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Et un, et deux, et …!

Conseil Municipal du 26 février 2009 : 38 points à l’ordre du jour. Nous avons voté favorablement 26
points (soit 69%), nous sommes abstenus sur 8 points (soit 20%), avons refusé de participer au vote sur
1 délibération (soit 3%), avons voté contre 1 point (soit 3%) et avons obtenu le retrait de 2 questions
(soit 5%).

Martine ETIENNE, absente, avait donné procuration à Dominique MAUVAIS.

Le premier point à l’ordre du jour concernait l’information relative au rapport de la Chambre Régionale des
Comptes pour la période 2003 à 2007. Rompant avec la tradition républicaine d’une présentation « neutre » par
le Maire, E.JACQUE a eu une lecture partisane dont l’objectif unique consistait à démontrer la mauvaise
gestion passée (et ainsi déjà préparer les longoviciens à une augmentation injustifiée des impôts).
Jean Marc FOURNEL, précédent Maire, a bien évidemment défendu son bilan et la stratégie mise en œuvre
qui n’avait qu’une seule finalité : faire évoluer la ville de Longwy sans toucher à la pression fiscale (les
impôts) quitte à ne pas toujours être dans une rigueur budgétaire parfaite. « Ce choix, je l’assume » dira
l’ancien Magistrat. Comment d’ailleurs cette municipalité UMP peut elle s’offusquer d’une telle stratégie, elle
qui soutient l’action du Président de la République et du Gouvernement qui creusent chaque jour un peu plus le
déficit de la France, jusqu’à avoir des remontrances sévères des Présidents de la Cour des Comptes et de la
Commission Européenne ! Heureusement, la situation de la ville n’est en rien comparable. Et l’ancien Maire de
citer des extraits du rapport :
• " ... les efforts incontestables pour maîtriser les charges courantes qui n'ont progressé que de
+10,26% entre 2003 et 2007 ..." (page 3), "... un encours de la dette stabilisé ..." (page 3), "... un
endettement contenu ..." (page 16), "...une ville non exposée aux variations des taux puisque 90% de
son encours est à taux fixe ..." (page 23);
• s'agissant de la masse salariale qui représente à Longwy 548 €/habitant contre 568 €/habitant pour
les communes de même importance, il est précisé "... la masse salariale a été contenue à hauteur
d'une augmentation annuelle de +1,82% ..." (page 3), "... des efforts significatifs à conforter ..."
(page 3), "... la période examinée par la Chambre (5ans) se caractérise par une réduction maîtrisée
des effectifs ..." (page 29).
Et Jean Marc FOURNEL de comparer la situation de la ville de Longwy avec celle de Cons la Grandville où,
sous la dernière mandature d'Edouard JACQUE, les impôts ont augmenté de + 26% et la dette par habitant est
de + 46% supérieure aux communes de même importance (870 €/habitant à Cons contre 595 €/habitant dans
les communes identiques – source : Direction Générale des Collectivités Locales-).
Enfin, Jean Marc FOURNEL a souligné « qu’un service public comme la ville de Longwy ne se gère pas
comme un fond de pension, les yeux rivés chaque seconde sur la performance réalisée. Dans tous les cas, nous
avons à faire à des femmes et des hommes, contribuables ou non avec des exigences bien légitimes ou
Personnels communaux qu’on ne jette pas à la première occasion venue. ».
En conclusion, Christian ARIES a relevé les trois défis auxquels la commune est confrontée :
• Poursuivre le développement de la ville avec un rendement d'impôts inférieur aux communes de même
importance (le potentiel fiscal est de 426 € à Longwy contre 700 € dans les communes de même taille) ;
• Assurer un Service Public de qualité avec des dépenses de fonctionnement maintenues à un niveau
modéré (996 €/habitant à Longwy contre 1016 € dans les communes de même taille);
• Aborder intelligemment avec les communes de la CCAL la prise en charge des équipements
intercommunaux dont la ville assume aujourd’hui la seule charge.
Un autre point a suscité de longues interventions : le projet de regroupement des écoles maternelle et primaire
de Gouraincourt. Les élus du Groupe « Longwy pour tous ! » par la voix de Jean HENRION ont à nouveau
exprimé leur profond mécontentement quant la méthode de travail de la nouvelle municipalité : aucune
réflexion ni débat au sein des commissions, aucune concertation préalable, aucun dossier permettant une
approche globale du projet, … L’ancien Adjoint à l’Enseignement et à la Petite Enfance a fustigé la
méconnaissance profonde de la vie scolaire que traduisent les orientations proposées par la nouvelle
municipalité si le regroupement se réalisait :
• suppression de la bibliothèque de l’école maternelle,
• sanitaires insuffisants pour la maternelle,
• salle de psychomotricité trop petite et implantée à côté d’une classe, rendant impossible la vie de cette
classe (trop de bruit),
• cour d’école inadaptée aux enfants de la maternelle, …
Parce que ce dossier est manifestement incomplet (pour une somme de près de 400 000 € tout de même !) et
qu’il dégrade à la fois les conditions d’enseignement et l’accueil des enfants, notre Groupe a sollicité et obtenu
le retrait de cette question en attendant un projet digne de ce nom sur lequel il sera possible de se prononcer.
A noter également au cours de cette séance, le vote « contre » de notre Groupe à propos des subventions
municipales maintenues au même niveau que 2008 leur faisant perdre 140 000 € ainsi que notre « abstention »
sur une proposition qui risquerait d’aboutir à une augmentation de + 9% du prix de l’eau, si le nouveau Maire
n’accepte pas d’impacter cette hausse sur les excédents budgétaires dégagés sur le Budget Annexe de l’eau
comme nous l’avons demandé. Nous verrons lors du prochain Conseil Municipal si notre proposition est
retenue dans le Budget 2009.

Et un, et deux, et … ?
La démission d’Isabelle LOPES, Adjointe à la Culture, a bien évidemment alimenté les conversations de ce
Conseil Municipal. Même si nous ne partagions pas l’ensemble de ses idées, notre Groupe salue l’engagement
de celle qui a été la colistière de Jean Luc ANDRE. Ce dernier point a toute son importance. Il traduit en effet
le peu de cas que fait l’équipe d’Edouard JACQUE de toutes celles et ceux qui ne leur sont pas proches
politiquement : défiance, mépris, ignorance, …
Rappelez vous déjà le premier avertissement (et un …) du mois d’octobre 2008 : l’ensemble du Groupe de
Jean Luc ANDRE boycotte le Conseil Municipal pour manque de concertation, de transparence dans les
prises de décisions, bref une municipalité aux seules mains d’Edouard JACQUE et de son carré de fidèles.
Et deux … avec cette démission … surprise d’une Adjointe qui n’a pu faire valoir sa politique auprès du
nouveau Maire, laquelle dénonce dans un article du Républicain Lorrain « qu’il y a une vraie confusion des
genres dans le fonctionnement autoritaire de cette Mairie. Certains employés s’attribuent à tort des rôles et
prennent des décisions. » Rappelons que dans toute instance démocratique, ce sont les élus qui décident
de la politique à mener et les fonctionnaires qui la mettent en oeuvre ! Et non l’inverse …
Durant la campagne électorale, notre Liste avait mis en garde les longoviciens contre "ce mariage de la carpe
et du lapin", attelage qui ne pourrait pas aller bien loin. Un an après, nous y sommes: rien ne va plus entre le
clan JACQUE et les colistiers de Jean Luc ANDRE. Et ce sont les longoviciens, notre Ville qui vont faire
les frais de ce divorce politique au sein de ce qui n'est déjà plus aujourd'hui ... une majorité municipale.

Et trois ... attendons la suite …