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09 Avril 2009

SOMMAIRE

Humeur :
2
Et la dette publique dans tout ça ?

Quid de l’économie cette semaine ?


3
Les balances commerciales sens dessus

La météo économique de la semaine écoulée. 4

Les marchés :
6
Attention à la hausse des taux longs.

Les évènements à suivre du 13 au 17 avril :


7
États-Unis : L’amélioration se poursuit

Calendrier complet des statistiques et évènements économiques


8
de la semaine.

Chiffres de la semaine du 6 au 9 avril 9

Synthèse sectorielle de la semaine 10

Calendrier des publications et versements de dividendes 11

Rappel de nos prévisions économiques et financières pour 2009 12

Toute l’équipe de la Recherche économique et financière de Global


Equities vous souhaite d’excellentes fêtes de Pâques
Nous reprendrons notre weekly le vendredi 24 avril
E c o n o m i e & S t r a t é g i e

Humeur :
Et la dette publique dans tout ça ?
5 000 milliards de dollars de relance mondiale ici, 1 000 milliards de dollars supplémentaires accordés lors du G20 par
là… A l’évidence, la valse des milliards a de quoi donner le tournis. Mais surtout, elle nous fait presque oublier que toutes
ces sommes devront être financées, à des coûts qui pourraient devenir exorbitants. Certes, l’épargne mondiale est
abondante, notamment en Asie et en Europe. Dès lors, le financement de ces plans de relance pharaoniques pourrait
finalement se résumer à une allocation optimale de cette épargne. C’est d’ailleurs ce qui semble avoir été prévu par le
G20 dans le cadre de l’accroissement des dotations au FMI et de la Banque Mondiale, financées pour l’essentiel par une
augmentation des quotes-parts des pays les plus riches ou en voie de le devenir.
Pour autant, le passé récent nous a encore montré que l’économie ne pouvait pas se résoudre à une simple équation
mathématique. En effet, la quasi-totalité des plans de relance dans les pays développés sera financée par de la dette
publique. Seule la Chine et quelques pays émergents asiatiques pourront puiser dans leurs réserves de change
pléthoriques, en particulier pour l’Empire du Milieu qui y a déjà puisé 300 milliards de dollars pour financer la moitié de
son plan de relance. Pas grand chose finalement, lorsque l’on sait que les réserves de changes chinoises avoisinent
encore les 1 600 milliards de dollars.
La vraie difficulté réside donc plutôt du côté des pays structurellement déficitaires et qui ont déjà fait beaucoup appel
aux marchés pour financer leurs nombreux déficits. Mais là aussi, deux types de pays doivent être démarqués. Il y a
d’une part ceux qui ont su augmenter leur dette publique pour augmenter leur croissance structurelle et, d’autre part,
ceux pour qui la progression de la première s’est accompagnée d’une baisse de la seconde.
Dans le premier cas, nous trouvons par exemple les Etats-Unis, qui, au cours des années 90 ont vu leur dette publique
passer de 62 % à 65 % du PIB, mais avec une croissance structurelle qui a progressé de 2,5 % à 3 % de 1990 au début
des années 2000. Mieux, l’Oncle Sam a su mettre à profit ces années de croissance forte pour obtenir un excédent public
de 1998 à 2000, commençant à rembourser une partie de sa dette. Malheureusement, les attentats du 11 septembre
2001, puis les guerres en Afghanistan et en Irak vont inverser la tendance, mais sans excès, puisqu’en 2007, le déficit
public américain oscillait autour de 1,7 % du PIB. Ce qui signifie que sans les conflits militaires susmentionnés, les Etats-
Unis auraient certainement dégagé un excédent public.
Toujours est-il que, compte tenu d’une dépense publique de seulement 35 % du PIB, l’Oncle Sam a pu se lancer dans
une relance budgétaire impressionnante, dépassant les 10 % du PIB entre celle de Georges Bush de 2008 et celle de
Barack Obama de 2009 à 2011. Mais si la dette publique va donc mécaniquement flamber, le plus important réside dans
la réussite de cette relance. Car, si, comme nous l’anticipons, l’économie américaine redémarre rapidement, la relance
pourra être digérée et financée sans difficulté.
En revanche, une relance stérile qui coûte plus cher que ce qu’elle rapporte est par définition dangereuse. Et c’est
malheureusement, ce qui n’a cessé de se produire en Europe et en particulier en France depuis une trentaine d’années.
D’où une simple question : jusqu’à quand ? Ainsi, alors que les uns et les autres se félicitaient du succès du sommet du
G20 de Londres, une publication déterminante de l’INSEE est presque passée inaperçue. En l’occurrence, les comptes
des administrations publiques françaises en 2008. Il faut reconnaître que les résultats ne sont pas très réjouissants. Ainsi,
le déficit public a atteint 3,4 % du PIB, dépassant donc largement les normes du pacte de stabilité. Quant à la dette
publique française, elle a atteint un nouveau sommet historique de 1 327,1 milliards d’euros, soit 68 % du PIB. Si l’on
ajoute le hors-bilan, c’est-à-dire le paiement des retraites des fonctionnaires, la facture se monte même à 2 240 milliards
d’euros et 115 % du PIB.
Compte tenu de l’explosion du déficit public en 2009 et surtout de la faible efficacité de ce dernier en termes de rebond
de l’activité, notre très chère dette devrait atteindre 73 % du PIB. La barre des 80 %, encore inimaginable il y a peu par
certains, devrait donc être dépassé dès 2012. Ah qu’elles paraissent loin les promesses d’équilibre des comptes publics
et de réduction de la dette…
Mais ce n’est pas tout, car au-delà du fait que cette dette nous coûte 50 milliards d’euros chaque année, uniquement
pour le paiement des intérêts, rien ne semble mis en place pour y remédier. Ainsi, après avoir déjà augmenté de 11,3
milliards d’euros par an de 2002 à 2007, les dépenses de fonctionnements des administrations publiques ont encore
flambé de 9,4 milliards en 2008. C’est donc moins que par le passé, mais encore beaucoup trop, lorsque l’on sait qu’à
partir de 2012-2015, il n’y aura plus assez d’actifs pour assurer le financement de la retraite par répartition. Or, dans la
mesure où nous avons déjà utilisé pas mal de cartouches pour essayer de sortir de la crise actuelle, celle des retraites à
venir risque d’être fatale pour la notation de la dette publique française qui passera alors de AAA à AA au mieux.
Alors que faire ? Augmenter les impôts ? Certainement pas, cela reviendrait à casser le peu de croissance que nous
devrions retrouver à partir de la fin 2009. Non, il faut tout simplement instaurer un système de péréquation des dépenses
publiques qui permettra de les optimiser en réduisant celles qui sont inefficaces (notamment en termes de
fonctionnement) de manière à augmenter celles qui produisent de la richesse économique et sociale, tout en réduisant la
pression fiscale. Car, même si le poids de cette dernière dans le PIB s’est quelque peu réduit en 2008 (à 43 %), il reste
encore largement supérieur à la moyenne de la zone euro : quatre points de plus, soit environ 70 milliards d’euros.
C’est là tout l’enjeu des relances actuelles : augmenter les dépenses publiques, pourquoi pas ? Mais si et seulement si
cela produit plus de croissance que de dette. Sinon, tôt au tard, il faudra payer une facture insupportable tant
économiquement que socialement. Essayons de ne pas en arriver là.
Marc Touati

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E c o n o m i e & S t r a t é g i e

Quid de l’économie cette semaine ?


Les balances commerciales sens dessus

Cette semaine economico statistique a été 30 0

particulièrement riche sur le front du commerce extérieur


20 -10
aux Etats-Unis, outre Rhin et également en France.
10 -20

Aux Etats – Unis, le déficit commercial qui a atteint 26 0 -30

milliards de dollars pour le mois de février 2009 soit un -10 -40


plus bas depuis décembre 2001 continue de fondre sur
douze mois. -20 -50

-30 -60

Un déficit extérieur de plus en plus bas -40 -70


1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008

Exportations (%, YoY) Importations (%, YoY) Balance commerciale (mds $)

-100
En Allemagne alors que l’on attendait une réduction de
-200
l’excédent commercial sous l’effet de la poursuite de la
-300 baisse des exportations et d’une moindre baisse des
-400 importations, les chiffres de février nous ont révélé un
-500
scénario différent.
-600 Les exportations font de la résistance mais
l’Allemagne continue de souffrir
-700

-800
25
-900
94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09
20
Déficit commercial (mds $, somme 12 mois, valeur)
Déficit commercial (mds $, somme 12 mois, volume)
15

10
Cette importante réduction du déficit extérieur est
principalement due à la baisse des importations qui ont 5
reculé de 5,1% en février. On notera notamment une
baisse des importations dans l’industrie (-9,3%), de 0

véhicules (-8,2%) et de biens d’équipements (-6%). 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009

Parallèlement et après avoir chuté de 5,9% au mois de


balance commerciale allemande
janvier les exportations ont progressé de 1,6% en février
en dépit de la forte contraction de l’économie mondiale
affectant la demande de biens outre atlantique. Cette En effet les exportations du mois de janvier révisées à la
bonne résistance des exportations s’est manifestée dans baisse à -7,4% contre -4.4% initialement prévues, ont
les biens de consommation (+11,6%), les semi- contre toute attente affiché une bonne résistance
conducteurs (+11,0%), les biens d’équipement télécoms ( puisqu’elles n’ont chuté que de 0,7% au mois de février
+9,8%) et l’automobile (+8,5%). soit leur plus fort recul depuis octobre 2008. En revanche
les importations également révisées à la baisse en janvier
Toutefois, en glissement annuel, les exportations et les à -1,8% ont reculé beaucoup plus fortement qu’attendu à -
importations américaines affichent des baisses respectives 4,2%. De fait l’excédent commercial allemand lui même
de 16.9 % et 28.8 %. révisé à la baisse en janvier à € 7,0 milliards a augmenté
en février pour atteindre € 8,7 milliards. L’Allemagne qui
n’avait pas connu de hausse de son excédent commercial
Ainsi même s’il reste encore élevé, le déficit extérieur depuis Octobre 2008 respire donc un peu sur le front du
américain qui continue de se réduire est un signe commerce extérieur. Cette petite embellie ne doit pas nous
supplémentaire de l'évolution favorable de l’économie faire oublier que le pays est fortement touché par la
américaine. contraction de l’activité mondiale. Ainsi en février les
exportations ont chuté de 23,1% en glissement annuel et
l’excédent commercial germanique a été quasiment divisé
par deux depuis un an.

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E c o n o m i e & S t r a t é g i e

En France, le consensus des économistes qui


attendaient une réduction du déficit commercial
notamment sous l’effet d’une baisse conséquente des
importations a été contredit par les chiffres du commerce
extérieur de février.

Les importations résistent et les exportations


souffrent

-2

-4

-6
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009

balance commerciale française

En effet après avoir chuté de 2,3% au mois de janvier


les importations françaises n’ont reculé que de 0,1% en
février soit leur plus faible baisse mensuelle depuis
septembre 2008. En revanche les exportations ont reculé
de manière plus conséquente, et après avoir affiché une
baisse de 4,9 % en janvier elle ont encore chuté de 1,5%
au mois de février. Contrairement au mois de décembre où
les exportations avaient bien résisté (-1,1%) et où les
importations s’étaient effondrées de 7,4%, réduisant le
déficit, le mois de février à l’instar du mois de janvier s’est
donc traduit par une détérioration de la balance
commerciale française. Ainsi après avoir été révisé à € 3,7
milliards en janvier le déficit extérieur français s’est creusé
en février pour atteindre € 4,1 milliards soit son plus fort
niveau depuis novembre 2008. La France dont la
consommation intérieure a retrouvé le chemin de la baisse
en février ne pourra donc malheureusement pas compter
sur ses exportations pour prendre le relais.

Jérôme Boué

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La météo économique de la semaine écoulée :

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E c o n o m i e & S t r a t é g i e

Les Marchés :
Attention à la hausse des taux longs.
de nouveau les déficits publics, donc la dette et
Même si elle reste encore limitée, l’augmentation des
alimentant la hausse des taux…
taux d’intérêt des obligations d’Etat à dix ans commence
à devenir inquiétante, en particulier dans la zone euro. Les taux longs eurolandais augmentent plus que
leurs homologues américains mais pas pour les
En fait, au-delà des mouvements de taux directeurs, il
mêmes raisons.
y a quatre facteurs principaux qui agissent à la hausse
sur les taux longs : une croissance qui accélère,
7,0
l’augmentation des taux d’inflation, une aggravation des
6,5
déficits budgétaires et de la dette publique et une
6,0
détérioration du climat politico-social.
5,5
Aux Etats-Unis, les trois premiers devraient agir dans 5,0
les tout prochains mois. En effet, les relances monétaire 4,5
et budgétaire devraient non seulement agir positivement 4,0
sur la croissance, mais aussi l’inflation. Si bien que, 3,5
même si cela paraît impensable aujourd’hui, la Réserve 3,0
fédérale devrait augmenter son taux objectif des federal 2,5
funds vers les 1,5 % d’ici le début 2010. 2,0
99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09
Le taux dix ans américains devrait alors avoisiner les
Taux d'intérêt à 10 ans
3,9 %.
Etats-Unis Allemagne
Les taux longs américains retrouvent le chemin de la
hausse pour la bonne cause. Pour sortir de cette spirale, il faut donc réduire au
maximum et au plus vite le taux refi de la BCE.
a/a, %
7 5,5
5
Quant aux risques inflationnistes, il sera toujours assez
4,5 tôt pour remonter les taux directeurs lorsque la
6
4 croissance sera de retour.
3,5

5 3 A la rigueur, les taux longs pourront alors remonter


2,5 mais pour la bonne cause, c’est-à-dire pour des risques
Avril
4
2
de surchauffe, donc de croissance trop forte.
1,5
1
Néanmoins, nous en sommes encore loin.
0,5
3 Pour l’instant, il faut éteindre le feu car sinon il risque
0
T4 08
-0,5
d’atteindre des proportions inextinguibles.
2 -1
98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09
Toujours est-il que, quel que soit le scénario, favorable
ou catastrophique, les taux longs augmenteront
Taux à 10 ans - G - PIB américain- D - nettement d’ici la fin 2009. Le seul facteur qui limitera
cette tension sera la faiblesse de la reprise. Voilà
En Europe, c’est surtout les deux derniers facteurs pourquoi, nous anticipons des taux dix ans sur le Bund
défavorables qui devraient agir. Dans certains pays du d’environ 4,1 % d’ici 2010.
Sud et de l’Est, la machine diabolique est déjà en
marche. Acheter des bons du Trésor en ce moment n’est donc
pas forcément le placement le plus judicieux…
Ainsi, les dérapages des comptes publics et les
risques de dérapages sociaux ont tendu les taux d’intérêt Marc Touati
à dix ans, réduisant par là même l’investissement, donc
la croissance, l’emploi, les recettes fiscales, aggravant

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E c o n o m i e & S t r a t é g i e

Les événements à suivre du 10 au 17 avril :


Etats-Unis : L’amélioration se poursuit.
l’indice ISM manufacturier américain en mars (36,3), la
Cette semaine économico-statistique devrait confirmer
faiblesse de la demande domestique américaine ainsi
la poursuite de l’embellie aux Etats-Unis au mois de
que la lourde crise du secteur automobile expliquent
mars. On suivra mardi la publication des prix à la
largement la poursuite de la baisse de production
production qui retrouveront le chemin de la baisse mais
industrielle américaine. Toutefois cette baisse sera
aussi des ventes au détail qui continuent de se
moins forte qu’en février et il faut rappeler que la part
redresser en douceur. Mercredi nous aurons les chiffres
de l’industrie dans le PIB n’est que de 13% aux Etats-
de la production industrielle qui afficheront une légère
Unis contre 20% dans la zone euro. D’autre part, en
baisse et vendredi ceux des mises en chantier et des
baisse depuis quatre mois et après avoir atteint un plus
permis de construire qui devraient confirmer la reprise
bas historique en février à 70,2% les capacités
progressive du marché de l’immobilier.
d’utilisation devraient se stabiliser à ce faible niveau en
En Europe nous connaîtrons jeudi les chiffres de mars.
l’inflation qui confirmeront que la zone euro se
Jeudi 16 avril, 11h00 : La déflation est aux portes de
rapproche de la déflation.
la zone euro.
Mardi 14 avril, 14h30 (heure de Paris) : les prix à la L’inflation de la zone euro qui avait atteint en glissement
production aux Etats-Unis retrouvent le chemin de annuel un plus haut au mois de juillet 2008 à 4,0%,
la baisse. recule tous les mois depuis lors, du fait de la chute du
Tirés à la baisse par le plongeon massif des prix du prix du pétrole et des matières premières. Cependant
pétrole depuis le mois de juillet (-70%), les prix à la après avoir atteint un plus bas en janvier à +1,1%,
production ont chuté d’août à décembre 2008. Cette l’indice des prix à la consommation a connu une petite
tendance baissière fut stoppée par le rebond des prix hausse en février pour remonter à 1,2% en glissement
énergétiques en début d’année qui a généré une hausse annuel et à +0,4% sur un mois, du fait de la légère
des prix à la production de 0,8% en janvier et de 0,1% hausse des prix énergétiques de ce début d’année.
en février. Mais ce rebond sera de courte durée puisque Toutefois cette reprise sera de courte durée et l’inflation
on devrait observer en mars une petite baisse de 0,1%. devrait se stabiliser à +0,4% en mars pour atteindre
En glissement annuel la baisse devrait se creuser pour +0,6% en glissement annuel. La menace de la déflation
atteindre 1,8% contre 1,3% en février . Hors énergie et se fait donc de plus en plus précise dans la zone euro.
alimentation, les prix à la production vont continuer de
Jeudi 16 avril, 14h30 : Les mises en chantiers et les
croître au rythme mensuel de 0,1% et de 4,0% en
permis de construire poursuivent leur hausse aux
glissement annuel.
Etats-Unis.
Mardi 14 avril, 14h30 : les ventes au détail
Après sept mois de baisse depuis juillet 2008 les
américaines se redressent en douceur.
mises en chantier ont progressé de 22,2% en février à
Les ventes au détail qui ont subi six mois consécutifs 583 000 et les permis de construire ont également
de baisse avec un plus bas en octobre à -3,4% ont retrouvé le chemin de la hausse via une augmentation
repris le chemin de la hausse depuis janvier 2009, en de 6 % à 564 000. Ces bonnes nouvelles vont se
particulier hors automobile. Mesurées en valeur et donc confirmer au mois de mars puisque les effets de la
tirées par la légère hausse des prix aux Etats-Unis, les baisse des prix de l’immobilier et des taux hypothécaires
ventes au détail devraient poursuivre leur tendance et vont permettre aux mises en chantier et aux permis de
augmenter de 0,5% en mars. Hors transport, après avoir construire de poursuivre leur progression
augmenté de 0,7% en février les ventes au détail respectivement à 590 000 et 570 000. Le plus
devraient croître de 0,1%. Le plus dur a donc été touché intéressant dans ces évolutions favorables réside dans
sur le front de la consommation qui devrait se reprendre le fait que, pour l’instant, à l’exception des baisses de
progressivement. taux décidées avant l’automne 2008, la relance
américaine n’a pas encore produit ses effets.
Mercredi 15 avril, 15h15 : la production industrielle
américaine baisse encore mais les capacités
d’utilisation se stabilisent aux Etats- Unis.
Jérôme Boué
Après avoir chuté de 2 % en janvier et de 1,5 % en
février, la production industrielle devrait baisser de
0,5% au mois de mars aux Etats-Unis. La forte chute
de la demande mondiale, le très faible niveau de

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Calendrier complet des statistiques et évènements de la semaine :

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E c o n o m i e & S t r a t é g i e

Chiffres de la semaine du 6 au 9 avril

cours de clôture cours 12h10 % Chg


Indices % Chg Ytd
vendredi 3 avril jeudi 9 avril semaine
S&P 500 842,50 825,16 -2,06% -8,65%
DJ 600 186,17 185,18 -0,53% -6,64%
Eurostoxx 50 2 198,75 2 213,00 0,65% -9,59%
CAC 40 2 958,74 2 937,87 -0,71% -8,70%
DAX (XETRA) 4 384,99 4 421,60 0,83% -8,08%
FTSE 100 4 029,67 3 940,44 -2,21% -11,14%
TOPIX 831,36 841,81 1,26% -2,03%
NIKKEI 8 749,84 8 916,06 1,90% 0,64%
BOVESPA - Brésil 44 390,98 44 181,98 -0,47% 17,66%
MICEX - Russie 837,94 892,08 6,46% 43,99%
SENSEX - Inde 10 348,83 10 802,70 4,39% 11,98%
SHANGAI Composite - Chine 2 419,78 2 379,88 -1,65% 30,71%
HANG SENG - Hong Kong 14 545,69 14 901,41 2,45% 3,57%

cours de clôture cours 12h10 % Chg


Matières premières % Chg Ytd
vendredi 3 avril jeudi 9 avril semaine
Or $/oz 893,15 886,16 -0,78% 0,47%
Brent $/b 53,99 52,47 -2,82% 25,65%

cours de clôture cours 12h10 % Chg


Devises % Chg Ytd
vendredi 3 avril jeudi 9 avril semaine
EUR/USD 1,3486 1,328975 -1,46% -4,88%
EUR/JPY 135,26 133,035 -1,64% -4,76%
EUR/GBP 0,90842 0,9065 -0,21% 5,33%
EUR/CHF 1,5255 1,5234 -0,14% -2,00%
USD/JPY 100,31 100,11 -0,20% -9,45%
GBP/USD 1,4836 1,4660 -1,18% 0,46%

cours de clôture cours 12h10


Taux
vendredi 3 avril jeudi 9 avril
USA
Directeurs (US Fed Funds) 0-0,25%
JJ 0,10% 0,10%
3 mois 0,20% 0,18%
10 ans 2,89% 2,88%
Zone euro
Directeurs (Refi) 1,25%
JJ 0,73% 0,90%
3 mois 0,72% 0,70%
10 ans (German Bund rate) 3,22% 3,26%
Japon
Directeurs (Overnight) 0,10%
3 mois 0,22% 0,21%
10 ans 1,43% 1,48%

Source : Bloomberg

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Synthèse sectorielle de la semaine


DJ Stoxx 600

Performances sectorielles sur les 5 derniers jours (09/04/09)

4
Chem Aut&Prt
3

Tech
2
Trv&Lsr Util
1
Cns&Mat DJ STOXX 600
0
Indus Gd Banks
-1
Fin Svcs Insur
Pr &Ho Gd
-2
Fd&Bvr
Retail
-3 Media Bas Res

-4 Telecom

-5
Hea Care Oil&Gas

Source : Bloomberg

Performances sectorielles depuis le début d’année (09/04/09)

20

Bas Res
15

10
Retail
Tech
5
DJ STOXX 600
Aut&Prt
0

Chem
-5 Fin Svcs
Indus Gd Pr &Ho Gd
Trv&Lsr Media
Cns&Mat Oil&Gas Banks
-10 Fd&Bvr
Telecom

-15 Hea Care

Util
-20
Insur

Source : Bloomberg

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E c o n o m i e & S t r a t é g i e

Calendrier des publications et versements de dividendes

Résultats Dividendes Évènements

lundi 13 avr

BBVA (€ 1,016129) / Banco


Philips / Goldman Sachs (BMO) /
mardi 14 avr Popular (€0.08) / Belgacom
Intel (AMC) / Johnson & Johnson
(€1.68) /

Klepierre (€1.25) / Julius Baer


UBS AGM / Rio Tinto AGM /
ASML / Syngenta trading (CHF 0.50) / Smith & Nephew
mercredi 15 avr Anglo American AGM / Ciment
statement / LVMH sales / Abbott ($0,090222) / Sulzer (CHF 2.80) /
Français AGM
Tullow Oil (GBp 4,444444)

Danone sales / Nokia / OMV /


Groupe Bruxelles Lambert (€2.30)
jeudi 16 avr Google (AMC) / JP Morgan (BMO)
/ Lonza ( CHF 1.75)
/ Coca Cola Co / Pfizer

Citigroup (BMO) / General Electric


vendredi 17 avr (BMO) / Honeywell / Merrill Lynch
/ Sony Ericsson

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Rappel de nos prévisions macro-économiques et financières.

Croissance du PIB Inflation Taux de chômage


en volume en moyenne annuelle en moyenne annuelle
2006 2007 2008 2009 2006 2007 2008 2009 2006 2007 2008 2009
Etats-Unis 2,9 2,0 1,1 -0,4 3,2 2,9 3,8 0,5 4,6 4,6 5,8 8,5
Japon 2,4 2,1 -0,7 -1,5 0,1 0,5 1,2 -0,2 4,1 3,9 4,1 5,0
Euroland 2,8 2,7 0,7 -1,0 2,2 2,1 3,3 0,9 7,9 7,4 7,4 8,7
Allemagne 2,9 2,5 1,0 -0,9 1,8 2,1 2,6 0,7 10,8 9,0 7,8 8,8
France 2,2 1,9 0,7 -0,6 1,9 1,6 2,8 0,5 8,8 8,0 7,5 8,6
Italie 1,9 1,7 -1,0 -1,1 2,2 2,2 3,2 1,3 6,8 6,2 6,9 8,5
Espagne 3,8 3,8 1,1 -0,8 3,6 3,2 3,5 1,3 8,6 8,3 10,5 14,0
Royaume-Uni 2,8 3,1 0,7 -0,5 2,3 2,3 4,0 0,9 5,5 5,4 5,6 7,5
Monde 5,1 5,0 2,9 1,4

Taux d'intérêt directeurs Taux d'intérêt des obligations d'Etat à 10 ans


9 Avril à 3 mois à 6 mois à 1 an 9 Avril * à 3 mois à 6 mois à 1 an
Etats-Unis 0-0,25 0-0,25 0,50 1,50 Etats-Unis 2,92 2,90 3,20 3,90
Euroland 1,25 1,00 1,00 1,00 Euroland 3,27 3,50 3,90 4,10
Royaume-Uni 0,50 0,50 0,50 1,00 Royaume-Uni 3,33 3,90 4,00 4,10
Japon 0,10 0,10 0,10 0,10 Japon 1,48 1,40 1,50 1,70

Taux de change Bourses internationales


9 Avril * à 3 mois à 6 mois à 1 an 9 Avril * à 3 mois à 6 mois à 1 an
EUR/USD 1,3267 1,28 1,20 1,15 Dow Jones 8 042 8 500 9 500 10 500
USD/JPY 100,3 100 110 115 Nikkei 8 916 8 900 9 200 10 300
EUR/JPY 133,1 128,0 132,0 132,3 Cac 40 2 983 3 100 3 500 4 000
EUR/GBP 0,90 0,92 0,88 0,83 Euro Stoxx 50 2 252 2 300 2 500 2 800

* Niveau à 16h30 (heure de Paris)

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