loi primitive? le droit de se construire un abri sur le sol que occupant et d'y recueillir ne lui dispute. tion. la souveraineté elle-même a. se soit Que le pouvoir révélé par force. Tout pouvoir a naturellement le droit de se mainde même il a. sa légitimaen matière de droit privé. de même que le droit priété est garanti par la loi au possesseur en peine d'en justifier l'origine.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE par ceux qui l'ont violé. le produit de personne ce qu'il y aura semé. il dérive du droit de vivre et de se conserver. et le travail consacrent parées. se défendre et de se transmettre. sa tendance est toujours et nécessairement de s'affermir et de se Il n'est légitimer.

un point de pour donner par tous les'codes. partout un autre où il ne lui en est pas opposé au postérieur terme extrême de la prescription. en vue l'intérêt § I°<\ DE LA PROPRIÉTÉ pas un pays. fixe à la jurisprudence. départ Le respect de la propriété est donc la première loi le fondement de toute association rationnelle. il n'y a pas d'autre moyen ce but. elle le légalise.. que la transmission d'atteindre par la ligne la et le mode le moins litigieux. La loi actes n'a dû se forau postérieurs de ce fait pri- » Il n'est ou la transmission que pour parlant et le droit est présumé mitif. Nulle part la terre ne tés appartenir eu pour serait cultivée. sociale. en question. des sectes modernes sur la possession Les admise . les régulariser mais en n'avait intérêt à lui sa possession repose en constatent l'acquisition. elles ont Dès qu'il y a eu des lois écrites. pas un code. pas même une traoù l'origine et le droit de posséder soient mis dition. et les la garantie objet principal de régler cet intérêt peuples et les rois qui ont négligé des sociétés organisées. et partout légaux par qui héritage. des propriétés. car si la durée du pouvoir premier gage de son efficacité.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE estle public. plus directe Ce d'avoir double principe a été fidèlement observé el la par monarchie française huit traversé de là pour elle le rare avantage siècles sans jamais déchoir. mesure sagement l'occupation. faire produire sur des contrats muler fait de si son propriétaire des fruits. C'est la civilisation rêveries elle-même. ne sont pas répufondamental au monde civilisé.

l'esprit ont pris soin de le dissiper. S'il restait des croyants. déçus dans leurs lorsque. ils n'ont rien eu de plus pressé que-de renoncer calculs. On et financiers. et de capacité auprès de ce privilège d'intelligence qu'ils de leur propre autorité? Qu'est-ce s'arrogent que le vœu de pauvreté des moines. petits que le droit d'aînesse. à la plèbe des affiliés que ces emplois de cocagne sont dévolus. fussent des avides naïfs. de l'abnégation auprès Qu'est-co états dans l'Étàt. pour peu qu'il ait d'intelje l'accorde. auprès . dupes de leurs propres sophismes. mais qui ne voit. ses régisdes travailleurs ses directeurs et ses surveillants. plus ou ne sont les fouriéristes moins Que les saint-simopas sérieuses.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE r en commun niens. préfets ou agents peut quelques-uns de police. sans leur manquer prévoir ce que seraient devenus ces malfaiteurs subtils d'un nouveau s'ils avaient réussi à organiser leurs genre. comme on apu le voir déjà dans le petit nombre d'essais ou icariens offerts en exemple phalanstériens au monde dans civilisé. même conseillers doute à cet égard quelque leurs prophètes eux-mêmes de respect. et par conséquent qui s'offrent à les gouverner? Cette arrière-pensée est trop transparente les esprits les plus pour ne pas frapper car il faut bien à une association quelconque grossiers. à leurs disciples? enfin que qu'ils prêcheraient Qu'est-ce la noblesse et la féodalité de cet elle-même. à leur Alcoran humanitaire pour se faire journalistes. ou de droiture. ces fraternelles théoligence que toutes ries de vie commune ont pour unique objet de recruter philanthropes au profit de quelques pour les exploiter charlatans à les diriger. ingénieurs d'État. et autres associations d'aventuriers du bien d'autrui. et ce n'est pas seurs. donc.

richesses mais des d'être dit-on. très-indulgents à voir dans la féodalité s'obstiner une intionnaires. dont jouis-ent ne s'étend pas elles la proavaient institutions jusqu'aux et la sécurité priété besoin. dans un avenir prochain. pratiquer tribunaux. L'erreur provient d'une méprise évidente. et à abus tellement erreurs menaçantes pour l'agriculture. irréalisables. titre de fiefs était illégitime. la dégradation La tolérance. et il a de plus l'avantage à la face des et de se professer ouvertement. qu'incompatible La question serait controversable. législation n'a fait place qu'à des absolue à la suprématie territoriale. de l'humanité. et jamais despotisme plus n'auront signalé jamais ineptie plus notoire impudent. autrefois à la diffusion des appropriées de la nouvelle soit. ces utopies peut-être heureusement imprudente. Laissez-le faire. Au jugement de nos la possession des terres à légistes contemporains. qu'elle n'infirmerait pas le titre de propriété lui-même. non moins contraire aux droits de avec la civilisation. de cette triste vérité ressortira trop clairement de l'examen dans lequel nous allons entrer. que le pays est frappé à la base même de sa puissance à se voir envahi et exposé. et à l'esprit leur suppression hostiles tellement qui protégeaient des populations. barbare. des valeurs fictives qui absorbent par l'inondation déjà La démonstration tous les produits du sol et du travail.DE LA MOîURCHISFRANÇAISE DU PRINQÏPSCIVILISATEUR de toutes les terres et de toutes les disaccaparement est un prosociales? tinctions Le vol au communisme incontestable sur tous les modes de grès certainement de se vol en usage avant lui. On confond généralement . stitution l'humanité. On trouve même des pusur l'origine des biens révolublicistes.

pas été impossible tous eût était été facile les biens de à certainement d'imposer seraient rétribuées attributions aux propriétaires sont aujourd'hui dans son ministère. donnaient. appât . la juridiction Ces attributions plus rien de commun avec et la propriété. comme de la propriété. une charge autrefois confiés la possession en dépendre. Ce ne serait seigneur pas toutefois une question oiseuse si les hautes que celle de savoir fonctions dotation combien plus dignement par une domaniale On n'ignore que par un salaire. en tant que de son domaine. ou moins discutables n'ont exister sans peuvent le propriétaire peut jouir de son lui que d'en user rogative pour Les emplois. étaient distinctes des droits du propriétaire. pas le sacerdoce a perdu d'influence morale et de que le bénéfice terrià son troupeau. à la vérité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dans la féodalité trois choses fort distinctes la hiérar- chie militaire. sans autre précomme de sa chose. de la terre. amis et à leurs ils ne sont plus une charge protégés. un devoir attaché Ces au bénéfice. que et insouciante ces biens l'administration ou corruptible des agents ne seraient plus désormais qu'un dispendu fisc. dignité depuis torial a cessé d'identifier le pasteur Une telle n'aurait expérience avant que la Révolution et leur ait aliéné main-morte. inhérente à la terre. à leurs gratuitement. Elles absolument comme bien. de même que sa qualité de châtelain ajoutait à la dignité de l'agent mais ces deux choses du pouvoir n'étant les obligations du fonctionnaire pas identiques. garantie dieuse Mais conservation qu'il par par les conditions mieux l'usufruitier. conférés selon le bon plaisir des ministres. plus de préponet de considération au possesseur dérance personnelle du castel.

un si insolent race. pour rentes et les dîmes dont on dépouillait les familles qui les avaient acquises en 1814. abolir. d'un décret confisquant. sous la bon aient trouvé après secondo de s'iu- et fondées. de la loi elle-même? encouragements pas l'impunité d'une mission sont de tant transitoire de fortunes ou d'un cosmopolite combien les aux mieux perturba- dilapida89. à leur profit. législateurs ils n'étaient austères parles il faut bien le leur dire. 1 8 . consi impitoyablement de notre âge. de exemple. et des serfs. les officiers publics biens dont ce que. transformés en sénat à qu'usufruitiers. pas. n'ont pas reculé devant le cyconservateur. était. les depuis Ne connaît-il à l'aide improvisées ou muettes impuissantes notoriété plus scandaleuse qu'eux-mêmes. ces libérés de 93 formant pères conscrits le premier corps L'inféodation damnée de l'État. classification inhéincidente et nullement rente à la possession. politique que leur moret plus utile au grand nombre cellement non parce qu'elle créait des vassaux illimité. soi-disant ces mêmes Les lois portefeuille? contre ces abus d'une On en a fait les sans ou contrats indemnité de législateurs. des terres. il sait fournissent de chances tions politiques N'a-t-il tions et aux usurpations. que les du xix° siècle. la riche uisme dotation destinée à pourvoir aux pensions de viagères ses membres. mais parce qu'elle nourrissait plus de familles rurales.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE aux convoitises du fonctionnaire que celui du ixc siècle. au profit dos débiteurs. favorisait le seul (raparce qu'elle T. beaucoup plus plus sociale. tous féoder les On a perdu le droit de s'étonner. titre de bénéficiaires ou plus ils ont été plus heureux mais non plus cupides et plus effrontés habiles.

américaine. les arrentements et les. de titres contradictoires. à beaucoup près. un lui-même. de tous. de la force. par cela seul qu'il se suffit. la conquête. la priorité. n'était sait le feudataire admettait les aliénations. par -des gouvernements l'Union do ce qu'ils ont envahi. pas il afferme. ce qu'il ne pourrait le colon cède. elle identifiait ainsi à tous les intérêts. des titres par ments autres pas dans des conditions et régiront la propriété qui régissent toujours Là découverte. le degré de légitimité propre constitués en pays légal. lité des droits. originaires. il cède quand temps. la l'iniéodation et même la sont confiscation. et l'arbitre naturel vail des sophistes sur l'égaMalgré toutes les déclamations il n'en restera. Elle . pas moins prouvé que. disposent n'ont pas. donation. défricher ce que faique fait-il? Exactement conque des produits. Quand aux domaines féodaux. ce qu'il se propose en se réservant la dime ou une part quelà perpétuité. puisqu'elle pas un monopole. et les rétrocessions s'était approprié comme celui de faites qui. pour une redevance. qui ont besoin d'être et que la justice protégés. parce que. La féodalité ou le seigneur.LES FU1KES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et fortifie les races. l'absence coloniaux n'ont pas d'autre sanction le champ concessionnaire qui a transmis qu'il premier en le cultivant. au moins légalisés Les établissedu que celle sinon égaux. Les fiefs n'étaient serait impossible sans l'appui 1 que celles territoriale. quand pour de reprendre. trop minimes pour se protéde celui qui est le protecteur l'appui ger eux-mêmes. locations à perpétuité. surqui moralise à la possession l'autorité et donnait tout. dans tous les temps et parmi toutes les générations qui il y a des faibles se succèdent.

de rentes féodales. au domaine inféodation. ment des chaient terres du dont on a tant moins. ou puérile. aux Sa à participer simplement et ces mêmes abris. des de la plus-value de son composée progrès du signe monétaire. et de la dépréciation des denrées ces redevances Ce sont pi'écisément que la Révolu- qui. trouve fragment irrévocablement de terre isolé. légaux.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Ilo J était si peu dication exigeante. parfois. donné. En se détachant de tirer sa sève du même terroir rameau continuait de s'abreuver consistait il s'en d'un des mêmes affluents. abusé pas exposées à ce frac- seigneurial. à la disparition des à la stérilisation des plaines par le défrichement du tronc. mais citoyen s'en indigne à l'oubli bien avant l'avait condamnée la désuétude d'une qu'elle autant contrats supprimée cette qu'inique. souvent concessions gratuites à charge. loi non-seulement déchirait des jusqu'à l'absurde. communauté. fût d'ailleurs. celui qui dans mais descendait en dépouillant avait sa cynique immoralité. et à cet isolement qui tend pour le moins à la dégradu bétail. au profit de celui qui avait déjà reçu. ce et dépendance bienfaits de la garanties. ébauches du morcelleCes concessions partielles. qu'elle renonçait redevance pour une modique à toute reven- au profit du jours s'amoindrissant la culture. à son fermier et à son serf émancipé. et dation arbitraire du sol. allait touen rai-tenancier. ne tenant à ses voisins . sous la dénomination tion a abolies. aveugle par la loi. ces mômes le propriétaire sevré. son obséquieuse simple commémorai la fierté du bourgeois encore. bois qui les protègent. du seigneur à son vassal. par leur et ne se trouvaient ridicule résultant se rattadepuis. tionnement des partages héréditaires.

du sol. Mais il suffit d'en comparer lité était la les résultats plus conservation que la féodapour se convaincre des domaines. propriétés n'a pas peut toujours être plus respecté ou moins le droit des L'origine La conquête pure. plus élevé du. quoi qu'en disent ceux du trafic qui vivent voie de juste milieu lue et la conversion dise on n'a les échantillons. . et il y avait peut-être à suivre. de la Révoluqui font l'orgueil tion et le triomphe de la démagogie. pour Des considérations aux comprendre de réflexion. chés.dégradation autrefois identique avec le nom de patrie. Si la colonisation de la France était encore à faire. cette . et figurer marsur les mêmes n'était pas aussi facile à l'égard car il n'est pas dans l'usage de la d'autant et elle se montre transporter pour l'exploiter. produits auraient s'ils étaient dont ils trafiquants que si les à ceux de la terre de l'industrie. cette assimilation de la terre elle-même.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE que par des bornes. et à la puissance villes et l'accroissement des incessantes à la prospérité essentielle des que l'encombrement tributs dont les mutations le engraissent fisc. sociale que la mobilité et des populations rurales un peu plus du pays. jamais sous ce régime La main-morte avait du bon. sol. obstacle à l'assistance des lois non moins et qu'aux empiétements. elle ne se réaliserait d'exactions. capables faire être assimilés pouvaient sont l'élément radical. sédentaire qui plus féconde sous la main du laboureur la cultive avec amour. f C'est cet affranchissement de la nature du sol nourricier. entre son abolition de tout trouvé les étaler d'un ordre le territoire le secret d'en une abso- en marchancolporter dû pas encore dans un bazar.

Car vernement a besoin pour sans la transmission la famille elle-même intégrale du domaine de famille. l'on est bien forcé d'en convenir. et grâce à la loi d'indemnité. provient la loi de prescription était le" remède nécesinfirmité sociale de généqui. qui a détruit la famille. fort embarrassés doivent être de leur ils répondre. les détenteurs des loi qui est loin d'être irréprochable. en vain se le Toutefois on voudrait quité originelle. . d'une spoliation elle. transmise aurait rendu impossible la contiration en génération.. du principe Cette grande perturbation a produit tal de toute société civilisable. nuation de l'ordre légal. les transmettre en pleine biens d'émigrés pourront non responsables de leur inisécurité à" leurs héritiers. dissimuler.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE privé. de ces systèmes de civilisation rétrograde succédé sous les noms de communisme les goulisme et. mais y attachait rationnel se maintenir. la autrefois protégeait principe qui non-seulement prodes priviléges dont tout goupriété. Ce n'est pas seulement l'injustice et sans pudeur à la sans discernement qui a imprimé de ces biens une tache il est détention indélébile. par cet attentat révolutionnaire s'est et il a porté une atteinte son impunité. se dissout avec aggravé mortelle au et l'État s'éteint. prodigués et payés en valeurs insolvables à des profictives ou fondamenl'invasion' qui se sont et do socia- dépréciées. et la plus est certainement Cependant saire de cette odieuse celle qui investiture du bien d'autrui des confiscations. violé la propriété et rayé de ses lois la religion du pays et jusqu'au nom de Dieu. notoire létaires qu'ils ont été mal acquis. fondés sur les aberrations vernements de la Révolution de 89.

à tuer père prodigue vraiment philosophique Le des désordre doctrines moral induire qui pourrait son fils pour en hériter! contre était le parricide une conséquence le sentiment plus d'un réaction si la comme successeurs de 89 était le renversement naturelle non intime. éventualités sérieuse que en honneur. dans les esprits égarés saient. par la Révoil n'est pas invraisemblable lution. grès nouveau. que les de la s'ils poset s'ils réclala vio- nouveaux noblesse sèdent. Prorefluer le cours des héritages vers leurs sources. propriétaires.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE w n'ont leur elle les notre guère à leur opposer Mais force matérielle. garantie doctrines de avenir C'est ? leurs contre une relative de que la supériorité cette supériorité actuelle estcontre les. le qui ils droit unique. réservent h 89. des garanties de l'appui le titre 1814. toujours conséquences riches des logiques. leurs en héréditaires totalité se les de. sénateurs leur Lbrspossession? crurent l'occasion propres des principes conséquence de faire de l'ordre et devait avoir pour résultat naturel. dépouilles car flagrante. cette appropriant. que les sénateurs de 89. les impériaux qu'en à perpétuité de la riche dotation de s'emparer favorable ils ne reniaient dont ils n'étaient qu'usufruitiers. à leur insu. en effet. De quel droit dont sociales.. transmettent. c'est ont à se prémunir. meraient-ils lation est par une inconséquence c'est en'se parjurant. et du clergé. pas en vertu ils avaient les principes seulement desquels exproprié composaient s'arrogeaient d'en exhédérer les possesseurs la presque encore. des règles que la jusmoins ineffaçable que le souvenir à l'ancien tice et la religion réagisimprimaient régime. et comme . des biens dotation.

ils purent se croire relevés du serle pouvoir. les révolutions Toutes et en abus du temps vaient alléguer teurs sont fécondes en injustices de terre possesseurs que ne pouet ni les détenn'auraient de la force. ni les engagistes si une loi ne les pu les invoquer pour eux-mêmes. la pos- Mais elle avait cet avanengagés. des bénépuis propriétaires fices qu'on y avait attachés. sans que l'autorité que devait trancher de fait y mît opposition. sont veimes s'adjoindre On sait qu'en effet tous les hauts fonctionnaires pourvus de bénéfices. mais les de Pépin avaient des excuses les sénateurs nationaux de biens de 1814. légalité larisée par une loi. cession en s'attribuant sénatoriale. race. dont la nue la propriété des biens de la sucse soient crus autorisés par l'exemde la seconde qui. eut gratuitement affranchis de l'obligation de payer leurs dettes. envers tage de ne léser aucun droit privé et d'anticiper la solution d'une question un gouvernement usurpateur la prescrition. comme session des domaines elle n'a pas même été régul'a été. se dans leur office et s'emparant de la couperpétuant ronne les après en avoir assumé terriens seigneurs vibles dans leurs charges. ple des usurpations aux seigneuries allodiales. à l'avènement relevait du propriété en ont disposé comme d'un patrimoine domaine public. régnant qu'ils s'empara du trône. les leudes et à se rendre inamosongèrent . d'une Cette origine transmissible và leurs descendants. des biens héréditaires est sans doute notable partie d'une contestable.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de 1814. de nos jours. A l'imitation des maires du palais. Ce n'est pas du roi avaient et quand il reçu l'investiture. de l'aupuis indépendants torité: qui les en avait investis.

n'osant Le nouveau outne monarque. à une autre dynastie. et donc. propriété La continuation blesse de l'autorité de ces abus devint des propriété dissensions inamovible. le tenancier félonie. anoblir ou accroître La conpouvaient opposer version des offices apanagés en possession plaça en effet les titulaires. du droit de leurs de la cou- émancipations pouvant . Le clergé lui-même. fermier. privée en officiers ou d'une gérance temporaire. Cependant ou basse justice.LÉS RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Ils avaient prêté par eux. trouvait d'en comme les autres. ni loi civile qui réglât. s'érigèrent les uns se troude sorte qu'en peu d'années publics. sion conditionnelle juridiction. ronne. les amnistia en les tolévant réprimer à peu près générales. les rapports et des choses. et les autres la possesvèrent seigneurs. de sa le investis d'une fonction le serf même. L'offiAussi devinrent-elles rant. la possession. déjà suivant l'étendue affectaient ces l'indépendance partielles perpétuelle ou laïques. civiles et et la la fai- souveraine détournèrent l'attention Il n'y avait ni contrat qu'on pût opposer au fait. seul des personnes alors des notions de droit qu'on aurait pu dépositaire de confiance. la logique en leur faveur. investis de haute domaines. ment ces usurpations. profiter toutes les inféodations pour consolider qui prescription ses domaines. poul'exemple. et comptait. ecclésiastiques châtelaine au rang des feudataires qui. tout simple à ces usurpations. magistrats. ne fut pas seul à s'approprier le fief cier bénéficiaire plus d'un vassal profita qu'il tenait de la couronne ou de la mort de son seigneur l'absence pour imiter s'affranchit de ses redevances. sur la pour lui.

gage de toute tion sincère. suivant la ou de dévastations. tenus paries plus forts.toutes les autres. sorte de pacte d'assurance mutuelle qui dans son réseau tout le territoire. ne relèvent formule germaine. furent Il ne fut plus possible de posséder forcées de s'inféoder. dans qui. fondées qui mettraient s'entendirent les intéressés pour les abriter sous la soliavoir leur de tous. enveloppait y com. et celui-ci protection tous. do terre sans seigneur. De là cette chaîne do vassalités croisées qui. s'isoler. fief dévora l'alleu. que du soleil. peret il des Lois.> darité directement du roi. descendant des feudataires ramifiait ses anneaux suzerains. l'homme-lige. Alors pris même les fiefs relevant des fusions s'opéra la ligue féodale. ou plutôt l'ensemble D'abord cette ligue n'eut inextricables. Combinaison . sol servira cet dont système le sol. peut-être pour des possessions litigieuses objet que la protection à celles qui n'avaient nul mais elle finit par s'imposer comme les terres allodiales. dit l'auteur de l'Esprit et les terres franches son style animé. Le besoin de se légitimer. C'est ce besoin de la défense. et axiome Point l'incohérence D'où l'homme-ligo. qui mit le plus petit propriétaire associasous la sous la garde do d'un plus grand. Celui qui aurait voulu en dehors de cette confédération.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et donner lieu à des revendications danger en question . divergents jusqu'au plus résumé dans ces formules humble Le tenancier.aurait sa force et sa vigilance. que fussent quelles incessante été sous la menace d'envahissements N'assistant et ne garantissant assisté ni garanti. aussi ne l'eùt sonne. personne sous les coups redoublés aurait fini par succomber des tacitement autorisés ou souplus infimes adversaires.

était attaché ne lui Le maître ne se croyait faisait pas défaut. certes. en effet l'un avec le plus de droit l'école ravi aux malheureux d'avoir révolutionnaire. la misère et la corruption. En résumé. s'ils ont en quant aux droits féodaux. de feudataires. elle était aussi moins précaire. était rationnelle et acceptée prérogatives sans murmures. l'organisation timent chrétien qui dominait rope civilisés. les consolations de la foi et l'espoir d'une vie meilleure. L'identité . à la terre. tuées. alors exclusivement et plus appropriée plus naturelle besoins de l'humanité. tandis assurait du ciel à ses victimes l'air et le pain quotidien. se fondant sur la base qu'apparente. de lui avoir substi- de la propriété territoriale avec les de l'autorité. elle aussi. l'oûvrier. entre après avoir végété sans assistance des progrès et soudout moins délaissé que lé serf de l'atelier. tion ne sauraient infirmer le fait car le serf était un et que le paria des manufactures. qui. solide et féconde de la propriété. aux véritables en haines félicita. vieux et infirme. pas quitte envers lui en l'envoyant.libérale de l'industriel et de et dé serfs.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ¡V! n'est 'mais. meurt vent c'est dans se vante le désespoir. moins féconde et en déceptions de celles qu'on se qu'aucune un peu trop hâtivement. que celle du capitaliste. mourir dans peu s'il. était prix de leur résignaauront sanctifiée par au senl'Eu- soumise féodale. un hôpital. la terre. La féodalité la vue pur des champs. était. Cette communauté vassaux morale de suzerains. de et plus plus. moins opprestous les préjugés1 de la Révolusive et plus paternelle. reconstitua la société dégénérée. tion aux épreuves de celle qu'ils la patience et le travail.

. partout à l'invasion trop souvent avait pu résister dans les du commerce et de la barbarie. pas celle de se perpéexiste encore sans eus. lorsqu'elle avec les idées et les qui a surgi -et s'est évanouie. ne passe pas pour L'Allemagne. ne s'est plus trouvée moeurs des nations des races. Volney. d'accumuler vigoureuse contre aux la qui justice et maintient des seuls l'humanité. comme elle fleurit encore. et plus corrompue qu'elle n'en est pas moins l'objet de Fr/mcn. Mais l'organipar le mélange sation féodale n'était ni aussi exceptionnelle ni aussi au progrès de la civilisation que voudraient contraire se le persuader Révolution. etc. hautaine. de ses préjugés Des mis par elle au nombre ont de ses apôtres où la les traces du régime féodal.l' Afrique 3. Boulanger. plus exclusive fut jamais en France. où et la puissante une contrée ignare et rétrograde. prévention. l'ignorance les préjugés n'avait législation qu'aucune s'est modifiée d'elle-même. au sein de . qui enfin à raison d'autres. de l'Asie. Esprit des lois. 2. puisque la propriété 1 et Chateaubriand 2 ont dissipé tous Montesquieu leur accrédités trop facilement par la littérature à l'orgueilleuse grâce révolutionnaire. féodalité invariablement possesseurs souveraineté Cette mains plus ne le iln aristocratie. tuer.' voyageurs retrouvé civilisation simultanée profondeurs les écrivains voués à la défense de la et de ses superstitions. comme tant en harmonie transformées préméditée.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ils n'avaient d'être. 1. Analy&e de l'histoire 3. Anglode ses richesses et l'imputerre doit l'accroissement nité des crimes qu'elle ne cesse à cette la du sol. crédule sur une institution de ses adeptes.

qui l'avait vu naître. mains de ces marchands avides et sans heureux expulse obtenir bras pitié. desquelles successeurs .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE culte d'un des démocrates égal respect pour volontiers avec le despotisme une liberté contenue par français. n'eût en pas trouvé pour avoir la pensée de et chevaleresque. ne mit jamais en balance saurait lui refuser anglicane assez éhonté catholique l'intérêt et le devoir. propriétaire il quand de leurs tirent prétexte Cette perversité France un châtelain notre noblesse l'imiter. et tint toujours le serf pour un homme ayant droit de vivre sur le sol et sous la protection du seigneur. dont l'apanage ne se bornait pas au vil calcul d'un gain uniquement On ne milieu les mercantile. Sous surgit et s'organisa du grand la empereur d'Occident. nul ne ce témoignage. ses adversaires L'immutabilité du gouvernement serait. pas assez de profit. Ces hypocrites des noirs condamnent sans des seul populations entières qu'ils n'en croit domaines. la logique Ils ne se piquent pas ils sympathisent plus le plus effréné qu'avec l'ordre contre qui la protège droits de et par la justice des elle-même. La féodalité fut con- çue dans un véritable esprit de famille. vengeresse en même temps que des siens. si elle ne lui servait pas de point le d'appui pour opprimer monde. de profit que du labeur des d'une partie des produits de la liberté protecteurs remords à mourir de faim sous le concitoyens. elle est devenue un fléau pour les malles paysans eux-mêmes froidement de ses d'une machine plus nourrir un avare qu'il faudrait de la terre. Mais dans les. se souvient au pas assez des circonstances la féodalité. britannique en effet. le triomphe et l'honneur de la féodalité.

les uns chaque qu'on jour par le besoin l'alliance indissoluble. 1. la féodalité seule les vestiges quelques Les châteaux avait conservés. de civilisation. elle les raphommes et de les amoindrir en les isolant. succédèrent aux bandes. châtelain. dit M. ne ressembler ni libres aux muui- ruinée ni moins du était compactes. On n'en étaient trop sur ni moins besoin son du y avait subtiliser de leurs créCes effrayées.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et dépeuplée. qu'à la avait et à la forlifier contenir.venait le vassal à son seigneur la fraternité Au démocratique. ravagées plus que des ni sécurité. il y eut . et autant de petits États plus chers Le pacte qui était plus sincère que lieu de disperser les et plus compactes sans regret. ou abandonnées. et s'il resta asiles de passage. Histoire de la^cieilislitio». Les rangs d'eux-mêmes. de. Guizot et c'est sous la protection les populations neaux que se groupèrent ou bourgs peuplades improvisés. Les bras manquaient les découragement. par le respect s'y classaient et le aux plus braves et aux plus habiles. Elle en de sentiments prochait par l'unité autant de classes formait qu'il y avait de châtellenies. sans attrait France. pour ni aux villes munies de chartes royales cipes romains. qu'on portait zèle y était monarque par leurs sans au petit noms. n'étaient villes. rattachait pour à la servir patronage et l'on autorité. sachant la présence tous ses appeler par de ces hommes aussi d'un sujets d'ardes S'il y eut dans les excursions mes plus d'un acte de brigandage. plus porté Resserrée dos autres. tomba dans la misère ol le à la culture. et d'intérêts. ignorée ou dései'téc que la patrie nominale. cesse encouragé pied.

Le plus curioux de 93 est celui du capucin Chabot à Bazire tous deux proposant de se faire assassiner par les sadu tyran tellites dans les (style de 89]. de rent de Francs et de Germains. Une rations chose longtemps et de esl avérée. C'est alors il n'y de Goths. vrais derrière dans tribuait c'est leur chevalerie. y soulevassent peuple. las de guerres èr6 nouvelle à la civilisation. d'origine. de Gaulois. eut plus de conquête traces Celles. dilatait aussi il se produisit aux Décius de recélait les plus que n'en ont produit ils auraient eu moins de Moins nombreux. de colons de guerriers et de fugitives. c'est de toutes d'aventuriers et de familles les dernières dispai\ hospitaliers laboureurs.e. et des plus d'énergie dans ses explosions 93 1. . républiques.la patrie. voisins. car les chroniqueurs et de détracteurs. dalité de prit ses féaux et ses serfs sans distinction castes ou de pays la nationalité n'eut pas d'autre orientre ïes familles réunies dans un gin. Le plus 'obscur patriotes plus et de spontanéité des élans inconnus de ces châteaux dévouements condensé. La féo- ouvrirent de ces dévouements 1. afin que leurs corps. et naissait plus de célèbres la diset dut châtelaines les'tournois française de politesse les couronnes aux mœurs féodales sa renommée. Les alliances même entre clan achevèrent une châtelains la fusion. et de race que. · troubadours.LES RUINES DE LA MOlUllCIIlE FRANÇAISE exploits L'amour avec héroïques de. s'y admirables. promenés la fureur'du faubourgs. rivaux qui les et cependant ont calomniés n'étaient pas des Hômères. courtoisie. leurs les chantaient remparts les lettres florissaient enceinte La main des gracieuses dans disputées que la nation incontestée. dans ces aggloméles origines. et bientôt les accords ou de défiances.

étaient donc les p?. et la main la seule d'ètre bénie. Les réformateurs envers imbus a l'indulgence leurs terres.res . libres et ne d'hom- pas d'acheteurs. qui le donne. ont et les chal- blessants qui droits. le serf. digne Nous avons de la Révoluvu les plus fiers républicains tion s'abaisser a mendier moins que cela. époque offraient trouvaient où. croire. de trouver rien de serait. mais pour le aspiration.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE que les champs teaux forts des Mais des défrichés seigneuries. vendre. impossible pour plus servile Les et de plus vénal du moyen seigneurs qu'un âge révolutionnaire. à la glèbe. les la plus vive résistance russes vient d'eux-mêmes seuls affranchis véritables pour Il est douteux à l'émancipation et non de leuts de l'obligation La liberté paysans maîtres. de selon se Servien. et se vendre une place. voilà enfants et. grand nombre. qu'ils naire. seraient ceux perdu révolutionserfs attainexoétaient des moins les préjugés d'un autre âge. pour un titre arisil n'est de le on a droit tocratique pas de bassesse.qu'alors eut voulu changer sa condition pour celle du mercenaire à la recherche du pain. des fiefs. des heureux de l'homme âge deux du en mots siècle fait de les propriétaires du auraient pu invoquer moyen sur pour avoir nourri. à laquelle et il un démocrate ne soit disposé. d'un maître qui lui donnât Nous le voyons de nos des jours. dans l'occurrence. le premier besoin est le pain quotidien. nombre seulement Il est une mes vivre. l'oreille les droits devinrent des fiefs. chés rables moins pour a inventé seigneuries. de nourrir est une leurs noble serfs. s'ils de ceux dont le leur est infecté. vivant des produits du sol qu'il cultivait. pour une décoration. .

L'une l'autre. sinon elles-mêmes? les a Qui car. C'est aussi le titre de noblesse le plus incontes table. Les clans expression.féodalité. ont colonisés le mérite C'est certainement puisse santes. aux rendre. de produire encore droit d'attendre services continuer que l'on nations nais- de leur qui lui ses et des et de leur tant décriée Cette. un droit légitime à leur respect et à leur confiance. après qui la Gaule. qui en a profité. survivants moins exercés au labour champs vie nomade qu'au l'émigration de bataille des il restait vraisemblablement pillage. parmi épuré pur patronage et lo dévouement. On ne peut contester de les avoir fécondés. l'idée chrétienne servile. sinon la culture La noblesse a par conséquent reconnaissance des hommages permettent bienfaits.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE nourriciers pas do leurs et si leur paysans. était donc que toutes les utopies révolutionnaire. étales longues calamités Or. avaient dévasté posées. les invasions de races superdes indigènes moissonnés sur les ou dispersés avec la par la famine. une institution plus civilisatrice modernes d'Écosse sorties en ont du été chaos de nos jours. fondée sur ce noble autorité abus n'était suffisamment il ne tenait qu'à. '? de la propriété ? faites ce qu'elles sont. légitimement d'une contrée acquise qu'ils en de leur titre tous.. le service le plus méritoire dans tous les temps. jamais . sol qui les alimentait à la propriété du était en effet aussi car l'occupation sonne est le droit blir le premier. de s'y. plus d'un sans maître. à per- que qui n'appartient de celui qui a le courage. C'était le la dernière en honneur les Romains. eux de justifier faisaient. ou champ en friche et plus d'un territoire à ceux qui les même sans colons.

sous bien au delà des temps féodaux. Le vasselage de Saint-Simon. devant intelligence des lois il l'esclavage. suffrages stupides et de la servilité. majorités l'intrigue plus fières de la plus basse extraction. et los à la prédominance de habituelle En dépit dés théories le prolétaire sera qu'en les touse et les plus libérales.telle gine ? Ce le casque. enjoignait à celle oubliant que l'étymologie du mot servus répond de servare. rétrogradait à ses soldats de ne pas faire de prisonniers. vaincu reçu à et que le premier merci fut la protestation T. jours le Tassai du riche ou le serf de la police de devenir n'évite la dupe du plus habile faisant de^la liant l'avait le client servitude sa faible fait rendu le faible est plus loin du plus fort. En no voyant la aristocratie oppressive. humique le disciple celle d'un Enfantin. i solennelle de la dignité de . n'est pas lui. conserver.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE élevé jusqu'au sacrifice nelle. dans par l'orgueil la féodalité indépendance personde la consanguinité. Mais est-ce près de la nature Le guerrier ne devait le professeur qui est le plus et de la vérité? Qui oserait l'affirmer? bien et à son couqu'à des largesses et des vassaux de la rage des terres quels parvenus netteté d'oriRévolution pourraient justifier d'une. du code féodal qu'est contre Il avait mieux que et c'est impossible. mais la Révolution qui. « Tout esclave touche au sol venu cet axiome qui ` franc est libre ipso facto. ignorantes le bien-être avant l'abstraction des droits de mettaient elle l'homme. qu'une une elle égalité bien plus impua inféodé les honnêtes de son démocratie demment gens aux y a substitué car menteuse. » On ne comprenait peut-être pas alors la liberté comme et les populations nous est enseignée.

un privilége. Ces hypocritesraffinements des atrocités cyniques triomphes. et le premier progrès de la féodalité Ce n'est pas dans les tournois qu'on eût les délateurs les bourreaux. bornée 1. d'apitoyer C'est les la philanthropie cœurs sensibles l'expiation de l'école et qui a su faire de l'indigent. Ceci s*. à qui l'on avait retiré l'un des premiers les traexclusivement au bagne. la raison Mais plus d'avoir et de été des dans partisans abus inhérents les nouvelles et incontestablement plus déshonorants pour que dans les anciennes. griefs reprochésfoi au régime féodal.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de la civilisation. dans enfants1. et les espions vu figurer Ce n'est pas sous couronnés de chêne et de laurier. . en nos mains d'explication. préparée du procureur qui romaine s'était privés aient le comprise légistes qui l'ont Leur horizon ne dépassait pas l'étude La jurisprudence les avait nourris.ï. ouvriers libres de retrouver à 1achaîne le pain et le travail que leur refusait la sociélé. donnent à leurs prévaloir humaines. sa possession Cette vérité n'a pas des de la Révolution. les avec c'est tous ce qui rachète de passion que de bonne fait de la propriété territoriale une institution. Devant nous vaux du port. donner qui pour du pain à leurs a trouvé le secret le malfaiteur avant un commerce. l'âme humaine de pauvres oul'ancien régime qu'il se serait trouvé de leur piédestal de citoyens. vriers descendant pour et l'ignominie afin de solliciter la ration du forçat. c'est un fait. pour les confier ont confessé avoir combiné leur récidive en vue des forçais libérés aussi forçat. c'est du à formuler a besoin les clauses Que il nous des des est contrats malheureux donné de et à envié le car été déposée la pétition de des qu'a arsenaux de la marine. humanitaire. et certifier. Les législateurs ne se sont pas élevés si haut. grâce à se institutions les de ses orgies assez mauvaise à toutes les corroborés de la Révolution.

et. Nous rauçais voyer priété des anciens Mais nous de Rubicbon le lecteur l'apologie aux œuvre» jurisconsultes renpréférons sur la pro- plus en Angleterre. les procédures qu'elle n'avait pas la vertu Ces avocats auraient cru déroger en con-' > sultant nos vieux publicistes 1 L'inféodation attachait l'homme à la terre qui le et compensait des conditions nourrit. les corvées ont été successivement abolis n'ont Capet. féodale en ce qu'il-avait de réalisable le travail en raison de la population et do du fief. car elle n'était et les juridictions sans qu'elle y mît pas empêché. Le droit au travail a été controversé il repose en effet sur cette nos jours. ni exclusive ni abus. en attendant solliciet le la féodalité trouvait le superflu qu'ils lui promettent. le présume bien. on part dans ses produits. l'inégalité par la à ceux que leur naissance laissait au sécurité garantie dernier de rang. objet de leur l'abondance Mais. ainsi chacun avait l'assurance d'une l'importance Cette part proportionnelle. fict'on gràtuite qu'il y aura du travail pour tous. et cela ridiculement. secret de lui donner le nécessaire. .MONARCHIE FRANÇAISE réglementer de prévenir.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA. l'aliénation i. modernes en bonnes et à ses elle tenait moins à ses œuvres. n'est pas celle que nos réformateurs entendent tude réserver exclusive. et forcée de cette concurrence la conséquence serait qu'il n'y en eût plus était d'institution il répartissait or ce prétendu droit pour personne. au travailleur. moins magnifique en paroles elle fut un peu plus que la Révolution. et stationnaire le servage. féconde erreurs locales obstacle. Les même priviléges seigneuriaux avant le règne de Hugues pourrions qui ont fait dresser une liste longue de la féodalité.

Mais et bientôt les voies à cette clients furent aucun les seuls des seigneurs la dépendance légale de leur patronage. n'avaient ceux qui.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'affranchissement des terres nobles des domaines obérés. civilisateur égalitaire que le principe plus véritablement à peren 1789 il ne fermait et démocratique inauguré la porte dos honneurs il n'arrachait pas le citoyen famille. les corporations les du chef de famille. des hautes Des priviparvenus. En abolissant . de la civilisation émancipation restés sous européenne. intérêt Pour conpas sa pensée aux préjugés qui n'asservit et le régime féodal était plus moralement temporains. comme si le but de les passions fermentation toute société était de tenir en perpétuelle les divers éléments qui la composent. Que la couronne défense. à survécu longtemps et l'on et basses juridictions. l'autorité on n'a pas agrandi mais décomposé les nations en fragments individualités. étaient larges. l'invasion lèges la suppression par les roturiers aucun n'a de la noblesse. ou ignare de ses sujets chacun de citoyen émancipés. des mains du châtel'égard et sans sans transition est tombée. protégeât le vassal qu'un bailli dépendant de sa justice souveraine à la et que le prince élevât eût opprimé. lain découronné. profitant à s'en affranchir. pour le précipiter sonne et des richesses surtout et à sa social à son rang paisible dans le mouvement au profit de toutes que nous avons vu dirigé et surexcité ambitieuses et cupides. à les bornes d'une a peut-être sage réserve dépassé de la terre elle-même qui. dans celles du fisc. et surtout les classes. dignité tout naturel de la nationalité c'était là le développement de son avénement à la tête et la conséquence française. ni.

orgueil. la veille. gner les professions mieux au développement servait d'autant de l'industrie une concurrence mobilières. On peut y être et n'en avoir pas l'intelligence. pour cela de sens commun. Le gain le d'autrui. toujours qui Cette résidence. avait le double avantage de répartir rapprochaitles et de polir les mœurs. s'élevaient tagnes. autour d'elle de l'atmosphère comme le vent politique la France enviés. avec le titre de les droits propriété. les seigneuries dès longtemps de la propriété. sans manquer et des fortunes ment de dignité du propriétaire se reflétait sur le fonds lui-même. guère qu'au détriment plus licite ne s'obtient et l'art de gagner de l'argent n'est pas rangé parmi les professions libérales.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE impalpables déplace que l'agitation et perpétuellement. chés on ne pouvait 1. la multiplicité des manoirs ainsi que le démontre dont s'était embellie n'avaient annihilés plus l'attrait quoique depuis que de leurs priviléges. et la loi qui autorisait l'aliénation d'un fief transférait à l'acquéreur. et agglomère des moncreuse des abîmes où. Ce sentiment sans peu porté. . dérogatoire les eût entravées sans les anoblir. Il existe pour admirer encore ce dédain des et les mutiler devoirs attaqui y étaient la terre sans la déprécier arriérés pour ou assez indépendants gens assez de la noblesse le commerce. disperse tour à tour le sable mobile de nos dunes. C'était vivre noblele bien-être que de mettre la main à la charrue et de dédaimais cette abstention mercantiles'. L'amour et l'aisance les produits des retenaient la plupart qu'elle répand châtelains au milieu de leurs fermiers et de leurs vassaux. rangs.

Le propriétaire. fisc y trouve mais une c'est sans de revenus est d'annuler de pressurer la propriété doit. Les confiscations révolutiondéroger naires et le Code civil ont bouleversé tout le système de notre ancienne conservateur non-seulelégislation. ou obérée. afin de justifier des théories jugées commencé . dégrèvements. de l'impôt. 11 suffit. et. Mais alors il existait de vastes domaines dont on exagérait privilégiés. par sa nature. pour l'efféctuer. voit l'usure Il a beau la fixité impitoyable aggraver des ajournements et des implorer des dérisions sa administratives. indéfinie mais des en le héri- indivisible tages. obéré sous bientôt absorbé le capital le milieu du xvm" siècle.LES RULXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et sans soi-même. cela au dégoût et à l'avilissement de celle-ci un jour quelques apporter mécomptes fiscaux de l'école législe propriétaire et est fatal. d'une mauvaise récolte. Toute de propriété qui ne donne que mille écus rente tombe sous la menace de l'expropriaperpétuelle tion. dès C'est cette guerre d'extermination en proposant sérieusement de reporter sur elle seule tout le poids des impôts.. ou le vendre en escompter le prix. Objet ruine est imminente et inévitable. les d'une frais accumulés forcée. Il faut partager jusqu'au domaine. à la propriété. systématiquement les revenus. pour Alors la taxe de mutation à celle de success'ajoute sion. Il périt. ment rendant en tolérant inévitable le morcellement par la division illimité. école cette vente qui ont « qui. réduit à emprunter son pour maintenir exploitation. conduire ce qui pourrait dans les calculs économique. pour une famille d'une un surcroît la tendance nécessiteuse Le l'équivalent aucun doute lation dont déshérence.

que chaque acquéreur épuise ou son impatience sur ses prod'anticiper de ce sol immobile est une atteinte dès leur naissance. pour qui la patrie objet de trafic. Le peuple. qui donnait moins abstrait et une réalité sentimentales plus saisissable toutes les subtilités ou philosophiques ne sont en faire une fiction mythologique. à la nationalité matérielle de cette charges raison tutions remède tache. La mobilisation elle-même. absurdes Cependant ces innovations. qui ont vieilli que de brûler ou de renouveler choisir mais l'étoffe parvenues qu'à on passe devant guée dans un temple nul n'en franchit le seuil. reléla porte. mais de la religiosité n'est autre le sol. fera bon marché palpable. par la subdivision les mutations et les morcellements sans des héritages. féliciter d'avoir remplacé qui ont tant indéfinie conservé et tant amélioré. Et les fervents nouvelle ne sont pas les prêtres de ce temple ceux-ci savent pousser leurs dupes sur les champs de bataille ils n'ont jamais su y mourir eux-mêmes. . rien. ont fait ressortir relâche des idées économistes. de la décadence Le signe le plus manifeste et de la démoralisation d'un peuple est peut-être dans la mobiau nom de patrie un sens lisation du sol. On a pu enlever jouissait autrefois. duits. qu'un patrie.BU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il y a 1 eu à se les substitutions. mais elles n'enrila puérilité les familles et en le Trésor chissent qu'en dispersant appauvrissant dans mutile. il est vrai. à la terre mais non^la les immunités tirer dont elle de son immobilité. Il peut c'est pour qui impose des y avoir quelque les instiun étrange la purger d'une moins et ne rapporte de rajeunir de réparer.

soit plus opprimé le propriétaire et l'agriculture moins défendue contre les exactions du fisc. une velléité d'ambition l'arrache malheur. Ce triple fléau lui a ravi. son caractère moral et sa vertu pratique. cette mère que comme un instrument. les attentats de la spéculation et les expérimentations de la science. c'est que la nation elle-même dence. au premier natiorang des institutions pas maintenue est en pleine décanales. autant qu'ingratitude. et moins encore si. La protection de l'agriculture est la première raison mais ce n'est pas dans d'être de tous les grands États l'immixtion administrative aux moindres opérations l'efficacité de ce patronage. les priprodiguer et les conseils.. par à sa routine. au respect des générations source de toute première et de tout progrès de toute association n'est richesse. dont le seul résultat pour se prêter à des expériences ..LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qu'à ceux qui se font ses trià la nature démocratique butaires. reproduction ne l'admet a donc à ses travaux imprévoyance. en la dépouillant de sa dignité qu'elle sociale et de son droit Si cette nourrit. de ses l'alimente et par son inépuisable produits. sans retour. Il n'est pas de pays au monde où l'administration se pique plus qu'en France de protéger et la propriété de faire fleurir Mais il n'en est pas où l'agriculture. Loin de s'assimiler elle la domine par' la spontanéité de l'industrie. il devient perturbateur. On aura beau à l'humble laboureur les circulaires. S'il que consiste pratiques n'est pas inaperçu. on ne réussira point à le séduire mes à l'enrichir s'il sait compter. Il y à dé- Elle n'accorde ses faveurs commune des vêtements d'honpouiller neur qui la glorifient.

plus ruineuse. et* des changements de maîtres grais et de bétail.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE i37 serait cette de troubler sollicitude jour. C'est la liberté. procédés plus redoutés que la gelée variations de la température. jusque ce à équilibrer à suppléer les récoltes. exploitations en apprendront touintelligent plus au cultivateur que l'enseignement. Elle simplifierait singulièrement sa responsabilité à l'ancienne empruntait sécurité vible. vassale. les honneurs et elle et la donnait à la culture du sol inamo- et leur labeur que leur naissance ne peuattachent de préférence à~ la terre nourricière vent se passer de la stabilité et de l'indépendance qui sont l'attrait et la récompense des professions agricoles. sincèrement rer. gers. ne résignation qu'elles exigent à la triple obsession de l'inpas longtemps dont n'est l'agriculture plus que l'humble et d'enet de et les la du morcellement. discrète féodalité rétrograde. qui a besoin des grandes non offiL'exemple protégée. . travail. étranavant d'être tout. Le dégoût et la désertion des campagnes en sont la conséquence naturelle. savante et tracassière ait. qui la prive d'espace. au cielles et le cours des marchés On ne voit pas que toute repos. Fut-elle paternelle secourable pauvre l'intervention même administrative sera toujours stérile. iours un peu suspect. de l'autorité qui tend une main éloquent tandis contribuable. de culture. que l'autre perçoit le tribut qu'on ne lui paye jamais sans murmuet désintéressée. Le calme résistent dustrie. que celle-ci Les populations si. contribué du à conjurer les orages ou la conl'assiduité. son elle ne sera pas antipathique. souvent des produits currence. Le zèle de quand ses agents subalternes est un fléau plus dangereux que la grêle ou les insectes.

d'un décès. les vendre à exigé sa culture. ruraux perches qui sans charrue et les fume avec une poudre les retourne trouveraient dans ces pâture taillés et rangés comme les cases des troupeaux d'un échiquier. usines. publiques. déjà neuf parcelles a~andonuecs. Quel cellements casernes. pour qui auraient d'herbes et de breuplantureuses. est en ? des on doit De euet châteaux arriver le résultat et des la transformation de ces morcouvents fermes en en et corps à la démolition car à quoi serviraient des des étahles de quelques au seigneur de terre. preuve plus mêmes de que les réflexions tellement des imperéchue à chacun subdivisions représentait plus l'équivalent de. vages i. Déjà tionnement rapide résultant des et plus lumineuse à des arrivait l'avarice. la perche. d'espace Quelle sympathique? étroits compartiments. besoin. des autres contribuables. et par suite après seulement. que la parcelle ceptibles geants qu'aurait vil prix cement le haut ne successions. sans les rendre Le fracplus fertiles. granges établissements plus abondants étroite commune que l'eau d'un de Paris. engraisser. la 3 francs Dans une volume . plus avantageux un emploi inévitable dés de des plus lucra- copar tadu travail prix de la main-d'œuvre tif de leurs bras. Empressés ils trouvent. perche raison de 48 francs a été jugement racheté àux enchères à d'expropriation. Un de ces était répartie au rôle à la charge sur estimation à ans auparavant terrains \ingt échangés d'experts.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le temps et le Code civil ont fait justice de la du paysan effrénée sillons pour les quelques passion de ses sueurs et qu'il payait trois fois qu'il avait arrosés leur valeur réelle. dans les fonds un plapublics de leurs et dans économies. arrosoir qu'a ? habitée longtemps dont ta cote on comptait l'auteur.

n'est plus. On a érigé liguent pour lui aux servitudes incommodes. devant l'admiSeulement inépuisable tracasseries surtaxe. Mais produits pour le laboureur parcellaire. expédient que la création fonds avancés et les capitaux fournis par l'État actionnaires à donner des servent à des essais scientifimerveilleux. dont l'ostentation contraste rustiques. ni même social proen principe l'égalité . se solderaient par un ces encouragements. sources d'un balance Pour pour offerts par les fermes-modèles exemples cette concurrence. de ses moissons à celui de retarder cette par quelques ques destinés sont ces exemples forcé de comparer perdus le chiffre et de compter avec lui-même ses semences. pour lui. matière imposable. lui impose sans le consulter. Tous déncit. des fermes-modèles.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Pour d'autre où les on n'a encore trouvé décadence. municipale des envahissements plus et le impunément prestations qu'on il n'y trouve ni indépendance tection et sécurité. les tendances ne sont-ils et ce luxe avec d'enla modes- lorsque la grande culture effet de tous les jours sont de rendre des possesseurs de terre? au commun Les impossible d'un domaine assez rares vaste propriétaires pour profiter des auraient-ils. un sujet En qui voisins proie l'obsède qui aux se vexations l'autorité devenir et aux et de dégoûts. avant d'imiter des procédés qui. les respour soutenir qui pour n'a nul besoin d'établir la justifier ses dépenses ? aussi bien que eniin. ni repos. elle de de aux pas une amère de la législation et leur budget de ses recettes le grand le plus nistration. toute cette seignement tie des professions dérision. toutes ces écoles. le premier. pour propriétaire la terre minime. a~'oMo~MMM déclamatoire. qu'une est de plus.

toujours de la nature et de la pour les contrôler. C'est sous le protège de cette toutes menteuse égalisation supporte que la propriété et l'agioles surcharges de l'impôt. maximes dont la Révolution sous-entend des de l'application est l'interprète toutes arbitraire les de tout leur poids sur pèseront qu'elles le plus. de son sol pour lui imposer des frais de configuration ou d'irrigation. que les animaux de la propriété. les capitaux lorsque fortunes de toutes les grandes tage. source inépuisable de notre temps. cette légion de paradrainage Joignez-y vit sites qui. à la merci dont les budgets d'État et de ne contribue pas seulement dont seins d'une il était du exonéré au clergé y suffimultitude de fonc- est vexatoire. et y moissonner les mets de sa table pour y compter Ils s'enquièrent de ses procédés des fleurs de statistique. toujours laissent un vide commune. comme les colporteurs de recettes officielles ou recommandées . de décombres. on les couvre on n'élbve pas les bas-fonds.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mais comme charges. Le propriétaire aux frais du culte et des écoles. les elle conçoit Mais en abaissant l'égalité. d'exploitation le zèle. non-seulement elles ont pour celui qui possède lui leur aggravation mais on y ajoute proportionnelle. L'immeuble ea sont naturellement sous toutes dans la les affranchis. les redresseurs eux aux dépens la grêle et l'incendie. les assureurs contre du cadastre. et les où les bénéfices temps saient tionnaires n'est pas il est encore subalternes. et pénètrent son domicile assiégent jusqu'à son foyer. plus voraces nuisibles. toutes comment sommités seulement celles Voilà qu'on le suppose capable de supporter. importun quand il Ils avide et onéreux. main du répartiéventualités qui est toujours de passible à remplir teur.

que d'être affirmés par cet officier de police. en même temps et par les mêmes poursuivre n'ont voies de contrainte Réclamez. les premiers à provoquer les procès-verbaux du gendu garde-champêtre ou du syndicat des cours darme. répression. les méfaits habituels des et turbulente envieuse population qui. par passevole vos fruits. et des ennuis bien que les intempéries les inventeurs capables nécessaire d'une d'empoisonner d'ajouter séjour à ces déboires le Est-il champs.. tions qui attendent son roman ont fait des Paysans. dressés sans contrôle par l'autorité et quelquefois habile à les grossir. vous n'aurez qu'une idée incomplète fléaux plus impitoyablement destructeurs de la propriété du climat. est remise au percepteur chargé d'en le payement. dans maintes des mille persécu- palpitant le bonrgeoii . un repaire la féodalité ses armes et retrempe Voilà où aiguise 1.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les préposés à la police des patentés. quelquefois visée par le maire. Balzac. coupe vos arbres. et George Sand. La pièce. que les contributions si vous avez foi plaidez. Qu'on croie d'eau. chasse votre temps. bien sûrs partie lésée. subalterne intéressée besoin. des eaux. dans fictions champêtres. le bon sens dans du public mais payez car le fisc n'attend d'abord. recouvrement que les frais en seront payés par la Il s'est en effet établi.. dans le mode de de ces taxes. votre basse-cour? gibier et dépeuple pas lasser les perturbateurs par la ou les désarmer Ils sont par la tolérance. etc. et songez que le plus humble manoir où est. la justice et dans directes. etc. ces états de frais. aux yeux du pays. pour avoir le caractère légal. pas. une innovation qui fait ne le plus grand honneur Tous au génie fiscal de l'époque. un tableau châtelain. protestez.

Mais pouvait homme jamais dans la pensée d'un véritable et lui subord'abuser de cette arme dangereuse la de la propriété.LES BUMES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en est arrivée la civilisation a délivré de du grand Révolution ses croyances. on nepeutle prodigués de i8i4 et de 1815 tice. prétention Jusqu'à avec l'État ridicule ce jour de sens. tous les immunités. que la peuple et doté de sa intelligence. tout propre du moins les morts. Si lesquelles de ressusciter aux plus n'ont pas la la propriété n'a que par les contributions .reconnait d'encourager drait en persistant Révolution faveurs. de rapports qu'elle sérieux lui paye qu'on s'abset de cette au refleurir la verra agricole qu'on des lois efficaces. c'est lui sacrifier' l'intérêt par des relevés stériles hommages par les solennités elle-même. paux. par réels. gouvernement la propriété et qu'il y parviendont la d'hostilité les toutes Jusqu'ici ont été les priviléges nier sans injuslaissé à n'ayant aux capitalistes et. électoral et représentatif. le système dérisoires tienne de ces démonstrations dans vide phraséologie oraisons funèbres. avait toutes de comprendre qu'un la nécessité de protéger ait pu croire l'agriculture dans donné le système l'exemple. par des priviléges rechercher et respecter de tous. des intérêts dans l'administration communaux. elle recevoir. ce n'est pas Cependant d'avocat des harangues du festival c'est banales propriété. qui la fassent à la rendre l'on ne songe pas plus sérieusement plus municià lui donner sa place dans les conseils stable. les invasions la France il n'entrera d'État donner patrie et d'autre a dû lui donner gage de tout l'essor libération qu'il que le crédit. propre ïl est difficile qui.

tant depuis haine jalouse et de ses perfidies. consommateurs. qu'elle peuples à tour. égard mauvaises d'entrer participe de sorte dans le commerce. deux fois. et à qui il ne reste plus des travailleur nourrit et pour le cultivateur qui la féconde.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE formes Ce n'est-pas seulement diverses. mille et sans l'impôt direct qu'elle subit dans toute sa rigueur sous le elle ressent encore récoltes. si la base de son gouvernement solide que sa colossale Elle a su opposer à puissance? ses que la plus infranchissable mer qui protége ses rivages. et ses alliances. La terre que que aux il les paye qu'en résultat malheureuse esclave n'est donc en France qu'une le fisc épuise sans pitié. et nous croyons sur les dangers d'une telle tant de' fictions constitutionnelles prunté terre qu'on pressement et la conserve. France. opprime ment à la. par la diminution qu'en éprouve de ses menacés de cette surcharge avant produits. La France est le seul pays où la condition faite aussi dure. contre-coup de toutes les taxes perçues sur la consommale prix forcément tion. à ces taxes comme Cependant les autres le propriétaire 1. autres. ne peut assez s'étonner à l'imiter dans la seule Cette nation est à tous odieuse mamelles desséchées pour le qu'elle lui soit s'abuse que l'autorité Nous avons emoppression. à l'Anglede notre peu d'emchose fatale les qui l'honore à toutes les justement et trahit tour exploite. et particulièrede siècles objet de sa mais croit-on qu'elle uni- bravé impunément eut .si longtemps l'indignation n'était pas plus verselle. elle a revêtu sa politique la malfaisante d'une et prestigieuse armure triple ennemis une barrière constance cynique invariable dans dans sa diplomatie desseins. ses la duplicité le mystère .

dupe servira ses féroces de quiconque instincts. Cet inébranlable point d'appui. n'est elle-même Or cette réalité les terres du toutes parce qu'elle possède elle se personGrâce aux substitutions. jusqu'à un certain point. doit à son orgaque le machiavélisme britannique nisation crates féodale. français . qui sur- instruments. Mais il voit la proie qu'on livre à grossier et obtus et rien de plus. et. il sera éternellement sa voracité. de capacité personnelle et de spontanéité. nifie et se perpétue. assez a trouvés aristocratie.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE insondable est le secret A son de ses intrigues de sa durée. au Sénat seule. comme cette force exceptionnelle romain. nature. car leur glais déshérités que n'en cupidité C'est encore autre intérêt. triple royaume. et de ses corruptions. Comment aurait-il senti anque toute la force du gouvernement dans son système et de corpod'aristocratie glais résidait tandis que le gouvernement se faisait le rations. tel aristocratie mine ou tourne parce qu'elle avec patience n'affronterait eeux qu'elle pas sans péril. de sa l'esprit été distraite pouvait appartenir monte tous les obstacles. qui nous crédules constitution pour nous persuader que notre une était une imitation de la sienne. traditionnelle la perversité et qu'en devenant même le masque du patriotisme et dispense ses agents prend de tout scrupule héréditaires de conscience. par aucun aristocratie par cette l'agriculture que une supériorité nation acquit à l'Angleterre qu'aucune ne songe à lui disputer. dont elle aurait se fait dû faire reculer les démoet des des auxiliaires partout révolutionnaire est. C'est à ce monopole que les Anont dû l'empire de la mer.

était d'augmenter ses T. à combattre Barbares n'avait en. io . paysans. grand pas elle-même C'est vient vers d'être cette fait par la féodalité un peu juste problématiques mais terrible réaction parce tandis civibien en et soulèveraient des popuan- glaise inévitable. fection. réchauffe dans son sein un le venin recueille qu'elle pour l'inoculer nations a déjà pénétré dans ses viscères. L'uasile que le sol natal. la elle couvre les sociétés l'asile secrètes. s'y d'in- dont offre à tous qu'elle paternel sans danger pour sa propre la plus abjecte et la plus corrompue de la Ëèvre Déjà plus d'un symptôme et une fois acclimatée est manifesté. de ces Écosse. eux. ne sont pas sans nul doute populace. les assassins. du monde révolutionnaire dans la entier. dont serpent aux autres protection il est vrai. L'agonie qu'il' c'en de serait bientôt fait de s'est l'empire que des romain ce foyer reine des mers. le divorce n'a pas craint d'accomplir elle pouvait exister sans sans sujets! dont Walter descendante En désormais catastrophe inhumain etirrénéchi qu'elle si comme avec ses vassaux.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE complice truction? de tous ceux qui s'acharnaient à leur H' des1 L'Angleterre. prolongée. patrie Scott a célébré les mœurs de ces lairds a trouvé mille qu'ils bon de d'un la patriarcales.I. de même royauté qu'une clans si fidèles. servaient avec une chasser do ses filiale piété toute domaines vingt-cinq vieillards nique n'ayant'd'autre raison de cet acte sauvage et enfants femmes. face de tous les peuples qu'elle se trouverait lisés qui auraient des restitutions à lui demander au delà de son capital. en agriculture Ses progrès deviendraient contre lations Un elle une rurales.

. lement avec la foi catholique. autorisé.pour sur quel principe se fonde la législation d'un pays qui croirait des droits légale la violation les plus sacrés de l'humanité mais ce que nous affirc'est qu'elle eût été repoussée mons sans hésiter. souvent liens qui Leurs la féodalité prêtre catholique Nous ignorons 1 habituels et leur cohabitation. de nombreux et imitateurs un riche usufruitier évéque anglican. déjà de mieux. incompatible Avouons-la les confiscations révolucependant. pour enrichir quées sur les Irlandais a cru pouvoir renchérir sur l'exploit encore végéter de ces familles il n'a rien des leurs terres confisoppresseurs. substituant aux bras de l'homme l'usage de voir 'ennuyé les restes ses châteaux land décimées pour s'en chaumières bonds dient par la famine. par la loi de l'Anglea trouvé terre protestante. témoin à ses de hérédi- modération au besoin uSbrts intérêt et à ses avait et des secours travaux. les écoles fondées le catéchisme d'un par lui. en leur reprochant de déserter sion du zèle religieux. imaginé débarrasser. il a jugé piquant la dérid'y ajouter ingénieux.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rien à nourrir. de lady Sunderaux. qui ne coûtent Cet exemple. dit-on. des machines. expropriées. avec horreur et qu'elle est radicafrançaise. que de faire mettre le feu à leurs et de les traquer ensuite comme des vagaNon content de cet expéou des bêtes fauves. par tionnaires unissaient ont singulièrement autrefois le maître relâché et le les métayer. rapports à ce dernier une certaine taire assuraient dans le taux de ses fermages que le propriétaire. . parce associé en quelque sorte ` le ménager. environs de en revenus.

DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE plus ainsi depuis que des mains paterou de l'Eglise tous les biens sont nelles de la noblesse ces derniers passés dans celles des bourgeois n'y ont vu qu'un Les fermages ont . contre la . du XI. il est bien les sympalarmants institutions d'une des villes. se rapprochaient. concurrence imprévoyante cette race précieuse et. Pour pour dans elle-même. l'exaltation tômes Les de la conen quelques vtai. usurpé le pouvoir.royauté. De là la désertion l'encombrement du communisme dissolution l'ancienne de et tous imminente France. trop modeste pour tt fait à ce sujet les réflexions les dans les n'" du journal r~MPc~ plus judicieuses. l'honpère en fils. élevés à leurs vinces. Les uns ont été aux ruinés. des pages c'est une douce et inef- et de conviction moderne. de Ionique Un publiciste qu'il mérite t. . de t'être. lui sont et tous persuadés que leurs hosti“ lités contre de justes représailles. des campagnes. traitée en c'est elle qui a succombé. Mais dans sa lutte lidé par des moyens analogues. puMtéca sympathiques. comme elle l'eût peut-être consola siènne. les autres se sont plus ou moins façonnés mais tous sont.été placement d'argent. anèctionnés qui faisaient neur de nos départements de l'Ouest. et si notre féodalité stitution britannique. avait. dont on aurait exprimée voulu i'ar-' M. Coquille. unanimes mœurs de leur temps dans la haine du maître. adjugés d'une comptes fait disparaître dernières limites au plus offrant. dernier coup que lui a porté le cardinal française depuis trois Il n'y avait donc plus de féodalité vaincue par Louis la vérité qui cherche fable surprise de la rencontrer avec cette être aussi force connu mer soi-même. points. qui ont été des 28 mai et 8 juin 1889. elle ne s'est pas relevée de Richelieu. dans plusieurs pro" Ces encans et les méont bientôt de de laboureurs Il n'en est et intègres.

c'est là une vérité mise par les faits dans un jour éclatant pour les yeux les moins La Régence et le règne de Louis XV clairvoyants. dissent qu'ils s'en est-elle mais font? non où mieux une elle trouvée? Ceux mène. de ce qui restait en France de corporations. voltairienne a plutôt et de mœurs ne d'esprit qu'elle les confiscations et la mise en Lorsque entier sont venues territoire révéler presque licence ou même cette signalé l'a enfantée.LE< RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et les quelques châtelains seigneurs qui lui ont ne tonnaient survécu pas même un ordre de noblesse les plus s'amoindrissaient individualités de grandes de la cour de Verjour en jour dans les antichambres siècles comparses parlementaires A-t-on les bornes lits de justice. dans leurs propres seigneuries. que les plus étaient les plus obérés. sailles. et que leur influence inférieure était. vente du la détresse de leurs opulents morale à celle des proscrits de dépouiller qu'on se félicitait on a acquis là preuve riehesses. d'une dépassé réforme? c'est une facile à résoudre. question France un fait. ni grande sérieux culture pos- Quand coup aux eut plus . de leurs intendants et de leurs 'fermiers. les solution. avaient usé ce qui était resté de patriotisme ou d'esprit de corps dans le caractère essentiellement frivole de la et la philosophie société française. le morcellement droits inhérents ni propriétaires des terres porta le dernier à la grande il n'y propriété. comme et les pairs eux-mêmes ne figuraient plus aux solennités que des sage La est La Révolution voient-ils qui s'en applauet savent-ils ce et aplani pour <~ue toul fût dès longtemps préparé n'eût aucune à redouter résistance que la Révolution de sommités individuelles.

puisque se suffit et se moralise. Cette pays se peuple. et n'a Il Le rien ne s'agit premier produit. les nouveaux d'immeubles le sol en abattant nivelaient l'administration fut forcée d'inter- d'un droit qui menaçait régulariser l'usage ce fut bien pis. de la territoire en cent t-on pas droit La question civilisation que tout vingt d'attendre millions d'un de la propriété est celle c'est par l'agriculture elle-même. absorbent En Allemagne. devint la dupe sujette du fisc et la clientèle l'humble des hypothèques. prévient jusqu'à Pourquoi l'ordre respectable des usuriers n'obtiendrait-il pas en Franco un système fixe de bornage. second foncière Que n'a-. Le chancre dévoré tant de grandes forétait défendue par les lois et eut bon marché des ne s'intéresse. plus rassurant pour leur industrie? veau lions cadastre. qui avait la propriété tunes lorsque protégée par ses propres priviléges.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sible. des déles pendants anciens serfs. Elle voulait tout voir de tout dénaturer. à un nouque de procéder a coûté plus de cent milsi ce n'est la confusion du de parcelles. un minimum le morcellement l'infini. parcellaires plus et plus corvéables que ne furent jamais des charlatans. . personne auxquels de crédit foncier et mobilier se plaide ne plus pouvoir avec sûreté au prêter d'expropriation en Danemark des terres et en parce que les frais paysan parcellaire. l'hypothèque. Le droit d'user ne fut par elle-même pas plus respecté seigneurs et la foule que la liberté d'abuser. petits propriétaires. Les comptoirs gnent déjà des usuriers. laient Pendant que les conditions et quand les décrets de la Convention nive- acquéreurs les bois venir pour en coupant les têtes. à la délimitation ailleurs. et tout diriger. de quelques centiares.

plus élevée ou plus nations européennes. La Révolution encouragements la plus sincère protecteur et les se faisait et son entre le propriétaire a pour jamais détruit cette bonne son niveau Mais harmonie. émanaient les Du manoir produits les proportions la dissémides trou- et l'harmonie exemples. de plus en plus remarquer tenancier. à la législa- chrétienne. c'est à l'introduction coutumier. ainsi qu'à plus favorables et à fa multiplication nation des travailleurs et des peaux et civilisateur bons familles agricoles. laborieuses se sont de elles faites. à la tête du en . les lois mais usages conservatrices des formes et saliques. beaucoup plus des notions primitives moralisé la science identinées plus du pure rapde la que car subtilités spontanément et la droit. qui sont des des au Code légistes prétendent du droit romain. plus n'y a gagné qu'une protection tracaasièrej des impositions autant qu'elle en peut sup- . civUisé.faire honà tort. distribution effectuées délimitation en raison des des propriétés en France à chaque et dans les contrée. elles étaient aux plus appropriées peut être méconnue des populations telles que la vie besoins et aux idées longtemps prochées loi' les enfin tion s La s'étaient nomade les avait par leur simplicité et surtout d'une naturelle. les ripuaires et toutes les traditions croyances anciennes moeurs ont pu emprunter mais leur antériorité ne Justinien.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE question telligence par les monde neur Le droit a ~té mieux comprise. égalitaire. Les appliquée généralement placées avec une in- instinctive. propres à chaque culture. pour y substituer a remplacé du administrative l'autorité si la sollicimde la propriété maître.

et rien ne peut les plèbe de ses administrés à sa protection.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE porter. économistes. des comtes et des marpersonnelle. et des. l'État et n'est des taxes qui pèsent sur la grevé d'aucune ou vassaux. Si de son castel n'est pas orné du relief de. moins d'ostentation et s'en acquitte- et un des écrivains Il y a des professeurs. l'autre pêtre l'autorité la moins est agricoles On ne doit donc dans la gestion respectée celle du propriétaire et du renoncent celui-ci. qui empoisonnent la jouissance de plus en plus hypothéquée du plus humble manoir. plus à la terre les titres que sont attachés assez. adminiset. son c'est que son fief est hypothéqué sur le budget de à lui sont seulement un Ce n'est blason. s'il y a des barons. ce qui est pis encore. de comtés ni de marquis. symboles pourtant anciennes Toute distinction étant surtout seigneuries. soustraire . dégoûté par pose ni prévoyance les vexations et les dangers les charges. celui-là. raffinées appelle relles y mettrait rait aussi bien. de vexations bien autrement régime Si c'est la ce qu'on que celles du tyran féodal.logiques des honorifiques. et le triomphe de la doctrine de l'égalité est en féodal le ci-devant d'ériger prolétaire. des ministres à la direction motrateurs de l'agriculture préposés derne mais des intérêts laboureur. dignitaire Mais s'imaginer il ne perde rien des qu'à ce compte serait une grave erreur du châtelain ses prérogatives quisats priviléges le fronton peu plus positifs. il n'y a plus de baronnies. pas s'étonner que l'un et à l' envi aux soucis de la vie champar l'appât d'un salaire qui n'im- séduit ni épargne. une nuée de sauteencourager l'agriculture.

le démontrer. fut sans danger. Or le produit réelle sur laquelle prise il est d'ailleurs trop clairement qu'une du propriétaire. éventualités~ de l'incertitude mettre intérêt même/De de l'insolvabilité de son fermier difficile dans et du comme d'adle triple fisc luiil serait donc des récoltes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Doucette plus étranges n'en impôts bizarre combinaison ceux sociale résultent les les l'art enseignements qui répartissent pratiquent officieux d'exploiter officiels souvent et ceux qui payent point. surcharge de l'agriculture erreurs ne sont pas en compte. et la terre renferfaudrait-il les en fiction produit d'an million francs mille des trésors avant la terre de les est encore s'asseoir puisse l'impôt établi que dans les départements les plus favorisés on ne laisse pas au producteur plus des trois quarts de ses est passible et que le propriétaire de toutes les revenus. mât-elle extraire net de un chiffre cetle à son fabuleux. telles sans cependant sous la plume d'un fonctionnaire. La valeur d'assignats en numéraire. plus rien miste dont les journaux éditent les oracles affirme à ses crédules lecteurs Pour que le sol n'est pas assez imposé. le prestidigitateur use d'un procédé fort c'est de la d'assigner simple. s'étendre à l'infini sans pourrait net plus de réalité. gravité que la presse ne s'occupe ni do lire ni de réfuter. inconnus. les capitaux sont les arbitres de la valeur des terres foncière de et trop et de leur culture. porter la seule ne représentait pas. atteint en France la contribution Voilà pourquoi la dernière limite au delà n'aurait à donner. quotidienne à l'arNous avons oui le grand Napoléon demander . pour base au capital d le producteur laquelle voilà comment l'écono-- richesse Mais donner nominale en 1795.

vérité forçait plaints dans avec de toutes les questions passion. très-heureuse. Il avait partage. patriotes égalitaires vaient avec acharnement. et souvent. . c'est qu'il presqui restaient servitude au encore à la à laquelle profit des et ce n'est ressources de l'abjecte réduite. des finances ministre de l'impôt chose donne la portée toutes les pour la Révolution se racheter l'avait lui pas devant se fût avisé de dire qu'on Une tout ce qu'il peut rendre de ce rare génie. conception noblesse d'un ridicule sa pensée reconstituer la grande fond de majorats. M. titres La résurrection des féodaux qui. mais le originel se manifesta de imagina lorsqu'il des par la création propriété Il y aurait attaché naturellement des prérogales déclarait individes privilèges. Humann. depuis dix ans. il lui arrive souvent se bornant et de frapper la source de ses tributs de stéd'épuiser ». puisqu'il par au ouvertes en investiture. les poursuine fut pas peut-être une flétrit la nouvelle puisqu'elle et indélébile. pas le fisc aux mystères de la richesse publique. rilité l'arbre qui avait trop produit ne parut pas déplaire à Napoléon Cette observation qui. à se révéler. cadastre se sont qu'un doit exiger sentit France ses hésitations. par ses du cherchait la la arguties. bon d'initier chitrésorier Le Brun tentation est d'en abuser et que sa science parce que sa à saisir ce qui abonde. parmi dehors des déjà rangé les électeurs et transmissibles de la Légion dans d'honneur sur son rapport le budget de 1832. tives et sibles successions les officiers i. Les partisans d'Ëtat.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il aurait voté contre le pourquoi « qu'il ne croyait et celui-ci lui répondre cadastre.

de Villële. en elle-même. c'est-àque celui des jurandes morales .000 francs de revenus. de toute augmentation. il eût rétabli la et morale tout goupolitique que valeur vernement avec l'avenir doit reconnaître à qui compte la possession d'une portion du' sol de la patrie. En généralisant la faculté de constituer la terre en au minimum de 3. Elle s'im- encore à ceux mêmes Nous priser. Cette restauration ne répugnait de la Révopas aux parvenus et elle avait. A la vérité. départementales tion préalable de posséder un domaine dont l'importance en raison invariable eût de été graduée et l'étendue l'impôt et affranchi proportionnée dès lors impôt 1.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de. la probité Il pouvais commencer . et dont l'auteur des réformes par l'énumération utiles dont il est d'usage de lui faire honneur. tique l'ouvrier éloignait de l'ordre et de que le respect de la débauche et du vagabondage. franchement croit devoir de la méqui ont le courage en trouvons la preuve dans un ouvrage destiné à la combattre. sous la condimunales. on n'en trouve pas de plus autocraet des maîtrises.dire les garanties ayant pour objet d'honorer les professions et d'assurer du travail à laborieuses. homme pose Mais la lèpre contagieuse qu'on de 89 est apparemment devenue a survécu au traitement du seul reconnu la domination. et préparé son classement de notabilités com- et nationales. qu'il subissait. droit. et lution. les abus dont la Révolution a parmi délivré la France. plus de puissance d'efficacité du droit d'aîque la malheureuse parodie nesse proposée sous le nom de ~ygc~M~ par le ministère de M. les conquêtes puisqu'elle dont elle ait appelle incurable. il majorais eût arrêté à coup sûr ou modéré le morcellement.

déré que le compagnon appelé à devenir l'individu Qu'avaHren effet à espérer de son isolement il apparet grandi par la corporation à laquelle dans la chose ne serait-il tenait ? L'abus voyait qu'on et Cela est palpable. avantages. riaux du prix des fermes. de bien se résumer 89 pourrait contradictions L'abolition autre bienfait cernement. dans sa suppression? pas plutôt soutenu l'on est induit polémiste habile de ses vérité de cet à soupçonner la sagacité native au préjugé d'avoir fait cette concession insinuer une leur pour uniquement à dans sa crudité. une part écrivain ce qui lui en est resté au renouvellement du sol en a Depuis que le fractionnement au est travail M. le progrès en un amas de sottises. libéralement anranchi On a bien rassé livré de dire de son bail. qu'on a si serait fort embardes premiers. du prolétaire. mais toujours homme d'esprit. que la Révolution de yeux de tout homme de sens et de cœur. mais on ne protecteurs règlements a pu relever la condition voit pas en quoi leur abolition admis sans examen et le serf des ateliers.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE y avoir quelques amendements à introduire dans les des arts et métiers. Cet livres et journaliste dans ses articles. . publiciste Cassagnac. mais dont personne célébré féodales est un lecteurs. est un peu moins consiet congédié maître. Grenier manuel de de son propriétaire dans ses 1. sans explication. qu'ils n'auraient avec un égal disles n'a compris encore Les propriétaires en ont été arbitrairement c'est un fait. et qu'aux savoir. et d'iniquités des dîmes et des rentes de la Révolution. Mais quel profit en ont retiré dépouillés les générations survivantes? de distinguer les droits seigneuessayé Mais le paysan. pas acceptée n'a rien fait de bien.

car. délivrera les et de d'enseignement des pas nos sillons des gelées qui noient qui les la législation accorde à la prode l'administration dans importune agricoles qui rongent les floraisons La connaissance routinière semences. jamais luimême dans la gêne. Les raffinements de l'art peuvent aller jusqu'à féconder un sol épuisé. non qN'on tenu lui en laisse et la prasur les plus mais pour privé veut bien être tutelle. spéculations Tout congrès insectes glacent racines. mais non à le au naïf de ce et docile lui imitateur coût~ Les qui en grands qu'il et malheur rajeunir. aussi ci-devant envers son qu'un paternel seigneur il ne viendra à son aide. pagnes. capitaliste. voyant L'aide cet appareil ne d'autorité. et des inondations des couches toujours locales ingénieux l'emporteront L'intérêt expédients. ou la mutation de toutes perpétuelle que l'agriculdes camet l'exproles terres? beaucoup maître ne lui de faveur priété et l'immixtion la gestion du propriétaire et du fermier sont bien à en dégoûter le. Si les larcins de la Révolution ont augmenté le bien-être ture. propres assiégé par les mille séductions des placements à gros intérêts et des lucratives. inopportune qu'on lui impose n'est jamais qu'une entrave à sa liberté. laisse et fût-il que ce qu'il ne peut pas lui disputer. il est vassal. la condition aux calculs. tique averti.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et l'autre besogneux. attend l'équivalent . Il est assez clairle soin de se défendre. est d'un avare acqué- laboureur devenue Son nouveau plus dure et plus précaire. priation Le peu des populations rurales et protégé comment l'abandon expliquer progressif la démolition de tous les châteaux. du reur.

toute usuelles de la propriété. à se passer de lui et de faire comd'enseigner à ses sujets inertes les mystères de la richesse prendre et le prix du travail. plus on la misère et l'abandon démentiront d'être excitée agricole peut avoir besoin sur un sol ingrat ou abandonné et protégée par des abruties ou déchues. journalière et des prévoyances de la science agricole. qu'il lui faille le secours était d'un commis pour lui. toujours écoutés et les officiels que les protecteurs Les agriculteurs savent se fermes-écoles. les promesses L'industrie plus de la science.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE propriétaires. exemples lers plus sufnre. à la réalité l'ostentation et l'autorité à l'expérience. que l'unique en tout. propriétés parcellaires. Tant entre du sol ne sera pas que la culture toutes les industries. il inutilité. pas compte des économies essentielle qui font partie pratique. Quand Méhémet-Ali populations son compte. Le commérage rables aberrations dernier sement fléau ajouté apprendre administratif de l'école à celui ce qu'il sait mieux que est une des plus déplorévolutionnaire et un et de l'avilis- de la division officiel est L'encouragement d'une parfaite il y a plus il est importun. le dernier mot de son intelligent monopole Égypte. fait obstacle aux véritables car il ne tient améliorations. pratiques et quant aux les assistera. le rudiment à l'usage. et le propriétaire privilégiée de la terre . Le Français n'en est pas encore arrivé à ce degré de caducité. tandis soin de l'enseignement est de substituer. intéressés eux-mêmes au succès des des conseilseront qu'ils donnent. la fertile mais indolente pour exploita. et toujours en mesure d'établir la balance de ses avances et de ses produits.

à la promiscuité de toutes doit s'attendre les profesdu thermomètre moral sions. n'en était pas interdit la tionnement. phistes.travail d'en distraire quelques car le paysan.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE on plus que le boutiquier et l'usurier. jugeant des perfectionnements qu'à mesure ture sa charge deviendrait plus rentement à l'achat. avait conservé sa juste prédominance dans nos institutions. . l'état quelque raison de considérer avant 89 comme le principe conlégal de la propriété servateur et civilisateur de l'ancienne France. Les lois mais la terre codes. toutes furent bouleversées. de légiférer fit irruption dans de procureurs et de socomposées les traditions et toutes les idées pratiques la manie Mais quand nos assemblées parcelles avec une s'exerça sans danger. mains les éléments de sa granpropres honoré de ses sagacité du sol et de la cullégère. à l'abaissement progressif à la confusion et à la décomposition de . Elle n'était vertu de contrats possédée qu'én disparu authentiques tégralité et transmise Le fraccaractéristique c il est vrai. de chaque dans l'inféodales avaient de nos Nous avions donc nation française et qui le fut qui se croyait à la tête de la civien effet. avant 'd'avoir peut-être. la faculté que le . un peu cette lisation détruit deur. merveilleuse généralement que domaine. préférait l'ar- tout le territoire fut mis à Lorsque les coltines furent les l'encan. parcs rasés autour des châteaux agricole de la France menacé dans toutes ses garanties. inopinément et le système démolis. loi par mais tant que les mœurs et l'esprit de famille ont modéré les avides aspirations du pauvre pour le champ qui lui rend moins de ses bras.et politique. déboisées.

la variété des irrigations et l'engrais de conditions solidaires mises de ou Il a des des sa troupeaux fécondité. et se falsifia commè un objet une denrée. le soleil. il est inamovible. c'est le dénaturer d'espace la communauté sont autant l'appauvrir. d'où lui des monts qui le dominent. la propriété. aux mains de l'ouvrier. On ne peut donc méconnaître la nature aux droits de l'homme des dons prodigués supériorité des intérêts terre. pays. ni la spécialité t. fractionna d'art ou un tissu. lorsque leurs ombrages protecteurs les sources d'alimenter qui les fécondent. c'est le Cependant et de maître.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE voix s'élevèrent pour rapparmi ces ruines. ou qu'on l'isole. Mais il s'épuise ou résiste que la plus active industrie. Il est le producqui fonctionne ce dernier. Il a beau changer il dépendait et dépend touavant de lui appartenir. gratuitement agricoles. Une France phrase faute des Mémoires de Sully les bornes sur les éléments. porte par ni la la par ni l'imporque textuellement la p~t)'a de &OM. et de contiguïté. sites. des attenants jours à le l'air. le sol. c'est le sol. Quelques de Sully de faire comet tàchef peler la prophétie d'une douées étaient que les eaux et forêts prendre vertu productive dont les plaines allaient être déshéritées. besoin d'air. qui concourent il ne peut pas être transféré comme l'outil fertiliser. . cesseraient On s'obstina se à faire de la terre une marchandise qui se brocanta. Le dénuder ou quand on le morcelle le démembrer. le ruisseau. teur de tout ce qu'emploie des matériaux viennent et couvrent son logis. du pain qui qui composent Il paye le travail plus régulièrement nourrit sa famille.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ou le danger des règlements qu'on prétendrait lui imposer. pour que rien même le ridicule ne manque de parodier à sa dégrada1 les ordres à la ou le mormonisme. Ce que ne peuvent pardonner tous ces impuissants redresseurs torts aux pieuses congrégations et civilisé l'Europe. religieux par le saint-simonisme de travestir les familles. des propriétés sage répartition territoriales.la vieillesse parus avec l'ancien régime. de ne pouvoir même revenir Révolution. prévenu et d'opprobre Ce sera le stigmate d'impuissance de la de ne vouloir. mais de I& suppléer pour ceux qui n'en . sancti&er par l'abnégation Leurs propriétés. et de la et la charité. qui faisait la prospérité. l'union et la solidité. aux variations et voilà pourquo qui font une nécessité elles étaient toujours secourables à l'indigence et à l'agriculture.avaient pas. pas et. de l'ancienne monarchie de n'avoir à opposer à la noblesse française déchue que des agioteurs. de l'homme affranchi préjugés des dis- 1. des usuriers et des concussionnaires tion. sans en être plus tâches. mettre la plaine à l'épreuve on ne rendra tance ni aux uns tion les divers primitive épanchements que la conformades lieux avait ménagés. on aura beau reboiser les coteaux et soudu drainage. la prétention pas. étaient moins exposées privés que les domaines de l'épargne. ni à l'autre les sucs végétaux qui auraient sa nudité. comme de ce Les la famille. infirmités et de la mort. qui ont défriché sont les grands biens qu'ils leur ont volés. . de. en phalanstères où la promiscuité en permades sexes et l'orgie nence ne peuvent manquer de réaliser toutes les aspirations évidemment régénéré. accrues par la vie austère du moine. dont se composent de temps immémorial toutes les sociétés humaines. couvents n'avaient de supprimer eux.

DU DHOM' DiV!N J On peut nier la légitimité. Où serait arrive qu'on donc la garantie morales des maximes toutes les sociétés et que proclament question les légitimités sont ï. les plus aspirer Ici-bas aux honneurs au dogme de la souveraineté du peuple crédules sousophie. mais on ne peut refuser la plus naturelle du problème social humaine. 1. de supériorité intellectuelle ils s'imaginent faire acte et de leurs en excluant de leur enseignement institutions tout ce qui tendrait à reconnaître l'intervention surnaturelle hommes. de aveu de l'ignorance pitié à cet humble Leur orgueil vient de Dieu. d'une l'équité.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRÂ~AISË )t. qui sont le lien de tous les gouvernede la pt'ëcéJente. Toutes identiques T. ils prétendent C'est antérieure à la sagesse des sagesse aurait posé les règles du droit et de laquelle dont ils abusent quand il leur plait. mais dont ainsi est en eux-mêmes. la source pour fictive de tous leur aveu les pouvoirs tacite pour les qui daignent se prévaloir de Mais opprimer impunément. comme ou nie l'existence à l'une et à l'autre de Dieu. H 1 . d'où elle est descendue pour de la bourgeoisie. d'être jadis fille du ciel. rient maine. que l'autorité hus'en la solution d'un blasphème contre cet autre article indigne comme de foi qui les proclame eux-mêmes les souverains du Ils veulent bien se donner monde. que le sentiment à l'absurde. Cette n'est que le complément et solidaires. Tl ne manque et des mystères de la conscience dont la raison se révolte au esprits pas de sublimes Grâce aux progrès de la philoseul mot de <o~ o~'M.

de précautions et de défiances puériles injune laissent rien au libre arbitre de la conLa démocratie pure. et toutes les âmes intelligentes intelligence auraient des que Aux nul attribut nature. de les mettre ne peut provenir et des subquestion que des entraves dont on se croit obligé d'entourer tilités ces gouvernepays. d'abstraction. dans communauté continé coin quelque de substance d'hommes . et l'on peut admettre. combinaisons les plus subil manquera toujours et de l'exemple. ments à force rieuses. qui qu'en la per- n'a populaire. ments. mulées dans une même entente. libres et protégés plus les sujets par elle. Le roi est le père de famille. science hypothèse. sanction doué mais découvertes. ces de !a suprême Quelle valeur primitives ne méconnaît? y reconnaissent infuse à leur lois. les lois qui font sa force? Ces lois rait-il gratuitement par la conscience h religion et la tradition. Dieu habité ait une mixtes les pires de tous. inconnu du monde angesans et constitutionnels. qui est une concevoir à l'état que impiété. qui. à la rigueur. se peut. en un si elles propre dehors de notions que nul tiles de la souveraineté la double n'ont jamais sonnifiant. Nul ne les ignore publique. par toutes les langues.LES RC1NES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ne procédaient unipas de la croyance et n'étaient verselle Ce pas admises par la conscience? Elles ont été forn'est pas celle-ci qui les a inventées. sont celles du lois consacrées et de la raison. La pensée en et ne songe à les contester. d'un pouabuserait-il Pourquoi voir reposant sur la confiance et violequ'il inspire. de la logique l'autorité d'intelligence La monarchie cela seul que est le meilleur plus sont l'autorité des gouvernements par est stable et incontestée.

de lui. La dérision . supérieur inné. Mais on peut d'autant pas plus être restreint moins le nier qu'on n'a jamais pu lui en substituer un autre. dans un vote ou acheté d'avance ambipar quelque postiche est toujours en admettant la dupe qu'il sur ce souverain instrument. à l'épreuve et la monarchie négations. raison Mais cupidité intelligence utopie envie. ont à subir le despotisme. ou droit divin. vérités à un indépendant droit incontesté. Cependant lorsqu'elle cette souveraineté éphémère. ou qu'il admise. à sa volonté. quelque exercice un autre rieur. /En matière d'autorité. de sa souveraineté? vérité utilitaire en dehors quelque banalité de son ordre de Apparemment de lui. se donne pour la voix de Dieu. de la Divinité. comme en matière de foi. quelque candidat qu'on n'n pas inventée.DU PRINCIPE sans et entre d'une cette CIVILISATEUR et DE sans LA MONARCHIE tous des il FRANÇAISE doués séductions. l'hérésie Si des plus inconséquente que l'athéisme. les attributs Son droit primordial ne peut que défini. en dénni tive. nations civilisées ce n'est pas héréditaire ont à le redouter. subordonné droit antédroit de ce Cet à droit généralement est donc prétendu qu'il subit. donc vote ce peuple. de leur souverain qu'elles mais des factieux s~ mettre insoluble sans et des usurpateurs à sa place. à qui réussissent serait un problème ainsi l'ordre poli- est si l'intelligence tique est inconcevable qui le maintient et libre comme la Providence ellen'est pas souveraine le pouvoir doit refléter même. dicté se résume. Divin par son origine. La souveraineté du peuple l'invoque elle-même. n'y a que des d'une lique. L'ordre moral l'existence de Dieu. tieux dont ou le servile Sur quoi ait l'intelligence quelque chose désigne.

et du pouvoir usurpations quand elles c'est est imet une qui sont des bienfaits ne détrônent que l'anarindubitable. cours des volontés mortelles une sorte de consécraavec la justice. chose de miraculeux dit Benjamin Constant. quelque dans la conscience toutes La charité. et pour chie. les seuls qui aient chance de succès. subit un démenti Un qui porte atteinte à son autorité. mais méconnaît. Mais la durée. croyances. le respect page 26j. » Toutes ont la du droit. origine. n'est pas illégitime gouvernement parce qu'il car toute chose a un commencement provisé. D<. de la légitimité les vérités morales le sacrifice. contribue à les légitimer. un vote. . La sucCe qui se passe du conest d'institution divine. nn. noms qu'on lui impose concours populaire restreint et qu'il eût repoussés son libre arbitre.. f~t'~f/e e&M~M~e e< ff<MM)ya<wH. il se voit à le porter sur des noms inconnus réduit pour lui. il la sagesse le sanctionne et la durée. les même ne 1.Retrempée cette dernière dans cette sphère plus pure. elle y reçoit tion qui la rend plus compatible cession est un fait providentiel. comme faut bien le reconnaître « Il y a. partant celle qui se crée elle-même. ajoute au pres- de plus en plus comme qui l'a reçu héritage chaque dépositaire y L'aupas ses devanciers. des gouvernements.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à ce qu'il y a de plus simple et de plus positif. se rapproche du droit que avait contre elle. Une vérité si l'initiative avait été laissée a. tige il y a des les peuples. n'en est pas altérée dans son essence. acquiert un titre que n'avaient d'un point plus élevé que torité qui succède. est évidente en présence du fait qui la abstraite.

dès mais elles ne sont à faire impression sur pas de nature nos dogmatistes. beaux piliers de sf))) tetnp)). et celui du monarque est aupar le respect dessus des autres par cela seul qu'il les sauvegarde tous. MéprisM-0~9 . bation du sien. Votre eceptM appartient au poiMant Hoi des rni< son jon~. il do sa céleste origine. Par leur rébellion punit les rois rebelles. désoMissant. la démocratie sa turbulence. Le droit ne se maintient qu'il que du droit. on mcnri"<* vnt lniq. 1. s'il l'oublie. Car Dieu rendant exprès les peuples infidet').DU PRINCIPE. Les ne vicient d'où elles déripas la source dérogations au contraire la pureté du prinvent. inné tester dans leur les petits esprits auront beau ils le trouveront derrière superbe. Il s'altère ou s'affaiblit cipe dont émane s'en écarte. n'a jamais signalé qui partout. n'ont taires. celles-ci et professé par formules réglemen- son empreinte. le droit protous Il a pour synonyme et même le droit inventé à toutes cours les nature. elles confirment le pouvoir. il y est bientôt rappelé par la perturCes vérités ne sont pas~nouvellos'. Témoin Itois ces vers de d'Auhiguë par Dieu mcmc élus. Antérieur les légistes. que par son impuissance. puisque lui au ministère de l'éter- par et ne peut plus en dévier sans déchoir. Appliqué chose lui donne quelque la souveraineté nelle justice s'élève qu'autant qu'elles portent à la légitimité du pouvoir. pour ceux qui Contre les droits le droit ce droit écrits. ne croient pas au droit divin. CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sont pas des jeux d'esprit qu'il ait été donné à la philoCe seront toujours des mystères sophie de réglementer. vous ('tes ébahis Quand vous le profane: vcM n'êtes obéis! Que. rebelles aux leçons de l'expérience ils ferment volontairement les yeux à l'évidence du fait et dans tous les temps.

d'accord sur ce point. précaire. quel si ce n'est durable. le droit divin. et qu'en . La famille consacrée le but ne sans droit avenir. qui constitue la raison d'État? être ils pren- un principe Qu'est-ce. lui faut de la stabilité pour et donner de la sécurité? Or. par la succeselle-même. en M~MMMS. briserait génération à la fois avec la déposer peut le qui s'en arrogerait son passé et avec son eUe volerait ses ancêtres à sa postérité ce qu'elle n'aurait de le transqu'à la condition de quelles que la souveraineté les sophistes ont-Ils induit prémisses était sœur du despotisme. A moins de /c~ pré- que le pouvoir peut ce qui implique manent. L'Ëtat selon populaire n'est Corneille. honte. de reçu mettre. Mais humilie naît tout le pire des il en est encore le plus de l'expression et le plus incapable n'espérez les esprits leur d'une vérité qui les pas convaincre faussés On conpar la Révolution. nationale. mettent un nent seul. on ne abdiquer car crime. si ce n'est par la ligne le droit sucdonc qu'une une loi Mais Elle La cessif. de raison.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ses pas violences seulement et ses atrocités. États. qu'il acquérir de la force de le rendre moyen sion ? et la succession la moins variable? à la fois électif n'est-on et perpas contradiction. Mais peut de son sacrifice sans la politique. ne s'appartient plus. pour un nom d'homme. Ils n'adentre tous et pas de contrat synallagmatique' Semblables au singe de La Fontaine. primogéniture. si ce n'est tendre la légitimité. la volonté respect pour ce qu'ils appellent et tout leur dédain pour la royauté. même la légitimité. ne sont vérité une même expression. en justifie la prérogative. effet.

Ce n'est pas contre contre le sens intime. une métairie? comme l'exploiter Cette coutume est ques industrielles chrétiennes doctrines devenue triviale beaucoup plus familière et aux mœurs démocratiques et monarchiques. qu'on peut comme du bétail. que les ministres tout le étroits globe. populaires car il n'est à l'appui sent se produire ne puisplus irrésibtibles que duquel . que aux pratiqu'aux vérité l'Évanque les de leurs s pas dans Une de c'est ceux depuis par sont répandue gile l'ont des grands devoirs inférieurs. modernes des lois les réformateurs à que la les comme puissance hommes si la même plus rois ne uniquement se persuader des formules. qu'on n'était pas taire. c'est les préjugés contre avec humiliation. Ces maximes sont formulées se doivent les monarchies et il dans les lois de toutes tempérées. et que les s'appartiennent pas. qui poutracer bien étroite. dans de tous l'univers chrétien. n'y en a pas d'autres erreur La grande est de croire et de par écrites conduire conscience. lesquels croit et se no ne lui conformes. ment comprise. ne pas fait se laissent voix quand de la dédaigne. la loi suprême personne de tous les sont la on la plus ancienne vivre sauraient Elle voir est quoique et le type s'ils la plus généralene l'ait la dénnie codes. et au besoin briser se qu'elle viendra pas un seul préjugé des raisonnements qui les explique la logique. si ce n'est de Londres et de New-York.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRA~ÂISE recevant de devoirs leur mission d'en haut les rois n'avaient à remplir? Où ont-ils vu. mais à leurs sujets. au se substituer philosophie sentiment religieux des règles en dehors du seul principe et les sanctionne. les les comptoirs que sont une la louer hommes marchandise.

Qui n'a. pour au-dessus la négation origine.vivante. dans la spiritualité unique blème social et des contradictions perpéqui séparent de sa pensée morale. rayon sans bron- de Dieu lumineux. marchent visibles. . Intelligible de ces allusions dans le et jamais La tradition sa faconde de ces au point de vue n'avait été aussi et pieuses autrefois formules si familières à la Providence. de l'autorité des devoirs. oui parler de cet <MMa~Ma jSO?:<<M~'MM:. cher. au croyance contraire et n'aboutit la mesure puisque ou une se place qu'a de son traditions. La aux déiinitions didactifaçonnée . » a du être de sa découverte. à ce elle se rendre répond et le boiteux ténèbres à tout. Il eut bourgeois? âge. destinés vie. donne Elle à la foi du vulgaire s'attaque lorsqu'elle impuissance. mentaire organe harmonieux. Mais entraient dans dans pas admise que dans le protocole les méthodes des lois. B. n'est plus langage. q~i On dont on a fait beaucoup retrouve aussi le type d'admirateurs. vrai révolutionnaire. en chrétiennes et qui les dédicaces pénétraient est-on devenu t. de l'orateur un C'est pnripdes Ct'tes de notre comiques ces figures devant les mêmes tournent en extn~f intelligences et aussi majestueusement imper- turbablement que les phrases arrondies de M. 'l. prestance irréprochable.LES RHXES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE tous tous vérité ceux sans dont exception le scepticisme reconnaissent la science des se croit une armé. d'enseignementj génération ne ques. L'avocat fier qui « La loi est car il disait athée. solution du prode l'âme. saisirait des mots mystiques plus !a portée à sanctifier les actes les plus ordinaires de la en dans évitant toutes de ces les tous réminiscences conversations les livres. En sa vie fugitive tuellement essayant n'aboutit tandis que de pénétrer souvent qu'à le nom l'ignorant a dit les secrets de les la nature. 0.

Elle ne remplacera tion. métrie ne parviennent et à la physique Elles abstraites. les proportions porté au vrai par souvent. de notre rhémérite et nous ne prétendons pas l'exclure les emprunts faits à la géoNéanmoins torique nouvelle. elle en affecte la vers l'enfance tre rétrograder la pensée. l'éloquence et la phi- défrayé elle-même. le sentiment de l'harmonie jamais et au beau par l'intuition. à saisir les rapports de ce qui tombe sous les promptes sens avec l'esprit qui le vivifie. mais non les empêcher et la transmission et comme c'est par la filiation que se l'hérédité. le style animé par l'inspirade l'âme qui. Mais. z Par dédain de l'idéal qu'elle d'atteindre. les familles. ont losophie La succession.PU PR~CIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE plus et plus clair? On accrédite une sorte do où les noms des choses. la langue savante Pour ne pas paraîd'orgueil par raffinement de l'art. depuis tant expansions la poésie. énergique un corps. a son en lui donnant Ce procédé palpable. désespère sèche et pauvre s'est faite positive. élucider les matières a pas toujours ne font souvent à cette langue métades figures vulgaires que substituer manifestation des intelligences rayonnante phoriquo. ne sont la primogéniture de la volonté des qui dépendent pas des circonstances leurs conséla loi peut régler au contraire hommes ou les méconnaître quences. II a fallu tout le cynisme c'est aussi pour oser remettre eu ques- révolutionnaires . elle rapetisse caducité. détournes néologie technique à rendre la pensée tendent de leur acception matériellc. perpétuent tion et leur continuité les nations convoitises par leur aggloméraet grandissent que se forment des et les États. en décolorant du génie de l'homme. ni ces divines de siècles.

l'intérêt repose sur la sollicitude d'une tutelle intelliinamovible. songé s'est fourvoyée dans le mode et si parfois quelqu'une du pouvoir. nation Aucune primitive n'y aurait propriété. à son père née. . La foi au droit père était profondéaussi des princes et Charlemagne comme Clovis n'ont pas prévoyants même songé à prendre des mesures la pour en prévenir le droit confusion. pris le droit de succession de Clovis fut fondée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et de disposer de sa. pour c'est précisément de transmission tion le droit de succéder dans son sens absolu. primogéniture elle est impuissante étant le droit inné. sans elle. moins elles ont de force providualités et plus l'autorité doit être qui les protége portionnelle. C'est une loi d'autant à la stabiplus indispensable lité des empires que. on mit si peu Quand la dynastie en doute le droit de lui succéder que son trône fut confondu avec les choses divisibles de la succession on avoir ne pas à l'idée n'était La loi politique s'élevait fut dans abstraite pas encore dans des de l'unité C'est de pouvoir. gogne. divisée La ou partagée. et cette des institution pas tellement tianisme que pour couronner ignorée ta reine l'ainé n'était patriarcale convertis au chrissoit prévalue de Bour- princes ne s'en Brunehaut des fils de Théodoric à l'exclusion de ses trois frères. toute la loi germaine tl n'entra pas appliquée les idées fils de roi pût être autre chose à succéder à leur inné des enfants ment enracinée dans les moeurs contemporains qu'un que roi. pourquoi sa simplicité. d'aînesse était une traCependant dition de la Bible. concentrée et oppressive. il n'y a ni suite possible ni sécurité dans leur politique dont pour les peuples. Car plus les indigente et par conséquent se multiplient.

son le désignent comme le plus compatible avec l'ordre Les nations et la durée. et ne firent. ne se reconnaissant Pépin pas de droit héréditaire Ses élire. origine peut de bien car toute sanction près capricieux. droit antérieur d'un scrutin sincère de se légitiavec plus de pour soumetcrut l'absence d'un solennité. importance L'empire acheva de se dissoudre dans les fratricides énervé efforts par vio- de se reconstituer. c'est la ligne le tronc rétrogradent. même mode de consécration. on l'a oublié de là les conséquences fatales de la souveraineté dans la transmission qui ont révélé toute son Je partage. puis sacrer. à la suite d'une usurpation. en effet. mer. ou supposée au dogme de la souveraiconditionnelle à son royauté être discutée dans ses actes légitimement . sous son grandi droit naturel. en civilisation. l'élection. de l'arbre C'est donc le droit même généalogique. Ce droit. en réalité. ce danger. gage avoir du de leur avenir. il domine tous les autres. tre le leur aux éventualités s'il n'est pas forcé. mathématique. qui naissaient uniquement La seconde race n'imagina.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE celui qui en est favorisé est l'élu de Dieu c'est la tige principale de la filiation. qui ne le reconnaissent pas sont Celles ombre. fiction non moins qu'une avec le droit divin Il est digne de remarque ait que le droit électoral été introduit dans le droit public du royaume des Francs. Cette tient. en se faisant y suppléer successeurs recoururent à ce dans l'espoir que constater. neté du peuple. la nature et la raiprimitif. pour atténuer vicieuse et surtout plus incompatible de la naissance. reculer privées qui le du plus précieux car après sortir répudient. lents et les luttes du besoin de Clovis.

Elle n'est d'un canpuissance. électoral du système disent. elle n'est rien qu'un son. que se pour la brigue .. Sa voix ne peut à sa propre sans révéler son imrépondre inspiration. ou un reflet de la l'image que comme et de la justice intelligence impassible. que l'instrument passif didat corrupteur et d'une factice. et l'électeur n'est pas plus le dépositaire que le dispensateur de la souveraineté. ce droit est dans l'urne du scrutin. Comment serviles dont on cette confusion la vertu aurait-elle ne conçoit de conférer pas même l'honneur acte de souveraineté. constituerait aux tous ses :c" du lui-même pas par s'en affranchir en suspicion successeurs légale. Dans cette majorité bruyante orchestration. inventées la loi naturelle. Mais . On ne donne que ce qui est à soi. donc L'élection ne remédie inconvénients d'aussi partage que pour leur en substituer non moins dangereux.LES HUINE~ DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et contestée dans son du suffrage populaire le transmettre pour On peut bien se prévaloir le pouvoir. sans que la conscience les îois ce juge en dernier ressort de toutes et graves du droit. elle n'a cet dans l'accord marquer ne compte pas même pour appoint. ou d'un qu'on N'attend-elle député? lui désigne le candidat pas. en soit plus satisfaite. pour redresser Les prôneurs il est vrai.cette commp de voix capricieuses la souveraineté. Après de elle le confèrent. gistrat prononcer. suprême lorsne procède avec liberté ou avec disqu'elle pas même au choix d'un officier cernement d'un mamunicipal.-mais non pour fonder car celui qui ne commencerait droit. et que leurs que votes n'est nulleprétention ment fondée elle ne désiste pas à l'épreuve du moindre examen et touche à l'absurde. avant.

les idoles populaires valent. moitié voix qu'il '1 la minorité. polonaise La patrie eût été influence. partout représentatifs la majorité aura humilié pour d'une du système électif de corrompre bien le propre C'est n'a-t-elle aussi l'aristocratie et de dissoudre. Le mal de 89 gagne toute l'Eudestiné est le linceul française à tous les trônes qui ont eu l'im- et dégrade L'élection souille prudence de de fraudes. qu'il devra On sait ce que pour le parti vaincu. péri victime de l'inocule.Ceux du nouveau de désordre est devenue exemples américaine illusoire par sa civilisation poursuivies le spectacle de régé' déserts. tout ce qu'elle touche. et n'a que dos déceptions dignité. jactance à la vertu sa pudeur. la mortelle pu en tempérer indubitablement Si la Pologne nation qui'se tous les États mondes héréditaire. plus il leur importe jugent suspectes si heureusement destiné de discorde d'agiter le brandon a entretenir la fraternité des paisibles habitants du pays. plus insultante en général. rope. S'il est l'élu dédaigneusement appelle subir sera d'autant l'ovation d'une faction. nération qu'il se donne n'est un signe ni de maturité ni de rajeunissement. plus elles se aux gens de bien. Elle se nourrit sa au mérite elle enlève et de diffamation. la. mortel à toute a. et la Révolution selon toute apparence de l'accueillir. semer TeUe la gloire des gouvernements la haine et la division. Quant au vieux monde. par une royauté de ce fléau. assez accrédité celui qui l'emportera de ses concitoyens. .DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE favorise? rendre S'il a un compétiteur incertaine. quelle sera donc la destinée les deux démocratiques qui envahissent sauvée aux peuples de tels et de démoralisation que l'Union donnent la risée des hordes sauvages au fond de leurs ? .

émané d'une révolution ou d'un scrutin d'air et de luLe monarque sera toujours. l'empreinte. et sa il ne la peut l'accomplir. Ce' que les la y~~e nommaient élecchose d'immonde que ma il sans lequel leur fonctionnarisme courtois. le chef qui convient à tous les aient le droit de nommer cela n'est pas sérieux. . Le bien qu'il voudrait est faire. si l'on veut. nipulait aurait jamais eu de majorité n'y possible. Il lui faut des courtisans complaisants. ou. pas en souverains mais à la rigueur congrès qu'un d'électeurs à l'un d'eux l'empire déférât d'Allemagne. autres. en effet. Le pouvoir sorti de ce milieu. Mais supposez tous les électeurs indépendants consciencieux. et il est naturel qu'il cède à leurs importunités. pas.1 LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et des favoris vergogne ministres de Louis-Philippe torale était. Il a des amis à ménager à surveiller. le dépendance rendent lui partial envers une partie de son malgré car ses partisans ont quelque droit à ses fapeuple. affaires conférer On conçoit et aussi agents locales la éclairés qu'ils le sont peu et dans de qui ont à s'occuper uniquement encore n'auraient-ils pas qualité car elle n'est souveraineté. veurs. des uns. à l'étroit horizon individus bornés que d'obscurs de leur commune de leur département. privé en porte fatalement mière. parce que la justice vie. élevée d'où car !a s'appartient souveraineté innée il ne sphère des passions et des partis ne peut conplane au-dessus Il venir à sa nature rebelle aux nobles inspirations. entre le parti quoi qu'il fasse. flottant qui croit l'avoir intronisé et celui qui l'a subi. quelque pour sans le talent sans bassesse. le choix des leurs pour eux. et cette défiance des autres. et des ennemis intimider Cette ou séduire.

Elle en comla dénature voir que l'élection aux caprices des factions l'assujettit plique les ressorts. détruise composaient compromette les nationalités. de cèdent l'esprit l'appeler. être le maitre de la souveraineté pour l'origine et inventé qui a créé la famille le fait des successions et constirèglent tuent la propriété n'en sont que le complément. de famille ou dit droit La sagesse on voudra divin. Tout le monde comprend que le partage vinces. son orgueil qui croitdans en il n'est que la création. mais ne les a point inventés. Il obtiendra mais ne s'imposera admiration. de leurs châtiment de l'homme à celui dont sur un piédestal? mains. et la pousse ou à la corruption.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de ses sujets. Dans le au despotisme la proie cas. ce n'est pas l'hérédité. elle finit par devenir premier et presque dans le second du plus rusé. qui les frères. point à leur confiance. plus indigne. du toujours cession danger que Je royale non moins simulacre !a sucqui voulut soustraire le du partage recula devant évident de l'élection. un royaume la sécurité La succession des compacte. comme a plus ou moins lodes hommes le commandement de Dieu ou la giquement interprété loi naturelle. et n'en admit entre deux ou trois compétiteurs . il n'en sera jamais le leur leur obéissance et peut-être père. et l'avilit. des peuples de prodivise et est Clovis une leçon qu'on n'a jamais oubliée. peut Comment Juste se donnant lui pourtant Les lois qui se croiraient-ils les enfants de celui qu'ils ont vu naître se substituer et placé. Le premier législateur au fléau du plus fort. Mais si la souveon aurait dû s'aperceraineté est reconnue indivisible. et proelles-mêmes de l'instinct de conservation.

pO~tt~KS ~<!rt<Cr art. Aldegonde de saiute Voir. l'objet d'une prédilection aveugle. ce n'étaient à la vérité que.ï. aux év~qnea. 1.») H (C<~MtK~!H'M. la lettre de Tours.eoHs<~K<MS. des enfants de rois mais le prince préféré pouvait être le dernierné. potestas COKfCHM~M KMtMM ex eis eligat. anno 8~. turbation déçue. dit la loi ripuaire. Cette innovation réelle. Les sympathies tés sont par la pitié qui et par l'indignation heurs. </n'M<!<!«'. SC~ pO<M. ne tombât vices d'une restriction race étaient à moins élection la prévision mais paternelle alors que tous les remême. si morale dont tout opprimé p' ut profiter sa d'ailleurs il a su se ménager des appuis et préparer Il y a donc là un germe de révolte et de pervengeance. immérités.LES RUINES DE LA-MONARCHIE FRANÇAISE cessés avec d'avance cette par jetons de choix de Fuji d'eux les' autres. HMt !M~e!' <?<M Si f/eee~MM /MM /e~t<tM<M )'e/tM~M~<.) 2. S'il y a eu des rois enfants parmi ces élus. Jwcpo~'Mo. toujours ont été bouleversés par les obd'empires La caducité des favorites et des marâtres des masses les plus forts le jouet de ces séduc- les caractères )'c. <tJ~yo~:<~M'ctMMMe)'<co)'f~'a ~e<c<~ee<o?!<f~:</<. d'une à son heure. le moins digne. à la faiblesse d'un mourant qu'une promesse surprise et le voeu aurait substitué à celui que le droit d'aînesse public auraient désigné. rois en naissant le réputés un arrêt de déchéance pour était que ce choix ou cette désignation recelait tous les sur l'aîné. dans Grégoire . & ce sujet. dans tous les jamais de soulever acquises d'avance aux déshériaux malnaturellement compatit que ne manque coeurs l'apparence est une puissance Cette prédisposition injustice. 14. l'assistance Combien sessions rend de féconder l'ambition rarement que manque et de assurée du concours de tous les mécontents avides de changement.

sur la l'initiative i~ exemples invoqués plus crédules que sinon tous Rien ont été qu'ils les charlatans.L Diodore et César à supposer . n'en des successions ter à l'égard royales. Les cérémonies et les avec leurs complaisance no lecteurs par des érudits rien.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE tions fendre. de tréteaux servie pour d'en bas. des nations ? L'histoire est pleine misère a-t-on pas à redouou il y va du salut de ces funestes exem- les ples. de ce qu'on dupes du conquérant lit dans Ammien-MarceIlin. du la société sont la conséquence plus ou moins directe la discorde. surgit point elle a besoin de la voix du peuple pour se d'un vil instrument n'en use que comme qu'elle attirer avec mépris. La loi saliquo eut épargné trois fois à l'Espagne calamités dont elle aura peine à se relever et. dans Tacite. Strabon. la au sein des familles convoi qui porte combien etlacorruption. pour la bâtarde le trône de l'un cette même loi eût préservé Élisabeth. dont Il Louis est le Grand rare que la haine lui-même les enfants n'a d'un pas su se désecond lit ne partagent de leur mère pas pour ceux du et si plus de la moitié des crimes qui troublent premier. L'usurpation. des plus odieux tyrans qui l'aient occupé. n'autorise T. Les inventeurs du dogme de la souveraineté du pavois peuple n'ont pas omis de se prévaloir Clovis et du sacre du de si ces deux de Charlemagne. quel que d'Henri soit le faible des Anglais VÏH. Gaule et la Germanie. s'en être après jette les passants. comme ovations n'avaient d'un pas été la simple proclamation bien avant elles et avec le concours fait accompli unique de la volonté des ne souverains eux-mêmes! 1 Grâce au ciel. prouvent familières à de jongleries au saltimbanque. de Sicile. l'autorité même quand manifester.

cérës et Lebrun eux-mêmes auraient une pris pour raillerie leurs noms de mauvais à la risée goût le bulletin qui aurait jeté C'est qu'évidemment. vœu sincère du pays? En admettant que la nation pût être rassemblée ou à peu près représentée. de souvepour maître. à lui notifier que c'est eux de leur pour qu'elle devant souveraine. titres en vertu desquels des rois imposet à sa déchéance se se car il est le maître déRons tous les historiens élus de pro- à cette vérité. mais de soumission cation sible de sa souveraineté de souscrire nominale plus humblement d'avouer clairement son incapacité. tout le monde. d'acharnement avec tant poursuivie naguère ou< bien lui qui s'imposa royauté. à opter seuavait-elle lement et le Le deuxième entre deux compétiteurs? troisième consuls n'étaient Cambaque des comparses.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de la multitude ceux-ci dans le choix de ses maîtres. Si le peuple régnait d6jà et régnait l'acceptait il ne faisait pas acte. la Révolution vaincue s'humilia Lorsque est-ce elle qui lui conféra l'autorité naparte.i dans~ la Les queldes salariés peuvent-ils et spontané interrogés en. celui allait pour proclamer qu'on seul. Nous duire à discuter les. ou tout ou moins d'abdiraineté. est la convoquent témoin pour la rendre ils ne la consultent nullement tronisation~ ils se bornant tenue d'obéir. exception que le pouvoir élection ne se réaliqui ne présiderait pas à sa propre une seule . du public. en cela. que de plus rendre à la première sans même oser sommation. ou commandés ques votes surpris et des soldats disciplinairement sérieusement se travestir lui-même? à la foule Bo. Quand incela. risquer s'impose.

Assouplis hisons et de bassesses. des compéti- à qui on attribue que M. langage. un homme cette grande et 93. en applaudir à leur sans d'attester. et M. quelques-uns âpres au gain. ligne. ne fussent qui l'a amplifié. car à moins peuple ce bon mot. de détectons. à la phrase. pes invariables rougir. de la République immense service' des patriotes il a de 89 ses 'courtisans devenus solennel pour de sens et trop généraqu'il se retrouve trop en France résignation. lement encore subi un démenti avec de l'empereur rendu cet les personnifie. le Directoire qui ont enfanté à toutes sortes d'apostasies. qui n'ont de signi- que L'avènement particulier aura française toujours d'avoir démasqué l'hypocrisie donné à ces fiers républicains. La subtile distinction dé~Me est la plus impertinente flatterie été craqui ait jamais et d'un roi. et ses séides. ou de foi capable des princiépoque de perfidies effet. Dupin. . tibilités C'est surtout que la secte du nombreux concours célébré ce genre d'éminentes se distingue. Il n'est guère. dont tous les discours sont des experts réclames. ils s'entendent rassasier d'éloges mais ces éloges ressemblent à l'argot dont se beaucoup servent les ûlous et les malfaiteurs pour se concerter entre eux sans être compris des passants. ou de sales spéculations où ne figurent. On se souvient dans subencore la royauté du quoique et du pal'ce rision et la plus basse chée à'la d'admettre face d'un d'ingénieuses apologies qui ont des barricades. au bruit que font nos démocrates. Thiers. de tral'Empire. car les voix par la volonté des électeurs de l'élu.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE HI serait fication jamais. on crorait autant qu'il y a encore de patriotes de 89 que de niais pour sans en comprendre un mot. en première de ces incorruptibles.

succès. intérêts Si leur initié à conceptions. tige une filiation un ordre de succession à l'élection. les dynasties les plus avec dont" gluleur eux souvent. le génie les plus cette du désir de plaire que du besoin possédé Il s'est trouvé des reines cependant et la sagesse ne le cèdent en rien aux tablement et s'il était possible d'enter énergiques. en quenouille d'un sexe plus la persuasion tombé que le sceptre est toujours vacillant aux mains débiles ordinairement de dont rois sur commander. infériorité de leur le parce relative que était la raison ou de leur infirmité Ni les qualités du roi personnelle. l'occasion engagés. successeur leurs le pu prévenir n'est pas solidaire intéressé une des réaction. Je avec tout ce qui la rend les traits de leur sou- Les hommes retrouver si intelligente maternelle. sous . des rois dans tous glissé gêné par la loi salique. et possibles du trône. inachevée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il faut bien l'avouer. sinon l'abandon à leur avéchaque de nouvelles ` la condamnation L'esprit les conseils s'accommode dans des entreprises désorganisateur qui s'est assez de l'Europe. préférable auraient l'autorité à se féliciter. Les règnes et conserver rieux œuvre seuls sont transitoires des et laissent germes celle familles. à plus d'un titre. du règne des femmes. ce serait indubiinvariable. volontiers l'interruption. du droit fût-il patriarcale que l'institution des pour objet la conservation d'aî- seule peut perpétuer delaprimogéniture les nationalités. auraient de dissolution développement. De même nesse eut huées de l'Europe. devient nement luttes. commencées. dont il était entouré de leur choix ni l'estime n'auraient teurs sérieux le ~Mo~M<? des pu préserver couronné par l'Académie. de leurs actes. et si chère.

réduit aux fonctions être quelque chose. tolèrent les constitutionnels de souveraineté laquelle on rend et impies? La loi donc nominale et que les démocrates ou favorisent cette fiction forme dérisoires. la plus d'une idole hypocrites naturelle la est à sous des hommages étant de primogéniture aussi la plus sociale. Elle est tutélaire. et les mœurs barbares pas supporté. ce que la politique des règnes précédents n'auraient paix qui dura plus d'un siècle. Toutes gères. sanctionner dynasties qui ne l'ont pas adoptée et plus ouvertes aux agique les autres et aux usurpations. du trône Mais etles quoi que l'invasion ger. car l'ordre étarivales ambitions bli participe de son immuabilité elle est nationale. ouvoie. il contractait indissoluble. ne s'est pas L'expérience les et par conséquent car elle préserve plus l'État des l'efficacité et la qui devait en manifester comme la condition de toutes indispensable les monarchies destinées à survivre à leur fondateur. une alliance antérieure et. car le pays du danger eUe garantit des influences étranlégitime. avec la génération naissante une né.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE veraine. elle est conservatrice.extérieures inuuenoes Cette position sufnrait dégradé compatible avec la dignité de l'esprit national. sont précaires tations fait attendre. de 991 En entrant résolument dans cette . justes susceptibilités de la couche royale par un fiancé étrande prince-époux au sein d'importer ou de s'allier et peu les femmes cela pour des du cabinet faction de mari du ? et forcé. Hugues vrit à ses descendants un avenir de calme et do progrès En s'adjoignant son premierqui ne s'est plus arrêté. de moins équivoque à préserver à quelque honorable des soucis Est-ce pour gouvernement.

des interruption et dépeuplé Hugues plaça Quelle guerres la Gaule lui-même à cette assigner acharnées qui avaient si ce depuis Clovis. institutions compatibles la raison loppaient. Philippe. celui-ci.LES RUINES DE LA MONARCt~E FRANÇAISE à 1133 longue sans interruption'. nières la royauté période. fit cause ensanglanté n'est que tête de son premier-né. a fait du monde des respects français l'objet la civilisation. sacrer son fils Henri. toutes les libertés avec utiles. Louis le Gros. à l'ombre de cette autorité elle fut calme parce qu'elle était imtoujours et les vicissitudes. Cette union séculaire de peuples et de rois en avait fait une famille dissidences intestines quelques aucune force extérieure n'eût ou l'imprudence cependant. toutes les résistances et fonder cette qui. réclamer Robert les pouvaient eu le poumo- de l'entamer est de l'affronter. pour de inhérents à leur titre prétcndatent . qu'ils indissoluble. mais l'agiter. Louis Philippe le Jeune. cette monarchie tombée. et se déveet la dignité humaines mûrissaient sans entraves. contre la qui sut prévenir unité nationale du gouvernement et le centre de la guerre savante et populaire féodalité. la couronne sur la à son exemple. si ce n'est comme un nuage passager interde deux les rayons dti soleil. et ce dernier. non plus que la mort de ses muable. Toules les pensées toutes Ie~ généreuses. et Philippe apanages à la vérité. Henri. pendant tant de siècles. I". leurs vassaux. 1er armèrent. taire copte races éclat. effaça traces de la barbarie. que Robert. voir Elle i. n'en obscurcissaient le saluplus glorieux monarques. féconde. pendant laquelle les derde ses lois et de ses mœurs et commença. digne- Philippe-Auguste? Les victoires ment cette de ce monarque couronnèrent glorieuse se fortifia.

Mais et du fruit ces mutineries Les de la civilisation. expliquent et en atténuent . du droit du code à la constitution par les légistes. rongeurs roi. renversée. ne mœurs brouillèrent féodales les pas les fils avec leurs pères la Hugues gravité. philosophie les légions d'insectes chrétienne ont suscité qui y sont Les avocats et les sophistes ont été les vers attachées.DU PRINCIPE CIVILISATEUR DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dèle! les Et ce ne sont cataclysmes l'ont ni les ligues des nations rivales des bouleversements précurseurs Les notions confuses ni du globe qui transférées. Henri. et les subtilités d'une antides empires.

passager ont eu des et de décadence Les inter- l'éclat de barbarie de fortune mais postérité. La monarchie de Louis XIV fut à la fois une époque et réalise et un grand Elle résume mémorable règne. toutes à la fois ainsi de l'antre où du grand homme appelé fut elle-même qu'un épisode enchaînées. de tant aa descendance que lui avait conférée expansive et aussi a la supériorité de son esprit de rois illustres. temps valles de le caractère de distinguer général que les ont imprimé à un siècle tout civilisation d'un règne glorieux. comme souffla si le ûambeau de avec lui. et des monuments et de génie ils n'ont laissé stériles. de la admirés justement souvenirs que de beaux Tels de règnes la mort du preAprès de nouveau l'Europe. sont les s'était éteint et de Napoléon. Charlemagne ont envahi les ténèbres mier. A la chute la civilisation de plus échappées pêtes s'étaient sa main les avait tenues du second. toute la pensée et à sa grandeur d'àmo que ce prince dut de présider .CHAPITRE SIÈCLE DE LOUIS V XIV ` Il importe et la mœurs entier. Ce fut à la force qui anima sa dynastie. révolutionnaire l'esprit comme si les tembelle sur le monde. à dompter l'apparition n'en la Révolution héroïque.

qui ait lui sur le monde. petite sans pour les arts. Virgile. en s'entourant de poètes et de beaux esprits. Le complice d'Antoine et de Lépide. été celui de Scipion. il les déprava qu'en corrompant plus qu'il ne les polit. et le complément du prinl'expression sa race. tout au. Le mérite d'avoir fait prévaloir. la première. yeux. tige oriental Mais sur une fera toujours l'honneur de Périclès de la jeta Grèce an- si le siècle passionnée ses mœurs nation martiale. à nos imposée. de chacun le premier entre tous les siëcles vantés par l'hiscar il réunit seul toutes les grandeurs distinctives d'eux. Ce siècle trop vanté se contenta enfin d'ouvrir . dation ni la conservation de ses conquêtes.SIÈCLE DE LOUIS XIV au développement tés qui honorent plus beau C'est siècle comme jusqu'alors inouï de toutes son les faculnom au et de donner l'humanité. service fut moins national d'Octave. et son influence démocratiques. dans naitre le preset spirituelle les améliorer. de qui intronisa cipe civilisateur que l'étude ce règne touche par tous les points à la incomparable nous sommes tâche que nous Il est. il exalta. Le siècle d'Auguste romaine n'assouplit la férocité ses moeurs. la culture des facultés intellectuelles sur les raffinements du luxe tique. d'Alexandre. ne calma ni le souvenir suivi ni la soif des proscriptions dont il avait Et le génie d'Ovide et de d'Horace. l'exemple. et justifié par consacré les par monuments génie ébauchés n'eut pour résultat ni la consolipensée organisatrice. fut aussi ses limites. de de la sa quelque dans sa durée que restreinte précaire Trois générations suffirent à le voir Celui guerre. de Térenco et do que n'avait Cicéron. toire. et mourir. et souvent il les surpasse.

qui si1 d'une Que dire du siècle des Médicis? Il fut l'aurore renaissance il n'exerça purement ar tistique d'empire ni par les armes ni par les lois. Si le principe les plus inertes. comme à toutes les créations LA CtVtUSATtON Il N'EST FÉCONDÉE QUE PAR L'AUTORITÉ Quel que soit plus à l'éducation le génie d'un homme. qui peuples dessein ce ne jette point de racine. seul appartiennent les gloires dont Je genre humain consacre le souvenir.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cette gnale ère de servitude et de l'histoire des Césars brutal despotisme et du Bas-Empire. c'est qu'il vit éclore soit dans l'art qu'au milieu des prodiges soit dans la législation. a besoin. – royales. par les corruptions par la'multiplication atteinte Au des schismes et des hérésies. et ce qui le place en dehors de toute comparaison. pour mûrir. et les beaux-arts. conque le fils de Louis XIII à la même tâche. de bon à toutes inconnu. un sentiment de convenance. goût et de raison. ou à la transformation il ne suffit des pas des empires. jusqu'alors préside les inspirations du génie. et c'est parce s'improvise succédait à vingt rois. soit dans les lettres militaire. la quelle prince volonté . a pu vivifier les règnes au caractère d'un énergie ne dut-il pas imprimer et d'un esprit éminent? doué d'une âme héroïque géniture Un roi dont le droit eût été litigieux. Tout grand qu'à la consolidation de l'incubation des siècles. une toutes et peut-être profonde siècle de Louis XIV irréparable. il porta à la société du sanctuaire comme chrétienne. qu'il a pu l'achestamment appliqués et fécond de la primoconservateur ver. § ter.

et de prime abord. de ce qui pas. Il s'était illustres « S'ils deux ministres autorité dit. fait avant s'était lui. résolu de régner par luide les former. le sceptre qui avait pesé dans celles de deux hommes vieillis célèbres. ont tant juste appréciaà en succédant fait avec une que ne puis-je faire étant roi? » Et il trouva léger. le contre-pied silence aux factions imposer donnant eût pour distraction à sa cour la noaux'fa- pas entrepris de son avénement. que. son investigation sévère et Il choisit des ministres . elle atteste aussi de sa souveraineté. -de incertaine n'eût dès le premier de s'affranchir. leur poids. rappelé assurant sa protection patriciennes ou offensées par sans nouveaux. de toutes les rivalités dès le premier prendre. dans son cabinet. recommandés cardinal frappées par l'inexorable son artificieux eût introsuccesseur. il se chargerait en effet. de eût osé par son rang. dans sa main. dessus. en mécontente. la veille ses conseils.'<-J ) flexible et la vue SIÈCLE DE LOUIS XIV 1'. des hommes tout seulement par leur mérite se fût enfin levé aussi ses grand après personnel. en présence en leur encore l'honneur blesse milles duit le servir. hésiter. ni l'aide d'une une grande tout en soi. Il porta partout.1. et plus plus souples en déclarant modestes. pour d'une prudence ni les conseils expérience confiance tion timide. ses victoires et eût ajouté par les arts défaites qu'après de la paix à la renommée acquise par les armes? XIV n'attendit. dans le maniement des affaires et tous deux morts sous d'emprunt. même. dirigeaient Quel autre qu'un prince auen dehors de toutes les ambitions par sa naissance. encore. en effet. Si cette Louis se manifester vulgaire hardiesse révèle une entier. jour des ministres et des magistrats la tutelle qui.

il est probable ou trop jeune pour aimer le travail.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE* J son coup d'œil nement furent fermes et son Son application d'aigle. de tous le' présent vers lequel aspire A les âges. eût un avec les velléités démocratiques peu plus sympathisé de 1789. les facultés en soi toutes naître à propos et résumer génératrices transformations et le type des le passé. Louis eut de s'identifier XI. les progrès humain. et celle. à leur Henri siècle IV et' et IX. que . le roi de ses contemporains. XIV Louis c'est étaient XVI sujets. réprimé plus salutaire populaire Après 'plus déliée aux tombé même et la cruauté plus que la justice. toutes les forces de la société s'appropiier il faut. pour réussir s'il n'avait à la conscience joint instinctive de l'esprit de de sa légitimité la son siècle. et beaucoup des Français plus énergiqucmenl est Il est des cas où la crainte leur explosion. mains d'un si le'pouvoir était de Mazarin. confiance généreuse il n'eût certainement pas suffi à cette intelliMais en toutes choses. de sa renomprince insoucieux mée. discerà un roi sûrs et tels qu'il convient et d'une aux il s'attachait sommités. sien. trop vieux pour se plaire aux grandes entreprises. ou dévot à la façon de Louis XI. de l'esprit en tous sens. de Richelieu l'inexorable politique que digne. Louis du leur. que la clémence. quand dans les détails. enfin. Louis génie. être. gence d'élite de vouloir. c'est des vertus ce qui seconda leur pas du qui n'étaient ce qui le perdit. du caractère roi philosophe Il est présiunable qu'un de Frédéric IT. il est donné aux princes d'être ces conditions seulement qui ont animé de leurs compris de le dominer. Pour prescience et favoriser.

en ont reçu. les plus Les^ monarques qui méritent mais ceux du honorés ne sont ceux manité. Louis qui mouvements réguliers XIV fut tellement ou compliquent précipitent de la civilisation. de l'assentiment là qu'ils le maîtriIls se rendent tout et obtienuniversel. verner. à sa les que ses fautes mêmes ses galanteries contribuèrent valurent ces applaudissements flatterie ne saurait imiter.SIÈCLE 7 DE LOUIS XIV > i'n la France lectuelle. durent une émulation L'élégance jusqu'alors et la facilité de mœurs dont il donna l'exemple. La politique familière du Béardes séductions solennelles donc contre les tendances pas eu l' efficacité de la cour du grand roi. magnificence caractère de son de tout genre organisation que les talents privilégiée^ inconnue. et plus durables. n'aurait Henri pas eu son ère le Grand lui-même de suprématie eût peut-être inteléchoué de toute une généun peu fastueuses et de de la féodalité ration qui n'avait sauvé du naufrage des soustérile des guerres civiles que l'orgueil l'activité venirs et un désir distinctions nais n'eût plus de les échanger contre des vague réelles.sujets le mieux les mœurs qui reflètent peuple de leur le qu'ils ont mission ils par lui de rendent pas ou de l'huet gouavec les tendances Enfants ce qu'ils et quelquefois en s'aidant siècle. usure sent facile. l'expression et ses erreurs. des fondateurs. ses profusions et et que lui la popularité d'enthousiasme à sa C'est du beau idéal. nent ainsi des succès plus prompts ni par la singularité ni car la vraie gloire ne s'acquiert et ceux-là sont des retardataires et non par la violence. comme à ce sentiment de son époque. et quelquefois le scandale. le plus de leurs . firent do la cour de Versailles . C'est modifient.

1 » LES RUINES DE" LA MONARCHIE FRANÇAISE . prédisposé morables époques la polémique concours les de circonstances esprits. naturelle devant tous dn et les est qui s'effacent intérêts. Qu'on lui reproche son éducation sa fierté haunégligée. remuée tout ce qui concourt environnés par tant au dévede tant d'intelli- des succès isolés. on considère Quand de ces règnes privilégiés.1 l'école de la grâce la politesse. si ce monarque devenant de nobles de exemples. se groutoutes les résiss'apaisent d'accorder une mission surrevêtu d'une telle l'homme . Un heureux vrai. et du goût. fut apparemment avait. qui allaient former le cortége du grand roi avait eu pour précurseurs Turenne et Richelieu. bien près divine à toutes les rivalités. ses faiblesses vieillesse. n'eût abouti par la Fronde. il est à toutes les mé- de la Réforme avec parlementaire fortement agité les la légion des grands hommes intelligences. toute cette fermeninspirations. il lui restera l'honneur et le mérite célébrités du plus beau d'y règne figurer Celui assez puisqu'il 'e dans l'histoire. servis avec respect gences pent tances. Descartes et Pascal il est cependant à croire que s'il ne se fût trouvé un monarque les féconder prier nifié tout capable par ses d'apprécier ces beaux encouragements. ne succomba point sous un si grand effort. comme et l'effervescence avaient contemporaines. de passions ambitions. de se les appron'avait personvivante de en quelque'sorte son siècle en l'expression ce qu'il renfermait viriles et de sublimes tation qu'à intellectuelle. de cœur et les superstitions de sa taine. Corneille et Condé. connu à la tête de toutes les qui unique de donna son nom à son siècle grand lui-même pour lui donner l'impulsion. loppement de splendeurs.

expliquaient ennemis . du despotisme à toutes dans l'ombre conspiraient le trahir en secret. tout en croyant ambition tions d'une confondues généreuse. l'exécuteur des hautes il dévia de la ligne. en quelque de la Providence sorte. et la soumisssion des populaparlements sous le sceptre du grand tions. de Louis XIV contre Fronde principe d'autorité et la la Ligue silence des anarchiques Le propagées. de sa lâche connivence? Il avait œuvres été. il disparut. pour la châtier Sa tâche accomplie. pas ainsi de l'autorité être comprimées dences en matière de dogme peuvent ou dissimulées.SIÈCLE DE LOUIS XIV puissance et cette mission. ont fait oublier les désordres et les périls qui ont précédé son à laquelle mais l'inertie semblait se résiavènement cachait de profondes rancunes gner le parti de la Réforme et de sinistres Si l'autorité desseins. aussi les doctrines avaient était une réaction du que long qui lui avait Le règne été tracée. n'en Les dissireligieuse. royale grandissait aux mains d'un prince doué d'une volonté il inflexible. on admet morale. don de se faire plus mystérieux obéir qui lui a été octroyé et plus élevé. apaisées roi. dans qu'il la inspiraavec le un m but ne semble-t-il à la Napoléon pas avoir été envoyé à l'Europe Révolution pour la dompter. mais elles ne transigent jamais et ne la Révolution pardonnent point à qui les a vaincues se rallier erreurs XIV de toutes sous haine les Louis les corruptions comme à Mais et de l'impiété. quand l'esprit de Dieu se retira de lui. Toutefois inerte la sûreté et se cette était les a vues elles contentaient contenue circonspecte des attaques ni toujours contre et des attentats combinées par les n'était ni" toujours publique. céder aux remplit à son insu.

les de la . côté d'un fortifiait ennemi ses frontières hérisignoré. les moralistes les dans les s'égarer et les poëtes eux- goût avec les esprits les plus délicats.vie sociale. publiés Cette guerre sourde et permanente préoccupait les espris sérieux. au système de défense qui subsiste et à l'organisation au drapeau. avec les seules l'hérésie armes de la logique. Tandis que Bossuet prévenir cherchaient l'un à combattre. prestige lution et envahie été capable cotte lutte désespérée. tant de qui attache déchirée par la Révo- n'eût pas plus soulevée. régimentaire la France. est le signe distinctif de toute à la plus sévère imagination consistait à se mettre en harmonie pudique la littérature Cette réserve de cette S grande même perçu Le Mais il y a dans cette époque. par l'Europe de se survivre à elle-mème que de soutenir . exigences auraient craint de graves philosophie leur soumettaient Le d'une frivole. Il est présumaou prémunir ble. en effet. des armées comme permanentes. circonspection on ne sait quel pressentiment d'un péril inacontre lequel on se tient en garde. à concilier l'autre l'austère piété avec moins détours mêmes retenue. contre lui-même. dont il voulait ses descendants. que s'il n'avait pas pourvu à l'homogénéité encore de ses États. s'il eût prévu une coalition prochaine ou contre son peuple une irruption avertir ses remplissait formidables.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les connivences et les menaces révélées par les libelles tous s'atou à en Hollande. de son monarque contre toutes les entreprises sait le nord de citadelles entretenait arsenaux. Les écrivains et les prédicateurs à éviter tachaient instinctive avec une sollicitude et Fénelon toute collision.

On dans sa main les choix concentrait alors de la confiance le zèle s'accrut sa vigilance les plus encouragea d'éclat les actions par titre de noblesse pour les eux-mêmes de la naisfurent récompenser une décoration qui devint un et pour les gentilshommes soldats de fortune. soumis l'armée gur L'artillerie. vanité nationale. I. c'est lui qui de l'armée. régnant que il ne vint son jamais à l'idée 13 dos sceptre put cesser de les . qui eut l'œuvre personnelle le régla intéressant Le soldat costume le point plia et tant de de part à ce prince. Il voulut qui le faisait respecter eut soin d'orner avec et il ne négligea l'émulation. recherche. de somptueux du que les merveilles règne de Louis le de au-dessus l'institution monarchique plaçaient l'excelelles attestaient les atteintes des partis. rans mutilés Tandis Grand toutes asiles. les subsistances perfectionnés. qu'inspirait timides. à un régime le génie.SIÈCLE DE LOUIS XIV La nos constitution fut en destinées. et malgré l'Europe sujets T. il ouvrit aux vétéet consoler le courage malheureux. acceptait avec fierté de la bourgeoisie s'y un uniforme et très-volontiers qu'on Son attention alla plus loin. au-dessus des prérogatives une distinction sance. était du roi le théâtre. à entretenir aucun des moyens propres fut informé qu'il et les avancements sa justice. sa force car en dépit des lence du principe qui faisait encore rivalités et des mécontentements qui agitaient dont commotions les violentes les esprits. cette compléta et tous les services de régulier. et des PuyséL'art des Yauban œuvre de prévoyance que la tac- aux traditions avait déjà substituée tique de Turenne enfin Pour honorer surannées du métier de la guerre. la et la il en reforma d'honneur en y discipline.

en effet. et l'abjecte popularité la souveraineté indépen- Il ne s'agissait plus. son enfance. du haut de son trône. dante et de forcer de tous rendre jeune monarque il ne voulut ni des rigueurs de Richelieu était de Mazarih. féodales à son avéned'opter. Il ne faillit point à cet engagement. il comprit'que discuter avec elle c!étail la et qu'il ranimer. Il lui restait la gloire suscitées. qu'il vengea par l'humiliation ment. Faire à taire les passions en leur fermant et tourner l'arène. mais victime. ou de l'honorer par sa grandeur. de bataille champ C'est qu'il émue en lui ouvrant cette disciplina des tumultueux était vaste encore tout jeunesse aguerrie. Le de sa position eut toute l'intelligence ni des expévàincue. ment. plus providentielle. parti. Il commença au moyen d'un faste royal encore inconnu et d'un luxe d'étiquette reproqu'on lui a peut-être trop légèrement dont son aïeul avait été ché. et. des tracasseries de Obsédé. ainsi une dictature sans contrôle. En s'arrogeant plus sûr de lui ôter la parole. ennemis et il n'entra qu'on pût de ses pas même dans la pensée renverser son trône héréditaire. La féodalité dients les partis à subir sa tutelle. les familiarités suspectes Il se montra à tous.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE protéger. entre les rivalités mais de la Ligue. il tendit la main jugeant que là n'était plus le danger. à justifier cette fierté par le respect et l'admiration. il tacite de se la faire pardonner par prenait l'engagement Il n'est sa sagesse. de son âge ait incliné vers qu'un pas étonnant prince ce dernier donc par tenir à distance. ébats du forum et de la tribune. depuis la Fronde. mais d'autant un plus du pays les ambitions rivales que la lutte avait fut l'oeuvre d'une combinaison bien simple. du parleà la noblesse. .

de suzeraineté qui s'était étendu Quant aux établissements coloniaux. systématique il indigne tous les amis de la Révolution. confirmer ce qu'il avait acquis par les par des traités XIV s'immisça armes et nos revers combinaisons les provinces restées encore témoignent de sa diplomatie.SIÈCLE DE LOUIS XIV S'il céda aux amorces de sa propre il ambition. Il obsède. Son faste et ses prodigalités lui sont reprochés avec ceux mêmes qui ont subi la banqueroute amertume. étaient basées sur d'anciens traités violés et le Brabant compacte sur un droit Rhin. DE LOUIS jusqu'au il avait. la Belgique et inexpugnable. neur on doit du pays. il voulait pour le rendre Ses vues sur les Flandres. le reconnaître. et ne tenta de conquêtes en vertu de qu'il s'assujettit du royaume revendiquer pouvait Les seules provinces authentiques. L'étendue et la Hollande. à les de la France d'entretenir ne et de son une marine commerce et lui faisait des de fonder françaises après tousde la sagesse de ses ADMINISTRATION XIV L'esprit gloires du et plus plus implacable à l'égard du règne de Louis XIV. persuadé que la force est le plus sûr il usa de la victoire pour moyen de faire les siennes. et de l'habileté § H. l'Angleterre des côtes un devoir Louis arsenaux. par de quarante dénigrement passé est devenu de qui s'acharne à toutes les . le même droit que l'Espagne fonder et à les défendre. avaient fait autrel'arrondir fois partie intégrante et le faire pour le compléter. et le Portugal. à l'honuniquement que celles qu'il titres la fit servir. dans les affaires point d'autrui mais.

que c'est par deniers et que de révolution. tous mais les autres. au besoin. M. des' gouson despotisme et son d'une secte dont l'intoléles bornes mêmes du franchi et qui s'impose au pays avec une opiniâtreté sans pudeur. présomptueuse au front. Ces inexosans exemple et une pédanterie rables censeurs oublient et nient. 1. de son école française. sans balbutier les vertus Peu s'en du faut les jongleries qu'il n'admire le remède aux profusions orgies du Palais-Royal de la vieille cour do Versailles.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE milliards dépenses vernements ou d'assignats. intelligentes Cette diffamation du et du plus règne plus beau la France fait partie de l'enseigrand roi dont s'honore à un professeur refait l'histoire gnement qui officiel. goteries Le siècle de Louis XIV avait trouvé et les écrivains jeune. et des générations universitaires à nos l'usage apprend enfants du grand roi cachait une que la dignité exagérée médiocrité et sans régent Il lui oppose. et les comme la conséquence des bigrâce auraient devant dû ap- Voltaire. rétablit l'ordre la geset règlements. incommensurables constitutionnels sont mis à l'index vanité ont de leur approuvé et improductives vote les orgueil rance et la ridicule. comme le mal au lieu de le guérir aggrava Louis XIV lui-même qui mit fin aux sa sévérité. par ses dans cet essai concussions tion des ramena publics par ses sages en ravivant le commerce l'abondance libéralités. du système de Law comme du règne précédent. Laeretelle de l'Académie . que le rouge lui monte et le savoir du cardinal Dubois. que le désordre des finances amena les troubles précisément de la Fronde.

Il ne laissa ni un service sans Il ne retirait pas sa confiance quand une extrême .et mettait indulgence édits 1645. par le cardinal abus de sa minorité. aussi compter sur sans encouragement avertis son appui.dissimuler. Mazarin. que des agents trats intègres. rance opiniâtre et déjoua vainquit toutes les résistances tous les subterfuges. des comptes sincères est Louis XfV. de. furent enregistrés dans le seul lit de il l'avait à pallier justice du . tous intéressés à le servir Mais pouvaient un mérite compense. et des magisloyalement. et nos comptes'et nos budgets des disparlementaire. Les fonds secrets sont une invention pôts arbitraires. Il traça des règles intelligibles de l'administration pour toutes les parties entre son peuple et lui. accordée. de sa sévérité. sous son fut de les de contià la de son impossible. la sous à créer qu'il parvint ni Mazarin n'avaient une et ne voulut. bursaux et des finances est fort ans au règne les derniers qu'il avait sept i furent présentés Bien premier loin soin. de pénétration et de fermeté C'est à force de travail. les examina il ne descendit arides auxquels les torts de pour redresser soit fait rendre et suppléer à l'absence de documents dans la perception et le détournement des deniers royaux. Il Il n'est pas de détails et les régla lui-même. des dépenses et il devint prévenir. Dix-neuf a septembre règne. pas ré- tous les fonctionnaires.SIÈCLE DE LOUIS XIV prendre antérieur lorsque parlement nuer les mort de au lui que le de édits désordre ce roi. la fiscalité comptabilité que ni Richelieu Sa persévépu ou voulu effectuer. 1. Le premier roi qui se des charges. forme d'édits occultes et des imroyaux. son ministre. de parade destinées à justifier cussions l'augmentation non à les alléger.

il en fut aussi Ses plus le plus flatteur censeurs sévères lui ont 1 rendu ce témoiqui sut admidit Lemontey. Cha- le courage des homde ces mots heureux lui inspirait mes vulgaires qui ont fait dire de lui que s'il fut le plus flatté des souverains.. par un nécessaires à l'accomplissement et le temps pouvoir dans Il en trouva les moyens d'une tâche aussi difficile. etc. « Le gouvernement et sa civilisation de lui ses mœurs passa de la confusion le goût. à aies reprendre soutenir « Voici de la mauvaise fortune. le Il eut.. accord par lui de l'arbitraire à plus complète? aveu d'une judicieux écrivain embrasse mais égarer sa conscience. qui l'attirent Voilà pourquoi sous la plume de Lemuntey. bien rare. Lemontey. suffirait à lui mériter aux dégoûts qu'il eut à surmonter. capables et laborieux. pour un esprit bien fait. 1. d'abattre capable que circonstance en a. î' page de Louis 333. c'est gnage nistrer. le nom de Grand 2. Les subtilités un système ou à la règle. elle a. à consoler qui m'a obéi! » dit-il tout haut dernier la un ainsi de son le relevant -Tourville. tome 2. maininfatigable l'équité. » Quel louange honorable d'un prince obtint jamais On ne bouche qui bien de ses flatteurs' une cet peut trop admirer ennemie. Monarchie l". XIV. faiblesse. des charmes malgré lui. spicacité. homme avec douceur. f<n< tbid. etc.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les fautes. reçut qu'il roi de France qu'il fut le premier des peuples. Ce à sa perproportionnée patience et aux obstacles à son amour du bien public. La vérité l'obsède. et dans sa constance son application à. tenir qu'il des a fait ministres avec une probes.bordant revers. on retrouve un défi peuvent accepte non aveugler sa raison. .

les princes respecter liberté n'ignorait siens civile. à M. inspirées par une hauteur esprit essentiellement juste et lucide savait. de Ghâteauvonx.SIÈCLE DE LOUIS XIV tantôt l'éloge de tantôt l'homme celui du tempérant monarque d'un monarque. En renfermant le dans ses attributions et en se réjudiciaires parlement il ne pensait tous les choix dans l'armée. une assemblée facile écrivait-il de bourgeois » à tromper. si vraies Et qu'on n'imagine pas que ces appréciations lui fussent Cet dédaigneuse. et la partialité. diffamation systématique si. beau règne accuse donc autant l'ignorance que l'esprit de parti des de la Révolution. Lettre h M. Lemontéy. à intimider. blesses La critique relevant les la du fai- de l'homme. séduire. Ses ordonnances pas avoir et les sacrifices à régler que lui coûta assez qu'il témoignent intérêts d'autres que les la création des com- 1. facile de à 4 Chàteauroux. Il ne corps fût sans de la magistrature croyait pas que l'opposition était lente dans ses délibérations et danger parce qu'elle ni que l'autorité militaire fut modérée dans les formes. ces grands corps qui ont tant de « Ne craignez avoir de cœur2! rien tètes qu'ils ne peuvent rantes du parlement facile de c'est Franche-Comté. Ce n'est ni en laissant faire flatteurs conseil de son XIV ni en prenant orgueil que Louis est parvenu à dominer son siècle. garde l'esprit infaillible est tranchante 1 qu'elle si médiocre au jugement des historiens Ce prince. pou les assemblées parce contre de et les républiques. . tout comme et protéger la les plus populaires. servant pas à un pouvoir mais à se tenir en s'attribuer arbitraire. 2. estimait délibéde l'école moderne.

Car classes tion que sont n'eût des sources point d'ailleurs prouvent qu'il n'était de l'émancipation en défiance les 'manufactures de richesse pas des et la navigaet d'affranchissement un despote.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pagnies commerciales plus que ses ancêtres inférieures. à imposer. Il. peu touchés par cette libéralité la majesté croyait l'éclat de la représentation. Mémoires et intelligente du trône intéressée le respect féconde. par que les hommes généralement à cet égard. l'empereur » porte une de ses dépêches ostentagent la Pologne sibles'. çais que dangereux Il était fastueux et prodigue. tome extérieurs. de la Pologne serait XIV lui avait survécu. de Louis XIV. n'accordent S'il donna. pas désintéressé la première. Peut-être la France que le roi et favorisées tie. Pologne cause. n'eût-elle en brisant. encore car il ne se serait pas borné. qu'aux signes dans quelque ce fut excès. avec une sagacité prosubalterne phétique que n'atteindra jamais la diplomatie de la Révolution n'ont pas que les gouvernements « II ne faut pas souffrir que le Mosmême soupçonnée. à l'honles événements Il pressentait qui touchaient neur et à l'intérêt de la France. 1. répéteront censeurs des prodiges moroses. . comme la démocrade peraussi la de sa Staclameurs. et l'électeur de Brandebourg se parcovite. si la politique On peut donc le présumer. Louis libre. à la défendre par d'impuissantes fides conseils et de stériles regrets. teur hostile à cette aussi difficile un compétipour lui substituer alliance car il était protectrice la vigilance du cabinet de tromper franquelques enfantés Mais il de braver la colère du roi. les liens nislas avait resserrés.

de Louis XIV. Sa conviction des devoirs et le respect de la France. est envers moi. dues. c'estmoi. envers la France Avec quelle onction plus mieux sentie 'et Louis persuasive « Soyez bon Espagnol prince qui va régner en Espagne » Cermais n'oubliez jamais que vous êtes Français d'expression tes. celui qui se montra le plus exigeant Il est clusif n'est pas le roi de France. plus dignement que le roi Louis comprit la royauté il abdiqua pouvoir plus protéger confié à ses soins. qui donnent. dans les confé- . puisse C'est dans les actes les plus solennels de sa vie qu'il le plus de raison. de était trop naïve et trop sincère la royauté pour qu'on le supposer animé d'une puérile vanité.SIÈCLE DE LOUIS XIV que par goût. a manifesté disait Napoléon à son frère en « Votre premier devoir. roi de Hollande. et dans un noble plus par système sa conscience de roi. Ce sens aider et le plus quelle justesse XIV [congédie le ex- juste d'ajouter les devoirs de dès qu'il fut convaincu de ne. la liberté ni les intérêts du peuple parfaite. car but dont on ne peut accuser allaient chercher le talent dans ses retraises largesses encore et porter au'delà des mers l'amour tes les plus obscures. de mesure et de tact. peuparoles la signification de ce mot si commenté investigations ces paroles ont renmesure exquis et cette tant de poids aux moindres vent à déterminer complaisamment VEtat. le second le créant et le troisième envers » vos sujets. C'est répété et si ridiculement Nous avons fait d'inutiles dans quelle circonstance ou même si elles ont été fidèlement à propos des négociations à termidestinées ner la guerre de la succession ont d'Espagne qu'elles été attribuées à Louis XIV on trouve. pour constater été proférées.

trop subtil ou un ont les tout ce pour lui-même à l'honneur Lui proposer contre national. mais elles n'ont pu n'ont pas été inventées. n'y a en cela rien que de très-vraisemblable ne peut naturel. qu'elles avoir dans la bouche de ce grand'roi qu'un sens conrences mêmes qui pu forme à son caractère conseiller malQu'un diplomate de faire entendre au monarque avisé ait entrepris que. » réponautrichiens do l'ambassaprétentions de Polignac du gain de deux chez vous. « On.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la preuve provoquer. prenant et de trèsêtre ambiet sublime et à sa pensée. deur l'abbé temps parmi c'était à qui confiance. « On voit bien royale. repoussant . les insolentes traiterons de France. Mais alors aussi la réponse c'est le cri involontaire guë ni à double sens du patriotisme offensé. à vaincre. n'eût jamais eu assez d'élol'antiquité pour lesquelles ? Une interprétation ges et d'admiration à la basse convient mieux peut-être est de défigurer l'histoire à l'écrivain cachet de niaiserie cherche sérieusement le tâche partial moins littérature héroïque dont la mais elle un imprime et crédule qui y d'un stupide témoignage de son orgueil. les sacrifices être onéexigés par les alliés pouvaient à sa dignité sans attenter reux à l'État il personnelle. amener et qui explique Appartient-il à des Français de blâmer des paroles si hautes. et négociateurs « Nous batailles. qui touche l'intérêt de l'État ce qu'on n'oserait pas lui conseiller était en effet une témérité qui devait pour lui-même clairement sa réponse. sans » disait vous. n'en les pas ainsi jugeait courtisans honorés de sa de sa fierté n'êtes pas toute aux accoutumés s'inspirerait que vous dait enflés vous.

-B. On dissertera sur la meilleure forme éternellement 1. leur donne assez de travail et de sépour tous lorsqu'il curité pour s'aider les uns les autres. de la cour de Versailles? de cette à la Le de ses comme sollici- représentants en effet vaincu et menacé de aux « Un roi fait l'aumône indigents coup.SIÈCLEDE LOUISXIV de la Hollande.' affectaient tant par une ligue Il ne discontinua de plus en plus formidable. quand on la grandeur » Voilà de France comme la mauvaise fortune. son indignation d'un si odieux pour rendre propos. » Ce mot peut n'être pas du mais il prouve tes humanitaires monarque ne donne dans les devoirs quelques en dépensant beaugoût des économisdu moins la foi du Le prince en effet aux pauvres que ce que le fisc impose il est juste aux contribuables. Say ne trouve d'encre assez pas. hauteur ni de se montrer et magnifique rage de ses généraux. « Il a fallu que j'ordonnasse ci Pomponne de se assuré. M. parce que tout ce qui passait par lui perdait et de la force qu'on doit avoir. plus grand et un revers une victoire. pour cela ni de relever le couni de lever de nouvelles troupes. Réflexions 2. J. la pompe roi considérait fêtes et les libéralités de sa royale munificence une condition tations de sa grandeur de Mmo de Maintenon il répondait en faveur de magnanimité. do retirer. sur le métier de roi. dans son écritoire. page 469. Le roi dont était aux les conférences do Gertrudonberg. de la souveraineté. tome II. Père de tous ses sujets. après qu'après plus inflexible autant de patrioiN'y a-t-il pas dans ce superbe langage tisme que de dignité personnelle? d'un parle au nom Louis XIV soutenait roi Comment censure descendre des somptuosités le luxe de sa maison. Mémoires. ftere .

.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et la dose de liberté compatible du gouvernement avec des sociétés. les emplois dilapidateurs l'abaissement par une impunis Les mots foule de juger sévèrement le règne de de tant de folles que nous sommes par l'oppreset la impôts du pays et l'invasion subalternes de tyrans ignorance de liberté. verselle. la question n'eût pas été jugé le plus foi. doit l'ordonnance et c'est de toutes argument Car c'est à lui que civile qui fonde l'égalité de encore à lui que remonte le sa cour moderne les célébrités de l'Europe. et ses mœurs. en essuyer à tous les autres. des l'accroissement ruine de tous et leur de des finances. à la fin du xvhi6 eût été posée de bonne siècle. sans en être ébranlé. acquise sa littérature au nom ` français en fa- puissant de Louis XIV. au bien-être la sécurité nécessaire Si. . et donner de grands revers et les réparer. des. ses usages. il est probable que celui-là mauvais gouvernement qui avait pu. La considération dans le monde veur tous la nation devant entier est un de la monarchie la loi sa langue. exemple. égale à d'ordre d'une sonores présomption? et de droits civiques légal une expérience de soixante dre et ont perdu leur prestige. Nous Louis sied-il bien XIV. par la seule influence de son définitive ses lois. la force aveugle égoïstes des combinaisons de la pondération constitutionnelles. années a dû faire compren- aux intelligences les plus bornées que la foi punise rient et les passions que. dupes se traduisent utopies dont tous les résultats sion ou l'anarchie. pouvoirs et du règne des capacités. aux formes qu'il lui plut devint la langue uni- plus haut progrès fut le rendez-vous toute de la civilisation la diplomatie se plia et la langue française d'imposer.

prétention pas moins devint la première elle-même 'nommer n'est venu se mêler de la guerre sciences des arts. sceller les titres. salué par son siècle du nom petit le monarque et croie constant le dépasser est ridicule et rien que nation la de toute de plus la France. chefs- et de poésie. poëte. temporains rassemblés entre tous autour d'un prince médiocre. Il combla et Le Tellier sa résojustifièrent sans l'intervention d'un dons. et les artistes dont la renommée patrie. immortels monuments "exactes et philosophiques. du hasard et de goût. principium des souverains mettre est de savoir distinguer le mérite comme Louis et le faire et le XIV éclore? en lumière. Génie et du commerce. d'œuvre bien et nul à ce témoignage universel. modèles éternels d'atticisme d'urbanité. jusqu'au une noblesse CatinatColbert et et les successeurs lui-même de ses Vauban. les savants parvint jusqu'à lui. grande nation. tête. et en tira plusieurs do l'obscurité. vous quel caprice inexplicable aurait lui seul. avant de se désaveu sa de Grand. et ses rivaux? à la vérité d'avoir été altérée ou exagérée Qu'importe En est-elle moins la vérité? Peut-on par la flatterie civilisateur celui qui en fut le isoler de ce mouvement et fons ? Si la plus heureuse faculté centre. de la chaire d'éloquence prodiges et de la scène. Phelippeaux lution de gouverner Richelieu. sous du monde. qui jamais posséda cette intuition pour le deviner. du soldat jusqu'au dont il voulut lui-même Fabert furent de l'artisan C'est général. quelle que fût leur. gourmé professeur. l'attirer Il le chercha dans tous les rangs. Il . de Turenne. cette il n'en restera son sceptre.SIÈCLEDE LOUISXIV Qu'un trouve sous la toge académique. ses et dé conles rois ses prédécesseurs.

Mais on ne peut lui contester discuté lui-même les plans stratéd'avoir suivi de sa personne toutes les opérations et part au je-ne » On directe « Je me aux difficiles et aux plus plus mets du côté de la Flandre. qui l'ont servi tout des torts de son ambition giques. N'est-ce pas aux ducs de Montausier et de Beauvilliers. » On peut génie du qui ne m'a 1672. avec cet jamais manqué 2. Lettre 2. de Louvois.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE admit dans sa familiarité Boileau. marquis puis « J'ai quû que. et charger réflexion l'honneur prince belliqueux. c'est-àdire aux hommes et les plus les plus habiles réputés la charge aux fils de austères. Conversations devant Lille. . pris une de sa jeunesse. à Bossuet et à Fénelon. ne veut voir pourtant à aucune de ceux dans ces libéque de l'ostentation si intelligentes. mande-t-il savez l'armée heureux 1. et' de l'architecte Man- fit la fortune Si l'on ralités moins choix Le Brun. parce que vous être compliquées. qu'échut d'enseigner France Quel l'art mauvais de régner roi aurait faire régner la justice? assez aimé et respecté le couà la noble franchise abandonner le ou ` et de rage et la vérité pour de ces preux chevaliers et de ces vertueux prélats Les rois médiocres soin de former ses successeurs? ont-ils égoïstes et d'abnégation? S'il attribuer n'eût donné été qu'un de tels exemples de prévoyance on pourrait le mérite de l'ir- aux généraux ses campagnes.seul à commander marché droit à Lille. 27 décembre toaic 11. Mémoires. Racine et Molière. du peintre sard et du musicien Lulli. on ne peut attribuer du de vanité ses intérêts le personnelle les plus chers préoccupation à qui il éonfiait et les plus intimes.

de dire que la guerre se hâte roi. sa prescience.il que la justice de l'occasion est la plus d'ajouter les portes m'ouvre prouver qu'il y monde 1. Lettre au marquis de sont moins encore des monu- que de sa solliciw 9 janvier I68S. sur la cession définitive point d'abord sans s'être convaincu des territoires que de la gloire et m'offre a encore un roi au en litige. et les redoutes érigées par lui. I. » Il se tint donc en garde contre les séductions la plupart des princes du génie qui enivre belliqueux. mais. il céda peut-être au bition d'orgueil sa puissance. monts de sa modération. du . non tude de l'avenir. en lui par une raison et sion fut modérée supérieure désir d'étendre la conscience de son droit.i SIÈCLE DE LOUIS XIV bien taxer de présomptueuse confiance cette des'manœuvres lion dé sa personne à l'exécution participapréméde notre le plus cynique des parodistes ditées. mais de fanfaron histoire n'a pas encore osé accoler l'épitlièlo à la majestueuse figure de Louis XIV. Villars. comme des pierres d'attente. y S'il n'eût été qje le rival de ses généraux et dominé on pourrait son amde conquête. accuser par J'esprit et d'imprudence. Mémoires. Il a pu lui échapper digne occupation « Je me félicite encore d'un de ce. mais ce faible fut celui de vantés mais cotte pastous les héros dans l'histoire. entre les deux Flandres. les provinces con- à son royaume ne pourraient plus quises et incorporées a justifié Le résultat en être détachées. il n'insista il s'arrêta même au milieu de ses succès.

dans ses desseins. se considère-t-il tout à la perfection comme le ministre de la Providence et le représentant de Dieu même sur la terre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE § III. le roi fut toujours grand par la hauteur et la constance la dignité de son langage caractère. la place de Dieu. un rôle sur la scène semblable daus personnages ceux qui remplissent l'acteur et le héros. butaire de la commune appartient les autres. bien près il faut être a la vertu. privées. sans soutenu sans doué Aussi d'une fût factice ou jamais se faiblesse et ne volonté qui visant en roi ce prince. ici-bas une fonction toute divine. l'organisme de son duel. conduit par d'autres lumières que les vôtres. et à l'héroïsme. public. scmhlons être qui pour r parti- pourraient ainsi dire. à un ordre nécessairement exceptionnel. dit-il à son fils. après moi. triqui La une du monde tous l'homme ses variations. avec ses faiblesses. étudié. vous ne pouvez sans honte. maître et l'homme nature. « Dans la place qui vous attend être. en fait souvent la confusion c'est ne sera car celui-là pas indiviQuel que fut. et ses vertus ses infirmités physiologie source de méprises et de faux jugements ne sera jamais au-dessus des autres. jamais tient'de s'il est qu'importe. être Pour vouloir s'oublier. qui de lui-même. DE LA PERSONNALITÉ DE LOUIS XIV Il Louis y a véritablement dans à deux tous comme XIV. nous deExerçant vons tâcher de nous mettre lu ravaler. au-dessus des nous Il est des agitations cas où tenant. dans Louis XIV. démentir. Que ce rôle théâtral. .

de l'étiquette on aura orientales. sans altérer peut varier 1. et cette constance pour justifier Que l'on despote sans. etc. .SIÈCLE DE LOUIS XIV cipants de sa connaissance rité l. Lacretelle. art. Avec un trait qui prédomine ou exagérer son expression. Louis lo Grand est assez comme un asiatique. aux princes mais la prudence les bons ministres du prince et produit qui forme les bons conseils 2. « qu'il consentait mais qu'il s'offensait grande familiarité bien à l'admiration affection On ne peut n'ait des comme méconété d'acrare de leur 3» tion providentielle. 2. etc.toute la grandeur d'âme de cette sagesse couronnée? On peut bien opposer de piquantes antithèses à de si hautes leçons. d'une trop connaître cependant que toute sa conduite cord avec ses paroles. Lemontey. » aussi bien que de son auto- de ses devoirs de roi une idée Qui jamais se forma et plus pure? et Qui ne dut être heureux plus sublime fier d'associer son dévouement à cette pensée d'inspiraun que comme si profonde justice? Cette autre réflexion que « ce ne sont pas les bons conseils et les bons conseillers qui donnent de la prudence. p. tome II des Mémoires de Louis XtV. » ne révèle-t-elle pas . des jaloux gâté par les adorations plus minutieuses règles de ses courti- et toujours des pompes environné ce qu'en langage d'atelier les peintres une appellent dans le visage. 33. on charge. l'admiration se représente de son»siècle. Capeligue. la royauté prenait et de servir un prince qui ne comreflet de l'éternelle peuples.. et dire que « la représentation lui tint lieu de grandeur » qu'il fut gouverné par la peur de le paraître. Instructions 3. 35. Fbid. pour le dauphin.

Mais.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE- sensiblement la ressemblance. Le nom de Louis aux petits hommes importun à la le fut celui du Béarnais réhabilitant le parti pr otesles toutes responsabilité de la Révolution Ligue ils tant. à feindre. le Grand serait est plus celle d'un monstre. des principes qui ont dirigé son pur et simple ses actes le plus règne et des motifs qui ont déterminé sérieusement jugés. pris sous leur ce roi perséen Hollande contre publiées dans la basse litde mode. les coSi les plaintes devaient seules suret des bannis lères des mécontents il n'y aurait plus du genre humain. écrite d'après et les notes secrètes du curé de Saint-Étienne sermons de César de du Saint-Office. accrédités substituer les apocryphes lecteurs. des vaincus et des opprimés. malheureusement Louis XIV s'est pour les caricaturistes dans révélé lui-même le caractère l'exposé de sincérité de l'histoire. térature pâturo des romans et la base do l'enseignement de la jeunesse. . car ils sont est incontestable. les faits controuvés. calomnies que jne En et à la Réforme. plus ou suspects. ont. De l'aveu même de ses détracteurs. magnanimité mence et la vie d'Henri IV. des Mémoires dont confidentiels. nager aux annales ni héros de mémoire. La ni vérité dignes historique la cléd'Alexandre serait de la démence. les les Mémoires de Ma° de Montpensier. encore qu'à manquerait la mémoire grand prince. l'hypocrisie. d'en faire la et dans quelques chaires. il était trop fier pour s'abaisser Il n'appartient donc à personne de décliner l'autorité de ce document voudrait lui par des libelde respect à ses glorieuse de ce et l'écrivain qui désormais authentique. et il est devenu cuteur.

1. . pour l'engager mépriser les libelles il public de parler les temps. Lettre du 5 septembre 1705. et en France que la prétention ni conseillé ni influencé verront affecté des médisances à d'autres s'adressent « Il est impossible le d'empêcher s'est donné cette liberté dans tous 2 » ils n'y qu'ailleurs de ne vouloir paraître puérile et le dédain par personne. imposer défiances. plus réprimer silence ou qui à la ca- des princesse par moi-même Ursins qu'il ne peut que lui. mais l'expression trop incisive de la vérité et du mépris c'est ce que leurs lois insisusceptibilités de diffamation et de sédition mais qualifient des esprits de la trempe de celui de Louis XIV planent assez haut pour que l'outrage ne monte pas jusqu'aux régions habitent. ce n'est pas petits esprits la licence de la critique. par un procédé et plus généreux la plus ferme que de leur opposer et de sa parole? garantie de son caractère Quelle leçon de tolérance et de bon sens donnée aux par ce despote d'injustes Ce que les redoutent et haïssent le plus." Lettre du 8 janvier 1688. 2. se mettre à portée dieuses de nos ministres doctrinaires! Et cependant lomnie et dissiper qui pourrait de ce règne si religieux et singularités illustré par tant de prélats qui font la gloire de l'épic'est l'exclusion absolue du clergé des scopat français. tome II des Mémoires. qu'ils d'entendre la vérité sans Une des et savent la craindre. ibid.SIÈCLE DE LOUISXIV Montrez-leur « Dites toutes à la choses cette lettre au maréchal que je de Villars décide de et que personne n'oserait des faits contraires à la vérité m'imputer » ou celle au roi d'Espagne adressée à lui-même.

en des il ne souvenir Que de Louis XIV ait résolution craignît questions d'autant rois nés d'une par scrupules s'en départit ou qu'il Mazarin. s'il n'avait pas mis fin à la déployée ajouta qu'il l'aurait été cardinal. De là son antipathie contre Port-Royal à l'égard des réformés. à ce dernier témoigna avait dans quatre propositions rédigées par de 1682. il envoya à Rome les de Polignac et de Janson et lorssa satisfaction ces au conférences conseil de l'habileté il délicates. épreuve le motif après ne s'explique révélations temps persistance la malheureuse la convocation et plus que par de l'assemblée consignées explicitement dans du Mémoires plusieurs recueillies dans un des plus . et après lui des caractéristique qu'avant plus piété beaucoup des prêtres. n'avait à l'envenipas eu d'intérêt de Louis XIV déconcerta les espéet' blessée. Le résultat des libertés question secte du jansénisme mer. de conscience aux Elle est jamais. qu'il trouvait tendant les derrière et ses rigueurs toutes les combinaisons la tête Cette de tous ou contre complots à exclure à le tromper. La foi sincère rances fondées appelé de cette négociation aurait de l'Église si la nouvelle gallicane. Lorsqu'il ont été gouversuspecte eut à négocier avec le sur les Saint-Siège Bossuet à l'assemblée cardinaux qu'il qu'il d'Estrées.LES RUINES J)E LA MONARCHIE FRANÇAISE fondions pris cette civiles de mêler d'État. sur sa fierté par le schisme cru l'entraîner dans cette voie ceux mêmes qui avaient contre eux sa défiance et son ressenvirent se tourner timent. comme à ourdis contre son pouvoir le clergé de ses conseils des quatre propositions donné lieu à qui aurait de 1682. plus et ministérielles. Il résulte des sa personne.

et Louis XIV blessé. avéré. dogmatique. comme profession essai de conciliation Cette pensée avait et sous fait partie des grandes duconceptions de la Ligue. On savait l'empereur négociations de Leibnitz de Bossuet. conçues de les foi et les schismes séparées Sous cette inspiration fameuses non propositions.T SIÈCLE DE LOUIS XIV célèbres et les alors sectes qui en auraient écrits de Leibnitz chrétiens princes de rallier des moyens diverses été que tous eux-mêmes à l'Église les esprits sérieux se préoccupaient universelle les qui s'en étaient troublaient l'unité.. romaine. qui n'a été la Restauration. en 1690. Respect avait commencé Léopold plusieurs et le livre remarquable pour la réaliser. révèle une doctrine toute conforme à celle et toute sympathique désaveux à celle ont de l'Église à ces est dû aux qui donné une interprétation inadmispropositions trop célèbres sible pour l'Église. de la pas un seul consistoire à ce charitable appel. qu'un projet Mais. qu'après parut et publié . Mais la sage abstention du Souverain Pontife et l'autorité de l'illustre prélat qui les rédigea balanceront ce qu'elles auraient de repréhentoujours sible dans les termes. et naguère encore elle agitait vainqueur et magnanime l'âme expansive du chef de la SainteAlliance nage que plus elle ne pouvait que favorable se produire^ sous un patrocelui du grand roi. c'est et suffisent pour absoudre l'intenIl n*ôn est pas moins regrettable si apostolique n'ait obtenu aucun succès. lorsqu'on traduit ne répondit dut en être d'autant Réforme plus l'avertit en qu'il français 1. tion qui les a dictées. Le systema theologicum. toute réserve mais comme d'orthodoxie.

principe compris avons-nous en France. de que la conformité sujets séparés rendait avec ses ennemis plus dangereux. néanmoins. ventions aveugles de jamais Leur que son soulever injustice nom et sa mémoire ne manles écrivains de la parmi a quelque chose de si vul- à l'étude du longtemps semble résumer en lui quent Révolution. accréditées libelles le plus crédule. Si nous nous règne de Louis toute la pensée multipliait sommes les complots arrêté et soudoyait XIV. Il en conçut donc être le défenseur. l'empreinte et amplifiées par les par les protestants. gaire qu'elle n'y trouvait. rain. mais semblable à ces acteurs parfaits. contre des ses rigueurs et à provoquer de sa communion. c'est qu'il et toute la fécondité du de sa dynastie tel qu'il a été et appliqué monarchique.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de ce que la foi. mais jamais le roi erreurs et des faiblesses et jamais les pasn'a pris conseil que de sa conscience. On peut reprocher des publiés au prince. se crût infaillible. ses évolutions furent immuables non qu'il conscience. conspirations à justifier. croyance lorsque la guerre les trahisons. dont il voulait autoriser. n'ont dominé les devoirs du souvesions de l'homme sans en avoir délibéré entrepris sa une fois arrêtées dans mûrement. s'il le lecteur choquerait des calomnies à chaque page. en Hollande. lorsque la fortune réelles ne abandonna tardèrent pas ses armes. Il n'a donc rien . Peut-être été porté à l'analyser en raison des préavec une plus curieuse prédilection. pouvait ressentiment naturellement un profond qui se changea avait concédé au delà en méfiance. Des ses soupçons. dont que la leur foule rôle d'autant applaudit plus est plus invariablement les inspirations il croyait noté.

au siècle de Louis XIV. policé. comparé si éclairé. du Dieu des chrétiens au peuple. qui a fait de lui. que le plus accompli encore Nous sommes dans les ténèbres de plongés cette idolâtrie étroite ce de tout 1789 contre par les souvenirs caractère* ne fume de-nos mestique. si majestueux. que ce règne inculte brutaleet san- cependant. nous ne ni même le prince. Notre aux gloires du «drapeau et il ne nous tricolore. C'est cette fermeté d'une intention premier 1 de caractère. France. reste ni assez de sang-froid ni assez de jugement pour être non pas impartiaux. qui est entaché l'histoire. comme les seuls représentants du bouleversement draencore empereur matique dont il a joui. sorti son char Qu'était-ce ment héroïque. ceint d'une si brillante auréole d'institutions de fondations monucharitables. mais seulement tolérants. à la droiture toujours pure.SIÈCLE DE LOUIS XIV que la constance dans ses desseins était unie le gage de leur succès. de la Révolution. H' proclamerait celui qui viendrait demain décimer ses enfants et le broyer lui-même sous donc. mais le monardisons pas l'homme qui ait jamais régné. Tout lui paraît la tempête s'il n'est mesquin et l'épouvante de la Révolution n'a et il adjure gigantesque. soit par la fierté d'un Notre encens avons forgées au foyer doet du roi de admiration ameutée véritablement pieds Leurs indépendant. des idoles que nous les images jadis si chères effigies remplacent. Le Français douceur d'une croire du mépris pour la d'un gouvernement et la monotonie paternel vie sans orage il a besoin de commotions pour que qu'il vit encore. s'arrête qu'aux mains. et bourgeoise. . si glant comme elle. de triomphe. soit depuis de noblesse.

lumineuse dont le reflet aucun germe. et ne féconde .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mentales. chevaleresques d'exploits raires ? L'emblème adopté qu'avait chaleur bienfaisante autant quepar surpassera toujours n'éclaire que la nuit l'étoile et de gloires litté- le grand roi. par sa l'éclat de ses rayons.

. Bien que les calamités dernières qui ontassombriles années de ce beau règne n'aient pas eu les conséquences politiques que l'esprit de parti se plait à leur attribuer. ou les répara glorieuselui des institutions. – VIEILLESSE ET TESTAMENT DE LOUIS les éventualités d'une et de exinté- pour humaine ` XIV. il les subit ment. s'il le gouvernement essuya des revers. S I". longue un enfant des séductions de la grandeur préserver et des courtisans ploitées par une tutelle dépravée ressés à le corrompre. Il n'est donné à personne destinés de minorité. on ne jusqu'à lui la marche rétrograde que peut faire remonter de la régence lui imprima car. et laissa après et des enseignements la tète de la civilisation. Devant les fléaux suscités prévenir la perte ou l'abaissement des États. des exemples à maintenir la France à propres Quoique chie s'arrête le mouvement ascensionnel de la monar- au déclin était impuissante à conMais toute sa prévoyance de deux générations de princes jurer la mort prématurée à lui succéder. la prudence est insuffisante et la raison s'humilie.v' -y CHAPITRE ta DÉCADENCE DE VI x a Jic -r LA MONARCHIE du règne de Louis le Grand.

assujettis L'histoire est pleine de noms qui. car elles auraient Louis XIV préservé Toutefois les inconséquences d'une nature fragile ne doivent pas être confondues avec les vertus qui la relèd'un grand homme vent. avec en désaccord Louis XIV. Pouvoir sans abuser n'est pas un beaucoup jamais attribut de l'humanité. adultères amours n'essayerons de Louis donc XIV à faciliter intéressée de justifier ni les surprises les mauà s'en ni les faites à sa prédilection Si la décrépitude livre les paternelle. obsédée de tant de flatteries ment combinés. sucdans les portes et menaçaient qu'ils n'ont jamais à la reconnaissance sa maison . comment la vieillesse des rois. en sont devenus la risée. Soutiens servent encore de fanal organiques des règnes sont d'une utilité elles inintelligents. ni la virilité avec l'affaiblissement actes instantané de sa raison. A quoi se réduisent.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE on conçoit aient contribué qu'elles d'une vais desseins administration Nous prévaloir. et comme aux défaillances de leur infime nature. caractères les plus calmes aux captations des intimités les plus vulgaires. c'est pour parer à ses imperfections que des institutions incontestable. A la légitimagriefs qu'on lui a si durement reprochés? tion de ses enfants adultérins et à la rigueur des mesures prises contre Le premier cessives qui venaient les protestants trouve son excuse d'accabler et les jansénistes. mais on doit reconnaitre On peut blâmer le caractère toujours quelques royal de aux plus d'une erreur. été d'une atteinte gravité à porter en effet. sages. les que la France lui doit.. après avoir été l'effroi ou l'admiration du monde. et incessantes tels intéressées et de piéges habileaux suggestions secrètes s échapperait-elle des partis? Ils sont hommes.

dont l'âme avait toujours dans un prince et l'esprit si lucide. sa confiance dans le principe monarchique. au duc L'impo- sa personne discrédité et pularité qui avait jusqu'alors accusé son ambition se reporta tout à coup sur les confesseurs et les conseillers intimes du roi. des deux. tels que sonnages et Joly de Fleury. culté à faire monarque annuler aucune diffin'éprouva le dernier* acte de la volonté du été le mieux obéi. causa plus de surprise gnation et passa pour un acte de faiblesse obsession à la tendresse alarmée d'un cette réprobation d'Orléans l'accès été si haute que d'indipar Mais la succession Le moins arraché mourant. Le parlement. encore elle. primogéniture. car la révocation de l'édit de Nantes est loin d'offrir le même caracet d'arbitraire d'imprévoyance que la déclaration des enfants illégitimes du 25 mai 1714. le public et même haine des bâtards la cour se tournèrent pour et mésestimé décrié vers lui en et ce prince. pouvait ouverture à des compétitions donner du subversives fondement de la constitution la principal monarchique. de lui d'Aguesseau s'empressèrent .DÉCADENCE DE LA MONARCHIE son avenir. justifiable des actes de Louis XIV n'est pas celui qui lui attira le plus de reproches. par une haute raison n'a aggravé la situation du pays ni diminué définitive. Cet oubli des convenances et du droit. en Aucun politique. L'invasion dans tère n'était pas seulement un attentat royale aux lois tutélaires de la famille. pules Le second prend sa source dans des scru- de conscience mais justifiés peut-être exagérés. Les perqui avait toujours les plus éminents du parlement. ses moeurs. de ses ser- soupçonné d'empoisonnement viteurs mêmes et de ses amis. générale facilita singulièrement et la plénitude de la régence.

passions qui cette sollicitude instinctive dence. et. cette réserve fait honneur au qui Le monarque avait voulu avoir avec lui un long régent. illimité garants en se faisant. qui auraient plus Mais il se contenta de la réalité de respecter la clause qui avait la sûreté du roi mineur. si le rôle de Richard n'a voulu tout. les délices il est certain d'une vie insou- III avait. Quel que soit le l'ait inspirée. vegarder d'une tutelle Mais et qu'il confirma les dispositions dictées par le feu roi pour saule dernier de son sang des dangers rejeton suspecte'. historiens ce règne déploqui ont essayé de réhabiliter rable ont confondu.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE conférer ment ration. dans ce codicille. la veille de sa mort. k sans un pouvoir doute. » Tout révèle de vieillard. soit que cette entrevue solennelle ait touché le cœur du prince ou l'ait éclairé sur ses vrais intérêts. l'erreur d'un esprit une sagesse de vieillard peu propre sont déjà loin de lui. autant « l'anxiélr l'habi- le jeu dans cependant. voir. Philippe sitions testamentaires limité son pouvoir. l'édit de 1714 avec les précautions conservation motif prescrites par l'aïeul prévoyant pour la de son légitime héritier. et souffrante. de sagacité que de prn- par à calculer . Leuiouley d'une âme intègre tude des du pouvoir. entretien. M. trop légèrede sa sagesse et de sa modé- de ce retour de que touché inespéré en usa pour faire annuler les dispol'opinion. en effet. de ce pouvoir et affecta et pour objet l'éducation Étonné l'a beaucoup et les On trop loué de cette discrétion. que faussé tenté 1. à dessein. soit que déjà sa tiède affection sager ce qu'il ciante respecta à lui succéder lui fît envipour le fils destiné avec indifférence un événement qui aurait troublé prisait avant et voluptueuse.

on ne pouvait le priver du droit d'opter. dont le droit primait le sien. préservatif La dépravation le duc d'Orléans et la déqu'affichait fiance prescrit générale dont il était l'objet lui auraient donc plus de circonspection qu'à un autre.prince sonnelle pour but de garantir et non de consacrer à recueillir une la séparation des l'incapacité perautre succession. qu'il n'ait assez ouvertement convoité le trône d'Espagne et conspiré pour en exclure le petit-fils de Louis XIV. du. réservée pour recouvrer du 3 février car le traité 1701 patentes par lettres d'Utrecht avait deux royaumes. Les ducs ment déclaré. Celto menace protégeait beaucoup mieux la tête de son pupille insouciance Son amque sa prétendue pour l'autorité. Il eût suffi. n'avaient de Bourbon donc et de pas besoin. tissait lui-même contre un compétiteur plus redoutable. Ses amis i. en effet. le lui comme avaient le supformelle- Saint-Simon . à cet héritier présomptif de Louis XIV d'abdiquer la couronne d'Espagne sa qualité de prince français. promis le succès. bition n'était pas si négative.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE l'ambition presser. en ce qu'il eût ravivé tous les droits de Philippe V. devant lesquels se seraient les amis mêmes prosternés du régent 1. s'il avait Le prince mineur le garanconçu une coupable pensée. et qui eût immédiatement saisi le pouvoir aux acclamations de la France. pour laquelle Voilà le véritable des jours de Louis XV. il n'avait aucun intérêt à se car sa précipitation en eût évidemment comde Investi. pour de longues il y avait plus de chances l'autorité à attendre suprême. de la fortune ou de l'occasion. du régent. années. une soluqu'à brusquer tion par un attentat encore plus hasardeux qu'odieux.

au profit de ses maritime de la péninsule. qu'il moins sacrifia tant cause son l'intérêt alliance Stuarts. pusillanime une lutte violente se serait nécessaiduc du Maine. de la puissance Il se montra si jaloux de son autorité. de Louis XIV comme le testament à lui de lui faire un affroiit. à son avènement. eût été naturello- . Il eût encore des'affaires et le goût des plaisirs au roi d'Espagne des tracassesongé à susciter son attention ries et des embarras qui détournassent C'est à cette préoccupation des affaires de France. qu'au premier ses membres pas ceux mêmes qui. et le parlement. de sa nais- et l'abaissement. S'il n'avait pas eu l'ambition à son royal le dégoût moins pressé pupille d'inspirer faciles. rement arbitre élevée suprême entre les compétiteurs. en face d'un pouvoir inauguré et de ses dilapidations par lui et décrié par le scandale du Sans l'irrésolution de ses débauches. des deux partis.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pose officieusement les droits opposer de régner. des et l'honneur avec même l'Angleterre du pays. en cimende la par l'abandon envisager pour le déterminer le duc de Saint-Simon. les plus favorables signe d'exiler de résistance du il ne craignit parlement les plus recommandables et s'étaient montrés Il faut qu'il ait eu de son temps et un grand dédain des moeurs frivoles de la corruption. autrefois si fronsilence et la docilité deur et si indiscipliné. des intérêts et de la défense une énigme Ce sera toujours que le inexplicable de ce parlement. alliés. il se fût sance. dans le pouvoir une grande confiance au moment même pour avoir osé braver la magistrature où la cause les des légitimés princes brûlantes des devoirs venait de soulever de la souveraineté questions des peuples. comme d'Aguesseau.

puisqu'elle honteux traités de la Régence. que le triomdes plus de la tribune phe do la loquacité . Il est donc regrettable pouvaient aurait prévenu les qu'on ne l'ait pas tentée. Loin de nous parlementaires esprits et rendu Les luttes la pensée d'applaudir a ces parades a égaré les meilleurs dont l'engouement l'administration ne seront avocassière. et de prudence d'opportunité qui la rendre salutaire. Peut-être cette réforme ne se fût-elle pas opérée Mais elle se présentait dans sans effort et sans trouble. d'Orléans horer son lui-même droit avait 'un intérêt évident à corronatiodu concours et de l'assentiment les conditions toute favorable à son autorité. en présence merveilleusement à toutes les s'adaptait pacte solennel difficultés occasion qui devaient plus opportune ger les lois constitutives contre garder le royaume l'autorité transitoire encore de garantie. et ce fils. et cette concession. Jamais surgir ne s'était présentée d'interrode la monarchie.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE ment saisi de la cause ses archives de la royauté. du les dilapidations toutes de d789. publique jamais le marché impossible. nal. Les résisrègne de Louis XV et la Révolution tances ne pouvaient être car le duc dangereuses. Il conservait la déclaration du 24 octobre 1648. Il existaitde ce conflit. dans libre- ment acceptée par la mère de Louis XIV au nom de son des quatre cours souveraines. et de sauve- les périls d'une régence dont à la fois de direction et manquait assez d'éléments aristocratiques entre les abus d'au- pour ériger un pouvoir modérateur de l'esprit de torité et les tentatives toujours populaires faction. faisait disparaître ce que sa situation avait d'équivoque et sa vie passée de condamnable et de suspect.

car ils inspirent aux nations plus de confiance que des l'instinct la rectitude d'une d'institutions Mais enfants nement aphorismes des masses de leur d'une se prend jugement. Mais il ne s'ensuit pas que l'art de régner n'ait pas besoin de règles et que des ou des phares ne lui soient pas utiles pour se guides Des esprits diriger au milieu des écueils. interprétée mobiles. sont plus aisément comprises que si savamment invoquées les lois écrites. tels que Louis XIV et Napoléon. cl ses propres résolutions ne sont duisent infaillibles tant qu'elles -n'ont pas été pas réputées adoptées par la conscience droit et du devoir. Les traditions généralement constitutions. par les gou- loi diversement toujours il n'en est pas ainsi sous les rois faibles on et comme le droit d'être gouvernés avec discer- ne se prescrit il réagit pas pour les peuples. discutées et et plus Nos dix prouvent qu'il n'y a rien de moins respecté vernements et par les peuples. et pesées à la balance du ne tient donc . on avec d'autant plus de force qu'il a été plus comprimé s'est plus longtemps contenu.LES RUNES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cyniques tiques. infaillibilité d'une que douteuse. et foi plus vive dans dans le sens littéral ou dans la garantie formulées. exceptionnels. Le sommeil du souverain aux actes qui se propas lieu de sanction en son nom. bien impripeuvent mer impunément à leur volonté l'autorité personnelle de la loi. sincère et l'exclusion corruptions freins Mais il y a d'autres des actes du pouvoir capacités et un contrôle des praplus théâ- que cette critique et les formes dans les jours les plus trale adoptées été moins suspectes de la monarchie auraient glorieux et plus efficaces.

la juridiction de la morale et de Il importe donc à la' royauté. et jamais le si absolu ne qu'on le suppose.DÉCADENCE DE LA' MONARCHIE Ce l'absence toujours. La ferme adminis- l'autorité où le bon sens public transitoire. . avertisse même. de bien constituer de sorte qu'il fonctionne de luitout gouvernement. autant par dénaturaient à cette lacune de notre était constituque la régence l'enchaînement à pourappelée des circonstances qui son propre intérêt. spéciale existe quelque parlements. en était à et de la politique. sans entre le duc à prononcer arbitralement s'y être attendu. autant qu'au ce rouage de indispensable pays. quand il s'exerce aveuglément que le pouvoir lui-même. rare et peutPar une circonstance mais se trouvait être sans exemple. vention tration conciliante de Louis mais XIV décisive. de sa charge les prérogatives d'Orléans revendiquant T. arrogé sans Ils sont tombés dans la même erreur en régler l'usage. supplée à l'inexpérience et sauvegarde le pouvoir qui se fourvoie l'incapacité d'un Charles mentale VI. despotisme décline ostensiblement la raison. 13 :i de la justice ce point précis. La que dans transition du règne le plus viril et le plus brusque fécond à une longue et chancelante le règne minorité. à tous les besoins gavait pourvu La civilisation. 1. Si les parlements ont abusé c'est qu'ils se l'étaient de contrôle. et les dangers d'une sucprécaire d'une tutelle suspecte tout autorisait et sollicitait une intercession litigieuse. Ju droit C'est précisément tion monarchique voir. et régulière dans il faut lui-même. des minorités. part. ne sépare pas ses vœux d'amélioration des idées d'ordre et de subordination. le parlement appelé. contrôle d'une s'exerçait institution qu'il par les en effet. et s'isole de tout contrôle.

et la nation anormale contre les évenet les conséquences et suspect. de sauvegarder tualités d'une d'un avènement le trône situation insolite. un caractère déter- diffi- effet. Ce droit litigieux Il faisait partie n'avait jamais été contesté. déplorable et politique. loin la valeur. C'était de plus primitifs. elle se fait d'elle-même. de-voie plus clairement honorablement des embarras qui indiquée pour à la fois du testament du monarcomplexe surgissaient de la plus d'un prince précédé que. comme fort du testament à la situation pour imprimer un poids irrésistible. sortir de l'épuisement du Trésor et du' renommée. Le règne de de la monarchie liénables ce prince avait laisser prescrire. avait allait en au-devant de toutes les du feu roi. il en avait rehaussé mais. miné et à l'autorité parlementaire du 24 octobre la déclaration 1648. la honte de la raison et contre l'intérêt à la prési manifestement 'A cette époque signalée voyance des hommes d'État. de contrôle comme aildans les Gaules. des peuples. par tous les législateurs des titres inaun devoir pour le parlement. Enfin. révision bien pu y suppléer. De des partis choc imminent religieux De s'enquérir des moyens en somme? quoi s'agissait-il. dépositaire de Louis XIV.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et le duc du Maine. des franchises importées leurs. dont elle ne s'était jamais cultés. la France se fût prêtée . dessaisie. La tions idées. de les enfin fondamentales et le rajeunissement sont une conséquence ne s'opère pas et dans la mesure des instituinévitable dans de des l'intérêt la marche des générations Quand la réforme et de la transformation de la raison d'autorité du principe à mais à la ruine du pouvoir. de l'avènement Il n'y pas.

sion. L'esprit peut-être trop exclusif sans magistrature d'une nitive eût été pairie tempéré par la constitution l'élément dont subsistait défiencore effort à une et du clergé et la rédans les ordres de la noblesse des dépenses ainsi que l'assiette de l'impôt gularisation bien trouvées de la judicieuse se seraient appréciation et du sévère examen eux-mêmes de des contribuables leurs délégué*. et donné Peut-être à celui-là n'eût-il d'un les plus de sécupas songé h abbé Dubois.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE la organisation sage. l'égalité qui lui a été attribuée de la liberté de tous. Il est donc probable que si la charte du au commencement royaume avait été octroyée elle aurait été plus complète. il n'avait nationale. comme dans une position l'ombrage. plus à'' s'indu testament de Louis XIV. Le besoin que le prince et le parlement l'un de l'autre celui-ci dans les limites aurait contenu d'une sage modération rité et d'indépendance. Toutes contenus ces dans les limites de leur miset toutes ces garanties. qui faisait partie de notre droit publie. précautions a fait tant de bruit. s'y serait réfugié son droit et simplifiait sa situation. . puisque. mieux comprise controversée. et moins bien loin d'en concevoir de lui-même. dans laquelle son initiative et la prépondérance royauté eût conservé et la pour la sécurité. Le régent du siècle. ni des restrictions à l'Angleterre pour s'assurer contre l'Esà gagner à la cause dans cette quiéter à s'inféoder avaient t pagne. Il qui consolidait avait identifié tout transaction. filouteries du prostituer son pouvoir au savoir-faire ni à compromettre sou nom' dans système. étaient dont la Révolution contenues dans l'acte de 1648.

la plus fut la légitimation loin d'avoir cependant. de faire douter de sa dangereux que de sa justice. par concessions. librement choisi i et à rester. l'avons à propos. elles ne sont ni dépassées est rare exagère Nous Louis et arrivent qu'elles et'les dénature. s'il reste qu'il se réserve celui. et c'est ce qui les reprochée adultérins. L'art de goupour elle un avertissement verner consiste à ne jamais céder que par conviction. donc las dédaigner ne seront pas lorsqu'elles pourra ou un appui. le consolide et sans réticence libre dans la sphère d'activité abandonne spontanément ou le fortifie. Toute voudrait donner aux franchises bonté dées doit extension abusive volontairement qu'on concé- donc être réprimée d'une manière exemplaire. l'arbitre les dissidences et le protecteur de tous les de toutes Il est moins intérêts. autorisait à signaler. qui procède Jamais les représentations se fait mépriser. ont été bien définies dont les attributions ront la limite L'autorité qui fait sa force et sa sûreté. sures amères Le tort le plus irré- . Ce n'est pas non plus ce qui -a provoqué de ses détracteurs. à dit. à la France salutaires de son règne. et abdique d'un ne corps franchi- au contraire. dans tous les cas. MONARCHIE FRANCISE la plus heureuse Mais la conséquence de la réforme des États généraux.LES BMNES DE LA. Mais il prises. sont instituées avec opportunité et bien comLorsqu'elles ni enfreintes. eût été de suppléer à l'intervention de 1789 impossible et de rendre la Révolution et sans Ce que le pouvoir prétexte. ses institutions XIV faute grande de ses enfants amené elle aurait les qu'elle plus rieux conséquences pu en avoir de les plus glol'occasion de l'avenir de son que les actes car elle a fait naître et d'assurer compléter les cenpeuple.

partage la haine aveugle des et. qui. Si avaient doté celui-ci ont lieu à quelques abus. commune à tous les sec- sujet d'accusation les richesses dont les fidèles de tout ce qui apôtres contre le clergé romain. celui qui a laissé dans les âmes ulcérées d'une partie de c'est son intoléses sujets un ressentiment implacable. compte et persécuteurs. est encore plus suspecte depuis qu'elle s'impose gération et dans sa persévérance un enseignement. et l'école un peu de la liberté qui lui a été ° lorsqu'elle avec aspire à la domiPontife donc dévoyés le Souverain inconséquence ils font un mérite à leurs de l'Église universelle. et partiale passionnée. injuste dans son exadans son objet. quelques anglican. le culte intolérants princes le fanatisme ana- . L'intolérance comme dogmatique la pratique habituelle de ceux-là du libre examen. exclusive dans son principe. était un donné une Louis XIV mêmes se sont infail- Mais il est peu philoprésentes. Ce grief efface. silence à ses adversaires. de la réforme. missible. verse encore des torrents Cette diffamation et le souvenir de fiel sur de ses rigueurs sa mémoire. rance religieuse. aux yeux des partisans et les merveilles de civilisation dont il fut les bienfaits le prodigue dispensateur. ceux qui l'en ont dépouillé en ont-ils fait un saint usage? et les mœurs de Luther font-elles plus d'honneur à ses doctrines que l'insatiable avarice d'Henri VIII? Si la foi catholique. sophiqué nation. c'est la révocation de l'édit de Nantes.'avec taires. à la faveur de la doctrine du -passé et les oracles faits les juges inexorables est devenue libles des générations d'imposer abuse protestante donnée par la Révolution.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE des historiens au jugement du xixe siècle.

grand ont beaucoup illogiques plus d'indulgence que pour le et cette préde son choix pas sans une Mm0 de de sa jeunesse désenchantée la compagne si co n'est pieux retour de sa vieillesse vention n'a pas plus épargné que lui-même. Si le titre de Majesté à sa manqua même parmi les plus grands. Dans un cœur comme le sien. la conviction ne comportait d'un esprit cère. tère. au contraire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE* le calvinisme schisme elle baptiste. il se croyait à faire observer les préceptes de la religion.. Cependant. fortune. condamné ment l. elle. ont mérité Tous sion celui que son royal époux lui avait octroyé deux cherchèrent dans la dévotion une diver- le Grand que et l'ascen- des grandeurs terrestres et aux soucis de de son sexe. et il ne pouvait. au prix femme. n'acheta le titre de favorite pas. germanique russe. peu de monarques. . secrète d'ambition pensée qu'elle supplanta on doit au moins le reconnaître elle Montespan. excuser dans autrui en lui-même. avec la loyauté. lice? `? Les les outragé plus ouvertement du l'humanité et la jusjusque diffamateurs* dans leurs pour anathèmes. au vide ni les hésitations du doute Il se fit dévot parce timide. avec la ferveur et les faiblesses l'âge mais avec la hauteur de son caraclui. Votre Solidité. comme cette dernière. Louis de ses devoirs Il est beau et de sa dignité d'épouse un prince tel . la liberté de conscience.d'avoir captivé de de l'esprit par les séductions dant de la raison. ont-ils eu qui tous attestent et de pitié ? N'ont-ils plus de modération pas. obligé ni l'indulgence qu'il était since qu'il eût plus étroite- Roi. amours adultères roi.

Ce fut assurément un scandale immense avec pucette que . blasé sur les hargneux. l'extirpation comme une expiation. parées mêmes atours. s'était pris pompes royales et les hommages d'un goût plus vif pour la parole fervente des prédicateurs et les graves solennités du sanctuaire on vit un prosélytisme bientôt tous les courtisans. et de pratiques aspirations ascétiques. les jours d'abstinence observer les austérités du cloître à toutes les frivoCe fut à qui affecterait le plus de pieuses Les plus licenaux raffinements et associer lités mondaines. de l'Église des pratiques et un indirecte mitigé. rer leurs vertus comme peut n'avoir pas été mais il fut pur d'intention du devoir. Les rois sont toujours prêts à exagéà flatter leurs vices. 11 n'est donc pas invraisemblable son antipathie n'était qu'une contre censure protestantisme avoir qu'après de la pénide l'hérésie alarmée aux austérités plié sa conscience on lui ait fait envisager tence. la vie extérieure finit par révolter la conscience blique. Louis XIV. et les femmes des couraient. exempt d'orgueil et inspiré par le sentiment d'imitateurs entourés serviles. se presser à la porte des églises.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE et ce sentiment suffit à expliquer dont le puritanisme Port-Royal.Ils se à aigrir l'humeur du nouveau converti contre plurent d'ailleurs des résistances qu'ils provoquaient par des De là une persécution sourde et exigences tracassières. du sermon à l'Opéra. de sa cour. Ce zèle pour la cause de Dieu et d'erreur. On commença par rire de cette profanation affichant la frivolité d'une mode Mais le contraste de la vie réelle fugitive. jeunes et vieux. cieux mêlaient des formules dévotes de la débauche.

pas généreux des franchises consation des torts de quelques-uns. les saturnales et grâce à elle on du Palais-Royal. il n'y commenne manie que susciter. jours tous les réformés On ne fit donc politique. avènement de son que l'édit de Nantes et scellé. qu'on n'aurait et l'on amenés à transiger. enveloppant de son diaphane est porté les splendides turpitudes à croire favorisa qu'elle de Versailles. les anathèmes de l'Église avaient été impuisOù sants. licisme. que pouvait. que sorte. des inquisitions est bien fini. Si Louis XIV eût été imbu crées par la prescription. ou des confessions d'Augsbourg . Le -petit-fils le jansénisme IV d'Henri Il fut n'aurait avait pas dû oublier. en expiade retirer à tous les dissidents.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE affectation voile l'on moins d'hypocrisie railleuse. le bras séculier? aurait On a touproscrit l'impossible. impar cette persécution de haine contre le cathocoml'esprit de secte au moment où à so calmer et où les rapports mençait diplomatiques du ne faisaient et commerciaux plus aucune distinction rit grec ou romain. une recrudescence mémo pas anéanti la Réforme. impie. signalé son tardif l'acte solennel disait-on. les courtisans comme on assouplit pas les consciences où deux cultes et deux communions ont que partout été a pas plus d'exclusion et qu'à tort ou à raison le règne que de fusion possible. des maximes de tolérance universelle qui il aurait compris qu'on çaient à se répandre. tort de tenter en effet. en quelIl n'était abjuration. puis bientôt comme une réaction facile d'envenimer les ressentiégalement soulevés les rigueurs exercées ments qu'avaient contre et la Réforme. déguisées une immoralité comme moins put les faire envisager y inoffensive.

l'êcliafimd. nisme du puritanisme écossais faites ou du presbytéria- à l'esprit qui a prévalu au xvme siècle et aux opinions que le fait a justifiées. descente Déjà le jeune monarque les dispositions parce que des trop avait été forcé de restreindre de l'édit de Nantes. sous le voile de la propagande religieuse. Ces relations plus fréquentes longtemps correspondances de l'Allemagne devinrent et plus dangereuses à la cour. contre le fils de conjurations. auquel ils n'ont jamais pardonné cérité. ouvertement des L'admission dans ces conciliabules occulcoreligionnaires étrangers tes en fit autant Leur complicité Normandie aux flottes la Hollande. avec les sodont de foyers d'intrigues faillit même livrer combinées un prince et d'insurrection. justice aux convictions les protesOn ne peut oublier avec quelle opiniâtreté contre la maison de France. en faveur . L'impitoyable répression que de Richelieu leur infligea le cardinal pas les n'empêcha ourdies de longue main. de sa conversion. cachaient qui. et ils n'usèrent assurée par l'édit de Nantes que pour transformer leurs prêches en assemblées véritables clubs où se professaient séditieuses. Ce seigneur. la Bretagne et la de l'Angleterre et de de Rohan avait préparé la généreuses suspectes ciétés secrètes avaient été interceptées. des menées hostiles au trône héréditaire. il reste encore à que la raison politique. la révolte et la trahison.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE de Genève. tants ont conspiré avant et anglican. expia lorsque son crime sur 1. Mais ces concessions la sinaprès Henri IV. de la tolérance Louis XIII. plus peut-être de la politique les mobiles de Louis XIV et à apprécier rendre d'un autre âge.

au nom Certes. les actions criminelles elle accordait. ment modérée car si elle confondait. raison. de tous les dissidents Celle d'exiger de foi explicite être vexatoire pouvait une dans profession la forme. dence en les induisant encore comptait à la sainteté des serments. elles sont l'édit. et ses reproches aux cardinaux de Rohan et de Bissy atténuent. administration de Richelieu et un parlementaire de sacrifice aux de l'inexorable écho de la dernier à ses derLigue. bien moins les conséquences de l'ordonnance royale de l'intervention que l'effet inévitable dans les questions une sorte politiques. à avec la liberté de conscience.-ni la guerre des Cévennes au massacre des Irlandais. Les regrets exprimés par le monarque niérs moments. analogues. s'ils ne rachètent pas des dont tant de rois et de chefs de secte se sont rigueurs fait un mérite dans des situations n'oserait personne comparer à celle d'Henri VIII et de sa fille Élisabeth. on croyait et la loyauté du roi de Quant aux violences qui ont suivi la révocation aux dragonnades et aux confiscations. un souvenir préventions populaires. et moins encore aux égorgements plus récents pratiqués de la philosophie et de l'humanité. aux vrais coupables. ne pour la cause des plus la peine de dissimuler prenaient toutes les mesures nécessaires alliés autorisaient à la sureté de l'État. tort. la cruauté de Louis XIV de la . et manquait au parjure. mais elle était licite dans le fond et certainedans son objet. sur la parole de ses sujets une sorte d'amnistie de pruévidemment Mais alors infidèles.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le malheur contre de nos armes des communications des voies plus larges aux luthériens gouvernements ligués ouvrit et les vœux que les calvinistes la France. par sa généralité.

c'est qu'en dehors des précautions prescrites par la d'une secte ennemie des prudence contre les entreprises lois et des croyances du pays. rien de plus. de la Réforme sous la protection du placé les sectateurs droit des gens. aux yeux de tout homme d'État sans préjugés. un dissolvant de la comme elle l'avait été de la société chrénationalité. en effet. de ce que sa sévérité envers les protestants a de contraire à l'indifférence de notre siècle en matière de religion. par la sûreté du trône et la saine polide la Réforme l'a d'ailleurs le progrès rendue tique On a bientôt inefficace. Avant . soudre. et par suite. Mais ce n'est d'une devrait que l'histoire impartiale pas avec cette légèreté d'un parti évidemadmettre les jugements passionnés sur un tel prince car enfin toutes ses ment rebelle d'un caractère de grandeur et actions sont empreintes ni dans la de justice. des dévoyés de l'Église. ils étaient. l'accuse et le triomphe sans aujourd'hui intéressée opposition contradiction. tienne.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE fait de condamner une répression comet les mœurs d'une mandée peut-être par les convictions autre époque. sinon des déserteurs et des catholique. parable du sentiment le temps et les traités . et il ne s'en départit jamais. au sein d'une nation des étrangers. C'est pourquoi il a imprimé à l'accomplissement de cette tâche laborieuse une inflexibilité insédu devoir. teur-né des institutions fondamentales il a dû voir dans l'hérésie de Luther En roi conservade la monarchie. c'était pour lui un cas de conscience de mettre un terme aux divisions qui faisaient de ses sujets deux peuples ennemis. ni dans les austévigueur de son jeune gouvernement Une considération l'abdevrait rités de sa vieillesse.aient que le nombre.

dans moyen d'en prévenir la conscience la candeur le. un droit acquis. inconséquence gouvernement n'ont excellence. Ce n'était d'un ni une innovation a pu croire. ce n'est c'est les vicissitudes et partagé en aucune façon un fait ni une pensée indigne souffrir dans ses Etats toutes tyranet con- consciences. Déclarer dominante identifiée à la nationalité.1ES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE au gouvernement de cette préposé fondée sur des subtination. Certes. ont reconnaître étaient été investis toujours de sultan et de chefs des croyants. et les encore l'autocrate de toutes spirituel successeurs d'Henri VIII empereurs et les califes romains tous souverains pondu double sans continuent. il n'aspirait il voulait être pas au sacerdoce le conservateur de la discipline. titre ou consacré les tous les monuments du pays. Louis XIV était l'acte du modèle soulevé se prétend libéral par du genre humain l'indignation qui D'où moins vient donc cette d'un clameur roi cathosignificatif ses censures. d'être les oracles infaillibles Ni cette usurpation du droit divin et de la anglicane. ou suscité contre lique ? loin de prétendre à cet excès de pouvoir. jugeant qu'une dissidence de division dans les familles lités était un sujet perpétuel révoltés. fondé niser stater Les tifes. non le juge du dogme. acception de l'Église d'âge et de sexe. danger des fidèles de ne vouloir grand cœur seule communion seul culte public. une qu'un légalela religion ment avouée. dans l'État. qui à formé les mœurs des générations. Or le prince et de trouble de sa foi. beaucoup . ni cette honteuse liberté de conscience. Le czar est les Russies. que l'unique de son sceptre était de protéger au culte national.

DÉCADENCE DÉ LA MONARCHIE le garant. le courage de les avoir attaqués sa diffusion. faculté d'en professer un autre n'est pas déniée parce au gouvernement et que que le premier préexiste des divers L'obligation lui doit sa protection. à défaut même de tout autre titre.. hypocrite. de la loi n'implique pas la méconnaissans quoi elle ne serait préétablis. répété n'était par tous les échos donc mot qu'un Ce grand mot de tolérance siècle des écoles du dernier d'ordre. étranger Autrement est citoyen par il le celui-ci . La confusion n'est pas la liberté. et de maintenir les institutions leur avéqui ont précédé l'institution surtout venue d'en noment. depuis qu'elle à tous les sectaires d'évocation qu'on désorganisateurs et de Londres. deviné ses ennemis avec franchise. et la neutralité sance des droits une vérité incomplète. de Genève sur l'héritage d'Henri IV. un mensonge sinon une idée fausse. mérite d'avoir ni Les ont perdu le droit de lui faire un apôtres de la tolérance a servi de formule crime de sa défiance. de son protectorat du S'il n'a et n'a calvi- du moins le on ne peut lui contester occultes et les plus dangereux. non l'arbitre de l'unité les difficultés toutes prévu pas de la naturalisation pas tenu assez compte nisme~ légitimé par un édit et anmistié par catholique. Le reconnaître n'est et la pas l'imposer. dans les sociétés c'est d'honorer pouvoirs organisées. La liberté déni de justice. tis par les saintes faudrait admettre celles lois que Les autres ne doivent qu'à que les hommes cultes sont suffisamment garande tout l'hospitalité. des cultes qu'un perpétuel n'est pas violée parce qu'il en est un dont la priorité constituerait le droit d'aînesse. a vus fondre. de maintenir haut avant toutes eux-mêmes.

d'émancipation ou. qui adjugeait à celui qui n'avait des récoltes pas semé. n'est donc pas une loi neutre Quand tions droits l'Église ont réclamé les protestants que l'édit de Nantes apportait civils. comme abjuration de la patrie eUe-memc. contre à l'exercice les restricde leurs au protection. . ticiper besoins protestant. aurait du parle clergé catholique à laquelle et ses n'est pas une largesse. de ce qui appartenait partage le gain la loi la logique révolutionnaire. qui une cette 1. qui vit en famille. spécule les charpartagé de sa naturalisation. ils ont dominante du pays. car une indemnitè sacrés que ceux du pasteur sont tout autrement possède. du droit de tous à une égale gère. pour une nation les pays dépeuplés d'une nationalité la France. et transmet Conclure à autrui. publiques taux ne fût d'aucun culte.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait seul de sa résidence et sans avoir ni justifié ges des contribuables. facilité d'adoption en d'Amérique. La loi athée elle est hostile au droit. aucun dissidentes envers les communions engagefut une pure et leur dotation ment de cette nature. On conçoit les États-Unis comme n'existe pas encore. son héritage. c'est Mais. immédiates de l'édit dans travail la juridiction de de la priviléges sans prévention. libéralité. que le souverain Supposé ses dettes. du mot patrie à la sociala signification ce qui réduirait et des hôpides voitures bilité des auberges. En serait-il bienséant encore qu'il payât de l'Eglise. c'est mettre dans religion aux conséquences en réalité attaqué et les plus anciens Si l'on se reporte. des biens l'État brutalement s'emparant d'entreteavec ostentation avait contracta l'obligation nir ses ministres Il n'existait et de défrayer ses autels.

cependes inconvénients quelque pressentiment en résulter.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE obtenu vaincra fondée de la philanthropie si grande qu'une toute de Louis perturbation l'économie XVI.l'État dait à renverser des pouvoirs sur le concours des limites à une tolérance ce qui supposait légale. sous ce titre Iteclterclte. de Breteuil qui pouvaient chargea M. pas s'engager de légaliser. été ~e ~< Lorsque tion délicate M. civil et religieux. de Rulhière un mémoire de rédiger pour éclairer le gouvernement sur les confusions prévenir concession importante Ce document. ne va pas cepenrayons XIV. les naissances. en effet. à une communion dissidente dont d'exercer le clergé avait tous ses droits civils. avec le contrôle exclusive ? N'était-ce la possession à lui implicitement sa législation. n'entraînait elle pas ses conséMais cette innovation quences commun à l'intérêt nécessaires? à l'exception individuel? au conseil N'était-ce pas et subordonner sacrifier la le droit communauté cette des ministres. de Malesherbes introduisit ques- dant on eut les mesures pouvaient l'esprit les qui dans à plus propres sortir de cette protestante. de on se conten- dans. en les béretirer le privilége immémorial les mariages et les inhumations? nissant. quoiqu'il faire concorder avec la liberté de chaque rit. nul ne songea à l'intervention sacrée du prêtre dans la consauvegarder eût été facile de la sécration de la vie civile. les puissantes de Louis de la proposition. conçu et favorable à la cause dant jusqu'à dissimuler déterminé la résolution Ce mémoire (~ )'ëMoea~oH a. qui avaient raisons tellecauses eH F)'<!Mce. et M.ç publie de No~<M ef <'c<a~ f~o~~o~~ . cette faculté accordée Comment concilier.

fit que répondre au vœu de'tous ses sujets. sceptiques et jansénistes. Une protestation y fut accueillie sous le titre de Mémoire ci lire aM Conseil.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE fait observer l'auteur. projet l'indifférence des. Pénétrée du grand qui avaient armé la prévoyance inspirations roi. fait de bonne taine modifier lc foi. Parmi pièces justificatives plan de république française 20 de 300 pages se trrm uue de Feveque lettre . Ce travail. la polémique il n'eut' pas ministres. plutôt minante. La dans une cerde ou le pouvoir tolérance. et les remontrances ne faillirent de l'enregistrer. encouragé par une co?M~c~eMMM?<?~e//e. convaincu de cette hostiparfaitement des après la mort de Louis XIV. On ne manqua pas d'opposer cet acte souverain à l'édit de Louis XVI. le ment plausibles. contint mais modération. puissante à reprimer et la clémence On était encore lité opiniâtre la justice était imdu roi à désarmer. la régence crut devoir opposer une barrière insurmontable aux envahissements de la réforme par la déclaration de ~724.. royales. qu'en y cédant. Le parlement point pour empêcher tout imbu des doctrines lui-même.La critique 1. hésita à porter cette atteinte aux lois et à la foi du pays. résister. arrêts du' conseil. et ni le roi ni son conseil dodéjà l'opinion ne songèrent à lui du proCependant pour arriver à la réhabilitation il fallait annuler trois ordonnances testantisme. édits et cent soixante-seize quatre criminelles dix jugements motivés sur des menées et une que conjuration permanente. était religieuse. elle faisait ressortir la inévitables de cette mesure portée et les conséquences plus veut généreuse les i" un que prudente et réûéchio de ce volume '. ne monarque.

même se crut obligée d'y reconnaître ~!C~'C. par ses comau dehors. ~M~ avec une sorte d'effroi. et l'admettre national..l. plus pauvre mais dont il ne la dépouille avec elles. cette égalité parti protestant devant la loi qu'il avait obtenue avant que la Révolution lui eût et le budget.DECADENCE DE LA MONARCHIE. 26 novembre t787. il évoqué toutes les autres a trouvé bon d'en sa part au prendre même titre que le clergé ainsi Je disciple exproprié. . qui n'a ni charge d'âmes ni aumônes à réest plus libépandre sur son rare et opulent troupeau. secrets. étrangers ment à l'usure.M~e argumentation puissante On y énumëre. en effet. par l'Assemblée du cierge. protestants. partager des confiscations et de se faire doter de au contrôleur sur le bouleversement d'Agen (r. volume XXXVI. présenté dont des 4" un autre du dauphin pour Louis XV~etc. c'est préluXIV. 3" un mémoire sur les entreprises au roi en 1780. les griefs marchands et de banquiers de cette secte'de cosmopoà la patrie devenus et livrés exclusivelites. par lui. et elle le fera plus impunément l'abolition'de celui de 1724. de le faire core après main amie. le sur un pied d'égalité avec le culte » der à la subversion de l'État. Lui tendre une c'est l'enhardir à la trahison. 1. de Calvin. En prenant sa revanche de l'édit de Louis n'a pas respecté. nemie cette secte comme du implacable n'a cessé les juifs. monarque de désoler On y démontre qu'enet de la monarchie. ralement lui-même traité que l'humble desservant. « Ce qu'elle elle n'a pas discontinué la France enaprès. le paria consolé que. un patriotisme' et un ~~y~? ~~OM- °~ plots au dedans et ses intrigues avait fait avant l'édit de Nantes.'habaniies) général les huguenots menacent le pays. Après avoir livré le pouvoir sectes ennemies de l'Église. ~Mot~es T. peut soulager la misère.

leur et ses satellites. DE LA RÉGENCE. § Il. professeurs la religion du peuple une superbe pitié. à rendre témoignage de son esprit. Les apologies à que lui ont acquise. amitié partiale. et la tion des Mta. vénalité sés et et quand ils ont et de l'agiotage. et de la république les accepter Quand gnaient pour complices. réaction M"" à la de out survécu régent la colère du public contre contre les influences dévotes de du à !a. pour à la révoqui daia prévalu courtisans de ce parti il avait fait pas tant de tort soutien de la féodalité donc de se défier expirante. lesquels à tous les usurpateurs tion. de la démocratie. à ses ministres les miettes de leur daignant jeter table splendide. du régent. envers et contre Le témoignage à la mémoire réhabilitation qui a médit de tout le monde. Le duc de Saint-Simon. le règne ils se sont faits ses du despotisme. il avait avant de se mettre au service la félonie de cette de gentilshommes poignée partagé aïeux et du drapeau déserteurs de la foi de leurs de ont passé de la révolte prince. faveur la légitimade la cour M&intenon réhabilitation a révolutionnaire l'esprit la mémoire de ce prince. la guerre et. vu poindre celui de la ils se sont tous métamQrpho- affectant ou en philosophes. en en pharisiens. .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Louis XIY n'avait dernier à six rois -ses prédécesseurs. tous. le défenseur de ce seigneur tient lieu de caustique de ce prince. s'est fait. et équivoque sur la foi de cette plus d'un historien s'est cru autorisé. de sa bénignité et de sa bravoure'. Nous avons compulsé les nombreux écrits composés à sa louange à lui attribuer tous s'accordent des quadu 1.rds~ de Louis XIV e~ de continue de travailler gouvernement son début.

Utés aimables avec tous et une facilité de mœurs qui. un sur le duc de Saint-Simon. <&? E'c:MC-JtfoM~ de Dubois. ne se ferait aucun scrupule de proait fiter d'un crime Tien de plus. s'alliant les vices. el. Lacretelle vantée d'excuse aux véritables qu'il avait sur l'être pouvoir les têtes les moins cru impunément. appliqué cace et moins On est donc autorisé complot. elles sont toutes de lui. Il est possible qu'ilM et capable de sang-froid été sensible au point d'honneur mais il est beaucoup en face du danger. dans la Ret~e. veiller des soupçons qui n'ont jamais été suffisamment clémence envers eclaircis lui commandaient certains de ne pas Mais s'il jugea prudent odieux des supplices le spectacle toujours il fut moins débonnaire envers politique.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE r. norable de la conspiration de complices sa de sa vie et'le danger de réLes mystères Cellamare. à la capitale donner pour cause les gentilsles vingt dans cette affaire sur l'échafaud et deux cruelle vengeance bonté de cœur tant qui lui servirait odieux.s'il car il punissait. plus avéré qu'il de constance dans ses desseins et de pudeur manquait Ses fautes sont tout ce qu'on connaît dans sa politique. et Lemontey ont renchéri du !< juin 1853. impitoyable. en Espagne hypothétiques n'ont rien d'hoet ses complaisances pour l'Angleterre On s'est trop hâté d'exalter ni de patriotique. Ses intrigues ou négatives. quant à ses vertus prétendues. des admirations à donner & la politique encore des louanges le roi contre de 1717 et des justifications aux intrigues pour le traité d'Espagne. . de Carné.I. permet de douter l'exemple aurait à croire été un peu lointain plus effichefs du eût été ménagements. MM. coupables. trouvait M. hommes bretons des plus cents furent Cette de cette et tardif compromis montèrent considérés bannis.

La clause testamentaire tion ou de clémence. Le guère gouvernement à donner raison de Philippe à tous ceux d'Orléans ne tarda qui s'en étaient inde ses actes fut un démenti dignés ou effrayés.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE délit qui trouvait son excuse dans le mépris du testament de Louis XIV. du peuvie. cupides et de basses corrupsa jeunesse. Chacun il n'eut rien de aux éloges anticipés de ses partisans dans les habitudes de plus pressé que de se replonger de prodigalités débauches. Il n'eut pas qui avaient déshonoré la popularité de son même le mérite facile de justifier de modéraavènement par quelque acte d'abnégation. ce qui aurait pu il répudia donc et répudia uniquement ou plutôt gêner la licence de sa limiter son autorité. que pour en faire un grief au et même s'est-il mis en peine d'adourègne précédent. du feu roi et les en quelque sorte. qui le tions blessait aurait pu être réformée dans personnellement il se contenta de un intérêt législatif ou dynastique de son droit. resta De la succession . Jamais. et une patriotique répulsion pour d'un prince aussi décrié que le duc d'Orl'intronisation il avait suscité lui-même assez' de troubles et léans à peine le royaume de son cousin d'une représaille avait-il le droit de s'offenser justifiée. Ce prince. suffisant. ni généreux. si fanfaron de scandale et d'incrédulité. par la sollicitude et à l'honneur titres de Philippe V à la conservation de d'attentats dans la couronne. qu'il venait de recueillir. On ne l'a pas vu compatir aux souffrances litigieuse on ne s'occupa. ple. ce qui n'était ni à la priorité pourvoir ` ni habile. si peu scrucir le sort des bannis? si hardi contempteur de la puleux dans sa politique. dont morale.

il est vrai. Il vouCes confidences lait seulement en flattant tactique les diminuer uns aux le nombre dépens de ses adversaires. une vie obscure et licencieuse préférant aux soucis C'est. Mo/M~'c/tM de toMt~ JXVF. qu'il monarque avait bien" ou de du se montrer fmpie 11 admit dans et gistrature besoin de l'assistance à la noblesse tôt de toutes et aux courtisans plume. Tant que la vie inconséquences de ce règne du dauphin et du duc de Bourgogne la avait préservé qui explique couronne téans s'était de toute contenté convoitise de jeter le duc d'Orcollatérale. un oeil d'envie sur la suc- t. que le sceptre présence les grands de Louis XIV avait conciliés en les désarmant. cette toutes ambition cauteleuse et les turpitudes et toutes les honteux. Le régent en et les gens de loi. par Lenmntcy. son conseil. . quelques prén'avait pas reculé devant les orgies lats dont l'ambition et quelques à préattentifs du Palais-Royal. Mais cette n'en est pas moins significative elle vulgaire répond à ceux qui ont pris ce prince pour un homme sans ambition.. au contraire. les emplois ces capacités vieux auxquelles le n'avaient prodigué' pas plus de sincérité que était peu soucieux de remettre de dignité.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE sourd aux sollicitations des protestants il aima'mieux que tolérant. sans déférer à Il se jouait au moment comme de la maclergé même où il avait le plus il faisait du parlement. aveugle de la souveraineté. la disgrâce du qu'aurait pu 'amener Mais il s'est servi d'eux. entendre les délivrerait de robe roturières. des autres. leurs conseils. religieux venir la réaction père Le Tellier.

Féneque venait de sanctifier lon et il na craignit romaine. il changea de la France l'attention ses soins à détourner du roi Mais assez pour que sa pensée d'abet à l'occuper d'Espagne Le confident de ses plus diquer ne pût se développer. pas de revêtir la pourpre Telle est la cause secrète de toutes les machinations osa du régent contre l'Espagne. et à user ment habile à servir la politique du crédit qu'il y puisait pour sa propre fortune devenu s'asseoir sur le siége . 'Dubois doué avait aussi fait ses il était d'une preuves méfiance d'une égale rare à son Il promit un dévouement sans bornes. de son élève. n'étant plus séparé du trône de France que de batteries et mit tous par la vie d'un enfant. le complaisant de ses plaisirs secrètes était passions. quels que fussent il importait à leur succès de les abriter sous la d'un titre éminent. aux mains de Philippe V. cession de porter ses vues quand il se vit en position plus haut. avec quelle amertume passer et tout ce qu'il suscita d'intrigues il osa s'en plaindre. et de complots ce jeune prince ou pour en dégoûter Peu s'en fallut qu'il n'y réussit.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE On sait avec quel 'dépit il la vit d'Espagne. et son âme inaccessible et le seul dont Si l'abbé dextérité. mais de ses services il voulut être payé d'avance il fit enson savoir-faire et son tendre que. car en ruses diplomail connaissait son esprit inépuisable au scrupule. audace. pour la lui ar acher. tiques. aussi le seul homme qu'il pût associer une assistance il pût attendre efficace. surtout aux yeux des Espadignité gnols il le fallait assez imposant pour tenir lieu d'illuset de considération tration Ainsi donc il personnelle. effronterie. à ses alarmes. et de l'énigmatique élévation Dubois doublede son étrange se montra précepteur.

ter d'en faire son profit. de se faire ambitieuses. des du prince pour les ressources de la France fut le plus regrettable le traité infâme par faveurs les prostituer. alliée anglais bien il seconda toutes de diriger de la France. encore inspiré au cabinet de Saintde i688 n'avaient James s'était donnait sentant. marile plus à l'Anglais. de Dubois La vénalité cynique servit le ministère ces. nommer premier membre du conministre. d'ombrage Il ne fallut pas beaucoup à l'esprit à la fois d'efforts subtil et positif de Dubois pour montrer au régent dans ce nouvel allié même la chance la plus propre à ncutra- . les secrets les affaires au même de il entra de toutes de la d'État. la puissance après elle. Il excita. du ministère et de de ce toutes cardinal Le monument les intérêts de l'Espagne l'Angleterre Ni l'usurpation de Cromwell ni la révolution France. vint à l'Angleterre time qui. été de ses débauches occultes.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE le conûdent titre de ses sollicitudes tous qu'il l'avait dans plain-pied direction régent leroi. pour la trahir. et président de l'Assemblée du clergé seil de régence enfin des finances sa' cupide disposer pour assouvir dité. lanimité réduction assez une de témérité déclaré pour pour braver hautement- il vendit à lequel et l'honneur de la le pouvoir qui la cause de ses rois et à son dernier généreuse hospitalité repréMais les concessions de la pusildéjà obtenues lui avaient de Mazarin ouvert une voie à la et quand il devina les raisons de la mésintelil put se flalligence des cours de Franco et d'Espagne. s'empara et domina la volonté du au point d'eh obtenir l'exil du maréchal do Vildu duc de Noailles et du chancelier d'Aguesseau. au delà de ses espéranles hostilités qu'il concontre portait.

à l'empire cipation Albéroni fut vaincue par le savoir-faire du cardinal Dudes inbois. ne s'en préoccupaient. arbitrage de cette affranchi repos. se fût agi d'une 1. réversibilité historiques des écrits sur à M" légale. et ses vastes projets pour l'anranchissement rois du continent échouèrent devant une misérable trigue ser qui n'avait pas même pour objet aux négociations les dans les combinaisons de les traver- avait la main dans les affaires de l'Angleterre et le pied sur celles d'Espagne. Les jugements et d'injustice légèreté à sa mort. Cette issue. sans pudeur. à la politique de la France. elle quelque du prince aux gaavantage pour la cassette Aussi vit-on. Dubois payée au cardinal se transmettre. d'État. L'habileté du cardinal . table homme et de ses intrigues. assuré le précieux et paciSque du~ Saint-Siège et ébranlés. à la politique. la pension sans indignation. Le ministre et France la maîtresse du régent affichaient effrontément leur déMais loyal concours gent dont siblement au point et se glorinaient. de l'aron avait payé leur félonie. ostenà la vénalité. comme s'il ont tous le caractère t)e Les plans de ce vériépoque.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE liser point la concurrence dangereuse il induisit le prince convenu. ne tarda pas à s'élargir. Ce l'engagea plus compromettantes. consolidé plus sérieux. quoi qu'on ait dit de sa personne méritaient un examen car ils auraient les trônes. de Philippe V. les plus opposées lui fit la cause des Stuarts et abandonner toute partirépudier de la mer. crets et des intérêts de l'État. Albéroni de Prie. tout le conseil aux corruptions britanà qui trafiquerait des seNi l'autorité ni la justice et peut-être l'avarice trouvait- ouverte do livrer Ji y eut concurrence niques. du complot l'Europe Service le plus grand du cabinet permanent dont l'humanité entière contre son anglais eût été redevable . ges perçus de l'étranger par ses serviteurs.

par eux. anglais. Elle seule peut donner firent ouvertement de i762. en France. il s'est trouvé ou assez intéressé à cette opiniâtre séder années l'empereur de ses sollicitations. fugitives les yeux à l'évidence pour ne pas voir net anglais s'est appliqué à lui susciter ras dès le jour de son avènement. en recrutant sûre pour d'être avertie de l'influence. On sait vertu duquel sont précédé a prise à elle s'est en eut sous le règne affidés dans tous les rangs. que étendue. le droit de se mêler nos affaires et de les subordonner à l'intérêt alliance Et Sous Napoléon même.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE Telle et d'exercer culté fut l'origine souvent patente. toutes les entreprises proposées quelle part la Grande-Bretagne la Révolution de 1789 et dans quelles vues unie à ceux qui la combattaient. en incompréhensible navales qui l'avaient toutes les victoires restées stériles pour la France. de Louis XV. son funeste pour . a contrarier ses efforts s'affranchir de. secrète quelquefois n'a plus cessé que l'Angleterre L'or britannique s'est ouvert tous n'eut bientôt d'autre diffis'est ses de Sa puissance agents. et la corruption le choix de ses la prospérité du elle se tint partout en mesure de commerce français. elle s'est toujours aux procrits de tous les partis. les cabinets. et. comme dans les délibérations diplomatie. les deux nations se ne discontinua pas même lorsque la guerre. des conseils. prode posé de ressaisir. et de celui plus la solution du traité humiliant encore de 1783. un ministre assez pour obaux quant il faudrait fermer que le cabides embartous patro- de la Restauration. lorsqu'elle En tendant une main secourable perdu la direction. dans les secrets de la Cette immixtion les faire échouer.

pourvu qu'elles fussent le libertinage pas de joie sans ivresse. festins n'avaient pas d'attrait Les obscènes. pour flétrir. d'autre part on faisait partout assaut de frivolité ou de débauche enrénce. l'opposition · aux expéditions . la nomination et d'Alger. qu'après que la France et dispersées. Le témoignage de tous les historiens. etc. flottes dans l'Inde et en Amérique et les conquêtes de la Révolution n'ont fait que l'accé. Le choix de FUc d'Etbe. et de de la régence qu'on est la déconsidération du nom français de la monarchie vers sa décadence. les premiers instruments de sa perte. Toute était tenue pudeur et toute bonne foi pour duperie. et le cabinet de Londres ne s'est avisé de s'allier à la cause défendue par les armées européennes. une pour hypocrisie chose ennn ajoute un trait inattendu à cette énumérai. On ne reculait devant auaucune et l'on bassesse.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le secours et prêter nage à ceux ses applaudissements C'est donc au gouvernement eri droit d'attribuer et le premier pas Les succès de nos de ses sympathies qui l'ont renversée. du moins les son genre qui signalèrent conduite des affaires sérieuses les eût humiliées les plus la personne et même dépravations Si d'une règne.. et la religion était le passe-temps mode. lérer par la propagande dont l'Angleterre fut le point de départ. s'accorde sinon indulgents. était abandon- des plus incapables ou à la vénalité des plus cupides. cynique les mœurs Outrager de la jeunesse à la cun sait excès d'aucune ni devant injure. riait même on ne s'offendes satires les part la née à l'insouciance plus sanglantes. les de intentions tout du régent. car les vertus de Louis XVI sont devenues. d'Espagne de Fouché. sans scandale.

elle-même. Palais-Royal Que n'était-on L'opinion publique dans le qu'il entrât et comme signalé le pourvoyeur pas en droit de des harems de celui-ci. immoralités. lorsque d'inceste cardinal. intimité autorisait Prêtre ministre avec athée. indignation que sincère. qu'il comme des calomnies. Lacretelle jeune va beaucoup plus loin. régence était digne Dubois monium. viles? les plus graves et s'il eût trouvé comme qui était l'objet quelque jouissance du respect universel. l'ignominie donnant le nom de yoK~s à ses compagnons de débauémotion ches ? i. effronté. . en honmettre le sacrilége à la mode et la prostitution et croyait réhabiliter en neur.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE tion d'extravagantes de ce tableau. Capefigue et Saint-Simon. M. Il était du orgies du prince. et son plus intime conseiller? en le charpour son favori geant simultanément des fonctions les des plus négociations et. vendu l'élève do figurer en mari faussaire. lorsqu'on la foi du chrétien? tel intrus. de ses contre qu'il ce dernier les imputations odieuses. l'on un devrait éloge c'est croire à peine de lire à la suite inspiré par une de la restrictif et du régent'. Lemontey. dans cette critique et cette apologie. que MM. aux ennemis imbu les avait tous tête ce pandéconcussionnaire son de de la France. repousser déjà maniement l'âme des avait soupçons d'ailleurs dédaignait principes et toutes de avant jugé le précepteur des affaires publiques. et archevêque la qualité de prêtre et lui contestait d'un Comment le patron qualifier lui-même se laissait accuser sans à profaner ce en l'improvisant se plaisait à et d'empoisonnement. le voyait narguer le mépris penser lorqu'on était en l'avouant dont ce vil complaisant poursuivi.

de l'or. des dettes de l'État par une banqueroute et la libération fit que rire de l'habileté aux fripons toujours paraîtront rangs et de toute les époques. Le déplacement de tous simples citoyens de l'agiotage sur l'épargne le triomphe les patrimoines. Si la ni le corrupteur l'étranger des finances des esprits et le désordre servide.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lui ont fait cardinal les amis du nouveau Certes. écossais était du banquier L'invention leurs du régent pour séduire l'imagination obéré du royaume. et pour lui ehance de gain pour le régent. tous les deux. à Mazarin. et tous ses calculs n'aboutissaient qu'à le convaincre des il n'y les impôts? du présent. certains de réparation. dans Or le attendre. ils ne furent l'ouvrage rent l'ambition dont la détestable réet la spéculation que du dernier. Augmenter impossibilités à peine à ses Le pays épuisé sùfnsait fallait pas songer. ne de tous les faite d'ailil lui fallait par les dertrouver que d'en lui permettaient et une patience incompatibles par une sage économie Il répugnait aux lenteurs avec ses goùt:s de dissipation. était pressé duc d'Orléans Que lui importait en effet? il lui fallait des ressources actuelles. mais il ne un chapeau des millions plein de ce qui fut une cause de ruine pour les et crédules. l'avenir. confusion attirait vers lui toutes les natures corrompues putation Il ne vit dans le système de et tous les germes impurs. et les souffrances guerres. Law qu'une de cardinal. à ceux-là seuls qui peuvent ils profitent de jouir. il ne fut du moins ni le stipendié de fut cupide de son auguste élevé. . Si celui-ci en le comparant trop d'honneur et rusé. et aux formes inflexibles d'une administration régulière nières que Louis XIV avait introduites car si ce sont les seuls moyens la comptabilité.

et mit en circulaelle avait aussi un absorba le territoire . et. La difficulté toute favorable fiants pour consistait à l'inventeur à trouver une en turban. et décriée. rie. ceux qu'attire été inondée Révolution tion tout la déception postérité si l'histoire n'était fut prompte et la déconfiture aurait donc dû se tenir pour dans une certaine pas chimériques. Il et de combinaison assez con- et des joueurs être dupes. Cependant la générale avertie. ils avaient le mérite de pas un livre fermé pour tous la soif du gain. de plus ouvert à la corrupce n'eût été qu'un marché ces aventures avec fruit. en 1790. dans l'invention et le prestige de l'inconnu. comme les assignats. et si on se les disputait. et il n'eut Altérer pas été sans danger d'en exiger dales monnaies? c'était une mesure usée. mais aussi la probité d'un juge que le hasard n'y avait donc d'immédiat séduisant que l'appât de ses chances. pas de cours c'était volontairement. inépuisable. fondés sur le produit odieux des enfin ses billets n'avaient connscations. la nation a d'un papier-monnaie au moyen duquel la tout le numéraire de la . semblait répondre se faisant'le de la lotecroupier de la valeur des lots. Aliéner des domaines royaux? mesquine Rétablir les chambres ardentes? c'eût été les déprécier.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE charges. Law y pourvut avec un bonheur de billets de banque hypothéqués inouï. tous les cas. Pour courir flexibilité. n'étaient d'ailleurs limite. Ils n'étaient pas. par la création mais sur un territoire immense.France. Il y avait à la confiance des spéculateurs Les calculs de Law donc quelque fondement et quelque excuse à leurs illusions. Si. forcé. il faut l'intion. du jeu. vantage. d'autant plus réel aux yeux fascinés de la foule cupide que le gouvernement. idéal.

On monnaya de la hausse d'eifets mystérieux qui. durant l'orgie La France de grandes d'autres. et la fortune publi- gage mais matériel dans les biens du clergé et de lanoblesse. ou s'émût d'une si od'. s'il avait fallu en venir à l'escompte. de Law n'étaient Les billets ceux de la Révolution. On's'arrachait chiffres. àson début. quand les trésors fantastiques se furent évanouis et qu'il n'y eut plus rien du Mississipi des conrien dans la hpurse dans les coffres de l'État.euse vexation l'opinion publique cherchât à l'éluder. lo gouvernement débarrassé de ses créanciers et libéré de chantement. des sectateurs fanatiques. mais ment. avec le délire de l'avare des sommes fabuleuses. avec les émissions On les en proportion d'assignats.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ce gage par élargir le décupler le tripler. même. sans que dés bijoux ou des métaux. audace qu'il chez soi de conserver royal. fut par quintuplaient. comme imposés plus de prestige. ses charges. Ils seron eut beau virent quêts mains à beaucoup dont le prix de leurs de liquidations d'acfrauduleuses. de nouvelles pro- honteuses que n'en fut pas affectée. se trouva. aucun soulageéprouva fortunes s'étaient improvisées n'en en plus grand nombre. trouva les carrés de papier en qui simulaient. de l'argenterie. il ne fut jamais scriptions. Puis. centuplaient avec une telle de valeur. n'était que nominal et de spéculations ils finirent néanmoins aux par s'annihiler derniers détenteurs. du pour profiter soir fut au matin. la contagion déborda sur d'or qui palpe des rouleaux les forêts et les châteaux toutes les classes. au point que l'Europe entière n'eût pas suffi à multiplia les solder. exploitée un édit La crédulité défendu. comme par entribuables. mais pas ils eurent L'agiotage. s'étaient .

.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE écroulées. de ce désastre public le célébrèrent Ils redoublèrent une victoire. le dessous des car- tes ou négociaient Les survivants comme pour le compte d'autrui. leurs reçurent inspirations et peu s'en faUutqu'eIlen'étouNat. blématiques jamais manqué sants seigneurs duchesses. malapprise. et. ou de briguer de l'honneur Les filles et des voleurs des parvenus les plus publics les plus affichés et de hauts faire de les pron'ont propriétaire devenir le sien. La langage. ton triompha mêmes grossièreté le cynisme la politesse du vieux remplaça insulta la modestie et le mauvais Les écrivains de cette eux- de la prude urbanité. enjeu. réalisèrent dupes des à propos leur voyaient compères qui. le génie du xvm" siècle. la licence passa les bornes de la pudeur. les blasons on leur vendit et d'impudence. volution. drames marchés de mauvais goût. noms des familles et jusqu'aux déchues. ou les plus de titres féodaux et de particules diffamés se parèrent Plus d'un honorable retentissantes. comme Quelques joueurs mais les autres furent ceux de nos jours. se gentilhomme crut habile de prendre devenu pour gendre le laquais de son château. comme de les noms les plus obscurs nos jours encore. Le culte des honneur ancêtres fut profané et l'antique confrançais spué. Dans cette de fils de ministres empressés et puisou marquises essai précurseur de la Résaturnale. dont elle n'est séparée que par un seul règne. dans les palais et dans les salons érigés génération dans son lisait que que des transformés en en théâtres do publics mauvaises mœurs. de débordements les donjons. des libelles et l'on n'applaudissait obscènes. car on ne germe.

ont débordé sur l'Europe » plus de rois que les idées philosophiques Ce qu'il y a de trop authentique. mais il est difficile de séde celui de l'abbé Dubois. que ce fut innocemment pour inspirer et l'habitude à son royal pupille des voluptés tran- qu'il prit tant de peine le dégoût des affaires quilles.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'enfant croissait quels auspices appelé à le nom de Louis. ami de plaisir et d'un pourvoyeur il n'avait aucune raison de le mettre Le choix même d'un tel et une honte est une révélation de sa pensée négociateuf coupable. et tel fut tout le règne faire revivre de celui auquel le parlement déféra la tutelle du prince et la régence du royaume. Libre au duc de Saint-Simon Voilà sous les plus droites et de prêter à son héros les intentions le cœur le plus généreux. politique fiance acte mité indigne de faiblesse. une cala- pour la France s'il avait besoin d'un de ses débauches. puisque seul il pouvait à troubler S'il fut asavoir intérêt l'Espagne. c'est qu'elles portèà la rent le duc d'Orléans aux actes les plus contraires de Louis Sa conXIV et à sa propre gloire. et toute accusation doit porter sur lui seul. parer le nom du duc d'Orléans et d'admettre des jongleries ministration qu'il soit pur de la honte de sa politique. mais dans un favori un ne fut pas seulement un crime prémédité. à la tête du gouvernement. «Les disposé qualités être détrôné dit un historien orgies de cet Interrègne. enfin. sez jaloux i. CapeNgne de son autorité pour appeler l'Angleterre à . car pour son rëgne. plus à rendre aux grandes que nous témoignage et peutdu régent. du système et de l'immoralité de son adde croire.

Mais y eût-il en induire qu'il méditait naturelle et le vaété porté uniquement par sa légèreté qui pouvaient des chances imprévues gue pressentiment son aide lui ouvrir un accès plus excusable ses dissolutions Il avait au trône. dont la longue et la nullité des orientaux molle oisiveté des sultans rois fainéants. en relâchant tous les avait énervé de la religion liens de la fidélité. Il est juste de règne. téristiques déceptions et de l'honneur. Mais le fils du duc de Bourgogne. RÈGNE DE LOUIS XV. après voudra qu'on § III. qui a préparé de ce la responsabilité peser faire et fomenté la chute de la monarchie a détous les principes que la Révolution corrupteurs dans son germe. intélligence le ciel eût qui était les né avec d'heureuses aurait appliquées fût élevé sous et une qualités au bien public. il n'en serait pas légitime d'avoir dégradé ce trône par ses traités. le découragement seul explique il s'abandonna. qu'il permis formé à la vertu par son . Cela et le dégoût de la vie en avoir tant abusé. contre de pénétration de ce pour s'effrayer dans ses mains. de la perpétuer. auxquels exalte tant Mais qu'on sonnelles.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE le compétiteur on doit qu'il redoutait. assez perses qualités il ne restera jamais que trois souvenirs caracde la Régence les débauches du prince. si les yeux de son et au gouverne- père. et sa banqueroute. une royauté dont il que deviendrait. exemple ment par ses leçons. la et inutile vie rappelle Le monarque. tous les ressorts. couronno d'une héritier orphelin avant de se connaître. sur celui qui l'a pervertie veloppés. les du système et la vénalité du cardinal.

que dans qui le firent excuser voir. empressé les flots du de la royauté. la guerre un calme et une résolution qui ne démenpas le sang dont tact et un discernement tion. à cinq ans. digne. et lui l'enthousiame attiraient penchant grandes populaire. dans son le présage des ses illustres Agnès Sorel dans M"° de Chàteauroux. ému à sa vue. on se plaisait des sentiments et à retrouver une chevaleresques qualités si l'on pouvait pour les femmes. précoce avait foi dans l'enfant issu de de lui prodiguait les témoignages Ses grâces et son urbanité et l'on ne voulut aïeux. livré à toutes les séductions pour guides qu'un précepteur plus enclin à s'en n'ayant avant d'avoir faire un aimer qu'à lui enseigner les devoirs de lui gouverneur de son palais. comme peuple faisant partie de son domaine un troupeau et un réde son sceptre. la force de la porter. taient il sortait. de l'indolence buer en lui un souvenir soupçonner de Charles à lui attriVII. se sentant ordonnait défaillir. ministre d'écrire au maréchal de Noailles « qu'il se . dont tous les efforts gent dépositaire sa jeunesse ou de lui pour objet de dépraver rendre le travail fastidieux et l'exercice du pouvoir ° sans attrait. avaient la France Cependant Louis le Grand. Il ne fallait. que lui montrer le chemin de la gloire pour qu'il y marchât Il porta à avec courage. et dans qui lui tenaient les conseils lieu un d'applicafavorables par Il fut récompensé de ces indices de sa l'alarme universelle à la nouvelle qui répondit maladie et qui le Ht s'écrier avec émotion première « Qu'ai-je en était donc fait pour être tant aimé? Il à son celui qui. de son rang et de son âge.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se trouva. en effet. tous les cœurs. du balcon montrer.

toujours au degré la aux yeux des plus croissante.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE que le prince de Condé avait gagné la bataille de Rocroi cinq jours après la mort de Louis XIÏI » 1 de reporter Il était naturel. laborieuseplus agités par f émission des édits bursaux ment imposés à l'enregistrement. On se faisait donc aisément dres que dérobait prospérité n'atteignit morale que xvm" siècle. Jamais d'aisance atteint de la paix. s'essayaient luxe et à ses jouissances un développement qui atteide la navigation les progrès gnait aux derniers rangs et les produits coloniaux la richesse accessible rendaient au courage à ce point des plus précis vulgaires intelligences marqué pour le triomphe parce qu'elles à donner au on en était et unique. mais illustrée de succéder aux Berwick et aux et rétabli gloire du drapeau France et de la modération émulation nouvelle une par conduite guerre un général digne avait relevé la une de la Villars. avec nonchalance. vers lui le d'ailleurs. comme des biensur des désor- une clairvoyants nation peut-être et d'influence au milieu du de liberté. nécessités la sage modération de la guerre le calme 'et l'activité indulgente savait allier étaient bénies et dont les prodigalités illusion faits. à toutes les classes donimprimée nait un essor inconnu et à la aux arts. du pouvoir l'opinion de son gouvernement. France avait La sage économie du cardinal de Fleury avait ramené et les esprits n'étaient quelque ordre dans les finances. . civilisation protégées charlatanisme étaient et presque toutes lucratives sagement conduites. au commerce sans les spéculations lointaines. souvînt sentiment avec de bien-être sous une dont et de liberté administration dont on jouissait et aux effusion paternelle.

Les échecs gée ne d'une produisaient vaudevilles quelques et de Soubise. dans le présent Il le faut confesser. Belle-Isle mal conçue et mal diricampagne d'autre sensation que d'inspirer sur les maréchaux de Broglie. et bientôt toute la l'exemple leurs entraînée de luxe et bourgeoisie. du plaisir établissent bien plus efficacement que la démocratie. métropole les familles nobles.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE pratique multipliés par l'abus lucides de toute où les capitaux expérimentale. et ne servent qu'à des opérations science les Antilles et raisonnées sur la répandaient les flots de leur fécondité et inappréciable. jalouses de cette concurrence. mobilisaient naient Elles donpatrimoines pour la soutenir. pas encore par le négoce ne se compromettent du crédit. s'y livra avec une insouciance pleine de foi et de confiance dans l'avenir. quel nulle époque imprévoyance. on riait du sérieux et l'on des combattants. tant d'éléments Nùl universelle morgue l'amour les lois excuse frivolité dans de bonheur soin de la chose publique la vie sociale que soit le danger de cette et nul peuple n'a vu réunis et tant de gages de sécurité. et toute sa . par cette émulation de plaisir. Un dédain sans pédantesques'de et de toute prudence si ingénieuse et une valeur mais une dignité si pleine de grâce austères ne savaient pas do toute et de générosité. à celui qui apportait dans la lutte plus applaudissait d'adresse Chacun toute son réservait que de raison. de Au milieu des controverses encore toutes bouleversaient théologiquos qui naguère les têtes. mais une indépendance et un esprit d'égalité sans et sans aigreur. les talents et que les mœurs. des dissipations. que les plus résister à leurs séductions. estime pour le prodigue le plus dissolu.

et que sollicite un feu secret eu le temps de désirer. l'air Le est tiède et pur. inconnues qu'elles semblées dans l'arche avant les grandes tempêtes qui précède semblent se recueillir. use sa vie et sa s'épuisant richesse en vagues projets C'est cette inquiétude avortés. rasle déluge et se préparant. par l'exemple sous le règne à s'élever et autorisés aspirant des grands hommes sortis de l'obscurité de Louis Les uns les autres cherchant le XIV. C'était pleine même par le tions pour les plaisirs qu'on ne po. elle ne sait que faire d'une énergie et. natif d'oisiveté leurs besoins. de prétenToute une inoffensives à la fois moqueuse. qui ne s'était pas embarqué sans quelque . Le vent retient son haleine. Pareille aux travaux au blasé parce qu'il n'a pas prématurément jeune héritier. par des accouplements allaient repeupler. bien leurs mceurs et les plus distinctes par leurs habitudes.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE préoccupation dre.uvait atteinun spectacle enivrant et une contagion de tous les rangs. transparente C'est au moment passager. la promiscuité dès classes et amené. génération sous la lassitude d'un bien-être dû semblait s'affaisser et à la gloire d'un autre âge. aventureuse et ennuyée. que ce mélange lien de galanteries vaniteuses. unis d'attrait. et de voluptueux loisirs. pas plus de distance que d'un sexe On eût dit les espèces les plus disparates à l'autre. entre les conditions. à régénérer les réglons passagers. il n'y eut bientôt. la vague et morne. sans cesse comprimé par des jouissances anticipées. plaisir aussi bas qu'il fallùt descendre. comme pour que les éléments se préparer à la mort. sans aiguillon. toujours sans but et ce besoin alter- et d'agitation les rangs qui ont confondu avant 1789. en aspirations sans ôbjet.

. entre des rives fleuries. d'Aiguillon Dubarry qui de succession rien dans l'ordre peon ne changèrent les plus dans alternativement des maîtresses prises nobles familles et dans les plus basses conditions. renoncer mais aux le règne de Louis sur XV se passa à s'étourdir non qu'on se fit illusion sur sa fallu. parce qu'il profusions se sa part ou tirait son profit. dont chacun se mêlant. Ces étaient les avant-coureurs pourtant lointain prochain et d'un naufrage épou- légères bouleversement du danger. Tout l'imminence réalité. sépare secrètes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE trouble. A l'exemple tous ses jurer les tempêtes. Deux ministères prenait les autres n'étant ce long règne. naviguant sans effroi le bruit harmoécoutaient riant et serein. les flots n'en étaient que nuage. C'est aussi comte et Maului succéda. qu'épisopartagèrent de Fleury et du duc Ce sont ceux du cardinal diques. à l'horizon. pour et aux voluptés eût le prévenir. sans les troudes nymphes de Versailles. assis en face du bassin de Neptune. ment au d'un pied dédaigneux frappe et rit le premier de l'abîme excusable souffle peut-être le pont qui le de ses terreurs molle- Il était de s'abandonner du zéphyr lorsque le navire de l'État à pleines voiles sur une mer tranquille et sans voguait étaient favorables. rempli de M"" de Pompadour Stainville. Le pilote. que le dieu lui-même pour conplus de pouvoir du prince. avait nieux d'un tonnerre concerts aux bler commotions d'un vantable. Tous les présages et si quelécueils. de Choiseul. second que Les fut celui femmes même du en ont celui de et le autant M* les-entr'actes. surgissait pas émus. sous un ciel sujets.

en succédant à l'abbé Dubois. Le sous ses yeux. diriger. dont le vœu pour cette union de famille lui de gagner du temps et de prééLait connu.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE A la majorité titre de régent croyant pas plan qu'on affaires fastidieux la direction lorsque la mort passer s'y conforma du roi. de Louis XIV fit de Bourbon. Le déroger s'était de rendre le travail et les tracé. on au jeune monarque. La à son père. Il fut aisé de persuader ne convenait duc de Bourbon qu'une si jeune princesse d'avoir une qu'on lui supposait pas à la juste impatience au vœu de la France épouse assez formée pour répondre sans retard. . la seconde. le duc d'Orléans son changea ne pour celui de premier ministre. afin d'en garder et persévérance. de se réconcilier avec pour s'y prêter Philippe V. du neveu prématurée aux mains du duc le ministère fidèlement. autant que par reconnaissance. une fiancée de six ans qu'il ferait élever choisissant son crédit. Mais alarmant entourage M"" de Prie ne voulait pas d'un en décida aux projets Mais c'est où l'intrigue exclusive. parente fut donc outrageusement renvoyée pour faire place à la. fut suivi avec exclusive. Elle d'un roi électif banni de son dont on ferait la fortune et qui se laisserait royaume. soin du nouveau tuteur de Louis XV Le premier de son mariage avec l'infante fut la rupture projeté Le régent avait eu deux raisons puissantes d'Espagne. en donnant. des héritiers à la couronne. elle pour au roi comme au autrement. en venir toute combinaison qui pût lui devenir hostile. faute d'appui Encouragé de l'évêque faisait obstacle confiance par ce succès. dont on songea à se débarrasser la présence auprès du roi de ceux qui aspiraient à sa échoua. de Fréjus. la première.

habilement le ministère avec vietfrappé du cardinal de réparateur d'une fiancée nubile/mais préparé combinaison furent courtisanes avait encore besoin s'arrangea sur cette spéculé On a trop loué la sobre administration de ce à celle de Sully ou de Colbert. dans son indolence. fut une disgrâce étourderie règne des Ce coup d'État. au moins de Mazarin que ce qui peut se . une prompte répression étouffait les le- sa modération et son désintéressement de ses devanciers honorablement pas de la dextérité S'il n'eut et de ses suc- le génie de Richelieu. indiscrètes. Il maintint par timidité n'eût du cardinal la politique et quoiqu'il Dubois. Lejeuneroi ceux qui avaient disgraciés. commença Fleury. la fit sans énerdinal. et le résultat de cette nr sur l'aifection immédiate. jeune prince. l'ametd'exciter. par à l'entretenir de vieillard. aucun des vices de ce ministre déloyal. naturelle d'un Il y a des dépenses tellement et des intérêts confirma d'éclairer bition il contribua. attenta et lorsque ses précautions ni du dedans aucun murmure ne suffisaient plaintes Toutefois séparent cesseurs. n'eut-il pas. gueur. tat n'hésite pas à s'obérer Le carpour les sauvegarder. en la comparant dans les finances fut souvent qu'il sut rétablir d'économies les plus obtenues aux et de productives essentielles plus des amédépens la dignité natioque l'épargne qu'un homme d'Ë- impérieux. entrainé gie. à la guerre malgré lui. tous les empiétements Au lieu de son expérience au besoin. il subit et de l'Angleterre. égoïsme ce qu'il ne lui parvînt du dehors aucune alarme.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de quelque On n'avait calculé ni sur la sagacité du prélat prudence. de son élève. L'ordre le produit liorations nale. et la finit sans profit et sans gloire. vieillard.

M"" de Pompadour est le mauvais génie de ce long règne.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE Il y eut de l'opportuprobité. Les saturnales les esprits au mépris de toute réavaient prédisposé forme trop austère ou de toute politique et trop élevée. puisse enfanter pour la honte d'un règne assez corrompu pour les tolérer. fait un gâté. unie à la dépravation la plus effrontée. Encore toutes ces quenouille. quand on voitlesétrangers mimdements et les hautes fonctions dans un État. de la France entreprise contre les alliés les plus naturels et au mépris de ses plus chers intérêts où le seul général qui se distingua était un étranger où le nom i. que n'eut aucun des conde réveiller dans son cœur l'aamour XV. H avait du sang français envahir dans les les comveines. c'est que sa nationalité s'efface et qu'il n'y a plus de patrie. seillers de Louis et pour un ingrat. Maurice de Saxe fait exception. pour ne plus s'en relever. Les sophistes des révolutions ont cela de commun avec les courtisanes. qu'il était plus accessible à toutes sortes de séductions. filles galantes. delà Régence nité dans toute sa conduite. Mais~leplus souvent. dont le plus odieux calcul avait concilier eût peut-ètre été d'autant plus rebelle aux sages conseils. Échappé ne doivent-elles stituée pas être confondues pendant les fléaux qui les remplaça tous versé sur la France avec l'impure provingt années elle a qu'une ignorance de ses mains enfant avec une exacte grossière. Guizot . C'est elle qui décida la guerre de Sept Ans. jours en dehors Les concitoyens de MM. sont touque leurs affections de la règle naturelle. le sceptre tomba en caduques. plutôt séduite qu'ambitieuse. résiexpia avec la touchante son gnation de La Vallière l'autre eut le noble courage. Des sœurs de la maison de Nesle. formées à l'école des mœurs de Versailles. mour de la gloire et de lui rappeler ses devoirs de roi. le caractère du jeune roi. l'une.

source plus féconde la couronne de tristes résultats. abdiqua sa quad'arbitre entre les princes de l'Europe et de lité avouée du droit des gens. mais dans 6tR leur domicile. protectrice Mais que pouvait-on attendre et de Broglie ne sont les Libri et les Rossi 1. d'un peuple cette confiscation bras devant qui avait choisi en naguère sollicitait son roi dans la maison un autre dans et qui de France. à sa perte génie. 3. La Haye. 1741. où en France. Ces tristes campagnes s'effacer pourraient de nos annales sans y laisser de vide. Z~KK-Afae/it'aM)~. du Hanovre. Le prince de Conti. Le pas même un but qui puisse en honorer au profit de grand homme que la France allait détrôner les alliés de celuiennemi trouva parmi leur commun mieux avisés que nous ci des adversaires grâce à lapersévérance l'aide couru et à l'inspiration il nous des Anglais. qui avait chiavel dans sa jeunesse garda et de Russie d'Autriche aussi peu de rancune aux cours qu'à celle de France. le temps même où l'on menaçait achevèrent encore les ministres de Louis XV sa nationalité. de se déconsidérer. Le gouvernement lui.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de Soubise comme ceux est resté affiché de Clermont champs et de Contades aux de Rosbach. plutôt qu'avec épargna le regret d'avoir cond'une courtisane. les sociétés . resta l'arme au français. pas ont d'une administration secrètes. servir la rancune Madu pour le Grand 1 rivale. la rappellent les exactions et celui do Richelieu journée de Creveit. de Frédéric Singulière commenté Ce politique consommé. et. en effet. car elles n'avaient les revers. Pologne. et l'on apprit bientôt quel était le gage de ce rapprochede la eut sa part du démembrement La Prusse ment.

En général. de la et moins siplus gratuit justifiable. Le traité de 1756 fut non aussi sûrs amis honteux. Par lui.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE à qui l'on avait osé demander celui-là dont même Stuarts. en entrant le titre de duc de Choiseul. traité. négocié par l'ambassadeur ce remplacé qui avait signé par celui même au conseil. ce fut toujours contre son avis et par soumission à l'autorité dont il s'était fait l'agent eti'instrumfnt trop souple. et s'il en dévia. qui eut un moment Versailles de célébrité. les plus anciens et les plus France furent laissés à la merci de 1. traité de 1717. Justice est due à ce cardinal dont la carrière passe pour avoir été frivole et le caractère trop flexible. lepacte de famille avait été brisé et l'Espaà l'Angleterre. en échec. trois obtinrent les honneurs n'étaient en effet que disgrâce. gne sacrifiée par la France lui garantissaient l'intérêt et l'honneur l'alliance. Le comte de Stainville prit. Il s'opposa énergiquetuent aux déférences de M" de Pompadour pour les desseins de Marie-Thérèse. ce diplomate porta aux affaires une grande rectitude d'appréciation. à l'aide l'expulsion l'héroïsme du dernier venait des de tenir de quelques Écossais encouragés par toutes les forces de l'Angleterre? Des minisla France. dont les séductions avaient ilatté l'orgueil de la favorite. a mis le comble que la politique du cabinet de à son abaissement. de la couronne de l'abbé cependant. Jamais de capacité Parle réputation ne fut plus mal justifiée. dont même. pour avoir Machault Dubois. et c'est sous ce nom. patriotique osé conserver sentiquelque et d'Argenson résistèrent aux dilapidations Bernis publique approuvé à Vienne Il fut la fortune qui menaçaient d'engloutir rendit sonportefeuille pour n'avoir pas le traité de 1756. à ce point de la politique de Louis XIV tres oublieux et de la dignité les successeurs Parmi d'une ment eux. .

Ceux qui l'avaient désintéressèrent de son contraire lui et de compter'avec ailleurs un appui plus dans leur faiblesse se imploré alliance ceux au trompeuse. lorsque vant. fut aban~e Henri !V. en 1792. de 1756.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ` et le système d'alliances et de d'Allemagne si laborieusement fondé le génie par patronages. Tant que le gouvernement conservait on pouvait dignité et sa prépondérance. d'une politique Elles ne virent s'alarmèrent. relèverait rieure des mais infirmités de son quand on cessa de sur lui. deux siècles le cabinet les principautés du seul monarque dépendance. Aussi vit-on. la garantir. et de Louis XIV. de Richelieu l'empereur donné France l'identité rendaient sans retour. la Suède fit parvenir à Louis des remontrances qui ne firent aucune impression le conseil. les puissances secondaires attachées à la d'idées et de bons offices. tous plus intimes. en l'aggraXV sur et de qui l'arbitrage pouvait. de Vienne. intéressé au maintien de leur inau besoin. que un échange et la culture des belles-lettres de mœurs les jours de la déviation de succès. On doit classer cet événement la diplomatie ont le plus discrédité les. l'Autriche prendre possession de nos places fortes. Les souverains du Nord s'en traité de 1738 vint confirmer. chacun chercha parmi les causes qui et la cour de Versailau dehors croire sa qu'il se inté- administration compter solide. consacrée pas sans a par effroi Toutes par bon droit. réussi à le détourner de son qui avaient droit chemin s'enhardirent à l'attaquer dans son délaissement. au mépris de son union . le 'celui qui depuis longtemps pesait sur s'assurer de la neutralité germaniques. plaignirent.

que dans les bouleversements Au duc de Choiseul seul on doit imputer la destruction de ces gouvernements.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE de famille avec Louis XVI et de ses engagements en- coalisées. pour les ambitions à maintenir les grandes Ils contribuaient puissances isodans la sécurité. trop faibles pour leur résister assez forts lément. ils étaient lance vers celle qui les aurait tout se voit entraîné jourd'hui pour faire pencher eus pour auxiliaires. car. au jour de ses dangers. d'elle et de Bourbons éloigné jusqu'aux d'Espagne Naples. talents. pour les industries. puissances de France abdiqua Ainsi la couronne spontanément celle de garantir la liberté des sa plus noble prérogative. Beaucoup de ces États secondaires ont dans la grande lutte de l'Europe contre la Rédisparu Ils étaient autant d'asiles tutélaires volution. raison de leurs maient même avantages jouissant de leur des grands États. pour les modérées. du centre vers lequel ils gravitaient il natur ellement les a livrés aux convoitises de leurs voisins. d'une si complète si riches sans en avoir en sécurité. de l'affection des grands du monde plus de sujets à la France faiblesse et de l'affluence des étrangers. dans le conflit la baAu- vers les autres potentats qui se disputent l'empire des coups corps intermédiaires pour amortir la violence qu'ils se portent. mais une ceinture C'est lui qui les a détachés plus sûre que ses forteresses. si florissants par leur participation aux les charges. plus de petits théâtres ouverts aux caIl n'y a plus de chances de fortune pacités inquiètes et les révolutions. et qui formoins provocante. . autres nations. C'est à son et d'isolement d'égoïsme système que la France a dû les désaffections ont qui.

ni contre l'avidité des courtisanes qui puisaient à pleines contraire. dut le renom d'un grand qu'il et d'un esprit fort. et sa disgrâce tardive a été déplorée comme une calales affaires mité. la Louisiane. Mais quels sont ses titres à de la postéla reconnaissance du pays et à l'admiration rité ? La compensation des sacrifices en argent et en soldats que son inféodation eût été de tirer parti France. il s'associa. ministre c'est à eux à son qui a porté un si grand dommage de ses contempol'a fait aux applaudissements d'un homme car il a laissé la réputation d'État. Neuve. MM. et lui et tous au du roi. Flatteur des écrivains et des philosophes. la colonisation que des entreprises d'une comme la fondation d'Avignon que des expédients de la Guyane. . rains. Ce Moras sont généraux de leur passage mais non pour dissimuler. TerreLouisbourg l'Inde? et tous les établis° mesquiseconde d'ailleurs nes et mal Genève.leurs pule plus clair des revenus de bliques qui engloutissaient l'État.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Le ministre pays. 1. et de Boulogne inaperçus. de MM. Il passa pour habile parce qu'il traitait et pour hardi parce qu'il était l'ami de avec légèreté. comtat trouva pour leurs conçues. les embarras du Trésor. de Séchelles passèrent de Laverdy. l'invasion du ou l'annexion de la Corse. mais ne sont-ce l'Angleterre qui lui ont livré le cap Breton. tous les novateurs. sements français Il ne favorisa dans 1763 à l'Autriche de la lutte imposa à la contre engagée de 1761 et pas les traités le Canada. et les contrôde son choix n'ont laissé d'autres traces mains dans les coffres les siens. et aux aux dilapidations Plus heureux. Il ne diminuer que les~OM~-MCM/$ qui ont consacré noms Il ne tenta rien contre les sangsues .

et de d'un ruinés par les folles prodigalités insensé. Ventes les sources du revenu futiles. gues que personne sans les comprendre. 'de les professeurs de ces deux du roi. des couvents. Cette compliet le ministre Pompadour cité des écrivains que le blâme ajouta aux dépravations un cynisme dans certaines limites. public eût contenues citer des États i orissants On pourrait inouï jusqu'alors. d'intri- eurent lui-même. à toutes public? d'emplois.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE r est et son ministère temps. et nnit mence moeurs dissolues de son Et les les poëtes cependant des vieux frondeurs se sont constitués à la mode abus les faites et et les philosophes. habituelles ûàtteries de couces ambitions ne dirigeait. subornations sans amour. et Voltaire de distraire de leurs le courage de était réservé aux rois étrangers. du règne de M~° de Pompadour. lisses que les femmes servaient et de scandales misérables cette émulation de calculs et de sans plaisir ces assauts de profusions bruyants tous les jours. toutes les affaires des moindres Cette cohue faveurs. collusion fermes dans trafic d'impôts. et des au parloir du théâtre vestibules annihilé et presque avaient rapetissé la nation française sa diplomatie ce n'était plus ni au roi ni à ses ambassa- . Tout ° morale courtisans au nom des largesses dispensateurs ce que les encyclopédistes. pour la marquise de son choix. et déshonorés amollis par leurs maîgrands princes une mais à quelle autre tresses époque trouve-t-on l'amant et le pouvoir se passant dynastie de prostituées Sous quel règne puisa-t-on royal comme un héritage? les plus les fantaisies avec autant pour d'impunité. qui se livraient. des antichambres du palais au seuil des petites maisons. qui cominséparable avec le sien.

natté de voir l'auguste amicales pour ° régler matrone les intédescenà de ce Louis il avouait.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE deurs rêts l'impératrice que s'adressait avec la France. été aient intrigues qui lui. avisée d'écrire nuation commentée N'est-il seul lui même recueillie et discrètement du ministre. de l'Europe. qui paslui. par l'envoyé que les amis du duc de Choipas. n'était pas XV. corruptrice d'avoir eu le couaurait lieu de féliciter le monarque avait été l'effet si ce changement rage de s'en délivrer. de Vienne.singulier fait ont un mérite d'avoir le règne signalé dont il avait fait d'une autre odalisque amie de sa sœur? Comme si la dernière aux étranger de M" Dubarry. Mais le duc voix la moins prépondérante de Choiseul n'était sait était le serviteur de la favorite. venant adultères les femmes qui que' toutes plus excusable Bien loin de regretter les plus beaux noms profanaient il y du duc de Choiseul. la créature de plus bas. de l'Autriche XV. que de tous les membres était la sienne. d'une régénération et le signal d'une pensée politique l'administration morale. Si la révélation les plus dre aux expressions laissait tout faire sa concubine. les autres cabinets qui inquiétait dans ses lettres sans s'informer jusqu'à on serait peu était sincère. et tout quand elle pas son instrument. pensionné . des mystères diplomatiques s'est surpris d'y trouver la preuve que si Marie-Thérèse c'est sur l'insià M" de Pompadour. Il autorisait dans du moins améliorations plus la gestion dans l'exercice l'espérance des affaires de quelques et d'un peu lutté la plus intime maîtresse de Louis de dignité La gloire d'avoir du pouvoir. de son conseil la en souriant. par elle pour arriver réussissait. les philosophes.

n'était La dissidence pas tant entre les jésuites et les le clergé catholique. qu'entre qui croyait des fidèles. et par les gallicans. par cette alliance le droit de cité et professait sophie. qui n'admettaient de toutes sectes. tout ce qui était hostile à la religion Rapaavec la philotrié. qui protescroyance. jansénistes. le prélude a sur la bulle Unigechose de menaçant pour le culte national. plus la populaconciliation. ses XtV. duc de Choiseul aux yeux des hisd& l'école toriens dissensions relivoltairienne. il s'était ni du régent amis et protecteurs de rapproché des encyclopédistes. gieuses redoublèrent il chercha beaucoup et. Le protestantisme ni des ministres de Louis XV. par qu'avait su prendre Louis aux résistances séditieuses encouragements. éteintes tentions à la tutelle par l'ascendant et les prépara. dominante. son alliance même en était de promesses sympathiques aux mœurs licencieuses. i88 . il raviva leurs préparlements des rois. et ses adcompter sur la docilité pouvoir versaires des billets de toute nuance. qui limitaient son autorité.I.DÉCADENCE DE LA MONARCHIE et banni les jésuites a tenu lieu au les évoques de tout autre mérite. T.Les contre de violence sous son ministère. qui avait conservé il affecta la neutralité. elle était pleine aux doctrines et sceptiques romaine fut donc atta- aucune quée à la fois par les impies. en s'y mêlant. par les réformés taient contre le pape. mais ouvertement l'incrédulité. L'Église le démenti. en quelque sorte. qui ont été de la Révolution. Secondant des rité que l'intervention dans ces controverses. de confession se récriant contre l'exigence et tout autre gage d'orthoIl y avait M!/M~ quelque au fond des discussions n'avait obtenu de tolérance doxie..

Mais cette changement celui du duc de ministère ne fut plus opporL'autorité avait be- de boudoir. les ministrës et le clergé. en furent la justice. respect publique. théologiques questions Les arrêts. contre la magistrature de Jésus. soutenir l'honneur du pouvoir. et Maupeou de rendre à la justice sa pureté primitive le public alors perdit . et quand arune clameur universelle autant que contre la Compagnie L'antique et la confiance dans pour l'autorité lien des sociétés humaines. amenèrent des révélations pos. est glissante. succédant de La Barre. à celles de et une damnations la cause s'éleva do parti. ou provoqués et des mesures honteuses affligeantes iniques. pour l'humanité La sentence Calas toutes riva et blessantes pour la conscience de LaIly-Tollendal. dont le seul résulprofusion fut d'abaisser le parlement. queur sema la division dans toute la France. Plusieurs mal à proprocès intentés à dessein. les coups d'État et les excommunications se croisaient La lutte violente avec une légèreté tat. nétr! par une procédure dour de trairement était le champion chargé interrompue. premier sensiblement et de la diSsmation des juges an altérés. n'était grande révolution qu~une intrigue on s'en aperçut les familiers de M"~ Dubarry bientôt. semblait et du chevalier justifier les déclamations dont ces deux premières conalimentaient l'esprit de La Chalotais. à ceux do M"~ de Pompaétaient seulement substitués arbile duc d'Aiguillon. que et les consciences soin de se retremper d'être éclairées ou rassurées par une direction plus morale.LES RU1KES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de qui occupa si inopportunément la moitié de ce règne frivole et mo. mépris des lois la transition Jamais tun de Choiseul. en définitive.

DÉCADENCE. affecta de venir lui rendre toute l'opposition la cour et braver le roi. redoubla d'audace dans la nation et plus menaçante plus compacte tint lieu de piédestal Cette déception au ministre du fond de sa retraite de Chanteloup. et le peuple. DE LA MONARCHIE toute illusion et toute retenue. profondément dernier lit de justice. La déconsidération les plus sages dans la royauté des combien fut de son à d'impuissance ministres frappait La foi naisons du ministère. et passa entière. et à repousser Il tous ses représentants. Le nouveau parlement que mêmes refusèdes pairs et des courtisans des princes. des ne vit plus que des dilapidations exactions dans les Impots et des prévarications dans les ses décisions Jugements. où disgracié. entre la magistrature et l'admis'engagea ~r nistration ce duel à mort dans lequel elles ont succombé fut si décrié. l'exil. rent d'y siéger. dans les dépenses. persuadé que d'un pouvoir aussi avili ne pouvaient émaner que des actes et se plut à protester contre toutes des agents d'iniquité. il osa fronder Dès lors hommage. peine comprimée par et malgré la solennité la résistance du parlement. . atteinte. toutes deux.

et paternelle de cette éducation facile.CHAPITRE VII PARTICIPATION DU CLERGÉ DU XVIU" GALLICAN SIÈCLE AUX ERREURS La philosophie moderne encourra l'éternelle réprobation de la postérité. elle a su se faire comprendre définir les droits de la créature devant Dieu et aimer ses devoirs. enfin à la lettre tration ennoblir morte par la résignation. lui faire de la sagesse sans murmure et les misères Seule. à la place Que nous a donné le siècle réformateur. les adoucir par que tous endurent les l'espérance. elle a antique. contenir des l'effervescence de l'orgueil. tions qui aient jamais été données La chrétienne avait laissé bien loin derrière elle religion de la philanthropie toutes les traditions païenne et tous les enseignements pu faire accepter reuses de la vie nature. compatir passions et réprimer les révoltes aux douleurs ici-bas. les institutions religieuses prodiguaient. les congrégations savantes et les collé- . simples. abondante que à pou de frais. des deux sexes. de la loi et simplifier suppléer l'adminis- en parlant aux consciences. doulouinséparables de notre des âmes seule. les conditions. déshériter le pour avoir voulu monde des plus saintes et des plus populaires instituaux hommes.

unir par cette fraternité de partage qui conserve justement à celui qui donne le privilège du bienfait?. Où sont-elles? que sont devenus leurs restes avare et tyrande la prévoyance sociale. élève et purifie les aspirations des s'empare et des calculs de soi. aimant l'étude par la modestie. substituera l'école du progrès à cette œuvre incessante de la charité des hôpitaux. réconcilier élans mêmes de la do l'intérêt personles hommes sous la main d'une administration du professeur avancement. répandus enrichi par leurs fondateurs? Qui nous des maîtres le savoir sanctifiant abnégation s'inpour elle-même. aigris par le superflu et tout l'infortune. nique ? Prodige qui consacre aux êtres souffrants. rendra cette sur toute la surface du sol. pas un pauvre sans secours. enseignant et bien stérile devant ce versité paraît bien mesquine zèle ardent et désintéressé qui se contentait d'un de bien Elle qui humilié faire et qu'aurait est bien peu communicative ne s'épanche la promesse la science salaire. chrétienne fiscation des biens par déjà si compromise par la conet la capitalisation de ceux del'Église les formes administratives si sèches rapprocher les coeurs .puissance mystérieuse qui règle et de l'âme. irréfléchie nel pour épurer que l'égoïsme l'amour isole. pas un orphelin sans asile.Que. avec affection? L'Unistruisant par devoir.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN es conventuels défriché. pas une infirmité sans remède. consolations ose prétendre féconde les émotions sensibilité Quelle loi humaine pour ceux qui pleurent! à eette. qu'à l'appât d'un foule de fondations elles ne laispieuses _Jlyavaituno saient pas une misère sans soulagement. des sens. peuplé. légitimer par l'aumône. toutes ses épargnes prête sa force aux faibles et tient en réserve des trésors do inépuisables mobile.

toute divine. cette de campar de! maires des greffes de paix tirés de la poussière jetés au moule des écoles primaires des curés si simple et si magistrature et pourtant si respectée. donnait le sceau divin à tous les actes de l'état besoins. Institution parce une création de la sagesse humaine. de lumières incontestée. efficace. supériorité et sur le caractère tous les instants taire. la plupart . aux coeurs désenchantés et de la méditation ou fatiguées et aux par les pastant d'aucomme de l'étude par le malheur Cette destruction. prévenait coûtait table rien aux contribuables? Autorité et sans modèle. qu'on d'une empreinte ment pour la monnaie gourmées. par la suppression de la vie. sont plus que jamais fécondes dernes elles n'ont plus aucune des conditions qui ont amené le développement des ordres monastiques. si abordable qui poursuffisait à tous les voyait à tout sans vaines formules. de trois souvent se fondait sur des services de sacré de son déposin'est point qu'elle mais une médaille a changée aveuglé- ou quatre cupides demi-capacités et généralement toujours dédaignées. inimitable. sans comparaison à jamais regrettoute pacifique sur une dont l'influence et toute-puissante. gr&J~ en civilisation asiles si chers aux sincères âmes sions. est amèrement regrettable.LES RUt~ES DE LA MONARCHIE FRAKCAISE et si ruineuses. gets d'État par les nécessités enfin de tous les bud1 et de localité? Croirait-on avoir remplacé pagne. amants froissées de provoquer le sourire de l'ique la société a fait un pas rétrodes monastères. Ajoutons. en déceptions. et no tous les différends ou conciliait civil. diotisme au risque progressif. irréparable car les sociétés motres. des juges et des instituteurs normales.

sur un sol divisé entre de se dégrader dans populades mains avales ateliers. lorsqu'il sollicidu souverain tait le concours pontife pour la suppresla fusion ou la réforme sion des couvents do dépeuplés. Les . Il aurait distinction de l'abusif fait quelque et de l'utile. Mais tels no sont pas les procédés Ses chefs sont encore plus impatients de la Révolution. nous avons la bourse et le suicide pour des couvents.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALUCAN plus de raison d'être. dispersées res. veut achc\cr pauvres. crime par un qui croit effacer la trace de son premier second. n'était ne suffit pas pour eux. et sans physionomie. le vrai Seulement patrimoine à en faire plus judicieux ils n'y ont pas songé. en le ~uperuu. confisquaient et il y avait un emploi que de le vendre pour des assupplée à l'absence de 1789 la règle tion de l'excédant ceux dont et régularise. de leurs revenus au soulagement do l'État et de l'Église. Un esprit de réforme moins aveugle reprendre arrachés de se serait arrêté devant la foule de solitaires n'ayant au sein d'un monde devenu pour rentrer étranger pour eux et plus dangereux que l'exil. signats En attendant qu'un impôt spécial des moines les patriotes du peuple. conservé les éléments émondant d'une réleurs couvents paration C'est éventuelle. et. anéantir. le fléau de la mendicité. comme en Angleterre. il en est peu qui puissent racine. ce que projetait Louis XIV. C'est la logique ils veulent do l'assassin. renverser qu'imprévoyants. et l'applicaplus en vigueur. et le beau idéal de l'uniforcompensation mité empreint sans caractère sans sur les fronts déprimés les d'une génération riches. Les confiscations ont multiplié diminuer le nombre des mauvais et les tions.

à la pratique des vertus les et des indigents consumées âmes. malades divin. ces que tous les liens sans distraction. Le vœu les souffrances l'inépuisaet mophysiques librement prononcé par ces faibles femmes d'efucacité et ces austères cénobites avait plus que toutes les rêveries humanitaires et tous les calculs philanthropiques raison humaine d'où vient serait cela? Est-ce habile moins de la que l'orgueil que la foi à triom- de la jeunesse et de la séduction des pher des illusions sens? Et. l'édification l'amour daines partage au soin des de tous. que tant de congrégations sexes pour font vœu de continence se livrer sans C'est d'abnégation.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des indique le nombre le rachitisme vidus augmente. est-ce que la chasteté . le célibat. l'Eglise catholique y avait pourvu Bien avant lence et sans tromperie aux serviteurs en honorant des autels. brisent afin d'en appliquer. aux travaux et à tous les exercices de la charité chrétienne. que aux joies et aux de jeunes néophytes renoncent des deux soucis de la famille. glomérées familles se réduisent à mesure eût Imaginé Malthus de que l'économiste des générations remédier à l'accroissement superposées no suffisent dans les contrées dont les produits pas à sans violes nourrir. et la misère. ble expansion à toutes rales de l'humauité. et le bagne aux populations su procurer sont tout ce qu'aura agle génie de l'égalité. pour se renfermer dans la question posée par si fécpndc de ces les économistes. des affections et n dû monet plus sociales. en le en ouvrant de le sacrifice prescrivant pieux asiles par ment ment tant à la virginité C'est la consécration. et en sanctifiant au soulagepour se dévouer de l'enseignede toutes les misères.

obstinée contre qui Loin ont délivré de là. des couvents. encourageant égoïsme de de la et de à l'insatiable ou se gorgcant anglais. moderne de la Chine. les plaies de la société et tous les sacrifices serait et stérile institution des vestales? a-t-elle l'émancipation à beaucoup gagné et l'industrie qui s'en est ses mécaniques et ses populapour y installer emparée. que son gouvernement lui donne à exploiter. enfants moissonnés des peuples systématiquement avant l'âge adulte. vivifiant conserve les rouages les plus fragiles sans les user. tions souffreteuses. réque le dernier progrès à la civilisation. à cette sublime avoir les États après hommage de la société dont le principe organisation chrétienne. et orgaleur lutte la substance abâtardis sance à rien soutient Mais la religion n'a prouvé que leur impuiscréer sans elle.PARTICIPATION DU CLEMË GALLICAN vierges vouées à lui donner moins méritoire La à panser toutes de l'exemple que la fastueuse France. y a-t-elle apporté plus de vertus. croyances et ce ne sont pas les philosophes nisé les nations modernes. Mieux eût valu peut-être leur et leurs superstitions leur car les laisser ignorance seules ont le pouvoir de civiliser les hommes. enfin. et c'est elle seule encore qui ébranlés rendu par eux. ne serons-nous pas soupçonné d'inconséquence ou de témérité à ses ministres en venant leur reprocher intervention souvent imprudente dans les affaires tom- . et de liberté où l'excédant t qu'au temps plus de bonheur trouvait un refuge dans les cloîtres. du des générations pain au seuil des monastères défrichées par les moines? Il répugne servé par la aboutit ou tolérant l'industriel sueur des à prouver et du travail sur les terres philosophie fatalement aux lois l'infanticide.

si elle qui la vérité pourrait-elle n'avait pas le droit de s'inspirer au sanctuaire même où son enseignement est le premier devoir de ceux qui l'habitent ? Nous voudrions pouvoir rendre au clergé l'autorité légitime dont il a été dépouillé et n'avoir qu'à nous mais il est entouré d'ennemis encombrant y soumettre toutes les issues.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des erreurs du siècle avec les s porelles et la promiscuité doctrines dont ils devaient être les incorruptibles garj ? diens ? qui déroba encore une ce ne sera pas sans douleur et sans parties de cesplaies. français à d'entre eux unissaient appréciables. que la plupart leur autorité pontificale tous les attributs do la souve- . Les luttes acharnées des évoque? sont d'autant moins et bretons allemands. pour signaler les écarts à la déposition de Louis le Débonde sa domination. mais comment les guérir sans les panser? A hésitation. balancée tranquille. le mélange des guerres politide et religieuses et les mœurs encore barbares ou à l'excommunication sûreté d'écouter Nous écarterons le bandeau une grande obscurité sur la distincl'Europe répandent tion des pouvoirs. contribuer Nous ne remonterons pas. mais a il eu dans ce pays à déplorer de il n'est donc pas inutile à sa nombreuses surprises un guide expérimenté et quelquefois capable de lui indiquer un passage où l'attend une emun gué ou un défilé qu'il ignore. des empereurs Henri et et moins encore aux premiers schismes qui ont Frédéric. viles ques et ecclésiastiques. parco que le ciel est calme et . s'adresser avec confiance. des administrations cidivisé la Gaule. à le lui faire éviter 1 l'écueil. hors de danger. La confusion naire.la mer Puisse notre humble sur balise. Il n'est pas buscade.

nous ne pouvons demander qu'à son passé la cause et peut-être l'expliToutefois cation et l'excuse de ses torts récents. cause à l'erreur. bien que pour justipas toujours dans l'Église il fier la foi de la catholicité romaine suffise que celle-ci ait triomphé de tous les obstacles opposés bien qu'elle ait survécu à son établissement. salutaire. écueils et des tempêtes. c'est au clergé contemporain qu'on dans des malheurs une fatale solidarité peut attribuer qui sont les nôtres comme les siens.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN et pacifique intervention La suprême du papo de princes chrétiens. au glaive. de pasdans toutes ces querelles eût été sans doute une teurs et de peuples révoltés. ni refuser à ses adversaires à l'appui de leurs protestations solation de les invoquer contre elle. l'Église n'a pas fondé Les et sans contradictions. incertaines. Cet arbitrage donnerait à la jusinstitution des garanties tice et à la civilisation qu'on demandera raineté. qui se sont succédé ou se sont à toutes les hérésies encore ne peut-on liguées pour l'étouffer. . pas nier la conl'évidence des faits. Mais en attendant toujours vainement que de ce tribunal soit nettement la compétence définie et acceptée. on en est réduit. les hommes comme compulser et exposé les pièces de à donner gain de reflété le pur esprit. orages ont longtemps et elle a flotté durant siècles au milieu des plusieurs douze conciles Dès le premier. Si la vérité n'en est ont immuable et la doctrine infaillible. tant de procès sans solution. furent convoqués des doctrines encore pour formuler se ces assemblées et dans les suivants. Avouons-le donc sans détour sans combats son empire ballotté la barque de saint Pierre.

témoignages de aussi.é. d'Occident de compétitions que pour l'union pour'la que l'histoire près de cent de grand schisme qualifie ans (de 1339 à 1425).à contester gagnerait de se prévaloir de ces faits contre mère tendre et chérie. Les de Pétrarque Clément sonnages. appelle Rome le scandale élection au moins prouve qu'il y avait encore pour les mœurs relâché . indignation introduits cardinaux effréné fices des fondés plus saints peront parlé avec VM et saint Bernard. mondaine avaient des bénédepuis longau puisque. téméraires. de la'persistance et de l'impunité des abus des clercs l'élection des par la perversité la sécularisation des abbés. depuis pape sous le nom de Sildit ~MOM~e. la vérit. pape contre pape. Plusieurs se sont diviopinions condamnées. on trouve jusNovatien.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE multiplièrent pour concilier juger des sées ou réciproquement du conflit suscité par les points de la chrétienté. sur tous le patriarche on a vu s'élever dogme contre dogme. lo souvent sous d'une intrusion l'éclipsé Gaule chrétienne? Tous les seraient les chartes moins contre elle d'abolition quelquefois marâtre passagère. donna mettantes celle dura Que droit lieu La translation à une série foi du Saint-Siège aussi des à Avignon comproet fidèles. vestre Son et la discipline. Gerbert. de la l'histoire et de les griefs récits les procès-verbaux des conciles contiennent une longue suite et plus accablants récusables 'que tous et de Boccace. temps x~ siècle. l'antipape ou élus conqu'au xvO siècle cinquante pontifes déposés curremment. et depuis en 232. prélats et la dissipation le sanctuaire. Indépendamment de Constantinopic. le luxe laïques. mais à la réforme l'Église romaine. tantôt des communions tantôt pour dissidentes. Il.

que autant que le cri de leur dont tous les détails trahissent la tion d'un procès mauvaise foi la plus insigne. Ce sont des cardinaux des régicide aux mains d'Arc aQrontèrent juges de Jeanne qui mirent de la fanatiques le poignard Les Ligue. Un évêque de Liège a cru honorer ses fonctions en acceptant le surnom pastorales Pitié.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN une conscience science des désordres leur cours tombe. Petit ne craignit pas d'absouet c'est dans Il reste des monuments de Jeansans publil'indignation dans l'instrucconscience du nom de Jean dre en face des autels du Dieu de paix l'assassinat du duc d'Orléans et un autre appelé Jean le G~ïa?. car Gerbert publique. apos" Charles VI en personne. les censures du Vatican et méprisèprélats bravèrent ou nièrent le dogme. des docteurs et des des mœurs. Dieu ces paroles }'pcoM?M~)'a les ~e?M/ L'historien à l'abbé de Citcnux. s'écriait roi trophant qu'un 1. ne sont pas d'un prêtre et d'un chrétien précisément de nos guerres historiques civiles et religieuses d'après eux on ne trouve pas une seule maxime révolutionnaire qui n'ait été accréditée ou justifiée par Paris qu'apparut dicateur un' prêtre le premier le clergé de Un préapôtre du régicide. et les paroles dulégatMilon. qui assistait Jean de Montfort au siège de Béziers. et de vertu. dans la dès que le réformateur fut descendu ` > La corruption des doctrines suivit la dépravation et bien avant Luther. d'Innocent Ht . Tuez attribue tout. mais elle atteste qu'il tenta était aussi homme de la réalité et ils reprirent de réprimer. D'autres aburent la discipline sacré pour se mêler aux facsèrent de leur ministère favoriser les révoltes et servir les passions tions politiques.

discret doive les dérober à la censure du monde lorsses décisions les livre au jugement de tous et que leur notoriété son plus grand triomphe n'est pas tant d'avoir vaincu ses adversaires. de son instrument faible et faillible. invariable dans et Irréprochable dans son dogmatiques il serait dangereux d'en conclure qu'un voile ministère. licite les docteurs plus d'une erreur. et que le meurtre commis pour était l'ouvre la gloire de Dieu était un acte méritoire. Quel mérite En proposant la loi chrétienne aux re- l'imperfection effet? c'est l'homme des efforts surnaturels. alors étaient commun richesses les dompter. de toute solidarité que d'être au-dessus dans les faiblesses hommes connaît de ses défenseurs. et comment cela? parce que leurs et leurs loisirs y trouvaient une source plus de barbarie . en et elle le convie à y aurait-il à taire de l'orgueil et de l'égoïsme. et les sophistes de la Révolution n'étaient qui ont mis cette morale en pratique que des plagiaires. et les regarder en face pour Proclamons-le d'ignorance. lorsque ce les ennemis sont précisément qu'il s'agit de combattre? Il faut bien les étudier pour les connaître. sortie victorieuse de ces épreuves. la perfection augélique. plus d'une si l'Église. Plus encore. est restée inébranlable dans sa doctrine.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE que du sang et des larmes du peuple. révolte. et d'iniquités ont dû provoquer T. Un'peu plus n'était vêtu de la Ligue qu'il est enseignaient de tuer un roi. donc bien haut il y eut des temps les clercs et de corruption un peu plus avancés en civilisation que le des laïques. Tant de violences tard. Guillaume fougueux Pépin disait que la royauté du diable. les résistances quel est-il. plus d'une dissidence.

sacrifier devoir. ou l'emportement du que par les subtilités et les railleries des satiriques et des chrorationalisme n'ont été que niqueurs dales trop réels. des cœurs dépravés et des révoltes involontaires parmi les faibles créatures en lutte perpétuelle avec leur qui Mais tères impénétrables intelligence croyance moraux. tous les doutes. toujours prêts à leur intérêt et leur vie au privé à la justice une utopie que les plus habites poliliques est . religieuse et les mysdouble nature obsèdent leur courte vie et leur s'il existe quelque part une avec tous les instincts en harmonie de consoler toutes les misères. à se comprendre et à s'entr'aider? Une résignés. sinon n'a-t-elle de ceux mêmes qui ne sont pas les sympathies pas nés dans son sein? Y eut-il jamais constitution plus et qui enseignât aux plus sincèrement à s'aimer. captive. et decapable de satisfaire.' Que les échos retentissants de scan- pas été irréprochables dans les couvents. association de sociale hommes dévoués et également citoyens animés de l'esprit de charité. n'ont et un stimulant encore plus actif de convoitise et de Avouons-le tous les organes l'intempérance l'injustice par la soif de la vengance de la passion. aura toujours des sectes des car hérésies. il y aura toujours des esprits faux. comment calmer. sociale. en sera-t-elle qui leur survit? La communion catholique moins la réalisation de cette fraternité manifeste universelle de la perfection dont la charité. l'abnégafondamen- tion et l'esprit de famille sont les conditions taies? Il y. ont été plus souvent suscitées de l'Église a pénétré 'et l'hérésie en conclure contre la doctrine peut-on qui les le sentiment moral qui les a vaincus et la foi condamne.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN féconde licence. l'incrédulité.

il nous malheureuses expériences. tus publiques et privées. Ce type de perfection. Il s'irrite des pratiques que la dévotion y superstitieuses et les les altérations ajoute. Les législateurs Rome n'ont pas fait renaître l'âge d'or rêvé par les poëtes. l'ambition et confondu l'erreur triomphante. et d'affirsera permis de nous défier de leur infaillibilité eux que le don des miracles leurs œuvres. à qui nous devons tant do jour où les réformateurs. sans servilité. pas dans mer avec ne se reconnaît . comme si les exagérations. on la plus évidente conséquence humain s'obstine à la ne voit pas pourquoi l'orgueil sous prétexte qu'elle exige de lui une croyance aveugle en des dogmes pleins de mystères.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de Sparte et de pour idéale. Jusqu'au humaine. ce pas toujours n'est pas du moins la vérité qui leur manque leur loi les rappelle sans cesse à de meilleures fondamentale la soumission C'est la voix de la conscience. chercher ailleurs. chrétiennes tyrannie été plus heureuses ou plus sages. que et des instruments des fléaux de mauvais de exemples Si les nations ou de corruption. qui sont la no méconnaît combien ajoute de force et n'ont ont tenue de Dieu. et leurs patries n'ont été. car personne l'unité de langage et de communion d'efficacité aux lois. déconcerté Le rationalisme devant voix et la Révolution du bonheur elle-même ont recule ces retours populaire. l'accord des verdestinées. pour l'humanité. gravé a souvent dans les âmes par l'enseignement religieux. unanime vers le bien est Or. n'étaient le fait de l'infirmité interprétations puériles aussi bien que le doute et la négation. auront trouvé mieux. comme cette tendance de la foi chrétienne. la liberté sans licence.

qui les subit ou les pratique.iV PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN façon de discuter le à' par questions tranchées rationalisme les celui de leur obscurité. une explication sant mieux comprendre la nécessité de l'expiation. de son principe simple et plus nette que la Genèse. destipar . cosmogonique. tives et inhérentes 4*" instincsi univer- selles. nous d'apprécontinuerons de qu'il réle droit en aucune juger celui du christianisme pand sur le monde. et les subtilités les arguties de la philosophie à les déraciner de là conscience hune parviendront maine. logique des plus plausible brièveté de la vie. l'aide d'un singulier argument. de nos facultés de cette absorbés ta inapplicables dont la plupart aux besoins des hommes. de notre même une plus faiconraison de la nature. ces deux points admis. ou donnant au problème mythologique philosophique. et de sa fin. Il ne nous appartient de dogme Mais comme on ne peut nous contester cier un principe par ses effets. à est l'œuvre le vivifie suprême intelligence la providence le conleur origine qu'on au moins relative à serve 2° Le bien et le mal. quoique défigurées par l'ignorance. née mortelle séquence d'une tache contradictions des tendances originelle. une solution de la vie. ont une valeur suppose. savoir 1° Le monde dont le souffle S ni même des esprits d'une et dont droits “ et réfléchis. heureux d'avouer notre Nous sommes incompétence. l'être quelque morale. intellectuelles. Or. par les bienfaits tellement elles sont Il y a des vérités fondamentales à notre nature. que jamais du doute. qu'on nous dise 1° S'il existe un système quelconque.

enfin. et le sacrifice comme autant de devoirs dont la pratique de Dieu sanctifie l'homme et le rapproche si quelque eut la vertu d'inspirer autre religion que le catholicisme ces innombrables calcul ment d'intérêt de toutes pures. et si crimes. hommes désunis tende qui soit plus par l'intérêt les propre à rapprocher ou les passions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE le soin de leurs besoins sont dispensés de faire matériels. ses pratiques mais. suffisante de sa atteint. et qui à confondre les peuples les plus de bienveillance universelle. de tous les légions d'âmes obscure de toutes les vertus. plus faciles ceptes plus à ia portée sociale. commanda l'oubli des injures l'humilité. de tous les esprits usage. étranges. qui se consacrent à la rédemption les misères. ou plutôt de prédes âmes simples. avant celui de Jésus-Christ. plus égalitaire pour tous. une institution et plus complète. superbes familiers. qu'est-ce y substituer nos maîtres en scepticisme? '1 L'esprit chrétien avait civilisé le monde moderne. si leur but est puériles. libres de tout au soulageterrestre. à la pratique Ton inventa jamais un code de lois. mais qui sont le tourment ou surpris des épreuves méditatifs. n'est-ce pas une démonstration vérité? Les esprits Est-ce pour sur ces précoptes ne s'adressent été posés ? Ils qu'aux simples d'esprit. et si les effets purement disent les saintes Écritures du christianisme humains sur l'organisation sociale sur toutes les combinaisons de l'impuisl'emportent donc que prétendent sante théorie. l'abnégation. plus ouvertement divers dans un sentiment ses dogmes On peut trouver ses maximes austères. ont beau verser le mépris eux qu'ils ont . inquiets qu'ils subissent 2° Si jamais aucun culte.

n'a rien de sérieux supposition les doctrines sincère. à bout de moyens. car toutes summum forcées n'est pas contagieux. Les sectes et les sociétés occultes contester l'efficacité? sont-elles bien en toute discipline leurs capricieuses pectes et leurs tient-il à cette cher au ministre d'opposer comminatoire de droit à la sévérité de la réglementations. un pontife modéet inof- inviolable de déshériter à Quel droit avait-on les générations naître de ces précieuses d'en garanties? quel intérêt. immuable. envers est-ce lui-même? pour avilir de ses scrupules.'son mysticisme détachement il en induit des biens terrestres du toutes et son culte fonCette l'incompatibilité des sociétés intérêts pour ont injuria.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN adouci les mœurs le riche contre barbares il amendait pouvoir aspirations et rapproché comme le pauvre. une avec l'organisation catholique dées sur la combinaison des matériels. avait. de S'il trouble les consciences. consacré cette union quelque sorte. comme L'unité tous les rangs. constituant. en en lui évangélique. séides stipendiés cohue des de novateurs autels l'excès l'Église catholique leurs initiations susou stupides sans aveu ? Appardo repro- son zèle et de ses exigences? est-ce pour les endurcir? d'abord l'orgueil. condamne n'est-ce et pas blesse élève la créature que lui seul jusqu'à Dieu? Le scepticisme. jus. en est arrivé à à la dévotion des fidèles sa tendance au cénoreprocher bitisme. le ses lui-même et protégeait le peuple contre de l'Église désordonnées. pour gardien d'une souveraineté rateur investi fensive. summa philosophie leurs inductions et l'ascétisme . S'il est S'il austère.

LES

RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

Mais il n'en est pas moins utile que des types de perà l'ombre du sanctuaire; fection idéale soient conservés ainsi citées seront plation soupie les lois et les mœurs de s'y conformer rappelées seront incessamment solliou y quand elles se manifestent, elles s'en écartent. La contem-

quand de cette vérité suprême n'est qu'asperpétuelle dans les cœurs les plus rebelles elle sera l'éter-

de la race humaine, mais elle n'empêchera nelpréservatif de ses passions, car la foi cathojamais le débordement à toutes les vérités et source ellelique, sympathique même d'arrêter ni même attaques l'erreur. de toutes les perfections, le progrès des vices n'a pas eu la puissance le monde, qui ravagent des de

celle de préserver ses propres doctrines furieuses de l'impiété et des profanations

n'ont rien en elles qui La religion et la philosophie doive les diviser, pas même le dogme, en face du doute: la philosophie elles sont faites pour sympathiser; moderne est fière eneore et fanfaronne des victoires qu'on lui et mais ces victoires impute; la rendent des complice l'assimilent à l'ignorance

démolisseurs, confiscateurs, et égorgeurs, incendiaires que certes elle désavoue, et elle sera bien étonnée d'une découverte pleine de promesses s'il n'est pas de l'humanité, pour le progrès à savoir ne sera complète entravé, que l'intelligence et perfectionnée de comprendre que son qu'à condition et sa force tiennent à l'alliance surtout développement avec la religion. qu'elle éclairera Ce n'est l'humanité, pas en l'isolaquelle, ne tend pas de l'àrae

de la philosophie lant de la lumière bien

à la matière, qu'unie temporairement à s'en dégager par toutes.les moins aspirations et de l'intelligence.

PARTICIPATION

DU CLERGÉ

GALLICAN

Jl est oiseux dogme avec de confesser traites sans ceux

et du moins qui le nient,

sans

résultat

de discuter heureux

le

et nous

sommes

incompétence multiforme où la négation vaincue

notre

sur les

absquestions s'escrimera toujours.

de l'affirmapar l'immutabilité est absolument et perd tion. Mais le doute improductif de l'offensive à tous les avantages quand il en est réduit fl n'y a pas de vérité dans l'ordre lui-même. s'affirmer se croire spirituel, la raison, prétations irréfragable quelque qui n'ait été obscurcie et les abus soit aux yeux de qu'elle ou altérée par les interfait l'ignorance; c'est à ce

qu'en du vrai et du faux que s'en prend, avec un stumélange Ce qui l'irrite l'incrédulité contre vulgaire. pide orgueil, ce n'est pas son principe le culte objet de ses outrages, ce sont ses pratiques plus ou moins mystiques religieux, ou puériles. les attaque exaltées, tères Bien avec faibles qu'elles d'autant ne

à personne, on s'imposent plus de courage que les âmes ou timides, avec un touqui s'y livrent sont plus inoffensives; bien que chaque ce sont moment les mysde notre et soit qu'au

chant abandon, et les existence dedans soit comme

miracles, un

prodige au dehors

incompréhensible, de nous tout

mystère

impénétrable. Est-il un

homme

de

sens,

savant

assez présomptueux ou assez assez se connaît lui-même, qu'il connu, qu'elle incréé, un ignore? s'est Si la croyance sa confond immolé, faite

téméraire

illogique en un Dieu raison et

philosophe, pour croire qu'il nier parce pour incarné, dément mé-

ou

convenons

et de l'immensité de la majesté du moins que cet abaissement créature encore. et une pitié Portons

l'imago de l'Être

sa pour plus incommensurable

amour

suppose surhumaine à sa

l'hypothèse

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

dernière de notre

limite,

et, rapetissant

raison, supposons monde ait été confiée à des intelligences intermédiaires; l'amour et la justice, dont elles représentent l'Éternel, l'auteur de toute chose, en est-il moins lô Dieu révélé, les consciences ? Le Verbe qui le l'esprit qui illumine manifeste en est-il moins une émanation de sa divinité? Un rêveur lège d'écrire homme sage l'immense sacrieut un jour la fantaisie comme la vie de Jésus-Christ celle d'un allemand la morale, auraient la science régénéré et lo

le mystère à la mesure du que la conservation

et vertueux, dont de l'humanité amour à son insu

mais, monde; sa conscience, fections tellement prophètes, qualités que leur

et sous l'aveugle de impulsion il doue son héros mortel de tant de peret d'une simplicité d'une divines, prescience en dehors du génie des législateurs et des que cette personnification est plus invraisemblable déification. Comment des plus adorables et plus miraculeuse en

C'est spiré sans l'inspiration? ne pas subir le joug de la foi, n'est pas d'une gueil humain prouve une seule esprits superbes Comment l'atome la matière toutes mités

effet, l'inl'absurde invoquer pour de l'oret cette méprise admettre, saine Elle philosophie. et le néant des eux-mêmes. esclave do éthérée, sujet h à toutes les infir-

chose, l'impuissance qui ne croient qu'en perdu dans sa substance sens comme

l'espace,

qui enchaîne les illusiotis des

de sa nature, de sa vue embrasser, pourrait-il non-seulement l'univers créé, mais le monde bornée, de invisible et accessible à peine à la pensée dégagée et le secret rattaQui peut dire où se cachent et la fibre chant l'ordre matériel à la sphère des esprits, se subtile sous la main de Dieu lorsqu'il frémissant ses liens?

PARTICIPATION

DU CLERGÉ

GALLICAN

communique astres,

à l'homme?

Croit-il,

ce qui se passe apprendre le mystère de la conception t-il connaître parce qu'il a respiré dans le sein de sa mère? Il ne lui a été donné ni de mesurer les causes êtres et leur a des motifs il aucun l'infini, finales, ni de définir ni ni de sonder l'inconnu, de comprendre la solidarité des de Celui

en interrogeant les eu lui-même? espère-

dépendance de douter,

de Bénir

qui les a créés. S'il y y en a-t-il de nier? et n'y en a-tet de se taire? Si la foi du pays n'est

de certaines n'a-t-elle intelligences, pas pas au niveau et tant qu'on n'aura pas subdroit au respect de toutes, stitué le plein jour de la vérité aux croyances dont les les ténèbres de notre esprit, ne doit-on lueurs éclairent celle qui a moralisé le monde en y naturapas vénérer du devoir et la confiance en Dieu? lisant l'amour de têtes faibles gonflées nous d'incrédulité, ce qu'elles volontiers vont chercher dans demanderions sans régulateur et sans gouvernail. le vide, Le lest à desconfié à la nacelle d'un ballon lui sert au moins cendre humblement, dans l'éther, se rompre. l'impuissance ou le ressort ment le léger C'est le salut maisjsùrement, lorsque,emporté tissu qui contient l'air menace de et aussi le modeste le point diriger aveu de qui cherche pour A tant

de l'aéronaute

qu'il n'a pas encore, sa machine. maîtriser

d'appui ou seule-

de religion est à la fois plus téméraire et plus ignorant, car, tout fier de planer dans l'inconnu, il insulte l'élément à l'accueillir dans sa qui s'offre chute. Le culte sein maternel le navigateur absurdité qui régit le monde de la terre hospitalière, vers laquelle le plus de la Divinité est le

Le renégat

Le nier aventureux. et si la croyance du pays est la base de tout

aspire est une

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

ou convenu, la source de la la société, de la charité justice, de l'ordre qui maintient de l'intelligence n'est-ce qui la sanctifie, qui l'honore, de s'insurger conpas insensé pas un crime et n'est-il sentiment tre cette comprend et plus élastique? de Dieu sous le vain prétexte croyance, pas et qu'on la veut plus .épurée, Cette aspiration ses lois est d'une qu'on ne la plus vague à se mettre à, la place 'audace

moral

raisonné

qui serait superbe'si elle ne mettait dans toi*t son jour l'abde l'insecte jection qui s'en glorifie et son impuissance à la réaliser. Ce qu'on un esprit fort est auappelle dessous du talapoin qui veut s'aider de la queue d'une vache pour passer que facultés d'une cette dont vie autre dans vie pressentiment des logique l'autre, est la car il a le

et à rectifier

conséquence

de sa conscience mystère L'idolâtre n'est qu'un le superstitieux ignorant, qu'un est un insensé, sinon un malesprit faible; mais l'impie faiteur. au christianisme et S'attaquer qui a moralisé civilisé le monde les Titans, moderne, qui ont escaladé ce n'est le ciel, pas mais rivaliser s'assimiler avec au

du l'explication et le complément de son être.

il a été doué,

rien de mieux que de Érostrate, glorieux qui n'imagina brûler le temple de Delphes. Incendier et détruire, estce donc une puissance dont la raison humaine ait à se féliciter? mais sécurité Le doute a son est une excuse hostilité dans son la négation gratuite abstention, contre la

dont tout homme publique, qui se respecte à moins qu'il n'ait une certitude s'abstiendra, inattaquable à lui substituer. Il frappe traîtreusement le passant qui circule sur la foi publique comme le stylet du condottiere, cuse du voleur convoitant un est déloyale et il n'a pas même l'exil trésor à son usage son arme

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

tue pour le seul plaisir de tuer, comme les étrangleurs à l'idole tous ceux immolent de l'Inde qu'ils adorent une autre croyance. Le culte de son propre qui ont non moins abjecte et malorgueil est une superstition et quiconque aux autres est faisante prétend l'imposer ennemi public un le droit de tolérer. dégrader; d'abdiquer rapports matériel n'a pas que toute société rationnelle C'est un aliéné qui prend plaisir à se car c'est une nécessité pour tout esprit fort sa dignité en niant 'ses humaine, puisque,

divins, il se résigne à n'être plus qu'un rouage et aveugle du grand et intellectuel organisme de la création.

de l'Église nous Ceci posé et l'autorité sauvegardée, ni les erreurs de doctrine, ni les scanne dissimulerons ni les menées ambitieuses dales, qui ont associé tant de et de prêtres égarés aux complots prélats imprévoyants combinées du protestantisme, de l'irréliet aux intrigues De là devait sortir non-seulegion et de la démocratie. ment le renversement sociale, de l'ordre c'est-à-dire une révolution la France Le amené monarchique, la transformation mais de

et la perte inévitable de sa nationalité. n'est pas solidaire des causes clergé qui ont cette grande mais il avait mission catastrophe;

de la prévenir, et peut-être assez de pouvoir pour l'emde pêcher. Il lui eût suffi d'être moins avide des faveurs la cour et plus fidèle à l'unité romaine. Les soins de la lui ont fait négliger politique et la soif des ministères son autorité ordre, pastorale et son influence de la et moins envié plus compacte si déjà le jansénoblesse, eût été plus inexpugnable dinisme et le luxe de ses prébendaires ne l'avaient visé, et si son aveugle abstention dans les débats du populaire. que celui Son

LES

RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

déficit Ses

n'avait trop

ses rangs aux batteries de l'ennemi. à ce moment nombreuses de défections, ouvert

de longue main par étaient préparées suprême danger, la part qu'il s'était faite dans toutes les séditions; et si III il préluda à toutes au temps de Charles VI et d'Henri les déclamations qui ont signalé la violence des clubs de la Révolution, il n'eut pas, comme la saine partie du clergé de i793, la gloire de se et d'être purifié réhabiliter par le refus du serment par et la persécution. A l'époque même de la le martyre de la religion menacée ligue formée pour la défense hostiles du luthéranisme, il s'oublia jusqu'à par la fatale invasion servir les vues ambitieuses del'étranger, dontlapolitique ne visait à rien moins que l'anéantissement de la nationalité féodés Les Guises s'étaient innotoirement française. à l'Espagne, comme les d'Orléans se sont, de nos à l'Angleterre. inféodés à la monarchie

jours, Le clergé, sans aucun respect de son ministère, rechercha l'honneur des prédications les plus incendiaires, il s'occupait beaueux-mêmes, et, comme les séditieux de la catholicité moins du triomphe coup que du renversement pas plus que les patriotes de ses sacrifices accueillirent de la dynastie au Valois le mal régnante. Il ne pardonnait voulu lui faire

avait qu'il de 89 n'ont tenu compte à Louis XVI et des acclamations avec lesquelles ils chacune de ses concessions.

« Quand Henri III, dit l'Étoile, se déclara chef de la Ligue, tous les marmitons de la Sorbonne recommencèrent hésion
1

à déclamer comme un

contre acte

lui, et lui reprochèrent d'hypocrisie
l'Évangile,

diabolique'.
disait le curé

son ad» Les
iMorl

«Il ne s'agit

plus de prôcher

Bouclier.

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

tous les Caris Aubry et les Maurice Poncet l'insultaient et Saint-Merry renchérissoirs du haut de leurs chaires, sait encore sur Saint-Pierre-des-Arcis comme 1. Saint-Eustache avait sa tribune était un forum libre d'aboyer et tout sanctuaire Saint-Étienne, où tout tribun, en rochet ou en froc, était contre les rois. Pelletier, Hamilton, Por-

une thaise, Launay, Guincestres, Prévost, etc., acquirent en rivalisant à qui serait le plus certaine popularité même violent et le plus injurieux. Quelques-uns s'y sont fait un nom 2. pas plus de sa conversion que MUo de Montpensier son prédécesseur dé sa déférence. se vantait, à bon droit, de lui avoir fait plus de mal avec avec ses ses prédications que Mayenne boirait toute l'eau bénite de Notre-Dame, armes criait 3. « Il le curé Le Béarnais n'obtint

Garin à son auditoire, que je ne me fierais pas à lui! » a attaché à son pilori les noms de La Satire Ménippée de clubs, précurseurs de ceux qu'on tous ces orateurs ajustement bins. L'auteur gue n'oublie
au Valois C'est

affublés

des noms

de Cordeliers des prédicateurs

et de Jacode la Lidonné
un ante-

de la Démocratie aucune
uu Turc, proposait en tête,

des particularités
une harpie, un magicien, lui-même au

qui ont
un Hérode*

à

» christ 1. Le premier croix et bannière

de conduire les égorgeurs détacher

processionnellement, Louvre. Le second, moins

voulait seulement la discipline h sa impitoyable, pendante les épaules. ceinture, pour lui en étriller 2. On trouve encore dans les bibliothèques le livre de Boucher De ;u$ta Henrici abdicatione. 3. « Henri de Bourbon est un Caligula, un Néron, pillard, avare, de nonnains, lion à Paris, renard a Rome. trompeur Qui le soutient, escrocs et des évêques buveurs?. Toutes les mauque des docteurs vaises humeurs affluent à cet apostèinc! des Neuf Ser(Extrait mom de Boucher.)

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

avec la Révoguerre sainte quelque ressemblance loi des suspects, lution de 1789 exécuconfiscations, visites domiciliaires, tions populaires, etc. délations, cette des saignées à la Saint-Barthélémy, en effet le parallèle au cardinal Rosa, soutient coupes réglées de Marat. La théorie Mais ce livre, ble, n'a pour excès commis la philosophie de ses parent sous pour la d'une attribuée avec les

contestaportée philosophique but que de rendre solidaire des l'Église' en son nom. La religion n'a pas plus que

le pouvoir les crimes qui se d'empêcher couleurs. Il suffit qu'elle les condamne, et il est ridicule de mettre les orgies révolutionnaires garantie faire mieux de la sentir démocratie sacerdotale. C'est ce que cette hypocrisie a d'illodénoncé nous-même la compliaux fureurs des partis. Envoyé

gique que nous avons cité sacrilége du prêtre sa mission est d'éclairer pour bénir et non pour maudire, son troupeau et non de le suivre dans ses égarements. La sainteté de l'étole n'a pas plus que l'ignominie du bonnet sens rouge moral. la propriété d'autoriser les déviations du

d'inscrire au marenjoignit le régicide Clément et le cordelier Chassé, pendu tyrologe à Vendôme, il n'eut pas la vertu d'honorer le crime, et fut discuté à Rome et parce que le plan de la Ligue trouva quelques dans le sacré collège, encouragements Quand il ne s'ensuit L'Église des devoirs, pas que la révolte ait jamais l'a si peu considérée comme que, tandis qu'elle trouvait
années revues

un ordre

des Seize

été sanctifiée. le plus saint en France ses
du règne de Louisuni-

1. Cet ouvrage, dans les dernières publié a été vanté et commenté Philippe, par les versitaires.

et les

journaux

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

dans le sanctuaire, Pie V faisait condamner, apologistes à Rome, vingt prédicateurs pour avoir tenté de la conet Connecti payèrent même vertir en dogme. Savonarole f de leur tête. cette témérité que le clergé gallican se au delà des bornes de la justice et de la laissa emporter vérité, on ne doit pas perdre de vue qu'il y fut provoqué. le parti agresseur, l'insulteur du Le parti protestant, Mais, fut encore moins modéré dans l'attaque culte préétabli, dans la défense. A ses docteurs que le parti catholique appartient l'initiative Hunert de toutes les atteintes aux autoride 3, à et de toutes les maximes Hotman subversives 3, Jean Poyet sont arrivés tout en reconnaissant

tés légitimes l'ordre social. Buchanan

Languet

et beaucoup d'autres en Il n'est pas une nier l'utilité des lois et de la société. erreur, pas une perversité, pas une sottise que le libre examen n'ait adoptée, et préconisée. propagée

ni la provocation ni l'exemple ne justiCependant fient le pasteur qui se mêle aux intrigues politiques, n'y est pas contraint lorsqu'il pour la défense de sa foi ou le salut de son troupeau. Il y a, dans les questions
1. Auteur nius Bruius. 2. Dans mais dans son celui livre de FrancoDe jure successionis dans un en œuvre il attaque la légitimité des il soutient la thèse contraire. pamphlet méritoirp plus ascétique que aux yeux de Dieu. du régicide est subtilement rois; du Vindicte contra tyruntios, sous le pseudonyme de Ju-

3. Cet Anglais réfugié, que, érige le tyrannicide 4. De jure reg?ù, loppée. 5. Bodin, l'apologiste certains cas. La Servitude contre établit écrivains du peuple,

politidéve-

où la théorie

le régicide dans absout pure, volontaire de La Boétie n'est thèse qu'une la légitimité du pouvoir. La Franee Turquie, en 1575, publiée le droit de refuser de ces de juger le roi, etc. Aucun l'impôt, n'a qu'ériger en principe social, réfléchi k force c'est c'est-à-dire la volonté matérielle, rendre la société impossible.

de la monarchie

LES

RUINES

DE LA MONARCHIE

FRANÇAISE

et dans la marche progressive des généphilosophiques dans lesquelles des choses et des époques il ne rations, sans abdiquer. C'est peut-être à cette peut intervenir invasion rêts du clergé passionnée humains purement que dans doit le conflit être des intésa attribuée

divisions et aux beaucoup plus qu'aux désordres qui ont attiré sur lui, ayant le xvm° siècle, les et les satires dés poëtes. censures des laïques C'est en effet dans ces luttes profanes à méqu'il a été conduit déconsidération, connaître garantie dogme. can, tout étaient pontificale, qui est la souveraine de sa propre unité, aussi bien que de celle du du janséniste et la liberté du galliL'austérité l'autorité en affectant se séparer des hérésies, n'en infectées du même de révolte esprit de fut un ordre l'État, à conserver dans

pas moins

et d'orgueil. Tant que des droits

le clergé

des priviléges il entrait à revendiquer, nécessairement dans garanties le maniement des affaires; mais, lors même que la supéexclusivement riorité de ses lumières l'appelait presque à exercer, dans sa les conseils des rois, il ne jugeait aux détails de descendre

ayant et des

dignité des fonctions salariées. Précisément tion et au partage à soutenir, spéciales parce qu'il avait des prérogatives dans les discussions il portait qui plus de sobriété l'auraient pouvait devoir. trop écarté de sa mission spirituelle, oublier son qu'il

pas qu'il fût de de l'administra-

ne

de vue sans premier pas perdre s'est manifestée Cette incompatibilité plus claiet que s'est disséminée rement à mesure que l'instruction le s'est régularisée; la gestion des choses temporelles prètre fanes, pas été consacré pour et à mesure qu'il devenait n'a servir plus des intérêts facile proaux princes

PARTICIPATION

DU

CLERGÉ

GALLICAN

de trouver cessairement

des

capacités restreindre

le clergé voyait pratiques sa mission. La stabilité

nédes

et leur classification étant le preemplois secondaires et d'économie dans mier gage de bon ordre dans l'État leur sécularisation en était la conséquence la dépense, Seulement il serait injuste autant naturelle. qu'absurde ce conseil de la prudence, en l'appliquant d'exagérer sans exception tions, à toutes et sans sortes réserve d'États, à toutes comme sortes de situal'imon a voulu

essentiellement et nécessaiposer à celui de Rome, dans sa forme, dans ses agents et rement ecclésiastique dans ses sommités. ses études supérieures, ses principes prêtre; par et sa pratique des choses du domaine de la austères est tout au moins du laïque conscience, l'équivalent Le dans la connaissance maines. le clergé était seul assez éclairé pour lorsque son utilité lui tenait lieu de dispense. Il être consulté, justifié par une noble amserait encore et sera toujours Ainsi, bition, génie exceptionnel. Cependant parmi ceux de ses membres qui ont assisté était à peu les rois de France, son concours lorsque d'éminents services et un et la pratique des affaires hu-

combien soit près exclusif, y en a-t-il dont la gloire remonter à l'abbé pure? Il faut Suger pour pouvoir le ministre et le cénobite. Richelouer, sans restriction, lieu a laissé de grandes et de beaux leçons aux princes souvenirs aux héritiers de son nom; mais quelles œuvres apostoliques la mémoire recommandent du cardinal ? On sait les troubles, les profusions et les intrigues de Mazarin, dont le prequi ont signalé l'administration mier titre do gloire est d'avoir ouvert le siècle de

tomba-t-il l'abbé vant de son C'est de dans celles s'en ordre. on s'avouant et de Rohan. époque qui semble du monarque. avilirent en s'attachant encore et de. pour la dignité de ses puissantes mains Mais à peine le sceptre échappé Louis XIV. en 1723. devint.' son que rele- avoir honteuse. cette de Dubois saisit irréligieux neveu.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE roi n'accorda Ce grand de jamais l'entrée et cela autant à aucun prélat son conseil par respect de l'Eglise que par prudence politique. parce qu'il n'est pas entré dans ses calculs de favoriser la confiance Espagne maître pour le jansénisme. ses amis. et la mitre. comme d'une prébende v II. l'épiscopat. avec une gravité et donna un retentissement rêts de l'Église gallicane . Les cardirent d'un Tigellin et d'un vil proxénète. les cardinaux faisant de Besançon les évêques ses agents. transpapar Mazarin. été pressentie par la sage abstention immixtion du clergé dans que date la malencontreuse et dans toutes les toutes les intrigues diplomatiques des brigues de la cour. y pesa.Sisla pourpre teron. respectées pour du ponces insignes à profaner les peuples préparèrent ceux qui ne s'en revêtaient en faisant mépriser tificat. du Saint-Siège Mais son habileté à tromper et à bouleverser la catholique de son inquiétudes ni déjà honorable trafiquée les vagues pour servir à la France n'a été ni profitable La pourpre romaine. du clergé de l'Assemblée Élu président les intéDubois burlesque. à sa fortune. naux de La Trémouille pour en se de Tencin et de Bissy. le masque sous Dubois.Il semblerait que'cet turpitudes a quelque titre à l'indulgence du régent impur ministre de son ordre. que pour les prostituer. et elles-mêmes.

. so pouvait et que lui-même. d'implacables parmi leur impopularité auprès des cabinets étrangers à Madrid les premiers prétextes de leur prodes papes se comme d'un zèle chute et fournit N'est-il pas étrange chaine.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN à la querelle des jésuites et des jansénistes. d'arguments. et la clef des condu gouvernement les unes tandis f au milieu qu'il des corruples rappelait 20 flotter les plus T. que lorsque à toute mesure violente et résistaient. tions Il laissait par les railleries le clergé tenait des dissidents. dans tout le cours Il ne faut pas perdre de ces querelles des témoins et l'irritation à la fois les rênes sciences.suscita accrut et à Rome. et cette sinon d'à-propos. aux rigueurs choisie recourir. de quelques d'une gallicans prélats par le rigorisme et d'une orthodoxie douteuse? régularité suspecte On avait droit sans doute nius. lorsque gion avaient de envahi le sanctuaire du prince à avouer l'exemple était réduite mais on en livres controverse manqua était mal L'époque d'une mœurs qu'on discipline et l'irréli- prévaloir l'Eglise en des hommes scandale libilité. pour ses champions de la pourpre. refusaient “ Benoît XIII ou Clément XIII. déplorable ciations (. le ministre du régent leur ennemis les catholiques. aux exigences la modération du Saint-Siège fût obsédée inconsidéré. i. au avait revêtus qu'elle de son infaildes fidèles et comme en dérision de vue que attisées mystiques. licencieuses. pour le relâchement dos austère. fut la fatalité de l'Église de France au Le jansénisme en employant les jésuites dans ses négoxviu0 siècle. et l'on eut raison découvertes hétérodoxes fit beaucoup de juger de condamner dans leurs et JanséQuesnel les propositions trop d'éclat.

ont tant siècle. dépravation Que mais ou leur cette triste aux saturnacardinal les de la Régence et se soit d'abord de Fleury. troupeau Mais loisirs et la contagion pour de l'exemple. un cardinal de Dubois ou un cardinal cardinal de Rohan. lorsque. leur Mazarin. que de donner de partie qu'il abanle parti disà cela les inconséquences d'une infirmités encore de assez à l'Europe en spectacle décriés et les quelques prélats Il restait du clergé gallican. ceux-ci tous portant de Richelieu aux affaires. égoïsme. qu'un de Tencin. les uns cardinal ou de Bissy de Brienne ou un les autres Fleury ou un ou un cardinal abbé Terray caducs. de la paix après le traité et la mollesse les d'Aix-la-Chapelle. un débiles un cardinal de Bernis. de sophismes. créatures M"10 do Prie. Quesnel. leur non l'application d'un cardinal dextérité ou seulementla d'un cardinal de inexpérience nullité. durant près d'un les esprits. incapables de Mmo de Pompadour.LES ItL'INES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE autres à l'étroite C'est observance une triste minutieuses. partisan donna dano jusqu'au pensateur d'autre danger le seul but de ne pas indisposer il n'y avait des dignités ecclésiastiques. un toujours et des abbés s on trouve des prélats cabinet. dù patriotisme toute l'énergie dans le conseil Lorsque la société souet du génie aurait à peine suffi à contenir levée cardinal contre on ne voit au gouvernail elle-même. comédie ou leur se soit mêlée continuée du P. de l'autorité laissèrent . à pervertir contribué cardinal à la tête du de prostitutions. travers les pratiques et fatale coïncidence des plus qu'à le débordement de dilapidations qui. de graves docteurs arrêter la dispersion et du pasteurs d'évêques charitables vénérés. ceux-là commensaux de ou corrompus.

Machault et d'Àrg-enson. générale C'est à cette lutte prolongée. et dispersées. qu'il faut attribuer devint blissement prévenu répulsions ses yeux. l'occacatholicisme. selon les Mémoires du temps. qui jusqu'alors se partagea entre les combattants. tour à tour vainqueurs portèrent plus l'affaide passion que de sincérité. tis. impatients d'y prendre part. et les jansénistes. dans laquelle les paret vaincus. avec une certaine tactique. sion qui lui était offerte de profiter de ses dissensions et de diriger. . plus de hardiesse entre les jésuites et les vit le fer engagé se borelle affecta une neutralité perfide. par le protestantisme. La cour. La ligue philola ruine du méditait longtemps.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN le champ jésuites controverse. saisit. Les gens de lettres. furent' et la enrôlés dans les deux camps à titre d'auxiliaires. sophique du sentiment contre le religieux et sacerdoce dans le peuple. parle journellement exposé du luxe et des mœurs des bénéficiaires austères depuis leurs doctrines qui. près de trois Elle siècles adopta jansénistes. mais qui devinrent à mesure que la conplus véhémentes troverse Quand autorisait elle dans la réplique. la fatigue lui livrait affaiblies le plan de campagne ouvert. entre si fréquentes avoir do terme libre à la les luttes entre les scopat.devinrent pouvaient plus avait du parti le plus faible. plus ou moins fondées. mêlée d'un bout de la France à l'autre. commencées les hostilités par ses propres de celles que afin de triompher plus aisément troupes. ravant. se firent le parlement et l'épiet si acharnées qu'elles ne que dans l'extermination la guerre à coups de parlement et de clergé. déjà entretenu dans ses sous avec contraste. gardé la neutralité. et impérieuses. aupacommençant par des critiques plus ou moins réservées.

de détruire. sous le protestants. stitions qui voulurent On admit tout et l'on même contre la foi du guerroyer se fit des armes de tout. . On chercha du Thibet tagnes informes les traditions l'origine et nos et le matérialisme dans cette croisade rites dans de nos modèles de Ilobbcs contre la les mon- dans de législation des hordes Les plus sauvages. des arguments de part et d'autre. Mais en s'alliant affichant elle devint suivant. l'intolérance d'Épicurc. à braver longtemps la licence et l'incrédulité. nant sion du public. fanatisme des puritains et le vandalisme des anabaptisde Calvin et le sensualisme tes. les extases de Spinoza le panthéisme enrôlé tout fut invoqué. des L'audace tardèrent d'abord pas contre sous défis et l'évidence une des conclusions ne à révéler christianisme. Le pays. du derviche et les jongleries du marabout. règne les Elle n'avait pas. ecclésiastiques.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à souffler le feu de la discorde et par ses railleries. étant elle prit pour mot de passe Tolérance! et Écraser V infâme Aussi ouvritpour celui de ralliement à toutes les superelle ses rangs à toutes les opinions. La confédération )a Régence. et dogmatique. Voir Boulanger et Dupiu. conjuration formidable. comme l'antiquité. mais en définitive contre le des déistes en se borna aux et des athées. croix. formée les censures le clergé. sur les mythologies de l'Inde. agressive écoles philosophiques son but unique de de système à formuler. L'ignorance 1. et écarts des peuplades les plus ignorées monstrueux les plus bizarres assez bons des chroniqueurs parurent à servir de pâture aux croyances ébranlées. à s'emparer échangés les parodier et les livrer à la déripour les amplifier.

et la sottise firent des prosélytes parmi nos esprits forts. et la reliseule fut conspuée. à Paris les revenus le luxe des'évêques qui dissipaient de leurs sièges. et déclarée proscrite gion chrétienne avec la philosophie. -lorsqu'on put et commenter les imprudences de quelques-uns de ses membres. le public solidaire nents. de la conduite induit à rendre l'ordre les plus entier émide ses membres et la recrudescence d'un zèle théologiques thodoxie en contradiction manifeste avec les mœurs ces inflexibles casuistes! On dans leur langage Dès lors les reproches ne vit que de l'hypocrisie et de la subtilité dans leurs doctrines. étaient un sujet inépuisable de satires et de scandale. sans peine. Qu'on juge de l'effet que dut la renaissance esprits ainsi prévenus relles produire suhito sur des des qued'orde fut. la renommée des cardinaux qui siégeaient au conseil. dénoncer et les torts le clergé suspect. ou burlesque. L'Alcoran. Étonné de ces disparates entre quelquefois l'austérité du ministère et la vie licencieuse du ministre. incompatible Cette polémique sans tantôt ou déclamatoire.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN des prôneurs en se dévouant. la vie frivole des abbés de cour. livres devint dans la conversation facile sans réels de rendre calomnie exemple. adressés au jansénisme perd iren . Pour la capitale et pour les villes de province qui reflétaient toutes ses impressions. et eurent de l'encens Académies les pour des mérites proet des couronnes blématiques pour des talents inconle fétichisme et les sacrifices à Brahma nus. trouvèrent continue. infatigable descendit insensiblement et des salons à la taverne. tôt ironique affectant toutes les formes. sentimentale mais tantôt sentencieuse tanet des Il ou familière.

prélat de vertu et de foi plus L'archevêque se livra. pratiques de piété. de Paris. sinon éteinte. juridiction En vain cette témérité souleva la cour et le clergé le ne voulut pas se départir do sa résolution. passionnée. à la poursuite d'une hérésie dont il avait à cœur victions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE toute leur gravité par quelques rent un sujet introduites dévotes. Plus d'un homme du monde ser. du moins lequel. Mais il l'accrédita son troupeau. demandes indiscrètes quelques mais plus d'un docteur se méprit en attribuant aux erreurs une imporsignalées par la bulle Unigenitus tance que l'indifférence s'obstinait à leur refugénérale Il y avait donc peu de prudence à exiger des professions de foi de quelques chrétiens en qui toute foi était tiède. pour ne pas se voir interdire de déclarer son horreur contre l'être fabuleux profonde et d'adhérer sans réserve à Jansénius. fut sommé d'une qui n'avait à sa grande abjuration. plus d'un un livre ouvert jamais les sacrements. qu'on appelait une bulle dont il n'avait nul souci. avec toute l'ardeur de ses conque de sagacité. de sépulture et de les passèrent pour des actes d'intolérance On fit grand bruit de quelques refus de billets de confession. Il se trouva en face d'une actes retranchée ares non opposition dans le parlement. par l'inde son zèle et lui procura de succès discrétion l'espèce dont elle avait besoin pour se propager. dans l'enlèvement d'uno religieuse rebelle à la pouvoir et fit saisir les revenus de révêché. et les rigueurs de la discipline ou de tyrannie. parlement . que l'indifférence seule afâît^réservésiusqu'alors bourg-e^pisobjfcur de piété. épiant mais les moinde préserver crut le surprendre en abus de pontife. épiscopale. devinjésuites dans les exercices de raillerie. surprise.

d'un qu'à l'exigence et sa condescendance lui-même. de l'excommunier s'il ne réfugié à Sainte-Geneviève. un nouvel arrêt du parlement. parti qui le dominait ne le feu de la discorde. en réalité. besse de Chelles. d'autres emprisonnés. on l'exila. sœur de ce prince. par sa fouSaint-Etienne le parlement le condamna. rompait Il osa même interdire l'aumônier protecteur. et celui do Troyes fit tant de bruit Des prêtres furent qu'on le confina dans un couvent. la résistance l'autorité ne sut bientôt plus distinguer de . fit cassa conseil et le pasteur. Mais le gueuse intolérance. Cependant assez unanime le ministère et. Cette déclaration échauffa les disputes au lieu de les refroidir.. menaça le duc d'Orléans qui s'était t triomphe. pour le réduire ni assez { ferme ni dans cet acte d'autorité. nul cès. et les prédicateurs à la fois contre le jansénisme et contre le partonnèrent lement. n'était au roi des remon- qui furent jugées au silence. enhardi l'arrêt. dont il s'était fait le pas avec les jansénistes. L'évêque jusqu'à la sédition.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN d'une trances légalité douteuse. que ranimer Le curé de s'étant signalé. armé mêla témérairement avec plus ou moins de son aux de suc- il portait de foi. pour persister à un vœu public en se relâchant et il crut satisfaire de sa sévérité. L'archevêque d'Aix s'y précipita avec la véhémence d'un casuiste des autorités de l'usurpation indigné do Mirepoix excita le zèle des fidèles laïques. Il ne cédait. entre tous. autorité athlètes L'épiscopat descendit se et apostolique qui la parcouraient dans la lice. par son mourant. et le tumulte fut tel que bannis. il 'adressa séditieuses. Survint de l'ab- n'étant pas article que la bulle Unigeniius n'était tenu de s'y soumettre.

Mais leurs partisans. accroître public prenait mérite d'affronter de nouveaux et les jansénistes les plus engagés eux-mêmes de tous les projectiles ci excellaient versaires Les l'arène donc les caricatures. dans à leur tandis Les jésuites la mêlée usaient portée. de sentences canoniques et de Les juges n'y pouvaient parlementaires. Les écrivains protesintervenaient sceptiques pour et les excommuniés. il ne cessa de fulminer des mandements pleins de colère. des refrains impies. suivant l'ùsage. mais de Conflans. de les compromettre. fut en effet . de Troyes ce prélat de Paris. se battait. se croisaient dans malédictions à la menace. et ceux- et les philosophes la confusion. tants leur repos.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la'provocation. ponts-neufs. Il y eut répondait Mais l'autorité jésuites. les travestissaient dans et les dans délations des torts et le sarcasme que leurs addes comédies profanes. les de Beaumont Christophe il les loua de leur défendre. récriminations suffire. première aucun scrupule de les accuser ne se faisaient d'en être les instigateurs. là pour l'interdiction et participer les comme jésuites et leurs antagonistes surprise. ses efforts On bannit de toute ne se contenta concours la puissance pas de et les exhorta de leur pro- à seconder pagande. et la justice fut suspendue. de ces désordres. lieux de son exil. et de Lagny. pour qui hautement se faisaient un parti anathèmes. Le peuple aux arguments. envahir Les chansons et les invectives ici pour entendre malgré satiriques succédaient aux les églises aux sacrements par On la cause signalait. les ennemis des succomber. ceux-ci et leur suppression ayant durent pris né- parti pour cessairement réciproques. de peu soucieux se firent un point d'honneur les justifier. C'était un sans pugilat.

tion du passé et une révolution sociale. de ses docdo triomphé donc une néga- l'orthodoxie pureté de ses enseignements. infatigable.PARTICIPATION DU CLERfiÉ GALLICAN et le plus plus considérable du règne de Louis XV. Réforme et une ordre avait l'éducation prime été l'ennemi en France plusieurs Il dirigeait La générations. et que l'antagonisme procès intenté parlementaire ne se fit aucun scrupule contre eux d'accepter La l'alliance des protestants et dos encyclopédistes. avaient trines et le succès de ses méthodes sa disparition était toutes les épreuves. d'éducation allait séparer veau système avaient élevées. Compagnie et le bouc le point de mire de toutes les injures de toutes les iniquités émissaire dont les devint avaient coutume On n'allégua avoir un prétexte aupala banqueroute du d'intervention les les staplus d'accuser apôtres de la tolérance ravant tous les prêtres. 4 et d'interpréter On se livra aux investigations . à naître de celles que les jésuites Il est évident d'ailleurs que la cause de l'Église était engagée dans celle de tout le clergé catholique noupuisqu'un les générations et le aux jésuites. de Jésus a arraché a été immolée au Saint-Siège milice. père Lavalette que pour et s'arroger le droit de scruter tuts de l'ordre. et peut-être le coup significatif à l'Église ie plus funeste que le xvni" siècle ait porté à quels ennemis Si l'on réfléchit la Compagnie romaine. dispersion fut le Cet événement compliqué qui ` préluda à la plus fidèle qu'on voulait pliis'd'avantages. la catholicité ensuite donnée dont avec à la cet de du drame le dénouement du clergé. on reconnaîtra désarmer C'était afin une offerte le plus depuis et dans quelles circonstances on l'acte de licenciement de sa que c'est l'attaquer satisfaction à l'incrédulité.

sans raient du moins donné de déluge diffamatoires et de révélations Si un ample porte tiale.pas même être supne put pas établir posée. La Compagnie eut beau décliner de ses sa solidarité membres des torts imputés à désavoués. mais commentées exagérées dominèrent et avec aigreur. scandaleuses fournit une des au réquisitoire. de la magistrature. dont l'imenvenimées propagées dans sa partialité 'compromise lutte avec l'épiscopat. puisqu'on que les prévenus leur fussent affiliés. aux arl'oreille . par elle. jésuites dont où les rigueurs à Thorn. moisson explications loyales. par la passion. Des particularités sans gravité. obscurs soupçonnés ques autres eu. et de l'accusation la l'impassibilité s'était déjà fortement quelques-uns faire ressortir qui les taxait de servilisme la contradiction à la fois palpable de relâchement on ferma et de rébellion et de rigorisme. ments qui. aupas atténué arbitraires. parce étouffa sa voix. vérité de se faire jour. avec une animosité aveugle. d'une Quelques procès dirigés contre d'immoralité deux ou trois moines et de séduction queld'unzèle peu éclairé avaient de l'intolérance pour être attribués et de aux irrégularité patente. le caractère furent la solidarité exhumés ne pouvait. s'ils n'avaient les charges. ni aux prévention s tempsni de se calmer. ni à la. que la diffamaque la rumeur publique tion passa par la bouche même des organes de la justice et que de leur jugement ne laissa le précipitation aux accusés de se reconnaître. calomnies de libelles anonymes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en publier les qu'on ait jamais daigné On y aurait nécessairement trouvé des docurésultats. La défense ne fut pas libre. il faut convenir qu'il ne d'une appréciation avec lui ni la limpidité imparni le cachet de la vérité. comme la persécution.

toujours livrait dupe et stupide. saient la contagion qui envahissait corporajusqu'aux et de tions tenues de donner de la prudence l'exemple ordres la modération. lui impressions de prétexte avait dès de Lisbonne. parlement Si des moines de tous les gueux et les plus obstinés. de Jésus il y fallait une ligue de tous les rois catholiavait gardé des négorancune ques celui d'Espagne ciations auxquelles des jésuites. celui d'avoir qu'on fasse encore à la Compagnie à ses de la Ligue. apet revêtues de formes témoignages en alléger le poids il suffit de peser légales. soit que ces soit qu'elles servissent . Mais pour à la balance de la vérité l'un des plus graves reproches de Jésus. tions les plus gratuites. alors. puyées ni nier absolument de nombreux les plus proet les supposi'1 de ce singulier des imputations vagues. importune. les parlements n'ont eu ni la puissance ni l'honneur de renverser. Au surplus. ce qu'il c'est qu'ils subispopulaire. en furent les premiers les plus foufauteurs. au nom de la République. et leur lui était devenue du dehors. Dans ont suivi le torrent il n'y avait pas de jésuites. car juges moins qu'àpersonne c'est quetl'université et le y a de plus avéré. de la religion. pour n'accueillir que les griefs les fables les plus puériles blématiques. au nom tard le trône La foule. Le cabinet vinssent le cardinal influence lors Dubois dans le employé nouveau monde sinon suspecte. la Compagnie à eux seuls. il appartenait de lui en faire un crime. orgie seulement cette dernière mais les parlements le plus triste rôle et y ont rempli perdu leur dernier enjeu. demander la révision On ne peut procès. été l'instigatrice Certes. l'assaut qui emporta plus de ses rois.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN guments.

tout en affectant avec le parlement une stricte neutralité. Choiseul ne leur-pardonnait le dauphin. aucun motif de se priver de leurs leurs services et de fermer mais le duc do colléges. témoignée pas la confiance que leur dont il s'était déclaré l'ende la Compagnie il prit toutes occultes qui se l'esprit du avait nemi dans la lutte et. La chute des jésuites no fut comme celle des'Templiers. mais. liable de la Compagnie. s'entendirent Ignace. calcul politique ou fisca1. n'y put pas trouver puisqu'elle un seul homme qui voulût ravaler son ministère à celle complaisance. mais la conséquence d'un de boudoir et d'une précauobscure d'une intrigue tion éventuelle contre la légèreté ou les indécisions du roi. ses mesures pour qu'ils y succombassent. aucun dépouilles. sans à la suggérant en obtenant biliter aux yeux du monde l'absolution il en fit l'ennemie d'un confesseur irréconcijésuite. . intérêt à leur ruine. l'objet pas en France. indifférent donc poque dans ses influences la conpas suffi à surprendre partis et les cabinets quandles l'ordre fondé proscrire par saint pour de le rendre eut le pouvoir cette considération à ce résultat. parut destruction que son de leur sang et avide de de elle n'avait Quant à la France. Ce mécompte pules de conscience d'une autant femme frivole dans ses scru- pour y disposer ses sentiments soupçonner personnels': favorite la folle pensée de se réha- litiques n'aurait peut-être fiance de Louis XV. pratiquent roi.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à la haine aussi ministre leurs du personnelle de coopérer impatient s'était montré marquis à leur altéré Pombal. Il recourut dtmc à toutes les menées dans laisser les cours.

irrévocablement On peut douter que la suppression d'un ordre relisoit pour lui-même. quelque ait eu . protestantes et par lui toutes les questions hostiles à l'Église romaine ont été ravivées. au moment venait d'être à Rome lui annonçait que leur suppression décidée au Vatican. partialité. entraîner Bourbon. regrettable qu'elle gieux. la ruine de l'Église et finalement Mais si l'on française. fut conduite Plus il faisait avec autant de dextérité de de ressorts la que mouvoir du chef pour maison de le 'consentement affectait d'indifférence et d'implus le ministre Il rassurait encore de sa bouche les amis des même où son ambassadeur jésuites. mains et dans quel esprit considère cette par quelles a été opérée on s'aperçoit tout d'abord que ce n'est pas tant à la Compagnie de Jésus qu'on en veut même dont elle était la garde avancée.pour conséquence l'abaissement de tout le clergé. qu'à l'autorité destruction Les coups qui renversent le rempart n'ont pour but que d'ouvrir une brèche assez dans large pour pénétrer la cité. On en par polémique et soutenue a du enfanter entretenue en France d'excursions conçoit Italie la tout par la ce que cette diplomatie du cabinet. duplicité dans les déserts du scepti- . ni le cabicar. sans l'adhésion celui de Madrid n'auraient ni même net de Lisbonne au pape un si eu assez de crédit à Rome pour imposer On ne peut nier d'ailleurs que cette grand sacrifice. un pont jeté sur l'abîme la catholicité qui séparait de toutes les sectes et philosophiques. négociation de passion. à Paris.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN Le rôle cette affaire sir honteux qu'accepta fut ce qui contribua le duc de Choiseul le plus à la faire dans réus- du roi très-chrétien. On le nierait le jansénisme fut difficilement.

affichaient abbés de du sacerdoce et le mépris d'Autun que les évêques des mœurs dont on et d'Or- la licence et de la pensée. affecter et des moines une philosophie épicuet frondeuse avec la gravité de peu compatible mais ce n'est et comme en qu'après. etc. révolutionnaire de ces la propagande par l'impunité et le silence des autorités hardis enseignements compétentes. propre a pu donner la mesure exercés dans les esprits. clamer. signaient. sur eux le blâme qu'on ni même chaque désobéissance ait attiré que cette profanation ecclésiastiques. juss des époque. Raynal. qu'on a osé proprévision de ses vœux dans le sanctuaire. divisions dans de son déclamations avait des ravages qu'elle soumis à la discipline. l'abjuration librement était léans les prononcés Tandis revêtu. le caractère à ils en violaient saient ouvertement la Millot..LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE cisme. des prélats. des écrits dans lesquels et profespage et l'incrédulité. le décret accepté c'est réguliers de libérateur entrés d'une dans riche de qu'ils étaient à l'appât sans vocation sincère. contre Seule d'insultes au culte le clergé et de de 1789 la Révolution dominant. qu'alors On avait vu. les ordres prébende sécularisés. de leur titre distinctif. Mably. Morellet. profession. public ou les censures sans leur déniât Si tant entiers ont le droit de savants salué les de se targuer cénobites dérisoire. . do leur qualification religieux comme une et des ordres réformes premières c'est qu'ils avaient été initiés. avant cette abbés rienne leur sein. à délivrance. de la révolution prochaine. ou d'une éternelle sinécure. à leur insu. Si tant de bénéficiera ont relaps et d'abbesses la première Assemblée.

les sièges vacants. animés d'une piété vouloir ni scrupule. thaumaturge jusqu'à a fait qui a pu jusqu'au pousser régicide. toute leur vie. c'était membre ou prêtre marié 1. Il s'est trouvé cinq pour des intrus à la fois On en a vu du gouvernement Louis. le vœu surpris à leur jeune inexpérience. titre académique était la. du livre oublié de Théodore . et Grégoire à la conet pour arriver Fouclié. qu'ils avaient subi sans le connaître. remerciaient D'autres ont observé. jusqu'à la journée Jésus-Christ propagande antichrétienne. Un gënovéfain nommé Valée était le secrétaire l'ex-bénéintime. Beaucoup On en a vu qui. 1. Sieyès fiance intime d'un certain du Directoire. La en la police Mais tous ne des pas à uu rôle comités révolutionnaires plupart ont eu ou pour secrétaires. Ce conventionnel était gendre de ce patriarche un homme ami de la justice. ce qui fait d'autant intègre. C'est d'entre eux n'y apportaient ni mauvais clubs. défroqué Cette irruption d'une notable partie du clergé dans les carrières jusqu'alors aux laïques n'est pas réservées sans doute la conséquence immédiate des dissensions un titre aux sommités que d'avoir été moine qui ont agité tache comme le règne de Louis XV mais elle s'y ratla la Révolution et si avant elle-même. Dieu de les avoir retirés d'un état shicère. un autre moine du nom de Maillochau le de la théophilanthropie.reproduction Agrippa Imposteurs. inoffensif. à détrôner Sou seul un pures se croire 1 de pauvre Les Trois partie appelé de l'Institut. dictin Bernard le régisseur. plus ressortir lesravages de cette honnête bourgeois. des finances et l'intérieur se bornaient clubs et des présidents pour tous en comptaient en employaient plus de deux cents plus de mille.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN à l'instigation des mêmes instincts ou pour sadésertant leurs coutisfaire aux mêmes besoins'qu'en et les l'armée vents ils ont inondé l'administration. Talleyrand. dans tous les bureaux ceux On en trouvait régénérés. d'un cœur droit et de mœurs de Fructidor.

impopulaire affaiblir l'autorité du clergé qui les avait content cables voulu fiant lisés de les diffamer comme et des hypocrites rendre leur réhabilitation à leur dans nom patronymique les Provinciales. Non fut court. déraisonhardi- car les préventions nables sont aussi et fùt-ce jusqu'à l'absurdc. chose. les miradiacre de cette les extases Paris école de avaient saint Mais la gravité déjà un peu compromis sur ses railleries stoïcienne et émoussé Ignace lorsque et les visions la curiosité mystiques publique. qu'après nement forme règne du jansénisme et une calamité fut donc pour un triomphe pour la RéSon l'Église catholique. éveillée de Marie Alacoque. toujours et les plus « Calomniez habile. il a en identiimpossible. plus ces du texte des de la mosincères peut-être ont atténué rale évangélique.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il y eut des moines des jésuites et des jansénistes guerre dissolus et des prêtres apostats. par suite. les succesde leur victoire eux-mêmes. » calomniez encore. ment. du et la légende des apôtres. les plus les plus des inquisiteurs implaennemis de tout progrès. L'avéplus conspué. fanatisme La comédie cles de des puritains burlesque saint Médard que do la simplicité des convulsionnaires. mais et des Nicole commentateurs défenseurs ? Ce n'étaient acerbes solitaires Écritures. jamais les doctrines ne furent elles-mêmes relâchées plus généralement et le sacerdoce ce procès. à défendus. seurs des Arnauld moroses. mais il a réussi à rendre et. il en reste toujours quelque ont retiré pour et quel avantage Mais quelle gloire sur les jésuites. ceux que Pascal a ridicuTactique injustes tenaces. dont les vertus privées mais des novateurs les erreurs. plus près du mystiques. à la vérité. dit Beaumarchais. le nom de ses antagonistes. au bruit de .

sur l'innocence avait réalisé les récits les plus fabuleux et sur l'action de la relides races primitives puissante pour le bonheur savants justice. à leur disputer Les jansénistes n'ont eu. fondations et d'éduautre et do d'enseignement et nulle incomparables. et le ridicule que la bulle Unigenitus.PARTICIPATION DU CLEKGIÎ GALLICAN la contempla dans son impuissance sa propre ovation. sur le bûcher Les jésuites. et leurs misfaits qu'on ne apostolat sions dans les étaient La civilisation du Paraguay pouvait effacer de l'histoire. ni croyance comet leur de corps. le zèle et infatigable qui avait sanctifié leurs efforts. ni esprit perpétuité un triste. lui fut plus mortel ble dédain pour elle. et le règne découvertes leurs de la utiles. dressait ments Leur ses tentes. non plus. les palmes du martyre. ni maintenir aucun des établissements avaient fondés qu'ils et illustrés Nul n'a par leur travail par leur savoir. avaient en et des souvenirs qu'il était militant deux contre Indes le jansénisme desquels effet laissé des monudifficile l'hérésie des de surpasser. Leurs gion leurs cation succès sont de charité association l'humanité. En quoi les jansénistes leur seraient-ils assimilés? de légitimer Le seul moyen leur triomphe eût été de rivaliser de charité et d'abnégation avec les vaincus. T. ni but déterminé mune. des hommes historiques et leurs méthodes des n'a services autant écrits. i. elle se prit d'un incommensuraet dans son isolement. mérité de la civilisation ardent est un phénomène dont l'explication mais vulgaire Cette enseignement. Ils n'ont pas même su profiter de leurs dépouilles. en effet. leurs et littéraires. songé. contient secte 21t dont . do leur emprunter la règle qui avait fait leur force.

à la discipline. précurseurs doctrinaires ont qu'on a vus surgir sous la Restauration. de la Révor athées ou n'était explique et d'ardente Voilà lution. Incertains quel initiés. une justifierchaque en despotes. les rétenant. et conservateurs dogmades faits accomplis de protester tiques pour la liberté pour un crime. de sang-froid et pour choisir leur place dans le tumulte. encore des jansénistes? Si l'on daigne . de se plier à[. une adhésion pour chaque principe pour reur. donc tendu la main à tous les factieux encore qui.LES RUINESDR LA MONARCHIE FRANÇAISE le rigorisme tieuse n'est croyances d'une envie ambique le masque au fond ni catholique ni chrétienne. ce qui naturellement de hautaine intolérance l'esprit ambition elle s'est qui anime tous au début ses trouvée. ou la meilleure Existe-t-il part du butin en cas de victoire. comme elle. sans laquelle il n'y a pas compacte. Leur secret pour se maintenir fut de se faire modérateurs au milieu des excès. et déistes. dernière conqui concourent clusion Les de leur logique négative. pied avec les réformateurs. n'ont que des antipathies et s'associent à tous ceux volontiers point de convictions a l'œuvre de destruction. qui. succès. mais.toutcs les exigences servir leurs vieilles ils pouvaient haines. Ses sont toutes de haine et d'exclusion. adeptes. Cette résolus affluence inquiéta d'abord les parti qui renoncèrent d'agrégation volutionnaires tout cation prêts. cherchaient un drapeau au- pourquoi de plain se "rallier. de de leur courage. de ne se livrer en-agissant qu'avec gravité aux entraînements assez afin de conserver populaires. d'action et se bornèrent et les hommes chaque à suivre passionnés. ou plutôt aïeux des jansénistes. de se ménager une prudente retraite en cas de déroute.

Guizot. de M. et qui les ont alliances pris part des aux de deux affaires Iluurannc descendants en droite prouM. élastique le flot qu'il combien sur un Mais pas.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN et de leurs maximes. qu'on cette doctrine hâte et l'on avoir que de'son point combien d'illusions ont empire et flexible? soulève à et favorise sentira d'autorité les débordements une des austérité dé- y réfléchisse. fusîon- . devenu des Débats. des hommes de caracd'opinions. Guizot. on tenir compte de leurs alliances ne doutera pas plus de leur survivance que de celle des et l'on comprendra que la secte des doctrijésuites naires n'est succession réelle. professeur. ne M. de M. sachant plus à qui s'offrir. Duvergier de parlementaires à la tribune. nisie. voyés qui. Il doit Révolution paraître étrange ne s'est révélée au lecteur crédule. les mêmes Toutes sous une armure et avec un langage champions. sociales. dans les perturbations exercé par une doctrine inaperçu Pareille au roseau courbé sous peine. dédaigne. sous la dénomination de jansénistes. ont besoin de croire qu'ils n'ont entendu renoncer ni à leur propre ni à l'exercice estime de leur raison. sinon leur transmigration les fois que les questions tant rebattues et du devoir des rois se renouvelledu droit des peuples dissentiments ramèneront les mêmes ront. difféqui les à qui la de vue condramatique. Ils 1. à attaquer le pouvoir rents. Les sympathies iigne cle Port-Royal vent notre assertion Sacy au Journal 2. Comparez et de hùnktre. suivant qu'ils auront ou à servir celui qu'ils partagent 2. peut tout en complaisante esprits cédant au plus fatal entraînement. Guizot. de leur tactique à lu que l'appropriation des événements. tère n'est-il et de culte en apparence incompatibles. d'apprendre et de voir ranger couru à le tromper. les allocutions M.

se comparant. Il y avait des jansénistes tout autant savent gré qu'on juinais. gloire de leur apostasie. moins célèbre était celui d'un curé d'Auique les autres. tifs que les paroles.LES RULVfcS DE LA MONARCHIE FRANÇAISE leur conscience au sophiste et qui rassure à le prendre ou pour guide. en sortant gènéial. Charpentier Chabot on en Lebon. Un des membres les plus sanguinaires du Comité de salut public assistait. citait qui. aux messes nocturnes céléque des prêtres proscrits 2.) queur des Perses. au vainde inetLre le feu à sa paroisse. se donna le plaisir billon devenu et qui. n'étaient tels inflexible. 1 et Joseph et Godet. qui dogmatise et le commet car elle justifie le crime par ses sophismes sans remords. 1. les fanfarons d'impiété les plus plus malfaisants. (le III Vendée. . d'une orgie. de principes et d'une Fauchet et Grégoire. Son nom était Voulant!. (Histoire 2. par cet exploit. les évêques sévérité tout de leurs en usurpant se sièges. qu'il protégeait JI y a plus à craindre de l'hypocrite que de l'impie. l'a dit des jésuites. On signalait comme et plusieurs autres Camus membres tels des LanÉtats dont les votes ont toujours été plus significagénéraux. C'est ce faux semblant d'austérité qui attire à elle les natures lâches et les consciences ébranlées et achève élastitoutes ques. clandestinement dit-on. dogmatistes la mitre et chassant piquaient orthodoxie Mais pas les sombres d'une certaine inconséquents. A côté des prêtres qui se faisaient tels que Sieyès et Talleyrand. domine les ébauches de conscience. et les plus implacables étaient presque tous jansénistes. que et de démagogie Les conventionnels braient dans des asiles y les convictions de corruption. si familier Cet appel aux à la philosophie capitulations révolution- Ce nom. sont disposés pour arbitre en robe courte. est plus redoutable et la perversité encore.

en faire un épouvantail et lui ôter tout de ce préjugé. se réveille aux accents de "quelque timent religieux naire. signes s'est que le clergé extérieurs fourvoyé . il suffit de la signaler comme jésuipieuse. au lieu de se d'appeler à elle la Compagnie fortifier elle s'affaiblit de tout ce par cette agrégation. en croyant confondre aucune conversion toutes politique pouvoir les nuances mysticité et offrir des primes se contentait d'une d'opinion elle ne fit que dans stimuler une teinte uniforme de des ambitions la décrier à la trahison. dès que le senl'idiome Aussi. agissait qui avait fait son succès lorsqu'elle Il suffit de la supposer soumise à cette inspiration pour Elle eut beau ouvrir ses impunément.a pris de si grandes jésuites. se convaincre qu'à chaque évole jansénisme qui renaît do Quelle que soit point en l'affrontant torité ecclésiastique cation de ce fant<4<iïie. ce n'est l'injustice et l'auqu'on en pourra triompher. elle n'amena rangs aux affinités les moins compatibles. s'y affiliède ces cond'une de nou- il y eut concurrence rent avec le dessein C'est fréries piété pour s'être à l'initiation préconçu complu et dans les dans mélangées. l'affluence dévoyées sut qu'elle léger tribut.DU CLERGÉGALLICAN PARTICIPATION d'en faire le premier on a eu la précaution grief aux de tous ceux que les Lettres provinciales reprochent et cette cruelle raillerie . peu sincère. a dû. est entré dans que le mot de jésuitisme proportions de toute la génération. r isolément. venir en aide au gouqui prétendit de la Restauration. commit cette imprudence vernement de Jésus et. formule Lorsqu'on banale et d'un et beaucoup de la tromper. association tique pour crédit. c'est et crie sa cendre Aux armes La Congrégation.

souvenirs n'avait ni qui avait survécu à tant de glorieux ni la consécration du marde l'apostolat l'abnégation aux yeux du pays comme l'héritier tyre. et de l'Empire ni assez pur pour sortir il n'était ni assez populaire Le clergé qui si périlleuse d'une épreuve. et il apparut de celui que les décrets des Assemblées son à toutes de ressaisir Associé avaient autorité que les innovaétait celui jaloux plus impatient dépouillé. comme il l'avait été à toutes les vanités du siècle. Livre Vf. ce qui est arrivé de la Congrégation. ainsi qu'il sera démontré nous aurons à apprécier lorsque l'inopde son concours au gouvernement de la portunité Restauration.1. tiques subit les lois que le monde et lorsque sonne impose. de faire bénir son retour.' que dans la et dans l'exemple solitude du sanctuaire des vertus praen se mêlant aux mouvements il du monde. du sacerdoce n'est de la lutte il se trouve désarmé avant d'avoir à celles tant des passions do révolutions et des intéet de cala- . vainqueur de la Révolution triomphé avaient lassé tience etlesvertus avait dont' la paLe clergé la persécution. chapitre xiv. Comment a-t-on pu croire que la voix C'est du clergé. en se mêlant rêts mis en conflit par 1. les abus. l'heure combattu. pour les peuples.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE veau. comment aurait-il tout à coup la coniiance reconquis et le respect qu'au respect. qui ne se qui ne s'accorde de tout intérêt? La dignité rend qu'à la dignité dégagée plus. tions. l'ancien partagé régime dont il avait largement dont il avait subi le joug sans murmure. du sentiment parce qu'il a pris la renaissance de so propre en France pour une restauration religieux des souvenirs sous l'impression Encore de puissance.

aux vues un ordre qui en suspendent les où la foi religieuse a qu'en ont fait ses pro- de la police réglemenpar les pollutions pres ministres. habile et vénérée quelque compagnie et 1égitime quelconque soit la seconde. elles l'effacent devenue plus étroite que jamais entre les pouvoirs que le prêtre il n'est doit vénérer et servir et ceux auxquels tenu que d'obéir.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN mités qui encore affectait saignantes. s'il ne veut pas se heurter à de ménagements des obstacles plus forts que lui. en l'absorbant. et et toute indiscrétion recouvrer la direction des le salut de la société l'exige. de le laisser d'un dominerait à l'écart? Son une génération invasion avait plutôt l'apparence C'est pour ciliatrice. ciété qu'il n'est défi que d'une intervention cons'être défendu avec trop de vivacité l'offensive retranché sommité. circonspection qu'une lâcheté est une des vertus agréables mais la prudence sont aussi conformes humains et les moyens de la Providence lois. puissante Quelque la première. car s'il se subordonne à son indépendance. qu'on suppose La voie est . taire et par l'antagonisme tout enseiphilosophique. la lui renla patience et la discrétion dront plutôt Qu'il fasse surtout que le commandement. plus à prendre. mal dirigé peut être l'équivalent d'une erreur. le clergé doit. qu'il avait de la soMaintenant dépouillé dont politique plus trop souvent et finalement il était dans la il a d'autant l'État. respecter consciences. Au milieu été altérée tour que d'une à tour les prodiges population par l'abus à Dieu. Nous n'ignorons pas de certains esprits ne veut voir dans la que l'exaltation ou même une apostasie. avoir et pour pris été abattu. Mais une autorité ou s'incorpore à une que. il abdique. gnement de zèle un danger.

et le martyre. et la foi sera sauvée. rendu cher indubitablement avait été mieux crifices. qu'il affronte. et dans les répétées Elle se perdit des âge. licencieuses aux invasions conservé à la nation. aux fureurs de la Réforme. que tant que tant de services grands de bienfaits illustré. peuples Le avaient français. laissant de la récrimination stérité ainsi à ses ennemis tout et du contraste manifeste solidaire de l'avantage entre l'audes dis- illégidévotion de ses paroles et le relâchement Il est injuste assurément de rendre mondaines incrédules ou de et de quelques abbés de ses mœurs. avec lui. comme son droit. ses scrupules il tolérait ou défendait futilités. tilités d'une théologie sion des confesseurs times. s'il des sa- inspiré Sa considération du moyen en prenant l'initiative aux avait survécu de l'Inquisition. rois d'une pratiques puériles sur des Tout en exagérant ombrageuse. la persécution et les lui reviendront. clergé fait la première hommes avaient avaient dont les vertus et la science de et institution du pays. et Dieu sera à dire Qu'il proteste contre toute catholique. même subacces- les minutieuses tracassière. les abus beaucoup glissés dans plus graves qui s'étaient ses rangs. se serait et la monarchie avec lui. à la direction des consciences? renoncer Tout au conEst-ce traire ment sa force de tout et son énergie intérêt matériel hautement atteinte contre à l'unité s'accroîtront et de toute tout attentat du dégagepersonnalité. sipations prélats l'immoralité quelques tout débauchés . au contact dans dans à leurs la tacite fantaisies attaques de la Ligue. àlajustice. comme il l'a déjà fait en 1793.LES KL'LN'ES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE doit s'effacer devant l'autorité qu'il à toutes les exigences du pouvoir et se courber laïque. même.

Les perturbations de Law et les richesses causées par le système accumucolonial avaient les forégalisé par le commerce tunes et abaissé.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN un corps fidèle aux devoirs du majorité. Brienne? méritées. Aussi à ses convoitises. tous pour cette partie les obstacles territoque le rang et la prépondérance lées riale opposaient geois s'étonnait même des le droit. . étrangère Cette admirable à sa proscription. pour les écrivains qui fondent leur succès sur le parti dont ils parle clergé est tout entier dans ceux tagent les passions. de la nation. ne il faut le dire l'immense de intellecpas assez le siècle de Louis XIV. Le bourauparavant en existât encore et s'indignait qu'il dont il ne pouvait contester simples rivalités un œil inquiet portait-il et les corps qui faisaient sur et jaloux de lui autour les institutions un rempart importun. resta aux fautes qui ont servi de sacerdoce. et se sont résignés erreurs qu'ils n'avaient pas partagées aux souffrances n'avaient sans murmure qu'ils pas dont les iniquités de quelpas racheté le clergé et montré dans français plus grand ques-uns et plus riche dans sa pauvreté la persécution qu'il ne des Tencin et des l'était au temps des Dubois. les tenaient Les ambitieux chefs mêmes qui dont se donnaient il acceptait du mouvement compte pour ses orgala direction. n'ont-ils le public de voir incapable ceux qui ne sollicitent pas son attention. et dans les sommités les qui attirent qui le représentent Mais pour regards. tuel qui se développait depuis de la bourgeoisie à s'éet de la tendance émancipée lever par l'étude et la spéculation. par leur maravec une patience ont les expié qui héroïque tyre. multitude prétexte du monde connus seulement de prêtres. nes.

de l'Église qui et rendu l'Angleterre . d'envie qu'il ne soulageait des poëtes et aux Le luxe des prélats excide misères.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et partout de sa était fatiguait partout. comme bénéficiaires de ces biens et le partage un abus. à qui un travail leurs égaux et leurs parents. opiniâtre Le vœu d'abnéla même aisance. des biens C'est la convoitise que son devoir. sur la réparLe premier ordre do l'embarras de lui de venir ses en finances. par la prescription en rendant la tentation imminent tion moins difficile. partie profanation. car paraître méconnaître l'opportunité autant le lui conseillait de confiscations des exemples et les traités. était loin de procurer et avec tant de priviléges. et les étaient commandataire d'un riche plus en profusions du modeste discrètes vue que les charités pasteur. clergé insatiable l'avidité du praet de ses censures présence ticien et la vigilance Depuis longcupide du marchand. aux satires des philosophes. aide. du clergé comme un droit. autant Cette conclusion était illogique avertissement un salutaire elle contenait tition l'État et l'emploi ne pouvait ni Son intérêt de ces richesses. était en hutte aux oisive des cloîtres temps l'opulence Le des critiques déclamations tait plus économistes. ignorer mais qu'injuste. le les chanoines. dérisoire paraissait gation abbés et une foule de celui du célibat avec tant On en vint à regarder de jeunesse l'existence et de loisir. consacrées récentes. forte un péril et l'imitaa livré constituaient plus coml'Allemagne à la Réforme du règne de Henri VIII. Le vol de plice des turpitudes ces biens fut une calamité pour les peuples autant qu'une La plus grande avait été défrichée. les dont jouissaient bien-être gratuit blessait obscurs.

Les épargnes des couvents l'hypothèque des plus beaux monuments ont servi à la construction que possède et faisance la France. aux progrès mêmes les moins truites de l'agriculture. possession tout. de ces biens se composait partie titre onéreux et de legs pieux dont nul Une abri pour sa vieillesse et pour sa vie des fermages. dait à tout Ce monopole. désastre pour au fisc. indéfinie d'accroitre la en concentrant acquisition un avertissecomme un autant la qu'une faculté mainmortable. et trimoine de l'aumône. Il n'a plus de traen sur grand de les su- prolibérale- qu'à l'aide de vastes bordonner Certes. qui ne se perfectionne problématiques d'essais surfaces aux sans parcimonie. tonet il compromettre. Jamais ne fut plus légitimement acquise. ment danger de Louis Cette mesure XV lui interdisait toute était extra-légale car il signalait menace. . plus légalement la dotation du mérite indigent des déshérités. l'État réclama Lorsque de perspicacité son assistance. d'utilité à toutes les fondations de biena dépublique que la Révolution ou dénaturées. priété plus transmise.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN créée ou améliorée par ses possesseurs. le peuple. Si quelques-uns 'avaient été le changer fruit de l'obsession. la même le même le besoin. Elle était le pament gérée. calculs ce fut un immense qui livra cette richesse que le décret la même sécurité retrouvé ailleurs pour dans le prix modération vail. sa famille dans de donations n'avait droit à de la destination. ordonnance nouvelle. il était facile de mettre un terme à cet abus le clergé lui-même et une y avait songé. C'est en ceci que le clergé manqua de prudence. et sans l'étroite d'un gain faits nécessité douteux.

dans la dernière pas. ne laissant se réserver. Tandis Aussi les hostilités ne tardèrent-elles défendaient de l'ordre que les dignitaires les abus dont ils profitaient. noblesse Sa pour repousser le contrôleur haine contre Machault fut si général de lui retirer le ministère des aveugle que la promesse l'adhésion des évêques pour déterminer dos jésuites. Le moment était mal choisi se diviser. des recommandaient. réclamait ne se composait d'une vocade prêtres pas seulement tion douteuse. blâmée à l'expulsion unaniqu'ils avaient La passion qui les porta à cet acte de déloyauté mement' ne leur laissa pas voir l'abîme sous leurs qu'il ouvrait finances suffit On eût dit que l'épiscopat. que le dégoût la du devoir à l'indépendance et que bientôt poussait Révolution allait recevoir dans ses rangs.LES RUINESDE LA MONARCHIE FRANÇAISE et se ligua avec la priviléges la taxe du cinquantième. aux C'était abbés qu'un rôle consultatif. plus exclusif que Assemblée faire deux duclerg-é. On le vit. avait frappé de vertige. dans sa propre cause. ambitieux ou turbulents. Cette opposition laire. avec hauteur la-plus nomla plus active et la plus popubreuse portion du clergé. remarquée lui-même que le les torts juge pour pas à se retrancha dans ses et l'Évangile d'égalité que la science Cette fut d'autant plus prétention haut clergé était appelé à redresser et qu'il se constituait qui lui étaient reprochés. mais de beau- i. de se déconsidérer. . hâte classes à délibérer en commun et députés appelés à lui seul. jamais. une réforme radicale. éclater. le vote suprême. opina contre les jésuites. celle de l'évoque de Sisteron. Une seule voix. renoncer aux couet à l'esprit tumes consacrées par plusieurs conciles.

on n'en était pas encore arrivé à la négation de la famille. les bras des novateurs. que la nu-propriété appartenait du clergé guant le clergé régulier de l'abolition par induire moines à succéder. du clergé son eut donc originairement tiers-parti composé mais que le débat d'hommes de courage et de conviction. infligé à leur dédaignés aux ennemis à ses plus insu. sous le nom recèlentle bouleversement de spécieux et la ruine. Mais car toute jouissance héritages privés. vœux l'inhabilité puis. Les logiciens faciles dont le pays se fût réformes cette guerre aux abus et cette fièvre qui. et que l'isolement blessant passionna sincères organes par l'épiscopat jeta. furent rigides et scrupuleux que du sanctuaire et le mauvais partie et le des mécontents. distinon commença des sans trop d'effort. indéfinis de la Révolution. Le clergé n'étant on en conclut qu'usufruitier. de ce syllogisme jusqu'aux est viagère. de son al- l'autorité du clergé prêta et le secours de ses armes loyales. et l'on se contenta à la communauté de dénier le droit de se personnifier et de se survivre.PARTICIPATION DU CLERGÉ GALLICAN • coup d'esprits la profanation Cette richesses. dans de redresser Le clergé refusant des griefs dénoncés l'intervention laïque devint inépar le clergé lui-même. liance momentanée celle Comme toute assemblée parlementaire. de changements perfectionnements. une fois maîtres du avec une argumentation irrésisterrain. On étendre les conséquences des à l'État. séculier. De la sécularisation des ordres à la suppression des . concours hautement scandalisaient emploi de ses dont les avis désavoué. pourrait. séculière se substitua bientôt à la vitable et l'autorité A quelques contenté succédèrent sienne. procédèrent tible.

ne pour énergie restait prendre pour plus sa défense. eut son tour. comme trop rétribué d'une prétexte de balanplausible de répar parut de le supprimer. on jugea plus expédient et abusif. on passa par-dessus et de former un Le clergé cessa donc de posséder furent à la solde du goules prêtres ordre dans l'État. et par la liberté des cultes à l'élection l'athéisme et de delà loi. du pasteur. que l'épreuve sa propre Il ne lui de la por- . substitué aux bénécomme le salaire fut. héritier légal de toute succession le fonds de subtilité confisquer revenu. pour les autres. vacante.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE était la conséquence couvents. On se récria d'abord do la modeste avec la riche Sous prébende dotation du d'âmes bénéficiaire. put sans trop au même titre que le et cet argument irrésistible. sans relâche et sans résistance. le fisc. C'est ainsi qu'au nom de la logique la légalité le vol et l'usurpation s'accomplirent. lutter pour contre se régénérer ses dans ni son perauxiliaires ni ressources dans adversaires. l'abus pour atteindrel'institufices. vernement. contre les droits On procéda avec la même dextérité On arriva par l'exigence du serment à de la conscience. il devint répartition plus équitable. cer les ressources avec les charges. tion. et de la liberté l'injustice qu'au nom de la philosophie et l'oppression Ce bouleversement s'opéra triomphèrent. sonnel et dans ses doctrines. Le clergé déconsidéré et dans toutes tous les désordres divisé trouva dans par son immixtion les intrigues des derniers règnes. Mais avant aussi il fallait retrancher commença-t-on partir tout emploi réduire puis. comme les autres fonctionnaires. La force rendit Le clergé séculier contre l'énorme disproportion du pasteur ou prélat à charge de l'oisif rigoureuse.

en partie. point les sociales et sans empreinte les événements comme mystérieuse qui se succédaient allait rentrer fatal des si le moitde si cet éblouissement Toutefois. Mais que le clergé ait subi cette grande inisinon par ses imprudences. n'eut Heureusement qu'il n'y a pas de prescience ni assez d'abnégation pour conjurer l'orage qui dès longtemps au-dessus de sa tête. Le vertige toutes les qui entraînait quité l'avoir favorisée institutions orbite laissait de tous chaîner. les égarements de la multitude. les. plus accepsuspectes. la convocation des États il désespéra de il fut le plus pressé généraux. hors de leur et le doigta de Dieu sur la trace brûlante sans dans s'enle chaos. concédées cle des exceptions par des slappositions tant la solidarité Pour enfin aux propositions échapper du Trésor. Il fallait sans doute que la société chrétienne fût en lois de son délire. sible de soutenir. il réussit ministre trop zélé pour les intérêts et à effrayer le roi d'une menace d'excommunication approches lorsqu'aux dominer l'Assemblée de réclamer de la Révolution des notables. laisser atteint de quelque dégénéré. a fini son conservatrices par être de la monarchie irrésistible. pour fouler aux pieds les premières existence. torts du sacerdoce. il ne rachète doctrines .PARTICIPATION' DU CLERGÉ GALLICAN sécution failli. qu'il sur croyant entamer par l'édit abusive ou de quelque prébende il les défendit comme choses saà ne se y allait de son honneur aucun il se sentit Quand il s'appliqua à élargir le cerpoint. et du martyre. gardien excuse. le parlement. d'un opiniâtres donc ni assez de 1769. Lorsqu'on lui signala s'amassait Le clergé l'inutilité monastère crées. c'est ce qu'il est imposprovoquée par ses désordres.

que pour réparateur verrons sous la Restauration. que lui aussi a contribué. à raviver par ses exigences révointempestives l'esprit lutionnaire. préposé à l'instruction accepte donc et à l'édificasa large part do qu'il a aggravée de la philosophie qui a civilisé le responsabilité par sa complicité. {' . pris part à ce et nous mouvement l'entraver.S DE LA MOXAUCHIK FRANÇAISE plus tion spécialement des peuples.LES HULXr. ramènent les Qu'il dans une Si les nations dégénération déceptions à la religion le clergé n'a malheureusement monde.

quand bien même il et le ministère la consolation de tous 1 22 . où la plus grande somme dont modèle. le talent et la même rang où la vie était douce et facile. l'autorité accesrichesse la police tolérante et l'opinion sible et sans aspérité. où la généralité du clergé ses vertus.I. administration fortement existait une aristocratie sans toutes les notabilités de se ruiner et n'ayant au service du roi priviléges. combipubliciste qu'aucune qu'aucun naison artificielle où. brillait et plus incorruptible éclairée. les asiles étaient le patrimoine de la douleur. était la première loi. T. à côté d'une ne paut reproduire! souveraine! de la pensée empreinte une magistrature nisatrice de Louis XIV.CHAPITRE VJII RËSNE DELOtUS XYt Comment est tombée cette monarchie les fondements jugeait Montesquieu où monarchie appelée justement tempérée. inébranlables? l'honneur de liberté de supporter à l'homme mettait au qu'il soit donné le mérite et la naissance. plus d'autre ambition orgaplus que où il à que accessible eût été respectée pour n'eût pas été éminent dont les biens par ses lumières les demeures du pauvre. sans exemple dans le passé. plus indépendante aucun autre peuple n'en posséda jamais civilisé. gouvernement n'a su qualifier.

la justice car elle avait été régénérée civile par une ordonnance aux rédacteurs rien à désirer de nos qui ne laissait cette ordonnance. l'égalité incompatibilités du droit. les plus profondément gravée était la même pour tous. assise dynastie chère au peuple à qui son joug fut léger. et plus florissante féconde en grands hommes que jamais aux vertus des Trajanet sous un prince qui joignait. corruption de la philosophie Mais le . et mieux qu'eux. des Marc-Aurële. les théories? sur toutes enjouée meurtrière et railleuse qui s'était façonnée à toutes les variations. Avant conforme droits à l'esprit consacrés de famille et pleine par le temps.sophisme ont agité et le fanatisme . des vieilles coutumes. sée humeur habituée les régimes. moderne? sur ni l'abîme? Sont-ce les mœurs dissolues de Louis XV? Mais le règne des courtisanes des de la Grèce ni le pouvoir le génie Serait-ce la. et celles de respect pour avait su concilier les sages non moins les les dans unique mœurs entre les nations. de dix siècles. tellement sans aux des éléments inépuisables cesse renaissants ruineuses sombre de puissance et de richesses aux besoins qu'ils ont pu satisfaire d'une révolution dévorante et d'un conquérant s'est emparé insatiable. romain canon. que dans les lois. tout à coup enfin régnait sur une succession guerres Quel d'une nation à tous vertige insouciante et frivole. blaà son Qui a pu substituer une bile noire et soudaine.LES RUIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Dans se trouvait cette nation. codes. cause Quelle que le venin de l'aspic? plus dans le gouffre des révolutions et ne enfin-l'a précipitée l'en a retirée par moments que pour la tenir toujours suspendue de la cour n'a affaibli Romains. rations cieuses du droit inspipréune Sur cette nation sortie de son sein.

ont déjà fait irruption dans les Anglais et les Espagnols sans parvenir à les diriger. secrète dont née en Allemagne. français favorisée fut l'adepte un prince par l'Anavoué et . conseils du roi de France.~ A la Révolution. évaporés n'avaient été recueillis et élaborés par une intelligence perverse et persévérante. faute saisissable. et. et se sont asseoir. de Jean-Jacques Rousseau et de Voltaire. même emparés Ce mal n'a donc' nulle nul cause du trône aucun pouvoir dans diagnostic sans s'y le Bourguignons ont plus habiles la conjuration et les Guises et passé. gnée. qu'une société gleterre. ressemblant au dégoût d'un La lassitude les mets les plus délicats. de morbides. Est-ce échoué dans leurs d'Orléans de l'étranger? Est-ce la perfidie Mais les complots. philosophie Tous ces germes n'en fut que l'occasion. et leur complication l'analyse ble. et d'une d'une tous analogie ne exemple immédiate ne peut être assipeut être opposé. et Mais.RÊ&NE DE LOUIS XVI plus d'un d'Orléans? d'autres empire Mais sans les l'ébranler. des partis irréligieux et démagogues pas même connu et nous espérons les voies démonqui lui préparaient trer que la Révolution est Fœuvre de l'étranger..d'une assimilation universel à la manifestés les symptômes dissolution prochaine d'un malaise se sont en a rendu fois. Un mélange d'événements contradictoires mécontentements mal définis n'en impossiet de fut que le prétexte. où se préparait Le récipient cette explosion n'était il n'était pas dans le lieu qu'il devait couvrir de ruines. du bien-être. leur nature se seraient s'ils improductifs. en effet. et qui convive repu pour s'était emparée d'une génération saturée de la entière.

des tout les fait tristes battre cour fruits dre. saurait assez la plus pure qui et studieux Austère déplorer ait jamais au milieu l'exemple avilis. ch. et l'avénement l'aurore d'une régénéra- aux acclamations On dut croire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE l'aveugle proprier instrument. le tronc n. V. mes do la France. âge où la légèreté la flatterie si insinuante. unanicomplète. flétri son feuillage. Il. ces éléments eut seule la de dissolution de s'appuissance et de les convertir en une irrésistible La contagion méthodiquement France en fut la victime plus que la complice et ce qu'il c'est que plusieurs fois elle contestable.en vicié par elle avaient était ni énervé XVI ni atteint fut salué dans de Louis tion comme sa sève. u Des /~MM<~ !<MM ~M~' /<! Révolution. vivement espérances aax désirs de cette elle-même de Les répondirent peut-être âme généreuse et tense manifester par active des que est de la de et ignorait que la haine est plus et que le nom seul de la justice la reconnaissance. élevés à des serviteurs dans douce. un sentiments les plus devoirs de roi la volupté si n'eut qu'une est si naturelle. On ne vertu roi. Uv. impatiente bienfaits. qui la r monar- du temps de la Régence chique. tome M. . que les destructeurs Si les turpitudes ne l'avaient du règne pas même ébranlé. du que les intentions déjà connues roi ne trouveraient nouveau que des cœurs empresses à les trop seconder. Elle un cœur frivole d'une à ses donnant corrompue. Louis XVI 1. devant Louis XIV avait tellement enraciné l'arbre les actes. y a de moins recula de ses propres conséquences cherchant une volonté plus forte que la sienne retint au bord du précipice. un épouvantail pour les méchants.

de de Turgot de son ministère. mais revenir XVI droiture par et'des bon le triumvirat. Louis pour que. accepter des Maupeou. la légèreté superficiel l'esprit son caractère daient peu et l'indolence naturelle à son qui que de à seconder l'ardente propre et do bons conseils jeune prince avide d'améliorations de convenance mais n'est-ce pas par un sentiment autant âge le renactivité d'un d'un vieilqu'il s'est fié a l'expérience que par modestie lard dont il devait la sagesse. tous les membres Si le roi se trompa sur le mérite de quelques-uns. ministres avec plus les préparé de pudeur ne fut pas heureux. On dut conscience toute désintéressée Saint-Germain à ce prele choix et de dans son et de Malesherbes. avait été éloigné à ceux qui les avaient gâtées? son concours Les événements ont prouvé plus que le choix de ses autres ont vouloir. puisqu'ils que de mauvais avait trop de d'imprévoyance voies à la Révolution. et tous. guaient sa faveur ou que la cour désignait comme mais ceux-là seuls que la voix publique signalait il appela les plus intègres mier élan d'une et les plus capables.RÈGNEDE LOUISXYI '1 son peuple heureux. le moyen. au procédé le plus recours. pour en trouver le plus efficace que l'inspiration simple et ordinairement aux princes et l'expérience suggérer puissent qui veuaux séductions du pouvoir lent sincèrement échapper non les hommes conseil. de Maurepas. présumer par cela seul des affaires pour avoir refusé qu'il. H eut celle de rendre pensée. des il était trop à l'ennemi bon repoussé la voix publid'Aiguillon Terray fils et trop de son përe Français pour et à la créature de l'Au- . qui brià sa confiance. On ne peut nier oserait lui en faire un reproche? de M.

principales intésur la navigation de la mer Noire et les véritables rêts de la France pas en Orient. sur M. et la mort prématurée de ce prince le fit soupçonner d'empoisonnement. rendaient parce qu'il se tenait en garde contre sait la politique d'avance qui et entretenaient le cabinet et redoutait la de Vienne. qui contient en particulier. Tant si le négociateur un jugement dans un âge si tendre. de Vergende sa jeunesse. l'influence. de Thugut puissances.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE triche'. fermeté décider sa prudence ne peut trop admirer solennelle cette circonstance dans qui On de tout et sa allait Il résista aux sollicitations son règne. être condamné à devenir votre H» viteur II avait sujet. ce règne capables Ce fut si Louis de une le XVI comet dans le avec été de ce qu'eut témoignages avait rencontré des ministres prendre peut-être et dignes de le servir. une faute que de n'avoir du duc de Choiseul pour le fatalité pas persisté dauphin 1. et que ses grandes de la reine qu'il adorait qualités si digne de son amour. mais osé lui je ne dire serai Je puis votre ser- . La haine se manifestait en face jamais la plus indiscrète violence. désavouées des réflexions et des vues le plus conque n'eût sommé. des dont il connaisétudié cours susdes Il avait deviné diplomatie dans la sienne de toutes tortueuse intelligences pectes. prépondérance nes de ces préoccupations témoignent écrite à dix-neuf et nous en avons une sous les yeux. de sagacité sont de vivants si élevé un patriotisme précoce. sur les ministres des ans (le li avril 1775). Il tenait à trahir leurs les trames note sentiments les particularités propres la France hostiles et contre dans les ténèbres contre sa Ses lettres à M. qui s'ourdissaient en Europe.

commencement qu'il eût fallu toute l'autorité d'une vieille en garde contre lui-même. de Maurepas sur Terray ses conséquences prochaines l'imprudence la Révolu- . des homme factions ni avec mais dernières d'expérience qui divisaient les amis il n'avait rien esprit positif crises du règne et de ressource. diaait-M. testable de Terray du parlement Le rappel fut la faute irréparable. mesure et imprudente. Voir la lettre de l'abbé du rappel du parlement et tion (Jf~/MOM'M de Soulavie. incon2. à tous les à l'opinion la difficulté expérience Mais. au lieu d'applaudir le roi était qu'il inconsidérément à faire disposé était d'apercevoir incapable i. du de ce règne. Le parti Choiseul le dauphin un dévot mené passer pour faisait mais ce qui répond à ces insinuations. et sa prédilecpour Machautt. et d'humilier l'instigateur jeu que ses anciens de cette Il deantagonistes. XV. l'antagoniste tion pour les œuvres de Montesquieu. de Choiseul ni avec ceux du génie aventureux et'aurait su tirer parti de l'habileté de Turgot. donnent aux enfants des leçons n'ose pas qu'on T faire aux princes. pour le mettre le danger de lui faire envisager de cette concession dont il devait recueillir tant d'ingratitude et de souci. Les vœux qu'on exprimait au nom de son peuple et les bénédictions qui saluèrent faisaient tant d'impression son avènement surLouisXVI.RË6NE DK LOUIS XVI choix Machault rité s'était Louis dehors qu'il du avait n'avait fait d'abord mais les d'un ami un de son ni l'audace du réformateur il avait père ni l'austéet de En philosophe. faisait lire à ses enfants.) à M. qu'il « Les livres. dans révélé. c'est son amitié du clergé. » 2. victorieusement par les jésuites. Mauoccasion de satisfaire ses propres repas n'y vit qu'une rancunes vint donc se fit un sacrifices publique. la incompatible de Maurepas il n'était cour.

la lecture matisé nation de scandale paroles d'en Ses faire un chef d'accusation ennemis la main furent contre émus la à implacables des apostilles dont de les ces frais. à la censure actes. à toutes Son preles dilapis'astreindre et de que son aïeul avait tolérées de cette La preuve lui-même à la plus stricte économie. les abus mier dations soin ni contre fut de ceux mettre qui un les terme soutenaient. en que ses propres publique il fermant le registre tant de prodigalités. conndentde un terme. la résolution annonçait déjà prise d'y mettre Sa première ordonnance seulement de les réformer. eut en effet mais objet nonpour de les rendre impossi- . il avait de son sceau ne voulant livrer grâces accordées par son prédécesseur. plus du roi avait chacune faisait lustre et de respect. Mais. prodigalités sans que le trône y puisât plus sur le Ceux qui comptaient à ces confus. « Tous les stigdont la se turent. la bonté de Louis XVI ait été la source de Quoique on n'a pas le droit de l'attribuer à la tous ses malheurs. est écrite à chaque page du trop fameux Livre austérité dans la secrète à l'Assemblée nationale. de pour que sa bienfaisance'n'aggravât à son peuple et dont sa pensée persévéges imposées Français même et rante Par compte était une de l'exonérer. pudeur » dont il fallait revêtu encore tenir les discrète à sa délicatesse. tout du Comité des finances rien pour luique le roi ne voulait les plus chers à son s'abstenait des plaisirs les charcœur. car il ne fut faible ni contre faiblesse de son caractère. rouge produit espérance royauté. de ces révélations du rapport y verront gratuites.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de reculer rairement dans la voie de popularité où l'on s'est témé- engagé.

autre. et le contrôle des Trésor étaient. en fondant au maritime.RËGKE DE LOUIS XVI bles à l'avenir. au vœu unaplusieurs répondaient nime du pays. tionnelle réalisée par les de Louis XVI. est la guerre de 1779. Parmi les projets de réformes dont tion de la question. à lui-même l'une fatalement le droit de circonstances a Trois mais caractéristiques. témérairement qu'entreprirent soutenus Saint-Germain. L'affranchissement des derniers serfs attachés à la glèbe. ou d'être auquel indépendantes ont dominé il n'a manqué de l. mémorable. implanta placer la civilisation la France l'arbre malsain de la démocratie. les maintenir en s'interdisant et de les renouveler. ce à la désorganisation génevois préposé et poursuivant. par Malesherbes. sans autant l'interdiction des lettres de cachet occultes le qui épuisaient les services publics. pour être un des plus glorieux est cette impatience de réformes La première maturées. époque La seconde de notre mais qui. ce règne dirigé par un monarque de la monarchie. au travers de tous d'une comités monarchie de nos les rêves constituet la chimère contemporains. d'avance par la dépenses aucune utilité de progrès pour sanctionnés . la suppression l'abolides corvées. La banquier finances troisième est le triple ministère de préet Turgot sur le sol de Necker. gloire plus grande sein du nouveau monde une république destinée à déeuropéenne. MINtSTËRE DE TURGOT Turgot prit sur lui la responsabilité. l'échafaud révolutionnaires § I". plus tôt que d'arriver moins débonnaire.

se présenter entière d'un tal et vexatoire. généreux pour tant de sacrifices dont il donnait l'exemple. car depuis on Ce pas rétrograde dire que les réformes celles-là mêmes étaient de gémissements. ministration. fligea de ne recueillir. Mais il y en avait de périlleux maturité. qui Elle'profita . essais Il se déou moins qu'ils couragea. partant améliorations ne virent pas sans effroi conspects . les offices dont les titulaires avaient sinon la propriété.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE raison et de fruits de civilisation arrivés à publique. et d'irréfléchis. n'étaient eut beau qu'ajournées. Le roi s'étonna des réactions de l'opinion et s'afpopulaire qu'il avait cru satisfaire. et de menacer la société renouvellement brusystématique. nécessaires éventées. Les esprits cirla témérité de tant Le vice toutes commun immédiate de tous acquis était de légalement de ces réformes à la fois. fut une faute. de ceux et l'opposition était la plus passionintérêt à les empêcher qui avaient de l'armistice née et la plus redoutable. à des renoncer d'avoir et sa sensibilité plus qu'il regrettait tant pousser autorisés. imprévus surgià la réalisation des conceptions les plus simples et les moins contestées. droiture utiles faisaient lui-même. ments inopportuns s'étendit encore à ceux qu'on avait universellement désirés. tels que l'introduction et d'autres et intempestifs.d'innovations et la défiance des changesimultanées. du système électoral dans l'ad. de récriminations se condamna firent Sa sans candeur se refusait à et sa fondement. Il en résulta rent rent des alarmés se liguèque tous les intérêts et que des obstacles pour résister. mures croire et tant le des malédictions. prématurés tels que la révocation injustes. des murque des doléances.

RÈGNE DE LOUIS XVI lui était jusqu'à qu'elle n'avoir accordé se faire avait pas pour se fortifier une arme contre données à la et s'organiser elle alla l'autorité des espérances et lui reprocha de nation. plus l'administration de intérêt ses agents à ne pas dans Elle leur position est encore compromettre acquise. suppose le beaucoup plus inexorable que la justice. moins fréquente dans les beaucoup qu'on ne le suppose services publics. qui vit aux dépens du Trésor public est un concussionnaire aux yeux lités dont les courtisans ou un voleur des contribuables. C'est la dilapartout des deniers Tout fonctionnaire vénal publics. les abus qu'elle eu le courage de redresser les avait ïl puisqu'elle-même signalés. parce connaissait. mobilité jours. il y a des faveurs stériles et des libéralités Or tout parasite gratuites. elle était de nos beaucoup plus avait une double garantie stabilité dans sa propre facile. qui a le privilége soit' besoin de preuve. mais c'est celui qu'on a reproché avec le plus . en dehors utiles. et la probité que par les foret comptabilité d'un contrôle des fonctions Mais. Cet abus est de tous les temps. dont le caractère des aggrave emplois le' a et l'instabilité cette corruption rare de et lorsque la probité leur pidation est un dépositaire délit. parce croître le luxe des familles et déjà en les plus opulentes butte aux malédictions de l'envie. Mais si la rendu. où l'honneur de l'administration française est bien naturelle malités mieux défendu par la dignité de la plupart de ses délégués et fallacieuses d'une puériles dérisoires. l'objet ne qu'elles sont Les prodigad'une indi- profitent font qu'acgnation plus universelle. où elle le croit possible. que l'envie. sans qu'il en est un surtout d'exciter. l'indignation populaire. infidèle.

qui recevaient et jusqu'aux frais d'édugrades. de le faire disparaître. l'exemple et de Mirepoix. de son petit-fils. sujets de Louis XVI il n'audans la sondé amené dans les été trouve plaie de la finance. soit notoire peut-être excès. On ne conçoit donc pas par quelle mystérieuse inde Louis fluence les profusions du règne XV furent mais aggravées non-seulement sous celui continuées. dont les coryphées avaient une bonne part.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE d'obstination que avec Louis à l'ancien XVI régime. gratifications delà Famille On n'avait amis des et les pas seulement concubines royales comblé c'est les parents à qui. . On M* du cinquante de la substance cette malencontreux sangsues du roi. des cation'. aurait été couvert damner à la suivrait des durang. femmes chesses du plus haut de Grammont de M'~ de Pompadour source de faveurs inépuisable Les successeurs ver ses rêves. les économies avait signalées que Turgot et les pompeuses Des documents de Necker. à chercher des économies de Créqui tibéral parti le nom de MJMOM'M sous piquants publiés une note cnneuse de ces prodigalités. s'était montré bien qu'il impatient. dotations. se gardèrent bien de Calonne eu le courage à soixante des de ravile déficit de con- de Turgot et sous le ministère si l'on avait diète gorgées publiques. promesses établissent ne receauthentiques que les Talleyrand vaient pas moins de sept cent mille francs par an l'entretien coûtait à l'État une somme Polignac les Noailles équivalente après eux venaient puis les de toutes mains Lameth. pensions. malgré les privations que le roi s'imposait lui-même. pour qui l'amitié et de M" Dubarry avait été une et de profits. Si le premier conseiller avait rait lui-même pas 1.

du temps de choses tolérable. et des lois à redresser gémissait avec lui sur l'impuissance les difformités Il craignait invétérées. des par mes ancêtres. rapport . aux mains et occultes Ces titres précipitaient vendues àtort de l'aisance ou à raison. concédées par orque les avait le que plus réels le prince des possesseurs d'ailleurs pouvaient et s'éteindre succes- simultanées. liorations recèlent spéculatives toujours quelque injustice inaperçue. avait monarque réformes et d'innovations aux essais irréfléchis que Le pressenti le danger de tant de arbitraires de condamner. Note de la main du roi. dépenses courage déchoir sivement. que les institutions à des intérêts tiennent de la sanction hommes les nations sur un de tête et de cœur » qui connues de Turgot. dont la portée fortes ne était fùt in- et dont le légitimes ne doit redresser les abus qu'avec législateur ménagecar les amément. perturbation à vue dans le personnel de l'administration. lui proposait lorsqu'il résistait son ministre. si la France par les élus du peuple sera plus prospère (lue par les choix du roi et les droits de la naissance dans les je trouve ctles capitaines les magistrats nommés administrateurs. auraient illustré toutes t. avec raison qu'un ordre aggravé connue. de gements et de l'armée ne pouvaient de la magistrature manquer révolter les familles qu'ils Les charges et les pensions les salaires exagérés sur des titres donnance reposaient dans la détresse. modifications bien par des et croyait qu'imparfait.RÈGNE DE LOUIS XVI des intérêts Ces chanlégalement acquis. par humanité autant que par prudence. écrivait-il avec cette noble conduite simplicité qui n'appartient qu à lui. « Je ne sais.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ne l'abandonna dans les jamais perspicacité de son règne. du conseil tant que vécut Louis XV et privé Éloigné des avis du dauphin avant qu~il fût en état d'en profiter. il eut besoin de consulter pour croire en lui-même et ses conseillers ne furent 1. . par lesdes grandes sont rachetés les crimes de toute une génération quelles au prix du sang de la victime la plus pure'. il a. ils lui tout épargnèrent aurait pu l'éclairer en l'indignant. il se voyait seul. Il est décourajamais accorder d'attribuer mais toutes à celle ses de Louis XVI si portent de cette fatalité. amour pour le bien le ferait haïr et craindre de tous ceux à qui profite la perversité timide ? Devenu par les obstacles que son zële lui suscita. que son ardent prévoir. Pouvait-il ans. de Maistre. les plus critiques moments et d'abnégation céleste le timent de modestié presque et en dehors de de lui-même en défiance tenait toujours Cette sa personnalité. moins que Louis XVI a connaître cour et ceux furent contact dont il détestait les désoret parqui lui inspiraient les premiers à le tromper: avec cette corruption qui et lui persuadèrent pour la vaincre. faire au bien puque des sacrifices assez. ne se préoccupait Quand il s'agissait de son autorité. qu'il Aussi jamais prince n'apprit Dans une les hommes. révoltée de refuge que dans actions blic et ne croyait pour la vertu geant tous sible ne ses malheurs. suffirait d'un signe de sa volonté et dans tous ses asiles à la sans précaution l'attaqua-t-il à dix-neuf fois. CoHHtMra~tMM «H* la F~'aMce. visiblement reste l'empreinte à cette d'échapper à la conscience l'humble foi au mystère expiations. M. qu'il est imposconclusion et qu'il désespérante. mais un sen. ses sentiments tageaient dres.

par les armes de révolutionner France. sans acquérir pour eux-mêmes une véritable nationalité. visiblement ébauchée. tile. qui répudes secours donnés aux insurgnât à la clandestinité au bas d'une ordonnance contregents. qui la renientaprësl'avoir et des populations Mais elle n'a ouvert sur un sol encore mopour les générations implantées bile qu'une ère indéfinie do désordre et de confusion dignes des siècles les plus barbares. dans son conseil. justifiés par les exactions mais soutenus et le crédit de la gleterre. l'égarer après l'avoir tous § IL EMANCIPATION DE L'AMERIQUE Au nombre voyance des événements des hommes qui se jouent et dépassent tous les de la précalculs de la fondation de la République américaine l'expérience.RËME DE LOUIS XVI pas manet désintéressés. dence du monopole et l'abaissement de britannique en lutte inégale avec un sol plus ferl'Europe épuisée. dans l'histoire moderne la place la plus émiprendra aux intérêts mêmes qui ont nente et la plus contraire colons révoltés contre leur Quelques de la cupide Anmétropole. une industrie plus entreprenante désertée. Cette transformafait déjà présumer la décation. pour ébloui. intentions. XVT fut le seul. que quaient ses bonnes et en exaltant le séduire. Plusieurs prudents et les autres ne s'en servirent de lumières. auront eu le funeste avantage paru triompher. et on lit encore signée Sartine ces mots tracés d'une royale main Louis . les deux hémisphères. de changer la face du monde et de déplacer l'axe de la civilisation.

de i763. envahissement désarmées. surprises incendies de villes alliées. depuis le Portugal jusqu'au On avait donc assez de griefs à alléguer. niers de guerre et sans pitié toujours prête à bouleverser barbare envers les prisonenfants pour ses propres les États pour y établir ses . Certes. à la justice et a l'humanité. les convulsions Protectrice elle travaille sans relâche à imles usurpations. est cimentée peuples dépouillés fond de l'Inde. et le despotisme Toute réguliers. violaelle n'a reculé solennels. timer toute du sang de vingt ou trahis. sa politique. pour légi- contre elle et en excuser l'irréguentreprise larité. les perfidies surtout depuis le traité prétextes hostilités de l'Angleterre. à mes d'une opinions conscience trop naïve et d'un roi trop honnête homme. de territoires tion neutres.et assez de grande ordres entreprise contraires à la France pour justifier ses de représailles ouvertes ou détournées. mercial ne s'est refusé ni insultes Capture de bâtiments de flottes en pleine paix. des engagements devant aucun outrage mépris les plus des gens.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE « Faut-il commencée que la raison d'État et une à signer des m'obligent » Scrupule à mon cœur et. avaient depuis fourni i717. Le de toutes qui l'agitent les révoltes depuis et de du droit monde deux toutes lui doit toutes siècles. et une politique né pour des temps meilleurs moins déliée. la démagogie au sein des gouvernements planter dans les républiques. C'était bien déjà cette Carthage sans pudeur et sans foi. fondée sur l'égoïsme le plus cynique. qui ne signait de traités que pour les fouler aux pieds. Son despotisme comni provocations. ne conservait d'alliés qu'autant qu'ils avaient du sang à verser pour elle.

pour ses fabriques. succès la République et la terreur Lorsque de du nom de Bonaparte la portèrent à s'unir aux puissances continentales et à se poser en libératrice de elle n'eut d'autre but que de recruter des l'Europe. . de resà son colporpect pour la liberté ne sont qu'un prétexte et de poisons. de constitutions et de marne fut pour elle française et la ruine de la Péninsule un dé- les. pour de sordides lent son ou sa protection intervention. dans la suppression qu'une la police des mers et de confisquer occasion de s'arroger usage concurrence. des uns. Toutes ses ostentations vendre leurs dépouilles. 23 çante que entière à cette T. le Portugal et la Hollande Napoléon. de ses bienfaits. soldais encore qui s'immolassent intacte au commun pour elle.RÈGNE DE LOUIS XVI et à exterminer des populations entières pour comptoirs. et. afin d'échapper désastre et de se retrouver de faire la loi à ces mêmes puisplus tard en mesure sances qui se sont compromises pour sa cause. les dans protégés contre traîtreusement l'Égypte dépouillés. soit perverse de pas que la nation anglaise mais elle est plus exclusivement commerelle l'est tout les autres. des autres. tage d'armes La . espagnole. le Danemark et la France savent trahies ce que vason alliance. ou livrées intérêts.Révolution chandises. Elle n'a de la traite des noirs. qu'une bouché spéculation. vu. exploitées à son acheter avec nègres qu'il lui fallait Les colonies de l'Amérique émancipées les nations ou asservies exterminées et les deux et l'Espagne Indes. livrée comme passion égoïste et insatiable du gain. la servitude le L'anéantissement de tous ont établi le taux déchirement et la ruine invariable Ce n'est sa nature.I.

qu'y la France n'est pas assez justifiée par la saine et la prescience des choses futures. quants à toute l'astuce c'est-à-dire et à toublicains joignant tes les corruptions des nations l'ignorance dégénérées la grossièreté hautaine.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et sans foi son gouvernement ne se souet de perfidies. au delà de cette à ces oppresseurs universels. sont sans retour à la 'lorsqu'elle comprendra elle verra que insolent les La déloyauté duperie. Si l'Euelle est devenue elle est cruelle rope nique. mis courir au ban sus des pas abject ou servile. complice contre ce gouvernement odieux. L'huIl serait d'autant glorifier? défenseur d'y compter que ce nouveau n'est lui-même de trafiqu'un peuple à s'en aura-t-clle et de colporteurs. sauvage et l'impitoyable orgueil qui caractérisent la démocratie suppôts. le secret de la politique britancontre cette foi punique et cet armes sera ne loyales d'être dans qu'une son alliance. elle l'est et celui d'une par le droit de la guerre défense contre le système. à peine né. et le droit des gens sera de nations. ` Quoi qu'il en soit. un fait manifestement a prise dans ses plus grotesques 1 de l'Amérique et si la part est l'émancipation politique bien du moins légitime providentiel. en rcpur travestis. monde grandit de l'ancien Mais le vengeur il est sorti tout armé des flancs de l'Atlantique reine des mers de sa mère sceptre dont manité plus téméraire de ses droits et renchérit. sur les vices il est évidemment le appelé à lui arracher elle abuse depuis trop longtemps. égoïsme n'est pas condamnée barbarie. Tout ce qui ne sera s'armera ou stipendié. suivi sans relâche . de plus. tient qu'à force de mensonges enfin du monde l'ennemie civilisé.

Cette tour rivalité à tour la liberté étant ne nous de tous des peuples au delà de un terrain neutre et sans a jamais été pardonnée. La France n'a été plus spécialement et plus constamde l'Angleterre ment en butte aux hostilités que parce la seule puissance assez redouqu'elle a été longtemps de la mer. arracher une sourdement de lui nuire à une quand toutes il ne en tout et parses colonies et pouvait pas la de la combattre au grand jour. ont contraint ble le cabinet que d'aussi grands intérêts à la soutenir Si jamais sa métropole. privés de sécurité rence aux autres et de garantie. le cabinet de lui trahir britannique. celle de la France et de l'Angleterre l'histoire do leur contre rivalité i.REG~E DE LOUIS XVI par tout. leurs maître. nous étions intéresses à l'affranchissement dépendance des Antilles comptoirs des États-Unis. Gaillard. nos établissements dans de nos l'Inde. par cela seul que leur le commerce de l'Angleterre compromettait et enlevait toute libre concureuropéens. antipathie c'est nationale fut justinée par des griefs intolérables. . et sans cesse trouplus riches possessions blés dans nos colonies les plus inoffensives. Chassés et proclamer l'Océan rivages. Tout déplorable de cette répuqu'ait été l'exemple on ne peut donc en rendre responsablique fédérale. C'est est celle sous ce titre de leur qu'a été vie entière écrite l'histoire de Quand elles n& M. dépouillés par des intrigues diplomatiques en Amérique. mais encore que ses voisins prétendaient contre eux les navigateurs des autres elle osait protéger table nations. Elle ne se pour lui disputer l'empire son pavillon contentait sur les plages pas d'oser arborer dominer seuls.

n'a jamais de vue le but qu'elle perdu s'est proposé. Tous sèrent les ministres. de Sartine. forêts vierges se sont du Nouveau-Monde. Necker. excepté à la déclaration d'abord y voyait parce un obstacle M. pas fait une guerre sous d'autres pour se contrarier drapeaux On les a vues se chercher au fond de l'Afrique et parmi les traverser leurs' leur renou dans les déserts de l'Asie. les torts connus si leur animosité fut réciproque. les ports de France. réunir aux Anglais de conserver aucune possible Gates proposait Le général contre la France. à ses adversaires de comparable à son usurpareprocher tion de la couronne de Charles VI et à sa complicité de la Révolution de 1789. à ses plans de réformes. qu'il ne mettait qu'à ses d'importance calculs de finance. le plus fidèle et le de Louis XVI. générosité tandis de leurs avantages. celui d'abaisser le gouvernement français et de renverser sa dynastie. par les ont négligé chevaleresque. elles se sont ouverte. s'oppode guerre M. d'user que la trop souvent de l'aristocratie froide et calculée britannipersistance comme souterrainement que. susciter des ennemis Mais loin écarts de se balancer. en paix comme en guerre. n'y adhéra plus sensé des conseillers On désavoua le départ clandestin de La qu'à regret. de Vergénnes. Elle n'a pourtant rien à à ciel ouvert. de leur pour et entraver Les alliances. l'on commença un simple traité de compar proposer en interdisant la vente des prises anglaises daus merce. Mais après la capitulation de Saratoga il ne fut plus rence de neutralité. parce qu'il M. commerce. Turgot. et l'accueil appade se fait à .LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se sont contrées se nuire. on essaya d'intervenir et Fayette par des négociations. M. rois de France.

la Hollande dans l'Inde recouvra et battues sur toutes ses colonies.RË6NE DE LOUIS XVI cette ouverture fit sentir au cabinet de Versailles s'il ne prenait pas un cause des insurgents influence Alors parti décisif et perdait il compromettait l'avenir pour que la toute en Amérique. Deux escadres à la fois sortirent de blique On reprit nos ports. et avaient surpris. du comte Saint-Ëustache. inspirait l'objet de ses études les plus assidues. i. Personne n'ignore que c'est lui qui rédigea tes instructions du voyage de La Pérouse. la France seulement et la Hollande ouvrirent de dix millions à la répuun crédit. l'une de six. escadre Avec la même quer ses intentions en mission navigateurs et le point où devait se rallier aux simplicité amiraux qu'il mettait commandant à explises flot- des instructions à ses ambassadeurs tes. converser plus d'une avec fois les pour marins-les les plus à il se plaisait et traça renommés des une lignes d'évolution. propres du monarque humain on savait La marine qu'il était et magnanime qui l'avait entreprise ses ministres et ses généraux. et les tyrans du commerce leurs les dunes qui protégeaient Cette guerre prit le caractère rivages. que les Anglais bientôt les exploits du maréchal d'Orvilliers et du bailli de Suffren au monde était rentrée dans la que la France apprirent et avait brisé les entraves voie de sa politique nationale lui avait inBigées les flottes britanque la corruption niques furent vaincues les mers. il donnait qui tous les faux errements avaient pour but de recti&er incliet tous les cabinets d'une diplomatie surannée. d'Estrées. l'autre naissante. . l'élan quel'insolence de l'Acte de navitremblèrent derrière réprima prit notre marine gation.

On partage dans les deux hémisphères. de Ver- de sa main. le pavillon le vengeur le protecprétenlimites péage jusqu'aux l'Angleterre dernières l'Océan. en effet les institutions de la France. à l'aise sous nom.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE noient les entreprises les plus hasardées celle de Louis XVI eut de plus aux yeux des hommes. Ces mots sont ajoutés. dans son principe et la pour elle le droit de représailles Tout fut légitime modération dans dans. Jamais maritimes d'apprendre génie de Louis XIV n'avaient jeté un éclat aussi pur et aussi resplendissant. d'Albion était humilié du et la liberté qui l'orgueil de l'immortel commerce l'humanité rendue respirât à tous plus et son était peuples.1. gennes. béni dans à une étonnés amie. de M. . . de la Baltique teur enfin de tous les peuples dait de asservir à son politique Si le succès du prince déjà à suivre l'impulsion et 7~?~M<<? Honnêteté était dont c la devise qui signala du monde. savanes nous tendirent en qu'il existât et la puissante Europe'une l'Espagne que à chérir Ils se prirent et à révérer le nom Angleterre. antre nation les Il semblait généreux. la garantie redouté seulement toutes circulaire que d'un les autres. justifie cette suite de victoires navales comme le libérateur français de l'Espagne.son triomphe. au roi par applaudissait. et des que Indes. L'univers entrait on de chacun des succès de son petit-fils. Cette délivrance fut comprise et acceptée même des dans les forêts profondes nations du nonqui etraient La défaite de lord CornwaUis veau continent. monarque d'une nation de pirates. ayant décidé du sort traqués de longtemps une main l'Amérique dans leurs les naturels anglaise.

la guerre qu'il voyance et les complots souterraine sanguinaires qui devaient S'il n'avait été qu'un aboutir à la mort de Louis XVI. comme les derniers des deux premières roi fainéant. par le ministre jalouses au plus la vanité Choiseul proie. aurait-elle aux dépens de l'autorité royale Mais elle se serait gistrement. quel ministre Plymouth. appelant L'Angleterre sûre de diriger ou d'endormir à son gré le cabinet de n'aurait Versailles. pas songé à troubler sa quiétude par à se populariser refus d'enrepar quelque bien gardée de compro- Mais un jeune prince la patrie. il lui eût été permis des courtisanes et des ministres l'empire présentées pensionnés seraient gères aux l'étranger. d'un complétement qui parlementaire. sur assoupies par factions Les leur cupidités pouvoir satisfaites se étranse laisse choyée flatteries Tout exploiter. dont la vertu réduction. une révolution. eût Londres le temps où un rappeler aux démolitions des présidait de penser que des forces de la c'est France osé commissaire fortifications à cette .RÈGNE DE LOUIS XVI Témoin lorsqu'il des traversait acclamations qui saluaient son passage la Normandie triomphalement pour le premier môle aller jeter dans la rade de Cherbourg à fonder un port rival et voisin de d'une digue destinée fût-ce Chatam ou son anglais. celle des Ëtats généraux. laborieusement en acquise. mettre sa prépondérance. et stimulée par les cherché des encyclopédistes.de de Dunkerque ? Il est pénible manifestation glorieuse et de la pré- faut rattacher de son roi. de régner obscurément sous races. à qui il ne d'un ardent amour de possédé était inaccessible à toute autre manquait. même. pour s'affranchir . fils.

et son règne un ennemi qu'il faut poursuivre On peut le tromper. plus à son peuple. déjà avait à cœur de réobstacles qu'une de son im- à la prospérité longue perturbation opposait et à la réforme des abus dont il se montrait règne . par des dilapidations et enfin sur le retard ses finances. fut aisé de l'alarmer sur les infliger pour qu'il et les sacrifices que la de la guerre allait qui en résulterait XVI. un fléau qu'il faut conjurer. tion. si rien ne peut unir la modération à la force pour et l'Angleterre. loyale tout convaincus n'avait plus qu'une guerre eux. qu'elle opprime. toutes les combinaisons méditées depuis la vérité de pénétrer peur empêcher jusqu'à concilier par ses alliances avec de les intérêts du les déductions ses principes à se et à soutenir la cause d'une Conduit l'Angleterre il bat et disperse ses escadres. se montrèrent par leurs de chances sujets sur l'âme endroit Il à coup impatients de la et leur gouvernement. souveraine Un tel prince est indépendante! puissance à outrance. et la justice de le vaincre. et la force de reconnaître. son pavillon au cenune république fédérative comme l'Amérique. s'avisait de rompre des corruptions de la cour et des influences longtemps lui.-LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE entièrement de l'étranger. si l'on désespère l'intimider. il faut qu'il périsse 1 de Londres. Il aura beau au le trahir. s'il est à craindre patriotisme. et de pays séparer colonie déchire tre de de et de résoluqu'un peu plus d'expérience à l'improviste de changer tout son conseil. sachant de ses que l'amour et les droits de l'humanité étaient tout-puissants de Louis vulnérable. Les marchands défaites pour paix. résolut de l'attaquer par cet prolongation sur l'embarras obérées primer.

qu'il s'occuperait la complicité de ou trahison. libérale Sur cette donnée nisa une propagande furent d'un On s'empressa donc des États-Unis et d'exploiqu'on y voyait éclater et philanthropique nouveau genre. les séditions du un proposé comme un présage comme de de changement de constitution autre chose sérail. Il) renferme le récit sommaire de la participation des sociétés secrètes. couvent dan& les sociétés. à la fois. on découvrit un prince assez riche de toutes L'exemple un ambitieux assez et assez puissant pour et soudoyer corrompu. et l'égoisme envieux de son impuissance qui tâche de se dédommager par de tous les intérêts On cherla perturbation légitimes. représailles i. sous le nom de liberté les bas-fonds de toutes et d'égalité. se mettre à la suite tous les séditieux. Le chapitre n du second livre (t. pour rêveries humanitaires de les sentiments s'orgalaquelle qui révolte toutes les évoquées malades. et un changement enfin qu'un et de décomposition! signe de décrépitude a sa propre ait cru travailler Que le cabinet anglais sûreté cherché en attentant à celle de son à porter l'incendie dans uniquement pour se donner le temps de respirer. un foyer de conspirations dans les cha et l'on trouva sociétés secrètes 1. ses domaines qu'il ait . pendant à la rigueur. c'est possià l'éteindre. parmi civilisés. En l'assiégeant sa qu'il espéra surprendre même tout le bien par tous ces points candeur et tourner méditait.RÈGNE DE LOUIS XVI patient. agitent les esprits qui. ble mais. n'était révolution qu'une dynastie fut prince d'Orange et accepté comme un ennemi. encouragement les peuples si. contre on lui- de reconnaître l'indépendance l'admiration ter contre la France pour les idées républicaines.

Dans placé désormais on la trouve derrière les années qui Font précédée. le dernier L'idiome et les vœux terme du perfectionnement révolutionnaire n'était social. les Parlemenls Leur intronisés les plus questions de la souveraineté et des droits insoluquestions des démocrates de Londres exalta dans ces toutes deux les têtes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec la Révolution est un fait française l'Angleterre au plus haut degré de l'évidence. tration Les mots de liberté et de patrie. fut accueillie. de ceux mêmes incompris Mais les des clubs furent étaient populaires à s'en prévaloir. villes et furent aspire de ces nouveauté les modèles du gouvernement réputés toute nation civilisée. La paix bitablement quand eHe ne les organise qu'elle favorise. vers lequel . d'écrits accusateurs contre l'exagération déluge une le désordre et le despotisme de l'adminisimpôts. du principe épineuses de l'homme. Cette le commerce se paix. française. pas encore formulé. que à définir. pas. avec les acclamations comme rosité d'un des arrachée à la généconquête péniblement A peine proclamée. sortaient de toutes les ne songeait personne fédérale fut vantée. les plus maladroites. elle fut suivie des vaincus. par toute la génération formée à l'école deJ. mes de Turgot.par leur fusion démocratiques. tous les complots. et la république bouches.-J. L'interprétation bles s'appuya de l'autorité et de Boston. qui cherchaient d "s lesquels on agita ouverts. de 1783 eut pour objet probable et indudes principes pour résultat l'importation fécondée avec les réfor. comme Rousseau. par laquelle britannique tous les avantages du monopole de fait sous ménageait de droit purement les termes d'une réciprocité nominale.

lutter de magnificence. les coutumes et les moexclusivement sur l'élite de la des anglaises régnèrent et c'est de société parisienne par les /N!oM~/6. furent proet la manie dix ans. d'insulter ses à tâche prenaient son goude mépriser ses lois et de bafouer la reine Le roi était révéré pour ses vertus. La France cilité à se conformer à ses usages et à s'abreuver de les l'opium préparé par ses mains.s Pendant Londres pagées. au culte illustre. engloutis. mythe sur parole c'est avec les lords de l'opulente renommée. un défi jeté à ces habiles insulaires devenus était ses maîtres donc et ses modèles.RÈGNE DE LOUIS XYI les idées. Les courtiers actifs et les plus ardents à ce trafic étaient employés pris au sein même du pays allait près du trône qu'on tous les courtisans croyances. des paris que les institutions républicaines avec le luxe des chevaux de course ruineux. pas d'autre. même temps que trompée et empoipar la diplomatie On l'eût dite inféosonnée par le virus révolutionnaire. dée à son ancienne tant elle montrait de docivassale. la démocratie. exemple Les plus riches patrimoines y furent < et l'épisode de l'ambassade de Franklin ne fit diversion à ces bourgeois de la plus miracles que de signaler la fortune de ce philosophe humble comme un condition. et qu'on voulait bouleverser Tous les écrivains. importé par toutes les plus voies ouvertes à sa propagande. . abattre. en conquise par la séduction. qu'elle prétendait ne fut pour des formes et des habitudes républicaines elle qu'une chose de mode. un encourales ce de à toutes acceptait plus que Angleterre et l'imitation frivolités des sorti des de à tous les mérites et incompris gement La jeune noblesse ambitions impatientes. avide de plaisir mais. vernement.

et de entreprit les décrier de par mêmes prédans rabaisser d'infâmes qui les tl tourna eux les vertus ventions l'affaire rapprochaient concoururent du collier. d'une niaise et la vanité. gradé cable faire au plus son pays et sa famille pour vendre ennemi de sa race. était trop que sa présomption du soupçon descendre à s'en justifier. C'est à Londres qu'il initier aux mystères de la secte qui conspirait et contre du l'Église. plus perfides insinuations Le cardinal de Rohan. mais un contraste les par sa bienfaisance.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se popularisait manières. et c'est elle-même. . assez détrouvé un prince âme dépravée. contre de leurs avec les et dissolue. n'aurait peut-être pas triomphé s'il ne s'était assez pervers. Grand-Orient qui couvrait Il en rapporta de France et le front la implaalla se contre e de les rois le brevet vénérable de la couronne encore promesse do Louis XVI. contre aux la famille plus devait cyniques Un royale. et grossière dupe d'une escroquerie un rôle ridicule. honteuse ses railleries. contre elle toute une légion de vils pamphlésoudoyait taires. avilir emportements si lâche dépit. pour et les plus basses Mais les fables les plus ineptes intrierédules des esprits et gues trouvèrent pour y applaudir des plumes vénales et les amplifier. au-dessus sans déguisement que les mépris de Marie-Antoinette avaient fait son plus cruel ennemi. d'Orléans. que tant de sa vie par libelles. Ce méprisable imitateur du régent se livrait. la calomnie à jeter. D'absurdes sujets. de dans Le duc l'ambition et corrompre Celle-ci ce qui le livra à l'Angleterre. y accepta avait offensée. pour les répandre princesse. par la grâce de ses à ses devoirs de mère par son dévouement de qualités irritaient au misérable. du bon sens national. dans haine cette l'intimité.

de Meulan les Ca«. page 300. N'étant encore que comd'acheter des billets du Canada mis.!M .RËGNKCEMUISXVI toutes les conditions impatience. chose à peine supposable 1. rapidement. Mais il avait une puissante recommandation aux sur lequel régnait exclusivement alors yeux du monde. Il accepta. qu'il pouvait Jugeant il les vendit se bornant a décliner la commission. que un homme le duc plus fatal encore au c'est roi et à une Né bourgeois d'Orléans. il ne pouvait avoir acquis dans cet exercice un probité sentiment politique de ses facultés bien qui s'élève et parcimonieuses d'État et de cette de tout calcul cupides vif de la raison au-dessus industrie autant personnel. Philosophe bel-esprit et protestant. DES TROIS MINISTÈRES DE NECKER. (We'MO!)'&! ~ttr /e~'oco&M:MM!e. tome I". Sa rapide fortune dans cette profession fut-elle de dol exempte et d'usure. il fut chargé dont le cours s'élevait réaliser un bénéfice de trois millons. imposées par le cabinet tant de lâchetés et de crimes que le mais il accumula anglais lui-même gouvernement rougit de son alliance et finit par le désavouer. dont il attendait la protection. dans le pour s'employer commerce ou dans la banque il passait pour exceller dans cette que pas un Juif. la plupart de ses concitoyens.) en croit M. d'une petite le Génevois se croyant ville était régie par quelques notaparce qu'elle république. bilités amovibles aucun contrôle intelque ne redressait à l'exemple de ligent. Si l'on sa qualité d'étranger sur relevait de encore ses la Révolution. il l'avait quittée de bonne heure. l'école voltairienne. 1. dans son g III. Il se trouva la France Necker. pour son compte. et financier. sa fortune serait le fruit d'un abus de confiance.

sous Taboureau. page . remplaça et des préjugés inhérents à fait inconnus pas même 299. de Turgot. on lumières. ignoré que la for- offrit qu'on avait sur lui. tV. des projets repas employait à. pas mieux que d'en débarrasser le conseil en lui trouvant un successeur dont le nom fût populaire leur et ne pût cependant leur porter om- brage. grâce aux éloges de ses amis. aux systèmes du ministre également opposés ne demandaient novateur. pour l'éloge de Colbert. MM. l'attention du et. réussit sor. sphère élevée. qu'il Il y a des habitudes conditions inférieures. Aux premières ouvertures des d'Allemagne 1. que l'on eut soin de faire parvenir jusqu'au roi si désireux d'attacher au conseil tout mérite éminent il pût attendre à le faire nommer. que M. de Sartine de réforme et de Miroménil. il n'aurait jamais s'il n'y avait part aux affaires publiques de Pezay. et qu'un 1. il ferma son comptoir. M. médire. songé été encouragé Toutefois. de Maupar le marquis dans les salons. riche pour avoir des conà la cour. Necker Déjà initié tune ment toutes parut remplir affilié à plusieurs cercles économistes recommandé des sociétés secrètes les conditions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à l'adoption dès qu'il preneurs titres vives. Le prix lui était assuré d'avance. et littéraires. et. JtfeMOtt'M sur desseins dont de nouvelles en 1776. directeur du Tréaux une en t777. il fut bientôt signalé comme un génie de la France tenait en réserve pour le rétablissede ses finances. son crédit au Trésor. à prendre du parti fut assez inconnu Il eut des encyclopédiste. a6n d'attirer concourut à l'Académie public. tout dans roi ne peut tome soupçon- /cyf<eo&tHMH:p.

Il gâta donc. avant de songer aux avait signalé lui-même les finances le bon roi. vantées et de la stérilité importance outre courte pouvait mesure vue. surpris de cette stérilité cherchât de ce que son ministre à se faire à lui. de peine à s'accoutumer eut beaucoup dépens. de commerce. par pédantesque et ses raison dénances dans roturières. aussi mais M. Un prince excuse. mesquines frondeuses des coteries à réforCréature qui aspiraient il n'avait mer le monde. impression ne dans les cercles littéraires le parvenu était l'objet rénéchis ni par les étranfut partagé ni par les Français Cette de la république gers. avant d'être dit le comte « Cet homme à appliquées. Afc~MOn'CS/t!S~H'!</MCS ~M)' ~H ~{OfO/M~OM. Necker porta au conseil et les impressions caractère et les indulgent il n'en que Louis XVI les tolère est pas moins froissé. Beaucoup il s'occupa d'arrêter moyens dans pouvait y avoir de plus avide de populade faire parler de lui le désordre de l'État. et sur parle dans de sa sa toursa face 1. l'agiotage y tiendrait 1. gouverner lieu d'agriculture. et blessé emphatique louer qu'il aussi à ses rité que de réformes. de Montgaillard. » et d'administration de magistrature et l'engouement dont fut générale. du temps font mention de sa lourde Tous les Mémoires de ses conceptions.RËGNE DE LOUIS XVI er. . jusqu'alors envisagé qu'avec du pouvoir et les splendeurs humeur les hautes régions sa morgue de la cour. toutes les petitesses de son de sa vie privée. L'envoyé avec fort ce ministre trop vanté diplomatique correspondance sous son nure de comptoir habit d'Amérique peu d'estime « On reconnaît brodé. crut qu'on comme et que la France Genève. ce qu'il ses vues.

à la cour. visant toujours à l'effet et dépas- sibylle » le but. Et cette impression fut à vent. ennuyait il paraissait ridicule et fatiguait le sa dignité roi. Pendant cinq ans qu'il siégea au 1. >a provincial On sait tone. qui sont un simple prétendus et des jugements résumé des conversations contempode lui-même. Lettre mérite nelle fière de M. sa philosophe. orgueil avaient brutal. de la /~Mce. gourmé. prétentieux. sans alliance et sans affabilité. . si exagérée dans ses prose posant dans un salon comme une Corinne sur ses tréteaux sur son trépied. que de celles qui sont imputables mauvais instincts. Morris & Jefferson. rogue. son revêche. si bavarde. ou une sant de M'"e et de M"" Necker de que du chef « Cette fille exubérante frottée d'esprit de vanité. encyclopédique. C'est pis encore quand politique. le geste emphatique et l'accent e professait quel mépris pour lui Mirabeau.LES RUIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE une de pédant suis un grand poli. fait un personnage de » ministères de Necker pour ont eu de la Révolution trop de part n'ait pas à lui à son impéribouffissure de théâtre de pédant -en et un ministre Les trois au succès qu'on demander compte des fautes qui tiennent autant à ses tie. L'auteur était aussi peu toucM du cette famille solen- pos. « Toujours en contemplation rains près sans naismérite. un ballon plein de le 7~cre qui l'appelait nullité. des défauts de son père. il professe la gourmé quand mais il ne la sait pas. plein de son propre sance et sans manières. diffus. une majestueuse peu re's car on la retrouve dans les Mémoigénérale. Sa vanité de banquier. solennité homme qui a l'air Doucereux de dire quand Voyez je il veut être il veut être digne. avec une diction lourde et monoil veut faire l'orateur. de Louis XVHI.

de du conseil !a stérilité que les résistances 21 r reje. ille pratiqua en vrai courtisan pola faveur d'un autre pulaire. ne sut en corriger Necker audacieusement les dénoncer. et ne laissait t pas même Louis à la royauté le mérite de ses sacrifices. ~~ce ~r une ou de le soulager par une admi* Il se plaignait à M. nistration efficace. de Vergennes si authentique n'avait que des expéet que. il se montra après sa première d'Etat moins financier moins homme que de coterie. souvent. dans le dépit de son impuisil qui frisait la trahison. T. accroissement et qu'autre de la chose était les faux-fuyants auquel il faisait dette n'en était et les obser- il était d'opposer pas la au mal des phrases retentissantes. que cette habileté dients à proposer. n'avait point L'un avait de principes ne ménagea déclamé les abus. des concessions est Le système le plus facile de tous. tandis ments lence dont tous les empiéteque le second provoqua Il imposa de la démocratie. ses idées avec insoet ne fit aucune en faveur réserve de l'autorité le ministre. compensation sur les autres membres insinuant de . les Intérêts indivi- Le premier duels. Il avait beaucoup aucun. I.HË6XE DR LOUIS XVI entrée en scène. conseil par des économies ou des recettes. de son jugement. de ce grand homme. mais osé les attaquer' avait Turgot n'eut pas même foi dans et n'avait pas assez le courage de ses principes l'autre foi qu'en lui-même.intentions. comme s'il eût eu à briguer pouvoir que celui dont il faisait les affaires. mais contre par des emprunts. par le sens exquis et la droiture subterfuges ver qu'un libération. il ne pourvut du Trésor pas à la pénurie que banquier. ses bonnes. à jour XVI eut bientôt l'inanité des percé de ce rhéteur plans de finances et la capacité vulgaire Il déconcerta de comptoir.

il favorisait et les les innovations les plus imprudentes Il "concourut autant par ses écrits. jamais dans ce cas. . il se faisait illuil dissimulait lesquels son attension à lui-même. avec moi 1. à M. à se débarrasser de cet par sur le parlement il ne s'était améliorations dans le double intérêt été proposées de la et du soulagement du peuple. que par son L Lettre administration. dans son orgueil contemplatif. deurs. pourtant et l'encens le faible littéraire la gloire philosophique. car il ne renonçai t pas aux grandes qui lui avaient moralité finit il se faisait Louis XVI hypocrisie. à la démolition de l'édifice soit inattendues. de complaire au parti qui au-dessus Soit qu'il prisât l'avait même porté aux des gran- dont il s'enivrait avec complaisance. du xvm° siècle. au milieu des embarras financiers contre Cependant. de venir faire le câlin nature. Une seule pensée absorbait tion. démocratiques ouvertement plus aux préjugés qu'il s'abandonnât qu'il avait sucés avec le lait. à faire larité servir réforme passer quelque pouvait économies utile. de Vergennes. son impuissance. celle honneurs.LES MIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la cour efforts. cette lui Quand liaient les il avait et paralysaient tous eu recours à quelque noirceur mains ses de et plus obséplus cauteleux à ce signe caractéristique. le quieux qu'à l'ordinaire « Il ne manque roi s'apercevait de sa perfidie. Mais il publique n'avait aucun crédit que Necker s'apercevoir et que. » Tout hésitait offense qu'il fût de cette encore cependant et dont la popuhomme auquel il croyait de la probité. écrivait ce bon prince. aucun moyen d'aplanir la voie aux ménagé que le roi méditait depuis longtemps.

la tâche de ses successeurs et de se d'aggraver de son zèle et de sa' clairvoyance. le serviteur et le marcheétait s'oublia au point. tant sa présomption . tandis~ qu'il à régenter les gouvernements retraite. à qui faisait un devoir de ne pas trahir la confiance l'honneur été livrés des secrets lui avaient d'État avec laquelle C pas. dont il avait pied. Cette Indiscrétion. au droit de propriété. La médiocrité ses convictions erreurs. s'obstina. d'habileté Homme homme de son esprit n'excuseraient d'État. d'une diset ses réquisitoires n'avaient pour objet grâce méritée. ni eût qui concouraient ° même de les fois était une forfaiture dans un membre et la sincérité sa suffisance ni ses par plus réparées il les eùt humblement il les eût du fond avouées de sa homme seulement. abjurées. des trames dès qui s'ourdissaient jours le complice il les encouragea lors contre le trône.RËSNE DE LOUIS XVI sur la législation Son ouvrage des grains monarchique. d'esprit avec franchise. même. Il éprouvait une joie sentiments que la noblesse voyait ou le clergé S'il ne fut pas touhumiliée compromis. de il les coeur. et qu'il révolutionnairoa été le complice. du conseil. Il poser en victime une occasion de manifester n'avait pas laissé passer ses d'ambition et d'envie. qui ne lui appartenaient Mais ce n'est pas le gouvernement qu'il prétendait < Il aspirait seulement à se venger redresser. par la tendance mal dissimulée toutes qu'il de ses opinions ou la faiblesse de sa résistance. et son compte est une atteinte contre le gouvernement rendu une délation royal luifut elle fondée sur la vérité. Il fut donc un des précurseurs notoires de la Révolution et la personnification de tous les ferments à dissoudre la monarchie.

publié en 1797 une sorte de padans laquelle il cherchait à atténuer des fautes linodie. à la vérité. s'offrir 18 Brumaire 1. effrayé des principes sorganisateurs obtint conseil. de sauver le monarque du qu'il s'y serait de bonne foi. < vertus nos jugements nous réponqui trouveraient impitoyables. Mémoires de Sainte-Hélène. naufrage tiques térêt n'avaient Lorsque puisées dans leur du régicide? pas détournés M. 3. il était déjà trop ne servit qu'à le grandir Sa disgrâce et à le rendre Elle le délivra de l'obligation de tenir dangereux. pendant lequel c'est l'hommage se complaît à rendre une seule chose reinarquabte. à II. tome de Louis un Mémoire dans XVI. dont l'explication n'est qu'un L'âme aveu implicite de Louis XVI était si expansive. Il avait adressé /)'aMpaMe. qu'il les à l'application aux desseins consciencieuse et à toutes libéraux. son esprit si judicieux. qu'il avait cœur désenné ce glorieux On écrits. procès ta Conven- 2. la conscience dons que rien ne révolte comme les réputations usurpées. sincère. il en est un qui a de singulières Parmi les ministres afSnités goûter avec Necker de la droiture et jouit comme lui d'une estime qui et corrompre bon sens. rile sa tardive Les cris inarticulés de cette expérience. jusqu'au tend de. pour ministre à Bonaparte après le II avait. tard. plus avait fait prévaloir que Necker du roi son éloignement. 1. de Yergennes. si pur. A ceux . du prince infortuné.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de obtuse. De la MuoMtOM le est tion. un ton de compassion son ému trouve. conscience les hommes affaissée de sang et des considérations d'ailleurs pouvaient-ils que des témoignages émouvoir plus pathépropre indé-: dans le et s'il eût été en son pouvoir il est à croire de la monarchie. de Louis-Philippe. Mais la conséquence de ses porté trop ses regrets illusions rendait et stélongues impuissants. cette nature sèche et dans ses derniers sinon de remords.

et à l'engouement l'idole dont il dont on l'enivra. ni avec prudence. en réalité. qui ses preneurs avaient sans autre Comme afnrmé. ses parce qu'il était un obstacle que seul il avait persuada Il s'appliqua à fortifier ces préla dépense et la recette. financier du qu'il était le premier garant que lui-même. continuer sans de ces ovations. celle grand admirer nulledes aux dilapidations. Qui eût osé. dans ce peuple peu difficile ne se méfiant jamais de ceux de ceux moment. fut l'objet. emprunts. en effet. pour un du public. Sa vanité sa conviction combien fût sincère indigne il était il put se croire était assez canmais un sim- dide pour que ple fait montré c'est qu'il n'en usa ni avec générosité et detia ses successeurs de remplir le déficit pu combler. mérite aux yeux une fiction ment une qui vérité mais du public dépasse triviale son doués porté d'un bien plus à beaucoup mais intelligence. En s'adressant ils ne sont une au peuple. qui le servent.RÈGNE DE LOUIS XVI des ressources et de trouver réelles en promesses et des phrases hasardeuses sonores dehors des théories tenu lieu de science avaient lui pratique. et l'on se le secret de l'équilibre entre comme de l'illusion pas car. le premier aggravation Necker devint un oracle le choix de ses une abolition. de la dette. pour amis et autant qui le flattent que Necker devint donc. qu'il n'avait rougir un charlatanisme banal comme celui de Necker? S'obérer pournier son impuissance à porter un fargagner du temps . favorables écrits ventions par de nouveaux dogmatide qu'une simple mesure ques. moins compréhensibles sage administration. ils sont un atermoiement. aux louanges génie de son siècle. on crut le voir écarté du ministère uniquement royaume.

restait plus d'une supprimant et de l'autre en accroissant pour les balancer qu'à En proposée aux domaines part les dépenses il ne les recettes. de l'agiotage Joly de Floury fut conduit gnant le prestige la nécessité de nouveaux a reconnaître et son adimpôts. temps songé Machault se réduisait Toute la difficulté mies des notables. avaient auquel à réaliser entreprises parmi les réformes praticables et à régulariser dernier. de six mois. plus clairvoyant de le combattre avec n'eut entrepris Il commença prestigieuses la crédulité par recourir. abusives. ne put se soutenir deux ans. mainmorte. à des opérations publique. qui eurent comme aussi du champ de bataille. lui. Calonne ses propres armes. l'extension. de la contribution foncière premier. que les autres.LES RUIKE8 DE LA MONARCHIE FRANÇAISE deau. tels furent Un ministre poids mais en dédaine se fait pas de ces illusions. un appui dans la formation chirait des chicanes la responsabilité poser. Il serait en effet resté ou plus bardi si. de rien dissimuler sur le néant des et il résigna les systèmes de Necker maître son portefeuille au bout fondés sur la vérité et furent donc convaincus d'insuffisance. tard présenter son bilan. tous Tous les successeurs éprouva plus d'obstacles encore. Cette assemblée mède n'était autre d'éblouir pour résultat Mais il savait qu'il faudrait tôt ou et il se ménagea d'une assemblée un refuge et qui l'affransur elle de proet ce redès longles éconopar ce par le de du parlement du remède qu'il fut celle et prendrait avait résolu que celui et Turgot. L'auspendant ministration térité de d'Ormesson car il se fit scrupule ressources factices. le faire disparaître . double sincère et le reprendre le déposer d'un pour aggravé ses expédients.

de l'administration. sans adversaire lui-même exciter des sans la jalousie du déjà éveillée mêmes du clergé lui inquiétudes Il n'aut donc pas de peine à trouver sein de l'assemblée des notables. eut l'en'rontcrie de présenter son antagoniste comme un charlatan. susciter notables l'animadversion allait réduire d'influence pour ses moindres diffamer ce rival et lu opérations des que l'assemblée Il ne lui fut pas difétait corps à la nullité. se prévaloir financiers dont expédients discrétion. ministre il avait été peu populaire. calculées. car aux désordres non plus publics des révolutions. l'un des provocateurs du pr ocès intenté à M. contre il avait il son usé l'indignation. Necker. soit une en empruntant le liquider. après les troubles du parti Maupeou. Il était sous-entendu avance pour qu'un invariable les excédants ordre désormais préviendrait déncit dûment de tous les services sur les prévisions. un partisan du pouvoir absolu. dans un lourd traité sur les finances.RË6NE DE LOUIS XVi au clergé soit son crédit. Ce dernier et l'infaillibilité put craindre à se passer de lui aussi usa-t-il de qu'on se résignât Ce plan tout ce qui lui restait contrecarrer audacieux. impunément pour la créature un ennemi du peuple. C'est les lettres lui qui avait cru recoun. sinon 1. de La Ch ade Bretagne On put donc le lotais. contre les infiltrations si simple et fondé sur des calculs ni flotta entre la bonne foi de Calonne clairs qLM l'opinion de Necker. 1 ecritmc de ce magistt'ut dans Le nouveau était anonymes parvenues . qui était donner un cadre à son apothéose et rien de plus. avec des ficile de sympathiser et les parlement vinrent en aide.ntru au roi. au des auxiliaires put. nulle digue n'est suffisante qu'aux excès ou la violence de l'inondation.

pour le comen dehors des recettes annuelbler. sept cent millions Il y avait du génie à démontrer que ce sacrifice en rien la richesse du pays. On évitait était ce légalement convoquée et la bonne foi conseillaient à l'habile ainsi toute responsabilité personde la part du parlement nelle. qui admirations. si l'on voulait n'aSocterait les. capitaliser domaines cettes ave~ la réforme sanction ou seulement de mainmorte ~es dépenses de quelques Assemblée une petite engager partie des et rétablir la balance des repar l'égalisation abus. Les sanses aveugles des jaunes et des bleus ne sont que des glantes querelles des hécatombes jeux d'enfant auprès que peut opposer ose protester aux factions du cirque celle des trois couleurs. toute chicane importune auxÉtats dont la magistrature et tout recours généraux. pour une chanson. l'univers en est aussi la plus aisée à duper et la plus dans ses engouements. pour un histrion. un concussionnaire. Quand elle se passionne opiniâtre il pour une mode. ne se souciait Cette pas plus alors que la cour. d'une contre sincérité sur la question de ses prédécesseurs à déclarer du courage qu'il fallait trouver. de la vie mémo pour le téméraire y va de l'anathème. et lui. avec la jactance il oubliait d'un que lui-même entre ses compétiteurs parallèle de soi ne s'était livré avec autant culte un insolent empirique. Soumettre et de l'impôt à Ja ce travail qu'aucun Il y avait d'une que la prudence ministre. JaïDiis l'amour d'intempérance atteint à ce degré plus railleuse au de de et n avait de sa personnalité mais la nation-la ridicule emphase. On ne saurait dénier à M.LES RUINES DE LA MONARCHtE FRANÇAISE comme établissait. de Galonné le mérite plus complète et d'un aveu plus franc du déficit. Assemblée fut composée des notables les plus .

le ministre les volontés. du sein de l'Assemla dépouille du ministre impopulaire. à ses déplus humblement d'elle ce que les susà son exigence.RÈ&KE DE LOUIS XV! du clergé. que grettable aurait eu tous chose d'autant mission. Auranchie de l'enregistrement. convoitaient Celui-ci un terme succomba aux les courtisans de Necker puissant qui s'en prometet les ambitieux qui. en se soumettant eût-il si grande responsabilité. et Calonne se trouva entre dans aujourd'hui encore à naître. aux ministres de Retz et Mazarin Le cardinal échoué. le parti réforme. les plus médiocres. tait d'illimitées. c'est qu'elle plus ne re- obtenu de l'amour-propre ceptibilités Ce qu'il y a de malheureusement comprit pas sa haute refusèrent avéré. et l'élite de la magistrature faire devant de s'interposer nechir toutes une entre de la forpuisque coopéraient le ministère Peutla Cour des pairs avec elle. cisions. sans distinction Elle devait délibérer d'ordres. il lui sufnsnit et la nation pour être recula-t-elle peut-être. blée. de la robe et de la bourde la pairie. L'art de rejeter sur où venait lui-même la s'engloutir avait eu re- la postérité les embarras finanséduire emploi ciers du présent est beaucoup de plus capable les esprits vulgaires que le judicieux mais obscur . Mais la tactique parlementaire. cours à son début. avoir et voulu mettre propres factices pour précisément ressources usuraires à creuser l'abîme uniquement fortune et auxquelles publique. geoisie. y avaient encore de toute lui-même des conditions ennemis plus défavorables. son adhésion aux propositions les caractères do l'assentiment familière était royales national. l'autorité et il ne tenait qu'à elle de s'attribuer législative éminents était conférée qui lui surabondante malité par le roi.

et à trouver voir aux dépenses des préLes financiers de nos jours ont beau teurs sans garantie. force réelle soutient l'illul'agiotage onéreuses au Trésor. qui fait la base de leurs calculs et leur sert.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE des revenus effectifs. prélève ainsi sur le plus à sa net de son avoir ce qui aurait ajouté à son aisance. après les avoir fait sa fidélité à payer l'usure. signe monétaire c'esf encore l'impôt. Toute la dextérité d'un que la pente sur laquelle Or l'abus plus en plus rapide. Toute monter. valeurs dont idéales. accélérer voir et l'anticipation les dissipateurs. prochées c'est qu'elle aux anciens aux supplée surintendants. sont doublement qui les rachète au-dessus du prix perçu par lui. et doubler et l'impôt seul. sion. Mais ce qui assure pour longtemps encore le règne do la Bourse. se leurrer de réduction masquer de l'intérêt sous l'appât coml'hypothèque chimérique ou tripler la valeur nominale de leur posé. contrôleur général des finances ne va pas jusqu'à poursans produits. à payer l'armée. assez pour pas s'apercedaignent ils glissent devient de du crédit public est tout car le procoupable. concussions Les fonds tant resecrets des lettres Les et à sa splendeur. l'intérèt jusqu'à même celle-ci. aussi décevant et beaucoup plus digue ne trompe que lui-même. moyennant cette théorie même du crédit se réduit en effet à tirer sur soiles prêteurs les escomptent de change. depuis la liste civile jusqu'à la journée d'hôpital. en définitive. La mobilisation tous mais ils ne du capital éblouissent leur ruine. de la dette . et d'amortissement. tribuer à la richesse de l'État. à bas prix et ils les font ensuite payer intégralement. la marine et tous les salaires. bien loin de conpublique. grossies de tous les intérêts prélevés par les endosseurs.

Le payaient noblesse la Révolution d'impôts donnait subir ni autant clergé leurs à n'avait 1789. que la banqueroute cation. donna Tel fut en effet le dénouement à cette au combinaison Genevois. il embrouilla pas de de ses sans issue. la charges la plus grande des dépenses supportait partie l'éducation de l'armée.RÈGNE DE LOUIS XVI ne sont où vont qu'un sortis pauvres de puiser les mains pleines. valut contre eux étales défia d'y échapper. Mais de gloire de l'ériger lui donner une solution. Necker le premier s'il eût été obligé eut la l'État en système. Avant tifs. Sorti d'une triomphant il s'en préposition compromise par sa présomption. que la Révolution Quant labyrinthe. C'était abuser odieusement de ses avantages la fausseté de ses calculs était de ceux de Galonné par l'exactitude ces derniers méritaient au moins d'être étudiés. leur obscurité et-le pour y rentrer cours est la seule étude qui ait marqué leur passage aux affaires. rien à était" libre et ne coûtait eût été mal venu de prétendre à l'exeml'agiotage et les ministres du roi absolu n'auption de toute taxe raient pas osé présenter un budget dont les voies et moyens n'eussent L'emploi utilité passagère pas eu pour base des valeurs effectives. on aurait vu qu'il ne lui resou la confistait. du crédit ne pouvait donc avoir alors qu'une et limitée. puisles plaies de l'État et appelaient à qu'ils découvraient démontrée . les juges de léger tous aux appendice ces ministres. pour dernier mot. mines abondantes et n'en tiraient aucun profit. pu guider responsabilité les dans les détours du engagé à dessein les fils qui auraient ses successeurs et leur laissa la fautes. la France ni autant de salaires improducau lieu de recevoir.

reprochait ves que son prédécesseur avait laissées dans les caisses. Il eut beau prouver le néant de ces économies et déen garnissant momentanément les caisses. elle proclamait la nécessité. se refusait personnelle à sacrifier Calonne. des propositions dont elle reconnaishaine du ministre. fidèle qu'il eût dans le des le portefeuille que impossible. Louis XVI. montrer les emprunts. se ligua avec ses ennemis. augmentaient en fin de compte le déficit on s'en prit à lui seul du mal qu'il n'avait pas causé. annuà côté de lui.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les sonder le concours des notables et le grand jour de la discussion. autant .cette première Assemblée pèsera sait délibérante. sur sa qu'il avait inquiété en créant. un pouvoir compétence lant le sien. M. le trouver facile sur ses prodigalités elle dès qu'elle le vit entrer dans la voie des Le parlement. en repoussa. le seul de serviteur Vergennes. les ambitions gères de sa mission et se vouait à laquelle abjurait Le parti qui la dirigeait. égaré par les assertions et les insinuations intéressées de Necker à Calonne d'avoir dissipé les réserBrienne. et dont l'urgence' C'était une déclaration d'incompatibilité personnelle qui sur la mémoire de . Mais. mais qu'il avait le courage d'avouer. La mort lui enleva précisément à cette époque conseil. par un vertige que le délire de l'esprit d'oppol'Assemblée sition peut à peine expliquer. enfin on suscita contre lui un orage de nature à lui rendre désormais l'administration Cependant par la répugnance qu'il à reprendre Necker éprouvait que par sa connaissance de l'état critique de ses finances. grossi de toutes mensonrivales. l'impuissance. La cour avait esque péré d'abord l'abandonna réformes.

découragé bienfaits méconnus et de à haute voix. de la direction Ce parti se coms'emparer posait des archevêques deaux. conspiration nées encore seillé de mis à même de découvrir les de la plupart des cabinets de avait entrevu les fils de la vaste le trône. comme et tous un moyen au applaudi la convocation déconcerter comme plan de Calonne des finances. et déjoué les mequi menaçait timides de la faction d'Orléans. près exprima ami. le regret de lui survivre. il désespéra de l'avenir. . crut contribuer à la tranquillité du roi qui elle-même en appuyant les prétentions de Loménie de Brienne & 1 la succession de Calonne. l'époque cette malheureuse C'était des plus odieuses diffamations contre La France étant intervenue princesse. et était soutenu de~ Narbonne. de tant de la fatalité. privé du plus ferme appui résultat. Il avait condes les notables complots.RÈGNE DE LOUIS XVI pf avait étrangères malveillantes dispositions affaires l'Europe pour la France.. au désordre abdiquer que du sa mission à l'unique et extrême remède Mais quand il vit l'Assemblée Il est avéré cet honnête déjà marqué d'efforts stésans de son l'inquiétude au tombeau. on saisit 1. se trouva donc désarmé s'était formé dans l'Assemblée même des notables pour des affaires. changements du cercueil qu'il eût dans en face du parti qui le conseil. et le chagrin conduisirent et que son maître. Calonne. d'Aix et de Borpar le garde des sceaux Hue de le confesseur Miroménil. citoyen sceau de riles. On y intéressa de la reine. la Hollande qui s'était élevé entre cette occasion pour accuser la un différend dans et Joseph II. Au sujet de navigation de t'Escaot.

soeur les avec trésors les de la libelles circuler clandestant de autoriIl savait en publiant son silence. de se rendre nécessaire ou de se venger. profondément indigné et vertueuse de ses tribulations était l'auguste compagne sans cesse poursuivie. était par un parti puissant attaché à Turgot. à tout promettait donc. sa longue collaboration. tifier sa à. se montrait d'autant plus emde lui complaire. à la cour. Necker. France. et l'archevêque n'eût pas eu pressé d'autre donner Loménie recommandation. de son côté. inconnue faisait infâmes qu'un&main tinement. lui commandait de jusraison de l'autorité de son dans le parti qui la poursuivait avec tant témoignage Mais il ne voulut d'acharnement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de lui prodiguer de l'empereur se propagea Cette calomnie. semblait. il s'était Necker et à Calonne dans porté successivement lui-même. Louis eut XVI propositions raison d'espérer quelque qu'il aurait doublement de son choix et de l'occasion féliciter d'échapper obsessions des partisans de Necker. pamphlets ser des imputations mieux que personne l'honneur. défaut souveraine. et peut-être crut-il voir dans cet abaisde plus élevé un moyen d'acsement de ce qu'il y avait croître son importance. assez d'expérience pratiles difficultés morale pour surmonter que et d'autorité et aux aux intentions du souverain opposées jusqu'alors de ses ministres. pas compromettre sa popularité. en tout par son séditieux. Cependant le nouveau ministre ne pouvait. ministère. ce témoignage de Brienne qu'il aurait pris plaisir à lui Toutefois public de sa déférence. donc à se aux pas plus . Le des injustices dont roi. étaient et elles fausses. nées sous combien du devoir.

privé de ce le ministre se trouva isolé et vaincu auxiliaire. d'opposition. notables eurent beau sans recettes. entre le combattre. des notables avait été dissoute..RÈGNE DE LOUIS XVI qu'un autre. talents assez de courage des difficultés sous lespour dominer des hommes avaient succombé. aucun de ses soumettre . clergé qui n'entendait et le parlement priviléges auquel les avis du conseil. lence à la faiblesse. mais il n'eut ni la fermeté du premier ni l'aFleury. dresse ou la prudence des autres. se heurtant à tous les obstacles à chaque et trébuchant être cardinal.liquider l'assister de leur cours et proclamer aux plans de son que leur opposition avait été purement ce bon prédécesseur personnelle. lut en revenir aux aveux de Calonne. Il voulut comme l'avaient été Richelieu. ni sans con- ni. demander tance aux domaines dans tant les de mainmorte de et retomber soulevé semblée puissant avant de céder il fallait menaces reculer il falassis- à l'impôt. Plus remuant un travail et qu'actif il passait de la vioplus tranchant qu'expérimenté. et réformes qui avaient l'AsMais. quelles plus capables et licencieuse Sa vie frivole était incompatible avec sérieux et suivi. Dubois et Mazarin. Après avoir usé de tous les expédients pour la crise inévitable d'un déficit dans les recettes. emprunter payer. pas. et. qu'à mettre du ministre. Il ne sut ni vivre ni mourir ministre comme eux. Les aux dépenses pourvoir sans donner des gages. lieu ni de ressources vouloir ne tenait réelles ni de Il ne servit en pour y suppléer. lumière l'insuffisance Le prélat avait monde présomption et plus d'amque d'aptitude tré plus Il n'avait bition ni assez d'habileté ni que de génie. dans l'intervalle.

perdu de leur prestige des Le ministre. Dans cette explication qui une transaction vernement par en l'exerçant avec innexibilité et rendu incompatible avec la raidernière toute lutte. compagnie. abusé de ses attributions toujours policorps L l'action nécessaire du pouvoir. celui de Brienne conseilla à phal que le cardinal Louis Le XVI fut accueilli essaya de la dissolution et du bannissement. et suggéré la penpeut-être sa compétence aux fonctions judiciaires. pu modifier et venir en aide à la détresse du gouconcessions à l'amiahle. il dédaigna son refus. poussé le coup de renouveler Or les lits de justice avaient le rappel des magistrats le dernier. teur que miliants. prit le parti désespéré d'État du chancelier Maupeou. des alarmes se vengea par son refus d'enregistrement d'une Assemblée l'interposition que lui avait causées auraient dont les décisions souveraine accoutumé le Cette roi à se passer sée de réduire Ce avait des siennes. coups au parlement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE alors dessaisie de son importance. affecta gouvernement et de ne lui tenir aucun de sa dé- . et tiques pour entraver il jugea l'occasion favorable son pour faire consacrer droit de véto. préparées à bout. d'Etat et la cour plénière avortèrent. depuis auxquels tenu avait ménagé un retour triompar Louis XV. On des approbations de méconnaître honteuses les et des refus embarras compte réels hudu Tous ses ministre par d'insolentes protestations. mais il n'avait ni la ténacité de Maupeou ni le savoir-faire de Mazarin. de la corruption et de la menace. Mais c'est qu'il l'a compromis son d'État. bafouée et tuée de qu'il voulut opposer ridicule avant d'être ne valut à son invenorganisée. amener aurait.

clergé adhéra fit parvenir Non-seulement au vœu au roi des émis transpirer de cause. qui pour lui faire enregistrer les corvées. Le cardinal do la résolution sur les biens et l'engager l'Assemblée par ce dernier. d'incompétence du pouvoir souverain au-dessus tant de se mettre consacrées par la tradition. en désespoir cela suffit pour le lui aliéner au parlement. et tous les avec une telle unanimité que le un déni de justice et eût paru intolérable. ne pouvait motiL'opposition supprimait dans les ver son ajournement par des raisons puisées mêmes considérations une solution Im" qui exigeaient elle se retrancha sous le prétexte médiate. et qu'il n'avait pour soulager fallu rien moins d'un lit de' justice que la solennité l'édit du 12 mars 1776. phrase « Votre naire dont les faits ont déterminé le sens T. la faction fit appel et de plutôt que de s'en départir transaction que l'intérêt public commansouqui avait jeté ce défi à l'autorité aux États dans généraux tout plutôt que de re- Ce signal retentit ordres y répondirent refus un Brienne du acte monarque de despotisme avait laissé le royaume. les conseils On oublia que le roi envers s'était vu dans la nécessité de 'faire violence lui-même au parlement son peuple. représentations qui. bien que n'en étaient dans la forme. se prêter à une dait.et des coutumes étaient évidemment subtiles et offensantes. respectueuses pas moins cette On y remarqua révolutionimpératives. veraine culer.RÈGNE DE LOUIS XVI férence citait le corps de la magistrature dont il solliet le concours. De telles remontrances mais à s'arroger le droit exorbides lois -.L 23 . à se joindre du générale mais elle la main. de porter du clergé.

du gouvernement qu'il eût à craindre de ses droits ni confiscation de ses pas violation il avait consi hautement la qualité et l'autorité nécessaires légales pour défendre ses propre intérêts et peser. ceux de l'État. dont la perplexité naturels et ne trouvant de ses défenseurs dans dans coalition la et noblesse presque et une sa cour révolte magistrats. même temps en Béarn. Ce n'est ni biens. Il eût donc été juge de la mesure des sacrifices Il était assez riche s'imposer. dans ce mais ro déclaration décida était AbanXVI. dans sa sagesse. même qu'une tre son autorit-é. à Paris. ques d'âmes et la réduction grosses prébendes sans'charge qu'il pouvait pas Il ne de la cupidité. dans la province ministère. des Français Cette Louis donné les n'est M pas d'être inattendue roi de fut France. de quelques Mais il ne evêchés dont s'aperçut sans défense était une simonie. malgré à donner Ainsi le clergé fut des premiers le signal de sa ruine et de celle de la monarchie. sa répugnance il s'y résigna. appuyé par le sacerdoce. livrait aux attaques la moindre comprit pas qu'en disputant parcelle de ses biens il excitait à les prendre tous et qu'ils étaient déjà ouvertement Cette convoités. dans le peuple comme dans les deux comme en Des troubles éclatèrent ordres. instinctive. qui extrême. dernière défection révéla du l'imprévoyance La résistance était partout. gloire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sire. sérieux premiers en Dauphiné et en Bretagne. l'opulence du trône il se qu'en s'isolant . il crut qu'un pareil vœu. sa conscience engageait et. de quelpas appauvri par la sécularisation pour n'être le retranchement de quelques couvents déserts.

Il se proclamait naïvement à grands cris. était inévitable. Cet insolent fusa de faire ministre partie spécialement du portefeuille Le premier des finances. milieu de quelques eux i au moment.RÈGNE DE LOUIS XVI A Vlzille. firent tant. abattus sous après figurait l'archevêque contre les ministres. le roi à le reprendre. à Paris. « On me force Il se résià le rappe- mais on s'en repentira. les plus dévoués de Louis XVI et la que les serviteurs envoyé reine elle-même combattirent ne consentit. merce et les gens de lettres s'y précipitèrent de sorte que le roi se trouva seul. une signèrent la réprobation universelle. et Loménie le preLe comte de Mercy. et le comte de Dorcet." les La Rochefoucauld. les La Fruglaie. les Clermont-Tonnerre. acte de Sa dictature ceux qui l'y avaient fut d'en exclure ap1. 3 les de Luynes. le sauveur de la ses écrits. par du règne de Lotds Droz. et le peuple rité était telle que tout le conseil. à la tête gentilshommes. le comse jetèrent dans le mouvement. et tout concourut qu'il n!avait cessé d'exciter par grandi dans le tumulte.. avec gna plus qu'il ler. amertume. Guat. les Fitz-James. les Cicé. desquels plus de cinq cents A Rennes. » Je suivrai ses conseils Dieu sait ce qui en résultera Du jour où Louis XVI accepta il abdiqua. XVI pendant qu'on pouvait diriger la était si sûr de son empire du conseil comme chargé qu'il re- Joseph . engagea de Vienne. mier. de Vienne. s'écria-t-il sa répugnance. Necker. Il avait aussi. les Luxembourg. Le barreau. les de protestation les Montluc. un ministres sans énergie. Sa populal'appelait France. Leur renvoi mais Necker l'était 1 à l'imposer au roi. les Rohan. Histoire liéoohttion. par leurs conseils et leurs instances. de envoyé Londres.

On rappela les notables formant la précédente assemblée. formulât un plan et du clergé. Les sarcasmes nistres. en effigie tificaux. mais leur quelques points délicats. fit réserve des formes consacrées par les États de 1614. et le second de supprimer Cette ovation de rappeler le parlement. et le second de commencer tête. livré aux railleries de la place publique. qu'on verait de la noblesse Mounier. On donna nom du roi lui-même fut. c'est-à-dire dres morin. n'eut pas plus d'autorité. Le premier acte de l'Assemblée fut de contester ces formes de la conservatrices prérogative royale. Necker. de Montdemandèrent le roi conserun prola raison. Les premières questions aux méditations du conqui s'offrirent la profonde du ministre sur les ignorance institutions de la monarchie. pour la première fois. et celui en enregistrant l'édit de convocation avis sur le vote par seil trahirent Quand Bergasse de réformes dont incapable daigner l'initiative. 1. ne tarissaient quolibets pas sur ces deux miel le de Brienne à une épidémie courante. . sur pour les consulter du parlement qui. Mais de Sens l'archevêque et le garde des sceaux le fait vêtu de ses habits pon'1 en simarre le second ministère de qui domina Necker fut la convocation des États généraux. ce grand division « qu'il lui fallait ministre leur répondit avec fatuité avant tout de l'argent et les le nom et du crédit ». pour le 7 mai 1789. ordre ne fut pas respecté. Malouet et d'introduire par le vote par les orsupprimer MM. s'exécuta au milieu des acclamations de la populace brûlant ameutée. gramme.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les grands bailliages et pelé. s'y refusa sans de concevoir en donner et lorsque Mirabeau se joignit à eux pour proposer la de l'Assemblée en deux Chambres.

blasés n'existait par Note l'auteur choisir au sein de l'Assemblée. . un ministère plus populaires. sire. d'un pédant avec cette placide qui se croit confiance « Encore un peu de temps. Mais 1. ambition de lui pour de la situaalors tout- de son inintelligence. stupéfait en sortant de son cabinet. influence assez encore être salutaire pouvait resté du roi quelque auprès et assez hardie pour trempée les et parmi ses organes plus so qui ne pouvait à la défiance des partis.BÈGNE DE LOUIS XVI si dédaigneux cet homme Cependant ne se trouva pas une seule fibre d'énergie et si suffisant t ni une seule éluder ou diriéclairer. pensée politique de cette Assemblée sans retenue ger les empiétements de longs discours à sa et sans expérience. Quand sions. Il la fatiguait de toutes les concespropre louange et courait au-devant rien et ne s'opposait à rien. et le portene put conserver fois à ses mains débifeuille échappa pour la seconde les. Cette les plus boutade attribuée Tome exposer des courtisans Vergennes à Mirabeau I. Il ne prévoyait il lui répondait le roi lui confiait ses secrètes anxiétés. ou des capaet le plus. elle se produisit dans les circonstances intéressantes. et tout ira infaillible bien! » Mirabeau fit une démarche auprès la gravité essayer de lui faire comprendre son concours tion et lui offrit peut-être puissant retenir. la direction du conseil. recruter en dehors sans des hommes indécis. il ne put mais. cités suspectes. page 316. cette saillie de son au de famigroupe « Votre homme est désappointée qu'il jeta liers réunis dans son antichambre un sot1!» » Convaincu de son impuissance Necker parlementaire. est confirmée par Malouet dans ses Mémoires. Cette mesure s'il tardive était fortement à la monarchie. pour contenir. de l'éditeur.

ne furent que des victimes du peuple. peut-être. de du à quelque intelligence de réaliser les rêves sa soif factieux de popularité même. etc. ? Il enfin. à la fureur signalées ne surgit donc de ces reAucun homme supérieur ni aucun du maniements génie prévoyant incomplets. malgré si de ce banquier génevois qu'il estimait orgueilleuse de réformes radicales peu et jugeait n'eut-il tardive coup aux si sainement donc qui pas par quelle la pensée desseins. salut public. résigné. à son avènement. sein France de ces à la novateurs téméraires périlleuse épreuve Nul. de la passion aimée et béuie altérée comme la sienne du désir d'être peuple. de capable d'étancher tieux. signe avant-coureur était encore aggravée toute désorganisation. imprimé ébauavait. âme ardente. sura la portée L'infortuné ché tant à la société.. pour lui succéder. La Porte. à quelque lui. si ce n'est Mirabeau du mouvement Louis XVI qui d'un soumettaient la rajeunissement ne me.LES RUINES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE demandait successivement à toutes découragé monarque cette Assemblée les factions qui dominaient quelque avec qui il pût se conde bien et d'intelligence homme de conciliation commune et de certer dans une pensée de mutabilité. de compatibilités dans les emplois Necker furent maintenues secondaires. impossible. désignés de Breteuil. par les inLes créatures les plus prononcées. il s'était et prématurées. conseiller circonspection tout d'échapper aux entraves à coteries l'obsédaient. comprimaient résolûment ses généreux à quelque jeune pour qui se confier comme possédé. Cette et les ministres Foulon. qu'une . à subir la médiocrité ses répugnances. sympathique et son imagination n'est mission pas si d'ambihaute. du bien.

à sa tête et d'en prendre la direction. de Toulouse. (Mémoires du de Mercy." rapides auraient ni la confiance. in-8. 2 vol. décida secondé par quelques Louis XVI à se Dès mettre était en Cette démarche ni hésitation. d'État. et il est à croire que les resseraient Mirabeau sorties de la crise elle-même. Le comte . devenue core disciplinable. celui qui préparé tout député aux États généraux des conseils du et encore assez roi. que de se mettre sa marche. cette exclusion était était un trait de cet homme un coup de salut. ni le pouvoir. Le choix seul de lumière. l'honneur de le craindre assez pour avait fait à Mirabeau adopter excluait en vue dè lui seul.) 1. L'Assemblée. Les résolutions révéler son entrée au ministère qui devaient déconcerté seurces les oppositions.RÈGNE DE LOUIS XVI une confiance animé d'une Dès qu'il si honorable noble audace fut démontré et un but si glorieux et d'un dévouement n'eussent héroïque ne pouvait que la Révolution il ne restait d'autre parti à prendre plus rétrograder. l'archevêque eomte de La Mark. décisive avec rapport et n'admettait Mirabeau ni réserve qu'elle Il n'y l'attitude que lui-même acceptait prolui conférait. lorsque amis dévoués de la reine. etc. tion s'était fort aggravée. Cotte chance était si fût-ce en précipitant comprise généralement au désespoir désigner teur de la Révolution. voquante la portée. et son audace la dernière planche Il y avait déjà beaucoup de temps perdu et la situale comte de La Mark. c'est qu'il en avait calculé avait donc à lui mesurer ni le temps. factieuse. finit par que la voix publique de la cour le plus hardi promocelui qui en avait créé la langue si elle était enet qui seul avait la force de la dompter. Pour un gouvernement clairvoyant un décret fort pour oser se défendre.

que l'étonnement et audacieux ce qui est inattendu auet facilité l'effort suprême raient précipité le mouvement et le salut de la couronne. moins mode 1791 était-il moins crédule. « J'aimerais mieux vivre n'y arrêtait le pouvoir d'une témoigne d'hésitations Assemblée ou de son de son impatience et d'occasions perdues. c'est avec de la confiance lui donner tout son essor S'il a fait qu'on pouvait tant de mal à son pays. de 1800 et de 1830? Il est proet la sympathie bable. à l'autorité sans résistance que Bailly. les opinions. avec de l'argent. des Assemblées sur la tyrannie la participation des ministres aux délibérations mentaires. au contraire. gence avait l'amour Ce n'est pas des ambitieux. dominait 1. note remise combien La fougue au roi l'institution du tribun monarchique a pu dépasser devant tant découragement 2. à manier méconnaître la supériorité de cette intellisi malheureusement Mirabeau dévoyée. du véto royal. substitua ?-Le peuple moins dupe. Chaque prouvent sa pensée. de la royauté pour l'honneur sur Mirabeau de l'art qui s'en reposer On pouvait des masses pour consiste Cotte ment. comme tant d'autres.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE était-il moins populaire et moins habile Lafayette. que le règne absolu se royale On ne peut d'élite. sur parle- et passionnée. la réalisation. dont que Robespierre. c'est moins avoir propour et de constitution dont clamé les principes de liberté une longue oppression avait son âme énergique pénétré s'être mépris sur la vulgarité cupides qu'il avait sur la nécessité discours 2. si rien à Constantinople France. le couronnement de la Révolution. cette probité de la gloire. les esprits et à dominer le compléréaction eût été. bile que celui de t793. que pour des esprits et bassement médiocres Ses acceptés pour auxiliaires. qu'en unique » .

» Il est impossible ce qu'un accomplis. l'authenticité. sont exacts.. etc. assez de confiance pour faire sincérité 2. ses partisans des plébéiens dévoyés les plus puis. Lucas de n'en documents inventent historiques pas. « Vous verrez. – il dut inspirer de son énergie. de tels monstiques les plus stupides. livrée ignorants. depuis lorsqu'il l'homme avait d'État à vaincre n'a des résistances les points mais eût fait de l'Assemblée illimitée. Les collecteurs son père.RÈGNE DE LOUIS XVI le but. pas sur Mirabeau. tel caractère. négligé d'appui jamais d'asseoir son futur ministère sur lesquels il se proposait écrivait-il à M. que ce qui d'une n'a dû vous paraître que les aperçus électriques d'une volonté était la combinaison tète ardente prévoyante 1. . en effet. par M. à l'énergie sauvage tomber des mains par des hésitations on inintelligentes. en lui mesurant cette accepter l'épreuve confiance gesses perdait volution concours dacieux. Mauvillon. de mais son ces ne les oncle. mais si les détails de son entretien et rien n'en peut faire suspecter la roi. et dernière l'unique elle-même eût de son tribun et des larinopportunes son génie et l'on énervait chance de salut que la Ré- à la royauté. 2 vol. on vit après lui la Révolution sur ce qui restait des débris de ruer sans direction dévorer les uns après les autres l'ancien édifice social. garantissent in-8. 2. après les événements armé d'une autorité et de la Monarchie avec Monsieur. se Quoi qu'il en soit. tres pouvaient cet instrument sans frémir de manier 1. Mémoires Montigny. de préciser. dans le ménagée le plus populaire et le plus au- de quelques pédants pusillanimes dans celles des frénéSeuls.

LES RUINES DR LA MONARCHIE FRANÇAISE mort émoussé times. qu'il avait emporté C'est qu'en effet il n'avait sée d'une si noble vengeance. Mais. une seconde remettre conquis par de l'administrateur. dans l'intérêt s'en prévaloir avait seul. douleurs de l'opprobre et de l'agonie. ni le second. de leurs l'avoir après dernières vic- sans témérité. Il n'eût lâches perfides écroulé pas. Ce système n'en est pas plus justifiable. l'abîme. aurait su la défendre. et trahi'la affaibli l'autorité royauté criminelles.. comme de leur importance des jouissances relative. il prolongées n'eût pas insulté la monarchie et toujours il expirante. ni le génie de l'homme ni le coup d'œil d'État. en lui ni le talent du financier. fois le portefeuille qu'il avait res'il ne protesta les armes. qui a duré cinq ans. on peut le conjecturer Mirabeau n'eût pas saisi le pouvoir pour n'en rien faire. Mais ni son premier ministère. par des point et une il le fit par une ovation populaire . prétendit nistration. mière sortie du conseil fut signalée par des attaques diVoilà rectes et continues contre ses services. ne lui ont inspiré la pend'assaut. s'est élevée ignominies cependantsur quelles du ministre l'éblouissante Sa preréputation génevois. en effet. par de par des flatteries Si le trône se fût et des révélations c'eût été du moins sans les mains. impuni. qui répudiait pour être resté et même si celui qui de l'admide la tirer de le secret de le publier. concluant le gouvernement de diffamation. plantureux du patronage et des hommages de leur clientèle. dans le festin ger. comme concessions dans ses Necker.forcé de il eût été plus récriminations. se gorla plupart des ministres. et le tourner sur les contre cadavres eux-mêmes.

les geôles aux prisonniers d'État avec ostentation à la sensibilité et du de du de Foulon. La Bastille personne Mémoires et déjà avait déjà six été prise. furent promenées en avant des colonnes deux effigies qui étalaient la ville épouvantée les noms sassins parcourant ` félons prince du sang et d'un ministre Tandis tocrates nationale dans leurs domiciles les arisque l'on traquait destinés aux hécatombes commencées aux gibets de Flesselle ouvrait la magnanimité et de Berthier. « Elle fat défendue par vingt-deux soldats qui ne tuèrent forcée cités. improvisés cette populace se rua sur les boutiques des et sur le garde-meuble.suivi dans les provinces. C'étaient victimes Sade et de Beauvais avec quelques autres. sous ne la Fronde. véritable léans furent portés Paris. la noblesse.RÈGNE I DE LOUIS XVI insurrection. tirèrent par pas. officieuses Son buste et celui du duc d'Orles des rues de mains dans triomphalement et les faubourgs soulevés trouvèrent soudoyer et des chefs r pour Bientôt armuriers et gorgée gardée pour les les conduire. contre la flétrissure méritée • L'exemple et la fédération de la capitale y fut célébrée par des lettres condamnation fut. d'une de cachet. elle la Bastille. les recommandait les marquis hon peuple qui la représentait. se dirigea sur vétérans inoffensifs. le grand » (Note peudes ple de Paris. trophées au bout des piques. des châteaux par l'incendie Des délaet la proscription ou la mort des châtelains. comme des têtes coupées cortége digne des d'asd'un ` par quelques d'une victoire sans combat. Munie de fusils de pillage.) par canons qui . pouvoir arbitraire qui les avait protégés. et. tions et une terreur combinées poussèrent t.

femme et sa fille. lui reprocha. dans S'il intervenait que celui de Bezenval. y être bafoué. Germani. avec sa un carrosse traîner qui semblait et le public. de la canaille. le 8 octobre (Mémoires sur « Nous avons de impitoyables ses plus véhémentes été obligés tome IV. à la fuite ou à l'émigration. en elle.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à une résistance sur quelques sur points. c'était S'il paraissait popularité. de se rendre Pressé par le duc de-Liancourt au sein en témoignage de sa confiance de l'Assemblée. mais il le ivresse sur d'orgueil qui débordait « On le voyait se pavaner. la Révolution devant de fuir honteusement elle-même. c'était pour y perdre un reste de dans les comités. son auditoire de ce qu'il que pour fatiguer fait. et ne montait à la pour. impossible. Mme Necker de nous Écrivait servir à M. tantôt tantôt contre le véto. Ce du Génevois sa personne. il ne savait un procès à quel parti tel politique. pour Il balbutiait des apologies maladroites. enfin sous les sarcasmes avait faire dans une de Cazalès. de ce qu'on lui devait et de ce qu'il lui fallait encore pour achever sa tâche. tout prévenu blessé 1. dont Chaque jour plus décontenancé.) le jacobinisme. Louis imposer triomphe savoura toute XVI eut la douleur fois devait et l'humiliation Necker être pour une avec troisième une de s'y voir ministre. mais le mépris pu1. dans le dernier. de aux applaudissements improvisations. . les périls qu'il avait amassés sur la tête du monarque. tribune Il tomba Mirabeau. se vouer. Ce n'est pas le roi qui le congédia. » qu'il fût en sa faveur. tous les autres. celui du roi à la remorque. en parut justement ce rôle important Mais il ne fit rien pour soutenir la Révolution et sa propre vanité l'avaient affublé.

Louis le dernier. à son avéde Louis le Biennement. bientôt de Restaurateur Louis de la liberté M. des noms de Père du peuple. couronné salué.RÈGNE DE LOUIS XVI Le dégoût avait remplacé blic qui le força de se retirer. de Coppet. et il n'emporta de sa réputation l'admiration. colossale. devint française. l'excès de ta qui t'a perdu piété. de ton a perdus avec toi » de . avant l'âge de l'expérience. et nous ta douceur. Capet. A ce souverain débonnaire. Quant à Louis XVI. qui n'eut il fut prodigué et inplus d'outrages que des vertus. faisant. Ce prince. c'est humanité. il ne régnait déjà plus. Véto. de au fond de sa retraite que la notoriété son insuffisance. Louis le traître et et fligé plus de souffrances qu'aux plus cruels tyrans l'histoire peut lui appliquer plus justement qu'au roi Agis « Oh mon ces tristes lui-même paroles d'Agésistrate fils.

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III.) CHAPITRE DE LA FRANCE PREMIER AVANT 1789 avait atteint. sans que la vigilance sure de répondre à son appel. n'était et la licence par aucune des mœurs loi prévenet 't comprimée La société . de lucidité et de franchise nul n'était gêné par la loi dans le plein exercice de ses droits privés. ingens. Enéide. du magistrat ne fût en mesiens. cui ademptum.LIVRE II GÉNIE DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE CRIMES ET DÉCEPTIONS DE SES SECTAIRES r ` Monstrum lumen horrendum. n'attentait Quiconque pas à la sécurité ou n'empiétait ne publique pas sur les droits d'autrui ni seulement menacé dans les pouvait être inquiété. l informe. Aucune distinction de cette rang ou de classe n'eût été de nature à restreindre indépendance des discours individuelle. avant la Révolufrançaise limites civile et de liberté tion. (Virgile. les dernières d'égalité de la démocratie aient jamais rêvées queues utopistes dans leurs jours de bon sens. liv.

à de classe étaient acquise la fortune la confiance du prince. par l'usage autant les cités. de ou les fonctions obtenues encore légalement reconhiérarchiques. substituées insen- . de mort a été la seule a donné. des plus grands province. triomphe prochaient tous les conditions l'éduque par la courtoisie. La Révolution et dans La peine gné faire toutes offensives les plus tables. et à travers de l'autorité chansonner ses ministres. haut placés étaient les plus empressés distinguer siblement de l'esprit qui s'étaient par les qualités à toutes les supériorités. attaques les plus fondées. à se à descendre. médire à tort censurer ses actes et dépassé impude la modération dans ces satires. toutes les démarcations effacées cation. trines égalitaires.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE tive. généralement accepté. On pouvait même. sans grand publique. et de la pudeur. de mœurs sous l'ancien Que cette aménité régime fût la conséquence de la diffusion des richesses plus que des des lettres plus que des docde l'influence institutions. descendait et les plus aux plus petits. les bornes nément. elle en était arrivée à l'état dans de fait Dans les salons. le goût des arts et la considéralieu de distinctions et raption personnelle tenaient sur des idées les Ce rangs. les occasions. ait dairéponse qu'elle aux plaintes les plus timides et aux reproches comme aux arguments les plus irréfumérités. plus de mansuétude vernements et moins de sévérité que n'en ou prétendus populaires les moins ont mis les gouà démocratiques et souvent repousser les. >. insensiblement de la capitale dans la nues. sur ce point la mesure de sa tolérance. et si quelques écrits séditieux ou imc'est avec beaucoup pies ont été réprimés. la cour même. On a souvent péril.

de faire. qu'à Dieu. leurs et leurs rancunes bourgeoise affublés de tous les titres qu'ils avec indignation quand ces titres froisavaient proscrits Ils se gourment sous leurs saient leur fierté égalitaire. même à ceux qui en de la veille déteint sur l'aristo- et imprime à son attitude et à tous ses actes on ne sait quoi de gauche et de compassé qui native. qu'à régler la Révolution et manquer ridicule Il est devenu égalité tacite et de bon est venue la compromettre le but en le dépassant. étalés comme des dépouilles plaques et leurs cordons. tions qui ne s'accolent pas sans effort à <ies noms et à d'origine trop accusée car^ si la noblesse n'a ni l'élégance ni l'urbanité du genrévolutionnaire né et du chevalier tilhomme son luxe. cette un des griefs reprochables du nouveau. I.DE LA FRANCE AVANT 1789 Il ne restait goût. 26 . sur une odieuse inconséquence si elle n'était qui tient à sa postérité les bénéfiune question qu'il ne nouscar l'avenir n'appartient en attendant. a-t-eUe sur la France un des formes droit de conquête ces de la prescription? de résoudre. Ils se sont de dignitaires sénatoriale. du parjure et que serait elle sort pour qu'elle héritent. T. sa courtois. de des l'inégalité à l'ancien régime. et son ignorance rivalisent fièrement avec les morgue mœurs Cette farouches race de du tyran patriciens qui assure C'est féodal le plus dramatique. sortis de bas lieu depuis que les notables ont fait curée de titres et de décorapour la plupart. est pas donné Mais elle ne se fonde. fasse illusion. La démocratie cratie du lendemain On sait trop bien d'où burlesque. improvisés conservent qui. lorsque en l'exagérant conditions. C'est ce qui explique trahit sa grossièreté les de tant inconséquences en dépit de leur gravité habitudes de parcimonie roturières.

Ils n'ont de leur liasparce qu'ils ont la conscience supportable. c'est qu'ils savent le moins s'approprier la noblesse c'est-à-dire la hauteur du sentielle-même. ni mœurs. révélateur indiscret Le fut si subit de l'obscurité divorce entre du leur. et ils voudraient rayer. et n'ont que des clients. impérieux et leur insogleurs et des affranchis qui les remplacent. de commun elles. l'ancienne et la nouvelle France et si radical. Ils voudraient abaisser qu'ils tontes sentent les sommités qui qu'il les dominent.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de mauvais Mais cette ostentation goût opimes. lence n'est pas toujours couronnée de lauriers. a foi en elle-même. en appréhension du mépris ou du sesse et sont toujours ressentiment Ce n'ignorent qu'ils pas avoir encouru. qu'il ne resta plus rien ni entre ni institutions. leur patronage briguent ont pu être et parfois mais ce sont des jonoppresseurs. parce instinctivement y a des supériorités que leur niveau ne comporte pas. avoir des vassaux draient à s'incliner devant la féodal en est réduit orgueil raineté mois d'un électeur ou d'un les retrouve aigrit vouLeur suze- agenouillés et d'or pour cacher les stigmates jamais assez de pourpre et croient que ceux mêmes qui de leur servilité première se souviennent de leur nudité. en 1789. de la noblesse. tandis parce qu'elle pour que le jong de la ruse n'est jamais assez lourd sa pusillanimité. et laisse deviner le chagrin Ils que les ronge. . La force Les anciens de la vertu elle est naturellement participe protectrice et tolérante. n'ont été plus étrangères Jamais deux nations langage. devant un salaire. Celui des parvenus rassurer est le moins dominateurs de la Gaule et chaque fin de commis. du registre civil jusqu'au nom de leur père. ment de son droit et i'estimo de soi-même.

et qui est restée maîelle n'a rien négligé pour l'une de la calomnie. encore moins père attendu que car ce type élémentaire tout gouvernement et sous cette rationnel tutelle a du se le but autorité. C'est là qu'il faut chercher en effet le principe moral de toute vernement veraineté. que honte et servitude. et l'esprit de tout gouet l'origine de la sou- agglomérées peuvent les populations que les enfants d'un même s'y soustraire que les individualités s'amoindrissent en . de et des préjugés révolutionnaires elle a sous laquelle et qu'on le et et grandi pendant dix siècles. tandis que la horde lâche ruine. ans. depuis trafique de la justice. soixante-dix du pouvoir. qui. n'y eut-il. C'est d'après protectrice constituer. ignominie des brocanteurs et des avocats et cupide des pédants. plus pure et plus vraie. s'imagine avoir mise hors de cause en lui infligeant nom Kantien régime.DE LA FRANCE AVANT 1789 ajouter plus hostiles peut comme c'est celle de la Révolution et l'on tresse du champ de bataille. pour anéantir l'autre. Prodigieux effet l'impudence à elle-même réussi à se le persuader Mais dans cette monarchie tempérée la patrie a vécu à l'autre. le modèle humain. de la crédulité. l'autorité famille. et pour faire oublier diffamer. en droite ligne jusqu'à faire douter qu'elle en descendît et que tout ce qu'elle possédait provînt de son héritage. en effet. et plus féconde des constitutions mort-nées qu'aucune a prétendu doter le pays. du désintéressement aurait le monopole et de l'intelligence? tution était plus plus progressive dont la Révolution Nous croyons que notre vieille constilucide et plus libérale. La raison en est bien simple elle émanait d'une source plus du père de naturelle.

a été renversé et que le Depuis que le trône antique des réformateurs. n'est qu'une arène. l'égalité qu'un qu'un d'ordre. est d'ailleurs la seule forme de gouvernemonarchie ment tration société la liberté compatible avec des lois stables et une adminisla et Hors de ces conditions régulière. et que celui dont jouissait la France le dernier avant 1789 avait atteint et peut-être dépassé Si nous n'étions . dont le despon'est qu'une tisme est le seul. la pays a été livré aux expériences a-t-elle été mieux nationalité et le nom francomprise La liberté individuelle a-t-elle été çais plus respecté? et l'égalité mieux Nous demangarantie plus réelle? dons la solution de ces doutes non aux théories prônées mais aux faits. de cette loi primitive est une source la démocratie déceptions. bien la peine d'être car si la perturbation des étudié. et l'aggravation sociaux des principes progressive sont le seul résultat de tant de charges publiques réformes de son destinées ancien à délivrer la France de tous les abus et proposées comme un gouvernement à l'admiration il n'est pas impossimodèle du monde. un esprit de vertige pas convaincu que le gouvernement est le seul qui ait le pouvoir de concilier monarchique l'ordre et la liberté. et règle et protège ni longévité possibles. Le problème vaut par la Révolution.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE se multipliant prescrit jamais. et tôt ou tard l'inévitable la remède. mensonge pugilat. dans lequel ble que l'esprit elles ont été conçues soit et d'erreur. Toute de périls déviation et de des peuples ne se que la minorité Sans la protection de l'autorité qui il n'y aurait ni sécurité leurs intérêts. parce que dissolution de la société.

des la honte premiers aux les plus empressés toujours et de sa dignité C'est donc au prix de sa liberté que la dont ces misérables s'étaient faits les guides et France. les toujours nouveau rétabli a mis en est redevable. bonnet rouge lui ont représenté qu'elle avait tort de se . tout matérielle et puissance et de prospérité. de sa noble qu'à a passé depuis Il est de son tâche. pourvu de citoyens. elle professe proteste tous les de son ans on reslui pas que n'en- on la dit composée des contribuables qu'il ne gouverne et l'on n'y trouve mais l'agriculture. les apôtres. c'est uniquement au principe d'autorité temps d'arrêt. un elle pour les d'avoir permet et les change roi. jours sécurité dus aux de son antique règnes protecteurs dynastie. pâle reflet aurait des retrouvé de siècles quelques et de gloire de calme. en Europe. mais Cette nation et railautrefois pour clic frivole passait mais de graves docteurs en toque noire et en leuse. lois. du il nous moins les suffirait. maître. pect d'usuriers et d'avocats. dans sa décadence. qu'elle y a gagné. veut. ce d'indépendance que de comprendre il y a eu des Si. qu'on en évidence le néant et la lâcheté à se prosterner de et chacune principes ses sectateurs d'un pieds à le servir.DE LA FRANCE AYANT 1789 terme trer n'est elle subies autre. perdu violemment de ces haltes démocratiques. une nation Il existe. et ne prise que l'agiotage elle ne sait ce qu'elle courage tout ce qu'on lui fait vouloir. qui salue humblement une noblesse de commis. infatuée du dogme de l'égalité. aucune usage pour autre démonforme réalisable. d'exposer et les déceptions qu'on plus s'est aisé épreuves par sans nombre lesquelles obstiné d'énumérer a qu'elle à lui en substituer une ce qu'elle y a d'influence morale. elle le fait.

pour qu'ils tacite et travaillassent. réussi? seul homme. encore se battre et elle vote d'aller aux antiet elle y va. lit Révolution roi. Il ne s'agit pas de savoir si elle a cru ces sinistres les ait écoutés il suffit qu'elle libérateurs. pénétration Une encore Les défie la de prestiges . podes. est encore tenu pour Le secret de Sa métamorphose car au lieu du rajeunissement qui lui était inexpliqué.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE croire vernerait et dans heureuse et libre. de prodigue. à la régénérer et à la rajeunir. Cependant fiait le bras Bourbons Napoléon tères dans dépouiller. inepte. se prévalussent de son adhésion en son nom. qui lui a été infligée. mais ce l'inertie et de la puis l'eùt et le un peu de tyrannie préservé. Un résistance. peu plus de volonté eût sauvé le peuple élevait elle-même et forti- par lequel le trône devait être relevé et les ramenés de l'exil par le génie et les fautes de comme par la main d'un ami. cupide. Que de mys- la complication et la marche des événements ce résultat Une restauration qui ont préparé imprévu! avaient cessé d'espérer. de la diriger du pouvoir chargé défendre immoler il s'est sans laissé désarmer. Ont-ils et légère qu'elle était. reste pas moins c'est inconcevable. Le fait est que d'indocile ils l'ont rendue servile et piteuse. c'est la caducité promis. elle crie. On lui dit de voter comme un et de spirituelle. et que Naque les intéressés poléon seul avait rendue possible énigme plus incompréhensible des Œdipes de nos jours. de crier Vive la République! et de crier A bas la République et elle crie plus fort. qui n'en de l'éclairer. et que tant qu'elle ne se gouelle croupirait dans la servitude pas elle-même la superstition.

fatigué des écueils sans parmi de l'abîme prêt le fantôme gloutir. échue aux frères que l'avénement 1789. tout révolutionnaire. en licence et en tyrannie. l'Europe ce double vaisseau le sceptre qui l'a fait l'avait privé impérial survivre élément de l'État. la Restauration a ravivée utopies à l'auteur de dont les renouvela Charte que et toutes conteste à la France pas cru prudent oublia de restaurer. le principe sans c'est d'autorité. à l'entend au ou ouvrir sauvé du naufrage qui l'avait dans des mers par la tempête lutions aperçoit inutiles. la liberté n'aBonaparte de la laisser Mais ce qu'il jouir. Le impitoyabledu seul pilote emporté d'évoissue. Cette apparition souffle providentiel de l'antique monarchie qui lui et le conduit miraculeusement n'était-elle visiblement qu'une intervenu illusion pour le voie de salut laissée à ce vaisseau l'unique désemparé? dernier avertissement à la conscience N'était-elle qu'un des générations dévoyées? c'est Ce qu'il y a d'avéré. la liberté lequel dégénère . une main secourable port. ère néfaste elle et non la les Nul avec toutes lées d'avoir vait de 89. au-dessus inexplorées. rendu que la mission réparatrice de Louis XVI n'a pas été remplie. et de 1814 n'a été que la continuation de consacrée royauté illusions ne C'est par la Révolution. engagé à coup.DE LA FRANCE AVANT 1789 la Révolution et humiliés à la honte ment flétrie? dont s'étant devant évanouis sous armée.

que les aveugles dit que les abus de l'administration et le désorfurent . n'est pas d'avoir des répandu des institutions torrents de sang et renversé que huit La de progrès et de prospérité avaient consacrées. d'avoir été l'oeuvre Parmi les hommes qui ont concouru monarchie. comprendre de l'étranger. d'une philosophie et les mystiques élusuperbe peuses cubrations d'un amour factice pour l'humanité ne sont pas la Révolution. et dénaturé mais d'avoir faussé l'esprit le caractère national. et aux aux plus indignes d'avoir transporté le de le éternel la plus incapables son opprobre siècles et ou de l'exercer. la philanthropie les utopies de Rousseau. les d'une égalité les promesses maximes tromabstraite. Son résultat le plus manifeste est d'avoir rendu la liberté pouvoir son triomphe impossible. à détruire il y eut des fanatiques et des dupes mais de Turgot. Les députés aux États généraux qui ont ouvert cette de forfaits et de calamités ne sont pas vaste carrière non plus absolument d'une perturbation responsables dont leur ils avait ne On instruments.CHAPITRE II DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la Révolution. plus irréparable conséquence nous l'avons dit déjà.

depuis trente et les philosophes. sans bres et naturellement ans. toutes contre les recherches les témérités seraient trouvé exhalées une force d'une même perfectibilité de la révolte d'assez toutes imaginaire. de ce mystère n'est ni dans le progrès de la civilisation. contenir pouvait par les d'une l'in- d'une ils durent dans eurent souci démoli. et qu'une qu'une main invisible le jouet insultait occulte dont ils étaient à puissance lenr impuissance après avoir abusé de leur crédulité. qu'ils pressentir les poussait à l'abîme. Lorsqu'ils l'avenir. . appliquée à les concentrer dans un foyer brûlant. des existences eux-mêmes voir se reconnattre de prévoyance et sans poubrisées.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE dre des finances appelaient une énergique réforme que seul un le despotisme économistes liberté connu. au milieu des décom- avaient ils durent accumulés. une volonté puissante. à les féconder avec une patience et à les exploiter avec une infatigable perversité systématique. dans l'espérance perfectibilité être conduits tout chimériques. exceptionnelle. et. de l'impiété se stériles d'intelligence s'il ne s'était pour les en déclamations douée diriger. à les chercher sans patriotisme entretenus et radicale. ni dans le dévefort problématique encore de la raison philosoloppement plus contestable elle n'est pas même dans la surexcitation des phique L'explication convoitises geoisie du pauvre contre le riche et de la boursurannés dont elle priviléges quelques ou acheter les insignes à vil prix pouvait s'affranchir toutes les aspirations de l'orgueil et de J'envie.

en fusion. tendances direction de dire comment mités révolutionnaires. saient fermenter incandescentes les passions faique les idées nouvelles dans toutes les classes et les ambitions dans le vide.essais plus ou moins concluants et ces matières prédisposée. inexplicable est sortie tout les plus sceptiques que la Révolution ou plutôt d'une loge armée du sein des sociétés secrètes. doctrines leurs unique rêves à leurs pour s'identifier hardiesse pour primant. par la cécité elle les de son gouvernement. ET DE LA'SECTE Cette avant agence centrale la Révolution. breuses unique pour dont attirer le fondateur à lui toutes leurs réaliser était doué d'assez d'assez diverses d'habileté de souplesse et d'assez de en imles plus mille couvert cola les autres. Mais avant incohérents. et persévérante elle'en a recueilli encore a existé à l'avance bien tous ce qu'elle en pourrait l'expérience serait praticable.une divergentes. L'exposé cette vaste hécaet organisé qui ont préparé et sans but. les faits matériels qui les instruments qui ont il est indispensable . DES SOCIÉTÉS DES SECRÈTES ILLUMINES. à toutes les qui s'agitaient infernal de lui génie entreprendrait épreuves qu'un succinct des machinations ténéfaire subir.LES RUINES DE LA MONARCHIE 1 FRANÇAISE g icr. sans prévoir les éléments. ni sur quelle contrée Mais après lorsqu'elle sur versa quelques eut mis toutes la France. faire. convaincra autrement tombe. qui ont et le club central France entière animait visibles de son souffle n'étaient avouée de rappeler et la création les quarante subitement des Jacobins que les de la secte des illuminés.

à divers un certain nombre degrés. citer cet ouvrage qui a eu beaucoup de la faction pour le décrier. Ce prince l'Angleterre à Londres son initiation à l'illumiétait allé solliciter il en avait rapporté l'investiture du grade de nisme du Grand-Orient de France sa félonie grand-maître tout le mécanisme fut le pivot sur lequel roula d'abord révolutionnaires. engagements qu'il livrer à la fois son honneur gages qu'on exigea de lui le liaient plus étroitement c'était l'aveu des crimes dont il était que ses serments 2. des combinaisons Mais. de tous. dont les rites sont en euxpnérils de chaperon à des initiations servait plus criminelles ainsi aux investigations et même aux soupçons de la XI. Mais on vit incontinent lier ceux qui. ainsi que V Histoire de la conjuaurons fois l'occasion de plusieurs d'éditions. à la vanité des autres età la cupidité du prince. on commença par lui fût impossible et sa vie. Nous par Montjoie. Voir les Mémoires secrets. dans le secret de la conjuration. afin de ne laisser aucune voie de retraite à ses ressentiments contre la lui de Les cour et à sa cauteleuse imposer rompre des sans ambition. c'est la coopération de d'inconséquence et la complicité du duc d'Orléans. s'y ralapporLa plu- tendit dans le piège que le Palais-Royal part tombèrent à l'ambition des plus avancés. déjà soupçonné Parmi les délégués des provinces que la convocation dans l'arène. qui se dérobaient la Maçonnerie. On sait que mêmes inoffensifs. Les conseillers impa1. 2.DES FAUSSES IDÉES SUR LA' RÉVOLUTION FRANÇAISE devancé et facilité l'invasion de cette secte redoutable. des États généraux lança soudainement était déjà. dans les premiersCe qu'il y eut de moins contesté à la Révolution son caractère actes qui ont imprimé et d'atrocité. tome ration d'Orléans. imbus des doctrines économistes. taient à Versailles des velléités démocratiques. . malgré tous les efforts police.

en hésitant. eurent plus d'imceux qu'il Tallien. qu'un ambitieux difficilement.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE la partie. à trois. dans un temps à la faction et d'Orléans. croyait Brissot. l'arrêt qui Parmi établi. cinq et six tous les factieux portance. et l'on se complot. tous on n'en conspirateurs sinon cite aucun. prépersuade d'un trône par le renversement des lude à l'usurpation lois armés qui le soutiennent. est les engagements Choderlos de Laclos. Le supplice du prince et de la plupart de ses affidés a pu faire douter de la réalité du les plus influents s'estimaient Gorsas Gensonné. Hébert et Danton comme les agents les plus actifs et les plus redoutables de ce parti 1. 1. et il cite Marat. Histoire des suppose-t-il eût modifiées. but. la destrucles Catilina. acquis en marché avec Péthion. alors entra ne dédaigna lui-même pas que le fougueux Mirabeau et lorsque Après Montmorin. et plus d'un provincial candide aurait pu faire de curieuses révélations lui extorqua le trop célèbre les arrhes qu'il accepta quelquefois Le ces ministre Montmorin il en vendues républicaines ne se soient donné. contre l'ordre se proposât. qui tion. Mais le pius que le succès le choix des moyens. en effet. par mois. mille francs obscurs de Lessart quatre. l'incorruptible de s'enrôler avait salué Robespierre sous le drapeau à son début. et le duc pas toujours' entre l'Angleterre de lui plus qu'il exigeant de la conjuration d'Orléans. souvent sans son l'engagèrent de ses promesses aveu et se montrèrent et de prodigues ses libéralités. pour unique le flétrit lui . Encore intentions habile n'a d'Orléans. de ces consciensur que et sur tients de lier a eu le tarif peu qui.

DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ne pouvait donner. c'est qu'il leur fit défaut Dénoncé les crises décisives. Jfr dont faisaient MM. est déposée aux archives a été textuellement publiée dans l'Univers 2. d'un rapport lourd de pièces et prolixe équivoques sur le Comité 2. Montmorin. dans laquelle le capucin Chabot. appuyé curieuse au nombre et les Une lettre adressée les terreurs révèle instigateur. Cette pièce authentique. héritiers du complice célèbre dont le génie dominait les de l'archevêché teuses du prince. Elle «^ du 5 septembre religieux 1859. Robespierre faud dès qu'il n'eut est-ce en se mesurant plus rien à en espérer. à ce lâche compétiteur lui-même du pouvoir. de partie . sant plus loin qu'il de ses instruments. de ce sombre aller. abandonné bles auxiliaires. il suffit de rappeler séance du 4 juin 1792. et les sociétés secrètes le pous- ne voulait pins qu'il S'il a péri. dans la discussion aux journées de Chabroud. horribles desseins de sa perversité. ni les attentats qui conspiran'ont été un la ténébreuse apologie mystère pour ses contemporains. On qualifiait ainsi un conseil privé Malouet et Bertrand de Molleville. n'a jamais disposé n'a dominé ses redoutades uns et dans toutes dès 1790. de cette l'ont odieuse révélée Peut-être qu'il osa J songer à s'emparer ni l'existence Cependant tion. A ceux qui conserla singulière veraient quelque doute. renié par les autres. en 1790. par lui. est d'une transparence qui ne pouvait atteints de cécité volontaire tromper que les auditeurs et déjà complices à divers degrés. relative des 5 et 6 octobre. par Robespierre il n'avait rien trouvé tribun. à son confident âme était bourrelée et dont cette livrée par les honpassions de Lyon. à la suite autrichien 1. le silence initier de mieux que d'acheter Mais celui-ci ne s'était laissé de leur succès et à ses projets que sous la condition de même que Mirabeau ouvertement avec lui rompit le chemin dans lequel il craignit après lui avoir montré se hâta de l'envoyer à l'échade s'engager.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de 192. si à l'Angleterre 1. enthousiaste déconcerta dont la nul n'eût osé contester la de ce parti toujours à Raymond et personne ne songea à répondre cauteleux. Raymond Ribbes. Aussi très-nettedans son Histoire de la conjuration. La conjuration d'Orléans sans voile et s'y montre y sa dernière joue enfin résolument partie. « Le véritable Chabot et s'écrie indigné. et de ce grand plus signal. 1. au duc il avait été proposé de faire épouser était tombée. Une sortie si violente dans la bouche d'un sincérité. C'est elle qui vend la France et livrera la couronne au duc d'York. ne pouvaient préparées desseins. de Philippe le rôle de la fille ainsi la princesse d'York Adélaïde. proposa. Il est évident. la déchéance du pour la première roi. interrompt comité autrichien Constitution. tre que la faction de la gauche un déde son zèle patrio- le trône. Cette du 20 juin tionnaires les avaient ajourner précédait et la journée du étaient leurs séance de bien 10 août. l'étrange par laquelle un à la branche des Bourétait substitué anglais prince tactique bons. des bancs du régent. n'est aud'Orléans. . détruire la qui veut renverser assassiner Louis XVI et sa famille. explique la personne En raison du mépris daus lequel ment cette particularité. assertion ni à relever Ribbes. près les attentats les crises révoluet les factions plus Raymond qui ni s'effacer ni Ribbes les donc imminentes. fois. qui aurait repris d'Isabeau de Bavière. pour tout lecteur de sens et de foi. Montjoie. » elle ne peut pas la placer sur la tête de Philippe et si inattendue. candide encore dans l'exaltation tique et qu'on avait négligé d'initier. et déjà à moitié n'attendait gagnée. Mais voilà qu'il s'élance puté. qu'un dernier l'intronisation immédiate dans l'attente législative. que cette scène était préparée pour que l'Assemblée événement.

les fomenter. dont la son ambassadeur mission s'est Sans parler les plus affichés 1. on peut leur marche. fidèle à sa misssion universelle. mais les discipliner ou les contenir. Dans cette rent à entrevoir confusion. Le cabinet la contagion du fléau qu'il avait inoculé à la nation française et à se rallier à toute l'Europe pour en conjuMais rer l'expansion. il suffit de nommer lord Dorset. et partout. Thiers. hostiles ses desseins tion n'eut il ne renonça pour cela à aucun de contre la France. se jouent des plus habiles calculs.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE en signalant avec franchise força-t-il à se démasquer le roi à se barrica« les misérables qui contraignaient « que la Révolution der ». auprès actes qui avec les conjurés personnelle et des pas un mot de cette conspiration de M. de perturbation toujours et de destruction Parmi Nous pas d'allié plus perfide. intrigues vagues elle-mème l'Angleterre perdit le fil de ses et vit la plupart de ses affidés ajégarer dans de Les révolutions. en précipitant agrégations. et en ajoutant énergiquement le courage de mettre en accusaet Marat. On ne trouve l'ont compromise précaution intimes de ses relations et de son insistance trahie sans et sans pudeur. Bonne-Carrère et Dumouriez. tion d'Orléans » Hébert et Carra Il y a tout lieu de croire que aux machinations atteinte mortelle cet échec du duc porta une d'Orléans et serait finie si l'on avait que c'est à dater de cette époque que les plus influents se séparèrent de lui et commencèd'entre les conjurés un autre but à leur ambition. et la Restaurale retrouverons. les preuves de sa participation flagrantes directe aux premiers attentats de la Révolution. dans toute l'Histoire . de Saint-James en vint à redouter jamais.

ce fut de se concerter accaparer do Paris.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE A le dernier pour décider rappel de Necker. crimiet fournir des émeutes nelle. tant théorie sadeur étudié entrait et ses insinuations dans ses si ce n'est déguisées. passa presque parce que la découvertes encore et des jurys révoinventée. de la reine intentée à quelques bretons gentilshommes qui lui auraient proposé de livrer le port de Brest aux Anglais. l'attitude qu'il affecta dans l'accusation diplomatique. inaperçue. eût-elle Cette imputation il de son honneur un désaveu d'y opposer formel. de l'administration Lord Dorset et de se populariser fut de moitié dans cette spéculation l'imprévoyance à ses dépens. La preuve . même pour un espion on peut trouver peu honorable. Comment donc qualifier son dignité était silence .qu'il gnation populaire 'la vérité. il conçut un projet plus positif et en tous cas plus profiavec le duc d'Orléans pour table. puisque. été aussi réelle qu'absurde. d'un si honteux Pour se dédommager succès. la loyauté de sa diplomatie elle compromettait et la de son caractère. tous les blés les exporter dans le double à l'approvisionnement clandestinement et les tenir but d'incriminer destinés en réserve. encombrés l'aide de ces blés achetés de la Banque sur une des subsides grande échelle à de Londres. combinaisons d'accroître l'indicalomniée et d'animer la haine de la noblesse à s'acharner contre elle? A qui commençait cette odieuse au milieu de intrigue. la proposition en admettant comme possible. et de Guernesey furent les îles de Jersey Bretagne. Mais l'ambas- des conspirations n'était lutionnaires pas en assuma toute la responsabilité. perdue d'autres. qui devait à la fois susciter Les ports de la Grandedes fonds pour les soudoyer.

der. Tous joie. au nom de l'humanité vingt de ces grains extraits mille sacs seulement de ses proSa demande pres greniers. i. comme ea exil au cMteaa de toutes ces négociations. tome n'est et les avec Grand-Orient ont communications celles qui reconde France. par Mont- la juridiction les détails tl. son peuple. et dans cite un de cette le tome du délibération été recueillis de Louis XVlll. lieutenant-général marquis des Ormes. et l'opposition dureté. l" des Souvenirs 2. Mais fit renvoyer fut impitoyablement des motifs enquise repousde cette s'expliquer. fit demanfrances dont la disette menaçait et du bon voisinage.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la connivence dans cette affaire honteuse résulte du gouvernement lui-même des débats qui s'élevèrent à ce Louis XVI. suspects ses de ses agents accrédités. mort cipal et le confident t. touché des soufsujet dans le parlement. Soalavie tion de 1785. disVersailles. toujours et à maudire qui l'exploite prête à saluer l'imposteur le sage qui l'avertit. déférât au désir du voulant à un éviter tout toute à sa comité discussion. de V. pas la seule qui ait révélé avec le gouvernement ses rapports anglais 2. l'affaire Walson. dévotion le duc d'Orléans. ostensibles Les démarches Cette circonstance à Londres personnels des loges insulaires fréquentes voyages naissaient 1. elle allait qui Telles de la populace sont les préventions aveugle. pour qu'on le ministre. de la promoprinl'agent n . tout crut lui devoir en se faisant l'abondance bénir dont de la multitude jouir. s'étant sée. après les journées de Cependant et lorsqu'il se croyait sûr de la régence. roi de Pitt refusa de Wilberforce opinèrent France. d'énormes posa à son gré de ces blés dont il retira bénéfices. Putney.

contradictoires qui lui étaient imposées. . il suffirait de considérer la sociale part qu'ont èue dans cette grande désorganisation les sectes maçonniques dont ce prince était devenu et le servile instrument. Son chef cherche inféodé à cette secte. Cette dépendance est l'adepte la seule excuse de ses crimes. flagrante de la nier. tant qu'il vécut. qu'il se promettaient trouvât.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE dont avaient le duc d'Orléans établi une sur le grand-maître la conjuration ourdie était inamovible. monarchiques L'examen que nous à toutes les phases de la Révoludes illuminés. elle en est aussi l'explication qui ont l'énormité car les sociétés la plus irrécusable. pour accepter des factieux et des malfaiteurs et pour protéger ciation manifestement stitutions la secte tion. du jour où il il ne l'Angleterre. déchirera le voile derrière lequel la faction d'Orencore à cacher sa complicité. léans de l'Europe. et. ni lui ni aucun de ses partisans n'essaya Mais s'il pouvait rester le moindre doute sur la comau trône de la conspiration ou plutôt sur l'identité d'Orplicité léans et de la Révolution. assez puissant sein du pays même un ambitieux et assez à ceux qui lui corrompu pour se dévouer aveuglément Il fallait encore leur assistance. parmi les puissances assez contempteur assez égoïste. et de l'humanité. la France auraient bouleversé reculé de leur secrètes devant s'il ne s'était rencontré au entreprise. pour le porter notoriété. des lois sans de toutes un cabinet de là justice l'aliiarice scrupule les contrées. de son or et do son concours une assoconsacrée allons à la destruction faire de l'action des indirecte de et chrétiennes. fut irrévocablement s'y fit initier. Dominé par elle et par souvent lui fut plus permis d'opter entre les résolutions ni de reculer.

Il s'agissait de les faire concourir uniquement et pour que chacune consertoutes à l'attaque méditée. vât son poids et sa valeur spécifiques il ne fallait pas commencer par les annuler individualités. Les adeptes. en s'affiliant toutes les autres nés elle-même. plus connu envoyés par les loges secrèlui-même était subord'Orléans nécessairement fragile. à n'ouvrir leurs rangs à ses vues Quel que fut l'intérèt qu'à dos caractères des conjurés ils éprouvés. Nous verrons que la secte des illumipensée secrète. aucune renoncer par un pacte trop odieux des parties contractantes pour être for* n'a entendu ni faire abnégation de sa propres. chacun suireçu ses serments. vant l'impulsion de la loge qui avait les plus exaltés être les devaient comme le secret de l'initiation n'était indociles. d'origine et d'appellation couvrait officieusement raient eux-mêmes reliés momentanément différentes. ignoles eut qu'un pacte mystérieux en un seul faisceau par un nœud Ainsi. la marche nes diverses. En s'unissant mulé. sympathique. dont le conflit aurait embarrassé vers un but commun. ne pouvait pas avec les vues diverses et de sociétés secrètes. que et d'un .DES FAUSSES IDÉES SUlt LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ni même de s'arrêter engagé. loges évita avec soin la fusion de leurs doctrimaçonniques. que la maçonnerie de son manteau bariolé. toute régulier. et indisciplinables plus ou moins excentriques raison de beaucoup cela suffit à rendre d'inconséquendont les causes médiates se perdent ces et de péripéties dans l'imprévu. ont dît subir tous les séides le duc tes auxquelles donné. La sur la voie d'un dans laquelle il s'était politique perverse et impitoyable d'accord non plus être toujours d'une multitude souvent confuses toutes gouvernement qu'on la suppose.

paré et dirigé la Révolution de toutes celles qui l'ont précédée ou suivie. ses d'elle à son insu. délégué des* des Jacobins. Il vit dans l'acte de Charetcrutpartager l'héroïsme . Cependant. quelquefois les mécomptes. pour dissiper toutes les incertitudes occulte stence de la puissance qui a dominé pendant années ces nombreuses dissidences et a su les plusieurs faire concourir importe et de la distinguer française. les miasmes n'a été l'officine où elle s'est On s'est servi pas elle qui l'a conçue ni dirigée. On lui a emprunté et l'on a pu reconnaître ses mots de passe. tous loppés. épreuves. ses statuts. pour être mis en évidence. auprès loges lotte Corday l'idéal de ses rêves humanitaires. les ter ce qui sert à faire comprendre et les violences indiscrétions qui ont fini par dissoudre l'association 1. en la suivant à l'écbàfaud. de son sacrifice dan? excentrique personnalités moderne Judith Adam Lux. il de la secte qui a pré- supériorité incontestable. Ce fait. Mais à ceux qui seraient corrélation tentés de nier qu'elle qu'elle n'est tanée. de faire voir due à aucune inspiration et spongénéreuse dont elle émane avait en elle La source impure On putrides pas accusé et délétères à te la qu'elle a dévefranc-maçonnerie élaborée. exige quelquesla Révolution avec lesquels n'a pas de développements directe. mais dont une astucieuse elle s'est servie avec habileté et une à l'accomplissement à l'origine de remonter de ses desseins. et ses puérilités cérémonieuses son langage mystique dans le formulaire un de nos exemple de ces pour li du club assemblées et jusque dans 1. d'avoir ce n'est il importe ait été préméditée. On trouve l'admiration que allemandes conçut. sur l'exiMais. réagir. sées durent ceux dont les convictions se crurent frois- même se révolrésister.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE petitnombre.

calomniée. Dans véhmiques des juges mêmes. se substituer des lois.On sait ni aux mys1 ni aux collèges des druides. se sont constituées Les enfants soient l'Inde voués de Manès ne sont leur au principe croient honorer prétendaient et à l'insuffisance ils sont quand et symbolisent pas les premiers qui se du mal. sans le saà des projets dont aucun affilié ne voir. contre l'autorité été plus tous les exemptes que ont entrepris de régénérer temps. Tout ce que la portée.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE des nouveaux mais la conjural'installation pouvoirs. les Étrangleurs doet les tribunaux à la corruption Les partis eux- Les républiques les monarchies. à concourir fût-il prince ou pontife. a été souvent persécutée et peut-être . et le faible'des la crédulité populaire esprits superbes y a vu de plus n'est que fable et pour le merveilleux connut superstition. La de ses secrets. des bandes organisées en guerre permanente avec la société. ténèbres rances idole. il ne faut pas y chercher dacombien cette secte. des propagandes maximes plus ou moins ambiguës. et l'un des instruments appelés. Dans tous les siècles contre armées reconnue. il a existé l'ordre légal des et associations protestant n'en ont pas occultes. il ne faut la demander ni à la secte des manichéens tères d'Isis l. des sectes fanatiques de pirates et de voleurs le monde. ou d'Éleusis. réagissent leurs desseins et leurs espéet des sous des sous-entendus. répandue en Orient. des sociétés secrètes si multipliées Quant à l'origine de nos jours. dans les vaincus. tion ne l'a jamais faite dépositaire destiné à donne fut qu'un chaperon franc-maçonnerie sous ner le change sur les manœuvres qu'on poursuivait son ombre.

dont il ne serait plus proprement question vivaces si des n'avaient conspirateurs eu quelque modernes et plus plus à exhumer leurs intérêt signes cabalistiques pour s'en servir. fédérative. Elle est en autant reproduite de districts. et l'on a publié. Les temanalogues. loges catégorie qui. les albigeois. de se fondre guère ils ne se transd'autres et plus actives. la liste de papes et les rois. dans le n° du Ce double 2 mai du Journal morcelledes villes et des campagnes. piers qui s'est passé sous nos les carbonari. Une note saisie dans les patoutes les fait de Caglîostro rattache à Jacques Molay d'une certaine au xvm° siècle. d'un et beaucoup cathares. depuis 1314 jusqu'à Bernard de Palaprat. avec persévérance. et contre les puissances qui lui sont restées qui dont Les protestants de France sont les premiers le trône se soient donné la mission de renverser ils n'avaient pu se faire un appui. subdivisés 1. l'explication Les templiers. . sa vengeance continuaient de poursuivre contre les en 1838. tous les grands-maîtres de l'ordre. aurait Fabre à conféré lequel l'abbé Châtel des Gaules son titre de primat Mais ces ressentiments aux haines événements qu'à mettent qui les la condition collectifs ont ne survivent avec suscités. Les rancunes les plus tenaces ont été celles que la a entretenues contre l'Église Réforme qu'elle catholique n'a pu vaincre.LES RUINES DE LA MONARCHIE /BANÇAISE vantage yeux. et qui s'y soient On sait qu'il fut saisi dans fidèles. appliqués le portefeuille do Biron un plan complet do république divisant tout le territoire en neuf cercles. plus récentes de nos jours ont encore moins d'initiés pliers que les francs-maçons dits. ditions et leurs archives. les d'autres ont leurs trasectaires.

se propagèdes martyrs rent à l'aide des prédications sympathiques qui. qui commençaient de la jeunesse et de tous sympathies . ou pluniveleurs de quelques tôt ce complot révoltés. seins et des égarés contrariés avides do conquêtes. cette de tous les aventuriers des ambitieux princes athées même ou se propagande sur les chemins dans leurs desc!es de la fortune. sont royauté. qui ne livre pas à la merci d'une cité souveraine ou d'une coterie les droits et les oligarchique intérêts de tous. et leurs doctrines de la liberté. gentilshommes féodales et la haine que le regret de leurs prérogatives d'une égaux religion avaient devant armés laquelle contre. en Allel'ardeur politiques. règne d'Henri et tout le génie de Richelieu lut toute la sévérité l'étouffer. et des rivalités nions dissidentes et les démocratiques.la tous les hommes prit. à s'emparer des déistes. Mais ce système. esprits forts. en effet. Cette combinaison est la seule. Quand jets furent la ligue protestante eut été dispersée. ses prorecueillis comme le testament religieusement. quatre-vingt-une offre une singulière subdivisés circonscripavec analogie en districts créés aux qu'il a servi de canevas de la Révolution. des commuOn était entretenaient magne et en Italie. partiels et les libertés les priviléges qui aurait ménagé locales. après le et il falpour de départements et il est évident IV. des proportions formidables. Avant recruta d'arriver à l'état de secte.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ment de la France en tions administratives le nombre en 1789. pourtant loin encore des théories le pouvoir et non mécontents confisquer qui voulaient se faire une part aristocratique l'anéantir' espéraient dans le pacte fédéral.

ou les et trahis par des ministres aveuglés tiés aux mystères de cette vaste conjuration? Des révélations encore récentes confirment conjecture. chacune vers le but un résultat commun positif. ces rapprochements. parmi les premiers associés choisis ordres. se révéla entre toutes les loges. candides. liées par des inavouées. professant des doc- . toutes loges a convoqué de plus de dignitaires mois près les jusqu'alors auxquelles apparence en leur donnant En 1780. animées divergentes. un fortuite. dont le mysticisme fut servir de voile à des rassemblements ravivée pour moins isolées d'une. il était cabinets inicelte dernière évident à tous ces mouintelligence qu'une supérieure présidait vements dont la cause était ignorée. et fraternisèrent entre elles. la maçonnerie. elle prit tout et une attitude plus à coup une marche plus méthodique de frondeurs Les associations se multimenaçante. sinon de concilier.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE ceux de la vie irritent contre la que les déceptions société. plus de hardiesse force. Quoi qu'il en soit. sans que le gouvernement parût concevoir aucun sur l'objet d'une si étrange soupçon réunion: L'autorité était-elle la police gagnée complice. Vers la fin du règne de Louis XV. et side toutes les de ces sectes et de convoitises de passions statuts souvent contradictoires. qu'on générale aurait confédération Bientôt une pu suspecter. plièrent décrié tombait en désuétude. siégea pendant plusieurs de la ville de Hanau. du moins de dominer pour un temps et de diriger comme gnalé d'avance tendances. inspirèrent la conscience de leur congrès des deux Cette général de maçonniques Wilhelmsbad. trois cents les de tous fut hémisphères au nombre assemblée. elle s'était imposé la tâche.

et unique des illuminés. en 4 vol. Les émissaires la circulation des Mémoires à l'hisnégliger pour empêcher pour servir toire du jacobinisme. exerçait à l'impulsion d'une sait elle-même Cette société était celle vigoureuse. avait appris à ce grand ux novateurs et aux homme revient.1 DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE trines. Les épreu-^ qui et ses vengeanves qu'elle faisait subir étaient terribles Plus impassible. in-12 par l'abbé Copubliés Barruel. et longtemps toutes. 1793. Son volonté reconnu. un Auguste des sociétés secrètes ont de Saxe. et obéissuprême les sociétés soit par persuasion. que la main empire était déjà universellement en tenait les rênes était encore inaperçue. ils ont réussi à discréditer blentz. et réimprimés l'auteur dans le monde en se moquant de sa crédulité et de la littéraire. il trouvait le miner les croyances moyen de mettre sur le compte des jésuites 1 les doctridu pouvoir. obscur toujours absolu inconnu. et ces inexorables. il parvint les sectes et les' à s'assimiler les symboles. des et des venait L'une sentiments de s'ouvrir. nes qu'il propageait contre le nrincipe et les prolétaires contre les riches tandis qu'il soulevait il comptait des princes et des rois. par eux. Son fondateur. l'autorité soit incompatibles. dans beaux-esprits. plus impénétrable elle parvint à les entraîner plus hardie que les autres. que le roi de Presse la part avait qui été affilié. d'elles. pour par'surprise. . comme l'esprit En multipliant les grades et tance et le sombre génie. à Lyon en 1818. parmi ses membres un Frédéric de Prusse 2. exerça vingt ans un pouvoir pendant Invisur ses disciples. systèmes Une ère nouvelle secrètes. et des encyclopédistes servait des philosophes pour et diffamer l'autorité. sur les loges affiliées. de ténèbres. eu la mission un d'Alde ne rien 1. il en eut la persissible. en effet. diffusion 2. On de son sait style. Mais l'expérience l'art de régner. et. En même temps qu'il se rangs les plus dissemblables.

un berg\ dans toutes de Neuwied. le bouleversement. les représentants la mission dans un lequel pacte de trois millions la loge d'alliance d'af- Le siège de cette et s'attribua tous. date au nom de qui ont et sur l'esprit même des monarques. empruntées en travaillant au démembrement de la secte des illuminés .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE un Brunswick 2. Weishaupt. à Wilhelmsbad. était parvenu le congrès général suprême offensive filiés.et. invesde circonstances d'une la voulait association justifier Sieyés autorité des au aussi erreurs trône de en 1793. en effet. France. soit en courant conçues. la catholique Le règne sans doute de travailler. sous le pseudonyme Elle avait pour grand-maître. un prince les cours. qu'en prétendit l'an VII philosophie appeler . Le même 1. de la Révolution. spiration permanente en 1785. souverain duré parence qu'un tisse jamais une qui. Celui que quelques égal concours autre et il y a peu d'apannées. mettait en conredoutable. dont le plus actif coopérateur au service de Brême. aftidé tions ou inspiré par ou son obscurité central un prince de Hesse. était un baron de Kniggo.. était encore. C'est ce dernier Hanovrien qui. de un professeur en droit nommé Spartacus. quelque ministre adepte éprouvé que ses relaà l'abri société du soupçon. à la régénération De cette époque seule. du monde. influence sur les événements libre européen en ont préparé devant des économistes. la ville d'Ingolstadt. contre le sacerdoce et la royauté. 2. à réunir et à organiser en 1780.mal sa puissante renversé l'équiqui auaux de n'a réformes soit Pologne. convoqué des illuminés contracta avec. en Bavière.

et confondu de la civilisation se déque l'œuvre à chacun de ses pas des légal apparent dû faire pour constade la ligue présidée nous ont française à et veloppe d'elle-même moins de résistance sociétés l'ordre avons qui se. le nom . ces loges ont révélé la et antichrétien perturbateur qui dissolution toutes les prochaine en livrons les traces éparses et Nous et profondes. d'un autre centre d'action ignoré. qui a plus de temps et d'ardeur qu'il ne nous en est laissé. en burinant l'histoire des sociétés secrètes. et rencontre dans elle a destruction. Lorsqu'elle convoqua de l'Autriche lement et le nord de l'Italie. Que sont les utiles investigations de l'École des chartes. incomplètes quoique nombreuses de la génération aux méditations savante. pour achever cette tâche laborieuse. sous Douze affidés seud'aréopagistes. avec le grand-maître. renouvellement de nos dissensions politiques chaque appellations de l'esprit persistance encore d'une menace nations organisées. Mais si elle les bases droit et d'autorité. éventerait leur marche et les frapperait d'impuissance? le congrès des loges général la loge d'Ingolstadt avait déjà une organimaçonniques.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE redoutable n'a pas tellement les notions et d'une complété ébranlé de direction son œuvre aussi de fatale. doublement dans son asile protégé. sous des diverses. auprès de cette œuvre de courage et de salut qui. décomposent. sation puissante et une prépondérance sur les acquise sociétés occultes une partie qui couvraient l'Allemagne. par la création apcommuniquaient. encore. Les recherches que nous directe ter l'action et souveraine dans la Révolution par Weishaupt mis sur la trace des nombreuses loges maçonniques.

soit voulussent le fait de leur désorganisateurs affiliation et ne nièrent pas qu'on y avait proclamés. avec lui était des douze aréopagistes qui correspondaient de subdivisions dont les présidents. passant pour faire partie Ils avouèrent les principes mais.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sous la direction de Knigge parent. tous quatre professeurs de la société des illuminés. et destiné à faire diversion On n'a pas connu le mystère de cette organisation avant 1785. à l'abri des donc la loge centrale de son centre. On fit comparaître devant un un sieur tribunal le conseiller Utzscheider. qu'on exigeait à son insu. au du complot ment bavarois qui se tramait sein même de ses États. le hasard Cependant. aulique serments des sciences. conseiller auli- . le pivot d'autant seuls en rapport inconnus les uns aux autres. une partie des magistrats cendie fit tomber aux mains de la société. Nul autre une série de faits embrasser une preuve Chacun légale. d'en trop dire. qui et des registres de la correspondance avaient été déposés chez Xavier Zwack. d'un invers la fin de 1786. à Munich. soit qu'ils qu'ils craignissent ils refusèrent observer leur serment. Renner et Cosanduy. époque où quelques des initiés. mettait avec indiscrétions partielles. de ré- aux imputations avaient formulées. de l'Académie les abbés Grûnberger. placé à Francfort aux soupçons de la police. et le étaient De telles explications mécanisme des francsrapports compliqué qui réglaitles maçons entre eux les eût arrêtés ne pouvait que Weishàupt suffisante pour constituer à chaque pas. sans s'isoler avait la vertu de s'élargir indéfiniment. épouvantés avertirent le gouverned'eux. que d'autres pondre en effet impossibles. étaient Ce cadre qui le président de la loge supérieure.

Annales Ces mit sur la de Sanderdeux prosous au baron dans de. furent soumis aux et d'un interrogatoire. parvenir n'aurait-on plutôt pas puissance loges et la qualité principales qui cet objet. et des . Le gouvernement. on n'a pas osé la pièces 1. en huit fondateurs ou quarante-sept divisée. l'ordre et d'Annibal. la et le silence. l'Allemagne. que résidant voie d'un second dépôt doff. des S'imagina-t-on. ignorant que. plus sûrement reculé devant. les noms rigueurs soutinrent désignés de Caton d'une leur Cette existant de les découverte au château Bassus.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE à Lanshut. appartenant pagateurs. cinquante été dénoncés au monde avec des avaient documents plus curieux. a été saisie avec les La liste de ces augustes complices mais autres à conviction. veloppements ce recueil en deux dans volumes qui a été montré au prince Jules ans dé- et qu'il cite ces volumes plus clairs ses Mémoires. pour toutes en effet pour avaient littéraires ou politiques. ce mystère pénétrer sont inexplicables dans les tribunaux Y avait-il quelques amis et protecteurs de la société. des princes et même des souverains. affiliés secrets deux accusés? et défièrent intrépidité de' la. des sommités pour patrons des ministres. justice. Mais ils enquête rôle avec les investigations plus de l'obscurité ce peut-être épouvanté qui enveloppait crut y remédier en publiant complot que de sa réalité. par lalonganimité à la vérité? ou le Les nombre. des conjurés? enlaçaient provinces. les pièces originales du procès et en invitant lui-même à les faire vérifier aux archives tous les souverains de Munich Les raisons la part d'une d'une autorité si peu prévoyante de indulgence à plus intéressée que les autres aujourd'hui. C'est de Polignac auparavant.

Peut-être à jusque-là à déléguer et à discipliner seg prosélytes. fut désila fusion borné gné pour de la franc-maçonnerie Cette été banni. dans les conseils Mais les résultats et ces mesures des fils solides. fit le baron de Busche avec le comte de Mirabeau négocier à l'affirmer. partielles toutes. à quelque l'on veuille attribuer de la secte do Weisl'indroduction on ne peut méconnaître haupt en France. par et par le mauvais -diplomatie. pour des rois ses disciples ont prouvé que ces missions préparatoires se rattachaient et à faire pénétrer les plus éminents. envoyés gence des généraux de Custine Les Mémoires et Napoléon après elle aient étô par les fausses mesures qui leur les trahisons et les lâchetés de la choix ou la mésintelli- pour les combattre. quoique la France. constatent' que c'est à ces la France après secondant menées des sociétés secrètes. puistlue aucun document ne le constate. les Thugut à Berlin. on successeur s'est à signaler Amélius ou intérimaire de Weishaupt. pal et définitif. gande. que l'on dut d'avoir pu sur1. . multiplier dans les cours des émissaires affidés. s'était-elle bornée à endoctriner. qu'elle en avait pris possession avant l'Assemblée constituante. Tome lt des Mémoires du général Custine. en avoir fait leur conquête. date que Mais. les Haugwitz et les Lucchesini directs et de la propadominés par elle pas été les agents ils ont été assez circonvenus n'ont que la Révolution secondés puissamment ont été opposées.LES RC1NES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec publier Bode comme lequel avait elles. et si qui a été conçu contre à Vienne. par négociation elle formulée? Rien n'autorise avec l'illuminisme. française a-t-elle eu lieu? l'alliance s'est- au plan princiimperceptibles.

bien avant 1789. mais aucune résolution d'Orléans. celte fut plus invulnérable juet prématurée. Tome IV des Mémoires sur le jacobinisme. à la veille de la grande entreloges maçonniques. Les principaux ne s'y rendirent de s'y adeptes qu'afin politique de la loge centrale et' de la les délégués au congrès se de se distribuer les rôles dans l'éventuareconnaître. de la Belgique mière armée les chemins en Italie. le 15 février 1785. contractés en 1780. n'y fut formulée. au premier engagements congres tenu à Wilhelmsbad. avait conféré à la loge des lequel illuminés la direction du complot. de ger ni indifférent Naples et de Milan. d'imCependant l'illuminisme dans la capitale même de la planter un second congrès France. On crut donc prudent de gée indiscrète s'en rapporter aux conseils Toutefois anglaise. 358. pratiquées y les voies à l'occupation en y exaltant la avaient préparé et le carbonarisme ne fut ni étranfrançaise. rir toutes – – . en y convoquant général des Mais. s'élaque pouvait horer impunément le fantastique projet de faire concoules loges du monde à l'exécution d'un plan et de réunir sous la fascination d'une même mystérieux. Les mêmes intelligences. Révolution on avait tenté. et sous la garantie du flegme allemand. qu'au fond de la Germanie. d'Ingolstadt suprême Ce n'était. p. en effet. de Rome.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE et que van der Noot ouvrit à notre preprendre Worms. discrets de dix ou douze mille pensée les représentants i. à la chute de Venise. sous la présidence du duc réunirent. contre la monarchie la plus solide et la prise méditée en apparence. lité des révolutions et de renouveler les déjà ébauchées.

soulevées contre les riches sur les masses publique c'est autant l'autorité prévoyance les dangers réserve. avaient prévenu humanité. la théorie et lorsque . cle de l'initiation. ble et de perturbation. en Allemagne existait. du de Hund et de Prinzou. ou des paysans de Bohème attribué aux sociétés en i773. à Hambourg. aucune de dirigée par Ecklof. si et soulèvement ordinairement malgré l'appel. Mais après que par de la disette en multipliant libéralement et ils les ouvrirent le congrès do 1780.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sociétés occultes. sous la préconnue seulement depuis 1776 sidence à Altenbourg. parle tués. marquis en Suède. de les greniers à leurs vassaux. des barons Breslau. et des cultes divers. de Lerney. sous celle du comte de Smettau. dos gouvernements. vivant sous parlant toutes les langues. à à Stettin. secrètes. contre toujours population qui ne la protégeaient encore barbare. sur les vues perverses instrument aucune qui n'en ait été. de Schœffert. Il des mœurs même. centres d'action plusieurs et plus anciens que la loge d'Ingolstadt. ces sociétés. à différents degrés. par que les seigneurs. Comment la suprématie? à disputer ces loges ne songea-t-elle cerToutes n'étaient pas sans doute dans le dernier et plusieurs ont pu se faire illusion mais il n'en est de l'illuminisme. plus accrédités à Leipsick. factieuses Quand par leur complice. de trouelles n'en ont pas moins été des foyers rieure. généralement attenter pas encore jusqu'à que leur audace ne s'élevait et fortement constides États compactes à la sécurité On voit. etc. n'ont pas obéi à une volonté supéinstitution même. d'uue féodalité pas contre les vexations il échoua efficace. Cet essai fut tenté sur une sous des lois incohérentes agitée. cependant.

contre le despotisme liberté et les imprécations avaient et de faux. qui. les propagandes aux puissances secrètes Genève était le rendezsiècles. pour être convertis en monnaie révolutionnaire. C'était le creuset où tous les éléments sociaux étaient mis en fusion et éprouvés. de la part de chose de grotesque quelque de bourgeois turbulents cette peuplade qui avait déjà ses murs des jets de lave plusieurs fois lancé par-dessus qu'on aurait pu croire sortis d'un cratère. On ne sait pas tout ce que cet obscur complot de 1782 répandit sur l'Europe sans aveu et d'aventuriers de perturbateurs vous de toutes s'attaquaient Toutes les systématiques. dans tin verre qui allait et ce que Voltaire n'était faire avait de la civipar l'ébranlement lisation tout entière on en eut bientôt la preuve. plus large que On pouvait donc présumer son enceinte. cette fois la licence pouvoir ne semblait l'avant-scène tion du drame et le cynisme et la propriété se produisirent pas où autoriser l'étroite pouvoir se donnait la première représentase jouer années qui devait quelques Les invocations à la après sur un plus vaste théâtre. On y préconisaittouslessophismes T. anéantie. depuis politiques y avaient deux appelé une tempête que l'oscillation imprimée en effet sociétés et religieuses.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE des insurrections égalitaires de calmer trinées. des délégués ou des correspondants. I. que ce cratère était irruption simple sur un autre une fissure du volcan demi territoire. démocratiques après y avoir pro28 8 . il devint plus difficile les multitudes endocsystématiquement petite de République par une épreuve Genève faillit être de ce genre. Mais des menaces contre le avec un luxe que limite de en 1782. La et les maximes eut été perfectionnée mises en circulation.

et dans laquelle généreuse l'initié avocat général du parlement Servan. Jusque-là. fessé toutesleshérésies bibliques des germes pestilentiels cette épidémie pageant. à l'inverse en Italie et surtout en Suisse. devenait plus de la Régence en ai do aux tendances La lutte réformes prolongée avortées do brèches qui grossissait à la foule praticables à mesure que la résistance . La guerre ces préparatifs leur donna plus d'activité chances. sous le nom de libre la proscription et le pillage la révolte. par l'inoculation. examen. étouffée explosion par la intervention de la France. clergé autant et les et la lassitude d'une Nouveau-Monde du des dilapidations harcelée par le souvenir et du règne de Louis XV factieuses de la littérature du de et du parlement ouvraient Turgot dos assaillants. La par les comdu congres mais si l'on avait encore on n'avait de l'Indépendance américaine sans les interrompre mais en leur ouvrant avait ralenti son résultat de nouvelles des disposition le triomphe inattendu d'innovaavides esprits des idées démocratiques importées génération et des scandales vinrent et du barreau.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE et. duisaient de l'illuminisme. que date le plan de campagne dressé obstacle avait contre la monarchie des aux progrès bien ouvert quelques établies entre la puissance était envahisseurs. s'y traen droit de la raison et en justice du peuple. C'est de cette dont morale le venin devenait s'altère en se proplus meurtrière de 1782. tions. de Grenoble. De cet entrepôt la contagion s'exportait en Frauce. dont négociations les députés un on munications et les loges françaises. maçonnique et préparé sondé le terrain les voies conçu que de vagues espérances. prit une part active.

. de tous . dans la confiance principes feu avant l'ordre leurs les promode pouvoir teurs de révolutions. Louis XVI ne pouvait Cependant et par d'anarchie. son hospitalité à s'enpayèrent par leur empréssement Ceux-ci rôler sous le drapeau do la Révolution. l'autorité légale. ne lui pardonnèrent pas plus sa bienveillance que son Intervention ils tous. proclamer impunément quelques initiés firent démagogiques. Mais. et. garant accordant sarmés. 3 vol. étaient autant d'ennemis de qui de 1782 sont les introduits derniers dans a été la place. la suprématie après la mort ou le bannissement pas souffrir prudence à ses autant une de Weishaupt. et 1. en 179 i. toujours indulgent il s'abstint de prononcer entre les partis. expérience une cité qui n'avait pour théâtre des gouvernements monaraucun droit à la protection il est à croire que dans cette cité même avait chiques été fondée échoir à laquelle devait loge rivale d'Ingolstadt. – ces deux Dissouaz fut secrétaire publiée de Mirabeau. ia-8°.les Génevois un asile dans ses États aux factieux dé- à la petite révolution en 1789 parmi les plus ardents premiers qui retentissent dos sociétés secrètes Ces créatures révolutionnaires.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE faible. sans exception. portes un foyer il dut intervenir que par humanité maintenir pour et généreux. La con'csiKiniluuee Genève. ils choisirent de leur. plutôt proil se rendit de la paix en tecteur qu'arbitre. Calvière et de Gasc. stabilité Tout La défaillance devenait du pouvoir se trahissait par l'inde ses ministres et les hésitatioas de savolonté. donc encouragement pour et. de Bonno-Carrère Grénus avaient et de Dissonaz concouru et Les noms do de et de Marat.

de leur sang qu'étaient du ministre cabinet partis les à faire de Genève destinés et les instructions subsides et toute némodèle. même pour M. peut apprécier de cette génération de Génevois tisme désintéressé spémais ou députés. l'Angleterre prit sous sa proles plus danet peut-être tectionjes plus considérables et les portes Elle en naturalisa quelques-uns.Juifs usuriers. et les impôts dont leurs capitaux votant la politique ne conçoivent qu'au point de vue de leur x comptoir. agioteurs aux. . sous ce titre Mais Des causes 1808 un écrit tes finances. de Botta parte et qtd préparent m perte. culateurs. a toujours été la vraie patrie des GéneLa France elles vois. il publia qvi ont amené en l'murpalion de Il est juste d'ajouter que les ouvrages à Londres. à des sentiments sincère 1. du parlement qui s'ouvrirent de France des révolutions a publié. en 1795. des dupes dans toutes les classes c'est peut-être du et des protecteurs parmi les grands. d'Yvernais. Ils viennent y chercher la fortune et la renommée au besoin. d'un retour témoignent imprimés de justice sur et de raison'. l'exploitation qui disputent toujours Chacun tout en se posent en amis du peuple. la France ne fut pas la seule patrie adoptive Toutefois de nos finances. gereux. qui avait l'ex-banquier de ses compatriotes. Toute connivence république de la part de de ce genre sont présûmables gociation l'habitude devenu ministre. le patrioencore. ce réfugié.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec d'autant plus de succès que leur y travaillèrent d'avance à la confiance bannissement 1« avait signalées comme des complices de tous les factieux éprouvés. les billets officieuse d'escompter une de nos jours. sont exempts. et y trouvent. une histoire des réfugiés de Genève et de Genève. pairs et préfets.

lequel contre la France gré. politique qu'allait anglaise. aux applaudissements de la République ses excès l'avaient odieuse a rendue France elle-même alors il s'était ses plus chauds partisans. laquelle correspondait avec italiennes et allemandes. de la continuelle sollicitude car il y trouvait nouvelles de nouvelles garanties d'écrivains Beaucoup datent Mais. marche était tombée. dont Weishaupt Il en existait une plus ancienne et plus cachée. faire un homme Si quelque la inquiétude préoccupait elle se portait uniquement sur l'usage du caractère de 1783 de Bonaparte du dont il venait d'être investi. de cercles en France persuader que de la convocation des Ëiats de loges maçonniques et ils s'y étaient multipliés politiques. Dès 1786. loges suisses. à 1789.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE et dans la opéré dans l'opinion publique un changement des cabinets La irrésistible. rue de la Sourdière. et le qu'avaient fréquentée Cagliostro les le nom . bateurs l'agitation qui entretenaient objet du peuple marchand. pouvoir encore indéterminé Il n'en était pas ainsi révolutionnaire mouvement tère britannique. se sont laissé chances et de les clubs généraux. Toutes les conspirations à Londres de trouver des sympathies assurées Les factieux de Genève y partagèrent subsides. sous à ses spéculations à sa domination maritime. lorsque le était secondé par le minisse flattait de le diriger à son étaient et des l'assis- donnait tance que ce gouvernement déjà aux sociétés le continent secrètes qui couvraient et à tous les perturde l'Europe. lesquels à se réfugier dans montrèrent les bras le plus d'un nou- d'empressement veau monarque. et Knigge avaient été les promoteurs. Sieyès et Condorcet fondé la loge de la rue Coq-Héron. longavaient temps avant 1788.

ce grand œuvre. trop vigilantes partout En Allemagne. partout ouvriers cosmo Ce prosélytisme pour. à celui de c'est le Barruel dont le manuscrit OM /a CM!<M<!OK. membres. la confession d'un du Mans. a tous tes caractères de la mérité. lier ces aux Saint-Germain'. en Poren Espagne. avaient leurs comités de la Suisse Ils pénétraient curieux. insurrecteurs. Le Grand~Orient son apparente couvrait tous 1 ces conciliabules de et l'imMais le mot d'ordre suprématie. Dresde. contenant Fié. plein de ~impHcih'' et de candeur. fougueux apôtres En attendant l'action de que la secte pût concentrer toutes des elle formait Paris. par un lui aurait été confié par le cure de adepte de La Haye. Iéna. Cet écrit. . placé livraient à des intempérances de langue quelquefois que tous les clubs populaires auraient de ~o~s qualifiées patriotiques. de La Rochefoucauld- Celle et des Neuf-Soeurs Pastoret étaient et à laquelle avait été dévolu l'honneur d'affiétait depuis longtemps livrée aux tendanVoltaire.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE thaumaturge dont MM. diocèse ro!7e un livre la pour la Hollande. études. de dérouter les polices polite avait le double avantage et de se ménager des auxiliaires. nommé abbé Leblanc. la jeunesse des universités était ameud'une unité tée à l'idée On germanique impossible. toutes attaquait démembrements les principautés comme autant de WeiDes de la patrie. pulsion que diripartaient Bode.. d'attente sur laquelle les adeptes avaient pierre provisoirement leur et les frères s'y observatoire. antérieur ses forces sur mar. politiques qui commençaient aux plaisirs et aux à se mêler partout C'était une affaires. 1. Il existe ~ë. Leyde émissaires partaient Suède et la Russie. deux des plus geaient Bayard Busche et Amélius · de l'illuminisme. de la loge des Amis-Réunis. Gotha.

signal en Hollande. pas l'attention manifeste parts simultané. des et Proly des Polonais. donc et fit la fortune. dre en Allemagne. les délibérations des cabinets étaient traversées lorsque tous les insaisissables. prince des Américains Batave~ pays.USE tugal. maun. et promise. écrits. le Neuchâtelois et de Paris citoyens le Prussien Ctootz. Italiens. des Dubuisson. Knigge avertis par était s'empressèrent part à la curée d'action parmi les d'accourir qui leur là publicité en France pour les jours figurer l'Anglais mann. qui y coopéraient Les preuves abondent de leur concours tout-puissant. par des inuucnces secrets de leur étaient livrés au comité do politique les plus redoutés Paris. Belges se levèrent. AngleGasani de ces y prenlorsque de voir Pache. disciple une l'Eglise loge dont la mission même. second mier toutes ériger de renverser ne des détournait du point où devaient se porter les plus grands et quand le Grand-Orient de France.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRA~. universalité catholique. spéciale Cette adeptes coups. et les monarques par les conspiau poignard des séides de la loge cenrateurs. pour que réuni la les Révolution sociétés avant secrètes préparé avant même eussent toutes leurs trames. Marat. osait. de Hesse. devenu le des illuminés. un des tous les Guzl'Espagnol les l'Autrichien Frey. en 1789 son prepublia aréopage sur comme par Paulus la Révolution/il au de y fut répondu convenu d'un concours en Payne en Prusse. Campe etc. Les initiés. désignés ou dominées . on fut tout surpris le Suisse Paynë. dans à Malte le Rome était plus même intime et à Constantinople et Zimmerde Weishaupt. dont la Révolution de transfuges les services accepta Tout qu'elle était éclatât. terre. en Italie.

la révolution ne fut pendu à Vienne. prévenue <? Hehenstreit. Ce n'est contre finisantipathie pour la religion. cette époque. où trôna Chamfort. à la mort étrangères était sociétés secrètes qu'à de Léopold loges (ou clubs) qui s'organisèrent ne furent donc que les auxiliaires en 4788 et de celles fondée dite qui par celle des existaient les affidés du Contrat Celle de la Candeur. soit comme émissaire. lieutenant des chasses de Louis XV. En i79S. lettres par trois initiales qui mystérieuses Écrasons ou J~c~ase~ /M/<~e/ toutes les des sociétés que secrètes par décapi~ le les complots pas Je 1848 que datent l'Autriche. émanation colonies des Amis-Réunis. avec sept Michatovitcb. et. présidée exagérer par un sieur Le Roi. de confiance on y désignait ou des instru- un Broglie et un Montesquiou. celle n'étaient directe au Palais-Royal. Chauderlos etSillery. supplice à Presbourg. le premier une société essai s'était des réformes pour était formée que des de la loge proposées par en amortir ou en Elle les conséquences. social. . etles illuminé. avec le comité comme ments dociles directeur était des afnliés dignes très-active. qui. et de gentilshommes hongrois. d'Holbach faisaient La correspondance de toutes ces loges partie. club teur provocateur. centrale. DamiThiriot laville et Grimm. soit comme fondade quetque société des suspecte amis de ou de quelque. du duc d'Orléans. A l'imitation avouer saient leurs Voltaire n'osant tout haut leur signifiaient 1. Ankarstrœm ne sont Les 1789 pas plus celle de Gustave ÏÏI'.LKS RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE traie. siégeant Vingt-Deux. Dès Turgot. en Helvétius. auparavant. La Fayette à et surtout cet abb6 Sieyès qu'on retrouve partout.

P. après le succès.. en maxime fondamentale prétendue révélée est un atten- religion Pe~&Mo O~rKc. de la l'orgueil exploitaient était surexcité bourgeoisie d'une ambition hargneuse. par la séduction. comme les arrêts redoutables de la pas soudainement les wehme. Lilia têtes sous les des incessante fussent plus augustes d'un poignard mais emblèmes philosophi- pédantesques. Luther disant avait envenimé sont Tous les hommes par les jalouses la maxime inspirations évangéliquo 7bM. de sorte que les degrés s'infiltraient à la mesure des capacités et des de chacun.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE avaient adopté une formule loges coalisées cabalistique était mot de Écrasez les /M Ce dont le sens convenu dans des lettres datées de i783. quoique aussi sous la menace elles se dissimulaient ques et des aphorisme~ Ainsi on y érigeait i" Que toute tat à la raison 1. le nom de Révolution. D. plus ambitieux le langage des conjurés s'est enveloppé Longtemps et d'une raillerie frond'une philanthropie cosmopolite mais ces formules n'étaient des deuse que l'appât et des maximes plus directes plus sédiprovocations accréditer tieuses que l'on prétendait par insinuation d'une audace inexplicable et tandis que des empiriques la crédulité des courtisans. que l'on aretrouvé de la prémédiserait à lui seul une preuve indubitable tation du complot qui a pris.s~~o~$oM~roM/ en Cagliostro l'amplifia Les initiations savaient s'approprier à tous les doctrines convoitises aux esprits les plus infimes etse modifiaient de l'intelligence. . L. passe. par la surprise et quelquefois Elles ne se manifestaient par la terreur.

à consulter. consuet ne voyant dans l'ordre par l'envie qui règne se consolent en le autour d'eux qu'insulte ou déception. a pu se trouver orgueilleux quelques et d'autres fascinés qui ne croyaient pas gloriconvaincus nier les lois et les devoirs sociaux en les reléguant parmi les divines Mais en tête de cette armée fanatique abstractions. celui-ci fonda à commença du club Breton. marchaient les ambitieux désespérés implacables qui ne pardonnaient ni à Dieu les ils se sentaient lité à laquelle condamnés. Jean Sociétés Mcre/M de F<'<M:ce et d'Italie. Ces esprits infernaux. On a mis cont ans à faire pénétrer les esprits. héroïla société des prêtres que même. Quand la secte. il est sage. sur les illuminés. est d'autant froid. publié Londres. enfin maîtresse Paris son club modèle des Jacobins. du terrain. de délivrer qui l'abruet des tyrans qui l'oppriment'. Le livre spécialement d'un observateur menacés. il. et. indifférent.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de commander aux autres 2" <Quo nul n'a droit et est une usurpation que toute souveraineté 3" Qu'en conséquence il est juste. reste de par se débarrasser qu'un dans sa marche. difformités de leur nature. Parmi les propagateurs qui tissent ces vérités s'en sont dans fies. Il ne s'agissait plus de compatir 1. de détruire une troublant et cherchent dans la volupté distraction à leur noir chagrin ou une vengeance qu'ils croient légitime. n'est pas de Robinsmi. d'attitude geant subitement peuple à btiser tous les freins qui auraient sa colère. Celui moins de utile Witt. chanpudeur-aurait pu retarder il poussa le et de langage. hostile sur plus même les et les blasphémateurs ni aux hommes la nul- més pu modérer aux souffransociétés secrètes et est digne de foi qu'il aux gouvernements .

transforma en les étonnant les plus extrêmes. professait par son cynisme. faire un servile mais de l'armer contre le riche et d'en instrument de confiscation et de mort. l'élover on l'avilit par la conAuHeu~de par le travail. çait de mort les afnlies qui hésitaient immolait sans pitié celui qui reculait devant un crime. Centre et moteur de tous les actes publiés sous le nom de l'autorité il nominale. récit ne pent qualifier. Après avoir enivré les le plus digne attribut de la Bastille du premier il sang versé. par de nouvelles Il domina les partis en atelier de délations. n'en ceux qu'il n'avait révoquer pas dictés et aggravait ceux qui ne répondaient il menapas à sa voracité il à le servir. de encore moins de témoins aujourd'hui que d'orateurs ces séances dont le théâtre même est depuis détruit. fut pas moins le souverain absolu de la France pendant trois ans. la plus sauvage et dans ce ~M~e~oMM~M l'immoralité la cruauté la plus hrutale. par ses exagérations On. qu'aucun i. ce épouvantant avec frénésie défie les imaginaqu'on y applaudissait est le seul temtions les plus délirantes. était voilise et on lui persuada que l'office de bourreau de sa force. L'auteur longtemps est du petit nombre de ceux qui ont vu et entendu ces enormités. et le ridicule de l'horreur pérament qui remplissait chaque-séance.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ces du pauvre. vainqueurs et le club'se fallut les allécher proies. L'enfer de Milton n'est qu'une ébauche de cet antre dont le crime reculé devant avait les fait son temple. dégoûtantes orgies et joignant tous les raffineparlant toutes les langues ments d'une civilisation à tous les instincts dépravée de la brute*. Ce qu'on osait y proposer. I) reste et en les et le poëte eût de ces scélérats Ce club faisait .

par la corruption 1 on et par l'inauguration des plus infâmes candidats. et les noms les plus Sétris. C'est lui aussi qui briser de ses comités son règne de trois qui caractérisa à tons ses afSliés. on les souilla et la lâcheté ont versé plus de qae la terreur réduite à ses propres forces. Tout ce qu'il pudeur honnêtes ou fuyait la place publique brutalement. Le club sans qui y regarder. Les membres étaient les afndés des Jacobins. laquelle prétendit du peuple franeais. Dès qu'aux Jacobins ou se vit maître les dicta par la violence.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de sorte sang eût pu répandre. pour admettre qu'il pat y avoir en 1792 la moindre sincérité dans le vote et quelque y avait d'électeurs en était consulté chassé dans les choix. dos élections. et chaque village comme chaque cité eut son club. Le pays n'y fut donc ni ni représenté. à cette jCo calcul ne fut pas les plus éminents de la Convention déçu. de ce club domide ses bureaux. Le despotisme années se délégua . être Ainsi tion. bientôt servile que la succursale les listes C'est lui qui dressait après et de ses proconsuls. meute en la menant qu'elle voudrait se composa la Convenet la représentation l'organe tout cette lors- présidait assuré orgie acceptait qu'il était de discipliner à la curée ou en la décimant son frein. Les factieux. Il faut être étranger à ce qui se passait en France. devant lequel se proLe comité révolusternaient toutes les autorités légales. les saltimbanques et les membres des clubs y dominèrent exclusivement. entière et l'assemblée ne fut bientôt nateur. Les suffrages les célébrités récherchèrent de préférence les aventuriers sortis des sociétés secrètes volutionnaires. n'en que la tyrannie. y désigna ses victimes.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

tionnaire, attendait trés, pour

créé chaque

à son

et animé de son esprit, image attimatin le rapport de ses délateurs

les biens à dans chaque commune désigner à démolir, à piller, les boutiques les maisons confisquer, à réserver et les holocaustes à incarcérer les suspects de Paris. Parmi ses adeptes figuraient pour les auto-da-fé Le repréde chaque ressort. les geôliers et le bourreau sentant donnait table'. à ne plus rencontrer ni dans le pays, la Convention s'irriter des embarras 'liait par même. Elle Arrivée ni dans de résistance, la société des Jacobins qu'elle se créait elledu peuple en tournée au fCM~M~' <~M peuple en faisait son escorte et à sa la place d'honneur

se divisa et proscrivit ses plus fers'épura, mes soutiens. Camille Hébert et Desmoulins, Danton, ne purent Chabot, protégés par leur longue complicité, trouver elle'sacrifia ses propres fongrâce devantelle; renia son origine, oublia Genève et Londres et daicurs, trahit jusqu'au duc celui que le Grandd'Orléans, Orient avait placé à la tête de toutes les loges de France. Libre ensuite dans minisme se livra son essor, à toutes ses cette incarnation fit des de l'illulois de fantaisies, de Néron

ses caprices, imita la frénésie et de Caligula, eut des séances de turpitude et de barbarie, régna par la débauche et par les supplices, élut l'ignoble Henriot la Commune de Paris pour pour chef de son prétoire, son cénacle, et se retrancha derrière les échafauds. de rage Elle l'étoufs'y défendit jusqu'à ce qu'une convulsion fàt dans les angoisses du 9 thermidor. Voilà donc à quoi se réduit la sublimité
1. C'est le titre que la Révolution donna

de cette Révo-

au bourreau.

LES

RUIKES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

lution

se sont prosternés devant prestigieuse, laquelle les rois et les peuples et qui est encore l'objet de l'admiration des générations nouvelles. C'est l'œuvre d'une horde de brigands sans patrie et sans pudeur, les uns d'une secte étrangère, les autres envoyés soudoyés par tous solidaires du prince 1"Angleterre, odieux dont ils secondent courage attire et que son justice. Telle les trahisons, et du génie, crédit non mais qu'ils lui reconnaissent du parce les défend les que sa richesse des poursuites de la

est la Révolution, considérée sous son véritable aspect, le seul qui ne lui substitue des pas l'illusion et d'une régénération utopies les plus chimériques que dément avec énergie l'abaissement du pays. A ceux qui douteraient encore de sa dégradation intellectuelle et de lire que l'impartialité d'autres livres que ceux de MM. Thiers, Michelet et de Lamartine'. Les principes sur lesquels elle se hausse ont été proclamés avant elle, et nul gouvernement. morale, nous ne demandons

le sien, ne les avait aussi insolemment foulés aux Elle a violé tous les droits, l'humanité pieds. outragé autant et prostitué le nom de liberté aux que la raison, plus intolérables tyrannies. L'immensité irréSéchis du cataclysme n'impose qu'aux ou infirmes. Ses résultats n'ont rien esprits de plus l'inqui table
la sur

avant

et la torche qui propage héroïque que ses débuts; cendie n'est pas plus intelligente que Fétincolle Dès que les États généraux l'allume. fait eurent
1. Lisez Bdri<c, du sans Montjoie, MoutgaiHard, Comité de sfthtt public, les Fastes f/e la ~<'i.'o/«<<oH, etc.; parti'pris, est plus vrai, imprimé Bertrand le rapport, le ./oM~f'/ plus chez sincère

de MoHevit)e. de Courtois et surtout de PriKf/Mmwc

correspondance Robespierre, écrit même, attachant;

plus

<cs~MwwM«'e.(/cO!),

LeNonmmd.

DES

FAUSSES

IDÉES"

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRÂNÇAtSE

rase en vue d'une

reconstruction

imaginaire,

il ne leur

resta plus d'abri contre le fléau évoqué par eux-mêmes, ne fut qu'un déseset leur abdication sauve-qui-peut aveu d'impuissance et de découragement. péré, triste victorieuse n'eut aucun effort à faire La conjuration et dissoudre pour dominer n'avait pas encore déployé tous les édifices, ces de l'Assemblée poitrine qu'un des constituante l'Assemblée son étendard membres écrivait législative. Elle sur sanglant les plus libéraux

paroles

mémorables

en se frappant la' « Jamais despote,

ne ravagea le pays s long que fût son règne, quelque la France, en moins de soumis à ses caprices, .comme » de 1789 trois ans, ~été ravagée par l'Assemblée de travestir ses adeptes Elle essaya d'abord en Grecs en imposer et en Romains, espérant imbue parodie à la jeunesse encore siques. Les proscrivirent et Tbémistocle, assassinèrent batailles, Athéniens, Alcibiadeet mirent qui par cette burlesque de ses études clas-

et Miltiade emprisonneront Aristide Cimon, qui exilèrent Socrate et Phocion et

à mort

les généraux étaient en effet

nôtres; et si notre Sénat, aux trente tyrans, ses proconsuls ser, se laissa comparer purent, au même titre, se croire des Romains, puisqu'ils de Marina et d'Antoine. renouvelèrent les proscriptions

de gagner des qui venaient des citoyens à la façon des sans avoir droit de s'en offen-

le peuple-roi aux Lorsque applaudissait stupidement les tètes crimes de Claudius, demandait de ses plus et recevait ses maîtres dignes magistrats sans murmure d'une soldatesque eurénéc, il donnait le peuple français.imita fidèlement.
OM'.w~M

un exemple La civilisation
/~F;'f~«M

que mo~'c7)'e

1. Le président. Mouuier, libres. Tome !< p. 41.

</M<f/M/)C'c/«'~

LES

RCINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

dénie érigé jurés

a même

un avantage

sa dépr&vatiou et des professeurs

sur l'ancienne, c'est d'avoir et créé des apologistes en système pour l'enseigner. soit devenue le culte

des pervers Que la Révolution et des sots, le point de mire des ambitions ignobles et des médiocrités rien de plus conséquent et de plus cupides, conforme à l'expérience des temps de décadence et de dissolution. aide L'ignorance au sophisme pour le mérite et la vertu blessent et la dépravation le dogme expliquer les âmes viennent en de l'égalité autant abjectes Mais ont qu'on éclairé

irrite le bourgeois enrichi. que la noblesse ne dise pas que l'expérience et la réflexion le peuple sur ses grossières et innombrables Le mensonge irrévocable. encore seoir tumer et la sottise Ce qui a droit ont un brevet d'étonner, assez imprudents

méprises.

de popularité c'est qu'il y ait pour s'asd'accoudes

des gouvernements sur des bases aussi les

générations lution. En persistant à nous présenter bienfaiteurs del'nùmanitéleshommesquil'ont on tend d'avocats Qu'on évidemment sans à lui et créer de une vergogne pédants les raffinements

fragiles, naissantes

et permettre au respect de la Révocomme enfantée, armée nouvelle portée. et les subtilisans

ne s'y trompe pas; et tés de l'école n'ont pas changé le fond de la doctrine, du xtx° siècle ne varient les Érostrates que de formule sous préc'est toujours avec ceux du xvm" l'incendie, de nos jours no et les doctrinaires texte de lumière, diffèrent dant Avant il n'est bonne d'étudier la Révolution sous ses autres pour quelque pas sans peut-être foi qui conserverait aspects, le lecteur de doute sur des terroristes que par la forme et en atten-

intérêt, encore

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

REVOLUTION

FRANÇAISE

secrètes dans les comprise par les sociétés et consommé la ruine de la monarplots qui ont préparé de connaître les preuves officielles et les chie française, de leur action directe etpersétémoignages authentiques l'initiative vérantodans tousles événements encore rope et qui la menacent On conçoit que cette ténébreuse les convoitises toutes qui propriant humain, offrant quiontboulevcrsél'Eude nouvelles calamités. organisation, s'aptorturent le cœur

un appât à toutes les ambitions déçues, à tous les mécontentements un un aliment inassouvis, de l'envie, procédant vaste horizon aux aspirations par la séduction, par par la trahison le prestige des initiations mystérieuses, et l'épouvante, parlant au nom de toutes occultes les sociétés siècles, conqui, depuis plusieurs contre tous les gouvernements, impunément spirent se mettant tour à tour à leur leurs maximes, attestant au besoin, échappe tête ou à leur suite et les désavouant comme à la surveillance de l'histoire aux investigatidus et à la justice des lois. Cependant ni sa de l'autorité ni ses nombreuses marche tortueuse métamorphoses entièrement aux regards :i'ont pu la dérober attentifs et plus d'une révélation, sérieux, sugest venue justifier les gérée par le dépit et le remords, la conscience décourasoupçons de la police, fortifier des observateurs les noms des conjurés et signaler gée des tribunaux, trahir le secret de leur puissance. le plus significatif Parmi ces documents, fut d'abord au commencement le manifeste de la Révolu-~ publié, tion, par le duc de Brunswick, pour il était le grand-maître. loges dont
t. 77M<OH'e et DocMHCH~ M<r la

la réforme « Le
pni'

des de

temps

/)YMc-Mf<pMMC)':f,

le docteur

Eckert.

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

l'accomplissement cet accomplissement

approche, y est-il dit; mais, sachez-le, Les est une destruction! ténèbres

mais une lumière plus redoutable disparaissent, que les Nous assistons à une dévasténèbres frappe mes yeux tation en orque nos mains ne peuvent plus remettre ton solennel d'un adepte dre. Ce ne désappointé pouvait suprême. ébranler les résolutions de Brunswick arrêtées avait La maison par donné la loge trop de

gages pour qu'on pût craindre que celui de ses membres à qui le trône de France avait été promis rompît jamais il s~était incorporé. avec la secte à laquelle N'était-ce l'armée pas au général qui commandait l'intimation avait été faite de se retirer Champagne, celui pagne, étant parce que de décider prussienne que des plaines de camXVI,

le principal but de cette la déposition de Louis

le succès du complot pouvait être comproatteint, mis par la prolongation des hostilités? N'est-ce pas aussi par l'indiscrétion de quelques sectaires qu'il se répandit que le Temple avait été assigné pour la prison en du roi de France, maître des Templiers, cesseurs langage odieux Mais claire
i. kert.

expiation condamné

du meurtre par dérision être 11

du grandun de ses prédécachée chose sous ce

? Comme

si la froide

parabolique pouvait raffinement de cruauté une confession

autre

qu'un

et plus instructive
Nt~oH'e Ces et Doc«mcM~ documents sur

beaucoup est celle

plus positive, plus du ministre prussien
Ecpar le docteur dans ont été insérés 1852. Cet du 6 juillet se méprend quelses instruments, il donne le curieux de celle d'tngol-

la /e-M!~poMMp!'t< recueillis M. Eckert par dans t't/M:'ccrs menées les de l'illuminisme, maçonniques, dont allemande, mais non loges

les journaux français, bien informé écrivain, sur quefois mais jamais programme, ses rapports ses guides. était une

et notahiment des avec

La loge succursale,

la sœur

stadt, dont le nouveau siège est encore ignoré.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOI~TION

FRANÇAISE

Haugwitz carrière, d'œilsurles maintenant Leur

de Vérone. congres dit-il, je ne puis m'empêcher sociétés secrètes,

au

« A la fin de jeter

de

ma

un coup

plus que jamais, histoire se lie si intimement

ce~oMO~ y~~a~~ qui, menace l'humanité entière. à la mienne » qu'on

me pardonnera Le repentir ni sa conduite gouvernement

détails personnels' quelques tardif de cet homme d'État passée ni l'assentiment

ne justifie donné par le

à ses initiations II prussien suspectes. de Brandebourg de parn'appartenait pas à la maison 2 la protection des sociétés tager avec celle de Cobourg occultes armées contre toutes les autorités souveraines, fut et Napoléon punition de cette des ont contribué due bien préposé de Dieu à la par la justice Si les loges allemanroyale félonie. à la délivrance de la Prusse, elle l'a

et à l'affection de plus à la ligue européenne Le concours de Russie. des sectes maçonl'empereur d'événements niques ne fut que la conséquence plus forts qu'elles et qui poussèrent vers un même but les populations rogènes. alliance Les entières princes avec leurs éléments qui se fient à tôt ou tard, une les plus hétécette dangereuse si honteuse poliencore. suget le

tique, Charles-Albert régnerait Son fils, qu'une aveugle ambition livre aux mêmes à son tour la victime en sera peut-être gestions, jouet,
kert. -Le

cher, payent sans laquelle

après

en avoir

été le servile

instrument.
le docteur en congrès, exil. Tous Ec' est ses

ï.oM'ee~DocMMcM~yM'/a mémoire remis textuel, par M. Eckert.

/)'<Me-~MpoKMe)'M, par aux monarques réunis dans sou

en entier reproduit 2. La ville de Cohourg a reçu Weishaupt aux sociétés secrètes princes ont été afniiés de Berne, dontLéopotd loge de l'Espérance nu troue ~Kc/coM~KC pour lui, longtemps Belgique lui fussent proposés.

et patronnés faisait partie, que ceux

par elles. La avait demande de Grèce et do

avant

LES

RUINES

DE

LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

ont suffisamce que les aveux de M. Haugwitz La loge qui lui conféra, ment démontre. jeune encore, se partageait en deux directions les plus hauts grades, C'est divergentes, sous gande Berlin, Brunswick, sion pour de renverser l'autre l'une la centralisant présidence du ses travaux docteur de propade Zinndorf,

Frédéric de ayant pour chef exotérique la même aver.mais toutes deux professant et d'accord dans le dessein romaine l'Église tous les trônes, en commençant par les

plus catholiques. « Il est superflu, les moyens que j'ai res et devenir

poursuit

le diplomate, pénétrer sectes;

de révéler ces mystèla vérité est

pour employés maître de ces deux

m'ont été dévoilés. Cette découque tous leurs secrets verte me révolta; mais il fallait quitter avec éclat ou me à moi.. Je choisis ce dernier parti. frayer un chemin de la direction des C'est en 1777 que je me chargeai de Pologne loges de Prusse, la ferme conviction que tout i788, la Révolution depuis avait été détidé dans J'y ai acquis ce qui est arrivé en France et de Russie.

française enfin, y compris roi avec ~o!<~ ses AwveM~, non-seulement r<Ms<MMM<~<&< ce temps, mais que tout avait été des instructions, des serments par des réunions, préparé aucun doute sur l'intelliet des signaux qui ne laissent » médité et tout conduit. gence qui atout attribué à ce ministre aux époques Le rôle politique de la Révolution les plus critiques peut servir à appréde l'aftilié sur l'usage cier le degré de sincérité qu'il a secrets dont il était pu faire des horribles Mais la réalité do ces secrets en est d'autant sable, gardé car il n'avait aucun intérêt à avouer sa part de responsabilité en restant dépositaire. plus irrécuqu'il en a sous le poids

DES FAUSSES

IDÉES

SUR LA

RÉVOLUTION

FRAUÇAtSE

sa conscience qui oppressait de qui le liait aux artisans

sans tant

rompre la chaino de trames criminelles. oser

On peut se faire une idée de l'effet produit par cette sur son auguste Les deux auditoire. étrange confidence en ressentirent une profonde mais émotion; empereurs le roi de Prusse, parut ui surpris crètes utiles à ses à la politique de sa famille, n'en ni indigné. Il croyait les sociétés sefidèle

et se sentait projets sur l'Allemagne sinon à les. croire disposé à excuser Jours torts passés, ou tout au moins exagérés. calomnieux Il altégua en leur faveur la puissante avaient assistance qu'elles apportée contre la France, et persuada aux alliés qui marchaient frères d'armes à ses illustres qu'il était de leur magnade ne pas sévir précipitamment Il est bien vrai que les sociétés contre secrètes elles. s'étaient

nimité sinon

au moins divisées sous l'Empire. En dissoutes, comme le Italie, les carbonari acceptèrent Bonaparte tandis que les loges Messie Machiavel, promis par le signalaient comme la personnification du On lui eût pardonné s'il n'eût été, peut-être despotisme. attribuée à M"" de Staël~ que la selon l'expression allemandes Révolution de l'ordre ministres conditions rémissible l'anarchie. faite homme. Mais il avait d'autorité, Ce retour durable réhabilité rendu et le principe et ses autels. de toute aux le règne au culte ses

société

à la justice et aux était un crime ir-

justiuërent teur. Toutefois

sur spéculé yeux de ceux qui avaient du conquérant Les attentats et aggravèrent la haine vouée au législaà quelques égards il arriva que cet appel au juste mécon-

de Machiavel, 1. Le Prince, de runite curseur itaheuue;de leurs avances à Napoléon.

aux yeux n'était, M leur sympathie

des initiés, que te prépour César Borgia et

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

tentoment

du pays éveilla le patriotisme furent assaillies et les sociétés secrètes sans

de la jeunesse, par une foule de

néophytes l'association

des appuis et partout dans les loges épura, en présence la patrie humiliée, l'exaltation leur montrant des jeunes de sorte que l'esprit primitif des sociétés occuladeptes, tes en fut momentanément comprimé. Cette doctrines invasion altéra inexorables sur certains les même, points, s'était en'orcé que l'illuminisme

élan porta res dont l'indignation des confédérés. Leur

dans arrière-pensée qui ne voyaient Ce généreux qu'une ligue du bien public. à se faire initier beaucoup de citoyens sincècherchait

de faire prévaloir, et plus d'une succursale se détacha de son alliance. C'est ce schisme qui suscita l'insurrection du Tyrol, la défection des Saxons, l'armement des corps francs du colonel et enfin le soulèvement de l'armée Schill, la délivrance de l'Allemagne. des sociétés en maçonniques en France, inspifit dés Philadelphes du Midi et dans

prussienne Cette

transformation

en fit naitre quelques-unes Allemagne celle rées par le même sentiment dans les provinces de rapides progrès tous

fini par devenir les rangs de l'armée. Elle aurait si la plupart des redoutable chefs, pour l'empereur, ou dénoncés restées signalés par les loges dissidentes de l'illuminisme, n'avaient fidèles à la pensée exclusive par le fer ou par le feu dans les missions honorables et périlleuses réservait que Napoléon Si l'on en croit le- spirituel ou inventait pour eux. été moissonnés
1. Selon à la librairie membres à leur tWt~oM'e stéréotype, auraient péri et souvent des fa~dc, publiée rue de Seine, 12, plus de cinq mille dans ces expéditions comme proposées dans des pièges cachés sous leurs sociétés Mc/M (/c en 1815, de leurs un défi

courage

pas.

DES

FAUSSES

IDÉES

SUR

LA

RÉVOLUTION

FRANÇAISE

du colonel il se serait formé une Oudet\ biographe d'outre-Rhin et les alliance intime entre le T~eMo~~ bien loin d'être hostile français, Philadelphes laquelle, avait également à la royauté, peuples et des rois. l'intérêt Malheureusement, en vue la délivrance des

pressant qui avait réuni les tendances de la maçonnerie et modifié peut-être se retira des loges, une fois satisfait, l'esprit réparateur de leurs premiers laissées sous l'influence inspirateurs; son œuvre révoreprit naturellement et l'illuminisme à peine Le centre d'action lutionnaire, interrompue. secte opiniâtre, de cette de nom et de qui change selon de sa politique, est les convenances refuge cité ignorée, moins relégué de nos jours dans quelque observée que ou Francfort. Mais Genève, Ingolstadt de chaque son existence se révèle à l'apparition usursoit contre les pouvoirs nouvelle, pation légaux qui maintiennent trines l'ordre qui règlent maximes subversives l'insolence bles pour les aigrir. la tions, l'homme, sociales Fourier nisme, de les leur et la justice, les consciences. proclamées intervention soit contre les docaux On la reconnaît

et à par ses adeptes dans tous les trou-

dans toutes les plaintes aggraver, pour Tout leur convient, les convicqui blesse raison même et les instincts naturels de pourvu qu'il et religieuses comme les soit attentatoire les folles idées aux institutions de imaginations du commuaspirations de Louis
conspirateurs qu'elle y être reçu

les courtes
Nodier

grossières et fausses

Blanc

sur

1. Charles Malet avec

assure

et Lahory, les comités en t80t.

étaient royalistes,

que !f9 héroïques affiliés de cette société et que Pichegru allait

de 1814, lorsqu 'il

correspoudait

fut arrête

LES RUINES

DE LA

MONARCHIE

FRANÇAISE

le droit de

au travail

comme

le culte

négatif

do Chàtel

et

Rouget Mais aussi,

avec

la même

indifférence

inconnue les

accepte tous les concours ou brise elle délaisse iniquités, qui les ne lui servent

que la logo et s'associe n touLcs avec dédain les

instruments toujours

plus obscurs de la correspondance Chargés qui en sont l'âme. dans leurs mains la direction active, ils tiennent de toutes

Ce sont plus. des sociétés agents

presque secrètes et de le fil

les intrigues, avertissent les principaux iniles séides et les victimes, surveillent les tiés, désignent ot les tièdes et donnent du fond de leur labotransfuges ratoire ou s'oublie, en qui s'égare même temps qu'à celui qui se dévouer et puissante Lors même que cette ténébreuse orgase fut absorbée de l'illuminisme tout entière nisation le signal les quarante mille comités crées révolutionnaires, et tous recrutés des Jacobins par son club modèle les plus éprouvés 'et les plus comparmi ses adeptes des mis~ on s'est souvent mépris sur la nature promis,
de la Hongrie, de l'Italie et de toute révolutions suivant vivace de accusent, nous, l'Allemagne l'organisation toujours la secte de Weishaupt. Ce sont les mêmes doctrines dogmatiquement les mêmes inconnus lancés à l'improviste sur ta subversives, agents les um les autres tous médiocres et société, ambitieux, fanatiques, dépravés. de l'Ours tions L'hislorien et celles du SMH<&«M~ voleur. met à nu les du Prolétariat Il démasque à l'oeuvre de destruction Mais il ne et d'impiété. l'officine cachée où tous les poisons s'e)ajusqu'à obscur d'où s'échappent tous les fléaux qui font du club turpitudes toutes les associa1. Les récentes

au soldat

dans

qui concourent nous fait pas pénétrer l'antre borent, jusqu'à sur les États, irruption

sanctuaire jusqu'au infect, enfin, où se dérobe la main mystérieuse d'une mouvoir tous ces aveugles instruments quifait et qui pourtant à tous. se rend palpable perversité incomprise 2. L'/fM<oM'e de dix ans en cite un exemple dans ce comité frappant de la société Aide-toi, dirigeant mis inconnus, avec repoussant je t'aiderai t composé de quelques defiance La Fayette et Manuel. com-

et de Louis-Phi- d'un Cobourg. lippe. qui la tenaient aux étreintes fratricides Échappée partis abreuvée de leur sang et s'est en et plus menaçante que jamais aux régulaOn avait calculé sur confiées des divers qu'abattue. Le réquisitoire cette trame reprise indestructibles. pour en chasser Belgique un aux mêmes l'Angleterre pour imposer catholiques à toutes les combinairoi protestant. de Marchangy avec une persistance . à laquelle aucun frein. tolérer? On ne de Dieu sur l'avenir jugements cette lèpre invétérée. les protocoles mais grotesque l'entente sacrilège Cette comédie de Londres et le simulacre du siège anglais terminée non par moins le roi de quitter le sol avec les catholiques de plus sanglant cordiale du cabinet scella d'Anvers. sans émotion. tous les fils de de M. même maçons sous Charles X. et les mauvaises passions qui couvaient sur leur perversité l'on s'en reposait naturelle. que 1. quelquefois Révolution de fureur n'était retrouvée Les les uns et les autres. sons de la secte. mais. apparents dans leur sein. elle s'est plus vivace face de la Restauration avoués cent mille électeurs comptaient adeptes au conseil. à ronge a retrouvé effrayante.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sions teurs transitoires et indéterminées des proscriptions. sous la garantie Les sociétés secrètes fussent-elles est-ce une raison suffisante les pour les peut pas devancer de l'Europe. poussés s'égorger et lors même que la par un bras invisible a paru étouffée dans le dernier paroxysme elle enlacée. Tl en siégeait sous le ministère et tandis que par la bouche du Villèle maréchal Maison ils pressaient ils négociaient et avec la maison d'Orange. Aussi les voyaiton se gardait d'imposer on. lié par l'initiation de la France. de ses enfants.

il y a lieu de désespérer de la civilisation. vêtu d'un leur Carrier nudité ou d'un Néron.eurs humaine ne reproduide la régénération Marat. au sein de la société légale. et le corrompt n'en est pas moins celui qui le trouble Qu'on passe coupable. et l'unique moyen de défense dans îcs représailles. ces prophètes ront d'un jamais tous. on ne fera que l'encourager et la fortifier. des révolutions un rêve de l'orgueil. mal. sans en revue austères ces néophytes de la que nous avons vus des sont devenus exception. voies le sens en comprimant son expanperverti les Mais cette sagesse impie qui aspire à redresser de Dieu n'est et à rectifier l'œuvre de la nature aurait la contagion. elle -en arrêtera du moins enfantées Après les stériles résultats des sectaires obstinés dans par ces sociétés coupables. ait donc le couQue l'autorité publique de la société vivante et réelle ceux rage de retrancher eux-mêmes si elle n'abolit qui s'en retranchent pas le l'initiation. est en hostilité société connaît est dans contre générale ses lois elle faire en même traditionnelle est chose temps et d'une partie de cette autre qui méLe ûagt'ant délit impossible. Pour être impuissant hypocrite. manteau de pourpre. Toute société occulte. c'est-à-dire et par par la terreur le glaive. c'est un mensonge pas seulement à transformer le monde. que les types d'un dès qu'ils auront . Tant qu'on ne la combatl'incurie tra pas à armes égales. Tous ou des Sardanapales. liberté et ces réformateurs à l'œuvre des tyrans. ont cru les justifier en leur attribuant leurs illusions toute mystique. car le progrès de ln barbarie n'a plus de digues.)jES MJM8 DE LA MONARCIHE FRANÇAISE voir et la stupeur des gouvernements. dilapida?. humanitaire dont l'ignoune doc~'ine rance sion.

leur puissance. mais elles en sont si elles sont fécondes encore C'est se servir ne saurait en déRances une en ressentiments. réformée. Ils non regrettent mais des auxipar de car provoquée sont les soutiens aussi l'écueil. par son édit du 30 octobre. les puisse S'ils légitimer. et en défections. du qu'il avait autorisée . démocratie autorité sincère régulière. Royaly mettre un York et quelques autres. Après de loge écossaise ni le pnrifier ni le dominer la la mort du duc de Brunswick. ont donc On conçoit que la perversité mais non que la crédulité la Suisse. à ne plus se ces idoles de sa décadence. L'empereur Joseph It avait aussi essayé d'introduire à l'exemple dans la maçonnerie. celle de l'Amitié. c'est qu'ils désespérée d'un peuple chrétien. elles le sont plus erreur d'imaginer dangereuse qu'on puisse aussi vicieux on avec utilité d'un instrument longtemps. celle des Trois-Globes. Berlin n'avait transformée parce pas parut qu'cite les réformes repoussé ouvertement qu'il avait lui-même et lorsqu'en 1798 les puissances alliées. que libre. c'est qu'une réforment leur est aussi antipathique qu'une S'ils poussent l'aiment mieux la Pologne des générations futures? leur crée des complices. à l'insurrection. pas la nationalité demandent à la réaction liaires qu'ils La misère et la ruine l'oppression. proposées voude la propagande des loges allemandes. sur le passé et si l'expérience. effrayées lurent de le roi de Prusse terme.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE On peut ce point. excepta la grande logo l'interdiction. sans témérité d'autres défier l'avenir est l'Europe est c'est qu'elle relever de la multitude enseignements que destinée à en renouveler fatalement Quels à la confiance condamnée titres de fournir.

toire ou quelque institution de bienfaisance ou de patrion'échappaient point à l'inévitable loge centrale qui en suivait les phases. grec sur l'Église Dans son rapport nfBcie! sur l'ordre a)!emaud dont il était membre. intéressés même à l'inévitable Toutes logique des les investigations à découvrir la vérité.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE roi de Prusse. telles que le Tuavaient eu pour objet la libération du terrigendbund'. Il s'y afiicourir à sos projets et prescrivit au grand-maître. ni ces précautions ni la tolérance du gouvernement n'ont pu comprimer l'essor de l'esprit prussien à toutes les sociétés perturbateur qui donna naissance et les plus occultes. Histoire rapport digé en n. soumettre épreuves. et les Jacobins de rité est que cette société au. Napoléon. prussien résecrète dit système f/M y<Mo6!Hs en ~!<cAe. bon. renversement fut fondée pour coopérer et pour cela que le cabinet l'autorisa. influence en secondait finissait initiations delà les par les et des des cabinets toutes n'ont les plus les révélations abouti des adeptes les plus compétents l'existence de ces rapports démontrer La tions Russie occulter du elle aussi s'est parce schisme qu a insaisissables 2. 2. en modifiait les tendances et écarts. verties ou intimidées s'étaient secret réservé la inoffensives entraînées. que des récipiendaires d'une conduite irréprochable.95 sous les yeux d'une commission d'enquête. . tisme. dit que le Maunsdorn* y a pris tout ce qu'il y avait de Tugendbund La véde France tout ce qu'il y avait de mauvais. le prince de lia lui-même de n'y admettre Dietrichstein. triomphe à ces machinaprêtée lui ont fait espérer le qu'elles et romaine. des règlements dissent de sa ndélité et lui et des affidés promissent de réforme dans l'Église. Celles qui. perdes loges qui par la prédominance haute direction du système et le furent Mais qui lui réponde la faire con- de l'organisation.

et celui des sophistes cette dégradation en progrès. même en France. dès 1729. Au la conspiration des sectes ennemies de surplus. Celle du pape est jusqu'à ce jour la seule de l'unité. tout au plus faisait-elle les meurtriers et les tyrans.i~pe~ publié OMJCc(/MM~!)<c«M. . sité. ces tendances fils Constantin son partageait que ne su Alexandre If. Cette influence des bissait pas l'empereur sociétés secrètes de la politique gande. évangélique autorité d'une du Y spirituelle qu'à l'aide indépendante pouvoir civil. parle chevalier i. Voir /'('<!?: l'. compatible avec comme cette si laïques en la subordonnant qui la restreignent à leurs intérêts s'était sous supréet la On a dit que Nicolas rels et politiques. originairement duisait pas en système. Elle a été dénoncée. la famille et de la société est déj~ ancienne. qui ne l'avait autorisée qu'avec répugnance. symbolisé fut dans tous les temps l'innrmité humaine tant que la nature souillures en elle devra n'aura subir du mal. chez Dentu en 183~. ne se traindividuelle. par l'esprit des âmes déchues et de ses pas été puritiée Toutefois l'expiation. 0!< ~< DcMoe'Yt~'e et l't/Htt'o'sdu « la A'o/</e </e de perverde travestir 28 uoùt t8S9. La liberté l'autorité expliquerait russe et son les déviations récentes de propaexister où illogique esprit de conscience ne saurait est identifiée 'au souverain d'un dogmatique et la fraternité ne se conçoit État limité.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE le pontificat autocratique était la loi évangélique matie des souverainetés dénaturent de la chrétienté. cette perversité. C'est le privilége des civilisations dépravées de s'assimiler tous les éléments de nos jours. et l'adepte d'une loge fondée tecteur tempofait le prode le règne son frère. compétente garantie Ce besoin de nuire.

aux opérations D'autres fût livrée aux Mais -longtemps ayant que la France et devîntle de cette propagande expériences principal de l'incendie embraser qui devait l'Europe. il n'a rien été négligé le succès. élus fut distribuée par la loge centrale avec affiliés dont on était fondé à des membres Quatre cents noms y sont marqués sont. signalés par une croix. outre. suffisant L'initiation de leur de plusieurs sinon connivence. ait et. XVI leurs batteries dressèrent qu'elles et résolurent la d'y faire triompher ou de se servir d'elle pour leur pro1 pre triomphe. qu'en a mis depuis à démontrer l'affinité des illuminés l'abbé Barruel et ce n'est que vers 1758 que ces sectes des jacobins. qu'une part plus active > secrètes de la loge suprême. pour être restés plus n'en ont pris peut-être obscurs. Au pour en préparer moment de la convocation une liste généraux. il faut le reconnaître.Mais le formulaire et le langage ont adopté la hiérarchie. a été conduit avec une profondeur et une activité qui tiennent du prodige. foyer en avaient et l'Angleterre l'explol'Allemagne préparé sion et favorisé les princes de leur est un indice progrès. conspection .LES RUJXRS DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avec autant de conviction Folard. leur cirpu modifier N'en a pas beaucoup retardé l'irruption. bien que leur participation complicité les tendances de quelques loges. y et d'Orléans. Robespierre figurent noms s'y trouvent qui. à côLé de Sieyès. en engagés des États des députés annotation espérer d'un ou le concours. Crillon et Montesquiou Necker et Saint-Fargeau. Ce complot. deux Les plus astérisques. des loges maçonniques et ce n'est que sous !c ampoulé règne contre faction de Louis la France d'Orléans. La Fayette et d'Aiguillon.

donné la n'étaient mesure en qu'un payant leurre le dont concours la vicde ces augustes Philippe dupes du même prix qu'en a~so fortune avait faire recueilli des auxise tourdonc voir celle sai- d'Orléans. ner contre lui dès que sa haute Les princes sans surprise l'abandonna. de MM. Au moment <!uc de Bassano. il ne s'appartenait des révolutions. plus et désertait Telle est en effet pour tendance sissable Leur de toutes les sociétés les actes secrètes ont trahi dont les statuts ont été révélés diffusion diverses et dont parmi des nations a pu faire illusion sur leur de l'arrcst. afnliés que. Napoléon parvenu liaires de toutes les lo. en usant de l'appui et desressources développer de la France. sur les diverses nuances des n'ont de leurs deUvrfs par Bonaparte.ges d'Italie. devenue leur première L'auteur de cet écrit a conquête. to~es maçonniques. Aules rapports pleinement qui confirment reUesetMannsdorif Les deux prisonniers.aHon les espérances. exploitait trésors toire eût et le crédit. origine le coms'altie vains de pouvoirs principe démocratique et survit efforts sont la pensée les le variations. les vit toutes durent leur cause l'unique lui-même. lesquelles que et généraliser leur p'an. le levain toute l'Italie la preuve du concours ni décline la responssbititc . aux un lit renfermé Les couronnes entre des rives ou plus les ducales dont on royales promises altesses enrôlées. eu eutre les mains des documents trouvés dan~ les portefeuilles de ces deux personnages. de la dévolution commencée et M. leur affiliation. de révolte la haine des ayant. d'inoculer Ou y acquit dos ne faisaient toges allemandes. lié au T"gcndhund par des engagements antérieurs. de ScmonviHe il fut fait une enquête minutieuse dont la missiou secrète diplomates. torrent fondamentale Aussi qu'on fit-on avait qui de négligé à toutes pour arrêter contenir ou moins dans exhaussées.u'e! des instruclions était à Paris. et sous des invocations entente commune depuis donu 1. préside à leur légaux et. d'aiticurs jamais nie actes. nées à ces deux de MM.DES FAUSSES IDÉES SCK LA HÉYOLUTtOX FRAKCAtSH L'espril mune.

du parterre. lorsqu'elle ne peut les intelliqu'aux passeule- à ses conviée est ce dont l'orateur importe. obtus communiquer. publique ne s'adresse ne donc. donné plusieurs Mais dès que à l'impuissance ou à la dissiles comités directeurs leur ont et la la de docilement toutes y ont répondu le signal. L'intelligence même qu'avec par la lutte. aux ambitieux virile rité fondamentale et de raison. Il n'y a pas de védu plus bas étage. et la tribune gences. jusqu'à ment qui n'est son britannique. gravité un certain point la nature ni monarchique isolement mixte gouvernede fait ni sincercmcut . pour au grand jOeuvre de de leur organisation. séances? Évidemment parle pas mais à la multitude alors la question le moins. car ce qui se préoccupe du public qui de se faire entendre L'acteur ne vit que des applauinsulaire d'un oL fenêtres. quelque qu'on h cet assaut des en état de soutenir perpétuel suppose. esprits faux. car il les employa parlementaires. sions. et l'élément et religieuses. arène plus actif do le plus irrésistible. aux l'écoute dissements La lui c'est qui délibère. tutions l'autorité Cette les institutions tous monarchiques les gouvernements celui d'Angleterre secrètes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRAK~AtSE et en réduire mulation. démocratique sur les intérêts les plus probléplus graves do la légis' ouverte aux sophistes et aux factieux les plus obscurs et les à la propagation le le dissolvant c'est-à-dire aux avocats. mesure au renversement c'est-à-dire sociale. ment Qu'est-ce à l'assemblée ou vulgaires. dans de leur torpeur sont sorties concourir. qui ont assisté les soleur fut le plus sympades consti- joute théâtrale et les' questions matiques n'est qu'une lation. régénération toutes De ciétés thique.

que son propre Ce qui explique naturellement sol en fût infecté. à qu'en en Écosse par remonte en Angleterre cienne loge de France Lyon. jorité. T. sans craindre et de la tenir en entrepôt. r objet les rangés parmi et Charles II lui-même avec reprit en France une le prince Édouard importa Lorsque de Londres. Dans les templiers. des Stuarts. et c'est l'ordre en i644.I. pourloges connues y ont pris naissance quoi les premières ministère en a fait un instrument et commentle anglais de sa politique hir par elles.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE ont pu lui permettre la contagion d'exporter populaire. d'ailleurs. La première contre le continent. des rose-croix pour tique que Bacon leur opposa et démocrate. Ce qui prouve. combien 30 . n'aurait tandis été de la maçonnerie que la plus ancréée fondé 1535. devait n'était facile sans doute et une précaucéder à l'impulsion la ce qu'un tion politique des loges supérieures partie subordonnait. ils furent des défiances d'Elisabeth. l'affiliation auxquelles au surplus. pacifiques et passèrent pour puritains. sans se laisser enva- mention de l'existence à 1470. et Monk partisans Mais quand ils fraternisèrent parmi leurs adeptes. elle se nouvelle colonie de la loge suprême cet esprit fondée sur le principe chrétien. les loges du continent de leur institution l'esprit le dessus. prétendit à celui manifestement contraire dans qui a prévalu toute du continent la maçonnerie plus moyen de propagande qui. On a attribué pliers castre la réconciliation mais sous des les catholiques étaient en maleur influence neutraliser aristocraune loge toute à l'intervention factions d'York protestante des temet de Lanmoins Cromwell ils se montrèrent Cependant.

les insinuations qui Les lui avaient été raites et des tendances avec horreur. et en 1772 seulement sous le titre contre sous de Grand-Orient. pour ses indiscrétions de ce livre le fut lui-même sous « chapitre » ont d& conserver les traces de ce symbolique tn dérision et suivi d'une abdication formeHc par l'accusé procès. par le Grand-Orient. qu'il repoussait registres du de L'Age. sous le titre de l'Amitié et seulement auspices grand 1738. mystérieuscs. à laquelle pour avoir signalé il s'était imprudemment laissé initier par ses amis.uà Dnnker- protestants de Danemark de ces loges séatiques. que en 1722. Ce schisme premier subsistait encore en 1789.i. le Directoire. le 7 mai comme le grade de rose-croix. sous les Édouard. de Grande Loge de France.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lien loges était faible. traduit Doeh'iMM devant t!~ protesta de se réunir vers soct~M un seul but qu'il Henri eut l'art de faire MO'c~M.d'une . Elle eut pour premier prince maître lord Dervent en Water. l'auteur a la loge dite de la Trinité. elle prit anglaise. lorsque l'illuminisme parvint les dissidences à maîtriser toutes en dirigeant leurs préoccupations i. et en 1743 le comte de Clerlord d'Harnouester. Il n'est toute l'Europe établissements et fondait et le centre en Allemagne ses plus de ses coH'espondances. '. c'est nouvellement de Suède. tourné et de ses engagements de ses fonctions prétendus par des épreuves nullité radicale en raison même deleurs sous-entendus. du en 172S s'ouvrir celle de la Fraternité. mont'. de faire c< peut-être remarquer pas sans intérft fusion des loges françaises et des loges cette singulière où la maçonnerie se ravivait au moment dans anglaises. en 17S6. Cet adepte fut sur 1852. La première que les accréditées relations des premières furent avec les centres et des s'installa et villes ha. auquel succéda. de Paris. chers Elle ne se fil connaître Loge celui elle se révéla des affiliés tinua à Paris que sous le nom de Grande Trente et un ans après. cette son transformation Une partie et con- nom.

On n'u.r ~le L.u nom de l'ordre allemand.. Les des Justes et de celle de la Perla même ressort à Strasbourg de l'association 1. (NM<<M~ce< DfCMMc~M' /)'<:H<M!f. Le </e/cM</« C~)'<yo y est par la destruction dont la loge belge se reconnaît a. Il ne faut central. par l'étenet l'ascendant de des doctrines démoalors le et le à pas hors devint proclamer. pu fait tout ce qu'on et pour l'exclure. les planches (on nomme ainsi toute allocution du F. liées. perdre de vue que de ce comité siégeant et protégé de France dont il par le profond mystère sont partis et partent encore tous s'enveloppe. Créuueux ·~ rie est dans la révolution. On n'a pu faire sa révolution peut pour l'opprimer locale en 18~8. la Prusse et même le droit au cette loge qui propage vers Louis et les livres de M. l'Italie. qui a député travail. La preuve des contradictions se passer cette est toujours que impulsion et des réactions de l'émancipation du 'concours du parti catholique mais on licite. jour de la fête de l'ordre. venait des assidu correspondant aboutissaient laquelle allemande. peut-être les signaux destinés à annoncer ou à hâter le triomphe des révolutions Wilhelmsbad renouveler statuts Les congrès maçonniques rassemblés à en 1780. et à Paris en 1785.Dereuxetdu secrétaire Jules van et ses espérances C'est l'Angleterre. viennent de se en 1847 et en Suisse en 1848. son grand-maitre due de sa juridiction cratiques principal qu'il foyer comme l'accomplissement de' par le rôle politique qui signalait à toutes les loges affiliées.pa.ent du catholicisme.])KS FAUSSES IDÉES SUR LA REVOLUTION FRANÇAISE envisager à chacune d'elles ses plus ardents désirs.. d'Anvers. confidences révolutionnaires de la grande loge tous les complots. prononcé l'humble succursale. Le Grand-Orient. !e socialisme « La Blaue et vers Mazzini. mais on espère sera le quartier-généque lt Belgique ral de toutes les révolutions le monde. prochaine . l'Allemagne. avoue sesvues dans un manifeste adressé à toutes les loges affisur la France.) . Sue. La loge la Perqui vont envahir sévérance. le docteur Eckert. Emile Grimaçonnique) zard nous préludant ~t~)! Scherpeozcci en y la disparition de toutes les royautés.età a repondu maçonneà qui M. est dans la maçonnerie!)' et la révolution Dans le banquet du i3 juin 1845.c<MiMe)'<e.

tauration. Guizot Philippe même et les Thiers. La loge des Amis de la patrie. italienne principe révèle sion les Louisplus.) la /WMc-ma~OMHer!c. des Familles. appellationsplus pour misau renversement de la Resspéciale de concourir telles que les Amis de la vérité ou Aide-toi. . des Mutualistes. tant d'autres ou caractérisées plus restreintes par des celles qui-avaient sonores. et les Dupin. celles des 'Amis du peuple. à la souplesse et de la maçonnerie. par le docteur Eckert. et l'homme. des autres ou moins éphémères incontestable. mais machinations (Ni'~oM'e et L'unification destructives DocMMCH~ de tout .LK8 RUINES DE LA MONARCHIE FRAK~AISE sévérance tÉmoignent de la persistance occulte'.K<t' la persistance'de ces d'autorité ou de conscience. Les Odilon Barrot et lesMérilhou. disons dont et les Charles-Albert. < des sectes nées et de la perver- sité de leur pouvoir La multiplicité l'ombre de la Réforme le nombre. telles d'y puiser filial concours. des Francs régénérés. des Droits de des Saisons. le livre qu'en a donné une liste encore incomplète de La Hode. n'ont été que les organes plus ou moins inje t'aiderai! d'une volonté occulte qui ne se communiquait telligents les Barthe qu'à demi. humanitaires qui s'y perpédes et le cosmopolitisme tudesque inspirée par toutes les du parties Aussi toutes comme leurs dans in° des doctrines l'exaltation la ténacité loges plus une continent celles fondées l'ancien lui conféraient~ur à ses disciples. les les Louis Blanc et les Ledru-Rollin. et surtout et la subtilité tuent adeptes. on se servit. suprématie dans le nouveau~monde jamais cessé n'ont-elles et de lui prêter leur spirations On ne doit donc attacher médiocre imporqu'une tance aux hommes et aux associations subalternes. Weishaupt on Allemagne.

Thiers. orateurs et hommes . DES ACCRÉMTËS On trouve encore quelques le génie devant Sieyès et regarprosternent dent le pamphlet qu'il publia en 1789 comme la révélad'une attendue et la tion soudaine vérité longtemps manifestation d'un fait inutilement cherché jusqu'alors. avait perdit le le mérite qu'une le fantôme. après les qui les brisait avec la N'a-t-elle pas sacrifié. se croientcomme Rossi. il n'y a par l'esprit pactes honteux dans le succès. s'extasie ne n'élevé pas aucun précisément doute sur de cette esprits de l'abbé crédules qui se Guizot précaution sant de quelques sont dont secret regretter il s'approprie que d'en rajeunir siècles.DES FAUSSES ~DÉES SUR LA RËVOLUTtON FRANÇAISE sans regret. en bourgeois. avoir prônés par calcul. de faire que du xvm" siècle. et peut-être d'un dédaigneux abandon ou d'un déils donc à l'abri même? Non. M. M. dont elle avait enles philosophes même indifférence. maternellement bercés avait les Robespierre dans ses bras? dont on exploita loge souveraine l'ambition. dans les saveu plus poignant que l'insulte consentis du mal. rien croire infaillibilité connu. n'étaient que les jouets de la qu'elle leurs propres Ceux qui osent agir d'après inspirations. variante du vêtu de ce sage mése contente pas de lui rendre sa thèse redoutable. censé les les Danton et doctrines. PAR LA RÉVOLUTtON § Il. hommage. dont sur et le défaut sur n'est parole. comme Mazzini. sans autre les termes en la vieillisSes Gaulois et ses Francs ne tiers état et de la féodalité. Il est à peur aux enfants ces deux publicistes. et le triomphe de garantie pas même en est souvent la plus PRÉJUGÉS dure punition.

une mort- pris de ce personnage Il n'a doctrines. Une son voilà complices raire. parce que je me sers de lui a avouer? certaines que ni vous ni moi ne pourrions propositions n 2. et son vote les assassins mêmes qui cherchaient Subtil coopérateur de deux constitutions a fait. puMique. lorsque superbe qu'une Qu'est-ce proposition silence est do quelques lecteurs compris en qui tout stigmate de roture oserons'dire que cette question n'est au fond ~M<? le tiers état? et un non-sens. x impertinente une calamité que la 1. pamphlétaire que le courtier des sociétés secrètes et la mouche du coche révolud'État. l'élaboration la forme.qucjc pour et pom' . Bonaparte l'employa a. examinons. germe à l'un des tyrans Sa négociation ayant échoué par le retour inopiné de il renoua le marché de Berlin avec ce derBonaparte. « Son à ceux qui lui reprochaient Mirabeau pas. Une les un apostasie. mais sans lui laisser d'initiative des constitutions de l'Empire.LES RL'INKS DE LA MONARCHIE FRANÇAtSE pas été plus sobres d'admiration pour le fameux qui ne fut. « Ne voyez-vous cette saiHie. de cet exploits en livrant à s:' gloire ses litté- acquise Quant J A peine serons-nous sans préjugé bourgeois. en réalité. de l'argent voilà tous opulence habileté. sa république encore en Sieyès a voulu vendre du Nord. mais sa part du sang du juste. nier. Un mot de Mirabeau n'aurait ironique pas dû être à la lettre par l'historien de la Révolution La vie est heaucoup moins obscure que ses de prendre un rôle pas eu le courage le drame dont il s'était fait le souffleur. n'aient tionnaire. aussi. répondait à en f. qui le paya avec une trahison régicide.)!re un grand m'amuse homme. a La mort sans phrase 3. actif dans il a versé frissonner excuse2. nous à disparu. homme illustre. illuminé comme lui. nées.

il s'ensuit pelle exclusivement ou diverge n'en fait pas partie. la ou les retrandes parasites C'est comme si l'on tenait surface sans les monuments relief. les professions libérales soit soit par par la scieneé. sont des notabilités soit par l'industrie. tri. avec cette surface plane que Sieyès apacquises Le tiers état lui-même est une-sorte de du relative. incompatibles pelle la nation. . de son obscurité tion des affaires ou sortir seulement sans abjurer réputée telle sa nationalité? Une nation faite qu'abstraction et l'honore.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAtSE foi robuste sans nausée. Mais. de l'esprit de parti pouvait seule supporter le tiers état Si tout ce qui compose la nation. territoriale pour une ne pouvant être de ce qui la classe. pour n'est pas à ces deux ordres car la magistrature et les distinctions les services. étrangères droit surgira-t-il d'autres par quelles sommités à la Révoluissues et des et de quel notabilités nouvelles qui ne soient pas des usurpations? au principe sera assez inconséquent Quel présompteux la direcpour croire qu'il peut s'arroger qu'il professe. il s'ensuit distingue qu'à mesure qu'il surgit éminents ou des corporations. le sens forcé de cette appellation exclusive s'élève et du clergé. ne feraient pas partie. que l'exclusion et les offices. tion étaient si les sommités préexistantes à la nation. être est ce qu'on apque tout ce qui et tel est en effet de la noblesse et logique. ce complète doit s'arrêter. de la foule des hommes il faudra la France les bannir comme cher comme des superiluités. dont et les villes les montagnes et les fleuves. prolétariat Silesclasses élevées qui possédaient etfonctionnaient avant 1789. et d'aristocratie en dehors d'inégalité et des mercenaires à la journée.

la rigueur Sieyès a tirées de déterminer des conséquences que de son argumentation. devra se conêtre dans son état normal. le point auquel elles les inégalités S'il réprouve établies~ on sera celles qui tendent à s'étafondé à repousser doublement certaines et comme il y aura toujours blir supériorités il en résulte ou en expectative. abstrait un intérêt mais la défense ne comprit Necker pas plus que spéciaux. s'être c'est-à-dire à la nullité pour à une éternelle il et à l'abrutissement.déserts impudemde son public. du tiers état Personne aux vérité. il n'avait aucune la nation. damner En toujours et que la pour objet de les réprimer. priviléges ordre dans Sieyès que le tiers état était un troisième et qu'investi elle-même. et nombre de bonnes un certain avait il villes y quoi des trois de bailliages pas do députés qui ne nommaient magistratures aller défendre ordres. pour En 1614. locales. des offices d'administration et non la nation pour qualité C'est pource qui n'était pas en litige. en évidence que la loi aura nation. dans les. . avec la bourgeoiexclusivement. singulièrement fourvoyé ou compter de l'intelligence. ment sur la crédulité pour jeter à sa tête et lui donner de tels sophisdes flatteries aussi illogiques mes comme des axiomes. sur vote cette fausse que se et de la fusion des donnée que le concours Ce fut cependant du fonda la théorie trois ordres.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Si telle n'est pas le métaphysicien on peut le défier s'arrêteroïlt. inaction. le clergé ne députa ni le bailliage d'Amboise et celui de Châteanni pour la noblesse. par sa fusion naturelle et des et de finances sie. faut par'tête ne se souvint n'avait pas pour objet délibérations de de nationalité.

dont elle s'attribuait le droit au travail . Tous ordre faisait le plus favofonctionnant du pouvoir les rouages rien à gagner en chanpar lui ou pour lui. tiers. En passant subalde corps. ou notaire. depuis et les maréchaux étaient souLouis XtV. exclusivement collecteur. le 'courage et le mérite. tous les obstacles s'aplapartie des salaires. envier au clergé ou à la noblesse. procureur rédigeait à l'exécution des lois. Le stériles leur laissaient en abbé ou en moine. nominale et les senpurement de la diplomatie lui rendaient les en 1826. dont les prérogatives tous les profits du pacte social. Elle des nouveaux griefs avait ruinés n'admettait s'arrogeassent pas que les fils de ceux qu'elle le monopole. nous comptâmes. de l'Église. et pourvoyait administrateur et commis. dont l'assiette n'était autres Il y pas uni- du tiers état et qui affectaient de la compétence l'un des deux premiers ordres.DES FAUTES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE neuf ni pour le tiers délivraient qu'un aux débats sur participation avait de plus certains impôts état ni pour le clergé. nissaient devant et. D'autres ne mandat spécial. quement les gens du tiers état Savaient rien En résumé. les contrats des bailli. Si certaine hiérarchie peu fréquentés à Rochefort. les ministres vent pris dans ses rangs. de sorte que cet à tout et était en réalité tout ou participait risé des trois. transformé prenait part des revenus -le tiers. gentilshommes pourvus pauvres d'emplois dix-sept de leurs titres de comte ou de vicomte. nobles. le tiers. la plus grosse et touchait la plus grande toutes les opérations dirigeait A la guerre. dans une visite 1. en effet. exclusif même de toute les matières. il n'avait et en abaissant jusqu'à lui les deux geant de position. ordres il ne faisait que se créer une concurpremiers rence tiers importune'. Ce fut un ternes qu'ils décoraient de la bourgeoisie contre la Restauration.

plus incompatible que le despotisme car le gouvernement est impossible avec le concours et il y va des ambitieux sans garantie qui l'assiégent. après plus toutes d'un individuelles. d'un était-ce ordre élevé et les ambassades d'un difficile du pas. il que. déjà maître celui qui au tiers état de surprendre ne s'agissait au pouvoir. mais les obstacles pas à franchir leur d'avance plus d'éclat et de faveur à la négo- Les hommes ne consiste supériorité que et il n'appartient leur opposent ou l'expérience. l'usage comme à sa du prince de les choisir. à se railler pas le premier vendant son écusson marquis pour ses dettes? Et quant aux emplois qui avaient payer la dignité au dehors du souvepour objet de soutenir rain. des des bourgeois autant que convenances. plus lorsqu'il des voix égal. la plus vulgaire politique n'y appelait-elle pas de ceux dont l'illustration et la noble existence préférence donnaient ciation ? d'élite se font jour partout. qu'à la prudence leur est de les apprécier. des notabilités l'intrigue On conçoit devenait facile restait que encore d'additionner de tous les postes. ni lutte ni délibération à ceux-là seuls qui l'honorent poids spécifique lui fut concédé il ne pouvait y avoir .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE alliances accès. La* démocratie pénétration le plus aveugle. Le jour donc où le vote par tête le don de la majorité numérique. donne sa condu salut des nations à ce que le pouvoir fiance par leur considéraou la justifient tion personnelle par leur mérite éminent. mésalliances donc une injustice dont les prétentions eussent à souffrir? JN'ave~t-il parvenu le plus fier et n'était-il du le sentiment gentilhomme. Partout la foule. il y a confusion au profit de où prêtre et à l'exclusion réelles.

créont encore assez naïvement gens les excès de la Révolution répéter ses même suscités par quelquefois en refusant adversaires. il finit par n'y avoir pas une voix pour à la tyrannie. n'en marchait pas avec moins d'audace Si elle de ses que les discours lieu de tout ce qui jusqu'alors de sa confiance et de son respect. révoltant toute furent la France contre et dans comprimés par la Terreur. plus prévoyants que les autres. abîme Jamais de servitude protester la vérité. quelque éprouvait à ceux qui s'en prenait fascinée. de liberté ni de sécurité pour personne. que les prêtres. cent la leur tl usa de sa force leurs comme les enfants exer- quelques-uns et Mirade ses députés. résistance. avaient irrité le vainqueur et justifié Ceux dont la raison n'était pas égarée par ce spectacle provoqués. Mais la Révolution pidité. assurance. toujours uniquement toutes ne partageaient pas son ivresse et leur attribuait les violences On' trouve dules été pour dont ils étaient des que victimes. pas un bras pour protéger ne tomba dans un si profond . en de se partager beau à leur tête. ses vengeances. et de ra- la foule. d'apostasier.DES FAUSSES IDÉES SUR LA R)ËYOLUT!ON FRANÇAISE sérieuse. lui conseillèrent-ils modéet de ne pas anéantir le pouvoir deux Chambres rateur de la royauté en lui retirant le véto avec eu s étaient et le sophisme déjà maîtres démolissait aveuglée lui'tiendraient avec crut une ardente aussi la nation les avocats de la place. à briser jouets en vain l'Assemblée orateurs avait été l'objet La raison et la prévoyance furent bannies du territoire il n'y eut plus comme des augures et bientôt sinistres. en fuyant de leurs manoirs incendiés. pas une oreille ouverte l'innocence. peuple et de dégradation. et les émigrés.

il n'en est pas ainsi des observaest facile à tromper et conséquemment teurs désintéressés. La d'épouvaute pleine des Œuvres d'Edmond Burke et de la Corpublication y avait encore tout jugée avec le plus de L'un désormais de M. sur la liste aux Ëtats dans laquelle des députés généraux. Morris est un témoignage respondance et à la vérité de indélébile rendu à la raison publique tant insultées de nos jours. par leurs habitudes plus bourgeois nombre que nobles par le sang. et beaucoup renforcés de quelques de moines et de curés mondains. doués d'un génie élevé et d'une éminents. des plus illustres publicistes de l'Angleterre. PreM!~fe de ces la ruine de la France et l'an- » à se réaliser. processifs des querelles qui désolent les petites villes.appréciateurs plus vrais de sociale à laquelle cette époque de régénération l'Ignorance croit encore. l'histoire. figuavocats ou praticiens. Deux impartiaux. /e~'<* ~!t)' la Rct'o/K~MM /)'aH~MC. je prévis fut prompte Cette prévision t. et de l'indépendance l'un des fondateurs américaine. qui en France au moment son gouvernement représentait même où la Révolution naissante son prestige. bon raient plus de deux cents fomentateurs municipaux.LES RCINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Il trop dans pas surprenant que le triomphe toujours et du mensonge ait laissé. « Quand j'ai jeté les yeux. des impressions fausn'est préjugés ses et des mais si la multitude regrettables. sont ceux qui l'ont sévérité et en ont prédit avec une justesse de coup d'œil les fureurs et les déceptions. étrangers rare ont été des . durable de l'injustice une partie de la population. anoblis nécessiteux. dit le premier. prescience. .

à Washington. Lettre 6. ~JeS'erson. au colonel Uamitton. ne voit rien.f de M. de nouveautés cités. ne prévoit rien. Personne des rois pratique. voir sans douleur. Lettre 5. du Recueil des M~'e. Lettre SKt' la ~Ct)0<!<<!OM. Tome t' 3. et l'imprudence d'un populace matique et avide pas des scélérate plus heureusement le plus débonnaire abominable des en tyrans~ cette Amérique systélégère constante est pos- des ambitieux. le délégué vait. égaré à la suite États-Unis Jones « Ce mal- métaphysiques. despote et do son inexpérience la violence » parvenu Eu 1791. jouet exerce de ses le pou- L'Assemblée. Lettre 4.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE née 1790 me semble n'était pas écoulée que j'assiste qui ne menace pas seulement s'écriait que Burke à un bouleversement la France. la frénésie grandes l'immoralité d'une nation Mon opinion militaire que le despotisme est le seul dénouement » sible de cette sanglante tragédie Nous pourrions multiplier les citations sans jamais 1. ne comprend rien Le roi ferait de ses périra victime ici ne paraît s'étonner soit traité comme le Nous n'avions pitié bonnes que au dernier intentions! il mendiant. H des mais « II moral l'Europe écri- C~<?M~-f~ plus <~<C/'jE~'O~P' Non moins alarmé. le 31 juillet 1789. au docteur heureux fantaisies ne peut détruit. ~J/THMM 2. de je ne sais quelles offre une ruine morale qu'on C'est un magnifique édiiice esclave. théories voir avec pays. ses réflexions sombres et plus deviennent « La. Morris. dépense et de sang plus prophétiques d'argent Tout s'abime! La Fayette qui se fait ici est immense. . au même. ne fait rien.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rencontrer révolution une seule république nuante de l'horreur ne tache conservé une qui affectait modèle des États-Unis. et du page expression une sorte d'estime pour cette de sympathie avec la Pas une phrase. est la condition à laquelle la divisée d'intérêts. Du et son s'altère sa constitution devient envahisseur et turbulent. avoir ou à peut resserrer à blesser les déchirer Telle a réduits. Révolution nous de voeux et de que la nation. ou relâcher les liens fédéraux. des John Adam et des Washington L'âge déjà loin est d'elle. ne règne que sur la popuLe gouvernement possibles. attéqu'il sent pour elle. Mais le s'y exercer longtemps vaient troubles des principe de sa nature. n'aura-t-il prospérité se disputer dans ses luttes ce peuple sans passé prochaines. impressions le cri de la conscience seraient Ses jugements peut-être aussi en Amérique peu appréciés aujourd'hui qu'en France. parce que son territoire à l'industrie inhabité ouvrait une plus vaste carrière Les rivalités privée qu'aux-ambitions politiques. et les croyances du usages ses titres de nationalité. obéis La moitié au moins refuse lation qui l'exploite. ni do patriotisme n'a plus d'homogénéité convictions. les années de gloire et de pas à regretter ni à nous avaient léguées. . gouvernements qu'à mesure est si vicieux populaires s'accroît que sa population se corrompt. Il que nous nous sommes sans pays. L'émancipation de ces fertiles contrées s'effectua sans encore intérieurs. pousans se heurter. volumes qui nous ont d'un témoin dont et de la seule mépris des deux les précieuses n'est que l'indignation raison outragées. Il esprit tandis que les lois y sans considération. que nos ancêtres les ruines faites. sont sans force et les magistrat3 moins.

héréditaires. qui s'exerce et souvent cette moitié se tient à l'écart isolement. des de l'impuissance on aurait uniquement . jour. antérieure qui était et supérieure à l'assentiment unajamais prétendre quel parti pourra drapeau. alternatives aient épuisé les trésors de haine représailles Le le silence de l'oppression.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sauce à l'autorité et le plus au nom de l'autre moitié. fertile en de la vie sociale. toujours s'accroît dont l'incompatibilité de jour en en hostilité. Elle forme la fraction la par son proteste plus considérable. Quand bien même. n'est elle-même le portent. et se fait gloire se rallier au pouvoir s'en détache pour Quiconque le le mépris de ceux mêmes dont il adopte encourt cher quel qu'il soit. nime force de tous ou par qui se sont élevés par la et la ruse sont naturellement plus dénants de leur que ceux qui ont la conscience les autres? Ceux plus suspects droit. noblesse. L'aristocratie et plus obligée accessible Elle est aussi plus exigeante des parvenus exclusive féodalité. plus que l'ancienne à toutes les notabilités légalement deux peuples acquises. Si la légitimité qui elle le sien par tous les Français. a régénérer forme pour preuve révolutions le monde. empreint qu'elle essaye creuse encore davantage chaque fois qu'elle de les assouplir. protectrice que la vieille de ses vassaux. et que les froissements et dépravent irritent jusqu'à ce que leurs déplacements. amassent dans qu'ils caractère indélébile de la Révolution est profondément désormais dans ces dissidences. pays. du la plus éclairée et la plus honorée de n'y être comptée pour rien. ainsi. ceux qu'a car ce drapeau. par exclusion. n'a pu faire accepter à tous les partis.

se nourrissent sont illusions d'elles-mêmes. Pâris. qu'elle à toutes ces aucun sens déterminé dont on cherchait à l'étourphilosophiques sans répude supposer. est incompatible dont elles négations pour fonder leur pouvoir. d'une conviction réelle. supporté. dir. ser avec Robespierre. à subir toutes les séductions n'est pas c6 qui l'honore et si cette et à céder le plus.LES RUINES DE LA MONARCHIE FHÂKÇAISE le démenti il faudrait abdiquant et l'ordre 'les véritables qu'elles se donnent bien reconnaître leurs doctrines. stupide avec Marat. . c'est ce qu'il est impossible C'est bien dier l'évidence pour tomber dans l'absurde. avec le diacre assez qu'elle se soit faite superstitieuse avec J. philanthrope seau. passive la justifie du moins de toute prédilecelle n'a En cédant aux impressions du moment.-J. Rousimpie avec Voltaire. jamais Mais cette applaudi. sanguinaire de vile avec Napoléon. tout entendu s'engager pour le lendemain.0n comprend. se durent qu'en qu'elles l'ordre~ 7 Toutes donc de 4 car l'autorité suppose avec les révolutions. ait été dupe des premiers charlatans' Le besoin d'émotions qu'équi lui ont parlé de liberté. sacrilège avec Talleyrand. prédisposition à toutes ses fantaisies . leur toutes les âmes blasées suffit à expliquer prouvent et les vers les erreurs les plus grossières entraînement nouveautés qu'elle n'ait même attaché abstractions quilestirent ait été pénétrée Mais de leur torpeur habituelle. sans qu'on puisse l'accuser Elle a tout préférence pour aucun de ces déguisements. point. niaise avec La Fayette. qu'une jusqu'à~ un certain d'une civilisanation surprise au milieu des aberrations tion rafnnée jusqu'au dégoût de tout ce qui n'est que et plus vaniteuse de subtilités naturel et vrai. mobilité tion. nourrie encore que frivole. tout laissé faire.

en 1792. effet.L . il fut deux de légitimité. secours des baïonnettes pour renverser stitution 2. que pas admettre. de ses torts et de ses travers. en France. infidèle même à cette sorte au 13 il eut vendédu conbesoin fois usurpateur. de i 791. circonstance < si fière. Les l'un d'eux 2. d'un souffle. et comme miaire et au 18 fructidor. atténuante devant la le jury de l'histoire. sirent. fut la son intrusion origine Mais. On ne peut sa propre le d8 Brumaire et servi. about.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE elle sera. tous voté la mort.irent à sans cesse d'une faction qu'en le transférant fois de tout le sang de et en l'arrosant l'autre. du moins en premier proscrit. régicides un quoi beaucoup d'autres lui. Un exemplaire un bourrer comme cinq n'en des directeurs fut pas Tous. ils ne frappèrent qu'un elle-même devant celle du 10 août disparut république du Comité de salut du 31 mai. quand qu'une La cadavre. choix avec ont avaient été usurpateurs. dont la nation était Elle ne fut jamais n'a vu le jour que pour être violée.31 . directorial pouvoir sentit sanction de cette impure du régicide~. et le despotisme inquiet La Constitution réactionnaires sous les tendances qui public succomba La Convention n'a gardé le au 9 Thermidor. ait jamais pris racine le régime républicain constitution car jamais aucune républicaine n'y a été tous les gouvernements sincèrement que la essayée ont été exclusifs. 1. pour l'anéantit sans dérision. chaque se resLe gouvernement la faction vaincue. à son collègue qui lui présentait répondait « Il y a juste dans ce volume de de la Constitution » canon directeurs T. intolérants Révolution y a introduits et persécuteurs. il prépara après donc de ses mains l'avoir soutenu le général qui. la détruiles Girondins et lettre morte.

escortés des de septembre. lendemain. de l'instruction . d'obéissance que les geôles garantie celui'des a dépassé Leur despotisme sultans les plus avec eux. d'appeler ce parti? la nation le joug été plus Robespierre à lui le parti des elle-même. ne tyrans connaissait les les plus d'autre et les supplices. d'autre de sortir Collot-d'Herbois. qu'un le premier et qui opprimés. de ce'dictateur pour la préparer. II demain quées vint enfin un moment il n'y eut plus et où toutes les factions n'y avait de chances eut où de lendémasde salut pour personne. Robespierre. BilIaud-Varennes et part. Cette et pour secouer réaction eût voie qui. les de sang continuaient. n'attendait elle de réaction. part. bureaux du à un Comité émissaire pas avaient cette jeté Robespierre vrir les prisons auteur publique. de la Terreur la avec le moins de danger et le plus de profit possible. dit » les vicissitudes public. du club des Jacobins et de la Commune et Barère. égorgem's 1. Entre Saint-Just et Couthon. que. homme de foi. que la pensée était qu'il comprirent dans l'extermination. Entre temps. tribunaux 2. avait résolu de se défaire d'étranges trop de ses révé- plus indomptables lations sur les pour Il'existe complices. lui venait de salut qui encore temps a entendu demander » C'est directeur notre des Fievée. « H n'est de plusieurs ouvrages temps mort estimés. autant que et. et ce qu'il y eut de plus incompatible ° ce fut "la liberté. était que et les abattre incomplet pour n'avoir tous assistés d'une de Paris. signal et plus prompte par la complète car c'est lui que par toute autre. de front pas osé attaquer du même coup qui avait frappé Danton 2. réponse d'oul'ordre ami Petitot. de cet homme projets qui n'a ses ennemis succombé son ambttion.LES RUIXES DE LA MONARCHIE FHANÇAJSE précaires incertains et du défiants. Un dans Je les Le fond de la difficulté. absolus.

de Nantes blée fut plus effrayée d'une dissolution qui allait la faire rentrer dans lès rangs des simples où l'horcitoyens. à se si on l'avait Les consultée. et des prisons de Paris. eux. les Thuriot. eût certainement hésité prononcer. elle y conserva les Tallien. comme eux.lot. fait tous leurs Terreur efforts et continuer du 9 Thermidor ont vainqueurs le règne de la pour maintenir d'alimenter les échafaùds du plus Robespierre révolutionnaires délivré eût-il laissé. emporté. à la réaction que rendue avait il eût été cet événement irrésistible. les exécutions cours. dans cette vue. sein. de restreindre les droits elle ne leur permit de procéder de ses commettants à elle espérait son renouvellement que par tiers ainsi maintenir la suite provisoirement les dominer sa majorité. Elle entreprit son arrêt.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE France. il survécut de Barère et de Billaud. défection de la faction l'avait vaincue en effet. de la Convention n'avait L'esprit tyrannique pas été dont geance modifié la même par son triomphe au triumvirat de Col. sauvée de l'implacable vénen les de son expulsant les Dubois de Crancé. par le torrent de l'opinion. attendaient chacun de ses membres. ` comme eux. reur et le mépris que d'une qui déjà révolte à main armée contre la nation entière donc de spécial et de 1792. etpouvoir~dans et se perpétuer élections indé- . il aurait du moins le pays de la plus de l'opprimer grande partie de ceux qui ont continué comme et s'il avait osé résister. Cette assemLyon. suivre leur pur sang de la population. les Merlin et tous les autres les Fouché. proroger limité qui lui avait été conféré par l'élection Elle résolut. du régicide et des massacres de suppôts de la Terreur. prononçait au mépris du mandat ses pouvoirs.

par désespoir eût infailliblement lutte qui acfit comde son dans brava hérissa les le néant impuissance. et mal Cette insurfut discombinée conduite. parvint ainsi que de légale.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE finiment. cueillit prendre Mais ses le cri d'indignation universelle décrets des 5 et 13 fructidor lui de ses illusions d'une elle s'irrita et. et de on de Michaud. au besoin. distingue dans sa section une éloquence développe le piquant rédacteur de la Quotidienne. à son secours qui avaient iiguré et dans les boucheries garde sur les marches soutenue de légion suspecte. les condamnés. Fiévée. On ne perdit pas un moment le poupour installer 1. quelques autres notabilités. Parmi dont le crime entraînante. pritenrontément l'opinion de canons et appela son enceinte et de bandits phalanges d'égorgeurs dans les émeutes des faubourgs cette de septembre. 2. délégué par sa section pour assister au dépouillement du . commandés par Bonaparte. légale elle publique. était d'avoir les noms du jeune Lafond. On fit en secret le dépouilleavait sauvé il fut constaté du scrutin par procès-verbal la voix de la France avait sanctionné les décrets ment l'Assemblée~. et la vraie rébellion resta choc. de bataille elle profita du champ de sa en accusation les chefs de section victoire pour mettre et proclamer les plus énergiques que la Convention la patrie~. nouvelles de la constitution jurée. mal au premier publique se confiant dans moà comprimer et osa convoquer l'oubli naturel dans des violations aux masses et. mentanément les colléges Celle-ci l'indignation électoraux. On sait que soldats quelques défi sans rection persée maîtresse à la pitié l'offensive. porta sou nationale mitrailla parisienne. qu'elle de Saint-Roch. elle laquelle succombé.

et de toute vertu que son fait notabilité ses actes la guerre ont politiques que de salut crité et de pusillanimité les crimes du Comité remarquer'.commença ce long cette violation dea votes. elle. sortie du cerveau pentarchie le problème de la que écolier qui crut avoir résolu des pouvoirs en faisant trois parts d'une pondération assemblée des mêmes ne sut rien éléments. illustration mérite et l'esprit nason par début. Cette public n'a pas démenti.DES FAUSSES IDÉES SUR LA REVOLUTION FRAKCAISE la royauté constituvoir exécutif chargé de représenter de i79d. populaire les lois qu'ellerègne de contre scrutin. un cachet de médiosa connivence même avec Son règne d'une année n'a obscurité. de ses mœurs le plus habile. qu'elle même Née d'une que faisant de continuer de la France à l'autre contre le la politique de deux nations. Des trois autres. de son pas tiré Letourneur le plus connu n'est célèbre comme conspiration et contre prétendait représenter avait jurées. malgré la Convention était encore la majorité . que par le cynisme que à beaucoup commune de parvenus et par une avidité le plus probe. composée trouver de plus habile la Convention. dès éminent la seule eût fut sous débats. en dont l'une était dénoncée mie. au assiduité mais tous de tout Carnot comité de cet avénement. et l'autre de deux cent cinChambre à tempérer la chaleur des quante destiné des anciens. affirme que. se révéla. une ennevœu thropie. et la Convention se partagea en tionnelle l'un de cinq cents membres deux conseils.. immense. le nom de Conseil Aucune ne signala parlementaire turel de la démocratie son aversion indépendante. de la théophilanque par le ridicule a de queldébile. la figurant des communes.

les élections aux royalistes le trSne. pour justid'autre les proscrits fier cette énormité. ce malheur. tantôt contre son ancien tantôt contre Babeuf. grief contre que leur tendance Cette tendance Directoire. amener successivement devaient en effet. pour prévenir pas de combinaison plus tentat du i3 vendémiaire an V. justifier des proscriptions et des confiscations. d'effroi que le second renouvellement allait leur donner la majorité. le ni le renouvellement de celles la loi des otages. elle s'alimenta comme lui de délations complice votaient et de coups d'État. Si. des suspects. mais contre-révolutionnaire. suffisait non pour sans doute autoriser pour alarmer sa tyrannie. quel droit et arriver enfin à ré- opposeraient-ils . de tablir des turiers. elle ne trouva et. de l'accusation. les députés qui ne pas avec elle. notables représentants savante an IH que celui à l'atd'ajouter du 18 fructidor d'accroître danger sur les places publiques d'un jugement. par le double l'horreur du sang encore fumant et de mettre le néant en lumière. du Comité de salut public. plus n'osant Cependant. assistés avencinq misérables de complices.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE désordre et de corruption qui devait finir par le mépris et la confusion de l'administration Pâle copie' publique. de les faire enlever par ou sûr et plus expéditif sans de procès et de les embarquer pour les On n'allégua. élections à là Cham- avec raison Craignant que les premières et libres de la France sincères n'amenassent bre des censeurs elle prévit avec encore plus sévères. de quelques centaines au vœn leur mesquine personnalité Chambres. marais infects de la Guyane. l'appareil trouva plus forme à Féchafaud lM pas livrer du pays.

de ses habitudes. volonté d'un peuple que son tempérament. on ne vote mœurs de temps. il a laissé son pouvoir.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de la majorité du pays? Obéissance et respect présumé nationale n'étaient-ils pas dus à la souveraineté par tenir d'elle leur pouvoir? ceux qui prétendaient Qu'est-ce elle-même n'est qu'une donc. indépendante et la preuve. à la Républiet ses suppôts. réagissent s'est Napoléon constituer le soin invention et les minent en peu vu. rés par de l'en mains les hommes délivrer enfin de mettre des tice et sachent Ces violations cessifs auraient de tant la France. même donné à l'égard des gages de ceux qui. la Révolution que ? Ce qui inquiétait évanoui de l'ancien à ce n'était pas le fantôme régime mais bien le dégoût et le mépris inspijamais détruit. les vieilles et des codes c'est qu'en dépit des chartes et leur survivent. avaient Carnot. On n'invente Chaque peuple a la sienne. qui opprimaient et le besoin universellement des affaires le désir compris aux publiques la jussuc- la direction honnêtes gens. il a et des conditions dans lesquelles ses croyances vécu Elle est aussi de la grandi. comme pas une constitution. à son avènement. de Elle se compose chaque individu. Lorsque dans la nécessité de au dogmatiste Sieyès mais son ingénieuse de formuler et élargi le les théories a déconcerté toute l'Empire son génie. si cette imputation supposition comme calomnieuse. enfermer on aurait voulu cadre dans lequel ni avec le passé ni avec l'avenir Il n'entendait rompre . respecter sans et ces avortements laborieusement pudeur de constitutions les utopistes sur factice et d'impossible. les seuls qui aiment la liberté des citoyens. des un système Constitutions de dû éclairer conçues ont de ce qu'elles pas.

Rastadt. ancien à la couronne de France beaucoup français. il assassiner quiétait. s'occupaient un autre à la fois de la qui les préservât et de l'ancien et Sieyès. régime envoyé en à Berlin. avant sa chute. On n'a jamais eu que des détails incomplets sur cet attentat.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur les lois démocratiques appuyer qui lui du trône un despotisme avaient aplani l'accès qui eut sous les anciennes lois de la monarchie. de négocier avec le y fut chargé candidat car un des sociétés étranger qu'un secrètes était prince à la Révolution nouer cette plus longtemps les hommes compromis des moyens de lui en duc de Brunswick. au droit des mani- à l'Autriche la matière de tous gens il y trouverait feste 1. révolutionnaires. si profonde abjection qu'on sans trop d'invraisemblance. pour prince et la intrigue auquel 4. Jean Debry. et non moins cupide. seul l'un des trois plénipotentiaires. mépriser. plus sympathique Mais il fallait. obtenir qu'en le général et ses propres parce qu'il des levées et attribuant Hoche. Il a été plus fatal à la inquisiteur en la faisant République. qui a duré aussi sut-il cinq ans. dont la plénipotentiaires avait besoin d'un des contributions cet attentat d'un l'inpopularité au congrès de prétexte pour et nouvelles. que la Convention en la faisant haïr. dans une. d'avoir fait put l'accuser. en appelant l'armée à son aide. été impossible Il n'est resté du Directoire exécutif. son ses Plus il fut aussi que le Comité de salut public. et lui livra la France. Mais. Aussi abdiqua tomba-t-il. échappa . d'autre et souvenir ses décrets que dilapidations pusillanime impuissance. Dans l'impossibilité ce gouvernement par la Révolution substituer République ambassade belliqueux maintenir avili.

à travers s'achemina les flottes teur. date. que il est vraisemblable miraculeux l'on Mais il fut tué à la déconcertés ne savaient que Napoléon de la France positions tion. présence et c'est en fugitif. Toutefois. et les conjurés lorsqu'on apprit plus à qui se vouer aux côtes de France. gendre auquel thie commandement bataille de l'armée d'Italie. comme partout de la terre courut au-devant plus oublieux en vendémiaire et insulté l'avait foudroyé fut salué il applaudit à son char Le peuple le de celui qui en fructidor. On jeta les yeux sur le général put s'ouvrir de Sémonville. L'état de son armée son retour suppose qu'il fut averti des diset de l'urgence de son appariréclamait sa impérieusement il venait d'être vaincu à en déserennemies sur les bords du Nil. qu'il la Méditerranée. déchéance. venait de toucher Quelque d'Egypte. l'ère de son glorieux le 18 Brumaire le délivrât de la Révolution pour qu'il célébrât propre regret. le prestige d'une faire agréer et l'appui victoire d'une renommée. dans sa dignité plus naturelle . de triomphe par une troisième Il suffit que asservissement. grande grande inspirait plus d'inquiétude que de sympaBonaparte était l'ennemi de la RévoluPichegru prononcé un républicain tion. qui sillonnaient fort de l'irrésolution de tous les partis. de Novi. le gouvernement et du du dédain général qu'inspirait avec assurance et prestige de son nom. au conquérant lui-même qui venait l'atteler et consacra. de sujet.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sans trop de répugnance. avec enthousiasme cet anniversaire de sa sans et le peuple souverain rentra. presque Saint-Jean d'Acre. on conféra le Joubert. il se présenta un libérateur. et Moreau trop naïf pour que l'on à lui.

pas assez l'oreille à comme un crime de elle l'usurpation qu'il serait qui elle métamorphosée les avocats et'que lui persuada A peine l'Assemblée politique de la rouvrir. fut conservée intacte à la Révolution de tous semles propar les solennel la solution définitive blèmes sociaux. l'étranger C'en Révolution avait pris depuis victorieux fait du n'avait guide et pour maître qui de la monarchie. attira l'origine dans les murs de Paris. se vit envahie comme par en 1789. et la en prévenir en empêprotégeait de l'Europe ulcérée. plus par La Restauration défaites. eux. ses flatteries en lui le silence introduits témérairement si leur école incorrigible ne s'éclaire pas de ses n'est humiliée qu'elle l'expérience ne ferma signalant de la tribune. encore et ses Par pour pas plus d'énergie n'avait eu de force pour Mais cette grande ombre répudié le peuple ingrat qui avait descendants intervinrent menacée donné son héritage. Ce démenti blait devoir être pour la revendiquer. la presse qu'elle retentit. Mais sophistes. . et de forfanteries révolutionnaires était le partage qu'elle cher la conquête. pour royaume de Louis XIV.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE Cependant faite au nom tude ne cette dixième de la liberté péripétie. du sang et des richesses de la France et haletante à la merci Vingt ans de gloire à l'occupation aboutirent du pays par les ennemis qu'il avait tous vaincus un à un. futdélibérait mûrement à huis clos sous l'Empire en forum. la nationalité et le territoire délivré. d'une révolution et ne donnant que la servique fit la livra devait Napoléon désarmée et l'abus pas être la. mais qui s'étaient ligués et c'est le héros jusqu'alors invincible pour l'accabler que la patrie le premier. dernière-.

et de quelques flibustiers et aux hommes de proie de 1793. d'une nouvelle révolution. l'argent ressource la facilité charges des des de confiscations. rendaient facile l'intrusion des faux électeurs et des faux éligiblcs. La digue élevée intempérante par contre les brigues renélectorales fut bientôt Napoléon et la loi du 25 septembre 1816 signala le proversée.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE faconde. Les scandaleux furent ceux les plus les plus aux populations et l'on vit se renouveler tions et les se plut à imposer qu'on fidèles et les plus chrétiennes en 1817 et en 1818 les corrup- prétendue d'agents de pédagogues de 1792. La Vendée nommait l'avocat Manuel. obscurs. où la représentation mensonges de la? France se composait d'étrangers. dont la patrie n'était comme d'aucun de ses électeurs. soupçonneux résultats. Les ministres et les clubs avaient fini par y disposer do toutes les voix. d'un factieux dont. mais encouragements et tout aussi d'Orléans premier plus riche le grand- 1. duc en bien avait abuser allégé de les les l'invasion. dignes de succéder à cette Il manquait heureusement seconde reprérévolutionnaire ce qui fait le sentation de la tragédie et le crédit. chain avénement de leur de perturbation symptômes l'observateur le moins festent. . emprunts. et l'on second que le On pouvait le succès avait. attendant. c'est-à-dire la nerf de la guerre. Les cotitribtiables à 300 fr. Il suffit à Burke de aux mêmes des brouillons aux députés de la monarchie la chute États Où les mêmes se manis'attend lire la liste dire la ruine de conclure torale l'on généraux pour préil était tout aussi logique de la loi élecque choix de la Restauration de l'urne factieuse qui fit surgir l'opposition vit grandir sous le ministère Decazes. inconnus des sociétés de praticiens secrètes..

En les mo- on décuplait leur valeur on put. disparu sources ralement publique. et le gage merveilleux peut bien imposer mais il n'a pas la vertu des assignats a une fois des resrégulière. délier et sans recourir à l'impôt. mais Un capital fondé sur des ruines une fois à la crédulité de se reproduire. aux tions. aliénation fut prompte la confiance avec le gage. notoire. et. n'y avait: plus les agioteurs et les révolude biens du clergé ni de à jeter comme amorce aux. généencore de On a pu abuser pour jamais.autrui prêteurs.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE livre la libéralité du prince surchargé. si lôn ne s'était pressé ce abolis. pouvait ce prestige la dans la mobilité corruption et la confusion de Les confiscations ont été improductives pour le fisc. pourvoir pendant trois ans à tous les services et exagérer toutes les dépenses. Mais sinon au gouvernement prêter la confiance s'est évanoui. non de leur or. à voir s'annihiler toutes ces valeurs factices s'exposait était dont vivent Il les banquiers. L'anathème biens et favorisé que les porté de main-morte une par les économistes a beaucoup contribué qui n'embrassait des couvents contre les à l'illusion d'abord spéculation domaines provenant qui n'était pas une limite inappréciable. en servant d'hypothèque fictive au papier-monnaie sont devenues une mine inépuisable. et à servir d'hypothèque de leur crédit. au moins dans l'administration mais elles actuelle. de i789. domaines envieux seigneuriaux du bien d. Toutefois leur aurait disparu le! d'en élargir . sans bourse bilisant. en mettant on tique. morales administration qu'une sobre et probe sous la royauté. problémala main sur la propriété.

et qu'on pouvait sur l'avilissement inévitable d'un signe monétaire qu'on sans discrétion.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE hases par l'expropriation des familles d'émigrés ments de bienfaisance sur ces culation. tôt tout et celle alors seulede première nécessité ment on eut le courage de les refuser. alors les choses usuelles alors les réquisitions de prix. des établissesuccessive et des communes. Voilà Convention de l'énergie! une habile à caractériser il n'aurait du ce maximun vida les magasins et les boude la équilibre des objets fut rompu entre cette valeur fictive qui fait l'admiration Cette dilapidation légalité administration cette des historiens ils l'appellent sauvage. de comparaison que dans ces . ils la prennent pour Si Montesquieu avait eu le despotisme trouvé de terme de la République française. Les assignats finirent multipliait donc un chiffre fabuleux et plus la défiance par atteindre Mais biengénérale les dépréciait. à la subsistance pourvurent et la loi tiques. sous peine de mort. la Révolution La Terreur « que l'on battait monnaie ». à la tribune de la Convention. Leur émission quotiLe et de contributions. auxquelles cours forcé. et nouveaux quelques Barère put dire sans métaphore. centuplèrent des armées et des villes. dienne tint lieu de numéraire et la perception commode facile. du clergé séculier. sur la place de ne permit pas de réflexions sur l'abus faire de ces émissions sans garantie. plus on en fabriqua. On mit en cir- indéd'une appréciation séquestres des valeurs nominales on donna terminée. on procédé paraissant crut le perfectionner encore en ajoutant matin chaque noms à la liste des proscrits. du vol. et de condamnés.

entrainent incendies en qui sur leur qui ces vastes n'épargnent pas un ou dans ces inondations le 'sol avec les qui ne laissent hrin tor- ou maisons. mais à la force de prodi– et il s'aban- qui font d'une aveugle. Le secret n'est pas dans une combinaison de sa puissance habile la dépouille du riche et entretenir. il ne se de . Dès que le pays se résiépuiser ce n'était gnait à subir cette honte.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nuées d'herbe rentielles dans de sauterelles passage. Son réfléchie succès gieux. rien non plus d'héroïque dissous. mains de l'ignoble qu'aux parti qui avait pour lui la brutalité du nombre. pouvait avancer la République. généentière vers l'élan non à l'intelappartint. comme son les professeurs reux. journalière C'est ce qui arriva des finances en fut réduite à établir Lorsqu'elle que le plus ou moins de consommation on retarder. l'audace effrénée. Telle démocratie. la La Révolution vivifiante providence ne fut pas. son bilan. jeter au pauvre sous lé nom de peuple. quoique génération ce fut le calcul d'une perversité une perfection idéale et l'œuvre d'une secte ennemie des lois. alléchée enivrée par l'appât toujours par l'odeur du sang. du gouvernement et donne pour cela la science simplifie beaucoup la mesure de sa durée de richesses à par la quantité et de têtes à trancher. donna ligence. du bourreau La pour confiscation argument. plus qu'une question de temps. histoire. ment est. après eux que de la l'affir- des cendres. et cette force ne se matérielle. 1 trouvait n'a car. ni rien le gouvernement l'autorité lui-même. il n'y a pas là plus d'effort de genio que impôt de généreuse et la hache inspiration. effet. une horde de sicaires toujours du pillage.

chiffons démonétisés. § III. conclu qu'ils d'un membre du Comité de salut fantastique . et quand tous les légitimes proréduits à la misère. se voyaient en loi en finit avec déguisée queroute ceux des émigrés digne couronnement tion fondée sur le vol et l'assassinat. de deux faits aussi distincts avec leur simultanéité. leurs persépriétaires étalèrent avec effronterie leur opulence mal cuteurs environnée des siens. La Révolution. La étaient solidaires. Aussi la Repu-' levier aurait manqué fait que languir a essayé de lorsqu'elle blique n'a-t-elle la légalité et la puissance même à l'abri de laquelle elle a pu se survivre quelques et répudiée avec mépris. Do ce que de son auréole illogiquement figure a protégé et couvert la gloire militaire on a très les crimes de la Dévolution. de mains et les miracles renouvelés en faveur les du de tous enchéri sans argent aux encans les fripons qui avaient On les admit à se libérer avec des des biens nationaux. se crut acquise. jours l'adésavouée de la Révolution a Cet aspect nouveau conquérante rester dans l'ordre et dans besoin d'être étudié confondre la nature afin que l'on ne puisse séparément. et une banalors assez forte pour régler ses comptes.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE trouva plus ni revenus ni avaient fortunes changé système de Law s'étaient mais toutes contribuables. de point d'appui. Mais continuer pour il aurait fallu ses et créanciers d'une révolu- ce régime nécessaire à son et le existence réagir sur ses complices. DE LA PART AUX SUCCÈS PRÉTENDUE DES ARMÉES PAR LA RÉVOLUTION FRANÇAISES.

dont tous les régiments se trouvaient de soldats-bourgeois. nécessairement dre les ordre improvisés. trop gigantesque pour sonne'et trop large pour sa taille. toutes les de quatorze a beaucoup armées. du fond de. brusquée et commencée sans aucun plan préconçu. Cette fiction serait en effet merveilleuse si elle n'était et le 'travestissement de l'ingénieur Carnot burlesque. la plupart de ces chefs aventureux connaître tour à tour des mains passait dans celles d'un soldat audasans les qu'uneelle resta . Tous les mouvements ceux de la défense ou inconnus. C'est repousser la vieille surprise une occuper ou profiter d'un avan- et le génie organisateur expérience tirer parti de Dumouriez de ces éléments qui surent et créer cette armée destinée à sauver de hérérogènes ses extravagances la république des avocats. surveillant du haut de. tage.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE public opérations contribué dirigeant. plus fausse que théâtrale. d'un Le commandement capitaine éprouvé et le ministère de la guerre nommait cieux. stratégiques à égarer sur ce point l'imagination populaire. Cette invention. de Y Iliade. aussi sans officiers et peu aguerris de l'ennemi que étant étaient d'attenencore en divinité recrutés mal disciplinés. Après lui. l'Olympe la marche de chaque et la pensée de chaque régiment est beaucoup sa pergénéral. avec une armée disloquée. mois de suite inerte et sans direcplusieurs les 'officiers formés tion. prend une teinte de ridicule assez prononcée si l'on réfléchit que la première guerre de la Révolution fut imprévue. son bureau. d'un comité une de l'attaque et il eût été insensé pour de Paris position. et ce sont encore par lui et de sa létharpar son exemple inspirés qui la tirèrent gie.

1. Tout Nos preFayette. de Klébeiyde Pichegru de cette confuse de tyrans rations agglomération la Conignorants obscurs et de légistes qui composait crédulité vention. sans lui. les mille projets où le soleil généraux. à l'esprit essentiellement de la sion donnée belliqueux soit l'oeuvre d'aucune assemblée de nation française Il n'est rhéteurs. Carnot lui-même pour que même imposer Dumouriez ou au victoires peut-être ses idées. et quelau plus a-t-il pu qui lui des champs et les approuver après des quàrtiersarrivaient de bataille fécondait sont celles de la République armées Les premières contribué qu'on peut le moins accuser d'avoir révolutionnaires. non et Pichegru.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE action choix d'éclat du désignait à la confiance Il faudrait attribuer les du soldat être doué et au d'une de Marexploits et de Moreau aux inspi. malgré les commenter remportées lui. contre gouvernement. mières quefois recueillir. bénin et vaniteux ont été pas mais La à des au hommes tels vieux Luckner pour agir l'avis lieues de distance. que le premier aveugle. . pour coup. L'enthousiasme venait qu'on génération ses témérités" liberté suffit à expliquer aurait Son impatience énergiquement du général la prudence qui eût attendu d'un comité siégeant et présomptueux d'enivrer des vapeurs et ses protesté exalté de la dé la succès. tant do'cerveaux. aux actes Formées élan réel. robuste pour à plus de cent et pour la instructions S'il donna implicites quelques n'eût pas été assez téméraire forme.r ceau. T. de l'élite des mais d'-un patriotisme porta à s'enrôler populations ou moins plus 32 volontairement. il est donc faux que l'impulpas possible.

de la moleçons. eût été convoquée. pour elles et du vrai citoyen. conquête insensiblement confiance dans comme par surprise à et une. et toutes Convention étaient couvertes avant que cherchât de l'on bataillons que la frontières de volontaires1 temps que l'on délations Révolution à des levées songeât dans les camps un asile contre les Là ceux que le vertige de la. longou forcées. MONARCHIE FRANÇAISE les rêves d'amé~-<¡ alors toutes t et de progrès lioration que partageaient se prirent les familles. et la captivité. et fraîche des souveguerrière pues par la trompette Fayette elles nirs de Rome et d'Athènes. et cela est si vrai qu'elles tout sincère confiance dans le général d'une d'abord La elles n'avaient qu'une de sa disgrâce il resta s'indignèrent le type du royaliste du constitutionnel. ses officiers et il la discipline leva trois. Toute modéré patriote cette jeuimbue de ses études interromencore classiques nesse. Cette premières débuta par prenait se façonnait fier de le'soldat.rapide ses hauts faits. . armée novice brillante grand capitaine.LES RUINES DE LA. avait et ceux égarés la main et devinrent s'initiaient ancien les lui qu'elle frères aux serviteur avait froissés Les d'armes. se serrèrent officiers dont un improvisés secrets narchie. puis finirent par être amalen demi-brigades avec les débris des anciens gamés régiments. 1. en se familiarisant débutait avec dans la carrière si chers et la des combats de gloire les noms courage avant les foi naïve dans son et de patrie qui exaltaient au-devant du péril. précipitaient ti cri de guerre fut poussé Le. Chaque département quatre et jusqu'à sept de ces bad'abord sous les ordres directs des généraux et fourtaillons. qui agirent les états-majors d'excellents nirent officiers. premier. leur avait donné formée par militaires.

par une expiation. Témoin pour les agents du Comité de salut public. pratiquée nous en sommes convaincu. de ses lémilitaire l'esprit c'est celle aussi de la nation préavons des souffrances la noble pensée de les faire serconçut-il la monarchie contre la par une victoire et son propre honneur Convention. nous avons ses partagé des applaudissements d'un certain dédains de parti patriotes belges Dumouriez aussi gions vir à sauver au-devant qui était accouru connaissait les sentiments d'elle1. quelle moquerie qui deDumouriez nos bataillons répondirent aux félicitations qui saluèrent hotre entrée à Bruxelles et . qu'elle avait ennemis une avait éprouvé rompu vaient concourir au succès 1. de dégoût en accusant le d'exagération récit de la patrie. L'armée négociation et chaque revers vaincue s'était refroidie. pas plus révolutionnaire de ses répulsions que ses chefs. car c'est celle qui campagne fonda tendue et caractérisa régénérée que nous et observée de plus près. il n'eût vraiS'il avait gagné la bataille semblablement son armée pas eu de peine à entraîner mais cet échec le força de s'ouvrir aux victorieuse généraux en obtenir une suspension pour sa confidence ait été accueillie et quoique d'armes. Nous au théâtre. unanimes de sympathie. de Nerwinde. n'oublierons jamais avec des combinaisons de l'entreprise.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de vue le foyer domestique. au préjugé Nous opposons qui associe les armées à sa révolution la première de la France qui entra en et envahit la Belgique. cette avec des témoignages trahit et compromit ses desseins. Elle n'était donc. et s'il jetait perdit bientôt en arrière il le détournait un regard par un sentiment ou de pitié.

à mesure pour Quétineau . envoyé par les girondins dans la Vendée.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur. révolutionnaire. la terre étrangère La Fayette et ses à l'afferdéfaites contribuèrent plus que ses triomphes >' de la République. qu'ils ou des talents. instructions nal mème des tion. de" Carnot. les Alpes et le Rhin évacués au midi violé et le territoire français repassés par les l'invasion de en Champagne. aussi vite qu'envahis. à son tour dénoncé Custine. opérations La Belgique. soit révélé qui général ou proscrit. ses La exploits il suffisait séides. le duc d'Orléans. au nord l'Alsace et à l'est par celle d'une partie ses loyaux services. que sa bravoure sauvage Spire avec les dénonHoche et une Westermann sanglante auraient de Paris et de égorgeurs rendre sacré à ses complices dû se firent tuer pour échapper à d'autres comme Dampierre ou furent et Beaurepaire. s'être montrés humains Mais et modérés. le Palatinat et la Savoie furent drapeau. par enfin. la main du bourreau Beysser.' missement "“. l'entrée mois sans qu'aucune' dura quatorze Cette infériorité en ait fait pressentir la fin. du Roussillon. sans savante conception par qu'aucun désavoué se. des PrusHouchard. Biron. vainqueur siens ciateur fraternité la Yendée Combien l'échafaud. immolés comme devant de et des Anglais à Hondschool. L'octogénaire malgré malgré furent traînés Révolution n'ait été aussitôt malgré sa complicité avec sa soumission aux devant le tribupas n'épargna se trahissent Luckner. pour inquiéter par la Conven- et Westermann Houchard périrent par Beysser. que la et Cou tard. Custine. ? « Dès que la Convention elle-même prétendit diriger suivit donc la victoire abandonna son militaires.

DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE il généraux. n'étaient que toutes trahissaient les de son gouvernement l'esprit terreurs et la plus honteuse ignorance. des La La première de nos Assemblées deux mille cinq cent cinquante-sept ou consacrées déjà réglées par d'un an. d'autres s'en présentait les vides faits comme s'il ne se fût agi que de remplir Moreau dans les régiments remporta par la mitraille. dirige autant 1 accuque ou le boulet moissonnaient les d'actes exagération de la pensée sant le trouble qui de la main qui exécute? l'inhabileté C'est volution détruit qu'une là pourtant ce que les et son sa grandeur de cette instabilité l'œuvre admirateurs de la Ré- appellent s'il pouvait résulter chaque matin comme énergie sans relâche qui de la veille autre chose vota. en a ajouté en moins matières seconde. . le jour même où la tête de son victoire sa première hache à Rennes sur la place publique. elles des choses qui ont besoin de s'économiser pour l'usage et de se succéder se reproduire pour suffire à toutes les éventualités. pour trop irrégulières Trop violentes les forces en les épuisaient la confusion à l'ordre. père tombait le Comité de salut public Les mesui 3S que prenait ses pertes. et substituaient partout exagérant des ressources réelles au courage et l'abus la menace ainsi l'équilibre On dérangeait à leur sage répartition. tion Quel et de ruine dictoires et cette de dissolusymptôme plus évident d'ordres contraque cette prodigalité incohérents. lois sur l'usage. sait mettre dans vulgaire prévoyance que. la plus pour être fécondes. catastrophe en deux ans. plus lâches être calculées. sortant des rangs des soldats. ravitailler et recruter' ses arpour réparer ni plus efficaces ni moins acerbes mées.

la dépravation le soldat ambitieux. sortir ordres de l'obscurité qu'un dévouement aveugle révolutionnaires. aux de ses supérieurs. eu ni conditions d'exisqui n'aurait un pays inconnu à ménager? tence ni intérêts antérieurs institution Quand dans lucide le législateur a" été ses théories fondamentales. à côté ensanglanté le livrer du délateur lui-même le lendequi pouvait main ? C'est lange un des mystères de la Révolution et d'audace. affiliés Les malfaiteurs aux comités les lâches les mains ont prêté qui. qui n'ait eu en vue un peuple idéal. par envie ou par convoitise. siégeait sur du collègue immolé la veille. éloquence qui a signalé des personnages a rendus fameux. les caractères faibles mêmes qui. chiffre de onze mille deux cent ont été transmises sans ne dix s'est arrêtée dé une Combien Est-il altération? une réforme qui ait été épargnée. et surtout dans les séans'agitaient cette Convention où le glaive était suspendu et où chaque membre sur. le crime il faut par disque d'héroïsme le mé- du Toutefois. l'enlaçant tige d'une profession d'autre issue pour réseau ne lui laissait disciplinaire. livré jeune encore au prestinguer tout entier de son qui. .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mille qu'au ces lois et la troisième sept cent douze. qu'elle plusieurs démagogue plus que dans précipité par le fanatisme. et do de pusillanimité d'astuce et de sauvage servilité. toutes les têtes. si dépourvu comment de sagesse aurait-il été et positif sur une question aussi délicate que celle de la guerre? délibération sérieuse Quelle pouoù toutes les vait trouver place dans une Assemblée passions ces de le banc en délire. une perfection chimérique. à l'iniquité.

Les sentiments la Révolution humains comme ailleurs* et y comprimés y étaient moins d'occasions avaient de se manifester. les rangs échos. de l'armée. au soldat sont la démonstrades radicale d'une pour de l'armée elle occasion. parmi les priplace. de la capifurent fusillés au mépris . l'entretien des chamil fut. son sang pour le ont une excuse même dans leurs plus coudéfendre. occupation des émigrés il se trouva. ces représentants 1. beaucoup Elle y répondit pourtant à toute et jamais homme l'interroger. toute la campagne. A la première de guerre sonniers tulation. fut complice de qu'elle et animée de son esprit. de nombreux dans et tous fidèles voix elle unanimité. l'obéissance passive On ne peut conclure. des soncomme nous. en effet. un remords. Cet acte y eût fait égorger émigrés que Vandamme eut un retentissement d'humanité inaccoutumée qui ne ni un cœur insensible trouva pas une bouche muette. ou de pitié. de priaient Robespierre n'ont aucun droit à l'in- pables égarements. Avec applaudit une touchante et énergique au courage de Pichegru 1.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE comme leur Camille pardonner de la postérité mais le guerrier dulgence inséparable le brave qui verse de son drapeau. plus témoigna hautement son mépris de cette qui Desmoulins. sauvant à Ypres les et la répulsion cœurs. brées et des bivouacs. un cri d'honneur de la hiérarchie. de généreuse qui osa de cœur n'y fit entendre sans y trouver. durant et pour quiconque a été témoin. de cette expansion sympathique et de générosité timents d'indignation que la Terreur avait refoulés dans le fond le dégoût qu'elle inspirait tion irrécusable de l'incompatibilité Dans avec la Révolution.

On ne saurait donc établir la moindre solidarité entre les forfaits qui ont qui ont souillé la Révolution celle-ci. suspecte bien et les loin et vérita- exploits d'être complice. qui bataillon qu'un les prisonniers dont toute l'armée belge pour fusiller le malheur le courage et respectait admirait Chacun de volontaires ont refusé sait que nos braves légions avec les recrues des sections de Paris de fraterniser qu'on attiédi leur envoyait les garnisons contre la employées time pour le drapeau leur pour réchauffer patriotisme de Mayence et de Valenciennes. Histoire elle. commandait aux exécutions pas vu de leurs huées Lemoine. Vendée. Combien la aux science généraux. il n'a trouvé à Quiberon. délivré servir sait l'armée glorifié lui a toujours été car c'est la France. se croyant des ordres donnaient pas de soumettre du métier. l'ignorance la Convention. en définitive. lui donnait pas 1. de la commune pour concourir à la délivrance patrie. infuse parce à leur inexpérience n'avons-nous ne rougisl'avis des d'attroupements poursuivre improvisés de ces harangueurs de caserne intelligentes quelqu'un leur avoir subjugué auditoire qui croyaient par leur de tréteaux éloquence se refuser On a vu des corps entiers au dire du général révolutionnaires. Tome . y montrèrent plus d'esde Ccthelineau que pour celui de de les y rallier et il n'eût pas été impossible Carrier. blement hostile.LES ni'IXES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en mission qu'ils saient hommes qui. si elle parut de la Vendée militaire. qui en a Si dans le principe elle se résigna à et la férocité des chefs indignes qur c'est voir ne les connaisqu'elle avec indifférence les proIII.

et l'associant néral gagnant des batailles à ses triomphes lui inspira une confiance et un dévouement aveugle dont il lui eût été facile de se prévaloir. que la direction Tout gépar ses acclamations. en forçant glorieusement les lignes en était bien le véritable ennemies. mains défenseur de la victoire. pas un et ceux qui rité de leur réunion passaient pour ses rivaux nom et de leur concours représentant l'autoprêtèrent ait libérateur. temps. l'armée sorte gnait en quelque échapper. et les Rossignol. Mais pas encore les braves comparer qui lui donnèrent et l'initièrent dévouement les intrépide honneurs enivrants dat qui ne relevât il se prit d'un mépris Léchelle dement. c'est ne se qu'elle dès qu'elle put d'un l'exemple aux solles elle-même. prenant aux directeurs n'eut la lorsque mieux son de fantaisie la République. la tête et ne se sentît souverain dont n'être pour il avait premiers il n'est pas un métamorphosé les Santerre. Le titre mérité de de la patrie le pénétra de son importance et il ne tarda pas à soupçonner. de les défendre. qu'il appui. le cherchait elle-même chef et le dési- maîtres. laissé plus signifia l'occaheuleur Ce chef. nait. les armées . Dumouriez et Pichegru sion leur reux ou déchéance général mêmes n'y ont échoué Mais que pour avoir Bonaparte. Le jour c'en était où il comprit que la force lui appartefait de la Révolution pour s'en rendre il ne manquait p]us à ceux qui la soutenaient d'un intelligent. et s'indigna de d'un traître ou d'un subi le comman- instrument aux qu'un Thersite. La du Nord de Moreau.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE consuls promener dans sous et frapper jusque moissonnés des lauriers connaissait ses rangs le glaive du bourreau la tente des têtes ceintes encore la veille.

au vainqueur au était la protestation de toute la solennelle la Révolution. ses ministres Georges. France factieux contre Ce n'est. liqueux ses premiers ni au génie révolutionnaire des ni tout à fait à l'esprit belqui l'opprimaient. ni de prétextes ni de raisons L'Autriche puissantes. l'empire subordonnée aux forpar la politique à la monarchie volonté parlementaires. L'Itaqui menaçaient puissances de France en raison . et engagée d'ailleurs d'Oravec la faction c'est-à-dire de la Révolution. par son alliance et la Russie de la Poavec la Prusse pour le partage La Russie concentrait tous ses efforts entre les logne. plausibles s'était créé en Belgique de graves embarras par ses essais de et en Allemagne réforme religieuse. qui partageaient surtout tes taient risaient enfanté Pour aux menées à Vienne tous souterraines et de Berlin des sociétés de Londres à Milan. de la politique. de ses enfants. indifférence ne manquaient et leur qui avaient leur justifier menacés les souverains hésitation. 18 Brumaire. dut son salut et que la France mais à la mésintelligence des succès. des dangers son trône. provinces tises non bonne mes de mais envahies. moins ardentes du roi non contre soumises. était neutralisée ouvertement hostile française léans. en réalité. aux intérêts cabinets égoïstes qui lui ont fait la guerre.LKS RUINES DB LA MONARCHIE FRANÇAISE et du Rhin. et ses convoiLa ottoman. de l'Italie et de l'Égypte. les cours secrètes leurs adepagiet favo- traversaient l'opinion les' projets incertaine de toutes des doctrines partout la propagande la Révolution française. à la mollesse de l'attaque et l'Europe. Ces trois complice avec une secrète satisfaction le roi voyaient hors d'état d'intervenir dans leurs affaires.

la Diète Un autre la République sans compromettre la sécu- du principe furent si démocratique. naire qui. lie était pouvait croire qu'il finirait par s'éteindre. par la la France. et modérée. de l'émancipation Le spectacle américaine cette illusion. borait encore cette confiance d'un peu mêlée aveugle d'envie contre la suprématie du trône des Bourbons. sa police et ses improvisé. proclama qui bouleversait les progrès de l'anarchie. sans trop purent des libérateurs. pour révolutionnaire l'esprit qui a rendu c'est le même Pologne impuissante. corroexemple. Ainsi c'est la défense de la partager d'invraisemblance. ses Ibis. que n'en eurent jamais Athènes de la vieille suisses et les Provinces-Unies avait donc quelque raison de croire que les cantons On Europe. toute l'énergie tenait un allié dont la nationalité . subsister française pourrait des peuples voisins l'on se conrité et l'indépendance à ses bravades tenta d'opposer démonstraquelques tions sinon inoffensives. 1791 Lorsqu'en même propagande sa constitution produit rapides pour inévitable travaillée polonaise.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE à imiter la France plus disposée qu'à la comet personne encore ne comprenait l'intensité de battre borné jusqu'alors au foyer dans lequel on l'incendie. et devinrent si intolérables. Triomphante un phénomène inouï jusfique. républicaine. au moins sans vigueur et sans ensemble. plus près et plus récent. démocrate et paciarmées. absorbant de secourir empêchée esprit révolutionl'a de la France. que les rois ligués cette proie se donner. elle offrait au monde sans trouble supportant plus de liberté qu'alors. Cette république à entretenir contribua avait tout son droit public. en et Rome.

et il lui avait été réservé de l'Europe le remaniement dans un rôle important fournis les documents . Champagne. plus que suspect par l'égoïsme de Vienne. ou mauvais vouloir parmi les les mourante qu'indifférence alliés anciens de conservé les plus était stitutionnels. à la tête de son conseil. dangereux coase lia la première timidité On sait avec quelle Elle fut rompue lition. autant du cabinet que par la personnalité de l'armée du généralissime qui pénétra en équivoque on né l'ignorait Le duc de Brunswick. Restait donc la Suède et la de ce genre n'eût dont l'antique et secours au monarque tion de porter fidèle alliance avait été pour elles un garant d'indépende prospérité. sitôt dans à intervenir trop à faire chez elle pour songer de l'Europe. qu'aucune dans la résolugênées du parti avec la légitimité gouvernements et par suite d'Orléans. qui.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE à la sienne solennels que par des liens et des intérêts dû rendre indissolubles. suivies avec qui avait que la Révolution à voir la France se complaisait déelle avait chirée de ses propres mains pour la Russie. compter cour de Madrid était gouvernée par un. On n'avait pas même à querelles et l'on savait que la avec les liens de famille. L'Autriche royauté relations l'Angleterre. de la secte des illuétait un des initiés les plus intimes minés. incompatible même. favori sans porles tée. pas. avait mis un de par membres Prusse. auraient à des traités donner de la les conplus elle- la Révolution commença Lorsque donc elle ne trouva sérieuses alarmes. lui-même. Mais l'assassidance et d'accroissement considération nat de Gustave III rejeta le fardeau leurs tout dominé entier sur les les Frédéric-Guillaume sociétés plus secrètes.

D'un autre côté. Dumouriez attester les explications. conditions une suspenon lui avait promis auxquelles sion d'armes tout le temps qu'il opérerait conpendant à Vienne. chie étaient au sein celui allemandes librement et les sectes et soutenaient subversifs des dehors. c'est que pour justifier de cette conjecture. sans en donner franche. les terre effrayée des conséquences universités pageaient des actes française. on éluda tre Paris. démontré. comme toute déclaration on évita de raison. captif publiés au nom du monarque les émigrés. à Londres. l'Espagne. le droit du comte de Provence de reconnaitre vacant. et ceux qui servaient furent licenciés. maçonniques avec audace de prochacun et des dogmes Tous les efforts traversés des et au les cabinets. sa défection on feignit de croire aux décrets et aux proclamations suprême. accomplis de Louis XVI eût du supplice qu'avant que l'horreur et fait reculer dessillé les yeux de l'Europe l'Anglede sa complicité. les puis on désavoua sous le drapeau exilés eurent beau princes contre de la place de Condé au protester l'occupation la Prusse et la Russie nom du Saint-Empire. par l'autodemander des à la régence éventuelle du trône Il est d'ailleurs aujourd'hui rité des faits et des négociations ultérieures.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RËVOLUT10K FRAKÇA1SE sur les causes réelles de sa retraite par la diplomatie ne sont donc pas sans vraisemblance peutprécipitée être elle a été déterminée de la loge par les injonctions la maladie ses peut-être qui moissonnait Une preuve à l'appui troupes n'en a été que le prétexte. la Révolution de la monartrahis serviteurs et ses intérêts même de Londres connivence do L'indigne du conseil allures suspectes . et.

Mémoires du prince accrédités. son insu. aux hommes d'État qui passaient et le colossal en Europe la diplomatie pour diriger Dânton et le président Barras osaient offrir leurs serconvaincus éventuelle. cette propacontre elle. en se cachant les uns des autres. des propositions.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mettent aulique de France était dont le roi jour la manière de ses alliés. même à. ou délégués de la République. agents monument de ces tome lie Hanlenberg. Les menées souterraines et leur vénale pusillanimité offrent un curieux contraste avec leur jactance théâtre Mais cet de matamores et leur patriotisme de étaient de ver tige et de terreur esprit qui torturait les conventionnels les plus imperturbables en apparence avait pénétré dans les conseils des rois. pour et que ses historiens ne comprenaient des têtes fortes et des âmes romaines. par les siens. qu'ils vices à une restauration de la fragilité d'une démocratie alors à son apode ces fiers Spartiates gée. . 29 et suivantes. II. dans leur intérêt personnel. faisaient parvenir mystérieusement. au moins des traîtres qui et souvent même de leurs aucun Il n'existerait 1. p. au moyen ces factieux grandissaient et des secours et des inespérés sinon des pouvoirs les tenaient assiégés trahisons encouragements qu'ils recevaient. et la Révolution servie. officiels. directeurs ministres. • de cette révoluLes personnages que le triomphe nous donnent tion a grandis. au grand abandonné même pas les avantages que leur donnait armés des cabinets gande sur la politique Tous ces aventuriers. tandis avec dédain les avances de quelques qu'on y accueillait factieux encore se rassuraient obscurs.

. Berlin. persistance à recueillir à diriger le jugetout ce qui peut contribuer ment et la conduite de son maître au milieu de révolaborieuse lutions menaçantes pour sa de bouleversements dérisoires. lires des papiers d'un homme d'État. une tromperie On ne peut donc avoir sur la soi-même. sein. successifs et d'une s'inscrire en faux contre les et de ces lâchetés. Mémoires porte après pour titre la mort du Mémoires de prince qu'eux-mêmes 1.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE résulterait de que leur authenticité Mais parmi les documents leurs conséquences. Il ne peut ni exemple dans l'histoire. et quelque atteinte immédiats qu'il de leur politique. il a farder ni altérer les documents qu'il sé procure. Hardenberg. publiés 1834. destinés le monde il en est un qui a tout le caracà éclairer tère de la certitude et toute l'autorité de la raison. univeiv parut. de mensonge à l'humanité. rigoureuse. qui est la première. L'édition de 1834. autant qu'un C'est un service rendu en faveur de la vérité. que cette courageux témoignage riques d'un ministre intègre et dévoué. Cependant jamais démentis plus formels n'ont été donnés aux forfanteries et jamais solution révolutionnaires. il excita une anxiété Lorsqu'il élevées où se meuvent selle dans les régions les agents du gouvernement. confusion sans de négociations sûreté. en 1834. à les étudier dans leur trop d'intérêt signification correctif serait un Toute tout réticence. ces de garantie plus complète et le but pour lequel ils ont été conçus. n'a été opposée aux problèmes histoplus lumineuse intéressé avait enveloppés. piège tendu faite contre sincérité de à sa propre intelligence. nul n'a encore osé porte à l'honneur turpitudes qu'il révèle. à desque l'orgueil et d'obscurité l.

avec et s'accorde n'affaiblit pas tous les et de Mercy une seule des points qui . depuis dans ses chefs et n'osait reprendre de Wurmser. sans confiance fensive au la défection de Dumouriez. des comtes eux de se relever.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE On doit craintes.. et aux différents celui de se rallier et de se conqu'une del/i sur Marck sorte de cordon avec Miraassertions leur sont i. que toutes ajouter et toutes les espérances toutes les prévisions c auteur se sont réalisées en leur temps plus y aguerries des conscrits. sans les lenteurs qui ont qui l'ont la France n'aurait eu ni le temps ni peutdécouragée. Avec et les fausses ou convictions. mesures de salut public prises par le Comité lassé les plus patients et révolté les plus brala direction le prolongée dégoût. de'la la le Assemblées. publiée des Mémoires commuus. de leur ` Les été les foi. d'autant phalanges vaincues par des vieilles monarchies oui les de Frédéric ont capitaines grands été surpassés sans autres maîtres par des écoliers que leur instinct belliqueux et les inspirations du champ de et les divisions bataille mais. Au lieu de profiter démoralisation de l'armée était l'of- française qui. La correspondance beau. ruine et la défaite des ébranlé les désorganisé qui y ont l'armée semé alliée. de résister car les excès de la Révoluêtre la volonté tion avaient violentes auraient ves. sans les la défiance et les intrigues défections secrètes c'est indubitable et de Marie-Thérèse et découragement étaient inévitables. postérieurement. lieu de suivre le conseil d'une invasion d'abord1 l'opportunité comprit de toutes les forces disponibles. on laissa à la Révolution corps certer abattue d'armée le temps qui combinée dispersés On n'opposa à loisir.

de la politique au-dessous constamment l'imminence téressée que lui commandait renferma surannée. de leur inaction impatients des la généraux gloire. pris en flagrant à Paris ce cabinet négociait d'embauchage. de ses agents plusieurs les prison des Jacobins. régence éventuelle de tous ces Les repris daient T. qui se succéle soir 33 s'appuyer Y . On usait que de la proscription et indignés ouvert le chemin de avaient Tandis chefs parmi leurs nouveaux des intelligences et leur ardeur. en proconsuls qu'il retenait que pendant lui avait livrés. pour se consolider. Il se d'une diplomatie avec le club et s'affilièrent. L'inertie du prince de Cobourg et peut-être avoir le même résultat. et se promettait captifs aux princes do l'opposer à la émigrés qui prétendaient du royaume. dans toléra les formes insidieuses les rapports même auquel digne et désindu péril. Les cabinets gouvernement n'y étaient et celui de Vienne surtout se tint que trop disposés. I. pourparlers et dénoncés au pouvoir.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE sanitaire devait même wick. s'applirelations compromettantes côté avaient parmi les alliés et le qu'elles révolutionnaire. les officiers. La Fayette Dumouriez qui s'était livré et Maret Sémonville délit lui-même. à qui vouer leur suspectes les sociétés qui leur cherchaient confiance s'établissecrètes. la avait-elle cause que les temporisations du duc de Brunsle temps devant pour Mayence les nouvelles profitèrent de la Convention en et le pouvoir s'exercer. n'ayant plus rien à. étaient sans cesse par les aventuriers sans que l'on pût interrompus. l'échange contre la reine. saient entre les camps opposés. nouer à faire quelques du quaient entre les adeptes de la France. recrues ébranlé à la contagion.

propres supposent été cruels par peur et violents ils avaient comme par ils devinrent intraitables faiblesse. dès qu'ils Gâtés par la . naturel de sorte se trouva. envelopper par ils se crurent formidables insolents et devinrent persuadés déférence inattendue à mesure plus exigeants qu'ils se La modération et la générosité sentirent plus rassurés. Le par forfanterie. présula réaction et lorsque mées qui suivit sa chute rendit la Convention on fit toutes les avances plus abordable. lesquelles heurtait à chaque pas. traité de Bâle fut la première. et des qualités au commandement. qu'on des cours avaient bravées qu'ils de nos armes avaient humiliées. Ainsi les cours soin de déblayer elles-mêmes le étrangères prenaient terrain devant la Révolution inauguration. N'est-il envahi d'une Tout pas que le Directoire de plain-pied avec toutes avaient enivrés sans le pouvoir fortune qu'ils ne savaient de survivre tremblé aux que les misérables qui le comprendre se soient à quel massacres dieu dans attribuer? lesquels quelparce surpris chacun avait qu'un qu'ils furent de se voir de ses complices. Dès que l'ascendant de Robesune ombre d'autorité à peine saisispierre 6t entrevoir on sonda sans pudeur ses dispositions sable. à son les puissances. à son nouveau Comité de salut public. sans discussion et sans savoir toutes les difficultés contre elle se comment. mais la plus humble et que les triomphes ils se montrèrent les ménageait. l'orgueil rance brutale surmontait. ils mettaient européenne il n'y a rien d'étonnant des clubs à ce qu'elle enflât des négociateurs dont l'ignorévolutionnaires.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE sur des conventions signées le matin continués sur ce la diplomatie au niveau pied. étaient impunis.

voulu allumé éteindre complètement en feignant de vouloir il n'avait alliés d'autre l'incendie le concentrer avait qu'il en France Pitt. principes tion des plus démocratiques exprimait que celui whigs. l'allié mettait d'une nation d'atrocité On ne qui faisait reculer sans honte pouvait au droit des gens et se qui insultait au ban de l'humanité en décréFox. en conclure voyant qu'on en éprouvèrent qu'ils de la coalition. continuer la et sans guerre* qui les inféodassent ne pourraient plus . habile n'a plus que moral. sur tout en soutenant les l'Angles'avouer cyniquement tant la mort des prisonniers. Mais ce paroxysme ne produisit d'orgueil qu'une de l'esprit recrudescence et il rendit révolutionnaire. traitait avec eux assez gagné et les convende puissance à avaient de présomption pour les batailles dont ils profitaient. qui avait en devinant le but des sollicitations de pressantes l'invasion de la Holpressenti pour l'y étouffer. la confiance des des subsides ils lesquels but que de surprendre et de l'exploiter en les liant par à sa politique. l'opposirégicide et Pitt de profitait de l'indignation contre la France pour ple anglais contre péenne ouvrage. exécrable lesquels pivotait son horreur d'un Charles Stuart. un rapprochement véritable.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE révélation tionnels. sans les en grande partie son universelle que manœuvres de premières la'seconde coalition ne se serait pas réalisée. La guerre avait impossible pris un caractère terre elle-même. Il est ce même lande vrai la qu'il voyait éclater ranimer là vieille haine du peuet se mettre à la tête de la croisade euroRévolution. Pichegru. Mais jamais ce ministre. du côté faible puissance.

sachant Il en est d'avance à toutes les qu'on résigné conditions Les conquêtes de qu'il lui plaira d'imposer. sous son nom. Tandis soldait de la Baltique au Bosphore tout ce qu'il qu'elle lui était possible de susciter d'ennemis à la France. l'effroi entretenaient dans l'Europè rendait l'inqu'elles tervention et empêchait les anglaise plus indispensable de marchander cabinets sur le prix qu'elle mettait à ses secours. et elle pouspour lui voler ses flottes sait le roi de Naples à sa perte. la le de ses avances. et le premier. se trouvait et garder tout ce qui prendre Elle prétextait de la dépendance Hollande des armées françaises. par l'épouvanter en effet. la République et de l'Empire servaient en cela la polimieux que leurs défaites car tique britannique mêmes. devait inévitablement ges que lui lendit. il surgit à la tête de nos armées elle-même deux hommes dont elle ne put pénétrer ni traverser les et lorsqu'elle voulut les opposer l'un à l'audesseins. C'étaient sûreté des nantissements qu'elle exigeait pour le fait un usurier envers dans sa détresse. avec plus . perfides Ces conquêtes à la vérité. des côtes de la Sicile. et ses colonies. finirent. afin de le tenir sous sa tutelle et de disposer. comme à lui dissipateur qui a recours abuse. Entre Piinémais longue du par la révolution tomber dans les piède persévérance que de géfut déjà répudié et Bonaparte.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE est-elle la seule puissance à laquelle Aussi l'Angleterre du continent les luttes aient été profitables. elle s'en était où autorisait pour la à sa convenance. déjà proscrit 18 fructidor. la lutte chegru gale.que la Révolution comme un ennemi socret. tre elle avait ne réussit qu'à perdre celui .

à compter il n'y eut plus ni autorité ni révolutionnaires.Pichegru. plus éclatant et toute l'habileté de Pitt le triomphe de Napoléon. leçons à l'École officier militaire d'artillerie de Urienne. il n'y avait cela est secrètes entre se vantent-ils d'ennemi à tort do que et ni et plus fort la nation révolutionnaire et ne pouvait y avoir ni entente de toute évidence. de la Réou. les intrigants et les utopistes qui fourmillaient à la cour de Louis XVI les autres en disciot en les retenant dans plinant tous ces révolutionnaires la voie du crime par l'affiliation. le opiniâtre homme de guerre et le plus profond politique n'était modernes. toutes les ressources de la à son audace. Nous l'armée. Cependant à ne pas le re- à. L'Angleterre avaient concouru au renversement de la monarchie en encourageant. sa fortune. La création des clubs et l'asservissement de la Convention elle-même à celui des Jacobins à part des sociétés occultes. de la formation des comités Mais. le complément l'organisation volution. pas entré dans les prévido Londres. développer en le forçant sienne et à donner plus d'élan les marchands connaître de Londres souverain. une alliance comme s'obstinèrent ce qui l'honore plus que fait ne l'aurait avec eux le dédaigner. la crainte c'était avouer et rendre qu'il leur inspirait au premier homme de hommage qu'ils désespérassent ou de corrompre. Aussi tromper Il n'a pas trouvé l'avoir renversé. sinon lui-même.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE nérosité. en soudoyant tous les factieux. dirigeante i. les sociétés le répétons. avait donné des l'une sont l'œuvre . si l'on veut. comme Bonaparte. son ancien élève devenu maître de l'Europe Le génie plus grand des temps sions du cabinet aboutit à rendre et prévoyant du jeune Corse. solidarité.

en admettant planent qu'on les nourrir et les. Elle profitait des perturbations que d'auL'armée. conduit à l'aven- aux bouchers par des bêles féroces qui disputaient le droit de l'égorger. On peut aussi douter. de tous les éléments sociaux qu'elle n'avait ni prévue ni sans doute désirée. tres et des fautes ennemis. L'influence dans cette confusion anglaise disparaît. même instant armées contre la France. dont il recueillait le profit. la moisson fut abondante de nos armes. M. mais dont son intervention a toujours le succès n diminué les avantages. ne propagande mission songeait pas qu'elle pût avoir d'autre que celle de combattre. compromis Il faut donc renoncer à cette cent mille décrétés quatorze hommes ils n'eussent été que de la chair pour les corbeaux qui sur les champs de bataille1. . mais on la trouve au. tandis que les secrètes se glissent avec elle dans le agents des sociétés mais pour y porter le découcamp des conservateurs. être dans téméraire. des unes ni des autres. ralliée aux fomentaient dans les rangs des fantasmagorie par la Convention. de Chateaubriand conscrits du dernier ban langage pittoresque. marpuissances chant à leur tête contre la Révolution. ragement entre les séductions de cette impassible et les menaces de l'Europe en armes. et comme ces perturbations et ces fautes furent nombreuses. de l'Empire. de la chairLà canon. son des prodiges les 1.LES BriN'ES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE unité autre ture de plan. même pour chose qu'un troupeau le mal la nation ne fut plus de bétail. Le gouvernement révopour l'honneur lutionnaire était étranger à cette lutte. et la trahison. sans appelait. sans être responsable que ceux-ci pouvaient commettre..faire manoeuvrer pùt les organiser.

pour ne pas des législateurs voir en eux d'illustres négociateurs. n'auront vus de près. intrépidité en personne. des yeux de leurs biographes et des Robespierre? Qui serait assez hardi.DES FAUSSES IDÉES SUR la RÉVOLUTION française à la présence les camps parcouraient attribués général Santerre. s'ils tous leurs censeurs eu le temps de renfermer cachots de la Force pas aux Danton avaient dans les et de la Conciergerie. Grâce à tous ces tribuns sthène. Les Marrast. tous aussi et dont et quelque les deux uns embarrasseule" ont montré aux quelque prestiges aptitude au commandement1. Ce sont ville. admirateurs de tavernes Mais. les héros de 1830. aussi et parfois stupides. ne citoyens l-. 2. et des émules. . la taille des Marat. nous ont paru si petits. les assuré Bon-Sain des admirations et les Merlin Bastide.Vndré les Ledru-Rollin. et autant de foudres plus sages que Solon ou Salomon. sants 'au ment les conseil du autres que du peuple de ces délégués qui et les villes. sont ni les seuls ni les aînés. pas de regarder autour de'nous? Qui oserait répondre que. toujours Jean Le succès 1. les Crémieux.. ont été de guerre ? Les uns ont fait peur. et les autres sifflés voilà toute est la différence. dans cinquante ans. suivis de quelque en bonnet stentor de quelque rouge bourreau barbares dans l'action. comme ceux de la Bastille mémorables des émeutes et tous les champions 2 qui. de du Thionetc. des de l'optique et à l'illusion de la Révolution ont donné les chroniqueurs distances. de la à tous ces nains des proportions gigantesques de Démoà tous ces squelettes chevalerie patriotique. qui ont eu des pour juger sainement ne suffirait-il valeur de leur réelle.

tout pliqua à diffamer tout général l'attention des hommes et héros qui attirait naissant sur eux. ceux égorger elle s'aperçut pour qui gagnaient des batailles puis. se tourner contre elle. de la Marseillaise et dépouille elle mêlait ou de qu'aucun l'armée s'émut 1. La fusion avaient attitude déserté craintive le drapeau royal et soupçonneuse. elle consacré n'avait Son malaise qu'une ne cessa de eut pas même lorsque la victoire à leurs nouvelles ces déserteurs la fidélité toutes ses couleurs alors sur les capitaines se portèrent qui les inquiétudes Elle se mit à dénoncer. Sa première monde par sur en Bellone. elle les fit mitrailler baïonnettes. Mais en se retranchant derrière ceux qui sans soldats. Au 13 vendémiaire an III. à destituer. En les empire prendre pouvait quelque elle avait soin de s'approprier tuant. il ne faut dans l'opinion ses pas qu'il laisse deviner a revêtu bien des masques La Révolution mystères. les despotes. comprit elle ne pouvaitse soutenir que. le mérite de leurs de s'attribuer à leurs arrêts de mort le chant leur succès.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE mais pour que ce culte servile racine prenne vulgaire. avant du de se déguiser un soldat. puis quand elle et de leurs fiers de leur uniforme ces citoyens. 1. par les bandes qu'elle avait licenciées ne s'opéra donc pas naturellement et sans La Convention réserve bien de part et d'autre. elle s'apque qui lui faisait peur. prétention le désarmement à pour se prostituer fut de fonder la liberté de toutes les troupes tous les d'appeler levées citoyens vit tous la seconde. à la défense de la République. la guerre étant déclarée. quand d'eux n'avait assez d'autorité de leur disparition. à commandaient. .

désobéie. et dans çonner l'armée. flétri ces abus de la longtemps le droit de la guerre au droit seule a donné le signal de co mais elle n'a la Vendée jamais pu y faelle a été même. les nations civilisées victoire avaient et depuis subordonné soldatesque calamités que le des gens. Si la générosité des vieilles mœurs. Le sac d'une ivre cité livrée aux fureurs d'une de sang et de vin est une des fléau de la guerre inflige quelquefois à l'humanité. délire d'une délivrance de sang et de vengeance que le carnage ne peut une fièvre de tyrannie soumission assouvir. et elle seule est responsable des violences Les hontes et les malqui l'ont dénaturé. si la douceur n'ont pas tou- proverbiale.DES FAUSSES IDÉES SUR LA RÉVOLUTION FRANÇAISE de triomphe composés hymnes par Chénier. que par Elle n'y a été représentée naturelle devenue aux dignement braves. j ours honoré les armes françaises.rer les captifs tombés dans leurs mains c'est quelque chose de plus sombre et de plus mystérieux de toute une que ne serait l'hydrophobie s'emparant meute subitement déchaînée. qu'aucune ne peut apaiser. s'éverC'est une orgie de cannibales appétit tuant à tort:. Lorsque celle-là comprit qu'elle pouvait se la soif à la férocité de ses instincts. La Révolution retour vers la barbarie. tout monstruosité ne peut donner l'idée. laRévolutionseuleapu altérer le caractère national. mais les Barbares mêmes font des prisonniers. entre la RévoluVoilà tout ce qu'il y eut de commun tion etl'armée. Carrier. livrer impunément nouveaux de destruction de procureurs en victorieux fanatisme par le que ressentit et d'avocats est une à coup cette troupe et travestis en législateurs morale Elle dont aucun pas un ne s'explique C'est inespérée. .

toutes les révolutions encore qui troublent C'est elle qui. dénouement résultats la nationaen soulevant susque longtemps de vingt ans de et le logique de 1789. par ses doctrines. Il suffit d'ouvrir se convaincre qu'il est moins puissant. pas aussi généralement fureurs par la sauvée de ses propres que la Convention. en énervant ouvrage. La conquête subie en 1815. née à la dompter. qui agitent le monde. Les est pas moins la conséquence de la Révolution inévitable de campagnes mémorables prouvent des généraux les plus illustres trop bien que la science et les exploits les plus héroïques de leurs bataillons ont pour le pays. Un fait prospère que sous le sceptre néanmoins n'est c'est admis. dès le que l'armée sa plus redoupremier jour de son entrée en campagne. de l'usurpation le cruel remède nécessaire militaire. plus de répulsion elle presmême au sein de laquelle pour la coalition et des complices. a préparé tous les bouleversements excès. latente. bien alternatives par les chances pendue n'en guerre. et l'Amérique et qui ont compromis l'Europe lité même de la France. constance eux et l'intrépidité de ses défenseurs. été stériles moins les yeux pour moins libre et de tant de ses rois. sentait avait des protecteurs qu'elle enfin.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE a attirés sur le pays sont exclusivement son heurs qu'elle la nation C'est elle qui. par la en la divisant lui a rendu terreur. . l La Révolution. et que là était. des peuples l'indignation humaine et la conscience par ses par ses provocations. comprit était. la force destitable ennemie. eut pour instinctive que plus d'aversion.

Or les à celles du monde règles analogues physique. instruments de l'unil'équilibre que soulève le phéne remplissent pas libres et faillibles naturellement ils y apportent n'en de l'humanité.événement qui et de l'enchaînement logique à ce qu'il y a de plus perceptible Cependant. qu'une des lois de leur naerreur fait sortir orbite ou qu'une avec dédain ture. c'est que le monde moral est soumis à des l'intelligence. de ont la solution mathématiques vers et de la plupart des problèmes nomène de sa pondération. La fatuité philosophique peut sourire à l'évocation puissante sort des des faits. raison de tout mais elle est im. les imperfections il est vrai. Ces envoyés de Dieu.` CHAPITRE III DU CONSULAT ET DE l'eMPIRB La soumission des hommes nouveler térieuse aveugle des nations à l'avénement à dompter destinés ou à reprovidentiels d'une leur siècle est la manifestation visible dont la fonction déviations mysdes sociétés force immuable et prépondérante les est de réagir contre au delà de leur commotion entraîne humaines. voies des causes à donner la ordinaires surnaturelles. leur mission toujours d'une œuvre surhumaine. Mais leur mandat .

à en démontrer le néant. et ce bras. flagellée Elle s'est redressée dans son humiliatiôn lement cessé survécu ambition l'étouffer. et à constater la viopropre lence1 faite aux mœurs et aux affections de la France. à l'heure seuà son ne lui char eut d'une pour a-t-elle C'est que dans l'intérêt parce qu'il a employé. sies. le premier général qui se saique la facilité avec laquelle sit du pouvoir et plia toutes ces volontés républicaines fit des courtisans ou des mendiants des plus fiers athlètes de la tribune et des plus incorruptibles philosophes qui aient maine. à le servir: souples et empressés leurs principes aussi peu à craindre qu'eux. esprits l'infaillibilité où celui d'en tenir enchaînée qui l'avait les rênes. assouplie pensée. flétrie par ses honneurs. armé par elle et pour sa cause. Bonaparte et les premiers actes de sa vie témoignent qu'il la lui consacra avec toute l'ardeur de son âge et sans arrièreelle qui l'a inspiré. Dût cette conviction faire sourire les forts. il put compter flexibilité les façonneque cette même rait à son usage. comme si l'erreur n'était pas toujours Napoléon il dut croire les trouva jamais travaillé à la régénération de l'espèce hu- . de leur but ou les arrête en chemin.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE du sceau de l'éternel Organisaest pas moins empreint et l'on doit s'en prendre à eux seuls de l'obstacle teur. la force qui lui avait été donnée égoïste. qui les détourne s'était voué au service de la Révolution. d'une invincible crédulité dans affligés des doctrines rien ne nous paraît plus révolutionnaires. était rifié destiné à triompher d'elle. grandi et gloadopté. il l'a tenue courbée à toutes ses fantaisous son sceptre. et peut-être de ses mépris. Pendant douze ans.

c'est des personnes et un ne pas chercher et à dégager son à s'appuyer sur son point élan de toute inquiétude et les choses séparer qu'il crut pouvoir comme au présent. sans l'esprit militaire et d'Allemagne armées de Hollande l'enthousiasme en avait qu'il obtenu de venait par ceux de l'armée le commandement rendre à l'indépendance entretenu par les succès et porté jusqu'à d'Italie. entre tions. . il attirait les gens de bien et de mérite. S'il ne remplit sa sainte mission combat perpétuel sa politique et ses affecqu'à demi. Il cherà lui par l'impulsion naturelle de son chait. applaudir ilcomce n'était pas assez de vaincre de vendémiaire. encore meurtris de la mitraille des Parisiens. mais jugement supérieur antérieurs et peut-être ses habitudes. GLOIRE ET GÉNIE DE BONAPARTE Au ment révolutionnaire paroxysme succédé une atonie funeste aurait indubitabledu des pays. ses engagements à son insu vers les homses inclinations le ramenaient mes de la Révolution.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE des passions si la haine comprimée comme n'était de l'esclave celle qui se pas plus vivace que dilate en toute liberté Placé entre la république dont il s'était fait un marchepied. de ses vues se trouva donc souvent en La grandeur désaccord avec les exigences de sa personnalité. Bonaparte prix du service Pour se faire pour à la Convention. et la monarchie héréditaire au service il évoquait l'ombre encore le grand menaçante. suffire à l'avenir § 1er. sa raison Il y avait et ses souvenirs. homme ne put prendre une attitude assez droite et assez dont haute pour de départ de toute comparaison.

que et le théâtral riez. les champs de bataille. connaître quelque chose de prématuré et de fantastique. un parfum la antique réjouissait de Marathon et de Pharsale. les faits répondant trop pompeuse peutêtre du langage. l'imagination plus portés vers le romanesà la véritable que sensibles grandeur. il n'aurait pas subjugué des Français. comme général et de leurs . Les divers partis qui allaient les républiques d'Italie tous en avaient autour ceux-ci délégués. la nation la plus railleuse mais la plus du monde moderne se prit d'une admiimpressionnable ration naïve pour le style aussi bien que pour les hauts faits du grand homme qui s'annonçait rition des anciens jours. son habileté sans égale et pronostiquaient se révéler.' Mais il servit niens à souhait le goût de ces modernes Athétous les mouvements de poétisèrent d'héroïsme son armée. comme une appa- nous se le rapNos contemporains comme peuvent à subir cette mysles esprits étaient prédisposés peler influence térieuse avant même que le nouveau général de l'armée On en était qui lui serait proclamaient les merveilles qui divisaient France des du nouveau conseils d'Italie encore eût franchi les barrières de Paris. mémoire des vainqueurs ses bulletins à l'ampleur et. de Pichegru et de Moreau. à disputer sur la portion d'autorité et déjà des récits pleins d'enflure dévolue. paraissaient que puissance Il y eut dans sa renommée en l'abordant. par quelle reet les initiés occulte.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE étonprit qu'il fallait encore éblouir l'opinion publique. s'empressèrent ils lui offrirent le secours de leurs de ses ils se portèrent bras garants Il semblait leur avoir été désigné victoires. ner les masses et dramatiser S'il rivalheureux de Dumoun'avaitété qu'un habile général.

à l'Autriche. Nul. par leurs lons. Il les aguerrit par des habilement les vêtit et les sustenta ménagées.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE dans ses batailles et dans son élévation quelque et d'inattendu. qu'il inspira toutes les populations dès longtemps hostiles italiennes. sur quelques détachements isolés qui se reposaient dans la supériorité de leurs armes. et de munitions l'ennemi en regorge de vêtements' » Et. d'exalter l'ardeur du soldat qu'il prit le commandement ses derniers et dénuée de tout. de prestigieux Ce n'est pas du moins un mérite vulgaire que d'avoir d'un public déjà blasé sur les vicissisurpassé l'attente tudes de la Révolution et las de la tyrannie sans gloire du Directoire exécutif. et de confondre. railler et traiter de conscrits camarades. d'attirer à lui de son génie entreprenant. tous se Ht neufs deux soldats d'uniformes 1. Il fit revêtir du mauvais état de leurs plaindre habits. venus qui étaient les à leur sortie. Lorsde cette armée humiliée de chose “ démocratique déplus inspire « Vous manquez de pain. il revers. puis. découragée releva son audace en lui montrant l'abondance dont et en jouissait l'ennemi par tout ce que l'orgueil audacieux aveuglément flattant son honorable misère pour s'en faire obéir. n. avec leur assistance.' avait eu cet art de préoccuper et l'opinion pour la dominer. par l'idée défit tous les uns après les autres. fiers de leurs bail- . avant Bonaparte. surprises et après avoir réparties par des réquisitions sagement les corps de l'armée autrichienne fatigué et dispersé par la rapidité de ses mouvements et la hardiesse calculée il tomba sur chacun d'eux avec toutes ses forces et les Il acheva. sans laisser à ses soldats allons les lui prendre il les précipita le temps de réfléchir sur leur détresse.

Quand avec le gouvernement n'avait encore puissance l'honneur modeste. après plus glorieuse le jeune Corse. ordres posa cune et fit taire de reconnaître toutes les rivalités. qui lui avait confié soldat. et. Des dieu en dehors de toutes les re- des rois pour fut couronnée campagne que la République et n'avait pas besoin éclairer le monde. cruauté. . et dè victorieux. comme un demilitique des temps héroïques. de négociateur de profond pola triple auréole habile. la tactique surannée des généde sa avec une fierté à la République ses triomphes et à l'armée dont il était le premier défense. dans l'administration lui-même encore il n'y eut plus de bornes les immenses effet s'approprier ressources vinces sans les fouler. plus d'une en ont terni trahison la pureté. il sous ses on lui prolequel aud'al- grande avec hauteur il répondit liance. Il sut en de ces proet l'affection inappréciable d'une auto- grandi par ses traités. En reportant. et y gagner l'estime le bienfait peuple en lui octroyant et de la justice sous la garantie de l'ordre du des provinces à l'admiration. tous les braves qui avaient combattu s'attacha. nommées contemporaines. a rendu ces taches et lorsqu'on se montrer imperceptibles vit le vainqueur. plus d'une Mais l'éblouissement aux yeux du monde. supérieur à conquises. se trouva.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE les plans que lui opposa raux allemands. cette gloire rayonnante. ténébreuses et l'active intrigues coopération secrètes des sociétés sur jettent bien quelques nuages Plus d'une exaction. au soleil était semblable française du consentement Cette brillante contracté par une paix les traités de Campoencore. le front ceint de Formio et de Léoben.

toutes par les ressources de la marine et des finances. de passant des subsides qu'il enrichit ses trophées. Il eût pu dès lors prétendre. Les profondes impressions que la rapidité de ses conquêtes en Italie avait laissées derrière lui furent entretenues avec soin reux de ses expéditions lointaines et lorsque des directeurs sique l'ineptie l'honneur que eut compromis tous les regards se tournèrent Son oeil observateur Pyramides. mais soit que ce partage du pouvoir ne satisfît pas sa juste ambition. Il qu'un conquérant. en le chargeant projets. Paris. Il ne quitta donc le premier théâtre de sa gloire que un autre. I. inquiétés sa présence. et. assez décisives une modération soit qu'il ne jugeât ni les circonstances ni son expérience assez mûre. dignes fut donc. il affecta et un désintéressement de lui. pour l'Italie. pour en chercher rivages du Nil. le soldat de la guerre ni ceux de la France. sans témérité. ce qui ne lui fit oublier plus ni les droits un roi au Directoire. Il s'attacha et acheta en se son indépendance par ses libéralités de la métropole. Les dépositaires mal assurés du pouvoir. chaleupar les récits sur cette terre clas- de la Républiet le salut de la France. Lorsqu'il T. pour ne pas donner trop d'ombrage il se montra impatient d'affronter de nouveaux hasards. et ses correspondants informé de la marche des faits pinion. plus solennel aux encore.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE rité vigilante. vers le des vainqueur toujours fixé sur exactement de 3ir était le tenaient et des tendances l'o- apprit les intrigues v que y a diplomatiques y . ses d'accéder à tous s'empressèrent lui-même des préparatifs et. de l'expédition à sa disposition mirent d'Égypte. à prendre part au gouvernement de la République française.

et violant. constitution déjà vingt fois violée par ceux qui l'avaient faite et par ceux qu'on avait préposés à sa garde. presque il toucha la côte en clandestinement. aux acclamales règlements il arriva à sanitaires. l'opinion puautant l'y encouragea par ses applaudissements à se voir que par ses vœux. du succès. par les flottes aperçu. pour saisir une occasion Embarqué déjà assuré do la foule. en France. soutenue et dirigée se par l'Angleterre. le plus digne de lui succéder. s'éloidisposant au découragement gner de ses soldats sans les exposer et au danger d'une défaite imminente. indifférent à la chute burlesque d'une pour le peuple. Bo- . que la nouvelle de son débarque- aussitôt no se Personne jeune blique sur les vues ultérieures du méprit et loin de s'en offenser ambitieux. il venait de leunearmée verle siège de Saint-Jean formidable d'Acre.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE do Sieyès et la mort du général Joubert étaient le prélude d'une crise inévitable et prochaine. il le sentit et se hâta de déférer le commandement au général Mais. Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) commence une ère nouvelle dans l'histoire de la Révolution. qui mettait à sa merci les conspirateurs de tous désappointés par la déception il n'y avait pas un instant à perdre leurs calculs. homme tions Paris ment. pour revenir Le vaisseau non moins auquel il confia sa fortune. protégé par les dieux que-celui César. traversa qui porta des mers sillonnées sans être ennemies. il ne pouvait à profiter de cet échec. Le pays tout entier aspirait délivrer des mesquines ambitions dequi le fatiguaient son élévation fut à peine contestée puis dix ans par dont l'expulsion fut un sujet de risée quelques députés. de musulmans.

regrets et recule les espérances. et renvoya au travail les prolétaires salariés Prudent et même insipour l'émeute. comme dans la quelquefois jamais failli dans les à sa voix si l'on impérieuse. l'ordre. et dès la première année de son consulat l'État. de tous. mais inébranlable dans ses résolutions. degré de l'esprit d'autorité et de l'instinct du pouvoir. sur ses égaux. dieux dans ses actes. et la suppression des contriréduit à moins de deux cents discrédit du désabusés des finances régulières perceptions épuiet les concussions sées par l'impéritie mais. fixe toucrates rassure tous les intérêts et prend tes les incertitudes. partis et peut en exiger impunément Il n'éprouve de la part des démopas plus de résistance naparte dont il ravive les que des royalistes. mais qui n'ont du dans cabinet. au-dessus profite de toutes les fautes. n'eût attendu .DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE il impose seul silence à tous les y domine tous les sacrifices. Ainsi. il puisa et une volonté méditations tout rentra dans la constance de son âme une force qui ont paru fléchir crise de l'exécution. sur ses supérieurs de la veille et sur la multitude. il embrasse d'un coup d'oeil tous les détails de l'administration et réorganise comme par enchantement la l'armée. Il se place entre tous. sans dailes économistes. dès le premier jour. marine lissement butions millions et les finances. il rétablit tout le mécagner consulter nisme des impôts. Le de la propriété indirectes avaient les l'avipapier. à six cents millions il porta les revenus de il tripla les ressources du Trésor et assura tous les avec sollicitude les notabilités Il chercha propres aux emplois éminents. un ascendant que perDoué au suprême sonne ne songe à lui disputer. services.

LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qu'un signal pour abjurer chef pour marcher contre ses plus données menti ventes. avec aux avances que leur faisait le disempressement et de la gloire. Tout se recomposa sur les du passé et chacun prit confiance dans ce déde ses professions de foi. néant des institutions spéculatives que sous le Directoire. Pour avait prétendu lui imposer en dépit de miraculeuse. en effet. tant elle rougissait de sa dégradation hautement les doctrines montrait impatiente d'abjurer et les lois qu'on ses mœurs. Mais l'expérience ardents les erreurs de la liberté. et d'en faire de les plus fanatiques sectaires désespéraient nouvelles. avec ardeur dans la précipitèrent à leurs espérances tout un gouvoie large qu'ouvrait à renouveler. Il n'y eut pas des honneurs pensateur plus de goùt pour j usqu'aux femmes qui ne se sentissent la valeur chevaleresque. naguère encore si feravait désabusé bien des dupes. répondirent égarée. se de tant d'efforts fatigués impuisdes choses. et les jeunes gens. ou n'avait mieux senti le Jamais. et se avec joie. qu'on n'avait pu leur en inspiLa nation en-ou romaine. sants contre la nature lices dans trant s'était dans la via. non pas avec résignation. plus étourvernement des mœurs dis qu'enivrés républicaines. qu'un la République abandonnée de zélateurs. des dernières aux cette contre-révolution compléter une victoire mémorable vint laver la honte campagnes et révéler à l'Europe qu'il ne manquait . Parmi ceux que la Révolution avait fascinés ou les vieillards. séduits. se rejetaient avec déles habitudes en enqu'ils avaient contractées Les hommes dont l'ambition faits. rer pour la rusticité spartiate mais fin se façonna au joug.

Sieyès services vénale reçut et de l'intronisation qu'il lui une dotation avènement résigné aux infligea nationale. du sabre. des tant après derniers vestiges les plus eurent d'anarchie. le despotisme l'invoquant comme de leur impunité. sous le nom de se révéla dès l'abord à ses deux acolytes un rôle suconsul. du de subordination effacé les à qui. assisté de leur concours Tant de splendeur du règne du après les turpitudes tant de sécurité Directoire. de sa propre autopour prix de ses consul. austères en appales faveurs factices dans et la serappe- démocrates avec le plus briguerait consul. fonctions . alarmes. ils s'étaient rués dans voix la licence. après de si longues tant bientôt C'était rence. Il subit et en a joui de séobscures ce don de joyeux jusqu'à sa mort. de la République. s'y réfugiant port de salut. du premier sans en xougir. en le flétrissant de son importance. encore commença-t-il par se débarrasser du seul compétiteur qui eût pu.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE légions chef inspiré de Dieu pour acfrançaises qu'un faire passer sous le complir leur mission providentielle. la même ténacité montrées les plus souet s'imposèrent avec la la même intolé- maniables. se prévaloir par une récompense rité. les plus avaient éphémères Le monarque premier balterne leurs constipour imposer et le joug de leur propre tyrannie. qu'ils ils se ruèrent sauvage. premier Abjurant d'obséquiosité leurs vertus tous leur patriotisme comme vitude. lant à haute comme dans ments ples. à l'occasion. du continent et promener le fléau joug tous les rois révolutionnaire les nations parmi toutes qui l'avaient ou appelé de leurs vœux. Ils s'en firent les instrules courtisans et actifs. assignant et même nul. même rance tutions le garant leur unique les plus les agents obsession.

la génération à y façonner ni à y-assortir ses nouvelle. pas à faire jouir la France de l'expérience des pays conquis. tandis que Boun supplément affectait de ne prendre pour collègues que des naparte se bornât à l'honneur dont l'ambition subordonnés de avec le servir prodigue et de tendre envers la main à ses largesses. du sénateur. la fonction exprimé quement dont un seul jouissait de ce triumvirat. Il n'hésita qu'il c'est-à-dire consulter. c'est que l'ordre inconnu intérieur. imposés tant qu'avait son sceptre. qui l'agita. 36. n en fut il exigea une obéissance eux. phes. qu'ils au delà du rôle de comparses ambition que d'abord leur titre de second et de assigné Les caricatures temps ont énergide chacun des membres des prérogatives du de passive. vère mais réparateur. de la virilité. à reprendre le cours de ses triomil comprit par la victoire. ne fut plus troublé et que la France. mais à l'archichancelier et c'est une justice à rendre n'ont jamais l'Empire. Mais ce qui fit paraître institutions. · s'ajoutait. toujours Jamais ques 1.000 le francs revenu de d'une traitement sénatorerie. de cette ambition instinctive dit-on. par un régime séprépara. Couronné qu'il ne pouet il n'eut aucune peine vait régner que par la guerre. et à l'architrésorier leur porté leur avait troisième consul. légers les sacrifices au pays. pour Aux quelques-uns. au dedans. . calme et soumise sous resta 'dans les rêves les plus fantastiBonaparte. glorieuse au dehors. avait acquise dans l'organisation qu'il la gouverna Il lui laissa l'utile militairement garantie et sans la parleles avocats du contrôle dont il eut la prudence d'écarter mentaire. et la en fermant la tribune.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE nateur de salaire1. duré la Révolution.

extrême recommanda réduit des il une Victoires. qu'à la vérité Sa mémoire a été Bruttts les cette mitraillettre Il son Bo- il se serait historien signée commandé que démontre de Bourie)ine. . épée qu'en l'humiliant par d'en faire un instrument l'humble des pensionnaire le confident de son France dont 3 quelle de cette le joug dut être nation. dans laquelle naparte. lui le serviteur et qui ne lui avait rendu son sa clémence et dans l'espoir docile de ses cruautés 2 lui. l'ami de Robespierre placable dès l'enfance. et l'arbitre absolu entre l'ancienne et la nouvelle entre la France et l'Europe France. rois de France. rien présentant qui l'accueillit du lieutenant d'artillerie rapports de son aux armées et l'arbitre dans sa disgrâce noble. si l'on en croit intime de cette jeune âge.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE tant de facilité pu se promettre de ses souhaits. est supposée. reavec Marat n'ont détresse. Grégoire. Les surtout dut-il être pénétré pour avec ces réformateurs jeune. n'avait et de Marat' tionnaire qui devant de cette oligarchie révolul'avait réduit à se présenter en suppliant elle pour obtenir l'honneur de la servir encore. 3. 2. le souverain de cette patrie qui avait absorbé la sienne. et. combien dut-il prendre en pitié à ses pieds toute cette race frivole prosternée De quel mépris 1.-F. et le il a été de l'hôtel réclamer Robespierre ou avancement.-H. Destitué comme n'a jamais payé son loyer n'a pas osé hôte. Si l'enivrement d'un juste orgueil n'altéra pas la liberté de son jugement. moins ingrate envers Talma. à Fréron. ni une soumisdans l'accomplissement ni surtout sion si empressée. de compromettant. Mémoires son à l'empereur. tant de bassesse dans un si exclusif et si imparti qu'il avait connu si arrogant. envers lui-même. une lettre Il a circulé vanté d'avoir P. l'ennemi pesait sur la Corse qui l'avait vu naître sa surprise de se voir devenu l'idole le protecteur de cesjacobins qui avaient dédaigneusement amnistié sa noblesse. lui. mais lades de Toulon.

l'argent. inspiration ou de le manipuler de le perfectionner. un gouvernement régulier. apôtres humaines. méthode de bien régulateur ne soient rent que la question plus ou moins enfin savante n'est pas d'inventer de le constituer. des rapports et avec les de sociabilité avec lui-même autres. une mais savoir le pouvoir sous quelle forme extérieure se manifestera pour que les lois de la justice C'est ce qu'ignopas enfreintes impunément. pas un pays nouvellement des croyances et des usages avec lesquels on intérêts. que de souffler sur les à grand effort de génie par trois Les siennes. par l'extermination identifiées.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE idéologues erreurs. mais qu'on ne détruirait pouvait essayer de transiger. quB l'idée que une ménagerie. Bonaparte et de l'humanité. des théories toujours prêts à faire fait que révéler N'eût-il philosophiques abjuration au monde d'un pour de le néant parlementaire. comme est une est une nation. qu'il a lorsque et vécu dans connu des lois. direction des États. admettent abstraites. du moins que la Gaule n'est qu'elle avait des découvert. à la trop souvent préposés ce que la volonté inflexible de leurs illusions et les esprits vulgaires. d'avouer ni le mérite leurs de et salutaire Ce fut une grande leçon que de mettre à nu l'impuissance et l'hypocrisie de tous ces fauteurs de la liberté et de la raison de révolutions. Il n'eut constitutions assemblées moins élaborées et le danger auraitbien mérité besoin régime de laFrance de rhéteurs. mais d'un soldat leur apprit en se jouant . la persévérance ni le courage qui n'avaient ni le remords de leurs crimes. ce peuple d'insensé. pour les anéantir. sous prétexte des races de parquer entières un qui y étaient comme peuple de l'argile.

plus rebelles l'instinct. celle de Napoléon et les défauts de cet homme Mais si les qualités traordinaire dominèrent années pendant plusieurs les partis qui divisaient les cabinets de l'Europe la France. CONCOURS DE L'EMPIRE. s'ofet de sa puissance. à l'accomplissement que le courage de ses écueils faisaient ob- mission de la haute s'était Bonaparte dont lution.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE de simple citoyen. L'histoire devrait placer au rang des demi-dieux les princes du fléau de la déqui ont délivré les nations mocratie. titre de à l'estime de la postérité. de de ses devoirs § H. source de sa gloire les séductions Pouvait-il les éviter. ambition et un piège tendu sous chacun de ses pas et du champ de bataille. selon nous. PREMIÈRE Deux stacle. haute attribuée redoutables également dès te principe. extous Bonaparte. lorsqu'ils fraient des S'il à lui comme toujours jamais une deux auxiliaires à faciliter de ses desseins son élévation? et véhicules exista prêts avec la Révoantérieurs engagements était une amorce à son la servilité même voyante se jouer humaine assez clairintelligence et assez vigoureuse pour tout pressentir pour ce fut assurément des plus grandes diHIcultés. le premier Bonaparte Il est plus réel et moins des périssable que la gloire armes. aux lois de l'esprit à celles que les animaux ne seraient jamais sortis de la barbarie. . la politique de tous et l'opinion du monde entier. Tel est. d'Hercule Que sont les douze travaux auprès d'un si grand service? Sans l'autorité qui féconde le génie humain et protège la liberté du faible. les peuples. FATAL DE LA RÉVOLUTION CAUSE DE A L'AVENEMENT SA RUINE.

le fruit des méditations d'une jeunesse ambitieuse? Ces à ses disciples. binées au dehors avec autant de hardiessè que de tout rapidité d'audacieuses ce prodigieux tissu de trames adroites et de calculs savants et d'inconceptions. sous la pression d'un ou plutôt de graves embarras ou suppose C'est plutôt le signe d'une politid'une puissance assise solidement dans l'œuvre d'un esprit Bonaparte lucide et réfléchi. comme on le suppose légèrement. à saisir le pour se faire investir opportun l'affermir et se l'identifier son front du diadème le talent du pouvoir. par la victoire et de fils déliés ou mêlés par la diplomatie fut brisé se rompit de luimême pouvoir qui n'eut plus de point d'appui quand il ne trouva plus de résistance. altérées. IL fallait sans doute une tête puissante et une rare de front tant de négociations perspicacité pour mener et de guerres. une volonté et un calme inalénergique térable pour marcher sans s'égarer à travers ce labyrinthe de ruses cupidités culs et de précautions des périls imminents. de complications dénouées trigues obscures. toujours de factions irritables même et de de calMais cet excès de ses propres mains. que Machiavel n'ont droit d'af&iger et d'étonner dési. conseille jeux de prince. le enfin lorsqu'il moment proroger. que fourvoyée que sur sa base. avec laquelle il s'était dirigé entre les factions ou se prévalaient de son qui tour à tour se défiaient la patience appui qu'il avait mise à épier. Était-ce diplomatiques. ou. déploya une hiérarchie et dans ses entreprises comirrésistible. ceignit prodigieux qu'il dans son organisation en établissant intérieure.itél'observateur .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE il faut L'adresse bien reconnaitre qu'il ne circonstances qu'il sut eut ni lui-même prévoir ni à subir des maîtriser.

en effet. et réparatrice par les bienfaits féconde. faiblesse et par et de désespoir rir le retour. respirèrent-ils plus librement. pensant. . Aussi tion. de bienveillance à ils s'apprivoisèrent et ne tardèrent pas les royalistes cachés ou fugitifs. isolés ou suspects. années un long du Consulat furent remla règne. ressé Les deux premières plies. ils rentrèrent dans la vie qu'alors des parents et de retrouver encore sociale. tout surpris des amis. du Bocage et des Manges combattant paysans pour leur et mourant sont ce qui le religion pour la glorifier. qu'avait multipliés et les honnêtes gens. d'une dont les commencements portaient l'empreinte . par une tolérance des par des promesses. décida au rétablissement avec raison. comme d'une administration réconciliation indisciplinables. du culte. professait l'on assure cette abnégation des que cette constance.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE que parce qu'ils ont gâté un règne exceptionnel. Rassurés attirés inusitée. plus justice sans de trouble et ché- ou l'assujettissement par les émanations une sécurité faisaient dont d'autant les mécontents propriétaires Justraqués ou proscrits. à leur en donner l'exemple. châtelains et les la Révolules émigrés les avec le général de la République s'attacher à sa fortune. Il tout haut son admiration et pour la Vendée. en acceptant ses faveurs. et sollicita du pape un concordat longtemps rouvrit et dota qui fit cesser le schisme créé par la Constitution civile du clergé. Le clergé fut le premier Bonaparte comprimés les églises satisfit spontanément aux vœux de la population catholique.ardeur juvénile pour l'idéal de la civilisation. et une sorte de courtoisie témoignages inespérée. des partis d'une dix années plus apprécier par les.

cependant. pour peu qu'il leur en revînt quelque profit.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE qui ont des convicque ceux-là seuls sont redoutables et que les dévots de la. frottés de philosophie voltaileur dignité crurent en se voyant rienne. de Bonaparte sa phrase. Il ne se <:onso!a jamais d'avoir de Bonaencouru la disgrâce à l'auteur du Voyage es ne garda pas rancune parte qui. savants reconnu humbles corps de fait que « Mais. qui voués à tant de faux dieux. lui et ses amis. rité vous demandait le rétablissement La colère rieuse soudaine ne du maître. éperdu. Nous et perdit jamais. connaissance en se confondit Volney La leçon le corrigea de toute velléité de blâme irrité leur fit. dans sa voiture. L'émotion 1. compétence. à la vu ie sénateur de cette entrevue. par les gens du château. Cette réparation solennelle des sacriléges de la Conles parvenus de la Révolution vention alarma cependant de laRépublique. si la majo* l'orateur chargé de porter la parole. remontrances l'État. courtisan d'achever excuses pour et d'opposition. il est vrai. de chargée de ses collègues patriciens. permit pas révolté au injumalencontreux de cette supposition. d'un défi jeté à leur pour offensés comme Une députation dont sénateurs. qui s'en notables étaient ostensiblement rendus complices. les les porter et du premier Il répondit naturellement qu'il n'avait au vceu de la majorité déférer des Français. compromise démentir un de leurs par un homme qu'ils croyaient et les esprits forts de l'Institut disciples. avons ~yp<e. avait Bonaparte lui s'en tinrent et la incrédulité. sortant Volney suite de laquelle il fut porté. seraient s'étaient toujours prêts à néchir les genoux devant les autels profanés par eux -mêmes. fut de ces nouveaux le général. Révolution. tions sincères. répliqua » des Bourbons?. .

injustes La plus malheureuse de Bonaparte ne inspiration fut pas de vouloir dont seul il un pouvoir perpétuer 1. La guerre d'Espagne n'a pas eu de point d'arrêt. au moins comme comme ce qui s'élevait. en burlesque du grand homme. de sa situation plus impérieux personété l'écueil de sa noble ambition. et les gentilshommes ries furent traités par les républicains. et. Les Prussiens lents envers la France. niveau. sur tout le reste au génie supérieur qui de faire absoudre par le pape devançant envoyèrent accueillis sinon les délits les chamleurs aux gens Tuiledes Les philosophes. de se prêter les ennemis a pour cause le refus ont été de toute la coalition . comme frères. passait Dans cette scène presque se révèle. y était impliquée. à la messe. il oubliait vastes sa personlorsque les lois de la logique. effet. pressentir sorte d'assurance mutuelle contre ditaires. et l'intérêt conceptions Ce qui sous le même dérogeait. gieuse Il fut convenu n'étant dès lors ils y entrevirent les légitimités une héré- aveuglément sur lui prenait révolutionnaires. il y trahiinso- et revenus. et les préfets du palais. Mais après le guet-àpens armées. à une les plus qui à sa merci. sanctifier nalité plus étroit mais nelle a souvent contradiction hommes séduire. Ce désaccord entre ses Seulement. Cette le porta plus d'une fois à persécuter des de les estimait assez qu'il pour désespérer ou et à entreprendre des guerres impolitiques ou sans utilité ruineuses. des égaux. bellans relique la restauration on s'en rapporterait qu'un acte politique. le fort et le faible de la politique Il ne lui échappait affermir ou rien de ce qui pouvait son autorité. est le commencement Hommes de d'une décadence lui. engloutit quatre La guerre de Prusse son.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE le fond de sa pensée. tout y était tout a'arma contre Bayonne.

non affrontée. 1. La noble et le dépit l'égarërent n'avait pu qu'elle aux jours de son publique des princes &la proposition en éprouva que Napoléon précipitèrent en l'irritant. et de se faire lâcheté nement laisser drait rois Soit par impatience soit veraineté réelle. dont il était émiqualités doué. du fond de son abjection. proroger pour donc eut-il la mauvaise Pourquoi pensée de s'appuyer sur l'abdication de la dynastie absente? En quoi cette sa situation et légitimé son avéchangé ? et comment un esprit aussi élevé a-t-il pu se eût-elle lui tienque la fange révolutionnaire persuader lieu de l'huile sainte qui figurait au sacre de nos ? de revêtir par dépit les insignes de sa soude . intronisation. nom ne fait rien à la chose. et les usurpations les confiscations faire accepterà la conscience triomphe. il ne lui était pas plus difficile de monqu'il sur le trône consul ne le lui avait été de se nommer premier dix ans. de patience nemment ter avait suscitées française que la Révolution <:e fut d'avoir appelé cette Révolution même ou plutôt pour polluer son autoQu'il se fit consul à vie. au milieu des inextricables perturbations à l'Europe à son aide. La une mais tait fois. sa république un trône au guerrier était belle doctrines L'occasion les fier. avait volontairement allié plus souple. son concours. réponse qui leur fut insinuée et ses résolutions .LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE avait l'entente et le secret. qui consende faire ratide 1789. et avec un peu pour consacrer et d'à-propos. il promit auquel Révolution exhumer du sang se ranima pour à le tenir pour construire d'elle. dictateur.la déception qu'il il se tourna vers un pour prix de donc encore ensevelie. le crate.

dans l'évend'intervenir. Mais aux partis vaincus toute et produisit liberté est à tout jamais interdite soit par les gouvernements soit par la souveraidespotiques. Mais ce parti. imposèrent Les royalistes. annoncée sans détour. testèrent énergiquement à la main la déportation et les supplices et le poignard encore leur silence.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE Une prétention si exorbitante. Composé impopulaire. taire sourd par devoir à tout ce qui n'a pas été noté dans de discussion sa consigne. exposa sa cause ses titres. le plus faible et le plus était aussi le moins compacte. avertis projet amener une d'un qui ruinait commotion leurs vio- et qui pouvait espérances se mirent en mesure lente. de modération. ils provétérans quelques au nom des droits de l'homme. sente tisans que quelques surannés. tualité d'une et peut-être le plus nombreux. il n'a d'éléments incompatibles. le plus chance favorable. milià plus forte raison par un pouvoir neté populaire. Il y avait de 1793. à peines dut réveitler toutes les défiances assoupies. le plus national inoral. ni deux un prince d'un sens droit et indispensables pour qualités et dominer les événements et les esprits et qui s'aident l'une par l'autre. d'avoir à sa tête ni un homme d'injamais eu le bonheur telligence supérieure d'un caractère ferme. aussi radicalement le principe démoAvant de changer cratique dans lequel la Révolution avait circonscrit le toutes les opinions le se crurent dirigeant. avec plus ou moins droit d'être consultées. ruinés et quelques courseigneurs de leurs priviléges et encore entichés . pouvoir et chacune. se rectifient ce parti ne repréAux yeux des révolutionnaires. de force ou de sincérité.

ont en reconnaître prétendu ou moins problématique. dans les troubles et lément ou collectivement. . prennent ou s'entremettent ger leur principe pour diriger. La première servir ou conseiller catégorie compose et peuple des gens de cœur au même titre et de dévouement noblesse qui ont versé leur sang dans le drapeau de Condé ou sur qui ont. est pas moins gravé qu'il soit. les nouveaux chimérique fort l'empreinte ce n'a jamais par effacée été et plus que dans et la étroits. profondément à l'envi elles le reproduisent pour servir d'épouvantail aux bonnes tentés de déserter les gens qui seraient ` de 1789. pour se les princes.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE de transiger incapables Ce type est une pure cherché dans sur leurs fiction. vainement les rangs noblesse d'élite que le sentiment attache au drapeau du devoir et de l'honneur sans intérêt Si des yeux prévenus et sans illusion. et l'on doit y comprendre isocivils ou dans les Assemblées. qui. Les généraux sacrifié leur fortune militaire leur conviction et leur ont droit d'y Sgurer sympathie. pour Pichegru. de cette prérogatives nous l'avons féodales. une cause qui avait comme la Vendée. tous ceux au premier rang. sous les échafauds. principes ou légitimiste ne s'est jamais Le parti royaliste révélé et les gime de gens. à Lyon. aveuglés esprits tels qu'il s'en rencontre nobles que parmi ce type n'en l'ignorance beaucoup plus parmi Mais tout les anciens. ont payé de leur personne confessé leur croyance avec courage. sur eux de propaplus ou moins accrédités. dans toutes les cervelles et bourgeoises. étrangers les uns que par deux sortes réet aux abus de l'ancien autres aux intérêts les hommes d'action et les agents nombreux qui. quelques fatuité.

par la seule raison n'étaient que des armes aussi déloyales pas à l'usage de ce parti. Bonaparte rendait cette de les croire Incapables de projustice aux royalistes céder par l'assassinat. depuis. Nicaise.rËTDEL'RMPIRE Quant zèle lés dans aux comités indiscret les toutes ils n'ont souvent et aux officieux qu'un dirigeants et quelquefois intéressé a signaet dans toutes les conspirations comjamais été que des auxiliaires ils n'ont pas été des obstacles promettants. fausses la de tout ces le 'dispendieuses qui des avis inopportuns le choix de ses espérances.conception dans colportaient et de confidents. L'histoire convénient. souvent 2. du trône elle lui a créé intrigues. et qui fut d'abord avait été le crime isolé de quelques désafanatiques voués par leur parti. Fauche- jusqu'à Royer-Collard. et toujours inutiles.COXSUI. C'est nuisibles le titre la confusion de la Vendée ou suspectes.Dt. sa rentrée Loms XViM avant T. que portait contient qu'il savait régner doonnpnts officieuses dans sur ses l'in- de curieux de ces comités et de ces interventions et officieUcs en France. entente L'atdu premier dans personne contre sa la rue Saintdirigé attribué aux révolutionnaires. Cependant 1. et il repoussa les premières assertions de son ministre de la police. inspiré doute ont qui sans aucun comte de Provence~ ne fut dans . quand Leur activité n'a pas avancé d'un jour la restauration et si elle ne l'a pas retardée. 35 . Toutes ces agitations et se croiqui bourdonnaient saient en 1804 autour du gouvernement auraient rendu une combinaison impossible efficace entre les adversaires tentat sérieuse et une consul. des embarras et des entraves Le ni contribué heureusement missions royaume ni dans Borel à sa perte. I.

en les accusant de conspirer eux-mêmes Il pouvait dans compter. au premier venir hostiles d'un prétexte plausible pour s'attribuer un pouvoir dis- prodiguées la jalousie . Les. à un fit pas obstacle attentat contre le droit Vendéens La présence à Paris de plusieurs assez répandue d'un changeà la nouvelle de Londres touchait fort peu Napode gouvernement ment prochain léon. sur l'active coopération gage qu'il leur donnât-un pourvu son alliance avec eux. inquiétude Moreau de deux généraux. n'était pas de nature e Ce scrupule il comprit il n'hésita à l'arrêter pas un moment que à la découverte d'un mêler le nom d'un prince émigré vaste complot.LES RUNES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE rangs venait sée propre contre le ressentiment de ce qui aussi peut-être sa vie lui suggérèrent la pend'être tenté contre au succès de son servir les légitimistes de faire et dessein. faveurs avaient excité leur soit échoir dans dans une les départeaux vain- de l'Ouest. à la réalisation plus grand obstacle à leur nom raison de la considération qui s'attachait et du rôle révolte ments qui pouvait important soit sur le Rhin. conservaient l'armée. c'était l'oppoet Pichegru. sition Une autre ouverte le préoccupait. des révolutionnaires. aux accusations défenseurs territoire encore de la destinée c'était donner qui seraient de la dynastie. des armées de l'Italie queurs deaisément dont les dispositions du Nord. du duc ne d'un beaucoup plus de force contre les autres formulées Cette considération décida d'un crime neutre aggravé et la violation d'Enghien. accourus ces illustres de partisans adversaires dans comme le et il les regardait en de ses desseins. pouvaient Il avait donc besoin consul. sérieuse. ce cas. de l'indissolubilité de le peuple et contre lui. encore beaucoup des gens.

à la cour du prétendant. Caimputé été prouvé. de ses deux redoutables. JtfjM:OH'e~ de MéMe . quelque prince cour d'Hartwoll. doudal rapports suscitées de après lui avoir donné une certaine apparence Le complot à Georges à Pichegru. les plus antagonistes ressource et d'audace prise hasardeuse. Il y a toujours coup. Fun de ces agents. ou même la suggestion de quelque tentase réservait de surveiller et de révéler au besoin. de Polignac On détermina à passer le détroit à la suite de Pichegru CadoudaP. donappartenir réel ou prétendu. somptions. réalité. Son génie plein de ne recula pas devant cette entredu mémo de conspiration parmi les partis vaincus et les opprimés de l'intérieur n'ont cessé d'entretenir des intelligences les avec jamais ou leurs anciens serproscrits. Cesdeuxnoms.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE créHonnaire et se défaire. à tout complot dans de Latouche. démarches On les avait étaient suivis pas à pas épiées. que leur bannissement vices dans la Vendée Ces tant laire dispositions de mécontents la saisiede comme des libérateurs. et à Moreau n'a jamais Mais les de ces entre eux et les agitations généraux du prochain avénement par le bruit universel aidèrent à les compromettre en les pousde l'Empire dans l'intérêt éventuel d'une cause saut à se rapprocher Afin on de donner résolut plus d'attirer de gravité à ces sur le continent préou commune. signalaient notoires et les rapports occultes de rendaient facile à la police consu- eu des velléités l'invention tive qu'elle et quelques correspondances suspectes. et de Rivière et de Georges et toutes leurs connus naient pour donc familier connu de la émigré ou quelque donc MM. 1.

et. des tentatives Toutefois imprévues. autre impliqués. parsur plusieurs points à la fois. par sa propre jugeEt qu'il ne fallait pas laisser à l'opinion expérience. il eut re- . avait voulu les détails et le but de cette entrevoir et réconciliation.LES RDIKES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE lequel sonne ils seraient pour D'un étranger Moreau taine laissé ne pourrait cette éventualité. la crise inévitable d'un chanattendu amener des chances gement politique pouvait il y avait loin. et ne serait pas éloigné connaître qu'il l'approuvait lui-même de se concerter avec eux pour donner enfin un définitif à la France. Il avait interrogé lui-même le capide navire qui avait amené ce dernier. Quelle que fùt sa vigilance et son activité. contester. le premier consul au rapprochement qui venait et Pichegru. une signification que perOn les tenait en réserve n'était pas demeuré de se faire entre côté. contre le Directoire. compliquée. La mort du général gouvernement et celle du capitaine ont prévenu réWright d'étranges vélations. A la vérité. un moment où les manœuvres qu'il avait fallu préparer qui pouvaient à l'attaque combinée pour dont journer impliquer on avait sans dans lieu de une même se défier conspiration ne pouvaient tous plus ceux s'atielles éclater sur lesquels un danger le succès d'une intrigue si compromettre Le premier instruit consul. Elles auraient donné un tout de tous autre caractère au procès. Mais vint rigée. lui-même avait dique Bonaparte le 18 brumaire. le temps de se reconnaître. més et la réunion solution la fermentation instantanée chacun les partis alarde tous les hommes de réfondait des espérances constituaient réel pour l'autorité. cédant lui-même publique aux inspirations toujours cruelles de la peur.

car les premiers n'avaient pas reçu de mandat qui les à respecter la Constitution et l'accuobligeât consulaire. Elle monta avec lui sur le trône du sang d'un prince généreux. sation ne pouvait leur reprocher un compas même tout s'était puisque passé en conciliabules entre des hommes anique l'on supposait més des mêmes sentiments. de la appela à son aide tous révolution. cette qu'il fît dans la suite pour rompre alliance il ne retrouva les impure. mencement donc se prévaloir que du droit du pouvait des siècles mais il n'est pas dans les mœurs . plus sous l'Empire nobles inspirations Il ne songea même pas du Consulat. était flagrant et avoué. Entre renverser de faire les uns de celui acte de clépar un grand semblait lui avoir ménagé pour le complot de ceux qui présumé de la Révolution et l'attensouillé et couronnée l'ceuvre tat consommé difficile dans il qui renversait la. tandis que le délit du second d'exécution. effort Quelque à consacrer mence. et sut adroitement augmenta la stupeur générale pour se réfugier dans le seul asile capable de le mettre les poignards sa vie. qui menaçaient Toute cette affaire d'un fut de profiter sur le trône.République. une subtile distinction et d'incri- ce qui eût été un droit pour l'autre. impérial. On ne plus fort. dernière voulaient était miner son avénement que la fortune faveur. et le premier consul se trouva lié voulu par le pacte qu'il venait de plus qu'il ne l'aurait contracter avec la Révolution.DUCOKSULATHTML'EMrtRE cours à des précautions les sanglants souvenirs l'effervescence des esprits extrêmes. comme à couvert contre conduite avec une rare habileté Mais elle portait avec plein succès. elle son châtiment. en dérision de ses propres engagements.

ner le mérite réalité de l'offense si elle eût été avait remise et cette magnanimité de la vraisemblance le double par le pardon. se comparer du sang et elle ne Mais la Révolution voulait orgueil. Rien ne pouvait donc entraver ni aveugler. nous ne mais sa froide polipas la justice de Bonaparte. et les Fouché s'engageait qu'à ce prix. avec un ~usto à plus d'un titre. avec ses prétendus peine de le confronter complices. et l'on n'avait pas même. veaux afndés. de la nécessite. que tout et se promettaient de comme ils avaient fait du leur crédit tenait à . que le parti le plus humain aussi le plus habile. Les Talleyrand aspiraient à so rendre nécessaires du bandeau trafiquer impérial Ils savaient bonnet rouge. vaincus étaient au vainqueur le droit d'exterminer de guerre. l'excuse les puisque sous la de la justice sur un territoire neutre main du pays et un ennemi qu'on était allé saisir inoffensif sans se donner seulement la pour l'immoler. en triomphant de ses adet plus complètement versaires plus sûrement que par une odieuse On aurait en général cru à la vengeance. de donner avantage disons au complot et d'enchaîner à jamais il aurait usé pour la la volonté de ceux envers lesquels fois du droit de faire grâce. en effet. Le même Bonaparte mieux que personne était fait pour comprendre se donqu'il pouvait clé la générosité. Or il est évident était tique. Aucun d'eux. S'il s'en est abstenu.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE civilisés les dans d'accorder prisonniers l'espèce. première c'est pour céder de préférence aux inspirations d'un ou aux exigences de ses noupersonnel. ne s'intéressait assez à l'honneur de son maître pour lui faire entendre ce que ressentiment sa renommée montrer aussi et son autorité même auraient gagné à le des Césars. auquel grand que le premier il pouvait.

ignorance d'officiers river ces représentants du peuple entourés et à peine dégrossis sans expérience pour arau commandement. des derniers rangs de l'armée écartait toute idée de défiance ou d'envie. Elle lui en avait bien aplani le chemin mais elle l'eût sacrifié comme en lui confiant ses armées d'autres généraux si elle eût tant tion. été signalé à Toulon. pour une lui la inspirer série d'événeil n'y avait mais contre pas été porté par la Révolution. Le premier de la intérêts épouvantail de rompre eût frappés consul crut continuât de s'appuyer plus utile servir comme sur la à ses au contraire et de s'en d'un ménager contre les légitimistes. au fond de l'âme. que pérnicieuses à une sphère plus pure et l'essor de son génie aspirait Napoléon et que. haute. par le pays. de tous Sa jeunesse . il venait aveclesquels et dont il persistait à se dé&er. mérité sa illusion sur les titres qui lui avaient Si la Convention les sections l'avait de Paris. de s'élever pensée plus ments pourtant en dehors s'il avait fallu trône jusqu'au de la prévoyance humaine.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE ce que le gouvernement Révolution. Il sentait. se livra cependant demi à ces qu'à influences. quoiqu'il les dans leurs chefs et dans leurs plus chères Il se contenta de changer les formes. les traces trop visibles et de supprimer le calendrier réil ne voulut pas voir qu'en employant les volutionnaire hommes même qui toutes l'avaient ne servie il en maintenait par là les traditions. d'effacer espérances. elle. faire fendre son ambisoupçonné Il ne pouvait se plutôt que d'y prêter les mains. choisi c'est pour la décontre qu'il lui avait envoyés par elle à Lyon et par les proconsuls où ses conseils avaient la profonde dissipé confiance.

par MaHet-Dupan. taire. des circonstances combinées qui semblaient pour mettre ses talents en relief. ou l'indignité de ceux qui exerçaient ragé par l'impélitie le pouvoir. d'après la portée incontestable dut avoir peu d'estime pour ceux qui ont signé ses premiers états de services. par de Maistre les hommes che ou de génie qui observaient la marElle était attendue de la Révolution. de ses compépeu de jalousie mais beaucoup de mépris pour ses semblables. et déterminé de circonpar l'opportunité stances milidepuis longtemps prévues. Il pouvait moins dignes. par le pressentiment d'i nom et des projets du général victos'enquéraient Elle avait été tentée par La Fayette. il carrière. Tout le monde était donc préde tant paré a la transition res à un pouvoir~ictatorial. rieux. depuis dix ans d'Etat du pouvoir suprême. au 13 vendéinvoquée par toute la France miaire et au 18 fructidor. à chaque bataille. lieutenant à travers des médiocrités moins concurrence et qui lui faisaient que contraste. sa conquête de l'Italie l'eut il dut et la fortune l'avait conduit des masses qui. par Dumouriez et par Pichegru en secret par Danton provoquée et Barras. en effet. d'usurpateur tomber et certes en de gouvernements des mains moins éphémèfermes et il y a lieu d'hésiter à qualiner celui qui eut le courage de rétablir le prin- . L'usurpation dès 1790 parBurke. n'y eût-il pas été invinqui lui restait cihlement il y aurait été encoupoussé par son génie. titeurs. Quant à la convoitise dès que mis à l'éprouver même ses forces et de mesurer la distance d'éprouver à franchir. avait été prédite par et par tous Morris. Mais.LES nmKS DE LA MOXARCHUj FRANÇAISE de par la main du grade à celui de général. Aj juger des débuts de cette brillante de son esprit.

qui l'obsédait. pas une de ses créations rendu l'existence de la Révoqui avaient n'ont pas été étrangères à la chute de lution impossible ni l'excès ni l'abus de la puissance n'ont jal'Empire s'est livré avec tant mais rien fondé. pas même. au moins comme une humiliation de si hautes il a précipité ce grand homme.DU CO~SCLAT ET DE L'hMPIRR dans cipe d'autorité eu la force d'arracher et moins L'histoire gne d'avoir fait rentrer lisation. ce mérite insipas à Napoléon d'une ruine imminente et les voies la société dans Mais la Révolution. un prince légitime. qui l'ont vrais intérêts du droit des inexplicable conséquence et si pénétrant. comme la proposition l'oppresseur se la partager par moitié? 1. tombe. pas une de ses conquêtes n'a~pronté n'est arrivée à la maturité. gens. perdu de la France. dans monuments de sa gloire l'ont devancé de la cividéblayées tiendrait d'avoir plus de compte si la Révolution ne lui avait pas la àla France. à appelé dans les entreprises destinées. C'est ce souvenir identifié à son avénement. Comment le czar aujourd'hui de que lui fit Napoléon . le pape qui l'avait dans un homme contre contre au mépris sacré. tous les autre qu'un ne contestera sauvé le monde elle lui un moment la France où nul autre n'aurait à l'anarchie. Lui-même a duréplun que sa toute-puissance. esprit si logique en dépit des traités la Russie ceux qualifieront qui regardent de l'Europe. indoué d'un enfin. Mais si l'empereur Les causes à sa passion pour la guerre. contre l'Espagne. c'est qu'il d'emportement avec l'esle règne de la paix incompatible avait rendu il s'était imprudemment auquel prit révolutionnaire. gigantesques sans tenir compte des contre la Prusse. enchaîné survécu. sinon comme un remords. peut-être.

sans profondeur. c'est que ce sol avait été déaud~ et infecté par la Révolution.LES RUINES DE LA MONARCHIE FRANÇAISE en opérant la contre-réOn conçoit ainsi pourquoi. parce qu'ils avaient n'en eu à subir pas pas Leur et auraient la loi de Dumouriez eu la même obtenu ils n'auraient résignation. comme s'il ne s'était rien tervalle remise contre qui dût la mettre à faire des chartes hors de et à lutter et de fortune. Bonaparte La propagande continuait sous ses aussa popularité. nommée a passé comme une trombe. qu'une hériterait de toutes les ruines dont elle jonvolution chait sa route. les mêmes gages n'était donc abnégation La Révolution. à Napoléon sous son manteau qui l'a réchauffée impérial. contre tous les vrais principes social. n'avait On espérait bien. sur la propriété. comme inoculé le venin dont sonore mais stérile le serpent de la fable. De cet . d'ailplus de pape à Rome. après pris sa tâche. aura la Révolution. lesquels repose l'édifice Ainsi tant de batailles de trônes renversés gagnées. n'auront servi qu'à dissémi- religieuses à avilir enfin tous les pouvoirs en ne les aptutélaires En s'incarnant puyant que sur des notabilités suspectes. et que la Révie si remplie serait courte leurs. passé dans l'incause. Si les révolutionnaires ou de Pichegru. d'impunité pas un calcul sans justesse a rel'Empire. et de couronnes ner les éléments stitutions conquises de révolte. Si sa re- à remplacer les inpartout et morales par le droit de la force. et dans son tourbillon toute la splendeur emportant toute la fécondité du sol de la patrie. le plus grand la plus complète volution que pût souhaiter ne perdit rien de ennemi de ]a République. lui il devait mourir. et l'Église romaine pices les vieux trônes s'écroulaient. contre Elle les s'est lois.

Moins héroïque que le preprévoyance il les surpassa tous mier. On ne peut considérer dont on fit l'essai que comme une trêve la paix précaire sous le Consulat. marchait dans son ombre. c'est que non-seulement ellede plus loin à l'empire. vulgaire g lit. il n'a été livré autant de combats et immolé autant d'hommes. et de libéralité. Les conférences d'Amiens furent une L Il C'est toujours le peuple conquérant qni est le premier asservi. mais qu'il tira l'autorité même éléments du néant et sut la relever noblesse avec les débris et les disparates d'une d'une solproscrite.) . (MOKTESQUMU. il ne devait rien rester. moins généreux que le second.DU CONSULAT ET DE L'EMPIRE de cet habile législateur. de fut pourtant doué comme eux de génie et d'audace. parce profond politique. sans aïeux et d'une pas laissé une procet autre César n'aura d'une aristocratie inculte. Révolution infatigable Ainsi cet autre Alexandre n'aura de ce que la à ses lieutenants. il parvint les deux en un point. conquérant. de temps aussi court. – L'ESPRIT DE CONQUÊTE – SECONDE CAUSE DE SA MJ!NE. et décriée. datesque cour cupide. vince à partager fait que dévoiler ce que les républiques renferment sans donner il de lendemain à sa dynastie. On ne rendu à Napoléon le mérite d'avoir peut contester à la France des institutions salutaires et de l'avoir avec gloire. dans un laps Jamais. d'abjection. Mais la sagesse de son adminisgouvernée tration avait principalement ses pour but de multiplier ressources pour la guerre et d'exalter l'esprit aventureux et querelleur de la race gauloise.

sincèreeuropéen ~MO. il eut des trônes Plus pour prodigue ses frères. aux esprits une direction violente et inquiets surexcitées un stimulant toutes ses ou les attachât qui les détourà sa fortune. mutuellement. mêmes dissentiments succès aussi entre les qu'il dut natude la soumission qu'illusde de mais . dont la donner aux nât tain pensée chute. si redoutable Il s'y était rendu conceptions de sa grandeur la regarder comme le gage et l'appât des braves de la France nécessaire son Les drapeau. rent à lever de nouvelles chaque ses ministres de plus lourds lieutenants. . ses victoires brillantes rapides. comme la solution Soit des conquêtes.irait l'Europe qui firent les salut public favorisèrent avec tint trouva sociétés cette différence secrètement au sein secrètes inespérés ceux