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23 Juin

1900

LE NUMÉRO S

CENTIMES

N» 10

BMpEf

LE

A BAS

MTI0MMSTE

LES

Je n'ai pu me. mettre

sous la dent, au

banquet nationaliste

horrible morceau

horriblei viande évidemment empoison-

du lô juin,, qu'un

quelle

de je ne sais

-.née

l'horriblePréfecture

de police.

par

t Je; mef trouvai s à une tablé au service de

laquelle était saris doute préposée

une

'de ces: casseroles sur lesquelles Waldeck

.avait

dompté pour chambarder tous les

'' plats, et qui ont trouvé plus .avantageux. -

de les subtiliser. Notre garçon n'a pas paru une seule fois, ce qui nous a évité, à mes voisins et à moi, la peine de lui adresser des ob- servations. Nous l'avons patiemment attendu jus-

qu'il fini-

en pitié. Mais ce

larbin a évidemment une âmè de juif.

rait par nous. prendre

qu'à la fin du repas, espérant

J'ignoffes'il est calé comme le sontgéné- ralement lés.enfants dïsraël. Pour nous, nous ne le fûmes pas ce soir-là. Ce petit accident, dont il n'y a d'ail- leurs pas lieu de s'étonner en campagne,

ne m'a pas empêché

unifor-

festin, dont tous les mets furent

mément préparés à la Tantale, comme une des plus saisissantes manifestations

auxquelles il me sera jamais donné d'as-

sister. 11 y avait là, composant foule, des hommes vcnus.de

de considérer

ce

.

l'immense tous les

points des anciens horizons politiques,

et résolus,

en raison des dangers

qui

de la patrie, à ou-

blier tout ce qui les divisait

ne plus voir que ce qui les rapproche. Nos adversaires font grief au parti na- tionaliste naissant de cette diversité des

éléments qui "le. composent. Eux qui se

menacent l'existence

jadis pour

prétendent des scientifiques, ils oublient une vérité qui est pourtant la vérité de tous tes jours : c'est que, de par la loi

même de la vie. aujourd'hui jours différer d'hier. Ce que nous fûmes jadis,

les; membres du parti nationaliste, nous l'étions parce que nos consciences nous ordonnaient de l'être. Et c'est encore nos

doit tou-

nous tous,

TYRANS!

consciences qui nous disent qu'en face d'une situation comportant de nouvelles

nécessités, doivent naître pour les Fran- çais des devoirs nouveaux. ';-- Nos anciennes passions se tfouvettt, absorbées dans un sentiment plus largej

plus profond.

créaient se réunissent

Nos opinions politiques, de provinciales qu'elles étaient en quelque sorte, de- viennent nationales.'

N'est-ce pas là une conséquence de la loi historique et de la loi naturelle ? Nous avons lieu de nous féliciter de

ce que nos adversaires, soit pat aveugle- ment, soit par intérêt politique, déclarent

Les torrents

qu'elles

en un fleuve.

être un vice originaire.

Nous devons

toutefois songer constamment à déve- lopper le sentiment de solidarité, de fra-

ternité d'armes et de fraternité d'âmes

sans lequel il n'y aurait

jamais pour

nous de victoires durables et fécondes.

11 y eut deux moments,particulière-

cette inou-

bliable soirée. D'abord lorsque parut le général Mer-

ment émotionnants

dans

cier* dans le formidable enveloppement

des acclamations

lorsque debout sur la table d'où

de tout ,ce peuple;

parlaient

les orateurs et succédant à l'homme avec qui venait de Se dresser devant nous le souvenir de.la noble République entre- vue il y a Vingt-huit ans, M. de Marcère, il se trouva face à face avec le drapeau, tandis que les clairons sonnaient et que les tambours battaient au champs ; lors-

qu'il prononça ces paroles qui éveillèrent "au-fond de chacun de nous un écho so- lennel et profond : « Nous avons la force morale; nous avons la force légale; nous avons la force matérielle, puisque nous sommes le nombre. De celle-là nous ne

parlerons pas aujourd'hui.

userons que plus tard, si cela devenait

nécessaire

Nous n'en

»

Puis, tout à la fin, lorsque

Georges

Thiébaud, caractérisant cette extraordi- naire réunion dans un magnifique mou- vement oratoire', -nous montra toute notre histoire qui était là : la révolution du siècle-dernier rappelée par le nom de

Mirabeau,' attaché à celui de la vaillante comtesse de Martel qui était assise à côté de Rochefort et de Druinont ; la révolu-

A BAS

LES

tion d'hier personnifiée en Rochefortetla

par Dru-

mont et déjà vivante en lui. Et pour que

disait Thié- cette table sur

rien .ne manquât, baud, if n'était pas jusqu'à

révolution

de demain

ourdie

comme

qui ne

rappelât'celle entraîna le peuple tille,.

ce temps là, et tandis que les

nationalistes avalaient ou n'avalaient pas

le brouet que Waldeck

tourner et noircir rien qu'en le regardant,

les juifs et les francs-maçons

laquelle se hissaient les orateurs

Pendant

d'où Camille Desmoulins

à l'assaut

de la Bas-

avait

dû faire

festoyaient

autour

palais autrefois

de Loubet

à l'Elysée,

dans

ce

national où leur étaient

offertes toutes les succulences

présiden-

tielles. Eh bien!

je prendrai

dire respectueusement il, d'étonnement,

cette vis qui le tient fixé au fauteuil

la liberté

de le

à M. Loubet, dut-

échapper

pré-

le roi

des

en laisser

sidentiel et dont, nous assure-t-on,

de Suède a cru poli de lui demander'

nouvelles entérines

verts que le sujet lui-même

nous, à la salle Wagram,

air de France, y fit joliment

d'ailleurs aussi cou-

: c'était chez

qu'était

le bon

et cela suffisait pour qu'il

meilleur

que chez eux.

Qui sait d'ailleurs

si le cri poùssé'par

Jules Lemaître

pas compromis la digestion de quelques uns d'entre eux?

: A bas les Tyrans !. n'a

P. ÇOPIN-ALBANOELLI.

Internationalisme

Magonnigue

Tant

que les peuples qui

jusqu'aux

nous avoisinent

nous,

seront armés

l'Internationalisme

menace. Or, la Franc-Maçonnerie

nale dans son essence même, ce

que parfaitement

manifeste contre les Nationalistes dont le rôle est de grandir, d'exalter tous les senti-

dents contre

sera pour la France une

est internatio-

qui expli-

qu'elle

la haine violente

ments

Dans le livre le Talmud de la

patriotiques.

sacro-saint, qui

est comme

synagogue maçonnique de

la rue Cadet et contient toutes les lois ma-

çonniques

taires, on lit àla

assez louche et inquiétant à mon sens.

avec leurs gloses et commen-

page 109 (1) ce passage

Ce

Talmud sui generis

est intitulé : Cons-

(1)

titution et

Paris, Secrétariat

France, 1898 (F.\ V.\). Qixième tirage.

règlement général de la Fédération,

général

du Grand Orient de

TYRANS!

278 bis. — La promesse de fidélité au Grand

France, Suprême Conseil pour

possessions françaises,

la

et de

touché aux

internationales, constitue,

de déclarations

de. tous les

de l'échelle engagements ma-

Orient de

France et les

contractés, à çonnique, par

loyale obéissance pour tout ce qui

questions maçonniques

sans qu'il soit besoin à cet égard

explicites, le premier

tous les degrés

les

Francs-Maçons qui reçoi-

auspices

et en

(Constitu-

vent une initiation sous ses

vertu des pouvoirs par lui conférés.

tion, etc.)

a le courage d'ouvrir les

à

queis coups

Quiconque

yeux

à l'heure actuelle voit

sont portés

çaise, ministère Dès lors,

terribles

l'organisation

militaire fran- national, par le

redoutable Inter-

n'a-t-

a la défense du sol

dreyfuso-collectiviste.

en

présence

du

nationalisme de la

on pas un sectarisme

Députés presque enrôlés sous la bannière de Waldeck-Mille-

rahd,

le

l'étranger?

par de la Chambre

Franc-Maçonnerie

le droit de se demander

n'obéissent

si, aveuglés

tous

veux

de

fou, les Francs-Maçons

venu

L.'.D

des

pas (à leur insu, je

d'ordre

croire!)

à un mot

LE

SIGNE DE DÉTRESSE

HAgOBIfflE

Notre gravure

du

signe

de détresse

à

Waterloo

nous a valu une assez volumi-

neuse correspondance.

On se

rappelle cette gravure. Elle repré-

officier prussien

maçonnique

exécutant le sur le

appel* un

champ

le dé-

et, à cet

d'épargner

sentait un

signe de détresse

de bataille de Waterloo,

officier français se précipitant pour

fendre et ordonnant à ses soldats

l'ennemi qui vient d'abattre plusieurs de

leurs camarades.

Mon collaborateur Dasté avait commenté

cette gravure dans un article

consacré et qu'il terminait

qu'il lui avait

ainsi :

« Quand ou est en état de

un

champ

de bataille,

je

guerre,

demande

sur

si

«

« un franc-maçon français

« l'amour de ses frères.-. d'outre-Manche

faisant

passer

« ou d'outre-Rhin

avant l'amour

dû à de

« simples profanes, ses nationaux, n'est pas

« tout simplement un traître ? »

Certains de nos

correspondants

se sont

ont

montrés

exprimé

de l'avis de Dasté ; d'autres

un avis contraire.

Ces derniers argumentent ainsi :

« Notre

haine de la

Franc-Maçonnerie,

disent-ils, ne tomber dans la

doit cependant pas nous faire

Or c'est sauva- qu'un officier

sauvagerie. gerie que de ne pas admettre

A BAS

LEo

français puisse, porter secours à un adver-

saire blessé et

rangs quand ils sont entrés à Paris, m'écrit xin

abonné, et j'ai sauvé plus

J'ai agi ainsi nité

fraternité chrétienne, et je ne m'en repèns

pas. Je suis

sentiment de frater-

empêcher qu'on

l'achève.

« J'étais dans les

des "Versaillais

d'un communard.

par

sentiment de

n'ai

non par

maçonnique,

mais

persuadé que, ce faisant, je

commis une faute »;

pas Je ne ferai aucune difficulté d'avouer à notre

correspondant que je bartage nière dé voir. Je me doutais bien que cette d'une vieille

reproduction que et que

sa ma-

gravure maçonni-

lés commentaires dont raccom-

contradictoires.

Mais

en vue de la discussion de

pagnait Dasté étaient de nature à provo-

quer des appréciations

c'est

ces

appréciations que la question m'a paru intéressante a poser.

précisément

Dasté incline à croire

que le franc-maçon

d'un franco

champ de bataille

nos amis sou- ma

qui répond à l'appel suprême

maçpn étranger est un traître.

tiennent le contraire. Je dirai

part, je

pour cela donner tort à Dasté.

sur un

Certains de

que, pour donne raison à ces derniers, sans

en effet, de la façon dont Jes

que les lois de l'humanité

Tout dépend,

choses se passent. 11 est évident

nous ordonnent de secourir les blessés en-

nemis après la bataille, et même dans le'feu

de l'action,

lité de nuire. D'autre part, il est bien difficile d'admettre

qu'un franc-maçon, parce qu'il est franc-

maçon et connaît le signe de

tuer des Français jusqu'à épuisement de ses

s'ils sont réduits à l'impossibi-

détresse, puisse

forces, et qu'au premier appel

qu'il

se voit

en danger

près

français,

à

maçonnique,

alors

son tour, il de ses frères les

contre ceux-là

même dont il vient de tuer les camarades, en

francs-maçons

trouve des défenseurs

attendant qu'illes

tue

peut-être à leur tour.

Comme nous n'étions ni les uns ni les

autres à Waterloo, nous n'avons comment s'est produit l'événement

autres à Waterloo, nous n'avons comment s'est p r o d u i t l'événement

pas vu

retracé

notre gravure d'après les documents

par

maçonniques.

s'abstenir

Mais je ferai rieux en vertu

après avoir tué un certain nombre d'enne-

mis

Le plus sage est donc de

sur ce cas particulier.

remarquer l'état d'esprit cu- un

duquel

franc-maçon,

croit

pouvoir

s'adresser à

ces mêmes ennemis et leur demander la

de son pays,

vie, au nom de sa qualité ;Cela tendrait à prouver

dé la fraternité ne s'éveille chez les frères.-.

que lorsqu'ils y ont intérêt.

de franc-maçon. le sentiment

que

TYRANS!

11

serait

plus logique, ce me semble, que

vie

celui-là qui a l'intention au nom de la fraternité

d'implorer la

commençât par

est

que

refuser de tuer au nom de cette même fra-

ternité. Dans tous les cas,, il est bien certain

jamais il ne viendrait à l'idée d'un catholi-

simple indépendant de deman-

catholique

que ou d'un

der grâce, sous prétexte qu'il

ou

indépendant, à des

ennemis dont il au-

rait commencé par frapper les frères d'ar-

mes. Les plus malins. Mais

Sans doute ; et,

Francs-Maçons sont beaucoup

raisonne là comme un clérical,

par conséquent, mon rai-

je

sonnement ne saurait avoir

J'ai

d'importance. encore un mot à dire a

pro-

signe de détresse et de

fois à la

plusieurs

pourtant pos de ce fameux

l'emploi qui

en a été fait

Chambre des Députés, dans ces derniers

temps. On a vu dans des circonstances

solen-

nelle des orateurs francs-maçons exécuter

le

le vote

que n'avaient recours à ce

les orateurs

signe.de

Notez

détresse à la tribune et emporter

grâce à cette pantomime.

en question moyen extrême que d'arguments.

quand ils étaient a bout

Alors quoi? Les Francs-Maçons ne sont

pas

des

gens qu'on persuade ? On les

donc

la force de la

raison, non en faisant valoir les intérêts du

pays, mais au doigt

' donc alors que des asservis?

fait donc marcher, non par

et à l'oeil? Us ne sont

C'est bien ce que j'ai toujours prétendu. .Et voilà comment, malgré tout mon. désir

d'être aimable

pour nistes de la rue Cadet,

ces

pauvres congréga-

je

suis sans cesse

obligé par l'impitoyable logique de conclure

contre eux.

P.-C. A.

TRAVAUX

DES

LOGES

Le bulletin, hebdomadaire maçonnique

du 1er juin donnait pour la semaine sui-

vante les sujets de conférence

discussion ci-dessous loges de Paris.

ou de

dans certaines

A la R-.

L.-. : Les

Amis

triom-

pfoants. Conférence sur les principales causes de Féchec des Républicains, par le frère Bouvret, vénérable.

A la R.-. L.-. : L'Union

de

Belle-

ville, conférence

Bos, député, sur Le Parti Nationaliste,

par le frère Charles

A BAS

LES TYRANS!

son historique,

le combattre. A la R. L.-. : L'Ecole

sa puissance, moyens de

mutuelle

et

l'Atelier

rie d'allégresse en l'honneur lection* comme conseillers

socialiste,

après

une batte- de la réé-

municipaux

des frères Pierre Morel à

Paris

et Bi-

zonard à Colombes, compte rendu

de la

réunion des vénérables de la région pari<-

siënne pour l'organisation

d'action .républicaine lisme. Le frère Mesureur

raît-il,

Il

d'une Ligue

pa-

contre le nationa-

n'a pas'paru,

une

à cette

pontificale. lettre frères se sont

s'il les lâchait. Ils étaient abso-

réunion

d'envoyer,

s'est contenté

d'excuse. Ses vénérables

demandé

lument furieux.

Après cet intéressant

compte rendu,

la loge conférence

seiller municipal

L'Ecole

avait une

par le frère P. Morel, con-

mutuelle

de Paris, sur La Sépa-

ration

extérieures et intérieures pour lesquelles

des Eglises

et de l'Etat.

Causes

elle n'a

'

pas

été votée, Moyens d'y par-

venir. Discussion contradictoire. A la R.-. L.-. : L'Union Discussion sur La défense

républicaine teurs inscrits

fraternelle. et Vattaque

Ora-

Sever (tous

contre le nationalisme.

: Le Grandàis,

deux relevant de chute électorale).

frères garants d'amitié étaient spéciale-

Les

ment invités à honorer présence, à décorer « fournir leur pensée tante question.

la tenue

de leur

les colonnes

et à

» sur cette impor-

A la

R.-.

L.-. : Les

Droits

de

l'Homme,

élections municipales. Orateurs inscrits :

Lampué,

battus qui avaient à épancher

dans le sein de leurs Pasquier.

discussion sur Les dernières

(trois autres,

leur bile

Hattat, Clairin

frères) Bourceretj

A la R.-.

L.-. : L'Enseignement

mutuel,

La lutte contre le nationalisme,

conférence contradictoire

sur

par le

frère Gurgen, et batterie d'allégresse

l'honneur

en

des frères

Henri

Rousselle, Brard, Eymard, élus conseillers munici-

paux, et du frère

Gurgen,

nommé che-

. valier du mérite agricole.

AlaR.-.

L.-. : Diderot,

le nationalisme.

causerie sur

Enfin à la R.-,. L.-. : L'Equerre,

con-

: Le bordan- ne sont-ils

férence sur cette question gisme et le nationalisme

pas

des troubles

de l'opinion

dus

à la

coexistence contradictoire du droit poli-

tique républicain et de moeurs monarchi- entretenues ?

ques soigneusement

Si j'avais eu

à

participer

à la discus-

sion qui a dû suivre cette dernière

férence, j'aurais R.-. L.-. Diderot et à reconnaître

con-

de là

invité

les frères

à réciter un corifiteor

maçonnerie

est

que la

bien pour quelque chose dans Péta'blï'ssë.7-

ment des moeurs monarchiques,

plaçait les bustes de Lquis-le-Désiré

des membres de « son auguste

elle qui

et

famille »

sur les autels de ses'temples

et qui, lors-:

qu'elle n'eut

pouvant se résoudre à res ter la veuve d'un

Louis Napo-

plus de Roi à vénérer

ne

invita le prince

monarque,

léon à « mettre

sur son noble front V, et convola

diatement avec lui.

la couronne

.-••'.'"

impériale

immé-

Il ne' faut pas nous la faire ! aurais-je

dit éloquemment

aux bons' frères.

N. B. — Si j'ai, pris la peine de recueil-.

lir ces sujets de conférence,

fermer une bonne infâmes calomniateurs

cesse la Franc-Maçonnerie de> s'occuper dé politique

2e N. B. Je remarque rence ayant pour titre : Un

réponse à la brochure

c'est afin de

fois la bouche

aux qui accusent sans

une confé.- d'histoire,

peu

antimaçonnique

VAction française. Il devait évidemment

être question de moi dans cette confé-

rence.

que le conférencier

rappeleràses

tages qu'ils peuvent tirer,

constances,

napartiste et républicain, au choix.

de leur passé royaliste,

En fait d'histoire,

j'espère bien

1

de

n'a pas oublié

frères les singuliers

avan-

selon les cir-

bo-

LA

LÉGENDE

D'HIRAM

Les calembredaines que les Francs-Ma-

Loge,

avec force

çons' se content en

symbolisme,

à la clef, sont d'une telle lourdeur

digestion

haute dose. C'est donc

que' nous servirons à nos

maçonniques qui autrement risqueraient leur rester sur l'estomac.

sous couleur de

mimiques.bizarres

la

que difficile, à morceaux

en est horriblement

par petits

lecteurs ces

plats

de

6

A BAS

LES

Dans l'amusant dessin de Bob

pas

ce que

de

les

maître,

de

(voir -le Frère.-. Réci-

Maître enjambe, en

nos

deux premiers numéros),

piendaire au grade

faisant

le

un autre F.-. M.-,

le cadavre d'Hiram. Quel est ce cadavre ? Quel est cet Hiram ?

Franc-Maçons appellent un cercueil où est couché

qui, avons nous dit, figure

nous Lé petit livre maçonnique avonsdéjà parlé (espèce

intitulé ::Instruction

bolique),

légende

officiel dont de catéchisme 3é grade sym- suivants la

pour narre en les

termes du nommé Hiram.

Selon une tradition

pendant

de

les travaux du

qui

s'est transmise ora-

siècles (.1) Hiram Abi,

lement

célèbre architecte et

roi Salomon, par Hiram,

longs

statuaire,

roi de

envoyé Tyr, pour

fut

au

diri-

temple de Jérusalem,

ses ordres un

ger Hiram Abi,

nombre d'ouvriers,

ries :

donna, pour

ayant sous

se faire

à

maîtres,

grand

catégo-

compagnons et maîtres. Il leur

les divisa en trois

l'exception

apprentis,

et

signe

épatant!

reconnaître, des mots,

du

signe

ob-

l'achè-

signes

catégorie, et qui,

et du

dont nous nous servons

c'est

téchisme

attouchements, particuliers à chaque

sacré

des

étaient ceux-mêmes aujourd'hui (2). (Ça,

Commentdiable l'auteur de ce ca-

maçonniquepeut-il le savoir?).

signe ils

Trois mauvais

compagnons n'ayant pu

voyant approc'ner formèrent le

par

tenir la maîtrise et vement des

travaux, d'arracher à Hiram,

lence, les mots, maître. A cet

complot

la menace et la vio-

le

et l'attouchement de

chacun

un soir

premier

lui barra le

Alors l'agresseur

effet,

s'embusquèrent

temple,

à l'une des trois issues du

que après le dé-

Hiram, ayant terminé sa visite, voulut sor-

compa-

pas-

signe

l'architecte inspectait les travaux des ouvriers.

part

tir

la

par

porte

d'Occident. Le

règle

de

fer,

armé d'une

gnon

de sage maître. «

devoir me défend

reçu

parmi les maîtres quand

»

crime seront honorés (3).

en lui demandant le mot sacré et le

Malheureux,

répondit Hiram,

mon

de te les donner. Tu seras

la trahison et le

(1)

Transmise

n'a

de

par qui

on

et à

qui?

C'est tout de

même chic

et

Mages

des

quand

pas

s'appelle

le F.-. Raluchard

qu'on

la

prétention de descendre

de

penser que par

Chaldée,

le

Vénérable F.\ un beau soir

de

seul fait

fane' »!

qu'un

vous a donné la Lumière avec un

tradition pipe, pu dant de

Baluchard au-dessus' des malheureux « Pro-

se trouve être l'héritier direct"» tuyau d'une,

qui

s'est transmise oralement

qui

pen-

longs siècles II » Voilà

élèveles FF.-.

(2)

Ceci est tout à fait beau I

orale, toujours, (elle

gratter

Ainsi, d'après

a bon

dosl)

la

les

tradition

Francsi-maçons pontifiant

à n'en l'honneur Cadet, savent, de se

ment comme on se grattait devant le

actuellement rue

pas douter, qu'ils

ont

dans la main absolu-

Temple

de

Jérusalem, il.y a trois mille ans et plus",

A la façon Mon d'HiranirAbi, ami I C'est beau, la tradition I

(3) Tiens, tiens I Mais les

temps

les

presque à l'ésal -,.

sopt accom-

Logés honorent le

plis, puisqu'aujourd'lmi

Traître Drevfus

de leur véné-

.

rable HiramrAbi !

TYRANS!

tenta de lui asséner sur la tête un

lent de sa sur

que

Hiram s'enfuit vers la

rencontra le deuxième

levier, qui

mier et

lui fit la même demande

il fit une

réponse

auquel

Ce

gique.

vier,

compagnon, d'un

à la

nuque.

l'atteignit

par

Affaibli

par rencontra le troisième

chercha encore à fuir

y

coup

Le

vio-

coup

règle de fer ; mais le coup ne porta l'épaule.

du Nord, où il

compagnon, armé d'un

porte

le

que

d'Orient. 11

pre-

aussi éner-

coup de son le-

ses deux blessures, l'architecte

porte compagnon qui, ayant

un

les

hors de la

fait la même demande suivie du même refus,

lui porta,

si violent sur le front qu'il retendit

du maillet dont il était armé,

pieds.

corps de leur victime,

transportèrent

sang remarquées

mort à ses

Pour cacher le trois assassins le

ville et l'enterrèrent dans un lieu écarté.

lendemain, la disparition de l'architecte

dans le tem-

et les traces de

ple

blèrent dans leur lieu de réunion

dirent de noir en

donné cours à leur

n'épargner

le

une sépulture digne

révélèrent le-crime. Les maîtres s'assem-

corps

qu'ils

ten-

avoir

signe

de

deuil, et, après

douleur,

ils résolurent de

pour

retrouver

aucune recherche

de leur infortuné chef et lui donner

de lui. Ils ne réusirent

avoir cherché pendant plusieurs

qu'après

jours.

Nous verrons une autre fois les cérémo-

l'a si

nies de liturgie grotesque (ainsi que

bien dit Jules Lemaître),

dont cette légende

a fourni les thèmes à l'imagination maçon-

nique.

L. D.

La Vie politique

du F.*. Balucliard

(Suite)

Et

s'approcliant de Lattet il ajouta, par"

lant à demi voix :

Je discuterai avec vous votre

a des

profanes.

proposi-

tion quand vous voudrez,

y

comme le tartuferie de

nos règlements que

prescrivent

nions

mais pas ici où il

prouverai

clair

qu'il s'agit

toutes les

il

Je vous

mais

jour qu'il n'est pas question de

ma part,

vous oubliez, qui nous

opi-

la tolérance

pour

religieuses et vis-à-vis desquels

pourtant, pour employer

de n'être

pas trop

tartufes.

conviendrait

expression,

votre

Ce fut au tour de Lattet de faire une gri.

mace.

Les règlements, les règlements, répli-

ils ne

pas

gê-

Vous voulez dire :

les

qua-t-il, on peut

sont

changer quand doivent être.

quand

ce

qu'ils

ils vous

nent. Alors, il serait plus simple de n'en avoir.

pas — 11 est fit Lattet en toujours riant.

à cheval, cet animal-là, Il n'y a jamais moyen de

A BAS

LES

TYRANS!

avec lui. Allons, au revoir, frère

nous

laissant retomber le long du corps de ma- nière à

figurer l'équerrê.

Lattet,

— Tiens! fit

prenant pour un lé salut

maçonnique.

le

initié et lui rendant

avez vous ?

.";*.

sur sa

plaisanter

Charlin, et à bientôt. Vous savez que

avons à nous voir pour la commission

cercle.

bientôt, répondit vous venez ?

du

— A

Charlin.

Letour, . Quel âge

— Vous dites ? .

Je dis : Quelle heure .avez vous? reprit

Létôur qui né demandait qu'à partir s'em-

de répondre à l'invitation de Charlin.

savez, Letour,

fit Lattet en le

dans une demi-heure il sera

pourrez manger de la viande péché.

s'empressa

de

suivre Charlin,

à là sur- '

vivénîènt Làttèt, eh s'âpêrcévànt

prise témoignée par son

s'était

pressa

— Vous

interlocuteur qu'il

voyant se lever,

minuit ; vous sans faire un Mais Letour

faisant comme s'il n'entendait

mépris

qualité maçonnique.

Il est onze heures ôt demie. Mais vous

vous venez de le dire

le savez bien, puisque

à l'un des deux messieurs qui viennent de

partir. A ce moment entra mi des rares clients

payants de Baluchart qui

pas. — Quel crétin ! continua Lattet. Jene veux

frère des écoles chré-

mange de la morue le jour

! Eli bien !

du

pas que des calottards comme celui-là restent

VËpêè de Judas ! Ça n'a pas plus l'esprit

maçonnique qu'un tiennes. Il

sou-

qu'il porte tane, alors. Je vais le faire mettre en accu- sation et le faire expulser de la Franc-Ma-

vint directefnent

Commença par

Comme il

à

au groupe

VirieU,

dont faisait partie Lattet.

c'était son noni,

serrer la main à celui-ci. Puis,

avait constaté

vous vous con-

pas que naissiez. Vous en êtes donc aussi?. Quel âgé ayez-vous?

ça! mais, qu'est-ce qu'ils peuvent bien

Vendredi-Saint

Lattet et BàluChard cau-

que il dit à ce dernier :

saient ensemble,

Je ne savais

çonnerie. A ce moment son regard croisa celui de Baluchard qu'il n'avait pas encore remar-

qué. Il

Ah.

avoir tous à me demander

Baluchard un

mon âge, pensa

le salua, le avec lui

reconnaissant pOUr avoir dans

voisiné

ahuri.

peu

Non!

n'en suis

pas, répondit-il. Mais

être,

Com-

échangé

quelques rares propos

'

je

ce même coin dé café où ils avaient

plus

je ne demanderais pas mieux que'd'en

Virieu fut

surpris

que

ment, dès lors

de la

H -s'installa-

d'une fois.

réponse. Baluchart n'en était

ce

qu'on

Je ne savais pas que vous en étiez, dit Baluchard.

Et en même

à

temps, il esquissa

ce qu'un

maçon-

l'épaule

camarade lui avait dit être le salut

nique, en portant la main droite à

gauche, puis

l'épaule droite, puis

.en la

pas, lui voulait

pauvâit-il comprendre

dire en lui demandant s'il en était?

auprès

de Lattet et se mit à

à causer à voix basse avec lui.

(A suivre)

8

A BAS LES

TYRANS!

*

Envoyer lettres et mandats à M. COPIN-ALBANCELLI,143, rue d'Aboukir, Paris '

'

«.*.' L'Imprimeur-Gérant : JACQUIN,U3, rue d'Aboukir, Paris.

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