Vous êtes sur la page 1sur 6

Dasein et Fantasia - La philo de Heidegger (2

)

Dasein et Fantasia (existence et espace imaginaire) Parlant du mot grec fantasia dans son sens original, Heidegger écrit à la page 98 du livre Holzwege – paru en 1950 [traduit sous le titre CHEMINS / qui ne mènent nulle part] : "fantasia, d.h. das zum Erscheinen-Kommen des Anwesenden als eines solchen für den zum Erscheinenden hin anwesenden Menschen. " fantasia : que ce qui entre en présence vienne paraître à l’être humain, qui lui-même entre en présence en s’ouvrant à ce qui apparaît. Traduisons cette phrase en essayant de rendre tout le registre de ses nuances. Il s’agit de dégager ce que dit le mot grec fantasia (2). C’est pourquoi ce mot est suivi de l’abréviation « d.h. » : das heißt, la manière courante de dire « c’est-à-dire ». Suit d’abord un verbe substantivé, selon la particularité très commune en allemand (alors qu’en français cette forme est plutôt rare) (3) : das zum Erscheinen-Kommen ; regardons comment c’est fabriqué. Il y a là deux verbes articulés l’un avec l’autre : le <fait de> venir au paraître. « Zum Erscheinen », en allemand, a peut-être en plus une nuance d’aboutissement (4) – laquelle en français ressort encore mieux si l’on supprime la préposition : le <fait de> venir paraître (5). Le fait de venir paraître. Pourquoi pas « simplement » : le fait de paraître ? Précisément pour distinguer entre paraître et venir paraître. Est-ce là une distinction oiseuse ? Pas du tout s’il s’agit d’insister sur ce que nous venons d’appeler la nuance d’aboutissement, laquelle implique bien quelque chose comme un parcours. Porter expressément attention au paraître comme aboutissement, c’est regarder le paraître dans le moment même et au sein même de son mouvement d’apparaître. Les choses, en un sens, ne cessent d’apparaître. La porte de la classe, une fois fermée après que le dernier est entré, ne disparaît pas. Elle continue d’être. Mais tant que je ne pointe pas l’attention sur elle, la porte n’est pour ainsi dire plus dans notre champ de visée. C’est cette modalité majeure de manifestation que désigne la tournure « venir paraître ». On peut dire que venir paraître, c’est devenir manifeste (ce qui est bien, en un sens aigu, l’accomplissement de toute manifestation). Tant que cela n’a pas lieu, il y a une manifestation non encore révélée pleinement (6). Mais quoi donc achève de se manifester en venant paraître ? La réponse est donnée par le génitif « des Anwesenden ». On traduit habituellement ce mot par « le présent ». Ce qui est à la fois trop peu et malgré tout trop ;

Alors seulement elle devient présente. c’est-à-dire une description où un phénomène est dit. Or ce n’est pas exact (c’est le mot le plus important de la seconde moitié de la phrase !). c’est la seconde moitié qui va la faire paraître. La phrase parle du « venir paraître de ce qui entre en présence » : « das zum ErscheinenKommen des Anwesenden als eines solchen » La suite de la phrase met en rapport ce venir paraître avec l’être humain. Nous examinons une phrase de Heidegger où se trouve. Le début de la phrase : « le <fait de> venir paraître » – met en évidence cette caractéristique du présent. La fantasiva est ce venir paraître tel qu’il a lieu pour l’être humain. La porte de la classe est à la droite de ceux qui. La manière dont il entre en présence en tant qu’être humain. L’être humain déploie sa présence à lui en étant ouvert à quelque chose (12). pensons-nous. sont présents au cours. Entendons sous ce terme : tout ce qui est (quelle que soit sa manière d’être). mais dans un sens tout autre et proprement inouï. elle apparaît : elle est (dirons-nous au risque de la lourdeur philosophique) phénomène. Le présent. le mot le plus important de la phrase entière est la préposition « für » : pour. donc. et non une définition. Reprenons notre exemple minimal : la salle de classe n’est présente qu’au moment où nous y faisons expressément attention (9). Tout ce qui est entre en présence. Une description – au sens phénoménologique. elle sort pour ainsi dire du flou.signale une arrivée. de leur côté. . pour apparaître elle-même comme ce qu’elle est. La fantasia est quelque chose de spécifiquement humain. c’est ce qu’indique le petit mot « hin » – absolument typique de l’allemand (10). qui se trouve hors de lui. c’est-à-dire elle vient paraître. c’est-à-dire exhibé à plein (14).a) trop parce que notre mot présent comporte toujours le sens possible du don (faire présent de quelque chose à quelqu’un) (7) . en quête duquel nous sommes). Quand nous fixons la porte. Aujourd’hui. b) trop peu parce que présent – au moins dans l’entente que nous avons de ce mot – a toujours déjà perdu de sa provenance. sinon même loin de lui (13). une description. en réalité. Il y est question de l’être humain accueillant ce qui entre en présence. L’être humain y est présenté comme lui-même entrant en présence. elle ne parle encore nullement de la fantasia . c’est ce qui ne cesse d’arriver. de la fantasia (de l’« imagination ». et qui désigne quant à lui une orientation : très exactement l’orientation qui partant d’ici où je suis s’en va là-bas au loin (11). C’est l’être humain et seulement lui qui se rapporte explicitement à l’étant [étant = ce qui est = ce qui entre en présence]. Voilà ce que développe soigneusement la première partie de la phrase qui dessine la figure de la fantasia : « le fait pour ce qui entre en présence comme tel [als eines solchen] de venir paraître » Ce n’est que la première moitié de la phrase. il faut dire que si l’adverbe « hin » est bien le mot le plus important du second volet de la phrase. Nous avons noté la dernière fois que le mot le plus important de la phrase complète était l’adverbe « hin ». La première moitié de cette phrase parle de ce qui entre en présence. Le préfixe an. Das Anwesende : ce qui entre en présence. Il n’est pas simplement là (8).

Il préfère tout simplement. la fantasia doit jouer son rôle. cette très typique manière d’être est marquée par la fantasia. laquelle est toujours émotion de l’âme) présente. peut bien être décrit comme se rapportant à ce qui est : quand il a faim. Mais il en est issu.Une bête. est celle où il est question de l’être humain. ils ne peuvent de fait éprouver aucune émotion.B. au contraire. est ce qui fait question. ou bien du sens à dénier à la vie. Cela peut se saisir très simplement en disant que. Que veut dire être quand il s’agit d’un être humain? La table est-elle au même sens d’être qu’un humain ? Manifestement non. revient à l’être humain comme une des modalités marquantes de son être[20]. un forum qui est un espace public et commun (il n’y a tout simplement pas d’espace public pour une espèce animale. mais ne parle pas parce que cette question ne se pose pas pour lui[19]. que si les animaux sont bien des machines. c’est justement être en sortant – ce qui se dit philosophiquement EXISTENCE (mot qu’il arrive à Heidegger d’écrire ek-sistence pour insister sur cette sortie). il va se nourrir. Pour choisir véritablement. à part l’espèce humaine. Mais le chat. Sa façon d’entrer en présence. pour un être humain. Mais ce rapport n’est pas explicite. 1°) L’être humain. mais n’éprouve rien. Peut-être pourrions-nous dire qu’être humain. Reprenons les éléments un à un. “To be or not to be”. Que l’être humain soit issu de la grande lignée des mammifères. le chat préfère telle nourriture à telle autre. pour l’être humain. ce que dit Malebranche (à savoir. malgré sa fausseté manifeste. Mais en aucun cas nous ne pouvons dire que cette préférence est l’objet d’un véritable débat. Si je la frappe. . N. Chacun. c’est à vrai dire être qui se met à devenir une question. Par quoi nous ne voulons pas d’abord dire que le chat « ne parle pas ». qui a lieu dans le mouvement d’aller d’ici à là-bas au loin (hin). une très considérable vérité philosophique : celle de séparer absolument l’être humain de la bête. même pour celles qui vivent en « société »[17] – ce qui signifie qu’il n’y a pas. pour qu’il y ait un espace public et commun. L’être humain n’est pas comme un animal. Nous ne comprenons encore rien de bien distinct. dit la phrase. c’est-à-dire entrer en rapport avec ce qui le nourrit. c’est-à-dire quelque chose comme un for intérieur[16] . elle rend un son. C’est manifestement quelque chose. en bon disciple de Descartes. il en est sorti. c’est-à-dire des assemblages matériels parfaitement dénués d’âme. L’être humain. comme nous venons de le noter. d’animaux politiques). C’est tout à fait dans l’ordre.] Être. La seconde moitié de la phrase. contrairement à ce que prétendait le Père Malebranche. nous sommes quelque chose qui est. guidé par son instinct. tous autant que nous sommes. Comment être ? [Apprendre à regarder philosophiquement : le chat ne se pose pas la question « comment être ? » Il ne se la pose pas parce qu’il ne parle pas. un chat par exemple. Assurément. éprouve de la douleur. il n’y a tout simplement pas de sens à le nier. Or nous entrevoyons que. pour lequel a lieu le venir paraître de ce qui entre en présence en tant que présent. il faut une délibération. précisément pour devenir humain[18]. si on le frappe. Cependant. est lui-même entrant en présence.que Hamlet se pose la question du sens de la vie – la question du sens à donner ou à reconnaître.

Nous avons parlé de l’adverbe « hin ». « fantasia : que ce qui entre en présence vienne paraître à l’être humain. mais en tant que présent venant paraître . comme le dit la phrase que nous examinons. Notez bien que nous ne traduisons pas encore le mot grec. lequel signifie : devenir visible. ce qui implique qu’aucun autre étant n’est comme cela. Ce n’est rien d’autre que tout ce qui apparaît. » (extrait de F. Il désigne en général le mouvement de s’éloigner du lieu où se trouve celui qui parle. Pourtant. et tout en mangeant je pense à mes soucis actuels. Il aurait mieux valu écrire : sinon même éloigné de lui. La dernière phrase du cours précédant disait : l’être humain déploie sa présence à lui en étant ouvert à quelque chose qui se trouve hors de lui. c’est que nous ne l’avons pas encore véritablement compris. Paris 1999) . Je la construis et je l’achève. En effet. en d’autres termes : tout ce qui entre en présence. Vérification : je dors . Car ce vers quoi il est « tendu » n’est pas à proprement parler loin. Mais être pour l’être humain comme pour tout ce qui est.Fédier. si du moins nous prenons ce qui est loin pour ce dont nous sommes séparés par une grande distance – au sens où nous disons que la Lune est loin de la Terre puisqu’elle est à quatre cent neuf mille kilomètres à l’apogée[21]. sinon même loin de lui. "L'imaginaire". Je suis géomètre. donc tout ce qui est quand il vient explicitement paraître – quand nous avons rapport exprès à lui. apparaître [sans que jamais ne vienne interférer quelque nuance de fantasme que ce soit !]. c’est-à-dire dans une « tension » vers ce qui apparaît. contrairement à tout ce que nous pourrions escompter à partir des significations reçues et habituelles (celles de la fantaisie. Aussi nous en tiendrons-nous à ce qui a été dit la dernière fois. peut-être rêvé-je. La fantasia est donc. il est : « zum Erscheinenden hin anwesenden Mensch ». La raison pour laquelle nous ne le traduisons pas. Vers quoi d’éloigné se tend l’être humain en déployant le plus proprement sa manière d’être présent ? Réponse : vers l’apparaissant. c’est déployer une présence. dans la façon de déployer sa présence doit bien se retrouver chez l’homme la très spécifique caractéristique de son être. Je suis au restaurant. les animaux sont présents. Où suis-je ? Suis-je plus au restaurant qu’à mes soucis ? Je réfléchis à une démonstration géométrique. L’être humain est présent quand il déploie cette présence en direction dece qui apparaît. voire du fantastique) : le pur et simple espace de la manifestation des choses. 3°) La fantasia. qui lui-même entre en présence en s’ouvrant à ce qui apparaît.2°) Ce qui entre en présence. Est-ce que je peux dire que je suis au sens plein du terme quand je rêve ? Je suis éveillé. Les arbres. à savoir que le mot fantasia dérive du verbe fantazomai. La porte est présente. et trois cent soixante mille kilomètres au périgée.

À la Renaissance. [12] En grec : ti (c’est quelque chose de précis). entre apparition et apparence (Tristan Bernard disait : « Blaise Pascal luttait contre le mal de dent en faisant des mathématiques. C’est cela. La langue française distingue apparition et apparence. dit Novalis. [7] Faire un don. [3] En français. je veux chanter. [15] explicitement c’est-à-dire en tant que tel. Le premier à parler thématiquement de l’imagination est Aristote. ce peut être en effet le mouvement d’un regard. Le français n’est que nuances – aussi est-ce une langue très difficile à manier. d’envisager de la soutenir face à autrui. on dit : « prenez la porte ! » La classe est une classe parce qu’elle est un endroit fermé. Le latin et le grec sont capables de nuances. L’apparence est évidemment une apparition : un homme politique par exemple apparaît commeil n’estpas. car les nuances y sont implicites et par conséquent raffinées. [9] La porte de la classe est ce qui constitue la classe. hin indique plus largement qu’un mouvement proprement dit . mais c’est très inusuel. » [14] La description phénoménologique fait apparaître ce qui est vraiment. Avec le for intérieur. »). l’a regardé. [16] L’expression « en mon for intérieur » signifie « en moi-même ».[2] Il s’agit de dire ce que c’est que la fantasia complètement. [13]Dans la lettre du 1er novembre à Catulle Mendès. né à Naples. En fait. cela n’est pas fixé : quand par exemple on dit « allez-y ». Apparence et apparition ne vont pas l’une sans l’autre. Hin : aller vers le lointain. mais dans le sens d’une apparition qui peut éventuellement être une apparence. Le français est la langue la plus nuancée. La psuchê est quelque chose qui est capable d’animer. mais en peu de mots – elle n’a dès lors plus du tout le sens courant de l’imagination. Quand Braque dit « nous n’aurons jamais de repos. Ce qui est toujours déjà là n’est pas dans le temps. Je chanterai le Voyant qui. La classe est fermée : cela implique que la porte peut à toute heure être ouverte pour laisser entrer de nouveaux auditeurs. erscheinen veut dire apparaître. un bien qui semble être un bien. mais de nuances qui prennent une forme grammaticale. équivalent de l’anglais to shine – très exactement fainô –. Her : venir de là-bas (loin ?) vers ici-même. Pour dire à quelqu’un de quitter la classe. ce qui vient. c’est faire présent. moi je luttais contre les mathématiques en feignant d’avoir mal aux dents. l’apparence : un homme politique qui n’est pas ce qu’il paraît être. le Peri psuchês ne porte pas sur l’âme. [Au Moyen Age. L’apparence peut être trompeuse parce qu’elle apparaît. en rimes plates probablement. ce que l’on ne fait pas. les études sont devenues gréco-latines. Attention à ne pas confondre « en mon for intérieur » avec « en mon âme et conscience ». c’est l’« étantauprès ». placé dans ce monde. c’est-à-dire l’espace public. [6] Une manifestation non encore révélée pleinement n’est pas une manifestation. dans la mesure où l’on appréhende passé et futur dans le présent. alors que pour Aristote la dimension divine est beaucoup plus importante que la dimension humaine. « La poésie est le mouvement d’être partout chez soi ». Le propre de l’existence. On entend couramment « for » comme « fort ». mais sur le principe de la vie – bios : c’est un traité de biologie. on reconnaît le verbe scheinen. ce qui est auprès. il pense dans l’ambiguïté du mot présent. Saint Thomas d’Aquin. [10] « hin » est un vocable récurrent de la poésie romantique. Le fond de toute apparence est une apparition. Cela se trouve dans le Traité de l’âme (Peri psuchês) à partir de la page 427 b27 et suivantes – et sous le nom de fantasia. c’est le principe de la vie. [11] En allemand. mais c’est un erreur. Qu’il y ait un forum intérieur signifie justement qu’il y a en moi quelque chose qui n’est pas renfermé. Le « for ». c’est un bien apparent. Prae-(s)-ens. qui est un principe de diversification infini. Fainomenon agathon. « en mon esprit ». qui désigne à la fois le moment présent et tout ce qui nous arrive. il ne faut pas parler de passé et de futur mais de « présent-passé » et de « présentfutur ». l’expression hin und her désigne un mouvement de va-et-vient. c’est le forum. l’enseignement était donné exclusivement dans le latin de l’Eglise. (Ôtez : mystérieux).] Dans Erscheinen. qui ne signifie pas paraître (puisque shine veut dire briller) mais rayonner. On a prétendu que c’était de l’anthropocentrisme. on dit bien des choses comme « le boire et le manger ». c’est d’avoir séjour là. d’ici à là-bas loin. a pu ainsi être professeur à Paris. le présent est perpétuel ». Dans le mot . En allemand. il s’agit au contraire de sortir de la subjectivité interne. Mallarmé écrit : « Commençant par : Ô toi qui… et finissant par un vers masculin. elle ne pourrait pas tromper. une des qualités glorieuses de Gautier : Le don mystérieux de voir avec les yeux. [En français. [8] Selon saint Augustin. que signifie « y » ?] De plus. Si elle apparaissait comme apparence. Aussi traduitt-on généralement les verbes substantivés allemands en passant par la tournure : « le fait de… » [4] « zum » désigne le fait d’arriver à… [5]« Le fait de venir au paraître » / « le fait de venir paraître » : la nuance d’accomplissement est beaucoup plus présente en français qu’en allemand.

  . On ne peut pas animalement sortir de l’animalité. » [20] Même si quelqu’un dit que la vie n’a pas de sens. « La Cigale et la Fourmi » de La Fontaine).] Les abeilles ont toujours attiré l’attention des hommes : elles sont les ouvrières du miel. Mais l’hominisation du mammifère est littéralement insaisissable. Il y a une satisfaction sans pareille du chant. il y a quelque chose d’inouï : c’est que la conscience met en jeu les autres êtres humains . [18] Toutes les espèces animales se dirigent toujours vers une complexité supérieure. La société des abeilles est un idéal de société fonctionnelle : certaines d’entre elles sont génétiquement destinées à simplement aérer la ruche ! [Celle des rats est un idéal de société démocratique « avancée ». comme on le voit dans le mythe des cigales du Phèdre de Platon : autrefois. qui est la friandise par excellence. que nous entendons tous au sens de l’intériorité. il y a la communauté humaine. se mettre à vivre tout de même d’une certaine manière. et ces hommes comprirent qu’ils pouvaient chanter. L’adjectif « reptilien » signifie couramment « archaïque ». les hommes vivaient sans connaître la musique. mais grâce aux dieux. en un sens. Depuis ce temps-là. [17] Comme par exemple les abeilles. La mél-odie est un chant qui a la douceur du miel (ode : le chant). les cigales ne font que chanter et ne se nourrissent pas (cf. Voir à ce propos ce que dit Aristote de la démonstration au livre Gamma de la Métaphysique : « C’est en effet un manque d’éducation que de ne pas savoir pour quoi il faut chercher des démonstrations et pour quoi il n’en faut pas. à la différence du nourrisson. L’origine de l’humain. comme celle du langage. Ils se mirent alors à vivre uniquement pour chanter. il va. Le chat. une certaine espèce d’hommes en entendit pour la première fois. Les oiseaux descendent des reptiles.conscience. plus éloignés de l’être que de n’importe quel étant. la conscience met en jeu un forum. ne pourra jamais parler. est irréductible à une causation. [19] Certains soutiendront qu’on ne peut pas savoir si oui ou non le chat se pose cette question. [21] Que veut dire ici le verbe être ? Nous sommes. En mon for intérieur. étrangement. comme on dit.