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IL A PROVOQUÉ UNE PANIQUE CHEZ LES ROUTIERS

Un véhicule prend feu dans le tunnel de Bouzegza P.28

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

ALORS QUE LE CALENDRIER DE LA LIGUE 2 SERA CONNU LE 18 JUIN

La LFP dévoile le calendrier de la Ligue 1 avec la JSS P.23

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 6331 JEUDI 13 JUIN 2013 - ALGÉRIE 15 DA - FRANCE 1 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

LA TÉLÉVISION A DIFFUSÉ HIER DES IMAGES DU PRÉSIDENT EN COMPAGNIE DE SELLAL ET GAÏD SALAH

Bouteflika

réapparaît

Une opération de com, des couacs et des questions “La rééducation après un AVC

dure de trois à six mois” L’ANP répond à Mechati : “Nous n’interviendrons pas.”

P.2/3

APS
APS

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dure de trois à six mois” ● L’ANP répond à Mechati : “Nous n’interviendrons pas.” P.2/3

AF

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L’actualité en question

Jeudi 13 juin 2013

LIBERTE

LA TÉLÉVISION A DIFFUSÉ HIER DES IMAGES DU PRÉSIDENT EN COMPAGNIE DE SELLAL ET GAÏD
LA TÉLÉVISION A DIFFUSÉ HIER DES IMAGES DU PRÉSIDENT EN COMPAGNIE DE SELLAL ET GAÏD SALAH
Bouteflika réapparaît
Il aura fallu une journée pour faire le montage de ces images prises par l’équipe
qui le suivait depuis son accession au pouvoir. Des images où les rares plans serrés
montrent un Président affaibli, portant les séquelles de la maladie.
R obe de chambre noire,
assis sur un fauteuil,
éprouvé par la maladie.
Des images montées
pour montrer juste ce
qu’il faut : c’est-à-dire un
Président en possession de ses capacités
motrices et mentales, buvant du café,
mangeant des gâteaux, qui écoute ses
principaux collaborateurs et qui
leur donne des instructions. La ren-
contre s’est déroulée mardi, au sein de
l’institution des Invalides à Paris, où le
président Bouteflika poursuit sa ré-
éducation.
APS
Il aura fallu une journée pour faire le
montage de ces images prises par
l’équipe qui le suivait depuis son ac-
cession au pouvoir. Des images où les
rares plans serrés montrent un Prési-
dent affaibli, portant les séquelles de la
maladie. Le reste des plans sont larges
et montrent le Président de loin, jus-
te pour montrer que ses bras, notam-
ment droit, fonctionnaient normale-
ment, qu’il pouvait boire, manger,
parler et entendre. Cette mine de ma-
lade, faut-il le rappeler, n’est pas une
nouveauté, puisque le président Bou-
teflika l’affiche depuis sa première
hospitalisation au Val-de-Grâce en
2005. Mais c’est la première fois qu’on
se contentera de le montrer en robe de
chambre, assis. On n’entendra pas un
seul mot de sa bouche, encore moins
son habituel sourire. Des images, voilà
ce que réclamait tout le monde depuis
l’hospitalisation, le 27 avril dernier, du
Gaïd Salah, Abdelaziz Bouteflika et Abdelmalek Sellal, avant-hier, à l’Institution des Invalides, en France.
président Bouteflika. L’idée d’envoyer
une équipe de télévision avait été évo-
quée au lendemain de cette hospitali-
sation et les rumeurs qui n’ont pas tar-
dé à la suivre. Mais l’entourage du Pré-
sident avait refusé à l’époque, arguant
qu’il n’était pas question de montrer le
chef de l’État en pyjama. On le voit en
robe de chambre, cette fois-ci, dans un
grand salon, orné de porcelaine, tan-
tôt échangeant des mots avec le chef
d’état-major, tantôt écoutant le rapport
du Premier ministre.
Des images muettes, que le commu-
niqué officiel a enrichi avec quelques
précisions sur la teneur des discussions
qui ont duré quelque deux heures et
qui ont tourné autour de la situation
politique du pays et des instructions
données par le chef de l’État, en prio-
rité, la finalisation de la loi de fi-
nances complémentaire, le program-
me spécial Ramadhan et la nécessité de
finaliser tous les projets de loi en vue
de les présenter au prochain Conseil
des ministres. Des images, certes
muettes, mais qui constituent des ré-
ponses suffisantes à toutes les ru-
meurs ayant circulé au sujet de l’état de
santé du président Bouteflika. Qu’est-
ce qui a changé pour que, subitement,
l’entourage du Président décide de
communiquer à outrance, de publier
son bilan de santé et d’accepter qu’on
le filme ? Ce n’est pas seulement les ru-
meurs qui le donnaient paralysé, voi-
re mort, qui ont fait sortir l’entourage
du Président de son mutisme, mais cer-
tainement les appels, de plus en plus ré-
currents, émanant d’Alger, et qui de-
mandent l’application de l’article 88 de
la Constitution. Même le ministère de
la Défense est sorti de sa réserve pour
rappeler ses missions constitution-
nelles, en réponse à l’appel lancé par
l’un des rares survivants du groupe des
22, Ali Mechati, en vue de destituer le
président de la République.
C’est, donc, pour empêcher “l’empê-
chement” que l’entourage du Prési-
dent a décidé d’organiser la riposte. Car,
même s’il est quasiment acquis que le
président Bouteflika ne pourra pas bri-
guer un quatrième mandat, sa suc-
cession, en revanche, n’est toujours pas
tranchée et c’est là que se situe, à pré-
sent, tout le problème. L’entourage du
Président voudrait peser dans la suc-
cession. Pas question que le Prési-
dent sorte par la petite porte et pas
question que sa succession ressemble
à une remise en cause des 14 ans de
règne de Bouteflika, ou une chasse aux
sorcières.
AZZEDDINE BENSOUIAH

LE PROFESSEUR MOHAMED ARESKI, SPÉCIALISTE EN NEUROLOGIE VASCULAIRE ET CHEF DE SERVICE NEUROLOGIE AU CHU BLIDA

“La rééducation après un accident vasculaire cérébral dure de trois à six mois”

P our ce spécialiste de la neurologie vascu- laire, la récupération est possible par une réadaptation fonctionnelle moderne, pour

peu que l’accident vasculaire soit mineur ou mo- déré. Le professeur Areski, également président de la Société algérienne de neurologie et de neu- rophysiologie clinique (Sannc) a abordé, dans l’en- tretien qu’il nous a accordé, la pathologie vas- culaire dans son ensemble, car comme il a tenu à le préciser, il n’a pas eu l’occasion de voir le pré- sident de la République et donc de connaître, par lui-même, le problème de santé dont il a été vic- time et qui serait, selon le communiqué officiel de la Présidence, un accident ischémique tran- sitoire. Notre interlocuteur a spécifié, néan-

moins, que l’Algérie enregistre annuellement 40 000 nouveaux cas d’accidents vasculaires. “Ils sont d’origine hémorragique chez 20% des patients et ischémique pour 80%. Je reçois, dans mon ser- vice, un millier de cas d’accidents ischémiques cé- rébraux par an”, a-t-il indiqué. Le professeur Areski a expliqué alors que l’acci- dent ischémique cérébral est en réalité un in- farctus cérébral qui entraîne un déficit moteur. Si les lésions se localisent du côté dominant, elles provoquent aussi une aphasie (soit troubles du langage). “Quand le patient se présente 3 heures au plus après la survenue de l’accident cérébral, on pratique la thrombolyse intraveineuse. Il récupè- re immédiatement toutes les fonctions cérébrales.

Il se trouve que la thrombolyse intraveineuse n’est pratiquée qu’au CHU de Blida, et j’en suis fier”, a développé le professeur Areski avant de pour- suivre : “Si le diagnostic est établi après les trois heures, des lésions s’installent. Il faut alors faire de la réadaptation fonctionnelle.” Pendant cette période de post-traitement, le malade est soumis à des séances de neuroréha- bilitation, qui lui permettent de récupérer pro- gressivement les fonctions cérébrales perdues lors de l’accident, dont la motricité. “La récupération dépend de la taille de l’infarctus cérébral. S’il est mineur ou modéré, le pronostic est bon”, a affir- mé le président de la Sannc. Il a ajouté que les techniques de la rééducation moderne font des

miracles. “La récupération est assurément meilleu- re avec des appareillages sophistiqués, de la robo- tique et de l’électronique. En Algérie, nous n’avons malheureusement pas ces moyens partout. Nous ne pratiquons que la rééducation classique tradi- tionnelle. Je vous avoue que des appareillages mo- dernes existent au CHU de Sidi Bel-Abbès. C’est ce qu’on appelle des lokomat”, a-t-il soutenu. Pour les victimes des infarctus cérébraux, la du- rée de la rééducation fonctionnelle s’étale sur plu- sieurs semaines. “La réadaptation fonctionnelle doit durer, au minimum 90 jours et peut s’étendre à six mois”, a assuré notre interlocuteur.

SOUHILA H.

LA PRÉSIDENCE SUGGÈRE LA TENUE PROCHAINE D’UN CONSEIL DES MINISTRES

Bouteflika, retour imminent ?

B outeflika serait-il bientôt de re- tour en Algérie ? Si rien ne filtre pour l’heure sur une date préci-

se, il reste que la présidence de la Ré-

publique le suggère amplement puis- qu’elle annonce la perspective de la te- nue d’un Conseil des ministres, que de- vrait donc présider Bouteflika. Dans un communiqué rendu public hier et évoquant la rencontre la veille du chef de l’État avec le Premier ministre, Ab- delmalek Sellal, et le général de corps d’armée, Gaïd Salah, la présidence de la République note qu’“au cours de cet- te audience, le Premier ministre a pré- senté au chef de l'État un rapport ex- haustif sur la situation générale du pays et sur les activités du gouverne-

ment”. Il a, par ailleurs, exposé “l'état d'avancement du programme de déve- loppement national initié par le prési- dent de la République”, selon le texte. D’après le communiqué, le chef de l'É- tat a mis en exergue “la nécessité de suivre de près la réalisation des projets en cours”. Il a chargé, à cette occasion, le Premier ministre de “veiller à la bon- ne prise en charge des préoccupations du citoyen, notamment en cette période de préparatifs du mois sacré du Ramadhan et de la saison estivale”. Autres ins- tructions données à Sellal : finalisation du projet de la loi de finances com- plémentaire 2013, ainsi que l'ensemble des autres projets de loi, examinés par le gouvernement afin qu'ils soient

prêts pour leur adoption au prochain Conseil des ministres, conclut le com- muniqué de la présidence de la Répu- blique. La Présidence ne précise pas la date de la tenue de ce Conseil des ministres, mais en y faisant référence, elle laisse entendre que le Président reprendra ses activités et présidera le Conseil des mi- nistres, comme le veut la loi. Reste, ce- pendant, une incertitude : combien du- rera la période de “soins pour une ré- adaptation fonctionnelle” à laquelle est soumis le chef de l’État ? Les photos diffusées hier par la Télévision algé- rienne montraient un Président affai- bli, au geste lent.

KARIM KEBIR

L’ANP RÉPOND À MOHAMED MECHATI

“Nous n’interviendrons pas”

L'Armée nationale populaire (ANP) est une institution nationale républicaine aux missions clairement définies par la Constitution, a rappelé hier le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. “Le MDN rappelle que l'ANP est une institution nationale républicaine aux missions clairement définies par la Constitution où il est formellement déterminé le rôle de consolidation et de développement du potentiel de défense de la nation et qui s’organisent autour d'une Armée nationale populaire totalement investie dans sa mission permanente de sauvegarde de l'indépendance et de défense de la souveraineté nationale”, a souligné la même source. Cette précision intervient à la suite de la publication, le 11 juin 2013, par un quotidien national d'un article intitulé : “Mechati appelle l'Armée à agir vite” dans lequel il est fait allusion à un appel qui serait lancé par le moudjahid Mohamed Mechati à l'endroit des responsables de la hiérarchie militaire. “Dans cette optique, il y a lieu de préciser que l'Armée nationale populaire demeure pleinement dévouée à assumer sa noble mission dans le respect rigoureux de la Constitution et des textes de loi régissant le fonctionnement des institutions de l'État algérien sous la conduite de M. le président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale”, a ajouté le communiqué du MDN.

APS

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

L’actualité en question

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RENCONTRE BOUTEFLIKA-SELLAL-GAÏD SALAH AUX INVALIDES

Une opération de com, des couacs et des questions

La visite rendue mardi par Abdelmalek Sellal et Ahmed Gaïd Salah au président Bouteflika aux Invalides, au lieu de mettre un terme aux spéculations et aux rumeurs comme escompté, ne fait que les relancer de plus belle. Lecture.

A bdelmalek Sellal et

Gaïd Salah reçus aux

Invalides par le prési-

dent Bouteflika. Cette

rencontre parisienne

APS
APS

Le président Bouteflika, en compagnie de Gaïd Salah et de Abdelmalek Sellal, avant-hier, aux Invalides.

mise en branle des procédures prévues par l’article 88 de la Constitution. Mais l’opération visait manifestement un autre objectif : celui de suggérer à l’opinion nationale et internationale que le dossier de la santé du chef de l’État n’est pas (ou n’est plus) un secret de fa- mille et qu’il n’est pas (ou n’est plus) géré par le cercle étroit du clan présidentiel dont le pivot n’est autre que Saïd Bou- teflika, mais (désormais) par les insti- tutions de l’État. Et que, par consé- quent, l’Algérie n’est pas cette “répu- blique bananière” où le frère du Prési- dent jouit, de par ce lien de parenté, de

tous les pouvoirs, y compris celui de mettre en veilleuse les institutions, les lois et la Constitution. Pendant 45 jours, en effet, aucun officiel n’avait pu rendre visite au président de la Répu- blique et seuls les membres de sa fa- mille étaient autorisés à le voir pendant que le Premier ministre et l’ensemble des membres de son gouvernement étaient, à l’instar d’autres responsables, contraints de répercuter les thèses rassurantes du clan, quitte à se mon- trer “obséquieux”. Une situation qui commençait à devenir intenable, à tel point que le Premier ministre avait fini par montrer des signes d’irritation. Comme pour faire d’une pierre deux coups, les architectes de cette opération

de com ont sans doute pensé que, dé- sormais, les uns et les autres seraient plus à l’aise et que l’opinion publique se- rait plus encline à accorder du crédit à leurs déclarations futures sur l’état de santé du chef de l’État. Mais cela marchera-il comme prévu ? Pas si sûr. Car les images vues hier à la télé montraient un Bouteflika assis, emmitouflé dans un sombre peignoir, le geste lent, le visage et la bouche lé- gèrement déformés, remuant à peine le bras gauche et mâchant péniblement son petit four. Et, surtout, pas de son. Qui plus est, aucune image du Prési- dent debout. Il ne pouvait manifeste- ment pas supporter une telle station, contrairement à 2005, lors de sa pre-

mière hospitalisation au Val-de Grâce, où on l’avait vu recevoir une équipe de la télé, faire quelques pas, avant de se rasseoir. Reste l’autre couac qui pourrait com- promettre les chances de succès de l’opération de ce mardi 11 juin : la com- posante binaire de la délégation qui a fait le déplacement aux Invalides. Au- cun représentant d’institution élue. Ni le président du Sénat, ni celui de l’Assemblée, ni celui du Conseil consti- tutionnel. Seulement le Premier mi- nistre et le chef d’état-major de l’ANP. Le Premier ministre ? Soit. Mais pour- quoi le chef d’état-major ? En convo- quant ce dernier en compagnie du Pre- mier ministre, Bouteflika voulait-il impliquer l’institution militaire dans ce plan en faveur du clan présidentiel ? Une lecture que vient corroborer la ré- ponse, quelque peu tardive, rédigée sous forme de mise au point et de fin de non-recevoir, que vient de donner le ministère de la Défense nationale à l’appel de Mohamed Mechati aux “dé- cideurs”, dans lequel il les conjurait d’intervenir pour mettre fin au règne de Bouteflika. Mais l’ANP ne s’est-elle pas ainsi mêlée, de fait, dans le micmac politique en cours ? Un autre couac, et non des moindres :

le Premier ministre n’a pas soufflé mot, hier, alors qu’il avait déclaré, mardi, à l’issue de sa rencontre avec Bouteflika, qu’il allait donner des “dé- tails” sur cette entrevue. Au lieu de cela, c’est à un communiqué de la Présidence qu’on a eu droit. Histoire d’empêcher Sellal de se faire le porte-parole du chef de l’État ? Et de lui signifier que sa “mis- sion” a pris fin à l’issue de son entrevue avec Bouteflika ? Ces questions et d’autres resteront po- sées. Elles sont de nature à alimenter les supputations qui iront crescendo. Et la période de “réadaptation fonc- tionnelle” de Bouteflika, qui semble de- voir durer dans le temps, ne fait que commencer. Une opération de com pour rien.

de trois responsables

de hautes institutions algériennes pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses aux interrogations qui foi- sonnent depuis le 27 avril dernier, date de l’hospitalisation du chef de l’É- tat à l’hôpital militaire français du Val-de-Grâce. M. Sellal et M. Gaïd Salah ne sont cer- tainement pas partis à Paris pour rendre visite à un malade, Abdelaziz Bouteflika en l’occurrence, comme le feraient des gens ordinaires qui, moyennant visas, billets d’avion et quelques euros en poche, se rendraient dans la capitale française pour y voir un proche, un ami ou un collègue hos- pitalisé. C’est bien le Premier ministre algérien et le chef d’état-major de l’ANP qui ont fait le déplacement, dans un avion de la Présidence, pour rencontrer le chef de l’État algérien en “convalescence”. Et, si l’on se réfère à la déclaration faite par Abdelmalek Sel- lal à l’APS, à sa sortie des Invalides, et aux images diffusées hier par l’ENTV, c’est plutôt une véritable réunion de tra- vail, agrémentée de café et de petits fours, qui a regroupé les trois respon- sables. Un communiqué de la prési- dence de la République, rendu public hier en fin d’après-midi, parlait tout simplement d’une “audience” accordée simultanément par Bouteflika au Pre- mier ministre et au chef d’état-major. Une première. Mais Bouteflika avait- il besoin d’une telle séance juste pour donner des “directives” ? Assurément, le but de cette triangulaire unique dans les annales était ailleurs. Pour sûr, il y avait d’abord le besoin de montrer la “preuve” de l’“évolution po- sitive” de la santé du chef de l’État et, donc, celle de l’“inopportunité” de la

BENJAMIN STORA À EUROPE 1

“Plus les jours passent, moins on croit au retour de Bouteflika”

SAÏD CHEKRI

L’ÉDITO

PAR OUTOUDERT ABROUS

abrousliberte@gmail.com

Le flou persiste

Une chose est sûre, c’est que le pays est

bloqué et les grandes

décisions reportées du fait de l’absence du Président qui accumule des pouvoirs exorbitants. “

F inalement, communiquer reste une chose aisée, la difficulté est dans le contenu du message à transmettre. Pour la première fois depuis 45 jours, les Algériens ont vu des images, même muettes, du Président encore en

rééducation en France. Cette opération de communication a permis de mettre fin à des spéculations et à des rumeurs les plus fantaisistes. Mais pourquoi avoir attendu si longtemps pour qu’un représentant de l’État, d’une part, et de l’armée, d’autre part, puissent lui rendre visite ? Et qui en est l’initiateur ? Une chose est sûre, c’est que le pays est bloqué et les grandes décisions reportées du fait de l’absence du Président qui accumule des pouvoirs exorbitants. Le Premier ministre devait revenir avec des détails sur cette rencontre mais le journal de 20h s’est contenté de diffuser les mêmes images et commentaires visibles dès 17 heures. Au lieu et place, un long com- muniqué de la Présidence relève plus d’un commentaire que d’un commu- niqué à proprement parler. L’armée sort de sa réserve pour la première fois pour répondre à l’appel d’un citoyen (Mohamed Mechati, membre des 22), alors qu’elle a été souvent interpellée, par le passé. Ce cumul d’informations a créé un télescopage tant les expéditeurs sont nombreux à sortir au même moment sans que l’on ait une réponse simple à une question simple : quand rentrera le Président et sera-t-il en mesure de continuer à gérer les affaires du pays ?

Les images diffusées montrent une personne très affaiblie et diminuée de cer- tains de ses moyens. Est-ce la meilleure façon de le mettre en avant ou, au contraire, de le montrer dans une incapacité d’exercer ? Les prochains jours nous le diront. Quand il rentrera.

Yahia/Liberté
Yahia/Liberté

“O fficiellement, Abdelaziz Bou-

teflika dirige toujours l'Al-

Ce pays est donc la

salle d'attente du malade qui est à Pa- ris. Mais comment être sûr que le pré-

gérie

sident Bouteflika est bien celui qui di- rige aujourd'hui l'Algérie ?” C'est la question que s'est posée, hier, l'histo- rien, spécialiste de l'Algérie, Benjamin Stora, invité de la radio Europe 1. Après 47 jours, “ça commence à faire long”, a-t-il estimé au sujet de l'hospi- talisation à Paris du président algérien. “Cette absence prolongée d'un chef d'É- tat en exercice qui continue de diriger son pays à partir de sa chambre d'hô- pital ne manque pas de poser des ques- tions en Algérie. Une procédure d'em- pêchement ? La presse s'interroge. Il commence à y avoir une série de pro- testations et de dessins satiriques”, ob- serve l'historien qui pense que les jeux sont faits. “Plus personne ne par- le d'un quatrième mandat. Plus les jours passent, moins on croit au retour de Bouteflika. Des personnages se pré- parent, plus ou moins activement, dans l'ombre pour prendre la relève”, croit- il savoir.

M.-C. L.

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L’actualité en question

Jeudi 13 juin 2013

LIBERTE

LES VIOLENCES CONJUGALES À L’ÉGARD DES FEMMES

Le phénomène sous-estimé par le législateur algérien

C’est le constat établi hier à l’occasion d’un colloque organisé par l’université de Tizi Ouzou.

L ors de ce colloque inti- tulé “Les violences conju- gales à l’égard des femmes : phénomène ta- bou — entre silence et re- connaissance”, les parti-

cipants ont souligné d’emblée que ce phénomène a été longtemps occulté, car relevant de la sphère privée et parce que c’est la loi du silence qui pré- vaut, il n’en demeure pas moins qu’il est actuellement connu et de plus en plus médiatisé et les récentes enquêtes at- testent, ont-ils estimé, son ampleur et notamment celle de ses conséquences dévastatrices. D’où alors, pour les par- ticipants à ce colloque, la nécessité d’analyser le traitement juridique et ju- diciaire actuel en droit algérien ainsi que les lacunes et les insuffisances qu’il présente. Pour Ounissa Daoudi, maître de confé- rences à la faculté de droit et des sciences politiques de Tizi Ouzou, il est aujourd’hui d’une importance capita- le de mettre la lumière sur ce phéno- mène, d’éclaircir et d’expliquer cette for- me de violence et de connaître ses causes car, a-t-elle estimé, la violence

Newpress
Newpress

Le sujet de la violence contre les femmes est toujours tabou.

conjugale, bien qu’elle s’exerce dans le cadre d’une relation privée, regarde la société. “Sa reconnaissance tardive en tant que problème de société n’a fait que susciter des débats parfois houleux et souvent embrouillés, confondant no- tamment, d’une part, les violences conjugales aux disputes ou les conflits

conjugaux et, d’autre part, les causes et les mécanismes des violences conju- gales”, a-t-elle déploré en ce sens non sans noter, toutefois, l’évolution du concept de violence à l’égard des femmes qui était, au début des années 1970, largement associé aux “femmes battues” car ne prenant en considéra-

tion que les violences physiques, et qui a pris aujourd’hui un sens plus large sous l’appellation de “femmes victimes de violences ou femmes violentées” qui prend en considération d’autres formes de violence. Au cours de sa communication, Djou- her Tizi Bouali de la faculté de droit de Tizi Ouzou, a argumenté la nécessité d’une lutte accrue contre ce phéno- mène par l’ampleur de ses effets qu’el- le a qualifiés de “dévastateurs” sur la santé des femmes et le recours fréquent des victimes à d’autres alternatives plus dangereuses telles que la consom- mation d’alcool, de drogue psycho-ac- tives, d’analgésiques, antidépresseurs et hypnotiques. Des femmes dont la pri- se en charge coûte ensuite deux fois et demie plus cher à la société que celle des autres femmes, selon l’OMS. L’ur- gence d’agir se justifie notamment par le nombre de victimes qui est de 5 700 femmes battues en 2012 en Algé- rie et dont 261 ont trouvé la mort, se- lon les statistiques de la Police judiciaire de la gendarmerie. Malgré cela, les universitaires, Rachi- da Ali Ahmed et Mohamed Tadjer, ont

constaté que les circonstances aggra- vantes sont consacrées pour violence commise par un conjoint mais celle-ci

se limite à l’administration d’une sub- stance nuisible à la santé et la contrain- te à se prostituer, tandis que les autres actes de violence sont sanctionnés à l’instar de tous ceux commis par qui- conque, sans prendre en considération la qualité de l’auteur d’agression. Pour ces conférenciers, la loi doit plutôt in- tégrer toutes les dimensions du phé- nomène de violence conjugale au- delà des violences physiques, et ce, en prévoyant des sanctions adaptées pour les auteurs des violences conjugales, et prendre en compte les conséquences sur les enfants et imposer des efforts de prévention et d’éducation. C’est en ce sens, a souligné Faroudja Mous- saoui, de l’association Amusnaw, qu’un plaidoyer pour une loi particulière sanctionnant les violences à l’encontre des femmes a été lancé en avril 2010. Ainsi a-t-elle rappelé, un projet de loi a été déposé auprès du Parlement qui l’a inscrit dans son agenda le 25 janvier

2012.

SAMIR LESLOUS

PORT D'ANNABA

10 millions de pétards et de fumigènes saisis hier

U n lot important de produits pyrotech- niques a été découvert (pétards et fu- migènes), avant-hier, au terminal à

conteneurs du port marchand d’Annaba. Il s’agit, selon des sources proches des Douanes algériennes, de deux conteneurs de 40 pieds chacun, bourrés de pétards et de fumigènes. La quantité de produits prohibés, qui dépasse les

10 millions d’unités, dont la valeur marchan- de est estimée pour le moment à plus de 5 mil- liards de centimes à la revente, a été importée de Chine et a transité via le port de Valence (Es- pagne). Selon nos sources, l’opérateur n’ayant pas don- né signe de vie, durant une période bien dé- terminée, la direction des douanes a décidé de

procéder à la perquisition avant saisie des conteneurs, en présence d’un huissier de justi- ce. Pourtant strictement interdits, les produits pyrotechniques continuent de faire l’objet, du côté du port marchand d’Annaba, d’intenses opérations clandestines d’importation à partir de Chine, qualifiée comme le principal pro- ducteur au monde.

Depuis janvier dernier, l’on a dénombré la sai- sie, au port d’Annaba, de plus de 10 conteneurs de produits pyrotechniques, grâce aux efforts de la nouvelle équipe des Douanes algériennes en charge de la fouille et contrôle du terminal à conteneurs.

B. BADIS

LAGHOUAT

Trois filles et leur maman mortes carbonisées dans un accident de la route

Q uatre personnes d’une même famille ont péri brûlées mar- di soir dans un dramatique

accident de la route survenu au lieu- dit Gabeg, sur la RW31 reliant de Ksar El-Hirane (Laghouat) et Sed Ra- hal (Djelfa), et six autres blessés. Le véhicule de marque Peugeot 504, à bord duquel étaient les victimes, s’est renversé à quelque 4 kilomètres à l’en- trée du chef-lieu de la commune de Ksar El-Hirane. Le véhicule s’est embrasé après avoir été renversé pour des raisons qui restent à déterminer. Les personnes blessées ont pu s'extraire de la car-

casse en feu avant l'arrivée des pom- piers qui les ont transportées vers l'hôpital de Ksar El-Hirane.

Le véhicule de la famille, une Peugeot 504, a été entièrement calciné et, vrai- semblablement, la vétusté du véhicule ajouté à la moto dont le réservoir contenait de l’essence, qu’il trans- portait, peuvent être un facteur par-

mi d'autres qui expliquent l'embra-

sement. Mais même des véhicules plus récents peuvent prendre feu rapidement,

nous dit-on. Il n'empêche qu'au-delà de cet accident affreux, on peut se po-

ser la question de la sécurité de ces

anciens véhicules lorsqu'ils roulent. Car il faut dire que ces véhicules conçus il y a plusieurs années ne bé- néficient en rien des progrès de la sé- curité passive dont est équipée la moindre voiture de série produite au- jourd'hui. Ni ABS ni crash-test, au- cune déformation du véhicule en cas de choc, un éclairage trop faible, pas même toujours de ceinture de sé- curité. Et dans ce cas d'accident entre un vé- hicule “de collection” et une automo- bile moderne, plus résistante aux chocs, c'est bien souvent le drame

pour les passagers des véhicules an-

HORREUR À OULED KHLOUF (MILA)

Une famille assassinée !

La commune d’Ouled Khlouf, dans le sud de la wilaya de Mila, est sous le choc ! Elle a été secouée, hier matin, par un crime crapuleux comme elle n’en avait jamais connu auparavant. En effet, une famille de trois personnes, formée du père, de la mère et d’une fille, a été exterminée. La mère, B. C., 48 ans, et sa fille, B. D., 14 ans, ont été retrouvées lardées de coups de couteau devant leur domicile familial sis dans le hameau de Zaya, relevant administrativement de la commune d’Ouled Khlouf. Selon un communiqué de la Protection civile qui les a évacuées à la morgue de l’hôpital de Chelghoum-Laïd, les corps des deux victimes, criblés

de coups de poignard, ont été retrouvés hier à 6 heures du matin, gisant dans une mare de sang, à cinq mètres seulement de leur domicile. Le couteau utilisé par le meurtrier, est-il précisé, a été retrouvé sur le lieu du drame. Quant au père, un homme de 50 ans, répondant aux initiales B. S., il a été retrouvé mort au fond d’un plan d’eau situé à environ deux kilomètres de sa maison. Aucun élément sur l’auteur ou le mobile de ce crime crapuleux n’est encore disponible. L’enquête, diligentée par les services de la gendarmerie, n’exclut pour le moment aucune piste, souligne notre source.

KAMEL BOUABDELLAH

ciens. En tout état de cause, une en- quête est immédiatement ouverte par les services de sécurité pour dé-

terminer les causes et les circons- tances de ce drame.

BOUHAMAM AREZKI

EL-OUED

Bagarre générale à la mosquée Ahmed-Ibn-Hanbal

P as moins d’une dizaine de bles- sés ont été enregistrés avant- hier au moment de la prière

d’el-maghreb, à l’issue des affronte- ments survenus dans la mosquée Ah- med-Ibn-Hanbal au quartier Rimel, dans la ville d’El-Oued. Le bilan se serait assurément alourdi, si ce n’était l’intervention rapide des forces de l’ordre qui ont réussi à sépa- rer les deux parties en conflit. Selon des sources concordantes, deux citoyens ont été grièvement blessés et évacués en urgence à l’hôpital Djila- li-Ben-Omar, alors qu’une dizaine de croyants ont été légèrement blessés. Des armes blanches, des pierres et des barres de fer ont été utilisées par les deux parties en conflit.

À l’origine de cette situation, la gestion et le contrôle des affaires de la mos- quée. Rappelons que le directeur des affaires religieuses a procédé la se- maine passée à la fermeture de la mosquée et à la suspension de l’imam, mais les citoyens ont refusé cette so- lution. Ils ont alors protesté devant le cabinet du wali. Après quoi, le wali a rouvert la mos- quée, mais trois jours après, les choses ont mal tourné quand une partie des citoyens a tenté de récupérer la gestion des affaires de la mosquée. Selon des sources sécuritaires, une enquête a été déclenchée et des poursuites judi- ciaires seront entamées contre les mis en cause.

S. MOHAMED

LIBERTE Jeudi 13 juin 2013

LE RADAR

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PAGE ANIMÉE PAR HAMID SAÏDANI

 

radar@liberté-algerie.com

{de Liberté

{

LA TUTELLE

ENVISAGE

SA CRÉATION

Vers une association des fédérations sportives algériennes

L’idée de créer une structure réunissant les fédérations sportives algériennes à l’image de celle qui existe au plan international, en l’occurrence l’Association générale des fédérations sportives internationales (Agfis), est, d’après nos sources, sérieusement envisagée au ministère de la Jeunesse et des Sports.

ACCUSÉ D’AVOIR

BLASPHÉMÉ

Un

adolescent

syrien

exécuté

par des

salafistes

Mohammad Qataâ, un adolescent syrien de 15 ans, vient d’être lâchement exécuté en public à Alep par des rebelles islamistes, qui l’accusaient d’avoir tenu des propos jugés blasphématoires. Il a été tué d’une balle dans la bouche et d’une autre dans la nuque après avoir été arrêté par des membres de l’ex-Front al- Nosra, passé sous la coupe de la branche irakienne d’Al- Qaïda.

APRÈS UNE BATTERIE DE CONTRÔLES VÉTÉRINAIRES

Les deux chevaux offerts par Bouteflika à Hollande sont arrivés en France

offerts par Bouteflika à Hollande sont arrivés en France ■ Les deux chevaux offerts par le

Les deux chevaux offerts par le président Bou-

teflika au président français François Hollande, à l'occasion de sa visite en Algérie en décembre 2012, sont sur le sol français, annonce l'agence France Presse. Sami, le mâle à la robe gris fon- cé, et Sadja, de robe baie, ont rejoint le haras de Pompadour pour le premier, et celui du Pin pour

le second. Ces deux chevaux de race barbe, une espèce équine d’Afrique du Nord, réputée calme et courageuse, avaient suscité, lors du déplace- ment de Hollande en Algérie, l’admiration de Laurent Fabius, fin connaisseur, et de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, précise l'AFP.

UNE ÉTUDE PUBLIÉE HIER AUX USA LE CONFIRME

“Envoyer des SMS au volant reste dangereux”

LE CONFIRME “Envoyer des SMS au volant reste dangereux” ■ Envoyer un SMS par recon- naissance

Envoyer un SMS par recon-

naissance vocale en condui- sant reste plus distrayant qu'écouter la radio ou discuter avec un autre passager, selon une étude publiée hier aux États-Unis. Les chercheurs de l'université de l'Utah (Ouest)

ont développé de nouvelles techniques permettant de me- surer la distraction cognitive

des conducteurs. Ils ont pour cela installé sur la tête de 32 per- sonnes un casque armé de cap- teurs afin de détecter tous leurs mouvements et réactions. Les participants ont ensuite été soumis à une série de tests de conduite dans des voitures réelles ou des simulateurs. Les premiers résultats de cette re- cherche ont montré qu'envoyer

des messages écrits sur son té- léphone portable au moyen des nouvelles technologies de re- connaissance vocale — désor- mais présentes dans de nom- breux véhicules — était plus distrayant pour le conducteur qu'écouter la radio ou discuter avec d'autres passagers.

MALGRÉ DE NOMBREUSES PROTESTATIONS

Le gouvernement grec ferme la télévision publique

Le gouvernement grec ferme la télévision publique ■ La Télévision publique grecque (ERT) a cessé bru-

La Télévision publique grecque (ERT) a cessé bru- talement d’émettre, mardi soir, pour cause “d’absence de transparence et de dé- penses incroyables”, a dé- claré le porte-parole du gouvernement grec, Si- mos Kedikoglou. Cette

nouvelle, très mal ac- cueillie par les téléspecta- teurs et les journalistes, a été annoncée sans préavis, alors que les chefs de file de la troïka des créanciers de la Grèce (UE-BCE- FMI) sont à Athènes. La Télévision publique

grecque (ERT), composée de trois chaînes, appar- tient à plusieurs orga- nismes d’État qui devaient être restructurés ou fu- sionnés, pour cause d’aus- térité et selon le mémo- randum signé entre la Grè- ce et ses bailleurs de fonds.

À CAUSE D’UNE PUBLICITÉ

Carrefour accusé de racisme en Tunisie

D’UNE PUBLICITÉ Carrefour accusé de racisme en Tunisie ■ Une association tunisienne de lutte contre les

Une association tunisienne

de lutte contre les discrimina- tions a menacé de poursuivre en justice le géant de la distri- bution français, Carrefour, après

la diffusion d’une publicité ju-

gée raciste. La photo en ques- tion, barrée du sigle Carrefour, diffusée samedi, montre des joueurs de l’équipe tunisienne de football donnant des ba- nanes à des enfants noirs.

IL ÉTAIT INSCRIT AU LIVRE “GUINNESS DES RECORDS”

Le doyen de l'humanité, un Japonais, est décédé à l'âge de 116 ans

un Japonais, est décédé à l'âge de 116 ans ■ Le doyen de l'humanité, le Ja-

Le doyen de l'humanité, le Ja-

ponais Jiroemon Kimura, qui avait fêté à la mi-avril ses 116 ans, s'est éteint, mardi, de vieillesse, ont rapporté, hier matin, les médias japonais. M. Kimura avait alors reçu les

honneurs de sa municipalité de résidence, Kyotango, une inscription au Guinness des re- cords et les félicitations du Pre- mier ministre nippon, Shinzo Abe.

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L’actualité en question

Jeudi 13 juin 2013

LIBERTE

LES APC SONT MONTRÉES DU DOIGT

Les bureaux d’hygiène, otages d’une réglementation désuète

Avec l’été qui s’installe, la problématique de l’hygiène devient sujet de toutes les discussions.

B ien que la question soit posée à tout moment, la saison estivale reste celle qui compte le plus de cas d’intoxications alimen- taires. On ne peut évi-

demment parler de ce sujet sans évo- quer les bureaux d’hygiène communale

(BHC) dont la mission consiste à veiller sur la qualité de ce que consom- ment les citoyens, que ce soit les ali- ments mis sur le marché ou l’eau qui ar- rive dans les robinets. L’Association de protection et d’orien- tation du consommateur et son envi- ronnement (Apoce) a eu le mérite d’organiser, hier, sous l’égide du wali d’Alger, à l’ex-salle CPVA, un séminaire

à l’adresse des BHC sous le thème “La

place du bureau d’hygiène communal dans la protection des consommateurs” en présence du DCP, M. Bouras, re- présentant le wali d’Alger, qui souligne d’emblée l’importance accordée par le premier responsable à cette initiative cadrant avec la caravane contre les in- toxications lancée il y a quelques jours. D’autres structures de la wilaya (san-

té, environnement, services agricoles) étaient également présentes. Cepen- dant, on l’aura presque deviné, le sé- minaire s’est plutôt transformé en tri- bune de doléances pour les respon- sables des BHC. Et, du coup, on aura aussi compris que ceux qui sont cen- sés protéger les consommateurs ont des problèmes et ne peuvent donc mener

à bien leur mission.

Les conditions dans lesquelles fonc- tionnent ces structures dont on peut dire que ce sont le parent pauvre de l’APC est désarmant. Bureaucratie quand tu nous tiens, le BHC continue de fonctionner selon les dispositions d’une réglementation complètement dépassée.

Il s’agit du décret 146/87 du 30 juin 1987. Avec un per- sonnel d’environ une dizai- ne de personnes, beaucoup de ces bureaux d’hygiène n’ont pas les moyens néces- saires pour accomplir leurs tâches telles que décrites par la réglementation. D’autres ne disposent même pas de bureaux, comme l’ont faire savoir des intervenants. Le D r Mustapha Bouziane, représentant la DSP, a été très clair pour dire que depuis la création des BHC, la com- posante humaine prévue par l’article 6 du fameux décret

est toujours incomplète. Un décret dont il avait deman- dé un amendement. “On continue d’appliquer une réglementation dépassée, ce qui n’a pas manqué de géné- rer des divergences au sein de la composante”, dira-t-il, avant de revenir sur les pro- blèmes de moyens rencon- trés par ces bureaux en ma- tière de contrôle. Les repré- sentants des structures de la wilaya convergent vers le même constat, à savoir que les insuffisances ne sont pas de la seule responsabilité des bureaux d’hy- giène mais aussi des collectivités locales dont ils dépendent qui ne mettent

pas les moyens nécessaires à leur dis- position. Un des intervenants fera observer que depuis que la question relative à ce pro- blème a été inscrite officiellement en 2010, aucune amélioration n’a été constatée à ce jour, d’où la nécessité de revoir la réglementation. Le compor- tement des APC apparenté au laxisme

Zitari/Liberté
Zitari/Liberté

Les bureaux d’hygiène communale (BHC) ont un rôle à jouer en ces temps d’incivisme ambiant.

s’est souvent traduit par le non-respect des décisions des BHC, notamment en matière de mises en demeure et de pro- positions de fermeture. Pour le D r Zebdi, président de l’Apo- ce, il y a “un dysfonctionnement appa- rent qu’on peut constater à travers les fast-foods qui servent de la chawarma préparée sur la voie publique !” Une complicité criante dont ne peuvent se disculper les élus locaux. Un autre grand problème est soulevé, en l’oc- currence la saleté dans laquelle bai-

gnent les quartiers de la capitale. Ces monticules d’ordures ménagères lais- sant indifférents ces élus, alors que leur collecte relève des tâches du P/APC. Pourtant, ce ne sont pas les moyens qui manquent. Le wali d’Alger a souvent rappelé à ce sujet qu’il n’existait pas de problèmes financiers pour la propre- té de la capitale. Ce volet a été dès son installation en 2004 son cheval de ba- taille. L’informel est, lui aussi, l’autre fléau gé- nérateur de problèmes d’hygiène et de

santé publique et dont la prise en charge reste du ressort des APC. 80% des produits mis en vente sur le mar- ché informel sont avariés en raison des mauvaises conditions de conserva- tion. Là également l’intervention des collectivités locales est plutôt timide. Alors que le mois de Ramadhan poin- tera dans moins d’un mois, il serait temps de mettre un peu d’ordre dans cette anarchie où personne n’a rien à gagner.

ALI FARES

LES RÉSULTATS PROCLAMÉS HIER

76% de réussite à l’examen de l’ex-6 e

L taux de réussite aux épreuves de la première session de l'exa-

men de fin de cycle primaire a atteint 76,07%, a annoncé, hier, l'Office national des examens et concours (Onec). La session

de rattrapage de cet examen se déroulera le 25 juin prochain. La nouvelle de la proclamation des résultats de l’épreuve de fin de cycle

primaire sur la Toile s’est répandue telle une traînée de poudre. Ce qui n’était au départ qu’une simple rumeur, vu que les résul- tats étaient annoncés pour le 15 juin, a été confirmé par les pre- miers lauréats qui ont réussi à ouvrir le site de l’Onec. Et le bran- le-bas de combat commence non seulement au sein des familles mais aussi dans tous les quartiers. Les résultats deviennent le su- jet d’actualité et relèguent presque au second plan cette inatten-

e

due information sur la visite qu’a rendue Sellal au président de la République à l’institution des Invalides à Paris.Les cybercafés sont pris d’assaut, familles, proches, amis… sont sollicités pour tenter de “défoncer” le site de l’Onec. Comme à chaque mise en ligne des résultats d’épreuves scolaires officiels, le serveur de l’office est com- plètement saturé. Pas moyen d’y accéder au premier clic. Pas même au millième d’ailleurs vu que des millions de personnes se connectent en même temps. Plusieurs autres sites sont proposés sur facebook notamment (ins.onec.dz/cinq). Il suffit de lancer une recherche sur les résultats de l’ex-6 e pour que des centaines de sites vous proposent leurs services, mais point de résultats. Les sites officiels sont inaccessibles. Mais qu’à cela ne tien-

ne, la nuit est longue. Et il aura fallu des heures et des millions de clics et de “cette page ne peut pas être affichée” pour que le fameux site daigne enfin faire son apparition. Il suffit après de prier Dieu pour que la page ne disparaisse pas et de réussir à faire entrer le numéro d’inscription et au bout du clic salvateur, soit la bonne ou la mauvaise nouvelle. Et quel que soit le résultat, le long cauche- mar prend fin en attendant de revivre encore le même scénario. Et les prochaines fois seront encore beaucoup plus émouvantes, notamment pour les résultats du baccalauréat annoncés pour le début du mois de juillet.

MALIKA BEN

LES PARTICIPANTS À UNE RENCONTRE SUR LE PHÉNOMÈNE À TIZI OUZOU DÉNONCENT

“Il n’y a pas de carte du suicide en Algérie”

L siège de l’APW de Tizi Ouzou

Aïssat-Rabah a abrité hier la pre-

e

mière rencontre sur la prévention

du suicide à l’initiative de l’association

scientifique Ambiscience en partena- riat avec l’Assemblée populaire. Sous le thème “Le suicide n’est pas une option”, cette rencontre a vu la parti- cipation de psychiatres, de docteurs en psychologie et de sociologues qui se sont penchés sur le phénomène. Le P/APW de Tizi Ouzou, M. Harou- ne, dira, lors de son intervention, que “le suicide va des plus nantis, à l’ima-

ge de Michael Jackson, la célèbre pop star, ou encore Bernard l’Oiseau, le nom moins célèbre chef cuisinier ainsi que Pierre Bérégovoy, Premier ministre sous Mitterrand, pour ne citer que ceux-là, au plus humble écolier qui rate son exa- men ou un jeune étudiant qui subit une humiliation, ou cet ouvrier père de fa- mille qui perd son emploi”. Selon le même orateur, “l’Organisation mondiale de la santé estime, selon ses récentes études, que le suicide est la 13 e cause de mortalité la plus fréquen- te dans le monde. Chaque année, plus

d’un million d’individus meurt de cet- te cause. Quant aux tentatives de sui- cide, elles avoisinent une moyenne de 15 millions par an”. M. Dahmani, socio- logue, a, quant à lui, relevé l’absence de statistiques concernant le suicide et pouvant servir de base pour une étu- de sérieuse du phénomène en Algérie. L’orateur, qui avait présenté une com- munication sur “le suicide comme une forme de violence”, estimera que même “la harga, les violences dans les stades et la drogue peuvent constituer aussi une forme de suicide, un phénomène qui, ac-

tuellement, ne concerne pas seulement la frange juvénile, mais toutes les caté- gories d’âge”. L’absence de statistiques concernant le suicide a été également soulevée par M. Mizab, docteur en psychologie cli- nique. Selon le conférencier, il est très difficile d’avoir des statistiques fiables. Les seuls chiffres que nous avons pu avoir font état, durant l’année 2012, de 787 tentatives de suicides et de 321 sui- cides, relevant de passage, “qu’il n’y a pas de carte du suicide en Algérie, même sur celle réalisée par l’OMS”,

ajoute le D r Mizab, précisant qu’il y a un suicide dans le monde toutes les 40 secondes. Rappelons que l’organisation Ambis- cience est une jeune association dont “l’objectif consiste à promouvoir la science dans les milieux sociaux chez les jeunes et moins jeunes, en incitant au partage du savoir en véhiculant un es- prit scientifique à travers diverses ac- tions”, concluent des membres de l’as- sociation.

K. TIGHILT

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

L’actualité en question

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RAFFINERIE D’EL-KSEUR

Les élus relancent le projet

Pour eux, la délocalisation de ce projet vers Tiaret répondait à des considérations politiques.

L e projet de raffinerie pé- trolière d’El-Kseur refait surface. Le gouvernement ayant prévu de construire 5 nouvelles raffineries de pétrole, le président de

l’APW, M. Bettache, en a profité pour

convier, hier, l’ensemble des élus locaux

et nationaux à une réunion de concer-

tation. Objectif : relancer le projet de raffinerie d’El-Kseur qui avait fait cou- ler beaucoup d’encre au milieu des an- nées 2000, lorsqu’il avait été transféré dans la wilaya de Tiaret. Comment ? “En militant tous ensemble main dans la main et en dépassant les clivages po- litiques”, car il y va de l’intérêt de la ré- gion, privée depuis le recouvrement de l’Indépendance du pays de grands projets structurants, ont déclaré en sub- stance les différents intervenants, élus locaux, parlementaires ou techniciens des entreprises d’hydrocarbure. Bien que le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, y soit — de l’aveu de plusieurs témoignages de parlementaires ou du président de l’APW — favorable à l’inscription de l’opération, des élus, échaudés par la précédente expérience, craignent de se faire, une nouvelle fois, doubler car les critères objectifs ne rentrent pas tou- jours en ligne de compte dans des choix politiques. Et dans la délocalisation de la raffinerie d’El-Kseur vers Tiaret, c’était un choix politique ; huit années après, on parle encore de “la prévision du lancement de sa réalisation”. Les di- rigeants de Sonatrach, conviés à la réunion, paraissent, quant à eux, plus confiants et optimistes. Le choix de Béjaïa pour y recevoir l’une des cinq raffineries est plus que certain.

Zitari/Liberté
Zitari/Liberté

Le P/APW de Béjaïa, les élus locaux et les députés ont appelé, hier, à “militer” pour relancer le projet de raffinerie pétrolière d’El-Kseur.

Ils évoquent même une plate-forme pé- trochimique, un projet beaucoup plus ambitieux, qu’ils souhaitent voir ins- taller pas très loin de la mer. Ce qui plaide objectivement, selon eux, pour le choix de Béjaïa : un, l’ac- cord donné par le ministre de tutelle pour la réalisation d’un grand port pé- trolier ; des études sont menées en vue

de la délocalisation de l’ancien ; deux, la réalisation d’un nouvel “oléoduc GPL, qui va venir de Hassi-R’mel jusqu’à Béjaïa” ; trois, un domaine universitaire important. Le président de l’APW y a poursuivi en rappelant que l’entreprise avait émis une série de conditions objectives pour le choix définitif du site d’im-

plantation : la proximité d’un oléoduc d’approvisionnement en pétrole brut à hauteur de 45 000 tonnes/jour, des ter- rains viables, des commodités (élec- tricité, eau, structures de base…) et la participation au développement ré- gional. Un terrain de quelque 380 hectares si- tué au niveau du sens unique d’El-

Kseur y a été désigné pour recevoir cet important investissement ; une étude préalable y a été effectuée. L’existence d’un port, d’un aéroport, d’un réseau de voie ferrée — avec un projet de dédoublement, une bretelle devant relier la wilaya à l’autoroute Est- Ouest, de zones industrielles à même d’y recevoir les entreprises que va in- duire le projet de plate-forme pétro- chimique. Et pour finir, l’industrie pétrolière qui sera induite par les fo- rages de pétrole en cours en offshore sur les côtes béjaouies et en dehors (on-shore). Pour rappel, le ministre de l’Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, avait décla- ré sur les ondes de la Radio nationale que “l'Algérie prévoit d'investir environ 10 milliards de dollars pour construire cinq nouvelles raffineries de pétrole afin d’augmenter ses capacités de pro- duction”. L’Algérie essaie à l’instar des autres pays producteurs de pétrole d’établir un large éventail de projets d’investissement dans ledit secteur afin de faire face à la crise économique qui secoue le monde et de couvrir les besoins de son marché. Cette pers- pective s’inscrit dans le sillage de l’élar- gissement de ses potentialités de pro- duction et de l’augmentation de ses ex- portations. Le ministre ne s’est néanmoins pas avancé sur la date du lancement de ces projets. Il est important de signaler qu’actuel- lement les capacités de raffinage de l'Al- gérie sont estimées à 26 millions de tonnes par an, et ce, selon des chiffres de la compagnie nationale pétrolière Sonatrach.

MOUSSA OUYOUGOUTE

POUR UN PROBLÈME D’ADDITIF

Fervex retiré des pharmacies

F ervex, médicament destiné au traitement des rhumes, des rhinopharyngites et des états grippaux fabriqué par la firme pharma-

ceutique américaine Bristol-Meyers Squibb, retiré des pharmacies en France, vient, aussi, d’être retiré des pharmacies en Algérie. C’est ce que nous a affirmé, hier, le responsable de commu- nication du ministère de la Santé, M. Belkacem,

en marge du 1 er séminaire pour le développement d’une stratégie de lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), qui s’est tenu, hier, à Alger. Dans un communiqué transmis au Centre na- tional de pharmaco et matériovigilance, au la- boratoire de contrôle des produits pharmaceu- tiques et au Syndicat national algérien des phar- maciens officines, dont Liberté détient une copie,

la direction générale de la pharmacie et des équi- pements de santé somme ces directions de reti- rer l’ensemble des lots de Fervex pour adulte arô- me antillais et pour enfants arôme banane. Le do- cument souligne que “la firme pharmaceutique américaine Bristol-Meyers Squibb procède, par me- sure de précaution, au rappel volontaire des lots des produits cités et dont la date de péremption n’a pas encore été atteinte”. Par ailleurs, la rencontre était l’occasion pour poin- ter du doigt les conséquences des MNT sur les malades. Ainsi, une des dernières enquêtes de mortalité montre que 60% des personnes atteintes de MNT meurent en Algérie. La proportion de décès par MNT touche surtout les maladies cardiovasculaires à hauteur de 26,1%, suivie par les affections périnatales (13,5%), les tumeurs ma-

lignes, les affections des voies respiratoires et le diabète sucré avec respectivement 16%, 7,6% et 7,4%. À ce titre, et pour permettre une bonne pri- se en charge de la transition épidémiologique que connaît le pays, un projet de stratégie de lutte in- tégrée contre les MNT est actuellement en cours d’élaboration en Algérie. Il s’agit du projet intitulé : “Développer un plan stratégique national et multisectoriel visant la ré- duction des facteurs de risque et de la charge des MNT, et ce, dans un souci d’intégration, d’efficience et de durabilité”. Ce projet est mis en œuvre par le consortium Sogerom - Credes - université Libre de Bruxelles dans le cadre du programme d’ap- pui au secteur de la santé, programme financé par l’Union européenne. À cet effet, le ministre de la Santé, Abdelmadjid

Ziari, a déclaré que “nous sommes maintenant obli- gés de prendre en charge cette pathologie qui de- vient prédominante, à savoir celle des maladies non transmissible. Pour cela il faut un plan national”. Il a ajouté que “le plan aura pour but de mettre en place tous les dispositifs nécessaires pour lutter contre tous les risques communs que l’on voit dans ces maladies non transmissibles parce que les risques dont on parle sont des risques communs aussi bien aux maladies cardiovasculaires, hy- pertension, diabète, maladies respiratoires, cancers donc un certains nombre de facteurs de risque en- vironnementaux, alimentaire, mode de vie sur les- quels il faut se pencher pour élaborer un plan et le mettre à exécution”.

DJAZIA SAFTA

DÉJÀ CONNU EN ALGÉRIE SUR LA PARTIE NETWORKING

Huawei intègre le marché des Smartphones

P as moins de 52 millions de téléphones de la marque chinoise ont été vendus en 2012 avec 32 millions de Smartphones. Cela fait plus d’une année que le géant chinois a jeté son dévolu

sur la production des Smartphones et le résultat commence déjà

à se faire sentir. Les chiffres dévoilés, mardi dernier lors de la ren- contre-presse tenue à l’hôtel Hilton, sont bien là pour refléter une entrée en matière révélatrice de la capacité des Chinois à se frayer une place dans un marché ultraconcurrentiel, à savoir celui des Smartphones. Un CA global de 7,5 milliards de dollars en 2012, soit une hausse de 10% par rapport à 2011. Pas moins de 127 millions d’unités vendues avec 50 millions d’uni- tés MBB, 25 millions Home device et 52 millions hand set dont 32 millions de Smartphones. Le business des terminaux Huawei

a couvert plus de 150 marchés et touché plus de 500 partenaires

opérateurs téléphoniques dans le monde. Voilà une mise en bouche qui a de quoi ouvrir l’appétit du chinois déjà leader mondial sur le réseau fixe à large bande. Un volet bien connu par les institu-

tions algériennes spécialisées dans le domaine à l’image d’Algérie Télécom et de sa filiale Mobilis mais pas seulement. Huawei est aus- si un équipementier parmi les plus demandés pour ce qui concer- ne la 3G, et ce, par tous les opérateurs de téléphonie mobile qui activent dans le pays. Présent depuis 1999 en Algérie, la mission de Huawei est loin d’être finie malgré les déboires judiciaires vé- cus récemment qui ont failli impacter sa collaboration avec Alger. “Nous avons développé et nous continuons à faire des relations de travail solides avec Mobilis pour ne citer que cet opérateur”, a as- suré le directeur général de Huawei Algérie avant de céder la pa- role à ses proches collaborateurs pour dévoiler la nouvelle gam- me de Smartphones qui vont être distribués par Xodis et de revenir sur la stratégie globale. Il a été question, également, des objectifs à venir notamment ceux formulés par Consumer Business qui fi- gure parmi les branches d’activité de Huawei qui développe ce seg- ment mobile à travers Huawei Device. Aussi, l’on retrouve le MBB (Mobile BroadBand) mobile à large bande, le Home Device qui

concerne les terminaux à usage domestique et le Handset où Hua- wei affirme occuper la 3 e position mondiale. Une percée tradui- te par la participation aux plus grands rendez-vous mondiaux dans le domaine des télécoms en général et ceux de la téléphonie mo- bile en particulier à l’image du Mobile World Congres qui se tient chaque mois de février à Barcelone. C’est à cette occasion que Huawei a révélé son leitmotiv “Make it possible” comme pour dire qu’il n’est pas impossible pour le géant chinois d’être en pole position dans les quatre années à venir. Hua- wei propose, en ce sens, la série D Diamond présentée comme étant la pointe de la technologie en étant à jour sur les nouvelles inno- vations, la série P Platinium qui se concentre sur le design, la sé- rie G Gold qui propose des mobiles avec un rapport efficient qua- lité-prix et la série Y Young qui tend à offrir des téléphones im- battables accessibles aux jeunes en prenant en compte leurs besoins et utilisations.

NABILA SAÏDOUN

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

L’internationale

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ERDOGAN A FAIT ÉVACUER DEUX FOIS PAR LA FORCE LA PLACE TAKSIM

Gaz lacrymogènes et eau chaude pour les manifestants

Usant de la force contre les manifestants, le Premier ministre turc a clairement affiché sa “tolérance zéro” vis-à- vis du mouvement de protestation que la police réprime sans ménagement.

L a police antiémeute turque a tiré ses dernières salves de gaz lacrymo- gènes vers 3h (00H00 GMT) et peu avant 5h (02H00 GMT), pour éva- cuer pour la seconde fois en moins de vingt-quatre heures la place Taksim,

où le calme était revenu dans la nuit de mardi à mercredi. En effet, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a averti qu'il n'aurait plus “au- cune tolérance” envers le mouvement. La place Taksim d'Istanbul a retrouvé hier un semblant de calme après les violences de la veille entre la police et les manifestants, à quelques heures d'une rencontre déjà jugée fac- tice entre le Premier ministre Recep Tayyip Er- dogan et des “représentants” de la contestation. Au matin du treizième jour de la fronde contre le chef du gouvernement, la célèbre place de la mégapole turque était étroitement contrôlée par les forces de l'ordre, disposées derrière des canons à eau de- vant chacune des rues environnantes. La police est également intervenue à Ankara pour disperser, à grands renforts de gaz lacrymogènes et de canons à eau, quelque 5 000 manifestants. Lors de son laïus hebdomadaire aux députés de son parti, le Premier ministre a fermement jus- tifié l'intervention des forces de l'ordre. “Je m'adresse à ceux qui veulent poursuivre ces évé-

D. R.
D. R.

nements, qui veulent continuer à semer la terreur :

cette affaire est maintenant terminée. Nous ne fe- rons plus preuve de tolérance”, a-t-il déclaré de- vant les élus de son Parti de la justice et du dé- veloppement (AKP). Même si la police s'est

Les manifestations en Turquie ont atteint un niveau inquiétant.

abstenue d'intervenir directement dans le parc, Recep Tayyip Erdogan a clairement menacé ses occupants de l'évacuer de force. La reprise, sym- bolique, de la place Taksim intervient au lende- main de l'annonce d'une rencontre, prévue hier,

entre le chef du gouvernement et des représen- tants de la contestation, qu'il n'a eu de cesse de présenter comme des “pillards” ou des “extré- mistes”. La police a par ailleurs procédé mardi à des dizaines d'arrestations, dont 73 avocats qui dénonçaient, dans l'enceinte du palais de justi- ce d'Istanbul, l'intervention de la police, selon l'As- sociation des avocats contemporains. Tous ont été relâchés en soirée. Les forces de l'ordre avaient quitté la place Taksim le 1er juin, après vingt- quatre heures presque ininterrompues de vio- lences avec des centaines de manifestants venues dénoncer la brutalité de l'évacuation par la po- lice du parc Gezi, à l'aube du 31 mai. Plusieurs centaines de militants associatifs l'occupaient pour dénoncer l'arrachage des 600 arbres dans le cadre d'un projet contesté d'aménagement urbain. Depuis le retrait de la police, la place du centre d'Istanbul a accueilli tous les soirs des milliers de personnes, parfois des dizaines de milliers, exi- geant la démission de M. Erdogan, accusé de dé- rive autoritaire et de vouloir “islamiser” la société turque. Sûr du soutien d'une majorité de Turcs, le Premier ministre a adopté un ton très ferme depuis le début de la crise, en renvoyant les contestataires aux élections municipales de 2014 pour exprimer leur mécontentement.

MERZAK T./AGENCES

RÉCONCILIATION AU MALI

Bamako tergiverse sur le projet d'accord accepté par les Touareg

L e pouvoir intérimaire malien tergiverse sur le projet d’accord ouvrant la voie à la réconci-

liation au Mali et que les Touareg ont

accepté. Bamako joue donc les trouble-fête en exigeant “quelques amendements”, alors que les Toua- reg ont paraphé à Ouagadougou l’ac- cord obtenu sous la médiation bur- kinabé. Le président burkinabé Blai- se Compaoré, médiateur régional, soutenu par la Cédéao, l’Union afri- caine, l’Union européenne et l’Onu, et qui mène les négociations depuis samedi à Ouagadougou, capitale de son pays, a soumis lundi un projet d'accord aux deux camps, espérant sa signature pour mardi. Ce texte doit permettre un retour de l'armée malienne à Kidal, jusque-là refusé par les mouvements armés touareg, dans la perspective de la présidentielle prévue le 28 juillet

dans tout le Mali. Mais la signature a dû être retardée, du fait des auto- rités maliennes, qui ont promis de l'entériner au plus tard aujourd’hui. “Nous sommes prêts à signer le do- cument de paix mercredi, si l'autre partie prend en compte quelques amendements, qui ne sont d'ailleurs pas de nature à dénaturer le texte ini- tial”, a affirmé à l'Agence France Presse une source gouvernementa- le malienne, assurant son optimis- me, sans révéler l'objet des amen- dements souhaités. Le chef de la délégation de Bamako, l'ancien ministre des AE, Tiébilé Dramé, était retourné lundi soir dans la capitale malienne pour rendre compte des discussions au président malien par intérim, Dion- counda Traoré. De son côté, la dé- légation conjointe touareg du Mou- vement national de libération de

l'Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), qui a envoyé certains de ses membres consulter leur base à Kidal, a annoncé avoir accepté l'ac- cord soumis par le Burkina Faso, ap- puyé par la communauté interna- tionale. “Le MNLA et le HCUA sont prêts à signer le document tel qu'il nous a été donné par la médiation”, a déclaré à Ouagadougou leur chef de délégation, Mahamadou Djeri Maïga, assurant que les groupes touareg ne seront pas un obstacle pour les élections, ainsi que leur dis- ponibilité totale à aller à la paix. Un langage aux antipodes des faux- fuyants de Bamako. Les Touareg res- tent tout de même assez prudents, s’interrogeant sur le retour de l’armée régulière malienne à Kidal, prévu par l’accord de Ouagadougou. L’ac- cord a prévu des garde-fous, mais les

risques de bavures, voire de ven-

geance ne sont pas à écarter. L’his- toire post-indépendance des Toua- reg en est jonchée.

A Ouagadougou, on est serein : la

Minusma, la mission onusienne at- tendue au Mali en juillet et qui ab-

sorbera la force africaine de la Mis- ma déjà sur place, devrait enca- drer l'armée malienne à Kidal au moment de la présidentielle. La Minusma sera commandée par le général rwandais Jean-Bosco Ka- zura, ancien numéro deux de la Mission de l'Union africaine au Soudan.

Le chef de la délégation touareg a par

ailleurs précisé que, selon le projet d'accord, les éléments du MNLA et du HCUA seront cantonnés avec leurs armes.

D. BOUATTA

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE IRANIENNE CE VENDREDI

Hassan Rohani, le candidat des réformateurs, fait peur aux conservateurs

A ux appels des réformateurs et des modé- rés à voter pour Hassan Rohani ont ré- pondu les appels aux désistements, qui se

sont multipliés dans le camp conservateur en Iran hier, dernier jour de campagne pour l'élection pré-

sidentielle de demain. Quelque 50,5 millions

d'électeurs sont appelés à choisir le successeur du président Mahmoud Ahmadinejad mais aussi éli- re 207 000 conseillers locaux et municipaux. Les camps modéré et réformateur partent unis der- rière Hassan Rohani. L'appel des ex-présidents Akbar Hachémi Rafsandjani (modéré) et Mo- hammad Khatami (réformateur) en sa faveur ont renforcé ses chances. Certains conservateurs évoquent déjà un second tour avec M. Rohani. Je demande à tout le monde, en particulier les ré-

à tous ceux qui veulent la gran-

deur de notre nation de participer à l'élection” et

formateurs et (

)

de

voter “pour M. Rohani”, a indiqué M. Khata-

recteur du quotidien ultraconservateur Kay-

M. T./AGENCES

mi

dans un message. M. Rafsandjani, un pilier du

han. “Les réformateurs affirment chercher la vic-

régime écarté de la course présidentielle, a lui aus-

toire, mais tenant compte de leur passé, qui est pour

si

apporté son appui en affirmant qu'il le “consi-

certains d'entre eux déshonorant, ils n'ont aucun

dère comme le plus qualifié pour diriger l'exécu- tif”. Hassan Rohani, un religieux modéré de 64 ans, prône une politique de souplesse dans les né- gociations avec les grandes puissances pour ré- gler la crise du nucléaire iranien.

espoir de l'emporter”, a-t-il jugé. D'autres appels ont également été lancés dans le même sens, demandant en particulier à l'ex-chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati de se retirer de la course. Pour le moment, tous les candidats

Hier matin, les appels se sont multipliés pour de- mander aux quatre conservateurs toujours en lice

conservateurs ont répété qu'ils iraient jusqu'au bout. Selon l'un des rares sondages rendu public

de

se désister en faveur de celui qui est le mieux

et réalisé par l'agence Mehr auprès de 10 000 per-

placé. Mohammad Bagher Ghalibaf et Saïd Jali-

sonnes, M. Ghalibaf mène la course avec 17,8%

li

tiennent la corde, selon les médias. “On attend

devant Hassan Rohani (14,6%), suivi de M. Ja-

désormais des candidats conservateurs qu'ils s'as- soient ensemble, sans perdre de temps, et choisis- sent l'un d'entre eux comme le candidat du camp conservateur”, écrit Hossein Shariatmadari, di-

lili (9,8%). A deux jours du scrutin, il y a toujours 30% d'indécis, alors que la participation devrait atteindre 77%.

DROITS DE L’HOMME

Le SG du Polisario invite Ban Ki-moon à visiter le Sahara occidental

Le secrétaire général du Front Polisario, Mohammed Abdelaziz, a annoncé, mardi, avoir invité le secrétaire général de l'ONU

Ban Ki-moon à visiter le Sahara occidental afin de promouvoir la protection des droits de l'homme sur ce territoire. “Nous avons invité le secrétaire général à montrer davantage d'intérêt à la question du Sahara occidental”, a déclaré à la presse M. Abdelaziz, qui a rencontré lundi M. Ban à New York. “Une visite (de M. Ban) dans le territoire serait considérée comme un encouragement aux efforts de paix et pourrait contribuer à apaiser les tensions”, a-t-il fait valoir. Au cours de cet entretien

lundi avec M. Abdelaziz, M. Ban a “réaffirmé l'engagement de l'ONU à aider le Maroc et le Front Polisario à négocier une solution à leur différend de longue date”, a indiqué le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky. “Le secrétaire général, a-t-il ajouté, a souligné son ferme attachement au respect des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés” contrôlés par le Polisario. “Il a aussi exprimé son inquiétude devant la frustration et la vulnérabilité croissantes que l'absence de règlement et l'instabilité au Sahel ont provoquées chez les jeunes dans les camps de réfugiés.” L'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant a indiqué de son côté que M. Abdelaziz avait évoqué avec lui la possibilité d'une visite du Conseil de sécurité au Sahara occidental. Mais, a-t-il ajouté, “aucun pays membre du Conseil n'a pour l'instant suggéré une telle visite”. Le Royaume-Uni préside en juin le Conseil, dont le Maroc est membre non permanent. Des manifestations pro-indépendance se sont déroulées le mois dernier à Laâyoune, la principale ville du Sahara occidental, à l'occasion du 40e anniversaire de la création du Polisario, et ont été réprimées par les forces de l'ordre marocaines. Les négociations menées autour du Sahara occidental sous l'égide l'ONU sont pour l'instant dans l'impasse.

R. I./AGENCES

10

Culture

Jeudi 13 juin 2013

LIBERTE

11ES RENCONTRES CINÉMATOGRAPHIQUES DE BÉJAÏA

Le rendez- vous annuel du 7 e art

La cérémonie inaugurale de la 11e édition des rencontres cinématographiques de Béjaïa a eu lieu, samedi dernier, au théâtre régional Malek Bouguermouh de Béjaïa, en présence de nombreux participants et invités venus de plusieurs pays méditerranéens. C’est le troisième long métrage du cinéaste marocain, Faouzi Bensadi, intitulé Mort à vendre, qui a ouvert le bal de cette manifestation culturelle qu’organise chaque année, la dynamique association Project’heurts, créée en 2002 par un groupe de jeunes cinéphiles de Béjaïa. Les jours suivants, les cinéphiles béjaouis ont été conviés à se régaler d’un autre long métrage signé Nadir Moknèche, un réalisateur franco-algérien. Il s’agit de sa dernière fiction Goodbye Morocco, sortie le 13 février 2013. D’autres films intéressants, entre documentaires, longs et courts-métrages, ont été proposés, dont La Vierge, Les Coptes et moi du réalisateur français, Namir Abdel Messeeh, Les Pêcheurs de sable de Yazid Arab et Le Sens de l'orientation de Fabien Gorgeart. Les soirées nocturnes de cette onzième édition ont offert de nombreux documentaires très intéressants, notamment Babylon, réalisé en 2012 par le trio Ala- Eddine Slim, Ismaël et Youssef Chebbi. Un film qui a, pour rappel, eu le Grand Prix au Festival international de cinéma (FID) de Marseille 2012. Selon les responsables de l’association organisatrice Project’heurts, sur les cent soixante films supervisés, on n’a finalement retenu que vingt-cinq. Les raisons de cette carence, explique-t- on, sont liées notamment au manque criant d’infrastructures de cinéma dans la région. Il est à noter que d’autres projections sont encore prévues dans la salle de la Cinémathèque de Béjaïa, et ce, jusqu’à demain, jour de clôture de ce rendez- vous avec le 7e art.

KAMEL OUHNIA

JOURNÉES DE MUSIQUE FLAMENCO À BATNA

Chaoui et flamenco une fusion possible

Cette première édition sera clôturée demain au théâtre régional de Batna. De nombreux groupes de plusieurs villes du pays s’illustrant dans ce genre musical se sont produits sur les planches proposant au public de nouvelles facettes de cette musique. Outre les concerts, des ateliers sur les techniques de la guitare ont été proposés par les musiciens Naïth Mansour et Kabouche Hadjissa

L’ ouverture de ces premières journées s’est tenue lundi dernier, au théâtre ré- gional de la ville avec la représentation du groupe Nostalgia. Ce premier spec- tacle a fait salle comble, grâce à la pres- tation de cette formation venue d’Oum

El-Bouaghi. Cette manifestation, qui se poursuit jus- qu’à demain, a accueilli des groupes venus de plusieurs

wilayas du pays. Ces journées de musique flamenco est une initiative d’anciens élèves de l’Institut régional de la formation musicale avec la contribution de la direction de la cul- ture de Batna. L’un des initiateurs de ce festival, le gui- tariste du groupe Tahouissa (batna), Hichem Kafi, est revenu sur la naissance de ce projet lors d’une petite rencontre en marge de ces journées musicales. Il nous

a indiqué que ce projet n’est pas nouveau, mais pour

moult raisons et difficultés, il a été reporté à plusieurs reprises et voilà qu’il germe en ce mois de juin à Bat- na. “Comme nous l’avons tant souhaité”, nous confie avec

enthousiasme Hichem Kafi, qui ne cache pas sa joie. Pour cette première édition, les organisateurs se sont contentés de quelques groupes seulement. Mais cette édition se veut comme un prélude à d’autres rencontres plus grandes, plus riches et mieux préparées. Parmi les participants, un groupe de fla- menco d’Alger, un autre de Kenchela et des musiciens

solo en l’occurrence Naïth Mansour et Kabouche Hadjissa, qui ne vont pas se contenter seulement d’une prestation en public, mais ils animeront, entre autres,

à la grande joie des amateurs de flamenco, des ateliers

sur les techniques de la guitare flamenco (au niveau de l’Institut régional de la formation musicale), qui a ouvert ses portes en cette occasion aussi bien aux connaisseurs qu’aux néophytes. Une opportunité, se- lon Hichem Kafi, pour les Batnéens, mais aussi pour

Hamatou/Liberté
Hamatou/Liberté

les Auressiens qui pourront mieux connaître ce gen- re de musique. La prestation du groupe Nostalgia, de Aïn El-Beïda, pays natal du chantre de la chanson chaoui Aïssa El-Jarmouni, a réussi à séduire un public connaisseur, grâce à un subtil mélange, entre le fla- menco et la musique berbère (chaoui). Ces deux genres possèdent une grande similitude, car ils font appel aux sentiments et à la Méditerranée. Aziz Bnidir, ancien élève de l’Institut de musique et diplômé du conser-

Hichem kafi du groupe TAHOUISSA de Batna

vatoire de Paris, nous a indiqué que le chant flamen- co existe chez la femme berbère, ce qu’on appelle la so- léa “un chant que les femmes berbères ont toujours fre- donné”. L’institutionnalisation des journées de la mu- sique flamenco, la collaboration avec les différents ins- tituts et universités pour donner un caractère acadé- mique, permet, à coup sûr, de prendre en charge ce gen- re musical longtemps délaissé.

RACHID HAMATOU

5 e SOIRÉE DU FESTIVAL NATIONAL DE LA MUSIQUE DIWANE

Oscillation entre rituel et fusion

A près avoir accepté d’entrer en

compétition et pour concourir

avec récompense la participation

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE À BÉCHAR : SARA KHARFI

au Festival international de la musique diwane d’Alger, les diwanes continuent de surprendre, en essayant de s’adapter

à la scène, en cherchant toujours quelque

chose d’original à proposer. Ils tentent donc des projets de fusion, parfois réussies et subtiles, mais bien souvent, ce sont des expériences qui existent déjà. La scène peut se dérober sous les pieds de nos diwanes s’ils continuent à aller dans le sens de l’imitation, plutôt que dans le sens de la création. En tout cas, le travail réalisé par Noudjoum diwane de Sidi Bel-Abbès, et bien que ne se dis- tinguant pas par son originalité, était à la fois subtil et bien fait. La troupe a re- pris plusieurs morceaux du diwane tra- ditionnel, comme “Migzawa” et “Maro”, en utilisant des instruments issus

APS
APS

d’autres genres : saxophone, derbouka, conga. Une fusion somme toute réussie, mais on espère tout de même qu’il n’y a pas qu’un seul modèle de fusion pour les diwanes, et qu’ils ne sont pas condamnés à reproduire les expériences (ou tentatives) des autres. Pour sa part,

La troupe Dandoune de Ghardaïa

Gnaoua El-Bahia d’Oran a dispensé une prestation tout à fait surprenante. Le spectacle musical a été accompagné par plusieurs changements de tenues du danseur, mais les couleurs qu’ils por- taient ne correspondaient pas aux bradj qui étaient interprétés. Par exemple,

pour “Sergou”, une tunique rouge a été portée par le danseur, alors que la cou- leur correspondant à ce bordj est le noir. Il y va de même pour le morceau “Jan- gar Mama”, qui correspond à la couleur rouge, alors que c’est une tunique rose fuchsia qui a été portée. Outre cette fan- taisie vestimentaire, la prestation mu- sicale était plutôt modeste. La troisième troupe à se produire sur scène était Dandoune de Ghardaïa. Oui le diwane existe à Ghardaïa, mais se distingue par son rythme lent. La trou- pe a entre autres repris “Salou nabina”, “Sayo” ou encore “Bouderbala”. D’après le leader de la formation, Bachir Bou- ras, Dandoune Ghardaïa existe depuis 15 années et participe pour la troisième fois à ce festival. Le dandoune est le tbel sur lequel l’instrumentiste joue avec une seule baguette. Selon M. Bouras, “il exis- te aujourd’hui 72 bradj qui se jouent sur le dandoune”. La dernière partie de la soirée, le groupe Ouled Haoussa a fait le show au stade En-Nasr, avec un pro- gramme de fusion.

S. K.

L es formations se succèdent sur la scène du stade En-Nasr, depuis vendredi dernier, mais jusqu’à présent, aucune troupe ne nous

a encore donné une leçon de diwane. On a eu à découvrir une belle prestation très musicale de Wlad Bambra, un intéressant programme de Tou- rat Gnawa d’Oran, et une prouesse de danse de haut niveau de la part d’Ouled Sidi Blal de Mas- cara, certes, mais il manquait toujours un petit quelque chose. Un charisme vocal, une profondeur dans le jeu et surtout un programme bien ficelé avec des en- chaînements (ces derniers sont quasi absents lors des performances des groupes en compétition).

HNA MSSALMIN DE AÏN SEFRA

La leçon de diwane

Lundi soir, la tendance a été renversée avec la re- marquable prestation de Hna Mssalmin de Aïn Sefra (Naâma), qui a présenté une des plus in- téressantes prestations artistiques de cette 7 e édition du Festival national de la musique diwane, qui prendra fin ce soir. Le chant profond du Koyo Bongo (chanteur en jargon diwane) Mohamed Rahmani, très authentique, avait des accents de modernité. Mohamed Rahmani, issu d’une grande famille de praticiens de ce genre (et qui continuent à le pra- tiquer et former les plus jeunes d’entres eux) à Aïn Sefra, a réussi à transmettre de l’émotion, à ex- primer l’identité qu’on découvre à peine des di-

wane, et surtout à nous rappeler que le rituel ne peut, certes, pas être restitué sur scène, mais qu’il se vit à chaque instant. Lorsqu’on est issu de la tra- dition diwane, on ne peut s’en départir parce qu’el- le nous définit. Alors que durant ce festival, le problème du sa- cré (le rituel) et le profane (la scène) se pose avec insistance, et au moment où les organisateurs s’in- terrogent sur la dimension spectacle de ce festi- val, la formation Hna Mssalmin vient, comme pour rassurer, et rappeler que le diwane est sur- tout lié à l’énergie du groupe, l’émotion. Il participe à la (re)création d’un monde libéré de toutes les contraintes, harmonieux, où l’âme

s’exalte et exulte, notamment à travers la transe. Hna Mssalmin a présenté un programme qui rend hommage à cinq des sept tribus diwane :

Haoussa, Bambara, Seigo, Bosso, Milka. La voix puissante du Mqedem Mohamed Rahmani a, entre autres, repris Baba Hamou et Dawa. Si les membres de la troupe ont porté des tenues d’inspiration étrangère (Mohamed Rahmani portait une tenue algérienne dans la pure tradi- tion des diwane, avec un turban de 30 ans d’âge), ils ont été savoureusement créatifs, réus- sissant notamment un enchaînement de près de 20 minutes non stop.

S. K.

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

Culture

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CLÔTURE DU FESTIVAL NATIONAL CULTUREL DU THEÂTRE DE MARIONNETTES DE AÏN TÉMOUCHENT

Le TR de Skikda remporte le premier prix

De nombreuses troupes théâtrales ont pris part à cette manifestation qui s’est tenue du 3 au 10 juin. Avant la remise des prix, les membres du jury sont revenus sur les multiples problèmes que connaît cet art, l’absence d’ateliers de formation, d’encadrement et de journées d’étude.

L e rideau est tombé, lundi, sur cette 7e édition du Festival national culturel du théâtre de marionnettes, dont la céré- monie de clôture s’est déroulée à la sal- le de la maison de la culture. Cet évé- nement qui, huit jours durant, a tenu

en haleine spectateurs et participants a été quali- fié de “faible” de la part de Mohamed Boukerras, membre du jury. Une annonce qui a surpris l’as- sistance qui pensait le contraire ! Dans son ob- servation, il a été décidé par les jurys de retirer le prix du meilleur texte et pour cause : “La majori- té des spectacles présentés par les troupes parti- cipantes souffrait d’une créativité unilatérale. Le jury aura remarqué ainsi un déficit flagrant au ni- veau du texte, plus particulièrement au niveau de la structure dramatique.” Avant l’annonce des noms des lauréats, le jury a cité pas moins de sept recommandations, notamment celle de valoriser la décision du ministère et faire bénéficier l’en- semble des troupes qui ont participé à cette édi- tion d’une tournée artistique à travers le territoi- re national. Aussi est-il favorable d’instaurer un en- cadrement artistique de qualité spectacles par le commissariat du festival et de valoriser la parti- cipation des théâtres régionaux à ce genre de fes- tivals, afin de leur donner plus de crédibilité, en créant un climat concurrentiel et loyal entre les troupes. De reconduire des ateliers de formation

qui ont suscité un grand intérêt de la part des par- ticipants et en suggérant aussi la tenue de ces ate- liers sur des thématiques diverses tout au long de l’année. Il faudrait aussi inscrire les troupes dans des manifestations internationales spécialisées dans le théâtre de marionnettes et organiser des journées d’études durant le festival sur des sujets qui traitent des problématiques du théâtre de ma- rionnettes, avec la participation de chercheurs et d’académiciens, tout en tentant d’attirer l’attention de l’université. Le jury, présidé par Azzedine Ab- bar, a proposé un sixième prix, celui de “la meilleure marionnette sur le plan de la conception et de la réalisation”. La cérémonie a été clôturée par l’annonce des résultats et la remise des prix aux lau- réats. Ainsi, le prix du meilleur spectacle (350 000 DA) est revenu à la troupe du théâtre régional de Skikda, avec la pièce “El-Amira wal moutas- saouil” (la princesse et le mendiant) ; le prix de la meilleure réalisation (200 000 DA) a été rempor- té par la troupe Masrah Elleyl de Constantine, avec la pièce “Hikayat Bil Alouane”, alors que le prix du meilleur manipulateur (150 000 DA) est revenu à l’Association Adim Fatiha de Sidi Bel-Abbès, avec la pièce “Asdiqae adaïa”. Pour sa première parti- cipation, l’association El-fordja el masrahia d’Ouar- gla s’est distinguée par la pièce “El-Amira Zina”, en accaparant le prix du jury (150 000 DA).

M. LARADJ

M. Laradj/Liberté
M. Laradj/Liberté

Les lauréats récompensés pour leurs spectacles

Liberté
Liberté

Sid Ali Akloul

SID ALI AKLOUL DIRECTEUR ARTISTIQUE DE DJURDJURA TV

“Notre chaîne est un carrefour de communication pour tous les enfants de l’Algérie”

des shows pour un public de tout âge. Pour le directeur artistique, ce festival est une preuve tangible que les techniciens al- gériens connaissent bien leur métier. Djurdjura TV prépare donc un travail sur ce festival qui sera diffusé lors d’une prochaine programmation destinée aux enfants. Selon ce responsable, Djurdjura TV a vu le jour le premier juin de cette année (une date symbolique qui coïnci- de avec celle de la Journée mondiale de l’enfance). La chaîne se veut un carrefour de communication au profit de tous les enfants de l’Algérie. Mais aussi une fenêtre sur le l’ensemble des pays du Maghreb qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes cultures. “Tout en préservant nos constantes nationales, nous voulons que

L e directeur artistique de la nouvel- le chaÎne pour enfants Djurdjura TV, Sid Ali Akloul, était présent à

Aïn Témouchent où s’est déroulée la sep- tième édition du Festival national cultu- rel du théâtre de marionnettes (3-10 juin). Sur invitation de Ahmed Mouadâa, commissaire du festival, le di- recteur de la chaîne, accompagné de son équipe, a suivi le déroulement de la ma- nifestation de très près depuis l’inaugu- ration de cet évènement. La venue de l’équipe de Djurdjura TV était dans le but de trouver une jolie pro- grammation pour les enfants à travers les spectacles présentés. D’ailleurs, il a été impressionné” par la qualité des repré- sentations de ces troupes qui ont présenté

nos produits atteignent le cadre universel avec l’utilisation toutefois de la langue al- gérienne avec toute sa composante, ama- zigh, arabe et mozabite”, nous a-t-il confié. Les programmes de la chaîne seront dif- fusés 24 heures sur 24, ils contribueront certainement à enraciner nos progénitures dans leurs traditions et leur culture en leur proposant un éventail d’émissions ani- mées et typiquement algériennes à travers toutes les langues et dialectes dont le prin- cipal objectif est la transmission des va- leurs ainsi que l’émancipation de l’enfant. Une occasion pour les producteurs algé- riens de mettre en valeur leurs produits et par ricochet contribuer à développer la culture de l’altruisme chez l’enfant.

M. L.

AMIN ZAOUI ÉCRIVAIN …SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES… Djeha et ses descendants !

AMIN ZAOUI

ÉCRIVAIN

…SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES…

…SOUFFLES…SOUFFLES…SOUFFLES…
Djeha et ses descendants !

Djeha et ses descendants !

T ous, on est fasciné par les histoires de Dje- ha. Avec ses farces populaires satiriques, tou- jours tatouées sur notre mémoire, on a

grandi. Djeha traverse et continue de traverser notre imaginaire méditerranéen, depuis dix siècles. Dj’ha chez les Maghrébins, Goha chez les Moyen-Orientaux, Guifa chez les Italiens du Sud, Ch’ha chez les juifs, Nasreddine Hodja chez les Turcs, Nasreddine Mulla chez les Iraniens… même en changeant le nom ou de prononciation, Dje- ha demeure le personnage le plus commun dans notre culture populaire méditerranéenne. Il a traversé les temps clairs ou ténébreux, les ci- vilisations, les langues, les livres, les guerres, les paix et les géographies. Il les a traversés dans tous les états d’âmes. Il est là, cela dure depuis dix siècles, pour incarner la culture populaire. Une cul- ture qui forge en continuité créative sa résistan- ce face à celles des pouvoirs. Djeha symbolise l’in- telligence populaire face à la médiocrité savan-

te ! Sage, intelligent, malin, idiot, pauvre, fainéant, laborieux, voyageur, marié, célibataire, divorcé, re- ligieux, irréligieux, moderne, marin, orphelin, traditionnel, tolérant, intolérant, grand, petit, éternel, mortel, rural, citadin, moraliste, immo- raliste, angélique, diabolique, étranger, citoyen du monde… Djeha habite toutes les situations pour critiquer toutes les injustices. Il est le sens de la critique. Il est l’index de la liberté. Je ne sais pas pourquoi, dès que je pense à ce personnage ex- ceptionnel de Djeha, d’autres images d’autres per- sonnages me hantent. D’abord celle de Don Quichotte création de Cer- vantès, un personnage perplexe et complexe. Com- me chez Djeha, l’âne est en permanence à ses cô- tés. Il est son bon interlocuteur. L’âne est une partie intégrante de la personnali- té de Djeha et de celle de Don Quichotte. Dans les deux situations, la présence de l’âne est marquée par une intelligence dissimulée dans des âneries

sages et très bien éclairées ! Cette relation fu- sionnelle entre Djeha et son âne n’est pas fortuite. Elle est philosophique et symbolique. L’honneur revient à l’âne qui, dans plusieurs situations, a pu donner d’autres dimensions philosophico-so- ciales aux historiettes de Djeha. Une grande partie de la notoriété de Don Quichotte est assise sur le dos de sa monture. Djeha me rap- pelle un certain Allalou, le père fondateur du théâtre algérien. Grâce au personnage Djeha, par ses anecdotes populaires, que le théâtre algérien a vu le jour dans une période de la colonisation aveugle. Ainsi, et dans les années les plus difficiles et les plus ardues, c’était un 12 janvier 1926, un grand maître appelé Allalou, de son vrai nom Sel- lali Ali (1902-1992), avec une pièce intitulée Dje- ha, a signé l’acte de naissance du théâtre algérien. Le théâtre algérien est né sur le dos de l’âne de Dje- ha ! Parler de Djeha, c’est parler aussi d’un grand journaliste algérien. Ainsi, on ne peut citer Dje-

ha sans penser à l’écrivain et journaliste Saïd Mek- bel, assassiné le 3 décembre 1994 par les islamistes extrémistes. Qui parmi nous n’a pas aimé, ne s’est- il pas amusé, ne s’est-il pas régalé, en lisant la chro- nique satirique “Mesmar Dj’ha” de Saïd Mekbel, sur les colonnes du quotidien national “le Matin”. Une chronique dérangeuse ! L’art satirique dans l’écriture de Saïd Mekbel n’est que le fruit de cet- te culture populaire maghrébine intelligente, dont les contes de Djeha occupent une bonne pla- ce. Le courage exemplaire avec lequel Saïd Mek- bel défendait, et dans les moments les plus dif- ficiles, une Algérie grande, propre et plurielle n’est- il pas le résultat de cette culture libre qu’incarnent les histoires de Djeha ? On a besoin, en ces jours arides, de peur et d’obs- curité, de Djeha et de ses descendants : Cervan- tès, Allalou et Saïd Mekbel et les autres.

A. Z.

AMINZAOUI@YAHOO.FR

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

L’Algérie profonde

17

BOUMERDÈS

Coup d’envoi de la saison estivale à Corso

La nouveauté de cette année c’est le mini-front de mer qui vient d’être réceptionné ; il permettra aux familles de déambuler en bord de mer en toute sécurité.

D. R.
D. R.

L e coup d’envoi de la sai- son estivale au niveau de

la wilaya de Boumerdès

à

Corso, qui a connu ces

a été donné, hier,

dernières semaines une

grande opération de lifting. Un ter- rain de Tennis, une auberge, une passerelle, un mini front de mer, un grand parking, ce sont les nou- veaux projets qui ont déjà métamor- phosé la plage de Corso. Certains de ces projets ont été réalisés et d’autres sont en cours. Mais le chan- gement est visible dès qu’on accède à la plage. Des grands palmiers ont été plantés alors que l’éclairage pu-

blic a été refait à neuf. De grandes horloges ont été également installées

juste à l’entrée de la plage. Les es-

paces pour enfants réalisés sont déjà occupés par des centaines de fa- milles venues de partout, notam- ment, de Boumerdès, Boudouaou, Tidjellabine. Et c’est cette plage qui a été choisie pour le lancement de la saison estivale au niveau de la wilaya. Le choix n’est pas fortuit. “C’est l’une des meilleurs plages de la wilaya et nous voulons qu’elle soit un exemple pour les autres communes”, dira le directeur du tourisme et de l’artisa- nat. Le jeune président de cette municipalité se veut rassurant :

Les familles pourront se déambuler au bord de la mer en toute sécurité.

Nous sommes là, nuit et jour pour s’assurer de la bonne exécution des travaux dont la plupart seront ache- vés dans deux jours”, indique t-il. Le maire nous parle d’un projet de passerelle déjà lancé et qui va relier pour la première fois la plage de Boumerdès à celle de Corso. Le complexe de Tennis en cours de réa- lisation ainsi qu’un camp de jeunes, deux projets pris en charge par la DJS de Boumerdès seront d’une grande utilité pour les jeunes spor- tifs des localités environnantes. Non seulement, il sera utilisé par les jeunes de la localité mais aussi par les estivants. Un peu plus loin, c’est

l’auberge de jeunesse qui va bientôt émerger au milieu d’une belle forêt pour s’ajouter aux autres équipe- ments réalisés ou en cours de réali- sation. Mais la nouveauté de cette année c’est le mini-front de mer qui vient d’être achevé et qui permettra aux familles de déambuler au bord de la mer en toute sécurité. Ajouté

à cela, le grand parking de plus de

100 places déjà réalisé juste à côté de

la fameuse forêt dite “Les eucalyptus”.

A noter que le nombre de plages au

niveau de la wilaya est passé de 42

à 57 dont 35 seront autorisées à la baignade cet été.

M.T.

ANSEJ DE TAMANRASSET

Journée d’étude sur le financement des nouveaux projets

L’ approbation du plan des projets éligibles au financement dans le cadre du disposi- tif de soutien à l’emploi des jeunes a été à

l’ordre du jour de la journée d’étude organisée, der- nièrement, par l’Ansej de Tamanrasset au siège de l’APW. Le plan, explique le directeur de l’agen- ce, Camio Slimane, en marge de la manifestation, comprend des recommandations et des propo- sitions spécifiques à chaque commune de cette wilaya-continent. L’initiative, qui vient en appli- cation des instructions que le ministre du Tra- vail et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh, avait données lors de sa visite de travail et d’inspection effectuée dans la wilaya en avril dernier, s’ins- crit dans la perspective de réaliser l’équilibre entre toutes les collectivités en matière de projets fi- nancés et des éligibilités accordés”. A ce titre M. Camio a, en présence du wali, des PAPC des dix communes de la wilaya et des directeurs de dif-

férents secteurs d’activité, souligné que des accords de coopération ont été conclus entre l’Ansej et les municipalités à l’effet de parvenir à l’élaboration d’un plan type des projets susceptibles de re- mettre la locomotive de développement sur les rails, notamment dans les contrées lointaines, à l'instar de Tine-Zaouatine, In-Guezzam et Silet, sises respectivement à 500, 450 et 130 km de Ta- manrasset. Les édiles municipaux ont donc éta- bli une liste détaillée des projets suivant les be- soins réels de leur commune et la nature des ac- tivités qui y sont répandues avec pour but d’évi- ter aux promoteurs de se perdre dans le cercle des activités saturées, mais aussi de rentabiliser le pro- jet en arrivant à pallier le manque signalé. Le plan contient ainsi toutes les procédures réglementaires à suivre, par secteur et selon les besoins émis, pour obtenir le certificat d’éligibilité de l’activité deman- dée avant de soumettre le dossier du projet à la

commission de l’Ansej pour l’approbation. à ce propos, on a mis l’accent sur le rôle prépondérant des banques. Les représentants des établisse- ments financiers ayant pris part à cette rencontre, en l’occurrence la BDL, la BNA et la BADR, tout en expliquant les nouvelles prérogatives qui leur sont accordées et leur autonomie dans la prise de décision au niveau local et sans passer , com- me auparavant, par les directions régionales, se sont engagés à financer tous les projets avalisés par la commission de l’agence. En définitive, les organisateurs ont insisté sur la nécessité de pro- mouvoir, cette année, les activités agricoles et tou- ristiques. En moyenne, la mise en œuvre de ce plan permettra de concrétiser jusqu’à 100 nou- veaux projets par an, soutient encore M. Camio, en comptant sur le précieux concours des auto- rités locales.

RABAH KARECHE

précieux concours des auto- rités locales. RABAH KARECHE BRÈVES du Centre LES HABITANTS DE BOUINANE S’OPPOSENT

BRÈVES du Centre

LES HABITANTS DE BOUINANE S’OPPOSENT À LA CONSTRUCTION DE 5 000 LOGEMENTS AADL

Plusieurs manifestants interpellés

Les habitants de la ville de Bouinane, qui s’opposent à la construction de 5 000 logements inscrits dans le cadre du programme AADL, ont haussé, hier, le ton. D’ailleurs, la situation a failli se dégénérer, après l’opération enclenchée par les services de sécurité pour disperser la grande foule qui voulait empêcher le démarrage du chantier, prévu dans la localité d’Amroussa, soit à 7 km de la daïra de Bouinane. Les services de sécurité ont utilisé les grands moyens tels que les engin antiémeutes (camion de jet d’eau) pour disperser les manifestant qui ont affiché un niet à la construction des logements sur leur terres. Plusieurs arrestations ont été enregistrées parmi les manifestants qui ont bloqué tout au long de la journée d’hier, la RN29 reliant Bouinane à Blida. Il faut dire que le bras de fer entre manifestants et services de sécurité a été provoqué lorsque ces derniers ont utilisé la force pour sécuriser le site et les engins du chantier où devaient s’ériger les 5 000 logements AADL. Les manifestants campent sur leur position. “Après tout ce qui s’est passé, nous allons tout faire pour empêcher tout projet de construction sur nos terres”, menacent les habitants d’Amroussa.

K. FAWZI

TIZI OUZOU

Les habitants de la cité 400-Logements de Drâa Ben Khedda ferme le siège de la wilaya

Les habitants de la cité 400-Logements de la commune de Drâa Ben Khedda, à la sortie ouest du chef-lieu de Tizi Ouzou, sont revenus à la charge dimanche en organisant un autre rassemblement devant le siège de la wilaya. La veille, le sit-in tenu par ces mêmes citoyens, qui demandent l’arrêt d’un projet de construction d’une coopérative privée sur des espaces verts appartenant à la cité, avait tourné à l’émeute. Hier encore, devant le siège de la wilaya, les stigmates de la veille, notamment des pneus brûlés, étaient encore perceptibles et une grande tension régnait sur place en début d’après midi, et ce, face à un bouclier d’agents antiémeutes dépêchés sur les lieux. Les représentants des habitants de la cité en question, que nous avons rencontrés sur place, ont dénoncé le mutisme de l’administration qui tarde à appliquer “une décision stipulant l’arrêt des travaux” et se demandent “pourquoi l’administration ferme- t-elle les yeux sur un projet de construction sur un espace vert ? C’est une réalisation illicite. L’annulation de ce projet est pourtant promise par les autorités de wilaya mais à ce jour rien n’a été appliqué”, déplorent-ils.

K. TIGHILT

OUARGLA

30 quintaux de kif saisis

Les services de la police judiciaire mobile de Ouargla combinés aux forces de l’ANP ont

mis la main sur trente quintaux de kif durant la nuit de dimanche à lundi passé. Selon les sources de Liberté, cette quantité de drogue était subtilement dissimulée à bord d'un camion venant de Mostaganem en direction de la Libye. L'opération est survenue lors d’un contrôle de routine au poste de contrôle fixé sur la RN 3 reliant Ouargla et Hassi Messaoud. Deux hommes âgés entre 35 à 40 ans dont le chauffeur du véhicule à bord duquel se trouvait la marchandise prohibée, ont été arrêtés et déférés devant le procureur de la République près le tribunal d’Ouargla.

BOUHAMAM AREZKI

AÏN DEFLA

Trois enfants fauchés à Mayenne

Trois frères âgés de 5, 8 et 12 ans issus d'une famille pauvre ont été fauchés, mardi matin sur le CW142 dans la commune de Mayenne par une voiture de marque Peugeot 404, a indiqué une source hospitalière. Selon la même source, l'aÎné a été tué sur le coup, tandis que les deux autres ont été évacués au CHU de Blida dans un état comateux. En effet, les trois victimes qui s'apprêtaient à porter assistance à leur père dans un champ de blé durant cette période des moissons, ont été surpris par un chauffard qui roulait à vive allure. Le chauffard a été immédiatement arrêté par la gendarmerie d’El Attaf pour le présenter au procureur de la République du tribunal d’El Attaf.

B. BOUZAR

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

L’Algérie profonde

17

POUR UN ÉTÉ SANS DÉLESTAGE À BISKRA

Sonelgaz sensibilise ses clients

“Une culture de la consommation de l’énergie électrique devrait être développée chez le citoyen, pour ne plus enregistrer de grosses pannes dans notre wilaya.”

D. R.
D. R.

D ans le cadre du plan d’urgence 2013 qui devra couvrir la quasi- totalité des com- munes, notam-

ment les cités urbaines ayant en- registré des problèmes de baisse de tension et des coupures d’électricité durant l’été 2012, le directeur de SDE (Sonelgaz) à Biskra, Louzi Abdelhamid, a présente à la pres- se l’état d’avancement des travaux effectués depuis septembre 2012, pour le renforcement du réseau de distribution électrique. Selon notre

interlocuteur, à ce jour il reste à mettre en service, d’ici la fin du mois courant, 11 postes cabines et préfabriqués sur les 145 postes programmés. Le retard accusé dans

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

La baguette de pain à 10 DA !

La baguette de pain ordinaire est vendue, depuis quelques jours, à 10 DA, et le pain “amélioré” à 12 DA, et ce dans la plupart des boulangeries de Bordj Bou-Arréridj. Ce tarif, faut-il le souligner, découle de l’augmentation unilatérale décidée par les boulangers, qui ont porté le prix de la baguette à 10 DA. “Certains boulangers n’ont même pas jugé utile d’afficher leur nouveau tarif, encore moins en aviser le consommateur”, dira cette mère de 6 enfants rencontrée dans une boulangerie du centre ville. “Pourquoi les services de la direction de commerce ne réagissent pas ?” s’est-elle demandée. Un boulanger de la ville, qui a requis l’anonymat, a mis en avant les charges élevées de la production du pain.

CHABANE BOUARISSA

Afin de limiter les coupures d’électricité, de nouveaux équipements sont installés.

leur réalisation serait, selon les services de SDE, dû “au désistement de certaines entreprises et au retard dans l’acquisition des terrains d’im- plantation”. Par ailleurs, d’après le bilan présenté par le patron de SDE à Biskra, sur les 173 km de ré- seau câblé prévus par ce program- me d’urgence, 164 km sont au- jourd’hui mis en service, soit un taux d’avancement de 95%. Tou- jours en prévision de la période es- tivale, qui enregistre habituelle- ment des pics de consommation entraînant parfois des coupures de courant, il sera procédé aussi à la remise en service de groupes ac- tuellement en réhabilitation. “En parallèle à ce plan d’urgence, le programme ordinaire continuera à évoluer et sera concentré à près de 90% sur la ville de Biskra. Il concer- nera la cité El-Alia, la cité Khobzi, sur plus de 5 km de câble d’extension au départ du poste de Hammam Sa- lihine. L'autonomie de Sidi Khaled,

grâce à un réseau de près de 14 km vers Besbès, est également retenue dans ce programme, ainsi que le ren- forcement par 80 km de câbles pour les contrées de Zeribet El-Oued, N'fit Eregma et El-Haouch et l’uti- lisation d’une cabine mobile pour Loutaya et El-Kantara.” Le pro- gramme 2014-2015 prévoit par ailleurs la mise en service de 5 nou- veaux postes de HTA/HTB (hau- te tension) dans les zones d’El-Alia et de la ZHUN ouest et dans les communes d’El-Hadjeb, Ourlal, Leghrous, Chetma et Doucen. Eu égard aux investissements opérés et au soutien apporté par l’Etat, SDE recommande aux citoyens d’utili- ser avec parcimonie les équipe- ments électriques domestiques, rappelant que si les prix du kilowatt sont gelés depuis 1996, ils de- vraient bénéficier de la compré- hension des clients de la SDE. Il res- te entendu, rappellera notre inter- locuteur, que “si des renforcements

ont été opérés et de nouveaux équi- pements installés, cela ne veut point dire que les coupures seront rame- nées au point zéro auprès de nos 156 000 abonnés de la wilaya”. Et de poursuivre : “La wilaya de Biskra enregistre des pics de consommation énormes en été par rapport aux autres wilayas, et les interventions des constructeurs sur certains chan- tiers d’habitat causent parfois des ruptures de câbles souterrains et né- cessitent des interventions délicates. Le mois de Ramadhan est attendu durant juillet, une période de fortes chaleurs et donc de grosses consom- mations. Ce sont autant d'aléas à prévoir, même si de notre côté nous avons mobilisé plusieurs équipes pour des interventions rapides, une culture de la consommation de- vrait également s’installer chez le ci- toyen, dans le souci de ne plus en- registrer de grosses pannes dans notre wilaya.”

H. L.

SKIKDA

Lancement de la caravane de sensibilisation contre les intoxications alimentaires

L a caravane nationale de sen- sibilisation contre les intoxi- cations alimentaires a été

lancée, mardi matin, à partir de la

ville de Skikda. Cette manifestation de préven- tion organisée sous le haut patro- nage du ministre du Commerce et du wali de Skikda a été lancée à partir du siège de la direction du commerce en présence du direc- teur régional du commerce de Annaba. Outre la direction du commerce, l'association de protection des consommateurs et l'UGCA, d'autres secteurs comme l'éduca-

tion, la santé, le tourisme, l'envi- ronnement, les affaires religieuses, la pêche, la culture, la jeunesse et les sports ainsi que les services communaux d'hygiène, la police et la gendarmerie sont impliqués dans cette grande campagne de prévention contre les intoxica- tions alimentaires, et ce, à l'orée de l'ouverture de la saison estivale et la prolifération des commerces ambulants qui échappent à tout contrôle. Cette caravane est com- posée de bus et de véhicules légers qui sillonneront les villes de la wilaya et particulièrement les com- merces sensibles comme les cafés,

restaurants, pâtisseries, fast-foods, les plages, les salles des fêtes et même les réfectoires universitaires. Des expositions et des journées d'étude sur la prévention contre les intoxications alimentaires sont au menu de cette caravane, indique- ra le directeur du commerce de la wilaya de Skikda. D'autres supports comme les prospectus contenant des informations sur la lutte contre les intoxications alimentaires et la conduite à tenir en cas de pro- blèmes seront distribués au passage de cette caravane qui peut jouer un grand rôle dans la prévention.

A. BOUKARINE

peut jouer un grand rôle dans la prévention. A. BOUKARINE BRÈVES de l’Est SÉTIF Bientôt l’ouverture

BRÈVES de l’Est

SÉTIF

Bientôt l’ouverture des plis du projet de transfert du barrage Tychi Haf

Les travaux de réalisation du projet des

transferts

Haf, dans la wilaya de Béjaïa, vers les commues du nord-ouest de la wilaya de Sétif, notamment celles relevant des daïra de Béni Ourtilène et Guenzet où les habitants souffrent du manque chronique du liquide précieux, débuteront avant la fin de l’année en cours, avons-nous appris de sources bien informées. A cet effet, six communes, à savoir Béni Ourtilène, Aïn Legraj, Béni Chebana, Béni Mouhli, Guenzet et Harbil, seront alimentées à partir de ce barrage. Un avis

d’appel d’offres, dont l’ouverture des plis aura lieu au mois de juillet prochain, a été lancé le 17 avril de l’année en cours. “Les cinq mille habitants du chef-lieu de wilaya ne voient l’eau couler de leurs robinets que durant 15 min par semaine. Le seul réseau qui existe alimente deux communes, celles de Béni Chebana et Béni Ourtilène”, nous dira

Seddik Kessouri, maire de cette localité.

que le projet de transfert est le troisième du genre après les deux grands projets inscrits dans la

wilaya, à savoir la

Est (transfert Tablout-Draâ Eddis) et le système Ouest (transfert Ighil Emda-Mahouane) dont la réalisation connaît un retard considérable.

AMAR LOUCIF

hydriques

à partir du barrage Tychi

Notons

réalisation des deux systèmes

EL-EULMA

Un enfant de trois ans écrasé par un tracteur

Un enfant âgé de 3 ans est mort écrasé, dans

l’après-midi de mardi, par le tracteur de son frère qui effectuait une marche arrière, près de la ferme familiale à Kaouane, à quelques encablures de la

ville d’El-Eulma, à l’est de Sétif. En effet, la victime

a rendu l’âme sur place. Les éléments de la

Gendarmerie nationale ont ouvert une enquête pour déterminer les causes et les circonstances exactes du drame.

F. SENOUSSAOUI

OUM EL-BOUAGHI

Une vingtaine de fermetures de commerces durant le mois de mai

Dans le cadre des activités régulières de

contrôle, la direction du commerce de la wilaya d'Oum El-Bouaghi a comptabilisé plus de 1 200 interventions des brigades de contrôle de la

pratique commerciale, de la qualité et répression des fraudes au cours du mois de mai écoulé. Ces interventions ont été sanctionnées par la prononciation de 19 fermetures administratives de commerce pour défaut de registre du commerce et vente de produits impropres à la consommation. Dans le même contexte, les mêmes services ont établi 425 procès-verbaux à l'encontre des commerçants indélicats qui auront

à répondre des faits qui leur sont reprochés

devant les instances judiciaires. Par ailleurs, la DCP a enregistré la somme de 706 219 DA de défaut de facturation.

K.MESSAAD

JIJEL

Les travaux de rénovation de la conduite d’AEP lancés

Le coup d’envoi du projet tant attendu de

rénovation de la conduite d’adduction d’eau potable (AEP) de la ville de Jijel a été donné, avant- hier, par le wali. Selon nos informations, le projet porte sur la réalisation de 100 km de conduites d’alimentation en eau potable, la réhabilitation de dix réservoirs et la réalisation de 11 000 branchements individuels. Confié à deux entreprises, l’une algérienne et l’autre chinoise, le projet coûtera 260 milliards de centimes, pour un délai de réalisation de 18 mois à compter du mois de janvier 2013 y compris les cinq mois consacrés aux études d’exécution. “Un suivi permanent sera assuré pour que ce projet soit mis en service en juillet 2014”, dira le wali, M. Bedrici. Et d’ajouter “On saisit mieux l’intérêt de ce projet quand on sait qu’à l’heure actuelle, le taux de déperdition de l’eau oscille entre 40% et 50% en raison des

fuites dues à l’état dégradé du réseau qui n’arrive plus à supporter la pression des 50 000 m3 d’eau qui parviennent de la station de traitement des eaux de Kissir située à l’ouest de la wilaya.” Aussi, après la rénovation, le réseau supportera la pression de 100 000 m3 qui seront envoyés quotidiennement à Jijel. A cet effet, la plupart des quartiers de la ville pourront avoir de l’eau 24h/24h. Selon le même responsable, une autre opération de rénovation du réseau d’AEP est en cours de réalisation au niveau de la commune d’El-Aouana à l’ouest du chef-lieu de wilaya.

MOULOUD SAOU

:

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

L’Algérie profonde

17

TIARET

Tensions au RND

“Nous ne pouvons plus cautionner ce qui se passe au sein de notre parti qui est soumis, depuis bien longtemps, au caporalisme avéré exercé par un responsable égocentrique.”

Louiza/Liberté
Louiza/Liberté

L’ élection, avant-hier, des membres de la commission nationa- le de préparation du 4e congrès du Ras- semblement national

démocratique (RND) n’a pas été

sans heurt à Tiaret. Et pour cause, les deux membres dépêchés d’Alger pour piloter cette opération, Khal-

di Boumediene et Bouidjra Nasred-

dine, ont été orientés par le coordi- nateur de wilaya vers un endroit autre que le siège du parti. Contra- riés par le lieu de cette rencontre, plusieurs militants ont réagi en op-

tant pour un sit-in devant le siège

local du parti avant de sceller la por-

te du bureau. “Nous ne pouvons plus

Le choix du lieu des élections a provoqué des mécontents chez les militants du RND.

cautionner ce qui se passe au sein de notre parti qui est soumis, depuis bien longtemps, au caporalisme avé- ré exercé par un responsable égocen- trique”, fulminera l’un des mécon- tents qui a porté un doigt accusateur à l’endroit du coordinateur de wi- laya. Et d’enchaîner : “Quel est le se- cret de la programmation de cette rencontre au niveau de son bureau

particulier, alors que nous avons un siège ?” Cependant, ces der- niers ont décidé à l’unanimité de plomber le siège du parti et d’ouvrir celui du bureau communal qui est fermé depuis des mois. Contacté par nos soins, le coordinateur de wilaya dira qu’il avait agi dans la légalité la

plus absolue, s’agissant du lieu de la

rencontre. Il a argumenté sa version par la circulaire n°44/2013, dont nous gardons une copie, émanant du bureau central du parti. S’agis- sant des membres concernés par cette réunion, le coordinateur de wi- laya a affirmé n’appliquer que les di- rectives du parti, à savoir les membres du conseil national, les candidats têtes de liste aux élections locales et les secrétaires des bureaux communaux. “Ceux qui ne sont pas élus et ceux qui ne font pas partie des instances du parti ne sont pas concer- nés par cette rencontre, et ce sont ceux-là qui ont organisé ce sit-in”, s’est défendu le coordinateur de wilaya, qui s’est interrogé sur le fait que “les gens qui n’ont même pas de

carte d’adhérent puissent parler au nom du RND”. Il dira même que parmi les protestataires, se trouvent au moins deux qui ont un pied au RND et un autre dans un autre par- ti. Pour conclure, le coordinateur de wilaya a déclaré avoir intenté une action en justice contre ceux qui ont scellé la porte du siège. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que la ren- contre en question s’est soldée par l’accréditation de 6 militants, dont le ministre des Affaires religieuses et une dame, devant représenter la wilaya de Tiaret aux préparatifs du prochain congrès du RND.

R. SALEM

aux préparatifs du prochain congrès du RND. R. SALEM BRÈVES de l’Ouest BÉCHAR 110 m de

BRÈVES de l’Ouest

BÉCHAR

110 m de câbles volés

L’entreprise Algérie Télécom (AT) a été

encore victime de vol de câbles dans la wilaya de Béchar. En effet, 110 m de câbles de 224 paires ont été déterrés et volés, ces derniers jours, à Hay Gharassa, à Béchar, privant plus de 200 abonnés de téléphone et d’internet. Ces vols répétitifs ont causé des pertes considérables à AT. Une plainte contre X pour vol de câbles a été déposée par les mêmes responsables à la Sûreté urbaine territorialement compétente. Il est à signaler qu’une mafia du cuivre s’est installée ces dernières années en Algérie. Elle est spécialisée dans le vol des câbles téléphoniques, d’où elle extrait le cuivre qui sera destiné à la commercialisation. Il est à rappeler qu’en 2012, plus de 5000 m de câbles ont été volés dans plusieurs quartiers de la ville de Béchar, causant des pertes considérables à cette entreprise et des désagréments à ses abonnés.

R. R.

SIDI BEL-ABBÈS

Oued Sebaâ ne veut pas de son maire

Lundi, la commune d’Oued Sebaâ, relevant

de la daïra de Ras El-Ma (90 km au sud du chef-lieu de wilaya), a été le théâtre d’un sit- in de protestation contre le maire FLN, observé par des dizaines de citoyens et qui ont perturbé la visite d’inspection et de travail du wali. En effet, à l’arrivée de la délégation de wilaya, la tension était à son comble chez les citoyens en colère, qui se sont rassemblés depuis les premières heures de la matinée, encadrés par un dispositif sécuritaire. Selon les protestataires, l’APC demeure bloquée depuis le 29 novembre 2012, en raison de la désignation de M. Talbi à sa tête, lui qui en est à son troisième mandat. “Nous ne contestons pas les résultats du vote, mais nous refusons catégoriquement qu’on soit administré par cet élu et peu importe celui qui le remplacera.Ainsi, et à travers cette action, les représentants des protestataires ont mis en avant, lors d’une rencontre avec le wali, en présence du président de l'APW, des membres de l’exécutif et de la presse locale la mauvaise gestion des affaires de la commune en affirmant qu’“il a aussi porté atteinte à notre honneur”. D'autres citoyens qui se sont plaints au wali quant à l’entêtement du P/APC contesté et qui, selon eux, ne se soucie guère du problème du blocage au niveau de cette commune. “Le P/APC a été installé au siège de la wilaya, contrairement aux dispositions du code communal. Depuis, il n’a jamais mis les pieds dans son bureau, et les membres de l’APC n’ont tenu aucune réunion pour la prise en charge des problèmes et des préoccupations des citoyens.” A ce sujet, le wali de Sidi Bel- Abbès a invité les protestataires à mettre de côté les rivalités et les conflits personnels et de privilégier le dialogue et la concertation.

A. BOUSMAHA

MOSTAGANEM

Un sexagénaire engrosse sa propre fille adolescente

C ette affaire d’inceste qui ne cesse de dé- frayer la chronique locale, au point de sus- citer émoi et consternation, a éclaté à la

fin de la semaine dernière, à Nekmaria, une com- mune située sur les hauteurs du Dahra, à l’extré-

mité orientale de la wilaya de Mostaganem. Elle s’est révélée au lendemain de l’admission d’une jeune fille âgée de 15 ans à la maternité publique en vue de son accouchement. Le nourrisson mis

au monde, il s’agissait de parachever les forma-

lités administratives d’usage en le portant sur le registre de l’état civil, et ce fut la raison pour la-

quelle les services de sécurité furent mis de la par- tie, afin d’élucider les circonstances de cette nais- sance illégitime. La parturiente n’a pas tardé à ré- véler le drame, précisant que le géniteur n’était autre que son propre père, âgé de 63 ans, avec le- quel elle entretenait des relations sexuelles, chaque fois que sa mère s’absentait du domici- le familial. Menacée de mort, selon ses déclara- tions aux enquêteurs, elle n’a jamais osé en par- ler à sa mère, accusant ainsi, dans la peur et le chagrin étouffés, les vils sévices pour assouvir les propositions contre nature du père. Interpellé en

son domicile, puis arrêté, l’indigne parent a d’abord nié les faits, avant de se rétracter en re- connaissant qu’il avait cédé à ses pulsions sata- niques en osant commettre ces actes de viol. Ac- cablé par les chefs d’inculpation de l’attentat à la pudeur sur une mineure, de viol et d’inceste, le présumé coupable a été écroué, en attendant l’ins- truction de son affaire pour comparaître devant l’instance de juridiction criminelle.

M. O. T.

Un étudiant,première victime de l’été 2013

Officiellement inaugurée jeudi dernier, la saison estivale a ouvert son registre macabre. Une première victime, décédée par noyade, vient d’y être inscrite. Il s’agit d’un homme de 21 ans, originaire de la wilaya de Tissemsilt, étudiant en 2e année au département sciences politiques à l’université Abdelhamid-Benbadis. Lundi passé, il est descendu, en compagnie d’un groupe de camarades étudiants, se rafraîchir à la plage de Sid El-Mejdoub, limitrophe de la cité U de la station balnéaire éponyme qui, à défaut des aménagements des accès et en raison des incommodités, n’a pas été ouverte cette saison à la

baignade, par conséquent, non surveillée. Dès son premier plongeon, la malheureuse victime a été entraînée par les courants marins malgré les tentatives de ses camarades et d’autres baigneurs accourus pour le sauver. Aussitôt avertis, des plongeurs de la Protection civile se sont dépêchés à sa recherche ; l’état de la mer, particulièrement agitée au moment de l’intervention, n’était guère propice ni favorable. Les premières recherches demeurées vaines, jusqu’à la fin de l’après-midi du lendemain mardi, le corps de l’étudiant n’a pas encore été repêché.

M. O. T.

RELIZANE

Des mal-logés en grève de la faim devant la daïra

Dans une requête adressée au wali de

Relizane, et dont une copie a été transmise à notre journal, le bureau local de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) apporte son soutien aux membres de 18 familles exclues du dernier programme de recasement, effectué en avril dernier dans la commune de Bendaoud, et réclame l’ouverture d’une enquête sur les motifs de cette exclusion. En effet, 12 chefs de famille ont entamé, dimanche, une grève de la faim “ouverte” devant le siège de la daïra de Relizane. Pour rappel, ces 18 familles, qui avaient élu domicile dans un bidonville situé dans la périphérie de Bendaoud, sont restées sans abri depuis l’opération de démolition de l’habitat précaire, menée par les autorités locales le 24 avril dernier dans cette commune, et suite à laquelle 131 familles ont bénéficié de logements dans la cité Ouled-El- Hadj. Aux dernières nouvelles, 6 grévistes de la faim souffrant de malaise ont été transportés à l’hôpital Mohamed-Boudiaf de Relizane. Le représentant de la LADDH sollicite des autorités locales l’ouverture d’une enquête quant aux raisons de leur exclusion du droit au logement et exhorte la daïra à communiquer aux intéressés les motifs ayant conduit à leur privation de ce droit.

M. SEGHIER

20

Interprétation des rêves

Jeudi 13 juin 2013

LIBERTE

Vos

rêves

et

vous

Avertissement : Que certains rêves soient véridiques ne devrait pas pousser nos lecteurs à leur accorder une importance excessive. Il en est ainsi qui considèrent chacun de leurs rêves comme étant “véridique” (prémonitoire ou autre), qui vivent ainsi dans un monde quasi virtuel et qui, parfois, s'angois- sent pour des causes bien légères.

Rêver de chiens en Islam

Le rêve de chiens qui s’amusent in- dique qu’on est content de sa vie. Mais si pendant que ces chiens s’amu- sent, le rêveur est affecté d’une façon ou d’une autre, cela indique une per- te et des détresses dans sa vie. Si on rêve qu’on est transformé en chien, cela indique que Dieu avait donné des connaissances au rêveur, qu’il en a abusé et qu’il va donc les lui re- prendre. Si on rêve d’un chien qui aboie sur quelqu’un, cela indique qu’un de ses secrets intimes sera dé- voilé par quelqu’un de détestable. Rêver qu’on mange du chien indique qu’on gagnera facilement sur son ennemi. Rêver qu’on boit du lait de chienne indique une terrible peur de quelque chose. Rêver qu’on dort ou qu’on s’amuse avec un chien indique un ami fidèle. Maintenant, le débat est toujours ouvert pour dire si ce rêve in- dique une connotation sexuelle ou une amitié sincère, et je pense que cela dépend de la personne. Rêver d’un chien indique également qu’on a perdu tout espoir, qu’on est frustré par sa vie et qu’on ne sait plus quoi faire. Quelle que soit la situation du rêve et quel que soit le chien, celui-ci indique toujours une ou des per- sonnes. Et étant donné que le chien est toujours proche de l’homme, on peut tabler sur le fait que le rêve in- dique des amis ou des entourages. Dans 95 % des cas, le rêve du chien est un mauvais signe et avertit sur un

2 e Partie

danger. Le problème est que ce chien étant dans l’entourage, on ne se mé- fiera pas, et donc que le tort pourrait être important. Le rêve du chien est souvent lié aux rêves récurrents d’après les demandes que je reçoit. Ainsi, on a d’abord un chien qui aboie de loin, ensuite il se rapproche progressivement jusqu’à des rêves où le chien commence à mordre et à poursuivre le rêveur. Cela indique une évolution dans la re- lation avec une personne. Etant don- né que vous n’y avez pas fait atten- tion, cet ennemi s’est renforcé suffi- samment pour vous porter du tort. Le rêve du chien apparaît souvent dans les couples et des relations am- biguës. Le rêveur ou rêveuse, dans ce cas, doit se méfier de son ou de sa par- tenaire dans la mesure où le chien re- présente l’un d’eux. Cependant, il peut représenter l’autre, mais si le rê- veur fait des mauvaises actions. Si le chien dans le rêve est considéré com- me une entité tierce (le couple + le chien), cela indique une troisième per- sonne qui pourrait interférer avec la relation et c’est généralement parmi les amis qu’il faut regarder. Mais on ne doit jamais oublier que le chien, dans la réalité, n’est jamais considé- ré comme un animal dangereux. Et donc, que c’est une connaissance dont on ne se méfiera jamais jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Rêver de chiens pendant la réunion d’une famille

Votre

Dico rêve

Etoffe

LE MARCHANT D'ETOFFE REPRESENTE UN HOMME DE BIEN. SA VUE EN REVE ANNONCE UN BONHEUR OU UNE BON- NE AFFAIRE, A CONDITION QU'IL EF- FECTUE SES TRANSACTIONS AVEC DES PIECES D'OR. S'IL PREND DES PIECES D'ARGENT, SES PAROLES ET SES CONSEILS NE SONT QUE MENSONGE ET HYPOCRISIE.

Notez

vos rêves

Tenez près de votre lit à portée de la main une feuille de papier et un crayon pour noter les bribes de rêve qui surgissent lorsque vous passez d'une phase de sommeil à une autre. À ce moment-là, c'est-à-dire environ toutes les quatre-vingt-dix minutes, on dispose d'un court instant d'éveil suffisant pour écrire quelques mots. Avec un peu d'entraînement, vous y parviendrez facilement. Si vous le préférez, au lieu de tenir un “journal” de vos rêves, vous pouvez simplement noter ceux qui sont pour vous inoubliables. C'est déjà un bon exercice.

indique des disputes ou des jalousies entre ses membres. Rêver d’un com- bat de chiens indique un amour im- modéré pour les biens matériels et qu’on fera tout ce qu’il faut pour at- teindre ses objectifs.

COURRIER & COURRIEL

En classe d’examens

J'ai rêvé, le 31 décembre 2012, soit la veille du nouvel an, que j'avais échoué à répondre à des questions d'un test qui m’étaient posées à l’université, alors qu’en réalité j’avais fini mes études depuis déjà treize ans. Une femme m’apprenait que mes deux réponses étaient toutes deux erronées, ce qui n’a pas manqué de me mettre en colère, lui disant que j’étais quand même une étudiante persévérante et sérieuse et que ce qu’elle me disait n’était nullement vrai (au moment où j’étais étudiante, je justifiais d’un

bon niveau d’études). Chauffée à blanc, je l’ai laissée et j’ai monté un escalier de couleur blanche, qui a débouché sur un couloir qui, dans le rêve, faisait office de couloir de l’université dans laquelle j’ai étudié. La vacuité du couloir me faisait sentir la mort dans l’âme. Seulement, une femme à la mine triste s’y trouvait et à laquelle j’ai posé la question de savoir où se trouvaient mes amis d’études. Sa réponse était qu’ils étaient partis. Je suis consciente de la charge funeste dont est imprégné ce rêve, car au mois de février j’ai

perdu mon job que je venais tout juste de décrocher, soit le 5 janvier, mais je voudrais que vous me renseigniez davantage.

RÉPONSE

Votre rêve est effectivement imprégné de tristesse, mais je pense qu’il vous annonçait la perte de votre emploi et une phase d’instabilité, qui, à ma connaissance, ne va pas durer ; j’espère que la phase négative est passée,

UN RÊVE VOUS INTRIGUE, IL VOUS DÉRANGE, VOUS VOULEZ CONNAÎTRE SON SENS, VOUS VOULEZ AVOIR SON INTERPRÉTATION, MEHDI VOUS RÉPOND TOUS LES JEUDIS. ÉCRIVEZ DÈS MAINTENANT À : “VOS RÊVES ET VOUS” 37, RUE LARBI-BEN M’HIDI - ALGER / BP 178 ALGER-GARE OU PAR EMAIL À : REVESETVOUS@GMAIL.COM

Saveurs locales

Pois chiches (cicer arietinum) plante légumineuse

Légumineuses méridionales, se présentent en graines arrondies et bos- selées, de couleur beige, contenues dans des gousses. D'origine du bas- sin méditerranéen. Les pois chiches sont vendus secs, en conser- ve ou en farine au na- turel. Très énergétique. Toujours consommés cuits préalablement trempés. Les pois chiches s'utili- sent en garniture ; ils accompagnent tradi- tionnellement le cous- cous en sauce blanche ou en sauce rouge. On en fait aussi des ga- rantita avec la farine.

rouge. On en fait aussi des ga- rantita avec la farine. RECETTES F’ouad chtitha Temps de

RECETTES

F’ouad chtitha

Temps de cuisson : 40 mn

Ingrédients

1 mou de mouton 2 pommes de terre 1 petite tête d'ail 1 piment

1 poignée de pois chiche trempés la veille 1 pincée de cumin 1 cuillè-

re à café de sel 3 cuillères à soupe d'huile 1 cuillère à café de paprika.

Préparation

Fendre le poumon pour en extraire tous les petits caillots de sang, bien

laver et couper en petits morceaux. Faire bouillir 15 min dans de l'eau bouillante, puis, le rafraîchir à l'eau froide, égoutter. Préparer une bonne dersa, la verser dans une marmite, arroser d'huile et un petit verre d'eau. Faire revenir 10 min, recouvrir d'eau, ajouter le paprika et porter à ébullition. Plonger le mou dans la sauce, ajouter les pois chiche et les pommes de

terre épluchées, lavées et coupées en quartiers dans le sens de la longueur, puis continuer la cuisson à feu doux. En fin de cuisson, la sauce doit avoir évaporé toute son eau, et assez réduite.

doit avoir évaporé toute son eau, et assez réduite. Recette extraite du livre Gastronomie traditionnelle

Recette extraite du livre Gastronomie traditionnelle algérienne

PAR LOUISA BOUKSANI

louisabouksani@hotmail.fr

L’origine des prénoms employés en Algérie

Syphax

C e nom fait partie des nouveaux prénoms employés en Algérie. Le nom, connu sous sa forme carthaginoise, puis en latin, est en fait

berbère. Nous pensons qu’il dérive du verbe “bges”, connu aussi sous la forme “fkes” (en ta- mazight du Maroc central) et signifiant “se ceindre, et par extension être prêt au combat”. C’est de ce verbe que doit provenir aussi le nom de la ville de Sfax, en Tunisie, avec le sens probable de “ville fortifiée, bien défendue”. Syphax, c’est le nom d’un roi des numides mas- saessyles, adversaire de Massinissa. Son royau-

me était important : il s’étendait sur tout l’ouest algérien et débordait largement sur l’Est. Il l’avait agrandi aux dépens de ses voisins massyles et l’avait doté de belles villes et de riches domaines agricoles. Au moment de la guerre avec Massinissa, Cirta faisait partie du royaume masseassyle mais sa capitale était Siga (Takembrit) où on a retrou- vé de nombreuses monnaies à son effigie. Syphax était en relation avec les Carthaginois mais il avait également livré la guerre. Les Romains se sont al- liés à lui et il a pu vaincre les Carthaginois. Ceux-ci arrivent à persuader Gaïa, le roi des Mas- syles, conseillé par son fils Massinissa, à se ran- ger de leur côté et ensemble, ils mettent en déroute Syphax. Mais celui-ci a réussi à lever une nouvelle

armée et, très rapidement, il a reconquis les ter- ritoires qu’il avait perdus. Quand les Romains se rangeront du côté de Massinissa, Syphax, lui, va se tourner du côté de Carthage. Le général As- drubal, pour mieux se l’attacher, lui propose en mariage sa fille Sophonisbe. Quand éclate la deuxième guerre punique, alors que Massinissa a rejoint les Romains, Syphax met son armée à la disposition des Carthaginois. Scipion tente de le détacher de Carthage, mais celui-ci, conseillé par Sophonisbe, ne veut pas abandonner ses al- liés. Syphax va subir la défaite et il doit rentrer précipitamment dans ses Etats. Sophonisbe le pousse à prendre sa revanche. Il l’écoute encore, réunit une armée très nombreuse et marche

sur Massinissa. La bataille a lieu dans les Grandes Plaines, à l’est de Cirta. Syphax est sur le point de battre Massinissa quand les Romains volent à son secours. Les Massaessyles, bien que supérieurs en nombre, se dispersent. Syphax s’élance dans l’es- poir de les ramener mais il est jeté à terre et fait prisonnier. Massinissa cherche alors à s’emparer de Sophonisbe, mais le général romain, Scipion, lui fait savoir qu’elle revenait à Rome. Sophonis- be, qui refuse d’appartenir aux Romains, préfère s’empoisonner. Syphax est envoyé à Alba Fucens, puis, à Tibur où il va mourir.

M. A.

Haddadou (mahaddadou@hotmail.com)

Syphax est envoyé à Alba Fucens, puis, à Tibur où il va mourir. M. A. Haddadou

LIBERTE

Jeudi 13 juin 2013

Jeux

21

Sudoku

1377 : PAR FOUAD K.

Comment jouer ?

Le sudoku est une grille

7

   

3

       

5

4

de 9 cases sur 9, divisée

elle-même en 9 blocs de 3

         

8

 

7

 

cases sur 3. Le but du jeu

est de la remplir

6

 

9

       

3

 

entièrement avec une

série de chiffres allant de

     

8

 

3

 

6

 

1 à 9 de sorte que :

 

7

     

9

2

   

5

- chaque ligne, chaque

colonne et chaque bloc

 
                 
       

4

 

1

2

 

de 3X3 doit contenir

toute la série des

4

       

9

5

   

chiffres allant de 1 à 9.

 

2

3

 

8

5

4

   

Nous vous proposons des

                 

grilles de niveau moyen qui

1

6

7

contiennent déjà 30

chiffres. À vous de jouer !

 
 
 

Solution Sudoku n° 1376

 

Proverbes

1

5

 

8

3

 

9

2

4

7

6

indiens

7

2

 

6

4

 

8

1

3

5

9

Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière asséchée, le dernier poisson pêché, l'homme s'apercevra que

9

3

 

4

6

 

5

7

2

8

1

6

8

 

7

5

 

3

9

1

2

4

5

9

 

1

2

 

7

4

6

3

8

2

4

 

3

1

 

6

8

5

9

7

l'argent n'est pas comestible.

4

7

 

5

8

 

2

6

9

1

3

3

1

 

9

7

 

4

5

8

6

2

Qui a une maison n'en a qu'une ; qui n'en a pas en a mille.

8

6

 

2

9

 

1

3

7

4

5

Mots croisés

4788 : PAR FOUAD K.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1 2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

HORIZONTALEMENT - I - Partie de la route comprise entre la chaussée et le fossé. II - Grands poissons carnivores. III - Céréale. Myriapode. IV - Adorer. Argent. V - Muscles des vertèbres cervicales. VI - Port français. Chasseur géant de la mythologie. VII- Victoire impériale. Sur la rose des vents. VIII - Petit groupe. Peine. IX- Tracas. Naturel. X- Domicilié. Courts articles de presse.

VERTICALEMENT - 1- Dynastie de califes arabes.2- Vase à boire. Sans aspérités. 3- Actions de brûler les morts. 4- Métal. Colonie italienne des Phocéens. 5-