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19" Anade .

15 de Décembre 1916.

Cotisations et Dons volontaires

la durée

de la guerre.

Toutes

sommes

doivent

être

envoyées

soit

au

Trésorier,

M.

Laborde-

Barbanègre,

avoué à Pau,

soit

au

Secrétaire Général, M. J.-V.

Lafànne.

et Bidache.

3»' Liste

Souscriptions reçues par M. Laborde-Barbanègre, trésorier. M"»" Annesley, Orthez

'10 fr.

M.

Descandes, Biarritz

20

M.

Eygun, Bruges

4

M.

Arrépaux, Artix

6

M.

Carrive, Nay

20

M.

l'abbé Garhélat, Cognac

 

5

M.

l'abbé Lannette, Higuères-Souye.

5

M.

Fargues, Béhobie

0

M.

Laborde-Barbanègre,

Pau

10

M, l'abbé Daugé, àLinxe

10

M.

Eyt, instituteur, Aubertin

 

6

M.

Gardey, député du Gers

10

M.

Laeaze sous inspecf de l'enregistrement à Pau

6

,M me I.éon-Dufour née Planté, à St-Sever

6

 

Total.,

124 fr

4e Liste

Souscriptions reçues par M 1 ' J.-V. Lalanne.

M.

Ballentine, instituteur mobilisé, Dognen

3

fr.

M.

A. Bousquet, instituteur, Bidacbe

3

M.

Josepb Dufau, banquier, Oloron

10

M.

Gontran

Lasserre, notaire, Punthous

5

M.

André de Laborde de Lassalle, St. Sever

0

M.

Paul Mirion, Pont-Audemer

;

10

M.

Jacques Prat, instituteur, Montardon

3

M.

Larrat, ancien Maire, Capbreton

5

M.

Dieuzeido, d r Société Générale Tarbes

10

M.

Bernés-Lasserre, Miélan

5

M.

le Lieutenant

Masounabe, 26 e d'artillerie

8

M.

l'abbé Veisse, Argagnoii

10

 

A reporter

78

fr.

 

Report

78

fr.

M.

J -E. Lacoste, Bordeaux

 

C>

M.

Pierre Bernis, V.-P. Général, Tarbes

10

M.

Paul Sabathé, Tournecoupe

5

M.

l'abbé

Villeneuve, Bordeaux

5

M.

François Bibal, peintre, Auch

 

3

M.

l'abbé C. Daugé, Duhort-Pachen

10

M.

Jean Dubourdieu, Angoulème

0

M.

Canton, Miivpeix

6

M.

Gastaingt, Pau

.

.

3

M.

I.aborde, professuur, Nav.

 

3

 

Total

 

135 fr.

Report de la liste Laborde-Barbanègre

124

Repor.t de la liste précédente

250

Total des sommes encaissées

509 fr.

Noie pour ceux de nos confrères qui peuvent et qui veulent souscrire mais qui n'ont pas le courage de se déranger pour prendre un mandat à la poste,

le mettre sous envclo ] i ]>e et l'envoyer à l'une, des adress's indiquées plu s haut.

l.e tirage des Reclams, Juin, Août, Octobre, Décembre, coûte, .

550

fr

Les souscriptions reçues s'élèvent à

*

509

Déficit

41

fr.

Combien de temps peut-on

:

vivre comme cela?

de

LIBI

D'AUR

la familhe

Felibrénque

Edouard Bernés-Lassene, né à Miélan (Gers), le 4 février 1877, Sergent fourrier, 88' régiment d'Infanterie, 2 e O, M 1 " 1212 Cité à l'ordre du Corps d'Armée, n° 190.

Excellent Sous-officier, zélé, dévoué.

Blessé grièvement

le

16

Juin

1915.

N'a pas proféré une plainte et n'a pas cessé de faire preuve d'entrain

et de

bonne humeur, pour donner du courage aux jeunes soldats qui étaient à ses côtés S'était déjà distingué le 9 Mai précédent.

Au

G.

Q

G. Signé : J.-B. Dumas.

famille est

originaire d'Artiguelouve, est nommé, pour faits de guerre, che-

valier de la Légion d'Honneur. Reçoit avec palme.

en outre la croix de guerre

Henri

Peyre, du

18"

régiment d'infanterie, dont la

Nous prions instamment nos confrères ou leurs familles de nous envoyer la liste des tués ou blessés gravement, îles décorés pour faits de guerre qui sonl proches parents d<s membres du féhbrige.

Pregari

55

du

-

Maynadot

Nadau.

Au mayourau J.-V. Lalanne De tout lou mé cô.

Qu'èy hicat l'esclop hens la chemineye, Bou Petit Jésus, que m'an dit qu'anoéyt Qu'anabes pertout, pendén qui sauneye Lou chiû adroumitplâ stuyat au lheyt Pourta héns l'esclop de la chemineye Bou petit Jésus, bèts preséns anoeyt.

Mes nou-n balhes pas qu'au qui s'en mérite Bou Petit Jésus, m'en èy méritât? Que sèy las leçous, a l'escole dite,

A case, lou sé, soy lèu recattat.

Si nou-n balhes pas qu'au qui s'en mérite, Bou petit Jésus, m'atèy méritât?

Que m'an dit tabé que, dap las mas yuntes, Que-t-calè prega-t e demandâ t plâ Ço qui-n se hè gay, e puch sus las puntes Que bienes tout dous ta nou-s desbelha. Que bienes pourta, ço que las mas yuntes

E t'abém pregat e demandât plâ.

Bou petit Jésus, ço que bouy ? demoure Detire a yenous que ta t hèy sabé

Despuch loungtems-a'la marna que ploure

E papa qu'éy louéngn ; you plouritabé

Bou petit Jésus, ço que bouy? demoure Detire a yenous que ta-1 hèy sabé

Papa qu'éy partit en ta la batalhe Oun a-t coupen tout a cops de canou. Que m'an dit que droum, coum tu sus la pallie Chens asou ni bouéu en ta-u da calou. Praube paparot, qu'éy a la batalhe Oun a-t coupen tout a cops de canou.

36

-

Que m'an dit qu'aciu tabé qu'éy la France, Oun papa se bat e lhè-u pot mouri. Bou petit Jésus, balhe-u boune chance E bè-t'en dap éth, en ta-u secouri. Car lou mé papa que-s bat ta la France, Ta la France aymade e qu'éy pot mouri.

Bou petit Jésus, lous Boches, qu'atsabes, Atau lous nouman permou soun mechans, Desruechen tout, hèn mau aus mey brabes ïuen autant plâ lou chins coum lous grans Bou petit Jésus, lous Boches, qu'at sabes Que hèn hort de mau permou soun mechans

Balhe force aus pungns aus souldats de France Ta que truqi'en hort e que chic a chic, — Marna s'en arrit quoan hèn drin d'abànce — Dounc, que n abançan cassen l'enemic. Balhe force aus pungns aus souldats de France Ta que truquen hort sou nouste enemic.

Despuch loungtems-a la marna que ploure Bou petit Jésus, que plouri tabé. Dehens de l'esclop ço qui bouy ? demoure Detire a yenous que ta-t hèy sabé. Saube nouste France e marna qui ploure Plourera pas méy; qu'arrirèy tabé.

Jou n'èy pas besoungn sibot ni troumpéte, Ni souldats de ploum, boète de coulous. Car de m deberti nou-m bague pas béte Quoan bey la marna dap lous oelhs en plous. Nou, n'èy pas besoungn sibot ni troumpéte Ni souldats de ploum, boète de coulous.

Hique liens l'esclop pausat sus la brase Arré que dus mouls, dus: Bittori, Pats. Ta que lou papa s'eu tourne ta case Dap toutslous papas de touts lous maynats. Nou bouy liens l'esclop pausat sus la brase, * Bou Petit Jésus, que : « Bittori, Pats ! »

Andrèu BAI;DOIUÎE (Biai'v.)

Jeanne

dans

d'Arc et ses compagnons d'armes

la

chanson

populaire

béarnaise.

qui

semble se rapporter à la grande héroïne du xv e siècle, qui nous sauva du joug étranger ;

On chante

dans

la vallée d'Ossau une

cantilène populaire

I

A la ribe de l'aygue (bis) S'oumbréjen lous Angles (bis)

g

,

Sur le bord de la France

S

\ S'oumbréjen lous Angles,

1

Sur

le

bord de l'eau

fi?

f Tout auprès du vaisseau.

Il

En demourati la Jane, La filhe deu Bourgés, etc.

V

La-n prénen e la-n troussen Sus bèt chibau courtes, etc.

VI

Quoan la Jane s'eslouégne

A

ploura que s'y met, etc.

VII

E

«

Perqné ploura la Jane,

perqué suspirè ? » etc.

« Si jou

VIII

plouri y souspiri,

.

III Boune résou be n'è ; etc.

Tan la n'an demourade, Arribade be n'és, etc.

IV

Tirade la-n de France. Passade taus Anglés, etc.

IX

D'u anèt d'or qu'abiè

etc.

— « Quoan balhéréts la Jane,

Qui-u p'anesse tourné ? » etc.

Je croirais volontiers qu'il y a dans ces couplets un écho de la captivité de la Vierge lorraine entre les mains des Anglais qui se hâtent de l'emmener, après l'avoir saisie par surprise. Les quatre ou cinq derniers couplets n'ont à la vérité aucun rapport avec un fait quelconque de la vie de Jeanne d'Arc ; on les retrouve tels quels ou sous une forme analogue dans plusieurs autres chansons ossaloises ; ils forment comme une sorte de passe-partout mélo- dique que la fantaisie populaire utilise pour terminer ou allonger une chanson dont on a plus ou moins oublié la suite des strophes.

vraisemblablement à la

Pucelle de Domrémy. Bien que le Réarn lût fort éloigné des grands événements qui se déroulèrent alors au cœur de la France et que notre province formât comme une sorte de petit Etat indépendant, la grande entreprise nationale de Jeanne ne passa pas inaperçue. Notre vicomte, Jean 1 er , combattit contre les Anglais à côté de Charles VI f. Cependant, malgré l'affirmation de certains auteurs mal informés, comme Olhagaray et Mazure, il ne prit pas part à la campagne glorieuse de la libératrice sous lès murs d'Orléans et sur la route de Reims; il était occupé dans le Midi à combattre contre les

.Mais les premiers vers s'appliquent

très

-

5S

-

routiers et sa bannière ne parut à côté de celle du roi de France qu'après 1429

il y avait des capitaines béarnais, et

par conséquent des hommes d'armes, originaires de nos vallées, parm i les hardis compagnons qui entouraient Jeanne d'Arc à Orléans et dans les batailles suivantes. De lous ces capitaines, identifiés par divers historiens, je ne veux retenir ici que le nom de Guilhem d'Espalungue, dont le manoir subsiste encore au flanc du chemin d'Assouste. en face de Laruns. Ce seigneur béarnais s'était battu à Orléans, à Patay, et se fit tuer bravement au siège de Compiègne. où Jeanne fut prise pas les Bourguignons (2). Les soldats d'Ossau qui avaient accompagné le valeureux capilaine et

pris part avec lui à toutes les brillantes chevauchées qui marquè- rent les étapes de la mission de la Pucelle, furent aussi témoins

tomber 1 héroïne entre les mains de

ses ennemis. Revenus dans leur vallée, ils y portèrent le récit des

hauts faits auxquels ils avaient été mêlés, peut-être aussi les couplets de quelque complainte relative à la captivité de la grande guerrière. La chanson qui rappelait ces souvenirs, confiée à la seule tradition orale.subit des déformations, comme toutes les canlilènes populaires, à mesure que s'estompaient, dans un lointain de légende, les événements précis de l'histoire, et aujourd'hui ces couplets voltigent encore sur les lèvres des mon- tagnards d'Ossau. mais avec des interpolations étrangères au sujet primitif, qu'expliquent les défaillances de mémoire des chanteurs.

Mais à défaut du vicomte,

de la triste aventure qui fit

L'un des grands chefs du xv 1 siècle, qui s'illustra à côté de

Jeanne d'Arc et dans les luttes qui finirent par rendre son royaume

Bâtard d'Orléans. Jea n Danois, a été aussi

chanté sur le bord de nos Gaves :

■au ro i

d e

France ,

le

I

Près las tours de Marmande,

Y

a

u

gentiu

gúerriè,

Landeridete,

Lou charman

Dunois,

Landeridè.

11

Las dames de Marmande Que l'y han saltidè, Landeridetç, Que l'y ban saludè, Landeridè.

III

— « Nous que

Couronnes de laurè. Landeridete,

Courounes de laurè 1 .anderidè.

IV

Marche à Dax, à Rayonne, Taus Angles batalhe. Landeridete, Taus Angles batalhè, Landeridè.

p'çuffrirà

s

de roses,

Cette chanson sur Dunois avait été publiée en 1871, par le comte de Puymaigre. qui l'avait recueillie en Ossau, cfurant un séjour qu'il avait fait aux Eaux-Bonnes (3). Dans le commentaire dont il accompagnait cette publication, le savant folk lorisle se deman-

(1) Jean Jer, comte de Voix, vicomte souverain de Béarn, par L. Flourac.

.'>?:').

('2j Pa,ul C.ourteault. Les capitaines gascons de. Jeaiine d'Are, Bor-

f Bulletin de lu Société des Sciences, Lettres et A ris de l'un, tome

xu,

p.

deaux, 191."), p. 45. (3) Romania, année 1871,

p. 89-102.

59

dait, à propos de l'épithète de charmant, donnée à Dunois, si ces couplets n'étaient pas une réminiscence de la romance célèbre sous le Second Empire, dont la reine Hortense avait composé la musique et qui fut un instant comme une sorte d'air national :

Partant pour la Syrie Le jeune et beau Dunois, etc. (L.

Mais la chanson d Ossau lui paraissait avec raison avoir une allure bien populaire et de plus elle semble antérieure au xix' ! siècle. M. de'Puymaigre se.demandait même si ce n'était pas la chanson béarnaise qui avait pu donner l'idée du jeune et beau Dunois à

l'auteur de la romance française, le comte A. de Laborde, dont la famille était originaire de Bielle, en Ossau (2). En tout cas, remarquons qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que le nom de Dunois fût populaire en Béarn. Car il guerroya dans notre Sud-Ouest. Cependant ce n'est pas par lui que Marmande fut prise, mais bien par le roi de France, Charles VIL en 1442 (3). La ville se rendit à la première sommation. Notre chanson ferait elle allusion à ce succès facile, quand elle signale la démarche des dames de Marmande venant saluer le vainqueur et fui offrant des « roses» et des <( couronnes de laurier» ?

Bayonne. Dax avait été

assiégée et prise par le roi de France en 1442 (4), mais aussitôt après le départ des troupes royales, la ville se remit sous la domi- nation anglaise. Reprise, pour le compte du roi de France, par le vicomte de Béarn, Gaston IV (5) elle redevint encore anglaise. Un nouveau siège fut entrepris en 1451 et Dax fit enfin une soumission définitive (6). Pendantce temps le comte de Dunois prenait Blaye, Fronsac, Libourne, recevait la soumission de Bordeaux et mettait le siège devant Bayonne, où il faisait une entrée solennelle, avec le vicomte de Béarn, le 21 Août 1451 (7). On comprend que les soldats béarnais, qui avaient concouru, avec Gaston IV, à cette brillante campagne contre les Anglais, aient rendu populaire chez, nous le souvenir de Dunois et des conquêtes françaises en Guyenne et Gascogne.

Le dernier

couplet parle

de

Dax

et

de

J.-B

LABORDE.

(1) Chansons populaires

de

France.

Paris, librairie du

Petit. Journal,

1865, p. 160.

(•2) Malgré tout ce que l'hypothèse de M. de Puyraaigre offre de flatteur pour notre chanson béarnaise, je ne crois pas à une influence quelconque des couplets béarnais sur la romance française. D'abord, il n'y a rien de

commun entre les deux chansons, si ce n'est le nom seul de Dunois. De plus, le comte Alexandre de Laborde appartenait bien à une famille originaire de la vallée d'Ossau, mais lui-même n'a pas habité le Béarn, et, s'il y est

venu par hasard, ce n'est qu'en passant; il n'a pu connaître et Comprendre

les chansons de la vallée de façon à s'en inspirer Histoire île la Gascogne, par■Moniezun, tome iv, p. 27I. (1) Gaston IV, par Henri Courteault. — Toulouse, Privât, '1895, p. 74.

(5) Jbid.

((Ì) Ibid. p. 152. (7) Ibid. p. 15'J.

p. 75,

Dol

Lou terradou bramèc quan sounèc au glahè La campano bièrjénco embaido au mièi-hè ;

E l'ânjèlus dou sé plourèc dins la "doussaino.

Lou roumegoun, l'agram, la birago, la traino Digoun : « aco ba plan, ban hé noste esclipot.

Mèi les bious, en roumia, les respounoun : « se pot ! »

»

Lou lambret dou chasclè baranejèc ennàire,

E l'escu se hasouc" dins l'amo dou troubaire.

La tèrro repapièc : « Me ban decha mouri, S'a dits, i a pas nat boè ; tchesque ba hè louri Lou blat, lou bignarés, lou ligun, lou heratje? Auèi pas qu'un galant, l'an miat au carnatje. Malasido sui doun ! Jou que dau tout so qu'èi Damb abounde è gaujou, me corsècon auèi Mei las moulhès, sas sos, que spun mais ostant qu'ero :

— « Nous aus, digoun, que ban tengue la talhadero.

E t'amignouteran coumo nostes ninets,

Tant que pouiran, è dinco tournen les adrets.

Las pèt-lisos gahèn Tarai de la nessèro,

E lou mièn tout dret pes restouts, sans flaquèro,

Pramo s'debrumben. Ets, damb lou eant des bourroulhs,

Que sion eslats gnacats pes Bochos é pes poulhs.

D'aquets que s'en angouna l'ouro de segàdos,

Quantis gnaura que nou haran pas mèi soumàdos, Uamourats a capsus, enlà, l'on sab pas oun,

Belèu-be recattats, belèu

Oun ana les ploura., hica les la courouno Noubialo des martirs, pourta la flou gascouno Que perloungo lou dol dou darrè adichats ! O guèrro, digo nous oun les asestuyats, Aquets tche re nou n'sab, qu'an pas boutât en branle

Dempèi ta bèt tens à, ser un paperot panle, Lou calam tremoulénc, amistous è bruhént.

perduts que soun

,

61

Nostes praubes droullats ! Lou parsant les aténd,

Les plouro, é lou larè, la mai è mèi la nûbio

Ne soun toutis matats èlou dol les eichàubi'o.

Oun soun ?

Magagno 'n d'ets, men ; soun darrè gargalh •

cantarèl ! o lengo soubirano !

ban

Es pas estât bressat per un quiti retalh

Ausous è ealourenc de la lengo mairano.

O parla

An pas aujut toun ilam que hè quilha touts drets

Tous mainadots quan

Magagno 'n d'ets !

Quan prou t'aujon de plous è de sanc arrousado,

La plago de toun co quan et siosque arrasado,

Perque bos pas llaca, tèrro de mous aujols,

As boès que tlaureran, que daras en pes dois

Qu'es an embrigalhats? Es pas sounco d'estélos,

De musicos, de flous, d'audous è de candélos

Qu'es eau embriaiga : an pas mèi de sajin.

Es de l'or de toun blat, dou diamant de toun bin,

Qu'aboundouso siras E las moulhès ajidos,

Deshèitos dou tauldt, auran las mas junidos

Ende t'dise merssés, antin, lou mau parât,

Se te

baclios les oellis per l'oustau è pou

Ela lengo des biëlhs retrounira dins l'aire,

Damb l'alan deboussious, en balans, dou

Octobre 1916

NABÈTHS

Paul SABATHÉ. (Armagnac.)

--Ï^CCS-—

COUNFRAYS

.

M.

A. Bousquet, (A) instituteur, Bidacbe (B. P.).

M.

François Bibal, artiste peintre, rue de Colmar, Auch, (Gers).

-

62

Las Létres

Lou counfray, Bernés Lasserre, de Mielan, qui abéts bis dab ùe citaciou de choès au Libi d'Aur, que m'a escribut ûegauyouse létre ; Lous de Casteijaloux n'aboun pasjaméy méy d'esprit :

Me demandat-s noubellos de ma camo ?

Bous ei dit qu'èro pègo ana.

— se saubo

tousten dou

coustat

oun

Alabets

l'èi estacado de tello manièro, que quand couri après

lhous e las agulhes de Paris,

sorte darabe ma capote pedassado û criet.

ey Payre d'ù embuscat ! A l'abeni

coumo u

-

beste

de

perrequet

ne

boy pas

lous

me

e

ba

pai'pa-

cale

traucado

Motln boun moussu, n'ey pas mes lou dret de hè fantaisio et camo fino !

A l'espitau de Vannes, per etsemple, n'en a pas estât de mémo.

frount dambe mous bous camarados dou 88 in <', qu'aou i fabri -

cat un appareil dambe uo bretelle de fusil.

Dounc, un matin m'en anei a la bisito lier coumo Artaban, ou se boulets,

coumo lou Carbon de Casteljaloux.

S'en manqué d'un arrés que le major ne me f en presoun coumo simula-

tur ! niés coumo simulatur d'ù borne apte ? Et pensauo lou brabe medeci

qu'aoui boulut bouta sa scienco à l'esprobo !

Ei'i un boutountari pèr la guerro et me hasouc préngue lou trin per Ion dépôt.

Aquiu refusei cou no un diable d'esté refourmit et qu'aprengoui û cop de mes, qu'ei pla dangerous de boule hè qu'auquoun de boun en temps de guerro

Per tourna au

Au diable dounc la glori ! Aro, planti lous cauléts !!

E que m'anéji.

A la guerro, quand petaraouon la marmitos de Perthes ou d'Arras, que

heseoui cansous genre Montmartre, et las cantabi aùs peluts.

A

l'assaut de Thelus, lou 9 Mai 1915, lou régiment cantauo « Ceux

de

la 2 e » cansoun dediade aus cousines dou régiment. Mes tard dambe o Ils n'ont ont pas sur la Tamise? » que pensoui nie

penja per un grand diable d'angles, dentat coumo û canhol. Més au moument

dou sacrifici lou parley angles dambe bien des yes et des you, et tout de suite

hascoun la pats dauant moun bidoun plen de boun armagnac. Aquiu èro bien

la doubloallianço !

Aquéste qu'éy d û reyén moubilisat, mous de Ballentine de Dognen, couradyous autan coum nats, més d û couradye tranquile, proumeledou de beroyes causes ; que debise de la patrie, de l'obre felibrénque de la famille e dou debé coum ù Biarnés de boune souque.

Je me trouve à Dognen en permission de 6 jours au moment où ma femme

se préparait à vous adresser mes 3 1rs. de cotisation aux Reclams. Je suis

tout heureux, de vous faire cet envoi moi-même et de me rappeler à voire ex-

-

63

collent souvenir. Là-bas au milieu de la tourmente, je pense souvent, vous

le croyez sans peine, à ma famille, à ma petite patrie et aux bons amis que

j'y ai laissés. Et quand je viens en permission, trop rarement hélas !, je trouve

mon pavs plus beau et la vie de famille plus douce. Je lis tous les numéros des Reclams avec beaucoup d'intérêt, je suis même persuadé que notre exil de 2 ou 3 ans nous fera aimer davantage notre Béarn et la revue qui en traduit

les aspirations Ma permission expire demain ; je repars sans trop de regret

sachant ma famille en bonne santé

Lou brabe curé d'Argagnou, A. Veïsse, ne-m dits pas que dus moûts, en m'enbian ù bilhét de dèts Hures, més quoant soun

toucans !

Cinq liures en l'aunou de cadu deus

a la guerre.

mes

nébouts

mourts

glouriousamens

De Mous Paul de Marion a Pont-Audemer.

Veuillez trouver ici le prix de mon abonnement et, avec mes félicitations pour votre excellente idée de solidarité, ma modeste obole afin que vous puissiez adresser notre Revue à ceux de nos vaillants du front qui ne peuvent

en acquitter le montant. Puisse cet écho du pays natal apporter à nos chers

héros une lreure de joie I

lycée de Montauban moubilisat que

salude atau lous Reclams tournats a la bite.

Dabb et més grau pladé qu'è tournet béi paréche es « Reclams », è de boun cor que bengui jùénhe et m'en arrieuot at bôste gabe renechént. Era Gascounho

que s'estimèc*tonstém més, ce dits Du Bartas, « plan hè que plan parla »; parcio, parla, escriéue gascoun è biarnés, è nou destingà-s, acro tabén qu'ei

hè ço quexau, è que bous feliciti. Leù era nosto Bcfuls dera Mountaho que

dara'ra 'respounso, éro tabén, as bosti Reclams.

B.

Sarrieu,

proufessou

au

Aijuël die la mie pecéte, amie counfray, que-b ai/deca coum e s'abéls aydat.

Lou beroy pouète d'Aureilhan,

(Bigorre)

d'arroun la bictori darrère.

que

pénse

a

la

lièste

Quoan éy qui ba féni aqueste maudite guerre enta permétè aus Escouliès

ue hère hèste oun trinqué-

de la nousle rare

l'.scole de-s trouba amassats en

ram à la France méy grane é'méy ayniadeque yaméy

Que-y rendéram

û aumatye piousaus amies de

!

l'Escole

qui auran

Ralliât

la loue

sunc enta sauba

la

Patrie.

Qué'-y

trinquéram

tabé à la santal de touts

lous

qui

séran

tournats

tarrible campagne é a la

prouspéritat de la nouste Escole ayniade.

de

la

glouriouse

qui ou dits, lou coumandan Camors de l'E. M. G., brac e séc coum

ù pét de canou

o, Coumandan, qu'ous auram

Lou mout de la fi, qu'éy

« Qu'ous

:

auram,

û

haut

gradat de

l'armade

au Diu biban! E

-

Ci —

enta que la France, la beroye e douce France,e sorti de la prigglade mayeméns horte, mayeméns grane, mayémens douce enta-u trioumfe dou drét e de ^ l'humanitat.»

Un

Tirât de la Coumedie dou Pèijri Très Candidats.

i

LOU

Un secrét Mamisèle, Ne bau l'oumpre d'un mout :

Seré magre noubèle Ta-u factur qui beyd tout. Se lous plachs, las arrélhes- Gauque cop an aurélhes, D'arreberdi Aque.'t oini que s care So qu'où diset adare Ta-u diberti.

lit

Un secrét ! ah peguésse, Ne [l'en birits lou pè, Suspis de la mestrésse Qui leyéch un papè :

Coum la prime birgule,

Coum lou péu, coum la b'ule Ou coum un pun ; Oun derabe qu'où dachen

A tira-u ne

s'abachen

Qu'es trop couinun.

V

Un secrét, me se passe Pér lou sac dou factur, Que boule coum l'agasse Enta l'aube d'asur, Qu'eslurre au telefoune ; Eth que ringue, eth que soune S'ou hè tout prim, Coum la gourgue dou Gabe .Coum lou bèn quèn bóu plabc Toi t n'en soufrim.

C25^s&a

Secrét

tout doy

escrhite

FACTUR

J.-V. L.

a

il

la

mâ e

titulade :

Lou secrét, bolet qu'ani Sounque sie entèr nous. Enterdan eau que plàni A flaquétes hautous. Hiu gi'isalh, péu de séde, Telegrafe a nou béde ; Ligue d'amies Passan a l'eschourdine De quauque gouyatine Lous moûts a thics.

IV

Un secrét, hère hade, Qu'ère un graoun de l'arrous Sus lou floc de la prade Ta l'ausèth amourous ; Qu'es lou plou de la bère Au cor de la perpére Coum un pendèn Me qui hèy l'amne urouse De toute desirouse D'ayma soubèn.

VI

Un secrét, ah ! misère :

Qu'es lou moufle poutoun Qui manque la niachère Ta pausa-s s'ou mentoun ; Qu'es lou hum de l'embéye Muchade a bouque pléye Chéns nad escout. Quèn pimpe s'ou bisadye Chcns ha-y méndre doumadye, qu'es tout.

PEYIÎOT

DE

LA

BERNATÈRE

(Lannes)

Au Secretari Yenerau Gastou^Febus

de l'Escole

Amie counfray,

Au numéro d'aoust dous Reclams, que-ns auét balhat lou beroy counde de l'abat Nabes, c. Lou haure lanusquèt, entrât au Cèu a maugrat de Sent Pierre », e, en seguide, que-y auét hiquât ad espart ùe noie, ou-n leyima las dues darrères régnes : « Enta entra au Cèu, lous Lanusquéts, qui soun tan lis, que s'y saben préne encoére autamen (que lou. haure). Lous qui a-t sapiu que-m herén gay de m'a-t escribe. »

Per segu, lous Lanusquéts qu'an hère d'espérit e dou bou. Mes lous Bernés hôu ! lous Bigourdâs ! E lous d'Armagnac, pais de la chuquéte ! E creyét que sien bouharocs e mourmècs ? Be pensât plâ que lous hiIlots d'aquéts parsâs que déuen aué dens lou sac, sus aquét chapitre,quauque istoerot d'arrecattat. Que gauseri paria qu'auran entenut lou boste aperét e que-b en an mandat

detire méye doutzène.

' You medich, tel que vous me voyez, coume dise lou défunt curé de Bidèren, que-n èy ù, mes que-u be goàrdi enta Faute tour, Oèy que-b bau dise dus moûts su-u counde de l'abat Nabes. N'anét pas créye aumén que boulhi hè lou cretic de l'oubréte tan beroye dou nouste brabe counfray. Oh ! Diu m'en goardie ! Si-m perméti de parla dou haure lanusquèt, qu'ey en pramou de bous amie, qui cercat d'autes fayssous d'entra au Cèu. Que-y anerat, tabé per segu : touts lous félibres que y an ûe place mercade d'auance. Mes, abisat- be, quoan y siat de nou pas decha-b atrapa, coume lou haure lanusquèt. Lou nouste counfray Nabes qu'acabeatau la sue istorie.

« Lou haure qu'éy demourat au Cèu en pramoun dou d'asou »

K tout cadu que-s pense que-y éy encoè. Y 7 ou que sèy que nou e gouats quin ne baste escoubat.

estralhoun

quoatau

Quoan lou Boun Diu l'apercebou à baréye dous sués Pierre e que-u digou :

sents,-

qu'aperè

lou

« Que-m bas

f.

dehore aquet Gagnas de béuét, e, de tire.

»

« — Segnou, qu'éy lou Yoan qui

»

« —■Arrenyat-be touts dus. Si-u toùrni béye per ci, que-y ba hè nègre ! •

Lous dus sents qu'erèn a las penses. A tout prêts, que calé tira de las auéyes aquet lè grimau, e n'ère pas aysit. Lou Yoan be sayè plâ de l'arapa, quoan droumiue, lou dauantau de coé, enta l'a-t arounça dehore per la hièstre. Mes

lou frlpouat que-s meshidàue; nou droumiue que d'ù oélh.

;

.

66

-

U diménye, apuch brèspes, lous lougatàris dou Cóu que-s dàuen ù 1110111111''»

de dcbertissènce. Daubus, que yougàuen a las quilbes ; d'autes au saute-

moutou. Las sentes

batalèuen dab la sénte Bierye e lou Boun Diu que hesè ûe partide

que

sisète

hèueti

daunétes

que

roundèus ;

las

biélhes

tatas

de

dab très Papes.

Lou haure qu'ère au niéy d'ù aramatd'anyoulots qui s debertiuen a las boles. '

Sent Yoan, sént Pierre e sent Yusèp que-s passèyàuen per quiu. goardjén de las clans qù'auè l'arisoulet su-us pots.

Lou

brabe

« Ya

!

si-s

pensé

lou haure,

« abise-t au dauantau ! »

quauqu'ùe

que-n couc ! Teng-te

de bon

e

Sént Pierre que s'auancè e que-u pausè

la mâ sus l'espalle :

 

«

Que liés aquiu, grand bandoulè, si-u

dits,

plantât

coume

ù

paubic au

«

niéy d'aquére droullàlhe e tout soul

coume

û

asou?

Say-t'en

dab

nous,"

«

que-s bam deberti drinou. Té, que-t yogui ù pîchè de bî, a qui perd nou-n

«

taste, au de qui saute lou mes louy a pès yunts.

»

Lou haure que-s bouté a ride.

En

entène

a

parla de

bî,

lous

oui lis

que

l'eslugrièn d'ahide. Nou-n auè pas tastat nade

goûte

despuch

qu'ère

entrât :

au Cèu.

« —

« — Couyoun qui s'en desdigue, dits Sént-1 ierre ; toque mà ! »

E touts quoate que s'auancèn de cap la pourtalade,

Auta

plà, si respounou. Que tèngui lou pari.

»

ubèrte

toute

grane

a-,

d'aquét n oumén, ta da ayre a las crampes. Sént Yusèp que hesou ûe raye su-u sòu dab lou sué crayou de ebarpentiè, enta merca lou punt d'où-n calé parti.

« Que sàuti lou permè, dits Sént Pierre.

« — Coume boulhats. »

Lou brabe Pourtiè, tout

»

qu'au*

las tirnplégues arougnouses. Que hèsou ù saulot degrapau. Per malur, qu'es-

lissè dab las espartégnes, su-u sou, poulit coume

de patèrnes.

bielhas

e

rougagnat pe-us roumatismes,

û

niiralh

e

que-s

f

Sént Yoane Sént Y'usèp (jue-u rélhéuèn, a méytat esmanglat.

Lou haure que s'espatraeàue d'aride.

« Bèn bèn, si pensàuelou praube Pierre, en se Irèta lous currous ; n'aride- ras pas tout are.

« A tu haure ! cride lou Yoan.

»

Lou haure que s'arebirè lou dauantou dinqu'au melic e que s poustè, la

punte de las botes au ras de la raye, lous talous yunts.

barrats, que houniè lous bras très cops en dauan, très cops en darrè, et

houp !

de. l'entrade. Prount coume l'eslanpret, Sént Pierre que-u barre la porte su-u da dus tours de clau.

e que

Lèste coume ù gat, que sauté ta dehore, a très pas louy de l'assulè

Puch, lous pugnf

«

dab lou tué dauantau de coé ; e doun demoure-t-y !

E b ''e,

hu eaddet ! — si-u dits pe-u

trauquet

— be-y

»

ès adare dehore,

qui éy

estât

«

Atau qu'estou escoubat dou Céu lou haure lanusquèt. Que-m bat dise, amie counfray, qu'èy lou Bonhomme Misère cassât d'aquére fayssou.

67

Aco que-s pot e nou-b bau pas cerca de chicane sus

aquét

punt d'istorie.

So que-y a de plâ segu, lou Misère n'éy pas mes au cèu, si yamés e-y èy entrât.

N'èy pas tapoc dens Pilier, ni a l'Espergatori. Non l'an pas boulut cnloc e que s'én èy tournât sus Terre. Las ! que-u beyém prou soubén pe-u tèms qui

cour !

A

Diu siat, brabe amie e pourtat-be plâ. Tout boste, P. AIÎADIE (de Soumbru, Bigorre)

ESPLIC . — Bouharoc : vide. — Mourmèc: qui n'est pas dégourdi. — Escoubat : balayé — A baréye : Mêlé avec les autres — Bénét : ivrogne — A las penses : Etaient perplexes. — Tira île las auéges : Débarrasser —Arounça :

jeter — Dcbertissènce : Récréation - Batala : bavarder — Siséte : Jeu de cartes ancien appelé aussi cadrette. — Aramat : troupe. — Arisoulet : sou- rire — Bandoulè : vaurien. — Pauhic : pieu. — A hide :-convoitise. — Bou- gagnat : rongé. — Timplégúes : jointures. — Arougnouses : rouillées. — (Irapaii : crapaud. — Eslissa : glisser. — Espertégnes : sandales. —Esman- glcit r démoli. — S'espatraca : se tordre. — Melic: nombril. — Hounia :

balancer. — Assitlé : le seuil de la porte. — Eslamprél : Eclair. — Trauquét :

guichet.

La

^ÍJÍÌ-S^

Nadau dous nostes. (1)

Dens lou sé de Nadau, per dessus las tranchados

Passeran lous aynats tout caperats de hèr;

Per lou cèl enlusit, de Belfort à la mer, (2)

Esmallieran de llous las toumbos lèu fermados.

E lous souldats beyran, en loungo troupelado,

Lous guerriès d'autes cops s'abança, recouberts

Per l'alo dous fanious, dens lou malo councert

Que canto per es soûls la grano Renoumado.

O, peluls de Biarn, de Lanes, e Gascougno !

, O, sublimes boues d uo santo besougno,

Eternelle glori ! campanos souneran.

Quand la Ney de Nadau, ensigno de bictouèro,

Lusiran, coum estellos, boslos crouts de guerro

Sur le cô d'IIenric, de Fébus e d'Artagnan !

(1) Nous donnons l'hospitalité patriotique.

(2)

Ma ou Mar

(N. D.

1

R.)

BHIIMÍS-LASSERRE.

à

ce sonnet

surtout

(Armagnac.)

à

cause

de

sa

note

COUNCOURS

-

DE

L'Anglés

68 —

LAS

ESCOLES

e

lou

Trip.

(1913)

L'hibèr darrè, qu'y abè a Pau û Anglès qui ère biengut enta-s escalouri û drin aus arrays dou nouste sou. Que s'y troubabe hère plà e sustout qu'ère hère countén deu minya qui ou hasèn. U die qu'où pourtèu enta esdeyoua ûe tripe. Nou-n abè pas yaméy bis e. coum la troubè hère boune, que demandé quin s'aperabe enta s'en poudé tourna ha serbi. Qu'où respounoun : Ue tripe! Enta nou pas s'at desbroumba, l'Anglés, tout en bebén a hourrups ûe boutelhota de Yuransou, que disè tout dous ; Trip, trip, trip! Sou brespau que puyè a chibau e que margagnabe chéns estanc trip, trip, trip.

Que s'anè passéya ta la lanne dou Poun-Loung. U reoplane que passé. L'Anglés que s'estanguè enta l'espia. L'ausèth û cop passât, malaye, lou nouste homi que s'abè desbroumbat so qui dise aban

e qu'en ère tout escamussat. Que calé ha? Au ras dou plèch que

bedou très dalhayres qui hasèn bresperou dab û regalét. L'Anglés qu'anè de cap tad éths e qu'ous digou : Comment vô appeler

quelque chose tout noir bon à manger? Lous dalgayres que s'espièn en arridén e que s digoun entèr éths : Qu'éy pèc, aquéste hilh dou diable ! Més l'Anglés que debarè de chibau, qu'attrapé û dalhayre pèr la manye de la camise ; e, en lou segoutin mourdéntemen :

Comment vô appeler quelque chose tout noir bon à manger ? L'aute que s'arregagna : E m bat decha tranquile ou que-b trauqui dab lou hourcat la tripe dou béate? — Aoh, yès, bon, bon! Eque yetè

û escut de France au dalhayre en lou disén : Merci, merci ! Que s'en

tourné ta Pau en mourgagnan trip, trip, a l'entan qui lous dalhayres

ana-n arrousa l'escut de France a l'haunou de l'estranyè qui debè abé ûe téule dé henude a la cerimane.

Léon CAZABAN. (Biarnés de Cescau.)

-sefsas

Lous Libis

Notice.sur le Parc du Château de Pau et les événements qui s'y rattachent,

par X. Lendrat, commis greffier de la Cour d'appel, en retraite. Pau, impri-

merie-lithographie Garet et Haristoy,

Qu'èy léyut dab gran plasé aquét libiot qui hé arrebibe las dues eares tan

amistouses tad û biarnés de la Rèyne Yane e d'Ilenricou. Més so qui m'a agradat sustout que soun las leyéndesqui l'autou e hè arrebiscoula : « Le mur troué » ; « L'homme armé trouvé dans le trou d'un arbre » ; « La fontaine des cent écus ». Que hèy lou mèys coumplitnéns a Lendrat. Més quoant lou

lauderi mayemén raèy se las abè escribudes coum éth lou sab escribe !

en biarnés, en beroy biarnés J.-V. L.

191 G.

Lou Yérant : E. MARRIMPODEY.

PAU,

EMPRTMERIE

VIGNANCCTtîn,

E .

MARIUMPOUEY,

EMPRIMUR.