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ECRAN

Système interférentiel des miroirs de Fresnel

Le système interférentiel des miroirs de Fresnel est constitué de deux miroirs M 1 et M 2 faisant entre eux un angle π ε légèrement inférieur à π (ε << 1). La figure montre la trace des deux miroirs et de l’arête ; le plan de la feuille est perpendiculaire à l’arête A.

Deux surfaces dioptriques
Deux surfaces
dioptriques

réfléchissantes

Vis de réglage fin de ε

dioptriques réfléchissantes Vis de réglage fin de ε A) Ce système est éclairé par une source

A) Ce système est éclairé par une source ponctuelle S située à la distance d de l’arête.

M’

S

d M 1 α ε A
d
M 1
α
ε
A

M

à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M
à la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M

M 2

la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2
la distance d de l’arête. M’ S d M 1 α ε A M M 2

M’’

1) On cherche à savoir si on peut observer des interférences aux points (au voisinage des points) M M’ M’’. Tracer le ou les rayons issu(s) de S et arrivant en ces points en se réfléchissant sur les miroirs. On fera pour cela une construction précise (règle et compas, pas de rapporteur !!) en l’expliquant.

2) Tracer les faisceaux de rayons issus de S et qui se réfléchissent sur les miroirs ; ce système est-il à division de front d’onde ou à division d’amplitude ? Déterminer alors la partie du plan de la feuille où l’on peut observer des interférences. Comme tout se passe en fait dans l’espace, déterminer la partie de celui-ci où il y a des interférences : est ce une boule, un cube, un cône, un dièdre, un cylindre…. Comment appelle-t-on cette partie de l’espace du point de vue des interférences ?

3) Rappeler rapidement pourquoi pour avoir des interférences en optique il faut une seule source et deux trajets.

4) Montrer que l’on peut formellement se ramener au dispositif des trous d’Young. Que vaut la distance a entre les sources secondaires S 1 et S 2 en fonction des données du problème ?

5) On place l’écran parallèlement à S 1 S 2 et perpendiculairement au plan de la figure. Déterminer la direction des franges, la position de la frange centrale et l’interfrange; donner l’expression de l’intensité I(M) .

6) On peut élargir la source dans une direction sans perte de contraste, laquelle ?

7) On donne d = 20cm et l’écran est placé à L = 1.80 m de l’arête. La longueur d’onde est λ = 0,500 µm. On peut observer des franges d’interfrange 0.5 mm à l’œil nu. Quelle valeur (petite) faut-il donner à ε ? Combien de franges verra-t-on ? Cette longueur d’onde est-elle dans le bleu, le rouge, le vert …. ?

8) On élargit maintenant la fente source dans le plan de la figure ; tous les points de la source de largeur b sont à une distance d de l’arête A. a) Déterminer le système de franges donné par une source fine S’ située à la même distance d de l’arête, et repérée par l’angle α + θ; on précisera l’interfrange et la position de la frange centrale.

b) La source S est maintenant de largeur b répartie également autour de la position initiale. Calculer l’intensité

| . Pour quelle valeur de b celui-ci s’annule-t-il pour

2

π ε

L b

observée sur l’écran. Montrer que le contraste est Γ = | sinc

λ

(d

+

L)

la première fois ? A.N.

c) Dans le cas des fentes d’Young distantes de a, éclairées par une fente source de largeur b située à la distance d du

plan des deux fentes, le contraste des franges sur l’écran situé à la distance D du plan des fentes est | sinc π λd ab | . Dans le cas

du miroir de Lloyd il vaut | sinc 2π λD bx | . Quelles ressemblances et différences y a-t-il entre ces trois cas ?

B) Le système est maintenant éclairé par une onde plane, ou ce qui est équivalent, par une source ponctuelle S située à l’infini dans la direction repérée par l’angle α.

1) Que peut-on dire des deux ondes réfléchies par les deux miroirs ? Déterminer le champ d’interférence.

r

r

r

2) On appelle

deux miroirs. Quel est l’angle entre

nous), Az selon la bissectrice intérieure de k 1 et k 2 et x perpendiculaire (trièdre direct).

Donner les coordonnées des deux vecteurs d’ondes d’interférence.

k le vecteur d’onde de l’onde incidente, et

r

r

k 1 et

k 2 les vecteurs d’ondes des deux ondes réfléchies par les

k 1 et k 2 ? On choisit alors un système d’axes (A,x,y,z) avec y parallèle à l’arête (vers

r r

r

k 1

et

r

k 2 et calculer l’intensité lumineuse en tout point M du champ

3) Comment sont disposées les franges ? Quel est l’interfrange ? Où faut-il placer l’écran pour avoir le champ le plus large ?

AN : λ = 0.633 µm (laser helium - néon)

ε = 0,02 rad

et

α = 0,1 rad.

Solution :

1) 2) La figure représente les deux faisceaux issus de S après réflexion sur les miroirs : il y a division du front d’onde. Les deux faisceaux réfléchis semblent venir de S 1 et S 2 images de S dans chacun des deux miroirs.

M S Champ d’interférence d M 1 M I A J S 1 S 2
M
S
Champ d’interférence
d
M 1
M
I
A J
S 1
S 2

Dans le plan de la feuille, le rayon limite SA donne naissance à deux rayons qui délimitent le champ d’interférence

à deux rayons qui délimitent le champ d’interférence d’ouverture angulaire S 1 AS 2 = 2ε.

d’ouverture angulaire S 1 AS 2 = 2ε. Le champ ( ou zone) d'interférence est donc un triangle dans le plan et donc un dièdre (A est une droite, «invariance par translation selon A »).

3) Deux sources qui émettent à la même fréquence( ν = 1/T avec T 10 15 s), émettent avec un déphasage qui ne reste constant que pendant la durée d’émission appelée aussi durée de cohérence (temporelle) τ c 10 10 s . Il change à chacune

des

émissions. Or on observe pendant τ R 10 2 s donc les déphasages aléatoires donnent :< cos 2πδ(M) + φ) > = 0 d’où

I = I 1 + I 2 , il n’y a plus le terme d’interférence dépendant de M.

λ

4) δ = (SM) 2 – (SM) 1 = SJ + JM – SI – IM où I et J sont les intersections des deux rayons incidents issus de S avec les deux miroirs.

D’après les propriétés de la réflexion : SI = S 1 I et SJ = S 2 J ; donc δ = S 2 M – S 1 M. S’il existe une différence de marche supplémentaire lors de la réflexion, elle se compense pour les deux trajets. On est donc ramené à un système de deux sources secondaires en phase, formellement équivalent à celui des « trous de Young ». La distance entre les deux sources secondaires est a = S 1 S 2 . On passe de S à S 2 par une rotation d’angle 2 α autour de A ; on passe S à S 1 par une rotation d’angle 2(α−ε) autour de A. On passe donc de S 2 à S 1 par la rotation d’angle 2ε et de centre A. D’où : a =2 d ε .

M 1

x

S α bissectrice de S 1 AS 2 ε S 1 A M 2 β
S
α
bissectrice de
S 1 AS 2
ε
S 1
A
M 2
β
Ecran
S
2

5) Les franges d’interférences sont les sections par l’écran d’hyperboloïdes de révolution de foyers S 1 et S 2 ; en fait, on les voit comme des droites parallèles à Oy, c'est-à-dire parallèles à l’arête.

La frange centrale (δ = 0) est sur la bissectrice de S 1 AS 2 , repérée par l’angle β.

La formule donnant l’interfrange i = λ D est établie pour un écran parallèle aux sources secondaires ce qui est le cas, D étant

la distance de S 1 S 2 à l’écran.

a

6) Si on décale la source S parallèlement aux franges, donc selon la direction Oy, les franges sont inchangées. On peut donc élargir la source et utiliser une fente source parallèle à l’arête.

7) D = 2 m, i = 0.5 mm d’où a et ε = 0.005 rad . Cette longueur d’onde est dans le bleu vert. La largeur du champ d’interférence est 2 ε L =1.8 cm et on voit donc 36 franges.

8 a) Décalons la source de S en S’ (au dessus) , en maintenant constante la distance d donc par une rotation de centre A et

d’angle θ. Alors S’ 1 et S’ 2 sont en dessous de S 1 et S 2 (rotation d’angle – θ), mais leur distance reste la même, donc l’interfrange aussi. Par contre les franges sont centrées sur la bissectrice qui a tourné aussi de – θ, la frange centrale étant maintenant en x = L θ (l’origine des x reste celle d’avant).

8 b) La source élémentaire de position θ et de largeur élémentaire dθ donne en M une intensité :

dI = 2 β dθ ( 1 + cos 2π 2d λ(d ε(x + L) Lθ) )

θ variant de – θ max à θ max avec θ max = 2d b

Toutes les sources réparties sur la largeur b sont incohérentes et on ajoute leurs intensités d’où :

I(x)

( 1 + cos 2π 2d ε(x – Lθ) λ(d + L)

= 2 β

θ max

θ max

) dθ

= 2 β [ b d

L) (sin 2π 2d ε(x – Lθ max )

+

4

π

d L

ε

λ(d + L)

λ

(d

sin 2π 2d ε(x + Lθ max ) λ(d + L)

)

= 2 I’ 0 ( 1 + sinc

2π ε b L cos 2π 2d ε x

λ(d + L)

λ(d + L)

)

Les franges d’interférences gardent le même interfrange

λ(d + L)

2d ε

.

Le contraste égal à

sinc

2

π ε

L b

λ

(d

+

L)

. Il est inférieur à 1 et peut même être négatif ce qui traduit une inversion des

franges : des franges brillantes remplacent des franges sombres et réciproquement .

(d

+

L)

2

L

λ

La première valeur de b annulant le contraste est b c =

; c’est la largeur de cohérence spatiale.

ε

A.N. : b c = 0.055 mm. La fente doit être très fine et parallèle à l’arête, ce qui explique la grande difficulté de mise en œuvre pratique de ce système si on s’interdit d’utiliser un laser. Avec un laser et une lentille très convergente (objectif de microscope) il est possible d’obtenir facilement ces franges amis la source est alors quasiment ponctuelle.

La largeur angulaire de cohérence spatiale est : ∆θ c =

λ

(d

+

L)

2

ε

L d

; remarquons qu’elle est égale à l’interfrange angulaire.

c) Le contraste diminue en tout point de l’écran de la même façon comme pour les fentes d’Young . Il semble que cela soit la même chose que pour les fentes d’Young, mais bien différent du miroir de Lloyd où le contraste n’est pas le même en tout point de l’écran (contraste local). Dans le cas des fentes d’Young, le contraste est aussi le même pour toute position de l’écran. Cela n’est plus le cas ici puisqu’il varie avec L ; il devient même égal à 1 pour L = 0, il y a un lieu de localisation où ce contraste diminue moins qu’ailleurs : c’est une ligne et non une surface, c’est l’arête et si le contraste y est bon, on ne voit qu’une frange et encore !! Ce lieu est le lieu des intersections de deux rayons émergeants correspondant au le même rayon incident (SA).

B )

1) Une onde plane arrivant sur un miroir plan donne une onde réfléchie plane. x
1)
Une onde plane arrivant sur un miroir plan donne une onde réfléchie plane.
x
r
z
k 2
r
r
k
k 1
Champ
d’interférence
d
M 1
α
α−ε
ε
A
M

On voit sur la figure qu’il y a division du front d’onde de l’onde plane et qu’il existe un champ d’interférence (cylindre) dont la section droite par le plan de la feuille est un parallélogramme.

2) L’angle entre les deux miroirs étant égal à ε, l’angle entre les deux rayons réfléchis (donc l’angle entre k 1 et k 2 ) est égal à

 

r

r

2ε :

k

1 et k 2 sont symétriques par rapport à Az, et font un angle ε avec Az.

Dans le repère choisi (avec k =

2π ):

λ

r

k 1 = k(sin ε r

r

k 2 = k (+ sin ε r

e x + cos ε r

e z ),

e x + cos ε r

e z )

r

Les amplitudes complexes des deux ondes planes sont donc : a exp( ωt – k

1

.

→

r

) et

a exp ( ωt –

r

k

2 .

→

r

+ φ )

avec

→

= OM , le point O étant n’importe où. Si on le choisit en A alors φ = 0 car les deux ondes réfléchies sont en phase en A.

On obtient alors la formule fondamentale des interférences de deux ondes cohérentes :

I(M) = 2 I 0 ( 1 + cos (( k 2

k 1 ).

r

4π sin ε

2 I 0 (1 + cos

x ) 2 I 0 (1 + cos

4π ε

) =

x )

λ

λ

3) I(M) n’est fonction que de x. Les franges sont donc des plans x = C te équidistants de l’interfrange

La frange centrale (frange d’ordre 0) est confondue avec le plan x = 0. A.N : i = 16 µm et i = 0.13 mm si ε = 0.005 rad comme précédemment. Les franges ne sont pas observables à l’œil nu.

λ

2ε .

→

r