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A. BOUGUELIA

THERMODYNAMIQUE

Eau chaude

A. BOUGUELIA THERMODYNAMIQUE Eau chaude Eau froide Gaz TRONC COMMUN Résumés de cours avec exercices et

Eau froideA. BOUGUELIA THERMODYNAMIQUE Eau chaude Gaz TRONC COMMUN Résumés de cours avec exercices et problèmes résolus

Gaz
Gaz

TRONC COMMUN

Résumés de cours avec exercices et problèmes résolus

Tronc commun

Thermodynamique

Ce cours est conforme au programme de tronc commun SETI enseigné à l’Université des Sciences et de la technologie Houari Boumédiène U.S.T.H.B

A. BOUGUELIA

Février 2005

Table des matières

Introduction

I

La thermodynamique est l'étude des transformations d'énergie sous toutes ses formes (chimique, nucléaire, mécanique, calorifique, ) et en particulier aux transformations de la chaleur en travail et inversement.

La thermodynamique semble à première vue éloignée de

l'objet principal de la chimie et a été à l'origine développée par des

physiciens (Carnot, Joule, Kelvin, Clausius,

le rendement des machines Thermiques. Cependant, c'est une science qui s'est avérée très importante en chimie, non seulement parce qu'elle s'intéresse au bilan énergétique des réactions chimiques, mais également parce qu'elle traite de sujets qui font l'objet de la chimie moderne, comme par exemple l'étude des réactions à l'équilibre.

) préoccupés à augmenter

La thermodynamique classique a un caractère phénoménologique puisqu'elle ne repose que sur des mesures de

grandeurs facilement mesurables (comme la température, la pression,

le volume, la composition chimique, macroscopique des systèmes.

) qui caractérisent l'état

C'est donc par sa méthode plutôt que par son objet que l'on peut le mieux situer la thermodynamique classique : elle permet de relier entre elles les propriétés macroscopiques de la matière. On peut la définir comme la science des variations corrélées de ces propriétés. Pour exprimer ces variations, la thermodynamique utilise des notions mathématiques comme les différentielles.

Ce sont les principes de la thermodynamique qui permettent le rapprochement de cette science et avec les mathématiques. C'est autour de ces principes que s'articule l'ensemble des déductions logiques en thermodynamique.

La thermodynamique, s'applique de façon concrète à de nombreux domaines; citons par exemple,

la chimie

les machines thermiques (moteurs, pompes à chaleur,…)

le raffinage des produits pétroliers.

l'Astrophysique.

la biochimie ainsi que de nombreux autres domaines.

Les principes sur lesquels repose la thermodynamique sont :

Principe zéro : Il précise la notion de température et défini le zéro absolu (0 Kelvin),

Premier principe : Il établit une équivalence entre les différentes formes d'énergie. L'énergie se transforme d'une forme à une autre et se conserve.

Deuxième principe : Il existe une dissymétrie profonde et fondamentale dans la nature: bien que la quantité totale d'énergie se conserve lors d'une transformation (premier principe). la distribution de l'énergie change de façon irréversible (elle se disperse de façon chaotique). Clausius a introduit le concept d'entropie qui montre que pour transformer de la chaleur en travail, une partie de l'énergie se dégrade en créant de l'entropie (augmentation de l'entropie de l'Univers).

Troisième principe : II fixe la référence pour l'entropie. (Entropie nulle à 0 K pour les corps purs cristallisés)

Chapitre

1

Quelques notions de mathématiques

1. Dérivée d’une fonction à une seule variable

Soit y = f(x) une fonction à une variable, on appelle dérivée de f,

quand x tend vers

y

x

la limite du taux d’accroissement

zéro.

f

'

( x ) =

lim

x

0

⎛ ∆ y

x

Exemple : y = f(x) = x 2

y

=

(

f x

+∆ x

)

(

f x

)

=

( x

+∆

x

)

2

x

2

=

2 x

+∆

x

x

y

x

x

et,

y'

=

lim

x

0 x

= 2x ; dérivée de y par rapport à x que l’on note

 

dy

 

également

dx

 

2. Règles de dérivation

dérivées,

ér ntes règles qui en simplifient l’utilisation.

L

e

e

calcul

des

appelé

dérivation,

diff

es

t

régi

par

Soient deux fonctions u et v définies et dérivables sur un intervalle I, on peut alors énoncer les résultats suivants :

Les fonctions constantes ont des dérivées nulles.

La somme (u + v) e + v)’ = u’+ v’.

st dérivable sur I, et a pour dérivée (u

Si λ est un ré

el, alors λu est dérivable sur I, et a pour

dérivée (λu)’= λu’.

 

Le produit u.v est dérivable sur I, et a pour dérivée (u.v = u’.v + u.v’.

)’

Si v n'est pas nulle sur I, alors le quotient u/v est dérivable sur I, et a pour dérivée (u/v)’= (u’.v - u.v’)/v2.

Si

u

est

dérivable

sur

l’intervalle v(I

)

(image de

l’intervalle I par v), alors uov = u(v(x)) est dérivable sur I, et a pour dérivée : (uov)’ = u’(v).v’(x).

3. Différentielle d’une fonction à une seule variable

A la fonction d’une variable f(x) on associe, po ur chaque valeur

d e x,

la différentielle df = y’.dx =

df

dx

. dx

4. Fonction à plusieurs variables. Dérivées partielles

Soit f une fonction de deux variables x et y, dérivable selon x

et y. Si l’on considère provisoirement y comme une constante, f

peut être dérivée par rapport à x : On obtient alo ⎛ ∂ f

partielle de f par rapport à x, notée

rs la

rivée

x

y

De même, en fixant x et en dérivant f par rapport à y, on

obtient la dérivée partielle de f par rapport à y, notée

⎛ ∂ f

⎝ ∂

y

x

Par exemple, si f(x,y) = x2 – xy + 3y 2 , alors f est dérivable

par rapport à x et à y :

⎛ ∂ f

x

y

= 2x - y et

⎛ ∂ f

y

x

= - x + 6y.

De manière analogue, on peut déterminer les dérivées partielles de fonctions de p lus de deux variables, en fixant temporairement

toutes les variables sauf celle par rapport à laquelle on désire dériver la fonction. On peut également définir les dérivées partielles d’o rdre

périeur en réitérant l’opération de dérivatio

su

n.

Exemple : étant donné f(x,y) = x 2 –xy+ 3y 2 , par exemple, il est

possible d

e définir deux dérivées distinctes, une par variabl

e :

lim

x

x.

0

f

⎛ ∂ f

⎝ ∂

= ⎜

x

x

y

= f '(x)

dérivée partielle de f(x, y) par rapport à

⎛ ∂ f

⎝ ∂

x

y

= 2x - y dérivée partielle de f(x, y) par rapport à x.

De même

rapport à y.

⎛ ∂ f

y

x

= - x + 6y dérivée partielle de f(x, y) par

5. Différentielle d’une fonction à plusieurs variables

Si on veut connaître la variation df(x,y) lorsqu’on passe du point (x,y) au point infiniment voisin (x + dx , y + dy ), on doit faire varier d’abord x de dx en laissant y constant, puis opérer de même avec y. On peut donc pos er par définition la différentielle :

df

(

x

, y

) = ⎛ ⎜ ∂ f

⎛ ∂ f

dx + ⎜

x

y

y

x

dy

Différentielle

totale

exacte

(D.T.E.) de f(x, y). Pour f(x, y) = x 2 – xy + 3y 2 , on aura :

df(x, y) = (2x - y) dx + (- x + 6y) dy

6. Formes différentielles

Les expressions de la forme : δf(x,y) = V(x, y) dx + W(x, y) dy ne sont pas toujours des différentielles totales exactes. L’égalité des dérivées secondes croisées permet de reconnaître les D.T.E.

2

f

⎛ ∂ f

y

⎟ =

W( x,y ) x

x

y

x

=

2

f

⎛ ∂ f ⎞ ⎟ =

V( x,y ) y

y x

y

x

=

La forme seulement si, on a :

différentielle,

δf(x,y)

est

totale

exacte

si

et

⎡∂ V( x,y )

⎡ ∂ W( x,y )

y

x

x

=

y

; dans ce cas, on la notera par df(x,y).

7. Intégrale d’une fonction à une variable

Considérons une fonction f définie et continue sur un intervalle [ a , b]. Cette fonction admet donc une primitive F sur cet intervalle, définie à une constante près. On appelle alors intégrale de a à b de la fonction f le réel :

exemple : x B ∫ x A x 2 dx = ⎡ ⎢ x 3

exemple :

x

B

x

A

x

2

dx =

x

3

x

B

=

x

3

B

x

3

A

.

3

x

A

3

 

3

Soit à calculer par

=

F ( x

B

)

F ( x

B

)

B

=∆ F

A

x 3

3

où F(x)=

de cette méthode aux fonctions à plusieurs variables, on doit distinguer les différen tielles totales exactes des autres formes différentielles dont les dérivées secondes croisées ne sont pas égales.

est la fonction primitive de dF = x 2 dx. Pour l’extension

8. Cas des différentielles totales exactes

df(x, y) = V(x, y) dx + W(x, y) dy

xB

x

A

,

,

y

B

y

A

df

(

x

,

y

) =

[

f

(

x

,

y

)

]

x

x

B

A

,

,

y

y

B

A

=

f

(

x

B

,

y

B

)

f

(

x

A

,

y

A

)

Pour faire ce calcul, il suffit de connaître les borne; f(x, y) est une fonction d’état.

9. Cas des formes différentielles non totales exactes

Dans ce cas, on est obligé de se ramener à un problème à une variable en fixant une relation entre x et y dans le cas de deux variables, en fixant (n-1) relations dans le cas de n variables. La valeur de l’intégrale dépendra des relations adoptées (ou imposées) qui définissent le chemin d’intégration.

Le résultat dépend des bornes et du chemin parcouru pour effectuer l’intégration.

Notions de mathématiques Exercices

Exercice 1.1 :

1- Calculer les différentielles des fonctions suivantes, vérifier dans chaque cas l’égalité des dérivées croisées.

f ( x, y ) = 2xy

g( x,y )

=

x

2 +

2

y

2

h( x, y ) = ln( xy ) 2 2 u( x,y ) = x
h( x, y ) = ln( xy )
2
2
u( x,y ) =
x
+ y

2. Est-ce que les formes différentielles suivantes sont exactes ? Lorsqu’elle existe, trouvez la fonction primitive des forme s différentielles suivantes pour une constante d’intégration nulle :

δh = (2x -y). dx + (x + 6y).dy

δf = (x + y)dx + (x – y)dy

δh = 2y dx + 2x dy

[1]

[2]

[3]

Exercice 1.2 :

Calculer les intégrales des différentie lles [1] et [2] entre les points A(0,1) et B(3,5) suivant les chemins :

a. de A à C(3,1) puis de C à B

b. de A à C’ (0,5) puis de C’ à B

c.

de

conclure ?

A

à

B

par le

chemin direct (droite).

Exe cice 1.3 :

r

Soit à calculer :

2,3

0,0

( y.dx

+

x.dy) .

Que peut-on

a. Est-ce que le résultat dépend du chemin parcouru lors de l’intégration ?

b. Vérifier votre conclusion (a) en effectuant le calcul selon :

1.une droite

2.y = 0 pour

0 x 2

et

x = 2 pour 0 y 3

3.x = 0 pour

0 y3

et

y = 3 pour 0 x 2

4.la méthode la plus simple possible

Exe cice 1.4 :

r

Soit un système thermoélastique défini par une fonction d’éta t f telle que f(x, y, z) = 0 ce qui induit que x = x(y, z), y = y(x, z), z = z(x, y).

a. écrire les différentielles de x, y et z.

montrer les égalités suivantes :

x

y

Z

=

1

⎛ ∂ y

x

Z

)

(

x

y

y

et

z

z

y

x

x

z

=−1

b. Application au gaz parfait f(P,V,T) = PV – RT = 0. Donnez les différentielles de dP et dV et montrez que :


⎜ ⎛ ⎝

P


⎛ ∂ V

= ⎜

V

P

T

P

T

⎛ ∂ V

V

T

T

P

⎛ ∂ T

P

V

= −1

c. Etablir la relation qui lie les coefficients suivants :

coefficient de dila

tation isobare

α

= 1

V

⎛ ∂ V

T

P

coefficient de variation de la pression a ec

volume constant

v

= 1

P

⎛ ∂ P

β

T

V

coefficient de compressibilité isotherme

χ

T

la température à

⎛ ∂ V

= − 1

V


P

T

Solution de l’exercice 1.1

1. Différentielles : f(x,y) = 2.x y

δ

f

δ

f

. dx +

(

δ

x y

)

(

δ

y x

)

dy

= 2

y dx

.

+ 2

x dy

δ

f

²

δ

(2

y

)

δ

f

²

=

δ

(2

x

)

δ δ

x

y

δx

y

δ δ

x

=

δ y

=

2 et

= 2

Les deux dérivées secondes croisées sont égales

g

(

x y

,

) =

x

2

+

y

2

2

dy

=

2

x dx

.

+

y dy

.

δ

² f

=

δ

(2

x

)

δ

f

²

δ

(

y

)

= 0

δ

x

.

δ

y

δ

y

et

δ

x

δ

y

=

δ

x

dx

+

dy

 

x

y

δ

2 h

 

=

δ

1

δ

y

.

δ

x

δ

x

y

= 0

h(x,y) = ln (x,y)

δ

2

h

=

δ

dh =

( )

1

x

= 0

et

= 0

δ

y

.

δ

x

δ y

2. Diff érentielles totales exactes :

δh = (2x-y) dx + (x + 6y) dy ; Posons :M =2x-y et N= x +

6y

δh =

M dx +N dy .

δh est une différentielle exacte si et

seulement

si :

δ

²

h

δ

2

h

δ

M

δ

N

=− 1

δ

x

.

δ

y

δ

x

.

δ

y

δ

y

δ

x

=

et

=+

1

δh n’est pas une différentielle .

δf =(x+ y)dx+(x)

y dy

δ

M

=+ 1

δ

N

δ

y

δ

x

et

=+

exacte notée df

1

;

;

M= x + y

δf

est

une

N= x - y

différentielle

;

δ g = 2 y dx + 2 x dy

δ

M

δ

N

=+2

=+2

δ

x

δ

y

et

notée dg

; ; δg est une différentielle exacte

y

N= 2x

M=

2

;

_

Solution de l’exercice 1.2

a. Calcul de

B

A

δh selon le chemin ACB

C’

A

y B C
y
B
C

x

selon AC : y=1 dy = 0 et

selon CB : x=3 dx=0

et

B

A

δ

h

=

[

x

c

=

A

2

δ

h

x

]

3

0

+

B

c

+

δ

h

=

3

0

3

y

+

(2

3

x

2

y ²

δh = (2x-1) dx δh = (3+ 6y) dy

 

5

1)

dx

+

3(1

3

y

)

dy

 

1

5

1

=

126

Calcul de

B

δf s elon le chemin ACB

A

Selon AC :

δf =(x+1)dx

Selon CB : δ f = (3 y )dy

B

C

B

3

δf

=

δf

+

δf

=

(

x

A

A

c

0

=

x

2

+ x

3

+

3

y ²

2

0

 

y

 

2

+

⎥ ⎦

1)

5

dx

+

= 7,5

1

5

1

(3

y ) dy

b. C alcul de

B

δh selon le chemin AC’B

A

Selon AC’ : x=0

Se lon C’B :

y= 5

B

A

δ

h

=

c '

A

δ

h

+

B

c '

δ

h=

5

1

= 66

(6

dx = 0 dy =0

ydy +

δh = 6y dy

δh=(2x-5)dx

3

0

(2

x

5)

dx

Calcul d

B

e

A

B

A

δf

=

C

''

A

δ

f

+

δf selon le

chemin AC

’B

B

C ''

δ

f

=

5

1

ydy

+

3

0

(

x

+

5)

dx

=

= 7,5

y

2

5

2

x

2

2

1

+

+ 5 x

c. Selon la dro ite AB :

3

0

L’équation du chemin (droite AB) est :

y

=

4

+ 1

dy

=

4

 

x

3

3

dx

En remplaçant y et dy en fonction de x et dx dans l’expression de δh il vient :

δ

h

=

(

38

3

x

+

7)

dx

B

A

δ

h

=

3

0

(

38

3

x

+ 7

)

dx

=

78

En remplaçant y et dy en fonction de x et dx dans l’expression de δf

il vient :

δ

f

=

17

dx

x 1

3

3

et

B

A

δ

f

=

1

17

3

6

x

²

+

x

3

0

=

7,5

 

Selon ACB

Selon AC’B

Selon droite AB

B

126

66

78

δh

A

B

7,5

7,5

7,5

δf

A

Conclusion : L’intégration d’une d.t.e ne dépend pas du chemin.

B

A

δf

ne dépend pas du chemin, il ne dépend que du point initial A

et du point final B ; f est une fonction d’état.

_Solution de l’exercice 1.3

a) On doit vérifier si δf est u e

n d.t.e

δ

²

f

=

δ

(

y

)

δ

y

δ

x

δ

y

δ

² f

=

δ

(

x

)

=

1

δ δ

x

y

δ x

 

= 1

: Il y a égalité des dérivées secondes croisées

donc δf est une d.t.e ; le résultat du calcul de l’intégrale

ne dépend pas du chemin.

2,3

δ

f (x, y)

0,0

b-1 Intégration de δf selon une droite AB

y

3

b-1 Intégration de δ f selon une droite AB y 3 C B A 2 x

C

C B

B

A

2

b-1 Intégration de δ f selon une droite AB y 3 C B A 2 x

x

l’équation de la droite AB est :

y =

3

2

x

dy =

3

2

dx

; En remplaçant y et dy dans l’expression de

df il vient :

df = 3 x dx

et

B

A

δ

f

=

2

0

3

xdx

=

3

2

[

x

2

]

2

0

=

6

b-2 Intégration y=0 pour x variant de 0 à 2 (AC) ; puis x =2 et y variant de 0 à 3 (CB)

y B A C B C B ∫ df = ∫ df + ∫ df
y
B
A
C
B C
B
df
= ∫
df
+
df
=
0 +
3 2dy
0
A
A C

x

=

2[

y

]

3

0

= 6

b.3 Intégration x=0 pour y variant de 0 à 3 (AC’) ; y=3 pour x variant de 0 à 2 (C’B)

B

A

df

=

C

'

A

df

+

B

C

y B C’ A df = 0 + ∫ 2 3dx = 3 x [
y
B
C’
A
df
=
0
+
∫ 2
3dx
=
3 x
[
0
'

x

]

3

.0

= 6

b.4 La méthode la plus simple consiste à trouver la primitive de f

f

δ

δ

x

2,3

δf

0,0

=

_

= y

y

[

xy

] 2,3

0,0

et

f

δ

δ

y

x

= x

=

[2 3 0] 6

× −

=

f(x, y)=xy+cte

Solution de l’exercice 1.4

x=x(y,z)

dx

y = (x,z)

=

δ

x

y

δ

x

z

dy

δ

z

δ

+

dx = ⎜

δ

y

x

δ

y

z

dx + ⎜

δ

z

δ

dz

y

dz

x

(1)

(2)

z= z(x,y)

dz

= ⎜

δ

z

x

δ

z

y

dx + ⎜

δ

y

δ

x

dy

(3)

En éliminant dy entre les relations (1) et (2) , on obtient :

ce

0

=

dx = ⎜

δ

x

y

δ

y

x

δ

y

z

δ

x

z

dx + ⎜

dz

+ ⎜

δ

z

δ

z

δ

x

δ

y

dz

qui

δ

x

y

y

x

δ

δ

x

y

δ

y

z

δ

x

z

1

dx +

+ ⎜

δ

z

δ

z

δ

z

δ

x

δ

y

donne

dz

Pour que cette identité soit vérifiée il faut que les coefficients de dx et de dz soient identiquement nuls :

δ

x

y

δ

y

x

δ

x

y

1

0

⇒ ⎜

δ

z

δ

z

δ

=

et

δ

x

y

δ

y

z

δ

x

z

+ ⎜

δ

z

δ

x

δ

y

= 0

z

=

1

y

x

δ

δ

z

En appliquant le résultat précédent il vient :

⎜ ⎝

1 1 ⎛ δ x ⎞ ⋅ + ⎜ ⎟ = ⎜ ⎛ ⎛ δ
1
1
δ
x
+
=
⎜ ⎛ ⎛
δ
y
δ
z ⎞
δ
z ⎠
y
δ
x ⎠
δ
y
z
x
δ
x
1
1
=
δ
z
δ
y
δ
z ⎞
y
δ
x ⎠
δ
y
z
x
δ
y
δ z
δ x
⎞ ⎟
⎞ ⎟
( δ z
) =−
1
δ
x
δ y
⎜ ⎝
y
z
x

0

Application f(P,V,T) = 0 P= P(V,T) ; V=V(P,T) et T= T(P,V). E n remplaçant x,y,z par P, V, T on aura :

δ

P

δ

V

T

=

1

δ

V

δ

P

T

P

V

δ

δ

T

δ

V

δT

V

1

=

1

1

 

= −

δ

V

 

δ

P

δ

δ

P

V

T

δ

δ

T

P

V

δ

P

T

δ

T

δT

P

V

P

δ

δ

T

δP

= −

ce qui donne

T

et

D’où la relation suivante entre les trois coefficients thermo élastiques : α = β.χ T. P

Chapitre

2

Expression du travail. Notions de réversibilité. Gaz parfait.

1. Définition d’un système

Un système macroscopique est une portion de l’Univers délimitée par une enveloppe (surface) réelle ou fictive.

délimitée par une enveloppe (surface) réelle ou fictive. Un système est dit : ) a Fermé

Un système est dit :

)

a

Fermé s’il n’échange pas de matière avec le milieu extérieu avec un a utre système.

r ou

b)

Ouvert s’il échange de la matière avec le milieu extérieur ou avec un autre système.

c )

Isolé s’il n’échange ni énergie (travail, chaleur, …) ni matière avec le milieu extérieur ou avec un autre système.

Remarque : un système fermé peut être isolé ou non.

2.

Variables d’état

On peut décrire l’état d’un système macroscopique par des grandeurs physiques mesurables, telles que la température (T), la pression (P) ou le volume (V). Si l’on veut décrire plus précisément le système, on peut lui associer d’autres variables, comme la densité, la capacité calorifique, le coefficient de dilatation …

Toutes ces variables, dites variables d’état, peuvent être classées en deux groupes : les variables extensives qui dépendent de la taille du système (volume, masse, etc.) et les variables intensives qui n’en dépendent pas (température, pression, etc.).

ême forme et même masse à θ

= 20 °C. Si on les réunit, on obtient un bloc de fer dont la masse et le

volume ont doublé, mais la température θ est toujours la même.

Prenons deux morceaux de

fer ayant m

+ M , V, θ M , V, θ 2M , 2V, θ M et
+
M , V, θ
M , V, θ
2M , 2V, θ
M et V sont des grandeurs extensives
θ est une grandeur intensive .

Figure 2.1

3. Travail mécanique effectué par une force de

pression

Soit un gaz enfermé dans un cylindre par un piston, si on le comprime sous l’action d’une force extérieure Fe, le travail reçu par le système au

cou

rs d’un déplacement dx, infiniment petit est :

δ

W = Fe.dx.

Dans le cas d’une compression par exemple, la variation de volume

engendrée par le déplacement du piston est négative : dV = - Sdx où S

est l’aire de la section du piston.

dx = - dV / S

δ

W

= −

Fe.

dV

= − ⎛ ⎜ Fe ⎞ ⎟ dV

S

S

= −

PedV

pression exercée par la force Fe.

Pe

= Fe/S

est

la

Fe dx
Fe
dx

Convention de signe :

Figure 2.2

Fe dx Convention de signe : Figure 2.2 δ W > 0 si le travail est

δW > 0 si le travail est reçu par le système (dV<0 , compression)

δW < 0 si le travail est perdu (où cédé) par le système (dV>0 , détente)

est perdu (où cédé) par le système (dV>0 , détente) Certaines transformations sont réversibles, d’autres sont

Certaines transformations sont réversibles, d’autres sont en revanche irrév ersibles.

4. Transformations réversibles

Pour effectuer une transformation réversible, on part d’un état

d’équilibre

successivement par une infinité d’états d’équilibres stables.

stable A et arrive à un autre état d’équilibre B en passant

Ceci peut être schématisé par une masse de gaz enfermé dans un cylindre obturé par un piston et subissant une succession de transformations élémentaires, en l’absence de tout frottement.

Si l’on cha nge le sens de ces actions, le système évolue en sens inverse et on peut revenir de l’état B à l’état A en rep assant successivement par les mêmes états d’équilibres

Tous les états successifs sont des états d’équilibre donc à tout instant d’une transformation réversible (où quasi-statique), la pression extérieure Pe reste égale à la pression intérieure P du gaz. (Pe = P). L’expression du travail des forces extérieures lors d’une telle transformation devient alors :

δ Wrév = −P.dV

Et ainsi de suite jusqu’à l’état B P P A -∆P P A -2∆P P
Et ainsi de suite
jusqu’à l’état B
P
P
A -∆P
P
A -2∆P
P
A -3∆P
P
A -n∆P
A
Etat A
Etat B
TRANSFORMATION QUASI- STATIQUE

Figure 2.3

5. Transformations irréversibles

Une transformation est dite irréversible quand, elle s’effectue rapidement (ou spontanément). Donc sa vitesse est très grande, et les frottements peuvent être importants ; il en résulte alors des pertes d’énergie.

Par exemple au cours d’une détente irréversible d’un gaz enfermé

dans un cylindre, la transfo

intérieure du gaz n’arrivent pas à s’égaliser ave c la pression extérieure qui est généralement constante lors du pass age de l’état A à l’état B. Dans ces conditions, l’expressio n du travail devient :

ent rapide que la pression

rmation est tellem

δ Wirr . = −Pe.dV avec Pe = c te ,

Wirr

=

V

V

A

B

Pe dV

.

=−

( B

Pe V

A)

V

.

6. Propriétés des gaz réels

L’étude expérimentale d’un système gazeux montre que le produit

P(V/n) tend vers une limite fini

zéro ; la température étant fixée à une valeur (θ 1 ). Cette limite Y(θ) ne

est par contre une fonction linéaire

croissante de la température ( ).

lorsque la pression P tend vers

e non nulle

dép

end pas de la nature du gaz, elle

θ

Gaz (1) PV/n Gaz (2) Y(θ ) 1 Etude du gaz à la température θ
Gaz (1)
PV/n
Gaz (2)
Y(θ )
1
Etude du gaz à la
température θ 1
Gaz (3)
lim P
⎛ V ⎞ ⎟ =
Y(
θ
)
P
→ 0
n
Gaz (1)
Gaz (2)
Y(θ 1 )
Etude du gaz à la
température θ 2
Gaz (3)
P

Figure 2.4

7. Echelle absolue des températures

Y(

θ

)

=

lim P ⎜ ⎛ V

n

P

0

(θ) exprimée en °C.

est une fonction linéaire croissante de la température

Y(θ) Y(θ) = a θ + b A θ(A) θ °C Figure 2.5
Y(θ)
Y(θ) = a θ + b
A
θ(A)
θ °C
Figure 2.5

Les coordonnées du point A sont :

• θ(A) température du zéro absolue (°C)

θ ( A ) = −

b

a

Y(θ(A) ) = a θ(A) + b = 0 ; d’où

, ce rapport est une

grandeur intensive qui représente la température limite lorsque

Y(θ) devient nulle.

Si on effectue un changement d’origine de l’axe des températures (θ en °C

), on définit une nouvelle é chelle de température. Pour cela on pose :

T

= θ + (b/a). La valeur de (b/a) est : 273,15, donc :

T = θ + 273,15

T

θ température en °C

température absolue en Kelvin (K)

Le zéro absolu correspond donc à –273,15 °C. Remarquons que l’intervalle entre deux températures s’exprime par le même nombre dans les deux échelles.

- 273,15 0 100 °C Echelle Celcius °C 0 273,15 373,15 K Echelle absolue K
- 273,15
0
100 °C
Echelle Celcius °C
0