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FILIERE TECHNIQUE AGRICOLE

3/11/2013

LE PALMIER A HUILE

Famille : Palmacées Nom latin : Elaeis guineensis

Nom malgache : Zarina

1. BUTS DE LA CULTURE

Le palmier à huile est un arbre qui est cultivé pour ses fruits dont on

Le palmier à huile est un arbre qui est cultivé pour ses fruits dont on extrait des corps gras à usages alimentaires et industriels. Il produit 5 à 7 fois plus d'huile à l'hectare que l'arachide La pulpe du fruit donne de l'huile de palme. L'amande des fruits donne de l'huile de palmiste De plus la sève du palmier à huile, recueille dans des vases, fermente rapidement et donne du vin de palme (des saignées répétées compromettent évidemment la vitalité de l'arbre). Ses feuilles ont de multiples usages (toiture, clôture, vannerie etc…)

2. BOTANIQUE

L'Elaeis guineensis est d'origine africaine. Le foyer se trouve le long du golfe de Guinée, région où l'on trouve encore des palmeraies naturelles spontanées très étendues.

2.1. Classification

L'Elaeis comprend 2 espèces principales :

- La plus importante et plus répandue est L'Elaeis guinensis - L'autre l'Elaeis oléifera se rencontre dans le Nord de l'Amérique du Sud en

peuplements spontanés La classification des variétés peut se faire principalement suivant 3 caractères :

1) - La couleur du fruit :

¢ Fruit noir avant maturité : variété Nigrescens la plus répandue

¢ Fruit vert avant maturité : variété Virescens peu répandue

2) - La présence ou l'absence de caroténoïdes dans la pulpe à maturité :

¢ Présence : variété commune

¢ Absence : variété albescens

3) - Suivant l'épaisseur des coques qui est le critère le plus important Variété Macrocaria à coque très épaisse pouvant atteindre 6 à 8 mm, sans intérêt économique Variété Pisifere à fruit dépourvu de coque, variété qui a un taux d'avortement de fruits très élevé, donc sans intérêt économique

Il faut ajouter la variété TENERA qui est un hybride de D x P. Le croisement D x P donne en effet % de TENERA

2.2. Description

2.2.1. Système radiculaire : Forme fasciculée typique des monocotylédones. Plusieurs milliers de racines cylindriques partent d'un énorme bulbe ou plateau radiculaire, assurant un ancrage très solide du palmier. Les unes sont courtes (1m) les autres très longues jusqu'à 15 à 20 mètres. Ces dernières portent seules des racines absorbantes tertiaires ou quaternaires. La majeure partie de ces racines rayonnent horizontalement dans les premiers cinquante centimètres d'épaisseur du sol 2.2.2. Tronc (Appelé STIPE) : Vertical, normalement non ramifié, constitué des fibres enserrant une moelle alimentant bourgeon végétatif terminal. Il commence à se développer vers 4 ou 6 ans et à une croissance constante de 40 à 60 cm par an pendant toute la vie du palmier, pour atteindre 20 à 25 m de haut. 2.2.3. Système foliaire :La stipe porte la couronne, panache symétrique de feuilles pennées implantées en spirale autour du bourgeon végétatif qu'elles protègent. La feuille centrale, non épanouie, verticale, s'appelle la flèche. Le bourgeon végétatif est constitué par 'ensemble de toutes les ébauches foliaires et florales et de toutes les feuilles en développement ou en activité avec les inflorescences correspondantes. A l'aisselle de chaque feuille se trouve une inflorescence ou un régime. Il s'écoule 50 mois environ entre l'apparition des ébauches foliaires dans le bourgeon et la mort naturelle de la feuille. Le bourgeon émet 20 à 25 feuilles nouvelles par an ; 30 à 40 feuilles de la couronne sont fonctionnelles ; les feuilles mesurent 5 à 7 m de long ; la pétiole, très fort et épineux dans le premier mètre inférieur, porte 100 à 160 paires de folioles opposées mesurant 100 à 120 cm de long et 4 à 6 cm de large dans le milieu de la feuille 2.2.4. Les inflorescences : Le palmier est une plante monoïque à sexes séparés sur le même individu. Fleurs groupées en épis réunis en un très gros spadice, à l'aisselle de chaque feuille. Inflorescence mâle : une centaine d'épis digités portant chacun un millier de très petites fleurs à six périanthèses et six étamines. Inflorescence femelle : plus massive comprend un rachis portant une centaine d'épis de six à douze fleurs, terminé par une épine. Fleurs petites situées à l'aisselle d'une bractée constituée d'un ovaire à trois stigmates, enduits à maturité d'un liquide gluant fixant le pollen transporté par les insectes Les inflorescences mâles et femelles sont portées par le même palmier par cycles alternés d'inflorescences du même sexe. L'évolution d'une ébauche florale en régime de fruits dure environ 42 mois dont :

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¢ 10 mois de l'ébauche à la sexualisation

¢ 24 à 26 mois de la sexualisation à la floraison

¢ 5 à 6 mois de la floraison à la récolte

L'émission des feuilles et des inflorescences associées est continue toute l'année. La sexualisation des ébauches florales, le rythme du développement ou l'avortement des

fleurs sont influencés par toute une série de facteurs (eau, température, état sanitaire, fertilisation, enherbement) dont les effets respectifs ou conjugués interviennent tout au long des 2,5 ans précédant la récolte.

2.2.5. Régimes fructifères : Un rachis, pédoncule fibreux très solide, porte les épis

garnis de fruits. L'ensemble forme une masse globuleuse ovoïde plus ou moins hérissée d'épines de 10 à 50 cm de long, 10 à 35 cm de large d'un poids variant de quelques kg à 60 Kg pour une moyenne de 10 à 245 Kg en plantation adulte. Un régime porte 800 à 4.000 fruits, le plus souvent 1.200 à 1.500

2.2.6. Le fruit : Il est une drupe sessile, ovoïde, longue de 3 à 5 cm. La coupe d'un fruit

permet de distinguer, de l'extérieur vers l'intérieur :

¢ L'épiderme cutinisé, lisse, luisant

¢ Le mésocarpe, ou pulpe, jaune ou orangé, très huileux. Le pulpe, dont l'épaisseur varie de 2 à 10 mm renferme de 45 à 50% de son poids frais d'huile de palme

¢ L'endocarpe (ou coque) sclarifié, très dur, noir, de 0,5 à 4 ou 5mm d'épaisseur avec, à l'extérieur, des côtes longitudinales (fibres adhérentes). A l'intérieur de la coupe se trouve l'amande ; l'ensemble amande + coque constitue la graine ou noix de palme. L'amande constitue le palmiste

2.2.7. La graine : Les dimensions et les poids de la graine varient suivant l'origine des

arbres, mais aussi dans un même régime. Une graine tenera pèse de 1 à 2 g et une graine dura de 4 à 6 g. Il y a généralement une amande par fruit. L'amande de forme plus ou moins ovoïde, occupe toute la cavité de l'endocarpe. La structure des amandes est la suivante :

¢ Un tégument très mince et très adhérent, blanchâtre ou jaunâtre devenant noirâtre en séchant

¢ Un albumen cartilagineux, très huileux, creusé au centre d'une longue fente ; il fournit l'huile du palmiste

¢ Un embryon linéaire de 4 à 5 mm.

2.2.8. Sélection : Le programme variétal de l'Elaeis gyineensis a eu pour objectif

prioritaire l'augmentation de la productivité. Depuis 1922, les résultats enregistrés ont été les suivants :

Tonnes Régimes

 

Ha/an

- Palmeraie naturelle

 

3

- Palmeraie naturelle aménagé

 

7

- Croisement au sein d'une souche (1950)

 

- Croisement DURAxPESIFERA entre souches (1958)

 

12,5

Croisement

- souches (1968)

DURA

x

PESIFERA

entre

15

-

Meilleurs croisements (1985)

16

 

-

TauxExtraction

Huile/Régime

Tonnes Huile Ha/an

9

0,3

11

0,8

15

1,9

20

3,0

22,4

3,6

-

4,5

A partir de ces dernières années, les travaux portent sur

l'amélioration des qualités alimentaires. A l'intérieur du matériel guineensis ; la sélection augmente dès à présent de 8 à 12 % le taux de la fraction liquide de l'huile (acides insaturés). Par hybradation avec l'espèce spontanée sud américaine Elaeis

oléifèra ce taux est encore amélioré. La multiplication végétative en cours de vulgarisation pourra permettre une amélioration des rendements en huile par Ha de 15 à 20%

3. ÉCOLOGIE

Le palmier est une plante de soleil et d'eau à croissance

continue, qui requiert des conditions climatiques aussi constantes que possible tout au long de l'année. Tout écart par rapport aux conditions optimales entraîne une baisse de production.

3.1. Insolation optimale : 2.000 heures par an, soit une

moyenne mensuelle de 165 heures

3.2. Pluviométrie optimale : 1.800 mm par an, soit une moyenne

de 150 mm/mois

3.3. Hygrométrie : l'humidité moyenne relative mensuelle doit

être supérieure

à 75%

3.4. Température annuelle moyenne la plus favorable est de

26°C avec des moyennes mensuelles des minima supérieures à 18°C, pour les mois les plus froids, ce qui exclut la culture

d'altitude

3.5. Influence sur la production : Toute saison sèche de plus

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d'un mois entraîne une baisse de production proportionnelle à la sévérité de la saison sèche et à sa durée ce qui explique que les productions d'un même matériel végétal peuvent varier de 8 à 40 T. de régimes/Ha., suivant les conditions de pluviométrie et d'insolation. il faut donc tenir compte de ces facteurs. Ces conditions écologiques limitent entre les parallèles 10° Nord et

Sud les zones favorables à la rentabilité de la culture du palmier, sauf insulaires particulières. 3.6. Sols : Le palmier à huile est assez plastique au point de vue des sols et plus exigeant sur leur qualité physique que sur leur richesse en matières minérales. Il demande des sols profonds, meubles, perméables, à bon pouvoir de rétention en eau : il s'accommode fort mal d'un horizon compact (cuirasse, lit gravillonaire ou argileux) à faible profondeur. Il ne supporte pas les sols à engorgement prolongé mais supportent des inondations temporaires si le sol est rapidement drainé ; il apprécie les nappes phréatiques relativement profondes. Le palmier à huile donne des productions élevées que le sol est plus riche en humus et en matières minérales ; dans les sols pauvres il est surtout sensible aux équilibres des éléments - C/N voisin de

10 dans l'horizon supérieur ; teneur minimale en potassium

échangeable de l'ordre de 0,15 à 0,20 Me %, qui peut être corrigée au besoin par des apports de potassium

- Indifférence aux teneurs en Ca et Mg échangeables, pourvu que les rapports Mg :K et Ca/K soient égaux ou supérieur à 2.

- La carence phosphatée ne se manifeste qu'au-dessous de 0,3 à

0,5 pour mille. Il préfère les sols à PH voisins de la neutralité mais

supporte l'acidité jusqu'à PH 4,5.

4. TECHNIQUES CULTURALES

4.1. Multiplication : Ne doivent être utilisées que des semences issues de fécondation artificielle entre palmiers sélectionnées de souches différentes ou des clones. Ces semences et clones sont fournis par des organismes spécialisés (I.R.H.O.) et proviennent de croisement de D x P donnant cent pour cent de plants Tenera ;

4.1.1.Semis : Compte-tenu des pertes et éliminations inévitables à tous les stades, il faut prévoir, pour planter i Ha (à raison de 143 arbres) 270 graines : germination supérieure à 85% donnant 230 graines germées à repiquer en pépinière dont on peut obtenir 190 plantules donnant en pépinière, après nouvelle sélection, 150 plants utiles. Avec les clones, il faut compter 250 vitroplants à l'hectare 4.1.2. Germoirs : Dans le cas des graines la germination s'effectue en deux phases :

- La levée de la dormance des graines par chauffage à l'humidité (entre 17 et 19% d'humidité sur poids frais d'amande) ;

- Le développement des embryons par la mise à température

ambiante des graines fortement rehydratées (entre 23 et 25%

d'humidité sur poids frais d'amande)

La plus simple est la germination en sacs plastiques par chaleur sèche qui se conduit ainsi :

- Réhumidification partielle des graines : trempage 7 jours dans

une eau à température ambiante (25°C) renouvelée tous les jours

;

- Ressuyage léger à l'air pour obtenir une teinte noire mate en noix ;

- Chauffage pendant 60 à 80 jours dans des germoirs isothermes (chaudière ou électricité). Les graines sont mises dans des sacs de polyéthylène

transparent de 20/100è de mm d'épaisseur ; de 50 cm de large x

65 cm de haut ; pour 600 à 1.00 graines. Fermeture hermétique

des sacs (pliure en accordéon) ; ménager dans le sac un volume d'air suffisant Ouverture des sacs une fois par semaine pour l'aération pendant

1/2 heure. Après la période de chauffage, rehydration des graines par trempage pendant 3 jours suivis d'un léger ressuyage Maintien des sacs hermétiquement fermés à température ambiante de 25/27 degrés C. Triage hebdomadaire avec sortie des graines germées. 4.1.3. Prépépinières : Uniquement en sacs de polyéthylène de

50 microns d'épaisseur; sachets pliés, avec soufflets de 10 cm

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de large et 22 cm de haut. Ne repiquer que des graines à germes différenciés. Les sachets sont remplis de terreau forestier tamisé (21 par sac). Désinfection du terreau au cryptonol. Les graines sont recouvertes d'un ou deux cm de terre, en veillant à ce que la radicule soit bien orientée. Les sacs sont mis côte à côte sur une bande de 2,20 m de large. Les planches doivent être ombragées

et régulièrement arrosées. Apport d'engrais en solution. Lorsque les plantules ont 4 feuilles (après 4 mois) elles doivent être repiquées en pépinière.

4.1.4. Pépinières : En sacs de polyéthylène noir de 20/100è de

mm d'épaisseur, de 40 x 40 cm ; la partie inférieure est percée

de 46 trous de 4 à 5 mm de diamètre, disposés en trois rangées parallèles et distants de 5 cm. Sacs remplis de terreau humifère

superficiel sablo-argileux, pouvant être enrichi de gadoues ou de composts

Les sacs sont placés à écartement de 60 cm en triangle soit

22.000 plants par Ha de pépinière. L'arrosage est nécessaire

pendant la période sèche : prévoir ¼ de litre par jour et par plant et augmenter progressivement jusqu'à 2,5 litres. Durée normale

des

pépinières 7 à 8 mois.

Une

sélection sévère doit être faite en fin de pépinière pour

éliminer les plants chétifs ou mal formés. Les plants de palmier à huile seront aptes à être plantés définitivement lorsqu'ils atteignent 0,90 à 1,20 mètres de hauteur soit au bout de 16 mois environ 4.2. Plantation

4.2.1. Préparation du terrain : Meilleure densité de plantation :

143 pieds à l'Ha, disposés en triangle équilatéral de 9 m de côté,

soit 7,80 m entre les lignes (orientées nord-sud) ; 9 m entre

palmiers sur chaque ligne

La plantation est habituellement établie sur sol forestier après abattage et dessouchage de la forêt. Ainsi les opérations suivantes seront effectuées chronologiquement :

- Piquetage préliminaire et précis du réseau routier,

- Abattage du sous-bois

- Ouverture des routes avec dessouchage total,

- Piquetage des têtes de lignes de plantation,

- Abattage des arbres avec dessouchage sur les lignes et interlignes ne comportant pas d'andain,

- Andainage des bois, 1 interligne sur 2,

- Piquetage des lignes et semis légumineuses de couverture (pueraria, centro-sema) à raison de 6 à 10 Kg/ha,

- Trouaison préliminaire : fosses de 60 x 60 x 60 cm rebouchés immédiatement avec de la terre de surface

4.2.2. Mise en place des palmiers : Elle doit être faite dans les

pays où les saisons sèches sont assez marquées, au début de la grande saison des pluies lorsque la terre est déjà bien mouillée et qu'on est assuré de profiter de plusieurs mois de bonne pluviométrie après plantation. Les mises en place en petite saison des pluies sont donc proscrire. Les plants doivent être mis en place définitive aussitôt après leur sortie de pépinière. Les trous de plantation sont ouverts à la dimension exacte du sac ou de la motte. Le plant doit être mis en terre bien verticalement, le collet étant rigoureusement au niveau du sol après tassement de

la terre autour de la motte de transplantation. Protéger les plants

contre les rats par des grillages enterrés. En cas d'attaque, compléter par des appâts empoisonnés. Un paillage est disposé au pied de chaque plant sur 1 mètre de diamètre pour éviter une dessiccation brutale éventuelle du sol. Une fumure est appliquée dans le rond jusqu'à l'aplomb de l'extrémité des feuilles. La mise

en place des plants doit être particulièrement bien faite car elle conditionne tout l'avenir et la rentabilité de la plantation. 4.3. Entretien On commence par remplacer les manquants s'il y

a lieu. Ensuite l'entretien : - L e sarclage des ronds sur 1 ( à 2m de rayon autour du pied se fait manuellement à raison de 6 à 8 passagers la première année, puis 4 à 6 par la suite. On peut maintenant utiliser le désherbage chimique au jeune âge de la façon suivante :

" De 1 à 3 ans, 2 traitements par an d'Amérique ou de Diuron,

" de 3 à 6 ans, 2 ou 3 passages par an de Cyanatrine ou d'Atrazine,

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" à partir de 6 ans, on utilise fréquemment le Paraquat, le MSMA,

le Glyphosate ;

" L'entretien de interligne : 2 à 3 rabattages par an, une fois la

couverture bien installée ; sarclage sélectif ;

" La toilette et l'élagage à la mise en récolte. On laisse deux palmes sous le régime mûr. Au jeune âges ne couper que les

feuilles sèches. Lorsque les arbres dont adultes, l'entretien des interlignes peut de faire mécaniquement. On utilise suivant les suivants des charrues landaises, des rouleaux débroussailleurs ou des billes de bois traînées par un tracteur : 10 à 25 Ha/ journée de tracteur de 35/45 ch suivant l'outil utilisé.

4.4. FUMURE :

La récolte exporte surtout de l'azote et de la potasse. Pour 15T de régime on estime les besoins à 70 Kg de N° 70 Kg de K et 10 Kg de P, 10Kg de Ca et 10Kg de Mg.

L es besoins en azote diminuent avec l'âge, au contraire de la

potasse. Les engrais doivent être appliqués en fin des grandes

saisons des pluies.

4.5. TECHNIQUES PARTICULIERS

- Ablation des inflorescences, castration pour améliorer les

premières récoltes

- Pollinisation assistée, parfois nécessaire

- Irrigation

4.6. PRODUCTION

- Suivant les conditions écologiques, les palmiers commencent à

produire entre deux et cinq ans ; ils sont adultes quatre à six ans plus tard pendant cette période, la production s'accroît avec des régimes par hectares et par an dans les meilleures conditions ; ce la correspond à plus de 9 t d'huile de palme puisqu' avec les sélections actuelles on obtient, en traitement industriel des taux d'extraction de 21 à 23 pour cent d'huile de palme sur régime.

4.7. RÉCOLTE :

La maturité des fruits d'un même régime s'échelonne sur quinze jours. Les fruits détachés s'acidifient rapidement donc compromis

nécessaire entre bonne maturité (5 à 10 fruits détachés spontanément) et faible acidité. Fréquence de tours de récolte : 8

à

15 jours suivant production. Suivant l'âge, récolte au ciseaux, à

la

machette, à la faucille soit à partir du sol, soit après grimpage.

La rémunération des récolteurs aux pièces doit tenir compte de la

qualité (maturité), de l'effort fourni et de la surface visitée. Les régimes verts ne sont pas payés, les fruits détachés doivent être soigneusement ramassés.

4.8. RENDEMENT :

Le rendement à l'hectare est de :

- 5à 6T pour les régimes de 4 à 5 ans

- - 15 T pour les régimes de 10 à 12 ans.

5. ENNEMIS - MALADIES - LUTTE NOMS EFFET MÉTHODE DE LUTTE

" Fusariose (Wilt) " Dessèchement des feuilles à partir des plus

vieilles " Sélection

" Ganoderma (Stem rot " Pourriture du tronc " Abattage arbre lutte contre insecte Sufetila

" Armillaria " Pourridié " Abattage arbres atteints

" Cercosporiose " Moucheture " Traitement Zineb

" Fourmis " Défoliaison " Perchlolrdecone sur les passages

" Chenilles défoliatrices (lépidoptères) " Défoliaison " Aldicarbe - Carbaryl Trichlorphon

" Coléoptères (Alurnus) " Attaque de la flèche et jeunes feuilles " Aldicarbe - Endusulfan

" Stratégus (Coleoptère) " Attaque plateau radiculaire vers le

bougeon " Heptachlore au pied

" Oryctes (Coléoptère) " Attaque de la base des feuilles vers le coeur " Destruction des refuges

" Temnoschoîtes (Coléo) " Attaque sur le blessure ou " Aldicarbe

- Dimethoate

" Sapalassa (Lépdidoptère)

" Sufetula (Lépidoptère) " Attaque les racines, vecteurs de micro- organismes et champignons parasites " Heptachlore au pied de l'arbre

" Chenilles diverses (Lépidoptères) " Défoliaison " Trichlorphon -

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Carbaryl -Phosphamidon

" Alurnus (Coléoptères) " Attaque de flèche et " Dioxacarbe

" Acariens " Piqûres des feuilles, vecteurs de champignons

parasites " Soufre mouillabe

" Larves mineuses (Coelaeno - menodera coléoptère) " Galeries

larvaires dans les feuilles " Prathion-Azinphos-Diclovo-Evisec- Préférable Monocrophos en injection ou absorption racinaire

" Fournis défoliatrices " Défoliaison " Perchloredecone sur les passages

" Rhyncophone (Coléoptère) " Larves attaquent le bourgeon " Eviter les blessures infection :Dimethoate

" Castina (Lepidoptère) " Perfore rachis et pédoncules " Dichlorfon

6. UTILISATION DES PRODUITS ET SOUS-PRODUITS

La pulpe et l'amande du fruit du palmier contiennent de l'huile.

" L a pulpe qui renferme 40 à 55 % de son poids en huile donnera

de l'huile de palme qui est presque uniquement utilisée pour l'alimentation et de moins en moins en savonnerie. Comme autres utilisations il convient de signaler son emploi dans les opérations de laminage à froid des tôles minces en sidérurgie et

d'étamage à froid.

" L'amande qui renferme 48 à 52 % de son poids en huile

donnera l'huile de palmiste, huile particulièrement riche en acide

laurique comme lecoprah. Ses principaux débouchés après raffinage sont l'alimentation et la savonnerie car elle permet l'obtention des produits puissants.

" Le tourteau sert dans l'alimentation animale.