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Tout d’abord nous remercions Dieu le tout puissant qui nous a guidé et nous a
Tout d’abord nous remercions Dieu le tout puissant qui nous a guidé et nous a

Tout d’abord nous remercions Dieu le tout puissant qui nous a guidé et nous a éclairé le chemin pour arriver à ce stade d’études.

Nous exprimons nos profonds remerciements à notre promoteur MEZAZIGH pour son orientation et ses précieux conseils et surtout pour sa patience.

Mr.

Un grand merci à Mr. KARA Benchohra Chef de département du 5 ème année á l’ E.N.T.P pour son aide et son soutien.

Nous n’oublions pas de remercier aussi tous les enseignants qui ont contribué à notre formation.

Nous tenons aussi à remercier M.MEDJAMIA Mohamed El-Fatih, magister à l’Ecole Nationale Des Travaux Publics pour son soutien .

Nous tenons aussi à remercier M. BOUALEM ARAB, élevé ingénieur à l’Ecole Nationale Des Travaux Publics pour son soutien.

Aussi, un grand merci à M me BOUAKAZE responsable de la bibliothèque à l’ENTP.

Un grand merci aussi à tous nos collègues de l’Ecole Nationale Des Travaux Publics pour leurs aides et surtout pour leurs soutiens mo raux, tout en leur souhaitant une bonne chance dans leur vie pratique.

DRIOUECHE Amine

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I.

PRESENTATION DE L’OUVRAGE ET HYPOTHESES DE CALCUL

1. INTRODUCTION GENERALE………………………………………………………………………1

2. PRESENTATION DE L'OUVRAGE………………………………………………………….………2

3. CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DE LA STRUCTURE………………………….………2

4. PRESENTATION DES REGLES CBA (93)……………………………………………….…………8

5. PRESENTATION DES RPA 99 / VERSION 2003……………………………………….………….11

6. CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX……………………………………………….……….12

7. JUSTIFICATION DES SECTIONS SOUMISES A DES SOLLICITATIONS NORMALES……

16

II.

PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS PRINCIPAUX

1.

INTRODUCTION…………………………………………………………………………………

19

2.

DESCENTE DE CHARGES ET PRE DIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS……………

20

3.

PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS STRUCTURAUX…………………………….25

4.

PREDIMENSIONNEMENT DES POUTRES

27

5.

PRE DIMENSIONNEMENT DES POTEAUX…………………………………………………

29

5.

VERIFICATION DES CONDITIONS DU RPA 99/VERSION 2003……………………………

32

III. FERAILLAGE DES ELEMENTS SECONDAIRES

1. INTRODUCTION…………………………………………………………………………………33

2. ETUDE DE L’ACROTERE……………………………………………………………………….33

3. CALCUL DES ESCALIERS……………………………………………………………………

37

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4.

ETUDE DU BALCON……………………………………………………………………………41

5. ETUDE DES PLANCHERS……………………………………………………………………….46

6. FERRAILLAGE DE LA DALLE DE COMPRESSION…………………………………………53

IV. ETUDE SEISMIQUE ET APLLICATION DU RPA99 / VERSION2003

1. INTRODUCTION……………………………………………………………………………….55

2. CHOIX DE LA METHODE DE CALCUL……………………………………………………

56

3. APLLICATION DU RPA9/VERSION2003

……………………………………………………56

4. DISTRIBUTION DE L'EFFORT TRANCHANT SELON LA HAUTEUR DU BATIMENT

62

5. MOMENT FLECHISSANT AU NIVEAU DE CHAQUE ETAGE……………………………

63

6. METHODE DYNAMIQUE MODALE SPECTRALE (RPA 99)/VERSION 2003……………….65

7. VERIFICATIONS SPECIFIQUES POUR L’ENSEMBLE DE LA STRUCTURE……………69

V. FERRAILLAGE DES ELEMENTS STRUCTURAUX PRINCIPAUX

1. INTRODUCTION……………………………………

…………………………………………75

2. FERRAILLAGE DES POTEAUX……………………………………………………………….75

3. FERRAILLAGE DES POUTRES……………………………………………………………….91

4. CALCUL DES VOILES…………………………………………………………………………

VI. ETUDE DES FONDATIONS

1. GENERALITE S…………………………………………………………………………………

96

105

2. CARACTERISTIQUE DU SOL…………………………………………………………………106

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3.

CHOIX DES FONDATIONS…………………………………………………………………

…….106

4. CALCUL DES SURFACES NECESSAIRES DES SEMELLES ………………………………

106

5. CALCUL DE LA SURFACE DE LA SEMELLE FILANTE SFB…………………………………107

6. VERIFICATION AU NON POINÇONNEMENT…………………………………………………110

7. VERIFICATION DES SEMELLES SOUS L’EFFET DE LA FORCE SISMIQUE……………….111

8. FERRAILLAGE DES SEMELLES……………………………………………………………….…………113

CONCLUSION

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CHAPITRE 1

PRESENTATION DE L’OUVRAGE ET HYPOTHESES DE CALCUL

1. INTRODUCTION GENERALE

Parmi les catastrophes naturelles qui affecte la surface de la terre, les secousses sismiques sont sans doutes seules qui ont le plus d'effet destructeur dans les zones urbanisées Peut on prévoir un tremblement de terre, Il semble qu'on ne puisse encore apporter qu'une réponse fragmentaire à travers la convergence d'un certains d'observations plus ou moins empiriques. Il est malheureusement certain que les séismes continueront à surprendre l'homme. La seule chose que nous puisions prédire avec certitude. C'est que plus nous nous éloignons du dernier tremblement de terre, plus nous sommes proche du suivant. Face à ce risque et l'impossibilité de le prévoir, la seule prévention valable est la construction parasismique.

Les phénomènes sismiques ne sont pas encore parfaitement connus, et le tremblement de terre importants sont antérieurs a ce dont peut se souvenir la mémoire collective urbaine,

c'est pour quoi la plus part des nations ne sont pas encore mises à l'abri de ce risque social et économique majeur. La plus part des habitants des zones à risque sont au courant des antécédents sismiques plus par ouï-dire que par expérience personnelle directe. Or la prise de conscience est indispensable mais elle ne suffit pas pour inciter à l'action. En général on

à tendance à surévaluer la probabilité des événements que l'on souhaites et à sous estimer la probabilité de ceux qui l'on redoute. La sensibilisation à ce risque ne se fait que très progressivement dans la population, le milieux professionnels et la puissance publique. Pour que cette démarche puisse aboutir, il faut qu'elle trouve un écho au sein de tous le milieux concernés.

Toutefois à chaque important on observe un regain d'intérêt pour la construction parasismique. En Algérie, le tremblement de terre de Boumerdes du 21 mai 2003 a

certainement contribué à cet intérêt grandissant. Sur le plan international, le très important séisme de Kobé, au japon (17 janvier 1995), survenu un an après celui de Northridge, en Californie (17 janvier 1994), nous amène a nous tourner une fois de plus vers la construction parasismique. L'expérience a montré que la plupart des bâtiments endommagés

à Boumerdes n'étaient pas de conception parasismique.

La prise de conscience collective du risque et l'expérience acquise suite aux séismes jouent un rôle très important, quoique difficilement analysable, dans la prise de décision préventive et le choix de l'action à entreprendre.

La seule prévention valable en zone à risque sismique est la construction parasismique, c'est

à dire l'art de construire de manière telle que les bâtiments, même endommagés ne

s'effondrent pas. Le but est en premier lieu d'éviter les pertes humaines, mais aussi d'éviter une catastrophe technologique que des dégâts incontrôlés risqueraient de provoquer.

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2. PRESENTATION DE L'OUVRAGE

L’ouvrage à étudier est un bâtiment en R+5 à usage commercial et habitation dans la wilaya d'Alger. Le bâtiment est constitué de :

§ un RDC comportant des locaux à usage commercial,

§ des étages comportant des habitations,

§ Le bâtiment est dissymétrique dans les deux sens.

3. CARACTERISTIQUES GEOMETRIQUES DE LA STRUCTURE

Les caractéristiques géométriques de la structure sont :

§ Longueur : 25,97 m

§ Largeur : 25,2 m

§ Hauteur total : 19,74m

§ Hauteur RDC : 3,06 m

§ Hauteur des étages est uniforme : 3,06m

respectivement une vue en plan du

niveau RDC, une vue en plan des étages courants, une vue en plan du dernier étage et une coupe longitudinale de bâtiments.

Nous présentons dans les figures 1.1, 1.2, 1.3, 1.4

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Fig1.1 – vue en plan du niveau RDC . Promotion 2007 3 PDF created with

Fig1.1 – vue en plan du niveau RDC .

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Fig.1.2- vue en plan des étages courants . Promotion 2007 4 PDF created with pdfFactory

Fig.1.2- vue en plan des étages courants .

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Fig.1.3- vue en plan du dernier étage . Promotion 2007 5 PDF created with pdfFactory

Fig.1.3- vue en plan du dernier étage .

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Fig.1.4-coupe en élévation . Promotion 2007 6 PDF created with pdfFactory Pro trial version www.pdffactory.com

Fig.1.4-coupe en élévation .

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Fig.1.5- Vue en perspective de la structure du bâtiment . Promotion 2007 7 PDF created

Fig.1.5- Vue en perspective de la structure du bâtiment .

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4. PRESENTATION DES REGLES CBA (93)

Le Document Technique Réglementaire DTRBC 2.41 "Règles de conception et de calcul des structures en béton armé" (CBA 93) a pour objet de spécifier les principes et les méthodes les plus récentes devant présider et servir à la conception et aux calculs de vérification des structures et ouvrages en béton armé, et s’applique plus spécialement aux bâtiments courants.

4.1. Domaine d’application

Le CBA93 est applicable à tous les ouvrages et constructions en béton armé, soumis à des ambiances s’écartant peu des seules influences climatiques,et dont le béton est constitué de granulats naturels normaux,avec un dosage en ciment au moins égal à 300Kg par m 3 de béton mis en œuvre.

4.2. Principe des justifications

Les principes justificatifs sont conduits suivant la théorie des états limites tels que spécifiés dans le DTR-BC 21 "Principes généraux pour vérifier la sécurité des ouvrages".

4.2.1. Définition des états- limites

Un état limite est celui pour lequel une condition requise d’une construction ou d’un de ses éléments (tel que la stabilité et la durabilité) est strictement satisfaite et cesserait de l'être en cas de modification défavorable d’une action (majoration ou minoration selon le cas).

On distingue deux sortes d’état limite :

a. Etat limite ultime ELU

L'état limite ultime ELU correspondant à :

§ la perte de l'équilibre statique de la construction (basculement) .

§ la perte de la résistance de l'un des matériaux (rupture) .

§ la perte de la stabilité de forme (flambement) .

b. Etats limite de service ELS

L'état limite de service définit les conditions que doit satisfaire l’ouvrage pour que son usage normal et sa durabilité soient assurés. Il se traduit par les états limites suivantes :

§ Etat limite de compression du béton.

§ Etat limite d'ouverture des fissures.

§ Etat limite de déformation.

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4.3. Actions

Les actions sont l’ensemble des charges (forces, couples, charges permanentes, climatiques et d’exploitation) appliquées à la structure, ainsi que les conséquences des modifications statiques ou d’état (retrait, variations de température, tassements d’appuis, etc.) qui entraînent des déformations de la structure. Elles sont classées en trois catégories en fonction de leur fréquence d’apparition.

c. Actions permanentes (G)

Elles sont appliquées pratiquement avec la même intensité pendant toute la durée de vie de l’ouvrage. Lorsqu’une action permanente est susceptible de subir des écarts sensibles par rapport à sa valeur moyenne, il convient d’en introduire dans les calculs la valeur escomptée la plus défavorable (maximale ou minimale) eu égard au cas considéré.

d. Actions variables (Q i , i=1, 2, n)

Ce sont des actions dont l’intensité est plus ou moins constante, mais qui sont appliquées pendant un temps court par rapport aux actions permanentes. Les valeurs représentatives sont fixées en fonction de leur durée d’application et de la nature des combinaisons dans lesquelles elles interviennent.

e. Actions accidentelles

Elles ne sont à considérer que si des documents d’ordre public (comme le cas des RPA en Algérie) le marché le prévoient.

f. Actions de la température climatique

A défaut de justification plus précise on adopte, pour les constructions situées à l’air libre des variations uniformes de température suivante :

§ en Algérie du Nord (climat tempéré) :35° et -15°.

§ pour le proche et le moyen Sud : 45°C et -20° C.

§ pour l’extrême Sud : +50° C et -30° C.

Les déformations linéaires à considérer entre les températures initiales moyennes au moment de la réalisation de l’ouvrage (généralement comprises entre +10° C et 25 ° C) et le températures extrêmes peuvent être évaluées en admettant forfaitairement un coefficient de dilatation du béton égal à 10 -5 .

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4.4. Sollicitations de calcul 4.4.1. Généralités

Les justifications produites doivent montrer pour les divers éléments d’une structure et pour l’ensemble de celle-ci, que les sollicitations de calcul définies ne provoquent pas le phénomène que l’on veut éviter.

Les sollicitations sont les efforts provoqués, en chaque point et sur chaque section de la structure, par les actions qui s’exercent sur elle.

Elles sont exprimées sous forme de forces, d’efforts Normaux ou tranchants, de moments de flexion ou de torsion, etc.

Les sollicitations sont calculées en utilisant pour la structure un modèle élastique linéaire. Les justifications produites doivent montrer, pour les divers éléments constitutifs et pour l’ensemble de la structure, que les sollicitations de calcul définies dans la suite ne provoquent pas le phénomène qu’on veut éviter.

4.4.2. Sollicitations de calcul vis-à-vis des états–limites ultimes de résistance

Les sollicitations de calcul à considérer résultent des combinaisons d’actions ci-après dont on retient les plus défavorables.

g. Combinaisons fondamentales

Lors des situations durable ou transitoires il y’a lieu de considérer :

1.35

G

max

+

G

min

+ g

Q

1

Q

1

+

Â

1.3y

oi

Q

i

G max

G min

: L’ensemble des actions permanentes défavorables .

: L’ensemble des actions permanentes favorables .

Q

Q

1

i

: Une action variable dite de base .

: Les autres actions variables dite d’accompagnement (avec i>1) .

h. Combinaisons accidentelles

Sauf spécifications, les combinaisons d’action à considérer sont les suivantes :

G

max

+

G

min

+

FA

+

y

11

Q

1

+

Â

y

2

i

Q

i

FA : Valeur nominale de l’action accidentelle .

y

y

11

2i

Q

Q

1

i

: Valeur fréquente d’une action variable .

: Valeur quasi-permanente d’une autre action variable.

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4.4.3. Sollicitations de calcul vis-à-vis des états–limites de service

Elles résultent des combinaisons d’actions ci–après, dite combinaisons rares.

G

max

+

G

min

+

Q

1

+

Â

y

oi

Q

i

5. PRESENTATION DES RPA 99 / VERSION 2003

Le document technique « DTR BC 2-48 » portant sur les « REGLES PARASISMIQUES ALGERIENNES RPA 99/version2003 »qui a été approuvé par la commission technique permanente pour le contrôle technique de la construction (CTP) lors de sa réunion du 4 Décembre 1999 se situe dans la continuité des documents précédents « RPA 81, version 1983 » et « RPA 88 » dont il garde la philosophie originelle.

Il constitue en fait une actualisation qui s’avère nécessaire après prés de deux décennies de pratique riche et diversifiée de la part des scientifiques et techniciens nationaux des bureaux d’études et de contrôle, des entreprises et des institutions de formation supérieure.

Cette actualisation tient compte également des leçons tirées des récents séismes survenus en Algérie tels que ceux de Oued Djer (oct. 1988), Tipaza (oct. 1989), Mascara (août 1994) ,ou à l’étranger, tels que Spitak / Arménie ( 1988), Sanjan / Iran ( 1990), Loma Priéta / Californie ( 1989), Northridge /Californie ( 1994), Kobé/Japon ( 1995),ou

Izmit/Turquie(1999).

Cette actualisation a en outre bénéficié des grands progrès de la recherche dans ce domaine aussi bien aux niveaux national qu’international.

Globalement, les préoccupations essentielles qui ont présidé à la présente révision qui est la deuxième sont les suivantes :

§ Prise en compte de l’évolution récente de la réglementation internationale en la matière.

§ Réponse aux questions et remarques des utilisateurs du RPA.

§ Valorisation de l’expérience acquise dans la pratique du génie parasismique .

§ Harmonisation du RPA avec les autres DTR complémentaires (CBA, CCM,

Maçonnerie, Fondations,

).

§ Réorganisation du contenu du RPA selon un schéma de plus en plus utilisé dans les codes étrangers.

§ Amélioration de la présentation du RPA en tant qu’outil de travail très utilisé.

Les points qui ont été retenus pour sa révision se présentent comme suit :

§ Définir de manière plus précise l’objet du RPA .

§ Préciser davantage le domaine d’application du RPA .

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§ Préciser les objectifs et les niveaux de protection parasismique recherchés pour les différentes catégories de constructions qui relèvent du domaine d’application du RPA.

§ Décrire les principes de conception parasismique à respecter, préalablement à tout

calcul (choix de site, implantation,

).

§ Revoir les différentes classifications (zonage sismique, sites et sols, catégories d’ouvrages).

§ Préciser davantage les critères de régularité en plan et en élévation des constructions.

§ Identifier les systèmes structuraux en usage courant en Algérie.

§ Préciser les critères de choix de la méthode de calcul des forces sismiques (méthode statique équivalente, méthode d’analyse modale spectrale).

§ Décrire la méthode statique équivalente avec les modifications apportées sur les différents paramètres.

§ Décrire la méthode dynamique modale spectrale.

§ Décrire les critères de sécurité à justifier pour que la structure soit réputée parasismique (système de contreventement, éléments secondaires et éléments non structuraux).

§ Revoir les dispositions constructives relatives aux constructions en béton armé, en acier et en maçonnerie porteuse chaînée.

§ Envisager un nouveau chapitre relatif aux fondations et murs de soutènement (fondations, liquéfaction, stabilité des pentes, murs de soutènement).

Un avant–projet des RPA révisé a été ainsi élaboré et soumis à un examen détaillé de la part d’un groupe de travail spécialisé regroupant des experts de bureaux d’études, de bureaux de contrôle, d’universités, d’entreprises et de représentants du Ministère. A l’issue d’une série de plus de trente réunions, le GTS a approuvé un document révisé de manière détaillée et comportant dix (10) chapitres et une (01) annexe.

6. CARACTERISTIQUES DES MATERIAUX

6.1. Le Béton 6.1.1. Définition

On appelle béton un matériau constitué par le mélange, dans des proportions convenables de ciment, de granulats (sables et gravier) et de l'eau et éventuellement de produits d'addition (adjuvant). Le matériau ainsi obtenu sera coulé et son durcissement aura les qualités suivantes :

§ La résistance mécanique, essentiellement résistance à la compression simple, et pour certains usages spéciaux, la résistance à la traction.

§ La résistance aux agent agressifs, eau de mer, acides, etc.,

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§ Les déformations instantanées et surtout différées, qui l’on souhaite généralement la plus faible possible.

§ La maniabilité au moment de la mise en œuvre, que peut être définie comme l’aptitude du béton à remplir parfaitement le moule qui lui est offert sans ségrégation.

§ L’on peut enfin rechercher certaines qualités spéciales, telles que la masse spécifique, aussi élevée que possible (béton lourd) ou aussi faible que possible (béton léger).

6.1.2. Dosage du béton

Dans un mètre cube de béton, on a les proportions suivantes :

§ Ciment (CPA 325)

§ Sable grossier

§ Gravier

§ Eau de gâchage

Le

béton

2400Kg /m 3 .

obtenu

aura

dosé à 350kg /m 3

0 < Dg < 5mm

Æ 400 l

15 < Dg < 25m Æ 800l

175 l

une

masse

volumique

qui

varie

entre

2200

Kg/m 3

et

6.1.3. Résistances mécaniques du béton

i. Résistance à la compression ƒ cj

Dans les constructions courantes, le béton est défini, du point de vue mécanique, par sa résistance caractéristique à la compression (à 28 jours d’âge noté "f c28 ") déterminée par essai sur éprouvettes cylindriques de 16 cm de diamètre et 32 cm de hauteur.

Pour un dosage courant de 350 Kg/m 3 de ciment CPA325, la caractéristique en compression à 28 jours est estimée à 25 MPa (f c28 = 25 MPa).

Selon le CBA 93 : Avant durcissement total à j jours tel que j 28 jours, la résistance à la compression est :

f cj = 0.685 f c28 log 10 (j+1)

et pour j 28 jours

f cj = 1.1 f c28

j. Résistance à la traction ƒ tj :

La mesure directe de la résistance à la traction par un essai de traction axiale étant délicate on a recours à deux modes opératoires différents :

§ Flexion d’éprouvettes prismatiques non armées.

§ Fendage diamétral d’une éprouvette cylindrique (essai Brésilien) .

La résistance caractéristique à « J » jours se déduit conventionnellement par la relation :

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f

t

28

=

0.6

Pour f

28

+

=

0.06

f

c

28

25MPa

avec :

f

t 28

f

cj <40

MPa

=

2.1

MPa

6.1.4. Résistance minimale du béton

La résistance caractéristique minimale f c28 doit être de 15 MPa quand on utilise des aciers de haute adhérence et de 12MPa lorsque l’on utilise des aciers lisses.

6.1.5. L’élasticité

Le module d’élasticité E est défini par le rapport :

E = (contrainte unitaire / déformation relative)

§ Pour un chargement d’une durée d’application < 24 h :

§ Pour un chargement d’une durée d’application >24 h :

¥

f

cj

1/3

¥

f

cj

1/3

ij =

E vj =

E

11000

3700

Pour notre cas : E = 32164.195 MPA

6.1.6. Coefficient de poisson n :

On appelle coefficient de poisson le rapport de la déformation transversale relative à la déformation longitudinale relative.

n

= 0.20

dans le cas des états limites de services.

n

=0

dans le cas des états limites ultimes.

6.2. Acier

6.2.1. Définition

L’acier est un alliage fer carbone en faible pourcentage, son rôle est d’absorber les efforts de traction, de cisaillement et de torsion, on distingue deux types d’aciers :

§ Aciers doux ou mi-durs pour 0.15 à 0.25 % de carbone.

§ Aciers durs pour 0.25 à 0.40 ٪ de carbone.

Le module d’élasticité longitudinal de l’acier est pris égale à : E s =200 000 MPa.

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6.2.2. Caractéristiques mécaniques :

Les valeurs de la limite d’élasticité garantie f e sont données

par le tableau [1.1] suivant :

Tableau 1.1– Valeurs de la limite d’élasticité garantie f e

Type

Nuance

 

ƒ e (MPas)

Emploi

Ronds lisses

F

e E 22

215

Emploi courant Epingle de levage

F

e E 24

235

des pièces préfabriquées

Barre HA

F

e TE 40

400

Emploi courant

Type 3

F

e TE 50

500

Fils tréfiles HA type 3

F

e TE40

400

Emploi sous forme de

F e TE

500

Barres droites ou de treillis

 

TL 50f

> 6

   

Fil tréfiles lisses type 4

 

mm

500

Treillis soudés uniquement emploi

TL 52 f

6

520

courant

   

mm

Dans notre cas on utilise des armatures à haute adhérence avec un acier de nuance

F e E40 type 1, f

e = 400 MPa

6.3. Contrainte limite :

6.3.1. Etat limite ultime :

Pour le calcul on utilise le digramme contrainte–déformation de la figure (1.6).

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Contraintes s (MPa) s s -10 -e es -e es 10 Déformationes(‰) -s s
Contraintes s (MPa)
s s
-10
-e es
-e es
10
Déformationes(‰)
-s s

Fig.1.6– Diagramme Contraintes–Déformations de l'acier

e

s

=

s

s

E

s

Avec

s

s

; Avec E s = 200 000 MPa.

=

fe

g

s

g s : Coefficient de sécurité.

7. JUSTIFICATION DES SECTIONS SOUMISES A DES SOLLICITATIONS NORMALES

7.1. Définition

On entend par sollicitations normales celles qui peuvent être équilibrées par des contraintes normales développées sur les sections droites des pièces.

7.2. Etat limite ultime de résistance (ELU)

7.2.1. Hypothèses de calcul

§ Les sections droites restent planes, et il n’y a pas de glissement relatif entre les armatures et le béton.

§ La résistance de traction de béton est négligée.

§ Le béton et l’acier sont considérés comme des matériaux linéaires–élastiques.

§ Le raccourcissement relatif de l’acier est limite à : 10‰.

§ Le raccourcissement ultime du béton est limité à :

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e bc = 3.5

en flexion .

e bc = 2

en compression centrée .

7.2.2Diagramme des déformations limites de la section (Règle des trois pivots)

La règle des trois pivots qui consiste à supposer que le domaine de sécurité est défini par un diagramme des déformations passant par l’un des trois pivots A, B ou C définis par la figure (1.7) tel que :

A : correspond à un allongement de 10×10 -3 de l’armature la plus tendue, supposée concentrée.

B : correspond à un raccourcissement de 3.5×10 -3 du béton de la fibre la plus comprimée.

C : correspond à un raccourcissement de 2×10 -3 du béton de la fibre située à 3/7h de la fibre la plus comprimée.

Fibre comprimée -2‰ -3.5‰ B 3/7 h d C h A s A Fibre tendue
Fibre comprimée
-2‰
-3.5‰
B
3/7 h
d
C
h
A
s
A
Fibre tendue
10‰
0‰
-2‰

h

Fig. 1.7– Diagramme de déformation limite de la section.

7.2.3. Contrainte ultime du béton

Pour le calcul à l’E.L.U on adopte le diagramme dit "parabole–rectangle" (Fig. 1.8). En compression pure, le diagramme est constitué par la partie parabole du graphe ci-dessus, les déformations relatives étant limitées à 2‰.

En compression avec flexion (ou induite par la flexion), le diagramme qui peut être utilisé dans tous les cas et le diagramme de calcul dit parabole rectangle

f bu

σ bc (MPa) Parabole Rectangle 2 3.5
σ bc (MPa)
Parabole
Rectangle
2
3.5

e bc

(‰)

Promotion 2007

17

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Fig. 1.8– Diagramme parabole–rectangle des Contraintes–Déformations du béton

Avec :

§ f bu : Contrainte ultime du béton en compression

f b u

=

0 .8 5 f

cj

q

g

b

§ : Coefficient de sécurité du béton vaut 1.5 pour les combinaisons normales et 1.15 pour les combinaisons accidentelles.

§ θ : Coefficient qui dépend de la durée d'application du chargement. Il est fixé à 1 lorsque la durée probable d’application de la combinaison d’actions considérée est supérieure à 24 h, 0.9 lorsque cette durée est comprise entre 1 h et 24 h, et à 0.85 lorsqu’elle set inférieure à 1 h.

g

b

Tableau 1.2– Les résistances caractéristiques du béton à 28 jours

Résistance caractéristique à 28 jours en MPa

Résistance de calcul f bc en MPa (pour q = 1)

à la compression

à la traction

Situations durables

Situations

ƒ

c28

ƒ

t28

ou transitoires

accidentelles

 

16

1.56

9.1

11.8

18

1.68

10.2

13.3

20

1.80

11.3

14.8

25

2.10

14.2

18.5

30

2.40

17.0

22.2

40

3.00

22.7

29.6

50

3.60

28.3

37.0

60

4.20

34.0

44.3

7.2.4. Contrainte ultime de cisaillement :

 

-

La contrainte ultime de cisaillement est limitée par :t

t

-

t

= min (0.13 ƒ c28 , 5 MPa) =3.25 MPa

cas normal (fissuration peu nuisible)

-

t = min (0.10 ƒ c28 , 4 MPa) =2.5 MPa

7.3. État limite de service (ELS)

7.3.1. Hypothèses de calcul

cas où la fissuration est préjudiciable.

Les calculs sont conduits moyennant les hypothèses suivantes:

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18

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§ les sections droites restent planes et il n'ya pas de glissement relatif entre les armatures et le béton en dehors du voisinage immédiat des fissures;

§ le béton tendu est négligé;

§ Le béton et l'acier sont considérés comme des matériaux linéairement élastiques et il est fait abstraction du retrait et du fluage du béton;

§ Par convention le rapport n du module d'élasticité longitudinale de l'acier à celui du béton ou coefficient d'équivalence a pour valeur 15;

Dans le cas de l’ELS on suppose que le diagramme parabole rectangle reste dans le domaine élastique linéaire, est défini par son module d’élasticité.

La contrainte limite de service en compression du béton est limitée par :

s

bc

-

s bc

Avec

-

s bc = 0.6 ƒ c28 = 0,6x25 = 15 MPa

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19

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CHAPITRE II

PREDIMENSIONNEMENT DES ELEMENTS PRINCIPAUX

1. INTRODUCTION

L’ouvrage à étudier est un bâtiment à usage commercial et d’habitation, qui a une forme de té, suivant le sens longitudinal. Les dimensions en plan de notre structure sont…

La hauteur totale de la structure est 19.74 m, elle dépasse les deux niveaux spécifiés par le RPA 99 / VERSION 2003, aussi nous avons adopté un système de contreventement en voiles.

La portée des panneaux de plancher dans les deux sens est de 3.8 m. Nous adoptons des planchers en hourdis corps creux en assurant une rigidité et une sécurité contre l’incendie.

2. Descente de charges et pré dimensionnement des éléments

2.1) INTRODUCTION :

Les charges réglementaires :

Les charges réglementaires sont:

Les charges permanentes qui présentent le poids propre.

Les charges d’exploitation ou surcharges.

Ø Les charges permanentes :

Il s'agit de prendre en compte le poids réel des éléments mis en oeuvre pour construire le bâtiment, afin d'uniformiser et faciliter les procédures de calcul, le législateur fourni des listes des poids volumiques en fonction des matériaux utilisés. Ces listes sont disponibles dans le Document Technique Règlementaire (D.T.R) des charges permanentes et charges d'exploitation.

Ø Les charges d’exploitation :

Tout bâtiment entre dans une catégorie réglementaire et doit être capable de supporter les charges et sollicitations correspondant à une utilisation "normale". On comprend aisément que le plancher d'un ouvrage à usage d’habitation, est à priori, moins chargé qu'un plancher d’une bibliothèque.

Pour faciliter la prise en compte de ces chargements, sans avoir à les recalculer systématiquement, le législateur a choisi de définir des charges réglementaires. Celles-ci sont présentées dans le D.T.R des charges permanentes et charges d'exploitation.

2.2) DESCENTE DES CHARGES :

G

: Charges

permanentes.

Q

: Charges d’exploitation.

Plancher terrasse inaccessible :

-Gravillon de protection (0.05m) -étanchéité multicouche (0.05m) -isolation thermique (0.04m) -forme de pente (0.10m)

-dalle en corps creux (0.20m)

-Enduit Plâtre (0.02m)

Promotion 2007

20

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Matériaux

Epaisseur (cm)

Densité (kg/m³)

Poids (kg/m²)

Protection en gravillons roulés

5

1500

75

Étanchéités

10

100

10

multicouches

Béton de pente

12

2200

264

Isolation thermique en liège

4

400

16

Plancher en corps creux

20

1360

272

Enduit plâtre

2

1400

28

 

G

665

Q 100 ETAGE COURANT : -Carrelage (0.02m) -Chape de mortier (0.02m) -lit de sable (
Q
100
ETAGE COURANT :
-Carrelage (0.02m)
-Chape de mortier (0.02m)
-lit de sable ( 0.03m)
-dalle en corps creux (0.20m)
-Enduit Plâtre (0.02m)

Matériaux

Épaisseur (cm)

densité (kg/m³)

poids (kg/m²)

Carrelage

2

2200

44

Mortier de pose

2

2000

40

Lit de sable

3

1800

54

Plancher en corps creux

20

1360

272

Enduit plâtre

2

1000

20

Cloisons légères

10

900

90

 

G

520

Q

150

§ Plancher :

terrasse inaccessible (Usage de d’habitation) G = 665 kg/m 2 ; Q = 100 kg/m 2

§ Plancher : 1 ere et 2 éme et 3 éme et 4 éme (Usage de d’habitation)

G = 520 kg/m 2 ; Q = 150 kg/m 2

§ Plancher RDC :( Usage de commerce)

G = 520kg/m 2 ;

Q = 500 kg/m 2

BALCON:

Le balcon est constitué d’une dalle pleine dont l’épaisseur est conditionnée par :

L / 15< e < (L / 20) +7 on a : L = 1,25m 8.33 < e < 13.25 On adopte un e =12 cm.

Matériaux

Épaisseur (cm)

Densité (Kg/ m³)

poids (kg/m²)

Carrelage

2

2200

44

Mortier de pose

2

2000

40

Dalle en béton armé

12

2500

300

Enduit ciment

2

2000

40

Lit de sable

3

1800

54

 

G

478

Q

350

§ Murs extérieurs en maçonnerie :

G 478 Q 350 § Murs extérieurs en maçonnerie : 15 5 10 Fig II.3 Cloisons
G 478 Q 350 § Murs extérieurs en maçonnerie : 15 5 10 Fig II.3 Cloisons
G 478 Q 350 § Murs extérieurs en maçonnerie : 15 5 10 Fig II.3 Cloisons
G 478 Q 350 § Murs extérieurs en maçonnerie : 15 5 10 Fig II.3 Cloisons

15

5

10

Fig II.3 Cloisons extérieur

Matériaux

Épaisseur (cm)

Densité (Kg/ m³)

poids (kg/m²)

Enduit extérieur

2

2000

40

Briques creuses

10

900

90

Briques creuses

15

900

135

Enduit platre

1.5

1400

21

 

286

En considérant les 30 % d’ouvertures ……………….295×0,7 = 200,2 kg/m².

La maçonnerie utilisée est en briques (double cloison) avec 30 % d'ouvertures

§

Acrotère

La surface de l’acrotère est :

S= (0.03¥0.22)/2+(0.07¥0.22) + (0.1¥0.50) = 0.068m²

Le poids propre de l’acrotère est :

P= (0,058¥2500)=171 Kg/m G=171 kg/m

§

Escaliers

§ Paliers :

§ Etage courant :

12 10 3 7 Fig 2.4 acrotère l 0 =60
12
10
3
7
Fig 2.4 acrotère
l
0 =60

Matériaux

Epaisseur

Densité (kg/m³)

Poids(kg/m²)

(cm)

Carrelage

2

2200

44

Mortier de pose

2

2000

40

Lit de sable

3

1800

54

Dalle pleine (BA)

16

2500

400

Enduit plâtre

2

1400

20

 

G

566

Q

250

§ RDC :

Matériaux

Epaisseur

Densité (kg/m³)

Poids(kg/m²)

(cm)

Carrelage

2

2200

44

Mortier de pose

2

2000

40

Lit de sable

3

1800

54

Dalle pleine (BA)

16

2500

400

Enduit plâtre

2

1400

20

 

G

566

Q

250

§ volée :(paillasse)

§ Etage courant :

 

Matériaux

Epaisseur

Densité (kg/m³)

Poids(kg/m²)

 

(cm)

 

Carrelage

2

2200

44

 

Mortier de

2

2000

40

pose

Poids des marches

17/2

2200

187

 

Paillasse

0.12/cosα

2500

577

 

Enduit plâtre

2

1400

20

 

Garde corps

   

15

 

G

660

Q

250

§

RDC :

 

Matériaux

Epaisseur

Densité (kg/m³)

Poids (kg/m²)

 

(cm)

 

Carrelage

2

2200

44

 

Mortier de

2

2000

40

pose

Poids des marches

17/2

2200

187

 

Paillasse

0.12/cosα

2500

577

 

Enduit plâtre

2

1000

20

 

Garde corps

   

15

 

G

660

Q

250

3) pré dimensionnement des éléments structuraux

3.1 Introduction

Il a pour but le calcul des sections des différents éléments résistants en utilisant les Prescriptions du CBA93 et du RPA99/VERSION2003. Il est aussi important pour la détermination d’une épaisseur économique afin d’éviter un surplus d’acier et de béton.

3.2. Pré dimensionnement des dalles :

Les dalles sont des plaques minces dont l’épaisseur est faible par rapport aux autres dimensions.la dalle peut reposer sur 2,3ou 4 cotés. L’épaisseur des dalles dépend le plus souvent des conditions d’utilisation que des vérifications de résistance. Aussi, l’épaisseur des dalles est déduite à partir des conditions suivantes :

3.2.1 Condition de résistance au feu :

Cette condition nous permet de fixer l’épaisseur minimale de la dalle afin d’assurer une protection suffisante vis-à-vis du feu pour une durée moyenne

e

=7cm

pour une heure de coupe feu,

e

=11cm

pour deux heures de coupe feu,

e

=17,5 cm

pour un coupe de feu de quatre heures.

On admet:

e = 16 cm.
e = 16 cm.

3.2.2 Condition d’isolation phonique :

Pour tenir compte des bruits aériens, il est nécessaire d’avoir une épaisseur minimale supérieure ou égale à 16cm.

3.2.3 Condition de résistance à la flexion :

Pour une dalle reposant sur deux cotés dont la dimension de la plus grande portée est Lmax, on a :

Ø Dalles reposant sur deux appuis : Lmax /35<e</ Lmax /30

Ø Dalles reposant sur trois ou quatre appuis : Lmax /50<e< Lmax /40.

Lmax : est la petite portée de panneau le plus sollicité. Dans notre cas, la dalle reposant sur

quatre appuis a une portée égale à : Lmax

Donc on a :

=Lx = Ly=3,8m

7,6cm e9,5cm

On prend :

e = 9cm

3.2.4. Condition de flèche :

Nous devons vérifier que la flèche maximale FMAX subie par la dalle est Inférieure aux valeurs limites des flèches, ceci se fixées par le BAEL-91-

- Si la portée L max est au plus égale à 5m

-Si la portée L max est supérieure à 5m

fà 5m -Si la portée L m a x est supérieure à 5m max f max

max

5m -Si la portée L m a x est supérieure à 5m f max f max

f

max

£

£

L max

500

0,5

+

L

X

1000

Dans notre cas (L max <5m), on doit vérifier la condition suivant: L max f
Dans notre cas (L max <5m), on doit vérifier la condition suivant:
L max
f
£
max
500
Tel que:
g,q
3.80 m

Fig. : 2.5

dalle Bi encastrée

En considérant une bande de 1m de largeur et de 3,8 m de longueur, supposée travailler comme une poutre encastrée aux deux extrémités (Fig. 2.5), la valeur maximale de la flèche sera donnée par

ƒ

max

= c

Avec :

5

q

4

L

384 B

Β

= ΕΙ

1-n

2

I : inertie

I =

b

e ³

E vj = E =1100

12 3 f c 28
12
3
f
c 28

et

-

f

l

= 500

=32164 MPa (Module d’élasticité du béton)

n : Coefficient de poisson 0.2

c

: 0.098 (pour une dalle encastrée) .

q

: chargement de la dalle à ELS .

Pour le plancher du RDC (cas le plus défavorable) on a :

G

= 520 Kg/m²

charge permanente.

Q

= 500 Kg/m²

charge d’exploitation.

Ceci nous donne :

q = (G + Q) ¥ b

q = 1200 Kg/m = 0,120 MN

à partir de la deuxième condition de flèche on obtient :

d’où :

ƒ

max

= c

5

q

4

L

l

384 B

< 500

e (12(1-ν 2 )5qL 4 /Eb.348(L/500 )) 1/3

e = max {15.01,16,9,16}(cm)

Conclusion :

e 15.01cm

Après la vériffication de l’ensemble des conditions on opte pour une épaisseur de

e = max {16.01,16,9,16}(cm) =16 cm

en ajoutant 4 cm de la dalle de compréssions , on aura

e = (16 +4) cm

donc

e = 20 cm

4. Pré dimensionnement des poutres :

Une poutre est un solide à ligne moyenne droite, de section rectangulaire, en T ou en I , dont la portée est prise entre nu des appuis sauf cas particulier . Les dimensions des poutres doivent respecter l’article 7.5.1 du RPA99 /VERSION 2003

h 30 cm.

b 20cm

h/b 4

b max 1.5h + b 1

b 1

b 1 h 1 ≤ Max (b1 /2, h 1 /2) b ≤ Max ( b
b 1 h 1 ≤ Max (b1 /2, h 1 /2) b ≤ Max ( b

h 1

Max (b1 /2, h 1 /2)

b

Max ( b 1 /2 , h 1 /2 ) Max ( b 1 /2 , h 1 /2 )

h 1

Fig 2.6 Dimensions à respecter par les

Le pré dimensionnement des poutres obéit aux règles suivantes :

L/15 h L/10

0,3h b 0,7h

L : portée maximale dans le sens considéré.

0,25h 0,38 on prend: h = 35cm ; b = 30cm. 0,25h 0,38 on prend: h = 35cm ; b = 30cm.

On adopte notre section (35*30), pour la facilité de manipulation.

L X = 3,8m L Y = 3,8m

Vérification par RPA99/version 2003

h 30 cm.= 35cm ………………………………

………

vérifiée.

b 20cm = 30cm………………………

h/b 4 = 1,16………………………………………….……vérifiée. b max 1.5h + b 1 …………………………………………….vérifiée.

…………………vérifiée.

5. PRE DIMENSIONNEMENT DES POTEAUX :

On range dans cette catégorie les éléments porteurs dont le rapport des cotés de la section droite est compris entre 0.2 et 5 .On distingue les poteaux à compression centrée et les autres dont le moment n’est pas pris en compte dans la justification de la stabilité et de la résistance.

Le calcul de la section du béton sera faite en compression centrée, les règles CBA 93 préconisent de prendre une section réduite en laissant 1cm de chaque coté pour tenir compte de la ségrégation du béton.

D’après l’article B.8.4.1 du CBA 93 : l’effort normal ultime N u agissant sur un poteau doit être au plus égal à la valeur suivante :

N u ≤ α ((B r .f c28 /0,9 γ b ) + (A.f e /γ s )).

Et d’après les règles BAEL91, elles préconisent de prendre la section réduite B r :

B r b N u / ((f bc /0.9) +0.85(f e /g s ) (A/B r ))

Tel que :

B r

: Section réduite du poteau (en cm²).

Poteaux rectangulaires ………………

B r =

(a - 0,02) (b – 0,02)

m 2

A : Section d’aciers comprimés prise en compte dans le calcul.

f c28 : Résistance à la compression du béton = 25MPa.

f bc : 0.85(f c28 /g b ) = 14.16 MPa.

f e

γ b =1,5. γ s =1,15. b : Coefficient de correction dépendant de l’élancement mécanique λ des poteaux. Il prend les valeurs :

- si λ £ 50 : α = 0,85 / (1 + 0,2 . (λ / 35)²) ;

- si 50 < λ < 70 : α = 0,60 (50 / λ)².

On se fixe un élancement mécanique λ=35 pour rester toujours dans le domaine de la

compression centrée d'ou : b = 1.2

D’après le RPA99/version 2003 :

A/B r = 0,9% (zone III)

B r (cm2) 6,75 Nu(t)

:Limite d’élasticité de l’acier utilisé = 400MPa.

§ Poteau central

Le poteau central le plus sollicité (D4),

à une surface de participation S =14,44m 2

on majore la surface de 15pour prendre en compte

le poids des éléments porteurs (poutres et poteaux)soit :

s=1.15x14.44=16.60 m 2

D

4

3,80 m 3,80 m 3,80m 3,80m
3,80 m
3,80 m
3,80m
3,80m

Charges et surcharges revenant aux poteaux centraux:

   

PLANCHER

 

SURCHARGE

TERRASSE

0.665X16.60 = 10.03 t

0.1x16.60 = 1.66t

G

= 10.03 t

Q

= 1.66 t

ETAGE

0.520x16.60 = 8.632 t

0.150 x 16.60 = 2.49 t

COURANT

G

= 8.632 t

Q= 2.49 t

RDC

0.520 x16.60 = 8.632 t

0.5 x16.60 = 8.30 t

G=8.632 t

Q

= 8.30 t

§ Poteau de rive

Le poteau de rive le plus sollicité (D1), à une surface offerte S = 7.2m on majore la surface de 10pour prendre en compte le poids des éléments porteurs (poutres et poteaux)soit s=1.1x7.2=7.92 m 2

1

3,80 m 3,80 m D
3,80 m
3,80 m
D

3,80 m

Charges et surcharges revenant aux poteaux des rives

 

PLANCHER

   

acrotère

 

SURCHARGE

 

0.665X7.92

=

0.171x 3.8 =0.44 t

0.1x7.92 = 0.792t

 

TERRASSE

5.266

t

 

G

= 5.266 t

 

G

= 0.44t

Q

= 0.792 t

 

0.520

x

7.92

=

 

Mur sur poutre

0.150

x

7.92

=

ETAGE

4.118

t

2.71x2x0.72x2.85=1.07

1.188 t

 

COURANT

G

= 4.118 t

 

G

= 1.07

t

Q= 1.188 t

 
 

0.520

x7.92

=

Mur sur poutre

0.5 x7.92 = 3.96 t

 

RDC

4.1184

t

2.71x2x0.68x2.85=1.31t

G=4.118 t

 

G

= 1.31 t

Q

=3.96t

§ Poteau d’angle

Le poteau d’angle le plus sollicité (A1), à une surface offerte S = 3.6m 2

on majore la surface de 10pour prendre en compte

le poids des éléments porteurs (poutres et poteaux)soit

s=1.1x3.6=3.96 m 2

Charges et surcharges revenant aux poteaux d’angles

A

1 3,80 m 3,80 m
1
3,80 m
3,80 m
   

PLANCHER

 

SURCHARGE

TERRASSE

0.665X3.96 = 2.633 t

0.1x3.96 = 0.396t

G

= 2.633 t

Q

= 0.396 t

ETAGE

0.520

x 3.96 =2.059 t

0.150 x 3.96 = 0.594 t

COURANT

G

= 2.059 t

Q= 0.594 t

RDC

0.520

x 3.96 = 2.059 t

0.5 x3.96 = 1.98 t

G= 2.059 t

Q

= 1.98 t

Les surcharges sont appliquées de la manière suivante :

§ N u = (1,35NG + 1,5N Q ) xb

§ Poteau central b= 1,15

NIV

G

N

G

Q

N

Q

N

U

B

r (m 2 )

Br
Br

B obtenue

       

(m)

(cm

2 )

5

10.03

10,03

1,66

1,66

18.43

0.0140

0.111

30x30

4

8.63

18,66

2.49

4,15

36.12

0.024374

0.156

35x35

3

8.63

27,29

2,49

6,64

53.82

0.036333

0.190

40x40

2

8.63

35,92

2,49

9.13

71.50

0.048262

0.219

40x40

1

8.63

44,55

2,49

11,62

76.35

0.051536

0.227

45x45

RDC

8.63

53,18

8,3

19.92

116.92

0.0789213

0.260

45x45

Poteau de rive b= 1

NIV

G

N

G

Q

N

Q

N

U

B

r (m 2 )

B r (m)

Br (m)

B obtenue

       

(cm

2 )

5

5.70

5.70

0,79

0.79

8.88

0.05994

0.074

30x30

4

5.18

10.88

1,18

1.97

17.64

0.11907

0.102

30x30

3

5.18

16.06

1,18

3.15

26.40

0.17820

0.137

35x35

2

5.18

21.24

1,18

4.33

35.16

0.23733

0.142

35x35

1

5.18

26.42

1,18

5.51

38.64

0.26082

0.150

35x35