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ECOLE D'ARCHITECTURE

DE LA VILLE ET DES TERRITOIRES


2° ANNEE

JARDINS, SOLS & PENTES

GEOLOGIE PARISIENNE ET TOPOGRAPHIE INDUITE


Présentation publiée sur http://www.scribd.com

Lundi 30 Mars 2009

03/04/2009 Prof. Anne-Sylvie Bruel 1


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GEOLOGIE PARISIENNE ET TOPOGRAPHIE INDUITE

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Coupe actuelle du bassin de Paris NW SE 5
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GEOLOGIE PARISIENNE ET TOPOGRAPHIE INDUITE

Coupe géologique simple du bassin de Paris EW


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Calcaire GEOLOGIE PARISIENNE ET

grossier TOPOGRAPHIE INDUITE

Carte de la région
parisienne montrant la
succession des plate-
forme structurales
emboîtées du Nord vers le
Sud
Calcaire de
St Ouen

PARIS

Calcaire de Brie
(Sannoisien)
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(Stampien)
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PARIS GEOLOGIE BRGM


Echelle de tirage 1/50.000°

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GEOLOGIE PARISIENNE ET TOPOGRAPHIE INDUITE

Le plateau de Romainville
La colline de Belleville

Gypse
Gypse

Sables de Fontainebleau Calcaire de Brie

Marnes à Huitre

Calcaire de Brie
Marnes vertes

Gypse

Marnes vertes

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COUPE corrigée (approximativement) Ech Hauteur 1/5.000° Ech Longueur 1/50.00°

COUPE Ech Hauteur 1/2.500° Ech Longueur 1/50.00°

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Lp : Limon des plateaux
G1b: Calcaire de Brie
G1a : Marnes vertes et glaises
E7b : Marnes supra gypseuses
E7a : Masses et Marnes du Gypse
E6d : Calcaire de Saint Ouen
Fz : Alluvions modernes

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TOPOGRAPHIE INDUITE

Les carrières
Avec l'essor de la ville de Paris vers les XII et XIIIe siècles, la demande de matériaux de construction se fait de plus en
plus grande. Pour préserver les terres cultivables, les carrières ne sont plus creusées à ciel ouvert mais en sous-sol. On
estime qu'aujourd'hui près de 300 km de galeries héritées d'anciennes carrières parcourent Paris en sous-sol. En 1777,
on crée l'Inspection générale des carrières (IGC), chargée de prévenir les effondrements.

Les catacombes
Au XVIIIe siècle, les cimetières de Paris débordent littéralement, en particulier celui des Saints Innocents. Les autorités,
confrontées à ce problème d'insalubrité publique, décident de déplacer les ossements dans d'anciennes carrières de
calcaire situées alors en périphérie de la ville. Ces ossuaires furent rebaptisées en référence aux catacombes de Rome.
Les catacombes ne constituent cependant qu'une petite partie du réseau qui s'étend sous la capitale.
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Le plateau de
Ramonville –
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Points hauts ® Bruel-Delmar
parisiens
Le plateau de
Ramonville –
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Points hauts
parisiens ® Bruel-Delmar
03/04/2009d ’Amériques 1870
Paris-Carrières 20
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Paris - Carrières des Buttes Chaumont 1853
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Le célèbre champignon de Paris est cultivé en sous-sol. Cette champignonnière située dans une
03/04/2009 de gypse en Seine-Saint-Denis, aujourd'hui abandonnée, est typique de la culture sur sacs.
carrière 22
Photo © E.
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Les Buttes Chaumont lors de la transformation des carrières en parc - 1865

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Les Buttes Chaumont lors de la transformation des carrières en parc - 1865

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Paris
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Création d ’un parc par Alphand
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Grotte des Buttes Chaumont
Exacerbation dramatique et mise en scène
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dans les anciennes galeries de la carrière des
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Buttes Chaumont
Falaise et temple romantique
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Une réhabilitation exemplaire des anciennes ® Bruel-Delmar
carrières
Falaise et temple romantique
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La verticalité de la carrière doublée par son ® Bruel-Delmar
reflet dans le plan d’eau
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Différentes étapes de la formation d'un Fontis
(Dessin de D. Munier)
Le ciel se fissure
Le ciel tombe
Le fontis se forme
Le fontis progresse vers la surface
Fontis reconnu et comblé
Fontis inconnu crevant la surface
Les Fontis constituent un véritable risque pour
les personnes et les biens en surfaces.
L'IGC a pour mission, entre autres, de les
détecter suffisamment tôt pour pouvoir les
combler.

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Photo © catacombes.info
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Anciennes carrières sous PARIS
Profondes de 5 à 30 m , les anciennes carrières de gypse et de calcaire s'étendent sous presque toute la capitale (cf. plan ci-
dessus). Leur exploitation industrielle débuta au 12ème siècle pour fournir la matière première nécessaire à la construction de Paris.
Lentement, le sous-sol va être vidé de sa substance de façon totalement anarchique, les carriers ne prenant pas la peine de
consolider ou de remblayer les carrières abandonnées. La présence de ces vides va alors constituer un véritable danger pour les
personnes et les biens en surface. Ainsi en 1774 un impressionnant effondrement se produisit rue d'Enfert et des immeubles furent
détruits.
Pour remédier à ce problème, l'Inspection Générale des Carrières (IGC) fut créée en 1777. Sa mission était de répertorier et de
consolider tous les vides de carrières situés sous les lieux publics de la capitale. La consolidation des terrains sous-minés privés
étant de la responsabilité des propriétaires. Le travail à accomplir était colossal car aucun plan des anciennes exploitations n'existait.
La méthode retenue consista à creuser des galeries d'inspection sous chacune des rues. Chaque fois qu'une carrière était
découverte, elle était aussitôt comblée ou consolidée. Ce sont ces galeries que l'on peut toujours parcourir aujourd'hui.
La longueur totale des galeries d'inspection est de 285 km. On distingue plusieurs réseaux indépendants.
Le réseau du XIIème arrondissement qui n'a que 350 mètres de galeries.
Le groupe de Passy-Chaillot constitué par un grand nombre d'exploitations non reliées les unes aux autres et qui représente 7
kilomètres de galeries.
Le réseau du XIIIème arrondissement qui représente 25 km de galeries.
le réseau du Vème, VIème, XIVème, et XVème arrondissements, appelé aussi Grand Réseau Sud, qui représente un ensemble
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remarquable avec souvent deux étages de galeries superposées et qui a un développement de 100 km 56
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Tout comme le parc des Buttes Chaumont, le parc Montsouris se trouve sur d’anciennes carrières.
• Jean-Charles ALPHAND (1817-1891)
Ingénieur de Napoléon III, il a mis en œuvre la politique
de Haussmann entre 1853 et 1870. Il poursuit son
œuvre après le départ d'Haussmann en devenant
directeur des travaux.

- il a aménagé à Paris : le square du Temple, l'avenue


de l'Observatoire (6è), les jardins des Champs Elysées
(8è), le parc Monceau (8è), le boulevard Richard-Lenoir
(11è), le bois de Vincennes (12è), le parc de Montsouris
(14è), le bois de Boulogne (16è), le parc des Buttes-
Chaumont (19è). Après Haussmann : Jardin du
Trocadéro et participation aux expositions universelles
de 1878 et 1889

le Parc Montsouris, Paris XIV°


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Photo © catacombes.info
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A la suite de pluies abondantes, la crayère de Clamart s'effondra le 1er juin 1961. Cette catastrophe fit 21 morts et détruisit 23
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immeubles : six rues disparurent totalement. 60
Photo © Coll. SEHDACS/Ed. Parigramme ® Bruel-Delmar
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Photo © catacombes.info
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Sous la rue Saint-Jacques, dans XIVème arrondissement de Paris, cette galerie garde des vestiges de Photo © catacombes.info
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l'activité qui s'y déroulait. Témoin, ce chariot, les quatre roues en l'air
Sous le quartier d'Odéon Saint-Sulpice s'étend une série de magnifiques galeries qui, du fait de leur situation géographique, ont du
être consolidées
03/04/2009 par les services de l'IGC (Inspection générale des carrières) et sont peu visitées, et donc relativement préservées
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Photo © catacombes.info
Sous un cimetière de banlieue, d'anciennes carrières ont été utilisées comme ossuaires. Il s'agissait
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d'une utilisation courante de ces espaces souterrains. Les deux brouettes rouillées, situées à l'avant- 64
plan, témoignent cependant de la vétusté de ces empilements Photo © catacombes.info
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Sous les jardins du Luxembourg, la "Fontaine des Chartreux". On distingue, au fond, verticalement, l'échelle d'étiage qui permet de
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mesurer le niveau de la nappe phréatique ® Bruel-Delmar
Un aquifère est une couche de terrain, suffisamment poreuse (qui peut stocker de l'eau) et perméable
(où l'eau circule librement).
La nappe qu'il contient est susceptible d'alimenter des ouvrages de production d'eau potable ou pour
l'irrigation : puits, forages et captages.

La nappe phréatique est la nappe contenue dans l'aquifère de surface qui alimente les puits.

On distingue les aquifères poreux des aquifères fissurés.


Dans les aquifères poreux, l'eau est contenue dans les pores ouverts de la roche et peut y circuler
librement (sables, graviers, grès, scories volcaniques, etc.). La perméabilité est matricielle.
Dans les aquifères fissurés, l'eau est contenue et circule dans les failles, fissures ou diaclases de la
roche (calcaires , granites, coulées volcaniques etc.). La perméabilité est fissurale.
Les aquifères karstiques sont des systèmes complexes particuliers associant une zone superficielle
plus ou moins fissurée et insaturée (en eau) servant de zone d'infiltration, et une zone inférieure fissurée,
présentant également des conduits, grottes etc. Cette zone est saturée en dessous d'un certain niveau et
l'eau circule avec de grandes vitesses comparativement aux systèmes poreux.
Attention : Les argiles sont des roches qui peuvent contenir une grande quantité d'eau du fait de leur
porosité élevée mais qui ne la laissent pas circuler librement (faible perméabilité ou imperméabilité).

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La nappe phréatique est l'aquifère souterrain que l'on rencontre à faible profondeur et qui alimente traditionnellement les
puits en eau potable. C'est évidemment la nappe la plus exposée à la pollution en provenance de la surface.
L'imaginaire collectif se représente généralement les nappes phréatiques comme des sortes de lacs souterrains ou des
grottes, ce qui est bien sûr complètement faux. Par nappe, on entend la partie saturée du sol, c'est-à-dire celle où les
interstices entre les grains solides sont entièrement remplis d'eau, ce qui permet à celle-ci de s'écouler. Au-dessus, on
peut trouver des terrains non saturés, dans lesquels les interstices contiennent aussi de l'air.

l existe également les nappes semi captive ou à drainance. Le toit ou le substratum (parfois les deux) de l'aquifère sont
fréquemment constitués par des formations semi-perméables. Lorsque les conditions hydrodynamiques sont favorables, il
peut y avoir échange d'eau avec l'aquifère superposé ou sous-jacent, c'est le phénomène de drainance.
En France, la plus grande nappe est celle de Beauce dont la surface est de près de 9000 km² sur six départements. Ses
réserves sont estimées à près de 20 milliards de mètres cubes.

Étymologie
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L’épithète « phréatique » vient du grec phreas, phreatos, qui signifie puits (qui est issu du latin putem ® Bruel-Delmar
et a donné le mot français puits ; cf. la notule sur ce mot dans la section étymologie). ® Bruel-Delmar
MaT1-

Cette couche est appelée la zone non saturée ou encore zone vadose. Il peut suffire d'un petit apport supplémentaire d'eau en
provenance de la surface pour faire basculer la couche non saturée à l'état saturé. Si l'épaisseur de cette tranche de terrain est
importante, et si la topographie des lieux s'y prête, ce mécanisme peut déclencher une inondation par remontée de la nappe
phréatique. Ce phénomène a aggravé les crues de la Somme en 2001.
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La nappe phréatique est dite libre lorsque son niveau peut varier sans être bloqué par une couche imperméable. Si on crée un puits
dans une telle nappe, le niveau de l'eau reste inchangé. Dans le cas contraire, on parle de nappe captive. Elle est « sous
pression » et lorsque que l'on y ouvre un puits, l'eau s'élève jusqu'à un niveau d'équilibre supérieur. Il arrive même que la nappe
jaillisse du sol ; c'est le phénomène d'artésianisme.

Le 03/04/2009
puit artésien de la Butte aux Cailles avant la couverture et les remblais de la Bièvre. 69
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