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MEMOIRE DE FIN D’ETUDES DU CYCLE NORMAL OPTION FINANCE ET COMPTABILITE AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES DU CYCLE NORMAL OPTION FINANCE ET COMPTABILITE

AUDIT DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET LEURS RETRAITEMENTS EN IFRS

REALISE PAR : MERIEM IKHIYATANE ENCADRE PAR : MR. MEHDI EL ATTAR ANNEE UNIVERSITAIRE : 2010/2011

Je tiens à remercier en premier lieu l’ensemble de l’équipe d’audit du cabinet Mazars Masnaoui
Je tiens à remercier en premier lieu l’ensemble de l’équipe d’audit du cabinet Mazars Masnaoui
Je tiens à remercier en premier lieu l’ensemble de l’équipe d’audit du cabinet Mazars Masnaoui

Je tiens à remercier en premier lieu l’ensemble de l’équipe d’audit du cabinet Mazars Masnaoui qui m’a vraiment soutenue pendant toute ma période de stage, qui n’a jamais hésité à répondre à mes questions même les plus basiques d’entres elles, et qui m’a également fourni l’ensemble des documents nécessaires à la réalisation de ce mémoire.

Grâce à ces personnes, ma période de stage a été très fructueuse, j’ai appris énormément de techniques nouvelles et pu mettre en pratique l’ensemble des théories étudiées en cours.

En second lieu, je remercie Monsieur El Attar Mehdi, qui a gentiment accepté de m’encadrer pour ce mémoire et qui a su m’orienter et me prodiguer l’ensemble des conseils nécessaires à l’élaboration de cet écrit.

Mes remerciements s’adressent enfin à l’ensemble du corps enseignant et personnel administratif de l’ISCAE, pour leur disponibilité et la qualité de la formation donnée.

Meriem IKHIYATANE

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Mémoire de fin d’études

Introduction ………………………………………………………………p. 7 Première partie : Traitement
Introduction ………………………………………………………………p. 7 Première partie : Traitement
Introduction ………………………………………………………………p. 7 Première partie : Traitement

Introduction………………………………………………………………p.7

Première partie : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes Marocaines

Chapitre I : Définitions et principes de base

Section I : Notion d’immobilisation………………

……………

p.10

A) Définitions……………………………………………………… p.10

B) Différents types d’immobilisations…………………….……p.10

Section II : Distinction entre charges et immobilisations…….p.12

A) Points communs ………………………………………………

p.12

B) Points de divergence…………………………………………

p.12

C) Exceptions…………………………………………………………p.13

Chapitre II : Cadre comptable des immobilisations corporelles

Section I : Les comptes des immobilisations corporelles et leurs fonctionnements ……………………………………………………….p.17

A)Terrains…………………………………………………………

B)Constructions……………………………………………………

C)Installations techniques, matériel et outillage…………

p.17

p.18

p.18

D)Matériel de transport……………………………………………p.19

E)Mobilier matériel de bureau, et aménagements divers

p.19

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Mémoire de fin d’études

F)Autres immobilisations corporelles ………………………… .p.20 G)Immobilisations corporelles en cours
F)Autres immobilisations corporelles ………………………… .p.20 G)Immobilisations corporelles en cours

F)Autres immobilisations corporelles………………………….p.20

G)Immobilisations corporelles en cours……………………….p.20

Section II : Les méthodes d’évaluation des immobilisations selon

le CGNC…………………………………………………………………

p.21

A)

Valeurd’entrée…………………………………………………

p.22

B)

Valeur nette d’amortissement(VNA)………………………

p.25

C)

Valeur actuelle des immobilisations corporelles………

p.29

D)

Valeur au bilan…………………………………….……………p.30

Deuxième partie : Audit des immobilisations corporelles

Chapitre I : Audit des immobilisations corporelles

Section I : Audit des immobilisations corporelles : Pourquoi ?.p.32

A) Objectifs des tests……………………………………………

p.32

B) Principaux risques liés aux immobilisations corporelles .p.33

Section II : Préparation de la procédure d’audit…………………p.38

A) Le dossier management ………………….…………………

p.39

B) Le dossier permanent ………………………………………

p.39

C) Le dossier de contrôle …………………………………………p.40

D) Le dossier de synthèse……………………………………… p.40

Section III : les tests réalisés………………………………………

p.41

A) Le tableau des mouvements des immobilisations………

p.41

B) Effectuer une revue analytique……………………………

p.44

C) Test sur les acquisitions……………………………………….p.45

D) Test sur les cessions…………………………………………

p.46

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E) Validation des amortissements …………… …………… p.47 Chapitre II : Application de ces tests à
E) Validation des amortissements …………… …………… p.47 Chapitre II : Application de ces tests à

E) Validation des amortissements ……………

……………

p.47

Chapitre II : Application de ces tests à la société ALPHA

Section I : Présentation de la société ALPHA….………………

p.48

A) Présentation du secteur d’activité…………………………

p.48

B) Présentation du groupe et de sa filiale ALPHA…………

p.49

Section II : Application des tests d’audit à la société Alpha….p.50

A)Le tableau des mouvements des immobilisations…………p.50

B)Test sur les acquisitions………………………………………

p.52

C) Test sur les cessions……………………………………………p.55

D)Validation des amortissements………………………………p.55

Troisième partie : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes IFRS: cas de la société ALPHA

Chapitre

référentiel IFRS

I :

les

immobilisations

corporelles

selon

le

Section I : Présentation des normes IFRS………………………

p.57

A) Présentation des normes IFRS……………………………….p.57

B) Principaux changements par rapports au CGNC…………p.68

Section II : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes IFRS…………………………………………………………….p.70

A) IAS 16 relative aux immobilisations corporelles

……p.70

B) IAS 17 : relative aux contrats de location…….……………p.82

C) IAS 36 : relative à la dépréciation d’actifs………………….p.85

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Chapitre II : Application des normes IFRS par la société ALPHA Section I : Principaux
Chapitre II : Application des normes IFRS par la société ALPHA Section I : Principaux

Chapitre II : Application des normes IFRS par la société ALPHA

Section I : Principaux retraitements utilisés par la sociétép.91

A) Les amortissements……………………

…………………….p.91

B) Les pièces de rechange

B) Les pièces de rechange ……………………………………

……………………………………

C) Le crédit bail……………………………

……………………

p.95

p.95

Section II : impact de l’utilisation de ces normes IFRS sur la société ALPHA : problématique de la juste valeur….…………p.99

A) Constat général…………………………….…………………

p.99

B) Avantages de la juste valeur………………….……………

p.101

C) Inconvénients de la juste valeur…………………………….p.102

Conclusion …………………………………………………………….p.103

Bibliographie ………………………………………………………….p.105

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L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par
L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par
L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par
L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par

L'audit est une activité de contrôle et de conseil qui consiste en une expertise par un agent compétent et impartial et un jugement sur l'organisation, la procédure, ou une opération quelconque de l'entité.

C‟est un outil d'amélioration continue, car il permet de faire le point sur l'existant afin d'en dégager les points faibles ou non conformes. Le but étant de mener par la suite les actions adéquates qui permettront de corriger les écarts et dysfonctionnements constatés.

Il s'attache notamment à détecter les anomalies et les risques dans les organismes et secteurs d'activité qu'il examine. Auditer une entreprise, un service, c‟est écouter les différents acteurs pour comprendre et faire comprendre le système en place ou à mettre en place.

L'audit comptable et financier quant à lui, est un examen des états patrimoniaux de l'entreprise, visant à vérifier leur sincérité, leur régularité, leur conformité et leur aptitude à refléter une image fidèle de l'entreprise.

Ainsi, et dans un contexte de mondialisation, de développement des échanges internationaux et de concurrence national, toute entreprise soucieuse de sa survie se doit de faire certifier ses comptes.

Le choix de ce secteur pour effectuer mon stage de fin d‟études n‟a donc pas été anodin, dans la mesure où c‟est un domaine qui permet d‟apprendre rapidement les rouages du métier, qui s‟inscrit parfaitement dans mon projet de carrière, qui privilégie les étudiants des écoles de

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Mémoire de fin d’études

commer ce, et où l‟embauche s‟effectue souvent suite à un stage de fin d‟études. C‟est
commer ce, et où l‟embauche s‟effectue souvent suite à un stage de fin d‟études. C‟est

commerce, et où l‟embauche s‟effectue souvent suite à un stage de fin d‟études.

C‟est donc tout naturellement que je me suis dirigée vers l‟un des meilleurs cabinets d‟audit et de conseil aussi bien au Maroc qu‟à l‟étranger : le cabinet Mazars Masnaoui.

En effet le cabinet Mazars fédère plus de 13 000 professionnels, dans les 61 pays qui composent son partnership intégré, il dispose également de joint ventures et de correspondants dans 21 pays supplémentaires. Fort de sa dimension internationale, Mazars s'affirme comme une alternative crédible, capable de proposer des solutions fluides et sur mesure aux grandes sociétés, quelle que soit leur origine.

Au Maroc, ce cabinet est considéré comme l‟un des meilleurs cabinets et se classe même avant les Big Fours en termes de chiffre d‟affaires.

Dans ce mémoire nous traiterons d‟un sujet qui est au centre de la problématique d‟audit, celui de l‟audit des immobilisations corporelles.

Nous commencerons par présenter une brève description de la démarche d‟audit qui s‟y applique, avant de parler de leur comptabilisation dans le référentiel Marocain, pour établir par la suite un parallèle avec la comptabilisation en normes IFRS.

Dans une dernière partie, nous aborderons les retraitements que doit effectuer l‟entreprise dans le cadre de ces normes internationales pour finir avec les impacts qu‟engendrent ces derniers sur l‟entreprise.

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Première partie : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes Marocaines Meriem IKHIYATANE 9 Mémoire
Première partie : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes Marocaines Meriem IKHIYATANE 9 Mémoire

Première partie :

Traitement des

immobilisations

corporelles selon les normes Marocaines

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Chapitre I : Définitions et principes de base Section I : Notion d’immobilisation A) Définitions
Chapitre I : Définitions et principes de base Section I : Notion d’immobilisation A) Définitions

Chapitre I : Définitions et principes de base

Section I : Notion d’immobilisation

A) Définitions

Le rôle de l‟auditeur est principalement de se prononcer sur la régularité, la sincérité et la fiabilité des méthodes qu‟emploie une entreprise pour évaluer son patrimoine. Il est donc nécessaire pour lui de se prémunir d‟une base solide quant aux modes d‟évaluation et de comptabilisation, c‟est pour cela qu‟une première partie de notre rapport va porter sur des définitions et des éclaircissements de ces domaines.

Tout d‟abord définissons ce que sont des « immobilisations » : Une entreprise est une entité de production déployant ses emplois afin de financer ses ressources, ainsi par définition ces dernières comportent des actifs dont l‟actif immobilisé, ce dernier est constitué de biens dont l‟entreprise est propriétaire et qui sont destinés à rester de façon durable sous la même forme dans l‟entreprise, et à servir son activité. Le plan comptable marocain classe ces éléments au niveau de la masse 2.

B) Différents types d‟immobilisations

Le compte d‟actif immobilisé regroupe quatre catégories d‟immobilisations à savoir les immobilisations en non-valeurs, incorporelles, corporelles et financières.

21 IMMOBILISATION EN NON-VALEURS :

211 Frais préliminaires

212 Charges à répartir sur plusieurs exercices

213 Primes de remboursement des obligations

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Ces immobilisations sont des frais revêtant une importance significative et ne sont pas directement comptabilisés
Ces immobilisations sont des frais revêtant une importance significative et ne sont pas directement comptabilisés

Ces immobilisations sont des frais revêtant une importance significative et ne sont pas directement comptabilisés dans les comptes de charges ; du fait qu‟ils ne sont pas répétitifs, ne peuvent être rapportés à des productions déterminées, ne peuvent bénéficier à plusieurs exercices et l‟entreprise se doit de les étaler sur une durée fiscale ne dépassant pas cinq ans.

22 IMMOBILISATIONS INCORPORELLES :

221 Immobilisation en Recherche et Développement

222 Brevets, Marques, Droits et Valeurs similaires

223 Fonds Commercial

228 Autres Immobilisations Incorporelles

Une immobilisation incorporelle est un actif non financier et sans substance physique mais qui est utile à l'activité de l'entreprise, en contribuant notamment à son goodwill.

23 IMMOBILISATIONS CORPORELLES :

231 Terrains

232 Constructions

233 Installations techniques, Matériel et Outillage

234 Matériel de Transport

235 Mobilier, Matériel de bureau et Aménagements divers

238 Autres Immobilisations Corporelles

239 Immobilisations corporelles en Cours

Une immobilisation corporelle est un actif physique détenu pour être utilisé dans la production de biens et services marchands, ou pour être loué à des tiers. C‟est ce type d‟immobilisations qui fera l‟objet de notre mémoire et sera donc plus détaillée dans les sections qui suivent.

24/25 IMMOBILISATIONS FINANCIERES :

241 Prêts Immobilisés

248 Autres Créances Financières

251 Titres de Participation

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 258 Autres Titres Immobilises (Droits de Propriété) Ce sont les t itres acquis durablement
 258 Autres Titres Immobilises (Droits de Propriété) Ce sont les t itres acquis durablement

258 Autres Titres Immobilises (Droits de Propriété)

Ce sont les titres acquis durablement par l‟entité (en général, pour une durée supérieure à un an) : il s‟agit principalement de créances immobilisées (prêts) et des titres immobilisés (titres de participation qui sont des titres conférant à l‟entreprise des droits de propriété dans d‟autres entités).

Section II : Distinction entre charges et immobilisations

A) Points communs

Sont considérées comme immobilisations, les dépenses qui ont pour résultat l‟entrée d‟un nouvel élément destiné à rester durablement dans le patrimoine.

Si la dépense a pour objet d‟augmenter ou de prolonger la durée de vie probable de l‟immobilisation, elle sera immédiatement comptabilisée dans le compte d‟immobilisation concerné.

On cite à titre d‟exemple les cas suivants :

Echange standard d‟un moteur : Compte 234 matériels de transport

Aménagement d‟un véhicule pour les besoins du commerce :

Compte 234 Matériel de transport.

Remplacement d‟une pièce de rechange de valeur importante sur un véhicule Compte 234 Matériel de transport.

Rénovation des locaux de l‟entreprise : Compte 2327 Agencements etaménagements constructions.

Création d‟espaces verts : Compte 2327 Agencements et aménagements constructions.

B)

Points de divergence

En revanche, si la dépense a pour objet de maintenir l‟immobilisation dans un état normal d‟exploitation jusqu‟à la fin de la durée probable de

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vie de l‟immobilisation, elle est comptabilisée en charges, quel que soit son montant. Il s‟agit
vie de l‟immobilisation, elle est comptabilisée en charges, quel que soit son montant. Il s‟agit

vie de l‟immobilisation, elle est comptabilisée en charges, quel que soit son montant.

Il s‟agit essentiellement des cas suivants :

Entretien courant d‟un véhicule (vidange, révision, changement de pneumatiques…) : Compte 6133 entretien et réparation

Remplacement des pièces usagées d‟une machine : compte 612 Achats consommés.

C) Exceptions

Par exception quelques charges sont inscrites à l‟actif conformément aux articles cités ci-dessous :

Les dépenses engagées à l'occasion d'opérations qui conditionnent l'existence ou le développement de l'entité mais dont le montant ne peut pas être rapporté à des productions de biens ou services déterminés peuvent être inscrits en immobilisations incorporelles, au poste frais d'établissement.

A titre exceptionnel, les frais de recherche appliquée et de développement peuvent être inscrits en immobilisations incorporelles à la condition de se rapporter à des projets nettement individualisés ayant de sérieuses chances de réussite technique et de rentabilité commerciale et dont le coût peut être distinctement établi. L'inscription en immobilisations incorporelles des frais de recherche appliquée et de développement, constitutive d'un changement de méthode, n'est ouverte qu'aux nouveaux projets.

Les frais d'établissement ainsi que les frais de recherche appliquée et de développement, inscrits en immobilisations incorporelles sont amortis selon un plan et dans un délai maximal de cinq ans. A titre exceptionnel et pour des projets particuliers, les frais de recherche appliquée et de développement peuvent être amortis sur une période plus longue qui n'excède pas la durée d'utilisation de ces actifs.

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En cas d'échec des projets, les frais de recherche appliquée et de développement correspondants font
En cas d'échec des projets, les frais de recherche appliquée et de développement correspondants font

En cas d'échec des projets, les frais de recherche appliquée et de développement correspondants font immédiatement l'objet d'un amortissement exceptionnel.

Des charges enregistrées au cours d'un exercice peuvent être différées lorsqu'elles se rapportent à des opérations spécifiques à venir ayant de sérieuses chances de rentabilité globale.

Le montant des primes de remboursement d'emprunt est amorti systématiquement sur la durée de l'emprunt soit au prorata des intérêts courus, soit par fractions égales. Toutefois, les primes afférentes à la fraction d'emprunt remboursée sont toujours amorties.

Les frais d'émission d'emprunt peuvent être répartis sur la durée de l'emprunt d'une manière appropriée aux modalités de remboursement de l'emprunt. Néanmoins, il est possible de recourir à une répartition linéaire lorsque les résultats obtenus ne sont pas sensiblement différents de la méthode précédente.

Les droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d'actes sont exclus du coût d'acquisition des immobilisations et peuvent être étalés sur plusieurs exercices.

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TYPOLOGIE DES IMMOBILISATIONS EN NON VALEURS   Compte Éléments constitutifs 201 frais préliminaires
TYPOLOGIE DES IMMOBILISATIONS EN NON VALEURS   Compte Éléments constitutifs 201 frais préliminaires

TYPOLOGIE DES IMMOBILISATIONS EN NON VALEURS

 

Compte

Éléments constitutifs

201

frais préliminaires

Frais de constitution, frais préalable au démarrage, frais prospection, frais d'augmentation de capital…

212

charges à répartir sur

Frais

d‟acquisition

des

plusieurs exercices

immobilisations, frais des emprunts.

d‟émission

TYPOLOGIE DES IMMOBILISATIONS INCORPORELLES

 

221

immobilisations en

le coût d'une immobilisation incorporelle reflète les dépenses de Recherche et de Développement (R&D).

recherche et développement

222

Brevets, marques, droits

Dépenses faites pour l'avantage que constitue la protection accordée sous certaines conditions à l'inventeur, à l'auteur ou au bénéficiaire du droit d'exploitation d'un brevet, d'une licence, d'une marque, d'un procédé, de droits de propriété littéraire et artistique ou au titulaire d'une concession. Acquisition ou achat de création de logiciel.

et valeurs similaires

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  Valeur des éléments incorporels qui ne font pas l'objet d'une évaluation et d'une 203
  Valeur des éléments incorporels qui ne font pas l'objet d'une évaluation et d'une 203
 

Valeur des éléments incorporels qui ne font pas l'objet d'une

évaluation

et

d'une

203 Fonds commercial

comptabilisation séparée au bilan et qui concourent au maintien et au développement du potentiel de développement de l'entreprise. En résumé : clientèle, achalandage, droit au bail ne faisant pas l'objet d'une évaluation séparée.

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Chapitre II : Cadre comptable des immobilisations corporelles Section I : Les comptes des immobilisations
Chapitre II : Cadre comptable des immobilisations corporelles Section I : Les comptes des immobilisations

Chapitre II : Cadre comptable des immobilisations corporelles

Section I : Les comptes des immobilisations corporelles et leurs fonctionnements

Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) définit les immobilisations corporelles comme étant des immobilisations portant sur des biens physiques.

Les comptes d‟immobilisations corporelles sont débités à la date d‟entrée des biens dans le patrimoine de l‟entreprise soit :

de la valeur d‟apport

du coût d‟acquisition

du coût de production du bien.

Lors des cessions ou des retraits, la valeur d‟entrée des éléments sortis et les amortissements correspondants sont retirés des comptes où ils sont inscrits. Le montant net en résultant est porté au débit du compte “Valeurs nettes d‟amortissements des immobilisations corporelles cédées”. Simultanément, le compte “Produits des cessions des immobilisations corporelles ” est crédité par le débit du compte “Créances sur cessions d‟immobilisations ” ou d‟un compte de trésorerie.

A) Les Terrains :

Les comptes de terrains enregistrent le montant des terrains dont l‟entreprise est propriétaire. Suivant leur nature, les terrains sont enregistrés aux comptes suivants :

Terrains nus : il s‟agit de terrains nus sans constructions ;

Terrains aménagés : il s‟agit de terrains aménagés ou viabilisés ;

Terrains bâtis : il s‟agit de terrains bâtis supportant une ou plusieurs constructions ;

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 Terrains de gisement : il s‟agit de terrains de gisement tels que les carrières.
 Terrains de gisement : il s‟agit de terrains de gisement tels que les carrières.

Terrains de gisement : il s‟agit de terrains de gisement tels que les carrières.

Cette catégorie de terrains est amortissable dans les conditions définies au compte «Amortissements des terrains ».

Agencements et aménagements de terrains : il s‟agit de dépenses faites en vue de l‟aménagement des terrains (clôtures, mouvements

de terre etc amorties.

).

Il est à noter que ses dépenses pourraient être

Autres terrains

B)

Constructions

Les constructions comportent essentiellement les comptes suivants :

Les bâtiments : comprennent les fondations et leurs appuis, les murs, les planchers, les toitures ainsi que les aménagements faisant corps avec eux, à l‟exclusion de ceux qui peuvent être facilement détachés et de ceux qui, en raison de leur nature et de leur importance, justifient une inscription distincte;

Les constructions sur terrains d‟autrui : comprennent les constructions édifiées sur le sol d‟autrui ;

Les ouvrages d‟infrastructure : sont destinés à assurer les communications sur terre, sous terre, par fer et par eau ainsi que les barrages pour la retenue des eaux et les pistes d‟aérodrome;

Les agencements et aménagements de constructions : sont les travaux destinés à mettre en état d‟utilisation les constructions de l‟entreprise.

C)

Installations techniques, matériel et outillage

Installations techniques : Ce compte enregistre les unités fixes d‟usage spécialisé, pouvant comprendre constructions, matériels ou pièces qui, même séparables par nature, sont techniquement liés pour leur fonctionnement et que cette incorporation de caractère irréversible rend passibles du même rythme d‟amortissement.

De même que les installations qui, dans une profession, sont affectées à un usage spécifique et dont l‟importance justifie une gestion comptable distincte.

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 Matériel et outillage : Ce compte comprend le matériel constitué par l‟ensemble des équipements
 Matériel et outillage : Ce compte comprend le matériel constitué par l‟ensemble des équipements

Matériel et outillage : Ce compte comprend le matériel constitué par l‟ensemble des équipements et machines utilisés soit pour l‟extraction, la transformation, le façonnage, le conditionnement des matières ou fournitures ; soit pour les prestations de services à l‟exclusion du matériel de transport et du matériel de bureau.

Le compte « matériel et outillage» enregistre également l‟outillage comprenant les instruments tels qu‟outils et machines dont l‟utilisation, concurremment avec un matériel, spécialise ce matériel dans un emploi déterminé.

Emballages récupérables identifiables : Ce compte enregistre les emballages identifiables susceptibles d‟être provisoirement conservés par les tiers et que l‟entreprise s‟engage à reprendre dans des conditions déterminées.

Autres installations techniques, matériel et outillage.

D) Matériel de transport :

Le matériel de transport comprend tous les véhicules et appareils servant au transport par terre, par fer, par eau ou par air, du personnel, des marchandises, matières et produits.

E)

Mobilier matériel de bureau, et aménagements divers :

Mobilier de bureau : Ce compte comprend les meubles et objets tels que tables, chaises, classeurs, et bureaux utilisés dans l‟entreprise.

Matériel de bureau : Ce compte enregistre le matériel de bureau qui comprend les machines et instruments tels que machines à écrire, machine à calculer, utilisés par les différents services.

Matériel informatique : Ce compte est réservé au matériel informatique tel qu‟ordinateurs, terminaux etc

Agencements installations et aménagements divers : Ce compte est utilisé lorsque l‟entreprise n‟est pas propriétaire des agencements,

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installations et aménagements effectués, c‟est à dire quant ils sont incorporés dans les immobilisations dont
installations et aménagements effectués, c‟est à dire quant ils sont incorporés dans les immobilisations dont

installations et aménagements effectués, c‟est à dire quant ils sont incorporés dans les immobilisations dont elle n‟est pas propriétaire ou sur lesquelles elle ne dispose d‟aucun droit réel (cas des immobilisations en location ou en crédit-bail).

Autres mobiliers, matériel de bureau et aménagements divers

F)

Autres immobilisations corporelles :

Ce compte est utilisé lorsque les spécificités des immobilisations corporelles ne permettent pas leur inscription dans les autres comptes d‟immobilisations. (Exemple : cheptel )

G)

Immobilisations corporelles en cours :

Les immobilisations corporelles en cours comprennent les immobilisations non terminées à la clôture de l‟exercice qui sont imputées selon le cas aux comptes aux comptes suivants :

Immobilisations en cours des terrains et constructions ;

Immobilisations en cours des installations techniques, matériel et outillage ;

Immobilisations en cours de matériel de transport ;

Immobilisations en cours de mobilier, matériel de bureau et aménagements divers ;

Avances et acomptes versés sur commandes d‟immobilisations corporelles ;

Autres immobilisations corporelles en cours

Les avances et acomptes versés sur des commandes d‟immobilisations corporelles sont les sommes versées avant tout commencement d‟exécution de commandes ou en dépassement de la valeur des fournitures déjà faites ou des travaux déjà exécutés.

Par ailleurs les acomptes sont les sommes versées sur justification d‟exécution partielle des commandes.

Les immobilisations corporelles en cours peuvent avoir pour origine :

soit une production par les moyens propres de l‟entreprise ;

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 soit une acquisition auprès des tiers. Le coût des immobilisations créées par l‟entreprise est

soit une acquisition auprès des tiers.

 soit une acquisition auprès des tiers. Le coût des immobilisations créées par l‟entreprise est calculé

Le coût des immobilisations créées par l‟entreprise est calculé soit dans les comptes analytiques, soit à défaut, par des procédés statistiques. Le coût de ces immobilisations est porté au débit des comptes d‟immobilisations en cours concernés par le crédit du compte « Immobilisations corporelles produites par l‟entreprise pour elle- même ».

Section II : Les méthodes d’évaluation des immobilisations selon le CGNC

Les évaluations constituent le cœur même de l'information comptable puisque la comptabilité est une "projection de l'entreprise" sur le plan des valeurs et qu'elle s'exprime en montants monétaires.

Pendant longtemps, dans les comptabilités traditionnelles, les évaluations ont été négligées au bénéfice du respect de dispositions purement formelles sans véritable intérêt. La Norme Générale donne aux évaluations une place privilégiée, en précisant les différents modes d'évaluation à retenir en toutes circonstances ; que ce soit à l'entrée des éléments dans le patrimoine (valeurs d'entrée), à une date quelconque (valeurs actuelles) et dans le bilan (valeurs comptables nettes).

On pourrait s'étonner, en une période qui connaît d'inévitables tensions inflationnistes, plus ou moins marquées en fonction de la conjoncture mondiale, que ces évaluations soient fondées sur le principe du coût historique ; c'est que ce principe reste la référence internationale ; de surcroît son utilisation évite sans doute d'amplifier lesdites tensions et procure une plus grande fiabilité et comparabilité aux comptabilités normalisées. Le lecteur des états de synthèse doit évidemment avoir présente à l'esprit cette convention.

Malgré les vertus du "coût direct" pour le suivi et le contrôle de gestion, la Norme a retenu le concept du coût complet conformément aux normes

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internationales pour la détermination des coûts d'acquisition et de production. Toutefois ce coût complet est
internationales pour la détermination des coûts d'acquisition et de production. Toutefois ce coût complet est

internationales pour la détermination des coûts d'acquisition et de production. Toutefois ce coût complet est expurgé d'un certain nombre d'éléments qu'il faut, sauf cas exceptionnels, traiter comme charges consommées tels les frais financiers, les frais d'administration générale et les charges de sous activité.

La valeur d'un élément revêt trois formes distinctes :

la valeur d'entrée dans le patrimoine ;

la valeur actuelle à une date quelconque et notamment à la date de l‟inventaire ;

la valeur comptable nette figurant au bilan.

A) Valeur d‟entrée

1) Cas généraux :

Les immobilisations incorporelles et corporelles sont inscrites à :

leur coût d‟acquisition pour les immobilisations acquises à titre onéreux ;

leur coût de production pour celles qui sont produites par l‟entreprise pour elle-même.

le coût d‟acquisition est formé :

du prix d‟achat augmenté des droits de douane et autres impôts et taxes non récupérables, et diminué des réductions commerciales obtenues et des taxes légalement récupérables ;

des charges accessoires d‟achat y afférentes, tels que : transports, frais de transit, frais de réception, assurances- transport… À l‟exclusion des taxes légalement récupérables. Sont cependant à exclure des charges accessoires d‟achat des immobilisations les „frais d‟acquisition d‟immobilisations‟ qui

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consistent en : droits de mutation (enregistrement) ; honoraires et com missions ; frais d‟actes.
consistent en : droits de mutation (enregistrement) ; honoraires et com missions ; frais d‟actes.

consistent en : droits de mutation (enregistrement) ; honoraires et commissions ; frais d‟actes. Ces frais sont à inscrire en « charges à répartir sur plusieurs exercices » et à amortir sur cinq exercices au maximum.

des charges d‟installation qui sont nécessaires pour mettre le bien en état d‟utilisation à l‟exclusion des frais d‟essais et de mise au point qui sont à classer dans les charges de l‟exercice ou, le cas échéant, susceptibles d‟être répartis sur plusieurs exercices.

Les frais généraux et les charges financières engagés pour l‟acquisition d‟immobilisations sont exclus du coût d‟acquisition de ces immobilisations.

Toutefois, dans le cas exceptionnel d‟un délai d‟acquisition supérieur à un an, les frais financiers spécifiques de préfinancement se rapportant à cette période peuvent être inclus dans le coût d‟acquisition de ces immobilisations ; avec mention expresse dans l‟ETIC.

le cout de production des immobilisations est formé de la somme :

du coût d‟acquisition des matières et fournitures utilisées pour la production de l‟élément ;

des charges directes de production tels les charges de personnel, les services extérieurs, les amortissements ;

des charges indirectes de production dans la mesure où elles peuvent être raisonnablement rattachées à la production de l‟immobilisation.

Toutefois, ce coût de production réel et complet ne comprend pas, sauf conditions spécifiques de l‟activité à justifier dans l‟ETIC:

les frais d‟administration générale de l‟entreprise ;

les frais de stockage ;

les frais de recherche et de développement ;

les charges financières.

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Mémoire de fin d’études

 Néanmoins le coût de production des immobilisations peut comprendre le montant des intérêts relatifs
 Néanmoins le coût de production des immobilisations peut comprendre le montant des intérêts relatifs

Néanmoins le coût de production des immobilisations peut comprendre le montant des intérêts relatifs aux dettes contractées pour le financement de cette production depuis le « préfinancement » spécifique jusqu‟à la date normale d‟achèvement de l‟immobilisation ou de sa mise en service si elle est exceptionnellement antérieure à cette date. Mention doit être faite dans l‟ETIC de cette inclusion de charges financières.

2) Cas particuliers :

Immobilisations acquises par voie d‟échange :

Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé, présumée égale à celle du bien acquis. Toutefois, lorsque l‟une de ces deux valeurs actuelles est difficilement déterminable, est retenue comme valeur d‟entrée la valeur actuelle dont l‟estimation est la plus sûre.

Immobilisations acquises À titre gratuit :

La valeur d‟entrée est égale à la valeur actuelle, « valeur estimée » à la date de l‟entrée en fonction du marché et de l‟utilité économique du bien pour l‟entreprise.

Immobilisations acquises à titre d‟apport :

La

valeur

d‟entrée

est

égale

au

montant

stipulé

dans

l‟acte

d‟apport.

 

Immobilisations d‟investissement :

acquises

au

moyen

de

subventions

Ces immobilisations sont à enregistrer à leur coût d‟acquisition ou à leur coût de production, sans déduction de la subvention (portée au passif du bilan dans la rubrique « capitaux propres assimilés »).

Paiement à terme :

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Mémoire de fin d’études

La valeur d‟entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est indépendante des modalités futures
La valeur d‟entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est indépendante des modalités futures

La valeur d‟entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est indépendante des modalités futures de règlement en cas de paiement différé.

Clauses d‟indexation de la dette :

En cas de règlement différé avec indexation de la dette, les variations de l‟indice retenu restent sans influence sur la valeur d‟entrée.

Clauses de révision de la dette :

Lorsque le prix n‟est pas définitivement fixé à la date d‟entrée de l‟immobilisation, la valeur d‟entrée est modifiée, en hausse ou en baisse, en fonction des stipulations contrat, jusqu‟à fixation du prix définitif.

Immobilisations acquises par voie d‟échange :

Ces biens n‟entrant pas dans le patrimoine de l‟entreprise ne peuvent figurer à l‟actif de son bilan aussi longtemps que n‟est pas levée « l‟option d‟achat ». En cas de levée de cette option, le bien est inscrit en « immobilisations » pour le prix résiduel fixé dans le contrat.

Ensembles immobiliers :

La valeur d‟entrée d‟un ensemble immobilier, tel un terrain construit ou un immeuble acheté, doit être ventilée entre ces deux éléments constitutifs :

la valeur d‟entrée des terrains,

la valeur d‟entrée de la construction.

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Mémoire de fin d’études

B) Valeur nette d‟amortissement (VNA) 1. Définition des immobilisations amortissables : Ce sont celles dont

B) Valeur nette d‟amortissement (VNA)

B) Valeur nette d‟amortissement (VNA) 1. Définition des immobilisations amortissables : Ce sont celles dont le

1. Définition des immobilisations amortissables :

Ce sont celles dont le potentiel de services attendu s'amoindrit normalement avec le temps en raison :

de phénomène d'usure ou de désuétude ;

d'inadaptation aux conditions changeantes de la technique ou de l‟économie (obsolescence);

de toute autre cause.

Ces amoindrissements de potentiel, de caractère prévisible et définitif ont pour conséquence la constatation d'une réduction progressive de la valeur de l‟immobilisation, tout au long de son utilisation, jusqu'à une " valeur résiduelle " souvent très faible, voire nulle, à la fin de la durée d'utilisation de l‟immobilisation.

2. Définition de l‟amortissement des immobilisations :

L‟amortissement est la répartition de la différence entre la valeur d'entrée et la valeur résiduelle, (ou montant " amortissable " sur la durée d'utilisation de l‟immobilisation).

Cette durée d'utilisation prévisionnelle peut être :

soit la " durée de vie " probable de l‟immobilisation, laquelle est

) ou

) qui la conditionnent. A la

fin de la « durée de vie », la valeur résiduelle prévisionnelle est

généralement à considérer comme nulle ; le montant amortissable est alors égal à la valeur d'entrée ;

économiques (obsolescence, marché

appréciée en fonction de facteurs physiques (usure

soit une " durée d'utilisation " propre à l‟entreprise, inférieure à la durée de vie, et choisie en fonction de sa politique ou de sa

), ou

d'autres facteurs (exemple : limites juridiques légales ou

stratégie (renouvellement systématique au bout de n années

contractuelles d'utilisation

).

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Mémoire de fin d’études

Dans cette hypothèse, la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement importante ; elle doit
Dans cette hypothèse, la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement importante ; elle doit

Dans cette hypothèse, la valeur résiduelle prévisionnelle est en principe relativement importante ; elle doit faire l‟objet d'une estimation raisonnable en fonction du prix de cession probable exprimé en dirhams de la date d'entrée, ramené le plus souvent à un pourcentage de cette valeur d'entrée ; le montant amortissable est alors égal à la différence entre la valeur d'entrée et cette valeur résiduelle.

3. Plan d'amortissement :

La répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la durée d'utilisation du bien constitue le " plan d'amortissement " de l‟immobilisation. Ce plan prend la forme d'un tableau préétabli faisant apparaître le montant des amortissements successifs, leur cumul à la fin de chaque exercice ainsi que la " valeur nette d'amortissements " en résultant.

Dans le cas particulier où ce tableau ne peut être préétabli, du fait que l‟amortissement annuel est calculé en fonction d'un paramètre physique ou économique (exemple : nombre d'heures d'utilisation, nombre d'unité

la règle

physiques fabriquées, nombre de kilomètres parcourus

retenue doit être clairement mentionnée dans le tableau d'amortissement

(mention du nombre d'unités préétabli correspondant au montant amortissable).

),

Le mode de répartition de l‟amortissement sur les différents exercices doit être choisi sur la base de considérations essentiellement économiques : il peut conduire à des amortissements annuels constants (méthode de l‟amortissement linéaire), dégressifs ou plus exceptionnellement progressifs.

4. Début et fin du calcul de l‟amortissement :

Le calcul de l‟amortissement est opéré dans les conditions suivantes :

Début du calcul : l‟amortissement est calculé à compter de la date de réception de l‟immobilisation acquise ou de la livraison à soi- même de l‟immobilisation produite.

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 L‟entreprise peut différer le calcul de l‟amortissement jusqu'à la date effective de mise en
 L‟entreprise peut différer le calcul de l‟amortissement jusqu'à la date effective de mise en

L‟entreprise peut différer le calcul de l‟amortissement jusqu'à la date effective de mise en service lorsque l‟immobilisation ne se déprécie pas notablement dans l‟intervalle.

Fin de calcul : l‟amortissement est calculé jusqu'à la date de sortie du patrimoine de l‟immobilisation dans la limite de la valeur d'entrée ;

En cas de sortie de l‟immobilisation en cours d'exercice, il y a lieu de comptabiliser l‟amortissement couru depuis le début de l‟exercice jusqu'à la date de sortie du bilan, pour déterminer la valeur nette d'amortissements de l‟immobilisation à cette date.

Lorsque le cumul des amortissements est égal à la valeur d'entrée, le calcul est arrêté, et le bien figure au bilan pour une valeur nette d'amortissements nulle et y reste inscrit aussi longtemps qu'il n'est pas cédé ou retiré du patrimoine.

5. Amortissements dérogatoires :

Devant être justifié exclusivement par des considérations d'ordre économique, l‟amortissement comptable ne coïncide pas nécessairement avec l‟amortissement fiscalement ou réglementairement autorisé :

Lorsque l‟amortissement fiscal est inférieur à l‟amortissement comptable, ce dernier est maintenu en écritures, la différence faisant l‟objet d'une " réintégration " fiscale extra comptable ;

Lorsque l‟amortissement fiscal, supérieur à l‟amortissement comptable, doit être, en vertu des textes législatifs ou réglementaires, enregistré dans les écritures comptables (et non simplement déduit de façon extra comptable), il y a lieu de porter dans les " provisions réglementées " l‟excédent de l‟amortissement fiscal sur l‟amortissement comptable dénommé "amortissement dérogatoire ".

Cette règle n'est toutefois à appliquer que si le montant des amortissements dérogatoires est significatif dans les états de synthèse, eu égard à l‟objectif d'obtention d'une " image fidèle ".

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6. Informations relatives aux amortissements : Pour chaque catégorie principale d'immobilisations amortissables
6. Informations relatives aux amortissements : Pour chaque catégorie principale d'immobilisations amortissables

6. Informations relatives aux amortissements :

Pour chaque catégorie principale d'immobilisations amortissables (correspondant à un "poste" du bilan, ou, pour les postes d'un montant important, à des éléments significatifs de ce poste) ; l‟ETIC doit mentionner la méthode d'amortissement utilisée.

Les méthodes d'amortissement retenues doivent être appliquées de façon constante d'un exercice à l‟autre, à moins que des circonstances nouvelles ne justifient un changement (exemple : innovation technologique devant rendre rapidement obsolète un équipement installé).

A la fin de l‟exercice au cours duquel intervient la révision du plan d'amortissement, il y a lieu de faire mention de ce changement dans l‟ETIC, en y indiquant ses motifs et son influence sur le patrimoine, la situation financière et les résultats.

C) Valeur actuelle des immobilisations corporelles

Conformément aux méthodes d‟évaluation, La valeur actuelle d‟une immobilisation incorporelle ou corporelle est déterminée à partir:

Du marché,

De l‟utilité du bien pour l‟entreprise,

La référence du marché est normalement :

La valeur actuelle = Le prix actuel d‟achat de l‟immobilisation + les charges accessoires d‟achat et d‟installation

Ou Le coût actuel de production (pour les immobilisations produites par l‟entreprise pour elle même)

L’utilité du bien :

L‟utilité du bien pour l‟entreprise doit être prise en considération car l‟immobilisation doit être évaluée dans l‟état et le lieu où elle se trouve en fonction de son utilisation future par l‟entreprise.

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Mémoire de fin d’études

Dans cette évaluation, il est normalement supposé que l‟entreprise restera en " continuité d'exploitation
Dans cette évaluation, il est normalement supposé que l‟entreprise restera en " continuité d'exploitation

Dans cette évaluation, il est normalement supposé que l‟entreprise restera en " continuité d'exploitation " tout au long de la durée d'utilisation prévue du bien.

Tenant compte de ces références, la valeur actuelle de l‟immobilisation peut être considérée comme étant le prix qu'accepterait d'en donner un acquéreur éventuel de l‟entreprise dans l‟état et le lieu où elle se trouve.

La valeur actuelle de l‟immobilisation ne doit pas, en conséquence, être confondue avec son prix actuel de revente éventuelle. En revanche, en l‟absence de continuité d'exploitation, la valeur actuelle doit tenir compte de la perspective plus ou moins proche de cession voire de liquidation de l‟entreprise ou de la branche d'entreprise concernée, ou de celle de la cession de l‟immobilisation ; la référence de marché devient alors le prix probable de cession sous déduction des frais

relatifs à cette cession (tels que démontage, transport

).

D) Valeur au bilan : valeur comptable nette

La VNC devant figurer au bilan est:

La valeur d‟entrée (immobilisations non amortissables)

la valeur nette d‟amortissements (immobilisations amortissables)

La valeur actuelle dans le cas où celle-ci est notablement inférieure à la valeur d‟entrée.

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Mémoire de fin d’études

Deuxième partie : Audit des immobilisations Meriem IKHIYATANE corporelles 31 Mémoire de fin d’études
Deuxième partie : Audit des immobilisations Meriem IKHIYATANE corporelles 31 Mémoire de fin d’études

Deuxième partie :

Audit des

immobilisations

Meriem IKHIYATANE

corporelles

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Chapitre I : Audit des immobilisations corporelles Section I : Généralités A) Objectifs des tests
Chapitre I : Audit des immobilisations corporelles Section I : Généralités A) Objectifs des tests

Chapitre I : Audit des immobilisations corporelles

Section I : Généralités

A) Objectifs des tests

Afin de mener à bien sa mission, tout auditeur qui se respecte doit vérifier un certain nombre d‟assertions, permettant de s‟assurer que les informations contenues dans les états financiers, et relatives aux immobilisations, reflètent bien l‟image fidèle.

Ces assertions sont au nombre de sept :

Exhaustivité : s‟assurer que l‟ensemble des dépenses liées aux immobilisations ont été comptabilisées.

Exactitude : les immobilisations sont enregistrées dans les comptes adéquats, une mauvaise comptabilisation peut entraîner un mauvais calcul des dotations aux amortissements.

Séparation des exercices : les mises en service des immobilisations ont un impact direct sur les dotations aux amortissements. L‟auditeur veille à ce que ces immobilisations soient enregistrées à la bonne période comptable.

Valorisation : l‟estimation de la valeur de l‟immobilisation lorsqu‟elle est produite par l‟entreprise doit faire l‟objet d‟un suivi particulier de l‟auditeur. Ce dernier doit s‟assurer que l‟ensemble des frais immobilisés sont conformes au PCG : risque de surestimation ou de sous estimation du résultat.

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 Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des immobilisations,
 Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des immobilisations,

Droits et obligations : la société doit tenir à jour le registre des immobilisations, elle doit aussi effectuer un inventaire des immobilisations afin de s‟assurer de leur état (dépréciation exceptionnelle).

Imputation : chaque immobilisation devrait être rattachée au poste qui lui est désigné afin que le lecteur ait une idée claire sur les immobilisations de l‟entreprise.

Existence : les écritures comptables sont fondées sur des flux existants. Le risque est que des écritures soient passées sans fondement juridique précis.

B) Principaux risques liés aux immobilisations corporelles

Les risques d‟audit peuvent être analysés selon les principes essentiels auxquels doivent répondre les comptes d‟immobilisations à savoir :

Les risques liés à la réalité ;

Les risques liés à l‟exhaustivité ;

Les risques liés à la valorisation.

Ces risques généraux peuvent être détaillés de différentes manières. Nous pourrons les analyser selon deux grandes catégories de risques :

Les risques inhérents, qui sont des risques induits naturellement par chaque type d‟activité économique quelque soit l‟entité économique qui les entreprend ;

Les risques de procédure : en vue de faire face aux risques inhérents ci-dessus l‟entreprise met en place un dispositif « de contrôle interne ». Les risques de procédures expriment ainsi les

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insuffisances de ce dispositif à éviter ou à alerter sur la possibilité ou la survenance
insuffisances de ce dispositif à éviter ou à alerter sur la possibilité ou la survenance

insuffisances de ce dispositif à éviter ou à alerter sur la possibilité ou la survenance effective d‟un risque inhérent.

1)

Risques liés à la réalité des immobilisations :

Les risques généraux qui peuvent toucher la réalité des immobilisations se résument comme suit:

La comptabilisation d‟actifs fictifs ;

La sortie ou la perte non comptabilisées d‟actif.

Si ces risques surviennent, la réalité comptable des immobilisations se trouve surestimée par rapport à leur réalité « physique » (en particulier pour les immobilisations corporelles).

Basée sur la notion de patrimoine, la réalité « physique » d‟une immobilisation est liée à une réalité juridique. L‟immobilisation corporelle est définie comme étant « une chose sur laquelle s‟exerce un droit de propriété ».

Cependant, à cette réalité juridique il y a deux exceptions :

La première d‟ordre particulier : en effet, certaines immobilisations incorporelles telles que les brevets, les marques, les droits similaires peuvent être inscrits à l‟actif sans être nécessairement la propriété de l‟entreprise ;

La seconde d‟ordre général : en effet, l‟entreprise peut, sous certaines conditions, déroger au principe de la patrimonialité et adopter le principe de la prééminence de la réalité sur l‟apparence juridique retenu par l‟IASCF. La norme n° 9 de cette instance internationale stipule que « les transactions et autres événements de la vie de l‟entreprise doivent être enregistrés et présentés conformément à leur

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nature et à leur réalité financière sans s‟en tenir uniquement à leur apparence juridique ».
nature et à leur réalité financière sans s‟en tenir uniquement à leur apparence juridique ».

nature et à leur réalité financière sans s‟en tenir uniquement à leur apparence juridique ».

Ainsi, exception faite des cas ci-dessus la réalité physique des immobilisations inscrites en comptabilité doit être appuyée par une réalité juridique.

Les principales sources des risques liés à la réalité des immobilisations se détaillent comme suit :

Risques

inhérents

:

ces

sources se rapportent à des

caractéristiques relatives aux activités, aux structures et aux politiques de l‟entreprise telles que :

l‟implantation géographique éparpillée ;

l‟évolution technologique trop rapide ;

des participations dans des secteurs en crise ;

des échecs fréquents des projets de recherche ;

des équipements acquis à l‟étranger ;

des emballages consignés auprès des revendeurs, …

Risques de procédure : ces facteurs concernent la qualité des procédures en place dans l‟entreprise et en particulier à leur capacité à prévenir ou détecter ces risques. Aussi, quelque soit l‟activité, la structure et les politiques de l‟entreprise, le dispositif de contrôle interne doit intégrer des contrôles-clés dont l‟objectif est de prévenir ou détecter ces risques. Ces contrôles clés sont multiples et comprennent principalement :

une organisation basée sur la séparation des tâches d‟engagement, de réception, de conservation, de comptabilisation et de contrôle des immobilisations ;

des inventaires physiques des immobilisations et leur rapprochement avec ce qui figure dans les comptes ;

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 le suivi du budget d‟investissement et le contrôle régulier des réalisations/prévisions ;  la
 le suivi du budget d‟investissement et le contrôle régulier des réalisations/prévisions ;  la

le suivi du budget d‟investissement et le contrôle régulier des réalisations/prévisions ;

la confirmation et contrôle régulier des immobilisations détenues par des tiers…

2)

Risques liés à l‟exhaustivité des immobilisations :

La non exhaustivité des immobilisations se matérialise par les risques généraux suivants :

Entrées d‟actifs non comptabilisées ;

Entrées d‟actifs comptabilisées à tort en charges ;

Sorties ou pertes fictives comptabilisées.

La non exhaustivité se traduit souvent par une minoration de la réalité comptable des immobilisations par rapport à leur réalité physique et juridique. Les sources de risques liés à l‟exhaustivité des immobilisations sont multiples et peuvent être classés en :

Risques inhérents :

implantation géographique éparpillée des sites administratifs et des sites de production ;

importance et fréquence des dépenses d‟entretien, de réparation et leur diversité

composition complexe de coûts des immobilisations (coûts des matières, charges engagées par l‟entreprise, frais d‟approche …).

Risques de procédure : ces sources engendrées par l‟incapacité des procédures de contrôle à détecter ou prévenir le risque de non exhaustivité. Ceci se matérialise souvent par les failles suivantes :

absence d‟une séparation des tâches liées à l‟engagement, la réception, la conservation, la comptabilisation et au contrôle des immobilisations ;

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 absence de procédures permettant le respect d‟une bonne séparation des exercices ;  absence
 absence de procédures permettant le respect d‟une bonne séparation des exercices ;  absence

absence de procédures permettant le respect d‟une bonne séparation des exercices ;

absence des règles claires et préalablement définies de distinction entre charges et immobilisations ;

absence d‟inventaires physiques et de raccordements avec la comptabilité …

3) Risques liés à l‟évaluation des immobilisations :

Les risques liés à l‟évaluation des immobilisations sont appréhendés en égard au respect des principes, méthodes et règles de présentation comptables. Ils se traduisent par des mouvements ou situations d‟immobilisations (entrées, sorties ou valeurs d‟inventaire) :

Mal évalués ;

Comptabilisés dans la mauvaise période ;

Comptabilisés dans le mauvais compte ;

Mal totalisés ou centralisés.

Les sources de risques liés à l‟évaluation des immobilisations peuvent se résumer comme suit :

Risques inhérents :

équipements acquis à l‟étranger ;

complexité et multiplicité de certains coûts d‟immobilisations ;

abandon d‟activité ou de branches d‟activité ;

système comptable à prédominance manuelle.

Risques de procédure, qui découlent souvent des situations suivantes :

absence de règles claires et précises en matière de composition et de suivi des coûts d‟immobilisations acquises ou produites ;

inadéquation de la politique d‟amortissement par rapport aux durées de vie économique et aux taux d‟usage dans le secteur d‟activité ;

mauvaise application des règles comptables…

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Signalons que si les risques ne peuvent être complètement éliminés, ils peuvent tout au moins
Signalons que si les risques ne peuvent être complètement éliminés, ils peuvent tout au moins

Signalons que si les risques ne peuvent être complètement éliminés, ils peuvent tout au moins être considérablement réduits en maîtrisant les sources des risques de non maîtrise. En effet, si les premiers risques sont indépendants de la volonté et de l‟action de l‟entreprise, les seconds dépendent fortement de ces deux facteurs.

Par ailleurs, à côté des risques liés à l‟entreprise et à son contrôle interne, il existe des risques liés à l‟auditeur lui-même à savoir :

les risques liés à l‟utilisation de procédures d‟audit inadaptées ou incomplètes ;

les risques liés à une mauvaise application des procédures d‟audit ;

le risque d‟échantillonnage.

La diversité de ces risques doit être connue. Elle ne manquera pas d‟avoir un impact certain sur l‟opinion de l‟auditeur.

Section II : Préparation de la procédure d’audit

Avant le début de toute mission d‟audit au sein d‟un cabinet, des préalables s‟imposent.

Il faut en effet commencer par collecter un ensemble de documents auprès de la direction financière et comptable du client :

Balance Générale ;

Détail des acquisitions ;

Détail des cessions ;

Synthèse des amortissements ;

Liste des immobilisations totalement amorties

Pièce justificatives (Factures, Relevés bancaires, bon de commande, bon de livraison ).

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Une fois l‟ ensemble de ces documents rassemblés, ces derniers doivent être classés au sein
Une fois l‟ ensemble de ces documents rassemblés, ces derniers doivent être classés au sein

Une fois l‟ensemble de ces documents rassemblés, ces derniers doivent être classés au sein de plusieurs dossiers qui serviront de base de travail à l‟auditeur. En effet une mission d‟audit réussie passe par une optimisation de l‟exploitation de ces différents documents.

Au cours de mon stage chez le cabinet MAZARS MASNAOUI j‟ai pu constater l‟existence de quatre principaux dossiers d‟audit :

A) Le dossier management

L‟associé signataire peut ouvrir à sa convenance un Dossier Management qui n‟a aucun caractère obligatoire au cabinet Masnaoui Mazars et qui appartient en propre à l‟associé qui l‟a ouvert. L‟associé fait le suivi de la mission grâce à ce dossier. Ce dernier contient : la lettre de mission, le mémorandum d‟approche, les questionnaires, la note de synthèse, le rapport d‟audit, le rapport du contrôle interne et le rapport sur le système comptable.

B) Le dossier permanent :

Ce dossier contient des informations d‟ordre général communiquées par le client avant le démarrage de la mission. Une fois constitué, ce dossier sera archivé et actualisé en cas de besoin. Il est constitué essentiellement :

Des informations générales : fiche d‟identification, secteur et types d‟activités, cycle et moyens d‟exploitation, chiffres clés, adresses utiles.

De la vie juridique de l‟entreprise : principales conventions, statuts, extraits des rapports des auditeurs, résumé des PV d‟Assemblée Générale, rapport de gestion, liste et synthèse des principaux litiges en cours.

Des principaux contrats.

Des documents d‟audit émanant du cabinet : mémorandums d‟approche, programmes spécifiques, budget, note de synthèse, rapport d‟audit.

Des procédures appliquées au sein de l‟entreprise X : achat, vente, prix de revient…

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 Des éléments comptables : généralités sur l‟organisation et les moyens comptables, réglementations
 Des éléments comptables : généralités sur l‟organisation et les moyens comptables, réglementations

Des éléments comptables : généralités sur l‟organisation et les moyens comptables, réglementations comptables spécifiques, détail et suivi des engagements hors bilan.

Des aspects fiscaux : particularités fiscales, questionnaire d‟audit fiscal, situation fiscale latente, notification et contentieux.

C) Le dossier de contrôle :

Le dossier de contrôle annuel est structuré en fonction des cycles qui caractérisent l‟activité de l‟entreprise auditée. Il comporte les travaux effectivement menés par les auditeurs. L‟auditeur procède pour chaque section à un contrôle interne suivi d‟un contrôle des comptes.

Le contrôle interne est matérialisé par :

Un programme de travail : document qui récapitule l‟ensemble des travaux à effectuer pour chaque section concernant le Contrôle Interne.

Quant au contrôle des comptes, il est effectué à l‟aide :

Des feuilles de tête qui reprennent les soldes périodiques des différents comptes. Dans notre cas qui est celui des immobilisations corporelles, elles affichent les soldes des comptes des immobilisations et des amortissements.

De divers tests effectués sur les comptes d‟après des critères de solde et / ou de mouvement. (Tests de cut off, de validation…).

Suite à ces contrôles, l‟auditeur inscrit ses remarques relatives à chaque cycle dans un document appelé « Mémo de Synthèse » qui est placé au début de chaque section.

D) Le dossier de synthèse :

Il regroupe les documents les plus significatifs et synthétiques de la mission. Il permet de donner une idée globale sur le contexte, le déroulement et les conclusions de la mission.

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Mémoire de fin d’études

Section III : la procédure d’audit des immobilisations corporelles La procédure d‟audit des immobilisations
Section III : la procédure d’audit des immobilisations corporelles La procédure d‟audit des immobilisations

Section

III :

la

procédure

d’audit

des

immobilisations

corporelles

La procédure d‟audit des immobilisations corporelles se déroule en plusieurs étapes :

A) Le tableau des mouvements des immobilisations.

Il s‟agit d‟un tableau qui donne en détail et par catégories d‟immobilisations, les soldes d‟ouverture et de clôture, les acquisitions, cessions de l‟exercice, ainsi que les amortissements cumulés d‟ouverture, de clôture et enfin les dotations et reprises relatives à l‟exercice. Le but ultime étant par ailleurs, la validation des valeurs brutes des immobilisations corporelles à la clôture de l‟exercice. Il doit vérifier la formule suivante :

Immobilisations corporelles brutes à l’ouverture +Acquisitions de l’exercice –Cessions de l’exercice = Immobilisations corporelles brutes à la clôture

Ensuite l‟auditeur doit :

Vérifier l‟exactitude arithmétique des soldes.

Pointer le solde des immobilisations corporelles brutes à l‟ouverture avec les papiers de travail de l‟exercice précédent

Pointer le solde des acquisitions et cession de l‟exercice clos avec les fichiers de la société

Pointer le solde des immobilisations corporelles à la clôture avec la balance générale de l‟exercice clos et avec le fichier des immobilisations.

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Mémoire de fin d’études

Le tableau des mouvements des immobilisations se présente comme suit : Valeurs brutes Libellé Solde
Le tableau des mouvements des immobilisations se présente comme suit : Valeurs brutes Libellé Solde

Le tableau des mouvements des immobilisations se présente comme suit :

Valeurs brutes

Libellé Solde au + - Solde au 31/12/09 31/12/10 Terrains de gisement Constructions Matériel et
Libellé
Solde
au
+
-
Solde
au
31/12/09
31/12/10
Terrains de gisement
Constructions
Matériel et Outillage
Matériel de transport
Mobilier
matériel
de
Bureau,
informatique &
aménagements
Immobilisations
corporelles en cours
Immobilisations
corporelles
Amortissements
libellé
Solde au
+
-
Calcul
Solde
au
Valeu
31/12/09
31/12/10
r nette
Terrains
de
gisement
Constructions
Matériel
et
Outillage
Matériel
de
transport
Mobilier
matériel
de
Bureau,

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informatique & aménagements Immobilisatio ns corporelles en cours Immobilisatio ns corporelles L‟auditeur,
informatique & aménagements Immobilisatio ns corporelles en cours Immobilisatio ns corporelles L‟auditeur,
informatique & aménagements Immobilisatio ns corporelles en cours Immobilisatio ns corporelles
informatique
&
aménagements
Immobilisatio
ns
corporelles
en cours
Immobilisatio
ns corporelles

L‟auditeur, toujours au cours de sa mission d‟audit, doit procéder à certaines vérifications physiques qui lui permettront de s‟assurer de l‟existence de certaines immobilisations importantes.

L‟objectif étant de comparer les fichiers des immobilisations aux existants. Pour un certain nombre de postes d'immobilisations, ce contrôle présente peu d'intérêt.

Pour les terrains, il existe un meilleur outil de contrôle qu'est la confirmation par la conservation des hypothèques ou du cadastre.

Pour les bâtiments, la méthode présente davantage d'intérêt, mais elle est globale, c'est-à-dire que l'on pourra constater que sur un emplacement donné, est bien érigé un bâtiment dont il est fait mention dans les comptes.

L'auditeur pourra tout de même se faire une opinion sur la vétusté de l'équipement et vérifier si son utilisation entre dans le cadre de l'objet social.

L'observation physique ne pourra que difficilement être pratiqué sur les agencements et installations qui, par définition, constituent des immeubles par destination et sont difficilement individualisables.

C'est surtout à la catégorie des biens meubles que pourra être appliquée cette technique.

Le réviseur pourra effectuer deux contrôles :

Meriem IKHIYATANE

43

Mémoire de fin d’études

Il partira du fichier des immobilisations pour constater ensuite l'existence des biens. De même, il
Il partira du fichier des immobilisations pour constater ensuite l'existence des biens. De même, il

Il partira du fichier des immobilisations pour constater ensuite l'existence des biens. De même, il notera, lors de la visite des locaux, les caractéristiques de certains équipements choisis par lui et se fera présenter par la suite les fiches comptables correspondantes.

Mais il faut reconnaître que cette technique de contrôle n'est applicable que s'il existe un bon contrôle interne des immobilisations. Ceci suppose une organisation appropriée dont les éléments principaux sont :

Une nomenclature des immobilisations ;

Un fichier des immobilisations comportant le numéro de nomenclature et la localisation de l'immobilisation ;

Des fichiers des mouvements d'immobilisations portant l'autorisation du mouvement ;

Des inventaires physiques périodiques effectués par l'entreprise.

Il doit donc exister une véritable comptabilité des immobilisations. L'auditeur peut cependant effectuer ce contrôle en cours d'exercice et profiter notamment d'un inventaire physique fait par l'entreprise.

B) Effectuer une revue analytique

La revue analytique permet de porter une opinion sur la compréhension qu‟a l‟entité de ses comptes et sur leur niveau de vraisemblance et de cohérence.

Elle se déroule en trois temps :

Identification des faits marquants, ayant eu une incidence sur les processus de production des comptes

Identification des grandes évolutions chiffrées significatives type chiffres clés

Explication des évolutions, de leur cause, de leur niveau d‟impact, etc.

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44

Mémoire de fin d’études

Cette revue analytique se base sur trois principales techniques d‟audit :  La revue de
Cette revue analytique se base sur trois principales techniques d‟audit :  La revue de

Cette revue analytique se base sur trois principales techniques d‟audit :

La revue de vraisemblance : en effet l‟évolution annuelle d‟un solde sur l‟exercice, une position créditrice ou débitrice anormale, impliquent des investigations ciblées

Comparaison de données absolues ou relatives, incohérence, budget/période antérieure/année en cours

Pourcentages d‟évolution et ratios atypiques dans le temps et dans l‟espace.

C) Test sur les acquisitions

Après avoir récupéré le détail des acquisitions, on essaye de vérifier, grâce à un test sur les acquisitions, qu‟il n‟y a pas de charges immobilisées à tort.

L‟auditeur sélectionne tout d‟abord, par sondage, des immobilisations figurant exclusivement parmi les soldes d‟ouverture de l‟exercice, en retenant comme base la valeur nette à l‟ouverture, et vérifie que leur maintien à l‟actif est justifié (absence de dépréciation prévisible…).

L‟auditeur sélectionne ensuite des immobilisations figurant parmi les acquisitions de l‟exercice considéré et encore détenus à la clôture de l‟exercice et procède aux contrôles suivants :

Pointer la valeur comptable des immobilisations corporelles sélectionnées avec les documents justificatifs.

S‟assurer que les acquisitions de l‟exercice ont fait l‟objet d‟une autorisation en bonne et due forme, ou ont été approuvées par le conseil d‟administration (vérification des procès-verbaux).

s‟assurer que les acquisitions de l‟exercice ne comprennent pas de montant présentant un caractère de charges.

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45

Mémoire de fin d’études

 s‟assurer que les acquisitions sont comptabilisées pour le bon montant et sont rattachés au
 s‟assurer que les acquisitions sont comptabilisées pour le bon montant et sont rattachés au

s‟assurer que les acquisitions sont comptabilisées pour le bon montant et sont rattachés au bon exercice.

s‟assurer que les frais accessoires sont des éléments constitutifs du prix de revient ainsi que la TVA non déductible.

Vérifier le caractère probant de la pièce justificative.

S‟assurer que la T.V.A. n‟a pas été récupérée indûment sur des biens exclus du droit à déduction (véhicule de tourisme).

Au cas où il y a eu production d‟immobilisations par l‟entreprise, s‟assurer que les coûts imputés sont corrects.

D) Test sur les cessions

L‟auditeur sélectionne les principales cessions de l‟exercice afin d‟obtenir un scope qui correspond au niveau de confiance accordé aux contrôles et effectue sur l‟échantillon retenu les procédures suivantes:

Valider l‟amortissement cumulé (exactitude),

Rapprocher les valeurs nettes des immobilisations cédées avec le compte de résultat (exactitude),

Vérifier la correcte comptabilisation (PC/ VNA).

Examiner les documents justificatifs (contrats de vente, acte notarié, procès verbal de mise au rebut, facture), de cessions et vérifier que le prix de cession est raisonnable par rapport à la nature et l‟âge de l‟immobilisation.

Recalculer la plus ou moins-value de cession et s‟assurer de sa correcte comptabilisation.

S‟assurer que les acquisitions significatives de renouvellement ont entraîné la mise au rebut ou la cession du bien remplacé.

S‟assurer que les cessions ou mises au rebut de l‟exercice ont été approuvées et autorisées par un responsable habilité par le management de la société.

Vérifier le reversement de T.V.A.

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46

Mémoire de fin d’études

E) Validation des amortissements L‟objectif de ce test est de s‟assurer de l‟exactitude de la

E) Validation des amortissements

E) Validation des amortissements L‟objectif de ce test est de s‟assurer de l‟exactitude de la dotation

L‟objectif de ce test est de s‟assurer de l‟exactitude de la dotation aux amortissements, comptabilisée par l‟entreprise.

Pour s‟assurer que l‟objectif d‟exactitude est atteint, l‟auditeur doit obtenir un scope qui correspond au niveau de confiance accordé aux contrôles et effectuer par la suite les travaux suivants :

S‟assurer

que

les

raisonnables;

durées

d‟amortissement

appliquées

sont

Valider les dotations aux amortissements de l‟exercice soit en appliquant un taux estimé sur les principales catégories d‟immobilisations soit en vérifiant par sondage le calcul de la dotation d‟amortissement d‟immobilisations prises individuellement ;

Comparer les résultats obtenus aux dotations enregistrées et justifier les écarts importants.

On peut également valider les amortissements par test de cohérence, lorsque le niveau de confiance accordé est élevé, en examinant les résultats de la revue analytique et des tests sur les procédures de contrôle.

Lorsque ces résultats ne sont pas concluants, il faut valider la vraisemblance de la dotation aux amortissements de l‟exercice soit :

En

appliquant

un

taux

d‟immobilisations

estimé

sur

les

principales

catégories

En

vérifiant

par

sondage

le

calcul

de

la

dotation

aux

amortissements

de

certaines

immobilisations

prises

individuellement.

Et enfin il faut justifier les écarts importants.

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47

Mémoire de fin d’études

Chapitre II : Application de ces tests à la société ALPHA Section I : Présentation
Chapitre II : Application de ces tests à la société ALPHA Section I : Présentation

Chapitre II : Application de ces tests à la société ALPHA

Section I : Présentation de la société ALPHA

A) Présentation du secteur d‟activité de l‟entreprise ALPHA

La plupart des entreprises auditées pendant ma période de stage appartenaient au secteur du bâtiment et travaux publics (BTP). C‟est la raison pour laquelle j‟ai décidé de prendre comme exemple le cas d‟une entreprise opérant dans ce secteur. Par respect des clauses de confidentialité sur lesquelles nous nous sommes engagés, je nommerai cette société ALPHA.

Avant de parler du cas particulier de cette entreprise, nous commencerons par donner un bref aperçu du secteur dans lequel elle opère.

En effet, le secteur économique du Bâtiment et des travaux plus communément appelé BTP, regroupe toutes les activités de conception et de construction des bâtiments publics et privés, industriels ou non, et des infrastructures telles que les routes ou les canalisations. Il est l‟un des premiers secteurs d‟activité économique.

Au Maroc, ce secteur réalise un chiffre d‟affaires de 40 milliards de dirhams (DH), soit 6.2% du PIB et emploie environ 900000 personnes soit 8,2 % de la population active avec une masse salariale de 5.5 milliards de dirhams. Le montant des investissements dans ce secteur s‟élève à plus de 112 milliards.

Avec les nombreux chantiers lancés à travers le royaume, ce secteur devient un des piliers de l‟économie Marocaine, et permet de redresser la croissance économique souvent plombée par de mauvaises récoltes agricoles.

Meriem IKHIYATANE

48

Mémoire de fin d’études

Initialement tourné vers la satisfaction des besoins du marché local, il s'ouvre de plus en
Initialement tourné vers la satisfaction des besoins du marché local, il s'ouvre de plus en

Initialement tourné vers la satisfaction des besoins du marché local, il s'ouvre de plus en plus sur l'extérieur où les produits et le savoir-faire marocains sont très demandés, relève une note de Maroc Export.

B) Présentation de l‟entreprise ALPHA

Le groupe auquel appartient la filiale ALPHA a été crée en 1920 par deux chimistes anglais. Pendant les décennies qui ont suivi, il a affirmé sa puissance en faisant de sa politique de développement à l'international l'un de ses atouts majeurs.

C‟est ainsi qu‟il a installé ses filiales un peu partout dans le monde :

d‟abord en Afrique ensuite aux Antilles, puis en Amérique du Nord et aux Etats-Unis, enfin et à partir des années 90 il inaugure son arrivée en Asie.

Le groupe est présent dans tous les métiers liés à la construction et l'entretien des routes et de toute autre forme d'infrastructures de transport (aérien, ferroviaire, maritime), d'aménagements urbains et de loisirs. Il compte un réseau de 800 établissements travaux et 1 400 unités de production de matériaux, et réalise plus de 100 000 chantiers par an.

La route représente près de 80% de l‟activité du Groupe. Elle comprend :

la construction et l‟entretien d'infrastructures de transport, en amont de la construction une importante activité industrielle de production et recyclage de matériaux de construction.

La filiale auditée et présente au Maroc, s‟occupe de la signalisation urbaine, à travers ses métiers, la société ALPHA désire contribuer à rendre les voies de communication plus sûres, à protéger les usagers de la route, surtout les plus vulnérables, à valoriser les espaces urbains et à créer un environnement plus convivial.

Ses principales activités sont la signalisation routière avec la signalisation horizontale, signalisation verticale ainsi que les équipements de sécurité.

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49

Mémoire de fin d’études

Elle gère également quelques projets d‟aménagement urbain comme l‟Asphalte le Street print ou encore le
Elle gère également quelques projets d‟aménagement urbain comme l‟Asphalte le Street print ou encore le

Elle gère également quelques projets d‟aménagement urbain comme l‟Asphalte le Street print ou encore le mobilier urbain.

Cette société est considérée comme l‟un des leaders en matière d‟aménagements urbains et de signalisation et sécurité routière.

Section II : Application des tests d’audit à la société Alpha

A) Le tableau des mouvements des immobilisations :

Au niveau de la société ALPHA, le tableau des mouvements des immobilisations se présente comme suit :

Client : ALPHA

Ref: E

fait

CAC 2010

par : MI

16/01/2011

CYCLE INVESTISSEMENTS CORPORELS

Valeurs brutes

>

de

 

Solde

au

   

Solde

au

compte

Libellé

31/12/09

+

-

31/12/10

231

Terrains de gisement

       

232

Constructions

1609187

   

1609187

233

Matériel et Outillage

17299946

829571

 

18129517

234

Matériel de transport

3422264

   

3422264

 

Mobilier matériel de Bureau,

       

informatique

&

235

aménagement

689623

229544

919167

 

Immobilisations

corporelles

       

239

en cours

23

Immobilisations corporelles

23021019

1059114

0

24080133

 

< <

<

<

Meriem IKHIYATANE

50

Mémoire de fin d’études

Amortissements   √ V >   Solde au       Solde au VNA au

Amortissements

Amortissements   √ V >   Solde au       Solde au VNA au
 

V

>

 

Solde

au

     

Solde

au

VNA

au

libellé

31/12/09

+

-

Calcul

31/12/10

31/12/09

Terrains de gisement

0

0

0

0

0

0

Constructions

702010

160919

0

862929

862929

907177

Matériel et Outillage

7370242

2796129

0

10166371

10166371

9929703

Matériel de transport

1704514

644234

0

2 348748

2 348748

1717749

Mobilier matériel de Bureau, informatique & aménagements

338631

168186

0

506815

506815

350992

Immobilisations corporelles en cours

   

0

     

Immobilisations

           

corporelles

10115397

3 769466

0

13884862

13884862

12905622

<

<

<

<

V : Pointé avec Balance générale au 30/09/10 : Pointé avec Balance générale au 31/12/09 > : Conforme aux Etats financiers < : Calcul arithmétique vérifié

Meriem IKHIYATANE

51

<

<

Mémoire de fin d’études

B) Test sur les acquisitions : Concrètement, pour auditer les acquisitions de la société ALPHA,

B) Test sur les acquisitions :

B) Test sur les acquisitions : Concrètement, pour auditer les acquisitions de la société ALPHA, une

Concrètement, pour auditer les acquisitions de la société ALPHA, une sélection des acquisitions de l‟exercice a été faite sur la base des immobilisations.

Le scope global obtenu est de 88%, en effet, le niveau de confiance accordé aux contrôles est élevé étant donné les risques liés à l‟existence et à l‟évaluation des immobilisations corporelles de cette société.

Sur l‟échantillon obtenu les assertions suivantes ont été validées :

1 : Pointé avec facture

2 : Valorisation correcte de l'immobilisation vérifiée

3 : Non confusion entre charge et immobilisation vérifiée

4 : Bonne imputation comptable et bonne période vérifiées

5 : Durée d'amortissement cohérente

6 : Pointé avec BC

7 : PV de réception vérifiée ou BL

Le test se présente alors comme suit :

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Mémoire de fin d’études

  Client : ALPHA CAC 2010     Ref :     Fait par :
  Client : ALPHA CAC 2010     Ref :     Fait par :
 

Client : ALPHA CAC 2010

   

Ref :

   

Fait par : MI

17/01/2011

   
         

Date début

               

Fournisse

Date

 
     

amortissem

             

7

CODE

Libellé

n°Pièce

 

livraison

 

Montant

1

2

3

4

5

6

     

ur

ent

               
   
     

NEOLT

                 

01183FO

TRACEUR

Fn° 014205

GRAF

30/03/10

 

01/04/10

170 500

V

V

V

V

V

V

V

 

ORDINATEU

BLn°

MICROD

                 

01478FO

RS

2010/06

ATA

30/06/10

 

01/07/10

24

849

V

V

V

V

V

V

V

 

SYSTEME DE

                     

K3100001

CAROTTAGE

Fn° 20304

TYROLIT

12/07/10

 

01/07/10

95

775

V

V

V

V

V

V

V

     

COREMA

                 

E0910005

MALAXEUR

Fn°81019

T

19/07/10

 

01/11/10

321

133

V

V

V

V

V

V

V

                         

N

R7010007

CHAUDIERE

31/12/10

322

850

V

V

V

V

V

V

R

V

Vérifié cnforme

Total à validé

935 107

X

Non conforme

N/A

Non Applicable

Total BG

1 059 114

N/R

Non Reçue

 

Scope

88%

Objectif du test :

S‟assurer de la réalité d‟acquisitions d‟immobilisations et de leur bonne imputation comptable.

Conclusion du test :

Le test a été satisfaisant sauf quelques anomalies non significatives qui ont été relevées :

La date de début d‟amortissement de l‟immobilisation portant le code n° K3100001, se situe avant la date de livraison de cette dernière. Mais étant donné le nombre réduit de jours séparant ces

Meriem IKHIYATANE

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Mémoire de fin d’études

deux dates, nous avons décidé de ne pas tenir compte de cette anomalie et de
deux dates, nous avons décidé de ne pas tenir compte de cette anomalie et de

deux dates, nous avons décidé de ne pas tenir compte de cette anomalie et de valider l‟assertion n°5.

Nous n‟avons pas pu récupérer le BL relatif à l‟immobilisation portant le code n° R7010007, ce qui nous a empêchés de valider l‟assertion n°7. Il s‟agit probablement d‟une pièce qui a été égarée ou qui n‟était pas encore parvenue au comptable à la date où nous étions en période d‟audit.

C) Test sur les cessions :

Comme le montre le tableau des mouvements des immobilisations, il n‟ya pas eu de cessions lors de l‟exercice 2010 au sein de la société ALPHA, nous n‟avons donc pas pu effectuer de tests sur les cessions.

D) Validation des amortissements :

Pour la société ALPHA, toute immobilisation acquise est enregistrée au niveau du système de suivi des immobilisations.

Parmi les informations saisies figurent :

La nature de l‟immobilisation,

Le mode d‟amortissement adopté (linéaire ou dégressif),

Les immobilisations totalement amorties

La base amortissable.

L‟objectif de ce test est de s‟assurer de l‟exactitude de la dotation aux amortissements, comptabilisée par l‟entreprise ALPHA.

Pour ce faire, nous avons procédé au cours de la mission de la façon suivante :

Obtenir le fichier des immobilisations tout en le rapprochant au montant des immobilisations enregistrées en comptabilité d‟une

Meriem IKHIYATANE

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Mémoire de fin d’études

part et aux dotations aux amortissements comptabilisés d‟autre part.  Sélectionner des fiches
part et aux dotations aux amortissements comptabilisés d‟autre part.  Sélectionner des fiches

part et aux dotations aux amortissements comptabilisés d‟autre part.

Sélectionner des fiches d‟immobilisations dont la dotation de l‟année est Importante.

Rapprocher le montant de la dotation et de la valeur d‟acquisition avec celui du fichier des immobilisations.

Vérifier le calcul de la dotation pour ces fiches.

Comparer le total de la dotation calculée par le fichier avec le total de la dotation comptabilisée.

Le test se présente comme suit :

Test de cohérence globale des dotations aux amortissements

ALPHA

Ref :

CAC 2010

fait par : MI

17/01/2011

   

V.B au

Acquisitions

Cessions

Immo

 

Taux moyen

 

D.E.A

   

%

Libellé

31.12.09

10

10

totalement

Base amortissable

poste(linéair

Calculée

BG

Ecart

ECAR

amorties

e)

   

(1)

(2)

(3)

(4)

(5) = (1) + [(2) - (3)-(4)]

(6)

(7) =(5) * (6)

(8)

(7) - (8)

T

Constructions

1

609

186

     

1

609

186

10%

160

919

160

919

-

0

0%

Matériel et

                   

Outillage

17 299 946

829

571

1 137 188

16 992 329

16%

2 796 937

2 796 128

809

0%

Matériel de

                   

transport

3

422

264

983

564

2

438

700

26%

646

012

644

233

1 778

0%

Mobilier

                   

matériel de

Bureau, inform

& aménag

 

689

623

229

544

179

153

 

740

014

23%

170

795

168

185

2 610

2%

TOTAL

23 021 019

1 059 114

-

2 299 904

21 780 229

 

3 774 663

3 769 466

5 197

0%

Objectifs:

S'assurer du calcul des dotations S'assurer que ce qui été calculé, est comptabilisé

Points soulevés: RAS

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Mémoire de fin d’études

Troisième partie : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes IFRS: cas de la société
Troisième partie : Traitement des immobilisations corporelles selon les normes IFRS: cas de la société

Troisième partie :

Traitement des

immobilisations

corporelles selon les normes IFRS: cas de

la société ALPHA

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Chapitre I : les immobilisations corporelles selon le référentiel IFRS Section I : Présentation des
Chapitre I : les immobilisations corporelles selon le référentiel IFRS Section I : Présentation des

Chapitre I : les immobilisations corporelles selon le référentiel IFRS

Section I : Présentation des normes IFRS

A) Présentation des normes IFRS :

1) L‟IASB

Créé en 1973 par les instituts comptables de 9 pays, dont la France, l'IASB (International

Accounting Standards Board qui a repris la succession de l'International Accounting Standards Committee - IASC - à la suite de la réforme de ce dernier, en 2001) a pour objectifs d'élaborer et de publier des normes comptables internationales pour la présentation des états financiers ainsi que de promouvoir leur utilisation et leur généralisation à l'échelle mondiale.

Ces normes sont dorénavant appelées International Financial Reporting Standards ou IFRS (celles élaborées avant le 1er avril 2001 restent intitulées International Accounting Standards ou IAS, voir année "2001").

L'IASB a également pour rôle de publier des interprétations qui sont développées par l'International Financial Reporting Interpretations Committee - IFRIC - et qui sont dénommées IFRIC (antérieurement Standing Interpretations Committee - SIC). Ces interprétations servent à préciser le traitement comptable applicable pour une opération/transaction donnée lorsque les normes développées ne sont pas suffisamment précises en la matière.

Les normes et les interprétations sont publiées après un processus rigoureux d'élaboration qui inclut une étape importante d'exposé sondage (appel à commentaires) avant leur publication. Elles doivent

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Mémoire de fin d’études

avoir été approuvées, préalablement à leur publication, par 9 des 14 membres de l'IASB (depuis
avoir été approuvées, préalablement à leur publication, par 9 des 14 membres de l'IASB (depuis

avoir été approuvées, préalablement à leur publication, par 9 des 14 membres de l'IASB (depuis la révision de la Constitution en juin 2005)

a) La structure opérationnelle de l’IASB :

Après la réforme de l‟International Accounting Standards Committee (IASC) qui devient l‟International Accounting Standards Board (IASB). Ce dernier se voit doter d‟un organe de direction : l‟International Accounting Standards Committee Foundation (IASCF) qui est également chargé d‟assurer son financement.

En effet, l‟IASCF a comme mission de mettre en place la stratégie de l‟organisation, d‟amender sa constitution, d‟assurer son financement. L‟IASCF a également été chargée de désigner les premiers membres du conseil. (Board).

Le Board est l‟organe central de l‟organisation (ce qui explique pourquoi le sigle IASB est utilisé à la fois pour toute l‟organisation et le Board). Il est composé de quatorze membres d‟origines géographiques diverses. Les membres du Board ont été choisi pour leur expérience en matière de normalisation. Alors que le board de l‟IASC ancienne structure était composé de personnalités intervenantes à temps partielles, l‟IASB nouveau est composé essentiellement de permanents.