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la prière de la matinée (ad-duhâ) 2 Moiss plus tôt Vote: 3

La prière de la matinée est une sunna ghayr mu'akkada (simplement recommandé).


que celui qui recherche la rétribution consécutive à son accomplissement,
l'observe, toutefois le croyant n'encourt aucun reproche s'il la délaisse. Abû
sa'îd al-khudrî(que Dieu soit satisfait de lui) a dit:" l'Envoyé de Dieu
observait la prière de la matinée au point que nous nous disions que jamais il
ne l'abandonnerait , et il lui arrivait de ne pas l'observer au point que nous
nous disions qu'il ne la reprendrait plus" At-Tirmidhî.

Le mérite de l'accomplissemnt de la prère d'ad-duhâ:


Abu Hurayra (Dssl) a rapporté ceci: " mon ami intime (pbDsl) m'a recommandé
trois choses: jeûner trois jours de chaque mois, observer les 2 rak'a de la
prière d'ad-duhâ et accomplir la prière du witr avant de dormir" Al-Bukhâri et
Muslim. Toujours selon le même compagnon,le Prohète (pbDsl) a dit: "Seul un
pénitent accomplit assidûment la prère de la matinée." Ibn khuzayma et Al-hâkim.
De son côté, Abû Dhar (qDssl) a dit: "Pour chacun des os, vous devez chaque jour
une aumône.Toute glorification de Dieu(le fait de dire Gloire à Dieu) est une
aumône,toute louange de Dieu (le fait de dire la louange est à Dieu) est une
aumône,toute affirmation de l'unicité de Dieu (le fait de dire il n'y a de Dieu
que Dieu) est une aumône, toute attestation de la grandeur de Dieu(le fait de
dire Dieu est le plus grand) est une aumône,ordonner le bien est une aumône et
interdire le mal est une aumône.Mais il suffit pour s'acquitter de ces aumônes
d'accomplir une prière de deux rak'a dans la matinée" Ahmad,Muslim et Abû
Dâwûd.

...

l'heure de la prière de la matinée commence dès que le soleil s'élève au-dessus


de l'horizon d'environ la longueur d'une lance et se prolonge jusqu'à midi.Il
cependant préférable de la retarder jusq'à ce que le soleil se lève haut dans
l'horizon et qu'il fasse très chaud.

Les prières volontaires


indépendantes

1. La prière volontaire après les prières légales


a. Sa presciption le mois de ramadan:
La prière des tarâwîh au cours du mois de ramadan est une sunna applicable aussi bien aux hommes qu’aux
femmes. Elle se pratique après la prière d’al-‘ishâ et avant celles du shaf‘ et du witr. Certes, il est permis de
l’accomplir avant, mais la première méthode indiquée est la meilleure.
Selon Aïsha, le Prophète r ne priait pas plus de onze rak‘a. Selon Jâbir, l’Envoyé de Dieu dirigea leur prière
et effectua huit rak‘a et ajouta la prière du witr.
Ce fait est confirmé par Ubayya Ibn Ka‘b qui a dit au Prophète r avoir conduit la prière des membres de sa
famille et effectué huit rak‘a plus la prière du witr. L’Envoyé de Dieu l’écouta et ne dit rien. Telle est, en
vérité, la Sunna.
Il est vrai que sous le califat de ‘Umar, de ‘Uthmân et de ‘Alî, les croyants s’acquitaient de vingt rak‘a. Cette
opinion a été admise par la plupart des fuqaha de tendance hanafite et hanbalite.
C’est ce qu’a dit at-Tirmidî: “C’est ainsi que, plus tard, j’ai vu les gens prier à La Mecque en effectuant
vingt rak‘a.”
En fait, certains ‘ulama admettent que la Sunna reconnaît onze rak‘a en plus du witr. Quant au reste, cela
entre dans le contexte des recommandations (mustahhab).
Al-Kamâl Ibn al-Hamâm a dit: la Sunna consiste en vingt rak‘a conformément à la pratique du Prophète r.
Cependant, celui-ci renonça à ce nombre car il craignait qu’il devienne une obligation pour eux.
C’est pourquoi, les tarâwîh implique onze rak‘a. Quant aux prosternations supplémentaires, elles relèvent
des recommandations.
b. La prière individuelle ou en groupe et récitation du Coran:
Il est permis de prier les tarâwîh aussi bien seul qu’en groupe mais ce dernier procédé dans une mosquée est
préférable. En effet, ‘Abd ar-Rahmân Ibn al-Qârî a dit: qu’il sortit en compagnie de ‘Umar Ibn al-Khattâb
une nuit de ramadan et, ensemble, ils allèrent à la mosquée. Ils virent les croyants en rangs dispersés. Les uns
priaient individuellement et les autres en groupes composés chacun de trois ou quatre personnes. ‘Umar leur
dit qu’à son avis, il serait plus judicieux de rassembler tout ce monde en une seule assemblée que dirigerait
un seul homme. C’est ce qu’ils firent.
La Sunna n’a pas établi la manière de réciter le Coran. Les croyants s’appliquaient à prier jusqu’à l’aube et
ne s’arrêtaient qu’à l’approche du fajr. Ils lisaient, en huit rak‘a, la sourate al-Baqara. Quant ils le faisaient en
douze rak‘a, ils en allégeaient la récitation. A ce sujet, Ibn Qudâma a dit: Ahmad a dit: “On récite, du Coran,
au cours du mois de ramadân, ce qui ne met pas dans la gêne, en particulier durant les nuits courtes”.
Cependant, il est préférable que les croyants écoutent tout le Coran pendant les nuits sacrées du mois
consacré au jêune.
2. La prière de la matinée (çalâtu d-duhâ):
a. Son mérite et sa règle:
‘Abd Allâh Ibn ‘Umar a dit: le Prophète r envoya une expédition militaire qui revint sans tarder, chargée
d’un grand butin. Les gens se mirent à discuter avantageusement de la proximité de cette opération, du profit
matériel qui en résulta et de la célérité du retour au point de départ. Le Prophète r intervint pour leur indiquer
quelque chose de meilleur que ce qu’ils étaient en train de vanter.
“Voulez-vous, leur dit-il, que je vous désigne quelle est l’expédition la plus proche, le butin le plus
volumineux et le retour le plus diligent ? Effectue tes petites ablutions, puis rend toi à la mosquée pour
t’acquitter de la prière de la matinée: c’est celle-là l’expédition la plus proche, le butin le plus considérable et
le retour le plus rapide”.
Abû Hurayra a dit, parlant de l’Envoyé de Dieu: “ Mon ami me donna trois conseils: jeûner trois jours
chaque mois, effectuer deux rak‘a le matin et m’acquitter de la prière du witr avant de dormir”.
La prière de la matinée est une pratique cultuelle recommandable (mustahabba). Celui qui le veut, qu’il la
fasse et il en sera récompensé. Quant à celui qui y renonce, aucun reproche ne lui sera fait.
b. Moment et nombre de prosternations:
L’heure de la prière volontaire de la matinée commence au moment où le soleil se lève assez haut et prend
fin à l’instant où cet astre entame son déclin. Cependant, il est recommandable de la retarder jusqu’à ce que
le soleil s’élève bien haut et que sa chaleur soit plus intense. A ce sujet, le Propète se rendit chez les habitants
de Qûba, cité située entre La Mecque et Médine. Il les vit en train d’effectuer la prière de la matinée. Il leur
dit: “Cette prière est celle de ceux qui retournent vers Dieu. Elle se pratique à l’heure où les articulations du
corps ressentent la chaleur du soleil de la matinée”.
Le minimum de rak‘a prévu est de deux et son maximum est de huit selon les indications rapportées par
Anas qui a dit: “J’ai vu, au cours d’un voyage, le Prophète r s’acquitter de la prière de la matinée en
effectuant huit rak‘a.” Il est possible aussi de la prolonger juqu’à douze.
En fait, elle n’a pas de limite. Al-’Irâqî, en expliquant les hadîths rassemblés par at-Tirmidû, a précisé qu’il
n’a pas vu un seul des compagnons du Prophète r et de la génération suivante limiter la prière de la matinée à
douze rak‘a. Bien au contraire, d’après al-Hasan, certains compagnons effectuaient deux rak‘a, d’autres
quatre, d’autres encore priaient jusqu’au milieu de la journée.
Ceci a été aussi confirmé par al-Aswad Ibn Yâzid auquel un homme interrogea sur le nombre de prières à
acquitter au cours de la matinée. Sa réponse fut : “Autant que tu voudras”. Pour plus de précision, reportons-
nous à ce dire de Aïsha: “Le Prophète r effectuait quatre rak‘a durant la matinée et ensuite, il ajoutait ce que
Dieu voulait”.
3. La prière de la bonne consultation (çalâtu l-istikhâra)
La Sunna prévoit une prière qu’effectue celui qui aspire à réaliser un dessein. Il va de soi que cette demande
ne peut être que licite. Al-istikhâra comporte deux rak‘a à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit,
mais de préférence la nuit avant de dormir. L’orant peut réciter n’importe quelle sourate après la lecture de la
Fâtiha.
Après avoir loué Dieu et prié pour le Prophète r, il énonce sa demande. L’Envoyé de Dieu a dit, selon Jâbir :
“Si l’un de vous est préoccupé par une affaire, qu’il fasse deux rak‘a, en dehors de la fârida (obligation).
Ensuite, il dit:
“Allâhumma, Astakhîruka bi ‘ilmika, wa astaqdiruka bi qudratika, wa as’aluka min fadlika l-’azîm, fa inna-
ka taqdiru wa lâ aqdiru, wa ta‘lamu wa lâ a‘lamu, wa anta ‘allâmul ghuyûbi. Allâhumma in kunta ta‘lamu
hadhâ l-’amra (l’orant désigne à ce moment l’objet de ses préoccupation), khayrun lî fî dînî wa ma‘âshî wa
‘âqibati amrî, faqdurhu lî wa yassirhu lî thumma bârik lî fîhi. Wa in kunta ta‘lamu anna hâdhâ l-’amra
sharrun lî fî dînî wa ma‘âshî wa ‘âqibati amrî, fa-srifhu ‘annî wa srifnî ‘anhu, waqdur lî l-khayra haythu
kâna, thumma r-dhinî bihi”
“ Ô mon Dieu ! Je Te demande de me guider dans mon choix par Ta science. Je cherche ma force dans Ta
toute-puissance. Je te consulte en raison de Ton immense faveur car Tu peux tout et je ne suis capable de
rien. Tu sais tout et je n’ai aucune connaissance. Tu es le plus Connaissant des choses cachées. Ô mon Dieu !
si Tu sais que dans cette affaire (on énonce l’objet de la requête) il y a un bien pour moi du point de vue de
ma religion, de ma subsistance et de ses conséquences, rend-la à ma portée, facilite-la pour moi et ensuite
mets-y Ta bénédiction. Si Tu sais que dans cette affaire, il y a un mal pour moi du point de vue de ma
religion, de ma subsistance et de ses conséquences, détourne-la de moi et éloigne-moi d’elle et accorde-moi
le bien où qu’il soit, puis agrée-le de Ta part”.
La demande de l’orant ne doit pas être précise. Autrement dit, la solution attendue ne peut être telle qu’il la
souhaiterait car il ne laisse, dans ces conditions, aucun choix à Dieu. Son exigence mettra en évidence son
manque de sincérité du moment que, d’une part, il demande conseil à Dieu mais d’un autre côté son souhait
est arrêté à l’avance. Dans ce contexte, à quoi servirait de faire appel à la Science du Créateur et à Son
pouvoir souverain ?
4. La prière de la glorification et de l’exaltation (çalâtu t-tasbîh)
Selon Ibn ‘Abbâs, le Prophète r a dit à son oncle ‘Abbâs Ibn al-Muttalib qu’il lui enseignerait dix bénéfiques
propriétés et que s’il venait à s’en acquitter: “Dieu te pardonnera toutes tes fautes de la première jusqu’à la
dernière, anciennes et nouvelles, celles commises par inadvertance ou intentionnellement, petites ou grandes,
celles effectuées en ton for intérieur ou affichées publiquement”. Les voici:
“ Accomplis quatre rak‘a et récite à chacune d’elles la Fâtiha et une sourate. Une fois la récitation de la
première rak‘a terminée, alors que tu es toujours en position verticale (debout) dit quinze fois: “Gloire à
Dieu, la Louange à Dieu, il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu, Dieu est le plus Grand”.

Subhâna Llâh, wal hamdu li Llâh, wa lâ ilâha illâ Llâh, wa Llâhu Akbar.
* Ensuite, tu t’inclines d’abord (10fois), puis tu te redresses et tu récites encore dix fois la formule ci-dessus.
* Après, tu te prosternes et, tout en te maintenant dans cette position, tu répètes cette formule dix fois.
* Tu relèves ta tête de la prosternation, tu t’assois et tu renouvelles la formule dix fois.
* Tu te prosternes une seconde fois et, la tête constamment contre le sol, tu réitères la formule dix fois.
Ensuite, tu te redresses pour entamer la seconde rak‘a.
Ainsi, à chacune des quatre rak‘a, la formule est prononcée au total soixante quinze fois.
Le Prophète r poursuit: “Si tu peux prier de cette façon chaque jour, fais-le. Si tu n’en est pas capable, fais-le
une seule fois tous les vendredi. Si tu ne sens pas encore en mesure de le faire, agis ainsi une fois par an. Et si
tu éprouves des difficultés, alors procède à cette prière au moins une fois dans ta vie”.
Ce Conseil du Prophète r à son oncle a été rapporté de diverses sources et d’un groupe de compagnons de
l’Envoyé de Dieu. Ibn al-Mubârak a dit que cette prière de glorifcation est recommandée”. Il est utile, dit-il,
de s’y habituer, de s’y conformer chaque fois qu’il est possible et de ne point la négliger”.
5. La prière du besoin (çalâtu l-hâja)
L’Envoyé de Dieu a dit: “Quiconque effectue parfaitement ses petites ablutions rituelles puis s’acquitte de
deux rak‘a consciencieusement, Dieu lui accorde tôt ou tard ce qu’il Lui a demandé”.
Après le salut et les bénédictions sur le Prophète r, l’orant fait cette invocation:
“Lâ ilâha illa Llâh al-halîmu al-karîmu, subhâna Llâhi Rabbil ‘arshi l-‘azîmi, al-hamdu li Llâhi Rabbi
l-‘âlamîn. As’aluka mûjibâti rahmatika wa ‘azâ’ima maghfiratika wal ‘içmata min kulli dhanb, wal
ghanîmata min kulli birr wa s-salâmata min kulli ithmin. Lâ tada‘lî dhanban illâ ghafartah wa lâ hamman illâ
farajtah wa lâ hâjatan hiyya laka ridan illâ qadaytahâ, yâ arhama r-râhimîn”.
“Il n’y a d’autre dieu que Dieu, l’Indulgent, le Généreux. Gloire à Dieu le Seigneur du sublime Trône.
Louange à Dieu le Seigneur des univers. J’implore les causes déterminantes de Ta miséricorde et les volontés
de Ton pardon afin de me préserver de tout péché, de tirer profit de toute action pieuse et de me soustraire de
tout péché. Ne laisse en moi aucun péché sans me le pardonner, aucun souci sans me le dissiper, aucun
besoin sans qu’il me soit satisfait, ô Toi le plus Miséricordieux des miséricordieux”.
6. La prière du repentir (çalâtu t-tawba)
Abû Bakr a entendu l’Envoyé de Dieu dire: “Il n’y a pas un homme qui commette un péché, puis va se
purifier et prier et, qui après cela, implore le pardon de Dieu, sans qu’il ne soit pardonné”.
A l’appui de cette parole, il récita ces deux versets du Coran:
* «Ceux qui, ayant commis une turpitude, ou ayant fait preuve d’iniquité envers eux-mêmes, évoquent
Dieu et L’implorent pour absoudre leurs péchés -. Qui donc peut effacer les péchés, sinon Dieu ? - et ne
s’obstinent pas délibérément et en connaissance de cause dans le mal.»
* «Ceux-là trouveront leur rétribution dans le pardon de leur Seigneur, et des jardins de sous lesquels des
ruisseaux coulent où ils séjourneront éternellement. - Quel merveilleux salaire pour ceux qui agissent
bien.» (Coran, 3/135-136)
Dans le même ordre d’idée, Abû Dharr rapporta ce dire du Prophète r: “Celui qui effectue parfaitement ses
petites ablutions, puis s’acquitte de deux ou quatre rak‘a prescrites ou non, tout en accomplissant bellement
les inclinaisons et les prosternations, ensuite implore le pardon de Dieu, Celui-ci effacera ses fautes.
7. La prière de l’éclipse du soleil et de la lune (çalâtul kusûf)
Tous les ‘ulama sont d’accord pour affirmer que la prière de l’éclipse du soelil ou de la lune est une sunna
impérative (mu’akkada) applicable aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Cette prière comporte
deux rak‘â avec cette particularité que chacune d’elles comprend deux inclinaisons dans une même rak‘a.
Aïsha a dit:
“Il y a eu une éclipse au temps du Prophète r. Celui-ci alla à la mosquée et guida la prière des gens. Il dit
“Allâhu Akbar” et récita une longue sourate. Il dit encore “Allâhu Abkar” et s’inclina, se maintenant
longuement dans cette position, pendant un temps presque équivalent à sa première lecture du Coran. Puis, il
redressa sa tête en disant : “Dieu a entendu la louange de celui qui L’a loué (sami‘a Llâhu liman hamidah),
Mon Dieu à Toi la louange (rabbânâ wa lakal hamd). Après cela, il lut une sourate moins longue que la
première. Il dit “Allâhu Akbar et s’inclina aussi longuement que la première inclinaison et redit: “Dieu a
entendu celui qui L’a loué, mon Dieu à Toi la louange”. Ensuite, il se prosterna. Au cours de la seconde rak‘a,
il procéda de la même manière que pour la première. Ce qui fait en tout quatre inclinaisons et quatre
prosternations.
“Le soleil réapparut avant même de quitter les lieux. Après cela, il s’adressa à l’assistance non sans avoir
préalablement loué Dieu: “Le soleil et la lune sont deux signes de Dieu. Ils ne s’éclipsent ni à cause de la
mort de quelqu’un ni en raison de sa naissance. Si vous êtes témoins de cette éclipse, évoquez Dieu”.
Il est à signaler que le Prophète r faisait allusion à ce que pensaient ses contemporains: cette éclipse eut lieu
au moment où son fils, Ibrâhîm, qu’il avait eu avec Maria la copte mourut. Les gens croyaient que Dieu fit
éclipser le soleil en signe de deuil.
Cette procédure de la prière de l’éclipse est celle adoptée par l’école de Mâlik, de ash-Shâfi‘î et d’Ibn
Hanbal. Quant aux hanafites, ils préconisent une prière identique à celle accomplie le jour de l’aïd et du
Vendredi, soit deux rak‘a normales. Ils se fondent sur ce hadîth transmis par Qabça al-Hilâlî: “Si vous étes
témoins d’une éclipse, priez comme vous avez l’habitude de le faire pour les prières prescrites”.
Autrement dit, il n’y a qu’une seule inclinaison pour chaque rak‘a.
La récitation de la Fâtiha est obligatoire dans les deux rak‘a prévues. Ensuite, l’orant lit la sourate de son
choix. La lecture peut se faire aussi bien à haute voix qu’à voix basse. Cependant, al-Bukhârî a dit qu’élever
le ton est le procédé le plus juste.
8. La prière pour demander de la pluie (çalâtul istisqâ)
C’est une prière qui consiste, en cas de sécheresse ou d’une pénurie d’eau, de demander à Dieu de faire
descendre la pluie du ciel. Elle se conçoit ainsi:
L’imâm, sans qu’il y ait appel à la prière et sans l’énoncé de l’iqâma, conduit la prière des orants et effectue
deux rak‘a à n’importe quel moment. La récitation se fait à haute voix.
Dans la première rak‘a, il lit la Fâtiha et “Sabbîh ismâ Rabbika l-a‘lâ” et dans la seconde, la Fâtiha et la
sourate “al-Ghâshiya”.
Après la prière ou avant, l’imâm, suivi des orants, tournés du côté de la qibla, les mains levés, invoque Dieu
pour faire descendre la pluie. Selon Aïsha, le Prophète r fit, en cette circonstance ce discours:
“Louange à Dieu, Seigneur des univers, le Tout Miséricorde, le Miséricordieux, le Seigneur du Jour du
Jugement. Il n’y de divinité que Dieu. Il fait ce qu’Il veut. Ô mon Dieu ! il n’y a de Dieu que Toi. Tu es le
plus Riche et nous sommes, quant à nous, pauvres. Fais descendre la pluie et fais de sorte que ce que Tu
fais descendre soit pour nous une force et une portion suffisante”.
“Al hamdu li Llâhi Rabbi l-‘âlamîn, ar-Rahmân r-Rahîm, Mâliki yawmi d-dîn. Lâ Ilâha illâ Llâh. yaf‘alu mâ
yashâ’. Allâhumma lâ ilâha illâ anta. Anta l-ghaniyyu wa nahnu l-fuqarâ. Anzil ‘alaynâ l-ghaytha, waj‘al mâ
anzalta quwwatan wa balâghan ilâ hîn”.

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| Des prosternations particulières
Des prosternations particulières
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1. La prosternation de la lecture du Coran: (Sajdatu t-tilâwa)
A la lecture ou à l’écoute de certains versets du Coran, le croyant dit “Allâhu Akbar” et se prosterne une
seule fois et ensuite il redit “Allâhu Akbar” en relevant la tête. C’est ce qui est appelé “sujûdu t-tilâwa”. Il
n’y ni tashahhud ni salut final.
Ceci est confirmé par Ibn ‘Umar qui a dit: “Le Prophète r nous lisait le Coran. Lorsqu’il parvenait au verset
de la prosternation, il disait “Allâhu Akbar” et il se prosternait. alors nous nous posternions à notre tour”.
a. Son mérite et sa règle:
Le mérite de cette prosternation est signalé par le Prophète r: “Lorsque le fils d’Adam lit le verset de la
prosternation et se prosterne, Satan s’isole en pleurant et dit: “Ô malheur ! Dieu a ordonné la prosternation et
Son serviteur s’est prosterné. Quant à moi, il m’a été commandé de me prosterner et j’ai désobéi. C’est
l’Enfer qui m’attend”.
Le Prophète r précisa: “Ô vous les gens ! Nous n’ordonnons pas la prosternation. Celui qui se prosterne aura
bien fait. Quant à celui qui ne se prosterne pas, il ne commet aucun péché”. Dans une autre version, il a dit:
“Dieu nous commande la prosternation dans la mesure où nous voulons la faire”.
Il est exigé pour cette prosternation les mêmes conditions que pour les prières obligatoires et surérogatoires,
c’est-à-dire que l’orant doit être pur de toute souillure et en état de totale purification. De plus, il doit
s’orienter du côté de la qibla.
Si au cours de la prière légale, faite à haute ou à basse voix, ou volontaire, l’imâm ou l’orant priant
individuellement, lit un des versets de la prosternation, il lui est permis de se prosterner après sa récitation
Par contre, l’imâm Mâlik a dit qu’il est détestable (makrûh) d’opérer cette prosternation au cours des prières
habituelles.
Quant à Abû Hanifa, il y voit l’utilité lors des prières faites à hautes voix mais considère que cette pratique
est détestable durant les prières prononcées à voix basse.
b. Les versets renfermant l’idée de prosternation:
Le Coran comporte quinze passages où la notion de prosternation est citée: les voici dans l’ordre:
* «Ceux qui sont auprès de ton Seigneur, point d’orgueil qui les détourne de L’adorer, de proclamer Sa
transcendance, de se prosterner devant Lui». (Coran, 7/206)
* «Vers Dieu se prosternent tous ceux qui sont aux cieux et sur la terre; bon gré, mal gré : ainsi fait leur
ombre au matin et au crépuscule.» (Coran, 13/15)
* «Vers Dieu se prosterne tout ce qui est aux cieux et sur la terre; de l’animal aux anges, tous abdiquent
l’orgueil.» (Coran, 16/49)
* «Dis: “Croyez ou n’y croyez pas ! Ceux qui avant lui ont été dotés de scienxe, quand on psalmodie le
Coran devant eux, tombent sur la face, prosternés».(Coran, 17/107)
* «Tels furent les gratifiés de Dieu parmi les prophètes de la postérité d’Adam, et parmi eux ceux que
Nous transportâmes avec Noé, et de la postérité d’Abraham et d’Israël, et parmi ceux que Nous avons élus
et guidés. Dès qu’on leur récitait des signes du Tout miséricordieux, ils tombaient prosternés, en pleurs.»
(Coran, 19/58)
* « Dieu: ne vois-tu pas que vers Lui se prosternent les hôtes des cieux, les hôtes de la terre, le soleil et la
lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux, beaucoup parmi les hommes, tandis que pour
beaucoup d’autres le châtiment s’impose ? - Celui que Dieu humilie, nul ne peut l’honorer. Dieu opère ce
qu’Il veut. » (S. 22/18)
* « Croyants, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, faites le bien, dans l’espoir de triompher » (Coran,
22/77)
* « Quand on leur dit: “Prosternez-vous devant le Tout Miséricordieux”, ils disent: “Qu’est-ce que le Tout
Miséricorde ? Nous prosterner devant qui tu nous ordonnes!” Et cela les grandit en révolte;» (Coran,
25/60)
* « Quoi ! ne pas se prosterner devant Dieu qui met au jour ce qu’il y a de plus caché aux cieux et sur la
terre, et connaît ce que vous celez comme ce que vous publiez ! » (Coran, 27/25)
* « Ne croient à Nos versets que ceux qui, s’ils les entendent rappeler, tombent prosternés, exaltent par la
louange la transcendance de leur Seigneur, se dépouillent de tout orgueil ». (Coran, 32/15)
* « David pensa que Nous n’avions fait que le tenter. Il demanda pardon à son Seigneur et, repenti, tomba
posterné. » (Coran, 38/24)
* « Parmi Ses signes, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune. Ne vous prosternez pas devant le soleil,
non plus devant la lune. Ne vous prosternez que devant Celui qui les créa, si c’est bien Lui que vous
adorez ». (Coran, 41/37)
* «Ah ! Prosternez-vous devant Dieu ! Adorez ! » (Coran, 53/62)
* «Mais qu’ont-ils à ne pas croire et à ne point se prosterner, quand on leur récite le Coran ?» (Coran,
84/20 et 21)
* «Non ! ne le suis pas, mais prosterne-toi et de Dieu rapproche-toi !» (Coran, 96/19)
2. La prosternation de remerciement (sajtadu sh-shukr)
La plupart des ‘ulama disent qu’il est recommandable de pratiquer une prosternation de remerciement après
avoir été comblé par un bienfait et à la suite de la dissipation d’un état de mécontentement ou d’angoisse
dans lequel on se trouvait.
Ceci est attesté par Abû Bakra qui a dit que le Prophète r effectuait une prosternation pour remercier Dieu, si
quelque chose le satisfaisait ou qu’une bonne nouvelle lui était annoncée.
‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Awf raconta qu’il vit le Prophète r se diriger vers un palmier et se prosternera
longuement. Lui ayant demandé le motif de cette prosternation, il lui répondit:
“Gabriel vient de m’annoncer une bonne nouvelle en me disant que Dieu l’informait que celui qui fait une
prière sur le Prophète r, Il fera une prière pour lui. Et si celui-ci le salut, Il le saluera à Son tour. C’est la
raison pour laquelle je me suis prosterné en signe de remerciement à l’égard de Dieu”.
3. La prosternation de l’omission (sajtadu s-sahwi)
La prosternation de l’omission comporte deux rak‘a que l’orant accomplit après le salut final selon les
hanafites, avant selon les shâfi‘ites, avant ou après selon les mâlikites. Le Prophète r en a expliqué la raison:
“Si l’un de vous, au cours de la prière, doute du nombre de rak‘a accomplies, trois ou quatre, qu’il complète
alors ce dont il est certain d’avoir oublié et ensuite effectue deux prosternations avant ou après le salut final”.

Selon ash-Shawkâni, les causes déterminants la prosternation n’impliquent pas nécessairement de se


prosterner avant ou après, selon l’opinion des hanbalites.
N’étant pas soumis à une règle impérative, l’orant a le choix: il peut se conformer à l’une des deux
alternatives qu’il ait diminué ou ajouté un des éléments composant l’ensemble de la prière. D’après Ibn
Mas‘ûd, le Prophète r a dit: “Si l’homme ajoute ou diminue, qu’il effectue deux prosternations”.
1 - Les états où cette prosternation intervient:
a. Si l’orant venait à formuler le salut final avant même d’avoir terminé complètement sa prière
b. Si, par exemple, lors de la prière du dhuhr, il effectue cinq rak‘a au lieu des quatre prévus: D’après Ibn
Mas‘ûd, cela est arrivé au Prophète r. Son attention ayant été attirée sur ce rajout, il fit alors deux
prosternations après le salut final. Ce fait indique que les deux prosternations se réalisent lorsque l’orant, au
lieu de s’assoir à la quatrième rak‘a et énonce le salut final, se lève et fait d’une cinquième rak‘a.
c. Lorsqu’il oublie le tashahhud ou l’une des sunna de la prière. Ainsi, le Prophète r, après deux rak‘a, se
leva pour entamer la troisième sans avoir fait le tashahhud. L’assistance, par un murmure significatif, le lui
signala. L’Envoyé de Dieu poursuivit sa prière mais après avoir terminé la prière, il effectua deux
prosternations avant le salut final.
A partir de ce fait, on comprend que celui qui oublie de s’assoir pour formuler le premier tashahhud et s’en
souvienne ensuite avant de se redresser complètement, il doit s’assoir et réparer son omission. Toutefois, s’il
se lève complètement, il attendra la fin de la prière pour effectuer les deux prosternations.
Ceci est confirmé par Ahmad, Abû Dâwud et Ibn Mâja qui rapportent ce hadîth: “Celui d’entre vous qui se
lève après les deux rak‘â sans se redresser complètement, qu’il s’assoit mais s’il s’est redressé totalement, il
n’a pas à s’assoir; il attend la fin pour s’acquitter des deux prosternations de l’omission”.
d. La prosternation en cas de doute: ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Awf rapporte cette parole de l’Envoyé de Dieu:
“Si l’un de vous doute dans sa prière : Il ne sait pas s’il a effectué une ou deux rak‘a, qu’il se figure n’avoir
omis qu’une seule. S’il ignore s’il a accompli deux ou trois, qu’il s’imagine avoir omis deux. S’il ne se
souvient pas d’avoir fait trois ou quatre, qu’il considère avoir oublié trois. Ensuite, il se prosterne deux fois à
la fin de la prière, tout en restant assis et avant le salut final”.
Il en résulte qu’en cas de doute quant au nombre d’unités réalisées, l’orant établit le nombre le moins grand
et après il effectue la prosternation de l’omission.

Division des prières


volontaires
Appréciation des utilisateurs: /3

Les actes cultuels volontaires se divisent en prières inconditionnées et en prières prescrites. Les premières
dépendent de l’intention que l’orant se fait de la prière à effectuer. An-Nâwâwi a dit que s’il s’apprête à les
faire sans envisager leur nombre, il peut réaliser une rak‘a, faire le salut final et entreprendre une seconde,
une trosième ou cent ou mille... S’il se met dans l’idée de s’acquitter d’un certain nombre de prières, celles-ci
sont valables même s’il n’indique pas leur catégorie et leur genre.
C’est ainsi qu’Abû Darr effectua plusieurs prières volontaires et fit le salut final. Al-Ahnaf lui fit remarquer
qu’il s’était détourné du shaf’ ou du witr. Abû Dhar répondit: “Si moi, je ne m’en suis pas rendu compte,
Dieu, Lui, le sait. J’ai entendu mon ami Abûl Qâsim (le Prophète r) dire: “Il n’y a pas de serviteurs qui
effectue une prosternation pour Dieu sans que Celui-ci ne l’élève d’un degré et ne lui efface une faute”.

1. La prière volontaire après les prières légales:


Quant aux prières volontaires prescrites, elles comportent ce qui a été légiféré à accomplir à la suite des
prières légales. Elle portent le nom de sunna constante et fixe (as-sunan ar-râtiba) et englobent celles qui
accompagnent les cinq prières légales de la journée.
a. Le fajr (l’aube):
L’orant effectue les deux rak‘a de l’aube. Plusieurs hadîths signalent le mérite d’en préserver l’usage. En
voici deux d’entre eux.
* Ce sont celles que j’aime le plus au monde.
* N’abandonne pas les deux rak‘a de l’aube même si un ennemi te pourchasse.
Il est connu que le Prophète r allégeait la lecture du Coran lors des deux rak‘a de l’aube. C’est ce que
confirma l’une de ses épouses Hafsa qui a dit que l’Envoyé de Dieu s’acquittait des deux rak‘a de l’aube
avant la prière du matin dans sa chambre et il les écourtait au maximum.
Quant à Aïsha, elle a dit que le Prophète r accordait aux deux rak’ât de l’aube un temps équivalent à la durée
de la lecture de la Fâtiha; cela suppose que l’orant peut se limiter à la seule lecture de la Fâtiha. Elle précisa,
qu’il lisait à voix basse les deux sourates suivantes: “qul yâ ayyuhâ l-kâfirûn” et “qul Huwa Allâhu Ahad”.
Certes, il arrivait au Prophète r de lire d’autres versets du Coran si l’on se réfère à ce qu’Ibn ‘Abbas
rapporta. Il s’agit de ces deux passages, l’un au cours de la première rak‘a et l’autre pendant la seconde : *
«Dites: Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismâël, Isaac,
Jacob, aux douze tribus, à ce qui a été confié à Moïse, à Jésus, aux prophètes par leur Seigneur. Nous ne
faisons aucune distinction entre eux et à Dieu nous sommes soumis». (Coran, 2/136)
* «Dis: Ô Gens du Livre, venez à une formule valable pour nous et pour vous: de n’adorer que Dieu sans rien
Lui associer, de ne pas nous prendre les uns les autres pour maîtres à la place de Dieu”. S’ils s’en détournent,
dites-leur: “Témoignez qu’à la Volonté de Dieu nous sommes soumis.» (Coran, 3/64)
Toujours selon Ibn ‘Abbâs d’après la version d’Abû Dâwud, le Prophète r lisait dans la première rak‘a, le
premier verset cité, et dans la seconde ce verset:
* «Lorsque Jésus s’aperçut de leur incrédulité, il dit: Qui me soutient dans la voie de Dieu ? Les Apôtres
dirent: “Nous sommes les auxiliaires de Dieu. Nous croyons en Dieu. Témoigne qu’à Sa volonté nous
sommes soumis». (Coran, 3/52)
L’imam An-Nawâwî signale dans son livre “Al-Adhkâr” que le Prophète r, après la prière de l’aube, répétait
trois fois ces invocations alors qu’il était encore assis. Celui qui les fait, Dieu lui pardonne ses fautes quand
bien même elles seraient de la grosseur de l’écume de la mer.
“Ô mon Dieu ! Seigneur de Gabriel, d’Isrâfîl, de Michaël et de Muhammad, Envoyé de Dieu, je me réfugie
auprès de Toi contre le châtiment du Feu”.
“Allâhumma, Rabba Jibrîl, wa Isrâfîl, wa Mîkâyîl wa Muhammad, nabiyyu Allâh, a‘ûdhu bi-ka mina n-nâr”.
“Je demande pardon à Dieu, en dehors de qui il n’y a pas d’autre divinité, le Vivant, l’Absolu. Je me repens
à Lui”.
“Astaghfiru Allâh allâdhî lâ ilâha illâ Huwa al-Hayyu al-Qayyûmu wa atûbu ilayhi”.
Il est d’usage de faire aussi cette invocation aussi bien après la prière de l’aube qu’après celles des prières
légales de la journée:
“Mon Dieu, Tu es la Paix, de Toi provient la Paix et vers Toi retourne la Paix. Beni et Exalté sois-Tu, ô Toi
détenteur de la Majesté et de l’Honneur”.
“Allâhumma, Anta s-salâm, wa minka s-salâm, wa ilayka yarji‘u s-salâm, tabârakta wa ta‘âlayta, yâ dhâ l-
jalâli wal ikrâm”
Aïsha a dit que lorsque le Prophète r achevait sa prière de l’aube, il s’allongeait sur le côté droit s’il la voyait
endormie, sinon il se mettait à discuter avec elle.
Cependant le fait rapporté par l’épouse de l’Envoyé de Dieu prête à discussion. Il semble qu’il est
recommandé seulement pour celui qui prie chez lui, en dehors donc de la mosquée.
Il est certain, selon Ibn ‘Umar, avis renforcé par les grands théologiens, que le Prophète r ne prenait pas la
peine de s’allonger quand il accomplissait la prière de l’aube dans l’enceinte de la mosquée. Bien au
contraire, d’après Ibn’Umar, il dissuadait ceux qui étaient tentés de le faire.
Selon Abû Hurayra, le Prophète r a dit: “Celui qui ne s’acquitte pas des deux rak‘a de l’aube jusqu’au lever
du soleil, qu’il les effectue tout de même”.
Qays Ibn ‘Umar rapporte qu’étant sorti le matin sans avoir fait la prière de l’aube, il rencontra le Prophète r
avec lequel il fit la prière du matin. Ayant terminé ce devoir, il fit la prière de l’aube. Le Prophète r lui
demanda ce qu’était cette prière. Il lui répondit que c’était celle de l’aube. L’Envoyé de Dieu se tut et ne dit
rien.
Il est évident, selon les hadîths, que la prière de l’aube peut se réaliser aussi bien avant qu’après le lever du
soleil, que ce soit pour une raison majeure ou tout simplement parce que l’heure qui lui est réservée a été
dépassée. Il n’en reste pas moins que la meilleure façon de la faire, c’est de l’accomplir en temps voulu.
b. La prière du Dhuhr: (début d’après-midi)
Il apparaît de la Sunna que la prière volontaire après la prière du dhuhr se compose de quatre rak‘a, de six ou
de huit. En voici les détails:
Quatre ‘a: “Ibn ‘Umar a dit: “J’ai appris du Prophète r dix rak‘a: deux avant la prière du dhuhr et deux autres
après, deux également après le mahgrib à la maison, deux après al-‘ishâ’ à la maison et deux avant le matin”.
Six rak‘a: Ibn ‘Abd Allâh Ibn Shaqîq a interrogé Aïsha sur la manière dont le Prophète r effectuait sa prière.
Elle lui répondit: “Il faisait quatre rak‘a avant la prière du dhuhr et deux autres après”.
Huit rak‘a : Umm Habîba rapporta ce dire de l’Envoyé de Dieu: “Celui qui s’acquitte de quatre rak‘a avant
la prière du dhuhr et quatre autres après, Dieu rend illicite sa chair au Feu”.
La prière de quatre rak‘a avant la prière du dhuhr comporte un certain mérite selon Abû Ayyûb al-Ançâri
lequel s’acquittait de quatre rak‘a avant l’office du dhuhr. Lui ayant fait remarquer qu’il prolongeait cette
prière volontaire, il répondit: “C’est l’heure où s’ouvrent les portes du Ciel. J’aime que Dieu élève vers ce
Ciel une oeuvre salutaire.”
Il y aucune contradiction dans tous ces hadîths, car il est probable que le Prophète r priait tantôt deux fois et
d’autre fois quatre. Il est possible qu’il effectuait deux à la mosquée et quatre à la maison. L’autre possibilité
envisagée: il faisait deux prosternations à la maison avant de se rendre à la mosquée et deux autres en y
arrivant.
Le procédé consiste à les faire deux par deux et à séparer chaque couple de rak‘a par le salut final. Il est
admis aussi de les effectuer ensemble avec un seul salut final.
c. La prière du ‘açr (milieu d’après-midi) :
Plusieurs versets traitent de la question mais les uns appuient et confirment les autres. Il y a la narration
d’Ibn ‘Umar: selon lui, le Prophète r a dit que: “La Miséricorde de Dieu couvre l’homme qui effectue quatre
rak‘a avant la prière du milieu de l’après midi”. Il y a également le témoignage de ‘Alî qui a dit que le
Prophète r s’acquittait de quatre rak‘a et opérait une séparation entre deux rak‘a par le salut final.
Cependant, l’idée qui prévaut porte sur seulement deux rak‘a d’après cette règle générale énoncée par
l’Envoyé de Dieu: “Entre tous les deux adhân, il y a une prière”.
d. La prière du maghrib (coucher du soleil):
La Sunna recommande d’effectuer deux prosternations après la prière du soir, en lisant dans la première
“Qul yâ ayyûhal kâfirûna” et dans la seconde “qul Huwa Allâhu Ahad”.
Il est recommandé de s’en acquitter à la maison. En effet, le Prophète r dirigea la prière du soir des Banû
‘Abd al-Ash-hal. Après le salut final, il leur dit: “Faites deux prosternations en arrivant chez vous”. C’est ce
qu’il faisait lui-même.
e. La prière d’al-‘ishâ (nuit) :
La règle générale établie ci-dessus est valable pour la prière de la nuit. Après avoir répété deux fois: “Après
tous les deux adhân, il y a une prière”, le Prophète r a dit en la renouvelant une troisième fois: “Pour celui qui
le veut”. Selon Ibn Zubayr, le Prophète r a dit aussi: “Il n’y a de prière prescrite sans qu’il y ait deux rak‘a”.
Il est indispensable de séparer nettement la prière obligatoire et la prière surérogatoire. En effet, un homme,
après avoir accompli la prière du milieu de la journée, se leva aussitôt et effectua la prière volontaire. ‘Umar,
l’ayant vu agir de la sorte, l’interpella :
“Assis-toi, lui dit-il, les Gens du Livre ont été maudits parce qu’il n’opérait pas de séparation entre leurs
prières”. L’ayant entendu, le Prophète r a dit: “ ‘Umar Ibn al-Khattâb a bien agi”.
2. La Sunna non impérative (Ghayr mu’akkada) :
Il est utile de mette en évidence le réveil au cours de la nuit (qiyyâmu l-lay) pour s’acquitter des prières
volontaires. Le Coran et la Sunna y attachent beaucoup d’importance et impliquent tous les croyants et
croyantes en mesure de les accomplir dans les meilleures conditions possibles.
a. Leur mérite:
Dieu ordonne à Son Envoyé ce qui suit: «A des moments de la nuit, interrompt le sommeil pour une
oraison surérogatoire: peut-être que ton Seigneur te ressuscitera dans un séjour de louange». (Coran,
17/79)
Bien que ce commandement s’adresse au Prophète r, il n’en reste pas moins vrai qu’il concertne, par la
même occasion, tous les Musulmans et à toutes les Musulmanes. Il est demandé à tous de s’y conformer.
Le Coran montre clairement que ceux qui se réveillent la nuit et s’attachent à la pratique du culte de Dieu
appartiennent à la catégorie des bel-agissants qui méritent la Miséricorde divine. Le Seigneur loue leur
détermination et leur persévérance et les compte au nombre des croyants d’une grande piété. Il témoigne de
leur foi inébranlable et indestructible et les élève à un rang élevé qu’aucune autre catégorie de pratiquants ne
peut égaler. Voici des versets qui les décrivent:
* « Ceux qui se prémunissent seront dans des jardins au milieu des sources. Ils saisissent ce que leur
Seigneur leur accorde car ils étaient autrefois des bel-agissants. Ils ne s’assoupissaient rien qu’un peu de
la nuit et imploraient leur pardon dès avant l’aube. » (Coran, 51/15 à 18)
* « Les adorateurs du Tout Miséricordieux sont ceux qui parcourent la terre humblement. Si des
incrédules les interpellent, ils disent: “Paix”. Ils passent la nuit à se prosterner et à se redresser devant
leur Seigneur. » (Coran, 25/ 63-64)
* « Ne croient à nos versets que ceux qui, s’ils les entendent, tombent prosternés, exaltent par la louange
la transcendance de leur Seigneur et se dépouillent de tout orgueil. Ils détachent leurs flancs de leur
couche pour invoquer leur Seigneur dans la crainte et l’espoir et sur Notre attribution font dépense ». (S.
32, 15 et 18)
* « Quoi ! celui qui se livre à la dévotion à telles heures de la nuit, se prosterne et se redresse, a souci de
la vie dernière, aspire après la misércorde de son Seigneur... Dis: “Ceux qui savent seraient-ils les égaux
de ceux qui ne savent point ? “. Mais seuls les hommes intelligents réfléchissent » (S. 39, 9)
De son côté, l’Envoyé de Dieu n’a pas manqué de marquer l’importance des prières au milieu de la nuit. Il le
fit dès son arrivée à Médine. Ainsi ‘Abd allâh Ibn Muslim apporta ce témoignage: “La première des choses
que j’ai entendue du Prophète r est ce discours: “Ô vous les gens ! Répandez la paix, nourrissez le pauvre,
respectez les liens de la parenté, priez la nuit au moment où les gens dorment encore. C’est ainsi que vous
entrerez au Paradis en paix”.
Fort de son expérience auprès de l’Envoyé de Dieu, Salmân al-Fârisi a dit: “Il vous appartient de vous
réveiller la nuit et de prier. Cette prière a été effectuée par vos vertueux devanciers; elle vous rapproche de
Dieu, efface vos fautes, vous éloigne des péchés et chasse le mal de votre corps”.
Selon Sahl Ibn Sa’d, Gabriel se présenta à l’Envoyé de Dieu et lui dit: “Ô Muhammad ! vis autant que tu
voudras mais tu finiras par mourir; fais ce que tu voudras et tu seras récompensé selon le mérite de tes
oeuvres; aime qui tu voudras mais il t’arrivera de les quitter. Sache que la noblesse du croyant réside dans le
réveil de la nuit pour prier et sa grandeur consiste à être à même de se passer de l’assitance des gens”.
b. Leur adab:
La Sunna recommande, à celui qui se réveille la nuit pour prier, ce qui suit:
* L’intention: l’orant, avant de dormir, se met dans l’idée qu’il se réveillera pour accomplir ses prières. Le
Prophète r a dit: “Celui qui rejoint sa couche et se résoud intentionnellement à se réveiller pour prier mais
ensuite, gagné par le sommeil, ne se lève qu’au matin, il lui sera inscrit ce qu’il avait l’intention de faire et
son sommeil sera considéré sur son compte, comme une aumône de la part de son Seigneur”.
* Au moment du réveil: il s’essuie le visage en se réveillant et se cure les dents avec le “siwâk”. Après, il
lève les yeux vers le ciel et fait cette invocation prononcée par l’Envoyé de Dieu: “Il n’y a de Dieu que Toi.
Gloire à Toi. J’implore Ton pardon pour mes fautes et espère Ta Miséricorde. Ô mon Dieu ! Ajoute à ma
science et ne déracine pas de mon cœur la foi après m’avoir guidé dans le droit chemin. Accorde-moi de Ta
part miséricorde car Tu es le meilleur des donateurs. Louange à Dieu qui nous a donné la vie après nous avoir
fait mourir. C’est vers Lui que se fera le retour”.
“ Lâ Ilâha illâ anta, subhâna-ka astaghfiru-ka li dhanbî wa as’aluka rahmataka, allâhumma zidnî ‘ilman wa lâ
tuzigh qalbî ba‘da idh hadaytahu, wa hab lî min ladunika rahmatan, innaka anta l-wahhâb, al-hamdu li Llâhi
allâdhî ahyânâ ba’da mâ amâtanâ wa ilayhi n-nushûr”.
Après cela, l’orant lira les onze derniers versets de la sourate al-’Imrân qui commencent par: “Il y a dans la
création des cieux et de la terre et dans l’alternance de la nuit et du jour des signes certains pour les hommes
doués d’intelligence” et finissent par: “Craignez Dieu et vous serez heureux”.
Ensuite, il dira: “Mon Dieu ! à Toi la louange ! Tu es la Lumière des cieux, de la terre et ce qu’ils
contiennent. A Toi la louange ! Tu es le maître des cieux, de la terre et de ce qu’ils contiennent. A Toi la
louange ! Tu es la Vérité. Ta promesse est la vérité. Ta rencontre est vérité. Le Paradis est vérité. L’Enfer est
vérité. Les prophètes sont vérité. Muhammad est vérité. L’Heure est vérité. Ô mon Dieu à Toi je me soumets.
C’est en Toi que je crois. En Toi j’ai une confiance absolue. Pardonne mes fautes antérieures et celles qui
suivront, celles que je cèle comme celles que je publie. Tu es Dieu; il n’y a pas d’autre divinité que Toi”.
“Allâhumma laka l-hamdu, anta nûru s-samâwâti wa l-ardi wa man fîhimâ, wa laka l-hamdu, anta qayyûmu
s-samawâti wa l-ardi wa man fîhimâ, wa lakal hamdu, antal haqqu, wa wa’duka l-haqqu, wa liqâ.u-ka
haqqun, wa l-jannatu haqqun, wa n-nâru haqqun, wa n-nabiyyûna haqqun, wa Muhammud haqqun, wa s-
sâ‘ata haqqun. Allâhumma laka aslamtu, wa bika âmantu, wa ‘alayka tawakkaltu, faghfir lî mâ qaddamatu wa
mâ akhkhartu wa ma asrartu wa mâ a‘lantu, anta Allâhu lâ ilâha illâ anta”.
* D’ouvrir la prière la nuit par deux légères prosternations: Selon Aïsha, le Prophète r, quand il se levait pour
prier la nuit, inaugurait ses prières surérogatoires par deux courtes prosternations. En suivant cet exemple de
l’Envoyé de Dieu, l’orant pourra ensuite débuter ses prières volontaires de la nuit.
* De réveiller son épouse et inversement: Autrement dit, l’homme réveille sa femme et celle-ci réveille son
mari si elle se lève la première. Le Prophète r a dit:
“ La Miséricorde de Dieu s’étend sur l’homme qui se lève la nuit et prie et, par la même occasion, réveille sa
femme. Si celle-ci refuse, il imbibe son visage d’eau. La Miséricorde de Dieu s’étend sur la femme qui se
lève la nuit et prie et, par la même occasion, réveille son époux. Si celui-ci ne veut pas, elle imbibe son
visage d’eau”.
Il ajouta en un autre moment: “Si l’homme réveille son épouse la nuit et ensemble effectuent deux
prosternations, ils seront inscrits au nombre des invocateurs de Dieu et dans les registres”.
Le Prophète r était venu réveiller ‘Ali et sa femme Fâtima: “Est-ce que vous ne vous levez pas pour prier ?”
‘Alî répondit: “Ô Envoyé de Dieu ! Nos âmes sont entre les “mains” de Dieu. S’Il le veut, Il nous
ressuscitera d’un seul coup”. Le Propète partit et je l’entendis revenir sur ses pas en disant: “Comme
l’homme est souvent discuteur”.
* De se remettre au lit si on est fatigué: L’orant doit cesser sa prière s’il sent le sommeil le gagner. Qu’il aille
dormir jusqu’à ce que le sommeil ne le domine plus.
Aïsha a entendu du Prophète r cette parole: “Si l’un de vous se lève la nuit pour prier et que sa lecture du
Coran est difficile à comprendre, ne sachant pas ce qu’il récite, qu’il aille se mettre au lit”.
* De ne pas s’imposer le réveil la nuit: L’orant ne se réveille que selon ce que son énergie lui permet.
Cependant, il convient de s’appliquer, selon les possibilités de chacun, à ne pas abandonner cette prière, sauf
en cas de force majeure.
Le Prophète r a dit, d’après Aïsha: “Réalisez les oeuvres selon vos possibilités. Dieu ne cessera pas de vous
récompenser aussi longtemps que vous-mêmes vous ne cessez pas vos dévotions”.
A ce sujet, l’Envoyé de Dieu, interrogé pour savoir quelle est la meilleure oeuvre aimée de Dieu, répondit:
“L’oeuvre dans laquelle on persévère même si elle est minime”.
S’adressant à ‘Abd Allâh Ibn ‘Umar, il lui dit: “Ô ‘Abd Allâh ! ne sois pas comme untel: il se levait pour
prier la nuit et ensuite il renonça à le faire”.
c. Leur moment:
La prière de la nuit est valable au début de la nuit, en son milieu ou vers la fin. Cependant, la meilleure
période est celle qui couvre le dernier tiers de la nuit. Le Prophète r a dit, selon Abû Hurayra::
“Notre Seigneur descend chaque nuit du Ciel vers la terre pendant le dernier tiers de la nuit et dit: “Celui qui
M’invoque, Je répondrai à son invocation; celui qui Me sollicite, Je lui accorde ce qu’il veut et celui qui Me
demande pardon, Je lui pardonne”.
En d’autres occasions, l’Envoyé de Dieu a dit: “Le moment où l’adorateur se rapproche le plus du Seigneur,
c’est celui du creux du troisième tiers de la nuit. Celui qui peut invoquer Dieu en cette heure, qu’il le fasse”.
Abû Dharr, ayant interrogé le Prophète r pour connaître le meilleur moment de la nuit pour s’acquitter de la
prière volontaire, reçut cette réponse: “Le creux de la nuit qui reste à passer et que celui qui prie le fasse le
temps qu’il peut”.
d. Le nombre de prosternations:
La prière surérogatoire de la nuit n’a pas de limite bien déterminée. Elle peut commencer dès après le witr.
Le Prophète r a dit: “La prière de la nuit est nécessaire ne serait-ce qu’en la faisant durer le temps de traire
une chèvre ou une chamelle”. En une autre occasion, il a dit: “Faites la prière de la nuit, ne serait-ce qu’en
effectuant une seule rak‘a”.
Le meilleur procédé consiste à s’en tenir à onze ou à treize rak‘a et à respecter constamment ce nombre. Il
n’est pas nécessaire de s’acquitter des rak’ât l’une derrière l’autre. Selon Aïsah, il est possible, selon l’un des
exemples donnés par le Prophète r, de les espacer: quatre + quatre + trois.

Les avantages de la prière


volontaire
1. L’objet de la prière volontaire:
La prière volontaire, qu’il s’agisse de la Sunna ou de la surérogatoire, n’est pas obligatoire. Cependant, elle
a été instituée dans le but de réparer les imperfections qui auraient pu s’introduire dans la prière légale.
L’objet consiste donc à parfaire ce pilier important de la religion.
Selon Abû Hurayra, le Prophète r a dit: “La première des choses dont les gens rendront compte le Jour de la
résurrection porte sur les pratiques de la prière. Dieu dira aux anges, bien qu’Il soit Connaisant de ce qu’ils
font: “Regardez Mon adorateur s’il a parfait sa prière ou s’il la marquée de quelques déficiences. Si elle a été
accomplie intégralement, elle sera inscrite comme telle, mais si elle a été amoindrie, voyez si Mon serviteur a
effectué des prières volontaires ? S’il les a entreprises, Dieu dira: “Complétez à Mon serviteur son obligation
par les actes réparateurs qu’il a réalisés et ses oeuvres seront alors prises complètement en considération”.
A ce sujet; d’après Abû Amâma, le Prophète r a dit: “Il n’y a rien de meilleur que Dieu écoute avec attention
que l’accomplissement de deux prosternations. La piété se répand au-dessus de la tête du serviteur aussi
longtemps qu’il se trouve en état de prière”.
2. Recommandation de la prière à la maison:
Plusieurs hadîths marquent l’intérêt de la prière volontaire dans les foyers de préférence aux mosquées. En
voici quelques uns:
* Que celui d’entre vous qui prie à la mosquée, consacre aussi à sa maison une partie de sa prière, car Dieu
met du bien dans la prière chez soi.
* La prière de l’homme dans sa maison est une lumère. Celui qui le veut, illumine donc sa maison.
* Réservez une partie de vos prières dans vos maisons. Ne transformez pas ces dernières en tombbeaux.
* La prière de l’homme dans sa maison est meilleure que sa prière dans ma mosquée, exception faite de la
prière prescrite.
Il en ressort que les prières volontaires sont recommandables (mustahabba) et que leur accomplissement
dans les maisons est préférable à celles effectuées dans une mosquée.
A ce sujet, an-Nawâwî déclare que si l’Envoyé de Dieu incite le croyant à prier dans sa maison, c’est parce
qu’en ce lieu, étant livré à lui-même et loin des regards, il échappera aux tentations de la duplicité et ainsi il
se préservera des facteurs qui déprécient ses oeuvres. De plus, la maison sera bénie, la miséricorde des anges
y descendra, tandis que Satan en sera repoussé.
Lors des prières volontaires, il est permis de les effectuer dans une position assise quand bien même l’orant
est à même de se tenir debout dans une position verticale. Il est admis aussi d’accomplir une partie dans une
position assise et l’autre en étant debout. Il est peu important qu’il commence par la première station ou par
la seconde.
Aïsha a dit: “Assis, le Prophète r récitait et, lorsqu’il voulait passer à l’inclination, il se levait d’abord et
ensuite il s’inclinait”. Elle ajouta: “Je n’ai jamais vu le Prophète r réciter quoi que ce soit lors de la prière de
la nuit dans une position assise jusqu’au moment où il atteignit un âge avancé. C’est alors qu’il s’asseyait et
lisait. Lorsqu’il lui restait trente à quarante versets, il se levait pour les réciter et ensuite il se prosternait”.

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