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Affaire Bachir Frik : La défense gagne une manche Le procès de l'ex-wali d'Oran a
Affaire Bachir Frik :
La défense gagne
une manche
Le procès de l'ex-wali d'Oran a été reporté,
hier, pour la seconde fois en moins de
vingt-quatre heures à la prochaine session
prévu en septembre.
> Page 4
Algérie Poste : Nouvelle
grille des salaires
La nouvelle grille des salaires entrera en
vigueur à partir du mois de juillet.
>
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Après Oxxo : Rebrab
rachète Michelin
Boosté par les émeutes
et la hausse des salaires
Le groupe industriel privé aux activités
diversifiées, Cevital, a racheté 67% du capi-
tal de la filiale algérienne du géant français
Michelin. > Page 5
L’auto-lobby
fait le plein
Santé : L'Intersyndicale
gèle la grève
Une décision prévisible après l'annonce de
l'ouverture du dialogue entre Ziari et les
représentants des syndicats, après cinq
semaines de grève cyclique sans issue.
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Cinéma à Béjaïa :
Après avoir perdu leur «bataille» face au
gouvernement Ouyahia, les concessionnaires
d’automobiles ont pesé de tout leur poids pour
sauvegarder leur business. La quarantaine
d’importateurs n’a pas souffert de la LFC 2009.
Au contraire, ils se sont partagé, en trois ans,
un marché estimé à 1 074 milliards de dinars,
en vendant plus de 1 million de véhicules.
> Lire page s 2 et 3
Des courts qui en disent
long !
Dimanche dernier, la soirée fut consacrée
aux courts-métrages à la Cinémathèque de
Béjaïa. Quatre films ont été projetés en ce
deuxième jour des Rencontres cinématogra-
phiques de Béjaïa. > Page 23
Quotidien
national
-
Mardi
11
juin
2013
-
N°1536
-
Prix
:
10
DZD
-
1
EURO
-
ISSN
1112-7406
Doudou/ AT lgérie News.

2

>A

LA

UNE

LE LIEN
LE LIEN

LE LIEN

LE LIEN
Par Yacine Chabi

Par Yacine Chabi

Par Yacine Chabi
 

Liaisons

dangereuses

Après plus d'une décennie, le gouvernement a décidé de mettre fin aux crédits à la consommation. On disait à l'époque qu'il fallait mettre un terme à une hémorragie financière qui risquerait de mettre à mal les réserves de change du pays. On avait promis, en guise de «lot de consolation», de lancer des crédits de consommation pour les biens et services produits localement. On avait aussi promis, à la même époque, de tout mettre en œuvre pour que le citoyen puisse accéder plus facilement à un crédit pour l’achat d’un

logement. Ce que personne n'avait dit à l'époque, c'est qu'il n'y avait pas de produits ou de services produits localement pour lesquelles on pouvait souscrire un crédit. Autre omission, on n'avait pas dit que les banques ne prêtaient qu'aux riches, et que, pour prétendre à un crédit immobilier, il fallait d'abord qu'il y ait un marché de l'immobilier. Qu'à cela ne tienne, les citoyens que nous sommes, toujours à la recherche d'une part de la rente, n'aimons pas se poser trop de questions. Pour nous éviter les maux de tête et les insomnies causées par des termes barbares comme «inflation», «pouvoir d'achat» et autres, on décide de lâcher du

 

lest

mais en dinars. Avec les

 

hausses de salaires qui frôlent les 80%, on pouvait toujours se permettre un carrosse produit en Chine, interdit en Europe et importé par d'anciens grossistes de fruits et légumes reconvertis en importateurs. Avec ce carrosse acheté «comptant», on pouvait prétendre à un autre statut social en allant remplir un caddie dans l'hypermarché à la mode qui vient d'ouvrir. Entre-temps, l'inflation fait perdre aux ménages leur pouvoir d'achat, mais ce terme et ce concept

d'inflation avec lequel on partage l'argent sans le savoir, ne sont pas très «vulgarisés» pour qu’on

y

prête la moindre attention. Tant

qu'il y a du pétrole, y a de l'argent, tant qu'il y a de l'argent

y

a de la vie, tant que la vie

continue, il y a des achats à faire, tant qu'il y a des achats à faire, il

n'y a pas lieu de s'inquiéter. On nous explique que rien ne peut nous atteindre, que nous sommes à l'abri, que notre rente est au chaud dans les coffres de la Réserve fédérale américaine, et qu'il y a des gens dont la mission est de veiller sur ce trésor que le monde nous envie. Ce que l'on ne dit pas en revanche, c'est que cette rente attise les convoitises de certains d'entre nous. Ils n'hésitent pas avec leurs sacs d'argent d'origine douteuse à faire de la politique en coulisses et faire voter des lois qui travaillent pour eux. Tout le monde parle de corruption mais personne ne l'a jamais vue. Ailleurs, on se constitue en lobbies pour défendre des intérêts auprès des politiques, chez nous, on se constitue en groupes d’intérêts au profit de lobbies politiques.

 

Y. C.

Y . C.

Le gouvernement d’Ahmed Ouyahia décide en juillet 2009, à la surprise générale, de

suspendre les crédits à la consommation. Motifs invoqués à l’époque, réduire et éviter le

surendettement des ménages et «stopper» l’hémoragie provoquée par les importations

massives de véhicules neufs. Près de quatre années plus tard, nous avons tenté de dresser le bilan de cette mesure «impopulaire» et de lever le voile sur ses conséquences économiques et sociales. Qui a profité de cette disposition ? Le gouvernement a-t-il réussi à atteindre ses objectifs ? Comment les concessionnaires ont-ils réussi à vendre plus d’un million de véhicules en trois ans ? Quelles autres mesures prises par les pouvoirs publics ont indirectement servi les intérêts des importateurs de véhicules ? Enquête et éléments de réponse.

Une croissance à deux chiffres

Plus d’un million de véhicules vendus en trois ans !

La quarantaine de concessionnaires et d’importateurs d’automobiles n’ont pas souffert de la LFC 2009. Au contraire, ils se sont partagé, en trois ans, un marché estimé à 1 074 milliards de dinars.

T. Doudou/D. News
T. Doudou/D. News

L’ impact de la LFC-2009 sur le marché automobile a été visible dès l’année 2010. Selon un bilan établi par l’Association des concessionnaires

automobiles d’Algérie (AC2A), pas moins de 207 019 véhicules neufs ont été vendus pendant l’année 2010. Ce bilan de l’association qui ne regroupe pas l’ensemble des quarante conces- sionnaires ou importateurs, n’a pas pris en compte les ventes de véhicules haut gamme, estimés à plus de 12 000 unités. Premier constat, le volume global des ventes en 2010 a reculé, comparativement, à l’année 2009, où la quarantaine de concessionnaires, membres de l’AC2A, ont vendu près de 230 000 unités. Une tendance annoncée, également, par le Cnis (Centre de l’information et des statisti- ques des Douanes) qui a fait état d’une baisse de 16% des importations de véhicules neufs au cours des neuf premiers mois de l’année 2010. L’Algérie a importé 241 992 véhicules, entre janvier et septembre 2010 contre 289 670 durant la même période de 2009. En terme de valeur, le volume représente 206,9 milliards de

dinars. En revanche, le nombre des véhicules importés par les particuliers a pris une courbe ascendante en passant de 14 781 unités pour

20,1 milliards de dinars pendant les 9 premiers

mois de 2009, à 15 293 unités, pour un montant de 21,2 milliards de dinars, pour la même période de l’année 2010. Arrive l’année 2011. Deux ans et demi après la promulgation de la LFC 2009, et contre toute attente, les importa- tions de véhicules neufs enregistrent une hausse record de 32,1%. Plus de 300 000 véhicules ont été vendus par l’ensemble des concessionnaires installés. Les pouvoirs publics n’avaient pas réagi à ce résul- tat « contraire ». Certains experts avaient remis en cause l’efficacité des dispositions « dissuasi- ves » de la LFC 2009. Le plus étonnant, c’est que le marché de l’importation de véhicules neufs a évolué alors que la valeur du dinar dégringuo- lait. Interrogé lors de l’ouverture de la cession parlementaire d’automne, le ministre des Finances, Karim Djoudi, avait rappelé que le gouvernement ne « reculera pas sur la suspen- sion du crédit automobile. Le volume des importations de véhicules neufs représente plus de 10% de nos importations globale. C’est trop ». Plus que jamais, le gouvernement maintient sa politique que certains avaient appelée « patriotisme économique ». En coulisses, le lobby des concessionnaires échoue à faire plier Ouyahia. La hausse des ven- tes modèrent les ardeurs des concessionnaires.

Pour les clients, c’est une autre histoire. Commencent dès lors, les longs délais de livrai- sons et une hausse « injustifiée » des prix. L’année 2012 fut pour les concessionnaires en Algérie une année positive sur le plan des ven- tes. Ainsi, et selon les chiffres dont nous dispo- sons, les Algériens ont acheté environ 442 599 véhicules neufs, soit une progression de 47% par rapport à l’année 2011. Les ventes automo- biles en Algérie ont connu une progression impressionnante en 2012 avec un taux de 47% en signant un chiffre de 442 599 ventes, toutes marques confondues. En 2012, 17 marques automobiles ont tiré leur épingle du jeu en réussissant à progresser par rapport à leur vente de 2011. Le leader du marché (pour la septième fois consécutive) est Renault, qui a commercialisé 71 947 véhicules en 2012 (+29%). La marque au losange détient ainsi 16,3% de parts de marché. Au final, un décompte ces ventes de véhicules neufs, en se référant aux statistiques officielles, démontre que les ventes ont atteint entre 2010 et 2012 plus de 1 032 269. En terme de valeur, et tou- jours selon les chiffres officiels, les importations de véhicules neufs ont représenté 1 074 mil- liards de dinars.

Y. C.

>A

LA

UNE

3

Secteur

automobile

La poule auxœufs

d'or

Taxe sur l'achat d'un véhicule neuf, vignette automobile, le citoyen se retrouve le dernier maillon de la chaîne d'un secteur très "rentable pour le Trésor public". La taxe sur l'achat d'un véhicule neuf, voulue par le gouvernement et appliquée depuis 2008,

a rapporté au Trésor des

milliards de dinars. Décidée pour "financer les projets dans le secteur du transport et pour l'amélioration du transport public", c'est, indirectement, le citoyen qui finance tous les projets en achetant un véhicule neuf. Comme par hasard, cette taxe, qui varie entre 50 000 et 150 000 dinars pour les véhicules neufs, a été introduite elle aussi par

une loi de finances complémentaire en 2008, une année avant la suppression du crédit automobile. Près de cinq ans après son application, il n'existe aucun bilan chiffré sur les recettes générées et surtout la destination finale de ces recettes. En se basant sur une taxe moyenne de 70 000 dinars pour un véhicule touristique standard et sur le nombre de véhicules vendus entre 2010 et 2012, on estime les recettes engendrées

à plus de 7 milliards de

dinars ! Dans un pays où le mot "impôt" est banni, sous prétexte qu'en Algérie, on ne paye pas d'impôts comme cela se fait ailleurs, c'est toujours le citoyen qui met la main à

la poche. " Il n'y a pas que la taxe automobile. Les concessionnaires incluent dans les prix de vente, les droits de douanes, la TVA et la taxe. Au final, sur un véhicule acheté à un million de dinars, on estime que l'Etat récupère ou recouvre plus de 220 000 dinars", nous confie un expert fisca-liste. Du côté des concessionnaires, l'Etat

a imposé une taxe de 1%

sur le chiffre d'affaires. Les spécialistes s'accordent à dire que cette taxe est récupérée sur le prix de vente. C'est le citoyen qui paye au final. " Si on voulait vraiment faire payer les concessionnaires qui se font des milliards avec des lignes de crédits bancaires, il aurait mieux

valu les taxer sur les bénéfices et non sur le chiffre d'affaires", nous confie-t-on.

Y. C.

Boosté par les émeutes et la hausse des salaires

L’auto-lobby fait le plein

Après avoir perdu leur «bataille» face au gouvernement Ouyahia, les concessionnaires d’automobiles ont fait «jouer leur influence et leur pouvoir» pour sauver leur business.

leur influence et leur pouvoir» pour sauver leur business. D ifficile de faire parler les concessionnai-

D ifficile de faire parler les concessionnai-

res ou autres experts sur un sujet aussi

sensible, où s'entrechoquent des inté-

rêts économiques et des considérations

politiques. Après une décennie plutôt «calme», les concessionnaires d’automobiles, qui sont en réalité des importateurs, ont vu leurs intérêts «sérieusement menacés» par la LFC-2009 qui va mettre fin au crédit automobile. «Même les ban- ques n'avaient pas pardonné au gouvernement algérien cette décision. Pour certaines «d’entre elles, le crédit automobile constitue l'essentiel de leurs chiffres d'affaires», nous confie un ancien cadre ayant exercé dans le domaine. Certaines sources parlementaires nous ont confié que les concessionnaires avaient pris attache «officieuse- ment pour convaincre les députés d'apporter des modifications à la LFC-2009, surtout concernant le chapitre du crédit automobile. Certains avaient même tenté de convaincre certains députés que le projet en question n'était pas du goût du président de la République, qui venait juste d'être réélu mais il a été imposé par l’ex-Chef du gouvernement», nous confie un ancien député qui a souhaité garder l'anonymat.

Selon notre interlocuteur, certains concession- naires connus pour être des importateurs de véhicules chinois avaient mis en avant «l'impo- pularité de cette mesure pour convaincre les députés. Certains avaient même menacé de ne

plus soutenir financièrement les partis en prévi- sion des élections législatives de 2012». Au palais Zighoud-Youcef, les députés du RND avaient reçu des instructions. «Il ne faut rien laisser pas- ser, le projet devait passer tel quel. Même les députés du Parti des travailleurs (PT) avaient soutenu le projet qui prenait une tournure idéo- logique au nom du patriotisme économique. A partir de là, le FLN n'a pas eu le choix. Il ne pou- vait pas s'opposer à un projet de loi qui avait pour objectif de sauver les ménages du surendet- tement et préserver les ressources financières du

pays, au moment où la crise financière s'instal- lait». Le projet passe, les concessionnaires per- dent une bataille et attendent le moment oppor- tun pour prendre leur revanche et rebondir. Arrive l'année 2010 et ses grands mouvements de contestations sociales. Le gouvernement n'a pas trop le choix et cède aux exigences socioprofes- sionnelles des syndicats. Les salaires connaissent alors des hausses atteignant dans certains sec- teurs les 80%, notamment avec les effets rétroac- tifs de deux ans. Certains fonctionnaires ont perçu plus d'un million de dinars de rappel. Les concessionnaires se frottent les mains. Les affai- res peuvent reprendre. Ce fut le cas l'année 2011, qui a connu une hausse des ventes de 32%. Pour profiter de cette opportunité, les concessionnai- res lancent des campagnes de promotion à grande échelle. « 2011 et 2012 furent les deux années durant lesquelles nos clients ont presque doublé leurs budgets publicitaires. Pas un mois ne passait sans qu'il y ait une nouvelle offre, voir un nouveau modèle. «On nous demandait d'être présents et agressifs. Il fallait séduire et vendre même si les délais de livraison s'allongeaient dangereusement», nous révèle un média-planer d'une agence de publi- cité. Les concessionnaires visent directement le porte-monnaie des citoyens. Après les hausses des salaires, c'est un autre événement «inat- tendu» qui fera le bonheur des concessionnaires. Après les émeutes du sucre et de l'huile, le gou- vernement prend des mesures en faveur des jeu- nes pour mettre fin au chômage. L'Ansej, long- temps restée en «berne» lance une grande cam- pagne de validation de projets. Comme par hasard, les projets soumis par les jeunes entre- preneurs nécessitent, dans près de 90%, l'acqui- sition d'un véhicule. En plus des véhicules utilitaires, un nouveau créneau voit le jour, celui des agences de location de voitures. Un jeune peut prétendre à un parc composé de trois, voire cinq véhicules touristi-

ques financés par l'Etat. Là encore, les premiers bénéficiaires «indirects» de ce plan ne sont autres que les concessionnaires d’automobiles. Les ventes caracolent durant l'année 2012 et enregistrent un record absolu. Plus de 400 000 véhicules neufs viennent renforcer le parc natio- nal. «Ces deux événements ont contribué direc- tement à la hausse des ventes des véhicules neufs en Algérie. Ce n'est un secret pour personne. Un dossier d'une agence de location de véhicules passe plus facilement auprès de l'Ansej qu'un autre. Ce fut le cas dans les années 1990 avec le transport en commun, ou ce qui fut appelé à l'époque Génération Karsan. Aujourd'hui, c'est la génération Picanto et Léon qui profite de la rente, avec, bien sûr, les concessionnaires auto- mobiles. Hormis les «grandes marques », le marché algérien a été inondé par une dizaine de marques low-cost, souvent produites en Chine. Des véhi- cules à bas prix importé, par des concessionnai- res «multimarques», ne répondant à aucune norme puisqu'ils n'existe aucune norme algé- rienne en matière automobile. «Le seul texte de loi dans ce sens stipule qu'un véhicule importé vers le marché algérien doit impérativement répondre aux normes du pays d'origine. A partir de là, les pouvoirs publics ont laissé les portes grandes ouvertes à toutes sortes d'engins rou- lants». Il est difficile d'établir des liens entre le «lobby» des concessionnaires et la sphère politi- que. Cela dit, la puissance de ce lobby est appa- rente. Lors du dernier Salon international de l'automobile d'Alger, l'interdiction de la vente sur place a fait long feu. Autre illustration de la puissance du «lobby» auto, c'est l'inaction des pouvoirs publics face à la multiplication des dés- agréments et mésaventures que rencontrent les citoyens à l'achat d'un véhicule neuf. Délais d'at- tente dépassant des mois, publicité mensongère, non-respect des promotions

Y. C.

4

>ACTU

 
 
 

Le CLA à propos des épreuves du baccalauréat

2013

Baba Ahmed ne sanctionnera aucun élève tricheur

Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) a dressé un constat très critique sur l'organisation et les conditions de déroulement des épreuves du baccalauréat. Dans un communiqué rendu public hier, le syndicat a fait état de salles exiguës, d’infrastructures non conformes et de désagréments liés à la peinture fraiche. «Les conditions de travail étaient pénibles », indique le CLA qui cite notamment la pression de l’administration, les «menaces et l’agression à l’arme blanche» dont ont été victimes certains enseignants. Le syndicat souligne également l’émergence d’un phénomène nouveau : la fraude généralisée, dans certains centres d’examen, notamment lors de l’épreuve de philosophie. Le CLA a qualifié d’arbitraire la mesure excluant les professeurs syndicalistes de la correction du baccalauréat depuis 2003. Joint hier par téléphone, le coordinateur du CLA, Idir Achour, a indiqué que les épreuves du baccalauréat de cette année se sont déroulées dans une anarchie totale. Les évènements de cette année traduisent «un fait de société». «Les gens sont affamés de réussite et d’enrichissement, du jour au lendemain, sans effort. C’est exactement ce que traduit l’attitude des élèves. Ils veulent réussir sans travailler, sans veiller, sans donner de leur temps», a-t-il indiqué. Ce que nous avons vécu ces derniers jours ne s’est jamais produit depuis l’indépendance. C’est une situation inédite qui mérite qu’on s’y attarde et qu’on comprenne la véritable portée et les conséquences fâcheuses qui peuvent en découler à l’avenir», a expliqué le coordinateur du CLA. Selon lui, aucune sanction ne sera prononcée par le ministère envers les candidats tricheurs car les chefs des centres d’examens n’ont transmis aucun rapport sur le phénomène de fraude. Et pourtant, poursuit notre interlocuteur, dans certains centres d’examens, les surveillants ont refusé de signer les copies d’examen. Il faut que «le ministère prenne immédiatement les mesures qui s’imposent, et non pas rechercher la paix sociale à tout prix», a affirmé notre interlocuteur. C’est la raison pour laquelle l’Office national des examens et concours (ONEC), ne va pas rejeter les copies des élèves qui ont triché. L’Onec n’a aucune preuve puisque les chefs des centres n’ont transmis aucun rapport qui démontre une tricherie généralisée. Réagissant à la dernière déclaration du premier responsable du secteur, par rapport à une deuxième session tant revendiquée par plusieurs syndicats, Idir Achour a indiqué que «le CLA est pour une deuxième session permanente et non pas pour une deuxième session spéciale». « Une deuxième session du baccalauréat, pour cette année, ne changera rien. La seule solution est de punir les tricheurs pour servir d’exemple pour les futurs candidats. S’agissant de la question du rachat au baccalauréat qui rentrera, selon les déclarations du ministre Baba Ahmed, à partir de l’année prochaine, le coordinateur du CLA voit que cette question doit être discutée avant sa mise en application. «Le rachat est une bonne chose mais il faut la discuter avant. Elle conduira à une stabilité pour les élèves des classes d’examen et surtout diminuer le phénomène d’absentéisme». Par ailleurs, en ce qui concerne l’annulation du seuil des cours pour les candidats à l’examen du baccalauréat en raison de son impact négatif sur l’acquisition scientifique des élèves et leur avenir universitaire, le coordinateur du CLA estime que c’est une décision qui devait être prise bien avant. La seule condition, selon Idir Achour, est de revoir le programme scolaire pour que l’enseignant puisse terminer le programme sans pression. M. Idir Achour dira qu’on ne peut pas parler d’une stabilité dans le secteur de l’éducation sans une bonne prise en charge des revendications des travailleurs de l’éducation, notamment le statut particulier ainsi que d’autres revendications soulevées par plusieurs

syndicats.

MMoohhaammmmeedd ZZeerrrroouukkii

M M o o h h a a m m m m e e d d
syndicats. M M o o h h a a m m m m e e d

L'affaire Bachir Frik reportée à septembre

La défense gagne une manche

Le procès de l'ex-wali d'Oran a été reporté hier pour la seconde fois consécutive en moins de vingt quatre heures à la prochaine session prévue pour le mois de septembre.

L a décision a été prise suite à la demande introduite par le col- lectif de la défense

composé de M e Miloud Brahimi, M e Mokrane Aït Larbi et M e Frik, le fils de Bachir Frik. La défense a justi- fié sa demande par le fait que l'un des trois mis en cause, à savoir Chaâbane Makhloufi, directeur de l'OPGI, n'avait toujours pas d'avocat. En outre, le président du tribunal criminel d'Alger, Reggad Mohamed, assisté par M mes

Bouhamidi Nadia et Houria Meddah, qui avait rejeté avant-hier la demande de liberté conditionnelle a fini

par l'accepter hier. «La justice

a accepté enfin d'accorder la main levée (liberté provisoire)

à nos clients, qui, faut-il le rappeler, ont pour autant

purgé leurs peines» se félicite

M e Mokrane Aït Larbi, dans

une déclaration à la presse. Dans le même ordre d'idées, l'avocat précise que les trois mis en cause sont poursuivis pour délit, « alors que l'ordonnance de prise de corps n'existe que pour les

crimes. On n'a pas tenu compte du changement de la

les crimes. On n'a pas tenu compte du changement de la loi de 2006, notamment l'arti-

loi de 2006, notamment l'arti- cle 119 du Code pénal,

notamment les articles raltifs à la lutte contre la corruption. Ce dernier considère le détournement de deniers publics comme un délit et non plus comme un crime», a-t-il déploré. De son côté, M e Miloud Brahimi, qui n'a pas caché sa colère lors de l'au- dience, n'y est pas allé par quatre chemins. «Nous allons où comme ça. C'est une paro- die de justice, c'est une déten-

tion arbitraire. Nous humi- lions les citoyens et nous humilions aussi la justice avec ce genre de décisions ! Nos clients sont avant tout des jus- ticiables avec des droits, ce ne sont pas des ennemis. Ce qui s'est passé est une anomalie gravissime, une première dans les annales de la justice de notre pays». Dans le même sillage, Maître Mokrane Aït Larbi interpelle le juge Mohamed Reggad. «Comment voulez-vous,

Monsieur le juge, que Chaâbane Makhloufi puisse trouver ou mandater un avo- cat pour le défendre alors qu'il est toujours en cellule ?! Ce n'est pas juste. Dans ce cas, il est préférable de le juger immédiatement». Sur la défensive mais tout en restant très calme, le juge Mohamed Reggad estime que la décision avait été prise dans le cadre de la loi, sans qu'il y ait violation de la procédure. Un avis que ne partage pas Maître Mokrane Aït Larbi. «Nous sommes dans ce qu'il y a de pire dans la justice … Vous pouvez consigner mes propos car je les assume pleinement». La tension monte d'un cran. L'affrontement entre avocats de la défense et juges risque de déraper à tout moment. Me Miloud Brahimi intervient et déclare «nous vivons dans une seule République, sauf s’il en existe une autre . … Là … Au bout de quelques minutes, le juge décide de libérer les détenus et renvoit l'affaire au mois de septembre. La défense, visi- blement soulagée, n'a pas caché sa satisfaction. Yahia Maouchi

Nouvelle grille de salaires chez Algérie Poste

Le syndicat approuve et signe

D eux semaines après la publication de la nouvelle grille de salaires des employés d’Algérie Poste, les

deux parties, à savoir le ministère de la Poste et des TIC ainsi que le syndicat des travailleurs d’Algérie poste ont procédé hier à la signature de cette grille qui devra rentrer en vigueur à partir de juil- let prochain. Joint hier par téléphone, le président du Syndicat autonome des pos- tiers, Mourad Nekache, s’est félicité de cet acquis. «Nous sommes satisfaits et nous remercions, à cette occasion, M. le minis- tre de la Poste et des Tic d’avoir respecté ses engagements », a-t-il indiqué. Le syn- dicat a fini par approuver cette nouvelle grille car après sa publication sur la presse nationale, elle a été longuement critiquée. Le syndicat avait reproché au département de Moussa Benhamadi de ne pas prendre en charge toutes leurs revendications à l’image de la confirma- tion des postiers sous contrat (CTA et Daip), le rappel à effet rétroactif depuis 2008, mais aussi le flou concernant la date de l’application de la nouvelle grille de salaires. Interrogé sur les points non encore réglés, le syndicaliste affirme qu’il n’y aura pas d’effet rétroactif. «La nou- velle grille de salaires concernera les mois

de mai et juin et sera appliquée à partir du mois prochain au plus tard. Concernant les contractuels, nous conti- nuerons à défendre leur cause. Ces der-

T. Doudou/D. New
T. Doudou/D. New

niers devront être confirmés dans leur poste après 3 ans de travail et selon les besoins de l’entreprise. En attendant, ils bénéficieront au même titre que les per- manents de cette nouvelle grille de salai- res », a-t-il expliqué. La grille des salaires a été arrêtée par la commission mixte chargée de réviser la convention collective des travailleurs d’Algérie Poste en mai dernier. Conformément à cette grille, les travail- leurs d’Algérie Poste sont répartis en

quatre catégories, à commencer par les agents d’exécution classés entre la 8e et la 11e catégorie, suivi des agents de contrôle entre la 12 e et la 14 e , les cadres (entre la 15 e et la 17 e ) et enfin les cadres supérieurs classés entre la 18 e et la 22 e catégorie. A la lumière de cette nouvelle grille, les salai- res des travailleurs d’Algérie Poste varie- ront entre 26 000 et 77 000 DA. Il est éga- lement question de création de nouveaux postes notamment au profit des agents d’exécution et de contrôle car il s’agit de la classe productive au niveau d’Algérie Poste, précise le ministre. A titre d’exem- ple, le guichetier passera du chargé de la clientèle au chargé de la clientèle qualifié ; et au principal. Alors que le chef d’équipe passera à chef de service et le chef de service à sous-directeur. Il est à rappeler que les travailleurs d’Algérie poste ont observé une grève illimitée de près de dix jours, en janvier dernier, ayant paralysé l’ensemble de l’Algérie. Les grévistes ont refusé de geler leur débrayage jusqu’à satisfaction de leur plateforme de revendication. Une situation qui a obligée le ministre de la Poste et des TIC à rencontrer les travail- leurs grévistes. Néanmoins, la grève, qui a gelé les activités d’Algérie Poste, n’est pas restée sans conséquences puisqu’elle aurait engendré des pertes qui ont atteint parfois jusqu’à 2 milliards de centimes par jour.

Hasna Zobiri

ALGERIE NEWS

qui ont atteint parfois jusqu’à 2 milliards de centimes par jour. Hasna Zobiri AL GERIE NEW

Mardi 11 juin 2013

>ACTU

5

Après Oxxo, Cevital rachète Michelin-Algérie

Rebrab voit grand

Le groupe industriel privé aux activités diversifiées, Cevital, a racheté 67% du capital de la filiale algérienne du géant français Michelin, spécialisé dans la fabrication de pneumatiques.

D ans un communiqué

diffusé, hier, sur son

site web, Michelin a

annoncé que « les acti-

vités de fabrication de pneus poids lourds et de vente de pneus Michelin en Algérie seront cédées à Cevital ». L'accord, conclu entre l'entreprise d'Issad Rebrab et Michelin, prévoit, qu'à terme, la participation de Cevital sera aug- mentée à 100%. Selon le même document, la production de pneus poids lourds de l'usine algérienne, qui souffre d'un défi- cit de compétitivité du fait de sa petite taille et dont la situation en ville ne permet pas de développe- ment dans le futur, sera arrêtée fin 2013. La société Cevital, premier employeur privé du pays, leader sur ses marchés et en pleine expansion, s'est engagée à propo- ser à chacun des 600 salariés de l'usine un emploi dans l'une de ses activités dans le pays. En outre, 80 personnes actives dans les équipes commerciales de Michelin seront maintenues au

sein de Cevital. Ce qui permettra, selon le communiqué, « de conti- nuer à développer la commerciali- sation de pneumatiques aux mar- ques Michelin à l'ensemble de ses clients ». Fort d'un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros en 2012, par cette opération, Cevital renforcera sa présence sur le marché et diver- sifiera encore plus ses activités. Après l'agroalimentaire, l'impor- tation de véhicules et d'engins de

travaux publics et le verre plat, le groupe privé algérien veut désor- mais investir en Europe. La crise économique qui touche de plein fouet le vieux continent est pour beaucoup, car Cevital a déjà conclu dernièrement une opéra- tion de reprise de «Oxxo», numéro un français des portes et fenêtres en PVC pour le logement collectif. Dans ce contexte, Cevital

a annoncé qu'il allait garder 288

des 406 salariés de cette entreprise

et investir 12 millions d'euros dans la modernisation déjà lancée de l'usine de Cluny (Saône-et-

Loire). Pour atteindre cet objectif,

il souhaite créer une holding fran-

çaise et élargir les activités de l'en-

treprise à la menuiserie alumi- nium et aux volets roulants.

« L'appétit » d'Issad Rebrab pour

conquérir l'Europe, après le conti- nent africain, est, paraît-il, ouvert. Ainsi, l'argent des grandes socié-

tés et entreprises algériennes, jus- que-là épargnées par les retom- bées de la crise financière mon- diale, attire de plus en plus les économies étrangères en pleine récession.

Colère des travailleurs en France

En France, Michelin compte arrêter la production de pneus poids lourds sur son site de Joué- lès-Tours (ouest) d'ici le 1 er semes- tre 2015, entraînant la suppres- sion de 730 postes sur les 930 existants. Cette décision s'expli- que par la forte baisse de la

Cette décision s'expli- que par la forte baisse de la demande pour ce type de pneus

demande pour ce type de pneus en Europe, selon Michelin qui veut regrouper la production dans son usine de La Roche-sur- Yon (ouest), dont la capacité pas- serait de 800 000 à 1,6 million d'unités produites par an d'ici à 2019. Michelin veut parallèlement augmenter sa production de pneus de génie civil et agricole en France, moderniser son centre de recherche et d'innovation à Clermont-Ferrand (Centre) et investir « environ 800 millions d'euros en France de 2013 à 2019», indique-t-il dans son com- muniqué. Les décisions annon-

cées par le géant français n'ont pas manqué de susciter la colère des travailleurs. Quelques minu- tes après la confirmation par la direction de l'arrêt en 2015 de la production de pneus poids lourds à Joué-lès-Tours, le représentant syndical CGT de l'usine a aussitôt exprimé la colère des salariés d'Indre-et-Loire. « Ce matin, il a fallu calmer les esprits. Certains étaient prêts à mettre le feu aux pneus. Si l'usine doit brûler, elle brûlera », a déclaré, hier, Claude Guillon, à des médias français. Aïssa Moussi

Mourad Medelci sur les ondes de la Radio internationale

« Je suis en contact direct et permanent avec le Président»

L e ministre des Affaires étrangères a confié hier, lors de son passage à la Radio internationale, que le président de

la République « continue à gérer personnelle- ment et directement les affaires du pays. Je reçois quotidiennement ses instructions et ses recommandations. Je peux vous dire que la dynamique diplomatique que connaît actuel- lement le pays est son œuvre et le fruit de ses efforts». Sur un autre volet, Medelci est revenu sur le sort des diplomates otages au Mali. «Les informations dont dispose le ministère sont rassurantes. Je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant», a déclaré Mourad Medelci. Selon lui, «chacun a pu s’inquiéter de cette situation. Une inquiétude exacerbée peut-être par la situation qui prévaut au Mali mais nos informations nous indiquent, Dieu merci, que les otages sont vivants». Le ministre a laissé entendre que la diplomatie algérienne, très peu communicative sur ce dossier, suit de très près la question : «Notre pensée est au quoti- dien avec les otages. On peut imaginer les conditions dans lesquelles ils vivent. Mais je peux confirmer aujourd’hui que nous n’avons pas d’inquiétude quant au fait qu’ils soient vivants». Medelci espère que les otages retrou- veront leurs familles «le plus rapidement pos- sible». Un espoir qui n’est pas fondé, rassure- t-il, «sur une conviction culturelle». Il y a lieu de rappeler que le ministre a assuré, vers la fin du mois de mars, que l’Algérie déploie tous ses efforts pour récupérer sains et saufs les otages

tous ses efforts pour récupérer sains et saufs les otages algériens enlevés au Mali en avril

algériens enlevés au Mali en avril 2012. «Nous exprimons à nos frères, qui traversent avec patience des moments difficiles en tant qu'ota- ges entre les mains de groupes terroristes, toute notre solidarité et assurons leurs familles ainsi que celle des Affaires étrangères et le peu- ple algérien, des efforts consentis par l'Etat pour garantir leur retour sains et saufs », a indiqué Medelci en marge de l'inauguration

de l'exposition sur le cinquantenaire de la diplomatie algérienne. « Nous œuvrons pour qu'ils reviennent au sein de leurs familles dans les plus brefs délais », a-t-il ajouté. La déclara- tion du ministre des Affaires étrangères prouve que les groupes terroristes, qui détien- nent les otages algériens depuis avril 2012, sont toujours actifs. L’intervention menée par les troupes françaises et maliennes dans le nord du Mali a certes affaibli ces groupes, qui ont imposé la char’ia pendant dix mois au nord du Mali, sans arriver à les exterminer. Une situation qui inquiète le premier respon- sable de l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans un rapport publié par l’AFP, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a estimé que les islamistes liés à Al-Qaïda pré- sents au Mali restent une menace pour l'en- semble de l'Afrique de l'Ouest. Il a exprimé en outre son inquiétude à propos des élections prévues dans ce pays, le 28 juillet prochain. A cet effet, le secrétaire général de l'ONU approuve le déploiement, à partir du 1 er juillet, d'une force de maintien de la paix de l'ONU, même s'il souligne qu'elle est pauvrement équipée et mal entraînée. Pour rappel, le consul algérien à Gao et six éléments de la représentation consulaire algérienne ont été enlevés en avril 2012 par un groupe terroriste. Un des otages aurait été exécuté, début sep- tembre. Mais le gouvernement n’a, à ce jour, ni confirmé ni infirmé l’information. Mohammed Zerrouki

Santé

L'intersyndicale gèle la grève

Zerrouki Santé L'intersyndicale gèle la grève Une décision prévisible après l'annonce de

Une décision prévisible après l'annonce de l'ouverture du dialogue entre tutelle et représentants syndicaux, après cinq semaines de grève cyclique sans issue. L'annonce a été faite hier lors d'un point de presse. En effet, après cinq semaines de débrayage, les syndicats constituant l'Intersyndicale, en l'occurrence le SNPSSP, le SNAPSP, le SNAPSY et les enseignants du paramédical, ont décidé finalement de geler leur grève et ce, à partir d'hier. Une décision prise à l'issue des conseils nationaux des différents syndicats. « Lors de la tenue de nos conseils nationaux et après avoir été reçus par le chef du cabinet du ministre, nous avons décidé de geler notre mouvement de contestation et ce, à partir d'aujourd'hui (hier Ndlr) », a annoncé, le porte-parole du l'ISPS, D r Khaled Keddad, lors d'un point de presse qui s'est tenu hier au siège du Syndicat national autonome des praticiens spécialistes de la santé publique (SNAPSSP) à Alger. Les trois présidents des Syndicats autonomes des professionnels de la santé publique ayant pris part à cette conférence, à savoir D r Mérabet, D r Yousfi et D r Keddad, ont pointé du doigt l'irresponsabilité du ministère quant à l'ouverture d'un dialogue constructif. « De notre côté, nous avons toujours assumé nos responsabilités et les conséquences de nos actions. Au ministre d'en assumer les siennes! Ils veulent un dialogue, c'est ce que nous avons toujours réclamé, depuis le début ». Pour l'instant, aucune date n'est avancée pour l'entame des négociations qui s'annoncent « très difficiles et complexes ». Le président du Syndicat national autonome des praticiens de la santé publique (Snpsp), Lyès Merabet, a tenu à préciser que le gèle de la grève ne signifie, en aucun cas, une abdication. « Nous avons décidé de geler notre mouvement certes, mais nous n'allons pas faire marche arrière ou faire des concessions sur le contenu de notre plate-forme de revendications», a-t-il précisé. Merabet a affirmé que les syndicats, adhérant à l'ISPS, ont décidé d'accorder un temps de réflexion au ministre afin qu’il puisse étudier notre plate-forme de revendications. De son côté, le président du Syndicat national autonome des praticiens spécialistes de la santé publique (Snapssp), D r Mohamed Yousfi, a tiré à boulets rouges sur le rôle de certains lobbies qui travaillent au ministère de la Santé, accusés d'être derrière le blocage. « Nous sommes conscients que certains cadres, représentant des lobbies, sont à l'origine des crises successives que connaît le secteur. Ces lobbies ont un seul objectif, celui de dissoudre le service public en Algérie et rien d'autre ». ZZoohhrraa CChheennddeerr

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>ACTU

Moins d’une semaine après la visite d’Erdogan

Moins d’une semaine après la visite d’Erdogan
Moins d’une semaine après la visite d’Erdogan

Des opérateurs turcs prospectent le marché algérien

Des opérateurs turcs prospectent le marché algérien Des opér ateurs économiques turcs ont manifesté lundi à

Des opérateurs économiques turcs ont manifesté lundi à Alger leur intérêt à établir des relations d’affaires et conclure des partenariats avec leurs homologues algériens dans le secteur de la construction, estimant que le marché algérien est «porteur». Des hommes d’affaires turcs de la région d’Antalya prospectent le marché algérien pour étudier la possibilité de création de sociétés mixtes avec des opérateurs algériens opérant dans le secteur de la construction, a indiqué à la presse, Omer Ding, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antalya, lors d’une rencontre entre opérateurs des deux pays. «Le marché algérien est porteur et les règles régissant l’investissement en Algérie ne constituent pas une contrainte pour les investisseurs turcs intéressés par ce marché», a-t-il relevé. M. Onur Kesci, responsable d’une entreprise spécialisée dans le revêtement des façades, a exprimé son souhait de conclure un partenariat avec un opérateur algérien dans cette activité. Amine Benchouk, directeur d’un bureau d’études d’architecture et d’une entreprise de réalisation, a estimé que les Turcs capitalisaient une grande expérience dans ce domaine et s’est dit prêt à créer une société mixte avec cet opérateur pour la réalisation de grands projets. Lihan Kurtar, fabricant d’équipements sanitaires, a expliqué qu’il cherchait d’abord des distributeurs pour ses produits en Algérie et n’a pas écarté l’idée de signer, par la suite, un accord de partenariat avec une entreprise algérienne pour réaliser une usine en Algérie. Il a indiqué, dans ce sens, qu’il venait de discuter avec un opérateur algérien de la possibilité de la modernisation de son usine de production d’appareils sanitaires et accessoires implantée à Khemis Miliana. Cette rencontre, co-organisée par la Chambre de commerce et d’industrie d’Antalya et le ministère de l’Economie turc, a vu la participation d’une dizaine d’entreprises turques opérant notamment dans la production de matériaux de construction, de fabrication d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques ainsi que de revêtement des façades.

 

YY

RR

Convocation

 

Les actionnaires de la SARL ALPHA TRANSIT au capital de et dont le siège sociale se trouve à Berlioz sont convoqués en assemblée générale ordinaire, pour le 16-06-13 à 09 heures au siège social sus-indiqué, pour délivérer de l’ordre du jour suviant :

 

OOddrree dduu jjoouurr ::

Adoption des comptes sociaux au 31/12/2012.

-

 

- Quitus au gérant.

- Questions diverses

- Questions div erses
- Questions div erses

Electricité et gaz dans la prochaine décennie

Un plan de près 96 milliards élaboré

Le groupe Sonelgaz a élaboré un plan de développement 2013-2023 des infrastructures électriques et gazières en Algérie d’un montant global de plus de 7 287 milliards de dinars (près de 96 milliards de dollars) dont 4 401 milliards de dinars (MDA) à sa charge, a indiqué hier le groupe dans son bilan annuel.

e plan concerne les ouvrages décidés et en idée de projet,

relatifs à la production et le transport de l’électricité, le transport du gaz, la distribu- tion de l’électricité et du gaz ainsi que les infrastructures d’accompagnement», ajoute le groupe dans son bilan. Le montant global du précédent plan de développement (2012/2022) était estimé à 5 675 MDA dont 4 966 MDA à la charge des sociétés du groupe. Pour la production d’élec- tricité pour la période 2013- 2023, le groupe consacre 4 791 MDA dont 2 664 MDA pour les énergies renouvelables (EnR), contre 3 655 MDA dont 2 111 MDA pour les EnR lors du précédent plan. «Le différentiel entre le plan de développement 2013 et celui de 2012 est induit par la capacité additionnelle du plan d’urgence 2012-2017 et par la capacité additionnelle en idée de projet plus importante sur la période 2016-2023, compte tenu des taux de croissance retenus pour la prévision de la demande», explique le groupe. En terme de production de l’électricité, la puissance instal-

lée considérée à fin février

« C

Amine B./D. News
Amine B./D. News

2013 s’élevait à 10 466 MW. La capacité de production addi- tionnelle nationale prévue sur 2013-2023 est de 35 505 MW (tous réseaux confondus) dont 21 305 MW décidés et 14 200 MW en idée de projet (conventionnel). Pour le réseau interconnecté nord (RIN), 14 370 MW de capacité de production additionnelle développable sont en cours de construction sur la période 2013-2017. De nouvelles capa-

cités seront développées durant cette période grâce à la mise en service de plusieurs centrales décidées dans le cadre du plan d’urgence des moyens de production 2012- 2017. Entre 2018 et 2023, il faudra installer 13 700 MW pour assurer la couverture de la demande prévisionnelle, relève le groupe, soulignant que cette capacité est en projet et n’est pas encore décidée. Pour pouvoir couvrir la

demande prévisionnelle de

2016 à 2023, il sera nécessaire

d’installer 500 MW de puis- sance thermique additionnelle, fait remarquer le groupe. S’agissant des énergies renou-

velables, la puissance à instal- ler jusqu’à 2014 est de 445 MW pour atteindre 5 539 MW en 2023. 1 266 MDA pour le déve- loppement du transport de l’électricité en matière de transport de l’électricité, la longueur globale du réseau à réaliser sur la période 2013-

2023 est de l’ordre de 27 045

km. Ainsi, la longueur du réseau atteindra 49 178 km en 2023. Le montant du plan de développement transport de l’électricité sur la période 2013-2023, s’élève à 1 266 mil- liards de de dinars, contre 840 milliards de dinars pour le der- nier plan. Par ailleurs, le plan de développement du réseau de transport gaz sur la période 2013-2023, concerne essentiel- lement le raccordement en gaz

naturel des localités des régions des Hauts-Plateaux et du Sud en continuité du rac- cordement au gaz naturel des régions du Nord afin de per- mettre d’améliorer l’accès au réseau et l’extension du mar- ché national du gaz dans le Sud. Mohamed B.

Marchés de proximité

Benbada met l’accent sur la bonne gestion

L e ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a insisté hier à El Aouinet (Tébessa) sur la bonne gestion des

marchés de proximité réalisés dans cette wilaya dans le cadre de la résorption du commerce informel. La gestion de ce type de structures «collectives», qui constituent une nouveauté, n’est pas chose aisée, c’est pourquoi, a ajouté le ministre, «il est nécessaire que les assemblées élues met- tent en place une structure ou désignent un responsable pour assurer leur gestion sur la base d’un cahier des charges définis- sant clairement les droits et obligations de toutes les parties». Saluant les efforts accomplis dans la wilaya de Tébessa en la matière, le minis- tre, qui inspectait les travaux d’aménage- ment des ex-Galeries Algériennes d’El Aouinet devant être aménagées en locaux pour les commerçants activant dans l’in- formel, a souligné que cette wilaya figure aujourd’hui parmi les régions «leaders» en ce qui concerne la lutte contre les activités commerciales illicites. Plus de 20 marchés de proximité ont été réalisés ou sont en voie de l’être dans différentes communes de Tébessa, dont le chef-lieu de wilaya,

Morsot et El Aouinet, a constaté le minis-

tre, soulignant la nécessité pour le secteur du commerce de «se mettre au diapason de ce qu’est devenue l’économie algé- rienne en 2013». L’Algérie, a-t-il affirmé dans ce contexte, «est devenue aujourd’hui une force économique régio- nale et se doit, en conséquence, de pro- duire plus et mieux en donnant la place qui lui sied au secteur du commerce qui doit être davantage organisé» car, a ajouté en substance M. Benbada, la consomma- tion et la commercialisation sont la fina- lité de la production, facteur essentiel de l’économie. Sur un autre plan, s’agissant des approvisionnements en ciment blanc provenant de l’usine de Feriana (Tunisie), Benbada a été informé, lors de sa tournée à Tébessa, que l’importation du produit connaît une «chute remarquable» depuis janvier dernier en raison des événements qui se sont produits dans ce pays voisin. La quantité acheminée depuis l’usine de Feriana «ne dépasse pas le 1/10e du volume convenu au titre d’une convention entre les deux parties, fixé à 166 000 ton- nes/an, ce qui influe négativement sur la disponibilité de ce produit sur le marché national", a-t-on souligné.

Y. R.

Kahina H :D. News
Kahina H
:D. News

ALGERIE NEWS

de ce produit sur le marché national", a-t-on souligné. Y. R. Kahina H :D. News AL

Mardi 11 juin 2013

>CAPITAL

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Coopération scientifique algéro-italienne

Lancement d’un appel à projets

La coopération algéro-italienne se dessine dans le domaine de la recherche

scientifique .

se dessine dans le domaine de la recherche scientifique . D ans le cadre de l'Accord

D ans le cadre de l'Accord de coopéra- tion culturelle, scientifique et tech- nologique, signé à Alger le 3 juin 2002 entré en vigueur deux ans plus

tard, la Direction générale pour la promotion du système pays, unité pour la coopération scientifique et technologique du ministère ita- lien des Affaires étrangères et la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique du ministère algérien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique lancent un appel à pro- jets de recherche scientifique et technologique à sélectionner dans le cadre du Protocole exé- cutif de coopération scientifique et technologi- que pour les années 2014-2016. Les demandes doivent être envoyées avant le 2 juillet 2013. L'appel à projets de recherche communs entre les chercheurs des deux pays est lancé aux fins d'encourager les activités de recherche scientifique et technologique entre l'Italie et l'Algérie. Chaque chercheur peut présenter un

Colonie de vacances

seul projet. Le financement sera accordé seule- ment pour les projets de mobilité des cher- cheurs et en compatibilité avec les ressources financières annuelles disponibles dans les bud- gets respectifs des deux pays. Pourront être présentés des projets exclusivement dans les domaines de recherche suivants : environne- ment et énergie (y compris sécheresse, pollu- tion des eaux, énergies renouvelables) ; scien- ces de la vie (y compris biotechnologies, santé) ; sciences fondamentales et sciences et techno- logies de l'information et de la communica- tion. La partie italienne prendra en charge les frais de voyage international en Algérie des chercheurs italiens (ou de nationalité d'un pays de l'Union européenne, résidents en Italie) de la ville de départ à celle de destination, et accordera une contribution de 93 euros par jour pour les frais de séjour en Italie des cher- cheurs algériens (1 300 euros pour les visites de 30 jours et 93 euros par jour pour les visites brèves).

La partie algérienne prendra en charge les frais de voyage en Italie des chercheurs algé- riens et prendra en charge l'hébergement, la restauration et le transport interne en Algérie des chercheurs italiens (ou de nationalité d'un pays de l'Union européenne, résidents en Italie). Aussi, Durant la période de validité du Protocole exécutif, du côté italien et du côté algérien, il sera également possible de procé- der, dans la limite des fonds disponibles, au cofinancement des dépenses de l'Unité de recherche italienne relatives à des projets bila- téraux de « grande importance », à condition que ces derniers aient été sélectionnés à l'occa- sion du renouvellement du Protocole exécutif. La contribution du ministère italien des Affaires étrangères doit consister en un cofi- nancement dont une partie importante doit provenir de l'Institution italienne proposant le projet et/ou d'autres institutions publi- ques/privées.

Synthèse de F.A.A.

Séjours en Algérie pour de jeunes immigrés

L e C o nsulat général d’Algérie à Strasbourg organise un séjour en

Algérie, au profit de jeunes enfants, immatriculés et résidents dans la circonscription consu- laire, durant la période estivale. Cette offre concerne des enfants, âgés de 10 à 13 ans (au 31/12/2013), qui seront entière- ment pris en charge durant leur séjour de 2 semaines dans un centre de vacances en Algérie, du 11 au 25 août 2013. Depuis le lan- cement de ce communiqué, plu- sieurs familles intéressées ont procédé à l’inscription de leurs enfants sur la liste des candidats à ce séjour. Le consulat précise que

liste des candidats à ce séjour. Le consulat précise que le nombre de places étant limité

le nombre de places étant limité à 30, seul un enfant par famille sera retenu. Dans l’hypothèse où le nombre de candidats est supé- rieur au nombre de places propo- sées et afin de préserver l’équité entre toutes les familles, un tirage au sort sera organisé publique- ment au siège du Consulat géné- ral à une date qui sera fixée ulté- rieurement. Le départ sera orga- nisé depuis l’aéroport de Metz. Seuls les frais de transport (billet d’avion) seront à la charge des parents. A ce sujet, le Consulat général négociera avec la Compagnie aérienne en vue d’obtenir les meilleurs tarifs pré- férentiels possibles.

BOOM  
BOOM  

BOOM

BOOM
 
BOOM     Les ventes de véhicules ont augmenté de 9,8% en mai en Chine  
 

Les ventes de véhicules ont augmenté de 9,8% en mai en Chine

 

par rapport au même mois de 2012,

à

1,76 million d'unités, a annoncé

l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM). En avril, les livraisons de voitures, de camions et de cars aux concessionnaires chinois avaient augmenté de 13,4%. Sur les cinq premiers mois de l'année, les

 
ventes affichent une hausse cumulée de 12,6% à 9,03 millions de véhicules.

ventes affichent une hausse cumulée de 12,6% à 9,03 millions de véhicules.

ventes affichent une hausse cumulée de 12,6% à 9,03 millions de véhicules.
CRASH  

CRASH

CRASH
 
de 12,6% à 9,03 millions de véhicules. CRASH   Une brassée d'indicateurs publiés en Chine samedi
Une brassée d'indicateurs publiés en Chine samedi et dimanche confirme le ralentissement de la croissance

Une brassée d'indicateurs publiés en Chine samedi et dimanche confirme le ralentissement de la croissance de la deuxième économie mondiale, suscitant des spéculations sur une baisse de taux pour relancer l'activité. Depuis plusieurs semaines, les statistiques dénotent un coup de frein à l'activité, avec une demande intérieure insuffisante pour compenser des exportations de plus en plus atones, elles-mêmes impactées par les difficultés économiques des principaux partenaires économiques du pays. Les exportations ont connu en mai dernier, leur plus faible progression depuis près d'un an, la croissance du crédit et celle des investissements ont été moindres qu'attendu tandis que la production industrielle et les ventes au détail n'accélèrent plus, montrent les chiffres publiés ce week-end. L'inflation au niveau des prix à la consommation a ralenti à 2,1% en mai, son niveau le plus bas depuis trois mois, et les prix à la production ont reculé de 2,9% sur un an, leur plus important décrochage depuis septembre.

trois mois, et les prix à la production ont reculé de 2,9% sur un an, leur
 
CHIFFRE  

CHIFFRE

CHIFFRE
 
 

42%

 

La garantie « crédit à l’exportation »

a

augmenté de 42% durant le

premier trimestre 2013, tandis que

 
l’assurance « crédit à la consommation » reculait de 9%.

l’assurance « crédit à la consommation » reculait de 9%.

ALGERIE NEWS

tandis que   l’assurance « crédit à la consommation » reculait de 9%. AL GERIE NEW

Mardi 11 juin 2013

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>

PUBLICITE

République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Superieur et de la recherche Scientifique

Université Amar Telidji - Laghouat

NIF : 099703019120920

Avis d’attribution provisoire pour l’avis d’appel d’offre national

n°11/2013

Conformément aux dispositions du décret présidnetiel n°236-10 du 07 octobre 2010 modifié et complété portant les réglementations des marchés publics, l’université Amar Telidji - Laghouat informe l’ensemble des soumissionnaires ayant répondu à l’avis d’appel d’offre national n°11/2013 paru dans les quoti- diens «Algérie News» le 15/05/2013 et E-liktissadi le 13/05/2013 pour l’objet l’appel d’offre suivante :

- Equipement en paillasse de deux laboratoires (physico-chimique) et (ressour- ces en eau, sol et environnement) à l’université de Laghouat.

Qu’après l’analyse et l’évaluation des offres en fonctions des critères de sélec- tion indiqués dans le cahier des charges l’opération indiqués ci-dessu a été attribuées provisoirement comme suit :

 

Note

Montant de l’offre en DA

   

Entreprise

technique

Délai

OBS N° code fiscal

       

Moins disant

SARL GLAFEB

48,50

10.277.280,00

120 jour

000523036408474

Tout soumissionnaire contestant le choix peut introduire un recours auprès de la commission des marchés publics de la wilaya de Laghouat dans un délai de 10 jours à partir de la première parution du présent avis.

Anep 526 410

Algérie News 11-06-2013

République Algérienne Démocratique et Populaire

Direction des ServicesAgricoles de la wilaya de Ouargla

Avis d’attribution provisoire n°32/2013

En application du décret présidentiel n°10/236 du 07/10/2010, portant réglementation des marchés publics modifié et complété, notamment à son article 49. Suite à l’appel d’offres national restreinte n°25/2013 paru dans les jour- naux quotidiens El Ahdate et Algérie News en date de 22/04/2013 concer- nant ouverture du drain sur 2750.30 Ml à Ain Moussa commune de Sidi Khouiled. La Direction des services Agricoles de la wilaya de Ouargla informe l’en- smeble des soumissionnaires après examen et évaluation des offres, le marché est attribué provisoirement au soumissionnarie suivant :

Intitulé du

Nom de

Montant en

Délai

Note

Motif du

marché

l’entreprise

DA

d’exécution

global

choix

Ouverture du drain sur 2750.30 ML à Ain Moussa commune de Sidi Khouiled

Entreprise des

       

travaux de

constructions et

hydraulique

8.336.987,00

06 mois

52,66

Moins

disant

Seddiki Ali

Conformément à l’article 114 du décret présidentiel n°10/236 de la 07/10/2010 portant réglementation des marchés publics modifié et com- plété, tout soumissionnaire qui conteste le choix peut introduire un recours auprès de la commission des marchés de la wilaya dans un délai de 10 jours à compter de la première parution du présent avis sur les journaux et le BOMOP.

Anep 526 504

Algérie News 11-06-2013

République Algérienne Démocratique et Populaire

République Algérienne Démocratique et Populaire Anep 526 451

Anep 526 451

Algérie News 11-06-2013

ALGERIE NEWS

République Algérienne Démocratique et Populaire Anep 526 451 Algérie News 11-06-2013 ALGERIE NEWS Mardi 11 juin

Mardi 11 juin 2013

>COUPS

DE

PROJECTEUR

9

ILS ONT OSÉ LE DIRE

>COUPS DE PROJECTEUR 9 ILS ONT OSÉ LE DIRE Farouk Ksentini « L’incident médical du Président
>COUPS DE PROJECTEUR 9 ILS ONT OSÉ LE DIRE Farouk Ksentini « L’incident médical du Président
>COUPS DE PROJECTEUR 9 ILS ONT OSÉ LE DIRE Farouk Ksentini « L’incident médical du Président

Farouk Ksentini

« L’incident médical du Président a surpris tout le monde, mais ce n’est pas une raison pour que la commission en charge de la réforme de la Constitution s'arrête de travailler. »

réforme de la Constitution s'arrête de travailler. » Mohamed-Amine Hadj-Saïd « Nous sanctionnerons toute

Mohamed-Amine

Hadj-Saïd

« Nous sanctionnerons toute personne qui louera son domicile particulier à des touristes étrangers sans en avoir informé au préalable les autorités locales. »

en avoir informé au préalable les autorités locales. » Abdelmalek Sellal « Vous êtes sourds, muets

Abdelmalek Sellal

« Vous êtes sourds, muets et aveugles. Vous devez, en tant que responsables de la communication au niveau des instituions, communiquer les informations et éviter la rétention afin d’échapper aux rumeurs et faciliter aux journalistes leur travail. »

Le monde de l’insolite

Adresse de stars Des lettres adressées à Angelina Jolie et Brad Pitt arrivent à un

Adresse de stars

Des lettres adressées à Angelina Jolie et Brad Pitt arrivent à un couple de Français. Il habite le domaine de Miraval, mais Martine et Claude Fossé sont propriétaires du domaine de Miraval situé dans le Tarn, pas dans le Var où séjournent parfois les deux stars américaines. Le site Ladépêche.fr raconte que Martine et Claude Fossé ont déjà ouvert un courrier par inadvertance. Il s'agissait d'une demande d'argent. Ils ont conservé cette lettre, comme toutes les autres, car ils disent ne pas avoir la bonne adresse de Brad Pitt et Angelina Jolie pour les leur retourner. Ils aimeraient aussi les prévenir qu'un autre domaine de Miraval existe et « les inviter à venir » les rencontrer. Le domaine de Miraval tarnais pourrait satisfaire le temps d'un week-end les deux acteurs. Martine et Claude, des « retraités très actifs » originaires de Lyon, ont « trouvé un peu par hasard cette magnifique ferme lauragaise il y a une dizaine d'années et en ont perçu tout de suite le potentiel même s'il a fallu un énorme travail ». Aujourd'hui, le couple gère un parc résidentiel et de loisirs de sept hectares. Ils peuvent loger 70 personnes et accueillir 150 convives dans la vaste salle de réception.-

accueillir 150 convives dans la vaste salle de réception.- Félins pour riches A Kaboul, l'élite enrichie

Félins pour riches

A Kaboul, l'élite enrichie sur les cendres

de la guerre affiche volontiers ses palais de marbre, ses 4X4 aux vitres teintées

et ses gardes surarmés. Pas suffisant

pour un homme d'affaires local, qui

s'est acheté

sur sa terrasse au milieu de la ville.

Mohammad Shafiq, un entrepreneur de 42 ans qui a fait fortune dans la construction ces dernières années, est

très fier de son félin de six mois. En cette chaude après-midi de printemps,

le jeune lion profite du soleil,

paisiblement allongé sur ce toit

d'immeuble d'un quartier résidentiel de

la capitale afghane. Mohammad ne s'en

lasse pas. « J'adore le regarder », dit-il.

« Un ami m'a dit qu'il avait un lion à

Kandahar (dans le Sud afghan, ndlr) et qu'il voulait me le vendre. Il savait que j'aimais les chiens et les oiseaux, mais ça, ça dépassait toutes mes attentes ! », raconte-t-il.

un lionceau et l'a installé

! », raconte-t-il. un lionceau et l'a installé Le nouvel ami de l’homme ! Les animaux,

Le nouvel ami de l’homme !

Les animaux, les crapauds notamment, peuvent-ils détecter un séisme ? Oui, selon le sismologue Louis Geli. Farfelu, jugent la plupart des scientifiques. Mais « impossible aujourd'hui d'avoir un financement sur cette question », regrette le directeur du département Géosciences marines de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer. Lors de son exposé durant une récente conférence près de Brest, le sismologue a rappelé l'observation réalisée par une équipe de chercheurs britanniques, cinq jours avant le séisme survenu dans la ville italienne de L'Aquila le 6 avril 2009 (299 morts). Alors qu'ils observaient le processus de reproduction de crapauds, ils avaient constaté un changement brutal du comportement de ces amphibiens.

En hausse  
En hausse  

En hausse

En hausse
 
 

Islam Slimani

 

>

>

Avec son doublé face au Bénin, l’attaquant des Verts et du CR Belouizdad

 

a

fait la Une des journaux. Tous les

spécialistes saluent sa performance et lui prédisent un avenir des plus radieux.  

spécialistes saluent sa performance et lui prédisent un avenir des plus radieux.

spécialistes saluent sa performance et lui prédisent un avenir des plus radieux.
 
En baisse  

En baisse

En baisse
 
 

Chérif Rahmani

 

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>

Beaucoup de confrères n’ont pas compris pourquoi le ministre de l’Industrie a attendu plus d’une semaine pour démentir l’information selon laquelle l’Etat a conclu un accord sur la renationalisation totale d’El Hadjar.

 

Dalil Boubakeur

>

>

Le recteur de la Grande mosquée de Paris

 

a

prédit les élections du Conseil français

du culte musulman au profit des Marocains. Ces derniers ont réussi à faire élire vingt-cinq représentants contre huit

 
seulement pour les Algériens.

seulement pour les Algériens.

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République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère des Travaux Publics
République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère des Travaux Publics

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Algérie News 11-06-2013

et l’entretien qui dérouleré participer dans l’appel d’offres peuvent retirer le cahier des charges auprès
et l’entretien qui dérouleré participer dans l’appel d’offres peuvent retirer le
cahier des charges auprès du service marchés.
L’offre financière est constitute des pièces suivantes :
30

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République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère des Travaux Publics

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Anep 525 951

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ALGERIE NEWS

Publics Anep 526 400 Algérie News 11-06-2013 Anep 525 951 Algérie News 11-06-2013 ALGERIE NEWS Mardi

Mardi 11 juin 2013

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Analyses

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L’Emirat métaphore de la France en phase de collapsus

Le Qatar, énigme ou oxymore ?

Par René Naba

«Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie». Ce précepte d’Albert Londres, figure de légende de la profession, deux journalistes français l’ont appliqué à la lettre pour notre bonheur, pour l’honneur de la profession et la manifestation de la vérité.

Lire > pages 12 et 13

La rédaction d'Algérie News propose une nouvelle rubrique dédiée à l'analyse et au décryptage de l'actualité qui nous concerne et qui nous entoure. Nous lançons un appel à tous ceux et toutes celles qui veulent y contribuer à travers des articles ou des propositions. Vos contributions seront les bienvenues.

Contact : ayachinews@yahoo.fr

seront les bienvenues. Contact : ayachinews@yahoo.fr 11 Ça va se savoir « Le Meilleur des mondes
seront les bienvenues. Contact : ayachinews@yahoo.fr 11 Ça va se savoir « Le Meilleur des mondes

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seront les bienvenues. Contact : ayachinews@yahoo.fr 11 Ça va se savoir « Le Meilleur des mondes

Ça va se savoir

Contact : ayachinews@yahoo.fr 11 Ça va se savoir « Le Meilleur des mondes » et la

« Le Meilleur des mondes » et la dictature parfaite

savoir « Le Meilleur des mondes » et la dictature parfaite Par Massinissa Boudaoud ment disparu.

Par Massinissa

Boudaoud

ment disparu. Les êtres humains sont tous créés en laboratoire, les fœtus y évoluent dans des flacons, et sont condi- tionnés durant leur enfance. Les traite- ments que subissent les embryons au cours de leur développement détermi- nent leur future position dans la hiérar- chie sociale (par exemple : les embryons des castes inférieures reçoivent une dose d'alcool qui entrave leur développe- ment, les réduisant à la taille d'avor- tons). Cette technique permet de résou- dre les problèmes liés aux marchés du travail en produisant un nombre précis de personnes pour chaque fonction de la société. Ces nombres sont déterminés par le service de prédestination. Cette analyse quasi-philosophique est pro- phétique. Elle trouve des similitudes et des exemples vivants dans notre monde contemporain. Dans cet exercice Huxley n’était pas le seul. « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury présente également une vision dystopique du monde gouverné

« Grâce au contrôle des pen- sées, à la terreur constamment entre- tenue pour mainte- nir l’individu dans un état de soumis- sion voulue, nous sommes aujourd’hui entrés dans la plus parfaite des dictatu- res. Une dictature qui aurait les appa- rences de la démocratie, une prison sans murs, dont les prisonniers ne songe- raient pas à s’évader, dont ils ne songe- raient même pas à renverser les tyrans. Système d’esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l’amour de leur servi- tude ». C’est l’un des extraits du chef- d’œuvre dystopique de l’écrivain et essayiste britannique Aldous Huxley, qui en décrivant un monde de son ima- gination a frôlé, presque, la prophétie. Ayant eu une enfance trauma-

tisante, certains l’ont traité de déséquilibré, pas seulement pour le contenu de fiction, mais aussi parce qu’il était toxicomane, quand il a édité son livre visionnaire en 1932, d’autres l’ont tout simple- ment dressé au piédestal des

écrivains de son époque. Dans ce livre à la Jules Verne, Husley imagine une société qui utiliserait la génétique et

le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus. Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes.Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des cinq catégories de populations. De la plus intelligente à la plus stupide : les Alphas (l'élite), les bêtas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux péni- bles). « Le Meilleur des mondes » décrit aussi ce que serait la dictature parfaite :

une dictature qui aurait les apparences de la démocratie. Huxley n’a pas cité nommément le pays où se dérouleront ces évènements, mais évoque un Etat mondial, pas loin de la gouvernance mondiale de Jack Attali. L’histoire débute à Londres, en l’an 632 de notre Ford (un calendrier qu’il a lui-même inventé). Dans ce monde, l'immense majorité des êtres humains vivent au sein de l'Etat mondial – seul un nombre limité de sauvages est regroupé dans des réserves. Bien que l'enseignement de l'Histoire soit jugé parfaitement inutile dans ce monde, on apprend néanmoins que les sociétés anciennes ont été détruites par un conflit généralisé connu sous le nom de « Guerre de Neuf ans ». Dans cette société, la reproduction sexuée telle qu'on la conçoit a totale-

Contrairement à d'autres

) au

détriment de la culture.

dystopies comme celle de 1984 de George Orwell, la population est globalement heureuse, abreuvée de divertissements divers (sports,

émissions télévisées

par l'hyperconsommation, l'individua- lisme et l'ignorance. Contrairement à d'autres dystopies comme celle de 1984 de George Orwell, la population est glo- balement heureuse, abreuvée de diver- tissements divers (sports, émissions

télévisées

C'est ainsi que naît la haine des livres. Ray Bradbury explique à travers la bou- che du personnage Beatty qu'une per- sonne particulièrement inculte aura tendance à nourrir de la jalousie et même de la haine envers une personne cultivée. C'est pourquoi lire est devenu un comportement antisocial. Les livres dérangent la tranquillité d'esprit collec- tive des masses qui se complaisent dans leur ignorance où les ouvrages sont ignifugés. On apprend actuellement que les gouvernements du monde contrô- lent et manipulent les masses. On apprend que les organismes américains de sécurité filtrent, analysent et décorti- quent les comptes des réseaux pour

au détriment de la culture.

)

savoir à quel genre de profil, ils ont affaire. Les mondes terrifiants décrits par ces pionniers en revanche, même sous l’angle de la fiction, démontrent leur clairvoyance. Quatre-vingts ans après, le monde a découvert que «Le Meilleur des mon des» de Huxley n’est que la dictature mondiale parfaite de nos jours qu’exercent actuellement les

puissants sur la plèbe. Il ne reste que l’aspect eugénique pour que le tableau

soit complet. Mais ça

ça va se savoir.

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Décryptage

Décryptage
12 é dclg Analyses & a a Décryptages e Décryptage

titre l’annonce, le corps du sujet en

apporte la convaincante démonstration :

Qatar est un vilain pays qui ne veut pas

du bien à la France. Point barre. Foin de contorsions intellectuelles, ni d’agitations

nombrilistes. La réalité est là. Toute crue. Toute nue. Et pour que les choses soient claires et faire taire d’avance les éventuelles accusations d’islamophobie, les auteurs assurent, d’emblée, que leur ouvrage ne relève pas du « Qatar Bashing », sport à la mode s’il en est, mais « écrit par des hommes libres ». Connaissant l’un et lisant attentivement l’autre, le signataire de ce texte leur en donne volontiers acte. Car si Nicolas Beau, ancien de l’hebdomadaire satirique Canard enchaîné, est bien connu du landerneau médiatique français, ne serait-ce que pour son déflagrant ouvrage « La Régente de Carthage », l’autre élément du tan- dem n’est pas pour autant un saute-ruisseau. Grand reporter pour Paris Match, Jacques-Marie Bourget a notamment, couvert la guerre du Viêtnam (1965- 1075) et la guerre du Liban (1975-1990), la première et la seconde Intifada (1986-2000). Autant dire, un poids lourd du journalisme d’in- vestigation dont la carrière a d’ailleurs été couronnée par le prix Scoop pour avoir révélé l’affaire Greenpeace. Auteur d’un ouvrage sur les massacres des camps palestiniens de Sabra-Chatila (Beyrouth), ce baroudeur d’empire a été, le 21 octobre 2000, à Ramallah (Cisjordanie), la cible d’un tir de l’armée israélienne. C’est dire le sérieux de l’entreprise et du bonhomme. Grâce soit donc rendue à Nicolas Beau, pourfendeur de la dictature tunisienne, et à Jacques- Marie Bourget, un journaliste de terrain qui a payé de sa chair, en Palestine, le prix de la vérité. « Un si vilain Qatar, cet ami qui nous veut du mal

» (Fayard) (1), leur ouvrage rédigé à quatre mains s’impose comme un chef-d’œuvre d’humour, d’éru- dition et de rigueur. En cliniciens du monde arabe, le tandem du site satirique «Bakchich» -tout un pro- gramme s’agissant du monde interlope de l’affairisme franco-arabe – pointe, sans ménagement, sans la moindre ambiguïté, mais sans acrimonie, les com- plexités de cet émirat mirage. Une parfaite radiosco- pie non seulement des tortuosités de l’émirat, mais également des turpitudes de leurs interfaces françai- ses.

L e

le

La démonstration est limpide et la paire de gâchette Beau-Bourget sans fléchissement

Le rôle moteur du Qatar dans le conditionnement de l’opinion, l’encadrement et l’amplification du « printemps arabe », la confiscation de la révolution arabe et son déroutement des rives inflammables du Golfe pétro-monarchique vers les Républiques laï- ques de la Méditerranée (Libye, Syrie), en connivence avec les Etats-Unis, jusque-là susurré, est établi. Le Qatar, connu du monde entier par une antiphrase ravageuse, « la chaîne qui possède un Etat », en réfé- rence à sa chaîne Al Jazeera, alimentera ainsi de nom- breuses thèses doctorales des facultés des sciences de la communication sur la « Révolution 2.0 » ou d’au- tres balivernes du genre « Révolution cathodique », dans une opération de diversion médiatique visant à usurper, à tout le moins à en atténuer la portée, en tout cas à subvertir le sacrifice du Tunisien Mohamad Bouazizi, l’étincelle de la révolution. Un parfait repré- sentant de cette société informelle qui peuple le monde arabe par déclassement social, dont la margi- nalisation et la paupérisation ont constitué le moteur du bouleversement régional, avant d’être dérouté par l’islam pétrolier et atlantiste de son cours libératoire. Le passage forcé de ce cheval de Troie anglophone de l’Amérique au sein de l’Organisation de la francopho- nie, en vue de prendre pied dans la zone stratégique à la charnière du Maghreb et de l’Afrique noire, de même que les mésaventures d’une universitaire fran- çaise venue enquêter pour les besoins de sa thèse sur les « bidounes » (apatrides), à l’arrière-plan du gre- nouillage et des gigotements de la classe politique française devant ce nouvel eldorado, révèlent la face sombre de cet émirat, sa vanité en même temps que la cupidité et la vulnérabilité de ses interlocuteurs fran- çais.

La chorégie du Qatar

Le passage concernant les néo-islamologues médiatiques (pages 202-209), au parcours académi- que, constitue un morceau d’anthologie : le quartette de la chorégie qatariote –le thésard Nabil Ennasri, le politologue Tariq Ramadan, l’universitaire Mathieu Guidère, est pointé du doigt, de même que l’empres-

L’Emirat métaphore de la France en ph

Le Qatar, énigm

sement zélé de Mohamad Henniche, notable de la zone bariolée de la région Île-de-France, convoyeur attitré des meetings électoraux de la présidence Sarkozy. Particulièrement démasquée, la duplicité du discours du petit-fils du fondateur de la Confrérie des Frères musulmans, une famille constamment adossée aux dollars pétro-monarchiques des régimes les plus pro-américains et les plus régressifs du monde arabe, le père, Saïd, à l’Arabie saoudite, le fils, Tariq, au petit wahhabite du Qatar. Saïd Ramadan, reçu en audience en 1953 par le président américain Dwight Eisenhower. Dans la stratégie du Qatar, Tariq Ramadan a vocation à assurer la relève de l’octogé- naire Qaradhaoui dans son rôle prescripteur sur le plan théologique, parallèlement au rôle dévolu sur le plan politique, à Azmi Béchara, cet officiant chrétien d’Al Jazeera, ancien député palestinien du Parlement israélien. Un duo islamo-chrétien destiné à assurer la maîtrise du débat intellectuel panarabe dans ses diverses déclinaisons pour le compte du Qatar via les contrefeux de ses hommes-liges. Et son fils, Tariq Ramadan, en compagnie du Cheikh Youcef Qaradhaoui, le mufti de l’Otan, et de la princesse Moza, 3e épouse de l’émir du Qatar, fille de l’ancien chef de l’opposition Nasser Al Misned. Même traite- ment pour Eric Ghébali. Un délice. Le jeune socialiste cofondateur de « SOS racisme » apparaît ici, sous un nouveau jour. L’époux de l’animatrice télé Daniella Lambroso, dont la légende lui attribue un geste de bravade à l’égard de son mentor François Mitterrand, -(la destruction de sa carte du parti en signe de pro- testation contre la réception en France de Yasser Arafat, chef de l’Organisation de libération de la Palestine.

Le Qatar, énigme ou oxymore ?

« L’énigme du Qatar » : une prestation du méga- phone du Qatar dans la France périurbaine. Le Mamamouchi de l’époque contemporaine fait l’objet d’un engouement à la mesure sans doute de l’indiffé- rence qu’il suscitera ultérieurement en cas de sortie de route, un parcours identique à celui de ses prédéces- seurs dans la panégyrie : Le Chah d’Iran, l’Irakien Saddam Hussein, le Libanais Rafiq Hariri. Une flopée de livres lui a été ainsi consacrée, en 2013, sans qu’il ait été possible de déterminer si cette curiosité relève d’une saine activité de prospection intellectuelle pour une meilleure connaissance d’une région du monde qui intéresse au plus haut point la France ou d’une vulgaire opération mercantile de renflouement de caisses éditoriales, malmenées par le numérique et l’économie de pénurie. Une compétition éditoriale nullement justifiée par l’aura du majestueux sujet, plus vraisemblablement par une possible activation du flux financier qu’un tel thème pourrait générer, à tout le moins pour les plumes laudatives. Premier chronologiquement sur le marché, « L’énigme du Qatar » (Nabil Ennasri-Edition Iris-Armand Colin- Mars 2013) apparaît ainsi comme un faire-valoir d’un à-valoir du mégaphone du Qatar dans la France périurbaine. Sans la moindre novation de la pensée stratégique française contemporaine en dépit de pres- tigieux parrainages, sans autre crédit que celui que lui dispense la doxa officielle française. Le Qatar, une énigme ? Vraiment ? Au point d’en faire un ouvrage ? Point n’est pourtant besoin d’être grand clerc pour appréhender le Qatar, le nouveau Crésus de l’écono- mie planétaire, au fonctionnement sommaire, au décryptage basique. Une charade simple à dénouer. Un fils qui évince son père est un parricide. Un prince qui épouse la fille du chef de l’opposition, en gage de sa loyauté, est un Machiavel en herbe. Ou un gougna- fier. Un gouverneur qui sévit en tandem avec son cou- sin, -le propre fils de l’ancien émir destitué par le pro- pre père de l’actuel gouverneur-, en vue de mettre l’émirat en coupe réglée est un prédateur. Les Borgia de Florence délocalisés à Qatargaz, quand bien même octroie-t-il en guise de jeux de cirque, un joujou Pin Pon à ses sujets, des Porsche rutilantes à sa police. L’attelage ainsi constitué est désigné dans le langage académique comme étant une relation tripolaire. Ou une triangulation. Michel Audiard, célèbre dialo- guiste de cinéma du siècle dernier au langage châtié,

ALGERIE NEWS

du siècle dernier au langage châtié, AL GERIE NEW S Mar di 11 juin 201 3

Mardi 11 juin 2013

au langage châtié, AL GERIE NEW S Mar di 11 juin 201 3 qualifiait jadis ce

qualifiait jadis ce genre de « combinazione » de « conjuration de cloportes » ourdie par des prédateurs machiavéliques. Autrement dit, une association de malfaiteurs. Au vu d’une telle mystification, il aurait sans doute tonné haut et fort contre qu’« il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages », encore moins les vessies pour les lanter- nes, intimant de cesser au plus vite ce « foutage de gueules », si préjudiciable à ses auteurs. La chute ver- tigineuse de l’audience d’Al Jazeera en porte témoi- gnage. De « 43 millions de téléspectateurs quotidiens à 6 millions », selon Riadh Sidaoui, directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales (CARAPS), basé à Genève, qui explique cette dégringolade par le traitement partial de la chaîne qatariote du « printemps arabe » au point de soutenir la guerre coloniale de l’Otan en Libye.

Plutôt un oxymore

Ce roitelet d’un minuscule pays qui génère un mil- liard de dollars de recettes par jour dans un monde où l’argent est roi est ipso facto le Roi du monde dans une période où l’économie occidentale est en crise systémique. Mais le souverain d’une principauté dont le quart de la superficie du pays est occupé par une importante base militaire américaine est au choix un prince captif ou un souverain sous tutelle. Un gouver- neur d’opérette ? Une marionnette ? Dans tous les cas de figure, un oxymore. Un tison incandescent améri- cain planté sur le flanc de l’Arabie, alléché par l’idée de se substituer à la dynastie wahhabite au leadership spirituel et politique du monde sunnite. Au même titre que la Turquie, principal bénéficiaire sur le plan régional sunnite de la destruction de l’Irak et de la Syrie. Que le prédicateur-maison, Youcef Qaradhaoui, la caution théologique des équipées atlantistes en terre arabe, implore les Etats-Unis de bombarder la Syrie, un pays qui a soutenu trois guer- res contre Israël en partenariat avec l’Egypte, donne la

mesure de l’aberration égypto-qatariote et de sa son mécène, à l’ordre isra du loto de la vie, à l’obésité ce bédouin oisif s’est choi scène mondiale. Et pour h aux gentlemen, mais le je connier braconnier prise liardaire arabe et croyant q dollars à Jérusalem et tro financement des djihadiste mystificateur. Et pour les mécréant. Que, dans la fou vement sunnite de lutte a charismatique, Khaled M permanente, Doha, à vol caine du Centcom, la plu caine du tiers-monde, don tion morale et intellectuel acte d’indignité nationale mouvement de libération sulte morale que constitue des pères fondateurs de ce assassinats extra judiciaire américaine. Tels sont les a tion qatariote. Le reste relè tique, d’une mendicité dé tion médiatique en quête d notion abondamment dév lifique, par ailleurs tweeter de cache misère à une indi tifier les turpitudes d’un p des principaux exportateu le principal promoteur fi rigoriste dans les pays arab ment en Tunisie, ainsi qudéclenchement du « printe matrice formatrice, les F plient les communiqués de arabes, au rythme des c

ase de collapsus

e ou oxymore ?

ase de collapsus e ou oxymore ? mentale du millionnaire soumission, de même que élo-américain. M

mentale du millionnaire soumission, de même que élo-américain. Milliardaire étroite dans sa cage dorée,

si comme terrain de jeu la

obby, non le Golfe qui sied

u de massacre que ce fau-

particulièrement. Un mil-

ui consacre 200 millions de

is milliards de dollars au

s cannibales en Syrie est un

puristes de la religion, un

lée, le Hamas, ultime mou- rmée, choisisse à son chef echa’al, comme résidence d’oiseau de la base améri-

s importante base améri-

ne la mesure de l’abdica- le de l’islam atlantiste. Un

à l’effet de disqualifier ce nationale, au-delà de l’in- ce choix pour la mémoire mouvement tous tués par

s israéliens avec la caution xiomes de base de l’équa- ve de l’entreprise apologé- guisée ou d’une gesticula-

e notoriété. Le soft-power,

eloppée par cet auteur pro- fébrile, ne saurait tenir lieu gence conceptuelle, ni jus- ays qui passe pour être l’un rs du djihadiste erratique, nancier du néo-islamisme

es et africains, particulière-

au Mali. Deux ans après le mps arabe », Al-Qaïda et sa rères musulmans, multi- victoire sur tous les fronts oncessions arabes sur la

Palestine…sur fond d’un paysage dévasté d’un champ de ruines généré par la guerre mercenaire menée par des Arabes contre des Arabes pour le plus grand profit de leurs ennemis communs, Israël et les

Etats-Unis. L’Irak, le Yémen, le Soudan, la Libye et la Syrie sont déchiquetés par des guerres sectaires. Le le

Soudan du Sud et le Kurdistan irakien promus, paral- lèlement, au rang de plateformes opérationnelles

israéliennes sur les deux versants du monde arabe, et la Palestine, à l’abandon, en état de décomposition

avancée, indice patent d’une défragmentation men- tale absolue sans pareille dans les annales des rela- tions internationales, dont le Qatar en porte une lourde responsabilité. Pour le plus grand malheur des Arabes et des musulmans. Telle est l’énigme, si énigme il y a, qu’il importe de

percer, de même que la ruée des dignitaires du Golfe à l’assaut des pubères syriennes, la collusion entre Israël et les djihadistes du Qatar dans leurs attaques synchronisées contre la Syrie, enfin la cascade de fat- was pathologiques édictées à l’encontre des « dépen- dantes » à l’ombre du printemps arabe. Tout le reste n’est que bobards de salonards.

Le double parrainage de l’auteur pose rétrospecti- vement le problème de sa pertinence : Pascal Boniface, son éditeur, inlassable pourfendeur des faussaires, et François Burgat, son mentor universi-

taire, analyste lucide du phénomène de l’islamisme algérien durant la décennie noire (1990-2000). Pour lui donner de la consistance ? L’oindre de l’onction scientifique de leur magistère moral ? Auquel cas que n’a-t-il pris exemple sur eux ? Que n’ont-ils encou- ragé leur poulain à renoncer à sa vieille recette du plaidoyer pro domo ? Exiger de lui, -devant la richesse

des sources et les informations accablantes-, une plus grande rigueur analytique. A tout le moins, une critique aussi rigoureuse du Qatar qu’il ne le fait de la Syrie, sa cible obsession- nelle, tant il est vrai que « quand l’histoire encense la vanité des despotes, elle est complice de la tyrannie »

(Louis Philippe de Ségur). Une tâche habituellement réservée aux « intellectuels de cour ». A titre de démonstration pédagogique, la thématique de leur

poulain à propos des combats en Syrie, de la passivité syrienne face à Israël et son interprétation académi- que a fait l’objet d’une déconstruction par l’auteur. Incubateur intellectuel de Nabil Ennasri, son patron de thèse, François Burgat, membre du Conseil européen des Affaires étrangères, passe pour avoir bénéficié d’une subvention substantielle de l’ordre de deux millions d’euros en vue d’animer une étude col- lective sur « la transition dans les pays arabes ». Gageons que cet universitaire respecté saura épargner

à la France, sur le dossier Qatar, la réédition de sa

mésaventure en Syrie. L’ancien directeur de l’Institut français de Damas (2), bien qu’il s’en défendra de l’admettre publiquement, n’ignore pas que la France

a pâti dans sa prestation syrienne de fautes majeures

initiées dans l’allégresse au début du conflit par de zélés thuriféraires, compromettant gravement son rôle pilote, le réduisant à celui de caisse de réson- nance de la campagne de conditionnement médiati- que de l’opinion européenne, en diversion aux opéra- tions clandestines. Le placement de la campagne anti- syrienne sous l’égide de Bernard-Henry Lévy, en juil- let 2011, en association avec les Frères musulmans, sans tenir compte de la profonde révulsion qu’inspire le philosophe philo-sioniste dans le monde arabe, a constitué une erreur criminelle en ce qu’elle a dura- blement détourné d’opposants historiques de la structure offshore. De même, le parrainage ostenta- toire de la France à une opposition dirigée par des universitaires syriens salariés de l’administration française a obéré son discours moral et humaniste en ce que l’opération est apparue au sein de larges cou- ches d’une opinion syrienne farouchement nationa- liste comme la mise en selle d’ « Arabes de service », sous tutelle de l’ancien pouvoir colonial, pour des équipées hégémoniques occidentales en terre arabe. Erreur imputable au premier chef à une nostalgie de grandeur nourrie par le retour du refoulé d’un passif colonial non purgé. Gardons-nous donc des « Arabes de service » et de leur zèle intempestivement rava- geur. Ces « natives informant », à la légitimité pure- ment médiatique, qui accaparent la parole d’une communauté sans en être représentatifs, si bien décrits d’ailleurs par Pascal Boniface. Cela vaut pour la Syrie comme pour le Qatar. Sur un sujet aussi sen- sible et décisif pour la cohésion nationale française et le devenir des relations franco-arabes, ne sauraient être de mise les propos de comptoir, pas plus que les postures déclamatoires, à en juger par les déboires de

la France en Libye et au Mali. Rare cas de fusion intel-

lectuelle entre un auteur et son éditeur, leur osmose éditoriale s’est matérialisée par cette interview qui s’est apparentée par moments, à un exercice d’autocé- lébration autopromotionnelle. La déroute de la diplomatie française en Syrie devrait nous inciter à répudier la flamboyante com- plaisance narcissique de la classe politico-médiatique française pour mieux se pénétrer des vertus de la rigueur et sans doute de l’humilité intellectuelle. Pitoyable Fabius, jadis brillant homme de gouver-

nement, désormais piteux politicien, qui réclame la mise à l’index de la branche militaire du Hezbollah libanais et non le Mujao, auteur le même jour de sa déclaration d’un double attentat au Niger, faisant 24 tués. Non la filiale syrienne d’Al-Qaïda, Jobhat An Nosra pétromonarchique, inscrite depuis six mois sur

la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis.

Non Ansar Eddine, filiale caritative du djihadisme qatariote, qui a sinistré le pré carré français au Nord- Mali, et sapé le dernier erzat de la puissance française. Non les dynamiteurs de l’ambassade de France en Libye. Non Boko Haram qui a pris en otage sept res- sortissants français avant de les relâcher sans doute au terme d’une négociation indirecte avec la France via le Camerounais Paul Biya.

Le Hezbollah et non les groupements sunnites.

Est-ce par ce que la formation libanaise gêne les projets israéliens, alors que les autres s’appliquent

Décryptage

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alors que les autres s’appliquent Décryptage 13 méthodiquement à la destruction des pays arabes ? Est-

méthodiquement à la destruction des pays arabes ? Est- ce par ce que le chiite tient la dragée haute au camp atlantiste et à ses alliés de l’islam pétrolier, en sa qualité d’ultime digue de retenue du naufrage de la Palestine ? Un politologue, sans doute l’un des plus prometteurs islamologues de la génération de la relève, Haoues Seniguer (3), en pose la saine problé- matique. En prolongement de l’ouvrage du tandem Beau-Bourget, l’universitaire franco-algérien, descen- dant d’une famille d’authentiques patriotes algériens, fait un sort aux sornettes en tous genres proférées à propos du Qatar, dans une étude retentissante qu’il importe à l’auteur de ces lignes de porter à la connais- sance du public, dans l’intérêt même de la France et du monde arabe. Sur fond de scandales récurrents de la société française, de déliquescence morale de ses élites, avec un ancien président gaulliste de la République,Jacques Chirac, condamné par la justice de son pays, son successeur Nicolas Sarkozy en maille avec elle, de même que la directrice française du FMI, Christine Lagarde, de grosses pointures socialistes carbonisées par de comportements calamiteux - Dominique Strauss Khan et Jérôme Cahuzac- de revers diplomatiques retentissants avec l’implosion du Mali et le dynamitage de l’ambassade française à Tripoli du fait des pupilles de son allié, le Qatar, cet oxymore, pourrait bien apparaître rétrospectivement comme une métaphore de la France en phase de col- lapsus. Que ces éminents universitaires ne prennent pas ombrage de ce rappel à l’ordre motivé par une fidélité à la prescription d’un prestigieux aîné, Albert Camus, qui commandait à « l’intellectuel de se ranger, non du côté de ceux qui dictent l’histoire, mais de ceux qui la subissent », meilleur antidote à l’étrange sensation d’une « étrange défaite » de la pensée.

Références

1- « Un si vilain petit Qatar, cet ami qui nous veut du mal » (Fayard). Un cocktail d’humour et d’érudition, un festival régal qui se lit d’une traite. 296 pages d’une bonne lecture pour les vacances d’été. Dans la même veine «Sabra Chatila, au c?ur du massacre», Jacques-Marie Bourget- Septembre 2012- Editions Eric Bonnier.

2- Le dispositif politico-médiatique français pour la bataille de Syrie présentait la configuration suiv- ante :

Trois Franco-Syriens, -drôle de direction constituée par trois binationaux-, Bourhane Ghalioune, premier président de l’opposition offshore, sa porte-parole Basma Kodmani, la sœur de cette dernière, Hala, chargée dans un premier temps de la rubrique Syrie au journal Libération. Deux Français émargeant sur le budget de l’état français, Ignace Leverrier de son vrai nom Wladimir Glassman, ancien diplomate français en poste à Damas dans la décennie 1980, et Jean Pierre Filiu, ancien diplomate recyclé dans l’en- seignement, blogueur attitré du journal en ligne Rue 89, membre du groupe du Nouvel observateur. Cinq faux nez de l’administration française. En tandem avec Nabil Ennasri, Ignace Leverrier a effectué une tournée de sensibilisation sur la Syrie dans la zone périurbaine de Paris, en décembre 2011. Les deux compères tiennent des blogs propa- gatoires au sein du journal Le Monde, chargés d’am- plifier les thèses de la doxa officielle française, cou- vrant de gloire et d’éloges les «combattants de la liberté» jusqu’au désastre du cannibalisme dji- hadiste, de la prédation sexuelle des dignitaires du golfe à l’assaut des pubères syriennes et des déboires de l’opposition offshore pétromonar- chique. En complément à l’édifice, une instance de légitimation des thèses du pré doctorant est consti- tuée de deux personnalités François Burgat, ancien directeur de l’Institut français de Damas et son patron de thèse de même que Pascal Boniface, son éditeur. Ce dispositif, qui a créé une fâcheuse confu- sion de genre entre pouvoir et contrepouvoir, explique le désastre diplomatique de la France en Syrie et révèle vulnérabilité de la presse française à l’égard du pouvoir. Afin que l’auteur de ces lignes ne soit pas accusé de se livrer au «French Bashing», accusation générale- ment brandie sur le mode du « Qatar Bashing » pour neutraliser toute critique à l’égard du discours dominant, ci-joint cette analyse d’un journaliste du Figaro, journal parisien de la bourgeoisie d’affaires.

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Premier match à domicile pour la sélection libyenne

Premier match à domicile pour la sélection libyenne Seraj Essul, Libya Herald T ripoli a mis

Seraj Essul, Libya Herald

pour la sélection libyenne Seraj Essul, Libya Herald T ripoli a mis les bouchées doubles pour
pour la sélection libyenne Seraj Essul, Libya Herald T ripoli a mis les bouchées doubles pour

T ripoli a mis les bouchées doubles pour sécuriser le match de qualification pour le Mondial 2014 face à la république démocratique du Congo. La sélection

libyenne joue son premier match international à domicile depuis le déclenchement de la révolution en février 2011. La Libye revient officiellement dans le football interna-

tional après la levée de l'interdiction de la Fédération inter- nationale de football association (Fifa), d'où une forte mobilisation des services de sécurité en prévision du match "crucial" de demain contre les Léopards de la république démocratique du Congo (RDC). Les responsables restent d'une totale discrétion quant à

la nature exacte des mesures adoptées pour le match de

phase de qualification à la Coupe du monde de 2014 qui doit avoir lieu à la Cité des sports de Tripoli. Ils refusent même de dire le nombre d'effectifs supplémentaires affectés

à la sécurité. Toutefois, Mohammed Abu Abdallah, porte-

parole de la police de Tripoli, a déclaré au Libya Herald qu'un dispositif allait être déployé dans le stade, ainsi que sur la principale voie d'accès et dans les rues avoisinantes. Il

a également appelé la population à la vigilance. "Nous

demandons à la société civile, à tout le monde, de coopérer avec nous, pour que l'événement soit une réussite", souli- gne-t-il. Les mesures de sécurité à elles seules ne suffiront pas. Et d'ajouter : "Nous comptons sur la vigilance de cha- cun. En ce moment même, la Libye est au centre de l'atten- tion. Tous les yeux se tournent vers nous." Mazen Dribika, chef du bureau d'information au ministère de la Jeunesse et des Sports, nous a assuré qu'il allait sécuriser les équipes et

les supporters, en coordination avec le ministère de l'Intérieur.

"Espérons que tout va bien se passer"

"Nous avons apporté un soutien financier et moral à notre équipe, précise-t-il. Cette rencontre marque un tour- nant, car c'est le premier match officiel que dispute notre équipe nationale après la levée de l'interdiction de la Fifa. Nous mesurons l'importance du sport dans le développe- ment de la Libye. Et nous faisons en sorte que notre équipe reçoive tout le soutien dont elle a besoin." L'équipe invitée se dit rassurée par les mesures de sécu- rité. "Les autorités libyennes nous ont donné certaines garanties, explique au Libya Herald Gilbert Naiya, coentraî- neur de l'équipe congolaise. Nous sommes satisfaits jusqu'à présent des mesures de sécurité qui ont été prises. Espérons que tout va bien se passer". Les 22 joueurs de l'équipe de la RDC sont arrivés à Tripoli le mardi 4 juin, accompagnés d'une dizaine d'officiels. Les Léopards se sont entraînés quotidiennement à la Cité des sports. Toutefois, il ne devrait pas y avoir beaucoup de supporters congolais pour

ce match, et aucun journaliste, du fait des difficultés à obte-

nir des visas pour la Libye. Quand on l'interroge sur la vic-

toire décisive (3 à 0) de la Libye contre l'Ouganda, Gilbert Naiya éclate de rire et lance : "C'est un très bon début pour cette équipe, mais, nous aussi, nous nous préparons. Nous verrons bien ce qui se passera sur le terrain." La Libye est actuellement à la deuxième place de sa poule, à un point derrière le Cameroun. La RDC est troisième, le Togo, qua- trième et dernier.

La RDC est troisième, le Togo, qua- trième et dernier. TUNISIE-POLITIQUE Ennahdha va-t-il limoger le général

TUNISIE-POLITIQUE

Ennahdha va-t-il limoger le général Rachid Ammar?

Ridha Kéfi, kapitalis.com

le général Rachid Ammar? Ridha Kéfi, kapitalis.com A qui profiterait un éventuel limogeage du général Rachid
le général Rachid Ammar? Ridha Kéfi, kapitalis.com A qui profiterait un éventuel limogeage du général Rachid

A qui profiterait un éventuel limogeage du général Rachid Ammar, l'un des derniers obstacles devant le parti Ennahdha dans sa course effrénée à la conquête de la totalité du pouvoir en Tunisie.

D epuis l’explosion de la mine, jeudi, près de Kasserine (nord-ouest), qui a fait deux morts et

deux blessés graves parmi les unités d’élite de l’armée nationale, des voix s’élèvent, dans l’entourage d’Ennahdha, pour exiger la peau du chef d’état major interarmes, le général Rachid Ammar. C'est l'ex- ministre de la Réforme administra- tive et ex-secrétaire général du Congrès pour la république (CpR), deux fois démissionnaire, Mohamed Abbou, qui a sifflé, jeudi, le début de la curée dans un post sur sa page Facebook. Les pages facebook du parti islamiste Ennahdha ont suivi, qui se déchaînent contre Rachid Ammar, bouc-émissaire idéal pour masquer les manquements et le laxisme du gouvernement islamiste vis-à-vis des groupes extrémistes religieux. L'armée tunisienne, dont les moyens sont très limités sinon dérisoires eu égard aux missions qui lui sont confiées depuis la révolution du 14 janvier 2011, est, état d'ur- gence oblige, déployée sur tout le ter- ritoire de la république pour garder les établissements publics et même privés, sans parler des milliers de kilomètres de frontières terrestres. La Grande Muette, très populaire auprès des populations, est souvent appelée en renfort pour réparer les dégâts causés par les autres corps sécuritaires et pour s'interposer entre une police brutale et une population souvent en colère. Depuis quelques semaines, elle est chargée de pourchasser des groupes terroristes réfugiés au Jebel Châmbi et dans les montagnes du nord- ouest, que le chef du gouvernement provisoire et ex-ministre de l'Intérieur, Ali Lârayedh, a laissé prospérer – à l'insu de son plein gré – dans le pays au cours des deux der- nières années, malgré les avertisse- ments lancés par les dirigeants de l'opposition et certains médias, dont Kapitalis à plusieurs reprises. Les liens entre certains dirigeants d'Ennahdha et les groupes extrémis- tes religieux, tel Ansar Al-Chariâ,

sont avérés et documentés, tout comme les liens entre Ansar Al- Chariâ et le réseau terroriste Al- Qaïda au Maghreb islamique

et le réseau terroriste Al- Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Des éléments d'enquête mettent même en

(Aqmi). Des éléments d'enquête mettent même en lumière des liens entre les assassins du leader de gau- che Chokri Belaïd, le 6 février der- nier, le groupe Ansar Al-Chariâ et certains cadres d'Ennahdha: dossier que la justice, dont on connaît le degré d'indépendance, semble avoir du mal à attaquer de front. Les bégaiements de cette justice encore aux ordres et ses inexplicables ambi- guïtés expliquent le retard enregistré dans l'enquête sur cet assassinat. Entre-temps, on veut faire porter le chapeau de la recrudescence de la violence au général Rachid Ammar. Ce dernier a, il est vrai, bon dos :

dernier rescapé du système Ben Ali, il peut toujours être accusé de liens avec l'ancienne nomenclature et de manoeuvrer contre le pouvoir isla- miste en place. Ce qui est, on le sait, une contrevérité absolue. Rachid Ammar, pur produit de l'armée républicaine tunisienne, reste un sol- dat au service de la nation, ne se mêlant jamais de politique, soumis à la hiérarchie et en retrait de tous les jeux politiciens. Il est en retrait, pres- que effacé, mais pas soumis. D'où son défaut majeur aux yeux de la nouvelle nomenclature islamiste qui dirige le pays: «Tout comme l'armée qu'il dirige, il n'est pas un homme sûr» (et les mots sont de Rached Ghannouchi, dans la fameuse vidéo fuitée de ses négociations secrètes avec les groupes salafistes). Traduire :

il n'est pas assez soumis aux désidé- ratas d'Ennahdha et de ses chefs. Le colonel-major Mokhtar Ben Nasr, porte-parole du ministère de la Défense, a fait des déclarations pour le moins inquiétantes, jeudi soir, dans l'émission ''2I heures du soir'' sur la chaîne Attounissia TV, et qui traduisent la perplexité de l'armée nationale. Celle-ci, qui a donné jus- que là le plus de sacrifices sur l'autel de la lutte antiterroriste, se sent comme flouée voire même trahie. Reste à savoir par qui? Le colonel-major ne peut en dire

plus qu'il n'est autorisé de le faire, mais certaines vérités ne sauraient être passées sous silence. Et d'abord celle-ci : les groupes terroristes, poseurs des mines ayant fait trois morts et une vingtaine de blessés graves parmi les soldats, sont introu- vables à Jebel Châmbi. L'armée a retrouvé leurs traces dans des grottes et des abris de fortunes, mais les ter- roristes, eux, se sont évaporés, comme par miracle. Pour le colonel-major, l'évidence saute aux yeux : ces gens disposent de soutiens parmi la population. Et pour preuve: ils ont eu le temps de s'installer au Jebel Châmbi, malgré l'existence d'un réseau d'une cin- quantaine de gardes forestiers déployés dans toute la région. Ils étaient armés, approvisionnés et, surtout, bien informés. Autre objet d'inquiétude: les deux mines ayant explosé samedi et jeudi ont été posées quelques heures après le ratis- sage de la zone par l'armée nationale. Les poseurs ne sont donc pas descen- dus de la montagne; ils ne viennent pas de l'intérieur de la zone encerclée par l'armée, mais de l'extérieur de celle-ci, c'est-à-dire des régions envi- ronnantes de Kasserine. D'où le sen- timent exprimé par le colonel-major Ben Nasr, et désormais partagé par beaucoup de Tunisiens : les terroris- tes ne sont pas seulement à Jebel Châmbi, ils sont parmi nous, dans nos villages et nos villes. Il se pour- rait même qu'ils aient déjà infiltré certains appareils administratifs ou même sécuritaires. Et là, la responsa- bilité n'est plus celle de l'armée nationale et de son chef, mais celle du gouvernement Ali Lârayedh et du parti Ennahdha qui le conduit. Aussi, et avant de se mettre à crier avec la meute, il convient de s'inter- roger à qui profiterait un éventuel limogeage du général Rachid Ammar, l'un des derniers obstacles devant le parti Ennahdha dans sa course effrénée à la conquête de la totalité du pouvoir en Tunisie.

ALGERIE NEWS

dans sa course effrénée à la conquête de la totalité du pouvoir en Tunisie. AL GERIE

Mardi 11 juin 2013

   
     
 
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En Iran, une héroïne de BD se présente à la présidentielle

En Iran, une héroïne de BD se présente à la présidentielle

Elena Fusco, Les Inrocks

Elena Fusco, Les Inrocks
Elena Fusco, Les Inrocks

L es Iraniens sont appelés aux urnes le 14 juin pour élire leur nouveau président. Pour la pre- mière fois, une candidate est en lice. Elle se

prénomme Zahra… et est un personnage de bande dessinée. Explications. “Mon nom est Zahra et je vous demande de voter pour moi”. Debout devant une foule à Laleh park à Téhéran, Zahra fait son dis- cours de candidature à la présidentielle iranienne. Applaudie par les personnes venues l’écouter, la pre- mière femme candidate aux élections du 14 juin se pose en défenseur des droits de l’homme. Elle n’a pas attendu l’accord du Conseil des gardiens de la Constitution pour lancer sa campagne. Le hic: Zahra est un personnage de bande dessinée. Institutrice dans la capitale du pays, elle a perdu son fils Medhi lors des manifestations contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Zahra est le personnage principal de Zahra’s Paradise coécrit par Amir Soltani, écrivain iranien et militant pour les droits humains exilé aux USA et Khalil, artiste algé- rien.“On s’est basé sur une histoire vraie. Tellement de mères ont perdu leur enfant. Lors de ces élections truquées, la diaspora iranienne a été très touchée par une vidéo sur Youtube d’une mère pleurant son fils. C’est elle Zahra” explique Khalil Bendib le dessina- teur. “Aujourd’hui cette femme dont on s’est inspiré, a lancé un groupe engagé “les mères de Téhéran” en l’honneur de leur enfants morts en 2009 lors de la révolution verte.”Dans la vraie vie Zahra n’aurait jamais pu être en lice pour la présidentielle. Les fem- mes n’ont pas le droit de se porter candidates en Iran pour les élections. “Sans oublier que le guide suprême désigne des candidats qui ne lui feront pas beaucoup d’ombre.” Mais ce personnage ne se laisse pas faire et utilise la campagne électorale pour poser des questions importantes. “Avec Amir Soltani on s’est demandé : et si on faisait de Zahra une vraie candidate avec un vrai discours ?“ Depuis “elle défie courageusement les autorités pour de meilleurs droits, la fin de la peine de mort et la libération des prisonniers politiques.” Zahra incarne un Iran nou- veau, respectant les droits de l’homme et régi par la

démocratie. Toujours étonné par le succès de cette campagne, Khalil Bendib se l’explique par “l’ironie cachée derrière : la seule vraie candidate dans cette fausse élection, est une femme virtuelle.”Les Iraniens peuvent la rencontrer virtuellement grâce au site Vote4Zahra. Le but de la campagne est de créer un espace pour faire entendre la voix des Iraniens. Sur sa page Facebook, plusieurs iraniens lui envoient des messages et des photos de soutien.Une initiative épaulée par le collectif United4Iran. “Beaucoup de soutien vient des Iraniens de l’étranger. Pour ceux habitant toujours dans le pays il est assez difficile d’avoir accès à cette campagne, même si heureuse- ment il y en a” raconte Firuzeh Mahmoudi de l’asso- ciation United4Iran. United4Iran est une associa- tion militant pour les droits humains et la démocra- tie en Iran.Le Comité des Nations Unis des droits économiques, sociaux et culturels vient de publier un rapport critiquant durement le gouvernement iranien pour ses persécutions contre les différentes ethnies et minorités religieuses, les restrictions sur l’indépendance du travail et sur la discrimination contre les femmes. Il rappelle aussi que les deux can- didats d’oppositions de 2009, Mir Hossein Mousavi et Medhi Karroubi, sont toujours en état d’arresta- tion et sans contact avec le monde extérieur depuis février 2011. Pour Firuzeh Mahmoudi “Zahra repré- sente l’espoir.” Et dans quatre ans ? « On ne sait pas encore ce qu’on va faire pour les prochaines élec- tions. Mais certainement quelque chose. Il faut que les générations futures continuent de faire entendre leur voix si on veut que quelque chose de bien se passe en Iran.” En tout cas, à entendre les auteurs, Zahra n’a pas dit son dernier mot: “On est des artis- tes alors on utilise notre talent pour protester, et on ne va pas s’arrêter en si bon chemin avec Zahra.“

artis- t es alo rs on utilise notre talent pour protester, et on ne va pas

Les juifs amazighs, de l’Atlas à Israël

Houda Belabd, Ahram Hebdo

Avec Tinghir – Jérusalem, les Echos du Mellah, le jeune réalisateur marocain Kamal Hachkar signe un premier documentaire polémique. Il revient sur le départ de la communauté juive tinghirie dans les années 1950-60.

de la communauté juive tinghirie dans les années 1950-60. conforme à la nouvelle Constitution marocaine qui

conforme à la nouvelle Constitution marocaine qui reconnaît les identités plu- rielles de notre pays. Passons des mots aux actes ! C’est le meilleur moyen de contre- carrer les discours populistes et démagogi- ques ».

I l existe des films qui abordent, de

manière neutre et attachante, les ques-

tions des minorités ethniques et celles

relatives aux ambiguïtés politico-reli-

gieuses. Parmi eux, il y a lieu de citer Tinghir – Jérusalem, les Echos du Mellah. Un documentaire marocain qui suscite actuellement un vacarme médiatique. Si les uns apprécient cette oeuvre pour son investigation de longue haleine sur les juifs marocains, d’autres appellent au boycott d’une oeuvre qui « normalise (les rela- tions) avec l’Etat hébreu ». Quoi qu’il en soit, le film ne laisse pas indifférent. « En France, j’ai grandi avec l’idée que tous les Amazighs étaient musulmans. Mais à Tinghir, ma ville natale dans l’Atlas marocain, les récits de mes grands-parents m’ont fait découvrir que d’autres Amazighs étaient juifs. Pourtant, au début des années 1960, malgré plus de 2000 ans d’histoire commune, tous ces juifs quittent l’Atlas. Je pars à la rencontre de cette mémoire enfouie auprès de la génération qui a connu cette présence juive. Mais très vite cette recherche me mène en Palestine où je retrouve quelques-unes des familles originaires de Tinghir. Grâce à elles, mon film est sorti des limbes il y a un an envi- ron », raconte l’historien et réalisateur marocain Kamal Hachkar. Ce jeune homme de 33 ans décide il y a quelques années de lever le voile sur les juifs tinghi- ris et leur départ du Maroc. Le film évoque également le devenir des autres juifs maro- cains. « J’ai travaillé 4 ans sur ce film. Ce fut une expérience formidable de recoller les morceaux de cette histoire », ajoute Kamal Hachkar. Le film se veut un hymne à l’altérité, aux identités plurielles, « voire un vaccin contre les extrémistes », lance le réalisateur.

Hymne à l’altérité

Perçants et acerbes, les témoignages du film dénoncent le racisme né au lendemain de la naissance des premiers courants obs- curantistes du Maroc contemporain dans les années 1950 et 1960. L’appel de Sion n’était alors qu’une des raisons de cette migration massive de 300 000 juifs en 1948. Aujourd’hui, il n’en reste que 7 000. Coproduit par Les films d’un jour, une boîte de production française, et la deuxième chaîne marocaine 2M, le film est nostalgique de l’amitié judéo-musulmane, disparue comme par enchantement dès les premiers départs des juifs du grand Atlas marocain. Pour Kamal Hachkar, le système éducatif marocain y est pour quelque chose. « L’absence de la notion de l’amitié judéo-musulmane des manuels scolaires marocains est un scandale. On construit une génération d’amnésiques dans nos

pays. Il est vital que le gouvernement se

Anti-panarabisme ?

« Les islamistes et les panarabistes n’ont

aucune sensibilité artistique. Le peuple marocain n’est pas dupe et nous savons que ces personnes ont toujours instrumen- talisé le conflit israélo-palestinien. Ils ne peuvent pas comprendre que la compo- sante juive est essentielle à l’identité maro- caine et qu’on ne peut la nier. Depuis 3000 ans, les juifs sont sur le sol marocain et nous en sommes fiers, avance K. Hachkar. Que devrions-nous dire de cette plaie qu’a été le panarabisme ? Aujourd’hui, nous devons lutter et combattre nos propres extrémistes : ceux qui instrumentalisent la religion à des fins politiques. Ce sont les esprits étroits qui critiquent nos films parce que nous parlons des juifs. L’Egypte, à titre d’exemple, a bien signé la paix avec Israël … Nous devons combattre ensemble pour un Etat palestinien ». Chez un grand nombre d’intellectuels marocains, le panarabisme — à l’état extrême — se vit comme un malaise, comme un appel au racisme à l’égard des Amazighs et des juifs par quelques panara- bes qui prétendent à une supériorité intel- lectuelle. Malgré les critiques, le film connaît un grand succès au Maroc et ail- leurs. Il vient de décrocher le prix de la pre- mière oeuvre du Festival du film national de Tanger.Les juifs amazighs, de l’Atlas à Israël

Houda Belabd, Ahram Hebdo

Avec Tinghir – Jérusalem, les Echos du Mellah, le jeune réalisateur marocain Kamal Hachkar signe un premier docu- mentaire polémique. Il revient sur le départ de la communauté juive tinghirie dans les années 1950-60. Il existe des films qui abordent, de manière neutre et attachante, les questions des minorités ethniques et celles relatives aux ambiguïtés politico-religieuses. Parmi eux, il y a lieu de citer Tinghir – Jérusalem, les Echos du Mellah. Un documentaire marocain qui suscite actuellement un vacarme médiatique. Si les uns apprécient cette oeuvre pour son investigation de lon- gue haleine sur les juifs marocains, d’autres appellent au boycott d’une oeuvre qui « normalise (les relations) avec l’Etat hébreu ». Quoi qu’il en soit, le film ne laisse pas indifférent.

« En France, j’ai grandi avec l’idée que

tous les Amazighs étaient musulmans. Mais à Tinghir, ma ville natale dans l’Atlas marocain, les récits de mes grands-parents

m’ont fait découvrir que d’autres Amazighs étaient juifs. Pourtant, au début des années 1960, malgré plus de 2000 ans d’histoire commune, tous ces juifs quittent

l’Atlas. Je pars à la rencontre de cette mémoire enfouie auprès de la génération qui a connu cette présence juive. Mais très vite cette recherche me mène en Palestine où je retrouve quelques-unes des familles originaires de Tinghir. Grâce à elles, mon film est sorti des limbes il y a un an envi- ron », raconte l’historien et réalisateur marocain Kamal Hachkar. Ce jeune homme de 33 ans décide il y a quelques

années de lever le voile sur les juifs tinghi- ris et leur départ du Maroc. Le film évoque également le devenir des autres juifs maro- cains. « J’ai travaillé 4 ans sur ce film. Ce fut une expérience formidable de recoller les morceaux de cette histoire », ajoute Kamal Hachkar. Le film se veut un hymne

à l’altérité, aux identités plurielles, « voire un vaccin contre les extrémistes », lance le réalisateur.

Hymne à l’altérité

Perçants et acerbes, les témoignages du film dénoncent le racisme né au lendemain de la naissance des premiers courants obs- curantistes du Maroc contemporain dans les années 1950 et 1960. L’appel de Sion n’était alors qu’une des raisons de cette migration massive de 300 000 juifs en 1948. Aujourd’hui, il n’en reste que 7 000. Coproduit par Les films d’un jour, une boîte de production française, et la deuxième chaîne marocaine 2M, le film est nostalgique de l’amitié judéo-musulmane, disparue comme par enchantement dès les premiers départs des juifs du grand Atlas marocain. Pour Kamal Hachkar, le système éducatif marocain y est pour quelque chose. « L’absence de la notion de l’amitié judéo-musulmane des manuels scolaires marocains est un scandale. On construit une génération d’amnésiques dans nos pays. Il est vital que le gouvernement se conforme à la nouvelle Constitution marocaine qui reconnaît les identités plu- rielles de notre pays. Passons des mots aux actes ! C’est le meilleur moyen de contre- carrer les discours populistes et démagogi- ques ».

Anti-panarabisme ?

« Les islamistes et les panarabistes n’ont aucune sensibilité artistique. Le peuple marocain n’est pas dupe et nous savons que ces personnes ont toujours instrumen- talisé le conflit israélo-palestinien. Ils ne peuvent pas comprendre que la compo- sante juive est essentielle à l’identité maro- caine et qu’on ne peut la nier. Depuis 3000 ans, les juifs sont sur le sol marocain et nous en sommes fiers, avance K. Hachkar. Que devrions-nous dire de cette plaie qu’a été le panarabisme ? Aujourd’hui, nous devons lutter et combattre nos propres extrémistes : ceux qui instrumentalisent la religion à des fins politiques. Ce sont les esprits étroits qui critiquent nos films parce que nous parlons des juifs. L’Egypte,

à titre d’exemple, a bien signé la paix avec

Israël … Nous devons combattre ensemble pour un Etat palestinien ». Chez un grand nombre d’intellectuels marocains, le panarabisme — à l’état extrême — se vit comme un malaise,

comme un appel au racisme à l’égard des Amazighs et des juifs par quelques panara- bes qui prétendent à une supériorité intel- lectuelle. Malgré les critiques, le film connaît un grand succès au Maroc et ail- leurs. Il vient de décrocher le prix de la pre- mière oeuvre du Festival du film national de Tanger.

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>NOTRE

VISION

DU

MONDE

Les

gens
gens

Yang Yongfu

force de coltiner des briques et des seaux de terre, Yang Yongfu parcourt désormais en boitant

la

touristique. Au risque de se la faire reprendre par l'Etat. «Au début les gens n'ont pas compris pourquoi je me lançais dans une telle entreprise. Ils disaient que j'étais fou», confie le Chinois de 52 ans, en balayant de son regard fatigué son imposant rempart de couleur ocre. Le segment de Muraille qu'il a «privatisé» remonte à la dynastie des Ming (1368-1644). Il n'en restait plus grand chose quand, en 2000, M. Yang a commencé à le restaurer, en suivant des techniques ancestrales de maçonnerie. Issu d'une famille rurale de la province du Gansu, il a toujours vécu ici, à Jiayuguan, ville-frontière du Nord-Ouest de la Chine. Une région d'immensités désertiques battues par les vents de sable.

A

portion de la Grande Muraille qu'il a reconstruite de ses mains et transformée en site

Crise syrienne

L'armée se prépare à lancer la bataille d'Alep

L'armée syrienne s'apprête à lancer une offensive sur Alep (nord) après avoir reconquis Qousseir avec l'appui du Hezbollah chiite libanais, dont l'implication en Syrie a provoqué des manifestations et des heurts à Beyrouth faisant un mort.

l est probable que la bataille d'Alep com-

I mence soit dans les heu- res, soit dans les jours qui viennent, et ce en vue de récupérer les villages et les villes occupés (par les rebelles) dans la province», a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécu- rité syriens. A Beyrouth, où le débordement du conflit syrien inquiète, des jeunes ont manifesté devant l'ambassade d'Iran contre la participation de combattants du Hezbollah dans les combats en Syrie et un jeune manifestant libanais a été tué par balles. Il s'agit de l'incident lié au conflit

syrien le plus grave dans la capi- tale libanaise, deux jours après une mise en garde de l'armée contre des «complots» pour entraîner dans la guerre un Liban divisé entre partisans et oppo- sants au régime d'Assad. «La victime a été tuée par bal- les dans le dos alors qu'elle parti- cipait à une manifestation contre le Hezbollah devant l'ambassade d'Iran», a indiqué un responsable des services de sécurité à l'AFP. Selon l'armée, le jeune homme a

«

été abattu après une bagarre entre manifestants anti- Hezbollah et partisans du parti chiite devant l'ambassade d'Iran, parrain politique et militaire du mouvement. «Le Liban n'a jamais été aussi fragile, ils sont en train de transférer la guerre de Syrie dans le pays. L'armée libanaise doit se déployer à la frontière pour empêcher le Hezbollah d'entrer en Syrie», a affirmé à l'AFP Charles Jabbour, organisa- teur d'une autre manifestation dans le centre de Beyrouth. Au Liban, la majorité des chiites sont favorables au régime syrien, tan- dis que les sunnites soutiennent la cause de l'opposition. L'appui du Hezbollah a été déterminant dans la bataille de Qousseir, rem- portée par le régime à l'issue de deux semaines de bombarde- ments et de combats. Selon un responsable de la Croix-Rouge libanaise, au moins 87 Syriens blessés à Qousseir ont été hospi- talisés au Liban depuis vendredi après-midi. Des dizaines de rebelles blessés et de civils sont aussi arrivés à Aarsal, une localité à majorité sunnite de l'est du

Corées du Nord et du Sud

Liban et à al-Qasr, dans le nord- est. «Ils sont arrivés épuisés, ils n'ont rien», a raconté Ahmad Hojeiri, un responsable munici- pal d'Aarsal, évoquant des récits souvent dramatiques. Selon des experts, le régime, fort de son succès à Qousseir, se prépare à attaquer d'autres régions qui échappent à son contrôle. Selon le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir, l'armée a «commencé à se déployer à grande échelle dans la province d'Alep, en prépara- tion à une bataille qui sera livrée à l'intérieur de la ville et dans sa périphérie». Les rebelles avaient lancé la bataille d'Alep il y a près d'un an et depuis, des combats et des bombardements quotidiens secouent la ville, ex-capitale éco- nomique de Syrie. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales, avait rapporté ven- dredi que l'armée massait des «milliers» de soldats» dans la région d'Alep, et que le Hezbollah avait envoyé «des dizaines de ses cadres pour former des centaines de Syriens chiites au combat».

Dimanche, l'OSDH a aussi rap- porté qu'un groupe de rebelles islamistes avaient abattu un ado- lescent de 15 ans après l'avoir entendu utiliser une expression qu'ils ont considérée comme blasphématoire, dans un quartier d'Alep tenu par les insurgés. L'adolescent a été tué de deux balles, l'une dans la bouche, l'au- tre dans la nuque, devant ses parents et ses frères et soeurs, a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. La situation en Syrie a été au menu d'un entretien téléphonique entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le prési- dent russe Vladimir Poutine, après l'offre de Moscou de rem- placer le contingent autrichien sur le Golan. «Nous avons parlé

de sujets liés à la Syrie où la situa-

tion est chaque jour un peu plus complexe», a déclaré M. Netanyahu dans un communi- qué. Jeudi, des heurts avaient opposé rebelles et troupes syrien- nes pour le contrôle de Qouneitra, poste de passage dans

la zone démilitarisée entre la

R. I.

Syrie et Israël.

OK pour la première réunion de haut niveau

L a Corée du Nord et la Corée

du Sud ont conclu , après

des pourparlers marathon,

un accord sur la tenue à Séoul d'une réunion intercoréenne au niveau des gouvernements, qui sera la première depuis 2007, a rapporté l'agence de presse sud- coréenne Yonhap. Ministère sud- coréen de l'unification. L'accord sur la tenue de cette réunion à Séoul, qui devrait avoir lieu mer- credi et jeudi, a été atteint après 18 heures de discussions entre des responsables des deux Corées dans le village frontalier de Panmunjom, a indiqué Yonhap. Panmunjom est l'endroit où fut signé l'armistice qui a mis fin à la Guerre de Corée (1950-1953). Entamées dimanche matin, les discussions se sont achevées tard dans la nuit de dimanche à lundi. Elles étaient elles-mêmes les pre-

miers pourparlers bilatéraux intercoréens depuis plus de deux ans, après des mois de tensions militaires dans la péninsule ali-

mentées par les ambitions

haut depuis des semaines. «Il a été

Obama et son homologue chinois

nucléaires de Pyongyang. Le prin-

décidé de discuter des questions

Xi

Jinping en Californie. Les deux

cipal objectif des pourparlers était

immédiates et urgentes concer-

dirigeants ont constaté leur

de déterminer l'ordre du jour, le lieu et le calendrier d'une rencon- tre intercoréenne de haut niveau.

nant les relations intercoréennes, dont la question de la normalisa- tion de l'activité de la zone indus-

convergence dans le dossier nord- coréen, affirmant être «pleine- ment en accord sur les objectifs»

Le ministère sud-coréen de

trielle de Kaesong», a indiqué

de

«dénucléarisation» de la pénin-

l'Unification a déclaré, selon Yonhap, que les deux parties étaient parvenues à Panmunjom à

KCNA. Le site, où travaillaient plus de 50 000 employés nord- coréens et des centaines de cadres

sule coréenne, selon le conseiller pour la sécurité nationale du pré- sident américain, Tom Donilon.

une entente partielle sur certaines

sud-coréens, a une forte valeur

La

Chine est le seul allié de poids

des questions en suspens entre Pyongyang et Séoul. Dans un communiqué publié après la fin des pourparlers, l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a

symbolique, et il est crucial pour l'obtention de devises étrangères par le régime communiste. Le complexe de Kaesong a été créé dans le cadre de la «diplomatie du

de Pyongyang, mais elle s'est montrée irritée de l'agressivité dont a fait preuve ces derniers mois le jeune dirigeant nord- coréen Kim Jong-Un. Pékin, qui

indiqué que la réunion à venir devrait être consacrée avant tout au rétablissement des relations commerciales entre les deux pays, et particulièrement à la réouver-

rayon de soleil» menée par Séoul de 1998 à 2008 afin d'encourager les contacts avec la Corée du Nord. Parmi les sujets à aborder lors de la réunion à venir, KCNA

concrètement maintient sous per- fusion l'économie nord-coréenne, a même voté à l'ONU les dernières sanctions contre le régime com- muniste. Le principe de la tenue

ture du complexe industriel inter-

cite également «la question de la

de

la réunion de Panmunjom a vu

coréen de Kaesong. Ce complexe,

réunion des familles séparées» et

le

jour jeudi après un retourne-

situé en territoire nord-coréen, à

«d'autres questions humanitai-

ment inattendu de la position de

10 kilomètres de la frontière, avait été fermé de facto par Pyongyang en avril, à un moment où la ten- sion dans la péninsule était au plus

res». La rencontre de Panmunjom est survenue quelques heures après la fin du sommet entre le président américain Barack

Pyongyang, qui a subitement mis en sourdine ses menaces belli- queuses et proposé d'ouvrir un dialogue avec la Corée du Sud.

Allemagne

Allemagne

La

crue historique de l'Elbe

continuait de menacer le nord

de l'Allemagne lundi et une digue a cédé dans la nuit en Saxe-Anhalt. Elle a provoqué l'évacuation de centaines de personnes. La pression de l'eau a ouvert une brèche d'une dizaine de mètres dans une digue près du village de Fischbeck, qui s'est rapidement élargie à 50 mètres et les autorités ont ordonné l'évacuation de ses 400 à 500 habitants, ainsi que ceux de trois villages voisins. La rupture de cette digue a provoqué la fermeture d'un pont ferroviaire obligeant les trains entre

Berlin et Cologne ou Francfort

à

emprunter un autre trajet.

Après huit heures de pic, atteint dans la nuit de dimanche à lundi à 8,91 m, la décrue du Danube a en revanche commencé lundi

matin en Hongrie: avec 8,89

m

à 06h00 à Budapest puis

8,88 mètres deux heures plus tard. Les digues tenaient bon.

Afghanistan

Une attaque contre l'aéroport de Kaboul s'est terminée lundi matin avec le décès des

sept assaillants, a annoncé la police afghane. Elle ne recensait en revanche dans

sept assaillants, a annoncé la police afghane. Elle ne recensait en revanche dans

l'immédiat aucune victime civile ou chez les forces de sécurité chargées de mettre fin à l'assaut rebelle. Le groupe de combattants, munis de grenades et d'armes automatiques, s'était emparé de deux bâtiments dans cette zone en principe très sécurisée du nord-est de

la capitale afghane. L'attaque

a été revendiquée par les

talibans, qui combattant depuis dix ans le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan. «Il y avait

sept assaillants. Deux

sept assaillants. Deux

(kamikazes) qui ont déclenché les bombes qu'ils portaient sur eux et cinq autres qui ont été tués dans les combats», a annoncé le chef de la police de Kaboul, Mohammad Ayoub Salangi. «Il n'y a pas de victimes chez les forces de sécurité, et nous n'avons pas non plus

d'informations sur des victimes civiles jusqu'ici», a-t-

il

ajouté.

Italie

La

production industrielle

italienne a reculé de 0,3% en avril par rapport à mars, selon des chiffres diffusés lundi par

l'institut des statistiques Istat. Calculée sur un an et corrigée des variations calendaires, la production industrielle est en baisse de 4,6%, soit son 20è mois

consécutif de recul. Sur un an,

le

secteur des biens de

consommation est en net recul de 5,8%, celui des biens d'équipement et des biens intermédiaires de 4,5%. Le secteur énergétique voit de son côté sa production diminuer de 2,3%. Istat signale toutefois quelques secteurs en croissance, comme la fabrication d'ordinateurs, de produits

électroniques et d'optique, les appareils électromédicaux

ou d'horlogerie.

ou d'horlogerie.

ALGERIE NEWS

et d'optique, les appareils électromédicaux ou d'horlogerie. AL GERIE NEW S Mar di 11 juin 201

Mardi 11 juin 2013

>NOTRE

VISION

DU

MAGHREB

17

Maladie de Mohamed VI

Le Maroc polémique

La polémique enfle au Maroc au sujet de la maladie du Mohamed VI, transféré en urgence le 10 mai dernier, en France. Les quelques éditorialistes qui osent évoquer la convalescence du «Prince des fidèles» subissent des pressions de la part du Makhzen. C’est le cas de l’éditorialiste Ali Anouzla, violemment attaqué par le Makhzen et sa presse, rapporte le site Maghreb emergent.

le Makhzen et sa presse, rapporte le site Maghreb emergent. L e roi du Maroc peut-il

L e roi du Maroc peut-il s’absenter comme bon lui semble sans annoncer la date de son voyage, sa

durée et sans désigner un intéri- maire ? Ces interrogations icono- clastes sont soulevées par Ali Anouzla, ce qui lui vaut quelques

méchantes attaques sur le mode lèse-majesté, sur la base du constat que les voyages du Roi Mohamed VI, le troisième depuis le début de l’année, ne font l’objet d’aucune communication transparente. Le Roi du Maroc est en effet depuis le 10 mai 2013 en « déplacement

privé et impromptu » et en « l'ab- sence de toute communication digne de ce nom, les rumeurs les plus approximatives vont donc bon train sur la motivation réelle de toutes ces pérégrinations ». Tout en estimant qu’il ne sert à rien de se demander si cette caté- gorie de congé était payée, la Constitution n’imposant de reddi- tion de compte sur le budget du Palais, Anouzla soulève le pro- blème sous l’angle politique et constitutionnel. « Mohamed VI est-il dans son droit, lorsque, cumulant les fonctions régaliennes de roi, de Commandant en chef des forces armées et de Chef d'état-major, il prend la liberté de s'absenter aussi souvent et aussi longtemps, sans même prendre la peine d'annoncer ni la date de son voyage, ni la durée de celui-ci, ni le nom de l'intérimaire en charge des affaires du pays durant son absence, comme il est coutume de procéder dans n'importe quel autre pays dans le monde ? ».

Une monarchie « exécutive »

La question est d’autant plus posée que le Roi du Maroc a choisi de poursuivre sur la « voie de la monarchie exécutive en vertu de laquelle il règne et gouverne ». L’ampleur du pouvoir et des pou- voirs sont tels qu’il devrait accep-

ter de rendre des comptes sur l’exercice de ses fonctions et « accepter de dévoiler des pans entiers de sa vie privée : bulletins de santé, périodes de congés, voya- ges officiels ou privés, voire même son emploi du temps quotidien, comme il est de coutume à la Maison-Blanche ou à l'Elysée». Anouzla, selon le site spécialisé, fait un parallèle avec l’Arabie saou- dite où les visites privées du Roi font l’objet d’un communiqué et où le pouvoir royal est délégué durant son absence. L'absentéisme du roi pose aujourd'hui un réel problème constitutionnel, politi- que tout autant que moral » ajoute Anouzla. L’article a suscité des réactions virulentes dans la presse de l’establishment. Lakome est accusé dans « Cawaliss Al Youm » (les coulisses d’aujourd’hui) de « pécher en eau trouble » alors que tous ceux qui observent la vie poli- tique marocaine savent que « l’ins- titution monarchique est présente sur la scène politique nationale et accompli ses missions quel que soit le lieu où se trouve le roi. Parler d’absentéisme du roi relève de la « dissipation » des lecteurs et une exploitation d’un thème pour faire passer des messages préfabri- qués et vider une haine sans limite ». Un autre site, Telexpress s’atta- que violemment à Anouzla qualifié de « nain ». Le site Lakome est gra- tifié du méchant « décharge »

Les gens

Les gens

Les gens

Rached

Ghannouchi

Le mouvement Ennahdha va perdurer malgré les complots et les conspirations et restera au pouvoir aussi longtemps que les gens sont enchantés », a affirmé, samedi, le président du Mouvement Rached Ghannouchi. « La Tunisie doit saisir une occasion historique pour devenir le premier pays du printemps arabe à remplacer une dictature par un régime démocratique », a-t-il lancé lors d'une manifestation à l'occasion du 32e anniversaire d'Ennahdha. « Ceux qui portent les armes doivent prendre conscience qu'ils ne sont pas en train de faire face au gouvernement de Ben Ali, mais plutôt à un gouvernement islamique élu ». Selon le vice-président du mouvement Abdelfattah Mourou, le projet d'Ennahdha est civilisationnel et ses militants qui avaient subi l'injustice et l'oppression ne toléreront point que les droits des autres soient bafoués ou qu'ils exercent une tutelle sur eux.

ne toléreront point que les droits des autres soient bafoués ou qu'ils exercent une tutelle sur
ne toléreront point que les droits des autres soient bafoués ou qu'ils exercent une tutelle sur

UMA

Célébration de l'anniversaire de la déclaration historique Zeralda

L es pays de l'Union du Maghreb arabe (UMA) célèbrent aujourd'hui l'an-

niversaire de la déclaration histo- rique de Zeralda, qui se veut l'in- carnation de la volonté politique des pays de l'Union pour pro- mouvoir la région du Maghreb et marquer le début du processus de construction de l'édifice maghré- bin, lors du sommet de Zeralda, tenu le 10 juin 1988. Cet événe- ment historique coïncide avec la fête de la jeunesse maghrébine, approuvé par le Conseil de la présidence de l'Union lors de sa troisième session, tenue en 1991 en Libye, et au cours de laquelle les pays de l'UMA on mis en valeur le rôle joué par la jeunesse

à travers son soutien au proces- sus de construction du Maghreb, en tant que projet civilisationnel et garant d'un avenir meilleur, à la lumière des regroupements régionaux et des développements survenus sur les scènes régionale et internationale, indique samedi un communiqué du secrétariat général de l'UMA. Dans ce sens, des efforts ont été déployés pour

la prise en charge des problèmes

ont été déployés pour la prise en charge des problèmes des jeunes, à travers la program-

des jeunes, à travers la program- mation du thème de la jeunesse à l'ordre du jour des travaux des Conseils ministériels concernés et la création d'institutions oeu- vrant pour le rapprochement entre les jeunes du Maghreb, ajoute la même source. Il est, éga-

lement, prévu de mettre en place

une stratégie maghrébine consa- crée aux problèmes des jeunes, élaborée sur la base de l'étude réalisée par le secrétariat de l'Union, outre la préparation de programmes visant à promou- voir les ressources humaines et la formation de générations impré- gnées des valeurs maghrébines.

Tunisie

Des laboratoires et deux unités de recherche à Monastir

Moncef Ben Salem, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé que son département a approuvé la création de trois laboratoires de recherche à la faculté de pharmacie de Monastir. «Un laboratoire de génome humain et des maladies multifactorielles, un laboratoire de parasitologie et de mycologie médicale et moléculaire et un troisième laboratoire de développement chimique» a- t-il précisé. Il s'agit également de renforcer les unités de recherche dans le pôle universitaire de la région, a-t-il ajouté. Moncef Ben Salem a présidé avec le ministre de la santé la cérémonie de remise des diplômes de doctorat pour les promotions 2010/2011 et 2011/2012 à la faculté de pharmacie de Monastir. Concernant des conventions conclues entre les ministères Tunisien et Turc de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, M.Ben salem a déclaré à l'Agence TAP qu'au cours de la dernière visite du premier ministre Turque à Tunis le ministère a procédé à la mise à jour des conventions conclues. Il a indiqué que ces conventions portent sur l'échange des étudiants et l'octroi de bourses universitaires avec l'examen d'une contribution turque relative à la création d'universités en Tunisie. Ben Salem a indiqué qu'une convention sera signée prochainement avec l'Allemagne ayant pour objectif de créer une université Allemande en Tunisie, comme celles qui avaient été faites avec l'Algérie et la France.

Tourisme

en Tunisie

674 721 en un mois

Quelque 674 721 personnes

sont entrées en Tunisie, en mai dernier, dont 67 000 et

992 Tunisiens résidant à

l'étranger, indique la Direction des Frontières et des Etrangers au ministère de l'Intérieur. Dans un

communiqué, rendu public, la même source précise que

la Tunisie a accueilli 55 393 croisiéristes, enregistrant une hausse de 50 842 touristes par rapport au mois de mai 2012. Les Libyens sont en tête avec 204 000 entrées, suivis des Français

74 872 et des Algériens 60

697.

Le nombre de Britanniques ayant séjourné en Tunisie est estimé à 47 374, alors que

celui des Allemands atteint

44 mille 933. En outre, 32

755 Russes ont visité la

Tunisie contre 13 750 Belges

et 13 406 Italiens.

ALGERIE NEWS

outre, 32 755 Russes ont visité la Tunisie contre 13 750 Belges et 13 406 Italiens.

Mardi 11 juin 2013

18

>SPORTS

Qualifications-

Concacaf

Mexique et USA de retour à la maison

Les Etats-Unis, le Mexique et le Costa Rica se partagent actuellement la tête du tournoi hexagonal des qualifications de la CONCACAF pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014. A la peine depuis le début de la compétition, El Tri compte un match de plus que ses rivaux. Ce 11 juin 2013, les Mexicains accueilleront les Ticos au stade Azteca pour une affiche très attendue. Les joueurs de Jürgen Klinsmann retournent eux aussi sur leurs terres, plus précisément à Seattle. Ils auront toutefois intérêt à se méfier du Panama, en grande forme actuellement. Le troisième match de la journée mettra aux prises le Honduras et la Jamaïque à Tegucigalpa. En quête de buts et de points, les Reggae Boyz ont désespérément besoin d'un bon résultat pour se relancer. Le Mexique s'est montré plutôt décevant à chacune de ses cinq sorties depuis le début du tournoi hexagonal. Avec quatre nuls et une victoire, El Tri se maintient dans le groupe de tête mais ces résultats sont loin d'enthousiasmer les supporters mexicains, habitués à voir leur équipe dominer les débats sur la scène régionale. En outre, la pression se fait de plus en plus forte sur le sélectionneur José Manuel de la Torre. Malgré la présence de stars reconnues comme Andres Guardado, Javier Hernandez et Giovani dos Santos, l'équipe nationale ne parvient pas à imposer son jeu. L'exigeant public de l'Azteca attend beaucoup plus de ses favoris que le triste 0:0 servi lors de leur dernier match à domicile, contre la Jamaïque. « Nous travaillons dur pour améliorer nos résultats mais il manque toujours quelque chose », confirme le vétéran Carlos Salcido à l'issue du nul concédé au Panama. A l'inverse, le Costa Rica aborde ce périlleux déplacement en confiance. Les Ticos restent sur une courte victoire (1-0) à domicile sur le Honduras. Le défenseur des New York Red Bulls Roy Miller a signé l'unique but de la rencontre. Toutefois, les fans veulent voir davantage d'efficacité de la part des titulaires habituels en attaque, comme Alvaro Saborio. Promu au rang de capitaine par le sélectionneur Jorge Luis Pinto, Bryan Ruiz s'est installé au poste de meneur de jeu, après une saison en demi- teinte à Fulham. Le bilan costaricain en déplacement reste cependant modeste : un point sur sept, obtenu suite à un nul vierge au Panama. Une victoire à l'Azteca semble donc bien improbable. «Notre équipe a des qualités et elle possède une bonne défense. Nous verrons comment les choses se passeront au Mexique», commente Pinto. Les autres matches? Les Etats-Unis retrouveront l'État de Washington et son climat pluvieux, à l'occasion de la réception du Panama. Avant le nul concédé au Mexique, les Canaleros occupaient la première place du tournoi hexagonal. L'équipe a réalisé d'énormes progrès au cours des derniers mois. Après des débuts peu convaincants, les Américains semblent quant à eux revenus à leur meilleur niveau. Jozy Altidore forme actuellement un duo très performant en pointe aux côtés de Clint Dempsey et le grand attaquant de l'AZ Alkmaar aura certainement à cœur de soigner ses statistiques face aux Centraméricains. Les visiteurs devront pour leur part se passer des services de Blas Perez, victime d'une gastroentérite. «Nous sommes plus détendus quand nous jouons à domicile», confie Atlidore à FIFA.com. «Notre nous sentons un peu plus libres et nous chercherons donc à porter le jeu dans le camp adverse.»

Après la précieuse victoire à Porto Novo

Les Verts préparent Kigali

La sélection nationale occupe la tête du classement avec 9 pts pour 4 matches, devant le Mali (6 pts-3 m), le Bénin (4 pts-4 m) et le Rwanda (1 pt - 3m), après sa victoire méritée contre la sélection béninoise. Un précieux acquis, arraché à l’extérieur grâce aux performances hors commun d’Islam Slimani et de la nouvelle recrue Nabil Ghilas.

d’Islam Slimani et de la nouvelle recrue Nabil Ghilas. U n doublé de l’atta- quant Islam

U n doublé de l’atta-

quant Islam Slimani

(38 et 42) et un but du

remplaçant Nabil

Ghilas (78) ont eu raison d’une sélection locale, dominée durant la majeure partie de la rencontre. Les Béninois avaient pourtant ouvert la marque, contre le cours

du jeu, à la 31’ de jeu par son buteur Rudy Gestede. Les joueurs de Vahid Halilhodzic ont débuté en trombe la rencontre disputée devant un public peu nombreux au stade Charles de Gaulle de Porto Novo. Durant la première demi-heure de jeu, quatre occasions de but ont été ratées par les Algériens : Slimani

(15), Soudani (22 et 30) et Bougherra (30). Mais, sur un contre béninois, suivi d’un cor- ner, Rudy Gestede parvient à tromper d’une tête, la vigilance du gardien M’bolhi. Un but qui allait fouetter les ardeurs des coéquipiers de Saphir Taider, passeur décisif sur les deux pre- miers buts incrits par Slimani. Ce dernier a inscrit, à l’occasion de match, son 9e but en équipe nationale depuis ses débuts en mai 2012. En seconde mi-temps, l’entrée de Faouzi Ghoulam (64) à la place de Soudani puis celle de Nabil Ghilas (74) à la place de Slimani, ont donné plus de tonus aux Verts qui procédaient, alors,

en contre face aux Ecureuils béninois qui cherchaient l’égali- sation. Sur un de ces contres, Ghilas a pris de vitesse la défense adverse et a trompé le gardien Belemou Guillaume impuissant sur cette action. Ce 3e but scella la victoire des Verts qui auraient pu corser l’addition, notamment par Feghouli qui a gâché une belle opportunité (85). La presse nationale a loué, hier, le rende- ment des poulains de Vahid qui ont su monter la dragée. A l’issue de la rencontre, le coach a félicité ses gars malgré les erreurs rele- vées. Depuis le début de la pré- paration de cette rencontre, « je ne cessais de demander à mes joueurs de remporter ce match. Nous avons été menés au score à la demi-heure du jeu, mais cela n’a pas perturbé ni démoralisé le groupe, et c’est ce qui nous a permis de renverser la vapeur », a

déclaré Halilhodzic, soulignant que ce succès donne à l’effectif beaucoup d’espoir en prévision de la suite du parcours. « Il nous permet également de nous ren- dre à Kigali avec un bon moral pour ramener la victoire », estime-t-il. « Je sais que ça n’est jamais arrivé à l’équipe nationale de gagner deux matches de suite à l’extérieur lors des éliminatoi- res de la Coupe du monde, mais je pense que cela pourrait consti- tuer une source de motivation supplémentaire pour les joueurs afin d’aller s’imposer à Kigali », précise-t-il. A propos de ce match, l’entraineur des Verts compte justement changer l’or- ganisation de jeu suivant les for- ces et faiblesses de l’adversaire Quant à l’arbitrage, il a été tout simplement honnête, commente Vahid.

Yanis Ramy

Ils ont quitté hier le Bénin

L'équipe à Alger

La sélection nationale a quitté le Bénin, hier, par un vol spécial d’Air Algérie, la délégation a été accueillie à l’aéroport par les officiels vers à Alger. Les Algériens passeront quatre jours au pays au Centre technique de Sidi Moussa, pour se préparer aux matchs face aux Amavubis du Rwanda, qui revêt une importance capitale, il s’agira pour l’EN d’enchaîner deux victoires à l’extérieur, chose que la sélection nationale n’a jamais réussi. Dans quatre jours donc, l’équipe d’Algérie se rendra à Kigali.

Dans un match amical

La France s’incline lourdement au Brésil

équipe de France s'est inclinée (3-0) au Brésil avant-hier soir, lors du

deuxième match de sa tournée sud-américaine, sanctionnée par autant de revers qui n'ont rien de rassurant. Si le premier match, en Uruguay, s'était joué sur un rythme pour le moins lent et n'avait basculé que sur la malice de Luis Suarez (1-0), celui de dimanche a été plus intéressant en terme de jeu mais a aussi mis en évidence les lacunes de cette équipe rema- niée. Il faudra notamment en retenir que les premiers deux buts du Brésil, qui prépare la

Coupe des Confédérations et accueillera la Coupe du monde l'année prochaine, ont été ins- crits en seconde période par Oscar et Hernanes, chaque fois esseulés dans l'axe. Le troi- sième, par le Parisien Lucas, est venu sur penalty dans le temps additionnel après une faute de Mathieu Debuchy sur Marcelo. Didier Deschamps, désireux de faire jouer tout son monde, avait modifié le visage de son équipe. Au milieu à deux défen- sifs et trois offensifs aligné en Uruguay, il avait préféré cette

fois un trident plus travailleur

L'

et l'absence d'un meneur de jeu,

Mathieu Valbuena basculant à droite. Dès la deuxième minute, une passe en retrait d'Adil Rami et les efforts de l'ancien atta- quant lyonnais Fred ont mis sous pression Hugo Lloris, sans que Neymar, en embuscade, en profite. Dans une première période animée, notamment grâce à Dimitri Payet, assez en vue côté français, et aux velléi- tés offensives des Brésiliens, les occasions ont plutôt été pour les quintuples champion du monde. Hugo Lloris n'a pas eu beaucoup d'arrêts à faire mais il

y a eu beaucoup de situations

chaudes devant son but dont les attaquants auriverde se sont rapprochés dangereusement au fil des minutes. Le Brésil aurait pu entrer avec l'avantage à la pause, si Fred avait cadré sa tête sur un long centre de Dani Alvès ou si Neymar n'avait pas taclé dans le vide en essayant de reprendre un ballon de Marcelo. Le (0-0) illustrait mal ce match et il n'a pas duré. Dès le retour des vestiaires, Hulk

pour le Brésil et Yohan Cabaye pour les Bleus ont manqué le cadre de peu. Dix minutes plus

tard, Fred a récupéré le ballon

après une faute de Paulinho sur Valbuena. L'avant-centre s'est infiltré dans la surface, côté gauche, et a servi Oscar, seul au point de penalty, qui a ajusté Hugo Lloris. Le jeune joueur de Chelsea aurait pu doubler la mise sur un mouvement de Hulk deux minutes plus tard, mais sa frappe frôla le poteau de Hugo Lloris. Après avoir eu leur chance sur un centre de Valbuena que David Luiz était près d'envoyer dans son propre but et sur un corner, les Bleus s'exposait de nouveau et Fred, servi au point de penalty, écra-

sait trop sa frappe pour trom- per Lloris. Les entrées conju- guées de Clément Grenier, Alexandre Lacazette et Olivier Giroud, à la place d'un Karim Benzema qui n'en finit plus de ne pas marquer en Bleu, devaient apporter un peu de tonus pour les vingt dernières minutes. Il n'en a rien été, comme l'a déploré Didier Deschamps sur TF1 après le match : «On avait moins de jus en deuxième mi-temps et ceux qui sont entrés, on ne peut pas dire qu'ils ont apporté grand chose, au moins dans l'engage- ment.»

Les gens Robert Lewandowski Robert Lewandowski, prolifique attaquant du Borussia Dortmund, ne sera pas transféré
Les gens
Robert
Lewandowski
Robert Lewandowski, prolifique
attaquant du Borussia Dortmund, ne
sera pas transféré au Bayern Munich
lors du mercato, affirme lundi le
président du club de la Ruhr, Hans-
Joachim Watzke, dans les colonnes
du quotidien Bild. «C'est définitif.
Nous avons informé Robert et ses
agents. Le dossier Bayern est
terminé parce qu'il n'y a pas eu
d'offre écrite», ajoute-t-il. Le
Borussia Dortmund, battu par le
Bayern en finale de la Ligue des
champions et détrôné par le club
bavarois en Bundesliga, dont il était
le double tenant du titre, a déjà
perdu son milieu de terrain Mario
Götze, qui portera les couleurs de
Munich la saison prochaine.
 

>MEDIANET

>MEDIANET

19

Pornographie infantile

 

Brèsil

David Cameron presse Google

Le Premier Ministre britannique, David Cameron, a exigé que Google et d'autres moteurs de recherche débarrassent l'internet de la pornographie infantile, en soulignant que des vies étaient mises en danger par la diffusion en ligne de vidéos «abjectes».

Une pub pour recharger les portables

Une pub pour recharger les portables
récemment émue par deux procès retentissants concernant des meurtres d'enfants à caractère sexuel, qui ont

récemment émue par deux procès retentissants concernant des meurtres d'enfants à caractère sexuel, qui ont révélé que les

meurtriers de deux petites filles, April Jones âgée de 5 ans et Tias Sharp, 12 ans, consultaient régu- lièrement de la pornographie infantile en ligne. David Cameron

a

estimé qu'il y avait certes des

«signes encourageants» de l'enga- gement des principaux sites en ligne dans la lutte contre la por-

C'est dans le cadre d'une campagne publicitaire sur sa nouvelle gamme de crèmes solaires que Nivea innove et va proposer, cet été, dans la presse magazine brésilienne, une pleine

nographie infantile, mais «j'en attends davantage» de leur part, a- t-il ajouté. «Le temps des excuses

et

des reproches, c'est fini - nous

page recouverte de panneaux solaires munie d'un port USB afin

devons tous lutter ensemble. C'est

sécurité de nos enfants qui est

en jeu - et rien ne compte plus que cela !» Google a assuré qu'il prenait toutes les mesures nécessaires pour retirer de ses résultats de recherche, tous les matériaux illé- gaux et les plus choquants. «Google a une politique de tolé- rance zéro concernant la porno- graphie infantile et les images de

la

sévices sexuels infligés à des enfants», a déclaré le moteur de recherche sur sa page FAQ (ques-

et les images de la sévices sexuels infligés à des enfants», a déclaré le moteur de

de recharger son téléphone portable n'importe où.Une vidéo a été mise en ligne afin de démontrer l'efficacité de ce chargeur offert, y compris sur la plage puisqu'il nécessite évidemment un ensoleillement optimal pour fonctionner correctement. Les geeks prévoyant une escale au Brésil durant cette saison estivale ne manqueront donc pas de rapporter dans leur valise un exemplaire des magazines incluant cette étonnante publicité.

«

L es sociétés d’internet et les moteurs de

techniques pour faire plus d’ef- forts afin de nous débarrasser de ces images abjectes», a-t-il déclaré

tants de plusieurs géants du web dont Google et Facebook à une rencontre le 17 juin, pour les

recherche gagnent leur vie en écumant et

en organisant la toile. Aussi, j'en appelle à eux pour qu'ils utilisent leurs extraordinaires capacités

samedi. La secrétaire d'Etat à la Culture, Maria Miller, également responsable de la sécurité sur l'in- ternet, a convoqué les représen-

entendre sur les mesures qu'ils avaient prises pour réguler leurs contenus. La Grande-Bretagne a été

Application Promo Ecoutes Google propose un milliard pour GPS Waze téléphoniques Nedjma lance La taupe
Application
Promo
Ecoutes
Google propose
un milliard
pour GPS Waze
téléphoniques
Nedjma lance
La
taupe
de
la
CIA
« Jil Internet»
Un
employé
de
29
ans
d'un
sous-
traitant
américain
de
la
défense
est
la
« J il
Internet,
source
qui
a
révélé
Dima
au
Guardian
des
informations
confidentielles
sur
les
programmes
de
surveillance
des
communications
menés
par
les
Etats-
connecté »,
c'est le slogan
de la nouvelle
campagne lan-
cée par l’opéra-
teur de télé-
phonie mobile
Unis,
a
annoncé
le
quotidien
britannique
dimanche.
«Je
n'ai
aucune
intention
de
me
cacher
parce
que
Nedjma pour
promouvoir
l'utilisation de
l'internet en
mobilité avec la
clé N'ternet,
je
sais
que
je
n'ai
rien
fait
de
mal»,
a
déclaré
Edward
Snowden
dans
un
entretien
publié
sur
le
site
internet
du
L e géant américain de l'internet Google est en discussion
pour l'achat pour au moins 1 milliard de dollars de l'ap-
plication mobile de navigation GPS Waze, dont les
journal.
Le
Guardian
explique
que
c'est
sur les tablettes
Nedjma 3G+ et
les smartpho-
nes, à seule-
ment 100 DA pour une journée de connexion. Jil internet est une invitation à vivre
au quotidien l'expérience de l'Internet mobile incarnée dans un spot télévisé inédit
montrant des jeunes algériens heureux de profiter des avantages de l'Internet en toute
Edward
Snowden
lui-
liberté et dansant sur le rythme entrainant du dernier tube « C'est la vie » de Khaled
concepteurs sont basés en Israël, ont indiqué dimanche les
médias israéliens.Le journal Haaretz a indiqué sur son site inter-
même
qui
a
demandé
de
révéler
net que les deux compagnies sont d'accord sur les conditions et
sont sur le point de signer à un prix «de plus de 1 md USD».
Le prix d'acquisition s'élève à 1,3 milliard de dollars, selon le
quotidien économique Globes. Aucun des deux journaux n'a
identifié sa source. «Nous ne commentons aucune rumeur et
aucune spéculation», a indiqué à l'AFP un porte-parole de
Google interrogé sur les informations de presse israéliennes.
D'autres informations avaient précédemment indiqué que
Apple, puis Facebook, voulaient acheter la start-up israélienne.
son
identité.
Le
qui exprime la gaieté et la bonne humeur. Avec sa couverture réseau renforcée et per-
formante, vous pouvez vous connecter où que vous soyez en Algérie. Profitez de cette
opportunité unique pour surfer sur le net en toute liberté sur vos smartphones,
Washington
Post
a
confirmé
que
l'ancien
employé
de
la
CIA,
informaticien
tablettes Nedjma ou clé N'ternet. Pour ceux qui veulent rejoindre la communauté Jil
Internet, c'est l'occasion d'acquérir ces outils technologiques innovants disponibles
dans tous les Espaces Nedjma.
Il s'agit en effet de la Clé N'ternet de Nedjma qui vous permet d'accéder à Internet
aujourd'hui
exilé
à
en mobilité à travers tout le territoire national, de la tablette Nedjma 3G+ qui vous
Hongkong,
était
offre une expérience d'Internet unique avec plus de confort et de liberté et un large
également
sa
source.
éventail de téléphones et de smartphones dont le dernier Samsung Galaxy S4 offrant
les applications les plus récentes.

ALGERIE NEWS

dont le dernier Samsung Galaxy S4 offrant les applications les plus récentes. ALGERIE NEWS Mardi 11

Mardi 11 juin 2013

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