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SITUATION SOCIOÉCONOMIQUE DES MÉNAGES ET IMPACT DE LA CRISE SOCIOPOLITIQUE 2009 DISTRICT AMBOVOMBE - 2012
SITUATION SOCIOÉCONOMIQUE DES MÉNAGES ET IMPACT DE LA CRISE SOCIOPOLITIQUE 2009 DISTRICT AMBOVOMBE - 2012

SITUATION SOCIOÉCONOMIQUE DES MÉNAGES ET IMPACT DE LA CRISE SOCIOPOLITIQUE 2009

DISTRICT AMBOVOMBE - 2012

Cabinet RADSE Mars 2013

Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

SOMMAIRE

RÉSUMÉ EXÉCUTIF a

PARTIE I : CONTEXTE, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE

1

1.1 CONTEXTE 1

1.2 OBJECTIFS 2

1.3 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE 3

1.3.1

Choix des sites

3

1.3.2.

Echantillonnage

3

1.3.3.

Phase pré-enquête 4

1.3.4.

Phase de collecte de données 6

1.3.5.

Traitement informatique 6

1.3.6

Analyse des donnÉes 6

Partie II : PRESENTATION DES RÉSULTATS

7

2.1 ECHANTILLON 7

7

2.2.1 Population 7

2.2 CARACTERISTIQUES SOCIODÉMOGRAPHIQUES

2.2.2 Ménage

9

2.2.3 Migration et déplacement

11

2.2.4 Eau et assainissement

19

2.2.5 Education 23

2.2.6 Santé

33

2.2.7 Jeunes

42

2.2.8 Chocs et stratégies

48

2.2.9 Service administratif 51

53

2.3.1 Activités économiques 53

2.3.2 Revenus et dépenses 61

2.3.3 Sécurité alimentaire 68

2.3.4 Réseau social

75

2.4 SÉCURITÉ 77

2.3 CARACTERISTIQUES SOCIOECONOMIQUES

2.4.1 Perception de la sécurité 77

2.4.2 Insécurité

78

2.4.3 Impacts d’actes de banditisme 79

2.4.4 Prévention de la sécurité 80

2.5

ÉTAT DE DROIT ET VIOLENCES

80

2.5.1 Médias

80

2.5.2 Violences à domicile

81

2.6 BESOINS PRIORITAIRES

83

2.7 OPPORTUNITES 85

CONCLUSION

ANNEXE 90

ANNEXE 1: FCS ou Food Consumption Score………………………………………………………… i

ANNEXE 2 : Revue des photos

ANNEXE 3 : Tableaux globaux v

ii

88

Annexe 4 : fiche de denombrement

xxiv

Annexe 5 : questionnaire aupres des menages

xxv

Cabinet RADSE

Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Effectifs des ménages enquêtés, nombre d’individus par ménage et taille du ménage

7

Tableau 2 : Structure de la population selon les groupes d’âge

8

Tableau 3: Composition des membres de ménages selon les groupes d’âge

8

Tableau 4 : Taux des chefs de ménage selon l’âge

10

Tableau 5: Taux des chefs de ménage selon la taille de ménage et le statut matrimonial

10

Tableau 6: Migration selon les caractéristiques sociodémographiques

12

Tableau 7 : Taux de migration selon les lieux de provenance et les motifs

13

Tableau 8 : Taux des déplacements effectues par les individus âgés de 6 ans et plus au chef lieu de district

14

Tableau 9 : Taux de déplacement des individus selon le sexe, les groupes d’age, le statut matrimonial et le niveau d’instruction

15

Tableau 10: Caractéristiques de déplacements selon le sexe

16

Tableau 11: Motifs de déplacement

16

Tableau 12: Caractéristiques des déplacements selon les secteurs d'activités

17

Tableau 13 : Caractéristiques du nombre de déplacements des membres du ménage au cours

17

Tableau 14: Dépenses en transport pendant les 30 derniers jours avant l’enquête

18

Tableau 15 : Dépenses mensuelles en transport (en Ar)

18

Tableau 16: Sources d’approvisionnement en eau de boisson et de cuisson

19

Tableau 17: Pratique habituelle pour rendre l'eau de boisson plus saine

20

Tableau 18: Problème en matière d'accès a l'eau

21

Tableau 19: Approvisionnement en eau payant

21

Tableau 20: Mode de l’utilisation d’une latrine

22

Tableau 21: Utilisation d’une douche

22

Tableau 22: Pratique du lavage des mains avec du savon

23

Tableau 23: Raisons du fait de ne pas se laver la main avec du savon

23

Tableau 24 : Age d’entrée à l’école

24

Tableau 25: Seuil d’instruction

25

Tableau 26 : Niveau d’instruction du CM

26

Tableau 27: Taux de scolarisation

27

Tableau 28: Situation de la scolarisation des enfants âgées de 6 a 17 ans

28

Tableau 29 : Scolarisation de la population selon les groupes d’âge et le genre

29

Tableau 30: Perception de la qualité de l'éducation

30

Tableau 31 : Incidence de l’absence prolongée

30

Tableau 32: Incidence de l’absence prolongée selon le niveau d’instruction

31

Tableau 33 : Difficulté de payer les frais de scolarité

31

Tableau 34 : Types de difficulté pour payer les frais de scolarité

31

Tableau 35 : Problème d’accès à l’éducation

32

Tableau 36: Naissances et décès au cours de l’année 2012

33

Tableau 37 : Taux de ménages selon le nombre de maladies des membres depuis janvier 2012

34

Tableau 38: Taux de maladies selon les groupes d’âge

35

Tableau 39: Types de maladie selon les groupes d’âge

35

Tableau 40 : Evolution du taux de morbidité selon les 3 résultats ESMVIC 2010-2011-2012

36

Tableau 41 : liste des pathologies 2012, district d’AMBOVOMBE

37

Tableau 42 : Evolution du recours a la consultation méicale

37

Tableau 43: Types de consultation

38

Tableau 44 : Raisons de non consultation médicale

38

Tableau 45 : Connaissance du VIH/SIDA

39

Tableau 46 : Connaissances sur le VIH/SIDA selon les caractéristiques des répondants

39

Tableau 47: Appréciation du mode de transmission du SIDA

40

Tableau 48: Compréhension de l’infection du SIDA

41

Tableau 49: Appréciation de transmission du Sida de la mère à l’enfant

41

Tableau 50: Utilisation de préservatif

42

Tableau 51: Appréciations de moyens de réduire la transmission du VIH/SIDA

42

Tableau 52: Participation des jeunes à la vie communautaire

43

Tableau 53: Avenir des jeunes à Madagascar

43

Tableau 54: Principales occupations des jeunes pendant leur temps libre

44

Tableau 55 : disponibilité d’infrastructures de loisirs pour jeunes

44

Tableau 56 : Opinion des enquêtés selon les caractéristiques sociodémographiques sur la disponibilité d’infrastructures de loisirs

45

Tableau 57 : Degré d’optimisme des enquêtes sur l’avenir des jeunes

46

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

Tableau 58 : Opinions sur les principales menaces à la santé des jeunes âgés de 15 à 24 ans

46

Tableau 59 : Opinions sur les rôles des parents en matière d’éducation sur le SIDA

47

Tableau 60 : Compatibilité des attentes des services de santé aux besoins des jeunes

47

Tableau 61: Chocs subis par les ménages au cours des années 2010, 2011 et 2012

48

Tableau 62: Impacts subis par l’agriculture et l’élevage

49

Tableau 63 : Stratégies adoptées pour faire face aux chocs

50

Tableau 64 : Appréciation des ménages concernés sur les prestations des services publics

51

Tableau 65: Répartition des ménages selon la perception du fonctionnement du fokontany

52

Tableau 66: les domaines faisant l’objet de non satisfactions

53

Tableau 67: Secteurs d’activité de la population active

53

Tableau 68: Ventilation des activités du secteur primaire

54

Tableau 69 : Typologie des ménages éleveurs

54

Tableau 70 : Situation vis-à-vis de l’activité des membres des ménages de 15 ans et plus

55

Tableau 71: Population active de 15 ans a 64 ans selon le secteur d’activité

55

Tableau 72 : Taux d’occupation par tranche d’âge

56

Tableau 73: Profil du capital humain de la population âgée de 15 ans et plus

56

Tableau 74: Profil du capital humain par groupe de population

57

Tableau 75: Profil du capital humain selon les groupes d’âge

57

Tableau 76: Profil du capital humain selon le niveau d’instruction

59

Tableau 77 : Profil du capital humain selon la situation matrimoniale

60

Tableau 78 : Typologie des revenus

62

Tableau 79 : Sources et composantes (%) du revenu total

63

Tableau 80: Structure du revenu total

63

Tableau 81 : Structures du revenu courant selon le sexe du CM

64

Tableau 82 : Répartition des ménages suivant le niveau de revenu courant (000 ar.) et

66

Tableau 83: Structure des dépenses totales par ménage (en Ar)

67

Tableau 84 : Part des dépenses monétaires alimentaires par rapport au revenu monétaire courant

67

Tableau 85 : Fréquence et consommation alimentaire au cours de la semaine ayant précédé l’enquête

69

Tableau 86: Répartition des ménages selon le type d’aliment de base pendant le jour ayant

70

Tableau 87: Comparaison du nombre de repas journaliers par tranche d'âge, selon le passage d'enquête

70

Tableau 88 : Estimation de la durée des stocks au cours du mois précédant l’enquête

71

Tableau 89: Principales sources d’aliments de base déclarées par les ménages (%)

72

Tableau 90: Perception sur la situation alimentaire

73

Tableau 91 : Répartition des ménages selon le FCS et les caractéristiques sociodémographiques

74

Tableau 92: Difficultés rencontrées par les ménages

75

Tableau 93: Recours habituels en cas de difficultés

76

Tableau 94: Satisfaction des recours en cas de difficultés

77

Tableau 95: Perception de la sécurité dans le village

77

Tableau 96 : Actes de banditisme

78

Tableau 97 : Proportion des ménages touchés et fréquence des vols au cours de l’année 2012

79

Tableau 98: Disposition en vue de la sécurité

80

Tableau 99: Type de médias les plus recourus par les enquêtés

81

Tableau 100 : Perception sur le rôle des médias dans le contexte actuel de la crise

81

Tableau 101 : Nature des violences à domicile, en pourcentage

82

Tableau 102 : Actes de violence perpétrés contre les enfants

82

Tableau 103 : Membres de ménages ou riverains arrêtés par les forces de l'ordre

83

Tableau 104 : Besoins prioritaires immédiats du ménage

84

Tableau 105 : Besoins pouvant attendre du ménage

85

Tableau 106 : Opinions sur l’évolution de la situation des ménages

85

Tableau 107 : Appréciation sur l’avenir proche selon les caractéristiques sociodémographiques des ménages

86

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LISTE TABLEAUX EN ANNEXE

Tableau a. 1: Répartition des chefs de ménage selon la taille de ménage et le statut matrimonial

v

Tableau a. 2: Motifs de déplacement

vi

Tableau a. 3: Seuil d’instruction en 2010

vii

Tableau a. 4: Seuil d’instruction en 2011

vii

Tableau a. 5 : Seuil d’instruction en 2012

viii

Tableau a. 6: Evolution des membres de ménage au cours de l’année 2012

ix

Tableau a. 7 : Taux de morbidité selon le sexe, le statut marital et les tranches de revenu

x

Tableau a. 8 : DEpenses mensuelles en transport en 2012

xi

Tableau a. 9: Stratégies adoptées pour faire face aux chocs

xii

Tableau a. 10: Perception de la qualité du service public dans la commune

xiii

Tableau a. 11: Motifs de non satisfaction de la qualité des services dans la commune

xiv

Tableau a. 12 : Fréquence de la consommation alimentaire

xv

Tableau a. 13: Principales sources d’aliments (%) en 2010

xvi

Tableau a. 14: Principales sources d’aliments (%) en 2011

xvii

Tableau a. 15: Principales sources d’aliments (%) en 2012

xviii

Tableau a. 16: Stratégies adoptées pour faire face aux chocs

xix

Tableau a. 17: Recours et types d’aides reçus en 2012

xxi

Tableau a. 18: Impacts des actes de banditisme

xxii

Tableau a. 19: Types de vols touchant les ménages concernes selon l’activité principale

xxiii

LISTE DES CARTES

Carte 1 : Localisation du district d’Ambovombe

2

Carte 2: Localisation des zones de dénombrement

4

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LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Pyramide d’âge pour l’année 2012

9

Figure 2 : Repartition par genre du chef des ménages enquetés

9

Figure 3 : Evolution des dépenses moyennes en transport au cours du mois précédant l’enquête

19

Figure 4 : Evolution des différentes sources d’accès à l’eau

20

Figure 5 : Evolution du seuil d’instruction de la population de 6 ans et plus

25

Figure 6: Niveau d’instruction des chefs de ménages selon le genre en 2012

27

Figure 7:

Causes de décès

34

Figure 8 : Motifs de non satisfaction au niveau des services dans les communes

52

Figure 9 : Part du profil du capital humain selon le groupe d’âge en 2012

58

Figure 10 : Part du profil du capital humain selon le niveau d’instruction en 2012

59

Figure 11 : Part du pofil du capital humain selon le statut matrimonial en 2012

61

Figure 12 : Structure du revenu monetaire

64

Figure 13 : Répartition des ménages selon les tranches de revenu courant (en Ar)

65

Figure 14 : Proportion des ménages concernés par activité principale selon les vols

79

Figure 15 : Impacts des dégâts en 2012

80

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

ACRONYMES

Ar

:

Unité monétaire malgache Ariary

BIT

:

Bureau international du travail

CEG

:

Collège d’Enseignement Général

CEPE

:

Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires

CM

:

Chef de Ménage

CSB

:

Centre de Santé de Base

EPM

:

Enquêtes Périodiques auprès des Ménages

EPP

:

Ecole Primaire Publique

FCS

:

Food Consumption Score

INSTAT

:

Institut National de la Statistique

IRA

:

Infections Respiratoires Aigües

IST

:

Infections Sexuelles Transmissibles

ESVMR

:

Enquête de suivi sur la vulnérabilité des ménages ruraux

ONG

:

Organisation Non Gouvernementale

PAM

:

Programme Alimentaire Mondial

PNUD

:

Programme des Nations Unies pour le Développement

RGPH

:

Recensement Général de la Population et de l’Habitat

SIDA

:

Syndrome d’Immuno-Déficience Acquise

TBS

:

Taux Brut de Scolarisation

TNS

:

Taux Net de Scolarisation

VIH

:

Virus de l’Immunodéficience Humaine

ZD

:

Zone de Dénombrement

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

RÉSUMÉ EXÉCUTIF

L’Enquête de Suivi de la Vulnérabilité des Ménages Ruraux (ESVMR) 2012 est la troisième d’une série de trois enquêtes depuis 2010. Elle a été menée dans le district d’Ambovombe du 12 novembre au 06 décembre 2012 en période de soudure, dans le but d’analyser les impacts des conditions climatiques et de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches. Ces chocs externes ont énormément d’influence sur les conditions de vie de la poulation qui ne cessent pas de se détériorer.

L’ESVMR 2012 a pu être réalisée grâce à l’appui financier des bailleurs de fonds dont l’UNICEF est désigné en tant que coordonnateur.

Pour permettre la comparabilité et l’analyse de la tendance, les aspects méthodologiques utilisés sont les mêmes qu’auparavant. Les vingt (20) zones de dénombrement des quinze (15) communes composées de quarante et un (41) fokontany/localités/hameaux de 2010 et de 2011 sont retenues ; sauf que les ménages échantillons ont augmenté passant de 500 à 600 ménages théoriques. Mais, étant donné les refus et absence ainsi que de l’évènement imprévu de l’ Havoria (évènement coutumier de l’enterrement) dans une localité, 583 ménages ont été réellement enquêtés, soit 97,2 % de ce qui est prévu.

1) Caractéristiques sociodémographiques de la population

Les caractéristiques des ménages présentent certaines différences plus ou moins significatives selon les thèmes à celles de l’ESVMR de 2010 et de 2011. Les femmes destinées à diriger des ménages sont en majorité plus âgées et une proportion significative s’occupe des personnes plus ou moins nombreuses au foyer.

Au cours des trois périodes, la taille de ménage est quasiment constante estimée à 5,9 individus en 2010 et 2011 et à 5,7 en 2012, bien que certaines communes à l’instar de Maroalopoty et de Maroalomainty disposent une taille moyenne élevée de plus de 7 individus ; de même pour l’âge moyen de la population et des chefs de ménage respectivement d’environ 19 ans et 45 ans. Malgré que les taux des jeunes mariés (es) « moins de 24 ans » sont toujours en augmentation, 9,2% en 2010, 10,8% en 2011 et 13,2% en 2012. Le « mariage coutumier » a régressé respectivement de 62,2% en 2010, 60,9% en 2011 et 57,5 % en 2012 ; et la polygamie pratique courante dans le district d’Ambovombe, a beaucoup progressé 6 fois plus en 2012 par rapport à 2011.

En 2012, les ménages dirigés par des femmes ont en majorité le chef de ménage âgé de « 55 ans et plus » (39,1%) et 23,0% d’entre eux ont une taille de « 7 individus et plus ».

Comme le cas au niveau national et dans les autres régions de l’île, la population d’Ambovombe reste relativement jeune car plus d’une personne sur 5 a « moins de 5 ans » et plus de la moitié « moins de 15 ans ».

2) Migration et déplacements

La migration est un phénomène touchant la population ayant pour raisons principale la recherche de travail et de nouvelles terres cultivables. Elle concerne surtout les jeunes, les célibataires et les sans instructions. Quant aux déplacements vers Ambovombe centre pour les non résidents dans le chef lieu du district, peu s’y adhèrent ; car plus de 80% des individus de 6 ans et plus n’effectuent pas de déplacement.

Cabinet RADSE

a
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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

La migration touche pour plus de la moitié les jeunes âgés de « moins de 25 ans » et les « sans instruction » ainsi que 38,5% des « célibataires » en 2010, 48,0% en 2011 et 44,3% en 2012.

En 2012, les motifs de la migration sont principalement la « recherche de travail » (38,5%) et le « rapprochement familial » (35,5%). La migration dans d’autres régions est plus importante (plus de 50,0%), en général, axée à la recherche de travail.

Au cours des périodes 2010, 2011 et 2012, selon l’âge, la population âgée de « 6 à 25 ans » et de « 35 à 54 ans » est plus active aux déplacements vers le chef lieu du district avec respectivement les taux de 32,7%, 36,0% et 43,6% pour la première frange et de 36,7%, 28,3% et 28,8% pour la seconde. Pour l’année 2012, les femmes (83,5%) préfèrent beaucoup plus de « ne pas se déplacer » que les hommes (79,8%).

3) Eau et assainissement

Les difficultés en approvisionnement en eau causées par la sécheresse et la mauvaise qualité de l’eau

compromettent de manière significative les conditions de vie de la population en matière d’hygiène et

de santé.

Plus de 70,0% des ménages s’approvisionnent toujours en eau des sources non améliorées. Les difficultés d’accès à l’eau dues à l’ « éloignement » sont émises par 23,7% des ménages et le « tarissement » (11,8%). L’assainissement de l’eau pour être buvable sainement ne préoccupe pas la population d’Ambovombe (74,6% en 2012) et pour ceux qui s’adonnent à l’approvisionnement en eau payante, 84,4% expriment ne pas avoir de problème à son paiement.

En 2012, seulement 12,3% des ménages utilisent la latrine (8,8% en 2010 et 7,0% en 2011), sinon presque la totalité des non utilisateurs effectuent leurs besoins dans la nature. Concernant la douche, 9,3% des ménages seulement disposent d’un coin douche et 10,8% ne le possède pas du tout ; tandis que le reste s’adonne à une douche soit dans les « lieux non fixes » (55,7%), soit dans la « rivière, lac et mer » (16,6%) et même « ne prend pas de douche » (10,8%).

4) Education

A Madagascar, des réformes éducatives ont été apportées depuis l’année 2002. Malheureusement

l’existence de la crise politique en 2009 n’a pas permis l’aboutissement de certains processus de

réforme. Au cours de 2012, il est remarqué une nette augmentation de déscolarisation et d’abandon scolaire.

Pendant les trois années, l’âge moyen d’entrée dans les écoles publiques reste constant estimé à 6,7 ans dans le district d’Ambovombe. Pour la population âgée de 6 ans et plus, plus de la moitié reste « sans instruction » (respectivement 58,6 %, 59,8% et 51,9 % pour l’année 2010, 2011 et 2012). Une tendance en légère amélioration est remarquée pour l’année 2012.

Pour les chefs de ménage, durant les trois périodes, le niveau d’instruction est toujours faible dont 70,0% reste « sans instruction » et seulement, 20,0 % ont pu fréquenter le niveau primaire. En général, les hommes ont plus de visibilité sur le cycle secondaire que les femmes (9, 3% contre 6, 9 % en 2012).

Cabinet RADSE

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

Les filles (9,3%) sont beaucoup plus déscolarisées que les garçons (6,3%), - à partir de 10 ans, les filles commencent à arrêter l’école pour s’adapter à la vie familiale -. Si un faible taux d’abandon scolaire a été enregistré pour l’année scolaire actuelle (2012-2013) au niveau de la classe d’âge de « 6 à 10ans » (0,6%), c’est au niveau de la classe d’âge de « 11 à 17ans » qu’il y ait une forte déscolarisation des enfants (30,9%).

En 2012, l’avis général des ménages (60,2%) indique la qualité de l’enseignement « assez bonne ». Par rapport aux deux résultats précédents de l’ESVMR (2010 et 2011) et l’appréciation des parents sur la qualité de l’éducation améliorée a augmenté.

Bien que la qualité de l’enseignement ait été prise comme étant « assez bonne », la vulnérabilité est de plus en plus accentué dans le secteurde l’éducation, car les problèmes d’accès sont nombreux au cours des années de 2010 à 2012, dont le « manque d’uniformes et de documents » (53,5, en 2010, 39,4% en 2011 et 63,3% en 2012), le « manque d’argent » (45,5% en 2010, 31,5% en 2011 et 61,3% en 2012), la « sous alimentation » (42,5% en 2010, 29,0% en 2011 et 48,1% en 2012) et le « manque d’infrastructures » (33,5% en 2010, 22,0% en 2011 et 46,0% en 2012). En moyenne, pour ces types de problèmes, entre 2011 et 2012, on contaste une variation de plus de +20,0%, respectivement + 23,9%, + 29,8%, + 19,1% et +24,0%.

5) Santé

Le système de santé à Madagascar est structuré par rapport aux niveaux d'administration. Il se définit par les services offerts, la qualité des personnels et les types d'infrastructures disponibles. Depuis quelques années et avec la crise actuelle, Madagascar fait face à une dégradation de son système de santé 1 . Néanmoins, les ménages ont tendance d’amener de plus en plus leurs malades à la consultation médicale. En 2012, le « paludisme » et la « diarrhée » restent toujours les maladies les plus fréquentes et dans certaines mesures des causes non négligeables de décès.

En cas de maladies, les ménages ont tendance à recourir de plus en plus à la consultation médicale. En effet, les proportions ont été respectivement pour les « enfants de moins de 5ans » de 59% en 2010, 46% en 2011 et 57,1% en 2012 et pour les « individus de 5 ans et plus » de 54% en 2010, 49% en 2011 et 66,2% en 2012. On remarque qu’entre 2011 et 2012, cette tendance a beaucoup augmenté avec une variation de + 17,2%.

En 2012, le paludisme et la fièvre restent les maladies les plus fréquentes touchant 46,5% des « enfants de moins de 5ans » et 44,0% pour les « individus de 5 ans et plus ». Respectivement pour ces maladies, l’évolution chez les « enfants de moins de 5ans » est de – 6,7% entre 2010 et 2011 et +0,5% entre 2011 et 2012, et chez les « individus de 5 ans et plus » de + 2,4% de 2010 à 2011 et de + 1,6% de 2011 à 2012. Vient en seconde position la diarrhée 23,2% pour les « enfants de moins de 5 ans » avec une évolution de – 5,1% de 2010 à 2011 et de + 3,1% de 2011 à 2012 et pour les « individus de 5 ans et plus » ; cette maladie a toujours regréssé de – 1,9% de 2010 à 2011 et de – 3,1% de 2011 à 2012. En dernier lieu, les maladies névralgiques touchent essentiellement les « individus de 5 ans et plus » (10,5%) avec une évolution de + 3,2% de 2010 à 2011 et de – 4,9% de 2011 à 2012.

Le VIH/SIDA n’est pas encore bien connu à Ambovombe car 36,3% des répondants seulement ont « entendu parler du VIH/SIDA » ; parmi eux 73% affirme que la contamination se passe « entre mère et enfant ». Ce qui est très remarquable c’est que la majorité (76,4%) n’utilise pas le préservatif que ce soit avec les partenaires occasionnelles ou en particulier avec les travailleuses professionnelles du sexe. Pour ce dernier cas, la situation est alarmante.

1 Médecins Sans Frontières - Rapport annuel 2011 – Présenté à l’Assemblée générale des 2 et 3 juin 2012 à Bordeaux- Mérignac – Enquête communautaire ESVMR 2012

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

Les moyens financiers « pas d’argent » (36,2%) et l’ « automédication » sont les principales raisons de non consultation médicale.

6) Jeunes

L’avenir du développement social et économique local et national dépend en grande partie des contributions des jeunes. Or, l’engagement des jeunes dans la vie communautaire diminue énormément à Ambovombe. Quant à leur avenir les avis divergent et le niveau de confiance en l’avenir s’aménuise.

Concernant l’engagement des jeunes dans la vie communautaire, la vulnérabilité est de plus en plus accentuée car ils se désintéressent de plus en plus. Les ménages enquêtés estiment que la jeunesse « n’est pas du tout engagée » respectivement 17,9% des répondants en 2010, 20,1% en 2011 et 32,2% en 2012 soit une augmentation de + 14,3% entre 2010 et 2012 et ceux qui « n’ont rien à dire », la proportion est de 10,4% en 2010, 7,3% en 2011 et 16,5% en 2012.

A en croire aux avis des répondants en 2012, l’avenir meilleur des jeunes est compromis car 48,7% n’y mettent pas de l’espoir. Cette situation est confirmée par l’appréciation des occupations « s’amuser à faire des bêtises » et « ne rien faire » lesquelles ont progressé de 2011 à 2012, passant respectivement de 0,8% à 2,7% et de 8,0% à 11,3%. Seuls les instruits « primaire », « secondaire 1er cycle » et « secondaire 2nd cycle » espèrent un avenir meilleur aux taux tolérables de 34,1%, 35,3% et 31,3%. Le manque des espaces de loisirs renforce cette situation car 76,5% des répondants estiment l’insuffisance des lieux affectés aux sports et loisirs.

Concernant la santé des jeunes de 15 à 24 ans, les résultats de 2012 estiment que chez les garçons les risques proviennent de l’ « Alcool » (29,3%) et chez les filles la « grossesse précoce » (41,0%). Le « manque de personnel qualifié » (53,2%) au sein des services de santé est le plus senti pour satisfaire les besoins des jeunes en matière d’éducation sanitaire.

Un ménage sur 3 pense que les parents ont une responsabilité en matière d’éducation sur le SIDA. A défaut des parents ou pour combler le manque de responsabilité des parents, les « services de santé » (48,0%) et les « écoles » (24,0%) sont parmi les sollicités à assumer cette responsabilité.

7) Chocs et stratégies

Les phénomènes des aléas climatiques (sécheresse) et de la crise sociopolitique de 2009 (insécurité et hausse des prix), ont énormément bouleversé les conditions de vie de ménages qui se manifestent à travers leur patrimoine et les aspects économiques. Pour faire face à ces chocs, les principales stratégies adoptées par les ménages s’articulent surtout autour de restrictions alimentaires.

Parmi les chocs, les ménages perçoivent toujours la « hausse de prix à la consommation » très élevée (80,4% en 2010, 71,6% en 2011 et 75,6% en 2012), la perception des « maladies des animaux d’élevage et de culture » a diminué respectivement 54,6% en 2011 à 32,8% en 2012 et 83,2% en 2011 à 46,7% en 2012. Quant à la « sécheresse », si celle-ci n’est pas trop sentie en 2011, le niveau revient à celui de 2010 en 2012, respectivement 94,4% en 2010, 31,2% en 2011 et 93,1% en 2012.

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

En 2012, 4 ménages sur 5 expriment des pertes en agriculture dont 19,9% estiment la perte totale. La même proportion est attribuée à l’élevage sauf que les pertes enregistrés sont plus faibles, seulement 3,6% pour la perte totale.

Les ménages d’Ambovombe n’ayant pas l’habitude de s’endetter ou d’emprunter ont de plus en plus recouru à ce système, car au cours de la crise, si 81,6% « n’achètent jamais à crédit » ou « ne s’endettent jamais » pour l’alimentation en 2010, la proportion a diminué en 2011 (71,3%) et en 2012, elle n’est plus que 53,3%.

8) Service administratif

Le service administratif est le pilier du dévéloppement socioéconomique de la communauté. Les instabilités politiques se répercutent sur les services offerts au niveau de la commune et du fokontany, l’entité publique la plus proche de la population.

Auprès de la commune, en général, la qualité de service auprès du « CSB », pour l’organisation du « marché »,de l’ « état civil » et de la « sécurité » est déclarée satisfaisante selon 7 ménages sur 10. En outre, seulement autour de 3 personnes sur 10 jugent satisfaisante celle des services rendus pour l’ « eau potable » (difficulté d’approvisionnement), l’ « entretien routier » et les « cantines scolaires »,

Pour ceux qui ne sont pas satisfaits, les raisons sont très variées. En effet, les ménages concernés ne sont pas satisfaits pour les frais/coûts élevés auprès des « CSB » (43,4% des réponses), de l’ « état civil » (41,5%) et de l’ « eau potable » (49,4%). Par ailleurs, les ménages concernés se plaignent de la mauvaise gestion des « marchés » (55,0%) et des « cantines scolaires » (50,0%). Enfin, la lenteur administrative affecte l’ « état civil » (23,2%) et la « sécurité » (22,4%).

La quasi-totalité des ménages enquêtés (94,8%) perçoivent les qualités de services publics du fokontany à un niveau de satisfaction tolérable : (18,4%) « très satisfaisantes », 70,7% « satisfaisantes » et 5,7% « moyennement satisfaisantes »).

9) Activités économiques

La vulnérabilité transparait énormément dans les activités de la population. Dans le domaine de l’élevage, les ménages le pratiquant ont progressivement diminué. Concernant le travail des enfants, la proportion des enfants de 6 à 14 ans en activité parait toujours inquiétante et le nombre d’individus à âge avancé de 65 ans et plus a beaucoup augmenté. La vulnérabilité pour la disponibilité en stocks des produits maniocs, riz et patate douce reste constante.

Depuis la crise 2009, les proportions des ménages pratiquant l’élevage n’ont cessé de diminuer. En effet, en ce qui concerne les « bœufs/vaches » où les ménages répondants sont quasiments constants d’environ au nombre de 280, les proportions des ménages ont été respectivement de 57,6% en 2010, 55,4% en en 2011 et 47,9% en 2012. Quant à l’élevage des « ovins/caprins », elles sont de 51,6% en 2010, 41,2% en 2011 et 32,8% en 2012.

Entre 2010 et 2012, les proportions des « enfants de 6 à 14 ans » qui travaillent déjà fluctuent selon les périodes, respectivement 4,7% en 2010, 12,3% en 2011 et 11,9% en 2012 ; tandis que pour les « individus âgés de 65 ans et plus », la proportion en activité est toujours en progression passant de 48,1% en 2010, 57,8% en 2011 et 74,5% en 2012. Malgré l’augmentation dans les activités, le ratio de dépendance

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

économique reste à un niveau élevé, respectivement 160,6% en 2010, 124,2% en 2011 et 262,9% en 2012 ; une forte augmentation est remarquée avec une variation de + 138,7% de 2011 à 2012.

En 2012, globalement les femmes sont plus nombreuses à être actives avec un ratio femme/homme égal à 1,12 et la majorité des individus en activité (88,8%) travaillent dans le secteur primaire. Parmi les femmes actives, 99,7% exercent dans l’agriculture et seulement 0,2% dans l’élevage.

Pour la population de 15 ans et plus, selon l’activité principale, 79,9% sont « actifs occupés » en 2012 (87,3% en 2011). Le secteur primaire reste la principale activité en milieu rural. L’activité en agriculture/élevage représente 88,8% en 2010, 94,5% en 2011 et 88,8% en 2012.

Le profil du capital humain permet d’évaluer la potentialité de la population en termes de production.

Par rapport à 2011, la population censée en activité mais reste « inactive » (8,6%) en 2012, a augmenté de 6,8 points. Le résultat montre que 79,8% de la « population âgés de 15 ans plus » est occupée avec une moyenne d’âge de 35,3 ans. En fait, ce groupe de ménages sont formés majoritairement à 60%, par des

« hommes et femme mariés (es) » ayant suivi en moyenne 4 année d’étude scolaire réussie.

Pour 2011 et 2012, la population âgée de 15 à moins de 35 ans avec un taux de plus de 60,0%, compose la majorité des individus les mieux placés au profil du capital humain. En effet, leur âge reflète le maximum de dynamisme qui leur permet de pratiquer tout type de travail.

Selon les ménages enquêtés, les proportions des ménages disposant de stocks en produits « manioc », « riz » et « patate douce » ont été respectivement de 65,3%, 2,1% et 12,6% en 2010. Au cours des trois périodes celles-ci ont évolué pour le « manioc » de + 24,3% de 2010 à 2011 et de – 29,6% de 2011 à 2012 ; pour le

« riz » de – 0,5% de 2010 à 2011 et de + 1,3% de 2011 à 2012, et pour la « patate douce » de + 54,0 % de

2010 à 2011 et – 58,0% de 2011 et 2012. Il est à remarquer pour les produits « maniocs » et « patates douces », les variations excessives sont dues à la bonne récolte de 2011 de par la bonne pluviométrie inattendue. Par rapport à la durée de stocks au cours du mois précédant l’enquête, les variations sont très minimes au cours des trois périodes se situant dans une fourchette moins élargie en moyenne entre 2,4 et 2,9 jours pour le « manioc », entre 0,2 et 0,6 jours pour le « riz » et entre 1,5 et 1,8 jours pour la « patate douce ».

10) Revenus et Dépenses

Le revenu est source du bien être du ménage car il permet l’accès aux différentes conditions de vie telles que l’alimentation, l’éducation, la santé, …. Le revenu concerne les activités génératrices des contre parties en argent durant 30 jours avant l’enquête. Selon les résultats, les ménages à faible revenu moins de 50 000 Ar ont beaucoup augmenté.

L’impact de la crise perçu à travers le revenu a beaucoup touché les ménages car la proportion des ménages à faible revenu « revenu inférieur à 50 000 Ar » a passé de 36,6% en 2011 à 45,3% en 2012, soit une augmentation de + 8,7 points.

En 2012, pendant le mois précédant l’enquête, le ménage a un revenu moyen total de 217 192 Ar. réparti en

« revenu

monétarisée »

(14,8%). Les « ventes de zébus » contribuent à 38,9% du revenu total.

courant »

(40,7%),

« revenu

exceptionnel »

(44,5%)

et

« autoconsommation

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

Au cours des trois périodes, pour le revenu supérieur correspondant « à plus de 300 000 Ar », la proportion des femmes chefs de ménage est généralement inférieure à celle de leur homologue homme. Ces proportions sont respectivement pour les femmes CM et les hommes CM 3,2% et 7,7% en 2010, 3,4% et 6,1% en 2011 puis 6,8% et 18,4% en 2012.

En 2012, selon la taille, une corrélation s’établit, car, plus la taille est grande plus la proportion des ménages gagnant « plus de 500 000 Ar » est élevée. En effet, pour cette tranche de revenu, les proportions respectives pour la taille de ménage égale « à moins de 5 personnes », à « 5 et 6 personnes » puis à « 7 personnes et plus », sont 5,9%, 11,4% et 11,7%.

Compte tenu de la faiblesse de la production, la part des dépenses non monétairescomposées essentiellement de l’autoconsommation, reste en decà de celle des dépenses monétaires représentant respectivement 41,6% en 2010, 28,3% en 2011 et 22,1% en 2012. Quant aux dépenses monétaires, 30,7% sont attribuées pour les achats des PPN alimentaires.

Concernant les dépenses, la contribution en « achat de zébus » considérée comme investissement correspond à une faible propotion de 0,5% par rapport aux dépenses totales ; tandis que pour les « PPN alimentaires », elle est de 23,9%.

11) Sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire est analysée à travers les habitudes et la disponibilité alimentaires ainsi qu’au régime alimentaire lié à la situation alimentaire. A travers ces indicateurs, les résultats dénotent la dégradation de la situation de la sécurité alimentaire. La période de l’enquête est la période de soudure, mais la disponibilité en aliments de base se détériore encore plus du fait de l’impact de la crise et des effets des aléas climatiques.

En 2012, le manioc sec devient le repas priorité pour les ménages vue son abondance : 55,2% des ménages l’utilisent comme « Petit déjeuner », 71,7% pour le « dejeuner » et 79,9% pour le « diner ».

Globalement, comparé au ESVMR 2011, la situation alimentaire s’est dégradée en 2012 par rapport à 2011. Rappelons qu’un FCS pauvre est caractérisé principalement par un ratio alimentaire limité et composé par la consommation journalière de manioc et de brèdes. Les autres types de consommation ne sont pas accessibles ou le plus souvent à fréquence très rares. L’analyse évoque une large augmentation : 1,1% en 2011 contre 40,7% en 2012 pour le « FCS pauvre » et 5% contre 24,7% pour les « FCS moderé » ; tandis que, pour le « FCS jugé Bon » le taux a baissé passant de 93,9% à 34,6%.

Par ailleurs, c’est toujours au niveau des ménages de grande taille (plus de 7 : 44,4%) qui connaissent des difficultés alimentaires (ayant un FCS le plus bas) en termes de diversification et de fréquence de consommation par jours. En d’autre terme, la taille de ménage a une influence négative sur le niveau du FCS. En effet, plus la taille de ménage est grande, plus la valeur du FCS est faible.

Selon le niveau de revenu, plus celui-ci augmente, plus le niveau du FCS s’améliore, tendance identique qu’en 2011. On peut ainsi avancer que l’amélioration des sources de revenu se répercute favorablement sur la diversification alimentaire et contribue à la lutte contre l’extrême pauvreté.

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12) Réseau social

La majorité des ménages n’est pas épargnée par les difficultés causées par la crise et qui affectent principalement le plan alimentaire et l’aspect financier.

Les « difficultés financières » sont les plus rencontrées car elles touchent plus d’un ménage sur deux (58,1%) en 2012, situation en hausse depuis la crise (39,2% en 2010 et 54,9% en 2011). Par ailleurs, les méfaits des aléas climatiques, en particulier la sécheresse, ne font que compliquer la situation alimentaire à cause de l’insuffisance de la récolte. Selon les ménages interrogés, les « difficultés alimentaires » après une nette diminution de la proportion des réponses en 2011 2 par rapport à 2010 (55,6% en 2010 et 23,2% en 2011), se sont de nouveau aggravées en 2012 (28,6%).

Pour la majorité, les recours aux « familles proches » sont toujours privilégiés avec les proportions respectives de 68,3% en 2010, 73,1% en 2011 et 49,5% en 2012 ; mais il est à noter une diminution significative de -23,6 % de 2011 à 2012. En général, les recours sont satisfaits à plus de 90,0% des cas.

Pour les autres recours (groupes ethniques, ONG et groupe de bienfaisance

« aides alimentaires » (45,1%), les « aides financières » (33,3%) et les « deux à la fois » (19,6%).

),

la satisfaction concerne les

13) Sécurité

Les impacts de la crise de 2009 sont très ressentis entrainant la dégradation de la sécurité.

Les actes de banditisme sont surtout axés sur les « vols de bœuf » 3 selon 4,5% de ménages concernés, suivis d’ « autres animaux d’élevage » (3,6%) et de « cultures » (3,4%), en concordance avec les points de vue des autorités locales 4 . Particulièrement les « vols de bœufs », si après une légère diminution de – 0,6% est constatée de 2010 à 2011, la proportion a plus que triplé de 2011 à 2012 passant de 2,1% à 7,8% des ménages pratiquant l’élevage.

Bien que le phénomène d’insécurité tende à se généraliser, les ménages du district d’Ambovombe estiment encore à 54,0% que la « paix est encore présente » ; toutefois, bien que 2,1% affirment « ne pas avoir de problème », 44,1% pensent que la sécurité du village est précaire.

Malgré la faiblesse d’actes de banditisme, les impacts sont considérables pour certains types de vol à l’instar de celui de bœuf où la perte totale est subie par 46,2% des ménages concernés et celui du cambriolage par

50,0%.

La plupart du temps, les villageois ne prennent pas de disposition en vue de la sécurité. Seulement, 15,3% des ménages enquêtés expriment « prendre part à la garde du village » contre 53,3% « ne rien faire ».

2 La pluviométrie a été favorable en 2011, des pluies inhabituelles se sont manifestées.

3 Les vols de bœufs ont touché les ménages étant propriétaires de bœufs quelle que soit leur activité. Si le nombre de ménages disposant comme activité principale l’élevage ssont au nombre de 14, la plupart des ménages agriculteurs ont comme activité secondaire ou associée l’élevage et ils ont été aussi victimes des actes de « vols de bœufs ».

4 Points de vue émis par les autorités locales, Rapport Enquête communautaire ESVMR 2012

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14) Etats de droit et violences

La facilité d’accès aux médias est d’une grande importance car elle peut favoriser l’accès de la population aux programmes d’Information, Education et Communication (IEC) en matière de Planification Familiale, IST-Sida, etc. La vulnérabilité transparait dans l’augmentation des ménages affirmant la présence des médias. Même la proportion des ménages qui se mettent à l’écoute de la radio a évolué.

L’accès aux médias très limité en 2010 s’est amélioré avec un niveau de – 50,0%. En effet les proportions des ménages ayant affirmé l’ « inexistence des médias » ont passé de 62,2% en 2010, 34,8% en 2011 et 43,8% en 2012. Pour ceux qui admettent l’existence, les médias les plus utilisés sont la radio, en faible proportion la télévision et les journaux (En effet, en 2012, 30,2% des ménages affirment avoir « écouter la radio », « voir la télévision » et « lire les journaux ». Pour eux, les médias jouent soit un rôle provocateur ou manipulateur (18,7%), soit reconciliateur (27,9%).

Concernant les violences envers les femmes, si en 2010 et 2011 la « violence conjugale » est considérée comme étant la plus fréquente avec respectivement 25,8% et 19,0% d’expressions des ménages, en 2012, c’est la « grossesse forcée » qui est la plus citée avec 18,0% d’expressions.

Quant aux violences envers les enfants, en 2012 10,8% des ménages affirment l’existence de violences envers les enfants. Ils expriment que des « châtiments corporels » (68,3%) et d’ « abandon des parents » (20,6%) ainsi que d’ « abus sexuel » (11,1%) sont infligés aux enfants.

15) Besoins prioritaires et opportunité

Le contexte sociopoliticoéconomique actuel marqué par l’insécurité et l’inflation ainsi que les effets des aléas climatiques entrainant la mauvaise récolte, amène les ménages à considérer l’ « argent » et l’ « alimentation » comme étant principalement les besoins prioritaires immédiats.

Les ménages se soucient beaucoup plus de leurs conditions individuelles que celles de la communauté ; car, identique à ce qui se passe dans les années précédentes, la priorisation des améliorations en alimentation et des besoins en argent est toujours maintenue. Il est évident que la sortie de la crise contribue à satisfaire ces besoins.

Font donc parties des besoins prioritaires essentiels dans l’immédiat, l’ « argent » (37,0%) et l’

« alimentation » (22, 9%). Par ailleurs, les avis des ménages sur les besoins à moyen et long terme concernent beaucoup plus la vie communautaire. Les aspirations évoquées selon les taux par ordre classé sont la

« protection sociale » 12,9%, l’ « habitat » 10,0%, l’ « électricité » 9,3% et l’ « adduction d’eau potable »

9,1%.

Parallèlement à ces besoins ressentis, les propres opinions des ménages sur l’évolution probable de leur situation dans un proche avenir ont été appréhendées lors de l’enquête. En 2012, l’avis sur la

« détérioration » s’amplifie avec une variation de + 22,7% si la proportion des ménages a été de 29,8% en

2011. Parallèlement, les proportions des ménages espérant une « condition de vie stable » sont respectivement 12,6% en 2010, 27,9% en 2011 et 12,3% en 2012. Certains ménages sont indifférents de leur avenir ou indécis classés « ne sait pas » selon les taux de 33,1% en 2010, de 9,7% en 2011 et de 17,0% en

2012.

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PARTIE I : CONTEXTE, OBJECTIFS ET MÉTHODOLOGIE

1.1 CONTEXTE

La crise sociopolitique de 2009 ne fait qu’aggraver la situation déjà précaire des effets récurrents des aléas climatiques et catastrophes naturelles du district d’Ambovombe situant dans la partie sud de l’île. Ces effets sont principalement négatifs surtout envers les groupes vulnérables sur les plans psychologique, social et économique.

A la suite de la crise, des enquêtes multisectorielles sur le suivi de la vulnérabilité des ménages ruraux

malgaches (ESVMR) face aux impacts négatifs ont été menées régulièrement chaque année. La troisième série d’enquête est réalisée à Ambovombe pour l’année 2012 grâce à l’appui financier de différents organismes dont la coordination est assurée par L’UNICEF. Le but est d’aider dans la prise des décisions rationnelles pour des actions efficientes et efficaces à partir des informations sur les « conditions de vie de la population » à jour, fiables et régulières se conformant à la possibilité de comparaison et de l’analyse sectorielle de la situation. Ces informations sont incontournables pour le redressement socioéconomique de cette partie de l’île.

Les impacts de la crise 2009 entrainent la dégradation surtout sur le plan socioéconomique (désorganisation de la société due à l’instabilité du système social et de l’économie aggravée par la recrudescence de l’insécurité et le banditisme par le biais du phénomène dahalo). Les groupes vulnérables sont les plus touchés

de cette crise. De ce contexte, le besoin en informations sur les conditions de vie de la population s’annonce

inéluctable. En effet, il importe de réaliser un état des lieux des situations socioéconomiques des ménages pour pouvoir orienter de manière plus pertinente et objective les prises de décisions à l’issue de ces plusieurs

années de bouleversements.

Le présent rapport porte ainsi sur l’évaluation des impacts de la crise sociopolitique de 2009 sur les ménages

ruraux dans le district d’Ambovombe en période de soudure pour l’année 2012.

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Carte 1 : Localisation du district d’Ambovombe

2012 Carte 1 : Localisation du district d’Ambovombe 1.2 OBJECTIFS La mission a pour objectif global

1.2 OBJECTIFS

La mission a pour objectif global de réaliser une enquête multi thèmes dans le district d’Ambovombe, permettant l’étude sur la vulnérabilité des ménages du district d’Ambovombe suite à la crise 2009. Les zones retenues sont celles utilisées par l’ESVMR en 2010 du même district, afin de permettre la comparabilité et le prolongement des données.

Pour les objectifs spécifiques, il s’agit de :

- Appréhender de manière transversale à travers les différents secteurs la situation des ménages ruraux dans le contexte de crise actuelle

- Cerner les stratégies de détresse adoptées par les ménages, ainsi que les différentes opportunités qui puissent se présenter aux ménages.

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1.3 MÉTHODOLOGIE DE L’ENQUÊTE

L’enquête est menée selon la méthode participative d’un bout à l’autre de la mission.

1.3.1 CHOIX DES SITES

Le plan d’échantillonnage tiendra compte de la représentativité au niveau du district d’Ambovombe. A cet effet, la présente mission gardera l’échantillonnage dans l’espace composé des zones de dénombrement (ZD) au sein des communes rurales du district d’Ambovombe choisies par l’enquête ESVMR 2010.

1.3.2. ECHANTILLONNAGE

Le tirage de l’échantillonnage est effectué à deux degrés :

- Premier degré : la détermination des unités primaires (UP) retenue des ZD-échantillon de l’enquête ESVMR 2010 et 2011

- Deuxième degré : après un recensement des ménages des ZD-échantillon à l’aide des questionnaires légers axés principalement à la localisation et l’identification des ménages résidant dans la ZD, les ménages enquêtés sont tirés aléatoirement à probabilité égale dont le saut correspond à N/n (N :

nombre total de ménages, n taille de l’échantillon).

La taille de l’échantillon des ménages de chaque ZD se situe aux environs de 30 ménages, pour souci de représentativité. Avec les 20 ZD retenus, la taille est constituée théoriquement de 600 ménages échantillon.

Zone de dénombrement

Les zones de dénombrements sont réparties dans 15 communes rurales du district d’Ambovombe qui sont :

Ambovombe, Anjely Ankilikira, Maroalopoty, Maroalomainty, Erada, Ambonaivo, Ambazoa, Ambondro, Analamary, Sihanamaro, Marovato Befeno, Antanimora Atsimo, Jafaro, Andalatanosy et Ampata.

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Carte 2: Localisation des zones de dénombrement

2012 Carte 2: Localisation des zones de dénombrement 1.3.3. PHASE PRÉ-ENQUÊTE Cette phase consiste à

1.3.3. PHASE PRÉ-ENQUÊTE

Cette phase consiste à l’élaboration des outils de collecte (fiche de dénombrement, questionnaires communautaires et individuels, manuel de l’enquêteur), au recrutement et formation de l’équipe (remise à niveau pour le personnel clé et recrutement/formation pour les agents de terrain).

Elaboration des outils de collecte

o

Fiche de dénombrement

La fiche contient la localisation (commune, fokontany/hameau) et l’identification du ménage (numéro logement d’habitation/case, numéro du ménage, nom du Chef de ménage, sexe, adresse).

o Questionnaires

Le questionnaire communautaire est basé sur la reprise des différents indicateurs utilisés lors des enquêtes ESVMR précédentes.

La structure du questionnaire individuel est identique à celle de l’ESVMR 2010 et 2011 comprenant les modules :

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Caractéristiques sociodémographiquesles ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012  Démographie : Population et Ménage  Migration

Démographie : Population et Ménage

Migration et déplacement

Eau et assainissement

Education

Santé

Jeunes

Chocs et stratégies

Service administratif

Caractéristiques socioéconomiquesJeunes  Chocs et stratégies  Service administratif  Activités économiques  Revenus et dépenses 

Activités économiques

Revenus et dépenses

Eau et assainissement

Sécurité alimentaire

Pauvreté

Réseau social

Etat de droit et violencesSécurité alimentaire  Pauvreté  Réseau social Sécurité Besoins prioritaires Opportunités 

SécuritéPauvreté  Réseau social Etat de droit et violences Besoins prioritaires Opportunités  Recrutement et

Besoins prioritaires Réseau social Etat de droit et violences Sécurité Opportunités  Recrutement et formation des membres

OpportunitésEtat de droit et violences Sécurité Besoins prioritaires  Recrutement et formation des membres de l’équipe

Recrutement et formation des membres de l’équipe

Le principe de l’enquête participative à tous les niveaux est respecté. La constitution de l’équipe ou teambuilding est que les membres de l’équipe sont sélectionnés sur la base de niveau académique et surtout de l’expérience d’enquêtes en milieu rural et la facilitation d’adaptation aux us et coutumes ainsi que de dialectes locaux.

La formation s’est déroulée au siège et dispensée par l’équipe du Consultant avec l’intervention d’un technicien de l’INSTAT. La formation comprend :

- la remise à niveau du système d’approche vis-à-vis des autorités et des ménages à enquêter ;

- le dénombrement (délimitation et balayage systématique) ;

- la familiarisation et le remplissage des questionnaires communautaire et individuel ;

- le respect de planning et du système de contrôle pour les superviseurs ;

- la séance de simulation ; et,

- la pratique sur terrain (enquête pilote dans la commune d’Alasora dela région d’Antananarivo Avaradrano).

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1.3.4. PHASE DE COLLECTE DE DONNÉES

La collecte de données s’est tenue du 12 novembre au 06 décembre 2013. Etant donnée la multitude des données à recueillir, il a été recommandé, sauf en cas de force majeure, de mettre en œuvre le questionnaire auprès du chef de ménage ou de sa conjointe pour mieux garantir des réponses fiables.

L’équipe de terrain est constituée de 12 enquêteurs et de 3 superviseurs. Elle est assistée par des coordonnateurs administratifs et technique et un encadreur/formateur.

Les étapes de collecte sont :

la compilation des données existantes au niveau central

le dénombrement et l’enquête proprement dite 5

1.3.5.

TRAITEMENT INFORMATIQUE 6

Il s’agit de bien organiser l’opération de saisie. Une méthodologie de saisie et de contrôle systématique est mise en œuvre afin d’éviter tout risque d’erreur. Différentes étapes sont de ce fait suivies :

Ecriture des programmes de saisie et d’apurement selon le logiciel CsPRO

Elaboration de masque de saisie sous logiciel CsPro

Base de données sous format SPSS et Excel

Ecriture et test du programme de sortie des tableaux de résultats sous SPSS ;

Recrutement/formation des opérateurs de saisie ;

Réception des questionnaires remplis et codifiés : contrôle d’exhaustivité suivant la liste fournie par les superviseurs, enregistrement dans le registre de suivi et de traitement ;

Saisie des données proprement dite ;

Contrôle d’exhaustivité des fiches saisies, contrôle de vraisemblance et de cohérence des données à l’aide d’un programme ;

Apurement des données saisies avec la participation des superviseurs ;

Edition des tableaux tenant compte des indicateurs retenus et respectant les formats appropriés.

1.3.6 ANALYSE DES DONNÉES

Les résultats sont focalisés sur les indicateurs retenus pour les périodes 2010 et 2011 pour maintenir l’option de comparabilité et d’analyse tendancielle.

Les données issues des tableaux de résultats quantitatifs sont analysées statistiquement avec l’appui de celles qualitatives tout en se basant sur les impacts de la crise 2009.

5 Rapport de mise en œuvre et de collecte 6 Rapport sur le traitement informatique et base de données

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PARTIE II : PRESENTATION DES RÉSULTATS

2.1 ECHANTILLON

L’enquête est menée auprès de 583 ménages des 15 communes du district d’Ambovombe. La taille de ménage est comprise entre 4,5 et 7,3 individus par ménage. La taille moyenne est égale à 5,7.

Tableau 1: Effectifs des ménages enquêtés, nombre d’individus par ménage et taille du ménage

 

Nombre de ménages enquêtés

Nombre d’individus vivant dans les ménages enquêtés

Taille de

Commune

ménage

Ambovombe

121

673

5,6

Erada

30

158

5,3

Anjeky Akilikira

30

189

6,3

Analamary

28

194

6,9

Amboanaivo

30

173

5,8

Maroalomainty

30

218

7,3

Maroalopoty

30

214

7,1

Ambondro

30

172

5,7

Ambazoa

30

163

5,4

Sihanamaro

30

184

6,1

Marovato Befeno

30

180

6,0

Antanimora Sud

30

138

4,6

Andalatanosy

46

222

4,8

Ampamatà

31

139

4,5

Jafaro

57

301

5,3

Ensemble

583

3318

5,7

Source : ESVMR 2012

2.2 Caractéristiques sociodÉmographiques

2.2.1 POPULATION

Au cours des années 2010, 2011 et 2012, les indicateurs reflètent une population relativement jeune (illustré par le pyramide d’âge plus loin) avec 3 individus sur 5 de « moins de 18 ans », aux taux respectifs par rapport à l’ensemble de la population de 61,7 %, 60,8% et 60,5% ; tandis que ceux âgés de « 55 ans et plus » ne représentent que 6,1 %, 6,0% et 6,5%. L’âge moyen est de 18,8 ans pour 2011 et 19,3 ans pour 2012.

Au moment de l’enquête, presque la majorité de la population a été présente aux alentours de 99,0%.

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Tableau 2 : Structure de la population selon les groupes d’âge

 

Groupe d’âges

2010

2011

 

2012

Homme

Femme

Ensemble

Effectif

2907

2872

1618

1700

3318

< 6 ans 6 – 10 ans

22.6

24.4

22,9

22,6

22,8

19.1

19.3

18,9

18,3

18,6

11

– 14 ans

12.4

10.5

12,4

9,8

11,1

15

– 17 ans

7.6

6.6

7,7

8,2

8,0

18

– 24 ans

10.7

11.3

12,0

11,5

11,7

25

– 34 ans

9.6

10.6

7,9

10,4

9,2

35

– 54 ans

12.1

11.5

11,2

13,2

12,2

55

ans et plus

6.1

6.0

7,0

6,1

6,5

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Age moyen

19.0

18.8

19,0

19,5

19,3

Age médian

13.0

13.0

13,0

14,0

14,0

 

Statut de résidence

 

Présent

99.2

98.4

99,3

99,6

99,5

Absent

0.8

1.6

0,7

0,4

0,5

Ensemble

100.0

100.0

100,0

100,0

100,0

Source : ESVMR 2010 - 2011 - 2012

Pour l’année 2012, un individu sur 5 a « moins de 6 ans » respectivement 22,7% pour les fillettes et 22,9% pour les garçonnets ; et la population féminine a une espérance de vie plus longue car 5,8% a plus de 60 ans contre 3,3% pour la gent masculine.

Tableau 3: Composition des membres de ménages selon les groupes d’âge

   

Sexe du CM

 

Homme

Femme

Ensemble

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Effectif ménages

409

174

583

moins d'un an 01 à 05 ans 06 à 10 ans 11 à 15 ans 16 à 20 ans 21 à 40 ans 41 à 60 ans 61 ans et plus

87

3,5

25

3,1

112

3,4

481

19,2

163

20,0

644

19,4

478

19,1

138

17,0

616

18,6

361

14,4

119

14,6

480

14,5

298

11,9

114

14,0

412

12,4

497

19,8

131

16,1

628

18,9

220

8,8

77

9,5

297

9,0

82

3,3

47

5,8

129

3,9

Ensemble

2504

100,0

814

100,0

3318

100,0

Source : ESVMR 2012

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Figure 1 : Pyramide d’âge pour l’année 2012

2012 Figure 1 : Pyramide d’âge pour l’année 2012 2.2.2 MÉNAGE  Sexe des chefs de

2.2.2 MÉNAGE

Sexe des chefs de ménage

Pour l’année 2012, 70,3% des ménages sont dirigés par les hommes contre 29,7 % pour les femmes.

Age des chefs de ménage

Figure 2 : Répartition par genre du chef des ménages enquetés

2 : Répartition par genre du chef des ménages enquetés Au cours des trois périodes, l’âge

Au cours des trois périodes, l’âge moyen des chefs de ménage restent quasiment le même à environ 45 ans et seulement un chef de ménage sur 10 a moins de 25 ans.

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En général, plus de 25,0 % des chefs de ménages sont âgés de « 55 ans et plus ». A ce point, les ménages ont tendance à être dirigés par des hommes vieux et agés, car, les chefs de ménages âgés de « moins de 24 ans » ne représente que d’environ 10,0 % de l’ensemble. Pour l’année 2012, les femmes chefs de ménage âgés de « 55 ans et plus » sont en surnombre par rapport aux hommes chefs de ménages respectivement de 39,1 % et de 26,9 %. Cette tendance dominatrice des femmes chef de ménage a eté la même que dans le rapport anterieur parce que ces femmes ne deviennent chef qu’après leur divorce ou le décès de leurs maris.

Tableau 4 : Taux des chefs de ménage selon l’âge

 

Groupes d’âge du CM

2010

2011

 

2012

Homme

Femme

Ensemble

Effectif répondant

500

500

409

174

583

Proportion des ménages

100,0

100,0

70,2

29,8

100,0

Moins de 24 ans

9.2

10.8

11,5

17,2

13,2

25

- 34 ans

22.6

24.1

18,6

17,8

18,4

35

- 54 ans

41.0

39.4

43,0

25,9

37,9

55

ans et plus

27.3

25.8

26,9

39,1

30,5

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Age moyen du CM

44.5

44,4

44,0

47,3

45,0

Age médian du CM

42

45,6

41,0

49,0

43,0

Source : ESVMR 2010 - 2011 - 2012

Taille de ménage et statut matrimonial

En général, il n’y a pas de changement majeur au niveau de la taille moyenne de ménage. En 2010 et 2011, un ménage est composé en moyenne de 5,9 individus et en 2012, elle est de 5,7 individus. Ce chiffre moyen est largement supérieur à la tendance nationale qui est de 4,8. On remarque l’importance de taille de « 7 individus et plus » par ménage représentant respectivement 37,2% des ménages en 2010, 36,5% en 2011 et 35,2% pour 2012. En 2012, les ménages dirigés par les hommes comportent plus de personnes.

Selon le statut matrimonial, plus de 3 ménages sur 5 sont dirigés par les « chefs de ménages vivant en union » (marié légalement ou par coutumier et en union libre).

Tableau 5: Taux des chefs de ménage selon la taille de ménage et le statut matrimonial

       

2012

2010

2011

Homme

Femme

Ensemble

 

Taille du ménage

1 à 3 personnes

37,5

38,0

34,7

55,2

40,8

4 à 6 personnes

25,2

25,5

24,9

21,8

24,0

7 personnes et plus

37,2

36,5

40,4

23,0

35,2

Ensemble

100.0

100.0

100,0

100,0

100,0

Taille moyenne des ménages

5.9

5,9

6,1

4,7

5,7

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2012

2010

2011

Homme

Femme

Ensemble

 

Statut marital des ménages

 

Chef vit en union

64,2

70,3

84,3

4,0

60,4

Monoparental

30,6

26,5

6,8

90,8

31,9

Polygame/Polyandre

5,2

3,2

8,9

5,2

7,7

Ensemble

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Source : ESVMR 2010 - 2011 - 2012

2.2.3 Migration et déplacement

Migration

Les aléas climatiques et catastrophes naturelles aggravés par la crise sociopolitique de 2009 ont beaucoup frappé le district d’Ambovombe. Ceux-ci amènent des raisons pour la population à la recherche de la sécurité et de l’amélioration des conditions de vie, d’où l’intensification du phénomène de la migration qui se résulte de deux manières : l’immigration pour la première raison et l’émigration pour la seconde composée essentiellement à la recherche de travail ou de nouvelles terres cultivables selon l’enquête communautaire.

Migration selon les caractéristiques sociodémographiques

Certains facteurs tels que le statut matrimonial, l’âge et le niveau d’instruction des individus sont étroitement liés à la migration. Pour le facteur « statut matrimonial », il est constaté que les gens « célibataires » sont les plus attirés par la migration aux taux respectifs de 38,5%, 48,0% et 44,3% au cours des trois périodes. Corollairement, les gens de « moins de 25 ans » sont les plus mobiles dont les taux respectifs sont de 54,9%, 55,3% et 50,0%. Tandis que les « sans instruction » disposent les taux plus élevés de 47,5%, 54,3% et 51,3%. Pour l’année 2012 dans le district d’Ambovombe, si les hommes « célibataires » (47,2 %) sont plus mobiles par rapport aux femmes (41,9%), pour les moins jeunes de « moins de 25 ans », la mobilité est fréquente chez les femmes (53,5%) que chez les hommes (45,8%) ; tandis que selon le niveau d’instruction, la proportion des individus concernés « sans instruction » est sensiblement égale avec des taux de 53,5% pour les femmes contre 48,6% pour les hommes.

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Tableau 6: Migration selon les caractéristiques sociodémographiques

 

2010

2011

 

2012

Homme

Femme

Ensemble

Effectif répondant

44

157

72

86

158

 

Migration selon la situation matrimoniale de l’individu

 

Marié légalement Marié coutumièrement Union libre Divorcé / séparé Veuf / veuve Célibataire

2,4

5,1

5,6

2,3

3,8

38,5

34,6

37,5

37,2

37,3

6,8

9

6,5

4,6

5,8

11,4

2,3

2,8

9,3

6,3

2,4

1

0,4

4,7

2,5

38,5

48

47,2

41,9

44,3

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

 

Migration selon les groupes d’âge

 

< 25 ans

54.9

55.3

45,8

53,5

50,0

25

- 34 ans

17.9

19.8

13,9

14,0

13,9

35

-54 ans

18.5

18.0

18,1

22,1

20,3

55

ans et plus

8.7

6.9

22,2

10,5

15,8

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Migration selon le niveau d’instruction

Migration selon le niveau d’instruction

Sans instruction / préscolaire Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle Supérieur

47.5

54.3

48,6

53,5

51,3

24.9

28.8

30,6

29,1

29,7

9.3

12.1

11,1

14,0

12,7

18.3

4.3

9,7

3,5

6,3

-

0.6

-

-

-

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Source : ESVMR 2010 - 2011 - 2012

Migration selon la provenance

La migration concerne en premier lieu les flux avec les « districts d’autres régions » (les gens à la recherche de travail selon l’enquête communautaire) dont les taux s’élèvent à plus de 50,0%, respectivement 69,7%, 68,7% et 50,0% pour les trois années consécutives. Au vu de ces taux, celui de l’année 2012 a fortement diminué par rapport à ceux de 2010 et 2011 que l’on peut interpréter comme la continuité des impacts de la crise 2009. Pour l’année 2012, il est observé que les hommes sont plus mobiles part rapport aux femmes quand la distance devient importante et les taux sont respectivement de 54,2% et de 46,5%. En second lieu se présente la migration intra district (respectivement 30,3%, 20,7% et 41,8%) lequel consiste à la recherche de nouvelles terres cultivables ou pour des raisons d’affection familiale (rapprochement et mariage). Contrairement à la migration des districts d’autres régions, on remarque l’existence d’une mobilité interne plus intense des femmes (47,7%) au sein du même district contre 34,7% pour les hommes.

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Tableau 7 : Taux de migration

selon les lieux de provenance et les motifs

       

2012

2010

2011

Homme

Femme

Ensemble

Effectif répondant

44

157

72

86

158

 

Lieu de provenance/destination

 

Même district

30.3

20.7

34,7

47,7

41,8

Districts de la même région

10.6

11,1

5,8

8,2

Districts des autres régions

69.7

68.7

54,2

46,5

50,0

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

 

Motifs de la migration

 

Travail

38.3

23,9

52,9

26,7

38,6

Education

16.8

0,0

4,3

3,5

3,9

Mariage Confier ses enfants à d'autres familles Raisons de santé

6.8

20,5

2,9

15,1

9,5

14.6

5,2

0,0

1,2

0,7

1.5

4,6

0,0

0,0

0,0

Autres, dont :

22.0

45,8

39,9

53,5

47,3

Rapprochement familial

-

34,0

27,8

41,9

35,5

Obligations familiales

-

3,8

4,2

2,3

3,2

Autres motifs

-

8,0

8,0

9,3

8,7

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Source : ESVMR 2010 - 2011 - 2012

Déplacement

Le déplacement considéré est le flux de la population ne résidant pas dans le chef lieu de district mais y séjourne pour diverses raisons.

Fréquence de déplacement

Les motifs de déplacement des ménages sont multiples. Cela peut varier en fonction du sexe ou des activités. L’analyse suivant exclut ceux des ménages vivant dans le chef lieu de district : Ambovombe.

Dans l’ensemble, pour les « individus de 6 ans et plus » et au cours des trois périodes 2010, 2011 et 2012, environ 8 individus sur 10 préfèrent ne pas se déplacer. Pour l’année 2012, les femmes (83,5%) préfèrent beaucoup plus de ne pas se déplacer que les hommes (79,8%).

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

Tableau 8 : Taux des déplacements effectues par les individus âgés de 6 ans et plus au chef lieu de district

       

2012

Nombre de déplacements

2010

2011

Homme

Femme

Ensemble

Effectif total de déplacements

2252

1697

1200

1269

2469

Aucun déplacement 1 à 3 déplacements 4 à 6 déplacements 7 déplacements et plus Individus résidant dans le chef lieu de district

80,8

78,2

79,8

83,5

81,7

7,4

11,7

9,4

7,6

8,4

2,9

5,2

8,1

7,4

7,9

0,2

1

1

0,5

0,7

8,7

3,9

1,7

1

1,3

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Source : ESVMR 2010 - 2011 - 2012

Déplacement selon l’âge, le statut matrimonial et le niveau d’instruction

Au cours des périodes 2010, 2011 et 2012, selon l’âge, la population âgée de « 6 à 25 ans » et de « 35 à 54 ans » est plus active aux déplacements vers le chef lieu du district avec respectivement les taux de 32,7%, 36,0% et 43,6% pour la première frange et de 36,7%, 28,3% et 28,8% pour la seconde. La gent féminine est plus mobile que les hommes.

Pour l’année 2012, les taux de déplacement étaient de 14,6% pour la tranche (25-34 ans), 28,8% pour la tranche (35-54 ans) s’ils étaient de respectivement 23,9% et 14,6% en 2011.

Selon le statut matrimonial, la frange de population « marié coutumièrement » et « union libre » se déplacent plus vers le chef lieu du district avec respectivement 59,6%, 52,2% et 66,4% puis 34,2%, 39,4% et 22,1% ; les « séparé (e), veuf (ve) célibataire » sont plus faibles respectivement 0,5%, 0,7% et 2,2%, au cours des trois périodes.

Concernant le niveau d’instruction, comme d’habitude les « sans instruction » sont prépondérants pour le déplacement respectivement 65,0 %, 53,7 % et 57,3 %, au cours des trois années consécutives.

Cabinet RADSE

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Enquête de suivi de la vulnérabilité en vue d’apprécier les impacts de la crise de 2009 sur les ménages ruraux malgaches – District Ambovombe 2012

Tableau 9 : Taux de déplacement des individus au chef lieu de district ambovombe selon le sexe, les groupes d’age, le statut matrimonial et le niveau d’instruction

       

2012

2010

2011

Homme

Femme

Ensemble

Effectif total de déplacements

2252

1697

1200

1269

2469

 

Déplacement selon les groupes d’âge

 

6 - 25 ans

32.7

36.0

38,3

49,8

43,6

25

- 34 ans

23.4

23.9

15,2

13,9

14,6

35

-54 ans

36.7

28.3

27,6

30,1

28,8

55

ans et plus

7.2

11.8

18,9

6,2

13,1

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

 

Déplacement selon la situation matrimoniale de l’individu

 

Marié légalement Marié coutumièrement Union libre Séparé / veuf / célibataire

5,7

7,7

8,6

10

9,3

59,6

52,2

72,4

59,3

66,4

34,2

39,4

17,4

27,8

22,1

0,5

0,7

1,6

2,9

2,2

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

 

Déplacement selon le niveau d'instruction

 

Sans instruction Primaire Secondaire 1er cycle Secondaire 2nd cycle

65.0

53.7

65,0

48,3

57,3

25.8

36.4

24,7

40,2

31,9

5.7

8.8

9,1

9,6

9,3

3.5

1.1

1,2

1,9

1,5

Ensemble

100.0

100.0

100.0

100.0

100.0

Source : ESVMR 2010 - 2011 – 2012

En 2012, les membres de ménages âgés de 6 ans et plus résidant hors du chef-lieu de district effectuent en moyenne 1 déplacement, la moitié moins de 0,5 déplacement et l’autre moitié plus de 0,5 déplacement. Ces caractéristiques sont beaucoup plus élevées chez les hommes que chez les femmes (1 déplacement contre 0,8). Ces chiffres ont diminué plus de la moitié comparés à ceux de 2011 et 2012.

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Tableau 10: Caractéristiques de déplacements effectues par les membres de ménages résidant en dehors du chef lieu de district et âgés de 6 ans et plus selon le sexe

 

Nombre

Médiane

Moyenne

 

Intervalle de

d’individus

confiance

 

2010

Hommes

117

2

2.4

2.1

2.8

Femmes

121

2

2.6

2.3

3.0

Ensemble