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N°1501 Sahel Dimanche du 27 juillet 2012 — Prix : 250 francs OFFICE NATIONAL D’EDITION
N°1501 Sahel Dimanche
du 27 juillet 2012
— Prix : 250 francs
OFFICE NATIONAL
D’EDITION ET DE PRESSE
Place du Petit Marché
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Niger
23 ème ANNÉE

A la Présidence de la République

Le Chef de l’Etat reçoit en audience le bureaudel’Associationdes Chefs Traditionnels duNiger et leSecrétaired’Etat àlacoopération du Royaumed’Espagne

Ibro Youka/ONEP
Ibro Youka/ONEP

Photo de famille avec les chefs traditionnels

Ibro Youka/ONEP
Ibro Youka/ONEP

Le Chef de l’Etat avec la délégation espagnole

L e Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a reçu en audience hier dans l’après-midi, le bureau de l’Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN) qui est venu lui faire le point de leur rencontre tenue les 24 et 25 juillet

2012 à Niamey. A l’issue de l’audience, le porte-parole de la délégation, l’honorable Moutari Moussa, Chef de canton de Mirriah, a déclaré que l’ordre du jour des travaux tenus à Niamey portait sur l’examen de la situation de la campagne agricole, la sécurité, et le rapport des chefs traditionnels et les tiers. Les chefs traditionnels ont fait un compte rendu soumis à leur ministre de tutelle. ‘’L’ensemble des trois points correspondent à la vision du gouvernement, parce que ce sont des préoccupations des populations en général. Nous avons été beaucoup encouragés par le Président de la République pour les initiatives que le bureau de l’ACTN vient de prendre, a-t-il dit. Leurs discussions, a-t-il indiqué, ont porté sur l’actualité, et aussi sur la pratique des cultures irriguées dans le cadre du programme d’urgence. ‘’Le Président de la République nous a assuré que les chefs traditionnels sont totalement impliqués et qu’ils doivent s’impliquer davantage pour la réussite des opérations’’, a-t-il indiqué. En outre, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a reçu en audience le Secrétaire d’Etat à la coopération du Royaume d’Espagne, M. Jesus Gracia Aldaz, en visite de travail dans notre pays. A sa sortie d’audience, M. Jesus Gracia Aldaz a indiqué que leur entretien a porté sur la crise économique en Europe, et en Espagne en particulier. ‘’Je lui ai expliqué les efforts que le gouvernement est entrain de faire pour sortir de la situation. Nous avons aussi parlé des efforts déployés par le Niger pour ramener la stabilité et la paix face à la situation qui prévaut dans la région du Sahel, notamment au Mali, ainsi que de la lutte contre le terrorisme’’’, a-t-il dit. M. Jesus Gracia Aldaz a aussi exprimé l’engagement de son pays en matière de coopération et de développement, ainsi que de sécurité. Il a indiqué que ce sont les deux axes sur lesquels le Niger et l’Espagne vont

travailler, et a affirmé que le Niger est un partenaire très important dans la région. ‘’Nous avons établi un plan de travail avec le gouvernement nigérien en matière de développement, et surtout en ce qui concerne la nutrition et la sécurité alimentaire ‘’, a conclu M. Jesus Gracia Aldaz. Seini Seydou Zakaria

Disparition de SEM. John Atta Mills, Président de la République du Ghana

Le Président Issoufou Mahamadou adresse un message de condoléances et de compassion au PrésidentIntérimaire,SEM.JohnDramaniMahama

Suite au décès, mardi dernier, du Président la République du Ghana, Feu John Atta Mills, le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM. Issoufou Mahamadou, a adressé, hier, un message de condoléances au Président Intérimaire du pays, SEM. John Dramani Mahama. Le message du Chef de l’Etat est le suivant :

«Je viens d'apprendre la disparition soudaine de Son Excellence John Atta Mills, Président de la République du Ghana, le mardi 24 juillet 2012. Je voudrais, en cette circons- tance douloureuse, vous présenter les condoléances émues du gouvernement et du peuple nigériens, qui s'associent au deuil du peuple ghanéen. Feu le Président Atta Mills a œuvré inlassablement pour le développement économique et social du Ghana, pour en faire aujourd'hui une nation paisible et prospère, justifiant d'une solide tradition démocratique, et résolument engagée dans la promotion de l'intégration sous régionale, notamment au sein de la CEDEAO. Je ne doute point que, du recueillement et de la solennité qui affligent le peuple et le Gouvernement ghanéens, ceux-ci sauront tirer les ressorts nécessaires pour surmonter cette épreuve, et continuer à assumer le rôle majeur qu'ils ont toujours assuré pour le bien-être des populations ghanéen- nes, et pour l'intégration de notre sous-région ouest africaine. Je vous prie d'agréer. Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération ».

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A l’Assemblée Nationale

SEM. Hama Amadou reçoit son homologue de la Guinée Bissau

SEM. Hama Amadou reçoit son homologue de la Guinée Bissau Le président de l’Assemblée nationale avec

Le président de l’Assemblée nationale avec son homologue Bissau Guinéen (en blanc)

Le Président de l’Assemblée Nationale, SEM. Hama Amadou, a reçu, hier matin, en audience, le Président de l’Assemblée Nationale de la Guinée Bissau, M. Ibrahima Sory Djalo.

A la Primature

Le Chef du gouvernement reçoit l’ambassadeur de la République Fédérale du Nigeria et le Secrétaire d’Etat à la coopération du Royaume d’Espagne

d’Etat à la coopération du Royaume d’Espagne SEM. Brigi Rafini avec l’ambassadeur de la République

SEM. Brigi Rafini avec l’ambassadeur de la République Fédérale du Nigeria au Niger

de la République Fédérale du Nigeria au Niger L e Premier ministre, Chef du gouvernement, M.

L e Premier ministre, Chef du gouvernement, M. Brigi Rafini, a reçu, hier

matin en audience, SEM. Batouré Lawal, ambassadeur de la

République Fédérale du Nigeria au Niger. Le diplomate nigérian, en fin

de mission dans notre pays, est allé remercier le Chef du gouvernement pour l’appui dont il a bénéficié durant son séjour au Niger. ‘’A aucun moment, je ne me suis senti étranger ici, tant le soutien des autorités m’était constant, et les rapports cordiaux entre nous’’, a déclaré SE. Batouré Lawal. L’ambassadeur du Nigeria a évoqué par ailleurs l’état de la coopération bila- térale. ‘’Nos pays se considèrent comme des frères, ils se concertent régu- lièrement sur les voies et moyens de renforcer cette coopération, de déve- lopper nos deux (2) pays et d’aborder ensemble les grandes problématiques qui se posent à notre sous région’’, a-t-il dit. SE. Batouré Lawal dit garder un bon souvenir de son séjour dans notre pays. ‘’Il m’arrive même d’oublier que je suis diplomate, tant les populations sont les mêmes. C’est dire que je garde un souvenir très positif du Niger’’, a-t-il indiqué, sourire aux lèvres. ‘’Je suis certes à la fin de ma mission ici, mais cela ne veut pas dire que je quit- te pour toujours ce pays qui m’a si bien accueilli. D’ailleurs, la zone d’où je suis natif n’est qu’à une trentaine de minutes du Niger’’, a déclaré le diplo- mate nigérian. Dans l’après-midi, le Chef du gouvernement, a reçu le Secrétaire d’Etat à la coopération du Royaume d’Espagne, M. Jesus Gracia Aldaz. Outre les mem- bres de sa délégation, le haut responsable espagnol était accompagné de l’ambassadeur du Royaume d’Espace au Niger, Mme Maria Soledad Fuentes Gomez.

Siradji Sanda Et Zabeirou Moussa

Réunion, hier, de la conférence des présidents

L a conférence des présidents du bureau de l’Assemblée nationale s’est réunie, hier

matin, sous la présidence de SEM. Hama Amadou, président de ladite institution.

D’autre part, la délégation de parlementaires du Faso, qui séjourne depuis diman-

che dernier dans notre pays, a assisté, hier, aux travaux en commissions à l’Assemblée nationale,
che dernier dans notre pays, a assisté, hier, aux travaux en commissions à l’Assemblée
nationale, dans le cadre de la 1 ère session extraordinaire au titre de l’année 2012. Le sujet
Elh. Housseini Garba Yari/ONEP
Elh. Housseini Garba Yari/ONEP

Une vue de la conférence des présidents

abordé au cours des travaux d’hier matin portait sur le projet de loi déterminant les attri- butions et le fonctionnement du Conseil de la République.

Niger/Guinée Bissau Arrivée, mercredi dernier, du président de l’Assemblée Nationale bissau guinéenne Entretien
Niger/Guinée Bissau
Arrivée, mercredi dernier, du président de l’Assemblée Nationale bissau guinéenne
Entretien en tête à tête au salon d’honneur de l’Aéroport de Niamey
U ne délégation de parlementaires bissau-guinéens, conduite par le président de
l’Assemblée Nationale, SEM. Ibrahima Sory Djalo, séjourne, depuis mercredi soir,
dans notre pays dans le cadre d’une visite de courtoisie aux autorités de notre
pays. A son arrivée à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, SEM. Ibrahima
Sory Djalo a été accueilli par le premier Vice-président de l’Assemblée nationale, M.
Mamadou Daouda Marthé, puis salué par les membres du bureau et ceux du cabinet du
PAN.
Elh. Zakari A. Gado/ONEP
Elh. Zakari A. Gado/ONEP
PAN. Elh. Zakari A. Gado/ONEP Elh. Zakari A. Gado/ONEP Elh. Zakari A. Gado/ONEP et avec le
Elh. Zakari A. Gado/ONEP
Elh. Zakari A. Gado/ONEP

et avec le Secrétaire d’Etat à la coopération du Royaume d’Espagne

Nation
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Visites du Premier ministre sur les chantiers du Projet Niamey Gnala

Faire le point de l’avancement des travaux et de la qualité des ouvrages

L a bonne exécution des infrastructures pré- vues dans le cadre Projet Niamey Gnala est une des grandes œuvres que tiennent à cœur

les autorités de la 7ème République. Pour preuve,

le Premier ministre, Chef du gouvernement en per-

sonne, s’est rendu hier matin sur les différents chantiers pour apprécier l’état d’avancement des travaux, ainsi que la qualité des ouvrages. M. Brigi Rafini était accompagné, dans ces visites, par le ministre de l’Equipement M. Saddi Soumaïla, celui de l’Urbanisme, du Logement et de l’Assainisse- ment, Moussa Bako Abdoul Karim, les maires des 2ème et 3ème arrondissements de Niamey, et les techniciens des deux (2) ministères sus cités. Le Chef du gouvernement a successivement visité

la

route Est-Ouest, les Avenues Ader et Azawak et

le

chantier de l’échangeur Malibéro. Si au niveau

de la route Est-Ouest et des avenues Ader et Aza- wak, les travaux sont au stade de finition, au niveau de l’échangeur, ils sont à une phase active. Tout au

long du parcours sur la route Est-Ouest, le Premier

ministre a marqué plusieurs haltes, soit pour obser- ver le comportement des ouvrages, soit constater

la qualité des travaux.

La route Est-Ouest est l’une des infrastructures phares du projet Niamey Gnala, mais le constat fait ressortir quelques insuffisances. Ainsi, des ou- vrages supplémentaires sont nécessaires à cer- tains endroits comme au croissement avec l’ancien

pavé Dar-es-salam. Par contre, d’autres ouvrages posent quelques soucis. C’est le cas de l’ouvrage au niveau de la ferraille qui déverse les eaux sur des habitations. A cela, il faut ajouter la présence, par endroits, de dépotoirs et tas d’ordures, mais aussi de flaques d’eau stagnante. Livrant ses impressions relative à cette infrastruc- ture, le Premier ministre a déclaré qu’il y a des améliorations à faire, tant du point de vue de la qua- lité des travaux que sur le plan de l’assainisse- ment’’. M. Brigi Rafini a aussi interpellé les maires présents relativement à l’assainissement. Tout comme au niveau de la route Est-Ouest, les travaux des avenues Ader et Azawak connaissent quelques insuffisances. Ces insuffisances se résument prin- cipalement à l’absence d’ouvrages d’assainisse- ment et de voirie. Cette situation au niveau des deux chantiers (Est- Ouest et Ader-Azawak) trouve sa source dans la conception même du projet. ‘’Il y a eu des contraintes budgétaires qui ont fait que certaines aspects n’ont pas été pris en compte. Ce qui en- tache la qualité des travaux’’, a expliqué le Premier ministre. Le Chef du gouvernement a assuré que des observations pour l’amélioration des ouvrages ont été faites par les techniciens. ‘’Les entreprises ont donné les assurances pour que toutes les dé- faillances constatées soient rattrapées. Et il y aura un suivi dans l’entretien qui fera en sorte que les

ouvrages soient les plus durables possibles’’, a-t-il dit. Par contre, ce qu’on ne peut absolument mettre en doute, c’est l’impact de ces infrastructures sur le quotidien des po- pulations. ‘’Je dois souli- gner l’impact réel de cette route Est-Ouest qui est entrain de drainer un trafic impressionnant. On ressent que nos pré- visions ont été dépas- sées. Ce qui fait que la qualité de la route va

certainement s’en res- sentir, parce qu’on ne s’attendait pas à un tel trafic’’, fait constater M. Brigi

Rafini. Le Premier ministre a par ailleurs noté l’ap- préciation très positive des populations relativement à ces infrastructures. En outre, la satisfaction du Chef du gouvernement est totale en concernant les travaux de construction de l’échangeur Malibéro. ‘’Je pars satisfait de ce que j’ai vu ici. La qualité des ouvrages me rassure. Les travaux ont bien démarré et avec du sérieux’’, déclare le Premier ministre. Ces travaux mobilisent beaucoup de matériel lourd et beaucoup de res- sources humaines. Et après sept (7) mois de tra- vaux, sur les 108 pieds à réaliser (pour supporter l’infrastructure), le niveau d’exécution est de 63%. M. Brigi Rafini n’a pas caché son émerveillement devant les moyens mobilisés et le rythme des tra- vaux. ‘’Je suis impressionné par les ressources hu- maines qui sont sur place, l’encadrement et le

Elh Zakari A. Gado/ONEP
Elh Zakari A. Gado/ONEP

Le Premier ministre lors de sa visite sur un des chantiers

matériel. Je suis très confiant, car je pense qu’ils vont respecter le délai’’, a-t-il dit. C’est pourquoi, le Chef du gouvernement a tenu à féliciter et encou- rager l’entreprise en charge des travaux, les équipes nigérienne et étrangère d’encadrement. Il les a exhortées à poursuivre dans cette lancée pour finir dans les délais, cette infrastructure très atten- due des Nigériens. Globalement, ces infrastructures ont un impact réel sur la gestion du trafic routier dans la ville de Nia- mey. Mais le gouvernement ne semble pas vouloir s’arrêter à ce point. ‘’Nous devons encore faire plus’’, a dit le Premier ministre. Les coûts de construction de l’échangeur Malibéro sont de quelque 12 milliards de francs CFA, financés sur fonds propres de l’Etat. Et la fin des travaux est pré- vue pour le 18 mars 2013.

Siradji Sanda

Point de presse du président de l’Observatoire National de la Communication

L’O N C prend des mesures disciplinaires contre certains organes de presse écrite privée

L e président de l’Observatoire National de la

Communication, M. Abdourahamane Ous-

mane, a animé hier, un point de presse relatif

à un certain nombre de mesures que l’institution

qu’il dirige a eu à prendre contre certains organes de la presse écrite privée. Il s’agit principalement

des journaux ‘’Le Mandat’’, ‘’Le Visionnaire’’, ‘’Ll’Au- rore’’, ‘’ Notre pays’’, ‘’Carton Jaune’’, ‘’l’Union’’, et ‘’L’Expression’’. Ces journaux, a-t-il indiqué, ont écrit des articles contraires à la Charte des journa- listes professionnels. C’est pourquoi, l’ONC, en tant qu’organe de régulation, a après l’examen des plaintes déposées par des plaignants, a pris des décisions conformément aux textes en vigueur. Concernant le journal ‘’Le Mandatee, le président de l’ONC a d’abord fait la genèse des faits ayant conduit l’organe de régulation à la prise de déci- sion. Par lettre en date du 20 février 2012, l’avocat de M. Ibrahim Moussa et de son épouse Mme Sal- mou Harouna, a porté plainte devant l’ONC contre

le directeur de publication du journal le Mandat en

la personne de M. Mounkaila Abdoulaye. Cette

plainte est relative à la publication d’un certain nom- bre d’articles par ce journal contre le couple cité plus haut. Dans cette plainte, l’avocat a exposé les faits ci-après. M. Ibrahim Moussa et son épouse Mme Salmou Harouna ont donné en mariage leur fille au directeur de publication du Mandat. A la suite de cette l’union, une fille est née et après le couple a fini par divorcer. Depuis, le directeur de publication du journal le Mandat ne fait que proférer des menaces par messages sur le téléphone contre Mme Salmou Harouna. Ces menaces sont doublées d’une campagne de diffamation, de déni- grements, d’atteintes à l’honneur et à la dignité de toute leur famille par le canal de son organe de presse écrite, selon l’avocat. Suite à cette plainte, l’ONC, conformément aux textes en vigueur, a fait auditionner par le conseil de presse le directeur de publication du journal ‘’Le Mandat’’ pour s’assurer du respect des règles d’éthique et de déontologie.

A l’issue de cette audition, l’ONC a conclu qu’à tra-

vers la série d’articles publiés par le journal ‘’Le Mandat’’, très souvent sous la signature de son di- recteur de publication, les règles qui régissent la charte des journalistes professionnels, au Niger en l’occurrence les points 2, 3, 4, 5, n’ont pas respec- tées. Après ce rapport, l’ONC, par lettre en date du 02 avril 2012, avait mis en demeure ce journal et son directeur de publication de cesser la publication de tels articles contraires à la charte des journa- listes professionnels. En cas de refus, l’ONC allait

prendre des sanctions disciplinaires suivantes à sa-

voir l’avertissement écrit ; l’amende ; l’interdiction de parution pour une durée d’un (1) à trois (3) mois; l’interdiction de parution pour une durée supérieure à trois mois et n’excédent pas 1 an, et l’interdiction définitive de parution. Le journal ‘’Le Mandat’’ est donc bien au courant des sanctions qu’il encourt en cas de non respect de la mise en demeure à lui adressée par l’ONC. Malgré cette mise en de- meure, le journal a continué à publier des articles sur la dame en question. Après plusieurs publica- tions dans lesquelles la même femme est citée, l’ONC a décidé de s’autosaisir suite à la publication d’un article dans la parution N° 15 du 20 juin 2102 intitulé ‘’Vie trouble et troublante : l’odyssée d’une femme à multiples facettes’’. Le contenu de cet ar- ticle est d’une immoralité et d’une indignité extraor- dinaire. Il porte atteinte à la vie privée, à l’honneur de cette dame que le directeur de publication du journal a énormément cité. C’est ainsi que l’ONC s’est autosaisie pour convoquer de nouveau ce journal qui a entre temps changé de directeur de publication. Le nouveau directeur de publication, M. Ibrahim Souley, donnant son appréciation sur l’ar- ticle, a dit textuellement : ‘’il me semble, en lisant

Kader Amadou/ONEP
Kader Amadou/ONEP

M. Abdourahamane Ousmane

cet article, que c’est un règlement de compte .’’.Comme le journal le Mandat a déjà écopé d’une mise en demeure, la loi fait obligation à l’ONC de lui transmettre un rapport écrit et lui demandant de

faire des observations écrites sur les griefs qui lui sont reprochés. En application de la loi, l’Observa- toire National de la Communication a décidé d’in- terdire définitivement la parution du journal le Mandat pour inobservation de la mise en de- meure. Les journaux ‘’Notre pays’’, ‘’Carton Jaune’’ et ‘’L’Aurore’’, eux, ont écopé d’une mise en demeure suite à l’examen des plaintes qui ont été déposées contre eux. ‘’Le Visionnaire’’, qui a déjà écopé d’une mise en demeure, a pris cette fois-ci un avertissement écrit. Par ailleurs, a dit le président de l’ONC, ‘’le constat qui se dégage au niveau de la presse écrite pri- vée, est qu’il y a une insuffisance criarde de véri- fication de l’information. Bref un problème structurel, car le fondement du journalisme repose sur les faits’’. C’est pourquoi, a dit M. Abdouraha- mane Ousmane, ‘’l’ONC envisage, très prochaine- ment, de convoquer une rencontre avec les organisations socioprofessionnelles pour que des pistes de solutions soient trouvées aux problèmes de la presse nigérienne.

Hassane Daouda

Signature de convention entre le Niger et le Royaume d’Espagne

L’Espagne accorde 1 550 000 euros audispositif national de préventionet de gestionde crise alimentaire et des catastrophes

L e directeur de cabinet du Premier ministre, M. Seydou Sidibé, et le secrétaire d’Etat à la coopération du Royaume d’Espagne, M.

Jesus Gracia Aldaz, ont signé, hier, à Niamey, une convention de subvention d’un montant de un mil- lion cinq cent cinquante mille euros, soit environ un milliard quinze millions de francs CFA, accordée au fonds commun des donateurs du dispositif national de prévention et de gestion de crise alimentaire et des catastrophes mis en place par l’Etat du Niger. Après avoir apposé sa signature sur le document liant le Niger et le royaume d’Espagne, le directeur de cabinet du Premier ministre a parlé d’un accord symbolique hautement appréciable pour diverses raisons. M. Sidibé Seydou a souligné que malgré les difficultés économiques qui secouent l’Europe, et le Royaume d’Espagne singulièrement, ce par- tenaire de longue date du Niger a tenu à apporter sa contribution au moment opportun pour accom- pagner notre pays dans la gestion de la crise ali- mentaire qu’il traverse et pour trouver des solutions adéquates dans le cadre du dispositif national. Le directeur du cabinet du Premier ministre a mis en

exergue l’engagement du chef de la mission espagnole et de l’ambassadeur du royaume d’Espagne aux côtés du gou- vernement pour la lutte en vue d’assurer une sécurité alimen- taire permanente aux popula- tions nigériennes, et pour que l’initiative 3N soit une réalité. L’intervention du royaume d’Es- pagne, à travers cette conven- tion, va permettre de préparer la mise en œuvre de cette ini- tiative, a-t-il ajouté avant d’émettre l’espoir que la coopé- ration entre le Niger le

royaume d’Espagne va se pour- suivre et se consolider davantage. M. Seydou Si- dibé a assuré les partenaires espagnols que cet appui que leur pays apporte au Niger sera géré dans l’intérêt exclusif des populations nigériennes qui en ont le plus besoin. Rappelant que la coopé- ration bilatérale nigéro-espagnole existe depuis fort

Elh Zakari A. Gado/ONEP
Elh Zakari A. Gado/ONEP

Lors de la signature des documents

longtemps, le secrétaire d’Etat espagnol s’est réjoui de la bonne exécution récente du programme qua- driennal de coopération, et a espéré voir ce parte- nariat entre les deux pays se pérenniser et se diversifier davantage pour le développement du Niger, et la sécurité alimentaire de ses populations.

Zabeirou Moussa

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27 juillet

2012

Sahel Dimanche

Nation
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Réunion de concertation du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, avec les anciens ministres de ce département

L’organisation des états généraux de la Justice au centre des échanges

L e ministre de la Justice, Garde des Sceaux, porte-parole du gouvernement, M. Marou Amadou, a présidé, hier à la Prima-

ture, une réunion de concertation avec les an- ciens ministres de la Justice. Cette rencontre rentre dans le cadre de l’organisation des états généraux de la justice prévus pour se dérouler en fin du mois d’octobre dans notre pays. En introduisant la rencontre, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a précisé que la tenue de cette réunion a été décidée il y a quelques mois, pour informer les anciens minis- tres de la tenue prochaine des états généraux. ‘’Je n’ai pas voulu que vous appreniez l’organi- sation et la préparation des états généraux à la radio ou à la télévision. Mais pour réunir les an- ciens ministres, il fallait s’assurer que tout est fin prêt pour la tenue effective de ses assises si im- portantes’’, a ajouté M. Marou Amadou. Il in- dique à ses prédécesseurs qu’il n’a pas besoin d’évoquer les problèmes multiples auxquels est confronté le département ministériel de la jus- tice. ‘’Vous les avez vécus. Vous avez essayé, autant que vous le pouvez, de leur apporter des réponses soit par vos actions soit par vos ré- formes’’, a soutenu le ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Il a rappelé que beaucoup de fora se sont tenus autour de la question de la justice, avant d’affirmer que son département ministériel n’invente pas la roue en disant de partir aux états généraux. ‘’Mais de par sa di- mension et conception, il n’y a jamais eu d’as- sises pareilles. Il y a eu certes des séminaires nationaux, des grandes réunions sur la justice. Celle que nous projetons d’organiser est plus ou moins différente. Elle ne réunit pas que les ac- teurs de la justice, dans la dimension qu’avait été les précédentes rencontres’’, a dit M. Marou Amadou. En effet, selon un article publié sur le site web du Ministère de la Justice, les états généraux devraient servir de catharsis en vue de la récon- ciliation des justiciables avec leur justice qui est rendue en leur nom. ‘’Aussi, le Président de la République et le Gouvernement ont-ils décidé d'organiser les états-généraux de la justice. Dans le cadre de la tenue de ces assises pré- vues à la fin du mois d'octobre 2012, nous avons

Office National d’Edition et de Presse

Place du Petit Marché B.P : 13182 Niamey Niger Tél 20 73 34 86 /87 Télécopieur : 20 73 30 90 E-mail : onep@intnet.ne Site web : www.lesahel.ne

Directeur de Publication Mahamadou Adamou

Directeur de la Rédaction Assane Soumana 20 73 99 86 Réd en chef Tchirgni Maïmouna

Réd en chef/Adj

M.S. Soulé Manzo

Directeur Technique Issa Madougou 20 73 99 87 Réd en chef

M.S. Abandé Moctar

Réd en chef adjt

Inoussa Oumarou

Secrétaire de Rédaction Wata N. Fassouma Moustapha

Directeur commercial Morou Hamadou 20 73 22 43 Chef Service Communiqué et Pub. Alassane Assilila

Direction Administrative et financière (DAF) Directrice: Mme Saïdou Rahamou Tél: 20 73 99 85 Chef service Recouvrement:

Mme Ado Haoua Hachimou

Composition : ONEP Tirage ONEP 5000 exemplaires

Ado Youssouf/ONEP
Ado Youssouf/ONEP

Une vue des participants à la réunion

opté pour une approche participative. C'est la raison pour laquelle, il fallait vous associer à la dynamique engagée en sollicitant votre contri- bution aux débats, une contribution que je sais d'avance précieuse et inestimable’’, a-t-il dit à l’endroit des anciens ministres. Selon ses explications, l'objectif général assigné à ces assises est d'améliorer l'accès et l'image de la justice. Dans le cadre de l'organisation de ces états généraux de la justice, un comité a été

mis en place. Il est présidé par le président de la Cour d'État. Le premier vice-président est le président de l'ANDDH. Le Secrétaire général du ministère de la justice en est le deuxième vice- président. 450 participants sont attendus lors de ces as- sises initialement prévues du 22 au 25 octobre 2012. Mais selon les explications fournies par le Secrétaire général du comité, ces dates sont susceptibles de faire l’objet d’un réaménage-

ment dans la même période. Avant de terminer ses propos, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, n’a pas manqué, au nom du Président de la République et du Gou- vernement, de rendre un hommage mérité à tous les anciens ministres de la Justice, Gardes des Sceaux, pour le travail réalisé dans des conditions souvent difficiles lors de leur passage. ‘’Ma pensée va particulièrement à ceux qui ont été rappelés à Dieu. J'ai nommé Messieurs Boubacar Diallo, Issoufou Saïdou Djermakoye, Mahamane Dan Dobi, Amadou Issaka, Barkiré Halidou, Colonel Sory Mamadou Diallo, Général Dupuis Henri Yacouba, Mahamadou Halilou Sabo, Colonel Malam Oubandawaki. Que leur âme repose en paix’’, a dit M. Marou Amadou. Après l’exposé sur l’état d’avancement de l’or- ganisation, la parole a été donnée aux anciens ministres afin qu’ils puissent se prononcer sur le sujet. C’est dans ce sens que certains ont souhaité que les assises tiennent compte de la qualité et de la précision des textes, tandis que d’autres ont émis le vœu de voir, au sortir de ces états généraux, la conception d’un document de référence pour tous les futurs ministres en charge de la Justice, afin qu’ils puissent poursui- vre le travail effectué, et si possible l’améliorer.

M. S. Abandé Moctar

Remise de don du Ministère de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant aux personnes vulnérables

Une importante quantité de vivres et de sucre octroyée aux personnes démunies

D ans le cadre de la Semaine Natio- nale de Solidarité, qui coïncide avec le mois béni de Ramadan, le

Ministère de la Population, de la Promo- tion de la Femme et de la Protection de l’Enfant multiplie les actions salvatrices

en faveur des populations les plus dému- nies. C’est ainsi que la ministre en charge de la Population, Dr Maikibi Ka- didiatou Dandobi, a procédé hier matin,

dans les locaux dudit Ministère, à la dis- tribution de vivres et de sucre aux fédé- rations et collectifs des personnes âgées, aux associations et groupe- ments féminins, aux personnes en situa- tion de handicap, aux veuves et aux divorcées. Ce don est composé de 183 sacs de riz, 40 sacs de mil, 24 sacs de sucre en poudre et 4 (quatre) cartons de sucre. La Semaine nationale de solidarité est initiée par le Ministère de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de la Femme depuis 2004, et

a pour objectif fondamental de promou-

voir la solidarité et l’entraide afin de ga- rantir la sécurité des personnes et des groupes vulnérables. En remettant le don aux personnes vulnérables et aux personnes en situation de handicap, la ministre Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi

a souhaité à l’assistance un bon mois de Ramadan et a demandé à tous de mul-

tiplier les bonnes œuvres au cours de ce mois béni. Elle a ensuite rappelé que chaque année, depuis huit ans, le Minis- tère de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant célèbre, du 24 au 31 juillet, la semaine nationale de solidarité. ‘’Nous avons déjà lancé un appel pour que l’entraide soit de rigueur en ce mois béni de Ramadan ; cette année, comme la semaine coïncide avec le mois de Ramadan, nous avons émis le vœux de voir la solidarité et l’en- traide accentuées surtout en faveur des personnes âgées, des personnes en si- tuation de handicap et de toutes les couches vulnérables ; et c’est pourquoi la distribution de ce matin s’inscrit dans ce cadre’’, a-t-elle précisé. Dr Maikibi Kadidiatou Dandobi a indiqué que depuis plusieurs semaines, le Minis- tère reçoit dans son courrier des de- mandes d’appuis pour faire face aux exigences du mois de Ramadan. ‘’Après une étude de la situation, nous avons convenu de nous regrouper pour offrir des kits. Ces distributions en faveur des couches les plus vulnérables vont s’éten- dre à toutes les autres régions du pays, à travers les directions régionales, mais pas avec la même ampleur’’, a dit la mi- nistre. Donnant des précisions sur la dis- tribution, la Directrice générale de la Population, de la Promotion de la Femme

générale de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant,

et de la Protection de l’Enfant, a indiqué que chaque ménage vulnérable recevra

1 sac de riz ou de mil et 5 kilos de sucre;

l’ensemble des fédérations et collectifs bénéficient de 10 sacs de riz et 2 sacs de sucre en poudre, tandis que les associa-

tions et groupements féminins ont droit à

5 sacs de riz et un sac de sucre en pou-

dre. Une liste de 200 bénéficiaires est déjà établie, et la distribution se poursui-

vra tout au long de la semaine, a-t-elle dit.

Aissa Abdoulaye Alfary

Hymne national Auprès du Grand Niger Puissant Qui rend la nature plus belle Soyons fiers
Hymne
national
Auprès du Grand Niger Puissant
Qui rend la nature plus belle
Soyons fiers et reconnaissants
De notre liberté nouvelle
Evitons les vaines querelles
Afin d'épargner notre sang
Et que les glorieux accents
De notre race sans tutelle
S'élèvent dans un même élan
Jusqu'à ce ciel éblouissant
Où veille son âme éternelle
Qui fera le pays plus grand
Debout Niger, debout !
Que notre oeuvre féconde
Rajeunisse le cœur de ce vieux continent
Et que ce chant s'entende aux quatre coins du monde
Comme le cri d'un peuple équitable et vaillant
Debout Niger, debout !
Sur le sol et sur l'onde
Au son des tam-tams dans leur rythme grandissant
Restons unis toujours, et que chacun réponde
A ce noble avenir qui nous dit
En avant

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27 juillet 2012

Sahel Dimanche

Société
Société

L’air du temps

La foi des uns, le petit jeu des autres .

D epuis précisément une semaine, jour après jour, le mois de Ramadan s’écoule sans peine ni murmures de

plainte. Pour la communauté des jeûneurs, l’heure est à l’enthousiasme. Surtout que cette année, le jeûne se déroule sous le parapluie d’un ciel clément. En effet, depuis le début du jeûne, la météo a été des plus généreuses en pluies et en beau temps. Comme pour accom- pagner les fidèles dans leurs efforts d’absti- nence et de recueillement, le temps s’est adouci en alignant les journées tantôt plu- vieuses tantôt nuageuses à souhait. Même le soleil du Sahel, d’habitude impitoyable, semble jouer la carte de l’indulgence en ce retirant der- rière les amas de nuages. Aussi, tout se passe pour le mieux pour les fidèles qui peuvent, tout en observant le jeûne, continuer à vaquer à leurs occupations quotidiennes, sans émettre la moindre jérémiade. C’est assurément le temps des regrets pour ceux qui, pour éviter d’affronter l’épreuve du jeûne, n’hésitent pas à user de mille et un pré- textes ou autres subterfuges. Ainsi, certains gaillards en parfaite santé vous invoqueront sans vergogne des crises d’ulcère, de tension, de diabète, voire de rhumatisme, pour justifier leur refus de jeûner. Mais à malin, malin et demi ! En effet, en cette période de Ramadan, trou- ver de quoi se mettre sous la dent relève d’une vraie gageure. Presque tous les restaurants et autres points de vente de nourriture restant fer- més à longueur des journées, ces derniers se voient lancés dans une rude quête à l’heure du dîner. Ceci décrit bien le calvaire qu’un mon- sieur a enduré, mardi dernier, lorsqu’il a dû em- prunter un taxi pour aller d’un point à l’autre de la capitale à la recherche d’un restaurant où il peut manger à satiété. En vain, car le taximan, qui lui observait le jeûne, n’a pas voulu se plier aux ‘’caprices d’un gros gaillard sans foi’’. Plus grave est le cas de ces non-jeûneurs, qui par mille astuces arrivent à se bourrer le ventre de mets succulents, tout en masquant leur jeu au regard envieux et récriminatoire des voisins. Mais même là, ça va finir par se savoir. Et quand le pot-au rose sera mis à nu, la nouvelle fera très vite le tour du quartier, voire de toute la ville.

Assane Soumana

Humour

du quartier, voire de toute la ville. Assane Soumana Humour Entre nous Les usagers l’ont sans

Entre nous

Les usagers l’ont sans doute constaté pour s’en réjouir ! Ces derniers temps des efforts appréciables sont en train d’être réalisés à Niamey sur le plan de la construction des routes, dans la droite ligne du programme ‘’Niamey Gnala’’. C’est le cas notamment de la route est-ouest et de celle qui va de la Cité Caisse au rond point Lako qui font aujourd’hui le bonheur des usagers. En effet, il y a quelques mois seulement, ces routes désormais goudronnées étaient quasiment impraticables durant toute la saison des pluies. Entre nous, il appartient aux usagers d’apporter leur concours dans la protection de ces routes contre toute action pouvant se traduire par la dégradation de ces infrastructures acquises à grands frais.

Faits divers

Il déclenche un incendie dans un sous-marin nucléaire pour partir plus tôt de son travail

L'origine de l'incendie dans un sous- marin nucléaire américain il y a deux

mois n'était pas accidentelle, mais due

qui

voulait simplement partir plus tôt du tra- vail! Le 23 mai 2012, un incendie a manqué

à l'inconscience d'un employé

de détruire un sous-marin nucléaire américain basé dans le Maine. Le coût des dommages s'était élevé à 400 mil- lions de dollars, soit 329 millions d'eu- ros. La Marine Américaine avait d'abord pensé à un accident avec le système d'aération, mais il apparaît qu'un peintre employé par la marine en soit en réalité responsable. Décrit comme "stressé, anxieux, dépressif sous médicaments" par le Los Angeles Times, l'homme aurait eu une crise de panique. Dans la précipitation, il a

aurait eu une crise de panique. Dans la précipitation, il a déclenché l'incendie qui a blessé

déclenché l'incendie qui a blessé sept per- sonnes alors qu'elles combattaient les flammes. Interrogé par les enquêteurs, la découverte du coupable s'est déroulé en deux confes- sions. Casey James Fury âgé de 24 ans a avoué premièrement être à l'origine d'un autre incendie, moins conséquent dans un sous-marin au large de Miami le 16 juin der- nier. Ce civil a indiqué qu'il a voulu quitter son lieu de travail suite à une crise de panique. L'agent du NCIS Jeremy Gauthier a ainsi dé- claré au journal : "Il a commencé à envoyer des textos à son ancienne petite amie, pour la convaincre que l'homme qu'elle commen- çait à fréquenter n'était pas qu'un simple ami comme elle le prétendait. Fury a ensuite ex- pliqué qu'il a été pris d'anxiété suite à cette conversation et voulait partir de son travail".

Il risque entre 25 ans et la prison à vie C'est à la suite d'une interrogation plus pro- fonde, que Casey James Fury a avoué le pre- mier incendie du 23 mai. Selon son témoignage rapporté par l'agent Gauthier, "son anxiété a gravement empiré". (Gentside)

Initiatives

Raynatou Sadou Salifou, promotrice de l’Agence de communication ‘’Raycom’’

Un mélange de compétences et de motivation

L e libéralisme économique a ouvert les portes à la rude concurrence entre les entre-

prises. Dès lors, la communication

est devenue un outil stratégique pour toute entreprise qui se veut compétitive. C’est pour cela que

nous assistons à la création de plu- sieurs agences en communication

à Niamey. C’est dans ce contexte

que l’Agence conseils en communi- cation Raycom voit le jour. Une Agence créée par une jeune et dy- namique promotrice, Raynatou Sadou Salifou. Née le 04 octobre 1981 à Niamey, Raynatou Sadou

Salifou a a eu un parcours scolaire brillant qui la mena coup sur coup

à l’obtention du BTS et du DTS en

Marketing, avant de poursuivre sa formation professionnelle à l’ETICCA de Dakar où elle obtient un Master 1 en Communication des entreprises et un Master 1 en Com- merce international. Nantie de ses diplômes Raynatou Sadou Salifou entame une expérience profession- nelle en travaillant dans des socié-

Elh Zakari A Gado/ONEP
Elh Zakari A Gado/ONEP

Raynatou Sadou Salifou

tés à Dakar, puis et aux Etats Unis dans le Michigan. En 2008, elle re-

vient au bercail avec un curriculum vitae étoffé, et travailla dans deux grandes sociétés de la place, ce qui lui a permis de s’imprégner de la réalité du terrain. Forte des acquis théoriques et pro- fessionnels et grâce au concours d’un associé, elle crée, en avril 2010, RAYCOM, agence de

conseils en communication, située au Quartier poudrière, Avenue de l’UA, sur la route de Zabarkan, face au siège du PNDS. Un rêve devenu réalité. Cette agence, où Raynatou occupe le poste de directrice géné- rale, emploie une équipe dyna- mique de 10 jeunes diplômés. En 2 ans de fonctionnement, RAYCOM s’est démarquée par la qualité de ses produits et de ses prestations,

se créant ainsi une importante clientèle à laquelle elle offre diffé- rentes prestations, notamment les conseils- formation, la régie, la création graphique, la conception de spots TV et radio, la promotion de vente, la conception et la réali- sation de mâts publicitaires et de banderoles, la prise de vue et la photo publicitaire, etc.En outre, RAY’COM est représentant exclusif des logiciels Sim System, un outil de gestion qui permet aux entre- prises d’avoir une vue d’ensemble de leur gestion. ‘’Mon équipe dis- pose des compétences, la motiva- tion, la détermination, l’esprit d’équipe, et un brin de folie créa- tive’’, affirme Raynatou. C’est sans doute ce qui fait de RAYCOM l’une des meilleures agences de com- munication du Niger.

Oumarou Bassakoy Yahaya

JO 2012: Une athlète grecque exclue pour un tweet raciste

L'athlète grecque Paraskevi Papachristou, qui devait s'aligner en triple-saut aux Jeux olympiques de Londres, a été exclue mer- credi après avoir publié un commentaire jugé raciste sur Twitter, a annoncé le chef de l'équipe olympique grecque. «Il y a tellement d'Africains en Grèce que les moustiques (porteurs du virus) du Nil occidental mange- ront au moins de la nourriture de chez eux», avait-elle écrit.Son tweet controversé a im- médiatement déclenché la polémique en Grèce, au point que plusieurs responsables politiques ont réclamé son exclusion. «Elle a n'a pas respecté une règle élémentaire de l'olympisme et, malheureusement, elle est exclue», a déclaré Isidoros Kouvelos, le chef de l'équipe grecque, sur la chaîne SKAI TV. «Elle a fait une erreur et, dans la vie, on paye pour ses erreurs», a-t-il ajouté.

L'athlète de 23 ans a présenté ses excuses mercredi, en affirmant qu'il s'agissait d'une «plaisanterie malheureuse et de mauvais goût». «Je suis vraiment désolée et honteuse après toutes les réactions négatives que j'ai déclenchées, dans la mesure où je n'ai ja- mais voulu offenser personne ni violer les droits de l'homme», a-t-elle réagi sur sa page Facebook. Paraskevi Papachristou a fini à la 11e place des championnats d'Europe d'athlétisme en juin dernier.

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Sahel Dimanche

Société

Société

Société

Urbanisation à Niamey

Défis et pers

Par Oumarou Moussa

Le constat est catégorique : la ville de Niamey, en ses quatre points car- dinaux,
Le constat est catégorique : la ville de Niamey, en ses quatre points car-
dinaux, croît de manière exponentielle. Tous les jours, on assiste à la
naissance de nouveaux quartiers dans les cinq arrondissements que
compte la capitale du Niger. Les champs, qui jadis, pullulent à la péri-
phérie de Niamey, sont aujourd’hui devenus des lotissements vendus à
prix d’or. Banizoumbou II, Sonuci, Koubia, Cité députés, Nordiré,
Kirkissoye, Tondigamey, Danzama koira, Niamey 2000, Ko-Bontafa, et
bien d’autres quartiers périphériques de Niamey, connaissent une réel-
le extension. Même la Ceinture verte, cet espace boisé et verdoyant
dont la réalisation remonte aux années 1960, n’est pas épargnée par la
boulimie de cette extension effrénée de la ville.

E n effet, de jour en jour, les arbres, qui constituent cette immense bande verte, sont décimés pour laisser la

place à l’érection des habitations. Le boom démographique de la population de la capita- le n’est pas étranger à cette situation d’urba- nisation accélérée de la ville. Mais, cet état de fait ne va pas sans poser des problèmes. En effet, les infrastructures sociales ne sui- vent toujours pas la cadence de cette urba- nisation. Les écoles, ainsi que les centres de santé, manquent cruellement dans certains quartiers. Mais le véritable casse-tête de ces quartiers demeure les difficultés qu’éprouve la population à être desservie par le réseau d’adduction en eau potable, et le réseau électrique. L’eau et l’électricité, deux élé- ments essentiels pour toute vie en milieu urbain. Progressivement, la Nigelec est entrain de prendre à bras le corps cette pré- occupation. Un programme de réhabilitation du réseau de distribution de la ville de Niamey est en cours d’exécution. Car, avec l'évolution continue de la demande, les trans- formateurs en sont arrivés à la saturation, entraînant des déclenchements intempestifs coupant les abonnés qui y sont raccordés. Il en est de même de certaines des lignes 20kV qui déclenchent depuis le poste en cas de surcharge dépassant leurs capacités nor- males. Ce sont ces situations qui expliquent la persistance des coupures de courte durée, très fréquentes même en cas de disponibilité de l'énergie électrique en quantité suffisante, ce qui est le cas à Niamey depuis la mise en service du producteur indépendant, sauf dans les cas d'indisponibilité de la ligne d'in- terconnexion 132kV. C'est également ce qui explique que, dans de nombreux quartiers de la capitale, la Nigelec suspend le raccorde- ment de nouveaux clients, invitant les popu- lations qui y vivent à patienter le temps que des transformateurs de forte puissance puis- sent être installés. Dans ce cadre, Nigelec a lancé, dès fin 2011, l'acquisition de ces équipements compre- nant, outre les transformateurs, des câbles souterrains et tous les accessoires nécessai- res au renforcement des postes de transfor- mation surchargés, et la création de nou- veaux départs 20kV pour répartir la charge et soulager les départs surchargés. L'opération, d'un coût global de 1,2 milliard de FCFA est financé à hauteur d'environ 800 millions de FCFA par un prêt de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) pour la partie acquisition du matériel, et 400 millions FCFA sur fonds propres pour la construction des locaux, la fourniture des poteaux et l'exé- cution des travaux. Les 24 nouveaux postes viennent s'ajouter à 19 autres postes cabines dont l'installation vient de s'achever, ainsi que le renforcement des lignes autour de ces postes, ce qui a permis de résoudre le pro- blème de chute de tension et de surcharge dans les quartiers concernés. La création de nouveaux postes de forte capacité permettra de redéployer les transformateurs de faible et

moyenne puissances existants dans de nou- veaux quartiers et dans les autres villes du pays qui connaissent la même situation que la capitale. ‘’A l’issue de ces travaux, la Nigelec pourra raccorder une bonne partie de ses clients sur le réseau. Le problème ne sera pas résolu à 100%, mais nous allons poursuivre ces opérations pour qu’à terme, tout abonné qui a besoin d’électricité puisse se raccorder à notre réseau’’, nous a confié le Directeur général de la Nigelec, M. Halid Alhassan. Parlant du problème des bran- chements, le Directeur général de la Nigelec a pris l’engagement que d’ici le 15 du mois de Ramadan, tout citoyen qui a payé son devis à la Nigelec sera raccordé au réseau. ‘’Nous veillerons à ce que tout Nigérien qui paye son devis, s’il n’a pas son branchement dans la semaine, qu’il puisse l’avoir au moins dans les 10 jours qui suivent le paiement. Car ce n’est pas normal qu’un citoyen paye son devis de branchement, et qu’il attende des mois sans avoir son branchement’’, a ajouté M. Halid Alhassan. L’espoir est donc permis pour les populations des quartiers

Elh Zakari A. Gado/ONEP
Elh Zakari A. Gado/ONEP

Quartier Zongo, entre tradition et modernité

périphériques qui attendent depuis des

années d’être raccordées au réseau de la Nigelec.

A la Société des Patrimoines des Eaux du

Niger (SPEN), un projet de réhabilitation et d’extension des installations d’alimentation en eau potable des centres urbains régio- naux et secondaires est actuellement en cours d’exécution. La consistance du projet

porte notamment sur la construction d’une station de pompage ; sur la fourniture et la pose de conduites de refoulement ; sur la fourniture et la pose de 82000 ml de condui- tes PVC de distribution DN 63mm à DN 315 mm à travers les quartiers Bobiel, Koira Tégui, Dan Zama Koira, Cité des députés, Niamey 2000, Sary Koubou, et Saga Fandou

; la réalisation de 3000 branchements

sociaux et de 50 bornes fontaines ; et la construction d’un réservoir en béton armé sur

tour d’une capacité de 2000m3 et 30 m de hauteur. Avec la mise en service de toutes ces installations, 42500 personnes seront desservies. En outre, la SPEN exécute des travaux d’extensions et de renforcement du réseau d’adduction d’eau potable (AEP) dans 5 quartiers périphériques de la ville de Niamey ; la construction d’un réservoir de 1000 m3 sur tour au quartier Aéroport de Niamey. Les quartiers retenus en priorité sont ceux qui peuvent supporter des exten- sions de réseaux et une augmentation de la demande jusqu’à l’horizon 2015, en s’assu- rant d’une bonne qualité de service. Cinq quartiers ont ainsi été retenus : Banga Bana, Kirkissoye, Karadjé, Aéroport et Lazaret. La population additionnelle desservie dans le cadre du projet sera de 44.500 habitants à Niamey. 4175 branchements particuliers et 5 bornes fontaines seront financés.

Evolution urbanistique de Niamey

C omme bien d’autres pays de l’Afrique sub- saharienne, l’urbanisation au Niger était au cœur des préoccupations des autori-

tés. D’un point de vue général, il s’agissait pour les autorités administratives de donner une image urbanistique exemplaire suivant l’évolution du monde contemporain, et de créer un cadre de vie meilleure aux populations, condition sine qua non de tout développement humain. Selon Dr Hamadou Issaka, Chercheur au Département de Géographie et Aménagement de l’Espace à l’Institut de Recherches en Sciences Humaines (IRSH) de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, Niamey, la capitale du Niger, est devenue Commune Urbaine à partir de 1955. Elle connaîtra une croissance démogra- phique, fruit en partie de son statut de capitale de colonie, et donc de principale pôle d'attraction pour les populations à la recherche d'un emploi salarié ou d'une formation. En outre, il a noté que l'accession du pays à l'indépendance et son statut de capitale lui feront bénéficier d'infrastruc- tures nationales et internationales, ce qui affecte nécessairement l'espace. C'est surtout à partir des années 1970, dit-il, que suite aux sécheres- ses répétitives, la croissance démographique de Niamey prit de l'ampleur avec pour conséquence directe une demande accrue en logements et donc une forte consommation d'espace qui se fait au détriment des champs de la périphérie. La population connaîtra une croissance rapide et tri- ple en 12 ans passant, de 33 816 habitants en 1960, à 108 000 habitants en 1972. Cinq ans plus tard (1977), la population atteint 242 973 d’habitants. Au recensement de 1988, la popula- tion de Niamey est évaluée à 397 437 habitants.

Il a précisé que ces chiffres traduisent la forte

croissance de la population de la capitale par

rapport aux autres villes du pays comme Zinder

et Maradi dont la population est passée respecti-

vement de 22 248 à 120 892 habitants et de 20

000 à 112 965 habitants au cours de la même

période (1977-1988)%. Au recensement de 2001, Niamey compte 707 951 habitants et les

estimations de 2010 donnent une population de 1

222 066 habitants. Cette croissance vertigineuse

n'est pas accompagnée par les infrastructures requises, d'où un sérieux problème d'accès au logement pour les populations à revenus moyen

et faible, a-t-il poursuivi. Pourtant, on assiste à

des lotissements excessifs ayant entraîné un éta-

lement urbain disproportionné par rapport à la population urbaine. En effet, la superficie de

Niamey a été multipliée par plus de 2 en moins de 15 ans, passant ainsi de 4848 ha en 1988, à plus de 11000 ha au début des années 2000. La systématisation des lotissements pour répondre

à la demande de parcelles, mais surtout pour

satisfaire les besoins pécuniaires des autorités (nationales ou régionales) est à l'origine de ce gâchis foncier qui est loin de répondre aux

besoins réels des populations à faible revenu. Ces dernières sont toujours exclues de la distri- bution des parcelles produites par les autorités. Niamey n'a jamais produit autant de parcelles qu'au cours de la période postérieure à 1990. De 1989 à 2003, 29 lotissements ont été réalisés et ont produit 55 835 parcelles contre 51 341 pour

la période 1946 à 1989. Ainsi, en 14 ans, il a été

produit plus de parcelles qu'au cours des 40 pré- cédentes années. Ainsi, souligne-t-il, cette proli- fération de parcelles n'a pourtant pas permis à la

majorité des demandeurs d'y accéder. La pro- duction est mal organisée et pour preuve: en se basant sur les numéros d'ordre portés sur l'acte de cession, le constat qui se dégage est que 93 700 parcelles ont été produites en décembre 2004 pour une population de 674 950 habitants, soit en moyenne une parcelle pour 7 habitants

correspondant au nombre moyen d'habitant par ménage à Niamey. En outre, la promotion immo- bilière publique est insignifiante, car la loi 98-54 du 29 décembre 1998 portant adoption de la poli- tique nationale en matière d'habitat, proclame que de 1974 à 1998, l'Etat et ses démembre- ments n'ont produit que 990 logements, alors que les besoins annuels sont estimés à au moins 5

000 logements.

Concernant le plan d’urbanisation, Dr Hamadou

Issaka a indiqué que pour une bonne planifica- tion urbaine, le Niger s'est doté d'un cadre juri- dique à travers notamment l'ordonnance n°97-

005 du 17 janvier 1997 qui institue les documents

d'urbanisme prévisionnel et opérationnel, ainsi que les outils de contrôle de l'utilisation des sols urbains. L'objectif des documents d'urbanisme, a expliqué Dr Hamadou Issaka, est d'assurer une planification stratégique au moyen d'une orienta- tion de l'aménagement des espaces à moyen et long termes. Ils doivent veiller à la traduction concrète des actions prévues suivant les orienta- tions définies par les schémas, notamment le schéma directeur d'aménagement et d'urbanis- me (SDAU) et le schéma de secteur, ainsi que des plans dont le plan urbain de référence et celui d'occupation des sols. Quant aux outils de contrôle, qui sont le certificat d'urbanisme, le per- mis de construire et le certificat de conformité, ils

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Sahel Dimanche

d'urbanisme, le per- mis de construire et le certificat de conformité, ils Page 10 27 juillet
Société
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pectives

vérifient la conformité des réalisations aux règles d'urbanisme. Il a ajouté qu’en 1997, l'ordonnance n°97-005 du 17 janvier 1997 a été prise lors du toilettage des textes sur l'urbanisme dont l'essentiel remonte à l'époque coloniale, à l'image de celui instituant le lotissement qui date de 1959. Pour clarifier la procédure, il a été pris, en août 1997, un décret fixant les modalités d'établissement, d'approba- tion et de mise en œuvre des plans de lotisse- ment. L'Etat demeure le principal acteur du pro- cessus de lotissement, mais se fait aider au besoin par des structures consultatives. Dr Hamadou Issaka a noté qu’à Niamey, le pro- blème de la gestion des espaces s'est toujours manifesté comme une question difficile à régler du fait de l'atermoiement qui a de tout temps caractérisé la gestion foncière. Pendant la pério- de coloniale, les autorités avaient amorcé le pro- cessus d'une gestion rationnelle de l'espace. C'est dans ce cadre que plusieurs plans avaient été élaborés. Il s'agit entre autres du plan de 1905, 1er plan d'urbanisme de Niamey, du plan de 1937 transférant la ville indigène sur le pla- teau et du plan HERBE de 1952 qui fixe les axes majeurs de développement de la ville. Les autori- tés ont amorcé le processus de planification de la gestion de la ville à travers divers plans et textes réglementaires. Après les indépendances, la pla- nification a continué avec notamment l'élabora- tion des plans d'urbanisme de 1964 et 1967, mais surtout celle du Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme (SDAU) en 1984. Tous ces plans n'ont donné que des résul- tats mitigés du fait de la pseudo-urbanisation de Niamey et de l'approche sectorielle de la ville qui de tout temps a été pensée et conçue par des

Elh Zakari A. Gado/ONEP
Elh Zakari A. Gado/ONEP

Dr Hamadou Issaka

architectes et ingénieurs. Après le SDAU, il a été décidé de concevoir des outils simples de planification de la gestion urbai- ne. C'est dans ce cadre que fut élaboré le Plan Urbain de Référence (PUR) sur financement tou- jours des partenaires extérieurs. A l'image du SDAU, le PUR a été confronté à l'anomie qui caractérise la gestion de Niamey. Approuvé en 2010, cet outil est déjà dépassé avant même sa mise en application sur le terrain. En dehors de ces outils de portée générale, Niamey n'a jamais disposé de Plan d'Occupation de Sol (POS) en 50 ans, démontrant ainsi le manque d'utilisation judicieuse du sol urbain. En outre, a-t-il dit, il y a un non respect criard des différents plans élaborés. Pour preuve, a indiqué

Dr Hamadou Issaka, le PUR est déjà dépassé avant même sa mise en application. Bien avant le PUR le SDAU a beaucoup souffert de manque d'application et de respect d'où, en partie, les problèmes d'aménagement actuels de Niamey. Les conséquences se justifient par une crois- sance urbaine mal maîtrisée, traduisant la proli- fération de l'habitat informel à l'intérieur comme à la périphérie de la ville, des problèmes d'aména- gement de la ville dont l'un des plus irréfutables est celui de l'assainissement. La multiplication de la superficie de la ville a été par plus de 2 en moins de 15 ans, implique nécessairement une augmentation proportionnelle des infrastructures d'hygiène et d'assainissement. Mais, c'est au même moment qu'on assiste à une baisse dras- tique des moyens d'intervention, a-t-il dit. A titre d'exemple, alors que Niamey disposait, en 1992, de 257 containers devant servir à la pré collecte des déchets produits par près de 400 000 habi- tants, en 2003, elle n'en comptait plus que 102, alors même que la population et la superficie ont connu une évolution significative. En 2005, selon les estimations officielles, chaque Niaméyen produirait quotidiennement 500 g. Sur la base de ces estimations, les 267 000 habi- tants de Niamey produisaient 122,8 tonnes d'or- dures en 1983, et pour les 1 146 000 habitants de 2009, ce sont 573 tonnes qui sont produites chaque jour soit une multiplication par 4,6 en 25 ans. La conséquence de cette baisse drastique des moyens s'est vite fait sentir sur le terrain car Niamey, jadis ville relativement coquette, est devenue ‘’une ville poubelle’’ où les immondices en putréfaction jonchent les rues, et où à peine 40% des ordures sont évacuées sur les déchar- ges officielles.

On assiste alors à une prolifération tant de déchets solides que liquides dans la ville qui ne dispose par ailleurs que de 150 km de caniveaux pour plus de 11 000 ha urbanisés et plus d'un million d'habitants. D'ailleurs, comme toutes les infrastructures, poursuit Dr Hamadou Issaka, ce réseau est mal réparti. C'est le centre ville et les quartiers péricentraux qui en bénéficient. De grands caniveaux ouverts orientés est-ouest sont localisés au niveau des quartiers Poudrière, Nouveau Marché, Boukoki, Kalley et Lacouroussou. A cet effet, explique-t-il, ce réseau est complété par des caniveaux secondaires orientés nord-sud. Le réseau desservant les quartiers Boukoki et Kalley nord sont évacués dans le talweg du Gountou-Yéna. Ce réseau insuffisant reste aussi inefficace du fait de pro- blème technique au niveau même de la concep- tion et de l'entretien. Cette inefficacité se montre sur le terrain à travers la concentration des eaux de ruissellement qui se déversent dans les concessions, engendrant parfois de graves conséquences, comme ce fut le cas en 1989, où suite à une pluie de 105 mm, 5700 personnes ont été déclarées sans abri et 1400 maisons se sont écroulées. En outre avec la stagnation des eaux, se forment des mares et dépressions qui posent un problème de circulation et des risques sanitai- res évidents. Pour y remédier à tous ces problèmes, Dr Hamadou Issaka propose de songer, entre aut- res, au respect strict des textes en matière de planification urbaine. Cela suppose le rétablisse- ment de la ville dans ses droits à travers un audit de la gestion foncière, du début des années 1990 à maintenant. Il incombe également de respecter rigoureusement la procédure de lotissement telle que prévue par les textes, et notamment la viabi- lisation des sites avant la vente des parcelles, et le délai de 5 ans entre deux lotissements. En d’autres, il faut veiller à la mise en valeur effecti- ve des lotissements antérieurs avant tout nou- veau lotissement, a-t-il conclu.

Laouali Souleymane

nou- veau lotissement, a-t-il conclu. Laouali Souleymane Résoudre l’équation de la desserte en eau potable des

Résoudre l’équation de la desserte en eau potable des quartiers périphériques

N iamey, avec sa croissance urbaine se tradui- sant par une extension spatiale rapide et démesurée, une démographie galopante,

connaît un difficile accès aux services urbains de base, dont l’eau potable. Bien que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement constitue l’un des défis majeurs du XXIème siècle, Niamey, plus précisé- ment les quartiers périphériques de la capitale, vit un problème épineux à ce niveau. Les conséquences immédiates de cette situation sont la cherté du litre d’eau qui peut coûter dix fois plus cher que dans les quartiers situés dans le cen- tre ville, et la faiblesse des points d’eau potable entraînant une polarisation, avec de longues files d’attente et des bousculades qui peuvent entrainer des conflits parfois sanglants. Une situation qui devient encore plus cruciale et plus compliquée pendant la saison chaude où canicule augmente en flèche la consommation en eau des ménages. Pour résoudre le problème d’eau, certaines familles font recours à des équipements traditionnels plus accessibles, tels que les puits ou les mares d’eau stagnantes pendant la saison des pluies. Cette méthode n’est pas sans danger, car ces populations s’exposent aux maladies liées à l’eau insalubre comme la fièvre typhoïde et paratyphoïde, le palu- disme, la schistosomiase, les amibiases, etc. Il peut aussi y avoir des accidents causés par les charret- tes attelées aux ânes transportant l’eau. M. Ali Hamani, chef du quartier Koubia II (ou Koubia Kaïna) sur la route de Tillabéry affirme que leur quartier rencontre un sérieux problème d’accès à l’eau potable. Et son témoignage est éloquent : ‘’Au quartier Koubia Kaïna, nous vivons au ralenti, car les conditions de vie sont extrêmement difficiles à cause du manque d’eau. Face à cette situation, beaucoup de familles ont déménagé. Même les familles qui disposent d’une charrette et d’ânes pour le transport de l’eau en souffrent beaucoup, du fait de l’éloignement de la fontaine qui se trouve de l’au- tre côté du goudron. On a enregistré plusieurs cas d’accidents mortels pendant la traversée de la voie principale. Les plus vaillants commencent la corvée d’eau à 22 heures pour finir à 6 heures du matin.

Beaucoup de personnes, qui ont voulu mettre leurs parcelles en valeur, ont vite renoncé face au problème d’eau. Quand la person- ne vient, elle demande à voir le chef de quartier. Et quand je me présente, la première question qu’on me pose est : où est-ce que je peux trouver de l’eau? Je lui expose alors tout le désagrément lié à l’accès à l’eau dans le quar- tier. En dehors du coût élevé de l’eau (500 F le tonneau de 100 lit- res), le temps mis avant d’être servi à la fontaine et la distance à parcourir peuvent freiner les ouvriers sur le chantier’’. Dans ce quartier, ajoute-t-il, ce sont les femmes qui souffrent le plus parce que faute de moyens, elles sont obligées de s’approvi- sionner à partir des puits qu’on trouve un peu partout. Pour ce chef de quartier, l’utilisation des puits et des moyens de transports obsolètes montrent que jusqu’à présent Niamey, la capitale, pré- sente l’image d’un village en cer- tains endroits. En plus, toute eau n’est pas bonne à boire, car ces eaux de puits charrient souvent des saletés, et il va de soi, des

germes de maladies. Elles ne peuvent être utilisées qu’après un traitement chimique et après avoir été filtrées. ‘’Ce n’est pas par hasard, qu’en 1890, Pasteur disait que ‘’nous buvons 90% de nos maladies’’, rappelle M. Ali Hamani. En effet, selon l’OMS, l’eau potable est une eau dont la consommation est sans danger pour la santé. Et au Niger, l’ordonnance 2010-06 du 1er avril 2010 por- tant code de l’eau définit l’eau potable comme une eau à l’état naturel ou traitée dont les caractéris- tiques organoleptiques (saveur, odeur, couleur ), esthétiques, physico-chimiques et microbiologiques

Elh Zakari A. Gado/ONEP
Elh Zakari A. Gado/ONEP

Château d’eau en construction à Niamey 2000

sont conformes aux normes de qualité de l’eau en vigueur. C’est une eau apte à la consommation humaine. Du coup, beaucoup de personnes habitant les quar- tiers périphériques de Niamey se voient privées du minimum social requis en matière d’accès à l’eau salubre. Ce minimum pour la satisfaction des besoins élémentaires, selon le rapport du PNUD en 2006, est de 20 litres par personne et par jour. En somme, ce minimum social requis n’est pas satisfait dans bon nombre de quartiers de Niamey. Il y a aussi d’autres facteurs qui peuvent avoir des effets

néfastes sur la qualité de l’eau. Il s’agit notamment des récipients utilisés par les ménages pour la col- lecte, les distances à parcourir, la durée et les condi- tions de stockage de l’eau. On remarque aussi le manque d’hygiène au niveau des puits. En effet, les usagers, en se rendant aux puits, leurs chaussures peuvent emporter en cours de route toutes sortes de déchets (humains ou ani- maux). Et ce sont avec ces mêmes chaussures ou avec des pieds sales qu’ils montent sur le bord du puits pour puiser de l’eau. Les petites quantités de jets d’eau se déversent sur les chaussures et les pieds sales et l’eau de ce lavage retourne directe- ment dans le puits. Quel manque d’hygiène ! Presque dans tous ces quartiers périphériques de Niamey, l’eau des puits est vendue au même prix que l’eau de robinet : 1 tonneau de 100 litres à 500 FCFA. Mme Fati, une habitante du quartier, affirme qu’il y a six mois que sa famille a emménagé dans leur pro- pre concession. Mais, du fait des difficultés endu- rées en matière d’approvisionnement en eau pota- ble, la famille n’exclut pas l’éventualité de déména- ger, en attendant la mise en place d’infrastructures modernes. ‘’Au début, mon mari a engagé un char- retier qui nous amène de l’eau chaque matin, à 500 FCFA le tonneau. Un matin, le charretier a mis du temps avant de nous approvisionner. Mon mari qui travaille dans une institution de la place a été obligé de se rendre à son service sans se laver. Suite à ce désagrément, nous avons décidé d’acheter notre propre charrette et un âne. Là aussi, le problème n’est pas tout à fait résolu, du moment que chaque jour, nous achetons de l’eau pour 1050 FCFA pour la consommation familiale, l’abreuvement des ani- maux et l’arrosage des arbres que nous avons a plantés. Donc, l’eau nous revient à plus de 50.000 FCFA par mois, y compris la paie du charretier et l’entretien de l’âne. Nous sommes les propriétaires de la maison, mais avec ce coût élevé de l’eau, nous préférons redevenir des locataires dans un quartier où l’accès à l’eau potable cause moins de problèmes’’.

Saadou Roukiatou Moussa