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La Responsabilité Délictuelle

Notions générales :

Responsabilité pénale et civile.

Responsabilité Pénale >< Responsabilité Civile : Délictuelle (=Aquilienne) ou Contractuelle

Pénale : défendre sociéte contre actes troublant la paix publique.


Civile : dommage causés à un particulier (personne physique ou morale).

Responsabilité pénale engagée que si infraction à la loi pénale (contravention délit ou crime).
Responsabilité civile repose sur des texte du code civil au champ d’application très large.

Application loi pénale requise par ministère public qui exerce l’action publique devant la
juridiction péanle.
Réparation civil exigée par victime ou son représentant par demande devant une juridiction
civile.

Reponsabilité pénale entraine l’application de peines légalement définies (prison, amendes,


travaux, ...).
Réparation civile = réparation en nature ou en équivalents (dommages et intérêts).

Responsabilité pénale : l’auteur de l’infraction a commis une faute personnelle.


Responsabilité civile : cas de reponsabilité pour faute présumée et cas de responsabilité sans
faute (ex : parents).

Responsabilité civile suppose l’existence d’un dommage >< pénale.

Un même fait peut entrainer les deux responsabilités (partie jointe à l’action menée par le
ministère public).

Responsabilités civiles délictuelle et contractuelle.

Contractuelle lorsque le dommage résulte de l’inéxécution du contrat.


Délictuelle lorsque le dommage est causé en dehors d’une relation contractuelle préexistante
entre auteur et victime.

Responsabilité délictuelle :

Eléments constitutifs :

3 éléments requis : une « faute » un dommage, un rapport de cause à effet entre faute et
dommage.
Il faut réparer tout dommage causé à autrui.

Faute = fondement de la responsabilité, erreur de conduite que n’aurait pas commit une
personne prudent eet avisée.
Faits expréssément défendus par la loi ou laissés à l’appréciations du juges. Elle s’apprécie « in
abstracto » en fonction des possibilités de l’auteur.
Le degré de gravité, son caractère volontaire ou pas n’influe ni sur l’existence de la
responsabilité ni sur le montant de la réparation. Chacun est responsable des dommages causés
par ses faits, négligences et imprudences.

Devant l’impossibilité de prouver certaines fautes, cas de responsabilité pour faute présumée ou
sans faute : toute activité est source de profit pécuniaires et moraux : chaque individu doit
supporter la charge des dommages qui en découlent (accidents de travail, ...).

Responsabilité uniquement si on peut prouver l’existence d’un dommage (matériel ou moral) :


préjudice (élément de fait) et lésion d’un droit ou intérêt juridiquemen protégé (élément de
droit).

Préjudice = diminution de biens ou d’avantages (patrimonieux ou extra-patrimoniaux).


Preuve par victime. Appréciation de l’existence de lésion par le juge.

----- Dealers, colporteurs, chiens antropophages et gros nantis au jour du jugement. -----

Dommage matériel : personne physique et dans son patrimoine (pécuniairement : perte


appréciable d’argent).
Dommage moral : sentiment, sensibilité et réputation.

Réparation des dommages :

Principe de réparation : - L’étendue du dommage subit par la victime est appréciée


souverainement par le juge.
- Le montant de la réparation dépend du dommage et non de la gravité
(« in concreto »)
- La réparation du dommage doit être intégrale.
- Le dommage doit être évalué au jour de la réparation (jugement qui
l’alloue).

Forme de la réparation : - Réparation en nature prioritairement sinon réparation en équivalent.

Exonération de la reparation : -Le dommage doit être attribué à une cause étrangère que celui
qui l’a apparemment...
-- Cas fortuit ou force majeure : évenement imprévu, irrésistible, la
nature des choses, ...
-- Fait de la victime ou fait d’un tiers.
- Fait disparaitre la reponsabilité si relation causale totale et preuve par
auteur présumé.

Responsabilité pour faute présumée :

Présomption : tirer d’un fait connu d’un fait inconnu.

Elle allège le fardeau de la preuve et améliore le sort de la victime.


L’existence d’une faute et le rapport de causalité avec le dommage est établi sans nécessiter de
preuves.

Une présomption peut être renversée par l’ apport d’une preuve contraire (exonération, prouver
cause étrangère).

Présomptions simples : faute présumée mais exonération possible par démonstration d’absence
de faute.
Présomption irréfragables : faute présumée mais exonération impossible même si absence de
faute.
Exonération pour cause étrangère possible.

Responsabilité pour fait d’autrui : faute présumée dans le chef d’un autre que celui qui est
l’auteur du dommage.

Obligation faite à ceux qui disposent d’une autorité sur les autres de l’utiliser pour les
empecher de causer des
dommages. Elle ne concerne que la responsabilité civile (responsabilité pénale
individuelle).

Suppose la preuve d’une faute initiale dans le chef de celui qui cause le dommage.
On présumé la faute de celui qui répond de l’auteur et lien de causalité entre cette faute
et le dommage.

La personne « civilement responsable » dispose en cas de condamnation d’un droit de


recours contre la
personne qu’elle représente.

Responsabilité des parents : père et mère responsables du dommage causé par


l’enfant.
 Obligation d’éducation et de surveillance qui leur incombe.

Seuls les parents sont responsables.


Responsables peu importe qui à la garde au moment du dommage.
Responsabilité indépendante du degré de discernement de l’enfant et subsiste
jusqu’à la majorité.
Présomption simple (prouver qu’ils n’ont pu empecher le dommage).

Responsabilité des instituteurs et artisans : responsable des dommages causé par


élèves et apprentis pendant qu’ils sont sous leur surveillance.

Ceux qui ont pour mission d’enseigner (ie : un métier), de surveiller sont civilement
responsables.
Responsabilité n’existe que pour les dommages causés pendant le temps ou s’opère
la surveillance.
Responsabilité s’opère que l’auteur soit mineur ou majeur.
Présomption simple (//).

Responsabilité des maitres et commettants : responsables du dommage causé par


leurs domestiques et employés (préposés). Responsabilité à base de risque : service dont
l’employeur profite qui produit le dommage. C’est donc l’employeur qui est condamné à
réparer. Ne pas confrondre avec accident du travail (self dommage).

Les maitres et commettants sont civilement responsables.


Deux conditions : existence d’un lien de subordination entre auteur et personne
civilement resp.
rapport entre acte dommageable et fonction exercée dans cadre
de ce lien.

Présomption irréfragable. Après dédommagement l’employeur peut se retourner


contre employé.
Responsabilité du fait des choses : faute présumée dans le chef de celui qui est propriétaire ou a
la garde de la chose
qui a causé le dommage.

Chose inanimée mobilière (meuble au sens large) ou immobilière.


La responsabilité pèse sur le gardien (pouvoir de droit d’user la chose à son profit) qu’il
soit propriétaire ou non.
La chose est affectée d’un vice qui la rend inapte à son usage normale (il ne suffit qu’elle
aie causé un dommage)
Présomption irréfragable. Victime doit prouver l’existence du vice de la chose.

Responsabilité du fait des animaux : le propriétaire d’un animal ou celui qui s’en sert
est responsable du
dommage qu’il a causé pendant que l’animal est sous sa garde, ou qu’il se soit égaré ou
échappé.

Tous les animaux domestiques ou sauvage, à condition qu’ils soient susceptible


d’être gardés.
La responsabilité persiste si l’animal s’est égaré ou échappé.
Responsabilité sur le gardien de l’animal (proprio ou non). // chose (usage à son
profit)
Présomption irréfragable. Il suffit de prouver le dommage et que l’animal en est la
cause.

Responsabilité du fait de la ruine des bâtiments : le propriétaire d’un bâtiment est


responsable du dommage
causé par sa ruine, si elle arrive suite à un défaut d’entretion ou un vice de construction.

Ne s’applique qu’aux batiments : constructions élevées par l’homme à l’aide de


matériaux unis au sol de
facon durable.
Ruine totale ou partielle du batiment.
La responsabilité sur le propriétaire n’est pas rattachée à la notion de garde.
Responsabilité uniquement si ruine due à un défaut d’entretion ou à un vice de
construction.
Présomption irréfragable. Victime doit prouve défaut/vice et relation causale avec
faute.

Responsabilité sans faute :

Il y a parfois des dérogations au principe selon lequel il n’y a pas de reponsabilité sans faute.
Celles-ci ne peuvent procéder que de la loi et doivent être interpretées restrictivement.

Responsabilité des anormaux et des déments :

Il ne peut y avoir de fute dans le chef de ceux qui manquent totalement de discernement ou de
raison.

Article 1386bis : si une telle personne cause un dommage à autrui, le juge peut la condamner à
la réparation (totale ou partielle) à laquelle elle serait astreinte si elle avait le contrôle de ses
actes.

Le juge statue selon l’équité tient compte des circonstances (dont situation financière).
Le dément doiti se trouver en état de démence au moment de l’acte dommageable, sinon règles
normales.

Responsabilité des employeurs en matière d’accidents du travail :

Fondée sur le risque : obligation de reparer le dommage causé par une activité dont on tire
profit.

Accident de travail : accident survenu dans le cours et par le fait de l’exécution du contrat de
louage de travail et qui produit une lésion

+ Accident sur le chemin du travail = chemin normal à parcourir pour se rendre de sa résidence
au lieu de l’exécution du travail et inversément.

Cette loi ne s’applique qu’aux dommages corporels.

L’accident surv enu dans le cour du contract est présumé (jusqu’à preuve du contraire) survenu
par le fait de cette exec.

L’employeur est tenu de contracter une assurance contre les accidents de travail. Elle indemnise
la victime par des allocations plus ou moins importantes selon la gravité du dommage et prévues
par la loi (pourcentage rémunération).

La victime peut intenter un procès contre l’employeur si l’employeur a causé intentionnellement


l’accident du travail ou si l’accident a cause des dommages aux biens du travailleur.

Responsabilité contractuelle :

Joue entre parites unies par contrat à l’occasion dommage nés de de l’inéxécution fautive de ce
contrat.
Si le contrat a un vice de formation : régime des nullités absolue et relative.
On discute ici uniquement les contrats synallagmatiques.

La victime de l’inexécutive peut successivement utiliser l’exception d’inexécution, mettre son


débiteur en demeure, demander au juge l’exécution forcée (en nature ou par équivalent) ou
solliciter du juge la résolution ou la résiliation du contrat.

Si l’inexécution du contrat est due à un cas de force majeure. Il n’y a plus de reponsabilité
contractuelle mais application de la théorie des risques et dissolution du contrat.

Exception d’inexécution :

Si une des parties n’exécute pas ses obligatoins, l’autre partie peut différer l’exécution de ses
propres obligations jusqu’au moment où la première s’exécutera.

Moyen de défense préventif consacré par aucun texte mais recoonnu par la jurisprudence
(notamment dans les matières du droit de rétention et de la compensation).

Il doit s’agir d’un contrat synallagmatique où l’exécution des obligations doit se faire
simultanément.
Ne peut être invoquée dans des conditions contraires à la bonne foi.

Suspend temporairemnt l’exécution du contrat en ce qui concerne la parite qui la soulève et


aussi longtemps que la cause qui la justifie. Elle peut être suivie d’une exécution volontaire ou
forcée, ou d’une résolution ou résiliation.
Mise en demeure :

Elle doit être préalable à la saisie du juge et à toute forme de sanction.


Elle est manif de volonté du créancier qui exige dans un délai qu’il précise l’éxécution des
prestations qui lui sont dues.

Le débiteur est constitué en demeure soit par sommation (acte d’huisser) ou autre acte (lettre
recommandée) soit par acte équivalent, soit par convention (dans le contrat) à l’échéance du
terme du contrat.

Elle est le point de départ du calcul des intérêts moratoires (>< compensatoires, compensation
due au retard).

Contrat synallagmatique, cas d’application de la théorie des risques ??

Exécution forcée :

Le créancier (à qui on doit) a le choix entre :

Exécution en nature (directe) :

Objet même de la prestation due.


Théoriquement toujours possible en ce qui concerne le dettes d’argent, pas pour les chose (péri,
détruite, passées en d’autres mains).

Obligation de faire et de ne pas faire : se résoud en dommages et intérêts en cas d’inexécution


du débiteur (c ode civil).
Le droit répugne aux moyens de contrainte qui porteraient sur la personne physique du débiteur.

Nuances : destruction aux frais du débiteur de ce qui a été fait par contravention à
l’engagement (d / d + d&i / d&i)
le créancier peut être autorisé à faire exécuterlui-même l’obligation aux frais du
débiteur.
(impossible dans les hypothèses d’obligation à caractère personnel)

Dans les 2 cas, décision du juge.

Exécution par équivalent :

Dommages et intérêts, argent censé compensé l’inexécution en nature de l’obligation.


Dommages et intérêts compensatoires :

A raison de l’inexécution de l’obligation.

Le montant doit compenser exactement la perte subie et le gain dont le créancier a été
privé.
Même en cas d’intention méchante et frauduleuse du débiteur, pas plus.

Lorsque les parties se sont mis d’accord sur un montant, il est appliqué, mais le juge peut
changer si le montant
est réellement disproportionné.

Dommages et intérêts moraitres :

A raison du retard dans l’exécution. Du à partir du jour de la mise en demeure (sommation


de payer).

Ils sont dus automatiquement soit que le créancier soit tenu de justifier une perte.

Résolution ou résiliation :

Dans un contrat synallagmatique, la résolution avec dommages et intérêts est une alternative à
l’exécution forcée.

Résolution : accordée par le juge, entraine la disparition du contrat avec effet rétroactif.
Pour les contrats synallagmatiques successifs, la disparition n’a d’effet que pour l’avenir : c’est
une résiliation.

Synallagmatique + Inexécutivon fautive, lorsque cas ou fortuit ou force majeure, application


théorie des risques.

Les parties peuvent l’exclure ou renforcer ses effets (supprimer pouvoir d’appréciation du juge)
dans leur convention.

Résolutions légalement réglementées : pas à voir.

Appréciation du juge : est-ce suffisamment grave pour résolution ?


appréciation du principe et montant des dommages et intérêts, si réclamés.
possibilité d’accorder un délai au débiteur pour s’exécuter.

Théorie des risques :

Ce cas suppose que l’obligation d’une des parties est devenue impossible par cas fortruit ou de
force majeure.
(FM = imprévisible, indépendant de la volonté.)

Dans un contrat synallagmatique, l’extinction d’une des obligation par cas ... entraine la
disparation de l’autre et donc la dissolution du contrat. Le risque est pour le débiteur (eg : sa
création est détruite, le client ne doit pas la payer).

Si l’obstacle n’est que temporaire : contrat pas dissous mais suspendu.


Puisque l’inexécution n’est pas fautive, il ne peut y avoir de dommages intérêts.
La mise en demeure opère le transfert des risques (si mise en demeure avant cas ... on reste
responsable car on aurait
pu délivrer plus tôt).
Si chose louée durant la durée du bail, le bail est résilié de plein droit (aucun dédommagement).

Si le travail d’un travailleur disparait par cas ... , celui qui avait commandé la chose ne doit pas
payer (la chose périt).

Si un associé d’une société a promis de mettre une chose en commun et que la perte survient
avant la mise, la société est dissolue par rapport à tous les associés.

Si on a décidé qu’un objet (corps certain) serait livré ultérieurement à la conclusion du contrat, si
la chose est détruite (cas ...) entre la vente et la livraison, elle « périt » à charge de l’acheteur
car il en devient propriétaire (la chose est à ses risques) au moment de la vente. Que
pour synallagmatique et livraison ultérieure vente.

Les contractants peuvent prévoir dans leur convention d’ignorer cet article (1138) et donc que la
chose demeure aux risques du vendeur aussi longtemps qu’elle n’a pas été livrée.

Si le délai de livraison est passée, que le vendeur est mis en demeure, les risques sont transférés
aux vendeurs.
(Si un cas ... intervient il est responsable.)

<résumé>
V. Formation -- juge --> NA ou NR
V. Execution -- juge --> Exec forcée OU resolution ou résiliation
FM --> dissolution (suspension)
</résumé>