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Les poissons ressentent la douleur

Si les poissons pouvaient hurler
article de Peter Singer – 13/09/2010
Peter Singer, Professor of Bioethics at Princeton University and Laureate Professor at the University of Melbourne, is one of the world’s most prominent ethicists. Since becoming widely known for his 1975 book Animal Liberation, a seminal contribution to the animal-rights movement, he has been at the forefront of public debates on abortion, euthanasia, genetic engineering, and “collateral damage” on the battlefield, among other ethical issues. Time magazine lists him as one of the world’s 100 most influential people.

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PRINCETON – Mon père m’emmenait régulièrement en promenade lorsque j’étais enfant, souvent le long d’une rivière ou au bord de la mer. Nous croisions parfois des pêcheurs accrochés à leur ligne au bout de laquelle se débâtait un poisson. J’ai même vu une fois un homme sortir un petit poisson de son seau et l’accrocher à l’hameçon encore vivant pour servir d’appât. A une autre occasion, lorsque nos pas nous menaient au bord d’un ruisseau tranquille, j’ai vu un homme qui observait sa ligne, apparemment en paix avec le monde, alors qu’à ses côtés, des poissons récemment pêchés se débattaient désespérément dans un seau, le souffle coupé. Mon père m’avait alors dit qu’il ne comprenait pas que l’on puisse apprécier de sortir des poissons de l’eau et de les voir mourir lentement. Ces souvenirs d’enfance me sont revenus en mémoire à la lecture de Worse things happen at sea: the welfare of wild-caught fish (Les pires choses arrivent en mer : du bien-être des poissons sauvages, ndt), un rapport décisif publié le mois dernier sur le site fishcount.org.uk. On a fini par admettre un peu partout dans le monde que si des animaux doivent être tués afin d’être consommés, ils devraient l’être sans souffrance. La réglementation sur l’abattage des animaux exige généralement que les bêtes soient endormies avant d’être abattues, ou que la mort soit instantanée, ou, dans le cas d’abattages rituels, que l’abattage soit aussi proche que possible de l’instantané en fonction de ce qu’autorisent les doctrines religieuses. Pas pour les poissons. Il n’y a aucune obligation d’humanité concernant la pêche et l’abattage de poisons sauvages en mer, ni en ce qui concerne les poissons d’élevage dans la plupart des cas. Les poissons pris dans les filets des chalutiers sont balancés à bord du bateau où on les laisse suffoquer. Empaler un appât vivant sur un hameçon est une pratique commerciale commune : la pêche à longue ligne traînante, par exemple, utilise des centaines, et même des milliers d’hameçons sur une ligne unique dont la longueur peut atteindre de 50 à 100 kilomètres. Lorsque les poissons se prennent à l’appât, ils peuvent rester accrochés ainsi des heures durant avant que la ligne de pêche ne soit ramenée. La pêche commerciale dépend de même fréquemment de filets maillants – des murs de filets au maillage étroit dans lesquels les poissons se retrouvent piégés. Leurs ouïes comprimées par le maillage, ils ne peuvent respirer et suffoquent dans les filets où ils peuvent rester coincés pendant des heures avant qu’ils ne soient ramenés à bord. La révélation la plus marquante de ce rapport, cependant, est le nombre impressionnant de poissons qui se voient infliger une telle mort par les hommes. En prenant les tonnages rapportés des différentes espèces de poissons pêchés et en divisant cette somme par le poids moyen estimé de chaque espèce, l’auteure du rapport, Alison Mood, a rassemblé ce qui pourrait être la première estimation systématique de la capture globale annuelle de poissons sauvages. Ce chiffre, a-t-elle calculé, serait de l’ordre d’un trillion, mais pourrait atteindre les 2,7 trillions. Afin de mettre ces chiffres en perspective, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture a estimé que 60 milliards d’animaux sont tués chaque année pour la consommation humaine – l’équivalent approximativement de neuf animaux pour chaque être humain sur la planète. Si nous prenons l’estimation la plus basse de Mood d’un trillion, le chiffre pour les poissons est de 150. Cela

Admettons que toute cette pêche soit soutenable. évidemment. un panel de scientifiques de l’Union Européenne a conclu qu’une prépondérance de données permet d’affirmer que les poissons ressentent effectivement la douleur. une attitude qui peut durer plusieurs heures. Mais le système nerveux des poissons est suffisamment similaire à celui des oiseaux ou à celui des mammifères pour indiquer qu’ils ressentent effectivement cette douleur. a passé probablement plus de temps à enquêter sur cette question que n’importe quel autre scientifique. bien que. (La soidisant mémoire courte des poissons est un mythe. il se comporte d’une manière qui suggère la douleur. professeure de pêcherie et de biologie à la Pennsylvania State University. mais sont aussi bien plus intelligents qu’on ne le pense. Nous devons apprendre à capturer et à abattre les poissons sauvages humainement – ou. Il serait alors rassurant de croire qu’un massacre d’une telle ampleur n’aurait pas d’importance puisque les poissons ne ressentent pas la douleur. . Pourquoi les poissons sont-ils les victimes oubliées de nos assiettes ? Est-ce parce qu’ils ont le sang froid et sont couverts d’écailles ? Est-ce parce qu’ils ne peuvent exprimer leur douleur ? Quelle que soit l’explication. Lorsque le poisson fait l’expérience de quelque chose qui entrainerait une douleur physique chez d’autres animaux. Victoria Braithwaite. Nombre de ces poissons sont indirectement consommés – réduits en poudre et donnés en alimentation aux volailles ou aux poissons dans les fermes d’élevage industriel. Et les analgésiques réduisent les symptômes de la douleur qu’ils ressentiraient sans cela. comme les chocs électriques. si cela s’avérait impossible. les évidences s’accumulent désormais sur le fait que la pêche commerciale inflige une douleur et une souffrance inimaginables. trouver des alternatives moins cruelles et plus soutenables de les consommer. elle ne le soit pas. ni ceux accrochés à des hameçons comme appâts vivants.n’inclut pas les milliards de poissons pêchés illégalement ni les poissons pêchés accidentellement et 2 rejetés. L’année dernière. Une ferme d’élevage de saumon classique utilise 3 à 4 kilogrammes de poissons sauvages pour chaque kilogramme de saumon produit. Son dernier ouvrage Les poissons ressent-ils la douleur ? (Do Fish Feel Pain?) démontre que les poissons non seulement ressentent la douleur.) Les poissons apprennent à éviter les expériences désagréables.

La ligne latérale. poisson rouge de variété moor. été laissés en anglais. Paris. éd. dépasse la leur. en frottant ensemble certaines de leurs arêtes. ils produisent des sons qui peuvent varier de bourdonnements et de clics à des glapissements et des sanglots. pouvait à peine nager. D'après J. en raison d'une grave déformation. il n'a pas été trouvé d'équivalent français. Dès l'instant où Blackie avait été ajouté à son aquarium dans le magasin d'animaux. De la compassion envers les poissons. s'avancent. ronronne lors de sa cour et émet des coups sourds quand il défend son territoire. Ils ont. selon le propriétaire du magasin. La sensibilité des poissons à la lumière est supérieure à la nôtre. Sans avoir de cordes vocales. poisson rouge plus gros de type oranda. en faisant grincer leurs dents pharyngales. Pendant la nage. En comprimant leurs vessies natatoires. sensibles à la couleur. Selon les découvertes des spécialistes de la biologie marine. dans Guide de la faune et de la flore littorales des mers d'Europe. organe sensitif que la plupart des poissons possèdent de chaque côté du corps. Beaucoup de poissons des profondeurs voient dans une pénombre où un chat ne voit rien. et les bâtonnets. 1979. le soulève doucement sur son grand dos et le promène à travers l'aquarium ». par exemple. Nicholls. Big Red y portait Blackie pour qu'ensemble ils puissent y manger. Chaque fois que de la nourriture était saupoudrée à la surface de l'eau. suivant le cas. Delachaux & Niestlé.org (octobre 1991) Les poissons : une sensibilité hors de portée du pêcheur Joan Dunayer – traduit de l'anglais par David Olivier Cet article est paru dans la revue américaine Animals' Agenda (numéro de juillet-août 1991). Big Red s'était mis à s'occuper de lui. les cônes de la rétine. Les espèces d'eau peu profonde ont une vision à deux niveaux à l'aube. formée d'une série de poils sensibles alignés de la tête à la queue. à bien des égards. elle signale au poisson les objets proches grâce aux vibrations qu'ils renvoient. les poissons « parlent ». sentit sa détresse. Blackie. Morphologie d'un poisson typique (téléolstéen). les « vocalisations » des poissons communiquent des états comme la cour. Le monde perceptif des poissons 3 Les oreilles intérieures des poissons perçoivent tout un monde aquatique que les humains ne peuvent appréhender sans l'aide d'hydrophones. rapporta en 1985 un journal sud-africain. ils ne reconnaissent pas une sensibilité qui. en montrent généralement bien moins. Big Red. ou traduits littéralement avec le nom anglais entre crochets. détecte elle aussi les vibrations. Pour certains noms de poissons. Tragiquement et ironiquement. Le satinfin shiner mâle. « Big Red surveille sans relâche son copain malade. autorisant ainsi la navigation et la localisation précise des proies dans l'obscurité. eux. la taille et l'identité individuelle du « locuteur ». qui a aimablement donné l'autorisation de cette traduction. en même temps que l'espèce.Cahiers-antispécistes. sensibles à la . Cela faisait un an que Big Red faisait ainsi preuve de « compassion ». l'alarme ou la soumission. les humains.

de nombreux poissons sont sensibles au champ électrique qu'engendre tout être vivant et peuvent ainsi détecter une proie cachée sous le sable ou le gravier. un objet plus conducteur. au coucher du soleil. Tant par sa biochimie que par sa structure. . se rétractent en profondeur . Le chercheur R. telles la trop grande promiscuité ou la pollution. le poisson. qui joue un rôle dans l'acquisition du comportement d'évitement. la capacité des poissons à ressentir le stress et la douleur ne fait pas de doute. l'odeur d'un brochet suffit à lui faire prendre la fuite. certains poissons peuvent déterminer l'espèce. de l'identité individuelle et des intentions (qui peuvent être. Un poisson électrique peut aussi « lire » la décharge produite par un autre. par exemple. Au cours des mois suivants. mais aussi sur les lèvres et le museau. Les poissons réagissent fortement au fait d'être touchés. de nombreux poissons bénéficient d'une aptitude à percevoir la lumière ultraviolette. gagna l'amitié d'un poisson-juif initialement méfiant en lui grattant légèrement le front. qui jouent le rôle de langues externes. les papilles gustatives se répartissent non seulement dans la bouche et la gorge. D'après sa seule odeur. Lors de la cour. de leur rythme respiratoire. qui leur permettent de détecter la forme du champ qu'ils produisent eux-mêmes. enfermés. Quand ils sont blessés. Des enregistrements effectués par le Narragansett Marine Laboratory ont révélé que le robin des mers [sea robin] ronronne quand on le caresse. photographe sous-marin. telle une roche. la réceptivité sexuelle.O. a noté que certains requins peuvent percevoir un champ électrique équivalent à celui que produit une pile de 1. qui suffit à leur indiquer la silhouette des insectes à la surface de l'eau. les terminaisons nerveuses libres enregistrent la douleur . le défi ou la recherche d'un partenaire sexuel) de celui qui le produit. La lumière peut aussi détruire des bâtonnets. Beaucoup d'espèces qui se nourrissent sur le fond ont des récepteurs gustatifs aussi sur des extensions de leurs nageoires pelviennes ou sur des barbes sous leur menton. son rival potentiel se soumet en cessant de « parler ». Pendant la transition. telle une proie. la taille. Il est clair que les poissons ressentent la peur. Un objet moins conducteur que l'eau. Les poissons-chats. leur système nerveux central ressemble étroitement au nôtre. De nombreuses espèces de poissons ont des centaines de récepteurs électriques sur leur peau. les poissons se tordent. les amène à souffrir de déficience immunitaire et de lésions organiques internes. Lorsqu'ils sont poursuivis. ou qu'il se fige sur place. apparemment impatient de se faire caresser. Le poisson-couteau rayé mâle affirme sa dominance par le moyen d'une série rapide d'impulsions . la vitesse et la direction de déplacement de l'objet. La capacité des poissons à souffrir 4 En accord avec leurs autres sensibilités. le genre. laquelle dépend de la taille. ou l'identité individuelle d'un autre poisson. Les anguilles américaines détectent l'alcool à une concentration d'un milliardième de goutte dans 90 m3 d'eau (le contenu d'une grande piscine). les poissons en possèdent en abondance. forme une ombre dans le champ . grâce à leurs centaines de milliers de récepteurs gustatifs. Quelle sensibilité les poissons ont-ils aux odeurs ? Les saumons peuvent parcourir des milliers de kilomètres au cours de leurs migrations. ils réagissent comme le font les humains face au stress par l'augmentation de leur fréquence cardiaque. Si un vairon a été une fois attaqué par un brochet. peuvent goûter la nourriture à une certaine distance. reconnaître à l'odeur leur cours d'eau d'origine. plusieurs années plus tard. Chez la plupart des poissons. due par exemple à une lampe de poche. et par une décharge hormonale d'adrénaline. ou menacés de toute autre manière.5 V à 1500 km. halètent. Chez les vertébrés. substances analogues aux opiacées et qui possèdent un rôle anti-douleur chez les humains. apparaît comme un point brillant. Ricardo Mandojana. Qu'ils produisent ou non eux-mêmes des signaux électriques. et. ils se frottent souvent doucement l'un contre l'autre. ou qu'il coule. Des poissons qui ont subi l'attaque de jeunes brochets prennent la fuite lorsqu'ils entendent le grincement de dents de ces derniers. spécialiste des systèmes nerveux. venait à la rencontre du plongeur lors de ses tournées. Leur système nerveux produit aussi des enképhalines et des endorphines. Il arrive alors qu'il fuie. L'image électrique que perçoit le poisson lui indique le lieu. ou en a seulement vu d'autres se faire attaquer. Theodore Bullock. surprend et désoriente un poisson dont la vision s'est adaptée à la nuit. le processus s'inverse. de l'espèce. La prolongation de conditions adverses. et exhibent d'autres signes de douleur.lumière faible. Une lumière vive soudaine.

pourtant. Le mal que les aquariophiles infligent aux poissons dépasse largement leur aquarium. Un chercheur. parmi lesquels la fumée de cigarette. De nombreux polluants domestiques peuvent leur nuire. mais sont privés du naturel. Il leur est refusé de s'adonner à leurs activités comme la recherche de la nourriture à travers la vive diversité des récifs coralliens. l'ammoniaque qu'ils excrètent eux-mêmes peut s'accumuler et atteindre un niveau toxique. Les poissons sont plus sensibles à la température que ne l'est n'importe quel animal à sang chaud. certains sont confinés dans des petits réservoirs dont la température peut fluctuer rapidement. William Tavolga fit grogner des poissons-crapauds en leur infligeant des chocs électriques. Ils se mirent bientôt aussi à grogner à la simple vue des électrodes. Dans une série d'expériences.Anderson a montré que les perches à grande bouche apprennent rapidement à éviter les hameçons simplement en en voyant d'autres s'y faire prendre. Le niveau de chlore dans l'eau du robinet peut facilement leur être fatal. Le simple fait d'éclairer la lumière dans une pièce sombre peut les alarmer au point de les faire s'élancer contre les parois en verre. Une variation brusque d'à peine quelques degrés peut tuer un poisson rouge. ou d'une porte qui claque peuvent aussi les alarmer et les blesser. ou battre en retraite. des centaines de millions de poissons y sont emprisonnés. d'une chaîne stéréo. celui qui restait cessa de manger pendant trois semaines jusqu'au jour où on ramena son compagnon. A la place. induire des difficultés respiratoires et des spasmes nerveux. la captivité des poissons en elle-même néglige leurs besoins les plus fondamentaux. faute de quoi. Dans You and Your Aquarium. et à accepter passivement jour après jour la même nourriture du commerce. et se tuer. les poissons d'aquarium souffrent souvent d'ennui. Reichenbach-Klinke. et les retombées de vaporisateur. ou depuis la « ferme à poissons » (qui voit naître actuellement 80% des poissons dits « ornementaux » des . Les poissons d'aquarium sont livrés à l'agression de l'artificiel. H. tels la léthargie. et quand on les poursuit. Le chlore même en très petites quantités peut. au cours du transport depuis leur lieu de capture. la plupart des poissons qui produisent des sons « vocalisent » quand on les touche. Les poissons en aquarium sont bombardés en permanence de scènes et de bruits d'humains. Dick Mills prévient que « n'importe quel choc ou tapotement sur le verre de l'aquarium peut facilement choquer et stresser les poissons ». » Les poissons crient tant de douleur que de peur. De nombreux expérimentateurs ont reconnu avoir induit de la peur à des poissons. d'expériences ont été faites au cours desquelles des poissons ont été amenés à accomplir des tâches dans le but d'éviter des chocs électriques. Les poissons comme « animaux familiers » 5 Même quand ne s'y ajoute pas la cruauté de l'expérimentation. Innombrables sont ceux qui meurent avant d'arriver chez le détaillant. les vapeurs de peinture. « il arrive qu'ils dépérissent ». ils n'ont à parcourir et à reparcourir que les mêmes dixièmes ou dizaines de litres. Des centaines. Pourtant. Le zoologiste George Romanes rapporte dans Animal Intelligence l'incident suivant : quand un propriétaire d'aquarium se défit d'un de ses deux ruff. la pâleur ou les nageoires flasques. Dans un bocal ou un réservoir. a découvert que les poissons fréquemment exposés à de la musique à forte puissance développent des lésions mortelles du foie. Selon Mills. quand on les tient. ou s'agiter sur place. ils sont mal adaptés à la vie enfermée dans un aquarium . Les poissons rouges et autres poissons sociaux ont besoin de la compagnie de membres de leur espèce . on observe chez les poissons sociaux des signes de dépression. ou tomber simplement flasque s'il est dépassé par la situation. Selon Michael Fine. Lorsqu'ils perdent un compagnon. Les poissons d'aquarium n'ont aucun moyen d'échapper aux substancestoxiques qui pénètrent dans leur eau. comme l'ammoniaque. dans les seuls Etats-Unis. Les vibrations provenant d'une télévision. Parmi les « observations sur des comportements motivés par la peur chez les poissons rouges » faites par le psychiatre Quentin Regestein. Nerveux et fragiles. biologiste de la mer. on trouve : « Un poisson effrayé peut s'élancer en avant. H. commente encore Mills. voire des milliers.

de dynamite ou de cyanure. Et les thons sont eux aussi des animaux sensibles aux vibrations. a observé une capture à la bombe au cyanure : Une douzaine de poissons-écureuils rouge vif quittent en trombe leur demeure corallienne à huit mètres sous l'eau et se lancent. La partie inférieure du filet est refermée au moyen d'une corde coulissante. un bateau se déplace en traînant derrière lui à travers l'eau un énorme filet. Ils sont immobilisés à l'aide d'anesthésiants. biologiste de la pêche. Une chaîne précède le bord inférieur du filet. Ceux qui ne meurent pas écrasés ou étouffés sont victimes de choc thermique. William Warner écrit d'une capture : « le frottement des poissons les uns contre les autres du à l'agitation et à la compression prolongées dans le . en tournant faiblement en rond. Sous eux. dont il est clair qu'ils sont eux aussi terrorisés et blessés par les canots à moteur et les explosions sous-marines qui rassemblent les dauphins en un lieu. Leur élan les porte jusqu'à trente centimètres en l'air. a provoqué une tempête de protestations en faveur des dauphins qui nagent au-dessus des thons et se prennent dans le filet avec eux. les branchies en feu. pour eux. et racle le fond de la mer pour en déloger les animaux. un mérou de trois livres tousse violemment. puis prélevés à la main ou au filet. le bateau encercle un banc de poissons avec un filet (seine). Mais peu de voix se sont élevées contre la mort qui est administrée aux thons eux-mêmes. qui est ensuite resserré. Cette méthode. d'où ils retombent avec de petits bruits mats. puis flotte sans bruit comme une sinistre bouée. 6 Entre-temps. ensemble avec divers débris et cailloux que ramasse le filet sur le fond. et pour enfin flotter. Dans la pêche à la seine tournante et enveloppante. la mort n'est ni rapide ni indolore. Tous les poissons qui y entrent sont poussés par le mouvement de traction en direction de son extrémité en cul de sac effilé. puis hissé et généralement vidé dans de la saumure liquide maintenue sous 0°C. Pêche au chalut à panneaux. William McLarney. Il tente de nager mais ce faisant se renverse.Etats-Unis). épuisés. suffoquant et gigotant. Dans Distant Water : The Fate of the North Atlantic Fisherman. Seine tournante et enveloppante. employée pour pêcher les thon à nageoires jaunes. La capture à elle seule en tue ou blesse des millions. Pendant un temps qui peut durer de une à quatre heures. La pêche commerciale La pêche commerciale elle aussi décime les poissons. Dans la pêche au chalut. vers la surface. en en tuant d'innombrables milliards chaque année. sur le fond. des poissons trop « ternes » pour intéresser les clients « se convulsent ou gisent sans mouvement ». les poissons pris sont tirés et pressés à hue et à dia les uns contre les autres. L'onde de pression d'une détonation sous-marine peut rompre la vessie natatoire d'un poisson. En général.

elles crachent le gaz de leur vessie natatoire . se lancent en avant et plongent. leur avaient complètement mis les flancs 7 à vif. mais la maille les prend par les opercules des branchies ou par les nageoires. elles réagissent de la même façon quand on leur fait peur en les confinant dans un espace . Les poissons plus grands tels aiglefins ou morues sont vidés sur le pont. qu'ils aient ou non réussi à se libérer. En un seule après-midi. Beaucoup de pêcheurs ne remontent pas leurs filets tous les jours. parfois à la fourche. Beaucoup d'adeptes de la pêche de loisir affirment que leurs victimes ne souffrent pas. provenant des milliers de vessies natatoires rompues1. les thons et les requins) au harpon. qui représentent parfois la majorité de la prise. En plus de la mort non intentionnelle de plus d'un million de mammifères.. sont rejetés par dessus bord. il remarqua lors de la remontée du filet « une grande écume de bulles.. Quand le filet est remonté. la plupart y meurent d'étouffement ou écrasés par les couches suivantes. Mais bien plus souvent ils les prennent par palangres flottantes (ou « longues lignes »). de nombreuses autres avaient été dévorées par des puces de mer. Quand elles sont prises et tenues sur une ligne tendue pendant un temps d'au moins plusieurs minutes. sont surtout des filets dérivants. » La décompression que subissent les poissons devient insoutenable dès lors que leur remontée forcée a lieu depuis une certaine profondeur. Le chercheur John Verheijen et ses collaborateurs étudièrent la réaction des carpes au hameçon sur un fil. elles coulent. les poissons sont extraits au crochet. ils se coincent la tête dans une maille. Lorsqu'elles sont prises. le journaliste Clive Gammon décrit les morues ramenées après deux jours. Elles font exactement de même lorsqu'elles subissent un choc électrique intense et prolongé. les carpes agitent la tête. On obtient la même réaction initiale en leur administrant des chocs électriques au palais. De façon frappante. consiste à dérouler une grande longueur de fil (jusqu'à 50km) portant des centaines ou des milliers de hameçons munis d'appâts. sans nageoires. Entre-temps. Beaucoup d'entre eux vont alors mourir étouffés. Ensuite. les poissons non désirés (« déchets »). Ce sont des filets en plastique munis de flotteurs sur un bord et lestés de l'autre. ou sortir les yeux de leurs orbites. crachent comme si elles tentaient de recracher de la nourriture. Beaucoup d'entre elles étaient « sans yeux. Une autre fois. William MacLeish décrit la méthode de tri qu'il a vue pratiquer : l'équipage larde les poissons de coups au moyen de courtes tiges pointues. « Beaucoup parmi eux n'avaient que des trous vides là où auraient dû se trouver les yeux ».maltraitent les poissons par « sport ». La pêche de loisir Environ 40 millions d'habitants des Etats-Unis . qui. « Les frottements. là les aiglefins. dans les hautes eaux du Pacifique. les pêcheurs peuvent poser jusqu'à 60000km de filets maillants. ou les crochètent individuellement. qui pendent comme des rideaux sous la surface. ou l'oesophage et l'estomac par la bouche. Il arrive souvent que la pression interne qui en résulte fasse éclater la vessie natatoire. Ils tentent alors de reculer. également employée pour des poissons plus petits. rapporte Warner d'une de ses observations sur un chalutier. Certains pêcheurs commerciaux prennent encore les poissons les plus gros et précieux (les espadons. qui ne peut pas être compensée assez rapidement par une absorption dans la circulation sanguine. en fait. Ceux-ci ne voient pas le filet et nagent droit dedans. D'autres luttent si désespérément dans les mailles coupantes que souvent ils saignent et meurent vidés de leur sang.filet leur avait usé les écailles acérées ». Toutes les données connues indiquent le contraire. Cette méthode.16% . on leur coupe la gorge et le ventre (pas nécessairement dans cet ordre). ces filets infligent une souffrance énorme aux poissons. sans écailles » . et la mort peut mettre plusieurs jours à venir. généralement jusqu'à une profondeur de 10m. » Les poissons relativement petits tels les flets sont d'ordinaire déversés sur de la glace pilée . mais qui peuvent être aussi dans les eaux côtières des filets amarrés. Les poissons immobilisés sont une proie sans défense (les prédateurs qu'ils attirent se prennent souvent eux aussi dans les filets). Dans Sports Illustrated (16 mai 1988). lorsque la ligne est relâchée. làbas encore les queue-jaunes » [Yellowtail]. Si leur taille est trop grande pour qu'ils passent à travers. de tortues et d'oiseaux chaque année. La chute de la pression provoque une dilatation du gaz enfermé dans leur vessie natatoire. « jetant ici les morues.

La pêche constitue aussi une torture infligée à ceux qui sont employés comme appâts. de la terreur. toutes conditions qui peuvent être fatales. qu'il s'échappe et heurte brutalement le fond du bateau ou le sol rocheux. plus grande est l'accumulation d'acide lactique. ou. la moitié des réserves en glycogène d'une truite arc-en-ciel sont épuisées par l'effort violent qu'elle fournit. Typiquement. Dans le numéro de mai 1990 de Field and Stream. Stearns exalte un « petit bout de femme de pêcheur » qui mena un espadon pendant près de cinq heures : « Chaque fois que le poisson ralentissait. L'éditeur adjoint de Field and Stream. elle est munie d'attaches semblables à d'énormes épingles de sûreté et qui servent à empaler les poissons. Dans le numéro de juillet 1990. La pêche dans laquelle le pêcheur relâche ses prises inflige. au minimum. le chroniqueur Bob Stearns reconnaît que l'acide lactique peut « immobiliser » un poisson « de façon bien plus rapide et intense que ne le font les crampes et autres douleurs musculaires que nous autres humains éprouvons quand nous exerçons trop fortement nos muscles. la manipulation au filet ou à la main et d'autres agressions encore entament la peau superficielle délicate et transparente du poisson. et la réalité meurtrière de la violence commise (ci-dessous). la pire des souffrances est encore à venir. de nombreux poissons meurent d'épuisement. Même hors de l'eau. Dans la pêche à la ligne. S'il s'agit d'une chaîne. en leur coupant les nageoires ou en leur brisant le dos. Larousse. elle saisissait l'occasion : en pompant. Néanmoins. les pêcheurs prennent plaisir à « travailler » durement leur prise. » Avant d'être tirés de l'eau. éd. souvent. leur mort peut être lente. et une incapacité temporaire. De nombreux poissons sont relâchés avec le hameçon encore accroché aux branchies ou à des organes internes s'ils l'ont avalé. Le poisson dont la bouche est gravement lacérée peut devenir incapable de s'alimenter. S'il s'agit d'une corde. ils sont écorchés vifs. des lèvres. 8 Pour bien d'autres. c'est-à-dire l'air débonnaire et calme du pêcheur (ci-dessus). . Les petits poissons comme les vairons qui sont utilisés à cette fin. en ne lui accordant jamais un instant de repos. tandis que l'acide lactique s'accumule rapidement dans son sang. Des expériences ont aussi été faites qui confirment que les poissons peuvent mourir d'empoisonnement à l'acide lactique plusieurs heures après avoir été surmenés. et entre-temps rester complètement paralysés. généralement à travers la mâchoire. Le hameçon lui-même est toujours source de blessure. La plupart des poissons victimes de la pêche de loisir meurent de suffocation. voire des yeux. généralement par la bouche et ressortant par une ouverture branchiale. certains pêcheurs en infligent encore d'autres à leurs appâts. 1968. et protège les tissus sous-jacents contre l'entrée ou la sortie excessives d'eau . le contraste est grand entre l'apparence d'un côté.réduit ou en leur faisant sentir l'odeur d'un membre de leur espèce blessé. de la douleur. Ken Schultz décrit une perche après une heure hors de l'eau : elle avait les nageoires et les branchies rougies et « continuait à suffoquer ». son glycogène musculaire (forme de stockage du glucose) s'épuise. Dans l'édition d'octobre 1980 de Field and Stream. Les deux images sont tirées de La Pêche. Cette couche muqueuse externe le protège contre les infections. Au cours de la lutte que mène le poisson accroché à l’hameçon. en le forçant à dépenser ses propres réserves d'énergie. De nombreux pêcheurs ont l'habitude d'accrocher leurs prises encore vivantes sur une corde ou une chaîne qu'ils laissent traîner des heures durant dans l'eau. elle est enfilée à travers chaque poisson. » Plus longtemps le poisson lutte. en le pressant. admit dans un article du numéro de mai 1990 qu'il est fréquent de voir le poisson « se débattre si violemment quand le pêcheur lui ôte le hameçon. En quelques minutes. » Les chutes. le pêcheur tire à bord les poissons moyens ou gros en les crochetant à l'aide d'une gaffe. sont habituellement crochetés au travers du dos. Puisque les blessures tendent à attirer les espèces prédatrices qui sont recherchées. Jim Bashline. Les expérimentateurs en conclurent que l’hameçon suspendu sur un fil provoque une certaine combinaison de terreur et de douleur. Parfois. permanente ou fatale.

Parce qu'ils les voient comme une masse. Alors qu'habituellement les truites fuient lorsqu'elles sentent un mouvement audessus d'elles. Une fois tous les poissons tués. » Certaines mutations nuisibles sont cultivées intentionnellement . un sondeur vient d'être mis au point par Micrel. ouvrit le ventre d'une truite d'alevinier. Dans le but de réduire la population des petits poissons qui ne les intéressent pas.sont tous pêchés entre la surface et environ 800 mètres de profondeur. les gestionnaires vident souvent partiellement certains lacs et étangs. Williams déplore les conditions d'élevage des truites dans les aleviniers. et d'augmenter la clareté de l'eau. l'agence gouvernementale de gestion de la faune sauvage de l'Etat de l'Utah a produit massivement des albinos. Les opercules branchiaux ne ferment plus. le bassin peut être rempli à nouveau et peuplé selon la combinaison désirée d'espèces prédatrices et proies. soit en les empoisonnant (. lui-même passionné de pêche à la ligne. avait avalés. On y parvient généralement soit en asséchant le lac. dans lequel ils définissent naïvement le but de la gestion des poissons : « fournir le meilleur poisson pour le plaisir du pêcheur ».La gestion des poissons pour la pêche de loisir 9 Afin d'assurer la stabilité du nombre des prises. Mark Sosin. a qualifié les aleviniers d'« épaves génétiques ». » Il ajoute que ces poissons sont mal armés pour la vie sauvage. attendant d'être nourries (les pêcheurs ne s'en plaignent pas).). Notes : 1. » « Pour répondre aux besoins de ces nouvelles pêches. Résultat. beaucoup d'humains ne reconnaissent pas leur caractère sensible. Mais. et y trouva nombre de mégots de cigarette que le poisson. Sosin et Clarke conseillent : « Quand un lac ou un étang devient fortement peuplé d'espèces indésirables. les aleviniers des Etats-Unis relâchent chaque année dans les cours d'eau des centaines de millions de poissons. NdT. et d'espace pour éviter les prédateurs. Et parce que leur monde est un monde aquatique et que leurs moyens de communication échappent à nos sens. faut-il comprendre. « Les poissons de grande consommation . une société bretonne. les gens négligent facilement les poissons en tant qu'individus. » Libération. Big Red a encore beaucoup à nous apprendre. et John Clarke. en collaboration avec l'Ifremer (Institut français de la recherche et de l'exploitation de la mer). parce que leur apparence physique diffère tant de la nôtre.. Le résultat est qu'un mauvais traitement de masse est socialement accepté. les mâchoires sont tordues. la meilleure solution peut être d'annihiler tous les poissons et de recommencer à neuf. des poissons jusque-là ignorés arrivent sur les marchés.. qui se décrit lui-même comme un « ancien chien de garde des gestionnaires ». biologiste de la pêche. harengs ou cabillauds . Froidement. qui éliment les écailles et les nageoires des poissons. adepte de la pêche de loisir. 16 octobre 1991 . de couverture d'eau. Comme le grenadier. il écrit : « Après des années de reproduction consanguine. Dans le domaine des sentiments. ont écrit un livre à l'intention des pêcheurs à la ligne. sensibles à la lumière. ainsi. habitué à manger des granulés. La plupart des humains ne ressentent que peu d'empathie pour les poissons. Dans un article paru en septembre 1987 dans Audubon. les queues sont pincées. qui vit par 1400 mètres de fond. » La combinaison désirée est. Au fur et à mesure que croîtra le nombre de personnes conscientes de la sensibilité des poissons. principalement des saumons et des truites. celles qui viennent des aleviniers restent là. ou comme identiques à travers l'espèce. Williams. les chalutiers plongent leurs filets de plus en plus bas. ceux-ci commenceront à recevoir la compassion et le respect qui leur revient. les truites des aleviniers tendent à devenir déformées. Ted Williams.thons. concurrence et raréfaction des bancs obligent. celle que désirent les pêcheurs à la ligne et les « gestionnaires de la faune » dont les salaires proviennent en grande partie des taxes sur les permis. . Through the Fish's Eye : An Angler's Guide to Gamefish Behaviour (« A travers l'oeil du poisson : un guide pour pêcheur à la ligne du comportement des poissons »). et parle d'« auges en béton infectes et surpeuplées. laissant ainsi les espèces non désirées souffrir de manque de nourriture. pour servir de proies faciles à repérer.

Une fois plongés dans l'eau bouillante. On les entassent dans des boîtes exiguës.net Les homards peuvent vivre plus d’un siècle et ont une vie sociale complexe. dans les aeroports. de l’Université de Bristol. Entassés. puis dans les aquariums. Richard Steiner. les homards attendent leur fin cruelle.quarante secondes de souffrance. Dans les récipients pleins à craquer.. mais aussi pour éviter qu’ils ne salissent leur cage de leurs déjections. ce qui signifie qu’ils sont condamnés à souffrir jusqu’à ce que leur système nerveux soit complètement détruit. et S. le homard ne dispose pas du mécanisme dont disposent par contre les humains (entre autres). pour cette raison. Tierrechte n°22. privés de nourriture. Des tonnes de ces grands crustacés sont pêchés sur la côte nord-est des Etats-Unis et du Canada puis "engraissés" dans des homarderies où l'on n'hésite pas à recourir à des antibiotiques. nov. Source: (Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoir) 10 . Par facilité. pinces liées. a pu observer en Nouvelle-Ecosse les méthodes de travail d'une des plus grandes entreprises d'exportation de homards du monde. Courrier international. Leur système nerveux sophistiqué les rend sensibles à la douleur : les nœuds neuraux sont dispersés sur tout le corps et ne sont pas centralisés dans le cerveau.. le choc intervient pour court-circuiter la sensation. Or. ils doivent aussi endurer une privation quasi totale de mouvements pendant des semaines dans de minuscules cages métalliques dans les entrepots. de crainte que. on les laisse jeûner pendant tout ce temps . Tué par la méthode industrielle qui consiste à l’immerger tout simplement dans de l’eau douce.Homards ébouillantés – ass-ahimsa. il agonise pendant deux heures. Gericke. ils ne s’en prennent les uns aux autres. les animaux sont acheminés vers des halles de conditionnement. d’après le Dr Robb.. Source: (infos Gaïa. les grands magasins et les restaurants. on les laisse tout ce temps avec les pinces liées avec un ruban adhésif. qui fait qu’en cas de douleur extrême. puis dans les chambres frigorifiques. effectuent de longues migrations et ont un sens de l'orientation très poussé qu'ils doivent à des organes extrêmement sensibles dotés de récepteurs particuliers. Séparer la moelle épinière et le cerveau en coupant l’animal en deux fait même sentir la douleur à chacune des parties encore vivante ! De plus. Plus de 80 millions de homards vivent ce calvaire chaque année de par le monde. affamés. O’Neil. leur combat contre la mort peut durer plus de deux minutes. n°474. consiste à les plonger dans une solution concentrée salée avant de les ébouillanter. De leur capture jusqu’à la fin de leurs misères. Placé dans de l’eau froide portée à ébullition.. en fonstion de la demande les animaux demeurent sous réfrigération: les scientifiques supposent qu'ils ressentent la douloureuse morsure du froid. Ils atteignent cent ans d'âge.président de la Protection Suisse des animaux. Une solution pour les étourdir. un homard plongé directement dans l’eau bouillante reste vivant quelques quarante secondes . et C. 2002) Les homards sont des créatures fascinantes. il peut survivre pendant cinq minutes.