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Petits exercices de grammaire

Petits exercices de grammaire Première année du secondaire Français PEI Luc Papineau École secondaire

Première année du secondaire Français PEI Luc Papineau École secondaire Jean-Baptiste-Meilleur Année scolaire 2011-2012

année du secondaire Français PEI Luc Papineau École secondaire Jean-Baptiste-Meilleur Année scolaire 2011-2012
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Table des matières

Classes de mots et fonctions syntaxiques des mots et groupes de mots

Tableau des principales abréviations utilisées

page 4

Avant de commencer…

page 5

Classes et fonctions : quelques préalables

page 8

Le déterminant (Dét)

page 10

Le nom, le pronom et le groupe nominal (GN)

page 13

L’adjectif et le groupe adjectival (GAdj)

page 20

L’adverbe et le groupe adverbial (GAdv)

page 23

La préposition et le groupe prépositionnel (GPrép)

page 26

La conjonction

page 29

Accords des participes passés

Les participes passés : quelques préalables

page 33

L’adjectif participe

page 36

Le participe passé employé avec l’auxiliaire «être»

page 38

Le participe passé employé avec l’auxiliaire «avoir»

page 40

La concordance des temps dans un récit

page 45

Règles grammaticales particulières

Les homophones

page 48

Aucun(e)(s) / chacun(e) / chaque

page 62

Le «t» et le «s» euphoniques

page 64

La majuscule et la minuscule

page 66

Ponctuation

Les règles générales

page 71

Les règles fréquentes Le discours rapporté

page 71

L’interrogation

page 72

Le détachement

page 72

Les conjonctions

page 73

Types et forme de phrases

Les types de phrase

page 80

Les formes de phrase

page 83

Les phrases à construction particulière

page 87

Vocabulaire

page 89

Syntaxe

page 96

3

Tableau des principales abréviations utilisées

CD

: complément direct du verbe

CI

: complément indirect du verbe

CN

: complément du nom

CP

: complément de phrase (même chose que GFCP)

Dét

: déterminant

GAdj

: groupe adjectival

GAdv

: groupe adverbial

GFCP

: groupe facultatif complément de phrase (même chose que CP)

GInf

: groupe infinitif

GN

: groupe nominal

GN CD

: groupe nominal complément direct du verbe

GNs

: groupe nominal sujet

GPart

: groupe participial

GPrép

: groupe prépositionnel

GV

: groupe verbal

P

: phrase

PPA

: participe passé employé avec l’auxiliaire «avoir»

PPA + GInf

: participe passé employé avec l’auxiliaire «avoir» et suivi d’un groupe infinitif

PPE

: participe passé employé avec l’auxiliaire «être»

PPvp

: participe passé d’un verbe pronominal

SCirc

: subordonnée circonstancielle

SComp

: subordonnée complétive

SRel

: subordonnée relative

SCirc : subordonnée circonstancielle SComp : subordonnée complétive SRel : subordonnée relative 4

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Avant de commencer : quelques petits préalables…

1) Une phrase

Pour le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, pour être syntaxiquement correcte, une phrase doit toujours comprendre un verbe conjugué.

Ex. :

Nicole savoure chaque moment de la journée.

Ex. :

Jean, marche un peu pour voir.

Ex. :

Jean prend une marche.

2) La phrase de base

En grammaire, une phrase de base comprend généralement un GNS (groupe nominal sujet) et un GV (groupe verbal). Elle est de type déclaratif, positive, active, neutre et personnelle.

Ex :

Jean marche.

Ex :

Ils ont construit une maison.

Elle peut aussi contenir un GFCP (groupe facultatif complément de phrase).

Ex :

Jean marche ce matin.

Ex :

L’an dernier, ils ont construit une maison.

Il existe différents types de phrase comme nous le verrons plus tard.

3) Le verbe

Le verbe est un mot variable. Sa forme peut changer selon :

- le mode et le temps auxquels il est conjugué.

- son sujet.

Ex. :

Ex. :

Je marche. Nous marchons.

(1 ère personne du singulier) (1 ère personne du pluriel)

La plupart des vebes permettent d’exprimer une action exécutée par un sujet (verbe d’action). D’autres verbes permettent d’attribuer une caractéristique à son sujet (verbe attributif).

Ex. :

Pierre répare sa voiture. (verbe d’action)

Ex. :

Pierre est un bon mécanicien. (verbe attributif)

Ex. :

Elle parait perturbée par la situation. (verbe attributif)

Ex. :

Les citoyens semblent amusés par cet incident. (verbe attributif)

Ex. :

Ce chien devient très agressif. (verbe attributif)

Quelques verbes attributifs

être

paraître

sembler

devenir

rester

demeurer

devenir

avoir l’air

passer pour

 

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Lorsque vient le temps de les conjuguer, on classe les verbes en trois grands groupes.

Lorsque vient le temps de les conjuguer, on classe les verbes en trois grands groupes. Dans le cas des deux premiers, on parle de verbes réguliers (dont la terminaison est régulière). Dans le cas du troisième, on parle de verbes irréguliers (dont la terminaison varie selon les cas).

Les verbes du premier groupe se terminent en ER comme manger ou chanter.

Ex. :

Nous mangeons… Nous frappons… Nous lançons… Nous rêvons…

Les verbes du deuxième groupe se terminent en IR et se terminent par ISSONS à la première personne du pluriel (nous) à l’indicatif présent comme finir ou grandir.

Ex. :

Nous finissons… Nous grandissons

Les verbes du troisième groupe se terminent en OIR, en RE, en TTRE, en AÎTRE, en INDRE en SOUDRE ou encore IR ne se terminant par par ISSONS à la première personne du pluriel (nous) à l’indicatif présent.

Ex. :

Nous voyons… Nous prenons… Nous permettrons

Nous sortons

Les verbes peuvent être conjugués selon différents temps et différents modes.

conjugués selon différents temps et différents modes. Dans certains cas, ils devront être accompagnés de

Dans certains cas, ils devront être accompagnés de l’aulixiliaire être ou avoir dans les temps composés.

Ex. :

Gabriel a mangé de la tarte. (auxiliaire avoir)

Ex. :

Chantal est venue me voir. (auxiliaire être)

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EXERCICE 1

Dans les phrases suivantes, identifie les GNs, les GV et les GFCP

1)

Chaque année, Simon améliore son élan au golf.

2)

Des milliers de manifestants ont bravé le froid ce matin.

3)

Jean et Ginette ont découvert, ce midi, un secret incroyable.

4)

Attends de savoir la suite.

5)

Depuis quinze ans, ces marmottes ont envahi la région.

6)

Ce chanteur attirait une foule nombreuse.

7)

Le maire, nouvellement élu, a promis des baisses de taxes.

8)

Tout au long de l’année, les agriculteurs travaillent très fort.

9)

Mon professeur de français, Luc Papineau, aime les plantes et les élèves.

10)

Cet exercice contient de bons exemples.

EXERCICE 2

Dans les phrases suivantes, identifie les verbes conjugués. Indique tout d’abord s’il s’agit d’un verbe d’action ou d’un verbe attributif. Ensuite, indique à quel groupe appartient ce verbe.

1)

Marc reste imperturbable devant cette situation.

2)

Nicolas promettait de revenir la semaine prochaine.

3)

Ce détective a résolu ce mystère.

4)

Ce client demeure convaincu de cette fraude.

5)

Il finira son devoir plus tard ce soir.

6)

Il paraissait contrarié de me savoir ici.

7)

Je veux partir immédiatement!

8)

Ce raisonnement rejoint ma pensée.

9)

Que le diable le maudisse!

10)

Le mécanicien polissait cette carosserie

rejoint ma pensée. 9) Que le diable le maudisse! 10) Le mécanicien polissait cette carosserie 7

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Classes et fonctions: quelques préalables

La grammaire française est beaucoup plus logique que certains élèves seraient tentés de le croire. Elle fait appel à des principes de base simples et faciles à comprendre. Chaque phrase est construite à partir de mots ordonnés dans un ordre précis. Ainsi, on ne peut écrire:

Ex. :

A niche chien bleue mangé sa le .

Une telle phrase n'a aucun sens et ne respecte pas la logique de la construction d'une phrase. Avec un peu d'imagination, il est cependant possible d'écrire une phrase avec ces mêmes mots.

Ex. :

Le chien a mangé sa niche bleue.

Même si elle n'a aucun sens véritable, cette phrase respecte cependant la logique de la construction d'une phrase en français. Ici, chaque mot est à sa place et chaque mot joue le rôle qui lui revient.

On verra que la classe et le rôle syntaxique d'un mot ou d’un groupe de mots sont à la fois utiles pour la compréhension d'une phrase, mais aussi pour l'application des règles de grammaire et de ponctuation.

1) La classe d'un mot

La classe d'un mot, c'est la grande catégorie à laquelle il appartient. Un mot n'a pas une classe précise en lui-même: celle-ci dépend plutôt de sa place ou de son rôle dans la phrase.

Ex. :

Le mot «ferme» peut être:

adjectif:

Il a présenté une offre ferme et non négociable.

verbe:

Il ferme la porte doucement.

nom:

Il a acheté une ferme.

Par ailleurs, il existe différentes classes de mots. On les regroupe généralement en deux grandes catégories: les mots variables (qui s'accordent) et les mots invariables (qui ne s'accordent pas).

VARIABLES

INVARIABLES

- déterminant

- adverbe

- nom

- préposition

- pronom

- conjonction (coordonnant et subordonnant)

- adjectif

- verbe

2) La fonction syntaxique d'un mot ou d’un groupe de mots La fonction d'un mot ou d’un groupe de mots consiste au rôle que joue celui-ci dans une phrase. Il est important de savoir qu'un mot ne peut avoir qu'une seule fonction à la fois dans une phrase.

Exemple:

Le mot «ferme» peut être:

CN

:

Il a présenté une offre ferme et non négociable.

CD

:

Il a acheté une ferme.

peut être: CN : Il a présenté une offre ferme et non négociable. CD : Il

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3) Trouver la classe et le rôle syntaxique d'un mot ou d’un groupe de mots

3) Trouver la classe et le rôle syntaxique d'un mot ou d’un groupe de mots

Avant de trouver la classe ou le rôle syntaxique d'un mot ou d’un groupe de mots, il faut remarquer que la classe (C) , le rôle syntaxique (R) et la place (P) de celui-ci dans une phrase sont trois notions intimement liées. Un mot a un rôle syntaxique selon sa classe et sa classe dépend de sa place dans la phrase, par exemple.

On peut ainsi trouver la classe ou la fonction syntaxique d'un mot ou d’un groupe de mots en se basant sur une bonne observation de la phrase, sur un questionnement adéquat ou sur une technique de substitution (remplacement).

a) Observation :

b) Questionnement :

c) Remplacement :

La place d'un mot dans une phrase est très révélatrice.

Ex. :

«Ferme» est placé devant le déterminant «la» : il y a donc de

fortes probabilités que le mot «ferme» soit un nom.

Lorsqu'on effectue un questionnement, on s'intéresse généralement à la fonction syntaxique du mot.

Il a acheté la ferme.

Ex. :

Marie vend de la crème glacée.

«Vend» est un verbe ici puisqu'il a un GNs («Marie»). C’est Marie qui vend de la crème glacée.

Si, dans une phrase, un mot occupe une place selon sa classe, il

est aussi vrai qu'un autre mot, de même classe, peut le remplacer. Partant de ce principe tout simple, si on ignore la classe d'un mot, il n'y a qu'à la découvrir en remplaçant ce mot par un autre dont on connaît la classe et le tour est joué!

Ex. :

Il n'y a rien de mieux qu'une bonne zythum en regardant la télévision. Si je peux remplacer «zythum» par le nom «bière» dans cette phrase, c'est parce que j'ai affaire à deux mots interchangeables et donc de même classe, soit deux noms.

phrase, c'est parce que j'ai affaire à deux mots interchangeables et donc de même classe, soit

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Le déterminant (Dét)

Dans Grammaire pédagogique du français d’aujourd’hui, Suzanne-G. Chartrand explique qu’un déterminant «précise ce que désigne un nom», c’est-à-dire qu’il apporte une information supplémentaire sur ce dernier. En effet, quand on y pense, il existe un monde de différences entre dire «Un chien est entré dans la maison» et «Le chien est entré dans la maison»…

1) Valeur de reprise Le déterminant a parfois une valeur de reprise.

Ex. :

Il a amené son ami. Cet ami est plutôt gêné. Ici, le déterminant démonstratif «cet» reprend ici l’idée de«son ami» exprimée dans la phrase précédente.

2) Une classe variable Le déterminant est généralement variable. Il reçoit le genre et le nombre du nom qu’il introduit. :

Ex. :

Tous les garçons et toutes les filles se promènent dans la rue deux par deux.

Certains déterminants varient seulement en genre ou en nombre tandis que d’autres ne varient tout simplement pas.

Ex. :

Il y a différents problèmes et différentes solutions.

(variable en genre)

Ex. :

Depuis quelque temps, je vois que tu as quelques problèmes. (var. en nombre)

Ex. :

Chaque soir, je vois plusieurs étoiles filantes dans le ciel.

(invariable)

3) Déterminant simple et complexe Un déterminant est dit «simple» quand il est indécomposable et «complexe» quand il est formé de plus d’un élément.

Ex. :

Ma sœur est venue.

(simple)

Ex. :

Beaucoup de problèmes ne sont pas si compliqués.

(complexe)

À noter!

Dans le cas des expressions comme «une foule de…» ou encore «un tas de…», celles-ci peuvent être analysés de deux façons, soit comme étant un déterminant complexe soit comme étant un GN suivi d’un GPrép.

4) Fonction du déterminant Le déterminant a pour fonction syntaxique d’introduire un nom dans une phrase. Il est placé avant celui-ci. Il reçoit le genre et le nombre de ce dernier.

Ex. :

J’ai apporté mes affaires avec moi. Mes : introduit le nom «affaires».

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5) Sortes de déterminants Défini : le, la, l’, les. Indéfini : un, une, d’,

5) Sortes de déterminants

Défini :

le, la, l’, les.

Indéfini :

un, une, d’, des.

Partitif :

du, de, de la, de l’.

Contracté :

au, aux, du, des.

Quantitatif :

certains, chaque, différent, plusieurs, tout, n’importe quel, aucun, nul…

Possessif :

mon, ton, son, ma, ta, sa, mes, tes, ses, notre, votre, leur, nos, vos, leurs.

Démonstratif:

ce, cet, cette, ces.

Interrogatif :

quel, quelle, quels, quelles, combien de.

Exclamatif :

quel, quelle, quels, quelles, que de, combien de.

Numéral :

un, deux, trois…

Relatif :

lequel, laquelle, lesquels, lesquelles.

À noter!

Les déterminants relatifs sont rarement employés. On les retrouve généralement dans des textes de nature légale ou juridique.

Ex. :

Il a pris avis de ce délai, lequel délai expirera demain.

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EXERCICE

Identifie les déterminants dans les phrases suivantes. Dans la colonne de gauche, indique de quelle sorte de déterminant il s’agit. Dans la colonne de droite, indique quel est son rôle syntaxique.

Dans sa niche, le chien ronge l’os que son maître a ramené du supermarché vers quatre heures. Il a mal aux dents et n’a aucun véritable plaisir à grignoter ce morceau de calcium. Chaque mordée lui rappelle certaines pensées sombres. Il ferait n’importe quelle bêtise s’il s’écoutait vraiment. Il envisage plusieurs scénarios et il les voit avec précision dans sa tête. Nul individu ne sait toute la détresse de ce triste animal. «Quelle vie de chien que la sienne!», diront certains. Il leur faudrait beaucoup d’imagination pour comprendre le drame qui se déroule là.

Sorte

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Rôle syntaxique

Le nom, le pronom et le groupe nominal (GN)

1) Le nom

Le nom est le principal donneur d’accord. Il donne le genre et le nombre des adjectifs et des déterminants, par exemple. Il donne également le nombre et la personne des verbes.

a- nom propre et nom commun

Un nom est dit «propre» quand il désigne des êtres ou des choses en les distinguant des autres. Il prend alors toujours la majuscule.

Un nom est dit «commun» quand il s’applique à plusieurs êtres, à plusieurs choses ou à une notion générale.

Ex. :

Les Québécois aiment détester Céline Dion. (nom propre)

Ex. :

Le cheval est entré à l’écurie. (nom commun)

b- nom simple et nom complexe

Un nom est dit «simple» quand il est indécomposable et «complexe» quand il est formé de plus d’un élément.

Ex. :

J’ai acheté des piments. (simple)

Ex. :

J’ai toujours mon porte-bonheur avec moi. (complexe)

c- nom collectif et nom individuel

Un nom est dit «collectif» quand il désigne un ensemble, une collection d’êtres ou de choses. Il est dit «individuel» quand il désigne une réalité distincte et non collective.

Ex. :

Les troupeaux, les foules et les masses sont des noms collectifs.

Ex. :

Les caribous, les spectateurs et les ouvriers sont des noms individuel.

d- nom générique et nom spécifique

Un nom est dit «générique» quand il désigne un genre entier. Il est dit «individuel» quand il désigne une réalité spécifique.

Ex. :

«Voie» est le nom générique désignant les routes, les chemins, les rues, etc.

Ex. :

Les rues, les chemins et les routes sont des noms spécifiques.

e- nom comptable et nom non comptable

Un nom est dit «comptable» quand il désigne une réalité que l’on peut compter. Il est dit «non comptable» quand il désigne une réalité que l’on ne peut pas compter.

Ex. :

L’école, l’enseignant et les devoirs sont des noms comptables.

Ex. :

L’eau, la force et le sel sont des noms non comptables.

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f- une classe variable Chaque nom possède un genre. Il peut cependant varier en nombre.

f- une classe variable

Chaque nom possède un genre. Il peut cependant varier en nombre.

Ex. :

Le chien a mordu les mollets du facteur.

2) Le pronom

Le pronom est également un donneur d’accord. Il donne le genre et le nombre des adjectifs ainsi que le nombre et la personne des verbes.

a- pronom de reprise et pronom nominal

Le pronom peut avoir une valeur de reprise. Il renvoie à une idée ou à une réalité exprimée précédemment dans le texte. Cet élément repris est appelé «antécédent».

Ex. :

Paul est content. Il sourit. Ici, «il» est un pronom de reprise. Il reprend la réalité «Paul» exprimée précédemment. «Paul» est alors l’antécédent du pronom «il».

Un pronom nominal est un pronom dont le sens ne provient pas d’un antécédent.

Ex. :

J’ai trop dormi. Personne n’est venu me réveiller ce matin.

b- une classe variable

Le pronom peut varier en personne, en nombre, en genre et en nombre.

c- pronom simple et pronom complexe

Un pronom est dit «simple» quand il est indécomposable et «complexe» quand il est formé de plus d’un élément.

Ex. :

J’en ai acheté un. (simple)

Ex. :

J’ai toujours celui-ci avec moi. (complexe)

d- les sortes de pronoms

Personnel :

je, j’, me, m’, moi / tu, t’, te, toi / il, elle, on, lui, le, la, l’, en, y, se, s’, soi /

Indéfini :

nous / vous / ils, elles, eux, les, leur, en, y, se, s’… aucun, chacun, personne, tout, certains, plusieurs, rien, n’importe qui…

Possessif :

le mien, la mienne, les miens, les miennes / le tien… / le sien… / le nôtre, la

Démonstratif :

nôtre, les nôtres / le vôtre… / le leur… ce, c’, cela, ceci, ça, celui, celle, ceux, celles, celui-ci, celui-là, ceux-ci…

Interrogatif :

qui, que, quoi, lequel, laquelle, qui est-ce que, qui est-ce qui…

Numéral :

un, deux, trois…

Ordinal :

le premier, la première…

Relatif :

qui, que, quoi, qu’, dont, où, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, auquel, duquel…

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3) Le GN a- définition du GN Le GNs est un groupe dont le noyau
3) Le GN a- définition du GN Le GNs est un groupe dont le noyau

3) Le GN

a- définition du GN

Le GNs est un groupe dont le noyau est un nom (ou, par extension, un pronom).

Ex. :

J’ai vu [les outardes] partir pour [le Grand Nord].

b- les fonctions du GN

- Sujet de P Ex. :

La voiture

roule sur l’allée asphaltée.

La voiture : GN, sujet de P.

- CD du verbe Ex. :

Elle a acheté

Deux pomme : GN, CD du verbe «a acheté».

deux pommes

.

- Attribut du sujet

Ex. :

Nicole est

Mon amie : GN, attribut du sujet «Nicole».

mon amie

.

- Attribut du CD

Ex. :

Je la trouve

bonne élève

; je trouve Luc

bon garçon

.

Bonne élève : GN, attribut du CD «la». Bon garçon: GN, attribut du CD «Luc».

- Complément du nom (CN) ou du pronom

Ex :

Nicole,

Mon amie : GN, CN de Nicole.

mon amie

, m’a appelé.

Toi, ma belle , sois muette.
Toi,
ma belle
, sois muette.

Ma belle : GN, CN de «toi».

- Complément de phrase

Ex. :

La semaine prochaine

, nous irons là-bas.

La semaine prochaine : GN, complément de la phrase «Nous irons là-bas».

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EXERCICE 1

Identifie les noms dans les phrases suivantes. Pour chacun, indique de quelle sorte de nom il s’agit (propre – commun ) (collectif- individuel) (spécifique – générique) (comptable – non comptable).

1)

C’est en Amérique que Nicole a vu le plus grand troupeau de caribous au monde. Ce

cervidé aime les grands espaces et les cours d’eau.

2)

Ce nu a des formes nues qui forment des touts qui sont de vrais bric-à-brac.

3)

Ferme la porte de la ferme d’un geste ferme et porte ton regard vers moi.

EXERCICE 2

Identifie les pronoms dans les phrases suivantes. Pour chacun, indique de quelle sorte de pronom il s’agit.

1)

Celle-ci avoua qu'elle avait déjà rencontré des adversaires qui lui étaient supérieurs et

certains qui ne croyaient pas en elle.

2)

Chacun sait que les activités dont elle parle auront lieu non pas dans cette salle-ci mais

dans celle-là.

16

3) Quand Laura pensait aux jeunes, elle leur enviait leur insouciance. 4) La directrice avait

3)

Quand Laura pensait aux jeunes, elle leur enviait leur insouciance.

4)

La directrice avait ses soucis, ses adjoints avaient les leurs, mais tous semblaient préoccupés.

5)

Jean raconte les aventures auxquelles il a participé.

6)

Sa voiture est neuve tandis que la mienne est vieille. Je ne pourrai pas la vendre.

7)

Je le lui ai donné l'année dernière.

8)

Tel est pris qui croyait prendre.

9)

Que se passe-t-il exactement?

10)

La pomme que j'ai mangée était excellente et elle ne m'a rien coûté.

11)

Pourquoi en mangent-ils tant?

12)

Le quartier où chacun de nous est né est en ruines et nous nous sommes réunis à ce propos.

17

13) Qui a osé leur interdire l'accès à leur local de réunion? 14) «Ceux qui

13)

Qui a osé leur interdire l'accès à leur local de réunion?

14)

«Ceux qui y vont en ont pour leur argent et découvriront des talents insoupçonnés», leur a-

t-on dit.

15)

Chacun sait que personne ne peut tout posséder, même si plusieurs affirment que ne rien

posséder, comme certains, est le lot de n’importe qui.

16)

Ceux-ci ont dit à celles-là que cela était l’idée d’un des premiers qui s’étaient présentés à

ce concours.

EXERCICE 3

Trouve les GN qui ont pour fonction d’être sujets dans les phrases suivantes. Entoure-les et relie-les au verbe dont ils sont sujets par une flèche.

1)

Cette voiture, un Buick décapotable, constitue un véritable bijou.

2)

«Qu’on les pende!», cria la foule en colère.

3)

Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, est facilement irritable.

4)

Bernard Landry, le premier ministre du Québec, est facilement irritable.

5)

La meute de loups a commencé à tourner autour de moi.

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EXERCICE 4

Trouve les GN qui ont pour fonction d’être CD dans les phrases suivantes. Entoure-les et relie- les au verbe dont ils sont CD par une flèche.

1)

Pierre est un ami qui me donnerait la lune.

2)

Il reste encore des friandises que tu as achetées hier.

3)

Il a parlé à Marc de ce projet que tous refusent d’entendre.

4)

Je les vois devant moi et ils sont prêts à me livrer une chaude lutte.

5)

L’écoute de la musique «heavy metal» abrutit les jeunes et les rend aphones.

EXERCICE 5

Trouve les GN qui ont pour fonction d’être attribut du sujet dans les phrases suivantes. Entoure- les et relie-les au sujet dont ils sont attributs par une flèche.

1)

Cette voiture, un Buick décapotable, constitue un véritable bijou.

2)

Ce volcan en activité représente une menace pour cette ville qui craint le pire.

3)

Pierre est un grand garçon qui est gentil et serviable.

4)

Je suis devenu un véritable amateur de saut à la corde.

5)

C’est ce garçon qui est un véritable joueur de pétanque.

EXERCICE 6

Trouve les GN qui ont pour fonction d’être CN dans les phrases suivantes. Entoure-les et relie- les au nom ou au pronom qu’ils complètent par une flèche.

1)

Cette voiture, un Buick décapotable, constitue un véritable bijou.

2)

Le Canadien de Montréal, une équipe désolante, ne participera pas aux éliminatoires.

3)

Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, est facilement irritable.

4)

C’est à Québec, la belle capitale, que s’est déroulé cet événement.

5)

On est toujours intimidé quand on rencontre David Webster, cette grande vedette du rock.

EXERCICE 7

Trouve les GN qui ont pour fonction d’être CP dans les phrases suivantes. Entoure-les simplement et relie-les à la phrase qu’ils complètent par une flèche.

1)

L’été dernier, ma sœur est allée à la pêche et est revenue avec deux truites.

2)

Marie-Pier a beaucoup travaillé ce mois-ci au restaurant du coin.

3)

J’y vais tous les jours.

4)

C’est à Québec, la belle capitale, que s’est déroulé cet événement.

5)

Je ne sais pas ce que je ferai l’année prochaine.

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L’adjectif et le groupe adjectival (GAdj)

1) L’adjectif

a- adjectif classifiant et qualifiant

Un adjectif est dit «qualifiant» quand il exprime une qualité subjective ou objective du nom auquel il est relié. Il reflète alors le point de vue de la personne qui l’utilise. Il peut avoir une valeur méliorative, péjorative ou neutre. (très)

Ex. :

Une journée agréable.

(mélioratif)

Ex. :

Une mauvaise journée.

(péjoratif)

Ex :

Une belle école.

Un adjectif est dit «classifiant» quand il indique une qualité reconnue de tous et indépendante du point de vue de la personne qui l’utilise. (pas très)

Ex. :

Une école primaire.

À noter!

Plusieurs adjectifs peuvent avoir une valeur qualifiante ou classifiante selon le contexte.

Ex. :

Un individu nerveux.

(qualifiant)

Ex. :

Le système nerveux.

(classifiant)

b- une classe variable

L’adjectif est généralement variable, sauf en ce qui concerne certains adjectifs de couleur. Il reçoit le genre et le nombre du nom qu’il complète ou dont il est l’attribut.

Ex. :

Il porte des souliers bleus. Ici, l’adjectif «bleu» complète le nom «souliers». Il reçoit le genre et le nombre de celui-ci, soit masc. plur.

c- adjectif simple et complexe

Un adjectif est dit «simple» quand il est indécomposable et «complexe» quand il est formé de plus d’un élément.

Ex. :

Elle porte des bas bleus.

(simple)

Ex. :

Elle porte des bas bleu pâle.

(complexe)

d- adjectif participe

On retrouve certains adjectifs qui proviennent d’un verbe au participe passé ou au participe présent. Ils ne sont pas des verbes et reçoivent le genre et le nombre du mot auquel ils sont reliés.

Ex. :

Paul a un regard larmoyant.

(adjectif provenant d’un participe présent)

Ex. :

Paul a un regard allumé.

(adjectif provenant d’un participe passé)

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e- adjectif ordinal On retrouve certains adjectifs qui indiquent l’ordre d’arrivée, de présentation d’un être,

e- adjectif ordinal

On retrouve certains adjectifs qui indiquent l’ordre d’arrivée, de présentation d’un être, d’un objet, etc.

Ex. :

Paul est le premier coureur de ce groupe.

Ex. :

Voici mon deuxième argument.

2) Le GAdj

a- définition

Le GAdj est un groupe dont le noyau est un adjectif.

Ex. :

Il est [prêt] [à partir]. [Adj] + [GPrép]

b- les fonctions du GAdj

- Complément du nom (CN) ou du pronom.

Ex. :

Une gentille fille m’a ouvert la porte. Gentille : adjectif, comp. du nom «fille».

- Attribut du sujet.

Ex. :

Cette fille est gentille de m’ouvrir la porte.

Gentille : adjectif, attribut du sujet «fille».

- Attribut du CD.

Ex. :

Tout le monde la trouve gentille. Gentille : adjectif, attribut du GN CD «fille».

21

EXERCICE 1

Identifie les adjectifs dans les phrases suivantes. Pour chacun, indique de quelle sorte d’adjectif il s’agit (classifiant – quantifiant – participe – ordinal).

En une demi-heure, les premiers maillots de bain que j’ai vus de mon regard averti et faussement hésitant comprenaient des taches bleu-vert et les mêmes tons que les autres années. Ils laissaient également les épaules nues et le ventre à demi couvert. En résumé, ils étaient plutôt laids.

EXERCICE 2

Adjectif

Sorte

Identifie les GAdj dans les phrases suivantes. Pour chacun, indique sa fonction syntaxique.

1)

La majestueuse rivière L’Assomption a parfois des odeurs nauséabondes.

2)

Il faut dire que celle-ci n’est pas réputée pour ses qualités écologiques.

3)

Certains résidents la trouvent carrément malpropre et dangereuse pour la santé.

4)

Ils disent même qu’elle constitue un vrai danger public et elle est hautement polluée.

22

L’adverbe et le groupe adverbial (GAdv)

1) L’adverbe

a- exprime différentes valeurs

- le temps :

Ex. : aujourd’hui, autrefois, bientôt, déjà, demain, hier, jamais, parfois, toujours…

- le lieu :

Ex. : ailleurs, autour, dedans, ici, là, partout…

- la manière :

Ex. : avidement, bien, doucement, dangereusement, rapidement, vite…

- la quantité :

Ex. : à demi, à peine, à peu près, combien, environ, presque, quelque…

- l’affirmation :

Ex. : assurément, certainement, oui, volontiers, vraiment…

- la négation :

Ex. : ne… guère, ne… jamais, ne … plus, ne… pas, ne… point, non…

- le doute ou la probabilité :

Ex. : peut-être, probablement, sans doute…

- l’intensité :

Ex. : aussi, extrêmement, le plus, moins, peu, plus, très…

b- une classe invariable

L’adverbe est toujours invariable, sauf en ce qui concerne «tout» adverbe.

Ex. :

Ce changement s’est fait progressivement. Ici, l’adverbe «progressivement» est invariable.

c- adverbe simple et complexe

Un adverbe est dit «simple» quand il est indécomposable et «complexe» quand il est formé de plus d’un élément. Dans ce dernier cas, on parle aussi de «locution adverbiale».

Ex. :

J’ai marché hier. (simple)

Ex. :

La situation se règle peu à peu. (complexe)

2) Le groupe adverbial (GAdv)

a- définition

Le GAdv est un groupe dont le noyau est un adverbe.

Ex. :

Il y pense [sérieusement]. [GAdv]

23

b- les fonctions du GAdv - CI du verbe : Ex. : Nous reviendrons Ici

b- les fonctions du GAdv

- CI du verbe :

Ex. :

Nous reviendrons

Ici : adverbe, complément indirect du verbe «reviendrons».

ici .
ici
.

- Modificateur du verbe :

Ex. :

Lynda marche

Rapidement : adverbe, modifie le verbe «marche».

rapidement

.

- Modificateur de l’adverbe :

Lynda marche

Ex. :

très rapidement

.

Très : adverbe, modifie l’adverbe «rapidement».

- Modificateur de l’adjectif :

Ex. :

Jacques est

Très : adverbe, modifie l’adjectif «modeste».

très modeste

.

- Modificateur d’un déterminant numéral :

Ex. :

Environ dix manifestants

ont été arrêtés.

Environ : adverbe, modifie le déterminant numéral «dix».

- Modificateur d’une préposition :

Ex. :

Nathalie est arrivée

Peu : adverbe, modifie la préposition «après».

peu
peu

après la cloche.

- Modificateur d’un pronom :

Ex. :

Les filles sont

Presque : adverbe, modifie le pronom «toutes».

presque
presque

toutes rentrées.

- Complément de phrase :

Ex. :

Bientôt
Bientôt

, la neige se mettra à tomber.

Bientôt : adverbe, complète la phrase «la neige se mettra à tomber».

24

EXERCICE

Identifie avec un surligneur les adverbes dans les phrases suivantes et donne le rôle syntaxique des GAdv auxquels ils appartiennent.

1)

Depuis quelque temps, elle-même est toute déçue et quelque peu déprimée. Il faut dire qu’elle a appris secrètement qu’elle ne serait même pas retenue pour faire partie de la troupe de théâtre.

2)

Elle est probablement à demi morte de peur depuis presque une demi-heure. C’est peut- être à cause du fait qu’elle a toujours extrêmement peur de mettre ses vrais sentiments à nu.

3)

Environ dix minutes plus tard, il marcha rapidement. Il était vraiment en retard.

vrais sentiments à nu. 3) Environ dix minutes plus tard, il marcha rapidement. Il était vraiment

25

La préposition et le groupe prépositionnel (GPrép)

1) La préposition

a- exprime différentes valeurs

Les prépositions ont des valeurs sémantiques très variables selon le contexte de la phrase. Ainsi, la préposition «en» peut avoir jusqu’à quatre valeurs bien distinctes.

- Lieu :

- Manière :

- Matière :

- Moyen :

b- une classe invariable

Je vais en Russie ce mois-ci.

Elle s’éveilla en hurlant.

Elle porte une bague en or.

Il se promène en vélo.

La préposition est toujours invariable.

Ex. :

Je vais chez Paul. Ici, la préposition «chez» est invariable.

c- préposition simple et complexe

Une proposition est dit «simple» quand elle est indécomposable et «complexe» quand elle est formée de plus d’un élément. Dans ce dernier cas, on parle aussi de «locution prépositive».

Ex. :

J’ai parlé à Paul. (simple)

Ex. :

J’ai voté en fauveur de ce candidat. (complexe)

d- les principales prépositions

prépositions simples

prépositions complexes

à

devant

pendant

à cause de

en comparaison de

après

durant

pour

à condition de

en dépit de

avant

en

sans

à force de

en face de

avec

entre

sauf

à la manière de

en faveur de

chez

excepté

selon

à travers

en vue de

contre

hormis

suivant

afin de

grâce à

dans

hors

sur

au-delà de

parallèlement à

de

malgré

vers

au-dessous de

près de

depuis

outre

vu

au lieu de

quant à

derrière

par

avant de

sous prétexte de

dès

parmi

d’après vis-à-vis

26

2) Le groupe prépositionnel (GPrép) a- définition Le GPrép est un groupe dont le noyau

2) Le groupe prépositionnel (GPrép)

a- définition

Le GPrép est un groupe dont le noyau est une préposition.

Ex. :

J’ai parlé [à Nicole]. [GPrép]

b- - les fonctions du GPrép

- CI du verbe :

Ex. :

Sylvie offre

À Ginette : GPrép, complément indirect du verbe «offre».

à Ginette

de repartir en voyage.

- Attribut du sujet :

Ex. :

Est-ce que les jeunes sont

En perdition : GPrép, attribut du sujet «jeunes».

en perdition

?

- Attribut du CD :

Ex. :

Tu le prends

Pour un imbécile : GPrép, attribut du CD «le».

pour un imbécile

!

- Complément du nom (CN) ou du pronom :

Ex. :

La voiture

de Paul
de Paul

est en bonne condition.

De Paul : GPrép, complète le nom «voiture».

Ex. :

Ce sont ceux

de Paul .
de Paul
.

De Paul : GPrép, complète le pronom «ceux».

- Complément de phrase :

Ex. :

Benoit arrivera

Dans deux jours : GPrép, complète la phrase «Benoit arrivera».

dans deux jours

.

- Complément de l’adjectif :

Ex. :

Contente

De sa note : GPrép, complète l’adjectif «contente».

de sa note

, elle sourit.

- Complément de l’adverbe :

Ex. :

Malheureusement

Pour lui : GPrép, complète l’adverbe «malheureusement».

pour lui
pour lui

, le chanteur perdit la voix.

- Modificateur du verbe:

Ex. :

Il reculait

avec prudence

. (prudemment)

Avec prudence : GPrép, modifie le verbe «reculait».

27

EXERCICE

Identifie avec un surligneur les prépositions dans les phrases suivantes et donne le rôle syntaxique des GPrép auxquels elles appartiennent

1)

Le Canadien de Montréal se rendra à Boston après le match.

2)

Il est avant moi sur la liste d’attente.

3)

Endormi parmi la foule, il a somnolé durant une heure malgré le bruit.

4)

Il est passé à travers cette épreuve.

5)

Il en a parlé avec Nicole.

6)

Dès son retour, Paul lui offrira des cadeaux de marque.

7)

Il est de ceux dont on ne se moque pas.

8)

Agissez avec plus de cohérence!

9)

Question gâteau, je préfère ceux de ma tante.

ne se moque pas. 8) Agissez avec plus de cohérence! 9) Question gâteau, je préfère ceux

28

La conjonction

Il existe deux types de conjonction : les coordonnants et les subordonnants. Il importe de bien connaître ceux-ci si l’on veut bien ponctuer certaines phrases.

1) Le coordonnant

Le coordonnant relie toujours des unités syntaxiques de même niveau syntaxique.

Ex. : J’achèterai du pain et du lait au dépanneur.

GN

+

GN

a- exprime différentes valeurs

Les coordonnants ont de nombreuses valeurs sémantiques. Celles-ci varient parfois selon les contextes.

- Addition :

- Alternative :

- Cause :

- Conséquence :

- Explication :

- Justification :

- Opposition :

- Succession :

b- une classe invariable

et, de plus, ensuite…

ou, ou alors, ou bien, ou… ou…, soit… soit…, tantôt… tantôt…

car, en effet…

ainsi, alors, donc, par conséquent…

c’est-à-dire, c’est pourquoi…

mais, car…

cependant, mais, par contre, toutefois…

puis…

Le coordonnant est toujours invariable.

Ex. :

J’ai faim, car je n’ai pas mangé ce matin. Ici, le coordonnant «car» est invariable.

2) Le subordonnant

Le subordonnant est un mot ou une locution qui est placé au début d’une subordonnée et qui marque son enchâssement.

Ex. : J’achèterai du pain et du lait au dépanneur dès que j’arriverai à la maison.

À noter!

Il arrive parfois que certains adverbes, déterminants ou pronoms jouent le rôle de subordonnant.

29

a- exprime différentes valeurs Les subordonnants ont de nombreuses valeurs sémantiques. Celles-ci varient parfois selon

a- exprime différentes valeurs

Les subordonnants ont de nombreuses valeurs sémantiques. Celles-ci varient parfois selon les contextes.

- But :

- Cause :

- Concession :

- Condition :

- Conséquence :

- Hypothèse:

- Justification :

- Manière :

- Opposition :

- Temps :

b- une classe invariable

afin que, de crainte que, de peur que, de (telle) sorte que, pour que…

comme, dans la mesure où, parce que, si, sous prétexte que…

même si, quand, quand bien même

à condition que, pour autant que, pourvu que, si tant est que,

au point que, de (telle) façon que, de manière que, de (telle) sorte que, si bien que

à moins que, à supposer que, en admettant que, si

attendu que, comme, étant donné que, puisque,

ainsi que, autant que, comme, de même que

alors que, pendant que, quand, si, tandis que

avant que, aussitôt que, au moment où, comme, dès que, lorsque, quand…

Le subordonnant est toujours invariable.

Ex. :

J’ai faim parce que je n’ai pas mangé ce matin. Ici, le subordonnant «parce que» est invariable.

30

EXERCICE

Identifie les conjonctions dans les phrases suivantes. Pour chacune, indique s’il s’agit d’une conjonction de coordination ou de subordination et précise quelle valeur elle exprime.

1)

Il est arrivé comme je partais.

2)

Il rit comme un cheval.

3)

Je le fais parce que je le veux bien.

4)

Linda ne lui parle plus de crainte de susciter une nouvelle querelle.

5)

Karl sera absent puisqu’il voyagera à l’étranger.

6)

Il y a de la tourtière ou du poulet pour souper.

7)

C’est un gentil garçon, mais ce qu’il est bête!

8)

Patrick a tout pour être heureux dans la vie; il lui manque par contre d’être heureux.

9)

Tu as réussi cette épreuve, toutefois tu n’as pas encore gagné le concours.

10)

Hélène ne peut aimer Jean même s’il est gentil avec elle.

11)

Marc a posé ce geste, car il avait peur.

12)

Nicole pense une chose alors que je pense exactement le contraire.

13)

Les spectateurs se sont rapprochés afin de bien entendre la pièce.

14)

Jérôme est arrivé dans la classe. Ensuite, il a remercié son enseignant.

31

15) Son père a travaillé toute sa vie pour qu’elle puisse aller à l’université. 16)

15)

Son père a travaillé toute sa vie pour qu’elle puisse aller à l’université.

16)

Joël n’a pas respecté les règles du jeu : par conséquent, il est éliminé.

17)

Yannick est allé à Québec. Ensuite, il est allé en Gaspésie.

jeu : par conséquent, il est éliminé. 17) Yannick est allé à Québec. Ensuite, il est

32

Les participes passés : quelques préalables

Dans cette section de ce cahier d’exercices, nous traiterons des diverses sortes de participes passés.

Il faut cependant noter que nous avons fait le choix d’y traiter également de l’adjectif participe qui n’est pas, selon la plupart des ouvrages préconisant la nouvelle grammaire, un participe passé en soi.

1) Distinguer le participe passé d'un verbe conjugué ou d'un verbe à l'infinitif

Pour bien accorder un participe passé, il faut tout d'abord le distinguer d'un verbe conjugué ou d'un verbe à l'infinitif. Cela peut s’avérer difficile, surtout lorsque ceux-ci se terminent par le son final [é]. On peut cependant constater les faits suivants :

a) Un participe passé est accompagné des auxiliaires «avoir» ou «être». Ex. : J'ai (auxiliaire avoir) mangé (participe passé) à la cafétéria.

b) Un verbe conjugué le sera à un mode et à un temps précis. Il aura un sujet. On ne retrouvera pas d'auxiliaire. Ex. : Vous (sujet) admettez (verbe «admettre» à l'indicatif présent) vos torts.

c) Un verbe à l'infinitif reste sous sa forme initiale. Il n'est pas conjugué. Il peut être remplacé par un autre verbe à l'infinitif qu'on connaît bien («bâtir», «mordre», etc.). Ex. : Vous devrez tout donner. (verbe à l’infinitif, peut être remplacé par «bâtir»)

2) Trouver le GNs d'un verbe

Pour bien accorder un participe passé, il faut parfois être capable de trouver le GNs d'un verbe. Il est alors possible, on l’a vu, d’utiliser deux manipulations précises.

a) Encadrer l’élément identifié comme GNs par l’expression «C’est… qui…» ou «Ce sont… qui…»

Ex. :

Les garçons sont entrés dans la maison. Ici, le noyau du GNs «garçons» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire être «entrés», donc masc. plur. Ce sont les garçons qui sont entrés dans la maison.

b) Pronominaliser par «il», «elle», «ils» ou «elles» l’élément identifié comme GNs.

Ex. :

Les filles sont sorties de la maison. Ici, le noyau du GNs «filles» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire être «sorties», donc fém. plur. Elles sont sorties de la maison.

33

3) Trouver le GN CD d'un verbe Pour bien accorder un participe passé, il faut

3) Trouver le GN CD d'un verbe

Pour bien accorder un participe passé, il faut parfois être capable de trouver le GN CD d'un verbe. Il est alors possible, on l’a vu, d’utiliser deux manipulations précises.

a) Remplacer, par l’expression «quelqu’un» ou «quelque chose» placée après le verbe, l’élément identifié comme GN CD.

Ex. :

Les garçons

Ici, le noyau du GN CD «que» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «vus», donc masc. plur.

… j’ai vu «quelqu’un», soit «que» pronom relatif ayant pour antécédent le

nom «garçons».

que
que

j’ai vus sont entrés dans la maison.

b) Pronominaliser, par «le», «la», «l’» ou «les» avant le verbe, l’élément identifié comme GN

CD.

Ex. :

Les filles

Ici, le noyau du GN CD «que» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «vues», donc fém. plur.

… je «les» ai vues, soit «que» pronom relatif ayant pour antécédent le nom «filles».

que
que

j’ai vues sont sorties de la maison.

34

EXERCICE

Accorde correctement les mots entre parenthèses s’il y a lieu. Pour chacun, entoure ou surligne, s’il y a lieu, le GN qui est donneur d’accord.

1)

Ils ont été (évacuer)

par des soldats (énerver)

2)

Il nous faudra (compter)

les objets (empiler)

dans le

sous-sol.

3)

(Cesser)

de vous (inquiéter)

à ce propos, car cette

rumeur n'est pas (fonder)

4)

Elles auraient sûrement (aimer)

(partager)

ce que

vous avez (amasser)

5)

Après avoir (vérifier)

qu'on pouvait (semer)

du blé, on

avait (labourer)

notre champ.

6)

Cette vieille maison (abandonner)

ne pourra plus être (utiliser)

7)

(Admettre)

que les gens (viser)

par ces mesures

(voter)

en pleine nuit n'ont pas (manquer)

de se

(lamenter)

.

8)

Elle était (paniquer)

comme si elle avait (oublier)

les

clefs que je lui avais (donner)

9)

Marc était (forcer)

d'(avouer)

que les dix dollars qu'il

disait avoir (trouver)

avaient plutôt été (voler)

à son

père.

10)

Je dois (accorder)

tous les participes passés (demander)

par mon professeur.

 

11)

Le téléphone que j'ai (laisser)

(sonner)

s'est (arrêter)

 

après dix coups.

12)

J'ai enfin (terminer)

cet exercice!

(sonner) s'est (arrêter)   après dix coups. 12) J'ai enfin (terminer) cet exercice! 35

35

L’adjectif participe

L’adjectif participe reçoit le genre et le nombre du noyau du GN. Il le complète à la manière d'un adjectif ordinaire. Au fait, pourquoi parle-t-on d’un «adjectif participe»? Tout simplement parce que, comparativement à un adjectif ordinaire, il s’agit d’un adjectif qui provient d’un verbe. Par exemple, du verbe «prendre» provient l’adjectif participe «pris».

Pour trouver le GN que complète un adjectif participe, il est possible d’utiliser la manipulation suivante :

Placer l’expression «qui est» ou «qui a été» après l’élément identifié comme GN.

. Ex. :

La partie gagnée par nos jeunes

fut mémorable.

Ici, le noyau du GN «partie» donne son genre et son nombre à l’adjectif participe «gagnée», donc fém. sing.

La partie (qui a été) gagnée par nos jeunes

36

fut mémorable.

EXERCICE

Accorde correctement les verbes écrits entre parenthèses. Pour chacun, entoure ou surligne le GN qui est complété par l’adjectif participe et qui est donneur d’accord.

1)

Le discours (prononcer)

par ce politicien était ennuyant.

2)

(Mettre)

à pied lundi, cet homme a trouvé un travail mardi.

3)

Cette femme, (poursuivre)

par les policiers, a été rattrapée

facilement.

4)

Les batailles (perdre)

annoncent parfois de grandes victoires.

5)

Les résultats des examens médicaux (subir)

par son mari les ont

rassurés.

6)

(Arriver)

à destination, ils préparèrent le dîner.

7)

(Fâcher)

de la décision de l'arbitre, ils quittèrent la glace.

8)

Les pissenlits (répandre)

par le vent vont se reproduire.

9)

Ces incidents, (voir)

à la télévision, ont scandalisé ma mère.

10)

(Partir)

avant l'aube, elles arrivèrent à temps.

11)

(Abasourdir)

par la nouvelle, il tomba par terre.

12)

Mon voisin, (mordre)

par un chien, ne sort plus de sa maison.

13)

(Battre)

par une fille, quelle humiliation pour ce macho!

14)

Ce mensonge, (coudre)

de fil blanc, ne m'a pas du tout convaincu.

15)

Les marguerites (offrir)

par Paul étaient magnifiques.

16)

(Acclamer)

par la foule, Lloyd et Isabelle débutèrent leur numéro.

17)

(Trahir)

par ses alliés, il se retrouva seul devant l'ennemi.

18)

(Reconnaître)

par la foule, Pete Moss s'engouffra dans sa

limousine.

19)

Une fois (repeindre)

, cette maison aura fière allure.

20)

(Saisir)

de stupeur, Nathalie et René figèrent sur place.

21)

Ce trésor, (enfouir)

au fond du lac, a été retrouvé en 1956.

22)

Le paysage, (obscurcir)

par les nuages, demeure néanmoins

magnifique.

23)

(Rejoindre)

à la dernière minute, elle changea alors d'avis.

37

Le participe passé employé avec l’auxiliaire «être»

Le participe passé employé avec l'auxiliaire «être» - PPE - (ainsi qu’avec «être» pour former un verbe passif ou encore avec un verbe attributif) reçoit le genre et le nombre du noyau du GNs. Pour trouver le GNs d’un verbe, il est alors possible, on l’a vu, d’utiliser deux techniques précises.

a) Encadrer l’élément identifié comme GNs par l’expression «C’est… qui…» ou «Ce sont… qui…»

Ex. :

Ma tante est arrivée chez moi hier.

Ici, le noyau du GNs «tante» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire être «arrivée», donc fém. sing.

C’est

ma tante qui

est arrivée chez moi hier.

b) Pronominaliser par «il», «elle», «ils» ou «elles» l’élément identifié comme GNs.

Ex. :

Ma tante est arrivée chez moi hier. Ici, le noyau du GNs «tante» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire être «arrivée», donc fém. sing.

Elle

est arrivée chez moi hier.

À noter!

Il arrive parfois que l’auxiliaire «être» soit conjugué à une forme verbale composée. Il peut alors être confondu avec l’auxiliaire «avoir». Il demeure néanmoins toujours invariable.

Ex. :

Mes amies Mes amies
Mes amies
Mes amies

ont été épuisées par leur travail.

 

sont

épuisées par leur travail.

Remarque!

Les verbes attributifs les plus communs sont: «demeurer», «devenir», «paraître», «rester» et «sembler». «Avoir l'air» et «passer pour» sont des expressions qui s'apparentent à des verbes attributifs.

38

EXERCICE

Accorde correctement les verbes écrits entre parenthèses. Pour chacun, entoure ou surligne le GNs qui est donneur d’accord.

1)

Elles sont (aller)

au Roi de la patate ce midi.

2)

Elles semblaient (surprendre)

de le voir arriver si tôt.

3)

Ce fonctionnaire est (revenir)

content de son travail.

4)

Le ballon de Marc est (retomber)

sur le sol rapidement.

5)

Ce rat est (prendre)

au piège.

6)

Ces lettres doivent être (poster)

ce soir.

7)

Plusieurs paquets furent (transporter)

inutilement de Québec à

Montréal.

8)

Les policiers demeurent (convaincre)

qu'il est coupable.

9)

À son arrivée, les femmes devinrent (atterrer)

.

10)

Marielle reste (décider)

: elle n'ira pas à Paris.

11)

Mes parents paraissaient (étonner)

de ma conduite.

12)

Il a été (promouvoir)

au grade de colonel.

13)

Ce moteur est (munir)

de deux carburateurs.

14)

Pierre et Marc ont été (admettre)

rapidement à l'hôpital.

15)

Les communications sont (rompre)

à cause de la tempête.

16)

Mélanie et Chantal sont (assurer)

d'obtenir ce titre.

17)

Cette fille est (devenir)

imbattable à ce jeu.

18)

Les prairies furent alors (couvrir)

de neige.

19)

Ce bateau est (diriger)

par un capitaine célèbre.

20)

Ce criminel est (défendre)

par un avocat incompétent.

21)

Les adeptes de cette secte sont (vêtir)

de chapeaux exquis.

22)

Roger et Ginette étaient (perdre)

en forêt.

23)

Les scènes de ce film ont été (tourner)

à Montréal.

24)

Les députés sont (élire)

par le peuple.

25)

Le gouvernement fut (défaire)

par une seule voix.

24) Les députés sont (élire) par le peuple. 25) Le gouvernement fut (défaire) par une seule

39

Le participe passé employé avec l’auxiliaire «avoir»

Le participe passé employé avec l'auxiliaire «avoir» - PPA - reçoit le genre et le nombre du noyau du GN CD uniquement si ce dernier est placé avant le verbe.

Il existe seulement quatre cas où le GN CD est placé avant un verbe.

a) dans le cas de la subordonnée relative commençant par le pronom relatif «que», qui remplit la fonction de GN CD.

Ex. : Nicole a mangé les friandises

que j’avais préparées

.

Ici, le noyau du GN CD «que» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «préparées», donc fém. plur.

… j’ai préparé «quelque chose», soit «que» pronom relatif ayant pour antécédent le nom «friandises».

b) dans le cas d’un GV où le GN CD est un pronom personnel de reprise placé avant le verbe.

Ex. :

Nicole a mangé mes friandises et

Ici, le noyau du GN CD «les» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «appréciées», donc fém. plur.

… elle a apprécié «quelque chose», soit «les» pronom personnel ayant pour antécédent le nom «friandises».

elle les a beaucoup appréciées

.

c) dans le cas des phrases de type interrogatif ou de type Ex.clamatif où le GN CD est placé en début de phrase.

Ex. :

Quelles friandises

Nicole a-t-elle mangées?

Ici, le noyau du GN CD «friandises» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «mangées», donc fém. plur.

Nicole a mangé «quelque chose», soit des «friandises».

Ex. :

Quelle bêtise

tu as faite !

Ici, le noyau du GN CD «bêtise» donne son genre et son nombre au

participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «faite», donc fém. sing.

… Tu as fait «quelque chose», soit une «bêtise».

d) dans le cas des phrases emphatiques où le GN CD est encadré par l’expression «c’est… que» ou «ce sont… que».

Ex. :

Ce sont

Ici, le noyau du GN CD «friandises» donne son genre et son nombre au participe passé employé avec l’auxiliaire avoir «mangées», donc fém. plur. Nicole a mangé «quelque chose», soit «que» pronom relatif ayant pour antécédent le nom «friandises».

mes friandises

que Nicole a mangées.

40

S'il n'y a aucun GN CD ou si le GN CD est placé après le

S'il n'y a aucun GN CD ou si le GN CD est placé après le verbe, aucun accord n'est nécessaire.

Ex. :

Marie a parlé toute la soirée au téléphone. Ici, le participe passé «parlé» demeure invariable, car il n'y a aucun GN CD rattaché au verbe. En effet, on ne peut pas dire : Marie a parlé ««quelqu’un» ou «quelque chose».

Ex. :

Robert a réparé

ma voiture

.

Ici, le participe passé «réparé» demeure invariable, car le GN CD «voiture» est placé après le verbe. En effet, Robert a réparé «quelque chose», soit «ma voiture», un GN CD placé après le verbe.

Un peu d’histoire!

Il arrive parfois qu’une règle de grammaire, à première vue surprenante, soit fondée sur des raisons logiques ou historiques.

Dans le cas du participe passé employé avec l’auxiliaire «avoir», la petite histoire veut que, au Moyen-Âge, on écrivait souvent sous la dictée. Quand on arrivait à un participe, quel qu’il soit, la règle d’usage voulait qu’on l’accorde avec le mot auquel il était relié. Tout allait bien quand on connaissait le mot qui commandait l’accord, mais de là à revenir en arrière sur un mot déjà écrit… Aussi, on accordait tout bonnement les PPA quand le GN CD était placé avant le verbe et on ne faisait aucun accord s’il était placé après.

41

EXERCICE 1

Accorde correctement les verbes entre parenthèses. Entoure ou surligne, s'il y a lieu, le GN CD rattaché à ce verbe. Indique ensuite entre parenthèses, s'il y a lieu, si ce GN CD est placé avant ou après le verbe.

1)

Ces livres, je les ai (lire)

cette semaine. (

)

2)

Elle a (dormir)

toute la journée. (

 

)

3)

Nous avons (visiter)

plusieurs musées intéressants au cours de

 

ce voyage. (

)

4)

Les quelques erreurs que nous avons (commettre)

 

sont

impardonnables. (

)

5)

L'attention qu'on a (accorder)

 

à cette regrettable affaire est

 

démesurée. (

)

6)

Il ne tient pas les promesses qu'il a (faire)

 

(

)

7)

Marc a (retranscrire)

seulement ce matin son travail de chimie au

propre. (

)

8)

Cette nuit, Karine a (rêver)

 

à Paul. (

)

9)

Les magnifiques tableaux que cet artiste reconnu a (peindre)

 

sont

hors de prix. (

)

10)

Les nombreux dangers que vous avez (courir)

 

étaient inutiles.

(

)

11)

C'est le directeur lui-même qui a (concevoir)

ton nouvel horaire.

 

(

)

12)

Manon a (réussir)

tous ses examens. (

)

13)

Nous avons (sacrifier)

plusieurs heures pour terminer ce projet.

(

)

14)

La lampe que tu as (acheter)

 

ce matin ne convient pas à ce décor.

(

)

15)

Julie est heureuse, car tes petites attentions l'ont beaucoup (toucher)

 

(

)

16)

Ce discours a (émouvoir)

la foule. (

)

17)

Ta tarte, nous l'avons tous (apprécier)

 

(

)

18)

Les opinions ont beaucoup (varier)

 

quant à ce sujet. (

 

)

42

19) La maison que Marc a (acheter)   à la campagne donne sur un lac.

19)

La maison que Marc a (acheter)

 

à la campagne donne sur un lac.

(

)

20)

Mes parents m'avaient (préparer)

 

une belle surprise pour mon

anniversaire. (

)

21)

Les enfants ont (jouer)

toute la matinée. (

)

22)

La pièce classique que les musiciens ont (interpréter)

était difficile.

(

)

23)

Les cruelles déceptions de la vie, Claude les a (rencontrer)

sur sa

route. (

)

24)

La pollution aura bientôt (détruire)

 

tous nos lacs et toutes nos

rivières. (

)

25)

Les journaux que j'ai (lire)

ce matin me dépriment par leur contenu

vide et futile. (

)

26)

La décision controversée que Marc a (prendre)

est irrévocable.

(

)

27)

Les nouvelles que je vous ai (rapporter)

ce matin sont secrètes.

(

EXERCICE 2

)

Trouve les trois erreurs dans cette phrase. Explique-les en te servant des règles vues jusqu'à présent.

«J'ai mériter ce châtiment, car j'ai mal accordés les participes passés que le professeur m'a enseigné.»

Erreur 1 :

Erreur 2 :

Erreur 3 :

43

EXERCICE 3 : RÉVISION

Accorde correctement les mots entre parenthèses. Pour chaque mot, entoure ou surligne, s’il y a lieu, le GN qui est donneur d’accord. Indique après chaque mot à accorder, entre parenthèses, s'il s'agit d'un adjectif participe, d'un PPE, d'un PPA, d'un verbe à l'infinitif ou encore d'un verbe conjugué.

1)

Il a (décevoir)

 

(

) ses nombreux amis.

 

2)

Les joueurs ont tout (donner)

 

(

) et les succès qu'ils

ont (obtenir)

(

) ne peuvent leur faire (oublier)

 

(

) qu'ils ont (perdre)

 
 

(

) cette partie de justesse.

 

3)

«Ces chansons, je les ai (enregistrer)

 

(

) à la radio et

elles m'ont (bercer)

 

(

) de longues nuits durant»,

racontait Jean Leloup à un journaliste (étonner)

 

(

) qui

avait pourtant déjà (effectuer)

 

(

) des centaines

d'entrevues dans sa vie.

 

4)

(Publier)

(

) à travers le monde, ces romans sont

(vendre)

(

) à plusieurs milliers d'exemplaires et ont

été (lire)

(

) par des millions d'individus.

 

5)

Parce que ses parents l'avaient (chicaner)

 

(

) ,

Nathalie avait (finir)

 

(

) par (nettoyer)

 

(

) sa chambre.

6)

Il a (semer)

(

) le vent et la tempête qu'il a (récolter)

 

(

) est pleinement (mériter)

 
 

(

) .

7)

(Charmer)

(

) par le spectacle, la foule demanda un

rappel à la diva qui était (étonner)

délirant qu'elle avait (recevoir)

(

(

)

de l'accueil

) à Montréal.

rappel à la diva qui était (étonner) délirant qu'elle avait (recevoir) ( ( ) de l'accueil

44

La concordance des temps dans un récit

Lorsqu'un récit, comme un conte ou une nouvelle littéraire par exemple, est raconté au passé, il arrive parfois qu'il faille écrire les verbes à des temps et des modes différents. Généralement, on utilisera:

a) le passé simple pour raconter les actions des personnages. Il présente un fait achevé qui s'est déroulé à un moment précis du passé, mais sans en préciser la durée.

Ex. :

Paul entra dans la chambre qui était dans un désordre incroyable et dit: « Je n'en crois pas mes yeux. C'est un vrai capharnaüm ici!» Ici, le verbe «entrer» est au passé simple puisqu'il s'agit d'une action faite par Paul.

b) l'imparfait pour décrire l'état habituel des choses, des lieux, des personnages. Il a une valeur de temps présent replacé dans le passé. Il montre un fait en train de se dérouler dans une portion du passé, mais sans faire voir le début ni la fin de cette action.

Ex. :

Paul entra dans la chambre qui était dans un désordre incroyable et dit: « Je n'en crois pas mes yeux : c'est un vrai capharnaüm ici!» Ici, le verbe «être» est à l'imparfait puisqu'il s'agit d'une description d'un lieu (chambre).

c) le présent pour les verbes à l'intérieur des citations puisqu'il faut respecter le mode et le temps employés par les personnages lorsque ces paroles ont été prononcées.

Ex. :

Paul entra dans la chambre qui était dans un désordre incroyable et dit: « Je n'en crois pas mes yeux : c'est un vrai capharnaüm ici!» Ici, les verbes «croire» et «être» sont au présent puisqu'il s'agit de paroles qui ont été prononcées par un personnage.

d) le passé antérieur pour un fait passé, immédiatement antérieur à un autre fait passé, et qui est entièrement achevé au moment où un autre fait passé a commencé.

Ex. :

Quand il eut fermé la porte, Paul entra dans une colère terrible. Ici, on voit bien que l'action de fermer la porte est entièrement achevée et immédiatement antérieure à sa colère.

e) le plus-que-parfait pour un fait passé qui a lieu avant un autre fait passé, mais où il peut s'être écoulé un temps assez long entre les deux actions.

Ex. :

Il avait brisé un vase quand il s'aperçut que sa colère était disproportionnée. Ici, on voit bien que l'action de briser le vase est antérieure au fait qu'il s'aperçoit, mais on ne montre pas le début de la situation dont il s'agit.

Actions antérieures

Actions de la

Actions postérieures

au temps de la narration plus-que-parfait passé antérieur

narration

passé simple

imparfait

45

au temps de la narration conditionnel présent conditionnel passé

EXERCICE

Accorde les verbes correctement.

L'aiguille (1- descendre)

rapidement d'abord, puis (2- remonter)

par la suite. Madeleine se (3- faire)

le pied. Une alors devant nous. Quarante, un peu trop, mais

longue pente se (4- présenter)

cinquante, soixante. Le moteur 5- (ronfler)

(6- tourner)

pour un temps. Les yeux fixes et durs, Madeleine (8- coucher) la route sous elle. Il ne nous (9- manquer)

poursuivis par des policiers pour qu'elle (10- être) en transe. Elle (11- enfoncer) que je n' (12- avoir ) moteur, elle (13- murmurer) reconnaissais pas: «Regarde en bas: un train.»

rond. L'aiguille se (7- stabiliser)

plus que d'être

complètement l'accélérateur. Puis, avant le temps de lui parler de la faiblesse du d'une voix que je ne

C'est alors que je (14- prendre) (15- clignoter) le frein. La voiture 17-(déraper) route. J'(18- avoir) (19- lâcher) et, en plus, elle (21- crier)

nerveux. Les feux rouges (23- passer)

coup de fouet. Je (24- voir) l'éclat (25- découper) (26- croire)

d'une seconde pour lui échapper. En réalité, les wagons (28- passer) près de dix secondes après nous.

le contrôle de la voiture. Les signaux rouges

sur

jusque de l'autre côté de la une douleur atroce à la main droite et je le volant. Madeleine me (20- mordre) dans l'auto. J'(22- être)

J' (16- appuyer)

à côté de nous en le phare de la locomotive dont

durement le profil de Madeleine. Je

que nous ne (27- disposer)

que

46

Madeleine (29- être) de réaliser la bêtise qu'elle (31- commettre) (32- vouloir) à un passage

Madeleine (29- être)

de réaliser la bêtise qu'elle (31- commettre)

(32- vouloir)

à un passage à niveau. Quelle idée folle! Je la (34- gronder)

vertement. Elle (35- mettre) (36- pouvoir) de colère, mais je (38- savoir)

en état de choc. Elle (30- venir)

Elle

défier un train alors qu'il (33-passer)

nos vies en danger pour un simple jeu qui être mortel. Je (37- bouillir) contenir mes émotions. J'(39- intimer)

l'ordre à Madeleine de descendre de la voiture et je (40- prendre) la place du conducteur et elle, celle du passager. Il (41- être)

hors de question qu'elle nous (42- reconduire) dans un tel état. Elle (43- risquer)

à la maison de nous tuer, encore une fois!

J'(44- avoir) Mon rythme cardiaque (45- reprendre) et je me (46- surprendre)

un élan de lucidité, je me (47- promettre) Madeleine conduire la voiture. Dorénavant, elle (48- prendre) l'autobus ou encore le taxi. Mais jamais plus elle ne (49- toucher) cette voiture.

maintenant les choses et le volant bien en main. son rythme normal même à siffler quelque peu. Dans

de ne plus laisser

les choses et le volant bien en main. son rythme normal même à siffler quelque peu.

47

Les homophones

Les homophones regroupent les mots dont la prononciation est identique, mais dont l’orthographe est toutefois différente. Par exemple, pensons au verbe «a» et à la préposition «à» qui se prononcent de la même manière, mais qui ne s'écrivent pas de la même façon.

Un moyen de ne pas confondre un homophone avec un autre mot à la prononciation semblable est de s'intéresser à la classe, à la fonction ou à la place de ce mot dans la phrase. On peut également le remplacer par un autre mot dont la classe nous est connue afin de bien l'orthographier.

Ex. :

Il a davantage d'argent que sa soeur. Ici, «davantage» s'écrit en un mot, car il s'agit d'un adverbe qui peut être remplacé par l'adverbe «plus».

48

EXERCICES

Emploie le terme qui convient dans les phrases suivantes. Indique entre parenthèses la raison qui a motivé ce choix.

A)

«a», «as» ou «à»?

 

1)

Il n'

(

) pas réussi

 

(

) nous convaincre de ses talents.

2)

Il semble,

(

) te voir, que tu

 

(

) eu une soirée fort occupée.

3)

C'est

(

) Boston qu'il

(

) trouvé les documents qu'il cherchait.

4)

Pourquoi chercher

 

(

) fuir au lieu d'affronter le problème que tu

(

)?

5)

Tu n'es pas invité