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VOTES Votre Europe Compte rendu de la session du mois de mai 2013 COMMUNIQUÉS INTERVENTIONS

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Votre Europe

Compte rendu de la session du mois de mai 2013

COMMUNIQUÉS

INTERVENTIONS

Europe Compte rendu de la session du mois de mai 2013 COMMUNIQUÉS INTERVENTIONS Crédit photos :

Crédit photos : Parlement européen

Communiqué de presse de la délégation socialiste française – jeudi 23 mai 2013

ACCORD COMMERCIAL UE-USA : « LA RUÉE VERS L’OR », « SUEURS FROIDES » OU « APOCALYPSE NOW » ?

Le Parlement européen s'est prononcé aujourd'hui en faveur du mandat de l'accord de partenariat de commerce et d'inves8ssement avec les Etats-Unis, qui sera donné à la Commission par le Conseil des ministres en juin prochain.

Grâce au travail réalisé en commission du commerce interna8onal, les eurodéputés socialistes ont apporté une contribu8on majeure pour améliorer le texte de ce mandat et faire reconnaitre les préoccupa8ons françaises. Ils ont obtenu une importante victoire en ralliant les suffrages sur l'exclusion de la Culture et de l'audiovisuel du champ des négocia8ons ; mais le compte n'y est pas et les socialistes français n’ont pas soutenu ceLe résolu8on dans son ensemble.

En l’état actuel du mandat, les élu-e-s socialistes au Parlement de Strasbourg meLent en garde contre une négocia8on au terme de laquelle l'Europe serait perdante par excès de naïveté, manque de vigilance et d'ambi8on. Propriété intellectuelle, indica8ons géographiques, règles sanitaires, protec8on des données, services publics, défense, normes environnementales, OGM, autant de sujets sur lesquels nous aurions souhaité que le Parlement européen se prononce pour des exigences plus fortes.

Face à une ini8a8ve précipitée de la Commission de s'engager dans des négocia8ons avec nos partenaires américains, nous rappelons que l'Union doit avoir une posi8on exigeante pour la défense de ses spécificités, de ses préférences collec8ves, de son modèle social.

La bataille ne fait que commencer. La déléga8on socialiste française veillera, tout au long du processus, à ce que les négocia8ons soient transparentes et débouchent sur un partenariat commercial qui préserve les intérêts européens. Quand viendra, et cela prendra du temps, le moment de se prononcer sur l'accord, ils n'y souscriront qu'à condi8on que l'Europe et les Européens en sortent renforcés.

que l'Europe et les Européens en sortent renforcés. Henri Weber + 32 (0)2 28 45788 +

+ 32 (0)2 28 45788

+ 33 (0)3 88 17 57 88 www.henriweber.eu

32 (0)2 28 45788 + 33 (0)3 88 17 57 88 www.henriweber.eu Catherine Trautmann + 32

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Communiqué de presse de la délégation socialiste française – mercredi 22 mai 2013

SOMMET EUROPÉEN : L'AUTRICHE ET LE LUXEMBOURG DOIVENT METTRE FIN À L'OMERTA BANCAIRE

Un bref sommet européen a permis aujourd'hui quelques avancées en ma8ère de fraude et d'évasion fiscales, mais ces pe8ts pas sont en-deçà des aLentes des citoyens européens. Pourtant, à Strasbourg, les eurodéputé-e-s ont fait des proposi8ons concrètes, fortes et ambi8euses, soutenues par une immense majorité, notamment : la mise en place d'une liste noire européenne stricte des paradis fiscaux et des objec8fs chiffrés de réduc8on des pertes fiscales.

Le rapport de notre camarade Mojca Kleva s'inscrit pleinement dans l'objec8f de François Hollande : " ceux qui pensaient échapper à l'impôt en se réfugiant dans des paradis fiscaux doivent comprendre que le temps de l'impunité est terminé". Le Luxembourg et l'Autriche doivent maintenant cesser de s'arcbouter sur leur secret bancaire. Les déroga8ons doivent disparaître car elles perturbent le marché intérieur, la concurrence et la situa8on budgétaire des Etats.

Sur l'énergie, les progrès sont là encore trop 8mides : il faut des objec8fs contraignants.

Enfin, nous saluons les promesses d'avancées franco-allemande sur les nouvelles étapes de l'intégra8on de l'euro qui devraient être présentées au Conseil européen de juin : nous espérons que ce Conseil sera plus dense que ce sommet.

espérons que ce Conseil sera plus dense que ce sommet. Catherine Trautmann + 32 (0)2 28

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Communiqué de presse – jeudi 23 mai 2013 LES PÊCHEURS DES DOM VEULENT ÉVITER LA

Communiqué de presse – jeudi 23 mai 2013

LES PÊCHEURS DES DOM VEULENT ÉVITER LA NASSE EUROPÉENNE

Aujourd'hui mercredi 22 mai, les représentants de la pêche domienne ont été accueillis par Patrice TIROLIEN et ses collègues eurodéputés au Parlement européen afin de présenter leurs doléances quant au projet de réforme de la poli8que commune de la pêche pour la période 2014-2020.

"La situa8on des pêcheurs guadeloupéens est aujourd'hui très délicate, notamment face à l'invasion du poisson lion et les interdic8ons de pêche liées au chlordécone. Nous avons fait ce déplacement à Strasbourg afin de nous assurer que nous ob8endrons de l'Europe les aides nécessaires à faire face à ces défis qui modifient la structure même de nos pêcheries. Nous resterons donc vigilants, mais nous avons tout de même noté des progrès considérables dans la prise en compte de nos enjeux de développement spécifiques" a expliqué Nicolas DIAZ, secrétaire générale de la CRPMEM Guadeloupe.

"Après ma première conférence organisée l'an dernier à Bruxelles, j'ai souhaité que ceLe nouvelle rencontre puisse avoir lieu pour faire un point sur la réforme et tenter une nouvelle fois d'influencer les discussion en cours. J'ai un dialogue permanent et de qualité avec les socioprofessionnels et je crois fermement au main8ent des pêcheries en dépit des écueils récents" a commenté Patrice Tirolien.

"La rencontre d'aujourd'hui a pu réunir un très large spectre de députés de régions souvent bien éloignés des nôtres mais dont le poids sera certain dans le vote final. Il ne faut pas qu'un projet construit pour résoudre une probléma8que des eaux con8nentales européennes contrevienne à notre modèle de développement d'une pêche tradi8onnelle et durable. J'ai, à ce propos, tenu à rappeler aux représentants de la Commission et des Etats membres leurs engagements passés et l'exigence de prise en compte de nos spécificités en vertu de l'ar8cle 349 du Traité de Lisbonne" a conclu Patrice TIROLIEN.

349 du Traité de Lisbonne" a conclu Patrice TIROLIEN. Patrice Tirolien + 32 (0)2 28 45829

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+ 33 (0)3 88 17 58 29

Communiqué de presse – mercredi 22 mai 2013

IP-TRACKING : LA CNIL LANCE UNE ENQUÊTE ; FRANÇOISE CASTEX ESPÈRE OBTENIR DES RÉSULTATS AVANT L'ÉTÉ

Alertée par des u8lisateurs de sites internet d'achat de voyages en ligne sur de possibles pra8ques d'IP-tracking[1], l'eurodéputée Françoise Castex avait dans un premier temps saisi la Commission européenne, puis la CNIL (Commission na8onale de l'informa8que et des Libertés).

Dans sa réponse adressée à l'eurodéputée, la CNIL confirme que "ce<e pra=que, qui se base sur la collecte de données à caractère personnel dont l'adresse IP, "suscite de nombreuses interroga=ons."

IP, "suscite de nombreuses interroga=ons." Françoise Castex + 32 (0)2 28 45129 + 33 (0)3 88

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"Ne disposant pas à ce jour d'éléments ( la Commission a décidé de mener une étude afin de déterminer su les disposi=ons rela=ves à la loi "Informa=que et Libertés" sont respectées", indique sa Présidente Mme Isabelle Falque-Pierro8n.

Selon la CNIL, "l'IP Tracking doit également être appréhendé sur le fondement

des pra=ques commerciales déloyales". Elle affirme ainsi "travailler en collabora=on étroite avec la DGCCRF afin de déterminer ( de l'opportunité de réaliser des ac=ons conjointes auprès des principaux opérateurs concernés."

"J'espère que ce-e enquête abou4ra avant les grands départs en vacances et que des mesures pourront être prises rapidement" , souligne pour sa part Françoise Castex, avant de rappeler que "des millions de personnes sont concernés".

Pour l'eurodéputée socialiste: "si ces procédés sont avérés, ils cons4tueraient une viola4on manifeste de la direc4ve 95/46/CE sur la protec4on des données personnelles et une a-einte extrêmement grave aux droits des consommateurs."

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Communiqué de presse – mardi 21 mai 2013 METTRE UN TERME À L’ENFER DES PARADIS

Communiqué de presse – mardi 21 mai 2013

METTRE UN TERME À L’ENFER DES PARADIS FISCAUX

1000 milliards d’euros : c’est la somme colossale qui échappe à l’impôt chaque année en Europe. L’équivalent de 100 000 km de voie TGV par exemple.

Les socialistes européens sont à la pointe du combat contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale : le Parlement européen a aujourd'hui massivement soutenu le rapport de notre camarade slovène, Mojca Kleva Kekus, qui a proposé une liste de proposi8ons concrètes visant à éradiquer ce problème majeur.

Alors que la crise de la deLe frappe de nombreux Etats membres, ceux-ci doivent avoir les moyens de poursuivre les fraudeurs, et l’Europe doit tout faire pour empêcher le contournement de l’impôt. CeLe poli8que doit être prioritaire sur l’austérité et l’augmenta8on des impôts.

Les esprits sont mûrs, c'est pourquoi il est temps de prendre les mesures adéquates afin d'assurer :

- l'élabora8on par la Commission européenne d'une liste noire des paradis

fiscaux sur la base de critères plus stricts que ceux retenus par l'OCDE ;

- une coordina8on des poli8ques fiscales dans l'Union européenne pour empêcher la concurrence déloyale et sa conséquence directe, « l’op8misa8on fiscale » ;

- une harmonisa8on des assieLes fiscales, notamment celle liée à l'impôt sur les sociétés;

- une négocia8on au niveau de l'Union européenne des conven8ons fiscales avec les pays 8ers ;

- un agenda ambi8eux dans les instances interna8onales (G20, G8, OCDE) ;

- la publica8on par les entreprises mul8na8onales du montant des impôts payés dans chacun des Etats membres ;

- la mise en œuvre de la direc8ve sur le blanchiment de capitaux et la révision rapide de la direc8ve sur la fiscalité de l'épargne ;

- le retrait des licences bancaires des banques qui favorisent la fraude et l'évasion fiscale ;

- l’échange automa8que des informa8ons fiscales avec les pays 8ers.

La campagne que les socialistes européens et la Confédéra8on européenne des syndicats (CES) mènent sur ce sujet a permis d’inscrire ce point au prochain Conseil européen. Nous exigeons des acJons concrètes pour réduire de moiJé ces pertes de ressources d’ici 2020 et meMre un terme à l’enfer des paradis fiscaux.

2020 et meMre un terme à l’enfer des paradis fiscaux. Liêm Hoang-Ngoc + 32 (0)2 28

+ 32 (0)2 28 45435

+ 33 (0)3 88 17 54 35

(0)2 28 45435 + 33 (0)3 88 17 54 35 www.liemhoangngoc.eu Pervenche Berès + 32 (0)2

+ 32 (0)2 28 45777

+ 33 (0)3 88 17 77 77

28 45777 + 33 (0)3 88 17 77 77 www.pervenche-beres.fr Catherine Trautmann + 32 (0)2 28

+ 32 (0)2 28 45425

+ 33 (0)3 88 17 54 25

Communiqué de presse – mardi 21 mai 2013 FORAGES EN MER : JOURNÉE OFFSHORES LEAKS

Communiqué de presse – mardi 21 mai 2013

FORAGES EN MER : JOURNÉE OFFSHORES LEAKS AU PARLEMENT EUROPÉEN

Il est beaucoup quesJon de plateformes offshores aujourd’hui au Parlement européen : en plus du rapport visant à luMer contre les paradis fiscaux, les eurodéputé-e-s ont adopté ce jour leur posiJon sur une direcJve visant à protéger l'environnement des forages de pétrole et de gaz en mer et la sécurité de ceux qui y travaillent.

C’est le 20 avril 2010 que la plateforme Deepwater Horizon a explosé, occasionnant, sur les côtes de Louisiane et des Etats voisins, des dégâts de la même importance que ceux que nous avons connus lors de la catastrophe de l’Amoco Cadiz. 780 millions de litres de pétrole se sont déversés dans le Golfe du Mexique.

Ce texte arrive par ailleurs à point nommé et il accompagnera la réforme du code minier français que Delphine Batho, Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a annoncé pour l'automne 2013. Au moment où les explora8ons pétrolières au large de la Guyane se poursuivent, il densifie les disposi8fs de sécurité par8culièrement importants dans ces écosystèmes fragiles. Ce règlement présente dès lors un certain nombre d'innova8on qui ne demandent qu'à être approfondies lorsque la représenta8on na8onale se saisira de la ques8on à l'automne prochain.

Pour empêcher une telle catastrophe dans les eaux de l’Union européenne, les socialistes ont exigé dès 2010 un renforcement de la législaJon et ont avancé des proposiJons concrètes dès 2011.

C'est finalement sur une direc8ve, et non un règlement comme ini8alement proposé, que le Parlement doit se prononcer aujourd'hui.

Actuellement, la régulaJon de ces acJvités offshore est parcellaire et ceMe fragmentaJon est source d'incerJtudes sur les obligaJons et la responsabilité des opérateurs de plateformes. C'est ceMe situaJon peut sécurisante que la direcJve entend profondément transformer.

Les entreprises seront tenues de prouver leur capacité financière à réparer tout dommage causé à l'environnement par leurs opéra8ons. Avant de pouvoir obtenir un permis de forage, elles devront aussi présenter des rapports sur les "dangers majeurs" à prendre en compte et des plans d'interven8on d'urgence qui devront être conçus en étroite collabora8on avec le personnel.

Les Etats membres devront également élaborer un plan de réac8on con8ngent pour toutes les installa8ons sous leur juridic8on, et des procédures de consulta8on publique seront généralisées avant toute nouvelle installa8on.

Enfin, l'agence européenne de sécurité mari8me verra ses missions élargies avec, en par8culier, l'examen des plans na8onaux d'urgence, et les autorités na8onales de régula8on voient leur indépendance accrue, en par8culier vis- à-vis des risques de conflit d'intérêt.

Parce que les entreprises ont tendance à privilégier les profits aux invesJssements dans la sécurité, nous soutenons une réglementaJon ambiJeuse. Aujourd’hui, toutes les plateformes offshores doivent être strictement encadrées et surveillées !

doivent être strictement encadrées et surveillées ! Catherine Trautmann + 32 (0)2 28 45425 + 33

+ 32 (0)2 28 45425

+ 33 (0)3 88 17 54 25

INTERVENTION D'HENRI WEBER DANS LE DÉBAT SUR L'ACCORD COMMERCIAL UE-USA

Henri Weber (S&D). – Monsieur le Commissaire, Madame la ministre, chers collègues, l'Union européenne a toujours exclu les services audiovisuels du champ de la négociation des accords de libre-échange, qu'ils soient bilatéraux ou multilatéraux. Les derniers exemples en date sont les accords avec le Japon, la Corée et le Canada. Cette exclusion n'a jamais empêché les négociations de progresser et les accords de se conclure.

Monsieur le Commissaire, pour quelles raisons avez-vous rompu avec cette ligne de conduite constante de l'Union européenne, à l'occasion de l'accord de libre-échange avec les États-Unis? Quelles concessions êtes-vous prêt à leur faire? Si vous ouvrez les services audiovisuels à la négociation, ce n'est pas à titre décoratif, ce n'est pas pour les poser sur la table pour qu'on les contemple. Si vous ouvrez cette négociation, c'est que vous avez quelque chose à négocier. Qu'avez-vous à négocier, Monsieur le Commissaire? Allez- vous libéraliser et déréglementer les nouveaux services, et accepter les nouveaux supports audiovisuels?

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+ 32 (0)2 28 45788

+ 33 (0)3 88 17 57 88 www.henriweber.eu

INTERVENTION DE LIEM HOANG NGOC DANS LE DÉBAT SUR LES FUTURES PROPOSITIONS LÉGISLATIVES DE L'UEM

Liem Hoang Ngoc (S&D). – Monsieur le Président, mes chers collègues, l'Europe est à la croisée des chemins: ou bien elle sort du piège de l'austérité et réalise un saut vers la démocratie, ou bien les peuples finiront par la détester. Il faut agir vite. Le Président du Conseil a remis sa feuille de route, la Commission a rédigé son blue print, François Hollande vient d'en appeler à la mise en œuvre d'un véritable gouvernement économique. Le Parlement européen doit prendre part à ce processus. Il n'a malheureusement pas été consulté pour Chypre et ne peut rien faire face à la troïka.

Mes chers collègues, un gouvernement sans parlement, n'est-ce pas le propre d'une dictature? Le Parlement l'a rappelé dans le rapport Thyssen. Il doit être présent à toutes les étapes du semestre européen, du débat sur l'AGS au contrôle des recommandations spécifiques par pays.

Il doit être au cœur du contrôle du futur budget de la zone euro. C'est pourquoi la contractualisation bilatérale entre la Commission et les États doit absolument être rejetée. Elle revient à généraliser dans toute l'Union la méthode d'une troïka qui s'est trompée sur toute la ligne. La troïka n'est pas une expérience à imiter, c'est une aberration à supprimer.

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+ 33 (0)3 88 17 54 35

Enfin, face au renforcement du gouvernement de la zone euro, le Parlement doit se doter de sa propre structure "zone euro" pour faire face aux États qui ne manquent jamais de faire prévaloir leurs intérêts particuliers sur l'intérêt général du citoyen européen.

Mes chers collègues, la démocratie doit être au cœur de l'Union économique et monétaire. Nous devons construire une Europe des citoyens, pas une Europe des contrats!

INTERVENTION DE PERVENCHE BERÈS DANS LE DÉBAT PRÉPARATOIRE AU CONSEIL EUROPÉEN, NOTAMMENT SUR LA FRAUDE ET L'ÉVASION FISCALES

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, vous le savez, ce Parlement européen est déterminé par rapport à ce qui est, aujourd'hui enfin, une priorité de l'Union européenne. Mais, vous le savez, le dernier Conseil ECOFIN nous a laissé un goût amer parce qu'au moment où la pression sur le budget des États membres est telle, comment imaginer la résistance de deux d'entre nous, au motif qu'il faudrait attendre l'accord des autres. Ce petit jeu du mistigri, nous le connaissons depuis trop longtemps. Il ne nous a menés nulle part.

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Pendant ce temps-là, les États-Unis, avec lesquels certains veulent définir de grands accords stratégiques, ont pris de l'avance. Il est temps que nous rattrapions ce retard. Il est temps que nous adoptions nos propres définitions, comme nous y invite l'excellent rapport de ma collègue Kleva Kekuš en faveur d'une définition authentique d'une liste noire et des territoires non coopératifs. Il est temps, aussi, que nous nous dotions de ce fameux échange automatique d'informations, sans le faire dépendre d'hypothétiques

accords avec des pays tiers sur lesquels nous n'avons pas de capacité d'intervention. Il est temps également que les États membres suivent enfin l'exemple du Parlement européen qui, depuis tant d'années, a adopté sa position pour une révision efficace de la directive sur la fiscalité de l'épargne car, sinon, tous les efforts que nous ferons en faveur d'une reprise de l'activité, en faveur d'une reprise de l'investissement, se traduiront par davantage d'évasion, et tel n'est pas l'objectif de notre mobilisation.

J'ajoute enfin que, sur le plan de la mobilisation, la Confédération européenne des syndicats, dans la position qu'elle a adoptée pour éclairer les travaux du prochain Conseil européen, a clairement identifié cette lutte contre l'évasion et la fraude fiscale en tant que première priorité.

Nous avons une obligation collective d'agir et d'obtenir des résultats. Bon courage, Monsieur le Commissaire!

INTERVENTION DE PERVENCHE BERES DANS LE DÉBAT SUR L'AUTORITÉ BANCAIRE EUROPÉENNE

Pervenche Berès (S&D). – Monsieur le Président, Madame la Ministre, Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, la crise financière a mis en lumière les failles du système européen préexistant à cette crise, à savoir celui fondé, ici comme ailleurs, sur des principes d'autorégulation des activités par les acteurs de marché soumis à des supervisions nationales éclatées dans un cadre réglementaire parcellaire et fragmenté.

Pourtant, le secteur bancaire européen constitue depuis longtemps l'un des marchés des services les plus intégrés de l'Union européenne, à travers les multiples activités transfrontalières qui s'exercent au sein des nombreux établissements bancaires.

En raison de l'internationalisation de ces activités et d'un cadre réglementaire défaillant, la crise a également mis en évidence, à intervalles réguliers, le risque majeur de contagion existant entre établissements bancaires et la taille significative de ces derniers, ainsi que leur interconnexion essentielle.

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Un pas essentiel a aussi été accompli en décembre 2012, lorsque la question de l'union bancaire est apparue comme une pièce indispensable au fonctionnement de l'Union économique et monétaire elle-même.

C'est dans cette voie que l'équipe de négociation du Parlement européen s'est engagée avec détermination, et je l'en remercie, mais chacun doit le savoir, ici, il nous manque deux pièces à ce dispositif pour vraiment déconnecter la question du financement du système bancaire des dettes des États. C'est d'abord la possibilité de doter l'Union d'un système de garantie des dépôts et, ensuite, la question des restructurations des institutions financières.

Depuis le Conseil européen de décembre 2012, bien des événements sont venus nous confirmer à nouveau encore ces étapes nécessaires. Ai-je besoin de mentionner la crise chypriote ou la nécessité pour les États membres d'utiliser le MES afin d'être soutenus, y compris dans la recapitalisation des établissements en difficulté? Nous le comprenons, mais au Conseil, certains États membres ne le voient pas de la sorte. Je pense que l'initiative, qui a notamment été engagée par le Président de la République française, doit être soutenue pour que, enfin, l'Union européenne dispose de ce système d'union bancaire dont nous avons besoin pour faire fonctionner l'Union économique et monétaire.

INTERVENTION DE PERVENCHE BERÈS DANS LE DÉBAT SUR LE PILIER SOCIAL DE L'UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE

Pervenche Berès, au nom du groupe S&D. – Madame la Présidente, Monsieur le Commissaire, vous avez reçu, le 14 décembre, la mission de préparer une feuille de route pour l'achèvement de l'Union économique et monétaire, en partenariat avec le président Van Rompuy. Cette feuille de route comportait quatre dimensions. Le collège a mis sur la table deux propositions sous votre responsabilité et se refuse à mettre sur la table le texte que nous attendons sur le volet social. Or, lorsque je vois la situation en termes de chômage au sein de l'Union européenne, je constate qu'elle marque l'échec de votre politique. Et le silence du Collège en matière de dimension sociale de l'Union économique et monétaire marque l'échec de la présidence de M. Barroso, de cette Commission.

Pour voir la vidéo de cette intervention, cliquez ici Pervenche Berès + 32 (0)2 28 45777

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Vous ne sortirez pas de la situation de déséquilibre dans laquelle nous sommes, qui n'est pas qu'un déséquilibre macro-économique. Cessez de garder l'œil rivé sur les déficits publics et la dette. La question des déséquilibres sociaux est tout aussi importante. Parfois,

le pire et le meilleur nous viennent des États-Unis. Regardez comment les États-Unis ont reconstruit leur économie. C'est grâce aux stabilisateurs automatiques. Eh bien, nous vous demandons de faire la même chose en matière sociale, au plan européen, car cette crise a des origines sociales, elle a des conséquences sociales, et vous ne sortirez pas de cette crise sans introduire cette dimension sociale, sans mettre en place un stabilisateur automatique en définissant un minimum d'indemnités-chômage. C'est une mesure juste, c'est une mesure efficace, et c'est celle qui vous permettra, justement, de corriger ces déséquilibres macro-économiques que vous n'arrivez pas, avec votre politique, à compenser.

Après la Deuxième Guerre mondiale, nous étions aussi dans des situations de crise quasiment aussi graves que celles que nous connaissons aujourd'hui. Et c'est grâce au Welfare state que nous avons rétabli la situation. Vous avez aujourd'hui la chance, la possibilité, si le Président Barroso voulait bien nous entendre, de mettre en place l'équivalent et l'embryon de cela; c'est ce stabilisateur automatique. Nous vous demandons de lancer, non pas vous, car nous ne vous faisons pas confiance pour le faire, mais la Commission européenne, sous la responsabilité du commissaire Andor, la mise en place de ce stabilisateur automatique. Travaillez-y! Il y avait un embryon dans le blue print. Voilà une bonne idée que vous avez immédiatement abandonnée. Il faut la relancer. Il faut que cette Commission prépare le travail du prochain mandat, avec un livre vert sur le stabilisateur automatique.

INTERVENTION DE SYLVIE GUILLAUME DANS LE DÉBAT SUR LA RÉPARTITION DES BÉNÉFICIAIRES D'UNE PROTECTION

INTERVENTION DE SYLVIE GUILLAUME DANS LE DÉBAT SUR LA RÉPARTITION DES BÉNÉFICIAIRES D'UNE PROTECTION INTERNATIONALE

Sylvie Guillaume, au nom du groupe S&D. – Monsieur le Président, Madame la Commissaire, la solidarité a toujours été un principe directeur de la politique européenne d'asile. La répartition des bénéficiaires d'une protection internationale entre les États constitue très certainement une des manifestations les plus concrètes de l'expression de cette solidarité intra-européenne.

Mais un bref examen des statistiques rend bien compte des différentes cartographies possibles de la situation de l'asile en Europe. Malte, l'un des pays dont la densité de population est la plus forte au monde, accueille le plus grand nombre de demandeurs d'asile – nous en avons déjà parlé – proportionnellement au nombre de ses habitants. Les derniers chiffres relèvent un taux de quasiment 22 demandeurs d'asile pour 1 000 habitants – c'est un autre calcul que celui qui a été fait précédemment, mais il revient au même –, alors que la moyenne européenne se situe à environ 0,5. La France, par exemple, qui est le deuxième pays destinataire de demandes d'asile au sein de l'Union européenne, en valeur absolue, apparaît à la quatorzième place, quand on privilégie comme indicateur la population totale des pays concernés.

Pour voir la vidéo de cette intervention, cliquez ici Sylvie Guillaume + 32 (0)2 28 45433

+ 32 (0)2 28 45433

+ 33 (0)3 88 17 54 33

La répartition a donc un rôle important à jouer en soutenant les États dont les systèmes d'asile n'auraient pas ou plus les capacités nécessaires pour accueillir dignement les demandeurs.

Dans l'attente de cette proposition législative, le Parlement a, par ailleurs, invité la Commission à explorer quelques pistes innovantes, en examinant notamment les différentes options d'une répartition sur la base d'indicateurs appropriés. Jusqu'à présent, la répartition s'applique à un seul État – Malte – et elle est limitée en termes de nombre de personnes concernées – vous y avez fait allusion –, en dépit toutefois de l'engagement de certains États membres, qu'il faut saluer à cet égard.

Cette mise en œuvre à une échelle réduite n'offre, par voie de conséquence, qu'une visibilité très limitée de l'intérêt de la répartition comme outil efficace. Dans ce contexte, qu'est-ce qui permettrait d'expliquer, entre autres, le retard qu'a mis la Commission à publier une proposition – même si vous en faites une aujourd'hui – de mécanisme volontaire et permanent? Est-ce la frilosité de nombreux États membres, alors que ce mécanisme fonctionnerait, rappelons-le, sur une base volontaire. Certains États membres disent craindre notamment que les États bénéficiant de telles mesures de solidarité ne se défaussent ainsi trop facilement de leurs responsabilités en matière d'asile et n'engagent pas les réformes nécessaires.

Cette situation démontre à quel point la solidarité avec tous et la responsabilité de chacun doivent aller de pair. La mise en œuvre du principe de solidarité ne peut pas se concevoir sans une harmonisation effective des pratiques d'asile et la réciproque est aussi vraie.

INTERVENTION DE SYLVIE GUILLAUME DANS LE DÉBAT SUR LE TRAITÉ DE L'OMPI Sylvie Guillaume (S&D).

INTERVENTION DE SYLVIE GUILLAUME DANS LE DÉBAT SUR LE TRAITÉ DE L'OMPI

Sylvie Guillaume (S&D). – Monsieur le Président, mes chers collègues, Mesdames et Messieurs, tous ceux qui se sont intéressés à cette question le confirment: seuls 5 % des livres publiés en Europe sont accessibles aux personnes malvoyantes, dans des formats comme le braille, l'audio ou l'impression en gros caractères. Ne parlons même pas de la situation des pays les plus en difficulté où les personnes aveugles ou ayant des problèmes pour lire les caractères imprimés, comme celles d'ailleurs sujettes à la dyslexie, souffrent au quotidien d'une véritable pénurie de livres! Il est nécessaire d'agir dans ce domaine pour mettre fin à la discrimination dont sont victimes les personnes concernées.

Favorable à l'amélioration de l'accès des malvoyants aux œuvres, la France, à son niveau, par le biais de son Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique, vient de lancer, en mars dernier, une mission pour, justement, mieux organiser la circulation transfrontière des œuvres dans un format adapté. Mais pour assurer la mise en place de normes efficaces dans ce domaine, il fallait une impulsion européenne, voire mondiale, forte.

Seule l'adoption d'un traité international imposant aux États de mettre en place une exception et facilitant le partage, au niveau mondial, des ressources nécessaires à la production de formats d'œuvres publiées accessibles aux personnes ayant une déficience visuelle, permettra, en effet, de faire évoluer la situation. Ce traité est indispensable puisque seul un tiers des pays dans le monde prévoit une exception aux droits d'auteur permettant de fabriquer et distribuer des livres dans un format accessible.

Pour voir la vidéo de cette intervention, cliquez ici Sylvie Guillaume + 32 (0)2 28 45433

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La commission des droits d'auteur de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle y réfléchit depuis 2009. Son assemblée générale, comme vous l'avez signalé, a décidé d'organiser en juin prochain une conférence diplomatique à Marrakech en vue de conclure un traité. L'Union européenne devra donc y participer activement pour parvenir enfin à des solutions efficaces et permettre un meilleur accès des personnes malvoyantes aux œuvres dans le monde et dans le plein respect des principes du droit d'auteur.

Il s'agit d'un test important à ne pas manquer pour prouver que la lutte contre les discriminations ne se limite pas à un discours, mais qu'elle se traduit aussi dans les actes, et l'Union européenne doit montrer son engagement à atteindre cet objectif.

INTERVENTION DE SYLVIE GUILLAUME DANS LE DÉBAT SUR LE PROGRAMME DE STOCKHOLM Sylvie Guillaume (S&D).

INTERVENTION DE SYLVIE GUILLAUME DANS LE DÉBAT SUR LE PROGRAMME DE STOCKHOLM

Sylvie Guillaume (S&D). – Monsieur le Président, comme le programme de Tampere, en 1999, et celui de la Haye, en 2004, le programme de Stockholm est un programme ambitieux. Mais l'évaluation à mi-parcours a un arrière-goût de regrets parce que, près de quatre ans après l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, nous avons encore le sentiment, en tant que parlementaires, de travailler comme si nous étions sous une autre ère, l'ère du traité de Maastricht, une époque où le Parlement européen n'était qu'un simple organe consultatif.

Or, ce comportement parfois distant, disons, des autres institutions à l'égard du Parlement constitue une entrave de taille dans la défense des droits des citoyens européens. C'est donc à une prise de conscience de cette nouvelle donne que j'appelle le Conseil.

J'emploie le terme "regrets" également parce qu'on ne peut que constater que des pans entiers de la stratégie pour la sécurité intérieure ou la gestion des frontières extérieures, soit autant de politiques majeures pour nos concitoyens, sont de fait transférés vers des agences européennes et d'autres réseaux, sur lesquels le contrôle démocratique est plus restreint.

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On peut regretter, enfin, que le principe de solidarité entre les personnes et entre les États, qui figure pourtant à l'article 80 du traité, reste lettre morte, et les difficultés que nous avons rencontrées pour parvenir à un système européen d'asile commun montrent que les questions de politique interne continuent fortement à dominer, au détriment de cette solidarité que nous appelons de nos vœux.

Bref, ce sont là un bilan et des résultats insuffisants, et le délai est bien court pour parvenir à atteindre certains objectifs concrets et importants, comme la moindre avancée connue sur la directive anti- discrimination, qui constitue un exemple frappant.

Aussi, Monsieur le Commissaire, cher collègue, j'aimerais que nous puissions vous entendre sur les renforcements à réaliser pour améliorer la crédibilité de ces institutions européennes.

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parlementaire à Strasbourg. L’objectif est de résumer d’une façon claire et rapide notre regard sur la dernière plénière. Il vous présente, en 15 minutes, les thèmes

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importants et sur lesquels l’un de nos 14 élus s’est impliqué au cours du travail législatif.

14 élus s’est impliqué au cours du travail législatif. Nous l’avons appelé « Votre Europe »

Nous l’avons appelé « Votre Europe » car dans la période de crise que traverse actuellement la construction européenne, prise à tort comme bouc émissaire par certains, nous voulons souligner à quel point l’Europe telle qu’elle est en partie, et telle qu’elle devrait être encore davantage, appartient à tous les citoyens européens.