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Mémoire

présenté
à la Faculté des études supérieures
de runiversité Laval
pour l'obtention
du grade de maître ès sciences (M.Sc.)

Département de génie civil


FACULTÉ DES SCIENCES ET DE GÉNIE
UNIVERSITÉ LAVAL

OCTOBRE 1998

O Frédéric Chapdelaine, 1998


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of Canada du Canada

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thesis nor substantial extracts fiom it Ni la thèse ni des extraits substantiels
may be printed or othemise de celle-ci ne doivent être imprimés
reproduced without the author's ou autrement reproduits sans son
permission. autorisation.
Les objectifs de ce projet de recherche sont de développer u n nouveau rhéomètre dans le
but de quantifi~erpar comparaison les constantes permettant de convertir les résuItats en
unités machines du rhéomètre IBB en unités fondamentales. La précision du rhéomètre
IBB a été évaluée et des modifications au logiciel de contrôle du rhéomètre ont été
apportées. M m de comparer les résultats issus de deux rhéomètres, plusieurs
configurations ont été mises à l'essai. Il s'avère qu'une relation existe entre les résultats
des différents rhéomètres mais que le calcul pour passer e n unités fondamentales repose
sur des hypothèses de base qui ne sont pas assez précises ou incorrectes. Les essais de
caractérisation ont montré que le rhéomètre IBB est un appareil précis pour effectuer le
contrôle et la mesure du couple et de la vitesse d'un agitateur et peut ainsi servir de
façon précise à la mesure de la rhéologie du béton fiais.

Frédéric Chapdelaine Denis Beaupré


Étudiant à la maîtrise Directeur de recherche
AVANT-PROPOS

Je voudrais en tout premier lieu exprimer mes plus sincères remerciements à mon
directeur de recherche, M. Denis Beaupré, pour l'intérêt qu'il a porté à mes travaux et
pour la liberté qu'il m'a accordée pour les réaliser. Denis a toujours été disponible et ses
conseils pratiques ont apporté beaucoup à ma formation.

Je tiens également à remercier M. Michel Pigeon pour m'avoir accueilli au sein du


groupe de recherche. L'intérêt qu'il porte aux divers travaux et son désir d'apprendre
continuellement furent pour moi une source de motivation.

Je m'en voudrais de passer sous silence le support que les professionnels de recherche
M. Martin Gendreau et M. Marcel Langlois m'ont apporté durant mes travaux de
recherche. Je remercie également les techniciens M. Denis Lagacé et M. Marc Bégin
pour leur patience et pour m'avoir aidé à régler les probièmes qui sont survenus durant
ces travaux.

Beaucoup de journées de laboratoire ont été partagées avec Bruno Chouinard. Je


voudrais le remercier pour toutes ses remarques pertinentes.

Je tiens spécialement à remercier ma famille, mon père André, ma mère Raymonde, mes
fières Jérôme et Sébastien pour le soutien familial, le réconfort et surtout le support
moral inconditionnel durant les épreuves les plus difficiles.

Je remercie également Chantal avec qui je partage maintenant ma vie pour sa patience
inconditionnelle lors des longues soirées et son soutien personnel.

Merci à tous les membres du CRIB qui, par I'unicité de chacun, ont contribué à
l'atmosphère de tous les jours du groupe de recherche.
TABLE DES MATIERES

RÉSUMÉ II

AVANT-PROPOS m
TABLE DES MATDIRES xv
LISTE DES FIGURES VLX

LISTE DES TABLEAUX M

INTRODUCTION 1

CHAPITRE 1 2

1.OINTRODUC~ION 3
1.1 IMPORTANCE
DE LA MANIABILKÉDU BÉTON 3
1.2 DFFÉRENTSESSAIS EMPIRIQUES SUR LE BÉTONFRAiS 5
1.2.1 Affaissement au cône d'Abram 5
1.2.2 Table à secousses 5
1.2.3 VeBe 6
1.3 LA WOLOGIE 7
1.3.1 Mouvement laminaire 7
1.3-2 Corps de Newton 8
1.3.3 Corps de Bingharn 10
1.3.4 Thimrropie II
1.3.5 Dilatance [HU. 199.51 12
1.4 E & @ O M ~ RCLASSIQUES
ES DE TYPE ROTATIF 12
1.4.1 Rhéomètre à cylindres coaxiaru: 13
1.4.2 Rhéomètre disque-disque [HU, 19951 17
1.4.3 Autres confiurations 19
1.5 LA RHÉOLOGIE DES PÂTES DE CIMENT 20
1.5. I Influence de l'appareillage 21
1.5-2 Inflrtence de la composition de la pâte de ciment 22
1.5.3 Influence ~ temps
L L 22
I S.4 Types de courbes rhéologiques observées 24
1.6 LA RHÉOLOGIEDU BÉTONFRAIS 25
1.6.1 Componement rhéologique du bétonfrais 25
1.6.2 Modèles mathématiques représentant la viscosité du bétonfrais 27
1.6.3 Facteurs aflectcznt la rhéologie du béton frais 29
1.7 LES PRINCIPAUX R&OMÈTRES A BÉTONS 33
1.7.1 Historiqrie des rlzéomètres à bétons 33
1.7.2 Le rhéomètre BML 34
1.7.3 Le rhéonzètre LCPC 35
1.7.4 Le rhéontètre IBB 36
1.8 APPLKATION
DE L A RHÉOLOGIEDU BÉTON FRAIS DANS LA PRATIQUE 38
1.8.1 Laboratoire 38
1.8.2 Boîte de maniabilité 38
1.8.3 Béton autonivelant 39
1.8.4 Pompabilité 40
1 -9 CONCLUSION 41

CHAPITRE 2 43

2.0 INTRODUCTION 44
2.1 CARAC~ÉRISATTONDU RHJ~OMÈ'TRE 44
2.2 CONCEFTION
D'UN NOUVEAU RHÉOM~ZRE 45
2.3 ÉTALONNAGE
PAR COMPARAISON 45
2.4 CODIFICATION
DE^ MÉLANGES 46
2.5 CONCLUSION 46

3.0 INTRODL'C~ION 48
3.1 DESCRIPTION
PHY SIQZIEDU R ~ É O M ~BRBE 48
3 -2 PROTOCOLE
D'ESS A! RHÉOLOGIQUE 50
3.2. i Logiciel d'essai rhéologique 51
3.2.2 Logiciel de remise à zéro 52
3.2.3 Calcul des résultats 52
3.3 ÉTALONNAGE
DU RHÉOMÈTRE 53
3.3.1 Étalonnage du lecteur de couple 53
3.3.2 Étalonnage du lecteur de vitesse 55
3.3.3 Modification des constantes 57
DU RHÉO&RE IBB
3.4 P~Éclsro~ 57
3.4.1 Logiciel d'essai de précision 57
3.4.2 Précisiorr du lecteur de vitesse 58
3.4.3 Précision du lecteur de couple 60
3.5 CONCLUSION 63

CHAPITRE 4 65

4.0INTRODUCTION 66
4.1 CAHIER
DES CHARGES 66
4.2DEUXCONFIGURATIONS PROPOSÉES 67
4.2.1 Configuration disque-clisqrre 67
4.2.2 Configuration mixte disque-disque et cylindre-cylindre 68
4.4 DÉVELOPPEMENTM ATHÉMATIQUE 69
4.4.1 Hypothèses de base 69
44.2 Système d'équations 70
4-4-3Calcul de KIet K2 73
4.5CONCLUSION 73

CHAPITRE

PRÉSENTATIONET ANALYSE DES RÉSULTATS DE L'ÉTALONNAGEEN UNITÉS


FONDAMENTALES DU RHÉOM~TREIBB 75

5.1.2 Mélanges 76
5.1.3 Résultats 77
5.2 DEUMÈMESÉRIED'ESSAIS 80
5.2.1 Méthode et descriptions des mélanges 80
5.2.2 Relations entre les configcrrations H et X en unit& machines 80
5.2.3 Relations entre les configurations H et P en unités machines 82
5.3 UNITÉSFONDAMENTALES 84
5.3.1 Relation eritre l'agitateur H et X en unitésfondamentales 84
5.3.2 Relation entre L'agitaterir H et P en unitésfondamentales 86
5.3-3Comparaison avec la documentation 87
5.4 CONCLUSION 88
vii

CHAPITRE 6 89

6.0 INTR~DUCTION 90
6.1 EFFETDE L A VARIATION D U RAPPORT E/C SUR LES P A R A M ~ R E SRHÉQLOGIQUES 90
6.2 RELATION
ENTRE L E CONE D'AFFAISSEMENT ET LE SEUIL DE CISAILLEMENT 91
6.3 BÉTONAUTONIVELANT 92
6.4 ESSAISAVEC TROIS RHÉOMÈTRESIBB [DENTIQUES 93
6.5 CONCLUS~ON 94

CHAPITRE 7 95

CONCLUSIONS 95

ANNEXES 104

Liste des figures


FIGURE 1. 1 - TABLE À SECOUSSES [I3ARTOS, 19921.................................................................6
FIGURE 1. 2 - APPAREIL W E ...........,...........
... ............... . . ............... .. .. . . . .6
FIGURE 1. 3 - ÉCOULEMENT LAMINAIRE ENTRE DEUX PLAQUES [BEAUPRÉ, 19941............... 8
FIGURE 1.4 - RHÉOGRAMME D'UN FLUIDE DE NEFVTON ET PROFiL DE VITESSE EN
CONI)UITE ............
...................- .....-..- ......................- -...........-.................................................9
FIGURE 1.5 - FXÉOGRAMME DU CORPS DE BiNGHAM ET PROFIL DE VITESSE EN
CONDUITE................................................*.*...................................... *
.................. 10
. . *

F'iGURE 1. 6 - RHÉOGRAMME D'UN FLULDE NEWTONNIEN ET D'UN BINGHAMIEN ............... 1 1


FIGURE 1. 7 - VISCOSIMÈTRE À CYLINDRES COAMAUX @~EAuPRÉ,19941.............................14
FIGURE 1. 8 - FNÉoMÈTRE TYPE DISQUE-DISQUE [COLLYERET CLEGG, 19881 .................... 17
FIGURE 1.9 - DISQUE DANS TOURNANT DANS UN ML I U FEFMÉ m R L O W . 19791........19
IE
FIGURE 1.10 - AGITATEUR A PALES POUR MESURER LE SEUIL DE CISAE.LEMENT DE
SUSPENSIONS CONCENTRÉES OU HUILES ÉPAISSES [COLLYER, 19881.......................... 20
FIGURE 1-11- DESTRUCTURATION DE LA PÂE DE CIMENT [TATTERSALL ET BANFILL,
1983 AD& PAR BEAU?&.19941 .......... .............................................................................24
FIGURE 1. 12 - A)AGITATEUR DU MK1, B) VUE DU &O&TRE MKZ EN ENTIER .............. ..34
FIGURE 1. 13 - VISCOSIPVLÈTREBML ..........,..... ...TRE.TRE...........TRE.....................
.................. ................. 35
FTGURE 1. 14 - BT-RHEOM W. 19951 ....................................- . . .. ........ . . . . . . . .- . . . . .36
FIGURE 1. 15 .UBC-RHEOMETER [BEAUPRÉ. 19941 .....................
........................................ 37
FIGURE 1. 16 - BO~TEDE MAMABILITÉ[ADAJ?'IÉ DE B E A ~ R,É19941....*................................ 39
FIGURE 1. 17 - BOÎTE DE MANIABILITÉ DE POMPABILITÉ[AD& .
BEAUPRÉ 19941.......... 41

FIGURE 3.1 .DÉTAIL DES ENGRENAGES DONNANT LE MOUVEMENT PLANÉTAIRE


[AD& DE TA'TTERSALL. 199 11.......................................................................................... 49
FIGURE 3 .2 - RHÉoMÈTRE IBB DANS SA VERSION COMMERCIALE ....................................... 50
FIGURE 3.3 - EXEMPLE DE COURBE RHÉOLOGIQUE POUR UN BÉTON ORDINAIRE............ 53
FIGURE 3.4 - SC&MA DU MONTAGE SERVANT À L'ÉTALONNAGE DU LECTEUR DE
COUPLE ............................................................................................................................ 5 4
DU LECTEUR DE COUPLE........................................ 5 5
FIGURE 3 . 5 - COURBE D~ÉTALONNAGE
FIGURE 3.6 - COURBE D'ÉTALONNAGE DU LECTEUR DE VITESSE ........................................ 57
F I G W 3.7 - VARIATION DE LA VITESSE AVEC UNE VALEUR D'ALIMENTATION DE 2500 À
700 HZ .......................................................................................... .............................................. 59
FIGURE 3.8 - V W T I O N DE LA LECTURE DE LA VITESSE AVEC L'AGITATEUR DANS LE
BÉTON, VALEUR DE L'ALIMENTATION 1000 À 700 HZ....................................................... 60
FIGURE 3.9 - VARIATION DE LA LECTURE DU COUPLE AVEC UNE VALEUR
D'ALIMENTATION DE 1000 À 700HZ..................................................................................... 61
FIGURE 3.10 - VARIATION DE LA LECTURE DU COUPLE ALORS QUE L'AGITATEUR EST
DANS LE &TON POUR UNE VALEUR D'ALIMENTATION DE 1000 À 700 HZ................... 63

FIGURE 4. 1 .COUPE DE LA PREMIÈRE SOLU'T?ON ET DETAIL DU JOINT............................... 67


FIGURE 4. 2 - PHOTO DE L'AGITATEtTR X D ...........................~..............................-.......*.*..........
69
FIGURE 4. 3 - APERCU DES CONFIGURATIONS X ET P ............................................................... 70

FIGURE 5.1 .RELATION ENTRE LES VISCOSITÉS OBTENUES AVEC LA CONFIGULiATiON R


ET LA CONFIGURATION X ..................................................................................................... 77
FIGURE 5.2 .ZONE COUVERTE PAR LES BETONS DE LA PREMIÈREsÉEUE POUR
L'AGITATEUR H ....................................................................................................................... 78
FIGLRE 5.3 .RELATION ENTRE LES SEUILS DE CISAILLEMENT OBTENUES AVEC LA
CONFIGURATION H ET LA CONFIGURATION X .................................................................. 78
FIGURE 5 . 4 - LIMITE DE DÉTEFMINATIoN DU COMPORTEMENT DU BÉTON FRAIS AVEC
LE FU@OMÈTRE IBB EN SE BASANT UNIQUEMENT SUR LE COEF'FICIENT DE
DÉTERMINATLON R2 ...................... ,
................................................................................. 7 9
FIGURE 5.5 - RELATION ENTRE LES SEUlLS DE CISAILLEMENI'OBTENUS AVEC LA
CONFIGURATION H ET LA CONFIGURATION X .............................................................. 8 1
FIGURE 5.6 - RELATION ENTRE LES VISCOSITÉSPLASTIQUES OBTENUES AVEC LA
CONFIGURATION H ET X ...................................................... .
...
................ 82
FIGURE 5.7 - RELATION ENTRE LE SEUIL DE CISAILLEMENT OBTENU AVEC LA
CONFIGURATION H ET LA CONFIGURATION P .................................................................. 83
FIGURE 5.8 - RELATION ENTRE LES WSCOSITÉS OBTENUES AVEC LA CONFIGURATION H
ET LA CONFIGURATION P ...................................................................................................... 83
FIGURE 5.9 - PASSAGE AUX UNITÉS FONDAMENTALES POUR LA VISCOSITÉ À PARTIR
DES RÉSULTATS DE C O M P M S O N AVEC LA CONFIGURATION X ............................... 85
FIGURE 5.10 - PASSAGE AUX WTÉS FONDAMENTALES POUR LE SEUIL DE
CISAILLEMENT À PARTIR DES RÉSULTATS DE COMPARAISON AVEC LA
CONFIGURATION X .............................................................................. .......-..-.-..-------.-.-...--.-..
85
FIGURE 5.11 - PASSAGE AUX WTÉS F O N D M N T A L E S POUR LA VISCOSITÉ PLASTIQUE
À PARTIR DES RÉSULTATS DE COMPARCUSON AVEC LA CONFIGURATION P ............. 86
FIGURE 5.12 - PASSAGE AUX UNLTÉS FONDAMENTALES POUR LE SEUIL DE
CISAILLEMENT À PAR'TR DES RÉSULTATS
DE COMPARAISON AVEC LA
COhWGURATïON P ............................................................................................................... 8 7

FIGURE 6.1 - RELATION ENTRE L'AFFAISSEMENT AU CÔNE ET LE SEUIL DE


CISAILLEMENT (AGITATEUR EN H)...................................................................................... 92
FIGURE 6. 2 - BOITEDE MANLABILITÉDE BAN........................................................................... 93
FIGURE 6.3 - COURBES FWÉOLOGIQUES OBTENüES AVEC LES TROIS RHÉOMÈTRES .......94

Liste des tableaux

TABLEAU 1.1 - TROIS EQUATION MONTRANT LA VITESSE ANGULAIREEN FONCTION DU


COUPLE POUR LES CAS POSSIBLES ..............................~.......-..............~...~............................
17

TABLEAU 3. L - DONNÉES RECUEILLIES POUR LIÉTALLONNAGEDU LECTEUR DE COUPLE


..............................................................................................................................................-.-...
54
TABLEAU 3. 2 - MESURES POUR LA COURBE D'ÉTALONNAGE .......................................... 5 6
TABLEAU 3 . 3 - MOYENNES DES LECTURES DE LA VITESSE SANS BETON POUR
DIFFÉRENTES &QUENCES ........................................ --...-...-......
D~ECHANT~LLONNAGE 58
TABLEAU 3.4 - XOYENNES DES LECTURES DE LA VITESSE AVEC BETON POUR
DIFFÉRENTES &QUENCES D 'ÉCHANTILLONNAGE....................................................... .59
TABLEAU 3.5 - MOYENNES DES ECTURES DE COUPLE POUR DIFFÉRENTES FRÉQUENCES
D~ÉCHANTILONAGE ET DIFFÉRENTES VITESSES DE ROTATION. ............................... 61
TABLEAU 3 . 6 - MOYENNES DES LECTURES DU COUPLE ALORS QUE L'AGITATEUR
TOURNE DANS LE BÉTON POUR DIFFÉRENTES &QUENCES D'ÉCHANTILLONAGE. 62

POUR LES CONFIGURATIONS X ET P ......................... . 7 3


TABLEAU 4. 1 - CARACTÉRISTIQUES

TABLEAU 5 . 1 - RÉsUMÉ DES RÉSULTATS D'ETALO-WAGE EN L


? SFONDAMENTALES
DE L'AGITATEUR H ET E&WLTATS DE LA DOCUMENTATION ....................................... 88

TABLEAU 6. 1 - VISCOSITÉSPLASTIQUES POUR DIFFÉRENTS RAPPORTS W C ...................... 9 1


INTRODUCTION

La rhéologie est la science qui traite de l'écoulement et de la déformation de la matière.


C'est dans les années 1970 que l'on a commencé à s'intéresser à la mesure de la
rhéologie du béton frais. Divers rhéornètres pour béton frais ont été développés dans les
annies qui suivirent. Le rhéomètre IBB est la version commerciale du UBC Rheometer
développé par Beaupré (1994). Étant donné la configuration de l'agitateur, la
détermination des paramètres rhéologiques en unités fondamentales est impossible par
voie mathématique. Ainsi, la mesure effectuée par cet appareil est donnée en unités
propre à cet appareil. Le principal objectif de ce projet de maîtrise est de développer une
nouvelle configuration d'agitateur qui permette d'obtenir une mesure de la rhéologie du
béton fiais en unités fondamentales. Par comparaison entre les résultats obtenus entre ce
nouvel appareil et le rhéomètre IBB, il sera possible de convertir les résultats des unités
machines aux unités fondamentales.

Ce mémoire de maîtrise traitant de la mesure de la rhéologie du béton fiais est divisé en


cinq chapitres. Un premier chapitre couvre une revue de la documentation, le deuxième
présente le programme expérimental, le chapitre trois traite du développement d'un
nouveau rhéomètre et les chapitres quatre, cinq et six couvrent les résultats sur l'étude de
la précision du rhéomètre IBB, sur l'étalonnage par comparaison entre diverses
configurations de rhéomètre et sur divers résultats obtenus. Une conclusion générale et
les références bibliographiques sont placées à la fin du mémoire, le tout suivi des
annexes.
Chapitre 1

Revue de la documentation
1.0 lntroducfion

Dans ce chapitre, iI est question de la rhéologie du béton à l'état fiais. En premier, est
présenté l'importance de la maniabilité du béton et quelques essais empiriques servant à
caractériser la maniabilité du béton frais. Suit un rappel théorique sui la rhéologie en
général et la présentation de quelques ~onfi~prations
de rhéomètres conventionnels de
type rotatifs. Le développement mathématique du calcul des paramètres rhéologiques de
substances newtoniennes et binghamiennes est démontré pour deux configurations de
rhéomètres. Les connaissances sur la rhéologie des pâtes de ciment sont exposées de
même que ceiles sur la rhéologie du béton frais. Finalement, les principaux rhéomètres à
bétons sont présentés de même que l'application pratique de la connaissance des
paramètres rhéologiques du béton.

1.1 Importance de la maniabilité du béton

Souvent, quand il est question des propriétés du béton, ce sont les propriétés du béton à
l'état durcit qui sont évoquées. La résistance à la compression, la perméabilité et la
résistance au gel sont des propriétés qui sont souvent requises pour qu'un béton soit
utilisé en pratique. Cependant, avant de passer à l'état durcit, le béton passe par une
phase maniable durant laquelle il peut être mis en place. Les propriétés du béton fiais
sont dors très importantes car si le béton ne peut être placé correctement, les propriétés
désirées à l'état durcit ne seront pas obtenues.

Pour chaque application, les caractéristiques requises pour le béton frais sont différentes.
Les besoins de finition, de mise en place, de pompabilité, de résistance à la ségrégation
etc. définissent si uïi béton a de bonnes propriétés à l'état frais.

Le développement de nouveaux bétons [SHILSTONE, 19891 intensifie le besoin de


caractériser encore mieux le comportement du béton lors de l'écoulement. De nombreux
ajouts cimentaires et adjuvants ont fait leur apparition au cours des dernières décennies.
L'importance de la maniabilité et de sa mesure ont pris du même coup une importance
primordiale. Auparavant, un béton plus fluide était automatiquement associé avec les
problèmes de ségrégation et une faible résistance en compression. De nos jours, il est
maintenant possible de produire un béton très fluide ayant d'excellentes propriétés
mécaniques. Les bétons à haute performance sont beaucoup plus visqueux et fluides que
les mélanges de bétons traditionnels. Les tests empiriques conventionnels ne suffisent
plus pour certains cas à bien caractériser le comportement lors de l'écoulement et de la
mise en place du béton frais.

Plusieurs essais empiriques existent à l'heure actuelle. Plusieurs sont normalisés alors
que d'autres ne le sont pas. Certains tentent de décrire l'écoulement propre du béton
fiais, d'autres décrivent un aspect précis de la maniabilité du béton alors que de
nouveaux essais décrivent de mieux en mieux l'écoulement du béton sur une base
rhéologique.

Selon Tattersall et Banfil1 (1983), le cheminement pour définir une propriété physique
suit trois étapes :
La propriété est décrite en termes subjectifs et sur une base comparative;
Une échelle numérique est établie illustrant le résultat d'un test empirique en
particulier. L'échelle peut être ou peut ne pas être satisfaisante mais va
nécessairement être d' usage restreint;
La propriété est rigoureusement déffie en considérant un modèle idéal en
termes de constantes physiques exprimées en unités fondamentales.

La première catégorie fait appel au jugement de l'opérateur seulement. D'un opérateur à


un autre, la maniabilité d'un mélange de béton peut être décrite différemment selon le
jugement de chacun. La maniabilité est dite haute >> ou << basse ». Pour leur part, les
essais empiriques sont un peu moins dépendants de l'opérateur en ce sens qu'ils donnent
une mesure de la maniabdité ou de la consistance du béton h i s . La mesure est alors
propre à l'appareil utilisé. À la troisième étape, le développement d'appareil basé sur
une approche plus fondamentale et rhéologique donne des résultats indépendants de
l'appareil et de l'opérateur. Les propriétés du matériau sont exprimées à la place d'une
propriété d'une structure de ce matériau.

1.2 Différents essais empiriques sur le béton frais

1.2.1 Affaissement au cône d'Abrams

Cet essai est un essai normalisé (ASTM C 143). Un moule de forme conique tronquée de
300 mm de hauteur est rempli de béton en 3 couches pilonnées de 25 coups de bourroir.
Le moule est soulevé et l'affaissement (différence entre la position initiale et finale) est
mesuré au centre original de la surface de béton [NEVILLE et BROOKS, 19901.
L'avantage de cet essai est d'être très simple et peu coûteux. Il est facilement
transportable en chantier et est donc très utilisé. Le désavantage majeur est que pour
plusieurs bétons ayant le même affaissement leur comportement rhéologique peut varier
considérablement et, par conséquent, leur ouvrabilité varie aussi w,19951

1.2.2 Table à secousses

Une table de 700 x 700 mm2 en bois recouverte d'une plaque de même dimension en
acier dont la masse totale est de 16 kg est articulée le long d'un côté à une autre table de
sorte que la plaque composite supérieure peut être soulevée de 40 mm au maximum
(figure 1.1). Un cône standard pour ce test est rempli de béton (volume 4.3 titres) et
ensuite démoulé. La plaque est soulevée puis relâchée sur le socle 15 fois en 15
secondes. L'étalement est mesuré sur les deux axes parallèles à Ia table et c'est la valeur
moyenne de ces deux valeurs qui est considérée comme l'indice d'ouvrabilité du béton.
L'avantage de cet essai est qu'il est plus dynamique et qu'il convient au béton plus
visqueux.
Figure 1. 1 - Table à secousses PARTOS, 19921

1.2.3 VeBe

Cet essai est un essai normalisé par I'ACI Standard 21 1.3-75. Un cône d'Abram
standard est placé dans un cylindre et est rempli de béton comme pour I'essai au cône
d'Abram décrit précédemment. Par la suite, un couvercle de verre est placé au dessus
du béton. Une vibration de Wquence 50 Hz et d'accélération maximale à trois ou quatre
fois celle de la pesanteur est appliquée. Le temps que prend le béton pour adopter une
forme cylindrique est mesuré et indique la consistance du béton. Cet essai convient
particulièrement aux bétons plus secs.

Figure 1. 2 - Appareil Vebe


1.3 La rhéologie

La rhéologie est défrnie comme étant l'étude de l'écoulement et de la déformation de la


matière sous l'action d'une contrainte [PERSOZ, 1960; BEAWRÉ, 19941. Comme
certains matériaux ne répondent pas exactement à la théorie de l'élasticité et de la
mécanique des fluides, le vocable « rhéologie » a été inventé par des physiciens
spécialistes de l'étude des matériaux dirigés par E.C. Bingham [PERSOZ, 19601. Entre
le solide parfait et le liquide parfait newtonien, il est apparut nécessaire d'élaborer cette
discipline nouvelle. L' intérêt de la rhéologie grandit chaque jour depuis son apparition
en 1928 [COUARRAZE et GROSSIORD, 19831 avec l'apparition de nouveiles
substances au comportement complexe tek : pâtes, boues, suspensions, émulsions,
polymères, etc. Pour le cas du béton, on s'intéressera à l'étude de l'écoulement du béton
alors qu'il est encore à l'état fiais et maniable.

1.3.1 Mouvement laminaire

Lorsqu'un matériau est soumis à un ensemble de forces, il réagit de façon différente en


chacun des points selon l'intensité et la répartition des efforts. Il sera susceptible ainsi de
se déformer. Pour certains corps, un mouvement laminaire de cisaillement sera
engendré. 11 s'agit d'un mouvement au cours duquel le matériau présente une structure
en lamelles, en couches adjacentes, d'épaisseurs infiniment minces. La déformation du
matériau s'effectue par un glissement relatif des différentes couches les unes sur les
autres, sans qu'il y ait de transfert de matière d'une couche à l'autre. Les forces de
frottement à l'interface des couches sont appelées forces de cisaillement. Le mouvement
est strictement ordonné et stratifié et il se produit sans brassage du matériau et sans
variation de son volume. La forme des couches dépend de la façon dont est cisaillé le
matériau.

Le régime laminaire a toutefois une limite. À partir d'un certain seuil, il est impossible
d'augmenter la vitesse tout en conservant les couches laminaires superposées les unes
sur les autres. Les différentes couches se rejoignent, se mélangent et se dispersent. On
parle dors de régime turbulent.

Le nombre de Reynolds (Re) caractérise, pour un matériau donné, la Iirnite entre le


régime laminaire et le régime turbulent.

V représente la vitesse de la couche du matériau la plus rapide, 1 représente la distance


entre la couche laminaire la plus rapide et la plus lente, u est la viscosité cinématique du
matériau. Il est donc possible de connaîtle la vitesse ou le taux de cisaillement à ne pas
dépasser pour demeurer en régime laminaire lors d'un essai rhéologique par exemple.

1.3.2 Corps de Newton

Si on considère une substance à étudier qui se trouve entre deux plaques (voir figure 1.3)
espacées d'une distance H. L'une se déplace à une vitesse v et I'autre demeure
immobile. On suppose que la première et la dernière couche demeurent solidaires des
deux plaques. Entre les deux couches limites, il se forme une infinité de couches de
vitesses différentes, variant dans I'intervalIe défini par les vitesses des couches limites.

Figure 1. 3 - Écoulement laminaire entre deux plaques ~EAUPRÉ,


19941
En connaissant la vitesse de chacune des couches, il est possible de tracer ia courbe de
distribution de vitesse (figure 1.3). La contrainte appliquée est connue de même que la
vitesse de la plaque en mouvement. Le taux de cisaillement est la vitesse de cisaillement
de la plaque mobile divisée par L'épaisseur cisaillée et il est donné en s-'. La contrainte
mesurée ou la force nécessaire pour garder à vitesse constante la plaque est fonction des
caractéristiques rhéologiques du corps cisaillé et du taux de cisaillement imposé.

Un graphique présentant les couples taux de cisaillement et contrainte est appelé


rhéograrnrne. Pour le cas d'un fluide Newtonnien, la relation entre le taux de
cisaillement et la contrainte de cisaillement est linéaire et passe par I'origine (figure 1.4).
L'équation rhéologique d'un corps newtonien s'écrit comme suit :

où .r: est la contrainte appliquée et y le taux de cisaillement. On appelle cette viscosité la


viscosité absolue. Elle ne dépend pas du taux de cisaillement. L'eau est un exemple
simple de fluide où la viscosité est constante pour tous les taux de cisaillement. Ces
corps sont appelés newtoniens. Le coefficient de viscosité est alors un coefficient de
viscosité absolue et est noté q.

c
Profil de tritesse en conduite

c
Contrainte de cisaillement

Figure 1.4 - Rhéogramme d'un fluide de Newton et profd de vitesse en conduite


1.3.3 Corps de Bingharn

Certaines substances qui peuvent s'écouler montrent toutefois une capacité à conserver
une certaine forme sans que cette matière ne soit soutenue par un moule [POWERS,
19681. Par exemple, du béton dans un cône d'affaissement aura exactement la forme du
moule et lorsque le moule est soulevé. le béton adopte une nouvelle forme pour laquelle
toutes les forces de cisaillement sont inférieures à la résistance en cisailkment du béton.
C'est l'existence de ce seuil de cisaillement qui fait que le béton peut conserver cette
forme malgré la force de gravité qui tend à niveler le béton complètement.

De tels corps montrant un seuil de cisaillement avant écoulement sont non Newtonien et
dit plasto-visco-élastique PERSOZ, 19601. Un cas particulier de ce type de
comportement est le cas du corps de Bingham (figure 1.5) lequel présente une relation
linéaire entre le taux de cisaillement et la contrainte de cisaillement après avoir franchis
le seuil de cisail1ement.

Profil de vitessv sn conduite -


écoulement en bloc
To

Contrainte de cisaillement

Figure 1. 5 - Rhéogramme du corps de Bingham et profil de vitesse en conduite

Bingham modifie de la façon suivante I'équation de base de Newton :


r=q,+py
Dans cette équation, les deux coefficients sont constants et caractérisent entièrement Ie
comportement rhéologique du matériau. Le premier, 70, est le seuil de cisaillement et le
deuxième, p, est la viscosité plastique. Ceci implique que si une seule mesure couple-
vitesse (ou contrainte de cisaillement et taux de cisaillement) est effectuée (voir figure
1.6). le corps de B ingham ne peut être différencié de celui de Newton car une droite ne
passant pas par l'origine doit nécessairement être définie par au moins deux points

Contrainte de cisaillement

Figure 1. 6 - Rhéogramme d'un fiuide newtonnien et d'un binghamien

Tous les fluides plastiques présentent un écoulement à noyau ou écoulement en bloc


[PERSOZ, 19601. En conduite, si Ia pression appliquée pour déplacer le corps n'est pas
assez élevée pour vaincre le seuil de cisaillement pour toute la masse du corps, au centre,
le corps se déplacera en bloc alors qu'en périphérie, le corps s'écoulera comme un
liquide (figure 1.5). L'exemple le plus familier est celui de la pâte dentfice qui sort en
boudin lorsqu'on presse le tube. Le noyau est très important car la pression appliquée est
faible.

1.3.4 Thixotropie

On qualifie de thixotrope un corps demeurant constamment à I'état liquide, mais dont la


viscosité apparente est fonction décroissante de la vitesse de déformation et ceci avec un
certain retard [PERSOZ, 19601. Dans le cas contraire, on parlera de corps
ant ithixotropes w,19951. Pour mettre en évidence l'existence même de la thixotropie,
on recommande l'expérience suivante. Après un long repos, on fait croître la vitesse de
déformation jusqu'à un maximum, puis on la fait décroître jusqu'à zéro PERSOZ,
19601. Le rhéogamme présente de l'hystérèse s'il y a thuotropie. Si le corps à étudier
n'a pas été agité avant d'être soumis au test au rhéomètre, deux tests au rhéomètre sont
nécessaires pour mettre en évidence la thixotropie, car la thixotropie, de même que
1' antithixotropie, présentent un caractère réversible [HU, 19951. Pour mettre en évidence
l'effet du temps, on trace en fonction du temps la viscosité apparente résultant du
passage d'une vitesse constante à une autre vitesse constante [PERSOZ, 19601. La
première vitesse constante peut être nulie.

s
Temps

Figure 1. 7 - Manifestation de la thixotropie sur la viscosité apparente à un taux de


cisaillement constant

1.3.5 Dilatance [HU, 19951

La dilatance est la propriété que certains matériaux ont d'augmenter de volume


lorsqu'ils se déforment. Il s'agit de matériaux bien cornpactés qui diminuent de
compacité dors qu'ils sont cisailIés pour permettre un écoulement. Le phénomène
contraire est la contractance mais ii ne s'appiique pas au béton fiais.

1.4 Rhéomètres classiques de type rotatif

En pratique, il n'est pas utile d'utiliser une configuration de type p!aque-plaque pour
effectuer un essai. On utilise plutôt un rhéornètre, appareil qui sert à étudier les
propriétés rhéologiques d'une substance. Les configurations de rhéomètres rotatifs
disque-disque et cylindre-cylindre sont présentées ainsi que leur développement
mathématique respectif. D'autres configurations classiques sont présentées brièvement
en particdier pour mettre en évidence le principe d'additivité de l'apport des moments
de chacune des composantes d'une géométrie plus complexe.

1 -4.1 Rhéornètre à cylindres coaxiaux

Ces rhéomètres sont très répandus en pratique. Plusieurs sont automatisés et les résultats
sont calculés automatiquement. Cependant, la méconnaissance du principe même du
fonctionnement et l'incompréhension des hypothèses de base au développement des
équations pour ce genre de rhéomètre peuvent conduire à des erreurs d'interprétation des
résultats et à l'utilisation hors des limites du rhéornètre,

Le principe de fonctionnement est simple. L'échantillon à étudier se trouve entre deux


cylindres coaxiaux, l'un fixe et l'autre tournant (figure 1.8). Le mouvement laminaire est
imposé en faisant tourner un des deux cylindres à une vitesse a.La substance à analyser
se décompose en couches laminaires ayant chacune une vitesse propre. Les vitesses
varient de zéro (couche laminaire attachée au cylindre fixe) à o (couche attachée au
cylindre animé d'une vitesse a). La vitesse de cisaillement et la contrainte de
cisaillement dépendent de la couche considérée et donc de sa position par rapport à l'axe
des cylindres. On note r la distance ou la position d'une couche et on aura ~ ( r et
) z(r)
pour dénoter la vitesse à une distance r et le cisaillement à une distance r de l'axe
central.
Figure 1. 8 - Viscosimètre à cylindres coaxiaux

Lorsque la vitesse est constante, en régime laminaire, la somme des moments appliqués
est égaIe à zéro. Donc, M(r) = M(ri) = constante. Les moments appliqués au cylindre
intérieur et au cylindre extérieur sont égaux. Ce qui entraîne :

Le taux de cisaillement est représenté par :

En pratique, les données disponibles sont les mesures du couple et de la vitesse et ce,
pour plusieurs points. 11est facile de connaître la valeur de ~ ( ren
) tout point. Pour ce qui
est de ~ ( r )iI, faut cependant connaître la loi de répartition du Liquide testé a r ) . Cela veut
donc dire qu'a faut connaître le comportement du liquide à tester avant de le tester.
Mathématiquement, il est possible de maîtriser relativement bien cette mculté
expérimentale.

Un cas très courant pour éviter cette ciBiculté est d'utiliser un entrefer étroit :
RJR, < 1.15
Pour l'étude de certaines matières, il est impossible d'utiliser une telle géométrie. On
doit faire appel à un entrefer qui ne respecte pas cette condition. Par des artifices
mathématiques, on en arrivera à caractériser entièrement le comportement de la matière
testée.

Le cas du liquide Newtonien est assez simple. On peut écrire l'équation de Newton avec
q qui est la viscosité du liquide :

que l'on peut écrire :

Si l'on intègre du cylindre intérieur au cyliodre extérieur :

Lorsque l'essai est réalisé, il est nécessaire de vérifier que la relation o et M est linéaire
et passe par I'origine avant d'appliquer l'équation. Le coefficient de viscosité q est
donc :

Le cas du corps de Bingham, fkéquemment rencontré en pratique, se traite relativement


bien lui aussi. Il s'agit encore d'une relation Linéaire entre le couple et la vitesse
angulaire mais décalée d'un seuil de rigidité ou seuil de cisaillement (voir section 1.3.4).
L'équation qui représente ce corps s'écrit :

Un corps de Bingham ne s'écoule que si la contrainte appliquée dépasse 70. On peut


définir Rc,le rayon décrivant la limite entre la partie en écoulement et la partie e n bloc.
Si RI est le rayon du cylindre intérieur et R2 celui du cylindre extérieur, trois cas sont
possibles.
1. R, < RI Toutes les contraintes dans I'entrefer sont plus petites que le seuil de
cisaillement et aucun écoulement n'est possible;
2. RI < & < R2 II y a deux couches, l'une qui s'écouie (de Ri à &) et l'autre qui
ne s'écoule pas (de R, à R2);
3. Rz < Rc Toute la masse du liquide s'écoule en mouvement laminaire.

Lorsqu7unessai est réalisé, toutes les plages des vitesses angulaires sont mesurées et les
trois cas se succéderont successivement.
On a toujours :

On peut écrire :

ou, sous une forme intégrable :

Cette relation est intégrable pour les cas 2 et 3. Pour le deuxième cas, on intégrera de Ri
à R, et pour le troisième cas. de RI à RZ(voir tableau 1.1).
TabIeau 1. 1 - Trois équation montrant la vitesse angulaire en fonction du couple pour
les cas possibles
- - --

Vitesse angulaire en fonction du couple Cas selon la grandeur du coupIe

Pratiquement, il faudra illustrer les résultats de vitesse en fonction du couple et vérifier


la présence d'une partie linéaire. Si tel n'est pas le cas, il ne s'agit pas d'un corps
Binghamien et ces dernières équations ne conviennent pas. Pour le cas où la présence
d'une partie linéaire est vérifiée, en connaissant les propriétés géométriques de
l'appareil, il est possible de déterminer la viscosité plastique et le seuil de cisaillement.

1.4.2 Rhéomètre disque-disque [HU, 19951

La figure 1.9 montre une configuration où l'échantillon est cisaillé entre deux disques
dont l'un d'eux tourne et l'autre est fixe. Pour chacun des plans horizontaux, le gradient
de vitesse varie linéairement avec le rayon r. Il est nul au centre et maximal à la distance
R.

Figure 1. 9 - Rhéomètre type disque-disque [COLLYER et CLEGG, 19881


Le taux de cisaillement est définit comme suit :

où : w est Ia vitesse angulaire (rad/s);


h est la hauteur de l'échantillon (la distance entre les deux disques plats);
r est le rayon des deux disques.

La distribution des gradients de vitesse est, de façon théorique, identique dans chaque
couche. Pour un fluide newtonien, la viscosité est représentée par :

Pour un corps bingharnien, lequel est définit par :

le couple est de :

M= couple en Nm
w = vitesse angulaire (rads)
R = rayon du disque (m)
h = distance entre les deux disques (rn)
= viscosité plastique (Pa.s)

1.4.3Autres configurations

En pratique, il existe plusieurs configurations de rhéomètres de type rotatifs. La


configuration cône-plat permet par exemple de conserver le taux de cisaillement
constant en augmentant la distance entre les deux plaques avec le rayon (on sait que la
vitesse tangentielle augmente avec le rayon). La figure 1.10 montre une configuration
mixte. Elle peut être vue comme un plat-plat et un cylindre-cylindre.

Figue 1. 10 - Disque dans tournant dans un milieu fermé W O R L O W , 19791

Mooney [cité par WOHRLOW, 19791 a publié une formule indiquant le couple dû à un
fluide qui obéit à une loi de puissance. La simple addition des couples à la surface des
disques et des surfaces des cylindres donne une expression pour le couple Mt :

b = épaisseur du disque
1 = épaisseur du corps à tester au-dessus et au-dessous du disque.
La figure 1.1 1 montre un type de configuration utilisée pour mesurer le seuil de
cisaillement au repos. Le couple nécessaire pour mettre L'agitateur en mouvement est
enregistré. En considérant une surface de rupture cylindrique, le calcul de la contrainte
de rupture en cisaillement est facile. Le principe des pdes est souvent retenu lors d'étude
de matériau à suspension granulaire.

Figure 1. 1 1 - Agitateur à pales pour mesurer le seuil de cisaillement de suspensions


concentrées ou huiles épaisses [COLLYER, 19881

1.5 La rhéologie des pâtes de ciment

Avant l'étude de la rhéologie du béton fiais, la rhéologie des pâtes de ciment à été
étudiée. L'appareillage disponible ne permettait pas d'étudier directement le
comportement du béton et on croyait alors qu'en caractérisant le coniportement de la
pâte de ciment on serait en mesure de prédire celui du béton.

Trois groupes de champs d'études sur les caractéristiques des pâtes de ciment peuvent
être décrits :
Études relatives au développement des appareils servant à mesurer les
caractéristiques rhéologiques des pâtes de ciment;
Études de l'effet de la composition de la pâte de ciment sur les paramètres
rhéologiques ;
Études du facteur temps sur les paramètres rhéologiques de la pâte de ciment.
À première vue, aucun de ces champs d'étude n'est intéressant du point de vue rhéologie
du béton car la connaissance des propriétés rhéologiques de la pâte de ciment ne permet
pas de connaître directement les propriétés rhéologiques du béton. 11 faut quand même
noter qu'il est nécessaire de connaître tous les paramètres qui influencent la rhéologie
d'un corps pour affirmer connaître entièrement le comportement rhéologique de ce
corps. Ceci implique que pour connaître le comportement du béton, il faut connaître le
comportement de la pâte de ciment qui est l'un de ces constituants.

Maintenant que des rhéomèîres à béton ont fait leur apparition sur le marché, il est clair
que leur développement a suivi le même chemin que celui des rhéomètre à pâte de
ciment. Les trois champs d'études de la rhéologie des pâtes de ciment existent pour la
rhéologie du béton frais. Comme l'étude de la rhéologie du béton fiais comporte
certaines similitudes avec l'étude de la pâte de ciment, les principaux résultats
concernant les différents champs d'étude des pâtes de ciment sont donc traités dans cette
section.

1.5.1 influence d e l'appareillage

L'appareillage est très important lors de la mesure d'un paramètre quel qu'il soit.
Plusieurs résultats relatifs à la rhéologie des pâtes de ciment ne peuvent être comparés
entre eux dus à la configuration et à la procédure expérimentale différentes d'un
chercheur à l'autre FATTERSAIL et BAN-F'ILL, 19831. Le viscosimètre à cylindres
coaxiaux se prête facilement à I'études des pâtes de ciment et il a été utilisé en tout
premier. Des configurations telles disque dans un milieu infini et cône tournant sur un
disque plat ont aussi été utilisées.

La pâte de ciment étant une suspension de particules dans un milieu aqueux, certains
problèmes dépendant de l'appareillage ont été rencontrés et en partie ont expliqués
certaines différences entre les divers résultats. Pour éviter des problèmes de ségrégation,
une version miniature du MK II (voir section 1.7.1)a été développée.
Divers problèmes d'écoulement piston sont aussi rencontrés même si la théorie de
l'écoulement des fluides bingharniens avait prédit le contraire. 11 faut porter attention
aux taux de cisaillement imposés.

Finaiement, Tattersall et Bani311 (1983) proposent d'utiliser plusieurs configurations lors


d'études sur les pâtes de ciment.

1.5.2 Influence de la composition d e la pâte de ciment

La composition des pâtes de ciment a une influence sur les paramètres rhéologiques. Le
rapport E/C modifie les propriétés rhéologique de la pâte de ciment de même que l'ajout
d'adjuvants. Une similitude peut être faite par rapport à la rhéoIogie des bétons. Comme
la composition de la pâte de ciment n'est qu'un paramètre sur bien d'autres par rapport à
la rhéologie du béton, et comme il n'y a pas de lien direct entre la rhéologie de la pâte de
ciment et la rhéologie des bétons, l'étude approfondie de l'effet du rapport eau-ciment
sur la rhéologie de la pâte de ciment ne revêt d'aucun intérêt particulier.

1.5.3 influence du temps

L'étude de l'influence du temps sur les paramètres rhéologiques de la pâte de ciment est
d'un intérêt particulier car elle peut servir à expliquer et à illustrer certains phénomènes
aussi rencontrés dans l'étude de la rhéologie du béton b i s . C'est surtout le caractère
réactif de la pâte de ciment qui rend le facteur temps important dans le mesure de la
rhéologie de la pâte de ciment.

D'abord la pâte de ciment est constituée de grains de ciment qui sont en contact avec
l'eau, milieu dans lequel ils sont en suspension. Diverses attractions électriques entre les
grains viennent favoriser la formations de floques ce qui complique la structure de la
pâte de ciment. L'hydratation des grains de ciment est une réaction qui prends place
dans le temps. Il est possible de distinguer cinq stades dans le processus de l'hydratation
des grains de ciment :

Stade 1 - Réactions initiaies;


Stade 2 - Période donnante;
Stade 3 - Accélération de la réaction;
Stade 4 - Ralentissement de la réaction;
Stade 5 - Réaction frnale très lente.

C'est pendant la période dormante que la pâte est maniable, le stade 1 étant très court.
Aux stades 3, 4 et 5, le durcissement prend place. Même pendant la période dormante
diverses réactions prennent toujours place et ceci explique pourquoi on doit tenir compte
du temps lors de l'étude de la rhéologie des pâtes de ciment. Dès que l'eau est en contact
avec les grains de ciment, une membrane gélatineuse entoure les grains de ciment. C'est
la présence de ce gel qui explique en partie les phénomènes de déstructuration
responsable de la thixotropie de la pâte de ciment [TATTERSW et BANFILLy 19831.
Durant le cisaillement de la pâte, les floques sont séparées si la force appliquée est
suffisante pour briser le lien qui les uni. La membrane de gel vient alors entourer les
parties sèches D (figure 1.12). Un plus grand nombre de petites particules est présent
dans le milieu et la diminution de la viscosité apparente lors du cisaillement de la pâte de
ciment est ahsi expliquée. Le caractère réversible de la thixotropie est difficilement
explicable avec ce modèle. La plupart des pâtes montrent un comportement
thixotropique (voir section 1.3.4).
1 - Ciment sec -
2 Avant le cisaillement

Membrane se
forme autour

3 - Pendant le cisaillement 4 - Pendant cisaiIIement

Figure 1. 12 - Déstructuration de la pâte de ciment [TATTERSALL et BANFILL, 1983


adapté par BEAUPRÉ, 19941

Divers résultats sur la rhéologie de la pâte de ciment sous-estiment l'effet de


1' hydratation dans le temps. Banfil1 [cité par TATTERSALL et BANFILL, 19831 corrige
certains résultats à la Iurnière de cet effet. Certains auteurs observent des courbes
descendantes avec des couples plus élevés que la courbe montante, comme si des liens
s'étaient créés (phénomène de restnicturation rencontrés dans certains matériaux sous
cisailiement). En fait, l'essai au viscosimètre est tout simplement trop long (environ
15 minutes) et c'est I'effet de l'hydratation de la pâte elle-même qui entre en compte.

1.5.4 Types de courbes rhéologiques observées

Souvent, un comportement Binghamien [TATTERSALL et BANFILL, 19831 est


observé pour les pâtes de ciment. Cependant, il est de généraliser et d ' f l i e r
que toutes les pâtes de ciment montrent ce comportement. Plusieurs autres formes de
courbes ont été observées. Quelques chercheurs ont observé une courbe hystérèse
montante de cisaillement plus faïble que la courbe descendante (courbe qui implique que
des liens se sont créés avec le cisaillement). Roy et al. [cité par TATTERSALL et
BANFLLL, 19831 ont aussi observé des courbes étranges. Le temps semble avoir une
influence remarquable sur la forme des courbes observées [EH-SHALOM et
GREENBERG, cités par TATTERSALL et B ANFILL, 19833.

Les différences de formes sur les courbes rhéologiques peuvent être expliquées par deux
phénomènes : la déstructuration et l'hydratation de la pâte de ciment dans le temps
[TATTERSALL et BANFlLL, 19831. À court terme. le premier phénomène est
prédominant dors qu'à long terme c'est le deuxième qui est déterminant. Les pâtes de
ciment sont beaucoup plus sensibles à ces phénomènes que les bétons.

1.6 La rhéologie du béton frais

Dans cette section, il est question du modèle bingharnien pour représenter le


comportement du béton fkais. Par la suite, quelques modèles mathématiques qui
prédisent la viscosité du béton &ais sont exposés. Les facteurs affectant ies paramètres
rhéologiques du béton sont fuiaiement présentés.

1.6.1 Comportement rheologique du béton frais

Il est généralement admis que le comportement du béton fiais est bien représenté par le
modèle bingharnien après qu'un cisaillement ait été imposé pendant un certain temps.

Le même modèle de déstructuration présenté à la section 1.5.3 peut être appliqué au


béton. Ce modèle implique qu'une déstructuration irréversible devrait être observée lors
d'un test au rhéomètre par une diminution dans le temps de la viscosité apparente. En
pratique, Tattersall [TATTERSALL et BANFILL, 19831 stipule que cette
déstructuration ne peut se faire sentir au rhéomètre elle a eu lieu en entier lors des
opérations de malaxage.

D'autres résultats d'essais au rhéornètre [BEAUPRÉ, 1994; HU, 19951 confirment une
diminution de la viscosité apparente mais de façon réversible (thixotropie). Lorsque le
béton n'est pas cisaillé, des liens doivent donc se créer. Le modèle de déstructuration de
la pâte explique peut être une première diminution de la viscosité apparente sous
cisaillement constant (phénomène qui ne peut être observé au rhéomètre) mais un autre
modèle doit être développé pour expliquer la thixotropie du béton effectivement
observée au rhéomètre.

Les effets combinés de l'hydratation et de Ia déstructuration, marqués dans Le cas de


pâtes de ciment pures, se font moins sentir pour le cas du béton. Aussi, c'est
probablement parce que la pâte de ciment se comporte tel un corps bonghamien à de
faibles taux de cisaillement que Ie béton montre aussi un comportement bingharnien
[TATTERSALLet BANFILL, f9831.

En pratique, la portion de la courbe rhéologique où le taux de cisaillement est diminué,


laquelle est généralement Linéaire et pour laquelle la déstructuration est complétée, est
utilisée pour déterminer les paramètres rhéologiques. Pour le rhéomètre IBB par
exemple, Ia séquence type d'un essai rhéologique consiste à augmenter le taux de
cisaillement et par la suite de le réduire à zéro. Pour d'autres rhéomètres à béton, le taux
de cisaillement maximal est imposé directement et maintenu quelques temps et par la
suite le taux de cisaiUement est réduit à zéro. En fait, il faut que le béton soit cisaillé
assez longtemps pour que la déstructuration soit complète.

Selon le modèle de Bingham, le béton peut donc être caractérisé entièrement par deux
paramètres soient la viscosité plastique et le seuil de cisaillement. Ceci montre bien
'i insuffisance des tests empiriques usuellement rencontrés en pratique car ils ne
mesurent la maniabilité qu' à l'aide d'un seul taux de cisaillement alors qu'au moins
deux taux de cisaillement sont nécessaires pour caractériser le béton b i s .

L'affaissement domé par l'essai au cône d'Abram (section 1.2.1) est relié au seuil de
cisaillement. L'essai au cône d'Abram est un essai où le taux de cisaillement est quasi-
statique, ce qui explique la relation avec le seuil de cisaillement (contrainte alors que le
taux de cisaillement est nul) observée par plusieurs auteurs [SCULLION, 1975;
BEAUPRÉ, 1994; HU, 19951.

1.6.2 Modèles mathématiques représentant la viscosité du béton frais

Le béton frais est constitué de granulats et d'autres particules solides dispersées dans la
pâte de ciment. La pâte de ciment elle-même est une suspension de particules de ciment
dans de I'eau. Le rôle de la pâte de ciment est de lier les granulats et, paradoxalement, de
les séparer PARTOS, 19921.

Einstein, en 1905, [POWERS, 19681 a montré qu'un mélange de particules sphériques


en suspension dans un Liquide montre une viscosité plus élevée que le solvant. Il s'agit
d'un effet hydrodynamique. Les particules sont dispersées et il n'y a pas
d'agglomération. Chacune des particules rigides perturbe les lignes d'écoulement qui
requièrent plus d'énergie pour s'écouler que lorsqu'elles ne sont pas perturbées.

L'équation suivante a été proposée par Einstein :


q = qo(1+ 2.W)
où :
q = viscosité du mélange;
qo = viscosité du liquide seul;
Y! = rapport soiide/vohme des particules solides sphériques.

Cette équation a été dérivée à partir d'une seule sphère dans un volume de liquide. Elle
repose sur l'hypothèse que la distorsion d'écoulement causée par le mouvement d'une
particule n'interfere pas sur l'écoulement et le déplacement des autres sphères.
Pratiquement, cette hypothèse est valide pour des concentrations allant jusqu'à 3%.
Après 3%' la viscosité augmente avec la concentration plus rapidement que ne l'indique
l'équation.
Sur ce même principe, divers modèles ont été développés pour prédire la viscosité du
béton fiais. Ainsi, une équation basée sur le modèle de Farris @U,De LARRARD et
GJORV, 19951 a été proposée. Cette théorie se base sur le principe de la suspension
multirnodaie de sphères. En augmentant le volume de solide, la viscosité augmente. De
plus, les particules fmes (dans un système bimodale) se comportent comme un liquide en
lubrifiant entre les plus grosses particules. En connaissant la distribution des grosseurs
de particules dans le mélange et en prenant en considération qu'il n'y a pas
d'interactions entre ces particules, il est possible de développer une équation décrivant la
viscosité du mélange. Un béton fluide normal est considéré comme une suspension
noculante. En ajoutant assez de superplastifiant, on peut considérer le béton comme une
suspension de particules et appliquer la théorie de Farris. Le modèle semble fonctionner
pour des bétons à hautes performances mais nécessite de plus amples travaux pour
l'étendre à une plus large gamme de béton.

En utilisant les équations de Roscoe pour prédire la viscosité, de bons résultats sont aussi
obtenus [MITRATA et KIKUKAWA, 19921. En considérant séparément la viscosité de
l'eau avec une suspension de particules de ciment, par la suite une suspension de sable
dans une pâte de ciment et finalement une suspension de gros granulats dans un mortier,
les résultats sont satisfaisants pour prédire la viscosité du mélange de béton.

D'autres modèles semblables ont été développés. Le modèle de Legrand et les modèles
de Hobbs sont eux aussi pIus ou moins efficaces [HU, 19951.

La pâte a une influence prépondérante sur le comportement du béton. Les propriétés


rhéologiques de la pâte ne permettent pas à eues seules de prédire le comportement du
béton. En fait, la quantité de pâte relativement à la quantité des différents granulats est
importante et c'est ce que les différents modèles tentent de représenter.

Certains Ferraris et Gaidis, 19921 ont même étudié les propriétés de la pâte de ciment
avec un rhéomètre à configuration disque-disque à entrefer variable. Ceci a pour but de
simuler l'effet de paroi qui n'est pas négligeable dans le béton mais que l'on tente
toujou-s de minimiser lors de conception d'un rhéomètre. Ils ont démontré que la
h c t i o n volumétrique des granulats seule n'est pas suffisante pour déterminer la
viscosité du béton.

1.6.3 Facteurs affectant la rhéologie du béton frais

La composition du mélange, Le temps, la vibration et la température affectent le


comportement rhéologique du béton. En isolant chacun de ces facteurs, il est possible de
distinguer des tendances générales à savoir quel sera L'effet sur le seuil de cisaillement
ou sur la viscosité plastique. Cependant, ces facteurs ne sont pas indépendants les uns
face aux autres et la prédiction du seuil de cisaillement et/ou de la viscosité devient
relativement compliquée quand tous les facteurs sont considérés.

Rapport eaukirnent (WC)


Normalement, l'augmentation du rapport EfC diminue le seuil de cisaillement et la
viscosité plastique [TATTERSALL, 19911. Les auteurs qui ont noté cet effet ont souvent
réalisé une gâchée de béton à un faible rapport E/C et par la suite ajouté successivement
des quantités d'eau. La quantité de pâte de ciment n'est donc pas constante dors que le
rapport EIC varie.

Type de ciment
Le type de ciment affecte surtout la rhéologie initiale du mélange de béton. La
composition du ciment, par exemple la teneur en C3A qui réagit très rapidement, va
déterminer la rhéologie du mélange. Beaupré et Mindess (1993) ont effectués des essais
avec trois types de ciment. Quand tous les autres paramètres sont constants, un mélange
fabriqué avec du ciment type 50 montre le plus faible seuil de cisaillement, un mélange
fait avec du ciment type 10 avec fumée de silice montre le plus grand seuil de
cisaillement et un mélange fait avec du ciment type 10 présente un seuil de cisaillement
entre les deux précédents. La viscosité plastique demeure constante en général.
Adjuvants
Il est relativement difficile de prédire quel sera I'effet de tel ou tel adjuvant sur la
rhéologie du mélange final. Il faut au préalable faire des essais pour connaître
exactement l'effet d'un adjuvant. De plus, des interactions chimiques et physiques sont
possibies entre les différentes composantes du mélange ce qui complique la prédiction
de la rhéologie finale. Des tendances générales peuvent être tracées mais une prédiction
précise est à peu près impossible.

Réducteurs d'eau
Les réducteurs d'eau produisent à peu près le même effet que les superplastifiants sur le
comportement rhéologique du béton kais. L'ajout de réducteur d'eau produit une
augmentation remarquée du seuil de cisaillement et une légère diminution de la viscosité
plastique.

Superplashfiants
Les superplastifiants sont généralement utilisés pour des bétons à faible rapport E/C
(BEP). Généralement, on observe une dimulution du seuil de cisailiement avec
1' augmentation de la concentration en superplastifiant alors que la viscosité plastique ne
change pratiquement pas [B ANFILL, l98O].

Un autre effet des superplastifiants est la perte rapide de l'affaissement dans le temps.
Un béton non superplastifié sera relativement stable dans le temps quant à ses propriétés
rhéologiques alors qu'un béton superplastifié peut montrer une prise beaucoup plus
rapide ou une prise anomalement retardée à de très hautes concentrations en
superpIastifiant.

Agent entrarneur d'air (AEA)


La teneur en air affecte le seuil de cisaillement et la viscosité plastique. Lorsque la
teneur en air augmente ces deux derniers paramètres sont réduits.
Fumée de silice
L'ajout de fumée de silice augmente le seuil de cisaillement à partir d'une teneur de 7%.
Les travaux de Gjorv (1990) [cité par Beaupré et Mindess] montrent qu'en bas de 7%' il
y a peu d'effet de l'ajout de fumée de silice. Aussi, si la teneur en ciment est faible,
l'augmentation du seuil de cisaillement se fait moins sentir.

Fibres
TattersalI [TATTERSALL, 19911 a étudié I'effet de l'ajout de fibres sur la rhéologie du
béton frais. Il rapporte que Ie comportement des bétons renforcés de fibres est
Binghamien. Ses résultats montrent que lorsque la quantité de fibres augmente, la
viscosité plastique et le seuil de cisaillement augmente aussi. Lorsque la longueur des
fibres augmente, seul le seuil de cisaillement augmente.

Beaupré [BEAWRÉ, 19941 mentionne cependant, contrairement à Tattersall


[TATTERSALL, 19911 que le comportement des bétons renforcés de fibres n'est pas
toujours binghamien, surtout à de faibles taux de cisaillement.

Le comportement rhéologique du béton kais renforcés de fibres est peu documenté et il


demeure encore à être étudié.

Temps
L'hydratation du ciment se fait dans le temps. C'est la période dormante (voir section
1.5.3) qui donne de deux à quatre heures de maniabilité au béton. Cependant, même si la
réaction d'hydratation du ciment est ralentie à ce moment, une perte de maniabilité est
observable. La perte de maniabilité dans le temps peut être mesurée en terme
d'augmentation du seuil de cisaillement et de l'augmentation également de la viscosité
plastique.

Beaupré ~ E A U P R É , 19941 a défini un coefficient FCAR ( ~ F r e s hConcrete Aging


Rate D) qui donne le taux d'augmentation du seuil de cisaillement par heure. Les
mélanges devraient être étudiés en regard de la perte de maniabilité dans le temps.
Température
La température a un effet indirect sur la rhéologie du béton. Habituellement, la
température joue directement sur la viscosité d'un matériau. Pour le cas du béton frais, la
température est une des causes de l'augmentation de la vitesse d'hydratation du ciment
qui provoque la perte de maniabilité rapide dans le temps. La température exerce une
influence sur la viscosité de la pâte de ciment et par conséquent sur les propriétés
rhéologiques du béton mais cet effet est de beaucoup moindre importance -TA,
19921.

Vibration
Selon certains auteurs PATTERSALL et BAKER, 19881, le seuil de cisaillement
n'existe plus lorsque le béton est vibré. Le comportement du béton ne serait plus
binghamien et oijéirait plutôt à une loi de puissance d'un corps pseudo-plastique.
D'autres recherches effectuées par ces mêmes auteurs [TATTERSALL et BAKER,
19891 montrent que le comportement devient newtonien pour certaines h5quences de
vibration.

Banfill(1996) c o n f m e que I'application d'une vibration au béton fiais réduit son seuil
de cisaillement à une valeur tout près de zéro et permet au béton de s'écouler sous son
propre poids. La courbe rhéologique représentant le comportement d'un béton vibré est
une loi de puissance passant par l'origine :
TV=aJDr
où : TVest le couple;
av est le coefficient de proportionnalité;
pv est Ie coefficient de puissance;
N est la vitesse angulaire.
Ses recherches montrent que la fluidité du béton vibré augmente quand la vitesse de
pointe de vitesse du vibrateur est grande. La constante de proportionnalité entre la
vitesse et la fluidité est dépendante du matériau et décroît quand la fiéquence de
vibration augmente. En pratique, pour une meilleure fluidité, on doit utiliser un vibrateur
qui produise la plus grande amplitude et une fréquence basse.

Récemment, HU (1995) a étudié à l'aide du BT-&OM l'effet de la vibration sur le


comportement rhéologique du béton fiais. Avec une vibration de fréquence SDHz et
d'accélération 4g et sur 39 mesures de mélanges de béton testés avec et sans vibration, il
a été en mesure de trouver les deux relations suivantes :

Cet auteur a plutôt constaté que le béton conserve son comportement binghamien.

1.7 Les principaux rhéomètres à bétons

Dans cette section, un bref historique du développement des premiers rhéomètres à


bétons sera fait et sera suivi d'une description des rhéomètres à béton BML, LCPC et
UBC.

1.7.1 Historique des rhéomètres à bétons

Le viscosimètre à cylindres coaxiaux a été utilisé et est toujours utilisé pour étudier les
pâtes de ciment. C'est Tattersall qui fut le premier à proposer des appareils mieux
adaptés à la suspension granulaire en introduisant des rhéomètres de type malaxeur. Le
premier, le Mk 1, était un malaxeur à mortier HOBART muni d'un wattmètre comme
indicateur de couple. Il s'agit alors d'une tige en forme de crochet (figure 1.13a) qui
tourne avec un mouvement planétaire dans le béton. Le malaxeur permettait trois
vitesses de rotation.

Par la suite, l'appareil a été modifié. Un cylindre muni de pâles de forme hélicoïdale
interrompue (K intempted helix ») tourne au centre du béton. Il s'agit alors du M k II
(figure 1.13b). De plus, pour mesurer le couple, une jauge de pression installée sur la
transmission hydraulique indique la force exercée par les pales. Plusieurs auteurs ont
apporté des modifications à cet appareil mieux connu sous le nom c two point test
apparatus ».

Figure 1. 13 - a)Agitateur du MKI, b) Vue du rhéomètre MK2 en entier

Le MKIII a fait son apparition par la suite avec l'agitateur en H à mouvement planétaire.
C'est cette dernière configuration q u e Beaupré @%EAuPE~É,19941 a repris pour
construire le << UBC Rheometer », rhéomètre entièrement piloté par ordinateur. Cet
appareîi est maintenant commercialisé sous le nom de : << rhéornètre IE3B ».

Les rhéomètres BT-RHEOM et BML ont fait leur apparition dans les années 1990. Leur
configuration permet d'obtenir des résultats en unités fondamentales.

1.7.2 Le rhéomètre BML

En se basant sur le Mk II, Wallevik et Gjorv ont développé le rhéomètre BML


(figure 1.14). Cet appareil s'approche beaucoup d'un viscosimètre à cylindres coaxiaux.
Des pales installées sur les cylindres limitent le glissement à la surface des cylindres. Cet
appareil est entièrement piloté par ordinateur. Sa géométrie permet facilement le
développement d'équations pour déterminer les paramètres rhéologiques en unités
fondamentales. Le rapport R n i est un peu élevé et I'écoulement piston apparaît
systématiquement pendant les essais pour des bétons assez plastiques m,19951.
m
Figure 1. 14 - Viscosimètre BML

1.7.3 Le rhéomètre LCPC

Cet appareil a été développé au LCPC de Paris par une équipe multidisciplinaire. Sa
géométrie est du genre disque-disque (fiame 1-15). L7appareLl est entièrement
automatisé. Il permet la mesure de la dilatance en cours d'essai et permet aussi l'étude
du comportement sous vibration. II est conçu pour des bétons fluides (affaissement
supérieur à 100 mm). Il semble que le joint d'étanchéité soit une partie assez sensible
lors de la mesure du fkottement. L'effet de paroi est négligeable [HU, 19951 et le
développement d'équations mathématiques est possible pour obtenir des résultats en
unités fondamentales. Le grand avantage de cet appareil est d'être portable. Il peut être
utilisé au chantier de même qu'au laboratoire.
Figure 1. 15 - BT-RHEOM CHU, 19951

1.7.4 Le rhéomètre IBB

Le rhéomètre IBB est le nom commercial donné au rhéomètre développé par Beaupré
(1994) à UBC (University of British Columbia). Le principe de ce rhéomètre consiste en
un agitateur à la forme d'un H qui tourne avec un mouvement planétaire dans le béton.
Un capteur de vitesse enregistre automatiquement les vitesses sur L'ordinateur de même
que les couples mesurés à l'aide d'un lecteur de couple placé sur l'arbre principal.
L'essai est piloté automatiquement par I'ordinateur. Ce rhéomètre est capable de
mesurer les paramètres rhéologiques de bétons à maniabilité faible jusqu'à haute.
Figure 1. 16 - UBC-Rheorneter [Beaupré, 19941

La modélisation de ce mouvement planétaire est difficile et le développement


d'équations empiriques décrivant l'écoulement est un travail fastidieux voire impossible.
Tattersall [TATTERSALL et BANFILL, 19831 propose que si le taux de cisaillement
moyen est considéré au lieu du taux de cisaillement effectif qui n'est pas constant dans
tout l'échantillon, les résultats deviennent utilisables et il est alors possible de considérer
la possibilité de calibrer en unités fondamentales ces rhéomètres à agitateur. Sous forme
mathématique on a :
y=m
Avec :

11est possible de retrouver les propriétés fondamentales à l'aide de Iiquides de propriétés


rhéologiques connues. Tattersall [TATTERSALL et BANFLLL, 19831 donne pour le
MKIlI à agitateur en H à mouvement planétaire les valeurs suivantes :
K I G = 136
l / G = 15.2
Idéalement, pour utiliser cette méthode il faut utiliser des matériaux dont les propriétés
rhéologiques sont semblables à celle normalement testées avec le rhéomètre. Pour le cas
du béton, de telles substances sont difficiles à trouver.
1.8 Application de la rhéologie du béton frais dans la pratique

Le développement au cours des dernières années de l'étude de la rhéologie du béton


fiais vient répondre à des besoins spécifiques. L'apparition sur le marché d'une panoplie
d'adjuvants, de matières cimentaires ou de matières qui peuvent remplacer Ie ciment a
modifié considérablement le comportement du béton. Des bétons plus fluides et/ou plus
visqueux ont fait leur apparition (ex : BHP). Le rhéomètre est donc devenu
indispensable en laboratoire car c'est Ià que se fait principalement le développement de
mélanges. Les applications pratiques les plus concrètes sont certainement la
caractérisation du Comportement des bétons autonivelants et la caractérisation du
comportement du béton fiais face à la pornpabilité.

1.8.1 Laboratoire

Les rhéomètres développés actuellement ont principalement été conçus pour une
utilisation en laboratoire. Sans toutefois délaisser les autres essais empiriques, le
développement de mélanges et l'étude de nouveaux adjuvants ou ajouts cimentaires doit
se faire avec l'aide d'un rhéomètre.

1A.2 BoÎte de maniabilité

Un béton peut être caractérisé très adéquatement par son seuil de cisaillement et sa
viscosité plastique. II n'existe pas de reiation entre ces deux paramètres [TATTERSALL
et BANFILL, 19831. Il est possible de dessiner une boîte de maniabilité pour une
appIication donnée (figure 1.16). Cette boîte constitue en fait la région occupée par les
couples viscosité plastique et seuil de cisaillement des bétons qui sont adéquats pour
cette application précise. Elle reflète elle aussi la nécessité d'effectuer deux tests pour
connaître la maniabilité d'un béton. Deux bétons peuvent être de seuil de cisaillement
identiques mais si leur viscosité plastique est différente, il se peut que seul l'un d'eux
soit adéquat pour cette application (voir point A et B de la figure 1.17).

>
Viscosité plastique (unités arbitraires)

Figure 1. 17 - Boîte de maniabilité [adapté de Beaupré, 19941

1.8.3 Béton autonivelant

Un béton autonivelant (BAN) est un béton qui possède une grande maniabilité et une
bonne résistance à la ségrégation. Ce béton peut être placé dans un coMage sans
vibration [EIAYAKAWA et COU.,19931. II est très utile dans les coffrages congestionnés
d'acier d'armature.

Un béton autonivelant est caractérisé par un seuil de cisaillement tout près de zéro. Une
viscosité accrue diminue les risques de ségrégation. Un béton qui est intéressant de par
la nature de son écodernent doit nécessairement être étudié à l'aide d'un rhéomètre car
c'est Ie seul essai qui caractérise I'écoulement du béton. D'autres essais viennent
compléter la caractérisation d'un BAN surtout en regard de sa stabilité face à la
ségrégation. La boîte de maniabilité d'un BAN est caractérisée par une limite très faible
en ce qui a trait au seuil de cisaillement maxirnal et une possibilité presque infinie d e
viscosités plastiques. On remsrque toutefois une certaine limite inférieure quant à cette
viscosité plastique, notamment en regard de la stabilité à la ségrégation. Aucune limite
supérieure n'a été définie. En fait, l'observation de BAN qui soient trop visqueux n'a
jamais été faite PEAUPRÉ, communication privée, 19961.

1.8.4 Pompabilité

Il est essentiel de pouvoir déterminer si un béton est apte au pompage ou pas. Un béton
doit être stable sous pression et avoir une rhéologie teile que le béton pourra s'écouler
sous une certaine pression. La pompabilité d'un mélange peut être prédite à l'aide d'un
essai au cône d'affaissement et d'un test de stabilité sous pression (C Pressure Bleed
Test »).

Beaupré [BEAWRÉ, 19941 a développé la première boîte de maniabilité pour le béton


pompé (figure 1.18). La viscosité plastique et le seuil de cisaillement d'un béton
semblent suffisants pour déterminer s'il est pompable ou non pour une certaine pression
de pompage [BEAU?&, 19941. Pour différentes configurations de boyaux et de
pompes, autant de boîte de maniabilité peuvent être tracées.

Lorsque le seuil de cisaillement et la viscosité plastique augmentent, la pression de


pompage requise augmente aussi. Pour certains mélanges, il est logique de croire qu'il y
ait une Limite inférieure pour la viscosité plastique (mélanges susceptibles de montrer de
la ségrégation).
O Z 2 3 4
Viscosité plastique (NMs)

Figure 1. 18 - Boîte de maniabilité de pompabilité [adapté Beaupré, 19941

Pour représenter la pornpabilité, un seul essai au rhéomètre est nécessaire


comparativement à l'autre méthode qui requière deux tests. L'essai rhéologique, en plus
d'être beaucoup plus rapide à effectuer, donne une indication de la pression de pompage
nécessaire. Pour les mélanges susceptibles d'avoir des problèmes de stabilité, d'autres
paramètres doivent être pris en compte.

Le nouveau paramètre développé par Beaupré, le « FCAR » est très intéressant pour
connaître le temps durant lequel un mélange de béton est pornpable. Ce même auteur a
déterminer à l'aide du rhéomètre que pour satisfaire à la rhéologie d'un béton pompable,
on pouvait lui ajouter du superplastifiant.

1.9 Conclusion

L'étude de la rhéologie du béton frais est une science relativement jeune. À ce jour,
plusieurs études en laboratoire ont été réalisées. Plusieurs rhéomètres à béton sont
maintenant disponibles sur le marché. Les utilisations pratiques sont toutefois en
déveIoppement.

L'étude sur une base rhéologique est généralement utilisée pour établir les propriétés
fondamentales d'un matériau. Pour certains rhéomètres à béton, I'absence d'étalonnage
adéquat fait que les résultats ne sont pas donnés en unités fondamentales.

Le rhéomètre IBB, de par sa configuration, ne permet pas de développement


mathématique pour effectuer un passage simple aux unités fondamentaies. Dans la
documentation, on retrouve d'autres procédures permettant I'étaiomage de rhéomètre.
Des substances aux comportements rhéologiques connus peuvent être utilisées pour
l'étalonnage mais cela demeure une opération difficile. Pour que cette méthode soit
efficace, les corps servant à étalonner doivent être de comportement semblable à ceux
qui seront éventuellement testés avec Ie rhéomètre.

L'intérêt des unités fondamentales réside surtout en l'universalité des résultats. Peu
importe l'appareil utilisé, si les propriétés fondamentales sont décrites, une comparaison
des résultats peut être faite facilement d'un appareil à l'autre. La prudence est de mise
avant de conclure aux unités fondamentales. Les questions : K Qu'est ce que l'on mesure
vraiment? >> et Peut-on le mesurer? D doivent être posées avec attention. La mesure des
propriétés fondamentales d'un matériau est très difnciIe. Souvent, on parle plutôt des
propriétés d'une certaine structure de ce matériau testée sous certaines conditions
précises.
Chapitre 2

Description du programme expérimental


2.0 Introduction

Le but principal de cette recherche est de déterminer les constantes qui permettent de
passer des unités machines aux unités fondamentales pour le rhéomètre IBB. L'intérêt
des unités fondamentales dans la caractérisation d'un matériau a été présenté au
chapitre 1. La méthode choisie pour déterminer ces constantes en est une par
comparaison- Comme des substances de rhéologie connue et semblables au béton sont
difficiles à trouver, le béton lui-même sera utilisé comme corps d'étalonnage. Pour
déterminer ses propriétés rhéologiques en unités fondamentales, un autre rhéomètre
possédant une configuration plus simple sera utilisé.

Le programme de recherche comprend trois étapes. La première consiste à caractériser le


rhéornètre IBB et modifier le logiciel d'essai rhéologique. La deuxième étape est de
concevoir et de fabriquer un autre rhéomètre utilisant le système de mesure et de
contrôle de l'actuel rhéomètre IBB dont la configuration géométrique permette le
développement d'équations mathématiques. La troisième étape consiste à réaliser
plusieurs essais avec différents bétons pour comparer les résultats obtenus avec les deux
rhéomètres dans le but d'obtenir les constantes reliant Ies résultats obtenus au rhéomètre
IBB aux unités fondamentales.

2.1 Caractérisation du rhéomèfre

Le rhéomètre IBB est un appareil relativement jeune. Plusieurs essais sont à effectuer
pour déterminer sa précision. Pour tout appareil servant à effectuer un essai, cette
procédure est nécessaire. Un logiciel sera conçu pour réaliser des essais de précision sur
les capteurs de vitesse et de couple. Le rhéomètre pourra être modifié suite à ces essais si
certaines anomalies sont détectées.

Le logiciel d'essai rhéologique sera modifié. Un fichier contenant les constantes


d'étalonnage sera créé. Ceci évitera le besoin de devoir compiler à nouveau le
programme à toutes les fois où le rhéomètre sera étalonné. Des fichiers contenant les
paramètres d'essais seront créés. L'utilisateur pourra démarrer plus rapidement un test
au rhéornètre en inscrivant seulement le type d'essai à réaliser. Des informations
supplémentaires seront inscrites au fichier de sortie notamment les constantes utilisées
lors d u calcul des différents résultats.

L'étalonnage des capteurs de vitesse et de couple sera effectué. Un montage devra être
conçu pour satisfaire à la tâche.

2.2 Conception d'un nouveau rheomètre

Cette étape sera réalisée en même temps que la caractérisation du rhéomètre IBB. Une
configuration géométrique simple tant au niveau de la construction qu'au niveau du
développement des équations mathématiques décrivant l'écoulement sera conçue. L e
nouvel appareil devra s'adapter au châssis existant du rhéomètre IBB pour utiliser le
même groupe moteur, lecteurs de couple et de vitesse et ordinateur.

2.3 Étalonnage par comparaison

L'étalonnage par comparaison consiste à utiliser des substances dont le comportement


rhéologique est connu pour trouver indirectement la relation qui existe entre les unités
brutes et les unités fondamentales. L'idéal dans ce cas est d'utiliser une substance qui
soit le plus proche possible du comportement du béton fiais. Comme cette substance
n'existe pas et qu'elle serait difflcde à développer, il est plus facile d'utiliser le béton
lui-même comme médium d'étalonnage. En réalisant les essais simultanément avec deux
rhéomètres, l'un donnant un résultat en unités fondamentales et l'autre pas, une relation
entre les résultats issus des deux rhéomètres servira de courbe d'étalonnage.

Des mélanges de béton très visqueux, renforcés de fibres, autonivelants et contenant


diverses grosseurs de granulats serviront à établir les relations d'étalonnage.
Deux séries d'essais sont prévues. La première consiste à vérifier l'existence de relations
entre les résultats obtenus à l'aides des différents rhéomètres. Après le dépouillement
des résultats de la première série, une deuxième série d'essai sera réalisée. EUe sera plus
u epermettra de recueillir des résultats dans les zones non couvertes par la
s p é ~ ~ q et
première série.

2.4 Codification des mélanges

Pour la première série, les essais réalisés au rhéomètre porteront le numéro 641 (numéro
ISO relatif au projet) suivi d'un numéro séquentiel (1, 2, 3.. .) et se terminant par la lettre
H pour l'agitateur en H à mouvement planétaire ou X pour le nouvel agitateur. Les
mélanges pour cette série vont de 1 à 40.

La deuxième série porte un numéro ISO correspondant au projet 641, un numéro de


mélange, un dernier numéro qui correspond au nombre de fois que le mélange à été
modifié avec du superplastifiant et une lettre correspondant à l'agitateur utilisé (X pour
le nouvel agitateur et P pour le nouvel agitateur mais avec une hauteur de béton
différente). Les différents agitateurs sont décrits dans la section 4.4.2. Par exemple, un
essai nommé 641-101-3-II, correspond à ce projet 641, le mélange ISO 101, 3 ajouts de
superplastifiants ont été effectués et l'agitateur en H à mouvement planétaire à été
utilisé. La codification des mélanges n'est utilisée que dans quelques tableaux résumé en
annexe.

2.5 Conclusion

Au terme de ce projet de recherche, deux relations sont attendues reliant les unités
machines aux unités fondamentales pour le seuil de cisaillement et la viscosité plastique.
La précision et la fiabilité du rhéomètre IBB sera connue et sa facilité d'utiiisation
augmentée.
Chapitre 3

Le rhéomètre IBB
Le rhéomètre IBB est au centre de cette recherche. Ce chapitre décrit en premier lieu le
rhéomètre IBB, le protocole d'essai rhéologique e t la méthode à suivre pour effectuer
l'étalonnage de l'appareil. Par la suite, une étude sur la précision de l'appareil est
présentée.

3.1 Description physique du rhéomètre IBB

Le premier rhéomètre à agitateur en H à mouvement planétaire fut le MK III de


Tattersall [TATTERSALL et BANFILL, 19831. Le mouvement planétaire est un moyen
de conserver l'échantillon homogène au cours de l'essai. Le rapport d'engrenages
donnant ce mouvement est de 2,25. À chaque tour la position de l'agitateur est décalée
de $4 de tour. Le bol contenant le béton à un diamètre de 256 mm (14 pouces). Les
dimensions de l'agitateur en H sont montrées à la figure 3.1. Une transmission à cinq
vitesses permet d'obtenir cinq points sur la courbe vitesse en fonction du couple. Le
couple est mesuré, par étalonnage préalable, sur la pression d'huile dans la transmission.
La variation de température de l'huile modifie la lecture sur le cadran et un opérateur
inexpérimenté peut aussi effectuer une lecture erronée.

Plus tard, une table traçante a été installée pour effectuer la lecture du couple en
continue. Pour la mesure de la vitesse, un étalonnage à vide est effectué pour les cinq
vitesses de la transmission et il est considéré qu'elle ne change pas même quand
l'agitateur tourne dans le béton. Avec l'aiguille, il est alors possible de lire le couple en
continu et une oscillation est remarquée. Tattersall [TATTERSALL et BANFILL, 19831
divise l'oscillation en deux composantes. L'une est plus petite et il s'agit de la variation
de la pression de l'huile. L'autre est beaucoup plus grande et correspond aux impacts
entre l'agitateur et les granulats. Beaupré PEAUPRÉ, 19941 apporte une autre
explication par rapport à la position de l'agitateur dans le bol qui sera d'ailleurs
49

corroborée par quelques essais de ce présent programme de recherche (voir


section 3.4.3).

l
Houlcmcnt i bilIes

Engrenage 16DP-15fixe

/
Arbre principal

tuc fixé D l'arbre principat

Figure 3. 1 - Détail des engrenages domant le mouvement planétaire [adapté de


TATTERSALL, 19911

En 1994, Beaupré a automatisé avec un micro-ordinateur une version moderne du


MK III.Pour améliorer la précision, un lecteur de vitesse et un lecteur de couple reliés à
l'ordinateur donnent la mesure exacte. Les vitesses imposées ne sont pas fixes.
L'opérateur peut donner les paramètres d'essai qui conviennent le mieux pour le béton
testé. Le lecteur de couple consiste en un cadre souple, instrumenté de quatre jauges de
déformations, installé sur l'arbre principal. Le signai est transmis par un système de
balais et de brosses. Comme ce dernier système introduit trop de bruit dans le signal, un
amplificateur diminue les effets du bruit en augmentant le signal par rapport au bruit. Un
moteur de Yi HP actionne le mécanisme.

Le rhéomètre IBB est une version commerciale du rhéomètre UBC. Quelques


modification mineures ont été apportées à la mécanique. Le lecteur de couple est
beaucoup plus simple et tout aussi efficace. Il s'agit d'une cellule de charge qui retient le
groupe moteur. Comme le groupe moteur n'est retenu nul part ailleurs, la force induite
dans la cellule de charge dépend du couple appliqué sur l'arbre principal. Un moteur de
3A HP actionne le mécanisme donnant ainsi plus de puissance pour tester les bétons
moins maniables. La figure 3.2 montre un croquis du rhéomètre IBB dans sa version
commerciaie.

Figure 3.2 - Rhéomètre IBB dans sa version commerciaie

3.2 Protocole d'essai rhéologique

La procédure à suivre pour réaliser un essai rhéologique est relativement simple. Au


début d'une journée de gâchage il faut exécuter le programme de remise à zéro. Cette
opération s'effectue sans béton et détermine le couple dû au frottement interne de
l'appareil et le décalage propre de la cellule de charge. Par la suite, il s'agit de remplir le
bol du rhéomètre, de le placer sur la plateau élévateur et de démarrer le logiciel d'essai
rhéologique. Ce logiciel écrit dans un fichier de sortie les résultats de l'essai qui sont
traités par la suite avec un chiffrier électronique.

3.2.1 Logiciel d'essai rhéologique

Le logiciel d'essai rhéologique a été modifié pour satisfaire à quelques nouvelles


exigences. Une fois le programme lancé, il demande à l'opérateur les informations
suivantes : le nom du sous-répertoire vers lequel doit être placé le fichier de sortie, le
nom du fichier de sortie et les paramètres d'essai. Les paramètres d'essai sont : la vitesse
maximale, ie nombre de palier de vitesse en accélérant l'agitateur, le nombre de palier
de vitesse en descendant la vitesse, la fkéquence d'échantillonnage et le nombre de
lectures à considérer par palier.

Des modifications ont été apportées au logiciel. En tout premier lieu, comme les
utilitaires d'aide à la programmation fournis avec la carte PCL812PG ont été changés
par rapport à ceux de la carte de UBC, les routines de communication avec la carte
d'acquisition ont été programmées.

Un fichier de constantes externe au programme principal a été créé. Il contient les


constantes d'étalonnage du lecteur de couple et de vitesse. Pour l'utilisation sur des
futurs rhéomètres où les constantes sont nécessairement différentes ou simplement pour
la modification des constantes lors d'un nouvel étalonnage de contrôle, le fichier est
facilement accessible avec un éditeur de texte.

L'affichage en cours d'essai a été refait. Les lectures de la vitesse et du couple sont
affichées en unités brutes et en unités converties Le. toursk et Nm

L'opérateur utilise souvent les mêmes paramètres d'essai. À chaque fois, il fallait entrer
les paramètres d'essais et des erreurs d'inattention étaient possibles. Ces paramètres
peuvent maintenant être placés dans un fichier et lors de l'exécution du logiciel rheom,
l'opérateur peut spécifier un fichier de paramètres. Par exemple, pour un test court, un
fichier de paramètres effectuant un test court est créé.

Dans le fichier de sortie, les valeurs des constantes utilisées pour effectuer Les
conversions sont indiquées.

3.2.2 Logiciel de remise à zéro

Pour deux raisons principales, le couple lu directement sur le lecteur de couple n'est pas
le couple net appliqué sur l'arbre principal du rhéornètre. Un décalage propre à la cellule
de charge est la première cause et le frottement interne (frottement au niveau des
roulements à billes par exemple) est la deuxième cause. Il est nécessaire de connaître ces
deux composantes pour les soustraire de la mesure bmte du couple.

Le logiciel de remise à zéro a été créé pour calculer ce décalage. II fait tourner
l'agitateur à vitesse constante dans le vide et enregistre le couple. Une moyenne est
calculée sur environ 25 secondes et cette valeur correspond à la somme du décalage de
la cellule de charge et du frottement interne du rhéomètre. Cette valeur est ensuite
inscrite dans le fichier contenant les différentes constantes d'étalonnage (const.prm). II
n'est pas nécessaire de connaître la proportion de chacune des composantes, seule la
somme est intéressante puisque c'est ce nombre qui doit être soustrait de la mesure
brute. Il est normalement observé pour le rhéomètre IBB de l'université Laval une
valeur compnse entre 5 et 8 unités internes.

3.2.3Calcul des résultats

Le programme d'essai rhéologique ne donne pas directement les valeurs du seuil de


cisaillement et de la viscosité plastique. Il est nécessaire de traiter les données avec un
chifiier électronique.
En prenant en compte tous les points de l'essai contenus dans le fichier, le graphique
tracé montre alors une courbe montante et une courbe descendante. La courbe
descendante est celie qui est représentative du comportement du béton. La courbe
montante ne fait que montrer que le béton est thixotropique mais ne quantifie pas cette
thixo tropie (voir figure 3.3).

5 10
Couple ( N h )

Figure 3. 3 - Exemple de courbe rhéologique pour un béton ordinaire

Une routine automatique dans le chiffrier électronique traite le fichier de sortie et calcule
la viscosité et le seuil de cisaillement. La régression h é a i r e est effectuée sur les points
de la courbe descendante compris entre 0.05 tour/s et 1 tour/s. Le coefficient de
détermination (R~)
est aussi calculé. Un modèle de cette feuille de calcul est présenté en
annexe.

3.3 Étalonnage du rhéomètre

3.3.1 Étalonnage du lecteur de couple

Le lecteur de couple doit être étalonné pour pouvoir effectuer les conversions en unités
internes aux unités de couple conventionneiIes (Nm). Un nouveau logiciel a été créé qui
inscrit à l'écran le couple lu en unités internes. À l'aide d'un montage de poulies (voir
figure 3.4)' plusieurs masses connues sont appliquées. Connaissant le rayon de la poulie
installée sur l'arbre principd (1 1.33 cm), le couple appliqué est connu. Pour chaque
couple appliqué une lecture en unités internes affichée à l'écran y correspond. La
relation entre les deux est linéaire (figure 3.5). Une seule constante est nécessaire pour
relier les unités internes aux Nrn.

Figure 3 . 4 - Schéma du montage servant à I'étaiomage du lecteur de couple

Tableau 3. I - Données recueillies pour l'étallonnage du lecteur de couple


-
. -

Masse Couple Unités intemes


10
Couple (Nm)

Figure 3. 5 - Courbe d'étalonnage du lecteur de couple

Sur le graphique de la figure 3.5, seule l'inverse de la pente est intéressante à connaître.
L'ordonnée à l'origine témoigne seulement de la présence d'un décalage et ce dernier est
mesuré par le programme de remise à zéro.

Pour connaître le couple net appliqué sur l'arbre principal, on utilisera formule
suivante :
Couple net = (couple brut - décalage du couple) 0.10
où le couple est le couple lu en unités internes, le décalage de couple est mesuré par le
logiciel de remise à zéro et 0.10 est l'inverse de la pente de la courbe d'étalonnage.

3.3.2Étalonnage du lecteur de vitesse

Le lecteur de vitesse doit être étalonné pour pouvoir effectuer les conversions en tours/s
à partir des unités internes. Un logiciel affichant la vitesse a été créé. La méthode
d'étalonnage est relativement simple. Après avoir placé le rhéomètre en mode manuel, il
suffit de faire tourner l'agitateur à différentes vitesses et de regarder à l'écran les
vitesses en unités internes. Pour chacune de ces vitesses, il faut calculer le temps pour un
certains nombre de tours de l'arbre principal. Le tableau 3.2 montre les données
recueillies pour I'étalonnage du lecteur de vitesse. La figure 3.6 montre une relation
linéaire entre la vitesse en toursk et la vitesse en unités internes.

Une lecture à vitesse zéro doit être prise. Elle correspond au décalage du lecteur de
vitesse. Cette constante est aussi inscrite dans le fichier de constante (const.prrn).

Tableau 3. 2 - Mesures pour la courbe d'étalonnage

Temps Nombre de tours Vitesse Vitesse


(secondes) (tours/s) (unités internes)
O O O I
113 10 0.0885 85
86 10 O. 1163 110
65 10 0.0 154 145
62 21 0.1774 169
60 13 0.2 167 203
47 13 0.2766 26 1
46 15 0.326 1 306
63 24 0.38 10 355
66 29 0.4394 407
62 32 0.5 161 48 1
59 35 0.5932 548
65 50 0.7692 703
70 60 0.857 1 78 1
64 60 0,9375 850
62 62 1.O000 9 14 (rnax)
O 200 400 600 800 1O00
Vitesse (unités internes)

Figure 3. 6 - Courbe d'étalonnage du lecteur de vitesse

3.3.3 Modification des constantes

Le fichier const-prm placé dans le répertoire c:\rheom\ contient les quatre constantes
nécessaires au calcul du couple net appliqué à l'arbre principal et à la vitesse nette de ce
dernier. Ces constantes sont dans l'ordre suivant : pente de la vitesse, pente du couple,
décalage du lecteur de couple, décalage du lecteur de vitesse. Ces constantes sont
déterminées par régression linéaire des courbes d'étalonnage tel que décrit aux deux
sous-sections précédentes. Dans le fichier, elles sont séparées d'un retour de chariot et
c'est le point décimal qui est utilisé.

3.4 Précision du rhéomèfre 1BB

3.4.1 Logiciel d'essai de précision

Un logiciel a été conçu spécialement pour étudier la précision des lecteurs de vitesse et
de couple. Il s'agit d'une boucle qui effectue une lecture de couple et de vitesse qui la
place dans un fichier de sortie. 11 n'y a aucune instruction de pause de sorte que les
lectures s'effectuent à environ 700 Hz. Il est possible de calculer la moyenne des
lectures avec un très grand nombre de lectures et de comparer la moyenne calculée avec
un plus petit nombre de points. En utilisant, par exemple, une donnée sur 140, il est
possible de simuler un échantillonnage à 5 5.

Pour utiliser le logiciel, il sufit de donner une valeur d'alimentation (cc feed ») du
moteur en unités internes et des lectures de couples et vitesses sont prises pour être
envoyées dans le fichier de sortie. La valeur d'alimentation est convertie en voltage pour
alimenter le moteur. Plus cette valeur est élevée, plus le moteur tourne rapidement.

3.4.2Précision du lecteur de vitesse

Deux séries d'essais ont été réalisées pour vérifier la précision du lecteur de vitesse. La
première a été réalisée sans béton à trois vitesses différentes et la deuxième avec du
béton à deux vitesses différentes. L'échantillonnage à 700 Hz a par la suite été traité
mathématiquement pour simuler des échantillonnage de 10 Hz et 5 Hz.

Le tableau 3.3 montre les moyennes obtenues sur la lecture de la vitesse sans béton pour
différentes fréquences d'échantillonnage. Pour la Wquence 5 Hz, deux séries ont été
considérées pour la simulation. La moyenne calculée est pratiquement identique pour
chacune des fkéquences et différentes vitesses. Ceci implique qu'un 6chantiUonnage à
5 Hz est suffisant pour mesurer précisément la vitesse de l'agitateur.

Tableau 3. 3 - Moyennes des lectures de la vitesse sans béton pour différentes


kéquences d'échantillomage

Alimentation 500 Alimentation ZOO0 Alimentation 2500


700 Hz 147.85 332.28 87 2 -33
10 Hz 147.87 332.28 87 1.32
5Hz 147.87 332.27 871.31
5 (2) 147.87 332.29 871.38
La figure 3.7 montre la variation de la vitesse lorsque l'agitateur tourne librement sans
béton dans la cuve. La lecture de la vitesse ne varie que de plus ou moins 2 unités
internes.

I 860
-
a
c1

>
855
Lectures (35 secondes)

Figure 3. 7 - Variation de fa vitesse avec une valeur d'alimentation de 2500 à 700 Hz

Avec du béton, les moyennes cdcuiées pour les différentes fréquences d'échantillonnage
sont les mêmes pour chacune des vitesses (voir tableau 3.4).

Tableau 3. 4 - Moyennes des lectures de la vitesse avec béton pour différentes


fréquences d'échantillonnage

Alimentation 1000 Aiimentation 2500


700 Hz 321.86 860.22

La figure 3.8 montre la variation de la lecture de la vitesse dans le temps alors que
l'agitateur t o m e dans le béton. Une osciUation cyclique est observée. Elle est due à une
variation du couple due à la position de l'agitateur (voir section suivante 3.4.3) et fait
varier de façon cyclique la lecture de la vitesse d'une valeur de plus ou moins cinq
unités internes. En toursk, cela représente une erreur de plus ou moins 0.005 tauds.
Même avec cette oscillation, un échantilIonnage à 5 Hz pendant 6 secondes permet
d'obtenir une moyenne représentative.

Sur la figure 3.8, une courbe de tendance a été tracée. La vitesse moyenne augmente
dans le temps. Ceci est du à la diminution du couple (voir section suivante 3.4.3).

Lectures (35 secondes)

Figure 3. 8 - Variation de la Iecture de la vitesse avec l'agitateur dans le béton, valeur de


l'alimentation 1000 à 700 Hz

En résumé, que ce soit avec ou sans béton, la vitesse est lue de façon précise. Peu
importe la fréquence d'échantillonnage, la moyenne est la même en prenant en compte
un arrondi à l'unité.

3.4.3 Précision du lecteur de couple

Deux séries d'essgs ont été réalisées pour vérifier la précision du lecteur de couple. La
première a été réalisée sans béton à trois vitesses différentes et la deuxième avec du
béton à deux vitesses différentes. Comme pour la lecture de la vitesse l'échantillonnage
à 700 Hz a par la suite été traité mathématiquement pour simuler des échantillonnage de
10 Hz et 5 Hz. Le tableau 3.5 présente les résultats obtenus alors que l'agitateur ne
tourne pas dans le béton.

Tableau 3. 5 - Moyennes des lectures de couple pour différentes fkéquences


d'échantilonage et différentes vitesses de rotation.

Alimentation 500 Alimentation 1000 Alimentation 2500

La figure 3.9 montre la variation dans le temps de la lecture du couple à échantillonnage


de fréquence élevée pour une valeur d'alimentation de 1000 alors que L'agitateur tourne
librement hors du béton.

Lectures (35 secondes)

Figure 3. 9 - Variation de la lecture du couple avec une valeur d'alimentation de 1000 à


700Hz

Avec du béton' des essais semblables ont été réalisés. Le même logiciel a été utilisé. La
kéquence d'échantillonnage est de 700 Hz. En traitant les données mathématiquement,
une simulation d'échantillonnage à IO Hz et à 5 Hz a été réalisée. Des essais ont été
réalisé pour des valeurs d'alimentation de 1000 et 2500 avec du béton. Le tableau 3.6
montre le résultat de ces calculs.

Tableau 3.6 - Moyennes des lectures du couple dors que l'agitateur tourne dans le
béton pour différentes fEquences d'échantillonage.

Alimentation 1000 Alimentation 2500


Moyenne 700 Hz
Moyenne 10 Hz
Moyenne 5 Hz
Moyenne 5 Hz ( 2 )

La figure 3.10 montre la variation de la lecture du couple alors que l'agitateur est dans le
béton. Un mouvement sinusoïdal est remarqué. Il est simplement du à la variation de la
position de l'agitateur dans le béton qui varie avec le mouvement planétaire imposé.

Cette figure montre aussi que la grandeur des oscillations dues à la position de
l'agitateur est beaucoup plus grande que les oscillations dues au frottement. Un
échantillonnage à 5 Hz est suffisant et représentatif de toute la courbe quand la valeur
moyenne est calculée. Il n'est pas nécessaire d'échantillonner à 100 Hz et de faire une
moyenne sur 100 secondes par exemple, la moyenne sera la même qu'à 5 Hz sur 30
secondes.

La figure 3.10 montre aussi que sur 30 secondes, le couple moyen diminue avec le
temps. 11 s'agit d'une manifestation prévisible de la thixotropie du béton. Cela montre
bien l'importance du temps d'échantillonnage alors que la déstructuration du béton n'est
pas complétée. Lors d'un essai rhéologique, nonnalement les mesures sont prises sur 5 à
6 secondes pour ensuite calculer une moyenne. La mesure du couple ainsi calculée est
représentative du couple réel. Aussi, cette remarque n'est importante que lorsque le
béton n'est pas déstructuré. Puisque seule la courbe descendante est considérés lors du
calcul des paramètres rhéologiques et qu'a ce moment la déstructuration est complétée,
l'erreur due à la thixotropie ne s'applique pas. Il faut cependant s'assurer que le nombre
de pallier de la courbe montante est suffisant pour que la déstructuration soit complète.

h
2 250
5
al
-
V)
200
'al
P 150
K
3
u

-CL
a 100
3
6 50

Lectures (30secondes)

Figure 3. IO - Variation de la lecture du couple alors que l'agitateur est dans le béton
pour une valeur d'alimentation de 1O00 à 700 Hz

La lecture du couple à 5 Hz est sur 6 secondes est donc une méthode précise d'effectuer
I'échantfiomage. Le lecteur de couple peut être utilisé de façon fiable et précise.

3.5 Conclusion

Le logiciel d'essai rhéologique a été modifié. La modification des constantes


d'étalonnage est maintenant facilement réalisable. La facilité d'exécution d'un essai
rhéologique est ainsi améliorée. La possibilité de modifier les constantes de calcul du
couple et de la vitesse par un fichier externe n'oblige plus la compilation du programme
à toutes les fois où l'appareil est étalonné.

Les deux logiciels servant à l'étalonnage de la vitesse et du couple permettent


d'étalonner avec précision les lecteurs de couple et de vitesse.
Un échantillonnage à 5 Hz est suffisant et précis pour recuedlir les données et calculer la
moyenne soit du couple ou de Ia vitesse.

Le rhéornètre B B peut être utilisé de façon précise pour évaluer le couple exercé sur
l'agitateur dans le béton et sa vitesse.
Chapitre 4

Nouveau rhéomètre
4.0 lntroducfion

Ce chapitre présente le développement d'un nouvel appareil de cisadlement doté d'une


n que le développement d'équations empiriques soit possible. Le cahier
~ o n f i ~ p r a t i otelle
des charges est présenté suivi de la présentation de deux appareils. Le développement
mathématique pour l'appareil retenu sera fuialement exposé.

4.7 Cahier des charges

Le nouvel appareil devrait répondre à ces critères.

1. Devait s'adapter au rhéomètre IBB facilement;


2. Être d'une géométrie permettant l'analyse empirique;
3. D'un volume de béton relativement faible;
4. Répondre aux critères du pIus gros granulat et du rapport des diamètres
WR2;
5. De construction simple.

Il s'agit là d'une configuration qui serait idéale. Pour le cas présent, le facteur
économique est le plus important. Le critère premier est donc le plus important car cette
solution évite de tout reconstruire le bâti d'un rhéomètre ainsi que son système
d'acquisition et de contrôle. Nécessairement, le volume de béton sera faible, mais les
rapport Ri& pour le cas d'une configuration cylindre-cylindre sera difficilement
respectable. Pour les gros granulats, un critère de 2.5 fois le diamètre de plus gros
granulat sera respecté pour déteminer l'espace minimal entre les différentes parties de
l'appareil de cisaillement.
4.2 Deux configurationsproposées

4.2.1Configuration disque-disque

Un premier appareil a été envisagé. II s'agit en fait d'un module qui s'adapte au
rhéomètre IBB et qui cisaille le béton par un mode plan-plan, un peu comme le
rhéomètre BT-RHEOM du LCPC. Pour diverses raisons, en particulier à cause de
I'incertitude au niveau du scellement du joint, cet appareil n'a jamais été constmit. Les
plans complets se retrouvent en annexe. La figure 4.1 montre un aperçu de cette
configuration-
& Arbre fur au rhéomètrc

Échantillon de béton fhis

r Partie du bas fixe

Figure 4. 1 - Coupe de la première solution et détail du joint.

Un problème du rhéomètre BT-RHEOM du LCPC est son joint de feutre qu'il faut
mouiller et prendre des mesures de couple avant et après le test rhéologique sur béton
fkais [HU, 19951. L'agitateur proposé ici est doté d'un nouveau joint qui devrait
normaiement éviter ce problème. 11 s'agit d'un joint sur bain Iégèrement pressurisé. Un
usinage au centième de millimètre près en plus d'une colonne d'huile aurait permis au
joint d'être lubrifié tout en empêchant les petites particules de pénétrer le joint et ainsi
modifier la lecture du couple. Évidemment, cet appareil n'a jamais été testé et il est
impossible de dire à ce jour s'il est efficace ou non.
4.2.2 Configuration mixte disque-disque et cylindre-cylindre

La deuxième configuration proposée consiste en un mélange du rhéomètre BT-RHEOM


et du rhéomètre BML. Il s'agit d'un rhéornètre de type rotatif à écoulement de type
couette qui unit les géométrie de type cylindres coaxiaux et de plan-plan. Un bol a été
muni de pales pour retenir le béton. Ce bol est montré à la figure 4.2. Lors de l'essai, le
bol est rempli à la hauteur de béton désirée. Pour l'agitateur, des pales formant un
cylindre pour le pourtour jointes à d'autres pales en forme d'étoile pour l'extrémité du
cylindre ont été assemblées sur un disque monté sur un arbre relié au rhéomètre (voir
figure 4.3). Le bol utilisé est muni de pales fixées au pourtour et au fond.

Figure 4. 2 - Bol muni de pales pour retenir le béton lors du cisaillement

C'est cette configuration qui sera retenue. Son coût de réalisation est faible et rien
n'indique au préalable que la première solution proposée ne donne de meilleurs résultats.
De plus. avec cette configuration, le passage d'un agitateur à l'autre est beaucoup plus
rapide. De plus, cette dernière cocfiguration permet en fait d'en étudier plusieurs en
faisant varier la hauteur de béton dans le bol à échantillonnage. Deux hauteurs de bétons
seront étudiées et les configurations seront appelées X et P. Les plans de constructions
sont en annexe.

Figure 4. 3 - Photo de l'agitateur

4.4 Développement mathématique

Pour ce type de configuration, il est possible de déterminer le profd de vitesse


d'écoulement dans l'échantillon alors qu'il est cisaillé et ainsi déterminer une équation
qui relie les résultats bruts (couple et vitesse) aux unités fondamentales du seuil de
cisaillement (Pa) et de la viscosité plastique (Pas).

4.4.1 Hypothèses de base

Avant de définir les équations mathématiques, il est important de bien défmir les
hypothèses de base régissant ces équations. II est admis que la première couche
laminaire adjacente aux cylindres et aux disques se déplace à la même vitesse que ces
demiers (la couche est solidaire de la paroi). Le béton est considéré comme un matériau
isotrope et homogène. Le poids du béton est négligé de même que la dilatance. Le béton
sera considéré comme un fluide de Bingham.

4.4.2 Système d'équations

Le nouvel agitateur peut être décomposé en deux parties soient le fond et le pourtour. Le
fond peut être comparé à un système disque-disque alors que le pourtour peut être
comparé à un système cylindre-cylindre. La figure 4.4 montre le système ainsi que les
hauteurs de bétons décrivant Ies configurations X et P.

Figure 4. 4 - Aperçu des configurations X et P

Au chapitre 1. certaines équations ont été démontrées relativement à ces configurations


et seront utilisées directement dans cette section pour le cas du fluide de Bingham.

Ona:
z=2,+*

où : z = contrainte de cisaillement P a ]
Q = Seuil de cisaillement [Pa]
j = Taux de cisaillement [s-'1
= viscosité plastique p a s ]

Le couple total appliqué sur I'arbre principd de I'agitateur est :

Cc = Couple dû à la partie cylindre-cylindre.


Cp = Couple dû à la partie disque-disque.
On a pour Cc :

On a pour Cp :

Ce qui donne au total :

47rh
w

que l'on peut écrire sous la forme suivante :


En pratique, il suffit de prendre deux points pour connaître la viscosité et le seuil de
cisaillement du béton testé. Ou encore, si le seuil de cisaillement et la viscosité sont
extraits en unités Nrn et Nrm, le développement suivant peut être utilisé.

Si C est le couple et N la vitesse de rotation en toursk, on a :


c=g+m
On prendra le point où N = O, C = g, et le point N = 1 où C = g + h.

On aura alors pour le seuil de cisaillement :


g = K,-2,

Le seuil est relié à une constante près au seuil en unités fondamentales.

Pour la viscosité, on aura :

Ainsi, la viscosité plastique en Nms est reliée à une constante près à la viscosité
plastique en unités fondamentales en Pas.
Pratiquement, les paramètres g et h sont extraits de la courbe rhéologique et les facteurs
Ki et K2 sont utilisés pour effectuer la conversion aux unités fondamentales.

4.4.3 Calcul de KI et K2

Le tableau 4.1 présente les dimensions pour les configurations X et P, de même que le
résultat des caiculs de KI et K2.

Tableau 4. 1 - Caractéristiques pour les configurations X et P

K2 doit être multiplié par Zn pour utiliser une vitesse en tour/s au lieu de rad/s.

En pratique, lorsqu'un viscosimètre de type rotatif est dimensionné, l'effet du fond sur la
viscosité est annulé par un « e » qui est grand. Sur le facteur K2, si « e » augmente, le
facteur l/e devient vite près de zéro et la partie de l'équation due à la partie disque-
disque du fond du viscosimètre est négligeable face à la partie cylindre-cylindre.

4.5 Conclusion

Dans ce chapitre, les différentes caractéristiques que devait comporter un nouvel


agitateur ont été présentées. Deux agitateurs répondants à ses caractéristiques ont été
présentées et les équations décrivant le deuxième de ses deux agitateurs (la solution
retenue) ont été fornulées et discutées. Pour ce dernier agitateur, en faisant varier la
hauteur de béton, deux configurations peuvent être étudiées (X et P). Les facteurs KIet
K2 ont été calculés pour les configurations X et P.
Chapitre 5

Présentation et analyse des résultats de l'étalonnage en


unités fondamentales du rhéomètre IBB
5.0 Introduction

Ce chapitre présente les résultats obtenus lors des deux séries d'essais. Pour chacune des
séries, une brève description des mélanges et la méthode expérimentale sont présentées.
Des résultats d'étalonnage en unités fondamentales sont donnés à partir de tous les
résultats de toutes les phases confondues. Pour terminer, une section présentant divers
résultats obtenus en parallèle de I'étude principale sont présentés.

5.1 Première série d'essais

5.1 -1 Méthode

Pour cette série, des essais ont été effectués sur le rhéomètre à agitateur en H et celui à
agitateur en X. Pour un béton donné, un test au rhéomètre H est effectué. Tout de suite
après la fm de ce test, l'agitateur X est mis en place et l'essai est effectué avec le même
béton. Il se déroule environ 5 niinutes entre les deux essais.

5.1.2 Mélanges

La première série étant exploratoire, plusieurs types d e bétons ont été testés. Des surplus
de bétons d'autres projets on été utilisés et leur composition n'est pas toujours connue
avec exactitude. Souvent, après un premier test, pour obtenir un deuxième mélange sans
confectionner un nouveau béton, du superplastifiant a été ajouté. Le nouveau béton
fluidifié pouvait alors être utilisé à nouveau. Des bétons avec différentes fibres et
différentes grosseurs de granulats ont été utilisés.
5.1 -3Résultats

Les viscosités plastiques et les seuils de cisaillement des bétons ont été calculés à partir
des points expérimentaux tels que décrit à la section 3.2.3. Un tableau présentant tous les
résultats rhéologiques est présenté en annexe. Pour tracer les relations, seuls les points
ayant une corrélation supérieure à 0.7 ont été retenus. La figure 5.1 montre une relation
entre les viscosités plastiques obtenues avec les deux configurations de rhéornètre.

O 2 4 6 8 10 12 14 16
Viscosité H (Nms)

Figure 5. 1 - Relation entre les viscosités plastiques obtenues avec la configuration H et


la configuration X

Il semble y avoir une relation entre les viscosités plastiques obtenues à l'aide des deux
rhéomètres mais le coefficient de détermination de la droite est 0,54.Le coefficient
traduit une forte dispersion des résultats.

La boîte de maniabilité tracée à la figure 5.2 montre que des viscosités relativement
faibles ont été obtenues (hc8)lors de cette première série d'essais et que des points à des
viscosités plastiques plus élevées sont nécessaires pour compléter la courbe. Cette boîte
de maniabilité montre bien la nécessité de caractériser le béton avec deux paramètres et
non un seul. Cette figure montre aussi qu'aucune relation n'existe entre la viscosité
plastique et le seuil de cisaillement.
6 8 10
Viscosité (Nms)

Figure 5. 2 - Zone couverte par les mélanges de béton de la première série d'essais pour
1' agitateur H

1O 15 20
Seuils de cisaillement H (Nm)

Figure 5. 3 - Relation entre les seuils de cisaillement obtenues avec la configuration H


et la configuration X
La figure 5.3 montre une relation entre les seuils de cisaillement obtenus avec les
configurations H et X. Une relation Linéaire est observée avec un bon coefficient de
détermination (R' = 0,77). Cependant, la droite ne passe pas par l'origine, ce qui ne
saurait être expliqué à ce point de l'étude. Une explication est donnée à la section 5.2.2.

La figure 5.4 montre Ia relation entre le coefficient de détennination et le seuil de


cisaillement. À partir d'un seuil de cisaillement de 14 iYm, le coefficient de
détermination chute en dessous de 0.8 et les résultats doivent être analysés avec soins.
Un coefficient de détermination faible ne témoigne pas nécessairement d' un mauvais
essai ou qu'une relation n'existe pas entre la vitesse de rotation et le couple. Pour ces
résultats le comportement est simplement auee que binghamien ou non analysable avec
ce rhéomètre.

O 5 10 15 20 25 30
Seuil de cisaillement (Nrn)

Figure 5.4 - Limite de détermination du comportement du béton frais avec le rhéomètre


IBB en se basant uniquement sur le coefficient de détermination R'
5.2 Deuxième série d'essais

5.2.1 Méthode et descriptions des mélanges

Pour cette série d'essais, les configurations H, X et P ont été utilisées. Sur tous les
mélanges de béton, les essais ont été réalisés dans le même ordre à savoir l'agitateur H,
le P, le X et ensuite un autre H (noté C pour confirmation) pour connaître exactement
1' influence du temps.

Des essais au cône d'affaissement ont été effectués de même que des tests de
compression étant donné que ces mélanges étaient contrôlés et que les résultats
pouvaient être insérés dans la banque de données du système de contrôle de qualité ISO
du CRIB.

Des mélanges de béton de rapports E/C variant de 0,70 à 0'35 ont été fabriqués. La
quantité de pâte de ciment par rapport à la quantité de granulats a été conservée
constante. Chaque mélange de rapport E/C particulier a été superplastitié par doses
successives pour obtenir d'autres mélanges de béton et ainsi augmenter le nombre de
points sur les courbes d'étalonnage. Tous ces mélanges de béton contenaient du
retardateur de prise pour minimiser l'effet du temps sur l'évolution de la rhéologie du
béton.

5.2.2 Relations entre les configurations H et X en unités machines

La figure 5.5 montre la relation des seuils de cisaillement obtenus avec l'agitateur H et
X. Les résultats de la première série sont aussi représentés sur cette figure. La deuxième
série montre une relation iinéaire qui passe par l'origine. Le coefficient de détermination
est élevé ce qui propose une bonne relation. À la section 5-13, d avait été soulevé le
point que la relation ne passait pas par l'origine et à ce moment Ià, la cause exacte n'était
pas connue. À la lumière des résultats de la deuxième série d'essais, laquelle a été
réalisée avec du retardateur de prise, ii est possible de croire que c'est l'effet du temps
qui décale la droite de I'origine. Dans la première série, les essais au rhéomètre X ont été
réalisés environ cinq minutes après l'essai au rhéomètre H. L'effet du vieillissement se
fait sentir principalement sur le seuil de cisaillement et non sur la viscosité plastique.
Pour le passage aux unités fondamentales (section suivante) seule la relation de la
deuxième série sera retenue.

l + Série 2
Serie 1 l

Figure 5. 5 - Relation entre les seuils de cisaillement obtenus avec la configuration H et


la configuration X

La figure 5.6 montre les viscosités plastiques obtenues avec les rhéomètres H et X. La
première série d"essais est aussi représentée sur ce graphique. La deuxième série
d'essais montre des mélanges de béton beaucoup plus visqueux que ceux de la première
série. Les résultats de la deuxième série s'alignent bien pour poursuivre la relation
linéaire déjà observée avec la première série mais dont le coefficient de déterminaiton
était faible.
+ Série 2
R Série 1

O 10 20 30 40
Viscosité H (Nms)

Figure 5. 6 - Relation entre les viscosités plastiques obtenues avec la configuration H et

Pour le passage aux unités fondamentales, la relation passant par les points des deux
séries sera retenue.

5.2.3 Relations entre les configurations H et P en unités machines

Entre l'agitateur H et P, une relation héaire est obseniée entre les résultats issus des
deux configurations (voir figures 5.7 et 5.8). Il est possible de croire qu'entre les
résultats des configurations X et P, on aura aussi une relation linéaire.
Figure 5. 7 - Relation entre le seuil de cisaillement obtenu avec la configuration H et la
configuration P

y = 1 . 4 0 ~+ 15.48,

O 2 4 6 8 10
Viscosité H (Nms)

Figure 5. 8 - Relation entre les viscosités plastiques obtenues avec la configuration H et


la configuration P

On observe tout de même une corrélation plus faible avec l'agitateur P. Plus d'essais
sont nécessaires de ce côté. Les faibles valeurs des coefficients de détermination pour
l'essai au rhéomètre P explique peut-être la dispersion des résultats.
5.3 Unités fondamentales

Suite aux diverses relations présentées en unités machines à Ia section 5.2, il est
maintenant possible de présenter des résultats en unités fondamentales pour les
configurations X et P. Conune il existe une relation entre les résultats des diverses
conf~gurations,il est raisonnable de croire qu'une constante reliant les résultats en unités
fondamentales aux unités machines de la confiopration H existe pour faire une
conversion sur le seuil de cisaillement et sur la viscosité plastique.

En premier lieu, seront présentés des résultats comparant les configurations H et X et en


deuxième lieu des résultats comparant les configurations H et P. Ces résultats seront
comparés à ceux obtenus par Tattersaii et Banfi11 (1983).

5.3.1 Relation entre ['agitateur H et X en unités fondamentales

Avec les formules présentées à la section 4.4, les résultats obtenus avec la configuration
X ont été calculés en unités fondamentales. Pour comparer les viscosités plastiques
obtenues avec la configuration H et la configuration X, tous les mélange de béton des
séries 1 et 2 ont été retenus. La figure 5.9 montre la relation entre les résultats des deux
configurations. SeIon cette figure, une viscosité plastique de 1 Nm obtenue avec
l'agitateur en H correspond à une viscosité plastique de 1,89 Pas en unités
fondamentales.
O 5 1O 15 20 25 30 35 40

Viscosité H ( h s )

Figure 5. 9 - Passage aux unités fondamentales pour la viscosité plastique à partir des
résultats de comparaison avec la configuration X

Pour comparer les seuils de cisaillement obtenus avec les configurations X et H. seuls
les résultats de la deuxième série ont été retenus. Les résultats de la première série
étaient entachés d'une erreur due au vieillissement du béton. La figure 5.10 montre la
relation obtenue. Selon cette figure, un seuil de cisaillement de 1 Nm par exemple pour
l'agitateur H correspond à 42,5 Pa en unités fondamentales.

I
y = 42.51~
R* = 0.76

+ A
* *+y ,

1 I t

O 5 10 15 20 25
Seuil de cisaillement H (Nm)

Figure 5. 10 - Passage aux unités fondamentales pour le seuil de cisaillement à partir


des résultats de comparaison avec la configuration X
5.3.2 Relation entre l'agitateur H et P en unités fondamentales

Pour comparer les viscosités plastiques obtenues avec la configuration H et la


configuration P, seuls les bétons de la deuxième série ont été retenus. En fait, la
première série ne comprenait pas l'essai avec la configuration P. La figure 5.1 1 montre
la relation entre les ré.su1tats des deux configurations. Selon cette figure, une viscosité
plastique de 1 Nm obtenu avec 1' agitateur en H correspond à une viscosité plastique de
6,87 Pas en unités fondamentales (voir la pente de l'équation). La relation n'est
cependant pas tout à fait bien définie. Plus d'essais seraient souhaitables pour conclure
plus clairement. Les viscosités plastiques en unités fondamentales sont beaucoup plus
élevées avec l'agitateur P qu'avec l'agitateur X.

O 5 10 15 20 25 30 35
Visocsité H (Nms)

Figure 5. I l - Passage aux unités fondamentales pour la viscosité plastique à partir des
résultats de comparaison avec la configuration P

Pour comparer les seuils de cisaillement obtenus avec les configurations P et H, seuls les
résultats de la deuxième série ont été retenus. La figure 5.12 montre la reIation obtenue.
Selon cette figure, un seuil de cisaillement de 1 Nm par exemple pour l'agitateur H
87

correspond à 116,43 Pa en unités fondamentales. Encore là, l'ordre de grandeur des


résultats est supérieur à ceux obtenus avec la configuration X.

O 5 10 15 20
Seuil de cisaillement H (Nm)

Figure 5. 12 - Passage aux unités fondamentales pour le seuiI de cisaillement à partir


des résultats de comparaison avec la configuration P

5.3.3Comparaison avec la documentation

Tattersall et BanfiIl (1983) ont étalonné un rhéomètre à agitateur en H à mouvement


planétaire (MKKQ à l'aide de fluides newtoniens et non-newtoniens de paramètres
rhéologiques connus. Les constantes obtenues sont :
WG = 136
1/G = 15.2
Il faut cependant souligner que le couple lu était divisé par 2.25, soit le rapport des
engrenages appliquant le mouvement planétaire à l'agitateur, pour obtenir une mesure
du couple sur l'arbre de l'agitateur. Dans le cas du rhéomètre IBB, le couple correspond
au couple mesuré sur l'arbre de rotation principal, il faut donc multiplier par 2.25 pour
comparer ces résultats avec ceux des conf~gurationsX et P. Aussi, les dimensions
exactes du MKIII ne sont pas tout à fait les mêmes que celles du IBB à quelques
millimètres près. La comparaison directe des résultats doit se faire avec précaution. Le
tableau 5.1 résume les résultats obtenus lors de cette étude et montre aussi les résultats
obtenus par Tattersail et Banfil1 (1983). Les résultats de ces derniers ont été multipliés
par 2.25 (facteur du au mouvement planétaire) pour être comparables directement avec
ceux obtenus ici.

Tableau 5. 1 - Résumé des résultats d'étalonnage en unités fondamentales de l'agitateur


H e t résultats de la documentation

TBB 1 Nm 1 Nms
X 42.5 Pa 1.9 Pas
P 116.4 Pa 6.9 Pas
MK III 306 Pa 34.2 Pas

5.4 Conclusion

Il semble que les résultats issus de différents rhéomètres soient comparables à un facteur
près pour la viscosité plastique et pour le seuil de cisaillement. Aucune relation n'existe
entre le seuil de cisaillement et la viscosité plastique. Il n'est pas possible avec ces
résultats de fournir les constmtes qui permettent le passage aux unités fondamentales
pour le rhéomètre IBB. Cependant, iI est possible de croire que lorsque il est nécessaire
de comparer les résultats issus de divers rhéomètres, seule une série d'essais avec
plusieurs mélanges de béton testés avec ces rhéomètres est nécessaire.
Chapitre 6

Autres résultats
6.0 Introduction

Au cours des divers essais visant essentiellement I'étalonnage de I'agitateur H en unités


fondamentales, des résultats secondaires ont été observés. Ainsi, lors de la deuxième
série de mélange, le rapport E/C variait alors que la quantité de pâte demeurait
constante. Des résultats sur I'évoIution de la viscosité et du seuil sont présentés suite à
ces essais. Une série de bétons autonivelants a aussi été confectionnée. ll est possible de
tracer une boîte de maniabilité des BAN avec ces quelques résultats. Tl a été possible
d'utiliser trois rhéomètres IBB identiques à agitateur en H. Des essais de répétabilité ont
été réalisés et les résultats sont présentés. Une relation entre l'affaissement au cône et le
seuil de cisaillement a été observée Iors de diverses séries d'essais.

6.1 Effet de la variation du rapport W C sur les paramètres rheologiques

Dans la documentation, il est généralement admis que l'augmentation du rapport E/C


réduit la viscosité plastique et le seuil de cisaillement [TA'ITERSALL et BANFILL,
19831. Ces essais ont été réalisés à partir d'un mélange de base auxquels des doses
successives d'eau y ont été ajoutées pour augmenter le rapport E/C. Le volume de pâte
de ciment dans le béton est ainsi augmenté. La deuxième série de bétons confectionnés
pour i'étalonnage de l'agitateur en H, comportait plusieurs mélanges de bétons à
différents rapports E/C mais dont la quantité de pâte demeurait constante vis-à-vis la
quantité de sable et la quantité de granulats.

Le tableau 6.1 montre les résultats obtenus sur la viscosité plastique pour six mélanges
de rapports E/C différents. La forte baisse de la viscosité plastique avec i'augrnentation
du rapport E/C prévue par la littérature n'est pas observée ici alors que le volume de pâte
est constant. Cependant, alors que le rapport E/Cs'approche de 0'35 @HP), on voit une
nette augmentation de la viscosité plastique. Il est à noter que les mélanges de rapport
E/C = 0,40 et E/C = 0,35 contenaient déjà du superplastifiant Iors de la gâchée initiale.
Le superplastifiant liquide n'affecte pas, à ces faibles dosages, la viscosité plastique du
béton. Il semble donc, à la lumière de ses résultats, que seul le rapport E/C de la pâte ne
puisse prédire la viscosité plastique fmale du béton. Le volume de pâte semble
cependant un facteur important sur Ia viscosité plastique du béton.

Tableau 6. 1 - Viscosités plastiques pour différents rapports E/C

Rapport E/C Viscosité Plastique

6.2 Relation entre le cône d'affaissement et le seuil de cisaillement

II a déjà été mentionné et il est connu qu'il existe une relation entre le cône
d'affaissement et le seuil de cisaillement. À la figure 6.1, on observe cette tendance pour
une série de mélanges réalisées pour un autre projet avec fibres et sans fibres. Les
mélanges sans fibres ont tous le même rapport E L , la même quantité de pâte et de
granulats. Seule la teneur en superplastifiant varie. Pour les mélanges avec fibres, la
teneur en superplastifiant et la teneur en fibres varient mais les autres quantités
demeurent constantes.

La relation semble être dépendante du type de mélange. II n'y a pas assez d'éléments
disponibIes ici pour comprendre exactement ce qui influence la relation entre le seuil de
cisaillement et l'affaissement au cane. La quantité de pâte disponible pour lubrifier la
suspension granulaire semble être un élément important face aux autre constituants du
béton sur la relation entre l'affaissement et le seuil de cisaillement.
FIL = 0.96
l -
y = 661- 8 6 ~ ~ " ~ y = 733.1 4xaa3
ff = 0.80
f .

+ sans fibres

I
Seuil de cisaillement (Nm)

Figure 6. 1 - Relation entre I'affaissement au cône et le seuil de cisaillement (agitateur


en

6.3Béton autonivelant

Des essais sur bétons autonivelants (BAN) ont été réalisés pour un projet spécial. Pour
ces cinq BAN, il est possible de tracer la zone qu'ils occupent sur une boîte de
maniabilité (voir figure 6.2). Leur comportement montre un seuil de cisaillement très
faible (en dessous de 0.5 Nm) et une viscosité plastique plutôt élevée. Un minimum de
viscosité plastique est certainement nécessaire pour éviter la ségrégation. Une limite
supérieure ne saurait être décrite ou n'a jamais été observée.
Viscosité piastique (Nrns)

Figure 6. 2 - Boîte de maniabilité de BAN

6.4 Essais avec trois rhéomètres IBB identiques

Des essais avec trois rhéomètres IBB identiques ont été réalisés. Avec trois appareils, il
est possible d'effectuer des essais comparatifs exactement au même moment et ainsi
éliminer l'effet du temps sur le vieillissement du béton. Aussi, dans le même ordre
d'idée, il est possible de connaître la possible influence des paramètres d'essais sur les
paramètres rhéologiques calculés.

La figure 6.3 montre les trois courbes rhéologiques obtenues avec Les trois rhéomètres
pour le même béton au même moment. Le rhéomètre IBB de l'université Laval est
dénoté UL alors que les deux autres appareils IBB sont dénotés A et B. Des essais
courts, normaux et longs ont été réalisés. Les premiers essais ont donnés des résultats
non satisfaisants. Après vérification, il s'agissait d'erreur d'étalonnage sur le lecteur de
vitesse pour un rhéomètre et une erreur d'étalonnage sur le lecteur de couple pour un
autre rhéomètre. Ces erreurs montrent bien l'importance d'un étalonnage précis pour
obtenir des résultats précis et repétitifs. Finalement, les essais conduits sur les trois
rhéomètres 1BB ont montrés que pour un mélange de béton testé au même moment les
94

trois appareils donnent les mêmes résultats pour la viscosité plastique et pour le seuil de
cisaillement. L'essai au rhéomètre IBB est donc répétitif.

Figure 6. 3 - Courbes rhéologiques obtenues avec les trois rhéomètres

D'autres essais ont été réalisés avec les trois rhéomètres pour évaluer l'influence du
nombre de points pour effectuer l'essai rhéologique. Il semble que ce soit le temps pour
déstructurer complètement le béton qui soit le plus important et non le nombre de points
sur Ia courbe descendante.

6.5 Conclusion

Des essais conduits avec trois rhéomètres IBB à agitateur en H à mouvement planétaire
ont montré que I'essai rhéologique est répétitif et précis. Une boîte de maniabilité pour
des bétons autonivelants a été tracée. Une relation entre 1' affaissement au cône et le seuil
de cisaillement est présentée pour des bétons avec fibres et sans fibres. L'effet du
rapport E/C a été étudié avec une quantité de pâte de ciment constante.
Chapitre 7

Conclusions
Les principaux objectifs du programme expérimental étaient de modifier le logiciel
d'essai rhéologique du rhéornètre IBB, d'évaluer sa précision et de trouver les constantes
qui permettent le passage des unités propre à la machine aux unités fondamentales.

Le logiciel d'essai rhéologique a été modifié et quelques composantes physiques du


lecteur de couple ont été améliorées. Le rhéomètre a par la suite été soumis a des essais
de précision sur la lecture de la vitesse et du couple. Suite à ces essais, il a été possible
de conclure que l'appareil IBB est précis et qu'il peut être utilisé de façon fiable pour
mesurer la rhéologie du béton frais. Cette conclusion n'est valide que du point de vue
mécanique, des essais sur béton fiais sont nécessaires pour valider le champ
d' application des résultats obtenus.

Le rhéomètre IBB à agitateur en H à mouvement planétaire est un appareil qui permet de


mesurer avec précision le comportement rhéologique du béton frais. La viscosité
plastique ainsi que le seuil de cisaillement sont les deux paramètres rhéologiques issus
de l'essai rhéoiogique. Les résultats ne sont pas en unités fondamentales.

Les essais de répétabitilé sur trois appareils semblables ont montrés que l'essai
rhéologique est répétitif. II semble que ce soit le temps pour déstructurer complètement
le béton qui soit le plus important et non le nombre de points sur la courbe descendante.

Il existe un relation linéaire entre les viscosités plastiques issues de divers rhéomètres.
Une relation Linéaire entre les seuils de cisdlements issus de divers rhéomètres existe
aussi. Lors de ces essais de comparaison, l'effet du vieiiLissement doit être contrôlé avec
un retardateur de prise.

Les deux configurations permettant le passage en unités fondamentales étudiées n'ont


pas donné les même paramètres rhéologiques pour un même béton. Il ne s'agit donc pas
d'unités fondamentales. Les équations mathématiques sont certainement à l'origine de
cet écart.
Comme les autres rheornètres à béton commercialement disponibles ne sont pas
cohérents entre eux quant aux unités fondamentales ml,on peut alors se demander si,
dans la présente étude, la même chose a été observée d'une configuration à l'autre.

II a été impossible de déterminer avec certitude des coefficients d'étalonnage pour


obtenir des unités fondamentales pour le rhéomètre IBB. Il farit se questionner
sérieusement quant à la vérité absolue dans le cas des unités fondamentales. Il semble
que la configuration influence la conversion par simple formule empirique en unités
fondamentales. Cependant, une relation entre les résultats de divers rhéomètres peut être
décrite en effectuant une simple série d'essais avec quelques bétons.

Une relation avec l'anaissement a été confirmée dans la présente étude. Cependant,
comme deux relations différentes ont étt formulées pour des bétons avec fibres et sans
fibres, plus de recherches sont à faire pour comprendre exactement l'effet des fibres. 11
se peut que ce soit la quantité de pâte disponible à la lubrification lors du cisaillement
qui soit à l'origine de cette différence. Des essais avec différents rapports pâte/granulats
seraient nécessaires pour mettre en évidence l'effet du volume de pâte. Les mêmes
essais pourraient être réalisés sur des bétons sans fibres.

Les essais montrent que le temps joue sur le seuil de cisaillement et non sur la viscosité
plastique. Un retardateur de prise contrôle relativement bien cet effet si les essais sont
réalisés sur une courte période de temps.

L'ajout de superplastifiant liquide diminue le seuil de cisaiIlement mais n'affecte pas la


viscosité plastique. Il faudrait se questionner cependant sur l'effet de l'eau dans le
superplastifiant. Théoriquement, lorsque du superplastifiant est ajouté, la quantité de
pâte augmente et le rapport E/C augmente légèrement.

semble que pour des bétons de rapports EIC variant de 0,7 à 0,4, la quantité de pâte
influence beaucoup plus la viscosité plastique que son rapport E/C.La documentation
montre n o d e r n e n t une diminution de la viscosité plastique avec l'augmentation du
98

rapport Ces résultats ont été obtenus en ajoutant l'eau à un béton de faible
rapport E/C et la quantité de pâte augmente avec ie rapport E/C. Les présents résultats
n'ont pas montré de variation de la viscosité plastique alors que la quantité de pâte
demeurait constante avec l'augmentation du rapport E/C entre E/C=0,4 et 0,7.

Les bétons autonivelants montrent un seuil de cisaiilement très faible (inférieur à


0,5 Nrn) tout en montrant une viscosité plastique assez élevée. Une boîte de maniabilité
a été tracée et eue reflète bien cette tendance.
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ANNEXES
ANNEXE A

Formulaires de gâchées 641-1 00 à 641-1O 5


Formulaire d e melange SYS-E QUAUTE CRIB -
Bétons et mortiers FORMULAIREF m 1 et Hl3-2
VERSION 1.O
(à préparer avant le gâchage)
En vigueur depuis le 15 95

UC visé? E L visé? Air entrainé? Fumée de siiice? Type de mélange?


10,71 ( 0 , 7 v i I~éton ordinaire i Volume de la gachée mresl([
PVI NC PVZ NC P V C
~ P V C
~
Qte SSS Qte SSS Qte pesde
Nature des constituants Nob t Densité ~ a r d de la gachée au kb
Ciment iafarge T-t O Lot 27 3.15 O 260,Okg 15,59 15,61 kg
Fumée de silice
r I
0,O0 kg 0,00 kg
Autre ajout minéral 0,Oo ,
kg O, 00 kg Temp.
Eau Acqueduc tempéré 1 ,O0 182,Okg 10,91 10.49 kg[
Sable Ladufo L31 2,70 765.0 kg 45,88 46,50kg
Pierre 1 Bédard 20-5 mm Lot 39 2,74 1 185,O kg 71,06 70,85 kg
Pierre 2 , 0,00 ose kg O,00 kg
I
Pierre 3 D
0,Oo mM<g C kg O,00 kg
Réducteur d'eau MB i OOXR - LOT Al 1 1,21 0,65 769 mi 1 0, 1 10,o nJ
Agent entraÎneur d'air I
0,oo 0 ni 0,0 ni
Superplastifiant 1 O ,O0 O mi a0 mi
Autre adjuvant 0,00 0 rri au rrl
Fibre 1 0,Oo O,OO% kg 0,00 kg
Fibre 2 0,oo 0.00% L ,kg OJOO , kg
Volume d'air vise 2,0% et 20 litres d'air
Volume des qte ci-haut 100'1 litres
Masse des qte a-haut 2392 kg 143.5 kg
Masse volumique 2391
U C des qte à-haut O, 700 - mélange fait par:
IIFred Chamelaine + Bruno
UL des qte ci haut 0, 700
Calcul des teneurs en eau fdaxeur kifiséP '
et corrections de masse en découlant Gros rnaiaxeut lanétaire
Sable fierre 1 Pierre 2 Pierre 3 Date du gachage Heure du contact WC
Poids de la tarre (PT)
Poids tare + granula?humide (PH)
984.7
2033,l 2036,7
/ 984,6 pim7-l Y]
Mesures faites après
Poids tare + granulat &ch4 (PS) 2003,5 2033,4 Affaissement
Absorption du granulat à 24 h (A) 0,54% 0,69%
Masseduairmètrevide 2,76 kg
Teneur en eau totale
-
(PH - PS) 1(PS PT) = TE
12.91% 10,31% 1 I
Eau apportée par le granulat
[(TE-A)xmasseSSS]l(1 +A)
l,08 -0,21
1 1 1 1 I
N.B. SI TE < A, Eau apportde = Inscrire 80% du rdsultat obtenu Température du béton
Masse corrigée du granulat Étalement %
[(l-i- TE) x masse S S q 1(1 + A)
[ 46.96 70,85 1 1 I I Temps d'écoulement sec
N.B. S1 TE < A, utiliser 7 [(i + 0,8 x TE) x masse SSS] 1 (1 + 0,8 x A)

I I
Expllcatlon des polnts de vérIflcatlon
PV1: WC visé = WC obtenu $s 0,005
PV2: &Liant vise = Eltiant obtenu à ,+ 0,005
PV3: Air entrain6 spécifié e->AEA @sent dans le mélange prévu
PV4: Fumée de silice sp4cifi6 c->présente dans le mélange imprirnt5 le Jeudi 08 octobre 1998 Za 15:29
PV5: Qte corrigée pour teneur en eau = Qte pesee au laboratoire a +O.lkg
Identification du melange SYSTÈME QU& - CR~B
Bétons et mortiers No de dossier CRIB No de m6lange Cade personnel FORkîUmlRE -1 et flT3-2
VERSION 1.0
1 -1 1 1 1
, , ,
641 En Mgueur depuis ie 15 mai 95

W C vise? E/Lvisé? Air entraîné?


- No" - -,,- J6i*-n-;-i-iaire
Fumée de silice? Tme de mélanae? --
1 1 Volume de la gachee mres]1 - 1
Qte SSS Qte SSS Qte pesée
Nature des constituants Nobt Densite ~ a r d de la gachée au hb
Ciment Lafarge T-10 Lot 27
1
3,15 O 290,Okg 17,38 17,40 kg
Fumée de silice 0,O0 kg 0,00 kg
Autre ajout minéral 0.00 kg 0,oo , kg Temp.

Eau Acqueduc tempéré 1,O0 173,Okg 70,37 9,951kg1


Sable L Ladufo L31 2,70 765,Okg 45,85 45,85 kg
Pierre 1 Bedard 20-5 mm Lot 39 2,74 1 185,O kg 71,03 71 ,O5kg
1

Pierre 2
, Dose . kg O, 00 kg
Pierre 3 0.00 rnmgC kg O, OU kg
Réducteur d'eau , MB 1ûûXR-LOTAl1 1 , 2 1 0,65 189 rd 11,3 11,5 r d
Agent entraîneur d'air I L
&O0 0 &O ni
Superplastifiant L 1 0,OO O rri Oro ni
Autre adjuvant 0,00 0 rd Oro rril
Fibre 1 0,oo 0.00% kg 0,00 kg
fibre 2 0,00 0.00% kg 1-1
0,00 kg
Volume d'air visé 2,0% et 20
litres d'air
Volume des qte ci-haut 100 1 lRres
Masse des qte ci-haut 2413 kg 144,6 kg
Masse volumique 2411 kg/m3*
UC des qte à-haut 0,597 mélange fait par:
VL des qte ci haut 0,597
l~red Chapdelaine+Bnino 1
Calcul des teneurs en eau malaxeur utilise
et corrections de masse en découlant [&os malaxeur pianAtaire
Sable Pierre 1 Pierre 2 Pierre 3 ' Date du gilchage Heure du Contact UC
Poids de fa tarre (PT)
Poids tare + granulat humide (PH)
' 984,7
2023,l 2036,7
984.6 /-3mm-20/02/97
Mesures faites apres 30 min
Poids tare + granulat séché (PS) 2003,5 2033,4 Affaissement 50 mn
Absorption du granulat a 24 h (A) 0,54% 0,69% Masseduairrnetrevide 2,76 kg
Teneur en eau totale [ 1,92% /0,31% / 1 Masse du aimétre pleh 20,12 kg
(PH - PS) / (PS - PT) = TE Volume du airmétre 7,03 litre
Eau apportée par le granulat
f (TE-A)xrnasseSSS]/(l +A) 1
0,63 ( -0,21 ( 1 I Teneur en air 120,0%
N-B. SI TE < A, Eau apport6e = lnscrlte 80% du r6suItat obtenu Température du beton 10 @
Masse comgée du granulat Étalement %
[(l + TE) x masse SSS]/ (1 + A) 146,48 170,81 1 1 Temps d'6coulement sec
+ 0,8 x TE) x masse SSS] I (1 + 0,8 x A)
N.B. SI TE c A, utiliser I, [(l
Total de l'eau apportée
par les granulas
L
1 T I
kg Qe d'eau a ~ e s e ~ > [kg TÉpmwenesl faites a p r & s I T /
1
I min

Expflcation des points d e vérlffcatlon


PV1: U C vis6 = U C obtenu à f 0,005
PV2: ElLiant visé = E/Liant obtenu f 0,005
PV3: Air entrain6 sp6cilé Ç->AEA present dans le rnéIange prévu
PV4: Furnee de silice specifie c-> prbsente dans [e mélange imprime le Jeudi 08 octobre 1998 1533
PV5: Ote corrigee pour teneur en eau = Qte pesee au laboratoire A M,lkg
ldentlfkation du mdiange S Y W E QU& - CRI6
Bétons et mortiers de dossier CRlB No de rn&ange Code personnel FORMULAIRE -! -2
(A préparer avant te gAchage) 641 1 201- 1 0,s 1 VERSION 1.0
En vigueur depuis le 15 mai 95
Opdrateur, s ~ . plconserver cetfe fiche 1
UCvisB? ULvisB? Air entraîne? FumBe de silice? Typede melange?
1)
1- 1- 1)Wtonordinaire
1 *
Volume de la @chBe [litres] 1 7
PVI C pv2c PV3 C PV4 C
Qte SSS Qte SSS Qte pesde
Nature des consbituants Nob t Densite Pard d de la gachée au hb
Ciment 1
Lafarge TI0 Lot 27 3,15 O 324.0 kg 19,42
Fumée de silice 0,oo kg O,00
1 ,
Autre ajout minéral r
0,Oo - kg O, O 0
Eau Acqueduc tempéré 1,OO 162,Okg 9,71
Sable Ladufo L31 2,70 765,Okg 45,86 46,lO kg
Pierre 1 Bedard 20-5 mm Lot 39 2,74 1 185,Okg 71,04 70,70kg
Pierre 2 r Dose kg O,00 kg
Pierre 3 0,00 mRgC kg O,O0 kg
Réducteur d'eau I
-
M 8 1OOXR LOT A l 1 1,21 0,65 2 7 1 ni 12,6 nit
Agent entraîneur d'air1
0,00 0 ri 0.0 rriI
Superplastifiant 1
1 0,OO O mi 0,0 rd
Autre adjuvant 0,Oo 0 rrl a0 ml
Fibre 1 0,m 0.00% kg 0, 00 kg
Fibre 2 0,Oo 0.00% kg O,00 kg
Volume d'air vis6 2,0% et 20 Rres d'air
Volume des qte ci-haut 1001 litres
Masse des qte ci-haut 2436 kg 146,O kg
Masse volumique 2434 kg/m3
W C des qte a-haut 0,500 mélange fait par:
[~redet Bruno
UL des qte ci haut 0,500 malaxeur utiiisé
Calcul des teneurs en eau
et corrections de masse en découlant I ~ r o malaxeur
s phnétaire
Sable Pierre 1 Pierre 2 Pierre 3 Date du gachage Heure ducontad UC
Poids de la tarre (PT)
Poids tare + granulat humide (PH)
652,7 984,6
1 161,5 2009,9
~] 1-1
Mesures faites a p r b 30 m'n
Poids tare + granula séché (PS) 1155.9 2009,4 Affaissement 50
Absoipiion du granulat à 24 h (A) û,54% 0,69%
Masse du aimètre vide 2,76 kg
Masse du airm&treplein 20,05 kg
Teneur en eau totale
(PH - PS) / (PS - PT) = TE
[ I,11% 10,05% 1 1 Volume du ahm&tre 7,03 htre
Eau apportée par le granulat
[(TE-A) xmasseSSS]/(l +A) 1
0,26 1-0.36 ) 1 Teneur en air 170,094
N.B. SI TE < A, Eau apportde = Inscrire 80% du resultat obtenu Température du béton 13 @
Masse comgee du granulat
[(I+ TE) x masse SSS]/ (1 + A) [ 46,12 [70,68 1 1 Étalement
Temps d'écoulement
%
sec
N.B. SI TE c A, utIlber -, [(l + 0,8 x TE) x masse SSS] 1 (1 + 0,s x A)
Total de I'eau apportée
par les granulats 1- 1
10 Qt~ed'eau a ~ e s e r - > rkgI Épmuvettes faites a p r & v l min
9

Explication des points d e vérlflcatlon


PVI : E X visé = U C obtenu à f 0,005
PV2: E/Liant visé = ULiant obtenu à t 0,005
PV3: Air entraîne spéafie <-sAEA prBsent dans le melange pr6w
PV4: Furn6e de silice sp8cifié <-> présente dans le mélange imprimé le Jeudi 08 octobre 1998 A 1534
PV5: Qte corrigée pour teneur en eau = Ote pesde au laboratoire a f0,l kg
Formulaire de mélange Identification d u melange SYSTEME QUAUTE- CRlB
Bétons et mortiers No de dossier CRlB No de mélange Code personnel FORMUWRE Fïï3-1 Fm-2
641 1 T ,45 I1VERSION 1.0
En vigueur depuis le 15 mai 951
Opbrateur.
- - s

[m
WC visé? E/Lvisé? Air entraîné? Fumée de silice? Type de mélange?
1)
C
pv1
0 . 4 5 1 r-TE--]
C C
pv2 C PV3 PV4
[ BQfdinake
~ I Volume de la gachee [iitreq (601
Qte SSS Qte SSS Qte pesée
Nature des constituants Nob t Densité - Pard .> de la gachée au hb
Ciment 1
Lafarge T-10 Lot 27 3,15 O 345,Ikg 20,69 20,701kg
Fumee de silice 0,OO kg ,
O, 00 kg
Autre ajout minéral 0,oo kg 0,00 kg Temp.
Eau Acqueduc tempéré 1,O0 155,3 kg 9,31 9,41 kg[ ]C
Sable Ladufo L31 2,70 765,Okg 45,86 46,10 kg
Pierre 1
Pierre 2
Bédard 20-5 mm Lot 39 ' 2,74 1185,Okg
kg
77,04
0,00
70,70kg
v Dose . kg
Pierre 3 , #,O0 m ~ k g C kg O, 00 kg
Réducteur d'eau -
MB 100XR LOT A l 1 1,21 0,65 224 w i 3,4 13,5 ni
Agent entraîneur d'air 0,O0 0 rrl 0,o ,
ni
Superplastifiant 1 0,OO O m( 0.0 rrd
Autre adjuvant 0,Oo 0 rrl ofo ml
Fibre 1 O,QO 0,00% kg 0,00 kg
Fibre 2
Volume d'air vise
L

2,0%
-

o,oo o,oo% r+kg


et 20 ütresd'air
0.00 nkg
Volume des qte ci-haut 1001 litres
Masse des qte ci-haut 2451 kg 146,9 kg
Masse volumique 2449 kg/m3
WC des qte ci-haut 0,450
Ut des qte ci haut 0,450 malaxeur utilisé
Calcul des teneurs en eau
et corrections de masse en découlant l ~ m malaxeur
s phnetaire
Sable Pierre 1 Pierre 2 Pierre 3 Date du gachage Heure du contact E/C
Pcids de la tare (PT) 1 652,7 1 984,6 1 1 1 27/02/97 1 i I
9:24 I
Poids tare + granulat humide (PH) Mesures faites aprés
Poids tare + granulat séché (PS)
Absorption du granulat à 24 h (A)
Teneur en eau totale
(PH-PS)/(PS-PT) =TE
1 % (0.05% 1 1 Masse du airmbtre plein
Volume du airmetre
Eau apportée par le granulat
:(TE-A)xmasseSSS]/(f +A)
0.26 1 -U,36 ( 1 1
N.B. SI TE c A, Eau apportt5e = tnscrlre 80% du r6suttat obtenu Température du béton
Masse conigée du granulat Étalement %
:(1 + TE) x masse SSS] / (1 + A) 146,12 170,68 1 I Temps d'écoulement sec
N.B. Si TE < A, utiliser -W NI + 0,8 x TE) x masse SSS] / (1 + 0,8 x A)

Expllcatlon des points de vérlflcatlon


PV1: WC vise = U C obtenu à f 0,005
PV2: ULiant visé = Vtiant obtenu à & 0,005
PV3: Air entraîne specifié i-wAEA présent dans le melange prévu
PV4: Fumée de silice spécifié C-w presente dans le mélange imprime le Jeudi 08 octobre 1998 A 1534
PV5: Qte corrigee pour teneur en eau = Qte pes6e au laboratoire k0,lkg
Identification du melange S Y ~ QU&E CRIB -
Betons et mortiers de dossier CRlB No de mélange Code personnel FOFMULAIRE et fïT3-2
VERSION 1.O
641 i1 - /1 094 1
.En vigueur depuis le 15 mai 95
Op&afeur. s.v.p [conserver cette fiche 1
VC visé? E L visé? Air entraîné? Fumée de silice? Type de mélange?
11
(1 41 7
0
, 1~6ton 1
ordinaire
1 Volume de la gachde [titres] 1
6
01
i

PVI C PV2 C PV3 C PV4 C


Qte SSS Qte SSS Qte pesée
Nature des constituants Nob t Densite ~ a r d, de la gach6e au iab
Ciment I
LafargeT l 0 Lot 27 3,15 O 369.4kg 22J7 22.20 kg
1
Fumée de silice I
0,OO kg o. 00 , kg
Autre ajout minéral 0,Oo kg 0,00 kg Ternp.
Eau Acqueduc tempérk 1,O0 147,7 kg 8.82 8.65 kg1
Sable L
Ladufo L31 2,70 766,O kg 45.97 46,45 kg
Pierre 1 I Bédard 20-5 mm Lot 39 2,74 1188.0kg 71,30 71 ,O0 kg
Pierre 2 L 0~00 ose kg O,OO kg
Pierre 3 0,00 m i / k g ~ kg O,00 kg
Réducteur d'eau r
-
MB 1OOXR LOT A l 1 l,2l 0,70 259 m i 15.5 16,O rni
Agent entraîneur d'air r 0,Oo 0 rrir rri
Superplastifiant .MB SPN LOTAl5 1 42% 1,21 2.80 1034 rrl 62,l 110,o rrl
Autre adjuvant 0.00 0 rrl 0,o a
Fibre 1 0,00 O,OO% kg O,00 kg
Fibre 2 ,
0,~00,00%~ ,
kg 0.00 , , kg
Volume d'air visé 1,7% et 1 7 Gtres d'air
Volume des qte ci-haut 1000 litres
Masse des qte ci-haut 2472 kg 148,4 kg
Masse volumique kg/rn3
WC des qte a-haut [mélange fait par:
VL des qte ci haut
[Fred + Bruno 1
Calcul des teneurs en eau malaxeur utilis6

Sable Pierre 1 Pierre 2 Pierre 3 Date du gachage Heure du contact E/C


Poids de la tare (PT) 652,8 984,s ~ 0 4 / 0 3 / 9 7 17553-1
Poids tare + granulat humide (PH) 1666,4 2470.9 Mesures faites aprés 30 nr'n
Poids tare +- granulat séché (PS) 1650,7 1 2468.5 Affaissement 20 mn
Absorption du granufat a 24 h (A) û,54% 0,69%
Masse du aimietre vide 2,76 kg
Teneur en eau totale Masse &I aimhtre plein 20,33 kg
(PH-PS) /(PS-PT) =TE Volume du aimétre 7,03 iitre
Eau apportée par le granulat
:FE-A)xmasseSSS]/(I +A)
1
0.47 -0.30 1 1 1 1 Teneur en air 160,0%
N.B. SI TE < A, Eau apportde = Inscrlre 80% du rdsuitat obtenu Température du béton 15 "C
Masse corrigée du granulat Étaiement
:(t + TE) x masse SSS] / (1 + A) [ 46.44 71,OO 1 1 1 I Temps d'4coulementl
%
1 sec
N.B. SI TE 4 A, utiliser -w [(l+ 0,8 x TE) x masse SSS] 1 (1 + 0,8 x A)

Expllcatlon des polnts de vérlflcatlon


PVi: U C visé = W C obtenu 0,005
PV2: €/Liant visé = Wtiant obtenu à f 0,005
PV3: Air entraîne spéafié Ç-sAEA prhsent dans le melange préw
PV4: Fumée de silice sp6cifi6 <-> pr6senle dans le mélange imprimé le Jeudi 08 octobre 1998 1534
PV5: Qte comg6e pour teneur en eau = Qte pesee au laboratoire il M.1 kg
Identification du melange SYSTÈMEQuAUTÉ - CRIB
Bétons et mortiers No de dossier CRI6 No de melange Code personnel FORMULAIRE et m - 2
641 1 [--mlr7%-"-l VERSION 1.0
.En vigueur depuis kt 15 mai 95
Opt?rarateur.s-v-p [mnserver ceïte fiche 1
UC visé? EL vise? Air entraîné? Fumée de silice? Type de melange?
1 0.351 ( 1 7 1 )I~on~tonordinaire Volume de la gachee [ l i t r e s l l 6 0 J
PVIC pv2 C PV3 C PV4 C
Qte SSS Qte SSS Qte pesée
Nature des constituants Nobt Densité ~ a r d de la gachée au iab
Ciment L
Lafarge Tl 0 Liot 27 3,15 0 397.0 kg 23.82 23,85kg
Fumée de silice 0,oo . kg O, 00 kg
Autre ajout minéral 0,Oo - kg O,00 kg Ternp.
Eau Acqueduc temperé 1,O0 139,Okg 8,29 8.12 kg1
Sable Ladufo L31 2.70 766.0 kg 4597 46.45 kg
Pierre 1 Bédard 20-5 mm Lot 39 2,74 1 188,O kg 77,29 71 ,O0 kg
Pierre 2 0900 ose kg O,00 - kg
1
L

Pierre 3 O,OQmvkgc kg O, O0 kg
Réducteur d'eau -
MB 100XR LOT A l 1 1,21 0,70 278 rri 1 6,7 17,O mi
Agent entraîneur d'air 0,Oo 0 ni 0.0 ,
ml
Superplastifiant MB SPN LOTAl5 1 42% 1.21 2.80 1112 nJ 66,7 150,C mi
Autre adjuvant 0,OO 0 O0,o rrl
Fibre 1 0,m 0.00% kg 0,m kg
Fibre 2 I
0,Oo O,OO% 1 ]kg 0,m 1 1 kg
Volume d'air visé 1,7% - - -
et 17 litres d'air -

Volume des qte ci-haut 1OOO Mres


Masse des qte ci-haut 2491 kg 149.5 kg
mélange fait par:

Calcul des teneurs en eau


et conections de masse en découlant
U C des qte a-haut
UL des ate ci haut 0.350 - l [~red et Bruno
malaxeur utilisé
I[Gm malaxeur plangtaire
1
I

Sable Pierre 1 Pierre 2 Piene 3 Date du gachage Heure du contact WC


Poids de la tarre (PT) [04/03/971 [
13:
441
Poids tare + granufat humide (PH) Mesures faites apr& 30 min
Poids tare + granulat séché (PS)
Affaissement 50 nm
Absorption du granulat à 24 h (A) 0,54% 0,69%
Masse du aimhtre vide 2,76 kg
Teneur en eau totale 11,57% 10,16% 1 1 Masse du aimetre plein 20,32 kg
(PH - PS) / (PS - PT) = TE Volume du aimétre 7,03
Eau apportée par le granulat
[(TE-A) x masse SSS]/(f +A)
1 0,47 1 -0,30 1 1 Teneur en ait 200,0
N.B. Si TE < A, Eau apportde = inscrire 80% du r6sultat obtenu Temperature du béton 1 1 @
Masse comgée du granulat
[(l + TE) x masse SSS]/ (1+. A) 1
46,44 70,99 1 1 etalement
Temps d'écoulement
YO
sec
N.B. Si TE < A, utiliser -, C(1 + 0,8 x TE) x masse SSSI / (1 + 0,8 x A)
de
par les granulats
1
01
.7
1 kg Qte d'eau a p e s e r - > 8 , 1 2 1 kg Éprouvettes faites a p r e s l l min

Explication des polnts de v&iflcatlon


PVI: EfC visé = U C obtenu à 0,005 +
PV2: ULiant visé = BLiant obtenu à f 0,005
PV3: Air entrain8 sp5afié <-> AEA présent dans le m6lange préw
PV4: Furnee de silice spécifie C-> présente dans le mélange imprimé le Jeudi 08 octobre 1998 à 1534
PV5: Q!e corrigde pour teneur en eau = Qte pes6e au laboratoire à MJkg
ANNEXE B

Résultats rhéologiques
Résultats première série

Mélange Visco H Seuil H R2 H Visco X Seuil X R2 X


P + E
641-03
641-04
641-05
641-06
641-07
641-08
641-09
641-10
647 -1 1
641-12
641-13
641-14
641-1 5
641-16
641-1 7
641-1 8
641-1 9
641-20
641-21
641-22
641-23
641-25
641-26
641-27
641-28
641-29
641-30
641-31
641-32
641-33
641-34
641-35
641-36
641-37
batch 1
batch2
batch3
web8
web9
weblO
webll
webl2
Résultats deuxième série
Mdlange Visco H Seuil H R2 H Visco X Seuil X R2 X Visco P Seuil P R2 P Visco C Seuil C R2C
641.1 00.1 20.08 4.66 0,95 8,82 6.02 0.98 1A0 1.63 0.68 19.78 7,29 0.93
Tous les r4sultats rh4ologiques

MBlange Vlsco C Seull C WC Vlsco X Seutl X R2 X Vlsm P Seuil P R2 P Visco H Seuil H R2 H


641.100-1 18.78 7.29 0.93 8.82 6.02 0.98 1,40 1.83 0.68 20.08 4.60 0.95
841-100.2
641-101-1
641-101-2
641-101-3
641.102-1
841.102.2
64 1.102.3
641-103.1
641.103.2
641.1034
641-104.1
641-104-2
641.104.3
641*105.1
64 1 105-2
84143
641.04
641.05
641.08
641-07
641.08
641.08
641.10
641-11
641.12
641-13
641-14
641.15
641-16
641.17
641-18
821.19
841.20
641.21
641.22
641-23
841.25
641.28
841-27
641.28
641.29
641.30
641.31
64 1-32
64 1-33
041.34
64 1-35
841-38
641-37
balchl
balch2
balch3
webe
web9
weblO
webll
webl2
ANNEXE C

Plans de l'agitateur de la première solution


Grille d'eii~rriiiieiiieritdu
bbion supbricure cnçuvbc
dans un çhrniin dc clb
pour enirainer lc bol
superieur.

K- Paroic Ooi supbrieur

Dale: 15 avril 1996


Oesslnetaur: Frddbrlc Chepdelalne
Nom fichier:bolsup,drw
paro ie supérieure

Acier

paroie inférieure

Projet: Rhéometre
Date: 13 avril 1996
Dessinateur: Frédéric Chapdelaine
Nom fichier: joint-dw
-.
0

OOE
\
/
ANNEXE D

Plans de l'agitateur X
Projet: Géométrie #2, rhéomètre
Date: 19 juillet 1996
Dessinateur: Frédéric Chapdelaine
Nom fichier: imp2cou.ds4
Note:
Autour: 8 fers angle 19 x 19
Fond : 8 fers angles 19 x 19

L
Titre:Coupe Bol
Projet: Géométrie #2, rhéomètre
Date: 19 juillet 1996
Dessinateur: Frédéric Chapdeiaine
Nom fichier: imp2co~ds4

Coupe B-B
124

8 branches disposées

Flat Bar 26mm x 3mm

Dessinateur: Frédéric Chapdelaine


Coupe A-A Nom fichier: imp2cou.ds4
ANNEXE E

Agitateur H