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FRANCK LOZACH http://flozach.free.fr/lozach/ ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION

FRANCK LOZAC ’ H http://flozach.free.fr/lozach/ ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION 1

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CHAPITRE PREMIER

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De l’Intelligence

Le parcours de l’esprit

L’Esprit s’assoie sur son néant. Ainsi il perçoit sa première conscience. C’est toutefois une perception de la Nature qu’il reçoit dans cet état. Il ne peut en être autrement, puisqu’il est un élément de cet ensemble. L’Esprit se construit pour aller de la satisfaction des nécessités de survie jusqu’à la compréhension de l'après-vie. Il se cristallise pour accéder aux besoins immédiats. C’est donc une volonté d’effort à la nature qui est ainsi accompli.

Il en est d’ailleurs de toute espèce, de toute diversité animale ou végétale. Une conscience de situations, d’apprentissage, d’expérience en quelque sorte se forme. La conscience s’adapte aux obligations de la Nature. L’on voit ainsi que c’est elle qui domine, et impose son diktat de vie et de survie. Le travail du vivant sera de s’adapter, de transformer, et de combattre cet ennemi. Le monde est en guerre. Ce monde d’actions mécaniques traduit la force, la déchéance, la

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transmission de l’héritage génétique. Ceci n’est pas ma logique. C’est bien la loi de la Nature qui nous soumet à cette vérité.

Il est à supposer que l’Esprit, qui est déjà une forme élaborée de la conscience, est parvenu à combattre ou maîtriser certains éléments de la Nature. L’Esprit avance avec sa logique, mais il arrive rapidement au bord du gouffre, de son propre gouffre de la vie, - c’est l’échéance de la mort. Comment peut-il comprendre, ou supposer comprendre la possibilité de vie après la mort ? Il le fera en utilisant les propriétés sensitives mises à sa disposition par son organisme. Il le fera car vivant en communauté, il essayera de comprendre la suite de la destinée de ses proches. Peut-on prétendre que certains organismes, plus sensibles que d’autres, possèdent l’aptitude de percevoir un semblant de vie après la mort biologique ?

Dans la logique de la pensée, le rationnel n’est pas toujours le plus sûr. C’est notre civilisation qui a établi le diktat de la science. Mais la compréhension du paranormal, c’est-à-dire de la suite après le gouffre s’opère par l’utilisation d’autres propriétés. Il n’y a pas que le rationnel qui soit réel. Le paranormal est du réel, mais perceptible en utilisant d’autres propriétés des sens. La capacité répétitive de la physique réduit au mépris et à

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l’insignifiant cette partie de la nature dont l’expérience ne peut être constamment reproduite.

L’esprit poursuit donc son chemin logique pour accéder à une métaphysique. Cet élan vers un Principe absolu nécessite la séparation du corps d’avec l’esprit. Ainsi il faut voler, voler pour franchir le gouffre, et c’est déjà pénétrer dans l’histoire de la Religion.

L’homme applique cette méthode. Certains pourtant prétendent qu’après le gouffre, il n’y a rien, et s’en retournent à leur propre néant. Faut-il parier ? Est-ce un pari d’ailleurs ? Ou est-ce une perception seulement accessible à une élite ?

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De la logique

La pensée apparaît comme étant un petit accident de l’intelligence, une sorte de minuscule collision où s’associent et s’opposent des concepts, des images, des symboles et du langage. L’ensemble combiné engendre une pensée qui est le plus souvent une réflexion, ou du moins une action intérieure. Abstraite et volatile, rationnelle et concrète, sa définition épouse toutes les formes autorisées par la capacité créatrice de l’intelligence.

Il semble difficile de prétendre savoir s’il est plus logique de faire apparaître des schémas simplifiés et ordonnés, ou des concepts impénétrables et délétères. La raison conseille d’aller du plus simple au plus compliqué, donc d’organiser sa création d’actions par des propositions élémentaires puis de les surcharger par des principes supérieurs à l’entendement. Qu’en est-il de la vérité ? Des doctrines et des thèses s’opposent. On dirait que chacune d’entre elles définit une méthode d’exploitation et d’expérimentation sans pour autant posséder toutes les définitions de l’autre. L’ensemble des méthodes offertes semble posséder la vérité, mais chaque partie séparée ne permet pas de tirer une analyse globale satisfaisante. L’arbitre conseillerait de prendre

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chaque ensemble sans pour autant décider d’un choix ou d’un prélèvement judicieux. Un principe risque d’exclure les autres principes, et si tous possèdent un peu de vrai, l’on ne peut choisir, et il faut tous les prendre.

Le lecteur avisé prétendra que c’est aller dans beaucoup d’endroits à la fois, et que l’on se trouve ainsi entraîné dans une étonnante aventure de l’esprit. Que l’intelligence le veuille ou non, la raison s’arrête pour juger et décide d’un choix, car la capacité humaine d’absorption ne peut, faut de mémoire et de moyens, maîtriser l’ensemble des procédés mis à sa disposition. Les méthodes ou les principes employés pour ordonner cette aptitude de l’intelligence ne sont pas constamment opposés. Ils offrent parfois des similitudes d’actions quand bien même ils sembleraient pénétrer des voies différentes. Si la première perception semble abstraite ou éloignée de la logique, la finalité à atteindre est bien concrète et répond à une matérialisation quantifiable. Cette finalité semble bien éloignée de la première idée naïve qui apparaissait à la conscience. L’être trouvera la solution d’après sa perception interne ou en corrélation avec le monde extérieur.

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Tout d’abord, l’esprit s’entoure du néant, puis il avance et désire organiser un déplacement rationnel ou hasardeux. Il avance, regardant sur sa droite, sur sa gauche vers un avenir en utilisant un passé. Il tâtonne ou prétend aller fort vite, éclairé par une sorte de certitude. Ce matériel de l’intelligence s’élabore, se construit et se fortifie animé par les autres notions ou idées qui viennent le secourir. La logique alors construit avec la volonté d’aller de l’avant. La pensée ne fait-elle qu’avancer, ou parfois ne cherche-t-elle pas à tourner en cercle pour revenir à son point de départ, c’est-à-dire à son réflexe premier ?

La logique de penseur accomplit tout d’abord son effort pour satisfaire à une matérialité, puis elle satisfait le désir de l’être, et quand elle a satisfait ce désir, elle échappe à l’être pour accéder à l’essence supérieure, c’est-à-dire à une volonté métaphysique. Elle agit par ordre de nécessité allant du plus simple au plus abstrait. Ce n’est pas une chute simplifiée, ni une trajectoire calculable. La construction s’opère d’une idée à l’autre par le principe de ressemblance. L’énergie utilisée pour fabriquer le mouvement permet à l’intelligence de se déplacer.

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Accéder à la pensée finale, c’est-à-dire à l’essence de la métaphysique est d’une importance capitale pour le devenir de l’homme. Élaborer, échafauder une construction de l’homme vers le haut permet de spéculer sur les idées éternelles.

C’est donc en étudiant le mécanisme du fonctionnement de la logique, en déterminant le parcours qu’elle nous permettra d’accomplir, c’est-à-dire la suite de ces actions rationnelles et abstraites, que nous parviendrons à accéder à une philosophie de la nature. Il nous faudra avancer en décomposant de manière logique, donc avec un système de simplification pour comprendre la nature dans sa diversité.

La pensée doit avancer, subirait-elle des heurts, des résistances ou des volontés de retournements sur soi-même. Elle doit avancer, accompagnée de sa propre négation, car lui faut comprendre.

Ne faut-il pas essayer d’accéder au pur commencement, à la pensée première quand bien même il s’agirait encore d’un travail abstrait. Mais de toujours se déplacer selon un ordre, sans vouloir toutefois épuiser toutes les possibilités, ce qui serait un jeu éreintant pour l’esprit ? Difficile pourtant d’aborder ici le

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problème de la sélection ou du choix dans les actions à accomplir. L’ordre serait de découvrir le premier acte de logique, puis d’en expliquer le second. Ce premier acte ne pourrait trouver son origine dans la mémoire, c’est-à-dire dans le passé puisquavant ce premier acte de logique, il n’y avait rien.

Il semble difficile d’avancer dans cette recherche de la logique sans y intégrer la valeur temporelle. L’avancée permanente de la raison qui progresse accompagnée de sa propre négation se développe sur l’étendue du temps. Mais je puis comprendre que pour des raisons évidentes de simplification, l’analyse s’effectue en dehors du paramètre temporel.

Après avoir dégagé une première réflexion concernant la logique, nous nous promettons de spéculer quelque peu sur l’être et sur l’essence. Nous verrons à quelle hauteur ou quelle profondeur la difficulté nous entraîne, et comme il semble utopique de vouloir échafauder quelque construction en ne possédant pas tous les éléments d’analyse véritables.

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L’intelligence humaine

L’intelligence humaine possède cette particularité de chercher constamment à défaire des questions qui reviennent sans cesse dans sa propre conscience. Sa volonté est de résoudre des problèmes posés par la nature, et d’y donner une réponse qui dépasse le plus souvent les limites de sa perception.

Confrontée au difficile problème de l’adaptation à l’existence, par son savoir et son expérience, elle voudra dompter les éléments naturels pour tenter d’en devenir le maître. Intégrant de la pensée dans la matière, elle désire s’élever toujours plus haut jusqu’à la compréhension ultime des phénomènes métaphysiques. Et c’est en transmettant son héritage intellectuel, de génération en génération, que la raison parviendra à progresser. C’est élan qui pousse l’homme vers l’avenir défera les contradictions et l’obscurantisme dans lesquels son essence d’être vivant semblait l’avoir laissé.

Il lui faudra aller au-delà des limites de sa capacité à percevoir. Il devra supposer au-delà du champ de l’expérience,

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n’ayant plus désormais par les moyens de sa perception la possibilité de vérifier ce qu’il avance.

L’homme de science va croire sans voir, et s’en retournera ainsi à la conviction sensible de l’être spirituel qui a présuppoune possibilité de vie après la mort. Il est vrai que si l’outil qu’emploie l’homme de science apparaît plus subtil pour étayer ce qu’il avance, l’outil même virtuel est encore une fraction du réel, et cette simulation semble suffire.

L’analyste doit donc attacher une immense importance à toutes ces sortes de recherche dont l’objet est d’élever la nature humaine. Celui qui exprime du mépris ou de l’indifférence à l’égard de ces choses cachées affiche un sentiment coupable de blocage et d’intelligence limitée.

L’on peut apprécier chez l’homme de science sa volonté profonde remplie d’objectivité et de droiture rationnelle, et cette objectivité-là offrira la possibilité à la civilisation de progresser.

Si le fondement est bien établi, si la discipline accède aux choses profondément enfouies, c’est encore toute la communauté

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qui bénéficie de cette excellence. Et cette réputation de solidité et de vigueur mérite tous les éloges.

Il est d’autres disciplines nourries de sensibilité, dont la nature subtile et délétère ne favorise aucunement la vérification des principes, - ceux-ci étant du domaine du variable et du modifiable. Il en est ainsi des arts dont les règles établies constamment sont déplacées par le génie de leurs exécuteurs.

Il y a enfin le monde spirituel constellé de points d’interrogation, légiféré par des structures de croyance qu’il semble le plus souvent difficile d’épouser. Celui-ci nécessite de l’entendement de coeur qui va au-delà de la raison ou de la vision de l’oeil. Il s’agit ici de percevoir par le soupçon, qui est encore une forme de sensibilité imperceptible et non renouvelable. C’est à chacun de lui accorder son propre examen d’après sa conviction intime.

Il y aurait donc une critique à faire à l’égard de cette forme de connaissance qui peut se développer indépendamment de toute

certitude quantifiable, quoique

hommes de confusion et leur intelligence est parfaite dans

les mystiques ne sont point

l’entendement du quotidien.

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Intégrer une métaphysique dans son monde spirituel, cela est certes une bonne chose, mais il faut encore que les principes sur lesquels l’on établit cette vérité-là soient bien déterminés.

Il faut parfois s’en référer à la compétence d’autrui, car ceci est gain de temps et certitude de bonne méthode, mais l’opinion du grand nombre peut le plus souvent être détestable. Il est des perceptions encore inexpliquées qui inquiètent l’élite mais sont rejetées avec virulence par la masse d’humains.

Il est des connaissances dont l’entendement est incertain, dont les contours sont difficilement délimités. Leur base ne peut être fermement déterminée. De certitude, il n’en est point. Leur recherche est encore insoupçonnée, leurs règles inconnues. Et c’est en exploitant l’intuition de l’homme que l’on parvient à extraire les premières parcelles de vérités.

Pourtant l’opinion d’autrui fondée sur des entendements solides, transmise de générations en générations est d’une certitude autorisée. Faut-il tout reconsidérer, et vérifier par soi- même ce que les pères ont intelligemment démontré ? La capacité temporelle mise à la disposition de l’homme lui impose d’aller outre, d’y gagner en vitesse et de refuser les tâtonnements.

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Pour ce qui est de l’hypothèse - j’accorde à dire qu’elle est l’une des “caractéristiques” de la personnalité humaine la plus audacieuse et la plus intéressante. Elle projette l’homme vers le devenir par la spéculation, par son risque et son résultat. Elle est l’aventure de l’esprit, elle se nourrit d’énergie pour explorer, chercher et parfois découvrir.

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L’idée

L’idée est le pur concept, inadapté encore, ne possédant aucune mise en forme. Elle n’est qu’une perception délétère, inorganisée, elle est indice d’or, donc parcelles lumineuses dans un magma de boue. Elle ne possède pas toujours de certitude de vérité. L’or du pauvre est bien la pyrite, et beaucoup se sont laissés tromper.

On doit davantage l’employer dans le sens de : “perception inconnue”, de rareté, d’unicité. L’idée n’appartient pas à un ensemble. Elle ne peut jaillir que d’un seul cerveau. L’idée n’est pas une opinion. On ne peut pas avoir une idée concernant un tableau ou une œuvre d’art. Il s’agit ici d’une réflexion critique que tout un chacun peut exprimer. Il n’y a pas nouveauté, détermination inconnue.

Le but de l’idée est de devenir, devenir concept à forme rationnelle, palpable et quantifiable. On doit en faire un usage. Il y a donc l’idée et son but. Entre les deux s’expriment l’exécution, la mise en forme, l’exploitation, tout le travail de l’adaptation jusqu’à la finalité à obtenir. L’idée doit donc se construire dans le

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rationnel, et c’est seulement à cette condition qu’elle pénétrera l’espace de l’objectivité.

Mais cette objectivité peut tout aussi bien revêtir une valeur personnelle. IL faut encore que la perception extérieure d’autrui s’accorde avec l’idée réalisée par le concepteur. L’habillage de l’idée, sa mise en forme en quelque sorte doit posséder bien du talent, c’est-à-dire des valeurs reconnues pour que l’idée nouvelle puisse être assimilée et comprise.

L’idée se confond avec la pensée. Si la pensée a une connotation à tendance philosophique, c’est-à-dire intégrant des concepts de l’entendement, à forme représentative, l’idée doit déboucher sur un concept rationnel scientifique ou technique, épousant le signifiant aussi du service.

L’Idée prétend donc posséder le Vrai en soi, et elle va tenter dans l’exécution de son travail de finaliser sa certitude. C’est pourquoi le devenir est un paramètre indispensable qui s’associe à la vérité de l’Idée. Il faut aller dans l’au-delà, dans le futur proche, et ainsi prouver que l’Idée possédait du Vrai. Il n’est

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pas toujours utile de concrétiser cette action pour détenir l’intime conviction que ce que l’on suppose pénètre le Vrai.

La certitude subjective mais intime doit coïncider avec la certitude objective d’autrui, ainsi l’Idée devient-elle réelle.

L’Idée qui germe pour pénétrer l’espace objectif doit constamment subir des modifications pour s’adapter, pour se construire et se conformer à la certitude d’autrui. Il est vrai que la finalité ne possède nul objet qui soit conforme à l’essence de l’Idée. Évidemment ! Puisque l’Idée subit des modifications pour pénétrer dans le Concret.

La finalité de l’Idée jamais ne pourra prétendre répondre à son concept initial. La lente élaboration de sa forme première a modifié de manière significative son concept d’origine. L’idée ne s’oppose donc pas à sa réalisation, mais elle n’est plus ce qu’elle semblait supposer être. L’idée de la maquette ne peut être comparée au prototype, - grande est la distance qui la sépare de cette finalité-là. L’idée ne peut s’épanouir que dans le réel, et dans cet espace-là, elle doit s’analyser avec objectivité pour savoir si son essence est conforme à l’application de son concept.

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L’Intelligence accède à une forme de Vérité, quand l’Idée se finalise dans une réalisation. J’écris bien une forme de Vérité, car elle peut tout aussi bien revêtir une valeur personnelle et non pas universelle.

Il y a donc intégration d’autres éléments permettant à l’idée de se finaliser. Cette obtention du résultat n’engendre pas toujours une détermination satisfaisante. Le concept dans sa pure spéculation permettait d’obtenir un objet ou d’envisager une finalité différente. L’Idée ne revêt qu’une détermination limitée, son contenu est imperceptible, - en vérité, il n’est qu’un réel virtuel, sans puissance d’existence. L’idée n’existe pas dans la réalité. Elle n’est que la conscience subjective et ne peut se réaliser que dans l’objectivité.

Si l’idée se suffit d’elle-même, si elle conserve cet état initial de pureté, si elle ne peut vérifier avec exactitude ce qu’elle suppose, sa pensée reste abstraite. L’idée doit poursuivre à travers la vérification et le champ d’expériences la véracité de ce qu’elle prétend. Il s’agit encore d’accéder à une forme d’enrichissement, de développement après la germination initiale. Si le concept demeure, son apparence a subi des transformations. Cette succession d’expériences fortifie l’idée principale. Et c’est bien un processus

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d’élaboration et de progrès qui a permis cette évolution sur le concept initial. Il y a donc transformation considérable, et l’offre basée ne peut plus être connue dans le résultat obtenu. Mais est-ce le concept qui a subi une évolution, ou n’est-ce pas le travail de l’homme qui a conduit au changement ?

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