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Bonjour Gérard

Tu as insisté pour faire connaître le Fennec sur le site de GPR même si à mes yeux, le Fennec ne rentre pas du tout dans la catégorie des GPR.

le Fennec ne rentre pas du tout dans la catégorie des GPR. L'idée derrière cet article,

L'idée derrière cet article, ce n'est pas tellement de présenter mon planeur mais plutôt de partager l'aventure que constitue la conception d'un planeur pour quelqu'un comme moi qui n'a pas de grandes connaissances théoriques en aérodynamisme. J'espère qu'en racontant cette histoire, je donnerais à d'autres l'envie de créer leur propre planeur.

Au départ, j’envisageais la conception et la construction d’une grande plume d’au moins quatre mètres, puis plus raisonnablement, une machine de trois mètres et finalement, c’est un engin d’un mètre cinquante seulement. Ce choix a été motivé pour deux raisons principales. D’une part, mon atelier qui se réduit à mon balcon, n’est pas fait pour une construction conséquente. D’autres part, mon expérience en matière de dessin de planeur est assez faible alors je ne voulais pas aboutir sur échec après des centaines d’heure de construction. C'est ainsi que je me suis orienté sur une envergure d'1.5m.

Dès le départ, je voulais une machine originale mais je savais qu'elle serait beaucoup plus classique que le Quetzal.

Le cahier des charges 2 La conception 3 L'allongement 3 La géométrie 5 Le profil

Le cahier des charges

2

La conception

3

L'allongement

3

La géométrie

5

Le profil

7

Les performances

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La dérive

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Le dimensionnement des servos et la position des articulations

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Le devis de poids

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Les aérofreins d'Aguerre

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La construction

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Les réglages

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Le centrage et les débattements

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Le calage aile et stab

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Conclusion

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Le cahier des charges

Il est un peu prétentieux de dire que j'avais établi un cahier des charges précis dès le départ. En réalité, il s’est construit un peu au fur et à mesure des rencontres avec des idées glanées à droites et à gauche.

Toutefois, avant de débuter la construction, la conception était plutôt bien arrêtée et les choix aérodynamiques et techniques assez bien définis.

Les caractéristiques de vol ont été orientées par l’endroit où je vais généralement, la Salettaz. C’est un endroit où l’on pratique le plus souvent le vol thermique de relief (VTR), à savoir la recherche et l’exploitation d‘ascendances souvent puissantes mais situées à cet endroit généralement assez loin du pilote, entre 200 et 300 mètres. Il me fallait donc une machine capable d’aller chercher ces pompes sans trop perdre d’altitude et capable de bien spiraler pour les exploiter. Je n’ai pas cherché une machine particulièrement gratteuse car lorsque les pompes sont là, elles sont généreuses la plupart du temps. C’est ce qui m’a guidé vers un allongement un peu plus important qu’habituellement sur un 60" pour avoir une finesse maximum à un taux de chute faible, et un triple dièdre et une direction pour des spirales faciles à contrôler.

Pour le profil, l'envie de voler sur mon propre profil s'est fait de plus en plus forte et c'est le cas finalement même si j'ai pris beaucoup de temps pour faire le pas.

Pour le reste, suivant les travaux de F. Aguerre, il s'agit d'un planeur à incidence intégrale car le système est vraiment simple et pratique à mettre en œuvre. Il concentre toute la mécanique autour ou en avant du centre de gravité ce qui facilite grandement le centrage de la machine. De plus, pour un concepteur novice comme moi, il permet de mettre au point facilement les problèmes de calage des ailes, chose qui peut s'avérer nettement moins facile sur un planeur traditionnel.

La construction se devait d'être en bois tout à fait traditionnelle sauf pour les ailes qui sont en balsa plein car je préfère poncer et faire de la poussière que découper et ajuster des petites pièces.

La conception

La conception a été entièrement faite avec deux outils, d'une part PredimRC pour la géométrie et les réglages et XFLR5 pour l'aérodynamique.

La conception a été faite selon la méthode de Franck Aguerre qui consiste d'abord à déterminer l'allongement de sa machine, puis sa géométrie et finalement déterminer la dimension de servos et la position de gouvernes. Elle a naturellement été complétée par le design du profil et de la gouverne de direction qui est un peu particulière.

Cette méthode est tout à fait fiable et permet sans grandes connaissances théoriques d'imaginer des planeurs avec une bonne confiance quant aux vols futurs.

L'allongement

On peut lire dans un article de M. Scherrer, qu'un planeur vole le plus souvent à la pente avec un Cz autour de 0.3 alors qu'un planeur de plaine vole lui le plus souvent avec un Cz autour de 0.5. M. Scherrer a déterminé ces chiffres en faisant des mesures sur le terrain avec différents modèles.

Voulant une machine capable d'aller chercher des pompes assez loin sans trop perdre d'altitude, j'ai

Voulant une machine capable d'aller chercher des pompes assez loin sans trop perdre d'altitude, j'ai décidé de optimiser l'allongement pour un Cz de 0.35, soit un Cz légèrement supérieur au Cz constaté par M. Scherrer pour avoir une finesse maximale à un taux de chute un peu plus faible que celui d'une machine destinée au vol de pente dynamique.

Un aérodynamicien me dira peut-être que mon raisonnement est faux mais c'est celui que j'ai fait et le Fennec semble répondre à mes objectifs.

Autre avantage d'un allongement un peu plus élevé, ce sont des cordes plus faible ce qui permet d'avoir des servos pour l'incidence intégrale pas trop puissants et donc plus petits et moins lourd.

C'est avec PredimRC que j'ai estimé l'allongement autour de 13 correspondant au Cz retenu en estimant le poids et la surface du planeur.

La géométrie Le dessin des ailes a aussi été fait avec PredimRC.

La géométrie

Le dessin des ailes a aussi été fait avec PredimRC.

La géométrie Le dessin des ailes a aussi été fait avec PredimRC.

Le planeur a été aussi modélisé dans XFLR5 ce qui m'a permit de voir à quoi il ressemblait en 3D et d'affiner la position verticale des ailes, élément qui influence sensiblement les performances du planeur global.

influence sensiblement les performances du planeur global. La répartition des Cz est dégressive le long de

La répartition des Cz est dégressive le long de l'aile de manière à avoir une machine qui ne déclenche pas violemment.

à avoir une machine qui ne déclenche pas violemment. Ce soucis d'avoir un planeur qui déclenche

Ce soucis d'avoir un planeur qui déclenche peu violemment m'a obligé de faire des concessions sur la répartition de la portance avec un coefficient d'Oswald qui n'est que de 0.97 ce qui n'est déjà pas si mal sur une aile à faible allongement.

Pour le dièdre, j'ai retenu un dièdre de 2° par aile réparti sur la deuxième

Pour le dièdre, j'ai retenu un dièdre de 2° par aile réparti sur la deuxième partie de l'aile pour obtenir un triple dièdre harmonieux.

J'ai gardé la première partie rectiligne pour pouvoir faire des AF d'Aguerre si la machine se révèle trop difficile à poser sur la pente.

Le stab est en V avec un volume de 0.4 (0.39 en fait) ce qui semble être ce qui se fait en général avec des profils qui présentent une courbe des moments bien contenue.

qui présentent une courbe des moments bien contenue. Le profil Au départ, je pensais utiliser le

Le profil

Au départ, je pensais utiliser le FAD 15 de F. Aguerre mais je le trouvais un peu trop épais pour une construction des ailes en balsa plein. Par ailleurs, cela faisait déjà quelque temps que je m'amusais à dessiner des profils avec XFLR5 sans vraiment le faire sérieusement.

Début 2009, j'ai vraiment décidé de concevoir mon propre profil et pour l'imaginer, mes sources d'inspiration ont été le TP73 et le FAD15. Le FAD15 étant conçu pour une incidence intégrale, mon profil se devait d'avoir une polaire avec une forme similaire. Le TP73 quant à

lui, plus fin, correspondait plus à mon besoin en termes de construction pour avoir une aile pas trop lourde.

J'ai mis dans ma marmite un quart d'AG24, un quart d'AG25, deux quarts de FAD15 et j'ai bien touillé. Cela m'a donné une série de point qui présentait déjà une bien jolie polaire et qui s'est révélée facile à modifier. En fait, ça je le savais d'avance car j'avais remarqué que les profils de M. Drela pouvait être facilement modifiés sans que les polaires ne deviennent rapidement catastrophiques, ce n'est pas le cas de tous les profils.

J'ai fait ensuite des dizaines de variantes en modifiant la cambrure et l'épaisseur ainsi que la position de la cambrure et de l'épaisseur maximum. Tout ceci a été fait de manière parfaitement empirique ce qui m'a pris beaucoup de temps et ce n'est que deux mois plus tard, début mars que j'ai soumis deux versions différentes sur forum.modelisme.com parce que je n'arrivais pas à me décider quelle version prendre et puis surtout, j'avais besoin de me rassurer sur la qualité de mon travail.

Les commentaires de Franck Aguerre : "c'est du joli travail" et de Thierry Platon : "voilà de bons profils" m'ont encouragé d'aller de l'avant et je les en remercie car sans eux je n'aurais pas fait le pas et je ne volerais pas aujourd'hui sur mon propre profil. Leurs remarques m'a permis aussi de revoir la cambrure et l'épaisseur pour aboutir au profil que j'ai employé.

pour aboutir au profil que j'ai employé. Par rapport au FAD15 ou au TP73, le résultat

Par rapport au FAD15 ou au TP73, le résultat étant très proche, on pourrait se dire que c'est un simple plagia.

proche, on pourrait se dire que c'est un simple plagia. J'accepte cette remarque au niveau de

J'accepte cette remarque au niveau de la polaire et c'est vrai que j'ai recherché une polaire très proche de ces deux profils, mais le profil lui-même est vraiment le mien. Du reste, je pense

que pour un amateur comme moi sans grandes connaissances théoriques, développer son propre profil en ayant une ou deux polaires de références, cela permet de ne pas faire n'importe quoi.

Les performances

Les performances du planeur complet ont été étudiées avec PredimRC et XFLR5.

PredimRC donne une bonne vision des performances potentielles de son planeur.

bonne vision des performances potentielles de son planeur. XFLR5 m'a permit d'affiner certains éléments de la

XFLR5 m'a permit d'affiner certains éléments de la conception, en particulier la position verticale des ailes sur le fuselage.

La dérive Je voulais un planeur trois axes, donc avec une dérive mobile mais je

La dérive

Je voulais un planeur trois axes, donc avec une dérive mobile mais je ne voulais pas d'un stab ni en croix ou ni en T. Je voulais absolument un stab en V car c'est moins de trainée, moins de casse et surtout moins de travail à faire.

C'est en voyant un planeur avec un stab en V entièrement articulé sur une CAP que je me suis dit, si ça marche avec une articulation horizontale, ça marchera aussi avec une articulation verticale.

C'est ainsi que j'ai imaginé la dérive en V réalisée simplement avec deux charnières plastique mise l'une sur l'autre.

Le dimensionnement des servos et la position des articulations

PredimRC calcule pour vous la nécessaire puissance des servos. J'ai fais les calculs avec une vitesse de 180 km/h qui largement au dessus de la vitesse probable du Fennec, mais cela donne une grande marge de sécurité.

PredimRC calcule aussi la position de la clef d'aile pour un système à incidence intégrale. Il indique aussi la position de la commande.

intégrale. Il indique aussi la position de la commande. J'ai suivi ces valeurs à la lettre.

J'ai suivi ces valeurs à la lettre. Le servo n'est pas particulièrement puissant, 2.2kg/cm Un servo plus faible était même indiqué par PredimRC ce qui montre qu'une incidence intégrale n'exige pas d'avoir des servo très puissant. Cela dépend essentiellement de la corde moyenne et de la vitesse de vol. Sur le Fennec, la corde est assez faible ce qui explique la puissance du servo.

Pour la dérive en V, j'ai utilisé par similitude les calculs fait par PredimRC pour un stab pendulaire pour positionner l'articulation et déterminer la puissance du servo.

A l'usage, cela va bien et aucun flutter n'a été constaté, ce qui était mon

A l'usage, cela va bien et aucun flutter n'a été constaté, ce qui était mon inquiétude.

Les trois servos sont numériques pour la précision et à pignons métalliques pour la sécurité.

Le devis de poids

J'ai établi un devis de poids principalement pour m'assurer d'obtenir un planeur ayant à peu près la charge alaire souhaitée, mais aussi et surtout, pour m'assurer qu'il ne faudrait pas 50g ou 100g de plomb pour centrer la machine.

faudrait pas 50g ou 100g de plomb pour centrer la machine. Ce devis a été affiné

Ce devis a été affiné tout au long de la construction en pesant les pièces au fur et à mesure de leur réalisation. Au final, la chose a été payante car il ne m'a fallut ajouter que 5g de plomb sur la queue pour centrer mon Fennec.

La construction

La construction n'a posé de problème majeur, les techniques étant simples et connues. Il faut juste s'assurer de faire un fuselage bien droit et que la voilure ne soit pas voilée.

Toute la finition a été faite avec une couche de fibre de verre 50g/m2 posée simplement avec une colle époxy lente (Araldite) diluée à l'alcool à brûler. Ensuite, j'ai fait un léger masticage (Polyfila sans ponçage) pour effacer la trame du tissu suivi de quelques couche de verni acrylique pour sol (Klir de Johnson) qui donne une jolie finition bois très résistante aux rayures. Cette finition est très légère, autour de 50g pour l'ensemble du planeur ce qui m'a permit de rester dans le devis de poids initial.

Le défaut de cette finition, c'est qu'elle offre peu de résistance aux chocs et il aurait été judicieux de mettre du 100g/m2 sous le fuselage.

L'installation radio

L'installation radio est toute simple, trois servos placés dans le fuselage suffisent.

L'installation radio L'installation radio est toute simple, trois servos placés dans le fuselage suffisent.

Les réglages

Les premiers réglages du CG et du calage de l'aile ont été fait rapidement avec quelques lancers main sur un terrain plat. Dès ce premier pas dans l'air, le Fennec s'est révélé être une machine qui allonge beaucoup a une vitesse modérée. Le même jour, direction une petite pente où par sécurité, le CG était assez avancé pour les premiers vols. La prise en main a été plutôt facile et le plaisir rapidement au rendez-vous.

J'aurais pu m'arrêter là mais je sentais que la machine pouvait donner des performances meilleures que celle du début.

Le centrage et les débattements

Tout d'abord, le centre de gravité a été ajusté en utilisant PredimRC qui donne des valeurs tout à fait fiables.

PredimRC qui donne des valeurs tout à fait fiables. Sur machine comme celle-ci, le centrage doit

Sur machine comme celle-ci, le centrage doit se faire au millimètre près, en 5mm, on passe d'une marge statique de 5% (planeur stable) à une marge de 0% (planeur neutre) et j'ai dû construire un système "high-tech" pour centrer mon planeur.

Ayant été un peu pessimiste sur mon devis de poids, j'ai même dû mettre 4g

Ayant été un peu pessimiste sur mon devis de poids, j'ai même dû mettre 4g de plomb sur la queue pour obtenir l'équilibre souhaité.

Le centrage a été vérifié plusieurs fois en effectuant le test du piqué mais en fin de compte, pour constater que la valeur donnée par PredimRC est bien la bonne.

Les débattements pour l'incidence intégrale sont ceux calculés par PredimRC pour la profondeur. Pour les ailerons, je les ai augmentés par rapport au calcul car je voulais passer les tonneaux plus rapidement.

calcul car je voulais passer les tonneaux plus rapidement. Le calage aile et stab Une fois

Le calage aile et stab

Une fois de plus, PredimRC est là pour faire tous les calculs et donner des valeurs tout à fait fiables.

Le calage du stab est un paramètre important pour obtenir les meilleures performances possibles de

Le calage du stab est un paramètre important pour obtenir les meilleures performances possibles de son planeur.

Au début, à cause d'un collage douteux du stab, le calage du stab était tout faux. Le planeur volait bien, joliment queue haute et me donnait déjà beaucoup de satisfaction. Mais par acquis de conscience, j'ai quand même refait ce collage et le Fennec en a été transformé. Alors que je ne m'y attendais pas du tout, la vitesse de pointe a sensiblement augmenté et la finesse d'autant, c'était étonnant et les ressources sont maintenant beaucoup plus belles.

Le vol

Voler avec le Fennec est une chose facile, les trajectoires sont nettes et les commandes répondent bien.

Il se ralentit bien, le décrochage est tardif et il ne faut que quelques mètres pour reprenne sa ligne de vol. C'est un des avantages de l'incidence intégrale, quand la machine décroche, il suffit de pousser sur le manche pour que les ailes reprennent leur efficacité sans devoir attendre que fuselage aie basculé, c'est beaucoup plus rapide et la perte d'altitude est d'autant plus faible.

En spirale, le planeur se contrôle très bien grâce à la dérive en V et au centrage presque neutre. La dérive est efficace et un pilotage deux axes est possible. Elle permet aussi de faire des renversements sans difficultés.

Ce n'est pas une machine d'acrobatie mais les loopings, les Immelman, les renversements et les tonneaux sont une formalité.

Le vol dos se fait pratiquement sans pousser sur la profondeur grâce au centrage presque neutre. Par contre, le profil n'est pas fait pour le vol dos et les performances sont assez faibles, par exemple, je ne suis pas encore arrivé à passer le looping inversé.

Mais un domaine où le Fennec s'exprime vraiment, ce sont les passages à toute vitesse et les virages serrés plein pot. Il faut peu d'altitude pour faire siffler l'engin et l'engin n'est pas ridicule du tout à côté de planeurs tout plastique de la même catégorie qui sont nettement plus cher et plus lourds.

J'ai fais quelques mesures sur une vidéo du Fennec, et les vitesses estimées, je dis bien, estimées, vont de 35km/h pour les plus faibles et entre 70km/h et 90km/h pour les plus élevées. A ces vitesses, il faut des réflexes bien aiguisés car cela va vite mais le Fennec reste bien sur ses trajectoires et c'est très amusant.

Conclusion

Avec les moyens actuels, en particulier PredimRC, il est tout à fait possible de réussir son propre planeur sans grande connaissances aérodynamiques. Ne me demandez pas comment est calculé le volume du stab ni tout autre paramètre d'un planeur, je n'en sais rien. Par contre, j'ai essayé de comprendre les points plus importants à mes yeux qui fait qu'un planeur est réussi ou pas :

Un allongement adapté à son domaine de vol

Une répartition de la portance dégressive en bout d'aile pour éviter d'avoir une machine qui déclenche violement

Une répartition de la portance proche s'une ellipse pour obtenir un facteur d'Oswald suffisamment élevé, 0.97 ou plus

Un profil présentant une polaire plutôt ronde dans les Cz élevés pour décrochage tardif et doux

Un profil traînant peu à faible Cz pour des accélérations franches et une belle vitesse de pointe

Une courbe des moments (Cm0) compacte pour avoir des trajectoires tendues et permettre un volume de stab faible

Une marge statique faible (1% ou 2%) pour avoir un planeur agréable dans tous les domaines de vol, particulièrement à haute vitesse et en spirale

Quant à faire son propre profil, ce fût une expérience fort ludique et source d'immenses satisfactions car avoir un planeur entièrement fait maison de la géométrie jusqu'au profil c'est quand même quelque chose. C'est une chose qui m'a appris énormément sur les profils mais que je ne pense pas refaire car maintenant j'aurais beaucoup plus de facilité qu'auparavant à choisir un profil correspondant au domaine de vol souhaité parmi la multitude de profils existant.