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Rapport de stage de DEA - référence CERFACS : WN/CFD/03/75

C ALCUL DU MÉLANGE AIR - MÉTHANE
DANS UN INJECTEUR DE TURBINE À GAZ PAR SIMULATION DES GRANDES ÉCHELLES

effectué par ROUX Sébastien dans le cadre du DEA conversion de l’énergie de Paris VI filière III propulsion spatiale, année 2003 au sein de l’équipe CFD du CERFACS (Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calcul Scientifique) 42, Av Gaspard Coriolis 31057 Toulouse Cedex 01 Tel : (33).(0)5.61.19.31.31 ou Fax : (33).(0)5.61.19.30.00 avec pour responsable de stage POINSOT Thierry Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse/CERFACS 42, Av Gaspard Coriolis 31057 Toulouse Cedex Tel : 33 61 19 30 34 ou 33 61 28 58 93 Email : poinsot@cerfacs.fr

Résumé :
Application de la simulation des grandes échelles au calcul d’un écoulement dans un injecteur de turbine à gaz

Je donne d’abord une brève description du code numérique AVBP. Je présente ensuite le contexte du projet PRECCINSTA dans le cadre duquel j’ai effectué le calcul du mélange air-méthane dans un injecteur de turbine à gaz manufacturé par Turboméca. Le calcul LES (Simulation des Grandes Echelles) de cet injecteur sur un maillage non structuré de 500000 cellules montre dans quelle mesure le mélange air-méthane peut être considéré comme parfaitement prémélangé à l’entrée de la chambre de combustion afin de valider ou non cette hypothèse pour un autre simulation. En outre, le calcul permet de comprendre la dynamique du mélange au travers de résultats moyens, RMS et d’animations. Enfin, toujours dans le cadre du projet PRECCINSTA mais pour la validation du calcul complet dans le plénum, l’injecteur et la chambre de combustion, des mesures ont été réalisées pendant trois semaines au DLR (Deutsches Zentrum für Luft und Raumfahrt) à Stuttgart.

Abstract :
Application of large eddy simulation to a flow computation in an injector of gaz turbine

I first give a brief description of the AVBP numerical code. Then, I present the context of the PRECCINSTA project concerned by my computation of the air-methane mixing in an injector of gas turbine manufactured by Turbomeca. The LES (Large Eddy Simulation) computation shows in what extent the air-methane mixing can be considered as fully premixed at the entrance of the combustion chamber in order to validate or not this hypothesis for another simulation. Moreover, the computation make us understand the dynamics of the mixing through averaged results, RMS levels and unsteady animations. At last, still in the frame of the PRECCINSTA project but concerning the validation of the full computation in the plenum, the injector and the combustion chamber, measurements have been done during three weeks in the DLR (Deutsches Zentrum für Luft und Raumfahrt) in Stuttgart.

2

Table des matières
1 Contexte et objectif de l’étude 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 Le CERFACS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le code AVBP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les simulations LES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Le projet européen PRECCINSTA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’objectif de cette étude . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 6 6 7 7 7 9 9 9 10 12 12 12 12 12 13 13 14 15 15 16 16 16

2 Le calcul numérique 2.1 La géometrie du calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.1.1 2.1.2 2.2 L’injecteur dans le dispositif expérimental . . . . . . . . . . . . . . . . Le maillage retenu de l’injecteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Détails sur les conditions du calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2.2.1 2.2.2 2.2.3 2.2.4 2.2.5 2.2.6 2.2.7 Chimie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Thermodynamique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Transport . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Conditions aux limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Conditions initiales, établissement du calcul . . . . . . . . . . . . . . . Méthodes numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ressources CPU . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

3 Les résultats des calculs 3.1 3.2 Quelques définitions géométriques pour la visualisation . . . . . . . . . . . . . Analyse des champs moyens . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3.2.1 3.2.2 Champ moyen de richesse en sortie d’injecteur . . . . . . . . . . . . . Champs moyens de vitesse dans le plan P . . . . . . . . . . . . . . . . 3

. . . .3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . PLIF CH . . . . . . . . . .3. . . .4 3. . . . .5 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2. . . .2. . 3. . . . Isosurfaces de critère Q . .2. . . . . . . Isosurface instantanée de richesse . . . . . Isosurface moyenne de richesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3. . .2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 4. . . . . . .3 Champs moyens de vitesse dans l’injecteur . . . . . 4 Mesures effectuées au DLR-Stuttgart 4. .3 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Conclusion . . . . . .3 3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Champs moyens de vorticité . . . . . . . . . . . . . . . . .1 3.6 3.3. . .2. . . . . . . Champs moyens de vitesse du "cross flow" . . . . . 4. . . . Champs RMS de vitesse du "cross flow" . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 4. . .2 Contexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .2. . . . . . Chemoluminescence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 19 20 24 25 25 25 28 29 32 32 32 32 33 33 33 33 33 Analyse des résultats instationnaires . . . . . . .6 Chemoluminescence OH . . .4 Champ RMS de richesse en sortie d’injecteur . . .2 3. . . . .2 4. 4 . . . . . Mesures de pression . . .5 4. . . . . . .3. . . . Chemoluminescence CH . . . . . . .3 4.1 4. . . . . . . . . Mesures de vitesse . . . . . . . . . . . . .

5 . le calcul sera présenté au travers de considérations géométriques et numériques. l’objectif est d’obtenir des informations sur le mélange à la fois pour les champs moyens mais également instationaires pour avoir par exemple le niveau des fluctuations RMS. En effet. En calculant complètement les grandes structures de l’écoulement et en modélisant les petites pour en tenir compte sans devoir subir les conséquences d’un maillage trop raffiné. Les résultats moyens et instationaires seront alors exposés et analysés en détail. Finalement. Mon travail consiste à évaluer cette hypothèse en effectuant un calcul séparé du mélange air-méthane dans l’injecteur. le CERFACS doit fournir des calculs LES sur une chambre de combustion d’environ 25kW.Introduction Dans le cadre du projet européen PRECCINSTA. Cette simulation fait l’hypothèse d’un mélange air-méthane idéal à l’entrée de la chambre. je donnerai un aperçu du travail effectué lors de mon séjour au DLR-Stuttgart. Sans ces information. le code AVBP met la LES (Large Eddy Simulation ou encore Simulation des Grandes échelles) au service d’un problème délicat. La richesse de ce travail réside dans la technique utilisée pour la simulation. il serait bien hasardeux de juger de la pertinence de l’hypothèse d’un prémélange parfait. Après une rapide présentation du contexte et de l’objectif de ce travail.

et enfin mécanique des fluides numérique ou CFD (Computational Fluid Dynamics). Un champ important d’application pour l’équipe CFD du CERFACS est l’utilisation de la LES (Large Eddy Simulation). est l’un des centres de recherche phare qui travaillent avec des algorithmes efficaces en vue de résoudre une large plage de problèmes scientifiques. Ceci implique le développement de nouveaux outils qui exploitent les possibilités des super-calculateurs modernes. Centre Européen de Recherche et de Formation Avancée en Calculs Scientifiques. électromagnétisme. 1. Au CERFACS. Le CERFACS est structuré en différents pôles : algorithmes parallèles. le CERFACS.1 Le CERFACS Avec environ 90 chercheurs internationnaux. Son champ actuel d’application est la modélisation d’écoulements instationnaires éventuellement réactifs. traitement du signal et des images. Il dispose d’un parc informatique perfectionné : SGI Origin 2000 (32 processeurs). modélisation du climat. Une loi d’Arrhénius est ensuite prise en compte dans les cas réactifs pour modèliser la cinétique chimique. les calculs de combustion sont principalement menés grâce à un code de calcul numérique nommé AVBP.Chapitre 1 Contexte et objectif de l’étude 1. L’industrie voit aujourd’hui la LES comme un outil prometteur supplémentaire pour le design d’applications aux écoulements réactifs ou non. Cluster de PC (16 processeurs).2 Le code AVBP AVBP est un code parallèle de CFD qui résout les équations de Navier-Stokes compressibles laminaires et turbulentes en deux ou trois dimensions sur des maillages non structurés hybrides. COMPAQ AlphaServer SC (40 processeurs). Le développement important des modèles physiques établis au CERFACS est complété 6 . La prédiction de ces écoulments instationnaires repose sur l’approche LES. stations de travail performantes disponibles sur le réseau local et possibilités d’utiliser le COMPAQ AlphaServer SC232 du CEA ainsi que les ressources du CINES à Montpellier.

de prédire et de contrôler les causes des instabilités de combustion dans des turbines industrielles modernes hautes performances avec de faibles niveaux d’émission de gaz polluants. LESSCO2 pour les moteurs à piston ainsi que LESfoil et LESblade sur de la LES appliquée aux ailes et aux aubages de turbine. DESIRE sur les intéractions fluide-structure dans les turbines à gaz. Le but du projet PRECCINSTA est d’étudier les instabilitées thermoacoustiques qui peuvent apparaître dans les chambres de combustion des turbines à gaz. 1. une efficacité accrue. STOPP sur la chimie.par des études menées au laboratoire EM2C de l’Ecole Centrale Paris (ECP) et de l’Institut de Mécaniques des Fluides de Toulouse (IMFT). L’objectif plus précis de mon étude est de caractériser le mélange air − CH4 à l’entrée de la chambre de combustion afin de déterminer si oui ou non il est possible de considérer le fluide entrant 7 . Ce projet de 7 millions d’euros devrait s’achever en août 2004 et aura regroupé une vingtaine de partenaires auropéens industriels et académiques.3 Les simulations LES L’originalité des simulations LES en géométrie complexe réside dans la possibilité d’accéder à l’instationnarité des phénomènes qui se déroulent au sein du domaine de calcul. MOLECULES. Un intérêt majeur des simulations LES est également de pouvoir prendre en compte l’accoustique et son interaction avec l’écoulement et les réactions de combustion.4 Le projet européen PRECCINSTA Lancé en mars 2001. 1. On parvient ainsi à étudier en détail la dynamique de l’écoulement et de ses structures. AVBP intervient dans de nombreux programmes de collaboration avec l’industrie tels que COS ou PRC SNECMA ONERA mais aussi dans des programmes européens comme PRECCINSTA sur les faibles émissions de NOx dans les turbines à gaz. 1. la capacité de brûler une plus large plage de combustibles et des émissions de polluant réduites par rapport aux moteurs d’aujourd’hui. le projet PRECCINSTA (PREdiction and Control of Combustion INSTAbilities for industrial gas turbines) trouve sa raison d’être dans la protection de l’environnement. FUELCHIEF sur les instabilités de combustion. AVBP est utilisé par les membres de l’équipe CFD dans le cadre des programmes d’été au Centre pour la Recherche en Turbulence (CTR) à l’université de Stanford. En effet. L’Institut Francais de Pétrole (IFP) contribue également au développement du code. Les résultats permettront aux constructeurs de dessiner de nouvelles chambres de combustion pour les turbines à gaz avec une meilleure fiabilité. les objectifs de ce projet sont de comprendre.5 L’objectif de cette étude La configuration étudiée est un injecteur de turbine à gaz montée sur une chambre de combustion simplifiée expérimentalement étudié au DLR à Stuttgart dans le cadre du projet européen PRECCINSTA.

dans la chambre de combustion comme un unique fluide équivalent au mélange air − CH4 et pourvu de propriétés physiques et themodynamiques moyennes. 8 .

2. dispositif tourbillonnant qui permet d’introduire du méthane dans la chambre. F IG . Constitué de 12 fentes inclinées à 40 degrès.1.1 La géometrie du calcul 2. Les figures ?? et ?? montrent plus en détail l’injecteur. 9 . de la chambre de combustion et du tuyau d’échappement.Chapitre 2 Le calcul numérique 2.1 – Vue de l’injecteur (avec ses 12 fentes). il est alimenté en air par le plénum à travers trois ouvertures en forme de haricot et en méthane par un anneau qui débite dans 12 petits tubes. La chambre de combustion est quant à elle rectangulaire (86mmx86mmx110mm) avec en sortie un cône convergent et un tube de sortie de gaz cylindrique.1 L’injecteur dans le dispositif expérimental Le dispositif expérimental présenté par la figure ?? est constitué de deux parties : un système d’injection et une chambre de combustion.

on considère que toutes les fentes sont identiques et alimentées par une entrée d’air annulaire axisymétrique qui fait la jonction entre les haricots initiaux. La fin du domaine de calcul est quant à elle positionnée à la sortie de l’injecteur. La complexité de la géométrie et la taille de l’injecteur relativement considérable par rapport à la taille maximale des mailles qu’il sera nécessaire d’imposer dans les tubes de CH 4 poussent à exploiter les propietés de périodicité de l’injecteur. le maillage retenu est totalement non-structuré. pour des raisons d’acoustique (on ne veut pas imposer de noeud de pression en sortie trop près de zones importantes du calcul). De plus. 10 .2 Le maillage retenu de l’injecteur Pour étudier le mélange qui s’effectue dans l’injecteur. Au final. En effet. Le logiciel hip permet ensuite de mettre ce maillage au format lisible par le code AVBP. Le maillage est réalisé avec le logiciel gridgen.2 – Vue arrière de l’injecteur avec ses trois entrées d’air en forme de haricot et 6 des 12 tubes d’entrée de méthane. 2. on décide de prolonger la sortie du domaine de calcul par un tube de 10cm.10−14 m3 à 3. on décide de commencer le domaine de calcul sur les entrées des tubes de CH4 et des haricots d’air. si la périodicité ne pose pas de problème à partir de l’anneau qui alimente les 12 fentes. il est important de remarquer qu’il n’y a que 3 entrées d’air en forme de haricot sur la géométrie 3D complète. 2.10−9 m3 .1. Pour résoudre ce problème. on choisit de ne calculer qu’un douxième de l’injecteur en assurant des propriétées de périodicité sur certaines surfaces du domaine de calcul. Cependant. ce qui donne lieu à 4 classes de fentes différentes.F IG . Il comporte près de 100 000 noeuds et 500 000 cellules dont le volume varie de 8.

11 . F IG .3 – Vue avant de l’injecteur avec ses 12 fentes où se rencontrent l’air et le méthane.4 – Vue arrière du maillage du domaine de calcul. 2. 2.F IG .

Le profil d’entrée est un profil turbulent mais on peut vérifier que cela n’a que peu d’importance.677 pour le CH4 = Sc = (2.2. On impose le vecteur vitesse comme étant normal à la surface d’entrée et on calcule sa norme afin de se 12 .4 Conditions aux limites Les conditions aux limites d’entrée et de sortie sont appliquées conformément à la méthode NSCBC ([?] et [?]) afin de pouvoir imposer une pression. une vitesse.2.s −1 . On prend donc : µ 0.2 Thermodynamique Le code AVBP prend en compte les variations de C p liées aux variations de fraction massique et de la température. La température est fixée à 273K.1) 0 . les ondes numériques crées par mégarde à un instant donné peuvent sortir du domaine de calcul pour ne pas polluer les résultats.3 Transport On doit préciser dans le code numérique AVBP les nombres de Schmidt propres à chaque espèce.2 Détails sur les conditions du calcul 2. Il y a donc en réalité trois espèces majoritaires présentes dans le mélange : O2 . Sur l’entrée d’air On injecte dans cette entrée uniquement de l’air : Yair = 1 et YCH4 = 0. on ne travaillera qu’avec deux espèces : le méthane et l’air. 2.1 Chimie On ne s’intéresse qu’au problème du mélange entre l’air et le méthane. soit près de 9m. 2.729 pour l’air ρD 2.2. Ainsi. Sur l’entrée de méthane On injecte dans cette entré uniquement du méthane : YCH4 = 1 et Yair = 0.2. vu que O2 et N2 sont toujours présents dans les mêmes proportions. une température ou des fractions massiques sans pour autant être totalement réfléchissant. N2 et CH4 . Mais en pratique.2. espèce fictive qui représente le mélange N2 /O2 et à laquelle on attribue des propriétés thermodynamiques moyennes de ce mélange. On impose le vecteur vitesse comme étant normal à la surface d’entrée et on calcule sa norme afin de se caler sur le débit expérimental de 12 g/s sur l’intégralité de l’injecteur. Ceci permet aussi d’évacuer de l’énergie non physique du domaine afin de ne pas voir le calcul diverger.

6 Méthodes numériques On utilise les schémas numériques de Lax-Wendroff (centré. troisième ordre) qui nécessitent l’utilisation d’une viscosité artificielle. 2.25 hPa.5 Conditions initiales. Sur les surfaces périodiques On assure la périodicité entre les surfaces coupées lors de la réduction du maillage au douzième de l’injecteur. 13 . Yair = 1 partout. C’est une méthode classique en DNS. La température est fixée à 273K.54 g/s sur l’intégralité de l’injecteur. Cette zone tampon permet en effet de laminariser et d’homogénéiser l’écoulement à cet endroit. cela ne change en rien les régions amonts qui en sont éloignées et qui nous intéressent.caler sur le débit expérimental de 0.2. soit près de 90m.s −1 . Le profil d’entrée est un profil turbulent mais on peut vérifier que cela n’a ici aussi que peu d’importance. Patch de viscosité L’écoulement dans le dernier tiers de la partie rajoutée à la sortie de l’injecteur est défini comme très visqueux afin d’éviter tout problème sur la sortie. A noter cependant que le modèle standard Smagorinsky a été utilisé lors de l’élimination du transitoire. 2. deuxième ordre) et TTGC (centré. On peut se permettre cette opération car si l’on est conscient que cela fausse les résultats à proximité de la zone concernée. Le modèle LES utilisé est le modèle WALE ([?]).2. Sur les murs Les murs sont adiabatiques et non glissants. établissement du calcul Le calcul débute dans des conditions simples : fluide immobile. Les résultats qui seront exposés plus loin seront issus de calculs ayant éliminé le transitoire. Sur la sortie On impose la pression de sortie à la pression atmophérique : 1013. température et pression uniformes. Voir [?] pour plus de détails.

fr.cines. 14 .7 et où c est la vitesse du son dans chacune d’elles. Ce petit pas de temps est directement relié à la résolution de : ∆ttheory < CFL · min( ∆x ) |u| + c (2.2.05µs. se reporter à http ://www. Pour plus de renseignements sur les performances de cette machine. CFL = 0. 2.Le pas de temps converge relativement vite pour tendre vers la valeur limite de 0.7 Ressources CPU La simulation d’une milliseconde sur ce maillage de 100 000 points et 500 000 cellules demande près d’une heure sur 64 processeurs d’une machine SGI ORIGIN 3800 comme celle présente au CINES à Montpellier.2) où min est calculé sur chaque cellule du maillage.

L’axe x est porté par l’axe central dans le sens de l’écoulement. Enfin. F IG . Le plan P est orthogonal à l’axe x et se situe 5. Les axes y et z forment avec l’axe x un trièdre direct (x.1 Quelques définitions géométriques pour la visualisation Afin de mieux appréhender la visualisation de l’écoulement dans notre géométrie pour le moins complexe.5mm en amont de la pointe de l’injecteur.z).1 – Définition de quelques axes et plans de visualisation. L’axe s est quant à lui l’axe principal du "cross flow". 15 . La figure ?? fait le bilan de toutes ces conventions. L’axe r ext l’axe radial et l’axe θ est l’axe orthoradial dans le sens de rotation de l’écoulement. il est sage de définir dès à présent un ensemble de plans et axes qui interviendront par la suite régulièrement lors de projections ou de visualisations. c’est-à-dire de l’écoulement d’air dans la fente dans laquelle aboutit le méthane. 3. le plan Q est orthogonal à l’axe s et peut se trouver tantôt en amont tantôt en aval de l’injection de méthane.y.Chapitre 3 Les résultats des calculs 3.

Ce plan orthogonal à l’axe central se situe à 5. pour toutes ces raisons.2 Champs moyens de vitesse dans le plan P Une autre variable à regarder dans le plan de sortie de l’injecteur est la vitesse. Cependant. le champ de vitesse moyen n’a rien d’uniforme et présente sans équivoque des gradients. La figure ?? présente de gauche à droite les composantes axiales. le maillage ne traduit pas l’élargissement de la géométrie réelle lors du passage de l’injecteur à la chambre de combustion. Enfin. Mais là encore. radiales et orthoradiales du champ de vitesse moyen dans le plan P.3.5 contre le cône à phi=0. Force est donc de constater que cela ne ressemble pas à un profil de prémélange parfait. notre calcul est certainement erroné à l’extrémité du cône de l’injecteur. 16 . ce qui change complètement la dynamique du "vortex breakdown" (dégénérescence de tourbillon. Portons ainsi notre attention sur le champ moyen de richesse dans le plan P en nous rapportant à la figure ??.1 Champ moyen de richesse en sortie d’injecteur A partir des concentrations massiques d’air et de méthane. Autrement dit. voir [?]) dans la chambre. Ce détail fait de l’axe central un axe qu’aucune vitesse ne peut couper. Notons tout de même que notre calcul n’a jamais eu la prétention de simuler le "vortex breakdown" ni la chimie de la réaction de combustion. il est naturel de commencer par regarder la variable richesse φ moyennée dans le plan de sortie de l’injecteur. il n’y a pas de réaction dans le calcul contrairement au cas réel où la zone de réaction se trouve dans la chambre de combustion mais également à quelques millimètres en amont de la pointe du cône de l’injecteur. on interdit aux particules de fluide de traverser l’axe central de la géométrie. νk les coefficients stoechiométriques et wk les masses molaires des espèce indicées O pour l’oxygène et F pour le méthane.2. Quoiqu’il en soit. ce qui nous engage à nous focaliser sur le plan P exhibé par la figure ?? lors de la visualisation de nos résultats en sortie d’injecteur. Comme l’on s’intéresse ici à la qualité du mélange en sortie d’injecteur.5mm en amont de la pointe de l’injecteur. De plus.2. On retrouve ici aussi une propriété d’axisymétrie du champ de vitesse comme on l’a déjà remarqué pour le champ moyen de richesse.8 à la périphérie de la sortie de l’injecteur avec une moyenne globale pour le dispositif de phi=0. La condition aux limites de murs adhérents est également bien visible.1) avec Yk les fractions massiques. La conséquence de cet écart à la réalité est une surestimation de la taille de la zone de recirculation à la pointe du cône de l’injecteur. il est aisé de reconstruire la richesse du mélange.2 Analyse des champs moyens 3. un gradient de richesse apparait dans la direction radiale puisque l’on passe de phi=0. Cependant. Cette variable est définie de la manière suivante : φ=s YF ν O wO où s = =4 YO ν F wF (3.70. même en moyenne. Le tracé de la richesse en fonction du rayon pour différents rayons montre déjà que l’on peut considérer la répartition de la richesse comme quasiment axisymétrique en moyenne. 3. il est important de se rappeler que le maillage utilisé est périodique sur un angle de 30 degrés.

F IG . 3. 3. 17 .2 – Champ moyen de richesse dans le plan P F IG .3 – Champs moyens des composantes de vitesse dans le plan P.

derrière le décrochement entre la fente et la partie qui entoure le cône de l’injecteur. F IG . 3. F IG .3 Champs moyens de vitesse dans l’injecteur Les figures ?? et ?? présentent également des champs moyens de composantes de vitesse mais cette fois dans l’injecteur à travers un plan de coupe dont il faut bien noter la position peu conventionnelle de par la complexité de la géométrie. Il est important de noter également que la vitesse du combustible est de l’ordre de 100m/s en sortie du tube d’injection.4 – Champ moyen de la composante axiale de la vitesse dans l’injecteur. 18 . 3.2.5 – Champ moyen de la composante orthoradiale de la vitesse dans l’injecteur. Cette dernière zone de recirculation. La figure ?? montre la composante axiale de la vitesse et dénonce des zones de recirculation dans la partie supérieure du virage que prend l’air pour entrer dans la fente. rappelons-le. est surrestimée car notre maillage interdit au fluide de traverser l’axe central dans la chambre de combustion.3. et enfin derrière la pointe du cône de l’injecteur.

4 Champs moyens de vorticité Afin de prendre conscience de la dynamique du "jet in cross flow". on peut s’intéresser à la vorticité. Il n’y a pas de swirl en entrée et on retrouve en sortie les niveaux déjà présentés sur la figure ??. F IG . 19 . 3. En traçant une ligne d’équirichesse égale à un. La figure ?? montre quant à elle la projection du vecteur vorticité sur l’axe du cross flow. La tache blanche en amont de l’injection de méthane est la conséquence de la marche que doit passer l’écoulement d’air. l’air se fait piéger dans le creux de la poche de méthane qui s’enroule. Il n’a pas d’autre solution alors que de se mélanger avec le méthane. c’est-à-dire sur l’axe principal de l’écoulement d’air dans la fente.6 – Champ moyen de vorticité projetée sur l’axe du jet de méthane. 3. c’est-à-dire du jet qui débouche dans un écoulement transverse.La figure ?? montre quant à elle la composante orthoradiale ou "de swirl" du champ moyen de vitesse et permet de se faire une idée du champ de vitesse qui réside au sein de l’injecteur. on remarque alors que les deux tourbillons contrarotatifs tordent la poche de méthane qui est injectée. La figure ?? montre une coupe de vorticité projetée sur l’axe x qui est aussi l’axe du jet de méthane.2. C’est donc ainsi que s’effectue le mélange : grace à la dynamique du "jet in cross flow". On distingue très bien les deux taches (une noire et une blanche) qui dénoncent les deux tourbillons contrarotatifs que l’on rencontre habituellement dans les "jet in cross flow".

On peut alors voir comment le méthane est entrainé par l’écoulement d’air.7 – Champ moyen de vorticité projetée sur l’axe de l’écoulement transversal d’air. 3.2. Notons au passage que si l’on voit deux poches coupées. 20 . Les figures ?? à ?? montrent l’isosurface moyenne stoechiométrique c’est-à-dire de richesse égale à 1 sous différents angles de vue.F IG .5 Isosurface moyenne de richesse Pour visualiser l’enroulement de la poche de méthane. on peut tracer une isosurface de richesse. c’est à cause de l’hypothèse de périodicité que nous avons faite lors du choix du maillage : le petit bout est la suite du grand ou plutôt la pointe de la poche issue de l’injection de méthane précédente qui n’est pas représentée ici. 3.

F IG . 3. 3.9 – Isosurface moyenne de richesse valant 1. F IG . 21 .8 – Isosurface moyenne de richesse valant 1.

3. 3.10 – Isosurface moyenne de richesse valant 1. 22 . F IG .11 – Isosurface moyenne de richesse valant 1.F IG .

3. F IG . 3.13 – Isosurface moyenne de richesse valant 1.12 – Isosurface moyenne de richesse valant 1. 23 .F IG .

6 Champs moyens de vitesse du "cross flow" Si l’on s’étonne de ne pas retrouver exactement l’allure d’un "jet in cross flow" académique. F IG . On remarque alors que le "cross flow" est loin d’être aussi idéal que celui que l’on rencontre dans les cas académiques.3. En effet. alors il suffit de s’intéresser aux caractéristiques du "cross flow" pour comprendre.14 – Champ moyen de vitesse du "cross flow" projetée sur son axe vu dans le plan Q en amont de l’injection de carburant. 3. 24 .2. F IG .15 – Champ moyen de vitesse du "cross flow" transverse à son axe vu dans le plan Q en amont de l’injection de carburant. comme par exemple la dissymétrisation de la poche de méthane qui est rabattue sur l’une des parois de la fente de l’injecteur. les figures ?? et ?? montrent l’état du champ de vitesse en moyenne pour la composante dans l’axe du "cross flow" pour la figure ?? et pour les composantes transverses à cet axe pour la figure ??. 3.

ce qui représente près de 30 à 50% des valeurs moyennes.3 Analyse des résultats instationnaires 3. Les figures ?? à ?? montrent ces isosurfaces pour une richesse égale à 1.1 Champ RMS de richesse en sortie d’injecteur Nous avons déjà vu dans le paragraphe précédent que le champ moyen de richesse présentait une propriété d’axisymétrie ainsi qu’un gradient assez important avec une zone pauvre près du cône de l’injecteur et une zone riche en périphérie.2 Isosurface instantanée de richesse Pour se faire une idée de la dynamique instationnaire du mélange.3. on peut reprendre l’idée de l’isosurface de richesse comme cela a déjà été fait dans l’étude des champs moyens mais cette fois.25. on constate alors que les valeurs RMS de vitesse se trouve autour de 0.3. F IG . Si l’on s’intéresse maintenant à la figure ?? qui présente les niveaux de RMS sur la richesse dans le plan P. traçons des isosurfaces instantannées. 3.16 – Valeurs RMS de la richesse dans le plan P 3. Ceci nous pousse à conclure que non seulement le mélange n’est pas uniforme mais est de plus fortement instationaire. 25 .5.3.

18 – Isosurfaces instationaires de richesse valant 1. 3.5.F IG .17 – Isosurfaces instationaires de richesse valant 1.5. 26 . 3. F IG .

5.5.F IG .20 – Isosurfaces instationaires de richesse valant 1. F IG . 3.19 – Isosurfaces instationaires de richesse valant 1. 27 . 3.

3. 3. 3.21 – Champ RMS de vitesse du "cross flow" projetée sur son axe F IG .22 – Champ RMS de vitesse du "cross flow" transverse à son axe. F IG . Les figures ?? et ?? traduisent aussi le fait que cet écoulement est loin d’être stationnaire.3 Champs RMS de vitesse du "cross flow" Nous avons déjà vu que l’écoulement d’air transverse à l’injection de méthane n’était pas uniforme en moyenne. Cette raison s’ajoute à celle déjà évoquée pour justifier le comportement un peu différent de notre "jet in cross flow" en comparaison avec certaines études réalisées dans des conditions plus idéales.3. 28 .

autrement dit les vortex. Sur la dernière marche. au passage entre la fente et le cône de l’injecteur. se scindent et se mêlent dans la zone où le méthane rencontre l’air.3. Pour plus de détail sur le critère Q. Les figures ?? à ?? présentent différents clichés de l’isosurface de critère Q égal à 10 8 s−2 sous différents angles de vue. On y voit des tubes de tourbillons qui se détachent. 3. se référer à Hunt [?]. On peut également remarquer qu’il y a la présence de structures cohérentes sur chaques marches de la géométrie. d’où son intérêt ici. la vorticité présente sur les murs du domaine de calcul masque ce qui se passe à l’intérieur de la géométrie. 29 . Ceci dénonce les lachés périodiques de tourbillons en ces endroits.23 – Isosurfaces de critère Q valant 108 s−2 .4 Isosurfaces de critère Q Afin de repérer les structures cohérentes. pour simplifier. L’avantage du critère Q sur la vorticité est que lorsque l’on veut visualiser des isosurfaces. on remarque même que l’écoulement "emporte" l’isosurface en biais. F IG . on utilise le critère Q qui. Or le critère Q ne se déclenche pas sur les parois.3. montre globalement les mêmes structures que la vorticité.

25 – Isosurfaces de critère Q valant 108 s−2 .24 – Isosurfaces de critère Q valant 108 s−2 . F IG . 3.F IG . 3. 30 .

3.26 – Isosurfaces de critère Q valant 108 s−2 .F IG . 31 .

2 Chemoluminescence La chemoluminescence repose sur une observation de la combustion dans la chambre dont les murs sont en verre. aucune de ces structures n’a pu être décelée. Ghislain Lartigue. J’ai ainsi été amené à m’insérer dans l’équipe d’Ulrich Meier pour effectuer des mesures de chemoluminescence. effectue le calcul complet du plénum. Autrement dit. de PLIF.1 Chemoluminescence OH Nous avons principalement tenté de retrouver une image déjà observée sur un autre brûleur étudié au DLR et faisant apparaître un semblant de structures en forme de spirales dans la flamme. aucune déconvolution n’est envisageable. Des radicaux tels que OH ou CH émettent à une certaine longueur d’onde par le jeu de transitions électroniques. 32 . Il est parfois possible de reconstruire une tranche passant par l’axe à condition de faire une hypothèse d’axisymétrie de la flamme. Ces émissions sont filtrées pour ne voir qu’une fine bande de longueurs d’ondes puis une caméra CCD peut fournir une image recueillie sur ordinateur. de pression et de vitesse au fil chaud.1 Contexte Toujours dans le cadre du projet PRECCINSTA. même avec beaucoup de bonne volonté. 4. Mon travail à Stuttgart consistait à effectuer des mesures sur la manipulation expérimentale qui correspond à son calcul. Ainsi. de l’injecteur et de la chambre de combustion à froid et à chaud.2. Un inconvénient important de cette technique est que l’image reçue est le résultat des émissions spontannées dans tout le volume de la chambre de combustion. Sans cette hypothèse. on peut dire où se trouvent les radicaux qui nous intéressent c’est-à-dire ceux auxquels correspond le filtre choisi. 4.Chapitre 4 Mesures effectuées au DLR-Stuttgart 4. membre de l’équipe CFD du CERFACS. on obtient une image 2D d’un signal 3D intégré. Malheureusement.

De plus. 4. j’ai utilisé la technique du fil chaud. Ceci a pour conséquence de fausser l’image sur les bords et rend par la même occasion toute déconvolution impossible. les murs de la chambre de combustion sont en verre mais ils sont maintenus par des montants en métal qui. émettent avec la même longueur d’onde que les radicaux CH. On retiendra notament la prédiction du calcul LES qui nous a suggéré de chercher aux alentours de la sortie de l’injecteur un spectre qui fait clairement apparaitre une fréquence d’environs 500Hz attribué au precessing vortex core. m’ont donné l’occasion de rencontrer l’équipe du DLR et de me rendre compte des divergences de soucis. 33 . Il a ici aussi été possible de retrouver des résultats prédits par les calculs numériques. Pour cela.2. 4. ce que l’expérience n’a pas manqué de confirmer.6 Conclusion Les mesures réalisées au DLR. les vibrations de l’ensemble du dispositif expérimental avaient pour conséquence de dérégler l’instrumentation laser très délicate qui se situait à proximité. certainement à cause du fait que notre flamme est "trop bien" prémélangée. 4. 4.2 Chemoluminescence CH Nous nous sommes ici heurtés à un problème inattendu.4 Mesures de pression Des prises de pression dans le plénum et dans la chambre de combustion à chaud ainsi qu’à froid ont permis des comparaisons avec les calculs LES.3 PLIF CH Malheureusement. En effet. outre la possibilité de confronter les calculs numériques avec l’expérience. en particulier concernant les modes acoustiques de la chambre et le precessing vortex core. une fois montés en température.5 Mesures de vitesse Il s’agissait cette fois d’établir une catographie des spectres de vitesse dans la chambre en l’abscence de combustion.4. de faisabilité et d’intérêts qu’il peut y avoir entre des numériciens et des expérimentateurs. les concentrations locales de radicaux CH étaient trop faibles pour ne pas être noyées dans le bruit généré par les instruments de mesure.

Car des fluctuations de vitesse et de richesse en sortie d’injecteur peuvent engendrer des fluctuations de taux de réaction dans la chambre de combustion.Conclusion Pour conclure. En effet. Dans mon sujet de thèse à venir. nous connaissons déjà les valeurs moyennes et RMS et ils ne nous manque que la ou les fréquences à imposer aux concentrations massiques (la richesse) et à la vitesse. nous pouvons retenir que notre simulation LES permet de déterminer dans quelle mesure le mélange n’est pas parfait en sortie de l’injecteur étudié. Dans le cas de ce stage. La qualité des résultats permet même de comprendre en détail comment s’effectue le mélange air-méthane dans une géométrie complexe et démontre par la même occasion l’apport considérable de la LES dans ces problèmes de mélanges turbulents. nous avons montré ici que l’hypothèse d’un prémélange parfait était discutable. Tout ceci peut encore interagir avec l’acoustique de la chambre et donner lieu à des phénomènes d’instabilité de combustion. je compte adapter ce calcul à la pression de 2 bars avant de calculer la combustion dans la chambre. En effet. Une analyse fréquentielle mériterait maintenant d’être menée afin de tenter de déterminer d’éventuelles conditions aux limites d’entrée pour un calcul de combustion dans la chambre. 34 . C’est pour cette raison qu’il me semble judicieux de tenir compte de ce travail lors du calcul complet du brûleur. les méthodes de type LES atteignent aujourd’hui une maturité qui permet de calculer un écoulement multiespèces dans une géométrie complexe en un temps raisonnable. Or l’objectif avoué du projet européen PRECCINSTA vise à étudier ces instabilités de combustion.

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