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Juillet

1894

3NT°

7

Prix

: 30

cent.

chrétiens se

mêler les esprits

humaines, c'est

de peuser et de dire

permettent

L'EMPIRE

L'ordre de

DU

DIABLE]

que

d'un autre compromettre

monde aux choses

la

gravité de nos

situation

A

vient de clore la

dogmes et les mettre

en regard l'occasion,

dans une fausse

Saint-Dominique

prescrites

Royo,

série des l'êtes

béatification solennelle des vénérables

par l'Eglise pour la

martyrs

François

de l'incrédulité

contemporaine.

ils font leur petite partie

de scepti-

dominicains de la Chine, Pierre Sanz,

Serr no, Joachim

Diaz. D'autres onl raconté l'histoire de leur

çois vocation, loué la perfection

roïsme de l^urs combats, la gloire de leur triom-

phe.

de leurs vertus, l'hé-

cisme moqueur dms le concert de

de la

le

négations qui

surna-

pères.

Jean Alcobert et Fran-

tendent à isoler l'homme des influences turelles que vénéraient et redoutaient nos

Qu'est-ce que cela prouve

peuples, qui

contre les intentions

raison qui devine

de

tradi-

et les

pressentiments dans le monde invisible

prolongement l'univers visible (1); contre l'universelle

Nous avons pensé que l'occasion était bonne

dans les vastes

régions où

pour

et étouffés

transporter ils ont été

de nous

tion des

tion des mauvais esprits dans la nature et dans les

événements de la vie humaine, et surtout contre

l'enseignement

et des saints docteurs

affirme l'existence et l'ac-

décapités, étranglés

la sainte cause de Dieu et de son Christ et de

résoudre une

bon nombre d'àmes chrétiennes.

question providentielle qui trouble

de nos Bienheureux n'est qu'un

gigantesque engagée depuis

entre le ci d

et l'enfer,

si précis de l'Ecriture, de l'jïglise

qui nous racontent

les

de Lucifer, ses combats à fuir ses

pièges que nous devons

et

faire

Oui, qu'est-ce

Le martyre

épisode

des

de la lutte

orgueilleuses et sa chute,

prétentions nous invitent

prières

milliers d'années,

dans cet extrême Orient dont nous ne connais-

Sur les races notre civilisation

étranges que

' nous dictent les

sons pas encore tout le mystère. n'ont

pu pénétrer

et nos moeurs, l'immortel

. règne en maître,

déjouer ses tentatives?

pour

que

nombre

cela

prouve? Qu'il y a en ce monde bon

d'esprits légers

; que

le diable est un

ennemi de Dieu, Salan,

avec dou-

et l'on se demande,

ennemi intelligent, et que, dans certains milieux,

il juge à propos

plus Le vrai chrétien

celte ruse. Il croit

de se faire

oublier pour tromper

son pouvoir.' pas prendre

le Créateur

sûrement et mieux affermir

les abîmes

ne se laisse

à

avec l'Église que

qui séparent

a

du monde inférieur où s'accomplit notre

d'esprits plus parfaitement configurés à

ne le sommes

mêmes. 11 croit

pu prévariquer

pure essence

rempli

le monde divin

épreuve,

sa très

nous-

étant libres ont

perfection

provo-

que nous

que ces esprits

et déchoir

de leur

native. 11 croit

qué dans le ciel

Lucifer et ses tenants ont été précipités dans les

et que

que l'orgueil et l'envie ont

-un immense conflit,

leur, pourquoi la Providence a permis et permet

encore cette longne inquiétude, quelle

bat entre Dieu et son adversaire.

et altière domination

; avec sera finalement l'issue du com-

I

Nous allons

de Dieu, d'éclaircir

ces

'

pen-

croire à l'exis-

avec la grâce

'

essayer,

mystères.

Il est de mode, dans un certain monde de

de ne

seurs et de savants, tence du démonet

(I)

plus à sa puissance; et d'honnêtes

Cediscoursdu T. K. P. Monsahrôa été

prononcepar le grand

orateurchrétienà la

180',.Nous

il'aris, 22-2. lauljourgSainl-llonoré; 12 i'r. par an).

chapelle des HR PP. Dominicains, le 28 mai

l'extrayons du n" du 45 juillet

de In,RevueThomiste

férence: (I) Cl'. Imposition Le mondeinvisible. du dogmecalhnliijiic, carêmede 1875, XVecon-

Supplément-au 20'- fascicule du Diable au XIX' Siècle (n° de juillet 1894):

194

REVUE31ENSUEJ,1.,E,RELIGIEUSE.POLITIQUE,SCIENTIFIQUE

abîmes où Dieu les châtie éternellement. Il croit

que le bonheur dans la

le trouble secret et les excitations malsaines de

nos

est défendu de toucher à notre âme et de faire violence à notre volonté. S'il nous entraîne au

mal, c'est

emploie

toute

le diable et ses

plus trouver se procurer et

toutes les forces de leur admi-

? — De Dieu

Mais, dans ce travail

funeste, il lui

auges,ne pouvant cherchent à

joies

de la

qui se venger

appétits.

paix, les fausses et cruelles

qu'ils y déploient rable nature. Mais de

A-engeance

nous l'avons voulu. Mais malheur

que

à nous si nous sommes vaincus ; car il

à

nous retenir Hélas ! il l'a sur la

lendemain de la chute, il s'est

à qui

en

ils ravissent les adorations de la créature

l'énergie de sa grande et puissante nature

captifs (1).

exercé, ce pouvoir de

détention,

plus grande partie

du genre humain. An

emparé de la race

cette

Ou l'a vu à

monde où Satan

que

et embaumés de leurs

d'attendre sous son joug odieux la fin

l'empire que la souffrance a cou-

Royal

ce Christ

restaurateur de

père,

gloire et d'honneur, il est venu détruire

qui avait l'empire

le sacrifice de savie celui

(2). Accomplissant la promesse

qu'il

mourir, de jeter dehors ls

de ce monde :

Princeps hujus mundi

prisons mystérieuses où étaient détenues les

et les a entraînées avec

lui, esclaves

contrefaisant sa toule-puissance par des pres-

gouvernement

et la

protection

tiges ;

trarient le

des anges, leurs frères fidèles dont ils con-

en

troublant la nature et en séduisant les âmes ; de

leur fut préféré dans l'inef-

de l'union de Dieu avec la créa-

tion, de l'homme qui doit remplir les vides qu'ils

l'homme, surtout, qui

fable

mystère

de Cam ; il a flétri et corrompu celle de Seth; il

a attiré sur ses misérables esclaves l'immense

catastrophe du déluge. Après

effroyable

leçon il a repris la guerre et est devenu tellement

maître

nité de son exécrable tyrannie.

l'oeuvre, ce Dieu, dans le vieux

régnait et tenait si bien l'empire de la mort

les

qu'un Dieu seul pouvait délivrer l'huma-

ont laissé au ciel, et

l'entraîner avec eux dans un étemel malheur.

Enfin, le vrai chrétien croit que la. vengeance de

de notre rac >, et

au mal pour

qu'ils portent

père

Satan a triomphé

avec l'apôtre ment «

sur le

saint Paul, il confesse douloureuse-

nous avons à lutter non seulement

et les

ténébreux, contre dans l'air. » —

et

putes-

justes eux-mêmes, pieusement endormis dans

vertus, étaient

que

« contre la chair et le sang, mais encore contre

puissances, contre les

«

le Seigneur

obligés

d'un long exil.

de son

ronné de

par de la mort

les

principautés

« rois invisibles de ce siècle

les

esprits

de malice

«

Non est nobis colluctatio adversus carnein et

sanguinem, sed adversus p>i"incipe's

répandus

tales, adversus mundi redores tenebrarimi

harum,

contra spiriiualia nequitve in cozles-

tibus (1).

puissance des mauvais esprits! On

se demande s'il est

humanité ! cela est : et

cela est, parce qu'il a plu de solennité à notre

triomphe de la vertu ; cela est, parce que le

de son chef a

sur lui en fléchissant et en se lais-

devait fixer le

Redoutable

possible que Dieu lui per-

pauvre

mette de se déchaîner sur la

Eh oui, cela est possible, puisque

plus

épreuve et plus de lustre au

à Dieu de donner

genre humain, dans la personne

donné

prise

sant vaincre dans

l'épreuve qui

cours de ses destinées et lui assurer la transmis-

sion des

privilèges et des gloires de son origine

(2).

immaculée

Entendons-nous bien cependant sur le

fautes,

pouvoir

de trembler devant lui

comme devant une inéluctable fatalité.

dit saint

« arbitre, sollicité

« Toutefois l'office propre du diable est de nous

« tenter : Dicitur

« ieniare (3). » Sa malice aiguillonnée par l'or-

gueil et la jalousie est ennemie de notre progrès

moyen pour lui d'entraver

moral, et le plus

ce

donc nos chutes par des illusions

pécher. 11 prépare

« Thomas,

de Satan, et gardons-nous

« Une grande partie

provient

de nos

des défections de notre libre

par nos propres convoitises.

ojficium proprium diaboli

sur

progrès

est de nous faire

perfides, par

(1)Eplies.,cap.vi, 13.

(2) Dcviccratmitentditdiolustohimhmnawnm f/c«is.et risdomi

nabatur dum cosnd iMc.-secundumsuiimtotmndctluxtrntut

nnllus clïsl.xix,a. paradisijanuaminlroirel. 2.) (S.

THOMASin lin.

11] Sent.,

(b) Cf.Somm,tlicnlogique, 1™ partie,question-1U,art. 2 et 3.

avait l'aile avant de

prince

ejicieiur foras (3), il a brisé d'abord les portes

des

âmes justes,

de sa gloire et de son bonheur, dans l'éternelle

patrie que miers

leur avait fermée l'homicide des

pre-

jours, en

corrompant ,1e père de l'huma-

nité : Christus ascendens. in altum caytivem

duxii

de la mort au milieu

était assis : il a renversé les autels

captiviiaiem (4). 11 a dissipé les ombres

desquelles

le genre humain

païen ;

où, sous

par

il a imposé silence à ses ora-

régénéré

prestiges; de lumière et de

paix

il a établi où retentit ce

mille noms et mille figures, Satan était adoré

le monde

cles menteurs ; il a armé l'homme

contre ses tentations et ses

un royaume

cri d'une nouvelle humanité : Christus vincit,

Christus

régnai,

Christus

imperai.

Triste royaume

! dira-t-on.

Triste royaume de

que notre petit

ces immenses contrées de l'Orient où

règne

d'âmes. Non, le Christ n'a pas

de celui qui avait l'empire de la mort ; non,

promesse

de ce monde n'est

n'entende par ce dehors la

monde

européen, en regard

Satan

encore sur des centaines de millions

le pouvoir la

prince

pas accomplie : à moins qu'on

détruit

qu'il a faite de mettre dehors le

vaste aggloméra^

impiifirii

(1)Poieslos(lutmonisin lUw'.msconsista,seiticelin

111

et delincntlodreictos. (S.TIIOJIAS, in

a. 2.)

Sent.,dist. xix, qua'Sl. '

(2) Ut per mortemdestrverelcum quiliabebatmorlisimperho (lleb.,cap.H,H.) (:i)JOAN.,cap.xii,

(4)Kphes cap.îv,

S.

COMPLÉMENTDE LA PUBLICATION« LE DIABLEAU XIXe SIECLE»

195

tion des peuples que Dieu a déjà

éternelle réprobation. Ne nous hâtons

Dieu,

voués à une

Ce qui serait monstrueux.

de

juger

les desseins de

pas la conduite de sa

proAddence et l'oeuvre

que, depuis

les

de son Christ. Il est très vrai

temps les plus reculés, Satan a établi son empire

sur les infoi tunes

mais il est très vrai aussi

de l'extrême Orient;

n'a pu devenir

acquies-

peuples

qu'il

maître que par

cement de ceux qu'il a vaincus. Partout et en

tout on reconnaît son

le lâche et monstrueux

orgueilleuse

philosophiques

père

domination de s'égaler

à

des sages

nature

qui le tourmente

et l'ambition

Dieu et de se mettre à sa place.

Dans les rêveries

et des lettrés, il a fait reculer en un

tain l'idée de Dieu

et maître

A^ague loin- de toutes

choses,

selle, il a fait prévaloir

11a voulu faire de la vie humaine

vie misérable et l'a comme enveloppée d'un pes-

simisme sombre et désespéré

sortir qu'en ertrant

Nirvana.

il a faussé les espérances

il lui a substitué l'universelle

tout est Dieu ; et, dans cette nature univer-

Par le

la matière sur l'esprit.

l'image

de sa

d'où l'on ne

peut

dans le repos anéanti du

des transmigrations, de l'homme et lui a une imbécile

animaux nuisibles et

système

inspiré un respect superstitieux,

commisération pour des

parfois dégoûtants, pour des plantes vulgaires et souvent inuLiles.

Dans les

religions populaires, il a multiplié

plus

ces chefs-

exquise des grâces de

sentiment de la AUU, mais

des figures grima-

profond

monstrueux,

encore, pour narguer

et' des adorateurs.

et d'actes

la malé-

les dieux et les idoles : non

d'oeuvre d'art du polythéisme occidental, où se

révèlent une perception

la forme et un

des géants

çantes,

melles, aux cent bras et aux cent jambes;

plus, des représentations de membres

des corps aux cent têtes, aux cent ma-

bien

obscènes ; mieux,

diction qui l'a frappé sous la figure du serpent,

il a fait de cet animal un être sacré à qui il faut

des temples

prêtres : orgueil-

se croient sortis de la tête

d'un Dieu et considèrent l'aumône qu'on leur

Autour de ces idoles, il a ses

qui

leux mendiants

fait comme le

toyables bourreaux qui fouillent les entrailles

humaines, sinistres étrangleurs qui surprennent

plus grand acte de religion, impi-

en trahison les victimes destinées à

apaiser la

colère de l'atroce Kali, audacieux nécroman-

ciens, sombres fakirs, hideux sorciers adonnés

aux é\7ocations d'outve-tombe et aux

et ses

ascètes condamnés

voyages, aux interminables jeûnes, aux cruci-

pratiques de

plus

noires

la magie. Il a ses pèlerins

pour lui plaire

aux lones

fiantes

aux

plices. 11 a ses

qui se font écraser

trône un hideux

immobilités, aux poses désordonnées,

intolérables sup

martyrs, légions de fanatiques

emmurements, aux plus

poussait

sous les roues du char où

ou se laissent immoler

en de ténébreux mystères.

11 a ses

miracles, orgueilleuses contrefaçons

de la

toute-puissance

de

qui surpassent le pouvoir

des

inAd-

des merveilles

Dieu,

de l'homme forces cachées

sible. C'est le Kounboum, arbre unique et irre-

productible de caractères thibétains parfaitement formés d<>nt on cherche en vain le

oeuArres prestigieuses

et étonnent

ignorance de la nature et du monde

son

aux feuilles et à l'écorce couvertes

dont

on

sens mystérieux.

voit germer feuille

(1).

les formes naît et

qui Ce sont encore

de Arie ou fausses

Caractères

chaque sur chaque nouvelle écorce

les abioses, suspensions

morts, suivies,

maines, de plusieurs plusieurs années, par

indéterminées sur

à la distance de plusieurs

mois, et

se-

quelquefois de

de fausses résurrections.

comme tous les

pas

Rien de plus étrange et de plus

ces phénomènes qui, n'ont évidemment

diaboliques,

que officiellement par des mandataires du

nement anglais,

saisissant que

prestiges d'antre but

d'étonner et de séduire. Ils ont été constatés

relatés

gouver-

de

dans les annales

dans nos revues.

jusque annonce qu'il va mourir

jours.

Ylndiana, Company et

par exemple,

Un fakir,

et. renaître au bout de cent

étourdi par une ronde vertigineuse,

bilise et se momifie en

plus

est enfermé dans

pierre dont le

couvercle est fixé par des écrous sur

on appose le sceau de l'Amirauté. Puis, des sen-

tinelles anglaises aux

Le centième jour les brahmes viennent, ouvrent

jours

Après s'être il s'immo- sorte : on n'a

quelque sous les yeux qu'un cadavre. « Le cadavre

un sépulcre

de

lesquels

pieds

montent la et à la tête du

garde pendant cent défunt.

prétendu

en

des officiers

présence Ils en retirent ratatiné, affreux,

eirvoyés une sorte de qu'ils éten-

parfumée

commencent sur tous les mem-

à la plante des pieds. l'épiderme perdant

devient

parchemin

la couleur de

et blanc. Un brahme desserre les dents du

dans la bouche un cordial

trente-deux

heures de manipula-

soupir se relève parle (2). »

cadavre exhalant un

le sépulcre l'Amirauté.

par squelette jaune,

dent délicatement sur un matelas. Les frictions

d'huile

bres à la fois de la tête

Au bout de seize heures,

peu à peu

souple

fakir et lui verse

magique. Les frictions recommencent et finale-

ment, après

tion, le

Quelques minutes plus tard il

Ajoutons

' relles subitement

à cela les maladies sans causes natu-

guéries par.

des enchante-

dégoûtantes

ments ; les fanfaronnades cruelles et

des Lamas bochte qui s'ouvrent le ventre avec

leurs entrailles, les éta-

un coutelas., arrachent

nairesle . (I) Ona secretde prétenduqu'unLamaavaitrévéléà cescaractèresprodigieux.Toutela un de nuitla nos mission- lama- serieest les feuilleset sur pied,arméedecouleursel.depinceauxpourmarquer les ôcorcesnouvelles.LeP. Une,dans sa visiteau

Kounboum,ira rieu vu de semblable.C'estune

voyageursceptique. vidus allant chercherdans Ouse figuremalaisément;nuecenlainc l'ombreles feuilleset les branches d'indi-

neuvespour tracer dos caractères que rien ne pourra effacer.

plaisanteriede

y

Cr.P. Hue,Voyagedans le Tkibel.t. 11,chap. (2) Collectionde l'indépendant,!881.HENRITESSIEU.

196

. REVUE MENSUELLE,RELIGIEUSE,POLITIQUE, SCIENTIFIQUE

lent devant

qui blessure et rentrent la

premier état;

eux, aspergent de leur sang

la foule

invoque, tranquillement dans leur ou

les admire et les

ferment leur

évaporation

disparition

soudaine de

les jongleries

personnes vivantes ; les prestiges,

stupéfiantes

des fakirs, opérations

jeux

près

de nos

d'enfants.

Il t'ouble

desquelles les plus habiles

prestidigitateurs

ne sont que des

et son

D'autres manières encore, Satan rappelle à ses

esclaves sa

la paix des foyers,

verse, brise, répand partout ment divin d'un

présence

pouvoir. haute les maisons, boule-

chasse

les familles et

détruit,

la terreur. Il simule l'envahisse-

Il

les Lamas

par de soudaines possessions.

signe mystérieux

marque

suprêmes qu'il destine aux adorations de la foule

hébétée.

On reconnaît sa haine homicide dans ces êtres

mutilent et mal-

sans

traitent la femme

entrailles, qui méprisent,

après

avoir écrit dans leurs

que par la

Le néant, le

profondes, le cou-

ne sont

serpents aussi méchants que

; qui prescrivent

les

dans les

digestes terreur des

coups vent, la mort, les régions pant du rasoir, la prison, pas, quand ils sont réunis,

la femme (1). » litres sans entrailles

: « La femm.fi ne reste fidèle

et de la prison

les

qui jettent

fleuves les enfants

des grands

ou les abandonnent à la voracité

dans le limon les

qui

des morts et

ingéniosité On reconnaît son

supplices qu'ils besoin d'avilir la race humaine dans les moeurs

gênent,

des animaux immondes

suicides officiels sur les bûchers

dépensent leur féroce inventent.

honteuses où s'étalent sans

le mensonge,

pudeur la fourberie,

le parjure, le vol et la rapine, où

se montre à. nu sur les théâtres et

l'impudicité

jusque

dans les jouets des enfants. Mais surtout

orgueil jaloux

et son incurable

à Dieu dans ces antres et

de l'occultisme

où le vrai Dieu

mal, où Lucifer est adoré sous le

ses apparitions et l'honorent par les

blasphèmes, profanations

et

on reconnaît son

ambition de s'égaler

ces temples le

s'appelle

nom du Dieu-Bon, où d'abominables sectaires

provoquent

plus horribles

cruautés.

Il faudrait un gros volume

lugubre

histoire Orient. Ce

seulement des

rapides

pour raconter en

de Satan

vient de lire

détail la

dans l'extrême

est le résumé

pas visitent que.les côles des

de l'empire

qu'on

des récits que nous tenons, non

voyageurs qui ne

et n'y voient guère que la

et

des moeurs,

mais des

superficie

missionnaires

des populations

l'épuisement

religions

dont la vie est entrée dans la vie.

qu'ils

ont

évaugélisées jusqu'à

jusqu'au

de leurs forces et souvent

croyons

Nous

encore entendre l'un

profonde

Satan est con-

martyre.

tristesse :

« Dans notre monde occidental,

tenu par la présence et l'action du Christ libé-

d'eux nous dire avec une

(1)Digeste indienet loide Manou;

.

rateur ; mais là-bas, il

et l'on

peut régnai, Diabolus imperat. »

triomphe

dire : Diabolus

sur des vaincus vineii, Diàbolus

n

N'est-on

tenté d'adresser

a-t-il

ici à la ProA'i-

pas dence une douloureuse

le Christ libérateur a-t-il fait un choix

question? —Pourquoi

parmi

laissé jusqu'ici les

d'exposer

le'triste de Salan ?

de caprice

qu'il y

a

les nations?

peuples

Pourquoi dont nous Amenons

état,

Puisqu'il nous est défendu d'accuser

la

courbés sous la domination

divine, nous devons croire

sagesse

dans l'histoire de ces peuples quelque lointaine

et

une sorte de

monstrueuse prévarication qui

réprobation

leur a mérité

manifestée par l'aban-

don de Dieu. Penser ainsi, ce serait reconnaître et mutiler

l'oeuvre libératrice du Christ. « Elle est totale,

« dit saint Thomas : Poiesialem

« S'il

y

des idolâtres

de Satan, c'est

diaboli, quel

» Mais

victos didinei Christus ex toto amovit.

il faut qu'on y coopère.

le saint docteur,

joug

a encore, ajoute courbés sous le

qu'ils négligent d'emprun-

ter a la passion du Sauveur les secours dont ils

ont besoin pour

être délivrés (1). »

Ces secours sont de tous les

L'efficacité

temps.

de la rédemption

dempteur.

dans

a précédé l'apparition du Ré-

aujourd'hui

et

« Le Christ est hier et

tous les siècles,

dit l'Apôtre : Christus heri.

\2). » « L'agntau

l'origine

Ethodieipse

a

du

•.<été virtuellement immolé dès

« monde et a commencé dès lors son livre de

et in soecula

« vie (3).

que jour où le péché

» C'est eu vue de ses mérites futurs

reçu la grâce du

est entré

salut, depuis le

dans le monde, jus-

aboli.

delà passion Satan

que

tonte âme a

par

s'est consommé le sacrifice du Cal-

la vertu de ce sacrifice que le

qu'au jour

vaire ; c'est

pouvoir

du diable doit être

partout les secours

Or, Dieu a-t-il proposé

qui

du Sauveur aux misérables vaincus

détient sous son toutes les formes

temps. La foi explicite qui

convenaient'à

empire ? Assurément, et sous

tous les

nous est demandée,

aujourd'hui n'était pas nécessaire aux généra-

qui teur. 11 leur suffisait de croire en un Dieu rému-

tions

devaient vivre dans l'attente du libéra-

nérateur de ceux

et

qui

le cherchent avec sincérité,

Les émi- extrémités

d'espérer de sa

bonté la délivrance du péché.

n'était

Or personne,

dans les temps anciens,

cet espoir.

de cette foi et de

incapable de Babel

grés

de l'Orient les traditions divines

les sauver. « S'ils les eussent conservées

emportèrent, jusqu'aux

qui pouvaient

dans

(1)Hoc,cjuod idolalroe.adhucmanenl sub servante ùcemonis,

continua ex hoc quod auxilin qnoe sunl ex passionc Christieteci-

perenegtigunl.(lnlil).IIlSent., distinct, xix,

a.

2, ad t.).

(2)lle.b.,cap.xin, 8. (3) In. Ubrovitre agni quioccisus est ab origine mundi. [Apoc.i cap. xii],.8.

COMPLEMENTDE LA PUBLICATION- « LE DIABLEAU XIXe SIÈCLE))

197

leur

saint Thomas, de la bonté de Dieu qui veut, sau-

ver tous les hommes, la grâce qui ne

personne est en

iis eussent obtenu,

dit

primitive

et

pureté,

se

manque à

qui

elle (1). » Mais bientôt l'action

communique

à tous autant

de

qu'il

l'ennemi du genre

passions, lâches complices de sa tyrannie, alté-

rèrent

plus que

rêveries

humain

se fit sentir, et les

dont il ne resta au fond des

la vérité

traditionnelle

défigurés absurdes et malsaines qui devinrent la

des souA-enirs

théologie de Satan. Dieu va-t-il abandonner les races corrompues

qui

adversaire

pour forcer les portes de l'extrême Orient. Au jour de

taire de sa vérité et de sa loi. Il s'en sert

se sont laissé vaincre et

opprimer par son peuple déposi-

? Non, il a choisi un

il l'envoie

du

sa splendeur, creusé

par

port d'Asiongabert,

golfe

de l'Indus.

d'éléphant

oriental de

la mer

rapporte

les

y laisse quelque chose de ses traditions et de ses

Salomon au fond du

Rouge, jusqu'aux bouches

du

pays d'Ophir

et les

.11

les dents

singes, les paons

bois odoriférants, et ii

Dans

les Juifs cap-

leur

L'Arabie, la

espérances.

çons de l'esclavage

châtiment au profit des vaincus de Satan.

les vastes empires de Salmanazar, de Nabucho-

Après lui avoir donné les dures le-

et l'exil, Dieu exploite son

donosor, de Cyrus et d'Alexandre,

tifs fondent des colonies où ils emportent

foi, leur culte et leurs

espérances.

Perse, la Médie, la Tartane,

l'Inde et la Chine

étranges pros- avec les lettrés souvenirs, corri-

sages, gent leurs traditions et invitent les peuples à l'es- d'un libérateur.

pérance

et les

crits qui se mettent en

elles-mêmes voient s'établir ces

rapport

réveillent leurs

« La dispersion

ouvrage

des Juifs dans l'Asie entière,

dans l'Inde,

dit

<ie

générale est un des

en Chine et

Mgr Laouenan dans la conclusion

particulièrement

son

fails les plus considérables de l'histoire ancienne,

ira de ceux qniout exercé le

sur le Brahmanisme,

plus

d'influence sur sur

le

développement les institutions

intellectuel et religieux,

sociales des peuples asiatiques.

En 606 et 558, Nabuchodonosor

1er, s'étaivl

vendu maître de Jérusalem

«t de la

J'.dée,

la plupart des Juifs et les

de son vaste

dans

l'Asie

emmena en

distribua

empire

entière

leurs doctrines, tutions.

captivité

dans toutes les parties

d'où ils se

répandirent en même

portant avec eux,

temps que et leurs insti-

leurs traditions

A l'époque

de l'édit

de Cyrus,

y

les Juifs

qui

étaient venus dans l'Inde

descendants existent encore à la côte Malabar,

à Cochin et dans les environs. On a trouvé entre

leurs mains un

sont restés et leurs

exemplaire du Pentateuqùe

écrit

sur un immense rouleau

de peaux cousues en-

(1)Beusvult omneshommessalvosfieri, et ideo

ÏÏMsl,sed.omnibus quantum in.se

"<*.,cap.xn,

lec-t. 3.)

est,

nulli

secommuniant. (InEpist. ad

gratta,

semble. Plusieurs immémorial

Tartarie,'

temps

l'histoire des Afghans Bohillas ne laissent aucun

doute sur leur

autres familles sont fixées de

dans la Perse,

l'Arabie,

la

et

qui voyageait au

étaient conservés

de Salmanasar.

affirme qu'il y

dans

avait

un

tout

la Médie, la Chine. La tradition

origine hébraïque.

de Tudèle,

Benjamin

qui s'y

Le Juif

xu° siècle dans le pays de Gazan, y rencontra,

une coloilie d'Israélites

et

multipliés depuis l'époqu«

Philon [Leg. ad Caium)

nombre

de

do son temps (siècle Ier de l'ère chrétienne)

grand

l'Orient.

taient encore au delà de

rôme (2) assure

tives dans la Médie Les anciens missionnaires

Juifs répandus

Josèphe (1) dit que

les dix tribus exis-

Saint Jé- encore cap-

l'Euphrate.

qu'on les trouvait

jésuites de la Chine,

les PP. Ricci, Adam Schaal et autres, assurent

qu'il

Juifs assez nombreux

temps

y avait en divers

de la captivité

des

lieux de la Chine des

qui y étaient sous

Areuus au

Salmanasar, qu'ils du Pentateuqùe semblables à

conservaient

écrits sur des rouleaux

ceux qui

exemplaires

de

peaux, ont été trouvés dans l'Inde.

pénétration providentielle du peuple juif

seul con-

les

prêtres

contact d'Israël

quelques graves préceptes de morale, qui éton-

Celle

a dû sauver bien des âmes, dont.Dieu

naît le nombre;

mais la masse

et les sages eux-mêmes

dit un

que

orientale, n'ont retiré du

« et

noyés

de visions,

des rites extérieurs

on les voit

nent,

dans un amas de choses obscures,

voyageur, quand

de sentences

et de vieux contes, mêlés d'un

peu les sages les

peuple

et de

renoncé

à

de

n'ont rien

adore

chèvres ; et Satan

philosophie (3). » En définitive,

appris

ni rien réformé. Le

par

des sacrifices de pourceaux

règne

encore.

la Providence, n'a

pas desseins. Le

Cependant,

ses miséricordieux

nement dont le peuple juif a semé

qu'aux

plir. Le Christ libérateur est apparu,

remonter aux cieux, son éternelle

évé-

grand l'espoir jus-

extrémités de l'Orient vient de s'accom-

et avant de

demeure, il a

la

ce

ses apôtres et son Église d'exécuter

de

contre

le

prince

Princeps

hujus mundi ejicietur foras.

de l'Orient

n'ont pas et

Barthélémy

suivront

les

et fondent

peuples Sur leurs

tracas, saint

et

chargé

sentence prononcée

monde :

Les infortunés peuples

Thibet, évangélisent premières églises.

va prêcher

A

philosophes.

écrit

été oubliés dans celte mission.

que les apôtres de l'Inde, de la Chine, de la Tartane

Thomas ouvrent le chemin de terre

et du

les

Panthène

ia foi aux brahmanes

aux

quelque temps

de là,-saint

Alhanase

que «

le concile de Nicée' est

connu des indiens et de tous les autres chrétiens

parmi les barbares ». Frumence, qu'ii a ordonné

(1)Antlq

(2)

(3)

Iud.,\'ib.XI, cap. v.

In.llzech., xvm. SONNEBAT,Voyage aux IndesOrientaleset à la Chine.

198

REVUE MENSUELLE,RELIGIEUSE,POLITIQUE, SCIENTIFIQUE

éA'êque, a traversé l'Indus en

converti de

du

vic siècle nous parle des fidèles et des clercs de

prêtres

d'Edèse. v

engagée par

lé Christ contre l'empire

et missionnaires,

de Satan.

compagnie

nombreuses populations,

institué dès

et

Ambassadeurs

ils parle- prêchent dans

Montcorvin avoir institué

et fondé des églises.

Un écrivain

mentent dans toutes les cours, ils

tous les

Le franciscain Jean de

siège de Pékin, après

et

baptisé plus

pays. meurt sur le des évoques

l'église de Ceylan.

« Un monument d'une importance capitale

dit

de trente mille infi-

Nicolas, son succes- Le dominicain Jour-

pour

d'une authenticité indubitable,

nan, constate

de

que

Mgr Laoue-

florissait

d'une

pierre,

dèles, laissant au Français

seur, une Église prospère.

dain Catalan, après

le christianisme

dans la Chine, au vnc et au vma siècle. -» C'est

autrefois capitale de

l'empire. Elle fut trouvée eu 1625 ppr des ou-

l'inscription

avoir traversé la Perse

gagner la Chine, recueilli pieusement les restes

de ses compagnons martyrisés

rôlé, de nouveaux niissiounaires

baptisé avec eux plus

la côte. Mjlabar et

eu

Europe, revient éA'êque de Coulam

ronne du

rieux exemple de son zèle apostolique et de sou

pour la foi, en- de

son ordre,

de dix mille infidèles sur

dans le TraA-ancore, retourne

évangéliques

et

recevoir la cou-

glo-

recrute des ouvriers

pour

et laisser à ses frères le

martyre,

héroïque courage.

joug

Que de milliers d'âmes ont été délivrées

n'est

du

de Satan, dans ces invasions quatorze fois

séculaires des ouvriers évaugéiiques.

hélas ! la masse orientale.résiste,

vieilles eneurs

pas n'obtiennent des docteurs

manisme et du bouddhisme

Mais,

et le fond des

atteint. Les apôtres

du brah-

et'des prêtres

que

des contre-

façons :

façons dans la doctrine, coutrefaçons

législation morale, contrefaçons

contrefaçons dans les

îvcils, contre-

dans la

liturgie,

dans la

contrefaçons dans la

la vie

hiérarchie sacerdotale el

du

monastique,

contrefaçons inexplicables,

du mouvement

vers

si l'on lient

historique l'extrême foi des libres-

penseurs s'autorise pour nous accuser d'avoir

Orient,

compte et du christianisme mais dont la mauvaise

aux

religions nos institutions,

judaïsme

emprunté

nos loisj

d'Orient notre doctrine,

notre culte. Sous le

de ces contrefaçons, Satan règne tou-

Si-gau-fou,

gravée

vriers chinois creusant les fondements

maison. Elle était

marquée

de caractères sirangheïos dont se servaient les.

sur une vaste

d'une croix, en ancien chinois mêlé

Celte

inscription de la religion et de la dis-

y

lisait

que l'empereur

coutenait un

dynastie,

anciens Syriens.

remarquable exposé

cipline Thaï-Tsoung, fit traduire apportées

chrétiennes. On

par un

de

et

fondateur d'une nouvelle

en chinois

les Saintes Écritures

de grande

homme

verlu

l'an douzième de Chim-

nommé O-lo-pen

Kuan (63S

religion chrétienne, seule véritable et bonne,

que Jésus-Christ) il ordonna que

la

fût

successeurs

Tsoung

protecteurs de la grande loi d'Occident, et l'em-

publiée et divulguée

dans ses Etats. Ses

Sou-

Koo-Tsoung, Hi-ven-Tsoung se montrèrent comme lui défenseurs et

doué de toutes les vertus agrandissant l'empire,

à

laquelle

il

et militaires,-en

la multitude chrétienne

plus remarquable

mets de sa table impériale pour

et plus

célèbre.

la

pereur Thaï-Tsoung 11,

civiles

augmenta distribuait les

la rendre

« Cette pierre, conclut l'inscription, a été établie

l'empereur Thaï-

Nim-Xou, seigneur

multitude, des chrétiens

Tsoung(TSl).» En ce temps-là,

et dressée la seconde année de

de la

loi, gouvernait

dans la contrée

seiller du

guerre, a écrit cette

orientale. Liou-Sieuyen,

con- couvert

palais et auparavant

inscription

du conseil de (1). Le vertueux

de Si-gan-fou,

jours. Jusqu'ici l'empire du diable a été attaqué par

terre : n'est-il

pas temps Eh bien ! oui, l'assaut

de l'attaquer

par mer ?

vient de doubler le

génie malfaisant troublait les flots

son empire, et qui s'appellera

de

aux vaisseaux de l'Occident. Ils

des

Tempêtes, où un

pour protéger-

cap

cap

désormais le

Bonne-Espérance.

L'océan ludien est ouvert

nombreux

s'y précipitent,

et plus

vifs à

transport aux religieux

d'année en année

la course, et servant de

plus

de tous les. ordres : Dominicains, Franciscains,

Augustins, Carmes, Jésuites, auxquels s'ajoutent

dans les deux derniers siècles toutes les congré-

gations apostoliques qui

viennent d'éclore au

histoire de

sein de

combats !

l'Inde, lTndo-Chine, le Tonkin,

larie, la Chine, le Japon,

rants

l'Église. Quelle splendide

Quels poèmes guerriers

ces

! Ils ont envahi le Thibet, la Tar-

pacifiques conqué-

envoie à la délivrance

des

que l'Europe

vaincus de

Satan, faisant de leur vie, dès qu'ils

' sont décidés à partir, uuc vie sacrifiée, bravant

O-lo-pen et les autres seigneurs de la loi dont il

est

n'étaienl-ils

taché d'hérésie ne pouvait avoir raison de l'em-

pire'de

les

question daus l'inscription

va être donné. Conduit

en- par la Providence, l'intrépide Vasco de Gaina

pas Nesloriens ? Leur apostolat

Satan. Il ne fut

donner aux

pourtant pas inefficace.

11

foi-, à leur salut el servir de

aux

dent. Vers la fin du xn° siècle, le

des Tartares, chrétien et

bassade au

partir

dence

plus bres enfantés

pu recevaient de bonne

prédications

a

populations chinoises, qui

les vérités nécessaires

préparation lointaine

d'Occi-

apôtres grand Khan

orthodoxes des

prêtre,

Alexandre

envoie une am- 111. Mais c'est à

pénétration Deux ordres célè-

pape du xm° siècle

que l'assaut de la Provi-

la

devient plus vigoureux,

et plus profonde.

par

active

des'saints sont entre les mains

héroïques

de la

soldats de la lutte

inscriptions,II,

Cf. V.

de l'Église les infatigables propagateurs

vraie foi et les

(1) Mémoiresde l'Académiedes

vi.

30. — ADELDE

RÉHUSAT,Mélangesasiatiques.

nteniCj m0 partie,chap.

LAOUENAN; DUBrahma-

COMPLÉMENTDE LA PUBLICATION « LE DIABLEAU XIXe SIECLE»

199

tous les périls montagnes,

y

des

des abîmes, des bêtes féroces, des

: péril de la mer, des fiemes,

sous s son exécrable tyrannie

< « Arous ai

«rassembler <

appelés, que autour

« rassemble ses

petits

« bis

je

j'ai de moi, comme la poule sous ses ailes, et A'ousn'a-

« vez pas voulu : Et noluisti. Maintenant c'est

« fini, vous ne me verrez

quia Mais alors l'Orient serait irrémédiablement

réprouvé et nous

: « Que de fois

de fois

plus

voulu vous

vo-

climats perfides, des tyrans

Hélas ! oui,

il

devant Dieu la honteus.e el lourde

de l'opiniâtre pénétiations mercantiles, vices

et des faux frères. Car, faut-il le dire,

des faux frères!

a maintes nations

d'Occident qui portent

responsabilité

: Dico auiem

résistance de l'extrême Orient aux

Les avidités

l'empressement à favoriser certains

de la foi chrétienne

profit, l'orgueilleuse oppres-

force

et souvent l'irréligion et accuser

soupçonner

que les pionniers

auxiliaires d'une ambi-

non videbilis me. »

de la catastro-

approcherions

diA'in ? Il

y

en tirer

les

phe suprême

pu

qui doit clore en ce monde Faction

en a qui le croient

pour sion, les abus delà

des Européens

nos missionnaires de n'être

hypocrites, tion avide de

reuse défiance des

du gouvernement

et l'on a

mélancoliques tions de la science alarmée et de la foi-décou-

européenne les masses

du mystérieux

ragée. La science prétend que

dans certains livres

ont fait

perfides

lire dans cerlaiues graves

la vie

décompose ; que

revues et les vaticina-

grouil-

domination, et trop souvent la peu-

la haine des

répondu à leur apos- que par ce cri féroce':

étrangers

sang géné-

gouA^ernements,

est usée et se

et des lettrés n'ont

»

prêtres

lantes de l'Orient sont tourmentées

besoin de se l'Occident des

déplacer

regards

avides

duire dans l'histoire humaine

formidable, analogue

tolat

« A mort les

pacifique et désarmé

!

; qu'elles tournent vers

; qu'il va se pro- un mouvement

produit les surmulots

orientales sont venus par millions

Que de martyrs

ont inondé de leur

escouade de la

reux l'empire de Satan ! Salut, à ces douces et

saintes victimes ! Salut à ces chers bienheureux

dont nous avons chanté la gloire ! Ils ne sont

qu'une toute petite

à celui qui s'est

daus l'histoire des régious

détruire et remplacer nos rats indigènes. Ce sera

peut, être la palingénésie de l'Occident ; mais au

prix

temps, scientifique, politi-

naturelle, lorsque

grande armée

une si

glorifi-

d'a.-

dans

grande place.

cations el d'autres fêtes, cl nous adressons

vance

laquelle

notre saint ordre

occupe Nous attendons d'autres

de

quelle catastrophe

catastrophe, c'est la fin des

! — La

s'écrie la foi

découragée, nous y sommes ! L'athéisme

nos hommages au proiomariyr

François

juges : « Je n'ai pas

de

de la

Capillas qui d'autre maison

Chine, à cet héroïque

disait à ses

que et pratique a préparé perdition enquiSatau

envoie-til

boudhisme

les voies à l'homme de doit s'incarner. Ne nous

dans

ce

en nos

temples

« que le monde, d'autre toit que le firmament,

que la terre, d'autres

la Providence m'envoie

pas déjà ses précurseurs qu'on euseigne publiquement

« d'autre lit

« celles

« d'autre

que

provisions que chaque jour,

passer

chaires, et dans cet occultisme dont les

mystérieux

pratiques

but en Chine que de travailler

la

gloire de Jésus-Christ

de

effacé

pour laisser

Pierre

dominicains dont le

et de

et le

ceux qui croient